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Tonfa Text

Le tonfa, originaire du Japon, est un outil de self-défense utilisé par les forces de l'ordre et les agences de sécurité, offrant une alternative efficace à l'usage d'armes à feu. Ce livre, écrit par Thierry Peclard et Frédéric Polla, présente des techniques variées de maniement du tonfa, adaptées à différentes situations de conflit, et s'adresse à la fois aux professionnels de la sécurité et aux passionnés d'arts martiaux. L'ouvrage inclut également des conseils sur la condition physique et l'initiation au combat, visant à améliorer les compétences en self-défense.

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Tonfa Text

Le tonfa, originaire du Japon, est un outil de self-défense utilisé par les forces de l'ordre et les agences de sécurité, offrant une alternative efficace à l'usage d'armes à feu. Ce livre, écrit par Thierry Peclard et Frédéric Polla, présente des techniques variées de maniement du tonfa, adaptées à différentes situations de conflit, et s'adresse à la fois aux professionnels de la sécurité et aux passionnés d'arts martiaux. L'ouvrage inclut également des conseils sur la condition physique et l'initiation au combat, visant à améliorer les compétences en self-défense.

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.

Tonfa
en self-défense
Thierry Peciard et Frédéric Polla
le Tonfa
en self-défense
Thierry Peclard et Frédéric Polla
Originaire du Japon, le tonfa est utilisé par «Thierry Peclard et Frédéric Polla réalisent

les polices américaines depuis plus de vingt ans. aujourd'hui ce livre que je n'aurais pu

Il fait son apparition aujourd'hui en Europe, mieux faire. La méthode est là rendue dans

et tout particulièrement en France, où la police, son ensemble et les dessins sont particulièrement

la gendarmerie, les services de sécurité et explicites. (...) Ce livre deviendra, j'en suis sûr, le

les groupes d'intervention tels que le RAID livre de référence pour les métiers de la sécurité. »

l'ont à leur service. (extrait de la préface de Robert Paturei

Il permet un large éventail de techniques instructeur, introducteur du tonfa en France.)

particulièrement efficaces contre les armes

blanches et offre une alternative idéale

à l'usage de l'arme à feu. Pour autant, ce moyen

d'autodéfense ne s'adresse pas uniquement

aux forces de l'ordre, mais à toutes les agences

au service de la sécurité qui trouveront là

une nouvelle méthode efficace afin de parer

à toute situation conflictuelle.

Les pratiquants d'arts martiaux et passionnés

de self-défense enfin découvriront avec le tonfa

de nouvelles perspectives qui renouvelleront

leur technique.
CHAPITRE PREMIE

PRESENTATION
DU TONFA
Table des matières

Préface 5

Chapitre premier : Présentation du tonfa. 7


Introduction. 8
Description du tonfa. 10

Chapitre deuxième : Techniques du tonfa. 11


Techniques du tonfa. 12
Utilisation du tonfa. 15
Zones à risques. 16
Port du tonfa. 17
Dégaines du tonfa. 18
Gardes. 21
Blocages. 24
Frappes. 29
Clés, moyens d'amener, immobilisations.:. 36
Étranglements... 54
Dégagements sur saisies. 58
Défense face à une attaque au bâton. 65
Défense contre une attaque au couteau. 66
Blocage contre couteau avec dégagement du bras armé. 69
Maniement pour repousser. 71
Mise au sol d'un adversaire. 72
Mise au sol par crochetage. 74
Mise au sol sur attaque haute ou directe. 75
Blocage et désarmement. 77
Conseils pédagogiques. 92

Chapitre troisième : Initiation au combat. 95


Points sensibles et points vitaux. 96
Positions et déplacements, esquives, séries techniques. 98
Défense sur une attaque de coups de poing et de coups de pied. 107
Rétention de l'arme à feu . 111
Rétention du tonfa . 112
Applications techniques . 114
Défense au sol. 119

Postface 121
Introduction

Dans le Japon médiéval, le tonfa était un outil agraire. Il proviendrait précisément d'Okinawa.
On ne sait trop quelle était son utilisation originelle, s’il servait à concasser du riz ou des céréales,
ou bien encore à soulever des marmites chaudes... Plus vraisemblablement, il permettait de faire
tourner les meules à broyer les céréales (et constituait ainsi une sorte de manivelle).
Okinawa, par sa situation géographique, connut de nombreuses invasions. Aussi ce peuple
pacifique de pécheurs et de cultivateurs élabora-t-il une méthode de combat, POkmawa-Te,
aujourd'hui considérée comme un ancêtre du karaté.
Au xviie siècle, Okinawa est envahie par le Japon. Le suzerain de Kagoshima (Sud-Ouest de Kyushu)
interdit alors le port d'armes aux habitants d'Okinawa et confisque sur l'île toutes les armes dans
le but de prévenir toute tentative de rébellion. Les pêcheurs et cultivateurs détournent alors
leurs outils et instruments agraires de leur utilisation première pour s'en servir comme arme afin
de se défendre contre l'envahisseur et les brigands de toutes sortes.
C'est ainsi que le tonfa, le nunchaku (le fléau ou les faucilles Kamas), le bo (bâton) ou l'écou (la
rame du pêcheur) devinrent autant d'armes dans les mains des pratiquants de VOkinawa-Te.

Le kobudo était né.


Il s'est transmis de père en fils, de maître à élève, pour arriver pratiquement intact jusqu'à nos
jours sous forme de katas.
Le tonfa d'alors (et tel qu'il se pratique encore aujourd'hui dans le kobudo) était en bois et de
section carrée. Il s'utilisait par paire (un tonfa dans chaque main) et permettait des blocages et
des atémis.

De nombreux experts en arts martiaux vivent aujourd'hui aux États-Unis où l'on trouve de presti¬
gieuses académies d'arts martiaux, dont l'académie de Dan Innosanto, ami de Bruce Lee. Également
à Los Angeles, se trouve une des plus importantes académies de police des États-Unis. C'est en
fait le rapprochement des milieux des arts martiaux et de la police qui a favorisé la diffusion du
tonfa. Il y a à peu près vingt ans, en effet, les experts en arts martiaux installés en Californie
inspirèrent la police américaine qui, sur la base du tonfa d'Okinawa, conçut un nouveau bâton
de police.
L.R. Anderson, qui en fut l'auteur, reprit la forme générale du tonfa tout en augmentant ses
dimensions (60 cm au lieu de 50 cm). Ce nouveau tonfa, déposé sous l'appellation de « Monadnock
PR 24 Police Bâton », construit à l'origine en deux parties amovibles en aluminium, est depuis
1983 constitué de polycarbonate. Il n'est par ailleurs plus carré, mais rond (sécurité oblige) et ne
s'utilise plus par paire, mais seul.

Ainsi se développe aux États-Unis, et tout particulièrement en Californie, cette nouvelle arme
pour le policier (bâton à poignée latérale) qui vient remplacer le bâton de défense (matraque).
Dans le même temps, une méthode de maniement est créée, permettant des parades et blocages
sur différents coups (poing, pied, bâton, couteau...), des ripostes par coups d'estoc ou circulaires
et des techniques de police (moyens d'extraire un individu d'un véhicule ou de l'immobiliser pour
menottage...).
L'intérêt évident du tonfa n'échappe pas à Robert Paturel, champion d'Europe de boxe française
et fonctionnaire de police, lorsqu'il le découvre aux États-Unis. C'est lui qui introduira le tonfa
en France comme bâton individuel de défense, intermédiaire idéal entre la défense à main nue
et l'utilisation de l'arme à feu, parce que sans grand risque de dérive.

8
Suite à l'étude de nombreux documents techniques relatifs au tonfa, et grâce à la collaboration
de plusieurs policiers ainsi que d'experts des arts martiaux, une méthode est codifiée. Elle fait
désormais partie intégrante des programmes d'entraînement du RAID et des GIPN et suscite
partout un intérêt grandissant.

Les auteurs de cet ouvrage, passionnés d'arts martiaux et de sports de combat, pratiquent le
judo, le ju-jitsu, le karaté, la boxe, le full contactet sont tous deux ceinture noire de nunchaku.
Frédéric Polla, plusieurs fois champion de Suisse, est vice-champion du monde de nunchaku
technique et de combat et Thierry Peclard vice-champion de Suisse de full contact Sans cesse
attirés par de nouvelles techniques de combat, ils ont découvert et ont été impressionnés par
l'utilisation du tonfa comme défense personnelle. Ils ont travaillé certaines techniques du kobudo,
puis ont étudié la technique américaine Monadnock avant de participer à un stage dirigé par
Robert Paturel. Enthousiasmés par l'éventail des techniques développées, fondées avant tout sur
des mises en situation réelle, ils continuent de pratiquer cette méthode de tonfa tout en y
apportant quelques variantes.

Méthode d'entraînement
Pour approcher le plus possible de la réalité, la pratique du combat contre un ou plusieurs adver¬
saires et les attaques-surprises sont primordiales sinon nécessaires.

C'est lors de ces entraînements «réalistes» que l'on pourra voir si une technique est irréalisable
et dangereuse ou non pour la personne qui sera amenée à l'exécuter. C'est à ce moment-là que
les enseignants doivent décider s'il est judicieux d'approfondir telle technique ou non. C'est ce
qui fait la différence entre notre enseignement et la pratique exclusive des arts martiaux tradi¬
tionnels. Cependant, une initiation aux différentes armes telles que le couteau, le bâton, la batte
ou le nunchaku et aux sports de combat comme la boxe ou le kick boxing est prévue afin d'élargir
la vue d'ensemble des pratiques de self-defense.
Toutes les techniques pratiquées et enseignées avec le tonfa sont restituables à mains nues afin
que les réflexes et les automatismes puissent demeurer valides lorsque l'on se trouve sans tonfa.

