Notion sur la communication en général
I. Définition :
La communication, c’est entrer en relation avec une autre personne ou un
groupe de personnes pour :
Dialoguer ;
Échanger des idées ;
transmettre un message ;
entretenir une conversation ;
Induire un changement favorable ;
Etc.
II. Schéma général de la communication:
C’est un échange d'information entre émetteur et récepteur à travers un canal
pour faire passer un message afin de convaincre, persuader, motiver, rassurer, en
vue d’un changement de comportement. Ce changement de comportement se
traduira per l’effet du message sur le récepteur. Les éléments du schéma général
de la communication :
Emetteur
Message Récepteur
Feed back Effet
Emetteur : Transmet le message
Message : C’est le contenu de l’information à faire passer.
Canal : C'est le moyen ou la méthode utilisée pour transmettre le message
Feed back : Retour de l'information. Permet de contrôler que le message est bien
reçu.
Récepteur : C'est celui qui reçoit le message ou l’information.
Effet : C’est l’impact recherché ou le changement de comportement recherché
III. Les différents types de communication:
1. La communication interpersonnelle (CIP): c'est un entretien face à
face, un échange d'informations, de sentiments et d'attitudes entre
individus ou entre groupes individus qui peuvent se voir et s'entendre.
Exemple : counseling, causeries.
2. La communication de groupe : elle s'intéresse à un grand public sans
utilisation des médias de masse. Exemple : réunions, assemblées
générales.
3. La communication de masse: c'est la communication qui s'étend à un
grand public, à une très large échelle par l’intermédiaire de mass media :
la radio, la télévision, le satellite, le téléphone, les lettres, le télégraphe,
les films, etc.
4. La communication intra personnelle : elle fait appel à introspection
c'est à dire ce qui se passe à intérieur d'un individu quand il pense ou
ressent des émotions
IV. Les différentes formes de communication :
La communication non verbale (paroles) ;
La communication non verbale (gestes mimiques, expression du visage)
V. Les différentes techniques de communication :
La causerie éducative ;
La visite à domicile ;
Le counseling.
VI. Les canaux et supports de communication :
1. Canaux interpersonnels : face à face, distribution communautaire,
visites à domicile, éducation des pairs, discussions de groupe, conseils,
pièces de théâtre marionnettes, festivals locaux de musique
2. Canaux modernes :
Audiovisuels : TV-vidéo, cinéma, etc.
Audio : Radio, cassette audio, compacts disques (CD), téléphone
Visuel : la presse écrite, les imprimés.
3. Canaux traditionnels: la danse populaire, la musique et le chant
collectif, théâtre, les marionnettes, les veillées de type rituel ou initiatique
4. Les types de supports :
Télévision (dossier, émission, spot télévisé, microprogramme, etc.);
Vidéo (documentaire, vidéo forum, etc.);
Cinéma (film court métrage, etc.),
Journaux (quotidiens, mensuels, etc.);
Revues (quotidiennes, mensuelles, etc.)
Les imprimés (affiche, boite à image, dépliant, brochure).
Les tableaux, les transparents, les diapositives.
VII. Les obstacles de la communication:
Certaines situations peuvent entraver la bonne marche de la communication, ce
sont :
les mots- les émotions,
le cadre de référence:
L'interprétation
Le choix du moment,
Le manque de compréhension;
La culture;
La différence d'âge/sexe.
La monotonie de la stratégie et du canal:
Le langage (choix des mots/vocabulaire);
Le lieu,
La langue de communication.
VIII. Les facteurs qui influencent la communication
1. Emetteur:
Facteurs positifs : Disponibilité, bonne écoute, discrétion, respect des autres,
maitrise du sujet, ponctuel, patience, bonne diction, bonne attitude, désir de
bien communiquer.
Facteur natifs : Non-maitrise du sujet, timidité, mauvaise diction, impatience.
