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Bien-être animal : enjeux de la chasse et du trappage

Le document traite de l'impact des pratiques de chasse et de trappage sur le bien-être animal, soulignant que certaines méthodes causent une souffrance significative aux animaux. Il plaide pour un encadrement stricte des pratiques actuelles et propose des alternatives plus éthiques pour préserver le bien-être des animaux. Enfin, il appelle à une sensibilisation des chasseurs sur les conséquences de leurs actions sur les animaux et l'environnement.

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Bien-être animal : enjeux de la chasse et du trappage

Le document traite de l'impact des pratiques de chasse et de trappage sur le bien-être animal, soulignant que certaines méthodes causent une souffrance significative aux animaux. Il plaide pour un encadrement stricte des pratiques actuelles et propose des alternatives plus éthiques pour préserver le bien-être des animaux. Enfin, il appelle à une sensibilisation des chasseurs sur les conséquences de leurs actions sur les animaux et l'environnement.

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Texte : doit être écrit à 1,5 d’interligne avec des marges de 2,5 cm.

Page : La page de présentation n’Est pas numéroté mais les autres oui en haut à droite à partir du chiffre
1.

Style : l’ensemble du travail doit être écrit en Times New Roman 12 point.

Le titre : il doit être en Gras.


Pierre-Alexandre Moisan, NI : 537021757
Animaux d’expérience - 13299
BIO-1550

Sensibilisation sur le bien-être animal pour les chasseurs et les trappeurs

Travail présenté à
Marilène paillard et Laurence Plamondon
Département de biologie
Université Laval
Date de remise (07 avril 2023)
1. Introduction

Il y a déjà plusieurs milliers d'années, l'homme a commencé à exploiter la nature en utilisant


divers animaux pour différentes fins telles que la fabrication de vêtements et comme sources de
nourriture. Au fil de l'évolution, les champs d’utilisations des animaux par l'homme se sont
développés pour y inclure la recherche médicale et scientifique. Cependant, cette utilisation
accrue de la faune a également entraîné des pratiques controversées telles que la chasse sportive,
la chasse à des fins d’obtentions de trophées ou le trappage en vue de la gestion de la faune ou en
vue de la commercialisation de fourrure. De nos jours, l'utilisation des animaux sauvages en
libertés par l'homme pour l’homme est un sujet hautement débattu. Bien que certaines pratiques
soient nécessaires pour la conservation des espèces ou la recherche scientifique, d'autres peuvent
être considérées comme de la maltraitances animales ou injustifiées. Dans les prochaines lignes,
nous explorerons ces différentes formes d'utilisations des animaux sauvages en libertés afin
d'analyser leur impact sur l’animal et de souligner mon point de vue selon lequel, tout en
reconnaissant l'importance de certaines utilisations, il est crucial d'encadrer strictement certaines
pratiques ou de faire usage d’alternative pour éviter tous traitements inhumains infligés aux
animaux et de préserver notre monde naturel. Des solutions ou des alternatives à ces pratiques
causant préjudices au bien-être des animaux seront proposées.

2. Étude/Essai

Premièrement, il est reconnu que l’homme a utilisé diverses techniques, les unes étant plus
intrusives que les autres, afin de capturer ou de piéger leur proie pour en faire une source de
nourriture ou pour en soutirer des matériaux servant à leur survie, notamment la fourrure pour la
confection de vêtements. Cette pratique, aussi connue sous le nom de trappage, a grandement
évolué au courant de l’histoire. En effet, il y a eu une sophistication des dispositifs servant à
restreindre ou à capturer des animaux sauvages au travers de l’histoire. Or, malgré ces avancées
technologiques et malgré la prise de conscience collective que l’humain a acquise par rapport au
bien-être animale, certaines pratiques restent très douloureuses pour l’animal et démontre un
manque de considération pour la détresse animale par l’homme. Par exemple, afin de contrôler
certaines espèces que l’homme peut considérer comme étant nuisibles, tels que les taupes, en
Angleterre, l’utilisation de pièges à ressort, soit les pièges de type ciseaux ou de type Duffus sont
très répandus. Il est important de savoir que tous pièges nécessitent normalement d’être approuvé
pour le bien-être animal en Angleterre, afin d’être utilisés pour la capture de mammifères
sauvages (Baker et al. 2015). Cependant, certaines espèces, tel que la taupe fait exception à la
règle. L’utilisation de ces pièges entraînent de la souffrance chez l’animal. En effet, une étude a
démontré, grâce à des analyses après la mort de l’animal et grâce à des analyses aux rayons x,
que la cause principale de la mort de ces taupes n’était pas dû à un dommage au niveau du
squelette ou des cervicales, ce qui auraient entrainé la perte de conscience de l’animal, mais
plutôt due à une hémorragie (Baker et al. 2015).