L'ensemble de ces techniques ne garantit pas le succès, mais une pratique régulière et motivée
augmente vos chances de réussite.

Le présent ouvrage enfin traite également de la condition physique, de diverses techniques de


combat et s'adresse au bout du compte à chaque personne intéressée par la self-defense.

9
Description du tonia

TALON CORPS POINTE

TONFA MODÈLE SÉCURITÉ


en polycarbonate

1 Tonfa télescopique Monadnock aluminium et polycarbonate.


2 Tonfa d'entraînement Monadnock très souple.
3 Tonfa d'entraînement au combat G.K. Production en mousse.
4 Tonfa de service Monadnock en polycarbonate.
5 Tonfa de service G.K. Production en polycarbonate surmoulé.

10
TECHNIQUES
DU TONFA

N.B. Toutes les techniques présentées ici sont à inverser pour un gaucher.
Techniques du toni'a

Techniques de base
• Les gardes: active, passive, à deux mains.

• Attitude de sécurité, distance de sécurité, placement.

• Les déplacements, les formes de corps, les esquives.


• Les parades et esquives sur toute tentative de saisie (le tonfa tenu d'une main).

• Les dégagements sur toute saisie au niveau de la poitrine (le tonfa tenu d'une main).

• Les parades sur coups de poing ou coups de pied.

• Les parades sur coups de bâton (attaques de base).

• Les parades sur coups de couteau (attaques de base).


• Les coups frappés avec le tonfa: talon, pointe, corps, tête de poignée, rotations horizontales,
verticales, obliques.

• Maintien de la distance de sécurité face à une arme blanche: rotations obliques, tonfa pointe
en avant en garde inversée.
• Parades et ripostes (poings, pieds, tonfa) sur coups de poing, coups de pied, coups de bâton
ou de couteau.

• Les moyens d'amener: la tête de poignée dans le dos, la clé de coude en extension.

• Vista du combat.

Techniques intermédiaires
Toutes les techniques de base, un peu mieux maîtrisées:

Sur une attaque au bâton (attaques de base)


• Blocage du bâton (avec le tonfa), saisie du bâton (avec la main libre) et riposte (au choix: toutes
frappes à l'aide du tonfa ou coups de poings et coups de pieds).
• Blocage du bâton, saisie du bâton, riposte sur la main armée pour faire lâcher le bâton (avec
le corps du tonfa).

Sur une attaque au couteau (attaques de base)


• Blocage de la main armée (avec le tonfa), saisie de la main armée (avec sa main libre), ripostes
variées (poings, pieds, tonfa).

• Blocage de la main armée, saisie du poignet, riposte sur la main armée pour faire lâcher le
couteau.

Chutes au sol
• Les chutes avant et arrière, le tonfa tenu d'une main.

• Les chutes avant et arrière, le tonfa tenu des deux mains.

• La défense au sol.

12
Défense sur une saisie
• Sur une saisie par une main forte: enroulement.

• Sur une saisie par une main faible: frappe.

• Sur une saisie à deux mains du poignet portant le tonfa: tirer vers soi.

• Sur une ceinture avant avec un bras libre: frappe avec la poignée du tonfa dans le dos de l'adver¬
saire.

• Sur une ceinture arrière avec un bras libre: frappe avec la poignée du tonfa sur les mains de
l'adversaire.

Les moyens d'amener


• Les dés de bras du poignet, des coudes et des épaules.

• Les clés américaines.

• Les étranglements.

• Le blocage au sol.

Le travail à deux mains


• Les blocaqes sur une attaque aux poings, aux pieds, avec un couteau ou un bâton.

• Sur des tentatives de saisies.


• Sur des saisies au niveau de la poitrine, à une ou deux mains.

• Les diverses façons de repousser.

• Sur des saisies des poignets.


• Sur des saisies du tonfa.

Le combat (décontracté)
• Faire face à un ou deux adversaires (avec un ou deux tonfas).

• Même combat avec un adversaire armé (couteau ou bâton).

• En situation difficile comme le corps à corps, les endroits restreints.

• Le combat au sol.

Techniques confirmées
Toutes les techniques de base et intermédiaires, un peu mieux maîtrisées:

Sur une attaque par des coups de pieds


• Sur une attaque de face: enroulement par le bas et pression du tonfa sur le genou de l'adver¬
saire suivi d'un contrôle au sol.
• Sur une attaque circulaire par la droite.

• Sur une attaque circulaire par la gauche: enroulement du bras faible.

Sur une attaque au bâton


• Par le haut: enroulement par-dessus.

• Sur une attaque latérale du côté faible: enroulement du bras faible.


• Attaque en piqué au corps: enroulement par-dessous (tonfa, bras fort).

13
• Attaque en piqué à la tête: enroulement droite ou gauche.

• Désarmement croisé.

Sur une attaque au couteau (attaques de base)


• Conduite au sol par hypertorsion, flexion de la main et clé de coude en extension, tonfa maintenu
derrière les genoux.

• Variante possible: contrôle du coude avec le genou.

• Variante possible: contrôle de la tête avec la jambe.

• Sur un coup piqué à la gorge: parade chassée de la main faible, corps du tonfa dans saignée
du coude et contrôle de la main armée avec la main faible.

Sur une saisie de la main ou au niveau de la poitrine


• Contrôle du bras en croisant.

• Dégagement par un crochetage et contrôle de la tête.

Moyens d'amener
• Étranglement: à une main, le tonfa tenu par la poignée à deux mains, le tonfa tenu par le
corps.

Le combat réel
• Demande une exécution des techniques intermédiaires de façon rapide et efficace.
• Se préparer mentalement au combat réel.
• Garder son sang-froid.

Technique de combat à mains nues


• Initiation aux techniques de combat avec ou contre un nunchaku ou un bâton.

14
tilisation du tonia

Le tonfa ou bâton de police à poignée latérale remplace la matraque qui n'offrait pas beaucoup
de possibilités comme blocage ou moyen d'amener et restait par ailleurs utilisée et perçue comme
moyen de répression.

Le tonfa, du fait de sa poignée latérale, offre beaucoup plus de possibilités:

- Pour les blocages, l'avant-bras et la main sont parfaitement protégés, môme lors de frappes
lourdes (avec une batte de base-bail par exemple).

- Le tonfa permet également une grande maniabilité pour bloquer les attaques aux pieds ou
aux poings.
- On peut encore réaliser de petits atémis avec le talon du tonfa et bien sûr un grand nombre
de dés, trouver des moyens d'amener, réussir des immobilisations pour menottage, des sorties
de véhicule...
La tenue du tonfa par la poignée latérale le rend beaucoup moins agressif qu'une matraque.
C'est souvent l'adversaire qui, en voulant vous frapper ou vous saisir, se fera mal, c'est-à-dire que
le tonfa est un instrument de self-defense et non d'attaque comme une matraque.
est très difficile de se servir d'un tonfa comme d'une matraque, ce qui est d'ailleurs strictement
interdit sauf dans quelques cas exceptionnels.
Toutes les techniques présentées dans cet ouvrage sont des techniques de défense, aucun
mouvement d'attaque ne sera ici élaboré.
Le tonfa est l'alternative à l'usage de l'arme à feu; devant être tenu par la main forte, il se substi¬
tuera à l'arme à feu que la personne menacée n'aura pas le réflexe de saisir.

Saisie du tonfa
Saisie de base: l'index et le pouce sont joints
fermement de manière à ne pas laisser
échapper le tonfa, mais restent assez souples
cependant pour laisser pivoter la poignée.

De manière générale, le tonfa sera tenu


comme dessiné ci-contre: le corps du tonfa
plaqué contre l'avant-bras, le talon devant,
le petit doigt en contact avec le corps du
tonfa.

15
Zones à risques

Lors d'une agression, il se peut que l'on soit amené à utiliser le tonfa pour frapper. En raison de
la dureté du tonfa et des dégâts qu'il peut occasionner, on privilégiera les zones du corps non
dangereuses pour la vie.

Zone A : Il est interdit de frapper la tête, le cou, la gorge, la nuque, le visage.


Zone B : Interdit également le triangle génital, à savoir les parties génitales et l'aine de chaque
côté (artère fémorale).
Zone C : Autorisation de petites frappes et atémis modérés sur l'abdomen et le dos. Attention
cependant à la région du cœur et la colonne vertébrale.
Zone D : Autorisation de frappes sur les bras et les jambes. Attention aux articulations.

16
Pour une personne non armée
Port du tonfa à la ceinture du côté droit. Le
tonfa est dégainé par la main droite.

Port discret (holster)


Holstersous l'aisselle gauche pour le port d'un
tonfa télescopique. Le tonfa est dégainé par
la main droite.

N.B. Toutes les positions ci-dessus sont à inverser pour un gaucher.

17
Dégainés du tonxa

Le tonfa à la ceinture (côté gauche)

Pour dégainer directement devant


Saisir la poignée du tonfa avec la main droite
et tirer vers le haut. La main gauche aide en
saisissant le corps du tonfa.
Avec une rotation, le corps du tonfa vient se
plaquer contre l'avant-bras, la main gauche
en protection du visage.

Saisie à deux mains Pour dégainer discrètement derrière


La main gauche saisit la pointe lorsque le Saisir la pointe du tonfa avec la main gauche,
tonfa quitte la ceinture. En avançant la jambe puis pousser le tonfa vers l'arrière.
gauche, on se trouve en garde active à deux Saisir la poignée avec la main droite. La main
mains. gauche vient plaquer le corps du tonfa contre
l'avant-bras droit. Le bras droit reste caché
dans le dos, le bras gauche redevient visible.