2. Message:
Facteurs positifs : Clarté précision concision, intéressant, utilisation des aides
visuelles.
Facteurs négatifs : Confus, compliqué, inapproprié, le message mal formulé,
trop long ou trop court, non testé.
3. Canal:
Facteurs positifs : Direct, approprié, adapté.
Facteurs négatifs : Indirect, inapproprié, inadapté
4. Récepteur:
Facteurs positifs : Disponibilité, discipline, patience, bonne écoute, Intérêt,
attention.
Facteurs négatifs : Impatience, indiscipline, non disponible, refus du message,
méfiance, ne donne pas de feed-back.
EN FONCTION DE LA QUALITE DU CANAL ET DU MESSAGE D’UNE
PART, DE LA DISPOSITION ET DE LA DISPONIBILITE DE LEMETTEUR
ET OU RECEPTEUR D'AUTRE PART LE, FEED-BACK ET L’EFFET
SERONT INFLUENCES NEGATIVEMENT OU POSITIVEMENT.
5. Feed-back:
Indicateurs positifs : Approprié, pertinent, immédiat, opportun, spécifique.
Indicateurs négatifs : Non approprié, non pertinent, non immédiat, non opportun,
trop général, absent.
6. Effet ou impact:
En définitive, l'effet ou l'impact du message dépendra aussi des facteurs tels que
la Perception que se fait le récepteur du message reçu, les valeurs intériorisées
par le récepteur et l'image de soi.
A la suite de cette activité, le facilitateur va introduire une discussion en séance
plénière, suivie d'un exposé illustré et portant sur le processus du changement de
comportement.
GESTION DES RUMEURS
I. Définition :
Une rumeur est un bruit qui se répand d'une personne à une autre ou à d'autres
sans qu'on sache d’où elle provient. Il s'agit souvent d'informations erronées ou
approximatives.
II. Origines des rumeurs :
Les rameurs peuvent des origines diverses :
Malentendus au cours des conversations
Publications de nouvelles qui peuvent être erronées, incomplètes ou mal
comprises
Croyances erronées dues a des mauvaises interprétation qui peuvent être
d'ordre religieux ou socioculturel.
Etc.
III. Caractéristiques de la propagation des rumeurs :
La rumeur naît souvent dans les lieux de rassemblement, bar, marché, etc.
La rumeur est incontrôlée
Elle se propage rapidement et souvent amplifiée
Elle est très difficile à étouffer, plus les communicateurs officiels essaient
de la démentir plus elle s'affirme.
Elle est parfois basée sur un fait réel
Souvent l'émetteur n'est pas identifié
IV. Rumeurs relatives à la SR:
PF VIH/ SIDA IST
Le stérilet est Les moustiques transmettent Avoir une IST est signe de virilité
abortif le SIDA chez l’homme et de vagabondage
sexuel chez la femme
La pilule rend Le SIDA ne concerne que les Un homme est véritablement
stérile étrangers mature que lorsqu’il a contacté une
IST.
Le stérilet se On peut contracter le SIDA en Une femme jolie et bien
promène dans mangeant avec une personne présentable ne peut être victime
le corps. infectée. d'une IST
La pilule engendre la Le miel transmet te VIH/SIDA On attrape les IST uniquement avec
naissance d'enfants les professionnelles du sexe
mal formés
V. Démarche pour combattre les rumeurs:
Identifier la rumeur et si possible sa provenance ;
Expliquer le pourquoi de la rumeur;
Donner le message correct à plusieurs sources en qui la population a
confiance (chefs religieux, traditionnels, autorités sanitaires, etc.) et avec
des preuves convaincantes ;
Utiliser la persuasion et non l’imposition.
N.B : On peut faire appel aux personnes influentes pour combattre la rumeur.
On doit tenir compte des valeurs et de la perception des groupes cibles.
