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Cours Du Beton Armé: (2eme Partie)

Ce cours sur le béton armé, adapté au programme national de la quatrième année, aborde les fondations, leur conception et leur calcul. Il distingue les fondations superficielles et profondes, en détaillant les types de semelles, leurs dimensions, et les méthodes de calcul des armatures. Les principes de prudence en ingénierie des fondations sont soulignés pour assurer la stabilité des constructions.

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Cours Du Beton Armé: (2eme Partie)

Ce cours sur le béton armé, adapté au programme national de la quatrième année, aborde les fondations, leur conception et leur calcul. Il distingue les fondations superficielles et profondes, en détaillant les types de semelles, leurs dimensions, et les méthodes de calcul des armatures. Les principes de prudence en ingénierie des fondations sont soulignés pour assurer la stabilité des constructions.

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1

COURS DU BETON ARMÉ


(2EME PARTIE)

Ce cours est adapté au programme national de la quatrième année


construction du cours de Béton Armé.
Références : Pathologie de la technologie et calcul des structures
Par Ir. Claude MUYALO
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construction du cours de Béton Armé.
Références : Pathologie de la technologie et calcul des structures
Par Ir. Claude MUYALO
3

CHAP. I. LES FONDATIONS


I. GÉNÉRALITÉS
Les fondations d’une construction sont constituées par les parties de cet ouvrage en contact
avec le sol auquel elles transmettent les charges de la superstructure.
Cet ouvrage de transition doit être conçu pour transmettre les efforts supportés par l’ossature
supérieure en créant entre le sol et la fondation une répartition admissible des contraintes. La
fondation d’un ouvrage en est donc la partie la plus essentielle, car de sa bonne réalisation
résulte la tenue de l’ensemble.
Le principe primordial, en calcul de fondation, sera toujours celui d’une extrême prudence,
car quelle que soit l’importance des études de mécanique des sols auxquelles on se livrera, le
sol de fondation sera toujours moins bien connu du constructeur que la fondation qu’il édifie.
Il est conseillé de voir « plutôt large » en fondation car les désordres causés dans une
superstructure pour insuffisance de l’infrastructure sont souvent graves, coûteux à supprimer.
On distingue deux grands types de fondation :
- Les fondations superficielles
- Les fondations profondes

I .2. LES FONDATIONS SUPERFICIELLES


2.1. Définitions et remarques générales
Une fondation est dite superficielle si :
- Sa profondeur est de l’ordre de gradeur des dimensions de la fondation. On admet une
profondeur d’ancrage au plus égale à 5 fois la largeur de la semelle de fondation. En
pratique cela limite la profondeur de ces fondations à 2 ou 3 mètres
- L’équilibre de l’ouvrage est assuré par des contraintes qui se créent sous la fondation
et non pas tangentiellement à celle-ci.
Ces fondations superficielles comprennent essentiellement :
 Les semelles isolées sous poteaux
 Les semelles continues sous poteaux ou sous-murs
 Les radiers.
Les contraintes admissibles peuvent résulter de l’expérience, ou être déterminées à l’aide des
théories de la mécanique des sols. A titre indicatif, nous donnerons ci- dessous des ordres de
grandeur pour quelques contraintes admissibles :
- Remblais 0,5kg/cm²
- Terre végétale 0,5kg/cm²
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- Argile 1 à 2kg/cm²
- Argile compacte 2 à 4kg/cm²
- Sable 3 à 5kg/cm²
- Gravier 4 à 6kg/cm²
- Rocher 10 à 20kg/cm²

2.2. Semelle filante ou sous mur


1. Description, dimension, dispositions constructives
Une semelle sous mur est constituée par des empattements destinés à répartir sur le sol de
fondation la charge transmise par le mur (fig.1). Appelons :
 Q la charge, en kg, à transmettre au sol par mètre linéaire dans le sens longitudinal du
mur (Q= poids de 1m de mur et de semelle + charges et surcharges agissant sur 1m de
mur, on peut d’ailleurs en général, négliger le poids propre de la semelle).
 la contrainte admissible sur le sol, en kg/cm².
 B est largeur de la semelle en centimètres
Pour que la contrainte sur le sol ne dépasse pas la contrainte admissible, on devra avoir :
Q
B>ou=
100 × contrainte admissible du sol

