Chapitre II.
Les automates programmables industriels (API)
1
II.1. Introduction
Les automates programmables industriels (API), ou en anglais, programmable logic controller
(PLC), sont apparu aux Etats-Unis vers 1969 (Modicon) où ils ont remplacé les commandes à
relais câblées et ils répondaient aux désirs des industries de l’automobile de développer des
chaînes de fabrication automatisées qui pourraient suivre l’évolution des techniques et des
modèles fabriqués.
Un automate programmable industriel est une forme particulière de contrôleur à
microprocesseur qui utilise une mémoire programmable pour stocker les instructions et qui
implémente différentes fonctions, qu’elles soient logiques, de séquencement, de temporisation,
de comptage ou arithmétiques, pour commander les machines et les processus (Fig II.1). Il est
conçu pour être exploité par des ingénieurs, dont les connaissances en informatique et langages
de programmation peuvent être limitées. Le concepteur de l’API l’on préprogrammé pour que
la saisie du programme destiné à commander au moyen de signaux d’entrées et de sortie, et
d’un programme informatique simple et intuitif, en temps réel, des procédés de processus
industriels par un traitement séquentiel.
Programme
Entrées Sorties
API
[Link].1. Un automate programmable industriel.
Ce chapitre d’écrit les automates programmables industriels. On débute par présenter
l’environnement industriel et les différentes fonctions réalisés par les API. Ensuite, on définit
les API compacts et modulaires, la structure interne des API, les critères de choix d’un API.
Les cartes d’entrée/ sortie sont traitées par la suite. Les cartes de régulation PID et de commande
d’axe sont donnés à la fin du chapitre.
II.2. Avantages et inconvénients des API
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
2
Les APIs avec leur solution programmée présentent des avantages majeurs par rapport à la
technologie de logique câblée. Parmi ces intérêts on peut citer :
➢ Le même automate de base peut être employé avec une grande diversité de système de
commande.
➢ Simplifient les modifications car elles sont mises en œuvre de façon logicielle et non
pas par des solutions matérielles plus complexes ;
➢ Peuvent être facilement étendus par l’ajout de nouveaux modules, alors que des
changements matériels sont sinon requis ;
➢ Sont plus robustes et plus fiables en raison d’un nombre de composants mécaniques
moindre ;
➢ Sont plus compacts et rapides ;
➢ Réduction des coûts de câblage et de maintenance ;
➢ La réduction de beaucoup d’espace requis pour l’installation.
En contrepartie, ils présentent les inconvénients suivants :
➢ Le prix est cher : le prix est notamment dépendant du nombre d'entrées/sorties
nécessaires, de la mémoire dont on veut disposer pour réaliser le programme, de la
présence ou non de modules métier.
➢ La connaissance des langages de programmation.
II.3. Différents types de l’automate programmable industriel
➢ Aspect extérieur :
Les automates peuvent être de type compact ou modulaire.
• Automate de type compact (centralisé) :
Il intègre le processeur, l'alimentation, les entrées et les sorties. Selon les modèles et les
fabricants, il pourra réaliser certaines fonctions supplémentaires (comptage rapide, E/S
analogiques ...) et recevoir des extensions en nombre limité. Ces automates, de fonctionnement
simple, sont généralement destinés à la commande de petits automatismes (micro automate).
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
3
[Link].2. API compact.
• Automate de type modulaire :
• Le processeur, l'alimentation et les interfaces d'entrées / sorties résident dans des unités
séparées (modules) et sont fixées sur un ou plusieurs racks contenant le "fond de panier"
(bus plus connecteurs).
Ces automates sont intégrés dans les automatismes complexes où de puissance, capacité de
traitement et flexibilité sont nécessaires.
[Link].3. API modulaire.
Remarque : Les automates compacts permettent de commander des sorties en tout ou rien et
gèrent parfois des fonctions de comptage et de traitement analogique mais Les automates
modulaires permettent de réaliser de nombreuses autres fonctions grâce à des modules
intelligents que l'on dispose sur un ou plusieurs racks. Ces modules ont l'avantage de ne pas
surcharger le travail de la CPU car ils disposent bien souvent de leur propre processeur.