COMMUNICATION INTERPERSONNELLE
I. Définition :
La communication interpersonnelle se définit comme toute interaction directe et
consciente entre deux ou plusieurs individus. C'est une communication de
proximité. Elle assure le contact direct avec le ou les récepteurs. Elle est à
double sens et s’effectue souvent sans support intermédiaire. Elle peut prendre la
forme individuelle ou celle du groupe.
II. Quelques principes de la communication interpersonnelle :
Avoir confiance en soi
Eviter de juger ou d'évaluer trop rapidement
Eviter de s'en tenir à la première impression
Ecouter attentivement de façon continue même si la personne qui parle en
ce qu’elle dit nous déplaît
Apprendre à centrer son attention : sur celui qui parle
Reformuler pour vérifier si on a bien compris ce que dit notre
interlocuteur et si on raisonne bien sur les mêmes données
Bien étudier les questions avant de les poser
Savoir contrôler ses émotions, voire sa colère
Reconnaître et assurer ses responsabilités
Eviter d'imposer son point de vue
Accepter de négocier.
III. Différentes formes de CIP:
On distingue plusieurs formes de communication interpersonnelle. Nous
citerons essentiellement :
le counseling.
la visite à domicile
l'animation de groupe ou causerie éducative;
la discussion de groupes (Focus Groups Discussions).
Certaines de ces formes de communication sont développées par la suite dans le
présent manuel, à savoir le counseling, la visite à domicile et l'animation de
groupe.
IV. Techniques de CIP:
Le but de la CIP est d'aider l'interlocuteur à explorer ce qu'il pense et ressent,
à mieux comprendre et/ou à prendre et évaluer ses propres décisions. A cet
effet, l'interlocuteur utilisera un certain nombre de techniques dont :
L'écoute active ;
La communication verbale;
La communication non verbale.
L'écoute active:
C'est la compétence de base indispensable pour l'interlocuteur à reformuler le
contenu d'un entretien, et les émotions exprimées.
Ecouter n'est pas seulement le fait de saisir les contenus et les sentiments que
l'interlocuteur a exprimé.
La communication verbale:
Elle s'exprime généralement par les méthodes suivantes:
IV.2.1. Les questions ouvertes :
C'est une technique souvent utilisée pour recueillir des informations ou des
précisions sur un point. Les questions utilisées par l'interlocuteur sont des
questions ouvertes nécessitant une réponse plus étendue qu'un oui ou qu'un non.
Les questions ouvertes encouragent l'interlocuteur à s'exprimer.
i. La reformulation :
La reformulation permet de vérifier que l'on a bien compris ce que la personne
voulait bien dire. La reformulation a trois objectifs.
Permet au récepteur de vérifier son niveau de perception afin d'être sûr
qu'il comprend bien ce que l'émetteur est en train de lui décrire.
Faire comprendre à la personne que vous écoutez ce qu'elle dit.
Résumer les observations et les commentaires de la personne, en
reprenant ce qu'elle a dit, mais d'une manière plus concise.
Exemple : C'est ce que vous avez décidé de faire et les raisons sont...
ii. La paraphrase :
C'est tout simplement la reformulation personnelle de ce que quelqu'un a dit
Exemple : Si je comprends bien ce que vous dites...
La communication non verbale:
Elle s'exprime par les éléments suivants:
Le silence
Le contact visuel
Le langage du corps.
LE COUNSELING :
I. Définition :
Le counseling se définit comme étant un entretien conseil, un tête-à-tête qui a
lieu dans un endroit calme au cours duquel une personne aide une autre à
identifier les solutions possibles à son problème, ainsi que les conséquences de
sa décision.
II. Les étapes du counseling:
Avant le counseling:
Demander un endroit privé où se fera le counseling.
Vérifier si le contenu de la trousse PF est complet.
Consulter l’aide-mémoire.
Pendant le counseling:
Exemple : en cas de counseling « Evaluation du risque d'infection ». Les étapes
ci-dessous énumérées constituent la démarche du counseling, qui correspond à
l'acronyme BERCER.
