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142 - PGCD Et PPCM, Algorithmes de Calcul. Applications.: D Efinition 11

Le document traite des concepts de PGCD et PPCM dans le cadre des anneaux factoriels et principaux, en présentant des définitions, théorèmes et algorithmes, notamment l'algorithme d'Euclide. Il explique également la relation de Bézout et l'application de ces notions à la résolution d'équations diophantiennes et de systèmes de congruences. Des exemples illustrent les concepts et les méthodes abordés.

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142 - PGCD Et PPCM, Algorithmes de Calcul. Applications.: D Efinition 11

Le document traite des concepts de PGCD et PPCM dans le cadre des anneaux factoriels et principaux, en présentant des définitions, théorèmes et algorithmes, notamment l'algorithme d'Euclide. Il explique également la relation de Bézout et l'application de ces notions à la résolution d'équations diophantiennes et de systèmes de congruences. Des exemples illustrent les concepts et les méthodes abordés.

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142 – PGCD et PPCM, algorithmes de calcul. Applications.

Références : Rombaldi, Gourdon Algèbre, Perrin, Mathématiques L1 : Cours complet Définition 11. Soit P ∈ A[X] (A factoriel), on définit le contenu de P comme étant
avec 1000 tests et exercices corrigés Marco. le PGCD de ses coefficients. On le note c(P).
Cadre : (A, +, ×) un anneau intègre. L’objectif est de généraliser les notions de
PGCD et PPCM connus sur N sur des anneaux. Lemme 12. Lemme de Gauss pour les polynômes. c(P Q) = c(P )c(Q)

Théorème 13 (Critère d’irreductibilité d’Eisenstein). Soit P =


Xn

1 Définition du PGCD et PPCM sur un ak X k ∈ A[X] et p un nombre premier. On suppose que p|ai ∀i ∈ {0, ..., n−
k=0
anneau factoriel 1}, p ne divise pas an et p2 ne divise pas a0 . Alors P est un polynôme irre-
ductible de FracA[X]
Définition 1. Soit (a, b) ∈ A. On dit que a divise b si il existe c ∈ A tel que b = ac.
/ A× et a = bc =⇒ b ∈ A× ouc ∈ A× .
On dit que a est irreductible si a ∈
On dit que a est premier si a ∈/ A et a|bc =⇒ a|b ou a|c.
Définition 2. Un anneau A est dit factoriel si pour tout a ∈ A non-inversible, il 2 Anneaux principeaux et relation de
existe des éléments irreductibles (p1 , ..., pr ) de A et un élément inversible u tel que
a = u × p1 × ... × pr . Cette décomposition est unique à l’ordre des facteurs près. Bézout
Proposition 3. Dans un anneau factoriel, p est premiers ⇐⇒ p est irreductible. Définition 14. Un anneau A est dit principal si tout les idéaux I de A peuvent
Exemple 4. Z, K[X] avec K un corps sont des anneaux factoriels. s’écrire I=(a) avec a un élément de A
Définition 5. Soit a,b dans A, avec les décompositions a = uΠri=1 pni i et b = Proposition 15. Si a|b, on à (b) ⊂ (a).
vΠri=1 pm
i i avec ni , mi des entiers éventuellement nul.
On définit le PGCD de deux élément par a ∧ b = Πri=1 pi
min(ni ,mi )
et le PPCM par Proposition 16. Un anneau principal est factoriel
r max(n i ,m i )
a ∨ b = Πi=1 pi Remarque 17. Il est possible de définir autrement le PGCD et le PPCM sur
Remarque 6. Il n’y a pas unicité du PGCD et du PPCD puisqu’ils sont définies à un anneau principal. Cette nouvelle définition est équivalente à celle donnée
un inversible près. précédemment.
On définit par reccurence le PGCD et PPCM de n éléments. Définition 18. Soit A principal. On appelle PGCD de (a1 , ...an ) l’élément qui en-
Deux éléments sont dits premiers entre eux si a ∧ b ∈ A× . gendre l’idéal (a1 ) + ... + (an ). On appelle PPCM l’élément qui engendre l’idéal
Proposition 7. — Si c divise a et b, alors c divise a ∧ b (a1 ) ∩ ... ∩ (an )
— si a et b divise c, alors a ∨ b divise c. Théorème 19 (Relation de Bézout). d = a1 ∧ ... ∧ an ⇐⇒ il existe des éléments
(u1 , ..., un ) dans A tel que d = a1 u1 + ... + an un .
Exemple 8. 6 ∧ 21 = 3 dans Z.
X 2 − 1 ∧ X − 1 = X − 1 dans R[X] Application 20 (Lemme des noyaux). Soit E un K-espace vectoriel de dimension
X 2 − 9 ∨ X 2 + 5X + 6 = (X 2 − 9)(X + 2) dans R[X]. n et f ∈ L(E). Soit P = P1 ...Pr avec Pi ∈ K[X] des polynômes premiers entre eux
r
Proposition 9. Soit (λ, a1 , ..., an ) ∈ A∗ . Alors λa1 ∧ ... ∧ λan = λa1 ∧ ... ∧ an . (De
M
deux à deux. Alors Ker(P (f )) = Ker(Pi (f )).
même pour le PPCM). i=1