II.4. Structure des API
De manière générale, un API est structuré autour de quatre parties principales que sont : Une
unité de traitement (Un processeur CPU), une mémoire, des interfaces d’entrées-sorties et une
unité d’alimentation ([Link].4).
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
4
[Link].4. Structure interne d’un API.
Ces quatre parties sont reliées entre elles par des bus (ensemble câblé autorisant le passage de
l’information entre ces 4 secteurs de l’API). Ces quatre parties réunies forment un ensemble
compact appelé automate.
II.4.1 Description des éléments d’un API
• Processeur :
Son rôle consiste d’une part à organiser les différentes relations entre la zone mémoire et
les interfaces d’E/S et d’autre part à gérer les instructions du programme. Les instructions
sont effectuées les unes après les autres, séquencées par une horloge.
• Interfaces d’E/S :
L’interface d’Entrées comporte des adresses d’entrée, une pour chaque capteur relié.
L’interface de Sorties comporte des adresses de sorties, une pour chaque pré-actionneur. Le
nombre d’E/S varie suivant le type d’automate. Les cartes d’E/S ont une modularité de 8,
16 ou 32 voies. Les tensions disponibles sont normalisées (24, 48, 110 ou 230V continu ou
alternatif ...), généralement il y a deux types d’E/S, type Tout ou Rien (DI/DO) et analogique
(AI/AO)
L'interface réalise trois fonctions principales :
➢ Le découplage mécanique (borniers à vis par exemple) entre le câblage processus et le
câblage interne de l'automate.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
5
➢ Le découplage électrique (isolation galvanique) : Le problème est de se protéger contre
les tensions de mode commun existant non seulement entre les signaux d'entrée et
l'automate mais aussi entre les signaux d'entrée eux-mêmes.
➢ L’adaptation des niveaux de tensions (Par exemple, atténuer les entrées haut niveau hors
standards, amplifier les entrées bas niveau, effectuer la transformation courant/tension)
➢ La conversion analogique/numérique.
➢ Filtrage des signaux parasites : Elimination des parasites industriels de fréquence
supérieure à celles du signal utile.
➢ La synchronisation des transferts conformément aux procédures d'échange du BUS de
l'automate.
• Mémoire :
Elle est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des différents secteurs du
système que sont le terminal de programmation (PC ou console) et le processeur, qui lui gère
et exécute le programme. Elle reçoit également des informations en provenance des capteurs.
Il existe dans les automates plusieurs types de mémoires qui remplissent des fonctions
différentes :
➢ Mémoire de programme : Cette mémoire est utilisée pour stocker le programme. Elle
est en général de type EEPROM (electrically erasable PROM : mémoires mortes
reprogrammables effacement électrique).
➢ Mémoire système : Cette mémoire, présente dans le cas d'automates à
microprocesseurs, est utilisée pour stocker le système d'exploitation et elle est
programmée en usine par le constructeur. Elle peut donc sans problème être réalisée en
technologie PROM (c'est-à-dire programmable une seule fois, sans possibilité
d'effacement) voire ROM (mémoire morte accessible uniquement en lecture).
➢ Mémoire de données : Elle est utilisable en lecture-écriture des données pendant le
fonctionnement. C’est une mémoire de type RAM (mémoire vive dans laquelle on peut
lire, écrire et effacer) utilisant une technologie spéciale (CMOS) à très faible
consommation électrique du moins, à l'état de repos et elle nécessite une batterie de
sauvegarde.
• Alimentation électrique
Tous les automates actuels sont équipés d'une alimentation 240 V 50/60 Hz, 24 V DC. Les
entrées sont en 24 V DC et une mise à la terre doit également être prévue.
II.4.2. Fonctionnement des API
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
6
Un API travail d’une façon cyclique, dont la fonction de base est de lire toutes les entrées
depuis les modules d’entrées puis, il exécute le programme de contrôle selon la logique
programmée stockée dans la mémoire, puis il fait la mise à jour de toutes les sorties. Ce
dernier processus de mise à jour des modules d’interface de sortie, activant ou désactivant
les appareils de terrain connectés à chaque terminal d’interface. Ce processus de lecture des
entrées, d’exécution du programme et de mise à jour des sorties est appelé un cycle de
balayage (Scanning cycle). La [Link].5. représente le fonctionnement cyclique d’un API.