Etape 1: Bienvenue
Saluer avec respect et sympathie, offrir le siège ;
Se présenter par son nom et qualification ;
Dire à la personne que entretien est confidentiel
Etape 2: Ecouter et questionner
Demander d'exposer la raison de la visite.
Ecouter attentivement le client
Encourager le client à continuer à parler
Poser des questions pour mieux comprendre le problème du client
Essayer de comprendre sans juger, garder la neutralité.
Ne pas interrompre le client quand il parte
Etape 3 Renseigner sur la méthode
Demander à la personne de citer les méthodes qu'elle connait ;
Présenter les différentes méthodes contraceptives,
Montrer et donner à toucher les échantillons de méthodes citées,
Informer sur les méthodes disponibles au niveau du volontaire PF, des
ASC des membres CO et au niveau des cliniques PF ;
Dire si nécessaire les limites de ses compétences.
Etape 4: Aider à choisir
Demander la méthode que la personne voudrait utiliser
Etape 5: Expliquer l'utilisation
Expliquer les notions essentielles pour l'utilisation ;
Demander à la personne de répéter ce qu'elle a compris ;
Vérifier ce qui n'est pas compris ;
Reprendre avec patience les informations qui ne sont pas comprises:
Donner éventuellement une documentation à emporter chez soi
Dans le cas du condom, faire la démonstration avec le mannequin.
Etape 6: Référer/Rendez-vous
Référer la cliente à la clinique PF la plus proche ;
Rappeler sa disponibilité pour une autre rencontre ;
Remercier de l'entretien,
Ranger le matériel qui a servi pour le counseling
III. Caractéristiques d'un cadre approprié:
Pour le counseling, on doit avant tout disposer d'un cadre propre, aéré et
confortable. II doit pouvoir assurer la confidentialité. La confidentialité est une
règle fondamentale à l'instauration d'une relation de confiance entre le conseiller
et le patient (client). Le conseiller doit savoir que toute divulgation des
renseignements nécessite le consentement préalable du client.
La séance de counseling est un entretien confidentiel et le conseiller doit
nécessairement veiller au respect de cette confidentialité qui est une obligation
pour le conseiller et un droit pour le client.
IV. Qualités d'un bon conseiller :
Un bon conseiller doit être capable de:
Maitriser tous les aspects du VIH/SIDA ;
Avoir des aptitudes à la communication interpersonnelle et connaître les
techniques de counseling (BERCER) ;
Etre accessible, et savoir gérer les réactions des gens,
Développer des capacités d'empathie : pouvoir s'identifier à quelqu'un et
ressentir ce qu'il ressent ;
Etre cohérent et exact,
Savoir reconnaître ses limites.
V. Attitudes d'un bon conseiller:
Un bon conseiller doit observer les attitudes suivantes:
S'intéresser au bien être des autres,
Avoir du respect pour autrui (ponctualité, politesse...);
Maîtriser les techniques d'écoute (contact visuel, attention, paraphrase,
résumé.);
Maîtriser les techniques d'expression (adaptation du niveau de langage,
utilisation de questions ouvertes, expression de motivation) ;
Assurer la confidentialité ;
Etre honnête et franc,
Mettre en confiance et avoir confiance en soi,
Etre ouvert et tolérant,
Faire preuve d'empathie, mais pas nécessairement de sympathie ;
Etre clair et ferme,
Se mettre à jour régulièrement ;
Respecter les croyances, les attitudes et les valeurs des autres
Savoir remercier pour la confiance accordée.
VI. Défis :
Le counseling est un moment privilégié pour aider à la résolution des patients.
