L'INTÉGRATION DE BABEL V
Système Babel – 5 planètes (I-V), 1 habitable (V)
Secteur Acteron
BABEL V – Monde minier
• Diamètre – 8832 km
• Gravité – 1,27 G
• Heures Terriennes par jour – 17
• Température moyenne – 30°C
• Biomes : Le continent majeur, Akkad, est composé de trois biomes principaux : les grandes
plaines de savane de la région d'Ershetu font suite aux côtes, et les jungles d'Ishtar
remplissent l'intérieur des terres jusqu'au massif montagneux et désertique de Kur, au centre.
Le climat est rythmé de deux saisons, une humide et une sèche, dont la durée varie selon les
régions : les plaines et savanes voient une saison humide courte, rythmée de tempêtes
soudaines, brèves mais violentes ; les zones forestières et de jungle sont marquées d'une
longue saison des pluies. Les plateaux montagneux sont presque exclusivement arides.
• Faune et flore : une végétation coriace pour endurer les hautes températures et les rares
précipitations des plaines, qui s'est également répandue sous les latitudes tropicales pour
constituer de denses jungles. La plante la plus typique est traditionnellement surnommée
« parasol de l'Empereur » par les autochtones humains; c'est l'espèce la plus courante sur le
continent, tout biome confondu. La faune locale est discrète, des espèces aviaires
inoffensives peuplent la majorité des différentes régions, migrant au fil des saisons. Les
jungles habitent une plus grande diversité d'espèces, dont notamment des prédateurs
batraciens qui sont cependant rarement menaçants, les nergal; l'exploitation des sols les a
repoussé plus profondément dans l'intérieur des terres, et les plus gros spécimens observés
récemment ne dépassent pas 1 mètre.
• Population : 11 000 000 humains, 2 000 000 Tau, 800 000 Auxiliaires environ. La capitale
Niniv est le principal centre de population, humaine et xenos, abritant plus de 4 millions
d'âmes (M42).
• Exportations principales : Hydrogène , argon ; engrais. Les plus gros gisements gazeux se
trouvent dans les jungles et les montagnes, et ont constitué la base de l'économie extérieure
de Babel V. Depuis l'Intégration, les apports technologiques de l'Empire Tau ont permis
d'exploiter plus efficacement les sols des plaines et des jungles, dont la terre riche grâce à la
végétation locale peut être facilement convertie en engrais puissants à destination des
stations orbitales.
A la frontière de l'Imperium (M41-42)
Le monde agro-minier de Babel V fut longtemps ignoré de l'Imperium, ne fournissant pas
assez de ressources critiques pour justifier une attention particulière, tout au plus une dîme
relativement dérisoire pour un monde-frontière moindre. Cela en fit une proie régulière des pirates
Orks et autres pillards Eldars, forçant la population à s'adapter en conséquence : sans les moyens
réels de se défendre, elle assura sa survie en se repliant dans les jungles et les montagnes, laissant
croire à un monde désolé et sans intérêt pour les charognards.
L'expansion rapide de l'Empire Tau raviva l'attention de l'Impérium sur le système Babel :
celui-ci se trouvait soudainement juste derrière la première ligne, et si sa contribution économique à
l'Impérium restait insignifiante, il restait néanmoins un système habitable et auto-suffisant : donc
d'un intérêt stratégique non-négligeable. De l'armement fut acheminé sur Babel V, ainsi qu'un
contingent pour former une réelle Force de Défense Planétaire ; à la demande de l'agrocratie
régente, un réseau de défenses planétaires et anti-aérienne fut hérissé sur le continent d'Akkad, pour
protéger la population des pirates – mais surtout les complexes miniers.
Comme souvent dans l'Impérium de l'Humanité, une urgence en remplace vite une autre, et
l'attention portée à Babel V ne durera pas.
Suite à l'échec de la Croisade du Golfe de Damoclès, comme de nombreux41 systèmes des
Franges Orientales, le système Babel s'est retrouvé isolé militairement et économiquement. Avec le
repli des forces Impériales, l'Empire Tau y voit une nouvelle opportunité pour porter le Bien
Suprême dans ces régions ; si certains systèmes accueilleront les Tau sans difficultés – que ce soit
par lassitude du joug impérial, ou par nécessité- le système Babel fera partie des plus récalcitrants.
