Relly Thèse
Relly Thèse
THÈSE-ARTICLE
Présentée et publiquement soutenue devant
Le 10 Octobre 2019
À mes parents à mes côtés depuis le début, pour leur soutien et leur foi en moi
À mon frère, Arnaud, sans qui cette aventure n’aurait pu être possible
À ma famille et à mes amis pour leur soutien tout au long de mon parcours
À Monsieur le Docteur Chevallier et à Maja Jurtela pour leur implication et leur aide
INTRODUCTION ........................................................................................................ 1
MÉTHODE.................................................................................................................. 2
RÉSULTATS .............................................................................................................. 7
DISCUSSION ........................................................................................................... 12
Perspectives ...................................................................................................... 15
CONCLUSION.......................................................................................................... 17
RÉFÉRENCES ......................................................................................................... 18
ANNEXES ................................................................................................................ 24
Questionnaires ................................................................................................... 25
La prise en charge des patients souffrant de lombalgie a fait l’objet d’un rappel sur
les recommandations en avril 2019 par la Haute Autorité de Santé (20), à savoir la
mise en place d’une rééducation active, d’une éducation thérapeutique et d’un travail
sur les peurs et les croyances. Elle prône une approche bio-psycho-sociale prenant
en compte le patient dans sa globalité en traitant conjointement l’aspect clinique,
social et professionnel. D’autre part, plusieurs études soulignent le rôle facilitant pour
le retour au travail d’une prise en charge pluridisciplinaire incluant l’intervention du
médecin du travail (21–24).
1
Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés
1
participant à ces programmes reste variable et difficile à prédire (27). Les facteurs
prédictifs de mauvaise évolution comme le catastrophisme, la sédentarité, ou les
comportements d’évitement sont pourtant habituellement traités (6,7,14,26,28–30).
Se pose donc la question de l’impact des facteurs professionnels. La littérature
évoque de nombreux facteurs professionnels tels que la perception d’une moindre
récupération, et donc la perception de la capacité à reprendre le travail (31),
l’insatisfaction au travail (24,26,32), les conduites de peur et d’évitement (19,31) ou
encore la charge de travail physique(26,33), mais dont la valeur pronostique reste
méconnue. De plus, il n’existe pas d’outil fiable permettant de détecter ces facteurs
de risque (11,34) ni d’apporter une aide pour l’orientation de la prise en charge du
patient lombalgique chronique.
Cette étude a pour objectif principal de déterminer s’il existe un lien entre l’évolution
clinique d’un patient lombalgique chronique et la satisfaction au travail après un
programme de rééducation.
Les objectifs secondaires sont de décrire et d’évaluer la part des variables relatives
au travail, à son impact et à ses intervenants, susceptibles de conditionner cette
évolution.
MÉTHODE
Cette étude a été approuvée par l’Institutionnal Review Board du CHU (IRB n°
17.06.02). Les patients ont donné leurs accords écrits pour l’utilisation de leurs
données. Cette étude a été conduite en accord avec les mesures de bonne pratique
et dans le respect du traité d’Helsinki.
2
Centre Hospitalier Universitaire
2
Population cible et échantillon
Les patients étaient convoqués à une consultation environ un an après leur
participation au programme au cours de laquelle étaient évalués les critères cliniques
évolutifs, le retentissement de la douleur, le niveau éducatif et les stratégies mises en
place par le patient ainsi que la situation professionnelle. Cette consultation fait partie
du suivi habituel des patients intégrant le programme.
Pour apprécier l’influence des différents facteurs, les patients ont été séparés en
deux groupes selon leur évolution clinique. Pour être inclus dans le groupe
« Évolution favorable » (versus « Évolution défavorable ») des valeurs seuils ont été
définies en fonction des données de la littérature (35) : diminution de la
douleur relevée sur l’échelle visuelle analogique de 30% et diminution des scores
FABQ, HANDICAP et QUEBEC3 de 30% (Minimal Clinically Important Différence) par
rapport aux scores initiaux. Une évolution positive de trois de ces quatre critères était
exigée pour être classé dans le groupe dont l’évolution était jugée favorable.
