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Relly Thèse

Cette étude examine la corrélation entre l'évolution de la lombalgie chronique après un programme de rééducation et la satisfaction au travail. Elle s'appuie sur une méthodologie rétrospective et analyse divers facteurs professionnels et psychosociaux pouvant influencer cette évolution. Les résultats visent à éclairer les liens entre la santé au travail et la gestion de la lombalgie chronique.

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Cette étude examine la corrélation entre l'évolution de la lombalgie chronique après un programme de rééducation et la satisfaction au travail. Elle s'appuie sur une méthodologie rétrospective et analyse divers facteurs professionnels et psychosociaux pouvant influencer cette évolution. Les résultats visent à éclairer les liens entre la santé au travail et la gestion de la lombalgie chronique.

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L’évolution de la lombalgie chronique à un an après un

programme de rééducation est-elle corrélée à la


satisfaction au travail
Laetitia Relly

To cite this version:


Laetitia Relly. L’évolution de la lombalgie chronique à un an après un programme de rééducation
est-elle corrélée à la satisfaction au travail. Sciences du Vivant [q-bio]. 2019. �dumas-02382394�

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L'évolution de la lombalgie chronique à un an après un
programme de rééducation est-elle corrélée à la satisfaction
au travail ?

THÈSE-ARTICLE
Présentée et publiquement soutenue devant

LA FACULTÉ DES SCIENCES MEDICALES ET PARAMEDICALES


DE MARSEILLE

Le 10 Octobre 2019

Par Madame Laetitia RELLY


Née le 13 mars 1985 à Mulhouse (68)

Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine


D.E.S. de MÉDECINE DU TRAVAIL

Membres du Jury de la Thèse :

Madame le Professeur LEHUCHER-MICHEL Marie-Pascale Président


Monsieur le Professeur BENSOUSSAN Laurent Assesseur
Monsieur le Professeur DUPEYRON Arnaud Assesseur
Monsieur le Professeur VITON Jean-Michel Assesseur
REMERCIEMENTS

À mes parents à mes côtés depuis le début, pour leur soutien et leur foi en moi

À mon frère, Arnaud, sans qui cette aventure n’aurait pu être possible

À ma fille, Léa, pour le bonheur qu’elle me procure chaque jour

À ma famille et à mes amis pour leur soutien tout au long de mon parcours

À Madame le Professeur Lehucher-Michel, la présidente de mon jury, pour son aide


et son investissement dans ma formation

À Monsieur le Professeur Dupeyron, mon directeur de thèse, pour sa patience, son


investissement et son soutien

À Messieurs les Professeurs Viton et Bensoussan pour leur participation à ma


soutenance

À Monsieur le Docteur Chevallier et à Maja Jurtela pour leur implication et leur aide

À Monsieur le Docteur Magallon pour ses conseils et son aide précieuse

À tous mes tuteurs de stage pour m’avoir fait grandir et avancer


SOMMAIRE

INTRODUCTION ........................................................................................................ 1

MÉTHODE.................................................................................................................. 2

Population cible et échantillon .............................................................................. 3

Recueil des données............................................................................................ 3

Recueil des données liées au travail .................................................................... 3

Description des Questionnaires ........................................................................... 5

Recueil des données biographiques .................................................................... 6

Analyse statistique ............................................................................................... 6

RÉSULTATS .............................................................................................................. 7

Résultats de l’analyse univariée ........................................................................... 9

Résultats concernant les variables liées au travail ............................................... 9

Description de la population et situation médicale ............................................. 11

Résultats de la régression linéaire ..................................................................... 11

DISCUSSION ........................................................................................................... 12

Limites de notre étude........................................................................................ 14

Perspectives ...................................................................................................... 15

CONCLUSION.......................................................................................................... 17

DÉCLARATION D’INTÉRETS .................................................................................. 17

RÉFÉRENCES ......................................................................................................... 18

ANNEXES ................................................................................................................ 24

Présentation du programme ............................................................................... 24

Questionnaires ................................................................................................... 25

Échelle de Québec ............................................................................................. 25

Questionnaire sur la notion d’Appréhension-Évitement ..................................... 26

Questionnaire d’incapacité d’OSWESTRY......................................................... 27

Questionnaire de DALLAS ................................................................................. 29


Minnesota Satisfaction Questionnaire ................................................................ 31

Questionnaire ad-hoc ......................................................................................... 32

Résultats concernant les scores utilisés pour la répartition de l’effectif.............. 34

Modélisation de l’ananlyse par régression linéaire ............................................. 34

Résultats statistiques portant sur l’effectif global ............................................... 35

Diagrammes de répartition pour les résultats quantitatifs dont le seuil de


significativité est inférieur à 5% .......................................................................... 38

Échelle visuelle analogique : stress au Travail ................................................... 38

Échelle visuelle analogique : stress en général ................................................. 38

Satisfaction par rapport au médecin du travail ................................................... 39

Impact du travail sur les douleurs....................................................................... 39

Satisfaction au travail (MSQ>75) ....................................................................... 40


INTRODUCTION

L’impact du travail dans l’évolution de la lombalgie a fait l’objet de plusieurs études.


La lombalgie représente une charge sociétale conséquente dans les pays
industrialisés (1,2). Le total des coûts liés à la lombalgie varie de 0,3 à 1,7% du PIB
(3–5).

En France, selon les derniers chiffres de l’Institut National de Recherche et Sécurité,


les lombalgies représentent 20% des accidents du travail, 7% des maladies
professionnelles, la troisième cause d’invalidité et la première cause d’inaptitude
chez les moins de 45 ans (CNAMTS1, 2016). Pour la branche accidents du travail-
maladies professionnelles, le coût est estimé à 1 million d’euros par an et à 66 458
euros par salarié par an (CNAMTS, 2012). Les lombalgies engendreraient 11.5
millions de journées de travail perdues chaque année.

Parmi les facteurs de risque primaire de chronicisation de lombalgie, nombreux sont


ceux liés spécifiquement au poste de travail, comme les contraintes liées aux
postures ou au port de charges (6–11). D’autres facteurs tels que les risques psycho-
sociaux comme le stress, le manque de reconnaissance ou l’insatisfaction au travail
sont suspectés de jouer un rôle dans la persistance de la lombalgie (12–15) mais
avec des résultats qui à ce jour divergent (10,11,16–19).

La prise en charge des patients souffrant de lombalgie a fait l’objet d’un rappel sur
les recommandations en avril 2019 par la Haute Autorité de Santé (20), à savoir la
mise en place d’une rééducation active, d’une éducation thérapeutique et d’un travail
sur les peurs et les croyances. Elle prône une approche bio-psycho-sociale prenant
en compte le patient dans sa globalité en traitant conjointement l’aspect clinique,
social et professionnel. D’autre part, plusieurs études soulignent le rôle facilitant pour
le retour au travail d’une prise en charge pluridisciplinaire incluant l’intervention du
médecin du travail (21–24).

Pour répondre à ces objectifs, les programmes multidisciplinaires associent des


interventions physiques, comportementales, éducatives et socioprofessionnelles. Les
méta-analyses concluent à la valeur ajoutée de ces programmes sur la douleur et la
fonction ainsi que sur le retour au travail (24–26). Cependant, l’évolution de patients

1
Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés

1
participant à ces programmes reste variable et difficile à prédire (27). Les facteurs
prédictifs de mauvaise évolution comme le catastrophisme, la sédentarité, ou les
comportements d’évitement sont pourtant habituellement traités (6,7,14,26,28–30).
Se pose donc la question de l’impact des facteurs professionnels. La littérature
évoque de nombreux facteurs professionnels tels que la perception d’une moindre
récupération, et donc la perception de la capacité à reprendre le travail (31),
l’insatisfaction au travail (24,26,32), les conduites de peur et d’évitement (19,31) ou
encore la charge de travail physique(26,33), mais dont la valeur pronostique reste
méconnue. De plus, il n’existe pas d’outil fiable permettant de détecter ces facteurs
de risque (11,34) ni d’apporter une aide pour l’orientation de la prise en charge du
patient lombalgique chronique.

Cette étude a pour objectif principal de déterminer s’il existe un lien entre l’évolution
clinique d’un patient lombalgique chronique et la satisfaction au travail après un
programme de rééducation.

Les objectifs secondaires sont de décrire et d’évaluer la part des variables relatives
au travail, à son impact et à ses intervenants, susceptibles de conditionner cette
évolution.