Voyant l'arrivée des premières drones-sondes Tau, porteuses de messages d'unité et de paix sous
l'égide du Bien Suprême, une milice ad-hoc va se constituer en vue de résister à l'éventuelle arrivée
des Xénos. Celle-ci est composée de la majorité des Forces de Défense Planétaires, et des vestiges
du 288ème régiment d'Artillerie Cadien, naufragé dans le système suite à une défaillance dans le
Warp. Cependant, cette milice est faiblement équipée, la majorité des armes lourdes venant du
régiment Cadien, et mal entraînée ; en revanche, ce qu'elle manque en matériel et expérience
martiale, elle le compensera par un moral très élevé dans l'attente de l'inévitable invasion Xénos.
Cependant, le système Babel va rester coupé du reste de l'Imperium pendant une longue
durée, les appels à l'aide astropathiques répétés restant sans réponse ; l’ennemi tant attendu tardant
également à se montrer, certains commençaient à se demander si la loyauté envers l'Imperium était
la meilleure solution pour assurer leur survie. Quand les astropathes interceptèrent la rumeur, puis la
confirmation de la chute de Cadia, c'est un nouveau coup qui s’abattit sur le moral de la Milice
Impériale. Le 288ème Régiment d'Artillerie se pensa être un des seuls à avoir survécu, et la troupe
comme les officiers se sentirent investi d'un devoir envers leur planète natale : s'extirper du Golf de
Damoclès, traverser la Galaxie et venger leurs frères d'armes, par tous les moyens nécessaires. Au
sein de plusieurs compagnies, on se mit à envisager que mourir pour un monde minier oublié par
l'Administratum serai bien vain par rapport au sacrifice des millions de leurs compatriotes.
La Concordance Suntide
De tels doutes sont vites refoulés quand les auspex finirent par annoncer la présence d'un
vaisseau non-identifié en orbite – le Vérité Et Réconciliation, un croiseur léger Tau de classe
Émissaire. Cependant, celui-ci se contenta de rester hors de portée des batteries orbitales, et de
diffuser un message sur ondes larges :
« Au nom de l'Empire Tau et de la Concordance Suntide, nous vous proposons des négociations.
Nos intentions ne sont pas belliqueuses, mais mutuellement bénéfiques. »
Le Gouverneur accepta la rencontre, sous conseil du haut-commandement de la Milice : nul
n'était dupe du contenu de la soit-disant proposition, mais les négociations permettraient de gagner
un peu de temps – pour préparer la résistance.
Les deux délégations se retrouvèrent en « terrain neutre » : à bord d'une des stations-cargo
orbitales désaffectées. C'est sans surprise que les représentants Impériaux écoutèrent les émissaires
Xenos leur parler de « prospérité commune », « d'unité bénéfique » et de « Bien Suprême ». Mais
c'est également sans surprise que les diplomates Tau écoutèrent le rejet en bloc de leur généreuse
offre. Ayant poliment attendu que le Gue'la en tenue d'apparat est fini de vociférer injures et
menaces, l'un des émissaires Tau envoya une courte communication dans sa langue ; quelques
instants plus tard, la délégation humaine recevait un message psychique de l'astropathe : un autre
vaisseau venait de sortir de l'ombre et se trouvait en position de menacer Niniv d'un bombardement
orbital. Il s'agissait de l'Hypérion, cuirassé-forteresse Votann de la Libre-Compagnie de Raynor.
L'imposant vaisseau-colonie s'était positionné en orbite pendant que l'attention des Impériaux était
portée sur le croiseur Tau, et entreprit de réduire au silence les batteries de défense, inefficaces
contre ses puissants boucliers. C'était là la première étape de la stratégie conçue par la
Commandante Suntide : se doutant des réticences des Impériaux – les sondes-messagers n'étant
jamais revenues – elle avait recruté Gyhm Raynor et sa Libre-Compagnie, promettant de généreux
droits d'extraction et de colonisation en échange de leur soutien.