18
Le tonfa à la ceinture (côté droit)

Pour dégainer directement devant


Saisir la poignée du tonfa depuis le bas avec
la main droite. Monter le tonfa dont le corps
vient se plaquer contre l'avant-bras.

Une fois le tonfa sorti de la ceinture, effectuer


une rotation à gauche, récupérer la pointe
avec la main gauche pour se retrouver en
garde active à deux mains.

Pour dégainer discrètement devant


Saisir la poignée du tonfa avec la main droite. Faire pivoter le tonfa de 180° (la pointe passe
derrière). Lorsque le corps du tonfa est plaqué contre l'avant-bras, descendre pour faire sortir le
tonfa de son support.

19
Le tonfa sous l'aisselle gauche (tonfa télescopique)
Saisir la poignée du tonfa avec la main droite et dégainer par le haut.
Frappe en diagonale vers le bas avec un coup sec de manière à faire sortir la partie télescopique.
Avec une rotation, le corps du tonfa vient se plaquer contre l'avant-bras. Saisir la pointe après
rotation avec la main gauche pour se retrouver en garde active à deux mains.

20
Garde passive
le tonfa dans une main
Le tonfa esttenu de la main droite le long du
corps, partiellement caché derrière la jambe.
Position de sécurité, c'est-à-dire le corps côté
faible devant, 45 degrés par rapport au
suspect, être prêt à l'action.

Variante : croiser les bras de manière à dissi¬


muler partiellement le tonfa.

Garde passive sous l'aisselle


Le tonfa est tenu de la main droite. Le corps
du tonfa est contrôlé par le coude et l'aisselle.
La tête de poignée repose contre le ventre.
Cette garde présente une bonne sécurité de
arme. Elle est également le point de départ
de nombreuses frappes.

Garde active à deux mains


Le tonfa est tenu par la main droite sur la
soignée, par la main gauche qui vient saisir
a pointe et ce dans une position de garde
orête à la défense. Le tonfa est pointé vers
avant.
Garde en défense contre une attaque au couteau
La poignée du tonfa est tenue par la main droite. La main gauche vient saisir le talon du tonfa,
de manière à maintenir une distance de sécurité. On se sert de la pointe pour frapper la main
armée du couteau. Garder une très grande mobilité et une intense concentration. Ne pas perdre
de vue la main armée.

Garde « en épée »
À la manière d'une épée, le talon du tonfa
est tenu de la main droite. La poignée dirigée
vers le bas sert à bloquer un coup de pied ou
un coup de bâton. Attention, l'index ne doit
pas être en contact avec la poignée lors du
blocage, à cause de l'onde de choc. La main
gauche reste en protection du visage.

Garde «en épée».

22
Garde « en crochet »
La pointe du tonfa est tenue de la main droite.
De cette manière, on peut crocheter, bloquer un
coup de poing ou un coup de pied, on dévie la
frappe d'un bâton. La main gauche est en protec¬
tion du visage.

Garde «en crochet».


Blocages

Blocage en haut
La poignée du tonfa est tenue par la main
droite, le corps du tonfa plaqué le long de
l'avant-bras. Le bras droit est levé à l'oblique
de manière à bloquer le coup et le dévier du
côté droit. Attention de ne pas mettre la
poignée près de la tête: elle viendrait heurter
le visage en cas de frappe forte. La main
gauche est en protection du visage. Le tonfa
doit absolument être plaqué contre l'avant-
bras sans quoi le choc contre le tonfa peut
blesser l'avant-bras porteur.

Blocage en bas
La position du tonfa pour le blocag
similaire à celle observée pour le
haut. Le tonfa est simplement aba
prévenir toute attaque (coups de pii
le bas.

Blocage en haut. Blocage en bas.

24
Blocage à droite
La position du tonfa pour le blocage à droite
suit la position pour le blocage en haut. Le
tonfa est en position verticale du côté droit
pour parer à toute attaque (coups de poing,
de pied, de bâton). Penser à éloigner la
poignée du visage ou la décaler légèrement
de l'axe de la tête. La main gauche est en
protection du visage.

Blocage à gauche
Le blocage à gauche requiert les mêmes
mouvements que le blocage à droite, mais
inversés.

Blocage à gauche.
Blocage avec le tonfa tenu à deux mains

Blocage en haut
Le tonfa est tenu de la main droite par la
poignée. La main gauche vient saisir la pointe.
Le tonfa est tenu à l'oblique afin de bloquer
le coup et le dévier sur la droite. Bien penser
à éloigner la poignée du visage. La main
gauche est ouverte et le tonfa repose dans le
creux de la main pour éviter l'écrasement des
doigts.

Blocage en bas
Le blocage en bas demande les mêmes
mouvements que le blocage en haut, trans¬
posés au niveau de la cuisse.

Blocage avec le tonfa tenu à deux mains.

26
Blocage à droite
Position du tonfa verticale du côté droit.
Attention à la poignée qui peut venir heurter
l'épaule ou le biceps droit.

Blocage à gauche
Le blocage à gauche requiert les mouvements
du blocage à droite que l'on inversera.
Attention à la poignée qui peut heurter le
thorax ou le visage.

Rlocage de face

Tenue du tonfa en position horizon¬


tale au niveau des épaules, pour
bloquer tous coups de poing ou
autres. Cette position peut servir
également à repousser l'adversaire.
Attention, la poignée peut heurter la
gorge ou le visage.

27
Blocages divers

Tous les blocages avec le tonfa le long de l'avant-bras droit peuvent se faire en renforçant la
tenue du talon par la main gauche en cas de frappe lourde, avec une batte de base-bail par
exemple.

Dans ce cas, il est primordial de ne pas mettre la poignée dans l'axe de la tête. La main en renfort
ne doit pas serrer le talon du tonfa. Les doigts sont ouverts et le tonfa repose dans le creux de
la main afin d'éviter l'écrasement des doigts.

Ne pas oublier de plaquer le tonfa le long de l'avant-bras.

Renfort de la main faible :

sur le talon sur la poignée sur l'avant-bras

28
Prappes

Les frappes sont principalement utilisées comme atémis afin de surprendre, de détourner
l'attention de l'adversaire et de lui faire lâcher prise. Étant donné la dureté du tonfa, on peut
aisément deviner les dégâts qu'une frappe solide est susceptible d'occasionner. Pour cette raison,
on n'y aura recours qu'en cas de nécessité absolue.
On visera uniquement les parties du corps non vitales, par exemple les mains, avant-bras, épaules,
pieds, tibias et cuisses, en évitant absolument les zones particulièrement délicates, la tête et les
articulations.
Les frappes par rotation peuvent être utilisées afin d'impressionner l'adversaire et de garder une
distance de sécurité ou de neutraliser une main armée d'un couteau, mais elles nécessitent une
grande mobilité et une bonne précision.

Frappe directe
Comme en boxe, on frappe droit devant avec
le talon. On doit saisir fermement la poignée,
car au moindre choc le tonfa peut dévier et
échapper à l'avant-bras. Le corps du tonfa
doit absolument être plaqué contre l'avant-
bras. Ne pas frapper le visage, les parties ou
la cage thoracique.

Frappe directe.

29
Frappe verticale
La frappe de haut en bas permettra, par
exemple, de parer un coup de poing ou un
coup de pied, de neutraliser une main armée.
On peut également s'en servir pour faire
lâcher prise. Ne pas frapper sur la tête.

Frappe verticale

Frappe montante
À partir d'une position de garde (comme en
boxe), on peut venir frapper le dessous de
l'dvdiil-üidb adverse ou parer un coup de
poing.

30
Frappe avec la tête de poignée
La frappe avec la tête de poignée contre le V
thorax d'un adversaire vous permettra de
vous dégager d'une prise ou d'une attaque
par l'arrière. Le corps du tonfa doit être
plaqué contre l'avant-bras. Ne pas frapper la
tête.

Frappe avec la tête de poignée en


esquive
La frappe (très légère) avec la tête de poignée
aux parties génitales permet de détourner
l'attention de l'adversaire. Parallèlement à
cette frappe en esquive, le bras gauche vient
dévier le bras droit armé de l'adversaire.

Frappe avec la tête de poignée en esquive.


Frappe directe avec la pointe du
tonfa
La frappe directe avec la pointe du tonfa
requiert les mêmes mouvements que la frappe
avec le talon. On inversera la position du tonfa,
et la main gauche viendra en renfort au milieu
du corps du tonfa. On visera l'abdomen.

Frappe directe avec la pointe du tonfa.

32
Frappe par rotation horizontale
de droite à gauche
La poignée du tonfa est tenue de la main
droite. La position de départ est en garde,
le corps du tonfa plaqué le long de l'avant-
bras.

Avec une impulsion des hanches, on vient


frapper horizontalement (à la manière
d'un crochet en boxe). Il s'agit alors de
relâcher la saisie de la poignée du tonfa
afin qu'il puisse coulisser à l'intcricur de
la main, l'index et le pouce maintenant
une pression suffisante pour ne pas le
laisser échapper. L'impact doit se faire
droit devant. Ne pas frapper la tête.
Après l'impact, la réception du tonfa se fait
sur la hanche gauche. La main gauche vient
par la suite contrôler et recouvrir le tonfa sur
la hanche. Un coup d'œil vous permettra par
ailleurs de voir le résultat de la frappe. Si
nécessaire, effectuer une nouvelle frappe en
sens inverse ou de la même manière, sinon
revenir en garde avec le tonfa plaqué le long
de l'avant-bras, la main gauche en protection
du visage.