MÉTHODE

Cette étude rétrospective observationnelle s’est déroulée d’avril 2017 à décembre


2018 sur le site du CHU2 de Nîmes. Les patients éligibles devaient avoir participé au
programme multidisciplinaire et éducatif pour la lombalgie chronique proposé par le
CHU en 2016 ou 2017 (Annexe 1). Tous les patients en situation d’activité
professionnelle (ayant un emploi ou étant dans une démarche de recherche
d’emploi) ont bénéficié d’entretiens individuels. Les patients ne pouvant se déplacer
étaient contactés par téléphone.

Cette étude a été approuvée par l’Institutionnal Review Board du CHU (IRB n°
17.06.02). Les patients ont donné leurs accords écrits pour l’utilisation de leurs
données. Cette étude a été conduite en accord avec les mesures de bonne pratique
et dans le respect du traité d’Helsinki.

2
Centre Hospitalier Universitaire

2
Population cible et échantillon
Les patients étaient convoqués à une consultation environ un an après leur
participation au programme au cours de laquelle étaient évalués les critères cliniques
évolutifs, le retentissement de la douleur, le niveau éducatif et les stratégies mises en
place par le patient ainsi que la situation professionnelle. Cette consultation fait partie
du suivi habituel des patients intégrant le programme.

Pour apprécier l’influence des différents facteurs, les patients ont été séparés en
deux groupes selon leur évolution clinique. Pour être inclus dans le groupe
« Évolution favorable » (versus « Évolution défavorable ») des valeurs seuils ont été
définies en fonction des données de la littérature (35) : diminution de la
douleur relevée sur l’échelle visuelle analogique de 30% et diminution des scores
FABQ, HANDICAP et QUEBEC3 de 30% (Minimal Clinically Important Différence) par
rapport aux scores initiaux. Une évolution positive de trois de ces quatre critères était
exigée pour être classé dans le groupe dont l’évolution était jugée favorable.

Recueil des données

Recueil des données liées au travail


Dans le cadre de l’étude, une analyse professionnelle4 a été conduite lors de cette
consultation habituelle un an après le programme, avec le recueil des données
suivantes :

• l’évaluation de la satisfaction au travail par la version courte (20 items) du


Minnesota Satisfaction Questionnaire (variable quantitative entre 0 et 100
nommée MSQ puis dichotomisée nommée MSQ≥ 75), traduite et validée en
français (Roussel P. 1996). Le patient est jugé satisfait par son emploi lorsque
le MSQ est supérieur ou égal à 75 (36).
• la situation professionnelle du patient (variable trichotomisée nommée statut
(salarié ; employeur/indépendant ; sans emploi)
• le niveau de formation (variable trichotomisée nommée niveau d’étude : sans
diplôme / BAC-CAP-BEP / >BAC+2)
• le nombre d’emploi occupé (variable dichotomisée nommée nomadisme
professionnel : plus ou moins de 3 emplois occupés dans la carrière)

3
Questionnaires expliqués en annexe
4
Questionnaire ad-hoc présenté en annexe

3
• l’avis du médecin sur l’exposition à des contraintes professionnelles suite à la
description du poste par le patient (variable dichotomisée nommée contraintes
professionnelles incluant le port de charge répété, la position debout ou
fléchie en avant maintenue ou répétée, la cadence de production)
• le temps de déplacement en voiture (variable dichotomisée nommée conduite
quotidienne (plus de ou moins de 30 minutes))
• le contexte de survenue de la lombalgie (deux variables dichotomisées
nommées accident du travail et maladie professionnelle)
• les mesures prises pour le maintien en emploi (deux variables dichotomisées
nommées aménagement du poste comprenant également le reclassement
professionnel)
• l’existence d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé
• l’évocation d’un projet de changement professionnel (variable dichotomisée
nommée changement professionnel)
• le contact avec la médecine du travail avec évocation des problèmes
lombaires et la prise d’initiative par le salarié pour consulter le médecin du
travail (deux variables dichotomisées nommées consultation médecin du
travail et consultation du médecin du travail à la demande du salarié)
• l’évaluation du stress au travail, à la maison et en général par l’échelle visuelle
analogique de stress (variable quantitative entre 0 et 10 nommée EVA stress
travail/Maison/général, puis dichotomisées en fonction de la médiane) (37)
• l’évaluation de la satisfaction par rapport à la réponse apportée par le
médecin du travail et par l’employeur (variables quantitatives entre 0 et 10
nommées satisfaction médecin du travail et satisfaction employeur, puis
dichotomisées en fonction de la médiane)
• l’évaluation de l’impact de la situation professionnelle sur l’évolution de la
lombalgie selon le salarié (variable quantitative entre 0 et 10 nommée impact
travail, puis dichotomisée en fonction de la médiane).

Pour obtenir des résultats qualitatifs concernant la satisfaction et le stress, nous


avons choisi de prendre comme valeur de référence la médiane. Ainsi, les variables
ont été différenciées comme suit :

4
• le patient est jugé stressé au travail si le résultat est supérieur ou égal à 5
• le patient est jugé stressé en général si le résultat est supérieur ou égal 3
• le patient est jugé satisfait du médecin du travail si le résultat est supérieur ou
égal à 8
• le patient est jugé satisfait par son employeur si le résultat est supérieur ou
égal à 5
• le travail est considéré comme responsable des douleurs lombaires si le
résultat est supérieur ou égal à 7.

Description des Questionnaires


Étaient relevés tous les scores participant à l’évaluation clinique et psycho-sociale du
patient (BBQ, FABQ, DALLAS / Oswestry, QUÉBEC, HAD, TAMPA). Ils sont
habituellement proposés aux patients avant le début du programme, à la fin de la
semaine de prise en charge puis à chaque consultation habituelle de suivi.

Pour l’étude, nous avons retenu les questionnaires FABQ, DALLAS / Oswestry et
QUÉBEC ainsi que les sous-scores de chacun de ces questionnaires. Certains
patients ont été interrogés sur le questionnaire Oswestry qui a été introduit au
protocole du service au cours de l’étude. Les deux scores apparaissent sous le terme
de HANDICAP (variable quantitative nommée HANDICAP J0). Le choix de ces
critères a été motivé par le fait que ces scores évaluaient la répercussion des
douleurs sur l’ensemble des aspects de la vie du patient. De plus, selon la littérature,
ils sont intéressants pour la prédiction de l’évolution des patients lombalgiques
(13,26,28,30,38,39). Le score FABQ s’intéresse à l’appréhension par rapport au
mouvement lors d‘une activité physique et au travail. Il permet d’identifier les patients
ayant des comportements d’évitement et comporte deux sous-scores (variables
quantitatives nommées FABQ Travail et FABQ Physique). Le score QUÉBEC est un
score fonctionnel balayant la vie quotidienne. Quant au score DALLAS, qui comporte
4 sous-scores, il permet d’appréhender la répercussion de la douleur sur la vie
sociale, sur l’anxiété/dépression, sur les actes de la vie quotidienne et sur la vie
professionnelle et sociale (Dallas social, Dallas AD, Dallas AVJ et Dallas Pro). Pour
la répartition des patients, nous avons utilisé les scores de DALLAS et de FABQ
globaux.

5
Recueil des données biographiques
Ont été recueillies les données biographiques pouvant habituellement interférer avec
la problématique selon la littérature :

• l’âge (variable trichotomisée nommée âge : < de 30 ans / 30-44 ans / ≥ de 45


ans)
• le sexe (variable dichotomisée nommée sexe)
• l’indice de masse corporelle (variable dichotomisée nommée IMC : ≤ ou > à
25)
• le tabagisme (variable dichotomisée nommée tabagisme)
• la situation familiale (variable dichotomisée nommée situation familiale :
célibataire ou en couple)
• la survenue d’évènements jugés négatifs depuis la fin du programme (variable
dichotomisée nommée évènement négatif)
• la présence d’autres pathologies chroniques (variable dichotomisée nommée
pathologie chronique)
• la prise en charge d’une dépression (variable dichotomisée nommée
dépression)
• le nombre d’épisodes de lombalgie aiguë et de radiculalgie depuis la fin du
programme (variable trichotomisée nommée épisode aigu : 0 / 1 à 3 / plus de
3)
• l’existence d’une chirurgie lombaire (variable dichotomisée nommée chirurgie
lombaire)

Analyse statistique
Une analyse descriptive de l’ensemble des variables a été réalisée comme suit : les
variables quantitatives ont été décrites par la médiane, la moyenne et l’écart-type.
Les variables qualitatives ont été décrites par des nombres et des pourcentages.