[Link].5. Fonctionnement cyclique d’un API.
Le temps de balayage, appelé aussi le temps de scrutation (Scan Time), est le temps total
mis par l’automate entre deux lectures des entrées.
[Link].6. Temps de scrutation.
Le temps de scrutation d’un API dépend généralement des facteurs suivants :
➢ La taille de la mémoire prise par le programme de contrôle.
➢ Type d’instructions utilisées dans le programme (qui affecte le temps nécessaire pour
exécuter les instructions).
➢ La distance entre le champ et l’API (remote I/O).
➢ Le système de supervision, il peut ajouter un temps sur le temps de scrutation, car le
CPU doit envoyer et réceptionner des données depuis et vers le système de supervision.
Généralement le temps de scrutation varie entre quelque millisecondes jusqu’au 30
millisecondes.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
7
II.4.2. Interruptions du fonctionnement cyclique d’un API
La méthode de balayage courante consistant à surveiller les entrées à la fin de chaque cycle,
cette méthode peut s’avérer inadéquate pour lire certaines entrées extrêmement rapides.
Certains automates fournissent des solution logicielles (interruption) permettant d’interrompre
le balayage du programme pour recevoir une entrée ou pour mettre à jour une sortie
immédiatement.
La [Link].7. illustre le fonctionnement des interruptions lors d’une analyse de programme
normale (fonctionnement cyclique). Ces interruptions sont très utiles lorsque l’API doit réagir
instantanément à une entrée ou à une sortie critique.
[Link].7. Interruption du fonctionnement cyclique d’un API.
II.4.3 Diagnostic des APIs
Le CPU est responsable de la détection des défaillances de communication, ainsi que des autres
défaillances pouvant survenir pendant le fonctionnement du système. Il doit avertie l’opérateur
ou le système en cas de dysfonctionnement. Pour ce faire, le CPU effectue des diagnostics ou
des vérifications d’erreur pendant son fonctionnement et envoie des informations d’état aux
indicateurs (LEDs) qui se trouvent au front de module CPU.
Les typiques diagnostics incluent l’état de la mémoire, l’état du CPU, l’état de la batterie de
sauvegarde et l’état de l’alimentation éclectique. Certains contrôleurs possèdent un ensemble
de relais d’erreur pouvant être utilisés dans un circuit d’alarme pour signaler une défaillance
(SF : System Fault). Le processeur contrôle le relais de défaillance et l’active quand une ou
plusieurs conditions de défaillance spécifiques se produisent.
II.4.3.a. Chien de garde (watchdog timer)
Les relais d’erreurs généralement fournis avec le système fonctionnent comme un minuteur de
surveillance appelé un chien de garde ; c’est-à-dire que le CPU envoie une impulsion à la fin
de chaque cycle de fonctionnement indiquant un bon fonctionnement du système.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
8
Si une panne survient, le processeur n’envoie pas d’impulsion, le chien de garde détecte
l’absence d’impulsion ce qui excite le relais d’erreurs (défaillance).
II.5. Critères de choix des API
Les critères de choix essentiels d’un automate programmable industriel sont :
➢ Le nombre et la nature des E/S ;
➢ Les capacités de traitement du processeur (vitesse, données, opérations, temps réel...).
➢ Fonctions ou modules spéciaux
➢ Les moyens de dialogue et le langage de programmation ;
➢ La communication avec les autres systèmes ;
➢ Les moyens de sauvegarde du programme ;
➢ La fiabilité, robustesse, immunité aux parasites ;
➢ La documentation, le service après-vente, durée de la garantie, la formation ;
II.6. Type de données des API
Les informations peuvent être de type :
➢ Tout ou rien (T.O.R.) : L’information ne peut prendre que deux états (vrai/faux, 0/1 ,
marche/arrêt (0/24V) …).C’est le type d’information délivrée par un détecteur, un
bouton poussoir … etc. [Link].8.a.