Frappe par rotation horizontale de gauche à droite


Généralement cette frappe s'utilise en séries après la frappe horizontale de droite à gauche
(retour). Une fois le corps du tonfa contre la hanche gauche, faire une évaluation de la situation.
L'adversaire a-t-il été touché ? est-il au sol ? En aucun cas refrapper de gauche à droite sans
regarder. Au cas où la première frappe l'aurait mis à genoux (frappe dans les jambes), le retour
le toucherait à la tête ! dans le cas contraire, l'adversaire est toujours debout et menaçant :
frapper les jambes adverses avec une rotation du tonfa, selon le même principe que la frappe
de droite à gauche expliquée ci-avant. Après la frappe, le tonfa vient se placer sous l'aisselle en
contrôle, le temps d'évaluer la situation. Pendant la frappe, la main gauche reste en protection
du visage. Attention de bien relever le coude lors du passage du tonfa !

34
Frapper vers le haut par une rotation, le tonfa
toujours parallèle au buste. Après l'impact,
le tonfa vient se plaquer contre l'avant-bras.

Cette frappe vise uniquement un bras armé


ou éventuellement un coup de poing, mais
en aucun cas la tète.

35
Clés, moyens d’amener, immobilisations

Clé avec la tête de poignée


dans le dos
Face à un adversaire menaçant, le tonfa
plaqué contre l'avant-bras, se tenir prêt à
l'action, concentré, attentif.

Dès le mouvement d'avance de l'adversaire


ou au moment opportun, placer un léger
atémi dans l'abdomen afin de le déstabiliser.

Placer le bras avec le tonfa entre le bras droit


et le corps de l'adversaire. L'aide de la main
gauche pour écarter le bras droit de l'adver¬
saire pourra au besoin être nécessaire.

36
/\N
Se placer très rapidement derrière l'adver¬
saire.

Le bras droit avec le tonfa vient se plaquer


dons le bas du dos, la tête de poignée appuie
fermement contre la colonne vertébrale. Le
bras gauche passe autour de la tête et le dos
de la main vient appuyer sous le menton.
Tourner légèrement la tête de l'adversaire
vers la gauche et en arrière, procéder à un
^éger étranglement. Le coude droit est sur le
corps du tonfa afin de le contrôler.

Attention, cette clé est difficile à exécuter si


'adversaire est de grand gabarit et agité ; de
plus elle sera inefficace si l'adversaire a des
habits épais...

C/é avec la tête de poignée dans le dos.

37
Clés avec une extension du bras
gauche
Le tonfa est plaqué le long de l'avant-bras.
Saisir fermement le poignet gauche de
l'adversaire, se déplacer à sa gauche.

Tirer le poignet de l'adversaire afin de lui


tendre le bras. Passer à côté de lui et
appuyer vers le bas. Le corps du tonfa,
tenu au niveau de la poignée, remonte à
partir de la base du triceps, juste après le
coude, le long de l'avant-bras de manière
à obtenir une extension du coude.
Appuyer avec le tonfa jusqu'à la mise
contre le sol de l'adversaire.

Clé avec une extension du bras gauche.

38
Clés de coude pour contraindre
un adversaire à sortir de voiture
Tenir le tonfa par la pointe, la poignée à
l'intérieur. Placer le tonfa entre le bras gauche
et le corps de l'adversaire et poser la poignée
sur le poignet. Avec la main gauche, saisir le
poignet et la poignée du tonfa puis exercer
une forte pression.

Descendre le poignet de l'adversaire et


remonter la pointe du tonfa derrière le coude,
de façon à réaliser une clé du coude.

Pivoter sur la gauche en maintenant la clé de


manière à sortir l'adversaire de la voiture.
Continuer vers le bas jusqu'à la mise contre
le sol ou utiliser comme moyen d'amener.
Clé de bras depuis rarrière
Le tonfa est tenu de la main droite en son
milieu.

Saisir le poignet gauche adverse avec la main


gauche et tirer à gauche pour lui faire tendre
le bras. Appuyer fermement l'angle poignée
et corps du tonfa juste au-dessus du coude.

Faire une rotation avec le tonfa autour du


bras adverse en appuyant toujours ferme¬
ment, la main gaucho tire toujours le bras
pour que l'adversaire ne puisse pas plier le
bras. Tourner le poignet contre l'avant afin
de faire tourner son coude vers le bas.

Relever de suite le coude droit à l'horizon¬


tale pour empêcher l'adversaire de partir en
avant. La main droite pousse le tonfa vers le
haut, la main gauche tire le bras adverse à
gauche vers le bas. Le coude de l'adversaire
est alors tendu.
Bien garder le contact avec l'adversaire.

40
Clé du bras droit par devant
Le tonfa est tenu à deux mains. S'approcher de l'adversaire et planter la pointe du tonfa sous
son aisselle. L'avant-bras gauche vient frapper le bras adverse. Donner un petit coups vers le haut
avec la pointe du tonfa.

.a main gauche abat violemment contre le


ras la pointe du tonfa, et ce, jusqu'au niveau
de la ceinture en restant sur place, c'est
adversaire qui bouge.

41
La main droite avec la poignée du tonfa
maintient le bras adverse plaqué contre son
dos. La main gauche tient toujours la pointe
du tonfa mais le coude se relève et vient faire
pression sur les omoplates de l'adversaire. Le
pousser en avant et le plaquer contre un mur,
contre une voiture ou éventuellement au sol.

Contrôler l'adversaire contre le mur. Mettre


la poignée à la verticale le plus possible (l'effi¬
cacité de la clé en dépend) et appuyer sur la
pointe du tonfa avec le coude vers le bas.
Toujours maintenir le bras adverse plaqué
dans le dos.

À l'aide de la main gauche, mettre la pointe


du tonfa dans le creux du coude de l'adver¬
saire, ce qui augmente la pression sur son
avant-bras, puis contrôler ou menotter le bras
gauche.
Clé du bras droit par devant
Même principe que précédemment mais sur
le bras gauche.

5e mettre à côté de l'adversaire

Rabattre violemment la pointe du tonfa au


' veau de la ceinture et en tirant l'adversaire.
Bien se positionner derrière l'adversaire, la
main gauche lâche la pointe du tonfa et vient
saisir le bras adverse au niveau du biceps et
le tire en arrière. Le coude fait pression sur la
pointe du tonfa vers le bas, la main droite
met la poignée du tonfa la plus verticale
possible. Monter le bras adverse avec le tonfa
le plus haut possible.

Possibilité d'utiliser ses deux clés comme


moyen de mise au sol, ou si l'adversaire se
débat faire la mise au sol de suite et sans se
déplacer.

Clé du bras droit par devant.

Clé du bras gauche par devant

44
Moyen d'amener
par un contrôle du bras droit
(par devant)
La poignée du tonfa est tenue de la main
droite. Glisser le corps du tonfa entre le bras
droit et le corps de l'adversaire jusqu'à ce que
la poignée vienne buter contre son biceps.

Le bras gauche vient enrouler le corps du


tonfa.
Se déplacer rapidement sur le côté de l'adver¬
saire.

La main gauche qui a enroulé le corps du


tonfa remonte rapidement en prenant
l'avant-bras adverse.

Remonter la main le plus haut possible (le


point de pression est alors très douloureux
pour l'adversaire dans le creux du coude) puis
la main vient se poser sur le talon du tonfa.

Faire un demi-tour sec à droite afin de bien


verrouiller la clé.

Contrôle et clé du bras droit par devar.


Clé du coude avec blocage
du bras à gauche
Le tonfa tenu par la pointe, dissimulé
derrière les jambes, approcher discrète¬
ment et saisir le poignet gauche puis
crocheter le triceps avec la poignée.

Rabattre de suite le bras de l'adversaire


derrière le dos en passant derrière lui.
Retirer la poignée du tonfa et se plaquer
contre le corps de l'adversaire.

Deux possibilités de contrôle sont alors


possibles:
-crocheter la clavicule ou la gorge de
adversaire avec la tête de poignée;
- pdsseï le bras droit devant en tenant le
tonfa et l'étrangler avec le creux du bras
ou le biceps (il faudra alors faire attention
a ce que l'adversaire ne saisisse pas le
tonfa avec son bras libre).
Clé d'épaule et de coude
Le tonfa est tenu de la main gauche par la
pointe.

Avancer vers l'adversaire, par la droite, dissi¬


muler le tonfa derrière les jambes.

Placer la poignée du tonfa derrière son


triceps, la main droite en protection du visage.

La main droite passe entre le bras gauche et


le corps de l’adversaire et vient saisir le talon
du tonfa.

49
Se placer alors à côté de l'adversaire,
lui maintenir l'avant-bras contre le
biceps et appuyer sur son triceps avec
la poignée. Agir très vite pour l'empê¬
cher de tourner son bras. Le coude doit
être en bas.

Poursuivre en avançant et en descen¬


dant le tonfa afin de faire tomber
l'adversaire à plat ventre.

50
Moyen d'amener
par un contrôle du bras droit
(par derrière)

Le tonfa est tenu de la main droite par la


pointe.

Accrocher la saignée du coude avec la


poignée puis enrouler le bras gauche autour
du tonfa en bloquant l'avant-bras de l'adver¬
saire. Remonter la main gauche et saisir la
poignée.
Blocage des coups de
pied et clés de jambe
Comme pour tout blocage, le tonfa est
plaqué contre l'avant-bras droit, la
poignée tenue fermement, afin de
bloquer le coup de pied au milieu du
tibia, en avançant légèrement le corps.
La main gauche est en protection du
visage.