En outre, pour que les contraintes soient uniformément réparties sur le sol et pour que les
efforts dans les bielles de béton que nous serons amenés à considérer par la suite soient
convenablement transmis aux armatures, les dimensions de la semelle doivent satisfaire aux
conditions suivantes :

- Pour la hauteur ht à l’aplomb du mur :


B−b
Ht=d+
4

Avec : d= enrobage
b= largeur du mur

- Pour la hauteur 𝑒 en cm au bord libre :


e=6 ∅ +6

Avec : ∅ le grand diamètre

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2. Dispositions pratiques
On coule généralement sous la semelle un béton de propreté d’au moins 5cm d’épaisseur.

Très souvent on fait reposer le mur sur la semelle par l’intermédiaire d’un libage (fig. 2) qui a
pour effet de raidir la semelle et permet de remédier aux tassements différentiels pouvant se
produire. Ce libage est constitué par une poutre comportant des armatures longitudinales et
des armatures transversales. En général, on ne donne pas à la semelle, du côté du bord libre
une hauteur inférieure à 15cm et on évite d’avoir des semelles d’épaisseur inférieure à 25cm.
Pour des hauteurs supérieures à 35cm, on donne une forme trapézoïdale à la semelle, si non il
est plus simple de faire une semelle rectangulaire.
3. Méthode de calcul
Pour le calcul des armatures, nous utiliserons la méthode des bielles qui consiste à admettre
que les efforts provenant du mur sont transmis par l’intermédiaire de bielles obliques de
béton. Comme la semelle reçoit non seulement les efforts de compression, elle reçoit aussi les
efforts de traction réduit à un effort F donné par la relation ci-dessous :
Q(B−b)
F=
8(Ht −d)

Avec Ht : la hauteur totale de la semelle


La section des armatures de résistance par unité de longueur a pour valeur
F
A=
contrainte admissible des aciers
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Et la section des armatures de répartition auront une section égale au 25% de celle des
armatures de résistance.
A
Soit Ar= ou Ar=25 %
4

Nota: Ici, le libage sera toujours armé de 3∅12 à la partie supérieure et à la partie inférieure,
ainsi que par un cadre et un étrier en 6∅ disposés à raison de 6 par mètre.
APPLICATION NUMÉRIQUE
Soit à calculer les dimensions et les armatures d’une semelle de fondation située sous un mur

longueur. Contrainte admissible sur le sol : 𝜍 𝑠 = 2𝑘 𝑔 /𝑐 𝑚 ². La semelle est en béton peu


de 0,50m d’épaisseur. La charge totale pondérée transmise par le mur : 40 000kg par mètre de

contrôlé, dosé à 350kg/m3 ; les armatures sont en acier 𝐹 𝑒 𝐸 22 ; la fissuration est


préjudiciable K = 10⁶

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2.3. Semelles continues sous colonnes


Les semelles continues sous colonnes sont à recommander dans le cas où l’on rencontre un sol
peu résistant qui pourrait déterminer des tassements inégaux sous les colonnes et
conséquemment des fissures dans la construction. Dans le cas d’un bon terrain, il n’y a pas
lieu de relier les fondations des colonnes entre elles, les fondations isolées étant plus
économiques.
Il est à conseiller de prévoir des goussets au droit des colonnes de façon à augmenter la
raideur de la semelle nervurée et à assurer une répartition aussi uniforme que possible de la
pression sur le terrain. On donnera à ces goussets une longueur égale au 10e de la distance
entre colonnes et une hauteur égale au 1/3 de leur longueur.

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2.4. Semelles isolée sous poteaux


1. Description, Dimension, Dispositions constructives
Une telle semelle constitue un tronc de pyramide. Appelons :

𝑄 : la charge, en kilogramme, à transmettre au sol ;

𝜍 𝑠 : la contrainte admissible sur le sol en kg/m²;

𝐵 𝑥 : le grand côté du rectangle (𝑏 𝑥 pour le pilier) en cm

𝐵 𝑦 : le petit côté du rectangle (𝑏 𝑦 pour le pilier) en cm.