Si Raynor n'était pas un disciple du Bien Suprême, il était en revanche bien au courant de la
réputation des Tau auprès des mercenaires, peu regardants sur le montant du contrat tant qu'on était
prêt à se salir les mains. Sa Libre-Compagnie s'était retrouvé dans le secteur Acteron en suivant le
sillage de désolation laissé par la Flotte-Ruche Kraken : suite à des expéditions malheureuses, ces
mercenaires Votann s'étaient spécialisés d'une part dans la « désinfestation » de Tyranides, mais
surtout dans l'extraction de tout ce que ces horreurs galactiques laissaient derrière elles. Celles-ci
vidaient les mondes sur leur passage de toute bio-matière, mais ne semblaient guère intéressées par
les gaz et minerais composant la croûte et le cœur d'une planète. C'était une entreprise tout aussi
lucrative que périlleuse, mais qui exigeait beaucoup de planification et une logistique sans faille ;
ainsi, c'était la perspective d'installer une base de ravitaillement sur Babel qui avait poussé Gyhm
Raynor à accepter le contrat. Du reste, après une longue campagne de désinfestation, effrayer de
simples Impériaux serait une bien simple affaire.
Conquête et Intégration
La campagne qui suivit fut aussi brève que brutale. Plutôt qu'un affrontement direct qui
airait probablement mené à une inutile guerre d'attrition, la Commandante Suntide choisit de mener
une guerre-éclair pour terroriser les Impériaux et les forcer à se rendre. Elle ordonna ainsi de
nombreux raides aériens pour briser la chaîne logistique humaine et des opérations de harcèlement
jours et nuits pour saper le moral des troupes, pour culminer avec une frappe chirurgicale sur le
haut-commandement de la Milice, laissant Cadiens et Forces de Défense Planétaire dans le chaos et
la confusion. En quelques semaines, un seul Cadre de Chasse avait ainsi mit en déroute toute les
forces Impériales et s'était emparé de la capitale, laissée presque sans défenses : les troupes y étant
stationnées avaient soit prit la fuite, s'étaient rendues à l'approche des Tau, ou avaient simplement
abandonné leur poste pour se fondre dans la population.
Cependant, la Milice ne démérita pas : ses hommes furent preuve de ténacité et de courage,
à l'image des défenseurs du Fortin 154-NW-37, qui tiendra en respect une colonne blindée Tau
pendant trois jours continus jusqu'à tomber à court de munitions, se sacrifiant en détonnant leur
casemate pour emporter leurs assaillants avec eux ; ou encore du 63ème escadron de reconnaissance
aérienne qui, ayant mis la main sur les quelques avions encore intacts des Forces de Défense
Planétaire, firent tout leur possible pour ralentir l'avance des Xenos et restèrent insaisissables
jusqu'à ce que l'aviation Tau découvre leur aérodrome dissimulé dans la forêt, détruisant au sol les
derniers appareils leur ayant échappés. Le moment de gloire des troupes Impériale fut probablement
de réussir à incapaciter le Vérité Et Réconciliation : celui-ci s'était positionné en orbite basse,
croyant toutes les défenses anti-spatiales réduites au silence, mais un commando de Cadiens parvint
à remettre une batterie laser en service, causant de sérieux dégâts au croiseur léger.
Seule une partie du 288ème d'Artillerie demeurait une force opérationnelle : par chance, ses
officiers avaient échappés à l'élimination du reste du commandement impérial, et ceux-ci avaient
emmenés leurs hommes dans l'intérieur des terres pour préparer une guerre de guérilla, ralliant à
eux les quelques miliciens qu'ils croisèrent en chemin. Le régiment se dispersa donc dans la jungle
et les montagnes, s'installant dans des complexes miniers abandonnés, ou s'emparant des rares
batteries de défense planétaire encore debout. Les soldats devinrent des pillards pour survivre,
imposant la « taxe impériale » à chaque village qu'ils trouvaient, cherchant à accumuler assez de
réserves pour tenir le plus longtemps possible.
Pendant que ce qu'il restait de la Milice s'enterrait dans la moiteur des jungles ou les vallées
arides du massif de Kur, la Concordance Suntide était occupée à faire de Babel V une nouvelle
colonie Tau : construisant de nouvelles infrastructures aux courbes épurées se mélangeant avec
l'architecture Impériale, tandis que les Votann de la Libre-Compagnie débarquaient leur matériel
d'extraction et commençaient à prospecter dans la savane. Cependant, aucune de ces deux
opérations ne pourrait être menée sereinement tant que des troupes loyalistes rodaient sur le
continent : ça et là, les Impériaux menaient des opérations de sabotage ou de terreur. Il devint
évident, pour Suntide comme pour Raynor, qu' il fallait mettre un terme à cette nuisance.