Dans un deuxième temps une analyse univariée comparative en fonction des 2


groupes à l’étude (« Évolution favorable » versus « Évolution défavorable ») a été
réalisée pour toutes les variables de cette étude en utilisant soit un test de Khi 2 pour
les variables qualitatives soit un test de Student pour les variables quantitatives (un
test de normalité de la distribution de ces variables n’ayant pas été réalisé). Pour ces
analyses conduites sous SAS GUIDE (9.3) le seuil de significativité a été fixé à 5%

6
Dans un troisième temps et à titre exploratoire (du fait des effectifs faibles de cette
étude) nous avons réalisé une analyse multivariée : la variable à expliquer était le
groupe « Évolution défavorable » et les variables explicatives intégrées dans le
modèle était toutes celles pour laquelle l’analyse univariée était significative au seuil
de p ≤ 0.20. Nous avons retenu huit variables que nous jugions cliniquement
pertinentes (EVA J0, QUÉBEC J0, HANDICAP J0) et qui apparaissaient
significatives dans nos modèles (tabagisme, survenue d’épisode aigu, impact du
travail sur les douleurs, présence d’un aménagement du poste de travail, présence
de contraintes professionnelles). L’analyse a été réalisée sous SAS GUIDE à l’aide la
procédure Proc GLM

RÉSULTATS

Sur les 127 patients ayant participé au programme en 2016 et 2017, 109 patients
étaient éligibles pour l’analyse des données. Au total, 77 (soit 60.1%) ont donné leur
accord pour leur participation à l’étude. Parmi les 32 patients non inclus (dont 15
femmes et 17 hommes), la plupart n’ont pas souhaité participer à cette consultation
de suivi à cause de leur emploi.

L’échantillon a été réparti de la façon suivante : 41 patients ont été affectés au


groupe « Évolution favorable » contre 36 au groupe « Évolution défavorable ». La
répartition des patients est présentée sur la figure 15.

5
Les résultats concernant l’effectif global sont présentés en annexe.

7
Figure 1 : flow chart de l’étude

8
Résultats de l’analyse univariée

Résultats concernant les variables liées au travail


En ce qui concerne les variables liées au travail, les résultats suivants sont présentés
dans les tableaux 1 et 2.

Dans le groupe « Évolution défavorable », 23.53% des patients se sont dit satisfaits
de leur travail contre 53.66% dans le groupe « Évolution favorable » (p=0.01) ; de
même le résultat du questionnaire MSQ était en moyenne de 65.18 +/-12.58 contre
72.49 +/- 10.94 dans le groupe « Évolution favorable » (p=0.01) ; toujours dans le
groupe évoluant défavorablement, 40.7% des patients ont exprimé être satisfaits de
leur médecin du travail contre 69% dans l’autre groupe (p=0.03); le travail a un
impact sur les douleurs lombaires chez 66.7% des patients de ce groupe contre
31.7% dans le second (p=0.02) et l’impact du travail sur les douleurs lombaires était
en moyenne de 7.32 +/-2.17 contre 4.41 +/- 3.05 (p=0.0001) ; enfin, concernant
l’échelle visuelle analogique de stress au travail, dans le groupe « Évolution
défavorable », sa valeur était en moyenne de 5.13 +/-3.04 (versus 3.33 +/- 2.70,
p=0.01) et 66.7% se sont dit stressés au travail (versus 39%, p=0.02) .

Les résultats concernant les scores utilisés pour la répartition de notre effectif sont
présentés en annexe (dans le tableau 4).

9
Groupe persistance symptômes Groupe amélioration symptômes p
(Moyenne) (Moyenne)
Satisfaction /Médecine du Travail 5.52 +/- 3.62 7.00 +/- 3.23 0.09
Satisfaction / employeur 3.20 +/- 3.42 4.83 +/- 3.99 0.08
Impact du travail sur les douleurs 7.32 +/- 2.17 4.41 +/- 3.05 0.0001
EVA stress Travail 5.13 +/- 3.04 3.33 +/- 2.70 0.01
EVA stress Maison 3.01 +/- 2.76 2.37 +/- 2.18 0.47
EVA stress Général 3.76 +/- 2.60 2.24 +/- 1.95 0.01
MSQ (valeur) 65.18 +/- 12.58 72.49 +/- 10.94 0.01
Tableau 1 : En gras, p<0.2-Résultats concernant les variables qualitatives décrivant la situation
professionnelle

Groupe persistance symptômes Groupe amélioration symptômes


(N) (N) p
Salarié en poste 23 (63.89%) 33 (80.49%) 0.10
Statut professionnel 0.06
• Salarié 21 (58.33%) 34 (82.93%)
• Indépendant / Employeur 9 (25.00%) 4 (09.76%)
• Sans activité (hors retraité) 6 (16.67%) 3 (07.32%)

Contraintes professionnelles 24 (66.67%) 16 (39.02%) 0.02


Niveau d’étude
• Aucun 8 (22.22%) 5 (12.20%) 0.49
• BAC-CAP-BEP 14 (38.89%) 17 (41.46%)
• BAC + 2 14 (38.89%) 19 (46.34%)
Nomadisme Professionnel
• <3 emplois 21 (58.33%) 15 (41.67%) 0.84
• >3 emplois 23 (56.10%) 18 (43.90 %)
Conduite quotidienne
• <30 minutes 21 (58.33%) 28 (70.00%) 0.29
• >30 minutes 15 (41.67%) 12 (30.00%)
Accident du Travail 11 (30.56%) 11 (26.83%) 0.72
Maladie Professionnelle 3 (8.33%) 1 (02.44%) 0.33
RQTH 18 (51.43%) 14 (34.15%) 0.13
Consultation Médecin du Travail 27 (87.10%) 32 (82.05%) 0.74
Consultation Médecin du Travail à la demande 14 (43.75%) 13 (33.33%) 0.37
du salarié
Aménagement Poste 12 (36.36%) 21 (52.50%) 0.17
Changement professionnel 21 (60.00%) 20 (48.78%) 0.33
MSQ ≥ 75 8 (23.53%) 22 (53.66%) 0.01
Satisfaction / Médecine du Travail ≥ 8 11 (40.70%) 20 (69.00%) 0.03
Satisfaction / employeur ≥ 5 13 (43.30%) 17 (56.7%) 0.3
Impact du travail sur les douleurs ≥ 7 24 (66.7%) 13 (31.70%) 0.02
EVA stress Travail ≥ 5 24 (66.70%) 16 (39.00%) 0.02
EVA stress Général ≥ 3 22 (61.10%) 14 (34.10%) 0.02
Tableau 2 : En gras, p<0.2-Résultats concernant les variables quantitatives liées au travail

10
Description de la population et situation médicale
Les résultats de l’analyse univariée concernant les variables descriptives sont
présentés dans le tableau 3.

Les différences entre les deux groupes atteignant le seuil de significativité sont le
tabagisme (22.22% dans le groupe « défavorable » contre 48.78% dans le groupe
« favorable » (p<0.05)) ; le nombre d’épisodes aigus plus important dans le groupe
« défavorable » (p=0.03) et la dépression plus fréquente dans le groupe défavorable
(p=0.05). A noter la tendance d’antécédents chirurgicaux lombaires plus fréquents
dans le groupe « défavorable ».

Groupe persistance symptômes Groupe amélioration


n (%) symptômes p
n (%)
Sexe
• Femmes 19 (52.78%) 26 (65.00%) 0.28
• Hommes 17 (47.22%) 14 (35.00%)
Age
• <30 ans 1 (2.86%) 2 (5.00%) 0.31
• 30-44 ans 12 (34.29%) 20 (50.00%)
• >45 ans 22 (62.86%) 18 (45.00%)
IMC
• <25 20 (55.56%) 24 (60.00%) 0.70
• >25 16 (44.44%) 16 (40.00%)
Tabagisme 8 (22.22%) 20 (48.78%) 0.02
Episode aigu
• Aucun 8 (22.22%) 14 (34.15%) 0.03
• 1-3 12 (33.33%) 20 (48.78%)
• >3 16 (44.44%) 7 (17.07%)
Pathologie chronique 18 (50.00%) 17 (41.46%) 0.45
Dépression 14 (40.00%) 8 (19.51%) 0.05
Chirurgie lombaire 10 (27.78%) 5 (12.20%) 0.09
Evènement traumatisant 12 (33.33%) 13 (31.71%) 0.88
Situation familiale
• En couple 28 (77.78%) 32 (78.05%) 0.98
• Seul 8 (22.22%) 9 (21.95%)
Tableau 3 : en gras, p<0.2 – Description des deux échantillons avec les variables biographiques et
médicales

Résultats de la régression linéaire


L’analyse multivariée par régression linéaire, présentée en annexe (dans le tableau
5) permet d’expliquer 46% de la variance (R carré 0.46) et montre que la variable
impact du travail explique 25% du modèle.