Le conseiller dot dire prépare à affronter certains défis lors du counseling dont
les principaux sont :
L'interlocuteur qui a de la gêne à exposer son problème:
Si l'interlocuteur refuse de parler dès le début de l'entretien, le conseiller à
un moment doit intervenir et poser des questions suivantes :
« Je vois qu'il est un peu difficile de parler. C'est le cas quand on se rencontre
pour la première fois. Je me demande si vous n'êtes pas anxieux ? »
« Vous savez, parfois, quand quelqu'un vient alors qu'il n'en a pas envie. Il
décide ne rien dire. Je me demande si ce n'est pas un peu comme ça dans votre
cas ? »
Si l’interlocuteur s'arrête de parler au milieu de l'entretien, le conseiller doit
éviter de briser le silence ou de considérer qu'il est inacceptable. La meilleure
solution consiste attendre et laisser le patient faire l'effort nécessaire pour
exprimer ce qui ressente ou pense. Toutefois, il ne faut garder le silence pendant
longtemps. Vous devez éventuellement reformuler votre question afin de l’aider
à renouer avec le dialogue. « Dites-moi ce que vous en pensez ou que ressentez-
vous ? »
L'interlocuteur se met à pleurer:
Le conseiller ne doit pas interrompre de sitôt. Un moment après, il dira que c'est
une réaction naturelle quand on est triste.
Consoler le patient en le touchant doit être bien étudié selon les contextes
culturels car il faut éviter de créer des situations prêtant à équivoque, surtout si
le conseiller et le patient sont de sexe oppose.
L'interlocuteur menace de se suicider:
Dans cette situation, une réaction de panique de la part du conseiller peut faire
peur au patient. Il est recommandé de prendre une attitude mesurée, de montrer
au patient qu’on s'intéresse à lui : qu'on vient de le connaitre mais s'il se
suicidait, on aurait perdu un ami.
L'interlocuteur refuse toute aide:
Dans cette situation, il faut lui demander le motif pour lequel il est venu
solliciter vos services (tout en restant courtois et poli). Cette question débloque
souvent la situation.
L'interlocuteur estime qu'il n'a pas de soutien au problème:
L'exemple de circonstances dans lesquelles ceci arrive concerne par exemple les
cas où une fille ou une femme veut une interruption volontaire de grossesse
(IVG). Il est toujours bon d'apprendre à mieux connaître la personne, parfois la
perception des choses peut changer.
Le conseiller ne connait pas la réponse à un fait:
Il est parfaitement judicieux que le prestataire dise qu'il ne connaît pas la
réponse et peut essayer de l'obtenir pour le patient. Le conseiller doit être
conscient que plus il est franc, plus la personne à qui il s’adresse n’aura
tendance aussi à vouloir faire preuve de franchise.
VII. Principaux défis rencontrés au cours du counseling:
Les autres défis possibles en cours de counseling peuvent être les suivants :
Le conseiller n'a pas le temps ;
Le conseiller n'arrive pas à établir une bonne relation avec le patient
(client);
Le conseiller et le patient (client) se connaissent ;
Le patient (client) délire ;
Le patient (client) pose des questions sur la vie privée du conseiller;
Le conseiller est embarrassé par le sujet.
Pour le conseiller, répondre à ces autres défis, exigera de faire preuve de tact, de
subtilité et d'une bonne organisation, entre autres qualités.
NB: La personne qui fait une séance de counseling, doit aussi dire à son
Interlocuteur les limites de sa connaissance, de ses compétences et référer
en cas de nécessité.