3
Questionnaires expliqués en annexe
4
Questionnaire ad-hoc présenté en annexe
3
• l’avis du médecin sur l’exposition à des contraintes professionnelles suite à la
description du poste par le patient (variable dichotomisée nommée contraintes
professionnelles incluant le port de charge répété, la position debout ou
fléchie en avant maintenue ou répétée, la cadence de production)
• le temps de déplacement en voiture (variable dichotomisée nommée conduite
quotidienne (plus de ou moins de 30 minutes))
• le contexte de survenue de la lombalgie (deux variables dichotomisées
nommées accident du travail et maladie professionnelle)
• les mesures prises pour le maintien en emploi (deux variables dichotomisées
nommées aménagement du poste comprenant également le reclassement
professionnel)
• l’existence d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé
• l’évocation d’un projet de changement professionnel (variable dichotomisée
nommée changement professionnel)
• le contact avec la médecine du travail avec évocation des problèmes
lombaires et la prise d’initiative par le salarié pour consulter le médecin du
travail (deux variables dichotomisées nommées consultation médecin du
travail et consultation du médecin du travail à la demande du salarié)
• l’évaluation du stress au travail, à la maison et en général par l’échelle visuelle
analogique de stress (variable quantitative entre 0 et 10 nommée EVA stress
travail/Maison/général, puis dichotomisées en fonction de la médiane) (37)
• l’évaluation de la satisfaction par rapport à la réponse apportée par le
médecin du travail et par l’employeur (variables quantitatives entre 0 et 10
nommées satisfaction médecin du travail et satisfaction employeur, puis
dichotomisées en fonction de la médiane)
• l’évaluation de l’impact de la situation professionnelle sur l’évolution de la
lombalgie selon le salarié (variable quantitative entre 0 et 10 nommée impact
travail, puis dichotomisée en fonction de la médiane).
4
• le patient est jugé stressé au travail si le résultat est supérieur ou égal à 5
• le patient est jugé stressé en général si le résultat est supérieur ou égal 3
• le patient est jugé satisfait du médecin du travail si le résultat est supérieur ou
égal à 8
• le patient est jugé satisfait par son employeur si le résultat est supérieur ou
égal à 5
• le travail est considéré comme responsable des douleurs lombaires si le
résultat est supérieur ou égal à 7.
Pour l’étude, nous avons retenu les questionnaires FABQ, DALLAS / Oswestry et
QUÉBEC ainsi que les sous-scores de chacun de ces questionnaires. Certains
patients ont été interrogés sur le questionnaire Oswestry qui a été introduit au
protocole du service au cours de l’étude. Les deux scores apparaissent sous le terme
de HANDICAP (variable quantitative nommée HANDICAP J0). Le choix de ces
critères a été motivé par le fait que ces scores évaluaient la répercussion des
douleurs sur l’ensemble des aspects de la vie du patient. De plus, selon la littérature,
ils sont intéressants pour la prédiction de l’évolution des patients lombalgiques
(13,26,28,30,38,39). Le score FABQ s’intéresse à l’appréhension par rapport au
mouvement lors d‘une activité physique et au travail. Il permet d’identifier les patients
ayant des comportements d’évitement et comporte deux sous-scores (variables
quantitatives nommées FABQ Travail et FABQ Physique). Le score QUÉBEC est un
score fonctionnel balayant la vie quotidienne. Quant au score DALLAS, qui comporte
4 sous-scores, il permet d’appréhender la répercussion de la douleur sur la vie
sociale, sur l’anxiété/dépression, sur les actes de la vie quotidienne et sur la vie
professionnelle et sociale (Dallas social, Dallas AD, Dallas AVJ et Dallas Pro). Pour
la répartition des patients, nous avons utilisé les scores de DALLAS et de FABQ
globaux.
5
Recueil des données biographiques
Ont été recueillies les données biographiques pouvant habituellement interférer avec
la problématique selon la littérature :
Analyse statistique
Une analyse descriptive de l’ensemble des variables a été réalisée comme suit : les
variables quantitatives ont été décrites par la médiane, la moyenne et l’écart-type.
Les variables qualitatives ont été décrites par des nombres et des pourcentages.
6
Dans un troisième temps et à titre exploratoire (du fait des effectifs faibles de cette
étude) nous avons réalisé une analyse multivariée : la variable à expliquer était le
groupe « Évolution défavorable » et les variables explicatives intégrées dans le
modèle était toutes celles pour laquelle l’analyse univariée était significative au seuil
de p ≤ 0.20. Nous avons retenu huit variables que nous jugions cliniquement
pertinentes (EVA J0, QUÉBEC J0, HANDICAP J0) et qui apparaissaient
significatives dans nos modèles (tabagisme, survenue d’épisode aigu, impact du
travail sur les douleurs, présence d’un aménagement du poste de travail, présence
de contraintes professionnelles). L’analyse a été réalisée sous SAS GUIDE à l’aide la
procédure Proc GLM
RÉSULTATS
Sur les 127 patients ayant participé au programme en 2016 et 2017, 109 patients
étaient éligibles pour l’analyse des données. Au total, 77 (soit 60.1%) ont donné leur
accord pour leur participation à l’étude. Parmi les 32 patients non inclus (dont 15
femmes et 17 hommes), la plupart n’ont pas souhaité participer à cette consultation
de suivi à cause de leur emploi.