Pour que la contrainte sur le sol ne dépasse pas la contrainte admissible, nous devons avoir :
Q
Bx . By ≥
contrainte admissible des aciers

Les autres dimensions de la semelle devront, avec les notations indiquées sur ces figures,
satisfaire aux conditions suivantes :

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2. Méthode de calcul
Par le même raisonnement que pour les semelles continues, on obtient :
 Force de traction F
Cette force sera décomposée en x et y, on aura :

 Sections des armatures


Les armatures seront donc constituées par deux nappes superposées de barres orthogonales et
parallèles aux côtés. La section totale des armatures parallèles à ox, c’est-à-dire au grand
Côté, aura pour valeur :

Et la section totale des armatures parallèles à oy, c’est-à-dire au petit côté :

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APPLICATION NUMÉRIQUE
Soit à déterminer la semelle de fondation d’un pilier rectangulaire de 30 × 20 𝑐 𝑚 ;
transmettant une charge centrée de 30t. La contrainte admissible sur le sol de fondation : 𝑠𝑠=
3𝑘 𝑔 /𝑐 𝑚 ², pour les armatures : 𝑎𝑘 = 1470𝑔 𝑐 /𝑚𝑚 ², sous réserve des conditions relatives à
la fissuration qui est préjudiciable k = 10⁶ , 𝑏𝑏 = 5,8𝑎 𝑟 𝑟.

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2.5. Semelles excentrées


Les semelles excentrées ne peuvent se concevoir lorsque les dispositions des ouvrages
existants ne permettent pas de centrer le poteau sur la semelle. Intuitivement, elles sont
utilisées lorsque la résultante des efforts verticaux ne coïncide pas avec le centre de gravité de
la semelle. Notons que ce type de semelle est très rigide.

La hauteur totale de la semelle sera donnée par la relation ci-dessous :


A−a B−b
h> +10 et h> + 10
4 4

1. Méthode élastique

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La portée 𝐵𝑜 = 𝐵 – 𝐵1, est inutile s’effectuer que par l’augmentation de dimension A.


Généralement 𝐴 > 𝐵. Alors les armatures sont telles que :

𝐴3 sont des armatures technologiques, soit 15 à 30% de 𝐴2.


2. Méthode pratique des constructeurs
2.a. Dans le cas où il existe une colonne proche
La semelle excentrée peut être équilibrée par une poutre jusqu’à la semelle de la colonne
proche.

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2.b. Cas d’absence de la colonne proche


On équilibre le moment de la semelle excentrée par sa propre colonne qui travaille en flexion
composée.

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L’effort de frottement sur le sol 𝐻𝑖 est égal et opposé à l’effort de traction 𝐻𝑠 dans la poutre
de structure.
M
Hi=Hs=
Hs

2.6. Radier général


1. Définition :
Il arrive, lorsqu’on envisage des fondations superficielles que, par suite de l’importance des
charges appliquées ou de la contrainte admissible du sol (sol peu résistant), l’étude aboutisse à
ce que les semelles soient larges et occupant tout l’entraxe des poteaux. On a alors souvent
intérêt à transformer la fondation en dalle coulée sur le terrain. Une telle dalle, comportant le
rôle de dallage ou de plancher (renversé) entre les poteaux ou les murs.
Il faut toutefois que la construction ne soit pas soumise à des surcharges présentant
d’importantes dissymétries qui pourraient provoquer des tassements différentiels entre
diverses zones du radier.

2. Dimensionnement du radier

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Le radier se comporte comme une dalle renversée. On la dimensionne donc comme dalle. On
doit tenir compte :
- De la condition de non poinçonnement (voir chapitre sur les dalles)
- Étant donné qu’il est toujours peu commode de placer des étriers dans une dalle, la
règle de la contrainte de cisaillement est souvent prépondérante dans la détermination
de l’épaisseur du radier, soit

2.a. Calcul du radier


Étant donné qu’un radier général se calcule comme un plancher, la charge à prendre en
compte est la réaction du sol diminuée du poids propre du radier. Les armatures principales
seront en haut et les chapeaux en bas.
NB : S’il existe une sous-pression hydrostatique il faudra en tenir compte dans le calcul et, en
outre, vérifier que l’effet de cette sous-pression est inférieur au poids propre de l’ouvrage, si
non celui-ci risquerait de flotter.