VIII. Fiche d’apprentissage pour le counseling sur l’évaluation des
facteurs de risques :
TACHES/ INDICATEURS COTATION OBSERVATIONS
1- Bienvenue/ Accueil OUI NON N/A
1.1- Salue selon l’usage
1.2- Offre une place assise
1.3- Montre de la disponibilité
1.4- Assure la discrétion auditive et visuelle
1.5- Rassure le client de la confidentialité de
l’entretien
2- Entretien
2.1- incite le client à s’exprimer
2.2- Reformule
2.3- Fait preuve d’écoute attentive
3- Renseignements
3.1 - Obtient et enregistre les
informations suivantes (évaluation des facteurs
de risque) :
Ages :
Statut matrimonial
Profession
Profession du partenaire
Nombre de partenaire
Pratiques sexuelles
4- Choix/ Solutions
4.1- Propose plusieurs possibilités au client
4.2- L’encourage à faire un choix éclaire
4.3- L’encourage à établir un plan réaliste de
réduction de risques
4.4- Discute du choix du client
5- Explications
5.1- Donne toutes les informations sur le choix
du client
5.2- S’assure que le client a bien compris
6- RDV/ Référence
6.1- Fixe un rendez-vous au client ou le réfère
LA CAUSERIE EDUCATIVE
I. Définition de la causerie :
la causerie est une technique d’animation de groupe qui consiste en un entretien
entre un animateur et un groupe de personnes en vue d’apporter des messages
précis à ce groupe pour un changement ou renforcement de comportement.
II. But de la causerie éducative :
La causerie vise toujours un changement de comportement. Dans une séance de
causerie, l’animateur utilise souvent des supports visuels ou audiovisuels.
III. Etapes de planification d’une séance d’animation :
III.1 Préparation :
prendre rendez-vous en accord avec la population cible.
Informer les autorités locales ;
Repérer un lieu : espaces suffisant, bien aéré, calme, loin des
distractions ;
Planifier des heures convenables ;
Prévoir la présentation de 15 à 20 minutes ;
Prévoir quelques minutes pour une discussion
Prévoir un thème simple et unique, ne pas s’engager à traiter plusieurs
thèmes à la fois ;
Définir le but et l’objectif du thème ;
Préparer tout le matériel nécessaire à l’avance (affiches, dépliant,
échantillons …).
III.2 Pendant la séance (exécution) :
Accueillir et installer les invités,
Saluer l’auditoire,
Etablir un climat approprié,
Se présenter et présenter les autres si nécessaire
Introduire le sujet (qui a entendu parler du sujet d’aujourd’hui ? qui a
eu l’expérience),
Demander l’avis de l’auditoire sur le thème,
Développer le sujet selon le choix de la méthode,
Recueillir les expériences de l’auditoire
Dissiper les rumeurs,
Renforcer les connaissances.
Soutenir les informations par les supports audio-visuels
Evaluer les acquis des participants,
Faire la synthèse,
Remercier,
Clôturer la séance,
Fixer un autre rendez-vous.
III.3 Après la séance (évaluation) :
Séance d’évaluation avec réflexion et feed-back par des collègues,
Ranger le matériel,
Remplir la fiche technique d’animation,
Revoir son plan de travail IEC si nécessaire,
Rédiger le rapport de la séance.
IV. Les qualités d’un bon animateur :
IV.1 Attitudes :
Accueillant,
Respectueux, poli, courtois,
Attentif aux réactions du public
Patient,
Disponible
Tenue adaptée au milieu,
Langage clair et simple (parler posément et à haute voix).
IV.2 Compétences de base en communication de la relance :
Maitriser le sujet,
Faire des synthèses,
Adopter un langage simple,
Faire participer l’auditoire,
Ecouter attentivement.
V. Rôle de l’animateur du groupe :
Au cours d’une séance de causerie éducative, le rôle de l’animateur consiste
à aider le groupe à s’exprimer et à atteindre ses objectifs. Une même séance
peut amener l’animateur à donner de l’information, à en récolter, à animer un
débat par exemple. La confusion des rôles ou la rigidité dans rôle unique peut
gêner la progression et les capacités créatives du groupe. Il faut donc être
capable de changer de rôle au moment où il faut. Pour ce faire, l’animateur
pourra être amené à assumer les fonctions suivantes :
-Stimuler la participation : à travers des questions permettant l’expression et
l’échange d’idée, en faisant progresser le groupe vers les objectifs de la
séance et en valorisant une démarche collective et consensuelle. Il doit être
capable d’écouter et d’observer sans porter de jugement. Il doit être flexible,
connaissant ses propres limites, et s’adaptant aux réactions des autres.