➢ Analogique : L’information est continue et peut prendre une valeur comprise dans une
plage bien déterminée (Séquence d’impulsion). L’information délivrée par un capteur
(pression, température …). [Link].8.c.
➢ Numérique : L’information est contenue dans des mots codés sous forme binaire ou
bien hexadécimale (0-10V/4-20mA). C’est le type d’information délivrée par un
ordinateur ou un module intelligent. [Link].8.b.
[Link].8 : Type des signaux :(a) Tout ou Rien, (b) Numérique, (c) Analogique.
Quiz :
Choisissez la bonne réponse parmi les quatre choix suggérés, justifier votre réponse :
1. Le terme API signifie :
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
9
➢ A) Analogique Processus Interface.
➢ B) Automatisme Programmable Interface.
➢ C) Automate Programmable Industriel.
➢ D) Automate Personnel Industriel.
2. On peut considérer qu’un API comme un :
➢ A) Microprocesseur.
➢ B) Microcontrôleur.
➢ C) Micro-ordinateur doté d’une interface d’E/S.
➢ D) Carte de développement à base d’un microprocesseur.
3. Le rôle d’interface de communication dans le module CPU est de :
➢ A) Communiquer avec les cartes d’E/S.
➢ B) Communiquer avec la console de programmation.
➢ C) Communiquer avec d’autres systèmes.
➢ D) Communiquer avec les cartes d’E/S distantes.
4. Le rôle de la carte mémoire dans un API :
➢ A) Sauvegarder le programme d’utilisateur.
➢ B) Sauvegarder la configuration matérielle de l’API.
➢ C) Assurer le démarrage rapide de l’API (fast boot).
➢ D) Sauvegarder le programme machine.
5. Le rôle du module d’alimentation d’un API est :
➢ A) D’alimenter le module CPU.
➢ B) D’alimenter les modules d’interfaces d’E/S.
➢ C) D’alimenter les modules d’interfaces d’E/S et le CPU.
➢ D) D’alimenter les modules d’interfaces d’E/S local et distants.
6. Le fonctionnement cyclique d’un API est de :
➢ A) Lire les entrées, lire les sorties et exécuter le programme.
➢ B) Lire les entrées TOR, les entrées analogiques et la mise à jour des sorties.
➢ C) Lire les entrées, exécuter le programme et la mise à jour des sorties.
➢ D) Lire les entrées, vérification et exécution du programme et la mise à jour des sorties.
7. Le temps de scrutation est somme des temps des étapes suivantes :
➢ A) Démarrage de l’API, lire les entrées, exécution du programme et la mise à jour des
sorties.
➢ B) Lire les entrées, exécution du programme et la mise à jour des sorties.
➢ C) Lire les entrées, exécution et vérification du programme, et la mise à jour des sorties.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
10
➢ D) Mise à jour des entrées, exécution du programme et la mise à jour des sorties.
8. Le temps de scrutation dépend fortement :
➢ A) A la taille du mémoire du programme.
➢ B) A la taille et la complexité du programme.
➢ C) Au type d’instructions à exécutées.
➢ D) Au type des d’E/S
9. Le problème du fonctionnement cyclique d’un API est dans la :
➢ A) Prise en considération des sorties.
➢ B) Prise en considération des entrées.
➢ C) Prise en considération des sorties rapides.
➢ D) Prise en considération des entrées rapides.
10. L’interruption du fonctionnement cyclique d’un API permet :
➢ A) D’annuler le cycle.
➢ B) De retarder le cycle.
➢ C) De reprendre le cycle.
➢ D) De prendre en considération une entrée rapide.
11. Si une entrée rapide survient en période d’exécution du programme, sans le privilège
d’interruption, cette entrée va être prise en considération :
➢ A) Dans le prochain cycle.
➢ B) Dans le cycle courant.
➢ C) Jamais prise.
➢ D) Dans le troisième cycle.
12. Si une entrée rapide survient en période de lecture des entrées, sans le privilège
d’interruption, cette entrée va être prise en considération :
➢ A) Dans le prochain cycle.
➢ B) Dans le cycle courant.
➢ C) Jamais prise.
➢ D) Dans le troisième cycle.
