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DS 6 de Mathématiques: 1 Exercice - Calculs

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour la classe MPSI 3, d'une durée de 4 heures, sans calculatrices. Il comprend des exercices sur les sous-espaces vectoriels, les racines carrées d'endomorphismes, ainsi que des questions sur les matrices et la décomposition de Fitting. Les étudiants doivent démontrer des propriétés mathématiques et résoudre des problèmes liés à la théorie des espaces vectoriels et des endomorphismes.

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DS 6 de Mathématiques: 1 Exercice - Calculs

Le document est un devoir surveillé de mathématiques pour la classe MPSI 3, d'une durée de 4 heures, sans calculatrices. Il comprend des exercices sur les sous-espaces vectoriels, les racines carrées d'endomorphismes, ainsi que des questions sur les matrices et la décomposition de Fitting. Les étudiants doivent démontrer des propriétés mathématiques et résoudre des problèmes liés à la théorie des espaces vectoriels et des endomorphismes.

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MPSI 3 Devoir surveillé 2024-2025

DS 6 de mathématiques
Durée : 4 heures. Les calculatrices et autres technologies sont interdites.

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1 Exercice – Calculs
1. Déterminer une base du sous-espace vectoriel de R4 engendré par les vecteurs
u1 = (1, 7, 11, 3), u2 = (0, 4, 6, 2), u3 = (2, −2, −2, −2) et u4 = (3, −1, 0, −2).
2. On note F le sous-espace vectoriel de R4 engendré par (1, 2, 3, 4) et (1, 4, 4, 7) ; G
celui engendré par (1, 1, 1, 1) et (4, 3, 5, 4).
(a) Déterminer une base de F ∩ G.
(b) En déduire que F + G est un hyperplan de R4 ; puis déterminer une forme
linéaire ℓ ∈ (R4 )∗ telle que F + G = Ker ℓ

2 Problème – Racine carrée d’un endomorphisme


On désigne par n un entier naturel non nul, par K le corps des réels ou des complexes et
par E un K-espace vectoriel de dimension n. Dans ce problème, on s’intéresse à l’étude des
racines carrées d’éléments dans les anneaux L(E) et Mn (K) :
• Si A ∈ Mn (K), une racine carrée de A est une matrice B ∈ Mn (K) telle que B 2 = A.
• Si f ∈ L(E), une racine carrée de f est un endomorphisme g ∈ L(E) tel que g 2 = f .
Si M ∈ Mn (K), on note fM l’endomophisme de Kn canoniquement associé à M .
On rappelle aussi que :
X d d
X
• Si P = ak X k et si f ∈ L(E), on note P (f ) = ak f k , avec f 0 = idE .
k=0 k=0
L’application P 7→ P (f ), définie de K[X] dans L(E) est linéaire et un morphisme
d’anneaux. En particulier, P (f ) ◦ Q(f ) = (P Q)(f ) = (QP )(f ) = Q(f ) ◦ P (f ) si
P, Q ∈ K[X].
• Un endomorphisme f ∈ L(E) est nilpotent s’il existe N ∈ N tel que f N = 0.
• Un sous-espace vectoriel F de E est stable par f si f (F ) ⊂ F . Alors, la restriction
f|F est à valeurs dans F et peut (avec un léger abus) être considérée comme un
endomorphisme de F .

1
2.1 Questions préliminaires
1. Soient A, B ∈ Mn (K). Montrer que B est une racine carrée de A ssi fB est une racine
carrée de fA .

2. Soient A, B ∈ Mn (K), soit P ∈ GLn (K). Montrer que B est une racine carrée de A
ssi P BP −1 est une racine carrée de P AP −1 .

2.2 Exemples
3. Racines carrées de I2 . Soient λ, µ ∈ K.

(a) A quelle condition la famille (1, λ), (µ, 1) est-elle une base de K2 ?


(b) On suppose cette condition satisfaite et on note sλ,µ la symétrie par rapport à
Vect (1, λ) parallèlement à Vect (µ, 1) . Déterminer la matrice Mλ,µ de sλ,µ
et justifier sans calculs que Mλ,µ est une racine carrée de I2 .

4. Racines carrées de − idE . Dans cette question, K = R. On souhaite montrer que


− idE a une racine carrée ssi n est pair.

(a) On suppose que n est pair. On écrit n = 2p et on fixe une base (e1 , e2 , . . . , e2p−1 , e2p )
de E. Justifier qu’il existe un unique f ∈ L(E) tel que

∀k ∈ J1, pK, f (e2k−1 ) = e2k et f (e2k ) = −e2k−1 .

Montrer que f 2 = − idE .

On suppose désormais que n est impair. On raisonne par l’absurde en supposant


l’existence de f ∈ L(E) tel que f 2 = − idE .

(b) On se donne un sous-espace vectoriel strict F de E stable par f . On fixe un


vecteur x ∈ E \ F . Montrer que G = Vect x, f (x) est un sous-espace vectoriel
de E de dimension 2 et qu’il est stable par f .
(c) Montrer que F et G sont en somme directe.
(d) Aboutir à une contradiction.

5. Matrices diagonales régulières. Soient λ1 , . . . , λn ∈ K deux à deux distincts. On


note D ∈ Mn (K) la matrice diagonale D = Diag(λ1 , . . . , λn ).