Une fois le coup bloqué, enrouler la


jambe de l'adversaire avec le bras
droit. Son mollet vient alors se poser
dans la saignée du coude. Le tonfa (au
niveau de la poignée) vient appuyer
sur le tibia ou le genou. La main
gauche vient saisir le tonfa et appuie.
Avancer jusqu'à ce que l'adversaire soit
au sol. Maintenir la clé pour le
contrôle.

Blocage d'un coup de pied de côté.

52
Blocage des coups de pied circulaires
et clés de jambe
Le tonfa plaqué contre l'avant-bras droit,
bloquer le coup de pied circulaire par un
atémi sur le tibia en effectuant une légère
rotation à gauche.

Une fois le coup bloqué, saisir la jambe avec


le bras gauche el appuyer fermement le corps
du tonfa sur la face interne du genou de
manière à faire tomber l'adversaire. Enchaîner
avec une clé de jambe ou cheville.

Blocage d'un coup de pied circulaire.


En raison du stress lie' à l’action, il est très difficile de maîtriser
sa force. Mieux vaut donc éviter de placer le tonfa directement sur
la gorge de l’agresseur afin de ne pas courir le risque de graves
lésions sur le larynx ou sur la nuque ce qui pourrait aussi endommager
les cervicales ! Privilégions les étranglements, c est l’avant-bras
qui est alors en contact avec la gorge, du moins partiellement.

Etranglement en ciseau
Le tonfa est tenu à deux mains.
S'approcher de l'adversaire de son côté
gauche ou par-derrière.

L'avant-bras droit vient se plaquer


contre la gorge de l'adversaire. Le tonfa
fait une rotation et vient se mettre
contre le côté droit du cou adverse. Le
tonfa est perpendiculaire au bras droit.

54
De suite et sans déplacement pousser vers le
bas pour effectuer une mise au sol. Le genou
droit fait pression sur le dos, le bras gauche
Étranglement par l'arrière
avec l'avant-bras par la droite
Le tonfa est tenu de la main droite par la
poignée, le talon devant, la pointe dans le
creux de l'avant-bras.

Avancer de trois quai Isa la diuile de l'adver¬


saire. Lui saisir le poignet droit.

Remonter dans le même temps l'avant-bras


de l'adversaire dans le dos et se placer derrière
lui. Le bras droit avec le tonfa vient lui
entourer le cou et réaliser un étranglement
au niveau de l'avant-bras. Ramener le bras le
plus loin possible afin de lui entourer complè¬
tement le cou.

56
Étranglement par l'arrière avec l'avant-bras parla droite.

Etranglomont arrière avec l'avant


bras depuis la gauche
Le tonfa est tenu de la main droite, la pointe
du tonfa repose dans le creux du coude.
Approcher de l'adversaire par la gauche, en
même temps la main gauche vient saisir
depuis le bas le poignet gauche adverse et le
plie vers l'arrière.

l'avant-bras droit vient enrouler le cou. Se


déplacer et se coller dans son dos, tirer le bras
avec le tonfa le plus en arrière possible.

57
dégagements sur saisies

Dégagement du bras droit


sur une saisie effectuée à l'aide
du bras droit
La main droite de l'adversaire vous tient
fermement le poignet droit. Le tonfa est
plaqué contre l'avant-bras. Ramenez votre
bras contre votre intérieur.

Déplacez-vous en même temps vers l'exté¬


rieur en remontant légèrement votre avant-
bras de manière à poser le talon du tonfa sur
l'avant-bras de l'adversaire.

Appuyez fermement le talon du tonfa sur


l'avant-bras jusqu'à ce que la pression torde
le poignet de l'adversaire et le fasse lâcher
prise. Puis remettez-vous en garde, le tonfa
plaqué contre l'avant-bras, la main gauche
en protection du visage.

58
Dégagement du bras droit sur une
saisie effectuée à l'aide du bras
gauche
La main gauche de l'adversaire vous tient
fermement le poignet droit.

Déplacez votre avant-bras vers l'extérieur et


pivotez dans le même temps vers l'extérieur
de l'adversaire. Remontez votre avant-bras
de manière à poser le talon du luiifd sur son
avant-bras.

Appuyez fermement sur l'avant-bras jusqu'à


le faire lâcher prise.

Dégagement sur une saisie à deux


mains
Choisir le côté le plus aisé. Ne pas oublier de
déplacer votre corps du côté choisi. Puis agir
Hp Ip mpme manière que ri-dessus.
Dégagement sur un étranglement à deux mains
Dès la saisie de votre gorge, réagissez immédiatement en posant le corps du tonfa sur les deux
poignets de l'adversaire. Votre main gauche vient saisir le talon du tonfa. Appuyez fermement
vers le bas jusqu'à ce que l'adversaire lâche prise.

Dégagement sur un étranglement à deux mains.

60
Dégagement sur une saisie
du corps du tonfa
Vous tenez le tonfa à deux mains, la droite
sur la poignée, la gauche sur la pointe.
L'adversaire saisit le corps du tonfa.

Effectuez une légère rotation de la pointe du


tonfa vers l'extérieur.

Déplacez-vous en arrière afin de déséquili¬


brer l'adversaire. En même temps, appuyez
lo pointe du tonfa sur l'avant bras de l'adver¬
saire jusqu'à ce qu'il lâche prise.

Dégagement sur une saisie du corps du tonfa.

61
Dégagement sur une saisie
du corps du tonfa à deux mains
Le tonfa est tenu par la pointe et la poignée;
l'adversaire vient saisir le corps du tonfa à
deux mains.

Se déplacer vers l’arrière pour déséquilibrer


l'adversaire et agir avec la pointe du tonfa.

Si la prise de l'adversaire est particulièrement


forte, donner un coup de pied au tibia ou sur
le pied.

Pivoter vers l'extérieur afin que les deux


poignets de l'adversaire se trouvent super¬
posés, puis appuyer pour taire céder l'adver¬
saire.

N.B. Afin de rendre efficaces les dégagements sur saisie, il est obligatoire de faire une frappe
pour détourner l'attention de l'adversaire. Cette frappe peut se faire avec les pieds dans les tibias,
ce peut être un coup de talon sur le dessus du pied, un coup de tibia dans les parties... elle peut
se faire également avec la main libre au visage.

62
Dégagement du talon du tonfa
Comme pour se dégager d'une saisie du tonfa à deux mains, il s'agit, sur une tentative de saisie
du talon, de pivoter de façon à pousser l'adversaire à lâcher prise. Afin de réussir ces dégage¬
ments, il est impératif d'agir immédiatement et de ne pas oublier de déséquilibrer l'adversaire
vers l'avant ou vers l'arrière.

Dégagement sur une saisie


des poignets
Pivoter pour appuyer avec la pointe du tonfa
sur les avant-bras de l'adversaire.

63
Dégagement sur une saisie
au niveau du thorax (bras saisis)
Avec la main libre munie du tonfa, appuyez
fermement la tête de poignée sur la main de
l'adversaire ou éventuellement le poignet.

S'il est impossible de bouger le bras muni du


tonfa, donnez un coup avec l'arrière de votre
tête sur la face de l'adversaire, donnez un
coup de talon contre le tibia de l'adversaire,
écrasez les doigts de pieds ou saisissez les
parties.

64
liexeuse l'ace à une attaque au bâton

L'agresseur fait une attaque verticale de haut en bas


avec un bâton. Avancer en désaxant le corps vers
l'extérieur de l'attaque, en même temps faire une
rotation du tonfa vers le haut à gauche et venir
frapper le bras armé en passant. La main gauche est
en protection du visage, prête à dévier si besoin est
le bras armé. Après la frappe, de suite reprendre une
distance de sécurité.

Défense face à une attaque au bâton


Se défendre contre une arme telle
que le couteau est très difficile et
dangereux. Il convient toujours
d'éviter l'affrontement dans la
mesure du possible. Il arrive
cependant que l'on soit obligé de
faire face. Les techniques
suivantes seront d'un grand
secours pour se dégager de ces
attaques.

De toute évidence l'agresseur sait


se servir de son couteau. Il ne
cherche pas a frapper avec de
grands coups «téléphonés», mais
plutôt à couper. Il est très mobile
et change son couteau de main
régulièrement.
Tenir le tonfa à deux mains: main
droite sur la poignée, main
gauche en renfort par-dessous, la
pointe du tonfa devant.

Défense contre une attaque au couteau.


On pourra tenir, pour une prise plus ferme, le talon du tonfa à pleine main.

Tenir l'agresseur à distance en étant aussi mobile que lui, rester très concentré et ne pas le quitter
des yeux.
Frappez les mains dès qu'il les avance. Repoussez-le en donnant un atémi à l'abdomen, frappez
au niveau de la cuisse ou du genou.
Frappe avec rotation du tonfa
Esquiver par une rotation du corps et
frapper le bras, le poignet ou la main
armée avec la pointe du tonfa par un
mouvement circulaire.

On peut également frapper les jambes


ou l'abdomen de l'adversaire en s'es¬
quivant. La main gauche reste en pro¬
tection du visage ou dévie
éventuellement le bras de l'adversaire
lors de l'esquive.

Frappe avec rotation du tonfa


|Blocage contre coutea
lavée dégagement du bras armé

Attaque verticale de haut en bas


Le tonfa est plaqué contre l'avant-bras et tenu
de la main droite. Dès le début de l'attaque
avancer le bras avec le tonfa en direction du
bras armé du couteau et bloquer le coup
sèchement tout en désaxant légèrement le
corps par rapport à l'attaque.