13. Si une entrée rapide survient en période de mise à jour des sorties, sans le privilège
d’interruption, cette entrée va être prise en considération :
➢ A) Dans le prochain cycle.
➢ B) Dans le cycle courant.
➢ C) Jamais prise.
➢ D) Dans le troisième cycle.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
11
14. L’échange de données, entre un API local et ses interfaces d’E/S distants, doit être
effectuer :
➢ A) Au début de chaque cycle.
➢ B) A la fin de chaque cycle.
➢ C) Au période d’exécution du programme de chaque cycle.
➢ D) Au période de mise à jour des sorties de chaque cycle.
15. La distance, entre un API local et ses interfaces d’E/S distants :
➢ A) Est illimitée.
➢ B) Dépend du protocole de communication.
➢ C) Dépend du protocole de communication et la technologie des câbles.
➢ D) Dépend de la technologie des câbles.
II.7. Interface d’Entrées/ Sorties
Les modules d’entrées/sorties (I/O) dans un API sont des interfaces entre le système (CPU) et
le monde extérieur (processus). Leur but est pour permettre les connexions des dispositifs
d’entrées tels que les capteurs et les dispositifs de sortie tels que les moteurs. Dans ce qui suit
on donne un aperçu sur les différents types d’entrées/sorties, leurs connexions électriques et
quelques interfaces spécieux utilisées dans un API.
II.7.1. Définition
Un module d’entrée (I : Input module) est un circuit électronique qui permet la conversion d’une
valeur analogique en une valeur numérique (CAN) exploitable par le processeur de la carte
CPU. De même, un module de sortie (O : Output module) est un circuit électronique qui permet
la conversion des données numérique, venus depuis la carte CPU, en données analogiques
exploitables par le processus. Cependant, le processeur de la carte CPU doit avoir des entrées
et des sorties numériques avec un niveau de tension entre 0 et 5V.
II.7.2. Carte d’Entrées TOR
Les modules d’entrées TOR connectent des dispositifs d’entrées (capteurs) à l’automate
programmable sous forme d’un signal numérique. Ce type d’entrée n’ayant que deux états (ON
/ OFF, OUVERT / FERMÉ, VRAI / FAUX, etc.).
En réalité, il y a deux formes d’entrées TOR ; soit sous forme des bits simples, qui contrôlent
une entrée codée sur un bit, soit sous forme des bits multiples, qui contrôlent de nombreuses
entrées. Ce dernier est appelé modules multi bits, recevant plusieurs entrées, tels que les
commutateurs à molette utilisés dans les interfaces de registre (BCD), où le transfert de données
qui est représenté par le mot (word).
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
12
[Link].9. Signal d’entrée Tout Ou Rien.
Le [Link].1 présente quelques types d’entrées TOR :
II.7.3. Signaux des entrées TOR
Le signal reçu par les interfaces TOR peut être différent en matière de forme ; alternatif ou
continu et/ou de grandeurs (par exemple, 120 VCA, 12 VCC). Le tableau (II.2) donne les
valeurs standards utilisées pour les entrées TOR.
Disjoncteur
Détecteur de niveau
Fin de course
Entrée TOR
Contact du démarreur
Capteur
Photoélectrique
Détecteur de proximité
Boutons poussoirs
Contacts de relais ..etc.
[Link].1. Exemples d’entrées TOR
II.7.3.a. Entrées TOR de type AC
Le schéma fonctionnel d’un circuit d’interface d’une entrée TOR de type AC est présenté par
la [Link].10. Les circuits d’entrées varient considérablement selon les fabricants d’API, mais
en général, les interfaces TOR de type AC fonctionnent de la même manière que le circuit
présenté dans la [Link].10.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
13
Standard des entrées TOR
+24 V AC/DC
+48 V AC/DC
+120 V AC/DC
+230 V AC/DC
Niveau TTL
Entrée isolée
+5- 50 V DC (source/Sinks)
Tableau II.2: Standards des entrées TOR
II.6.4.b. Entrées TOR de type DC
Le schéma fonctionnel d’un circuit d’interface d’une entrée TOR de type DC est présenté par
la [Link].11. En pratique la majorité des entrées TOR sont de type DC, ce type de carte
travaille avec les types de connexions source ou récepteur.