5
Les résultats concernant l’effectif global sont présentés en annexe.
7
Figure 1 : flow chart de l’étude
8
Résultats de l’analyse univariée
Dans le groupe « Évolution défavorable », 23.53% des patients se sont dit satisfaits
de leur travail contre 53.66% dans le groupe « Évolution favorable » (p=0.01) ; de
même le résultat du questionnaire MSQ était en moyenne de 65.18 +/-12.58 contre
72.49 +/- 10.94 dans le groupe « Évolution favorable » (p=0.01) ; toujours dans le
groupe évoluant défavorablement, 40.7% des patients ont exprimé être satisfaits de
leur médecin du travail contre 69% dans l’autre groupe (p=0.03); le travail a un
impact sur les douleurs lombaires chez 66.7% des patients de ce groupe contre
31.7% dans le second (p=0.02) et l’impact du travail sur les douleurs lombaires était
en moyenne de 7.32 +/-2.17 contre 4.41 +/- 3.05 (p=0.0001) ; enfin, concernant
l’échelle visuelle analogique de stress au travail, dans le groupe « Évolution
défavorable », sa valeur était en moyenne de 5.13 +/-3.04 (versus 3.33 +/- 2.70,
p=0.01) et 66.7% se sont dit stressés au travail (versus 39%, p=0.02) .
Les résultats concernant les scores utilisés pour la répartition de notre effectif sont
présentés en annexe (dans le tableau 4).
9
Groupe persistance symptômes Groupe amélioration symptômes p
(Moyenne) (Moyenne)
Satisfaction /Médecine du Travail 5.52 +/- 3.62 7.00 +/- 3.23 0.09
Satisfaction / employeur 3.20 +/- 3.42 4.83 +/- 3.99 0.08
Impact du travail sur les douleurs 7.32 +/- 2.17 4.41 +/- 3.05 0.0001
EVA stress Travail 5.13 +/- 3.04 3.33 +/- 2.70 0.01
EVA stress Maison 3.01 +/- 2.76 2.37 +/- 2.18 0.47
EVA stress Général 3.76 +/- 2.60 2.24 +/- 1.95 0.01
MSQ (valeur) 65.18 +/- 12.58 72.49 +/- 10.94 0.01
Tableau 1 : En gras, p<0.2-Résultats concernant les variables qualitatives décrivant la situation
professionnelle
10
Description de la population et situation médicale
Les résultats de l’analyse univariée concernant les variables descriptives sont
présentés dans le tableau 3.
Les différences entre les deux groupes atteignant le seuil de significativité sont le
tabagisme (22.22% dans le groupe « défavorable » contre 48.78% dans le groupe
« favorable » (p<0.05)) ; le nombre d’épisodes aigus plus important dans le groupe
« défavorable » (p=0.03) et la dépression plus fréquente dans le groupe défavorable
(p=0.05). A noter la tendance d’antécédents chirurgicaux lombaires plus fréquents
dans le groupe « défavorable ».
11
DISCUSSION
D’autre part, aucune étude n’a encore mesuré l’impact des facteurs liés au travail par
rapport aux autres dimensions du modèle bio-psycho-social.
Le modèle testé dans ce travail, incluant huit facteurs dont trois items professionnels
(présenté dans le tableau 5 en annexe), expliquent près de 46% de la variance de
l’échantillon. La simple perception de l’impact du travail explique près de 25% de la
variance de l’échantillon. Cette dernière se trouve être un facteur dont l’impact est
fort et semble dominer toutes les autres variables. Ces résultats peuvent difficilement
être extrapolés à d’autres populations, mais ils suggèrent la valeur prédictive que
peut avoir la perception de l’impact du travail sur la lombalgie et que les critères
objectifs choisis expliquent moins l’évolution de notre échantillon. Il parait clair que
cette question courte ne résume pas une analyse professionnelle ni ne permet un
traitement ciblé mais elle semble cependant pouvoir prédire une part non négligeable
12
de l’évolution. Ces résultats confortent notre hypothèse que le travail joue un rôle
majeur dans les résultats de la prise en charge et pourrait de ce fait justifier que la
valence travail soit prise en compte au même titre que les aspects cliniques et de
manière très précoce.
Les résultats de ce travail montrent également que près de 67% des patients ayant
évolué défavorablement à l’issue du programme de rééducation, estiment que le
travail joue un rôle majeur dans la persistance de leur lombalgie (vs 31.7%, p=0.02).