Si les combats lors de l'invasion de Babel V n'avaient duré que quelques semaines, la
campagne de neutralisation des Loyalistes s'étala sur plusieurs mois : les forces de Suntide avaient
l'habitude de pratiquer eux-même des tactiques de harcèlement, pas de les subir. Il leur fallut
méthodiquement balayer les étendues de jungles et les vallées sinueuses pour démanteler le moindre
campement, sans jamais vraiment atteindre leur adversaire.
Ce n'est pas la prouesse martiale ou la force brute qui mit un terme à ces escarmouches
permanentes : c'est la volonté de se battre. En effet, si dans les premiers temps, le moral des
Loyalistes était au plus haut face à l'odieuse invasion Xénos, les semaines et les mois passant, les
Cadiens se rappelèrent des doutes qui les habitaient jusqu'alors : leur place était-elle sur ce monde
isolé, quand leurs frères d'armes mourraient contre l’Arch-énnemi pour venger leur foyer perdu ?
Leur loyauté envers l'Imperium et l'Empereur n'était pas en cause – mais à quoi bon une guérilla
sans fin contre un ennemi qui finirait forcément par leur mettre la main dessus ? Il serait toujours
temps d'envoyer une expédition punitive pour corriger cet affront, mais s'ils mourraient dans ces
jungles et ces montagnes, non seulement ce monde serait définitivement perdu, mais leur honte –
d'avoir abandonné Cadia à son sort – serait éternelle.
C'est ainsi que des pour-parlers débutèrent discrètement pour aboutir à un cesser-le-feu : la
Commandante Suntide promis d'accorder aux Impériaux le droit de passage et un moyen de quitter
le système, en échange d'un désarmement complet des dernières poches de résistance, ainsi que la
liste et l'emplacement de toutes les caches d'armes et stocks de ressources pillés depuis le début du
conflit. Il ne restait plus qu'à convaincre tous les partisans Impériaux à accepter : plusieurs
délégations, accompagnées de prospecteurs Votann, furent envoyé sillonner les jungles et les
montagnes pour superviser la mise en application des termes de la reddition.
***
Alors que l'une d'elles apportait l'annonce du cesser-le-feu aux hommes tenant la Batterie
anti-aérienne 27-SE-31 au cœur des jungles d'Ishtar, des deux côtés des messages de détresse se
mirent à retentir : des vaisseaux non-identifiés venaient de s'insérer en orbite. Comme une traînée de
poudre, panique et confusion parcoururent les rangs humains et Xenos : l'Impérium avait-il enfin
répondu aux appels à l'aide de Babel V ? S'agissait-il au contraire de corsaires Eldars, venus piller le
système au moment opportun ? Alors que le ton commençait à monter entre les deux camps, fusils
lasers et gravitons commençant à se dresser les uns vers les autres, la réponse leur tomba dessus –
littéralement. Le ciel se noircit, remplit de traînées sombres : des milliers de spores mycétiques
traversaient l'atmosphère, comme une grêle sinistre.
Sans attendre de nouvelle de leurs commandements
respectifs, Xenos et humains se préparèrent à l'impact : les
servants de la batterie laser se ruèrent à leur poste tandis que les
Tau scannaient le ciel pour leur désigner les cibles prioritaires et
que les Atregardes se tinrent prêts à intercepter les monstruosités
qui atteindraient le sol. Tandis que les canons lasers
commençaient à aboyer, la jungle entourant la fortification se mit
à frémir tandis qu'un grondement semblait se rapprocher de
toutes part.
Les vigies, humaines et xenos, rapportaient des formes
sinueuses se glissant à travers le feuillage, quand une explosion
proche dans le ciel détourna leur attention : un nuage de spore-
mines s'abattait sur les défenseurs, détonnant les sacs de bio-
toxines et d'acide sur les malheureux à proximité. L'instant
suivant, l'enfer se déchaîna sur les fortifications : une horde de
chitine grouillait à travers la canopée et des créatures massives,
toutes de griffes, de dents et de bio-armes franchissaient la
lisière.