[Link].10. Schéma fonctionnel d’une entrée TOR de type AC.
[Link].11. Entrée TOR de type DC.
Les deux types de connexions source et récepteur se rapportent au type de câblage électrique
des modules entrées de type TOR (DC) avec les capteurs.
Si le capteur fournit du courant lorsqu’il est allumé (ON), on dit qu’il est une source de courant.
Par contre, si un capteur reçoit du courant lorsqu’il est allumé (ON), on dit qu’il est un
récepteur de courant. De la même manière pour la carte d’entrée TOR de type DC, si la carte
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
14
DI (DC) fournit du courant lorsqu’elle est allumée (ON), on dit qu’elle est source de courant.
Par contre, si la carte DI (DC)reçoit du courant lorsqu’elle est allumée (ON), on dit qu’elle est
réceptrice de courant.
II.7.3.c. Entrées TOR de type TTL
Les cartes d’entrées de type TTL permettent aux contrôleurs (CPU) d’accepter uniquement des
signaux provenant des capteurs compatibles TTL (5VDC), tels que les commandes à semi-
conducteurs et des instruments de détection (capteurs photoélectriques...etc.)
II.7.3.d. Entrées TOR de type BCD (multi bits)
Les cartes d’entrées multi-bits à registre/BCD améliorent les méthodes d’interfaçage des
entrées avec l’automate programmable grâce à l’utilisation d’interrupteurs à molette standard.
Ce registre, ou configuration BCD, permet d’entrer des groupes de bits, c’est à dire des bits
sous forme parallèle.
II.8. Carte de sorties TOR
Comme les modules d’entrées TOR, les modules de sorties TOR connectent des dispositifs de
sorties (actionneurs ou prés-actionneurs) de champ à l’automate programmable. Ce type de
sortie n’ayant que deux états (ON / OFF, OUVRIR / FERMER, VRAI / FAUX, etc.).
Le [Link].3. montre quelques applications utilisées en pratique pour ce type de sortie.
II.8.1. Types des sorties TOR
Les signaux de sorties de ces types des cartes, peut être différent en matière de forme ;
Alternatif ou continu et/ou de grandeurs (par exemple, 120 VCA, 12 VCC).
Le [Link].4. présente les valeurs standards utilisées pour les sorties de type TOR.
II.8.a Sorties TOR de type AC
Les cartes de sorties AC, comme les cartes d’entrées, varient considérablement selon les
fabricants d’API, mais le schéma fonctionnel présenté sur la [Link].12. décrit leur
configuration générale. Cette configuration montre les principales sections d’une carte de sortie
AC, ainsi que son fonctionnement. Le bloc "Switch" il se peut être un transistor, un relais ...etc
[Link].12. Schéma fonctionnel d’une sortie TOR de type AC.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
15
Standard des sorties TOR
+24 V AC/DC
+48 V AC/DC
+120 V AC/DC
+230 V AC/DC
Niveau TTL
Sortie isolée
+5- 50 V DC (source/Sinks)
Table II.4. Standard des sorties TOR
Les alarmes
Relais électromagnétiques
Ventilateurs
Sorties TOR
Afficheur 7 segments
Distributeurs
verins
Vanne TOR
Table II.3. Exemples des sorties TOR.
II.8.b. Sorties TOR de type DC
Les cartes de sorties DC contrôlent les charges de type DC d’un fonctionnement TOR.
Cependant, le circuit qui affecte la sortie est variable en fonction de la puissance, de la rapidité,
du rendement et du prix, tel que le contact d’un relais, triac, transistor, IGBT...etc.
Comme dans les cartes d’entrées DC, les cartes de sortie DC peuvent avoir des configurations
comme source de courant ou récepteur de courant.
II.8.c. Sorties TOR de type TTL
Ce type des cartes de sortie TTL permet à un API de piloter des périphériques de sortie
compatibles TTL, tels que des afficheurs sept segments, des circuits intégrés et des
périphériques travaillant avec une tension de 5V DC.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
16
II.8.d. Sorties TOR de type BCD
Les cartes de sortie de type BCD multi-bits établissent une communication parallèle entre le
processeur (CPU) et un périphérique de sortie, tel qu’un afficheur sept segments ou un afficheur
alphanumérique BCD...etc. Cependant, ce type de carte de sortie peuvent également piloter que
des petites charges DC avec des exigences de courant faibles (<0,5 ampères).