Les résultats concernant le stress au travail sont également concordants avec la
littérature (66.7% vs 39%, p=0.02)(15). Cependant ces variables prisent isolément ne
constituent pas un facteur prédictif évident, ce qui explique probablement les
résultats discordants retrouvés dans les méta-analyses (25,26,31–33)
Certains facteurs tels que le lien entre la lombalgie et un accident du travail ou une
reconnaissance de maladie professionnelle, la volonté ou la nécessité d’évoluer
professionnellement, la satisfaction envers l’employeur ou le fait de bénéficier d’une
consultation avec un médecin du travail, ne semblent pas prédictifs de l’évolution des
patients. Ces résultats diffèrent de ceux attendus mais sont à considérer dans les
13
limites et les dimensions de l’échantillon analysé. Le niveau d’étude en revanche
n’est pas significatif dans ce travail contrairement à d’autres études (30,43).
Le tabagisme ressort comme facteur « protecteur » dans notre étude ce qui est
étonnant au regard de la littérature (9,29,44–46). Cependant, la variable n’a pas été
décrite selon une consommation en paquet-années ni en terme de durée, ce qui
fausse certainement les résultats. Les résultats concernant le sexe, l’âge et l’IMC ne
sont pas significatifs dans notre étude, alors que ces facteurs semblent jouer un rôle
dans la persistance de la lombalgie (10,42,47,48). Mais il faut également prendre en
compte que ces facteurs n’influent pas les capacités éducatives des patients et ne
peuvent donc à fortiori pas être pris en compte pour prédire l’évolution des patients
au cours de ce type de programme.
Aucun des scores habituellement utilisés pour prédire le devenir des patients
lombalgiques6 (13,26,28,30,38,39), n’est significatif dans notre étude. Ces résultats
divergents sont certainement en lien avec notre faible effectif.
6
Tableau 4 présenté en annexe
14
Le choix du questionnaire pour évaluer la satisfaction au travail est également
discutable. Certains patients ont eu des difficultés à comprendre et à appréhender
les questions. Il aurait certainement fallu utiliser des questionnaires plus complets et
plus fiables comme le Job Descriptive Index ou le Work Environment Scale mais
également plus longs (90 items chacun) (50). Ces questionnaires auraient permis
une analyse plus fine des facteurs psycho-sociaux impliqués dans l’évolution des
patients.
Perspectives
Ce travail confirme par conséquent la tendance actuelle qui est de favoriser la
pluridisciplinarité, préconisée par la Haute Autorité de Santé dans ses dernières
recommandations et soutenue par plusieurs études (20,22,23,51). Il tend à montrer
que par une question simple, le médecin peut estimer rapidement si sa prise en
charge sera conditionnée par la problématique professionnelle.
C’est pourquoi, les modalités de repérage de ces patients pouvant présenter des
difficultés sur le plan professionnel doivent être simples et efficaces et permettre une
orientation rapide et précoce vers le service de santé au travail, d’où l’intérêt de
l’utilisation d’une question courte.
La visite de pré-reprise, qui se déroule pendant l’arrêt, peut notamment être un atout
dans ce type de prise en charge et mériterait d’être systématiquement demandée par
les professionnels de santé. Elle est encore méconnue alors qu’elle est primordiale
dans le parcours de soin pour des salariés en difficulté. Elle permet notamment au
patient de s’inscrire dans une démarche de maintien dans l’emploi au cours de
laquelle le patient prend conscience de sa pathologie et des perspectives
professionnelles compatibles avec son état de santé.
15
La participation du médecin du travail aux programmes de rééducation est également
une piste de réflexion. Il pourrait intervenir au travers d’une consultation partagée
permettant l’élaboration du projet professionnel en concertation avec le patient et le
médecin rééducateur. La réalisation de réunions d’information sur les outils existants
pour le maintien en emploi serait un autre outil intéressant.
Enfin, le mode de recrutement des patients pourrait évoluer. Alors qu’à ce jour les
patients sont principalement adressés par les médecins généralistes et les
chirurgiens, il y aurait un intérêt certain à créer un partenariat avec les services de
santé au travail. D’autant plus que le médecin du travail est amené à rencontrer des
situations pour lesquelles les délais sont contraignants (rupture d’indemnité
journalière, risque d’inaptitude). La possibilité d’orienter le salarié rapidement vers ce
type de prise en charge serait un atout précieux.
16
CONCLUSION
DÉCLARATION D’INTÉRETS
Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt en rapport avec cet article.