La main gauche vient frapper violemment le


coude de l'adversaire pour dégager le couteau,
dans le même temps faire un retrait arrière
pour éviter un coup de couteau en retour.

De suite, prendre la position de combat sur


,<*i
une attaque au couteau, les mains tiennent
a poignée et le talon du tonfa, la pointe
devant.

Attaque horizontale venant


de la droite
Même prise du tonfa. Faire une rotation du
corps à droite do manière à être perpendi¬
culaire au bras armé, le tonfa bien vertical
oloque sèchement au niveau du poignet.
-a main gauche est en protection haute.
De suite la main gauche frappe violemment
le coude pour dégager le bras.

Retrait arrière et position de combat sur une


attaque au couteau.

Attaque horizontale venant


de la gauche
Même prise du tonfa. Faire une rotation du
corps à gauche, bloquer au niveau du poignet
en gardant le tonfa bien vertical.

C'est un blocage-frappe, c'est-à-dire que l'on


va frapper en bloquant, et immédiatement
après, retrait arrière et position de combat.

N.B. Attention, lors du dégagement du bras


armé, il est nécessaire de le faire une fraction
de seconde après le blocage ni plus ni moins.

70
Lïaniement pour repousser

Le maniement du tonfa nécessaire pour


le blocage peut servir non seulement à
arrêter un adversaire qui avance mais
encore à le repousser. Une fois l'adver¬
saire en déséquilibre, on peut se servir de
la poignée afin de crocheter les membres
pour le faire chuter. Éventuellement,
crocheter la jambe droite avec votre jambe
gauche (balayage).
Liise au sol d un adversaire

Le tonfa est tenu de la main droite par la


poignée, le talon devant. La main gauche en
protection du visage, se positionner légère¬
ment à la droite de l'adversaire.

Dès que l'adversaire bouge ou que le moment


est venu d'intervenir, se déplacer vers l'adver¬
saire. Effectuer en même temps une rotation
avec le tonfa qui vient se plaquer contre la
poitrine de l'adversaire. Puis la main gauche
vient saisir la pointe du tonfa.

Se déplacer derrière l'adversaire et le tirer


vers l'arrière.

72
En maintenant l'adversaire plaqué contre soi,
donner un coup de genou derrière ses jambes
pour le déséquilibrer en arrière.

Tout en maintenant la pression avec le tonfa,


l'amener au sol.

Dès que son postérieur touche le sol, le bras


droit vient immédiatement enrouler son cou.
Sa gorge doit être dans le creux du coude.
Mettre le corps du tonfa sous l'aisselle, la main
gauche vient en renfort sur le poignet droit.

Au cas où l'agresseur se débat trop il faut tout


âcher, retrait et frappe dans les jambes
Llise au sol par

Le tonfa est tenu de la main droite par la


pointe, dissimulé derrière la jambe.

Approcher l'adversaire par la gauche.

En même temps, crocheter sa jambe gauche


par la poignée au niveau du genou, tirer vers
soi et pousser l'adversaire à l'aide de la main
gauche au niveau de l'abdomen.

Une fois au sol, continuer avec les points de


pression ou un étranglement.

74
Vue de l'autre côté.
Une fois au contact, la main gauche vient
saisir la pointe du tonta afin de renforcer la
pression exercée sur son cou et en même
temps le déséquilibrer en arrière.

Continuer le déséquilibre en s'aidant d'un


fauchage de la jambe droite et amener
l'adversaire au sol. Attention de bien
maintenir la pression sur le cou.

Cette technique est également valable pour


une attaque de poing direct. Ne pas oublier
le désaxage du corps par rapport à l'attaque.
Blocage et désarmement

Attaque au bâton à la verticale (de haut en bas)


L'adversaire attaque avec une matraque, un bâton ou une batte de base-bail, par un mouvement
vertical de haut en bas.

Être en position de garde, prêt à l'action, le tonfa plaqué contre l'avant bras, la main gauche en
protection du visage. Dès que l'adversaire passe à l'action, avancer et bloquer le bâton le plus
près possible des mains de l'assaillant et dévier le bâton vers la droite.

Profitez de l'inertie du bâton pour le dévier vers l'extérieur droite. Enroulez le bâton avec votre
bras de manière à le bloquer sous votre aisselle droite. La main gauche reste en protection du
visage.

77
Se déplacer vers la gauche pour se retrouver parallèle au bras de l'adversaire et appuyer fermement
avec la main gauche et le tonfa afin de faire lâcher la prise de l'adversaire. Garder le bâton sous
l'aisselle, la main gauche en protection du visage. Revenir en position de garde.

Attaque au bâton à l'horizontale par la droite


Bloquer le coup avec le tonfa, plaqué contre l'avant-bras droit, puis enrouler le bâton de la même
manière que pour l'attaque precedente.

Blocage haut d'un coup de bâton.

78
Attaque au bâton à l'horizontale par la gauche
Bloquer le coup avec le tonfa, plaqué contre l'avant-bras droit, en effectuant une rotation vers
la gauche. La main gauche reste en protection du visage.

Enrouler le bâton de l'adversaire avec le bras gauche de manière à le bloquer sous l'aisselle. Le
bras droit vient en protection du visage. Le tonfa est plaqué contre l'avant-bras droit.

Pivoter avec la jambe droite de manière à être parallèle au bâton, avancer et rabattre sèchement
e tonfa contre les poignets de l'adversaire pour lui faire lâcher le bâton. Garder le bâton bloqué
sous l'aisselle et se repositionner en garde, le tonfa plaqué contre l'avant-bras droit.

79
Blocage d'un coup de bâton par la gauche.

Attaque avec un coup piqué au ventre


L'adversaire vous attaque au ventre avec un bâton pointé comme une épée. Bloquer le coup
avec le tonfa par un mouvement de haut en bas de manière à dévier le coup.

80
Rabattre le tonfa sur le bâton. La main
gauche vient saisir les poignets de
l'adversaire. Le tonfa et la main
gauche appuient fermement sur les
bras adverses avec un mouvement du
buste pour rabattre le bâton contre
l'adversaire, éventuellement sur sa
tète. Exercer la pression jusqu'à ce que
l'adversaire se retrouve à genoux.
Saisir le bâton, reculer et se remettre
immédiatement en garde.

81
Rabattre le bras adverse vers l'exté¬
rieur. Avec la main gauche, saisir le
poignet, le pouce sur la main et les
doigts dans la saignée du poignet.
Frapper fermement avec le tonfa sur
les doigts ou le couteau afin de le faire
tomber au sol.

N.B. Lorsque l'on n'a pas réussi à saisir la main armée pour effectuer le désarment, il ne faut en
aucun cas essayer de l'attraper. Il faut immédiatement reprendre la distance en position de
combat sur une attaque au couteau.

82
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: f 1
Une fois le couteau lâché, tordre
poignet de l'adversaire pour lui faii
perdre l'équilibre. S'aider avec le tonf
Rabattre vers le bas la clé du poigru
pour faire chuter l'adversaire au sol

Une fois l'adversaire au sol, saisir son bras


droit et le tenir tendu. Tirer sur le bras en se
déplaçant vers la droite pour amener l'adver¬
saire à plat ventre (le bras saisi est toujours
tendu).

84
86
87
Attaque au couteau en piqué
En garde, se déplacer, le tonfa
plaqué contre l'avant-bras
droit vers l'extérieur de l'adver¬
saire et rabattre le bras armé
du tonfa contre le poignet
armé du couteau.

Effectuer une légère rotation à droite et saisir la main de l'adversaire avec la main gauche.

Frapper le poignet vivement avec le corps du tonfa pour faire lâcher le couteau, puis effectuer
une clé du poignet pour amener l'adversaire au sol et finir par une clé de bras.

88
Dès le blocage effectué, le bras gauche
enroule le bras armé et le maintient plaqué
sous l'aisselle et contre la poitrine. En même
temps, le bras avec le tonfa vient appuyer au
niveau de la clavicule gauche de l'adversaire.
La jambe droite se place derrière les jambes
adverses; pousser sèchement l'adversaire en
arrière pour le faire chuter.

Une fois au sol, garder le buste bien droit, le


poids du corps en arrière afin de ne pas perdre
l'équilibre en avant. Maintenir le bras armé
et lui faire une clé de coude en extension en
s'aidant du talon du tonfa.
Le genou droit vient appuyer fortement au
niveau de ses côtes, et le genou gauche vient
appuyersursa nuque.

Attaque au couteau par la gauche.

90
Attaque au couteau par la droite
Sur une attaque latérale par le côté droit au couteau, réagir par un blocage direct à droite puis
frapper pour désarmer l'adversaire.

Attaque au couteau par la droite.

Attaque au couteau en piqué au niveau de la gorge ou de la tête


Le tonfa est plaqué contre l'avant-bras droit. Bloquer le coup avec le corps du tonfa. Se déplacer
vers l'extérieur (esquive) puis pousser le bras armé et se dégager. La main gauche reste en protec¬
tion du visage.

91
Prise en main
- Présentation du formateur et du groupe.

- Objectif de la séance.

- Évaluer le niveau des stagiaires.

- Choisir les exercices en fonction du niveau du groupe.

- Rappel historique - Description du bâton.

- Comment chausser son arme - Les gardes.

Mise en train
- Essayer, dans la mesure du possible, d'avoir le tonfa dans les mains du début à la fin du cours.

- Pour cela, préférer des exercices d'échauffement, seul ou à deux, à l'aide du bâton.

Séance
- Procéder, dans le contenu du cours, à une hiérarchisation des techniques à effectuer en allant
du plus simple au plus compliqué.