II.8.e. Sorties TOR de type contact de relais
Les cartes de sortie de type contact permettent aux périphériques de sortie d’être commutés par
des contacts de relais normalement ouverts ou normalement fermés. Ce type de sortie
fournissent une isolation électrique entre la partie puissance (charge) et la partie commande
(CPU). La [Link].13. montre le schéma fonctionnel des sorties TOR de type relais.
II.9. Cartes d’entrées analogiques
Les cartes d’entrées analogiques sont utilisées dans les applications où le signal est continu.
Contrairement aux signaux TOR, qui ne possèdent que deux états (ON et OFF), les signaux
analogiques ont un nombre infini d’états. Par exemple, la température, donne un signal
analogique car il varie continuellement par la variation de la température. Le [Link].5.
présente quelques types des capteurs analogiques.
[Link].13. Connexion des sorties TOR de type relais.
Ce type de carte permet de converti les signaux analogiques, venus depuis les capteurs
analogiques, en des signaux numériques exploitables par la carte CPU de l’automate.
La [Link].14. illustre la séquence numérique survenant lors de la lecture d’un signal d’entrée
analogique. La carte (AI) transforme le signal analogique, par l’intermédiaire d’un
convertisseur analogique-numérique (CAN), en un mot de 12 bits qui sera stocké dans la
mémoire image d’entrée. La valeur analogique stockée dans la mémoire image d’entrée sera au
format BCD ou binaire.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
17
Capteur de débit
Capteur d'humidité
Capteurs analogiques
Capteur de préssion
Potentiomètre
Capteur de niveau
Capteur de vitesse
Positionneur de vanne...etc
[Link].5. Exemple d’entrée analogique
[Link].14. Principe de fonctionnement d’une carte d’entrée analogique.
Le rôle du transducteur est de transformer le signal d’entrée en un signal électrique normalisé
que l’entrée analogique peut reconnaître (exemple 0-100 bar en 4-20mA).
Notant que le transducteur génère un signal électrique de très faible niveau (courant ou tension),
donc on doit amplifier ce signal par l’utilisation des transmetteurs, qui à leur tour envoient le
signal à la carte d’entrée analogique.
En raison des nombreux types de transducteurs disponibles au marché, les cartes d’entrées
analogiques ont plusieurs caractéristiques électriques standards.
Le [Link].6. donne les valeurs électriques standard de courant et de tension pour les cartes
d’entrées.
II.10. Cartes de sorties analogiques
Les cartes de sorties analogiques sont utilisées dans les applications nécessitant le contrôle des
actionneurs répondant à des niveaux de tension ou de courant d’une façon continu.
Comme les entrées analogiques, les cartes de sorties analogiques sont généralement connectées
à des dispositifs de contrôle via des transducteurs (voir figure II.15). Ces transducteurs
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
18
amplifient, réduisent ou modifient le signal de tension en un signal analogique qui, à son tour
de contrôler l’actionneur de sortie.
Valeurs d’entrées électriques
+4 à 20mA
+0 à +1V (DC)
+0 à +5V (DC)
+0 à +10V (DC)
± 1 à 5V (DC)
± 5V (DC)
± 10V (DC)
[Link].6. Valeur électriques standard des entrées analogiques.
[Link].15. Sortie analogique.
Le [Link].7. donne certaines caractéristiques nominales standard utilisées dans les
automates programmables dotés de capacités de sortie analogique.
