Document 531802
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a
École nationale supérieure The African baobab tree (Adansonia digitata L.): principal characteristics
des industries alimentaires, and uses.
Section industries alimentaires Abstract –– Introduction. Very characteristic of Sahelian areas, Adansonia digitata L. belongs
régions chaudes (Ensia-Siarc), to the Bombacaceae family. Essentially exploited in a spontaneous state for its fruits or its leaves,
1101 av. Agropolis, CS 24501, the baobab plays an important role in the local traditional cultures. The plant. This very big tree
34093 Montpellier Cedex 5, is clearly distinguishable from the other Adansonia species endemic in Madagascar and Australia,
France mainly by its very large trunk (up to 10 m in diameter), its pendular flowers and its rounded crown.
dornier@[Link] It produces (150 to 300) g dry berries with a woody epicarp, most of the time ovoid, called “monkey
bread”. These fruits contain many seeds in a whitish and floury pulp. The compounded leaves
b
École supérieure consist of five to seven digitate leaflets. The baobab distribution area is very large. Very rustic, it
is found in most of South Sahara's semi-arid and sub-humid regions as well as in the west side
polytechnique (ESP), BP 5085,
of Madagascar. The plant phenology depends on the rains profile, flowering and foliation occurring
Dakar-Fann, Sénégal during the rainy season. Pollination is done by bats. The tree can be propagated by seeding or
c vegetative multiplication. The fruit. It consists of (14 to 28)% of pulp with a low moisture content,
Centre de coopération acidic, starchy, rich in vitamin C, in calcium and magnesium. After separating of the seeds, the
internationale en recherche pulp is traditionally used as an ingredient in various preparations or to make beverages. In spite
pour le développement (Cirad), of some deficiency in lysine and the presence of some anti-nutritional factors, the seeds are an
av. Agropolis, TA 50/PS4, interesting protein source. They contain about 15% of lipids. After cooking or grilling, they are
34398 Montpellier Cedex 5, either directly consumed or used like thickeners in powder form. The leaves. They are rich in
France vitamins (especially C and A) and in iron, and contain mucilage (10% dm). The youngest can be
consumed as vegetables, but they are often dried and then reduced into powder. Conclusion.
Among the food products obtained from the baobab, the fruit pulp seems to have the strongest
economic potential. Nevertheless, the local markets have to be evaluated. The development of
the production of baobab fruits needs more investigation into the agronomy of the tree.
Senegal / Adansonia digitata / agronomic characters / fruits / leaves
de (15 à 20) m de haut. Son tronc cylindri- brunâtre ou violacée. Elle exsude une gomme
Figure 1.
que, souvent renflé à la base, peut atteindre en cas de blessure.
Aire de répartition
10 m de diamètre. Bien que la dendrochro- Les feuilles atteignent jusqu’à 20 cm de approximative d’Adansonia
nologie ne puisse être utilisée sur les vieux diamètre (figure 3). Caduques en saison digitata et localisation des
arbres du fait de la présence fréquente de sèche, elles sont alternes, digitées et présen- autres espèces d’Adansonia.
creux dans le tronc, ceux dont le diamètre tent cinq à sept folioles oblongues [(2 à
est supérieur à 5 m correspondraient à des 7) cm × (5 à 16) cm], longuement pétiolées
individus très probablement âgés de plus de (8 à 16) cm, acuminées à l’apex, décur-
1000 ans [2, 3]. La cime de A. digitata est rentes à la base, qui comportent 13 à 20 pai-
arrondie et souvent assez régulière. La des- res de nervures secondaires. Le limbe, à
cription des principaux éléments caractéris- marge entière ou denticulée, est le plus sou-
tiques de la plante a donné lieu à diverses vent glabre et brillant sur sa face supérieure
publications [1, 4–8]. Nous les avons synthé- et légèrement pubescent sur sa face infé-
tisées. rieure.