-Contrôler les discussions : en assurant une chance égale de participation à
chacun, faisant donc preuve d’une vigilance complète à l’égard de ce qui se
passe tout en essayant de maintenir le déroulement de la séance dans le cadre
proposé. Il a aussi le devoir de maintenir l’ordre et la cohérence, afin d’éviter
la confusion et le conflit.
En fait, la participation active des membres du groupe incombe à ceux-ci,
mais dépend de la qualité de conduite par l’animateur.
- Clarifier les points de vue : en suscitant une définition commune aux
objectifs, en reformulant et reliant les interventions des différents
participants et en faisant régulièrement les points des différents
arguments et idées formulés
- Donner des informations appropriées et précise qui répondent aux
questions posées par les participants.
- Gérer la dynamique de groupe en tenant compte des caractéristiques et
des comportements qui risquent de perturber le déroulement de la séance.
Il est par conséquent conseillé d’adopter les attitudes suivantes :
Type de participants possibles et attitudes suggérées à l’animateur :
Types de participants Attitudes suggérées à l’animateur
Lui poser des questions d’information.
Le silencieux L’invité à reformuler certaines interventions.
Lui confier des petites tâches ;
Le laisser parfois s’enliser et permettre au
groupe de réagir.
L’interroger sur le sens précis de son
Le bavard intervention.
Lui rappeler l’horaire et la nécessité d’être
concis.
Lui confier des taches matérielles.
Ne pas jouer au bras de fer ni s’irriter.
Protéger l’égalité des droits d’expressions des
opinions.
« je sais tout et j’ai « c’est votre opinion, quelqu’un voit-il les
raison » choses autrement ?».
Lui envoyer de temps à autre une question
délicate posée par un participant.
Rappeler les objectifs spécifiques de la séance.
Demander quel rapport spécifique, il établit avec
le sujet traité.
Le déviant Afficher sa question et l’effacer aussitôt qu’elle
aura été traitée.
Suspendre si nécessaire la séance et s’exprimer
directement avec lui.
Si cela ne suffit pas, exposer calmement le
Le saboteur problème au groupe ainsi que ses conséquences
systématique face aux objectifs à atteindre « Alors, que
faisons-nous ? ».
Lui venir en aide dans les situations difficiles,
Le susceptible jusqu’à ce qu’il supporte mieux le heurt
inévitable en cours de discussion.
Au besoin, le voir à part au cours d’une pause
VI. Avantages de la causerie éducative :
La causerie éducative ne devrait jamais être une activité qu’on organise partout
ou pour n’importe qu’elle besoin. Elle répond généralement aux besoins
suivants :
Donner à plus d’une personne à la fois des informations sur la sexualité,
les IST/SIDA, la PF, les méthodes contraceptives …
Ce qui permet une économie de temps. Cependant, au cours d’une séance de
causerie, il est conseillé de développer un ou deux thèmes maximums.
Aider les personnes ayant le même problème à partager leurs expériences et à se
soutenir mutuellement dans leurs décisions en la matière.
Répondre à des questions que certaines personnes n’osent pas poser. Aider à
exercer une influence positive du groupe sur la prise de décision de l’individu.
Susciter une interaction et une participation active de chacun au sein du groupe
par rapport au sujet débattu.
VII. Les caractéristiques de la composition du groupe pour une
bonne causerie éducative :
Pour réussir une causerie éducative, les conditions suivantes doivent être
respectées sur le plan de la composition du groupe. Il faut que le groupe soit :
Homogène : les membres qui composent doivent avoir les mêmes
caractéristiques (sexe, âge, appartenance socioculturelle). En effet, les questions
relatives à la sexualité, IST/SIDA, peuvent difficilement être abordées par les
groupes mixtes. L’expérience montre que les échanges sont plus faciles et plus
naturels quand le groupe est constitué de personnes de même sexe ou
sensiblement de même âge.
