Annaba
Coordinates: 36°54′N 7°46′EAnnaba (ِArabic عّنابة, formerly Bône) is a city in the
north-eastern corner of Algeria near the river Wadi Seybouse and the Tunisian
border. It is located in the Annaba Province. It has a population of 348.554
(1998 census).
History
See Hippo Regius for Classical and Ecclesiastical history
Annaba has provided evidence of remarkable workmanship in tool-making as
early as 30,000 BC. Early remnants of hominid occupation have been found in
Ain el Hanech, near Saïda (ca. 200,000 B.C.). Later, Neandertal tool makers
produced hand axes in the Levalloisian and Mousterian styles (ca. 43,000 B.C.)
similar to those in the Levant. According to some sources, prehistoric Algeria
was the site of the highest state of development of Middle Paleolithic flake-tool
techniques. Tools of this era, starting about 30,000 B.C., are called Aterian
(after the site Bir el Ater), south of Annaba in the north-eastern corner of
Algeria. These tools are marked by a high standard of workmanship, great
variety, and specialization. See Prehistory of Central North Africa.
Annaba, which was called Hippo Regius during Roman times, was probably
established by the Phoenicians in the 12th century BC. It was a centre of early
Christianity. Augustine of Hippo was bishop here from 396 until 430. The city
has Christian, Muslim and Roman buildings.
During French rule the city was
known as Bône, and was one of the
main European settlements with a
sizeable pied-noir minority. One
famous pied-noir from Bône was
Alphonse Juin, a Marshal of France
and a former NATO Central Europe
Commander.
BLIDA
Blida (en arabe البليدةEl Bouleïda) est une commune du nord de l'Algérie, chef-lieu de la
wilaya éponyme, située au pied de l'Atlas tellien à
260 mètres d'altitude. Son nom signifie « petite
ville ».
Histoire
On estime la fondation de Blida en 1535. Les
Maures andalous transformèrent les terres
incultes en vergers grâce aux plantations
d'orangers. Le marabout Sidi Ahmed Ben Youcef,
selon la tradition orale, s'écria en contemplant la
ville : « On t'appelle El-Blida (petite ville), je
t'appelle El-Ourida (« la petite rose ») ». La
région de Blida, de par sa situation stratégique sur le flan des montagnes de l´Atlas tellien,
fut convoitée par plusieurs conquérants de passage : les Romains, les Arabes, les
Français, sur un fond de population Berbères.
La prospérité vint avec la conquête Ottomane et la ville devint une sorte de lieu de repos
et de prédilection des seigneurs enrichis et souverains turcs d'Alger, qui aimaient venir se
reposer et se délasser, et visiter le palais Turs à Sidi Yaacoub. Les Ottomans bâtissent
des portes monumentales à chacune des entrées, Bab el Dzair, Bab el rahba, Bab el Sebt,
Bab el Zaouia, et Bab el Kouikha. Leurs portes n'existent plus malheureusement de nos
jours. Durant cette régence turque, Blida devint une cité de plaisirs pour les janissaires
d'Alger, et Blida fut appelée « Blida la reposante ».
En 1817, une épidémie de peste a fait 70 à 100 morts par jour durant un an. La population
était de 7000 habitants. Le 5 mars 1825 dans l'après-midi un tremblement de terre a
ensevelit la moitié de la population soit près de 3000 personnes. La population s'est
réfugiée à Montpensier qui était alors au nord de Blida. L'agha Yaya fit reconstruire la ville
plus au nord.
Les Français rentrent sur Blida, 7 ans après l´invasion de 1830, ils trouvèrent une
résistance farouche. Ils bâtirent de grandes casernes militaires, d’ailleurs Blida fut une ville
garnison de l’armée française, on peut voir ces casernes a nos jours. En 1936, Blida
comptait 44.043 habitants dont 12.930 européens. En 1948, il y avait 66.328 rationnaires
inscrits dont 19.390 européens. C'était la seconde ville du département d'Alger.