Les Atregardes se ruèrent à leur rencontre pour intercepter la charge des Carnifexes, mais
plusieurs furent fauchés dans leur course par l'explosion de nombreuses spore-mines, liquéfiant
chair et métal en un instant ; mais les guerriers de Raynor tinrent bon, encaissant l'assaut des
monstres carapacés, appuyés par le feu des volkites de leurs frères en exo-châssis. De l'autre côté du
bunker, les canons de la 12ème Brigade d'artillerie légère rugissaient alors que des Termagants et
des Genestealers se ruaient sur eux ; sur l'ordre du Commissaire Nemosos, en charge de la garnison,
une ligne d'infanterie se dressa devant les pièces d'artillerie pour abattre les créatures parvenant à
traverser le barrage. De leur côté, les Tau se mirent en position : une équipe de XV-25 se posta en
hauteur pour servir d'éclaireurs tandis que les gardes du corps en exo-armure Crisis couvraient le
flanc de l'artillerie impériale.
La première vague fut facilement endiguée : les Atregardes survivants achevèrent sans
difficultés le Carnifex qui s'était rué sur eux, et la ligne d'Impériaux tenait bon ; mais sans leur
laisser le moindre répit, les Tyranides poursuivaient leur assaut. Une pluie de shrapnels chitineux
s'abattit sur les défenseurs et faucha les éclaireurs Tau alors que des éclairs psychiques surgirent à
travers les arbres pour frapper les guerriers Votann, laissant des corps carbonisés dans leur armure
fumante.
Des monstruosités toutes de serres et de chitine chargeaient sans relâche le bunker, cherchant
à réduire au silence la batterie anti-aérienne : agiles créatures bondissantes et colosses vomissant du
plasma dans leur course effrénée, pourtant humains et xenos tenaient bon malgré les pertes. Mais
tous se demandaient combien de temps devraient-ils tenir face à cette marée sans fin : le ciel était
noir et les communications saturées par les appels de détresse, une ligne claire devenant de plus en
plus dure à maintenir – comme si une ombre terrible était tombée sur Babel V.
L'étau se resserrait : pour chaque créature qui tombait, d'autres surgissaient à travers la
jungle, et le périmètre établit autour du bunker anti-aérien rétrécissait à chaque vague. Un Neuro-
tyrant hantait la canopée, étrange créature serpentine et couverte de tentacules, protégée par une
nuée d'organismes grouillants et prêts à se sacrifier pour le protéger tandis qu'il faisait pleuvoir ses
frappes psychiques. Presque tous les Atregardes étaient tombés sous les coups frénétiques d'un
Tueur-Hurleur et il ne restait des Tau que quelques XV-8, échappant de peu aux griffes aérées d'une
nuée de Genestealers. Alors qu'une vague de Termagants menaçait de noyer les pièces d'artillerie, le
Comissaire Nemosos ordonna une charge à la bayonette, qu'il mena sabre au clair. Voyant la planète
dont son régiment avait la charge tomber aux mains de Xénos – que ce soit le Bien Suprême ou le
Grand Dévoreur, tout cela revenait au même : il ne pouvait supporter cet affront. Les hommes de la
12ème Brigade d'Artillerie Légère chargèrent bravement, entonnant des chants à la gloire du Dieu-
Empereur et de l'Impérium face à la marée de griffes et de dents. Nemosos sera le dernier à tomber,
empalé sur les serres d'un Bondisseur.
Mais alors que les Tyranides acculaient leurs proies contre les murs de ferrobéton, le
rugissement des turbines d'une navette Orca retentit au-dessus du champs de bataille : dès
l'apparition des vaisseaux-ruches en orbite, plusieurs transports furent envoyés en urgence à la
recherche des délégations éparpillées en Akkad. Bien que légèrement armée, sa simple arrivée
soudaine suffit à faire reculer les aliens assez longtemps pour que humains, votann et tau montent à
bord, abandonnant tout ce qui ne rentrerait pas dans la soute vite surchargée.
Tandis que l'Orca s'élevait dans un ciel rempli de bio-projectiles, à Niniv, de l'autre côté du
continent, xénos et impériaux se rencontraient pour organiser en catastrophe la défense de Babel V.