Proposition 10. Pour tout a, b ∈ A, a ∧ b × a ∨ b = a × b à un inversible près. Donc Corollaire 21 (Lemme de Gauss). Si a|bc et a et b sont premiers entre eux, alors
si a et b sont premiers entre eux, on à a ∨ b = ab à un inversible près. a|c.
Théorème 22 (Des restes chinois). Soient (n1 , ..., nr ) des éléments de A prin- Lemme28 (d’Euclide). On reprend les notations de la définition précédente.
cipal premiers deux à deux entre eux. On pose n = n1 × ... × nr . Alors on à b si r = 0
A A a∧b=
A
' × ... × à l’aide de l’application : b ∧ r sinon.
(n) ϕ (n1 ) (nr )
Méthode 29 (D’euclide). On donne l’algorithme d’Euclide qui permet de calculer
A A A le PGCD de deux éléments. (voir Rombaldi)
ϕ: → × ... × (1)
(n) (n1 ) (nr ) Application 30. 157 ∧ 24 = 1
πn (a) 7→ (πn1 (a), ..., πnr (a)) 424 ∧ 68 = 4
5n+1 − 1 ∧ 5n − 1 = 4
X5 − X4 + X3 − X2 + X − 1 ∧ X2 − 1 = X − 1
L’application réciproque est X3 + X2 + X + 1 ∧ X + 1 = X + 1

A A A
ϕ−1 : × ... × → (2) 3.2 Algorithme d’Euclide étendu
(n1 ) (nr ) (n)
r
X n
(πn1 (a1 ), ..., πar (k)) 7→ πn ( ai ui ) Méthode 31. En remontant l’algorihme d’Euclide, on est capable de déterminer
ni
i=1 une relation de Bézout.
r Exemple 32. 1 = 72 × 24 − 11 × 157
X n X +2 X −1
où les (ui ) ∈ Ar vérifient : ui =1 Pour X − 1 et X + 2 on à : − =1
i=1
ni 3 3
Remarque 23. Ce théorème permet de résoudre des systèmes de congruence dans X 2 − 2X + 1 X − 3
Z où K[X]. Mais pour cela, on à besoin d’être capable de calculer des relations de Pour X + 1 et X 2 − 2X + 1 on à : − (X + 1) = 1
4 4
Bézouts ! C’est le but de la prochaine partie. Théorème 33 (De Bézout). d = a1 ∧ ... ∧ an ⇐⇒ Il existe des entiers relatifs
(u1 , ..., un ) tel que d = a1 u1 + ... + an un .
Théorème 24 (de l’élément primitif ). Soit K un corps commutatif de Méthode 34 (Algorithme d’Euclide). On est concrètement capable de construire
caractéristique nulle et L un surcorps de K. Si L est un K-e.v de dimension les entiers (u1 , ..., un ) précédents grâce à l’algorithme d’Euclide.
finie, alors il existe x ∈ L telle que L = K[x]
Exemple 35. 157 ∧ 24 = 1 puis 1 = 72 × 24 − 11 × 157

3.3 Application à la résolution d’équation diophantienne


3 Anneaux euclidiens et algorithmes de
Théorème 36 (Equation diophantienne de degré 2). On considère l’équation
calculs ax + by = c, avec a,b et c trois entiers relatifs.
Cette équation admet des solutions ⇐⇒ a ∧ b divise c.
k
3.1 Algorithme d’Euclide, calcul de PGCD Dans ce cas, l’ensemble des solutions est les couples (x, y) = (x0 , y0 ) + (b, −a
a∧b
avec k ∈ Z, avec (x0 , y0 ) une solution particulière de l’équation (donnée par l’algo-
Définition 25. Un anneau A est dit euclidien si il existe un stahtme ϕ, une appli- rithme d’Euclide étendue).
cation de A 7→ N tel que ∀(a, b) ∈ A, avec b 6= 0, il existe un couple (q, r) ∈ A2 tel Exemple 37. — Pour l’équation 3x + 2y = 5, l’ensemble des solutions est
que a = bq + r avec r = 0 où ϕ(r) < ϕ(b). (5, −5) + k × (2, −3), pour k ∈ Z.
Exemple 26. Z est un anneau euclidien avec le stathme valeur absolue. — L’équation 12x + 8y = 5 n’admet pas de solutions.
K[X] est un anneau euclidien avec le degré pour stathme
Théorème 38. On s’intéresse à l’équation de congruence ax ≡ b (mod n), avec
Théorème 27. Un anneau euclidien est principal. n > 1, a un entier naturel et b un entier relatif.
Z
— Si b=1, cette équation à des solutions ⇐⇒ a est inversible dans ⇐⇒ a
nZ
est premier avec n.
Dans ce cas, l’ensemble des solutions est x0 + kn, où x0 est une solution par-
ticulière de ax ≡ 1 (mod n)
— Si b est qcq et a ∧ n = 1. Alors u0 = bx0 est une solution particulière avec x0
solution de ax ≡ 1 (mod n). L’ensemble des solutions de ax ≡ b (mod n) est
alors {u0 + kn|k ∈ Z}.
— Le cas général : l’équation ax ≡ b (mod n) admet des solutions ⇐⇒
δ = a ∧ n|b.
b n
Dans ce cas, les solutions sont les entiers de la forme : x00 + k avec k ∈ Z
δ δ
0 a b n
et x0 une solution particulière de l’équation x ≡ (mod )
δ δ δ
Exemple 39. Grâce au théorème chinois, on peut résoudre certains systèmes de
congruence :
Le système :

 k≡2 (mod 4)
k≡3 (mod 5)
k≡1 (mod 9)

admet pour solution les entiers de la forme 838 + 180k pour k ∈ Z.

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