Blida doit sa renommée aux colons européens qui s’installèrent dans cette zone fertile, les
colons bâtirent une très belle ville, avec de magnifiques rues et places, tel que la rue d
´Alger, la rue Koulougli, la rue Parmentier, sans oublier le quartier juifs, ou le commerce
fleurissait à flot tout au tour du fameux marché européen, aussi les magnifiques jardins
furent ériger tout au tour de la ville pleine de roses et de jasmins.
Visiteurs célèbres:
1903, Émile Loubet, Président de la République française.
1905, le Roi d'Angleterre Georges et la Reine Alexandra,
1907, la Princesse Béatrice de Battenberg, et le Prince Alexandre;
Après l’indépendance, Blida devint la capitale de la fameuse Mitidja, plein fertile de
l’Algérie ou orangers, grenadiers, et pommiers, émerveillèrent les yeux, d'Albert Camus,
où il fut ébloui par sa verdoyante beauté. Ancienne sous-préfecture du département
français d'Alger (91, puis 9A), elle devient chef-lieu de wilaya en 1974. La guerre de
libération (1954 - 1962) avait eu son lot de martyrs Blidéens ayant fait partie de la wilaya
IV mais Blida restera longtemps dépendante d'Alger éloignée de 48 km. 1974 sera un
tournant avec le statut de wilaya (préfecture, département). Un nombre incalculable de
migrants venant de l'intérieur du pays ainsi que tous les fonctionnaires devant occuper des
postes donneront à la ville un cachet cosmopolite qui achèvera le statut particulier de la
ville traditionnelle. Le service militaire ainsi que le cachet de ville-garnison marqueront à
jamais les quartiers et cités. Le quartier réputé de Bab Rahba - cité Bécourt- avec le
"bordel" pour militaires n'était jamais fréquenté par les femmes et filles de la ville. Première
grande construction de logements collectifs, la Cité des 1000 logements ramènera encore
davantage les citoyens de l'intérieur du pays qui ramèneront avec eux d'autres traditions
et le brassage bouleversera encore plus la cité "andalouse". La décennie connue comme
"tragédie " -1993 à 2003- achèvera l'anéantissement du statut de ville d'art et de traditions.
Population cosmopolite qui n'observe ni les règles de bienséance ni celles de la vie en
collectivité, les rues et quartiers s'en ressentent avec l'accaparement des trottoirs, le
manque d'hygiène visible partout et le marché informel. Les manifestations culturelles se
font rares et Blida dérive lentement vers tout simplement le statut de ville-dortoir pour
certains et ville de commerce pour d'autres. Les différents scandales financiers ainsi que
ceux du foncier mettent en alerte les citoyens qui éprouvent un sentiment de lassitude
devant tout ce qui touche à l'Etat.
Néanmoins , cette belle cité andalouse possède un magnifique parc d'attraction et de
repos familial à la sortie ouest, où toutes les familles viennent admirer les magnifiques
montagnes verdoyantes qui surplombent Blida la douce.
Culture
Ville d'art et de traditions, Blida a su garder un cachet spécifique pour la musique
andalouse. Dahmane Benachour demeure même après sa mort en 1976 la référence.
Mohamed Khodja dit D'ziri et le neveu de ce dernier, Farid Khodja, permettent de
continuer cet art transmis de père en fils comme pour les Benguergoura. El Besseri,
Tobbal, Kessoum et, surtout, Rachid Nouni, rajouteront à ce cachet de ville de musique
aux côtés des balbutiements du théâtre. Mohamed Touri, Farida Saboundji,
Abderrahmane Setofe surnagent devant l'inconscience des responsables pour la
préservation de cet art. Des festivals de musique andalouse se déroulèrent durant les
années 1996, 1997 et 1998 beaucoup plus pour détendre une atmosphère devenue
asphyxiante avec la série d'attentats mais ce fut une réussité que le nouveau wali,
Bouricha, ne sut pas perpétuer.