11
DISCUSSION

Le principal résultat de ce travail est de montrer que la satisfaction au travail semble


jouer un rôle dans l’évolution de la lombalgie chez ces patients ayant participé à un
programme de rééducation. En effet, plus de 53% des patients ayant évolué
favorablement se disent satisfaits de leur travail contre seulement 23% de ceux ayant
évolué défavorablement (p=0.01). Ce travail va dans le sens de certaines études
(12–15,27,30,39,40) qui pointent le rôle essentiel des facteurs psychosociaux dont la
satisfaction au travail dans la persistance de la lombalgie chronique. Mais il se
différencie de ces études dans la mesure où il s’est focalisé sur des patients qui ont
suivi le même programme de rééducation, et donc reçu les mêmes messages
thérapeutiques. Néanmoins comme la majorité des autres travaux, il fait face aux
difficultés méthodologiques que représentent les études rétrospectives. De plus, à
notre connaissance, aucune étude n’a pu montrer le caractère prédictif de la
satisfaction au travail (40). Les différentes modélisations réalisées n’ont pas
permises de mettre en avant cette variable. La principale problématique de cette
notion de satisfaction au travail est sa complexité. Il existe plusieurs définitions et
questionnaires pour l’aborder (41). Elle serait utile pour une analyse détaillée des
facteurs psychosociaux. Or ici, l’objectif est de mettre en avant un facteur prédictif
caractérisé par sa facilité d’utilisation et son utilité dans l’orientation des patients pris
en charge au sein de ces programmes de rééducation.

D’autre part, aucune étude n’a encore mesuré l’impact des facteurs liés au travail par
rapport aux autres dimensions du modèle bio-psycho-social.

Le modèle testé dans ce travail, incluant huit facteurs dont trois items professionnels
(présenté dans le tableau 5 en annexe), expliquent près de 46% de la variance de
l’échantillon. La simple perception de l’impact du travail explique près de 25% de la
variance de l’échantillon. Cette dernière se trouve être un facteur dont l’impact est
fort et semble dominer toutes les autres variables. Ces résultats peuvent difficilement
être extrapolés à d’autres populations, mais ils suggèrent la valeur prédictive que
peut avoir la perception de l’impact du travail sur la lombalgie et que les critères
objectifs choisis expliquent moins l’évolution de notre échantillon. Il parait clair que
cette question courte ne résume pas une analyse professionnelle ni ne permet un
traitement ciblé mais elle semble cependant pouvoir prédire une part non négligeable

12
de l’évolution. Ces résultats confortent notre hypothèse que le travail joue un rôle
majeur dans les résultats de la prise en charge et pourrait de ce fait justifier que la
valence travail soit prise en compte au même titre que les aspects cliniques et de
manière très précoce.

Les résultats de ce travail montrent également que près de 67% des patients ayant
évolué défavorablement à l’issue du programme de rééducation, estiment que le
travail joue un rôle majeur dans la persistance de leur lombalgie (vs 31.7%, p=0.02).
Les résultats concernant le stress au travail sont également concordants avec la
littérature (66.7% vs 39%, p=0.02)(15). Cependant ces variables prisent isolément ne
constituent pas un facteur prédictif évident, ce qui explique probablement les
résultats discordants retrouvés dans les méta-analyses (25,26,31–33)

La satisfaction exprimée par le salarié vis-à-vis de son médecin du travail apparait


également liée à la persistance de la lombalgie. Lors des entretiens, les salariés ont
clairement exprimé leurs attentes et notamment en termes de moyens d’action au
sein de l’entreprise. On peut citer par exemple « il a permis l’aménagement de mon
poste », « il a rencontré mon employeur », « il m’a aidé pour les démarches
administratives », « il m’a écouté », « il a fait le point sur ma prise en charge ». Ce
résultat va dans le sens d’un travail pluridisciplinaire en lien avec le médecin du
travail dans cette population (21–23).

Nos résultats confirment également le lien entre la présence de contraintes


professionnelles et la persistance de la lombalgie (9,40,42). L’ensemble des revues
s’accordent sur l’importance de la charge professionnelle mais la valeur prédictive à
trois mois comme à un an n’est pas uniforme dans la littérature (25,26,32,33). Le fait
que le patient soit en poste est modérément significatif pour la description de
l’évolution clinique. Enfin, les résultats décrivent une évolution non satisfaisante
parmi les employeurs et les indépendants (25% vs 9.76%, p=0.06).

Certains facteurs tels que le lien entre la lombalgie et un accident du travail ou une
reconnaissance de maladie professionnelle, la volonté ou la nécessité d’évoluer
professionnellement, la satisfaction envers l’employeur ou le fait de bénéficier d’une
consultation avec un médecin du travail, ne semblent pas prédictifs de l’évolution des
patients. Ces résultats diffèrent de ceux attendus mais sont à considérer dans les

13
limites et les dimensions de l’échantillon analysé. Le niveau d’étude en revanche
n’est pas significatif dans ce travail contrairement à d’autres études (30,43).

Le tabagisme ressort comme facteur « protecteur » dans notre étude ce qui est
étonnant au regard de la littérature (9,29,44–46). Cependant, la variable n’a pas été
décrite selon une consommation en paquet-années ni en terme de durée, ce qui
fausse certainement les résultats. Les résultats concernant le sexe, l’âge et l’IMC ne
sont pas significatifs dans notre étude, alors que ces facteurs semblent jouer un rôle
dans la persistance de la lombalgie (10,42,47,48). Mais il faut également prendre en
compte que ces facteurs n’influent pas les capacités éducatives des patients et ne
peuvent donc à fortiori pas être pris en compte pour prédire l’évolution des patients
au cours de ce type de programme.

Les résultats concernant la déclaration d’épisodes récurrents aigus et la coexistence


d’une dépression sont en faveur d’un rôle dans l’évolution de la pathologie lombaire
et sont comparables à ceux de la littérature (26,29,30,40,42,46,49). Cependant ces
variables sont intrinsèquement liées au vécu négatif de la pathologie et jouent
certainement un rôle dans l’appropriation des messages éducatifs. L’existence d’une
pathologie chronique associée n’est quant à elle pas significative dans notre étude.

Limites de notre étude


La limite principale de notre étude se trouve dans la taille de la population étudiée, à
laquelle s’ajoute l’incertitude sur l’évolution des patients n’ayant pas assisté la
consultation dédiée à la situation professionnelle (environ 30% de l’effectif global),
bien que nous puissions émettre l’hypothèse que ces patients aient évolué
favorablement et que leur situation professionnelle soit satisfaisante.

Aucun des scores habituellement utilisés pour prédire le devenir des patients
lombalgiques6 (13,26,28,30,38,39), n’est significatif dans notre étude. Ces résultats
divergents sont certainement en lien avec notre faible effectif.

La caractéristique rétrospective de notre étude est également une limite importante


pour nos résultats car le recueil des données a été réalisé indépendamment de la
question scientifique posée. De nombreux autres facteurs peuvent jouer un rôle sans
que nous puissions les détecter.

6
Tableau 4 présenté en annexe

14
Le choix du questionnaire pour évaluer la satisfaction au travail est également
discutable. Certains patients ont eu des difficultés à comprendre et à appréhender
les questions. Il aurait certainement fallu utiliser des questionnaires plus complets et
plus fiables comme le Job Descriptive Index ou le Work Environment Scale mais
également plus longs (90 items chacun) (50). Ces questionnaires auraient permis
une analyse plus fine des facteurs psycho-sociaux impliqués dans l’évolution des
patients.