17
RÉFÉRENCES
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23
ANNEXES
Présentation du programme
Le programme est destiné aux patients souffrant d’une lombalgie commune
chronique évoluant depuis plus de trois mois et dont la prise en charge en
ambulatoire a échoué. Les patients sont adressés principalement par les médecins
traitant suite à l’échec de la prise en charge ambulatoire. Ce programme propose
une prise en charge intensive multidisciplinaire sur 5 jours, de 6 patients, encadrée
par un médecin rééducateur. L’objectif de ce programme est de permettre aux
patients lombalgiques de retrouver une autonomie dans leur prise en charge en
acquérant un savoir adapté à la maladie et en maitrisant des consignes de sécurité.
Les messages délivrés insistent sur l’importance du mouvement, sur l’autogestion
d’une douleur chronique et sur la correction des peurs et des croyances inadaptées.
Les patients sont pris en charge, dans un cadre hospitalier comprenant un plateau
technique de haut niveau, par une équipe multidisciplinaires composée de
kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, infirmières, psychologues, diététicienne et
enseignants d’activité physique adaptée. Ils bénéficient d’une prise en charge
physique spécifique et plus générale ainsi que d’ateliers thérapeutiques sur différents
thèmes tel que la douleur, les connaissances de la lombalgie, la place de l’activité
sportive ou la nutrition. Le suivi de ces patients après le programme est assuré par
des consultations individuelles avec le médecin rééducateur à 1 mois, mois, 6 mois
et 1 an.
24
Questionnaires
Échelle de Québec
Cette échelle évalue le retentissement de la lombalgie sur l’activité quotidienne.
Chaque activité est cotée de 0 à 5 : 0=aucune difficulté, 1=très peu difficile, 2=un peu
difficile, 3=difficile, 4=très difficile, 5=incapable).
20 Soulever 18 kilos
25
Questionnaire sur la notion d’Appréhension-Évitement
Le score se calcule en additionnant les résultats des questions 2 à 5 pour le sous-
score concernant l’activité physique et des questions 6, 7, 9 et 12 à 15 pour le sous
score concernant le travail. Le total est donné sur 24 pour le premier sous score et
42 pour le second.
26
Questionnaire d’incapacité d’OSWESTRY
Ce questionnaire a été élaboré dans le but de connaitre l’impact de la lombalgie sur
les capacités à réaliser les activités de la vie quotidienne. Chaque items est côté de 0
à 5. Le total est exprimé en pourcentage en multipliant la somme totale par 2.
Section 4 – Marche
Je peux rester assis(e) aussi longtemps que je le désire sur n’importe quel siège.
Je peux rester assis(e) aussi longtemps que je le désire sur mon siège favori.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus d’une heure.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus d’une demi-heure.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus de dix minutes.
Les douleurs m’empêchent toute position assise.
Je peux rester debout aussi longtemps que je le désire sans douleur supplémentaire.
Je peux rester debout aussi longtemps que je le désire, mais cela occasionne des douleurs supplémentaires.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus d’une heure.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus d’une demi-heure.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus de dix minutes.
Les douleurs m’empêchent de me tenir debout
Section 7 – Sommeil
27
Ma vie sexuelle est normale et n’occasionne pas de douleurs supplémentaires.
Ma vie sexuelle est normale, mais occasionne parfois quelques douleurs supplémentaires.
Ma vie sexuelle est presque normale, mais très douloureuse.
Ma vie sexuelle est fortement réduite à cause des douleurs.
Ma vie sexuelle est sexuelle est presque inexistante à cause des douleurs.
Les douleurs m’empêchent toute vie sexuelle
Section 10 – Voyage
28
Questionnaire de DALLAS
Le questionnaire se divise en quatre sous-scores : répercussion de la lombalgie sur
les activités quotidiennes, répercussion sur l’activité professionnelle et les loisirs,
répercussion sur l’anxiété et la dépression et répercussion sur la sociabilité. Les
résultats sont exprimés en pourcentage.
Activités quotidiennes
La douleur et son intensité (dans quelle mesure avez-vous besoin de traitements contre la douleur pour vous sentir bien ?)
1
Les gestes de la vie quotidienne (dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle les gestes de la vie quotidienne : sortir du
lit, se brosser les dents, s’habiller etc.…)
2
Pas du tout (pas de douleur) Moyennement Je ne peux pas sortir du lit
0 1 2 3 4 5
La possibilité de soulever quelque chose (dans quelle mesure êtes-vous limité(e) pour soulever quelque chose ?)
3
Pas du tout (comme avant) Moyennement Je ne peux rien soulever
0 1 2 3 4 5
La marche(dans quelle mesure votre douleur limite-t-elle votre distance de marche par rapport à celle que vous pouviez
parcourir avant votre problème de dos ?)