Un autre exemple est l’utilisation du piège à cou meurtrier pour la capture de canidés. Il s’agit du
dispositif de trappage le plus utilisé au Canada dû au fait qu’il s’agit d’un équipement léger, peu
coûteux et facile à installer (Proulx et Rodtka, 2019). Or malgré, les recommandation ISO non
atteinte par ce dispositif, celui-ci reste utilisé en masse. En effet, seulement 50% des canidés
capturés par ce dispositif perdent conscience en trois cents secondes (Proulx et Rodtka, 2019).
L’autre moitié, souffrent durant une longue période pouvant s’étendre sur plusieurs heures et
finissent par mourir par asphyxie lente ou par manque de nourriture et d’eau. En plus de ces
facteurs, il est possible de considérer le caractère aléatoire de ce genre de pièges. Il est toujours
possible pour une espèce protégée de se retrouver dans l’engrenage d’un tel piège.

À mon avis, ces deux exemples prouvent qu’il y a encore des pratiques qui ne prennent en
considération le bien-être animal. Il ne faut pas oublier que lorsqu’on considère l’impact du
trappage, il est primordial de considérer les mauvaises expériences psychologiques que la
méthode peut causer, tel que la faim, la soif, la douleur, le manque d’air et la peur qui vont
pousser l’animal à réagir et à essayer d’atténuer ou de corriger le problème qu’il subit (Beausoleil
et al, 2022). Si le comportement adopté par l’animal ne résout pas le problème et que celui-ci
persiste, comme la soif ou la peur d’une capture inévitable, cela aura un plus grand impact sur
son bien-être qu’une expérience négative de courte durée ( Beausoleil et al, 2022). Il existe
plusieurs autres méthodes qui seraient, à mon avis, considérées comme plus éthiques. Par
exemple, je crois que l’utilisation de pièges servant à la capture d’animaux vivants devraient être
priorisée. Ensuite, les méthodes de trappage d’animaux vivant devraient être raffinées. Les
trappeurs devraient inclure par exemple, un système de distribution d’eau et de nourriture lié à
leur piège, un couvre cage afin d’éviter que l’animal soit trop stressé par l’arrivée du trappeur,
une couverture chaude au fond de la cage au cas d’intempérie pouvant atteindre le bien-être
animal. Sinon, il pourrait être possible d’équiper l’emplacement de trappage de caméra afin
d’éviter de laisser un animal trop longtemps pris au piège. Finalement, je crois qu’il est
primordial de considérer chaque animal de la même façon et de n’exclure aucune espèce lors de
la confection de règlementation s’appliquant aux pièges. Tout piège utilisé devrait être approuvé
pour le bien-être animal, peu importe l’espèce de l’animal ciblé. À mon avis, il y a moyen
d’améliorer tous les dispositifs de trappage que nous disposons grâce aux connaissances que nous
avons acquis par rapport au bien-être animal depuis les dernières années.

