l’obligation d’information
au maroc:
l’obligation générale de l’information : l’obligation particulière de l’information
le fournisseur doit fournir au il est clairement disposé que le
consommateur tous les renseignements consommateur a le droit d’être informé,
utiles qui lui permettent d’établir un par un écrit engageant le fournisseur, sur la
consentement le plus éclairé possible. date limite de livraison d’un produit ou
la loi 31-08, dispose dans son article d’exécution d’un service.
3 l’ensemble des indications que le IL est ainsi dicté que le seuil du prix ou
fournisseur est tenu de fournir au tarif a partir duquel il est obligatoire de
consommateur. déclarer la date de livraison est fixé à
Tous les produits ou biens mis en vente 3000 dhs.
doivent obligatoirement être accompagnés Le consommateur a la faculté de mettre
d’une étiquette dont le contenu et la forme fin de plein droit et sans recours à la
sont fixés par voie réglementaire. justice, à l’engagement le liant au
Ainsi selon l’article 27 de ce décret « Les fournisseur portant sur le bien non livré ou
mentions obligatoires figurant sur les la prestation non exécutée si :
étiquettes doivent être rédigées en langue le délai mentionné à l’article 12 est
arabe et éventuellement dans une ou dépassé de 7 jours.
plusieurs langues étrangères de manière le retard n’est pas dû à un cas de force
visible, lisible et indélébile. majeure.
L’étiquette doit être apposée dans un Le consommateur exerce également
endroit apparent sur le bien ou produit, ou ce droit dans un délai maximum de 5
sur l’emballage de celui-ci de manière à jours après expiration du premier
être vue par le consommateur. » délai de 7 jours, et de ce fait
Apres la conclusion du contrat, si la totalité l’engagement sera alors réputé résolu
ou une partie de celui-ci a été rédigée par à la réception par le fournisseur de
écrit, le fournisseur est tenu d’en faire l’avis qui lui est adressé, à condition
établir autant d’exemplaires que nécessaire toutefois que la livraison du bien ou
et d’en remettre au moins un au l’exécution de la prestation ne soit pas
consommateur. intervenue entre la signification dudit
Le fournisseur s’engage à indiquer au avis par le consommateur et sa
consommateur, avant la conclusion du réception par le fournisseur
contrat, la période durant laquelle les
pièces de rechange et les pièces
indispensables à l’utilisation des produits
ou biens seront disponibles sur le marché
avant la conclusion du contrat1, il s’engage
également à remettre à toute personne
intéressée qui en fait la demande un
exemplaire des conventions qu’il propose
habituellement.
en France :
1. Le renforcement de l’obligation générale précontractuelle
d’information du consommateur
Tout professionnel se doit ainsi de fournir au client un certain nombre d’informations, de façon claire et
détaillée, avant de conclure tout contrat. L’article L111-1 du Code de la consommation indique que « tout
professionnel vendeur de biens ou prestataire de services doit, avant la conclusion du contrat, mettre le
consommateur en mesure de connaître les caractéristiques essentielles du bien ou du service ». Dans le
détail, les informations requises concernent :
Le prix du produit, bien, prestation ou service ;
Ses caractéristiques essentielles et détaillées ;
Le transfert de risque, qui correspond au risque de détérioration ou perte qui est transféré
au consommateur uniquement lorsque le bien ou le produit est transmis au consommateur ;
avec exception lorsque le bien est remis à un transporteur autre que celui prévu par le
professionnel, à la demande du consommateur ;
La date et/ou le délai de livraison, qui à défaut d’une date ou d’un délai fixé demande que
le professionnel s’exécute 30 jours au plus tard après la signature du contrat ;
Les informations concernant l’identité du professionnel ;
Les informations concernant l’existence et les spécificités des garanties et autres
conditions contractuelles ;
Les informations concernant tout paiement supplémentaire non compris dans le prix
originel du produit, bien, prestation ou service ;
Les informations concernant la disponibilité des potentielles pièces détachées.
1
Ibid, art 10.
Dans le cas de contrats conclus à distance, des informations supplémentaires doivent également être
transmises au client:
Les informations concernant les coordonnées du professionnel ;
L’existence d’un droit de rétractation et ses modalités d’exécution (conditions, délai,
formulaire type, éventuels frais) ;
Les moyens de paiement acceptés ;
Les informations concernant les spécificités et dispositions du traitement des réclamations
par le professionnel.
L’information portant sur les biens ou le service
C’est à l’article L. 111‐1 du Code de la consommation qu’il convient de se référer pour déterminer le
contenu des informations à porter à la connaissance du consommateur avant la régularisation du contrat.
Il ressort ainsi de cette disposition qu’« avant que le consommateur ne soit lié par un contrat de vente de
biens ou de fourniture de services, le professionnel communique au consommateur, de manière lisible et
compréhensible, les informations suivantes : 1° Les caractéristiques essentielles du bien ou du service,
compte tenu du support de communication utilisé et du bien ou service concerné ; 2° Le prix du bien ou du
service (…) ; 3° En l’absence d’exécution immédiate du contrat, la date ou le délai auquel le professionnel
s’engage à livrer le bien ou à exécuter le service (…) ».