4
Je marche comme avant Presque comme avant Presque plus Plus du tout
0 1 2 3 4 5
La position assise (dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester assis(e) ?)
La position debout (dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester debout de façon prolongée ?)
Pas du tout (ma vie sociale est comme Moyennement Je n’ai plus aucune vie sociale
avant)
0 1 2 3 4 5
29
9 Les déplacements en voiture (dans quelle mesure votre douleur gène-t-elle vos déplacements en voiture ?)
0 1 2 3 4 5
10 Les activités professionnelles (dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle votre travail ?)
Anxiété / Dépression
11 L’anxiété / le moral (dans quelle mesure estimez-vous que vous parvenez à faire face à ce que l’on exige de vous ?)
12 La maîtrise de soi (dans quelle mesure estimez-vous que vous arriver à contrôler vos réactions émotionnelles ?)
13 La dépression (dans quelle mesure vous sentez-vous déprimé(e) depuis que vous avez mal ?)
0 1 2 3 4 5
Sociabilité
14 Les relations avec les autres (dans quelle mesure pensez-vous que votre douleur a changé vos relations avec les autres ?)
0 1 2 3 4 5
15 Le soutien dans la vie de tous les jours (dans quelle mesure avez-vous besoin du soutien des autres depuis que vous avez
mal : travaux domestiques, préparation des repas, etc. .. ?)
0 1 2 3 4 5
16 Les réactions défavorables des proches (dans quelle mesure estimez-vous que votre douleur provoque chez vos proches
de l’irritation, de l’agacement ou de la colère à votre égard ?)
0 1 2 3 4 5
30
Minnesota Satisfaction Questionnaire
31
Questionnaire ad-hoc
Niveau de douleur les 48 dernières heures de 0 à 10 : Dos Jambe Nuit
Etes-vous actuellement en arrêt de travail ?
o Si oui depuis quand ?
o Pour quel motif ?
Si non, Quelle a été la durée de votre dernier arrêt de travail pour le dos ?
Etes-vous actuellement au chômage ?
o Si oui depuis quand ?
o Pour quel motif ?
Votre lombalgie chronique résulte-t-elle d’un accident du travail ?
Votre pathologie a-t-elle été reconnue comme maladie professionnelle ?
Etes-vous reconnu travailleur handicapé ? L’avez-vous dit au médecin du travail ou à l’employeur ?
o Si oui, quels ont été les bénéfices ? Poste aménagé, suivi cap emploi, aides à la reconversion ?
Depuis l’apparition de votre lombalgie avez-vous rencontré le médecin du travail ?
o Si oui
Avez-vous mentionné vos problèmes de dos ?
L'avez-vous rencontré avant ou après le PROGRAMME ?
Type de visite : reprise / pré reprise / périodique / autre (précisez)
A la demande de qui ?
Vous-même / employeur / médecin traitant ou spécialiste / médecin conseil de la CPAM
Quelle était la conclusion ?
A-t-il mentionné des restrictions ?
• Si oui, précisez les restrictions :
Avez-vous bénéficié
• d’un aménagement de poste ?
o Si oui, précisez lequel :
• d’un projet de reclassement ?
o Si oui, précisez sur quel poste :
• d’une reconversion ?
o Si oui dans quel domaine :
Avez-vous été licencié pour inaptitude à cause du dos dans votre carrière ?
• Si oui, quand ?
• Quelle est votre situation professionnelle actuelle ?
o Si vous n’avez pas rencontré le médecin du travail, Avez-vous été informé de la possibilité de le rencontrer à
votre demande ?
Après votre arrêt de travail, Le retour au travail a-t-il été facilité ? Par le médecin du travail, le Sameth (service d’aide au
maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés), l’employeur ?
Dans votre carrière, Avez-vous réfléchi à changer de travail à cause du dos ?
Avez-vous le sentiment d’avoir été écouté ?
o Par la médecine du travail Par votre employeur
Avez-vous le sentiment que votre pathologie ait été prise en compte ?
o Par la médecine du travail Par votre employeur
Sur une échelle de 0 à 10, quelle est votre satisfaction par rapport à la réponse apportée
o par la médecine du travail Par l’employeur
Sur une échelle de 0 à 10, comment évaluez-vous la prise en compte de votre mal de dos par la médecine du travail ?
Au total, sur une échelle de 0 à 10, comment évaluez-vous l’impact du travail sur vos douleurs lombaires ?
Renseignements personnels :
Quel âge avez-vous ?