Perspectives
Ce travail confirme par conséquent la tendance actuelle qui est de favoriser la
pluridisciplinarité, préconisée par la Haute Autorité de Santé dans ses dernières
recommandations et soutenue par plusieurs études (20,22,23,51). Il tend à montrer
que par une question simple, le médecin peut estimer rapidement si sa prise en
charge sera conditionnée par la problématique professionnelle.

Cela pose donc la question de l’implication du médecin du travail au sein des


programmes de rééducation. Il est tout à fait licite de proposer un protocole
permettant un suivi pluridisciplinaire du patient étant donné que la spécificité du
médecin du travail est de connaître l’entreprise et son environnement. Il apporte donc
un avis essentiel sur les perspectives professionnelles du patient et peut initier
précocement des démarches pouvant éviter la désinsertion professionnelle.

C’est pourquoi, les modalités de repérage de ces patients pouvant présenter des
difficultés sur le plan professionnel doivent être simples et efficaces et permettre une
orientation rapide et précoce vers le service de santé au travail, d’où l’intérêt de
l’utilisation d’une question courte.

La visite de pré-reprise, qui se déroule pendant l’arrêt, peut notamment être un atout
dans ce type de prise en charge et mériterait d’être systématiquement demandée par
les professionnels de santé. Elle est encore méconnue alors qu’elle est primordiale
dans le parcours de soin pour des salariés en difficulté. Elle permet notamment au
patient de s’inscrire dans une démarche de maintien dans l’emploi au cours de
laquelle le patient prend conscience de sa pathologie et des perspectives
professionnelles compatibles avec son état de santé.

15
La participation du médecin du travail aux programmes de rééducation est également
une piste de réflexion. Il pourrait intervenir au travers d’une consultation partagée
permettant l’élaboration du projet professionnel en concertation avec le patient et le
médecin rééducateur. La réalisation de réunions d’information sur les outils existants
pour le maintien en emploi serait un autre outil intéressant.

Enfin, le mode de recrutement des patients pourrait évoluer. Alors qu’à ce jour les
patients sont principalement adressés par les médecins généralistes et les
chirurgiens, il y aurait un intérêt certain à créer un partenariat avec les services de
santé au travail. D’autant plus que le médecin du travail est amené à rencontrer des
situations pour lesquelles les délais sont contraignants (rupture d’indemnité
journalière, risque d’inaptitude). La possibilité d’orienter le salarié rapidement vers ce
type de prise en charge serait un atout précieux.

16
CONCLUSION

La satisfaction au travail et la perception de l’impact du travail sur la lombalgie par les


patients semblent pouvoir expliquer une part de l’évolution des patients lombalgiques
chroniques bénéficiant de programmes multidisciplinaires et éducatifs. Bien que ces
résultats doivent être confirmés par des études prospectives, ce travail pose la
question de l’implication des facteurs professionnels dans le devenir des patients
lombalgiques chroniques. Ces facteurs devraient être évalués au début de la prise
en charge des patients afin d’estimer si celle-ci sera conditionnée par la
problématique professionnelle. Ce résultat interroge également sur le rôle du
médecin du travail au sein de ces programmes de réhabilitation. Son expertise
concernant le maintien en emploi et sa connaissance des conditions de travail sont
essentielles, notamment pour les patients dont le pronostic médical est réservé.

DÉCLARATION D’INTÉRETS

Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflit d’intérêt en rapport avec cet article.

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23
ANNEXES

Présentation du programme
Le programme est destiné aux patients souffrant d’une lombalgie commune
chronique évoluant depuis plus de trois mois et dont la prise en charge en
ambulatoire a échoué. Les patients sont adressés principalement par les médecins
traitant suite à l’échec de la prise en charge ambulatoire. Ce programme propose
une prise en charge intensive multidisciplinaire sur 5 jours, de 6 patients, encadrée
par un médecin rééducateur. L’objectif de ce programme est de permettre aux
patients lombalgiques de retrouver une autonomie dans leur prise en charge en
acquérant un savoir adapté à la maladie et en maitrisant des consignes de sécurité.
Les messages délivrés insistent sur l’importance du mouvement, sur l’autogestion
d’une douleur chronique et sur la correction des peurs et des croyances inadaptées.
Les patients sont pris en charge, dans un cadre hospitalier comprenant un plateau
technique de haut niveau, par une équipe multidisciplinaires composée de
kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, infirmières, psychologues, diététicienne et
enseignants d’activité physique adaptée. Ils bénéficient d’une prise en charge
physique spécifique et plus générale ainsi que d’ateliers thérapeutiques sur différents
thèmes tel que la douleur, les connaissances de la lombalgie, la place de l’activité
sportive ou la nutrition. Le suivi de ces patients après le programme est assuré par
des consultations individuelles avec le médecin rééducateur à 1 mois, mois, 6 mois
et 1 an.

24
Questionnaires

Échelle de Québec
Cette échelle évalue le retentissement de la lombalgie sur l’activité quotidienne.
Chaque activité est cotée de 0 à 5 : 0=aucune difficulté, 1=très peu difficile, 2=un peu
difficile, 3=difficile, 4=très difficile, 5=incapable).

1 Vous levez de votre lit

2 Dormir six heures d’affilées

3 Vous retournez dans votre lit

4 Voyager pendant une heure en voiture

5 Se tenir debout pendant une durée de 20 à 30 minutes

6 Demeurer assis pendant quatre heures

7 Monter un étage d’escaliers

8 Marcher le long de plusieurs pâtés de maisons (environ 300 à 400 mètres)

9 Marcher plusieurs kilomètres

10 Atteindre des étagères hautes

11 Lancer une balle

12 Courir le long de deux pâtés de maisons

13 Sortir la nourriture du réfrigérateur

14 Faire son lit

15 Mettre des chaussettes (ou un collant)

16 Se pencher en avant au-dessus d’un évier durant 10 minutes

17 Déplacer une table

18 Pousser ou tirer une lourde porte

19 Porter deux paniers à provisions

20 Soulever 18 kilos

Score total /100

25
Questionnaire sur la notion d’Appréhension-Évitement
Le score se calcule en additionnant les résultats des questions 2 à 5 pour le sous-
score concernant l’activité physique et des questions 6, 7, 9 et 12 à 15 pour le sous
score concernant le travail. Le total est donné sur 24 pour le premier sous score et
42 pour le second.

FABQ PHYSIQUE Désaccord Incertain Accord

1 Ma douleur a été provoquée par l’activité physique 0 1 2 3 4 5 6

2 L’activité physique aggrave ma douleur 0 1 2 3 4 5 6

3 L’activité physique pourrait abimer mon dos 0 1 2 3 4 5 6

4 Je ne devrais pas faire d’activités physiques lesquelles pourraient aggraver ma douleur 0 1 2 3 4 5 6

5 Je ne peux pas faire d’activités physiques lesquelles pourraient aggraver ma douleur 0 1 2 3 4 5 6

FABQ TRAVAIL Désaccord Incertain Accord

6 La douleur a été provoquée par mon travail ou par un accident de travail 0 1 2 3 4 5 6

7 Mon travail a aggravé ma douleur 0 1 2 3 4 5 6

8 J’ai droit à une indemnisation pour ma douleur 0 1 2 3 4 5 6

9 Mon travail est trop dur pour moi 0 1 2 3 4 5 6

10 Mon travail augmente ou pourrait augmenter mes douleurs 0 1 2 3 4 5 6

11 Mon travail pourrait abimer mon dos 0 1 2 3 4 5 6

12 Je ne devrais pas faire mon travail habituel avec ma douleur actuelle 0 1 2 3 4 5 6

13 Je ne peux pas faire mon travail habituel avec ma douleur actuelle 0 1 2 3 4 5 6


Je ne peux pas faire mon travail habituel avant que mes douleurs soient traitées
0 1 2 3 4 5 6
14 efficacement
15 Je ne pense pas que je pourrai reprendre mon travail habituel avant 3 mois 0 1 2 3 4 5 6

16 Je ne pense pas que je pourrai un jour être capable de reprendre ce travail 0 1 2 3 4 5 6

26
Questionnaire d’incapacité d’OSWESTRY
Ce questionnaire a été élaboré dans le but de connaitre l’impact de la lombalgie sur
les capacités à réaliser les activités de la vie quotidienne. Chaque items est côté de 0
à 5. Le total est exprimé en pourcentage en multipliant la somme totale par 2.

Section 1 – Intensité de la douleur

En ce moment, je ne ressens aucune douleur.