(a) Soit B ∈ Mn (K) une racine carrée de D. Montrer que B et D commutent. En


déduire que B est diagonale.
(b) On suppose que K = C. Montrer que D admet toujours une racine carrée et
préciser le nombre de racines carrées de D, en distinguant deux cas.
(c) On suppose que K = R. Déterminer une condition sur les λk pour que D ait une
racine carrée. Le cas échéant, préciser le nombre de racines carrées de D.

2
   
11 −5 5 2 −1 0
(d) On note A = −5 3 −3 et P = −1 −1 1 dans M3 (R).
5 −3 3 1 1 1
Montrer que P est inversible, calculer P et P −1 AP .
−1

En déduire le nombre de racines carrées de A.

2.3 Décomposition de Fitting


Soit f ∈ L(E). Pour tout k ∈ N, on note Nk = Ker(f k ) et Ik = Im(f k ).

6. Montrer que la suite (Nk )k∈N est croissante pour l’inclusion. En déduire que cette
suite est stationnaire.

On note p un entier tel que ∀k ≥ p, Nk = Np .

7. Montrer que Np et Ip sont supplémentaires dans E et qu’ils sont stables par f .

8. On note fN et fI les restrictions de f à Np et Ip (considérées comme des endomorphismes


de ces espaces). Montrer que fN est nilpotente et que fI est un isomorphisme.

9. Montrer que f a une racine carrée ssi fN et fI ont une racine carrée.

Cette décomposition ramène l’étude de l’existence d’une racine carrée d’un endomorphisme
aux cas où l’endomorphisme est inversible ou nilpotent, que l’on traite dans les parties
suivantes.

2.4 Le cas inversible


Dans cette partie, K = C et f est un isomorphisme de E. On souhaite montrer que f a
une racine carrée.

10. Montrer que la famille (f k )k∈N est liée dans L(E).

11. En déduire l’existence de P ∈ C[X] \ {0} tel que P (f ) = 0. Montrer qu’on peut de
plus supposer P unitaire et P (0) ̸= 0.

On fixe un tel polynôme P dont on note α1 , . . . , αr ∈ C∗ les racines distinctes, de multiplicité


respective m1 , . . . , mr . Pour tout k ∈ J1, rK, on  note Pk = (X − α k ) , de sorte que
mk

P = P1 P2 . . . Pr . Enfin, on note Ek = Ker Pk (f ) = Ker (f − αk idE )mk , pour k ∈ J1, rK.


r
X Y
12. Justifier l’existence de polynômes U1 , . . . , Ur ∈ C[X] tels que Uk Pi = 1.
k=1 1≤i≤r
i̸=k

13. En déduire que E = E1 ⊕ E2 ⊕ · · · ⊕ Er .

3
14. Soit k ∈ J1, rK. Montrer que Ek est stable par f et que la restriction fk de f à Ek
est de la forme αk (idEk +uk ), où uk est un endomorphisme nilpotent de Ek .

15. On souhaite définir une suite (Rk )k∈N ∈ Q[X] tels que, pour tout k ∈ N, Rk ∈ Qk [X]
et X k+1 divise Rk2 − (1 + X).

(a) Montrer l’existence de tels polynômes Rk pour k ≤ 2.


(b) On suppose Rk construit pour un entier k fixé. Montrer que pour une valeur
bien choisie de αk ∈ Q, Rk+1 = Rk + αk X k+1 convient.

Ceci montre l’existence d’une telle suite (Rk )k∈N par récurrence.

16. Montrer qu’il existe un entier N tel que, pour tout k ∈ J1, rK, RN (uk ) est une racine
carrée de idEk +uk .

17. Conclure quant à l’existence d’une racine carrée de f .

2.5 Le cas nilpotent


Dans cette partie, K = R ou C et f est un endomorphisme nilpotent de E. Pour tout
k ∈ N, on note Nk = Ker f k , dk = dim Nk et pk = dk+1 − dk .

18. Soit k ∈ N. On fixe un supplémentaire S de Nk+1 dans Nk+2 . Montrer que f|S est
injective, à valeur dans Nk+1 et que f (S) et Nk sont en somme directe.

On appelle partition de l’entier n une suite (ak )k∈N d’entiers naturels, décroissante et
+∞
X
stationnaire en 0, telle que ak = n.
k=0

19. Montrer que (pk )k∈N est une partition de n.


C’est la partition de n associée à l’endomorphisme nilpotent f .

On suppose désormais que f admet une racine carrée g.

20. Montrer que g est nilpotent. On note (qℓ )ℓ∈N la partition de n associée à g ; montrer
que, pour tout k ∈ N, pk = q2k + q2k+1 .

On appelle racine carrée d’une partition (ak )k∈N une partition (bℓ )ℓ∈N telle que, pour tout
k ∈ N, ak = b2k + b2k+1 .

21. Montrer qu’une partition (ak )k∈N admet une racine carrée ssi il n’existe pas d’indice
k ∈ N tel que les deux entiers consécutifs ak et ak+1 soient égaux et impairs.

Ceci donne une condition nécessaire pour qu’un endomorphisme nilpotent admette une
racine carrée. Avec davantage de travail, on montrerait que cette condition est aussi
suffisante.

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