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[Link]. LES POTEAUX EN BÉTON ARMÉ


II.1. Généralités
a. Définitions : Le Poteau est un organe porteur d'un ouvrage sur lequel se concentre de
façon ponctuelle la charge du système planchers-poutres.
C’est un élément vertical en béton armé, responsable de la transmission des charges d’un
niveau à l’autre jusqu’aux fondations.
Ils sont parmi les éléments formant le squelette d’un bâtiment quelconque, sollicités à une
flexion latérale appelée aussi « Flambage ». C’est pourquoi les poteaux en BA sont soumis à
la fois à un effort de compression N et un moment de flexion Mf. cfr. Compression simple
centrée (Première partie).
b. Types et Formes des Poteaux
 Selon leur disposition (emplacement)
Ils peuvent être groupés en fonction de leur emplacement, ce qui nous amène à distinguer 3
types des poteaux à savoir :
- Poteaux d’angles : ils sont situés dans l’intermédiaire de deux murs de façades
- Poteaux de rives : ils sont érigés entre deux poteaux d’angle
- Poteaux intermédiaires ou intérieurs : ils sont retrouvés au milieu de tous les autres
poteaux.

 Selon leur forme (section)


Les poteaux peuvent être de sections rectangulaires, carrés, hexagonaux, en T, en L, semi
circulaires, circulaires ou d’autres formes selon ses emplacements dans le bâtiment.
Voici la figure qui reprend toutes les sortes et leur principe de ferraillage de poteaux suivant
leur forme :

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II.2. NOTIONS DE RAPPEL


A. COMPRESSION CENTRÉE
Les éléments de structures en BA sollicités à la compression simple seront considérés
comme des poteaux sous chargement centrée dans la mesure où les conditions suivantes
sont remplies. Ce cas est habituel pour les bâtiments courants.
On considérera le poteau en compression centrée si :
- Le moment en tête de poteau (encastrement des poutres) n’entraîne qu’une faible
excentricité telle que :
M b
e= <
N 12

- La valeur maxi de l’imperfection de rectitude (excentricité maximale) est :

(
e ' =Max 1 cm ;
Lf
500)
Avec : Lf = longueur de flambement
e = l’excentricité
- L’élancement est inférieur à 70 (d’après les règles de BAEL)

B. INSTABILITÉ AU FLAMBEMENT

 Description du phénomène
Le phénomène de flambement ou de flambage est un phénomène d'instabilité de la
matière (béton armé) que l'on rencontre sur les éléments verticaux sollicités en
compression. Il est très dangereux car imprévisible et immédiat. Considérons une pièce
travaillant théoriquement en compression simple. La pièce dite courte doit se déformer de
façon irréversible (écrasement par flexion latérale ou verticale) lorsque l’effort appliqué
atteint la contrainte admissible de rupture en compression de l’élément (Poteau).
Néanmoins, si sa longueur est importante par rapport à ses dimensions transversales, si
l’effort de compression augmente jusqu’à une certaine valeur, la pièce s’incurve
brusquement (cfr fig. ci-dessous). Elle prend une forme courbe et finie par se rompre sous
une charge inferieur à celle qui aura provoqué la rupture d’une pièce courte de même
section transversale. C’est le flambement ou le flambage.
Les phénomènes décrits ci-dessus ont reçu le nom de flambement. On dit que la pièce
flambe. La valeur d’effort de compression à partir du quelle se produit le flambement
s’appelle Charge critique.
Notons que :
N est l’effort de compression
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Nc est la charge critique

Fig. INSTABILITÉ AU FLAMBEMENT


Lorsque l'on atteint une valeur Nc de l'effort de compression, il y a rupture de l'équilibre par
instabilité entraînant la ruine de l'élément.
N.B. : La valeur critique (charge critique d'Euler) est bien inférieure à la limite élastique de
l'élément.
La charge de flambement ou la charge critique d’Euler NcE est donnée par :
2 2
π × E × Iyy π × E × Iyy
NcE= 2
=
4 Lo ( 2 Lo )2