Le tronc se ramifie au sommet en plu- Les fleurs sont de couleur blanche parfois
sieurs branches courtes et larges, souvent verdâtre ou brunâtre (figure 3). Elles mesu-
irrégulières et tortueuses. Il est constitué de rent de (8 à 20) cm de diamètre et sont sus-
tissus parenchymateux, riches en mucilages pendues à un pédoncule de 15 cm à 1 m de
et gorgés d’eau ce qui permet à la plante de long. A. digitata est ainsi la seule espèce qui
faire face aux longues périodes de séche- présente des fleurs pendulaires, les fleurs
resse. La quantité d’eau emmagasinée par la étant érigées sur un court pédoncule pour
plante est très importante, estimée pour cer- toutes les autres. Les pétales sont ovales,
tains individus à plus de 120 m3. Son bois aussi larges que longs, arrondis à leur extré-
est très mou, fibreux et spongieux et n’a pas mité et souvent légèrement pubescents. Ils
d’utilisation commerciale. Son écorce épaisse présentent de très nombreuses nervures
est molle et fibreuse. Elle est recouverte rayonnantes. Les fleurs comportent de 700
d’une pellicule lisse, gris argenté, parfois à 1600 étamines et des ovaires de cinq à dix
58
A. digitata L. 20 7 Massif, Souvent Ø 8–20 cm, aussi longue que large Alternes, jusqu’à 20 cm de Ø Grise à violacée, Pendulaires, ovoïdes à
[Afrique] cylindrique régulière, Port pendulaire 5–7 folioles oblongues [(2–7 × 5– lisse, parfois oblongs (7–20 × 7–54 cm),
arrondie (pédoncule 10–100 cm) 15) cm], acuminées à l’apex, décur- irrégulièrement 150–350 g, épicarpe très ligni-
Pétales courts (4–9 cm), blancs rentes à la base, pétiole 8–16 cm, tuberculée fié et duveteux (0,8–1 cm), bru-
Bouton floral globuleux 5–7 cm limbe entier ou denticulé nâtre à jaunâtre ou verdâtre
A. grandidieri Baill. 25 3 Élancé, Irrégulière, Port érigé 9–11 folioles glauques, étroites, Rouge grisâtre, Sphériques, rougeâtres,
A.G. Diop et al.
A. madagascarensis 15 5 Massif, Irrégulière, Port érigé (pédoncule court) 5–7 folioles elliptiques, larges Gris clair, lisse Légèrement ovoïdes
Baill. cylindrique arrondie Pétales longs (13 cm), rouges (plus de 2 cm), (Ø ≈ 10 cm), souvent
[Madagascar] Bouton floral 15–28 cm pétioles 6–7 cm plus larges que longs
A. perrieri Capuron 15 2 Élancé, Irrégulière, Port érigé (pédoncule court) Voisines de celles de A. gibbosa – Jusqu’à 30 cm
[Madagascar] légèrement aplatie Pétales longs, blancs ou jaunâtres
conique Bouton floral 15–28 cm
A. rubrostipa Jum. & H. 5 3 Massif, Irrégulière, Port érigé Folioles dentelées, Marron rougeâ- Sphériques, environ 200 g
Perrier cylindro- aplatie Pétales jaunes ou oranges étroites (moins de 2 cm) tre, rugueuse
[Madagascar] conique Bouton floral 15–28 cm
A. suarezensis H. Perrier 15 2 Élancé, Régulière, Port érigé 6–9 folioles oblongues, arrondies ou Allongés, épicarpe dur et
[Madagascar] cylindrique aplatie Pétales longs, rouges, acuminées, minces, membraneuses, – ligneux, grosses graines
fleurs de grande taille rugueuses, pétioles 0,4–0,8 cm
A. za Baill. 15 5 Massif, Irrégulière, Port érigé (pédoncule court) 3–7 folioles lancéolées ou elliptiques, Grise Ovoïdes, 10–30 cm de long,
[Madagascar] cylindrique arrondie Pétales longs, jaunes à rouges larges (plus de 2 cm), atténués à la environ 200 g, couleur foncée
Bouton floral 15–28 cm base et acuminés au sommet,
pétioles 6–12 cm
A. gibbosa (A. Cunn.) 10 5 Massif, Irrégulière, Port érigé (pédoncule court) 3–7 folioles oblongues, cunéiformes, Grise, lisse Ovoïdes
Guymer ex D. Baum cylindro- arrondie Pétales longs (18–20 cm), acuminées, larges (plus de 2 cm)
[Australie] conique blancs ou crèmes
Bouton floral 10–15 cm
1
Valeurs caractéristiques. H = hauteur.