Sexe : femme / homme
Fumez-vous ?
Quelle est votre taille ? Votre poids ?
Etes-vous marié / pacsé / en couple ?
Souffrez-vous d’autres problèmes de santé ?
Avez-vous été pris en charge pour une dépression ?
Quel est le Nombre d’épisodes de lombalgie / sciatique depuis la fin du PROGRAMME ?
Avez-vous été opéré du dos ?
o Si oui, quelle a été l’opération ?
o Quand a-t-elle eu lieu ?
Se sont-ils produits des évènements jugés négatifs depuis la fin du PROGRAMME (divorce, décès) ?
Renseignements professionnels :
Pouvez-vous décrire votre poste de travail ? (depuis quand, fonction, type de contrat, horaires)
Quelle est votre catégorie professionnelle ? Salarié / employeur / indépendant / sans emploi / Etudiant
Pouvez-vous décrire votre carrière professionnelle ? Précisez les changements de poste/emplois du fait de vos problèmes de
dos.
32
Quel est la durée de trajet domicile-lieu de travail et temps passés en conduite dans le cadre du travail (en moyenne) ?
Vous pouvez indiquer les renseignements qui vous semblent pertinents concernant votre situation professionnelle et qui n’ont
pas été abordés. Notamment si vous rencontrez des problèmes relationnels ou de stress sur votre lieu de travail.
33
Résultats concernant les scores utilisés pour la répartition de l’effectif
Tableau 4 : En gras, p<0.2-Résultats quantitatifs concernant les scores et sous-scores des questionnaires
avant le début du programme
34
Résultats statistiques portant sur l’effectif global
Variables quantitatives utilisées Percentiles
N Moyenne Médiane Ecart 25 50 75
Valide type
EVA J0 77 5,1 5,5 2,1 3,8 5,5 6,8
FABQ Total J0 77 35,6 35,0 14,7 24,5 35,0 43,5
Quebec J0 77 43,1 44,0 17,3 29,0 44,0 56,0
Dallas AVJ J0 53 63,8 63,0 11,9 57,0 63,0 72,0
HANDICAP D J0 53 42,3 42,0 11,3 34,4 42,0 51,8
EVA stress travail 77 4,2 4,5 3,0 1,5 4,5 7,0
EVA stress Général 77 2,9 2,5 2,4 1,0 2,5 4,5
MSQ 76 69,1 70,0 12,1 60,0 70,0 79,0
satisfaction / MT 56 6,3 8,0 3,5 4,3 8,0 9,0
satisfaction / employeur 60 4,0 4,5 3,7 - 4,5 8,0
impact travail 77 5,8 6,0 3,1 3,0 6,0 8,0
Nb %
âge Moins de 30 ans 3 4%
30 à 44 ans 32 42%
45 ans et plus 41 54%
Total 76 100%
sexe Homme 31 41%
Femme 45 59%
Total 76 100%
IMC 25 et moins 44 58%
supérieur à 25 32 42%
Total 76 100%
Stress au travail >5 non 37 48%
oui 40 52%
Total 77 100%
Satisfait médecin du travail >8 non 25 45%
oui 31 55%
Total 56 100%
Satisfait employeur >5 non 30 50%
oui 30 50%
Total 60 100%
Impact du travail >7 non 40 52%
oui 37 48%
Total 68 100%
Situation familiale Célibataire 17 22%
En couple 60 78%
Total 77 100%
Evènement jugé négatif non 52 68%
oui 25 32%
Total 77 100%
tabagisme non 49 64%
35
oui 28 36%
Total 77 100%
Présence d'autres pathologies chroniques non 41 53%
oui 36 47%
Total 77 100%
Prise en charge d'une dépression non 55 71%
oui 22 29%
Total 77 100%
Nombre d'épisodes de lombalgies aigues Aucun 21 27%
1 à 3 épisodes 32 42%
Plus de 3 épisodes 24 31%
Total 77 100%
Total 77 100%
en poste non 20 26%
oui 57 74%
Total 77 100%
statut salarié 56 73%
Employeur / indépendant 12 16%
Sans emploi 9 12%
Total 77 100%
contraintes pro non 37 48%
oui 40 52%
Total 77 100%
Nombre d’emploi occupé <3 44 57%
≥3 33 43%
Total 77 100%
tps de trajet quotidien > 30 minutes non 49 64%
oui 27 36%
Total 76 100%
Accident du travail non 54 70%
oui 23 30%
Total 77 100%
Maladie Professionnelle non 74 96%
oui 3 4%
Total 77 100%
Reconnu Travailleur Handicapé non 44 57%
oui 33 43%
Total 77 100%
36
Consultation médecin du travail non 11 16%
oui 59 84%
Total 70 100%
Consultation à la demande du salarié non 44 62%
oui 27 38%
Total 71 100%
aménagement poste non 40 55%
oui 33 45%
Total 73 100%
changement professionnel non 35 45%
oui 42 55%
Total 77 100%
37
Diagrammes de répartition pour les résultats quantitatifs dont le seuil de significativité
est inférieur à 5%
Location Variabilité
Moyenne 4.168831 Ecart-type 2.98418
Médiane 4.500000 Variance 8.90533
Mode 0.000000 Intervalle 10.00000
Ecart interquartile 5.50000
38
Satisfaction par rapport au médecin du travail
Location Variabilité
Moyenne 5.772727 Ecart-type 3.03114
Médiane 6.000000 Variance 9.18780
Mode 8.000000 Intervalle 10.00000
Ecart interquartile 5.00000
39
Satisfaction au travail (MSQ>75)
40
SERMENT D'HIPPOCRATE
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune
discrimination selon leur état ou leurs convictions.
Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois
de l’humanité.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les
agonies.
Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission.
Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences.
Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me
seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.
41
42
ABSTRACT
Introduction Multidisciplinary rehabilitation programs (MPR) for chronic low back pain
patients combine physical, behavioral, educational and socio-professional
interventions. However, patient’s outcome remains variable and difficult to predict.
This raises the question of the impact of professional factors. The main objective of
this study was to determine whether clinical outcome after rehabilitation program was
related to job satisfaction.
Material and method This retrospective study included 77 patients who have
participated in a dedicated MPR in 2016 or 2017. Clinical outcomes (VAS pain,
DALLAS/OSWESTRY, QUEBEC) were recorded before and one year after the
program while Job satisfaction (MSQ), stress (EVA stress), satisfaction with
occupational physician, work related pain, only one year after the program. Patients
were divied in two groups according to clinical outcome (favorable versus
unfavorable outcome) and the result of work criteria were compared.
Results and discussion Thirty six patients (out of 77) demonstrated poor outcome
(less than 30% of clinical improvement). Within this group, 23.5% were satisfied with
their job (versus 53.7%, p=0.01); MSQ questionnaire was on average 65.2 +/-12.58
(versus 72.49 +/- 10.94, p=0.01); 66.7% felt that their work had an impact on their
lower back pain ( versus 31.7%, p=0.02); the impact of work on lower back pain was
on average 7.32 +/-2.17 (versus 4.41 +/- 3.05, p=0.0001).
Conclusion Job satisfaction and perception of work related on low back pain may
explain a consistent part of poor outcomes after rehabilitation programs. The
involvement of occupational physician seems essential.
Keywords: chronic low back pain, job satisfaction, work impact, rehabilitation
program, occupational physician, pre-recovery, return to work
43
Introduction Les programmes de réhabilitation multidisciplinaires (MPR) pour les
patients souffrant de lombalgie chronique associent des interventions physiques,
comportementales, éducatives et socioprofessionnelles. Le devenir des patients
reste pourtant variable et difficile à prédire Se pose donc la question de l’impact des
facteurs professionnels. Cette étude a pour objectif principal de déterminer si
l’évolution clinique après un programme de rééducation est corrélée la satisfaction au
travail.
Matériel et méthode Cette étude rétrospective a inclus 77 patients qui ont participé
à un programme de réhabilitation en 2016 ou 2017. Les scores cliniques (seuil
douloureux, FABQ, DALLAS / OSWESTRY et QUÉBEC) ont été recueillis avant et
un an après le programme alors que la satisfaction au travail (MSQ), le stress (EVA
stress), la satisfaction concernant le médecin du travail ou l’impact du travail sur les
douleurs, seulement un an après. Les patients ont été différenciés en deux groupes
selon les données cliniques (évolution favorable versus défavorable) et les résultats
concernant les critères professionnels ont été comparés.
Résultats et discussion Trente six patients (sur 77) ont évolué défavorablement
(moins de 30% d’amélioration des scores cliniques). Parmi ce groupe, 23.53% se
sont dit satisfaits de leur travail (versus 53.66%, p=0.01) ; le MSQ était en moyenne
de 65.18 +/-12.58 (versus 72.49 +/- 10.94, p=0.01) ; 66.7% ont estimé que leur
travail avait un impact sur leurs douleurs lombaires (versus 31.7%, p=0.02) ; l’impact
du travail sur les douleurs lombaires était en moyenne de 7.32 +/-2.17 (versus 4.41
+/- 3.05, p=0.0001).
44