Restreint : un groupe composé de dix à quinze participants facilite l’interaction
au sein du groupe. Au-dessous de cette taille, les apports de participants ne sont
plus variés et l’interaction est moindre. Au-dessus, on ne peut aboutir à la
construction des sous-groupes.
VIII. Les autres types d’animation de groupes :
La vidéo-débat
Le ciné-débat
Le théâtre
LES VISITES A DOMICILE
I. Définition
La visite à domicile est une technique de la communication interpersonnelle qui
consiste à rendre visité à un homme ou à une femme à domicile en vue de
résoudre un problème précis ou prodiguer des conseils. Ceci pour :
- Bien comprendre les situations qui sont à l’origine des problèmes de la
personne ou des personnes visitées.
- Partager avec les personnes tout ce qu’ils doivent connaitre.
- S’assurer que les personnes ont compris les conseils et peuvent les mettre
en pratique.
Pour ce faire ; on organise de temps à temps, des visites à domicile pour aider
les gens à résoudre leurs problèmes de santé, discuter avec eux et surtout
encourager les clientes qui sont sous méthodes contraceptives à poursuivre le
traitement.
II. Importance des visites à domicile
- Aider les familles à améliorera leur état de santé ;
- Recueillir les renseignements ;
- Encourager les clients sur le SE/SR/PF ;
- Sensibiliser la communauté sur le SE/SR/PF ;
- Recruter de nouvelles accepteuses ;
- Aider à trouver des solutions aux problèmes.
III. Avantages des visites à domicile
L’on s’occupe immédiatement des problèmes là où ils se posent.
Les familles apprennent à considérer l’agent comme un ami et non comme un
représentant du gouvernement ou comme un fonctionnaire.
Les agents apprennent à mieux connaître les membres de la communauté et
peuvent ainsi découvrir les plus aptes à intégrer dans certaines activités.
IV. Les limites des visites à domicile
Les visites à domicile prennent du temps. L’agent ne peut qu’un certain nombre
de famille. Les familles qui ne reçoivent pas de visite peuvent se sentir frustré. Il
n’est pas toujours possible d’organiser une visite à une heure qui convienne à la
famille. Les moyens de déplacements peuvent être limités.
V. Principales règles qui régissent la visite à domicile
Etre positif,
Ne pas critiquer,
Ne pas oublier les objectifs de la visite,
Ne pas exiger les biens de la famille.
VI. Les étapes d’organisation des visites à domicile
VI.1 Avant la visite à domicile :
Informé les autorités du milieu
Identifier les personnes à visiter
Les informés en l’avance
Vérifier la trousse de la visite ou sac IEC
Faire un petit rappel de la manière dont vous allez faire la visite
Indiquer les points essentiels sur lesquels vous allez insistés
Réfléchir à des solutions pratiques aux problèmes pratiques fréquents du
milieu
Prévoir de quoi écrire
VI.2 Au cours de la visite à domicile
Saluer les gens avec courtoisie.
Se présenter en insistant sur la contribution qu’on peut apporter aux gens
pour résoudre leurs problèmes.
Observer, écouter attentivement ou sentir ce qui se passe dans la famille
Au cours de la discussion ; il faut faciliter aux gens les efforts fournis
pour résoudre certains problèmes.
Fixer un rendez-vous pour les problèmes dont la solution demande plus de
temps et de moyens.
Noter les points essentiels de doléance des gens sans pouvoir faire des
promesses.
Noter aussi le degré de connaissance et les attitudes des gens dans la
résolution de leur problème.
6.3. A la fin de la visite à domicile :
- Encourager les gens, les remerciés.
6.4. Après de la visite à domicile :
Ecrire tous le renseignement reçu.
Trier les problèmes qu’on peut résoudre avec l’information et l’éducation
pour la santé.