À l’analyse, cette information précontractuelle doit conduire le professionnel à faciliter pour le
consommateur la compréhension et la maîtrise de son engagement en lui offrant toute l’aide nécessaire29.
En ce sens, elle implique davantage le professionnel qui participe « plus activement dans le contrat afin de
faciliter la tâche de l’autre partie ». En d’autres termes, cette information matérialise la coopération des
parties pour un engagement éclairé du consommateur…
Outre les informations précontractuelles concernant les biens et les services, le Code de la consommation
prévoit également la communication d’informations concernant le professionnel.
L’information concernant le professionnel
Dans l’énumération des informations devant être communiquées au consommateur avant qu’il ne soit lié
par un contrat de vente de biens ou de fourniture de services, l’article L. 111‐1 précité précise in finedans
un 4e que le professionnel doit également communiquer au consommateur, de manière lisible et
compréhensible, des « informations relatives à son identité, à ses coordonnées postales, téléphoniques et
électroniques et à ses activités, pour autant qu’elles ne ressortent pas du contexte, ainsi que, s’il y a lieu,
celles relatives aux garanties légales, aux fonctionnalités du contenu numérique et, le cas échéant, à son
interopérabilité, à l’existence et aux modalités de mise en œuvre des garanties et aux autres conditions
contractuelles ».
Une fois le consentement du consommateur éclairé par ces informations précontractuelles permettant à ce
dernier de s’engager en connaissance de cause, le créancier professionnel est également tenu de porter à la
connaissance de son cocontractant des informations spécifiques concernant l’exécution du contrat.
D’une multitude d’informations spécifiques:
Le professionnel est tenu de porter à la connaissance du consommateur, s’agissant des denrées alimentaires,
des informations portant notamment :
sur la dénomination de vente découlant de la réglementation en vigueur ou des usages
commerciaux ;
sur la liste des ingrédients c’est-à-dire les substances utilisées, y compris les additifs, pour la
fabrication ou la préparation du produit
L’information du consommateur sur les prix
Il convient de distinguer les règles générales applicables à l’information sur les prix (1) aux situations
particulières régies par des dispositions spécifiques (2).
1 – Les dispositions générales applicables à toute information sur les prix
Aux termes de l’article L. 112-1 du Code de consommation, « tout vendeur de produit ou tout prestataire
de services informe le consommateur, par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre
procédé approprié, sur les prix et les conditions particulières de la vente et de l’exécution des
services (…) ».
On l’aura compris : cette obligation générale d’affichage du prix du produit ou du service est destinée à
éclairer le consommateur « quant au montant de la dépense totale qu’il aura à supporter pour l’acquisition
du produit ou la fourniture du service proposé ».
C’est pourquoi il doit s’agir conformément aux dispositions réglementaires d’un prix tout compris, à
l’exception des frais supplémentaires exceptionnels.
L’objectif in fine, on le sait, est la protection du consommateur. C’est ce même objectif qui justifie la
validité de la comparaison publicitaire des prix, qui aux termes de l’article L. 122-1, 3e, du Code de la
consommation n’est licite que si « elle compare objectivement une ou plusieurs caractéristiques
essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives de ces biens ou services, dont le prix peut faire
partie ».
Ce n’est pas tout. Il existe des dispositions spécifiques selon que le produit est soit exposé ou non à la vue
du public, ou encore en matière de réduction du prix.
2 – Les dispositions spécifiques applicables à l’information sur les prix
Conformément à l’article L. 112-1 du Code de la consommation précité, pour tous les produits destinés à
la vente au détail et exposés à la vue du public, il appartient au professionnel de mettre le consommateur
en mesure « de connaître le prix sans entrer dans le lieu de vente, si le produit est visible de l’extérieur et
sans avoir à interroger le vendeur ».
Il faut dire qu’un tel principe se comprend. Il faut en effet éviter que le consommateur, pour connaître le
prix d’un produit, soit contraint de rentrer en contact avec le professionnel qui peut le convaincre de
procéder à un achat. « Afin d’exercer des choix éclairés, les consommateurs doivent être en mesure de
connaître les prix à l’avance et de comparer sans difficulté des offres complètes et objectives. Il y a
infraction lorsque l’éventuel client est obligé soit de faire appel à un vendeur, soit de déplacer des objets
fragiles pour avoir un renseignement relatif au prix des objets exposés ».
Pour ce qui est des produits non exposés à la vue du public, le professionnel demeure tenu, dès lors que le
produit est disponible à la vente au détail « soit dans le magasin, soit dans les locaux attenants au magasin
et directement accessibles aux clients »d’étiqueter le prix.
Par ailleurs, pour tout ce qui concerne les soldes et réductions de prix, « le professionnel doit ainsi pour
toute réduction de prix indiquer le prix réduit et le prix de référence ayant fait l’objet de la réduction.
Lorsque l’annonce de réduction de prix est d’un taux uniforme, l’indication du prix réduit n’est pas
obligatoire sous réserve que les produits concernés soient clairement identifiés. La réduction peut dès lors
être faite directement par escompte en caisse »