Deuxièmement, au cours des années, la chasse n’est plus devenue un moyen de subvenir à ses
besoins ou servant à la survie de l’homme. En effet, son application ses diversifié et est devenue
une activité sportive ou un outil de contrôle de la faune. Or, comme tout sport, la performance est
mise de l’avant et l’homme cherche constamment le meilleur moyen pour améliorer celle-ci grâce
à l’élaboration et l’application de nouvelles techniques. De ce fait, l’homme a commencé à
utiliser, par exemple, des appâts plus performants, des armes plus performantes, des techniques
de camouflages plus efficaces ou à utiliser les chiens comme outil de pistage et de chasse. En
effet, en Australie, l’utilisation de chiens comme outil de chasse contre les cochons sauvages est
chose commune, puisque ce mammifère sauvage est considéré comme une espèce nuisible. Cette
pratique consiste à l’utilisation d’un chien ou d’un groupe de chien traqueur servant à trouver une
proie et à la poursuivre jusqu’à ce qu’elle soit épuisée physiquement et mentalement afin que le
chasseur puisse la restreindre et la tuer lorsque celle-ci sera vulnérable et à sa disposition. Cette
méthode porte à la fois atteinte au bien-être de l’animal chassé que celui de l’animal utilisé pour
traquer. En effet, selon l’affirmation précédente, il peut être alarmant de constater qu’il y a 52%
des chasseurs de cochons sauvages en Australie qui utilisent un à deux chiens comme outil de
chasse selon un sondage qui a été réalisé en 2016 (Orr et al. 2019). Cette pratique cause
inévitablement de la souffrance et de la douleur puisque lors de la poursuite entre les chiens et le
cochon, les chiens vont mordre l’animal afin de le blesser et l’empêcher de continuer sa course
(Orr et al. 2019). Or, cette poursuite peut durer un certain temps, ce qui implique que l’animal va
souffrir tout au long du processus. Ensuite, lorsque l’animal est épuisé, il va s’abandonner au
chasseur. À ce moment, une pratique courante en Australie est d’assommer l’animal et de
l’emmener à un centre d’abatage (Orr et al. 2019). Cependant, lorsque l’animal arrive au centre
d’abatage, les cochons vont demeurer conscient et vont être exsanguiné ce qui cause un choc
chez l’animal et une grande détresse (Orr et al. 2019). De plus, Il est prouvé que l’usage de chiens
pour la chasse d’animaux sauvages peut causer une réponse psychologique négative causant du
stress et de la peur chez l’animal. En effet, une autre étude qui a été fait sur l’utilisation de chiens
de chasse sur le comportement des ours en Suède a démontrée qu’une chasse simulée incluant
l’usage de chiens avait un plus grand impact et occasionnait une dépense d’énergie beaucoup plus
significative qu’une simple rencontre avec un Chasseur (Le Grand et al. 2019). D’ailleurs, les
jours suivant la simulation, les ours dormaient durant des périodes qui variaient de façons
linéaires avec la durée de la poursuite durant la chasse (Le Grand et al. 2019). Cela démontre
l’épuisement que cette pratique peut causer à l’animal. Il est également important de considérer le
fait que les animaux sauvages sont des animaux qui agissent par instinct et que s’ils se sentent
menacés, ceux-ci vont chercher à se défendre. De ce fait, les chiens qui sont utilisés dans la
chasse sont également à risque d’être blessés et sont sujets à des blessures qui pourraient les
incapacités ou les tuer. Selon moi, il est primordial de bannir cette pratique et de demeurer à la
chasse conventionnelle avec l’utilisation d’arme à feux puisque celle-ci est à la fois plus juste,
mais elle permet aussi d’éviter de la souffrance inutile au chien et à l’animal chassé en lui
donnant la mort plus rapidement tout en exigeant moins d’énergie de la part de celui-ci. En
revanche, je crois qu’il est important d’instaurer de bonnes techniques de chasse basées sur la
considération du bien-être de l’animal et de sensibiliser tout chasseur de l’empreinte négative que
leurs actes peuvent avoir sur le comportement actuel et futur de l’animal qui sera impliqué. Il y a
en effet moyen de bien faire les choses, mais il ne faut pas oublier que les recherches concernant
le bien-être animal datent de peu et que nous cessons d’apprendre de nouvelle information sur ce
sujet, ce qui implique que toutes techniques de chasse devraient être révisées au fils de
l’acquisition de ces connaissances.
3. Conclusion

4. Référence
1- Baker, S., Shaw, R., Atkinson, R., West, P., & Macdonald, D. (2015). Potential welfare impacts
of kill-trapping European moles (Talpa europaea) using scissor traps and Duffus traps: A post
mortem examination study. Animal Welfare, 24(1), 1-14.
[Link] (Consulté le: 2023-04-05)

2- Proulx, G., & Rodtka, D. (2019). Killing Traps and Snares in North America: The Need for
Stricter Checking Time Periods. Animals, 9(8), 570. [Link]
(Consulté le: 2023-04-01)

3- Beausoleil, N. J., Baker, S. E., & Sharp, T. (2022). Scientific Assessment of the Welfare of
Trapped Mammals-Key Considerations for the Use of the Sharp and Saunders Humaneness
Assessment Model. Animals: MDPI, 12(3), 402. [Link] (Consulté
le: 2023-04-03)

4- Orr, B., Malik, R., Norris, J., & Westman, M. (2019). The Welfare of Pig-Hunting Dogs in
Australia. Animals: MDPI, 9(10), 853. [Link] (Consulté le: 2023-
04-03)

5- Le Grand, Luc and Thorsen, Neri H. and Fuchs, Boris and Evans, Alina L. and Laske, Timothy
G. and Arnemo, Jon M. and Sæbø, Solve & Støen, Ole-Gunnar. (2019). Behavioral and
Physiological Responses of Scandinavian Brown Bears (Ursus arctos) to Dog Hunts and Human
Encounters, Frontiers in Ecology and Evolution, 7,1. [Link]
(Consulté le: 2023-04-05)
5. Annexe
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