Le génocide du Rwanda s’est déroulé sur environ 100 jours, entre avril et
juillet 1994, et a entraîné la mort de près d’un million de personnes,
principalement des Tutsis, mais aussi des Hutus modérés opposés au
régime.
Contexte historique
Le Rwanda était marqué depuis des décennies par des tensions ethniques
entre deux groupes principaux :
Les Hutus (environ 85 % de la population)
Les Tutsis (environ 14 %), historiquement favorisés sous la colonisation
belge
Après l’indépendance (1962), les Hutus prennent le pouvoir. Des violences
ethniques ont lieu dès les années 1960, et de nombreux Tutsis fuient le
pays.
Déclenchement du génocide
Le 6 avril 1994, l’avion du président Juvénal Habyarimana (un Hutu) est
abattu. Cet événement sert de prétexte aux extrémistes hutus pour lancer
une campagne d’extermination planifiée contre les Tutsis et leurs alliés.
Déroulement
Le génocide est organisé par le gouvernement intérimaire, l’armée, la
milice Interahamwe, et des civils armés.
Les victimes sont tuées à la machette, brûlées, violées, torturées.
Les médias, comme Radio Mille Collines, incitent à la haine et donnent
même des instructions pour localiser les Tutsis.
L’ONU, présente sur place avec une force réduite (MINUAR), n’intervient
pas efficacement pour stopper les massacres.
Fin du génocide
En juillet 1994, les troupes du FPR (Front patriotique rwandais) dirigé par
Paul Kagame prennent le contrôle du pays et mettent fin aux massacres.
Conséquences
Près d’un million de morts
Destruction sociale et économique du pays
Création de tribunaux (notamment le TPIR à Arusha) pour juger les
responsables
Réconciliation difficile, avec mise en place de tribunaux communautaires
appelés Gacaca
Traumatismes profonds encore présents aujourd’hui