- Privilégier un maximum de situations d'opposition à deux ou plusieurs adversaires.

- Augmenter au fur et à mesure l'incertitude et le risque à gérer.

- Rappeler constamment l'importance de la vigilance: il n'y a pas de «routine» ni de situation


sans risque; il est donc important de maintenir toujours une distance de sécurité et d'adopter
un placement et une attitude de sécurité (positionnement de trois quarts en protégeant ses
points vitaux, main faible en protection) et d'effectuer des déplacements (petits pas chassés dans
le sens du coup).

- Penser à positionner correctement votre public, pour que tout le monde puisse voir l'action,
puis montrer la technique sous plusieurs angles (à vitesse réelle, au ralenti).

- Avoir de la présence: il importe de parler vivement et distinctement (pas de ton monocorde),


de regarder le public et d'attirer toujours l'attention par la parole et les gestes.

- Proscrire formellement les ripostes sur les zones à risque (tête, colonne vertébrale...) lors des
exercices-réflexes, afin que les stagiaires n'acquièrent pas d'automatismes dangereux.

- Prévoir les exercices-réflexes et simulations en situation réelle vers les deux tiers de la séance
où l'attention est maximale.

Retour au calme
- Garder pour la fin de la séance des exercices favorisant le retour au calme: moyens d'amener,
contrôles au sol, techniques d'arrestation.
Reprise en main

-Finir par une reprise en main: questions diverses, rappel du cadre légal, rappel des zones à
risque et de la conduite à tenir pour administrer les premiers secours.

Exemple de séance type (1 h 30 à 2 heures)

Prise en main (5 minutes)

- Présentation du programme du cours.


- Définition des objectifs.
- Cibler par rapport au groupe et à la demande.
- Évaluation du niveau de chacun.
-Rappel historique.
- Description du tonfa.
- Comment chausser son arme.

Échauffement (10 à 15 minutes)


- Répétition « souple » des principales parades (seul).
- Même travail avec déplacement des appuis (seul).
- Répétition « souple » des principales ripostes (seul).
-Travail de défense au sol (par deux).
En fin d'échauffement, on privilégiera un exercice qui demande un effort de vigilance (travail-
réflexe à deux sur une tentative de saisie par exemple).

Travail technique (1 heure environ)

Augmentation progressive des difficultés, par exemple sur une attaque au couteau:
- Esquives et blocages avec le tonfa.
- Esquives et blocages suivis d'une riposte (au choix).
- Esquives et blocages, saisie de la main armée, riposte avec le corps du tonfa sur la main armée.
- Esquives et blocages, saisie de la main armée, riposte par une hypertorsion-flexion de la main
et clé de coude en extension avec le tonfa.

- Même exercice, fini par un menottage.

Travail-réflexe (10 à 15 minutes)


-Simulation d'attaques réelles avec un ou plusieurs attaquants.

Les moyens d'amener (10 à 15 minutes)

Retour au calme (à l'aide d'exercices comprenant bec de canne, aile de poulet, étranglement...).

Synthèse (5 minutes)

-Questions, problèmes rencontrés.


- Le contrôle (coups à la tête interdits).
- Rappel du cadre légal concernant les questions de légitime défense...

93
CHAPITRE TROISIEME

INITIATION
AU COMBAT
r oints sensibles et points vitau I
Les points sensibles et vitaux sont les points fragiles du corps humain sur lesquels on peut être
amené à agir par un coup frappé ou une pression, dans le but de créer une diversion par désta¬
bilisation physique ou psychique de l'antagoniste, d'amoindrir sa résistance ou de le neutraliser.

L'intervention doit être modulée en fonction de la situation à laquelle on est confronté et du


résultat recherché.

Dans le cas des frappes, il convient de contrôler sa force car un choc violent risque de provoquer
une syncope pouvant entraîner la mort.

Points sensibles
Le nez (pointe et base du nez) - lésion du foie,

Effets, selon la puissance: -fracture des côtes.

-vive douleur handicapante,


Le bas-ventre (appareil génital)
-saignements,
Effets, selon la puissance:
- risque de fracture.
- douleur intense,

Le menton - syncope,

- risque de lésion grave.


Effets, selon la puissance:

-trouble cérébral, Face externe des cuisses


-ébranlement cérébral avec syncope ou Effets, selon la puissance:
commotion et risque de fracture de la
mâchoire. - paralysie momentanée de la jambe,

- douleur vive.
La gorge
Effets, selon la puissance:
Les genoux
Effets, selon la puissance:
-douleur et désagrément handicapants,
risque de coma et de mort. - douleur,

- blocage de la jambe,
L'estomac
- risque de lésion du genou,
Effets, selon la puissance:
- risque de fracture.
- blocage respiratoire,

- évanouissement. Face interne du tibia

C'est le point sensible idéal pour l'interven¬ Effets, selon la puissance:


tion de police. - douleur vive handicapante,

- risque de fracture.
Les côtes
Effets, selon la puissance: Le dessus du pied
- blocage respiratoire, Effet:
- risque de syncope, - douleur handicapante.

96
Points vitaux
Les points vitaux sont les régions de l'organisme humain dont l'agression peut avoir des consé¬
quences mortelles.

Toute atteinte de ces points vitaux peut entraîner la mort, soit par lésion directe d'organes néces¬
saires à la vie (cerveau, bulbe rachidien, cœur), soit indirectement par action-réflexe.

Région temporale

Nuque

Bifurcation carotidienne

Larynx

Région précordiale

Plexus solaire

Foie

Exemple de frappe à l'estomac.

97
sesquives,
ositions et déplacements,!
séries techniques

Position de sécurité
Être en position de sécurité, c'est se tenir prêt
à l'action sans agressivité face à une personne
suspecte.

Le corps tourné à environ 45 degrés par


rapport au suspect, côté faible devant (côté
gauche pour un droitier), jambes légèrement
fléchies et le poids réparti sur les deux jambes.
L'écartement des jambes est égal à la largeur
des épaules, les pieds sont parallèles.

Le bras armé du tonfa contrôle avec le coude,


le corps du tonfa sous l'aisselle. Le talon du
tonfa pointe vers le bas (non agressif). Garder
la main gauche libre prête à l'action.

La distance de sécurité
Le périmètre de sécurité dans lequel personne ne doit pénétrer est d'environ 1,5 à 2 mètres, ce
qui correspond plus ou moins à un coup de pied sans élan.

La main gauche se lève pour intimer l'arrêt ; elle peut aussi faire office de protection si l'adver¬
saire approche rapidement.

98
Déplacement avant
Le déplacement avant se fait à partir de la position de garde active. Le but principal est de ne
jamais croiser les jambes. La jambe avant fait un pas en avant et la jambe arrière suit d'un pas
égal. Toujours garder le même écartement des pieds et ainsi de suite.

Les pieds frôlent le sol de manière à dégager de petits obstacles (pierres, bouteilles, chaises, etc.)
ou à sentir un trottoir, un mur en cas d'obscurité. Rester en garde active pendant le déplace¬
ment, très attentif.

Déplacement arrière
Le déplacement arrière suit le même principe que celui en avant. La jambe arrière fait un pas en
arrière et la jambe avant suit d'un pas égal. Bien glisser le pas arrière qui viendra buter sur un
obstacle sans provoquer un déséquilibre.

99
Déplacement latéral gauche
Toujours selon le même principe (ne pas croiser les jambes), la jambe gauche fait un pas à gauche
et la jambe droite suit d'un pas équivalent à gauche. Rester en garde active.

Déplacement latéral droit


Même principe mais c'est la jambe droite qui fait un pas à droite, la jambe gauche suit d'un pas
égal à droite.

100
Le pivot avant
Le pivot avant se fait en pivotant sur le pied avant, avancer la jambe arrière en effectuant un
demi-tour gauche. Les bras restent en garde active.

Le pivot arrière
Le pivot arrière se fait en pivotant sur la jambe arrière. On regarde d'abord puis faire un demi-
tour droit en avançant la jambe avant. Rester en garde active.
Chute avant avec le tonfa
Le but d'une chute avant est de maîtriser une perte d'équilibre ou une forte poussée dans le dos
par un agresseur. Partir en avant sur son côté gauche, la main gauche vient prendre appui sur
le sol. Bien rentrer la tête, faire le dos rond et se laisser rouler en avant sur l'épaule gauche.
Profiter de l'élan pour se relever et tout de suite faire face à l'agresseur, le tonfa ne doit prati¬
quement pas toucher le sol.

Chute arrière avec le tonfa


Suite à une perte d'équilibre arrière ou une poussée de face, se laisser tomber du mieux possible
en arrière, le postérieur touche le premier le sol, faire le dos rond. Profiter de l'élan de la chute
et lancer les jambes en arrière par-dessus la tête. S'aider en poussant de la main gauche, bien
rentrer la tête (on roule toujours sur une épaule et non sur la nuque). Se relever en faisant face
à l'agresseur.

102
Chute avant avec le tonfa tenu à deux mains
Même principe mais c'est l'avant-bras qui va prendre appui sur le sol. Bien rentrer la tête, faire
le dos rond et se laisser rouler en avant sur l'épaule gauche. Bien tenir le tonfa pour ne pas qu'il
s'échappe lors du choc poignet-avant-bras sur le sol. Profiter de l'élan pour se relever et tout de
suite faire face à l'agresseur en garde active.

Chute arrière avec le tonfa tenu à deux mains


Du fait que la main gauche tient le tonfa et ne peut aider à l'impulsion, il faut donner un violent
coup de reins pour passer les jambes par-dessus la tête et se relever. Faire face à l'agresseur en
garde active.