Le baobab africain
2.3. Répartition
A. digitata est indigène des steppes sahé-
liennes et des savanes soudano-sahéliennes
[2, 4, 10]. Cette espèce de baobab est pré-
sente dans la plupart des régions semi-ari-
des et subhumides du sud du Sahara
(figure 1). Elle est souvent localisée à proxi-
mité des habitations. La zone de distribution
du baobab est très vaste. À l’Ouest, elle
s’étend du Cap-Vert aux plaines côtières du
Ghana, Bénin et Togo. Au Nord, elle est limi-
tée par le Sahara. En Érythrée et en Somalie,
l’arbre est typique des plaines, tandis qu’au
Soudan il se développe dans les montagnes
du Nouba et jusqu’à 1500 m d’altitude en
Éthiopie. Au Kenya et plus au Sud vers le
2.4. Phénologie
Partie Protéines Ala Arg Asp Cys Glu Gly His Ile Leu Lys Met Phe Pro Ser Thr Trp Tyr Val
étudiée
(g·kg–1)
Pulpe du fruit 14–15 1,1–1,9 0,9–1,8 2,0–2,5 0,9–1,2 2,1–3,3 1,0 0,3 0,8–1,1 1,1–1,8 1,1–1,3 0,1–0,2 0,8–1,7 1,4–1,9 1,0–1,3 0,6–1,1 0,2 0,5–0,9 0,9–1,3
base humide
Graines 144–378 10 2 19 3 45 10 5 8 13 10 2 10 9 11 6 3 5 11
base humide
Feuilles 103–150 7 7–9 10–13 2–3 11–13 6 2 5–7 9 6 1–2 6 6–7 5 4 2 4–5 6–7
base sèche
Partie Cendres Al Ca Cu Ba Fe K Mb Mg Mn Na P Zn
étudiée (g·kg–1)
(mg·kg–1)
Pulpe du fruit 18–53 – 1560–6550 98 – 14–76 7260 – 2090–2300 8–21 7–46 600–3840 9–21
base humide
Graines 22–151 – 2270–3674 – – 14 – – 3274 10 16–18 5710–15250 9–24
base humide
Feuilles 85–160 228–2870 3070–40200 1–12 182–454 150–490 3210–16400 9–20 3120–5490 31–89 1630 297–6700 19
Le baobab africain
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Partie Acide ascorbique Thiamine (B1) Riboflavine (B2) Niacine (B3) Pyridoxine (B6) Pro-vitamine A (éq. rétinol)
étudiée (g·kg–1)
(mg·kg–1)
La pulpe est la composante du fruit la plus les acides aminés essentiels mais la lysine y
largement valorisée. La séparation des grai- est limitante comme dans l’arachide [18]. La
nes et des fibres de la pulpe est réalisée soit teneur en acides aminés soufrés est com-
par voie sèche (pilage modéré puis tami- prise entre (57 et 86) % du standard OMS
sage) pour obtenir une poudre, soit par voie [4]. Les graines contiennent environ 15 % de
humide (trempage/malaxage dans l’eau puis lipides renfermant principalement les acides
tamisage) pour obtenir un produit de con- palmitique, oléique et linoléique (tableau IV).
sistance pâteuse à liquide. La pulpe est alors On y trouve également des acides gras
utilisée directement comme ingrédient dans cyclopropéniques (acides malvalique, ster-
diverses préparations pour ses propriétés culique et dihydrosterculique), composés
liante, épaississante et acidifiante [2, 4, 9, 18, potentiellement cancérigènes, à des con-
27]. Elle entre ainsi dans la composition de centrations jusqu’à cinq fois supérieures à
nombreuses préparations céréalières telles celle des graines de coton. Elles sont riches
les bouillies ou couscous (par exemple, le en calcium, phosphore et magnésium. Il a
« mutchoyan » au Bénin ou le « ngalakh » au été démontré que les graines contiennent
Sénégal), de sauces ou de crèmes d’accom- des tanins, un inhibiteur trypsique, un inhi-
pagnement (par exemple, crème sucrée à biteur amylasique et un alcaloïde spécifique,
base d’arachides grillées et pilées au Séné- l’adansonine. Le décorticage et les divers
gal). Elle est parfois utilisée pour faire coa- modes de préparation traditionnels permet-
guler le lait, pour activer la fermentation tent de ramener les teneurs en ces éléments
alcoolique de boissons à base de jus de can- à des niveaux acceptables pour la consom-
nes à sucre ou de bières de céréales, ou pour mation [29–31].
épaissir des préparations sucrées cuites à Une fois décortiquées, les graines peu-
base de fruits locaux (mangue, orange, ditax, vent être consommées après trempage dans
etc.). Enfin, additionnée d’eau ou de lait à de l’eau froide ou chaude éventuellement
raison de (200 à 400) g·L–1, la pulpe du fruit acidifiée ou alcalinisée, cuisson à l’eau
du baobab peut être utilisée pour obtenir bouillante, fermentation (par la flore endo-
des boissons sucrées riches en vitamine C gène, à 25–30 °C dans des feuilles de bana-
[28] ou pour élaborer des sorbets. Sur les nier par exemple), séchage (le plus souvent
marchés de Dakar, le prix du pain de singe séchage solaire pendant environ 24 h) ou
débarrassé de sa coque (pulpe + graines + grillage/torréfaction. La torréfaction des grai-
fibres) varie de (300 à 400) FCFA·kg–1 selon nes fermentées conduit à un succédané de
la période de l’année. café. Le broyage au pilon de la graine per-
met d’en extraire une huile alimentaire. Pilées,
3.1.2. Les graines
les graines servent d’épaississant dans de
À raison d’une centaine par fruit, les graines nombreuses sauces, soupes ou sont utilisées
représentent environ 60 % en poids du fruit en association avec d’autres ingrédients
débarrassé de sa coque. Leur teneur en pro- (arachides par exemple) pour la préparation
téines est élevée, voisine de celle du néré de crèmes sucrées. Notons cependant que
(tableau III). Ces protéines renferment tous l’utilisation des graines reste marginale par
Tableau IV.