En ce moment, j’ai des douleurs très légères.
En ce moment, j’ai des douleurs modérées.
En ce moment, j’ai des douleurs assez intenses.
En ce moment, j’ai des douleurs très intenses.
En ce moment, les douleurs sont pires que l’on puisse imaginer.

Section 2- Soins personnels (se laver, s’habiller, etc.)

Je ne peux effectuer normalement mes soins personnels sans douleurs supplémentaires.


Je peux effectuer normalement mes soins personnels, mais c’est très douloureux.
Je dois effectuer mes soins personnels avec précaution et lenteur, et je ressens des douleurs.
J’ai besoin d’aide pour les soins personnels, mais j’arrive encore à effectuer la plus grande partie de ceux-ci seul(e).
J’ai besoin d’aide tous les jours pour la plupart de mes soins personnels.
Je ne peux plus m’habiller, je me lave avec difficulté et je reste au lit.

Section 3 – Soulever des charges

Je peux soulever des charges lourdes sans augmentation de douleurs.


Je peux soulever des charges lourdes, mais cela occasionne une augmentation des douleurs.
Les douleurs m’empêchent de soulever de lourdes charges depuis le sol, mais cela reste possible si elles sont sur
un endroit approprié. (Par ex : sur une table)
Les douleurs m’empêchent de soulever des charges lourdes, mais je peux en soulever de légères à modérées si elles
sont sur un endroit approprié.
Je ne peux soulever que de très légères charges.
Je ne peux rien soulever, ni porter du tout.

Section 4 – Marche

Les douleurs ne m’empêchent pas de marcher, quelle que soit la distance


Les douleurs m’empêchent de marcher au-delà d’un km
Les douleurs m’empêchent de marcher au-delà de 250m
Les douleurs m’empêchent de marcher au-delà de 100m
Je ne peux marcher qu’avec une canne ou des béquilles
Je reste au lit la plupart du temps et dois me trainer jusqu’aux toilettes

Section 5 – Position assise

Je peux rester assis(e) aussi longtemps que je le désire sur n’importe quel siège.
Je peux rester assis(e) aussi longtemps que je le désire sur mon siège favori.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus d’une heure.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus d’une demi-heure.
Les douleurs m’empêchent de rester assis(e) plus de dix minutes.
Les douleurs m’empêchent toute position assise.

Section 6 – Position debout

Je peux rester debout aussi longtemps que je le désire sans douleur supplémentaire.
Je peux rester debout aussi longtemps que je le désire, mais cela occasionne des douleurs supplémentaires.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus d’une heure.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus d’une demi-heure.
Les douleurs m’empêchent de rester debout plus de dix minutes.
Les douleurs m’empêchent de me tenir debout

Section 7 – Sommeil

Mon sommeil n’est jamais perturbé par les douleurs.


Mon sommeil est parfois perturbé par les douleurs.
A cause des douleurs, je dors moins de six heures.
A cause des douleurs, je dors moins de quatre heures.
A cause des douleurs, je dors moins de deux heures.
Les douleurs m’empêchent totalement de dormir.

Section 8 – Vie sexuelle (si présente)

27
Ma vie sexuelle est normale et n’occasionne pas de douleurs supplémentaires.
Ma vie sexuelle est normale, mais occasionne parfois quelques douleurs supplémentaires.
Ma vie sexuelle est presque normale, mais très douloureuse.
Ma vie sexuelle est fortement réduite à cause des douleurs.
Ma vie sexuelle est sexuelle est presque inexistante à cause des douleurs.
Les douleurs m’empêchent toute vie sexuelle

Section 9 – Vie sociale

Ma vie sociale est normale et n’occasionne pas de douleurs supplémentaires.


Ma vie sociale est normale, mais elle augmente l’intensité des douleurs.
Les douleurs n’ont pas de répercussion significative sur ma vie sociale, excepté une limitation lors de mes
activités physiques. (Par ex : le sport, etc.)
Les douleurs limitent ma vie sociale et je ne sors plus aussi souvent.
Les douleurs limitent ma vie sociale à mon foyer.
Je n’ai plus de vie sociale à cause des douleurs.

Section 10 – Voyage

Je peux voyager partout sans douleur


Je peux voyager partout, mais cela occasionne une augmentation des douleurs.
Les douleurs sont bien présentes, mais je peux effectuer un trajet de plus de deux heures.
Les douleurs m’empêchent tout trajet de plus d’une heure.
Les douleurs ne me permettent que de courts trajets nécessaires de moins de 30 minutes.
Les douleurs m’empêchent tout trajet, sauf pour recevoir un traitement

28
Questionnaire de DALLAS
Le questionnaire se divise en quatre sous-scores : répercussion de la lombalgie sur
les activités quotidiennes, répercussion sur l’activité professionnelle et les loisirs,
répercussion sur l’anxiété et la dépression et répercussion sur la sociabilité. Les
résultats sont exprimés en pourcentage.

Activités quotidiennes
La douleur et son intensité (dans quelle mesure avez-vous besoin de traitements contre la douleur pour vous sentir bien ?)
1

Pas du tout Parfois Tout le temps


0 1 2 3 4 5

Les gestes de la vie quotidienne (dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle les gestes de la vie quotidienne : sortir du
lit, se brosser les dents, s’habiller etc.…)
2
Pas du tout (pas de douleur) Moyennement Je ne peux pas sortir du lit

0 1 2 3 4 5

La possibilité de soulever quelque chose (dans quelle mesure êtes-vous limité(e) pour soulever quelque chose ?)
3
Pas du tout (comme avant) Moyennement Je ne peux rien soulever

0 1 2 3 4 5
La marche(dans quelle mesure votre douleur limite-t-elle votre distance de marche par rapport à celle que vous pouviez
parcourir avant votre problème de dos ?)
4
Je marche comme avant Presque comme avant Presque plus Plus du tout

0 1 2 3 4 5

La position assise (dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester assis(e) ?)

5 Moyennement Je ne peux pas rester assis(e)


Pas du tout (pas d’aggravation de la
douleur)
0 1 2 3 4 5

La position debout (dans quelle mesure votre douleur vous gêne-t-elle pour rester debout de façon prolongée ?)

6 Je ne peux pas rester debout


Pas du tout (je reste debout comme
Moyennement
avant)
0 1 2 3 4 5

Le sommeil (dans quelle mesure votre douleur gêne-t-elle votre sommeil ?)

7 Je ne peux pas dormir du tout


Pas du tout(je dors comme avant) Moyennement
0 1 2 3 4 5

Total x 3 = % de répercussion sur les activités quotidiennes

Activités professionnelles et de loisirs


8 Activité sociale (dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle votre vie sociale (danser, jeux et divertissements, repas ou
soirées entre amis, sortie, etc. … ?)

Pas du tout (ma vie sociale est comme Moyennement Je n’ai plus aucune vie sociale
avant)
0 1 2 3 4 5

29
9 Les déplacements en voiture (dans quelle mesure votre douleur gène-t-elle vos déplacements en voiture ?)

Pas du tout (je me déplace comme Moyennement Je ne peux pas me déplacer en


avant) voiture

0 1 2 3 4 5

10 Les activités professionnelles (dans quelle mesure votre douleur perturbe-t-elle votre travail ?)

Pas du tout (elle ne me gène pas) Je ne peux pas travailler


Moyennement
0 1 2 3 4 5

Total x 5 = % de répercussion sur le rapport activités professionnelles / loisirs

Anxiété / Dépression
11 L’anxiété / le moral (dans quelle mesure estimez-vous que vous parvenez à faire face à ce que l’on exige de vous ?)

Je ne fais pas face


Je fais face entièrement (pas de Moyennement
changement)
0 1 2 3 4 5

12 La maîtrise de soi (dans quelle mesure estimez-vous que vous arriver à contrôler vos réactions émotionnelles ?)

Je ne les contrôle pas du tout


Je les contrôle entièrement Moyennement
0 1 2 3 4 5

13 La dépression (dans quelle mesure vous sentez-vous déprimé(e) depuis que vous avez mal ?)

Je ne suis pas déprimé(e) Je suis complètement déprimé(e)

0 1 2 3 4 5

Total x 5 = % de répercussion sur le rapport anxiété / dépression

Sociabilité

14 Les relations avec les autres (dans quelle mesure pensez-vous que votre douleur a changé vos relations avec les autres ?)