Remarques :
- Dès que NcE est atteinte, la poutre subit une grande déformation et se rompt ou se
déforme de façon irréversible car les contraintes internes dépassent la limite élastique
du matériau. La charge critique NcE n’est pas fonction de e.
- Dans ce cas 2Lo est la longueur de flambement.
- Suivant la géométrie du poteau et en fonction des liaisons avec son environnement
nous aurons des longueurs et des charges de flambement différentes.
D’où E est le module de Young
Iyy est le montant quadratique minimum
Lo est la longueur initiale
 Longueur de flambement selon Eurocode 2
La longueur de flambement Lf dépend de la longueur libre Lo et des liaisons avec
l’extérieur. Pour un bâtiment à étages, la longueur libre Lo est comptée :
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- Entre faces supérieures de deux planchers consécutifs dans le cas d’un poteau
d’étage courant ou multiples,
- Entre la face supérieure du premier plancher et la jonction avec la fondation dans
le cas du premier niveau.

D’une façon générale : Lf = K ×Lo


2 2
π × E × Iyy π × E × Iyy
NcE= =
( K × Lo )2 ( Lf )2

 Valeurs de K pour des poteaux isolés

Différentes conditions selon Eurocode

 Valeurs de K pour des bâtiments selon Eurocode

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K = 0,7 si le poteau est à ses extrémités :


- Encastré dans un massif de fondation,
- Assemblé à des poutres de plancher le traversant de part en part, et ayant au moins
la même raideur que lui dans le sens considéré.
K= 1 dans tous les autres cas.
Cas pratiques dans le bâtiment :
Ca L2 >Lo ; L1 >Lo Autres
s
Lf 0.7Lo Lo
 L’élancement
Le flambement intervient lorsque des poutres élancées sont soumises à un effort de
compression axial. Pour distinguer les situations où un calcul au flambement est
nécessaire de celles où un calcul en compression suffit, on définit pour une poutre sans
dimension, l’élancement λ :

et iyy= √
Lf Iyy
λ=
iyy √B
Avec :
Lf: longueur de flambement
imin ou iyy : rayon de giration minimum de la section
Imin ou Iyy: moment quadratique minimum de la section
B : aire de la section droite (section du béton)
N.B. : L’élancement permet de prendre en compte la section et l’inertie (moment
quadratique) du poteau, et de comparer les poteaux entre eux.

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TABLEAUX RÉCAPITULATIFS

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II.3. CALCUL DES POTEAUX AUX ELU


1. Introduction
Les règles B.A.E.L ne prévoient aucune condition à l’état limite de service pour les pièces
soumises en compression centrée. Par conséquent, le dimensionnement et la détermination des
armatures doivent se justifier uniquement vis-à-vis de l’état limite ultime.
Nota : comme dit précédemment, les poteaux en B.A. sont soumis à la fois :
- A un effort de compression ;
- A un moment de flexion.
Ils nécessitent des aciers verticaux et transversaux (cadres). Ils sont souvent calculés
conventionnellement en compression réputée « centrée ».
2. Évaluation des sollicitations
Le calcul de l’effort normal s’obtient par l’application de la combinaison d’actions de base
suivante :
Nu = 1.35 G + 1.5 Q
Avec : G : charge permanente.
Q : charge d’exploitation ou variable.
La charge ponctuelle transmise sur un poteau par une poutre est déterminée en supposant les
éléments de la structure isostatiques (cas des constructions "courantes").
Néanmoins l’eurocode2 admet, dans le cas de poutres à travées solidaires, de majorer la
valeur "isostatique" des charges transmises aux poteaux voisins de ceux de rive.
Si le bâtiment comporte des portiques suivant les deux directions, il convient de majorer les
charges en admettant les valeurs suivantes :
- 15% si le poteau est plus d’une fois voisin d’un poteau de rive,
- 10% si le poteau est une fois voisin d’un poteau de rive.
La figure ci-après résume l’utilisation des valeurs ci-dessus :