Composition en acides gras de la pulpe du fruit, des graines et des feuilles
d’Adansonia digitata L. [17].
Tableau V.
Principales utilisations médicinales traditionnelles du baobab [2–4, 9, 27].
Pulpe du fruit Tonifiant/stimulant, antidiarrhéique, Fatigue, inappétence, aphrodisiaque, diarrhée, entéralgie (surtout chez
antientéralgique, antipyrétique, l’enfant), paludisme, infection rhinopharyngée, troubles
hémostatique/cicatrisant circulatoires (hémorroïdes), hémoptysie, piqûre d’insecte
Graine Antidiarrhéique, antientéralgique Diarrhée, entéralgie, hypertension, toux, paludisme, stimulation de la
lactation, hoquet, gingivite et infections buccales
Feuille Antipyrétique, antihistaminique, antitussif, Fièvre, asthme, toux, anémie, hypertension, troubles circulatoires
diurétique, antidiarrhéique, tonifiant, (hémorroïdes), entéralgie, aphrodisiaque, douleur dentaire du
antalgique, expectorant, désinfectant et nourrisson, activateur de transpiration, rhumatismes, conjonctivite,
anti-inflammatoire local otite, infection urinaire, piqûre d’insecte, dracunculose,
inflammation cutanée
Écorce Antipyrétique Fièvre, paludisme, diarrhée, inflammation du tube digestif, tonifiant pour
les jeunes enfants, lombalgie, ménorragie, maux de dents, brûlures,
traitement des plaies superficielles, adoucissant pour la peau
Racine Tonifiant/stimulant Fortifiant, paludisme, épilepsie et agalactie (souvent en association
avec d’autres végétaux)
Fleur – Facilite l’accouchement, toux, anémie
dans la préparation des sauces qui accom- teintures avec les racines ; utilisation des
pagnent le couscous, le riz ou autres prépa- coques comme combustible, de décoctions
rations à base de céréales (millet, sorgho, d’écorce pour tanner les peaux, des feuilles
maïs). Au Sénégal comme au Mali, la poudre en alimentation animale, etc.
de feuilles séchées appelée « lalo » en Wolof
est utilisée comme liant dans la préparation
du couscous de mil [12, 36]. Au Malawi et
au Zimbabwe, les feuilles fraîches sont tra- 6. Conclusion
ditionnellement cuites à l’eau pour être con-
sommées soit directement comme légumes, Emblématique des steppes et savanes sahé-
soit en soupes [4]. liennes, A. digitata est une espèce large-
ment répandue sur le continent africain. Cet
arbre très massif produit des fruits et des
feuilles traditionnellement consommés par
5. Autres utilisations du baobab les populations locales. Les fruits se carac-
térisent par leur faible teneur en eau et se
En plus des utilisations alimentaires de la conservent sans difficulté. Leur pulpe est la
plante préalablement décrites, le baobab fait partie la plus valorisée. Elle est acide, riche
également partie intégrante des pharmaco- en acide ascorbique et présente des teneurs
pées africaines (tableau V). Les utilisations élevées en calcium et magnésium. La carac-
médicinales de la plante sont nombreuses térisation biochimique de ce produit est
et variées [2–4, 27]. Les propriétés thérapeu- cependant encore incomplète, notamment
tiques de la pulpe du fruit, des graines et des en termes de polyosides, d’acides organi-
feuilles, ont fait l’objet de quelques études ques, de composés d’arôme ou de compo-
argumentées [9, 37–39] publiées au cours sés phénoliques. Les graines ont un intérêt
des 10 dernières années. Enfin, certaines comme complément protéique. La transfor-
parties de la plante sont traditionnellement mation du fruit est simple et ne nécessite pas
valorisées pour des utilisations non alimen- d’équipement spécifique. La qualité nutri-
taires [2, 4] : fabrication de cordages ou van- tionnelle des feuilles, qui sont le plus sou-
neries avec les fibres de l’écorce interne ou vent utilisées séchées puis réduites en pou-
les racines, de récipients avec les coques des dre, est intéressante de par leurs teneurs en
fruits, de colle avec le pollen des fleurs, de provitamine A et en fer.
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