Pas de changement Changement radical

0 1 2 3 4 5

15 Le soutien dans la vie de tous les jours (dans quelle mesure avez-vous besoin du soutien des autres depuis que vous avez
mal : travaux domestiques, préparation des repas, etc. .. ?)

Aucun soutien nécessaire Soutien permanent

0 1 2 3 4 5

16 Les réactions défavorables des proches (dans quelle mesure estimez-vous que votre douleur provoque chez vos proches
de l’irritation, de l’agacement ou de la colère à votre égard ?)

Pas du tout Parfois Tout le temps

0 1 2 3 4 5

Total x 5 = % de répercussion sur la sociabilité

30
Minnesota Satisfaction Questionnaire

31
Questionnaire ad-hoc
Niveau de douleur les 48 dernières heures de 0 à 10 : Dos Jambe Nuit
Etes-vous actuellement en arrêt de travail ?
o Si oui depuis quand ?
o Pour quel motif ?
Si non, Quelle a été la durée de votre dernier arrêt de travail pour le dos ?
Etes-vous actuellement au chômage ?
o Si oui depuis quand ?
o Pour quel motif ?
Votre lombalgie chronique résulte-t-elle d’un accident du travail ?
Votre pathologie a-t-elle été reconnue comme maladie professionnelle ?
Etes-vous reconnu travailleur handicapé ? L’avez-vous dit au médecin du travail ou à l’employeur ?
o Si oui, quels ont été les bénéfices ? Poste aménagé, suivi cap emploi, aides à la reconversion ?
Depuis l’apparition de votre lombalgie avez-vous rencontré le médecin du travail ?
o Si oui
Avez-vous mentionné vos problèmes de dos ?
L'avez-vous rencontré avant ou après le PROGRAMME ?
Type de visite : reprise / pré reprise / périodique / autre (précisez)
A la demande de qui ?
Vous-même / employeur / médecin traitant ou spécialiste / médecin conseil de la CPAM
Quelle était la conclusion ?
A-t-il mentionné des restrictions ?
• Si oui, précisez les restrictions :
Avez-vous bénéficié
• d’un aménagement de poste ?
o Si oui, précisez lequel :
• d’un projet de reclassement ?
o Si oui, précisez sur quel poste :
• d’une reconversion ?
o Si oui dans quel domaine :
Avez-vous été licencié pour inaptitude à cause du dos dans votre carrière ?
• Si oui, quand ?
• Quelle est votre situation professionnelle actuelle ?

o Si vous n’avez pas rencontré le médecin du travail, Avez-vous été informé de la possibilité de le rencontrer à
votre demande ?
Après votre arrêt de travail, Le retour au travail a-t-il été facilité ? Par le médecin du travail, le Sameth (service d’aide au
maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés), l’employeur ?
Dans votre carrière, Avez-vous réfléchi à changer de travail à cause du dos ?
Avez-vous le sentiment d’avoir été écouté ?
o Par la médecine du travail Par votre employeur
Avez-vous le sentiment que votre pathologie ait été prise en compte ?
o Par la médecine du travail Par votre employeur
Sur une échelle de 0 à 10, quelle est votre satisfaction par rapport à la réponse apportée
o par la médecine du travail Par l’employeur
Sur une échelle de 0 à 10, comment évaluez-vous la prise en compte de votre mal de dos par la médecine du travail ?
Au total, sur une échelle de 0 à 10, comment évaluez-vous l’impact du travail sur vos douleurs lombaires ?

Renseignements personnels :
Quel âge avez-vous ?
Sexe : femme / homme
Fumez-vous ?
Quelle est votre taille ? Votre poids ?
Etes-vous marié / pacsé / en couple ?
Souffrez-vous d’autres problèmes de santé ?
Avez-vous été pris en charge pour une dépression ?
Quel est le Nombre d’épisodes de lombalgie / sciatique depuis la fin du PROGRAMME ?
Avez-vous été opéré du dos ?
o Si oui, quelle a été l’opération ?
o Quand a-t-elle eu lieu ?
Se sont-ils produits des évènements jugés négatifs depuis la fin du PROGRAMME (divorce, décès) ?

Renseignements professionnels :

Pouvez-vous décrire votre poste de travail ? (depuis quand, fonction, type de contrat, horaires)

Quel est votre niveau de formation ?

Quelle est votre catégorie professionnelle ? Salarié / employeur / indépendant / sans emploi / Etudiant

Combien d’emplois avez-vous occupés durant votre carrière ?

Pouvez-vous décrire votre carrière professionnelle ? Précisez les changements de poste/emplois du fait de vos problèmes de
dos.

32
Quel est la durée de trajet domicile-lieu de travail et temps passés en conduite dans le cadre du travail (en moyenne) ?

Vous pouvez indiquer les renseignements qui vous semblent pertinents concernant votre situation professionnelle et qui n’ont
pas été abordés. Notamment si vous rencontrez des problèmes relationnels ou de stress sur votre lieu de travail.

33
Résultats concernant les scores utilisés pour la répartition de l’effectif

Groupe persistance symptômes Groupe amélioration symptômes


(Moyenne) (Moyenne) p

EVA 4.79 +/- 1.99 5.43 +/- 2.22 0.15


FABQ 38.31 +/- 15.32 34.27 +/- 15.78 0.26
FABQ Travail 27.06 +/- 11.26 24.71 +/- 14.84 0.30
FABQ Physique 10.89 +/- 6.40 9.56 +/- 5.84 0.40
QUEBEC 42.72 +/- 15.99 43.44 +/- 18.55 0.86
HANDICAP 41.59 +/- 11.36 39.54 +/- 11.91 0.45
DALLAS AVJ 64.38 +/- 10.43 63.38 +/- 13.21 0.76
DALLAS PRO 43.75 +/- 10.13 41.90 +/- 11.98 0.62
DALLAS AD 35.42 +/- 14.36 33.28 +/- 17.02 0.58
DALLAS social 29.25 +/- 15.97 28.00 +/- 16.65 0.75
DALLAS total 43.20 +/- 10.68 41.64 +/- 11.88 0.62
OSWESTRY 38.09 +/- 12.51 34.00 +/- 10.58 0.42

Tableau 4 : En gras, p<0.2-Résultats quantitatifs concernant les scores et sous-scores des questionnaires
avant le début du programme

Modélisation de l’ananlyse par régression linéaire

Synthèse de Sélection ascendante


Etape Variable entrée Libellé Nombre R carré R carré C(p) Valeur Pr > F
var. partiel du F
dans modèle
1 impact_travail Impact travail 1 0.2490 0.2490 19.6142 22.87 <.0001
2 tabagisme Tabagisme 2 0.0678 0.3168 13.7949 6.75 0.0115
3 épisodes LA Episodes LA 3 0.0452 0.3620 10.5811 4.75 0.0329
4 EVA _J0 EVA 4 0.0417 0.4037 7.7713 4.62 0.0353
préPROGRAMME
J0
5 contraintes_pro Contraintes 5 0.0183 0.4220 7.6580 2.06 0.1559
professionnelles
6 Quebec_J0 Quebec J0 6 0.0101 0.4321 8.4916 1.14 0.2897
7 HANDICAP_J0 Dallas moyen / 7 0.0258 0.4579 7.5182 3.00 0.0884
Oswestry J0
8 amenagement_poste Aménagement 8 0.0045 0.4624 9.0000 0.52 0.4743
poste
Root MSE 0.39041 R carré 0.4624 Moyenne dépendante 0.54930 R car. ajust. 0.3930 Coeff Var 71.07380
Tableau 5 : Modélisation par régression linéaire

34
Résultats statistiques portant sur l’effectif global
Variables quantitatives utilisées Percentiles
N Moyenne Médiane Ecart 25 50 75
Valide type
EVA J0 77 5,1 5,5 2,1 3,8 5,5 6,8
FABQ Total J0 77 35,6 35,0 14,7 24,5 35,0 43,5
Quebec J0 77 43,1 44,0 17,3 29,0 44,0 56,0
Dallas AVJ J0 53 63,8 63,0 11,9 57,0 63,0 72,0
HANDICAP D J0 53 42,3 42,0 11,3 34,4 42,0 51,8
EVA stress travail 77 4,2 4,5 3,0 1,5 4,5 7,0
EVA stress Général 77 2,9 2,5 2,4 1,0 2,5 4,5
MSQ 76 69,1 70,0 12,1 60,0 70,0 79,0
satisfaction / MT 56 6,3 8,0 3,5 4,3 8,0 9,0
satisfaction / employeur 60 4,0 4,5 3,7 - 4,5 8,0
impact travail 77 5,8 6,0 3,1 3,0 6,0 8,0