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3. Principe de calcul
Pratiquement on doit vérifier que l’effort normal ultime agissant est inférieur à l’effort normal
ultime résistant.
Nu ≤ Nu limite
N.B. : Cette vérification ne tient pas compte d’un phénomène physique important : LE
FLAMBEMENT.
4. Prédimensionnement de la section de béton

- Déterminer le coefficient de flambage (λ = 35 ⇒ α = 0.708)


- Se fixer un élancement λ ≤ 35

- Calculer la section réduite de béton avec A th = 0 à partir de la relation qui


permet de calculer l’effort normal.
- Détermination de la capacité portante en ELU sera vérifié par la condition ci-
après :

Nu≤ α
[ Br × fc 28 AS × fe
0.9 × γb
+
γs ]
0.9 ×γb × Nu Nu
On tire : Br ≥ Avec γb=1.5 Br=1.907×
α × fc 28 a × fc 28
Avec :
α est un coefficient de sécurité qui compense le flambement
As est la section des armatures longitudinales prises en compte dans le calcul
γb = 1,5 à l’ELU normal et 1,15 à l’ELU accidentel
γs = 1,15 à l’ELU normal et 1 à l’ELU accidentel
Br est la section réduite du poteau en m².
AS est la section totale des armatures en m².
fc28 est la contrainte de compression du béton (résistance caractéristique du béton)
fe est la contrainte de compression de l’acier (limite d’élasticité de l’acier)
Remarque : Br, la section réduite du poteau est obtenue en déduisant 1cm aux dimensions
réelles de la section sur sa périphérie.

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- Calculer les dimensions du poteau.


Lf × √3
o Si la section est carrée : ≤ a ≤0.02+ √ Br
17.5
o Si la section est rectangulaire : a ≥ Lf × √
3
17.5
Br
b≥ +0.02 si b< a
( a−0.02 )
D’où b est le petit côté et a le grand côté en m
b=a pour un poteau carré
Br en m²
5. Détermination des armatures
A . Calcul de l’armature longitudinale
o Pourcentage des armatures

On doit respecter les règles suivantes :


- Un élément insuffisamment armé est fragile
- Un élément trop armé est irréalisable correctement
As est vérifiée par la relation ci-dessous :

As min ≤ As ≤ As max

Les sections max et min sont données par :


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ASmin≥ max 4 u ;( 0.2 B


100 )
ASmax=5 %B

Avec : u = périmètre du poteau en m


Le résultat en cm²
B: section du poteau en cm² ou m².
o Calcul de la section totale d’acier en fonction de l’effort normal Nu

La section du béton et la section d’acier doivent pouvoir équilibrer l’effort normal


ultime Nu.

AS ≥
[ α 0.9 × γb]
Nu Br × fc28 γs
− ×
fe
Remarques :
- Si λ ≤ 35 : As représente l’aire de toute les armatures longitudinales à disposer
sur tout le périmètre de la section considérée.
- Si λ > 35 : As représente l’aire des armatures qui augmente efficacement la
rigidité dans le sens où le moment d’inertie est le plus faible.

1°. As min < As Calculée < As max ⇒ On ferraille avec As calculée.


- Pour les armatures longitudinales nous avons trois cas :

2°. As Calculée < As min ou < 0 ⇒ On ferraille avec As min.


3°. As Calculée > As max ⇒ On augmente la section du béton B et
on recalcule de nouveau As

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B. Calcul de l’armature transversale


Ces armatures ont principalement un rôle de maintien des armatures longitudinales.
Elles évitent ainsi leur flambement. Le choix des armatures transversales se fait à
partir de dispositions forfaitaires :
φt = φl max /3
Remarques :
- Valeur de leur espacement est donnée par :
t ≤ min( 40 cm ; a + 10 cm ; 15φl min )
- Nombre d’acier transversaux à disposer sur la longueur de recouvrement doit
être au minimum 3.
- Lr ≥ 0,6Ls. A défaut de calcul précis, on prend : Lr ≥ 24Φ.
- Les armatures transversales doivent former une ceinture continue sur le
pourtour du poteau.

Ce cours est adapté au programme national de la quatrième année


construction du cours de Béton Armé.
Références : Pathologie de la technologie et calcul des structures
Par Ir. Claude MUYALO
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Par Ir. Claude MUYALO

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