Valeurs de sortie électriques
+ 4-20mA
+ 10-50mA
+ 0 à +5 V(DC)
+ 0 à +10 V(DC)
±2.5 V(DC)
±5 V(DC)
±10 V(DC)
Table II.7. Valeurs électriques standard des sorties analogiques.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
19
II.10. Cartes de régulation PID
Cette carte comporte souvent plusieurs entrées analogiques permettant de recevoir le signal de
mesure issu des transmetteurs 4-20mA, ainsi que plusieurs sorties analogiques permettant de
piloter les vannes de régulation. Le microprocesseur local traite le programme élaboré à partir
des différents algorithmes de régulation implantés sur la carte même (PID, Sommation, Racine
carrée,..). ([Link].16)
II.11. Cartes de commande d’axe
Elles permettent d’assurer le positionnement avec précision d’élément mécanique selon un ou
plusieurs axes. La carte permet par exemple de piloter un servomoteur et de recevoir les
informations de positionnement par un codeur.
L’asservissement de position pouvant être réalisé en boucle fermée.
II.12. Carte de comptage rapide
Elles permettent d’acquérir des informations de fréquences élevées incompatibles avec le temps
de traitement de l’automate.
Exemple : signal issu d’un codeur de position.
[Link].16. Principe de régulation par API
II.13. Cartes d’entrées/sorties spéciaux
Les cartes spéciales des d’E/S assurent la liaison entre les automates programmables et les
appareils nécessitant des types de signaux particuliers. Ces signaux spéciaux, qui diffèrent des
signaux analogiques et numériques standards, ne sont pas très courants et ne surviennent que
dans 5 à 10% des applications d’automates. Cependant, sans ce type des cartes, les processeurs
(CPU) ne seraient pas en mesure d’interpréter ces signaux et de mettre en œuvre des
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
20
programmes de contrôle, en citant par exemple, les cartes de régulation PID, carte de comptage
rapide, les cartes de position, les cartes ASCII, les cartes réseaux pour les E/S distants, les cartes
de traitement basé sur la logique floue...etc..
Les cartes spéciaux d’E/S peuvent être divisées en deux catégories :
1. Les cartes d’action directe.
2. Les cartes intelligentes.
II.13.1. Les cartes d’actions directes
Les cartes d’E/S à action directe sont des cartes qui se connectent directement aux capteurs
d’entrée ou avec les actionneurs de sortie. Ces cartes prétraitent les signaux d’entrée ou de sortie
et transmettent ces informations prétraitées directement au processeur de l’API (voir
[Link].17). Ce type des cartes d’E/S comprennent des cartes qui prétraitent généralement les
signaux de faible tension comme dans le cas des thermocouples et rapides comme la grandeur
de vitesse, que les autres cartes d’E/S standard ne peuvent pas le lire.
[Link].17. Cartes d’action directe.
II.13.2 Cartes intelligentes
Des cartes d’E/S intelligentes à fonctions spéciales incorporent des microprocesseurs intégrés
pour ajouter le facteur d’intelligence. Ces cartes intelligentes peuvent effectuer des tâches de
traitement complètement indépendantes du processeur CPU et la fonction scan l’API (voir
[Link].18). Ils peuvent aussi avoir des commandes numériques, ainsi que analogiques.
[Link].18. Cartes d’action intelligentes.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
21
II.14. Câblage des entrées/sorties d’un automate
L’automate est alimenté généralement par le réseau monophasé 230V/50Hz mais d’autres
alimentations sont possibles (110V, …, etc.).
La protection sera de type magnétothermique (voir les caractéristiques de l’automate et les
préconisations du constructeur). Il est souhaitable d’asservir l’alimentation de l’automate par
un circuit de commande spécifique (contacteur KM1). De même, les sorties seront asservies au
circuit de commande et alimentées après validation du chien de garde.
[Link].18. Câblage d’automate.
II.14.1. Alimentation des entrées de l’automate
L’automate est pourvu généralement d’une alimentation pour les capteurs/détecteurs (attention
au type de logique utilisée : logique positive ou négative). Les entrées sont connectées au 0V
(commun) de cette alimentation. Les informations des capteurs/détecteurs sont traitées par les
interfaces d’entrées.
Chapitre II. Les automates programmables industriels (API)
22
[Link].19. Câblage des entrées de l’automate.
II.14.2. Alimentation des sorties de l’automate
Les interfaces de sorties permettent d’alimenter les divers pré actionneurs. Il est souhaitable
d’équiper chaque pré actionneur à base de relais de circuits RC (non représentés).
[Link].20. Câblage des sorties de l’automate.