Tableau 6 : description de l'effectif global avec les variables quantitatives

Nb %
âge Moins de 30 ans 3 4%
30 à 44 ans 32 42%
45 ans et plus 41 54%
Total 76 100%
sexe Homme 31 41%
Femme 45 59%
Total 76 100%
IMC 25 et moins 44 58%
supérieur à 25 32 42%
Total 76 100%
Stress au travail >5 non 37 48%
oui 40 52%
Total 77 100%
Satisfait médecin du travail >8 non 25 45%
oui 31 55%
Total 56 100%
Satisfait employeur >5 non 30 50%
oui 30 50%
Total 60 100%
Impact du travail >7 non 40 52%
oui 37 48%
Total 68 100%
Situation familiale Célibataire 17 22%
En couple 60 78%
Total 77 100%
Evènement jugé négatif non 52 68%

oui 25 32%
Total 77 100%
tabagisme non 49 64%

35
oui 28 36%
Total 77 100%
Présence d'autres pathologies chroniques non 41 53%

oui 36 47%
Total 77 100%
Prise en charge d'une dépression non 55 71%

oui 22 29%
Total 77 100%
Nombre d'épisodes de lombalgies aigues Aucun 21 27%
1 à 3 épisodes 32 42%
Plus de 3 épisodes 24 31%
Total 77 100%

Chirurgie lombaire non 63 82%


oui 14 18%
Total 77 100%
niveau formation aucune 13 17%
BAC-CAP-BEP 31 40%
BAC+2 33 43%

Total 77 100%
en poste non 20 26%
oui 57 74%
Total 77 100%
statut salarié 56 73%
Employeur / indépendant 12 16%
Sans emploi 9 12%
Total 77 100%
contraintes pro non 37 48%
oui 40 52%
Total 77 100%
Nombre d’emploi occupé <3 44 57%
≥3 33 43%
Total 77 100%
tps de trajet quotidien > 30 minutes non 49 64%
oui 27 36%
Total 76 100%
Accident du travail non 54 70%
oui 23 30%
Total 77 100%
Maladie Professionnelle non 74 96%
oui 3 4%
Total 77 100%
Reconnu Travailleur Handicapé non 44 57%
oui 33 43%
Total 77 100%

36
Consultation médecin du travail non 11 16%

oui 59 84%
Total 70 100%
Consultation à la demande du salarié non 44 62%
oui 27 38%
Total 71 100%
aménagement poste non 40 55%
oui 33 45%
Total 73 100%
changement professionnel non 35 45%
oui 42 55%
Total 77 100%

Tableau 7 : description de l'effectif global avec les variables qualitatives

37
Diagrammes de répartition pour les résultats quantitatifs dont le seuil de significativité
est inférieur à 5%

Échelle visuelle analogique : stress au Travail

Location Variabilité
Moyenne 4.168831 Ecart-type 2.98418
Médiane 4.500000 Variance 8.90533
Mode 0.000000 Intervalle 10.00000
Ecart interquartile 5.50000

Échelle visuelle analogique : stress en général

Mesures statistiques de base


Location Variabilité
Moyenne 3.707792 Ecart-type 7.13376
Médiane 2.500000 Variance 50.89046
Mode 0.000000 Intervalle 62.00000
Ecart interquartile 3.50000

38
Satisfaction par rapport au médecin du travail

Mesures statistiques de base


Location Variabilité
Moyenne 6.285714 Ecart-type 3.47309
Médiane 8.000000 Variance 12.06234
Mode 8.000000 Intervalle 10.00000
Ecart interquartile 4.50000

Impact du travail sur les douleurs

Location Variabilité
Moyenne 5.772727 Ecart-type 3.03114
Médiane 6.000000 Variance 9.18780
Mode 8.000000 Intervalle 10.00000
Ecart interquartile 5.00000

39
Satisfaction au travail (MSQ>75)

Mesures statistiques de base


Location Variabilité
Moyenne 69.17333 Ecart-type 12.19700
Médiane 70.00000 Variance 148.76685
Mode 80.00000 Intervalle 53.00000
Ecart interquartile 19.00000

40
SERMENT D'HIPPOCRATE

Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle


aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous
ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune
discrimination selon leur état ou leurs convictions.

J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées


dans leur intégrité ou leur dignité.

Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois
de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs


conséquences.

Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des


circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera.
Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés.

Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma


conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les
agonies.
Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission.
Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences.

Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me
seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.

41
42
ABSTRACT

Introduction Multidisciplinary rehabilitation programs (MPR) for chronic low back pain
patients combine physical, behavioral, educational and socio-professional
interventions. However, patient’s outcome remains variable and difficult to predict.
This raises the question of the impact of professional factors. The main objective of
this study was to determine whether clinical outcome after rehabilitation program was
related to job satisfaction.

Material and method This retrospective study included 77 patients who have
participated in a dedicated MPR in 2016 or 2017. Clinical outcomes (VAS pain,
DALLAS/OSWESTRY, QUEBEC) were recorded before and one year after the
program while Job satisfaction (MSQ), stress (EVA stress), satisfaction with
occupational physician, work related pain, only one year after the program. Patients
were divied in two groups according to clinical outcome (favorable versus
unfavorable outcome) and the result of work criteria were compared.

Results and discussion Thirty six patients (out of 77) demonstrated poor outcome
(less than 30% of clinical improvement). Within this group, 23.5% were satisfied with
their job (versus 53.7%, p=0.01); MSQ questionnaire was on average 65.2 +/-12.58
(versus 72.49 +/- 10.94, p=0.01); 66.7% felt that their work had an impact on their
lower back pain ( versus 31.7%, p=0.02); the impact of work on lower back pain was
on average 7.32 +/-2.17 (versus 4.41 +/- 3.05, p=0.0001).

Conclusion Job satisfaction and perception of work related on low back pain may
explain a consistent part of poor outcomes after rehabilitation programs. The
involvement of occupational physician seems essential.

Keywords: chronic low back pain, job satisfaction, work impact, rehabilitation
program, occupational physician, pre-recovery, return to work

43
Introduction Les programmes de réhabilitation multidisciplinaires (MPR) pour les
patients souffrant de lombalgie chronique associent des interventions physiques,
comportementales, éducatives et socioprofessionnelles. Le devenir des patients
reste pourtant variable et difficile à prédire Se pose donc la question de l’impact des
facteurs professionnels. Cette étude a pour objectif principal de déterminer si
l’évolution clinique après un programme de rééducation est corrélée la satisfaction au
travail.

Matériel et méthode Cette étude rétrospective a inclus 77 patients qui ont participé
à un programme de réhabilitation en 2016 ou 2017. Les scores cliniques (seuil
douloureux, FABQ, DALLAS / OSWESTRY et QUÉBEC) ont été recueillis avant et
un an après le programme alors que la satisfaction au travail (MSQ), le stress (EVA
stress), la satisfaction concernant le médecin du travail ou l’impact du travail sur les
douleurs, seulement un an après. Les patients ont été différenciés en deux groupes
selon les données cliniques (évolution favorable versus défavorable) et les résultats
concernant les critères professionnels ont été comparés.

Résultats et discussion Trente six patients (sur 77) ont évolué défavorablement
(moins de 30% d’amélioration des scores cliniques). Parmi ce groupe, 23.53% se
sont dit satisfaits de leur travail (versus 53.66%, p=0.01) ; le MSQ était en moyenne
de 65.18 +/-12.58 (versus 72.49 +/- 10.94, p=0.01) ; 66.7% ont estimé que leur
travail avait un impact sur leurs douleurs lombaires (versus 31.7%, p=0.02) ; l’impact
du travail sur les douleurs lombaires était en moyenne de 7.32 +/-2.17 (versus 4.41
+/- 3.05, p=0.0001).

Conclusion La satisfaction au travail et la perception de l’impact du travail sur la


lombalgie semblent expliquer une part non négligeable de l’évolution des patients
lombalgiques chroniques après ce programme de réhabilitation. L’implication du
médecin du travail semble essentielle.

Mots-clés : lombalgie chronique, satisfaction au travail, impact travail, programme


de rééducation, médecin du travail, pré reprise, retour au travail

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