Variante : la main gauche lâche la pointe du tonfa et vient aider à se relever. La main droite ne
lâche en aucun cas la poignée du tonfa.
Esquives

Esquive latérale (tai-sabaki)


Esquive latérale gauche
Depuis la position de sécurité, en garde
active, déplacer la jambe arrière à
gauche pour sortir de l'axe de
l'attaque. Monter les bras pour une
protection efficace du visage.

Esquive latérale droite


Depuis la position de sécurité, avancer
légèrement la jambe arrière, reculer à
droite la jambe avant de manière à
désaxer le corps par rapport à
l'attaque. Garder les bras en garde
haute.

Mise en application des


déplacements et esquives
avec technique de contre

Sur tentative de saisie du bras


gauche adverse
Contrôle d'un suspect avec distance de
sécurité.

104
L'agresseurtente une saisie à l'aide de
son bras gauche en avançant. Faire
l'esquive latérale droite pour sortir de
l'axe de l'attaque.

Garder les bras en haut comme protec¬


tion du visage et de suite pousser
violemment l'agresseur pour imposer
une distance de sécurité suffisante.

Dégainer le tonfa et se mettre en


garde active à deux mains. Bien
maintenir la distance de sécurité.
Sur une frappe du bras droit,
le tonfa à la ceinture

L'agresseur envoie un coup de poing


du droit. Faire l'esquive latérale
gauche, les bras bien en haut pour
contrôler son bras.

Malgré l'esquive, l'agresseur continue


d'avancer avec agressivité. Dépla¬
cement arrière en mettant la main
forte sur la poignée du tonfa.

Dégainer et frapper sur la jambe la


plus proche (au niveau du tibia). Après
la frappe, immédiatement, reprendre
la distance de sécurité et évaluer la
situation.

Le contre avec frappe du tonfa est


justifié sur une attaque avec coup de
poing de l'agresseur.
[Défense sur une attaque
de coups de poing et de coups de pied

Le tonfa tenu à une main


Le principe de cette défense est l'utilisation
du tonfa comme bouclier, en garde active, le
tonfa bien plaqué contre l'avant-bras.

La main gauche sert à canaliser les coups de


l'agresseur sur le tonfa.

Il s'agit d'avoir la même garde qu'un boxeur,


les bras en protection du visage.

Garder une grande mobilité, être constam¬


ment en mouvement.

Rester bien compact.

Le but est que ce soit l'agresseur qui se blesse


en frappant le tonfa.

107
Ne pas aller chercher les coups de part et
d'autre.

Ne pas mettre la tête de poignée en face du


visage car, en cas de forte frappe, cela
pourrait vous blesser au visage.

Ne pas rester statique, le danger est grand de


sq faire saisir par l'agresseur, de perdre l'équi¬
libre, etc.

Dès que la possibilité se présente, repousser


vivement l'agresseur avec la main libre pour
reprendre une distance de sécurité correcte.
Garder les bras en haut pour une garde
efficace.
Application d'une défense contre une attaque pieds-poings
1. Blocage du coup de poing.

2. Déplacement à droite et blocage du coup de pied.

3. Coup de pied dans les jambes pour faire chuter l'adversaire. Si l'adversaire est au sol, tenter
un moyen de soumission sinon reprendre une distance de sécurité.

Le tonfa tenu à deux mains


En position de sécurité, garde active à deux
mains.

Faire les blocages à droite ou gauche à la


manière d'un essuie-glace.

La poignée du tonfa est toujours en bas et la


pointe en haut. Le tonfa est légèrement
oblique. Pivoter le buste dans le sens du
blocage. Possibilité de faire en même temps
l'esquive latérale pour un blocage plus
efficace.

109
Application d'une défense contre une attaque pieds-poings avec le tonfa
tenu à deux mains
1. Esquive latérale droite avec blocage du coup.

2. L'agresseur tente un coup de pied, déplacement gauche et frappe avec le corps du tonfa sur
le tibia adverse, la main gauche en protection du visage.

3. De suite, après la frappe, la main gauche reprend le tonfa ; avancer avec le tonfa horizontal
pour repousser l'agresseur.

Frappe avec le corps du tonfa


Autre possibilité de défense contre un coup
de poing ou une tentative de saisie. Depuis
la garde active à deux mains, pivoter et
frapper avec le talon du tonfa, pousser avec
la main forte et tirer avec l'autre, ce qui
développe plus d'énergie. Du fait de la
poignée et de son maintien, cela augmente
l'intensité de la frappe. Attention à bien
pivoter le buste (travail des hanches).

C'est une frappe puissante qui suivant la


situation peut se faire également sur les
jambes de l'agresseur (tibia) si l'on se retrouve
au sol.

110
Avec le tonfa à la main
Au repos, normalement, le coude droit
doit toujours être en contact avec
l'arme à feu.

L'agresseur saisit la crosse de l'arme,


immédiatement la main droite avec le
tonfa vient frapper violemment la
main de l'agresseur. Frapper jusqu'à
ce qu'il lâche l'arme et de suite
prendre une distance de sécurité.

Avec le tonfa à la ceinture


Dès la saisie de l'arme à feu, immédia¬
tement, la main droite vient appuyer
fortement sur la main de l'adversaire
pour l'empêcher de retirer l'arme du
holster.
Dès que l'agresseur lâche l'arme à feu
il importe de le repousser avec force.

Rétention du tonia

Le tonfa à la ceinture
L'agresseur saisit la poignée ou le talon du
tonfa.

La main gauche vient de suite saisir la main


de l’agresseur et la maintient sur le tonfa vers
le bas pour qu'il ne puisse pas le retirer de la
boucle ou du holster.

112
En garde à une main
Par derrière, l'agresseur saisit la
pointe du tonfa.

Pivoter Ig corps à droite, la main


gauche vient en renfort sur la
poignée. Tirer fortement en
arrière en faisant un déplace¬
ment arrière.

L'agresseur résiste. La main


gauche lâche la poignée et
vient saisir le corps du tonfa le
plus près possible de la main
adverse (meilleur bras de
levier). Pivoter le tonfa vers
l'avant en avançant. Venir
frapper l'abdomen de l'agres¬
seur avec le talon du tonfa.
.pplications techniques

Mise en application d'une défense


sur saisie
L'agresseur saisit le col. Le défenseur
tente une défense sur saisie.

Mais au même moment l'agresseur


lâche le col pour saisir l'épaule avec sa
main droite.

Devant le danger d'un corps a corps


hasardeux, le défenseur fait une
frappe avec l'extrémité du talon du
tonfa dans la jambe de l'adversaire, sa
main gauche reste en protection du
visage. Répéter la frappe jusqu'à ce
qu'il lâche.

114
Mise en application d'une défense
sur un coup de poing

L'agresseur donne un coup de poing


circulaire. Blocage du coup avec le
tonfa, la main gauche en protection
du visage.

Puis, avec la main gauche, repousser


sèchement l'aqresseur en arrière.

Le défenseur choisit l'option d'une


frappe circulaire du tonfa au niveau
des jambes, que l'adversaire esquive.
De suite reprendre le tonfa à deux mains et,
en avançant, venir frapper la jambe adverse
avec la pointe du tonfa.

Lorsque l'agresseur est à genoux, passer sur


son côté droit, glisser le corps du tonfa sous
son aisselle droite. La main gauche vient
reprendre la pointe du tonfa.

Rotation de la pointe du tonfa vers le haut


(application de la clé du bras droit par devant)
et mise à plat ventre de l'agresseur.

Le genou gauche vient appuyer lourdement


sur ses côtes.
Mise en application d'une défense
sur une attaque au couteau
Contrôle d'un suspect avec maintien de la
distance de sécurité.

L'agresseur attaque brusquement d'un coup


de couteau direct à la gorge. Se désaxer de
l'attaque en effectuant le blocage du coup.

Déplacement à gauche et dans le même


temps dégagement du bras armé par la main
gauche.
De suite, après avoir dégagé le bras
armé, adopter la garde sur une
attaque au couteau (longue portion
du tonfa devant). Être très mobile et
attentif.

Dès que la situation le permet, essayer


de frapper la main armée pour faire
lâcher le couteau.

Une fois le couteau lâché, faire une frappe


rotative dans les jambes, évaluer la situation ;
si l'agresseur est toujours debout, faire une
frappe en retour ; si l'agresseur est au sol, tenter
un moyen de soumission.

118
En cas de chute ou de mise au
sol par un agresseur.

Rester assis sur le postérieur, le


buste relevé, en appui sur un
bras et une jambe, les bras et
jambe opposés maintiennent
une distance de sécurité.

Utiliser letonfa pour bloquer les coups


de pied (blocage en crochet) ou pour
frapper les jambes de l'agresseur.

La jambe qui ne sert pas d'appui


repousse les jambes adverses tandis
que le tonfa dévie des attaques de
poing.

Toujours garder les jambes face à


l'agresseur.
Pour se relever
Se relever vers l'arrière en gardant
le tonfa comme protection avant.

Se laisser partir en arrière en désé¬


quilibre. Cela permet de prendre
de la distance pour esquiver un
coup de pied.

Dès la reprise de l'équilibre, se


mettre en garde active, prêt à
l'action.

Éviter absolument de se mettre à


quatre pattes, la tête face à l'agres¬
seur ; dans tous les cas, ne jamais
se relever en avant à cause des
coups de pied de l'adversaire.

120
Lorsque nous avons appris avec satisfaction que Le tonfa en self défense était épuisé et que les
éditions Chiron allaient le rééditer, nous avons décidé d'en profiter pour en faire un nouveau
livre (environ 80 pages modifiées), ceci pour plusieurs raisons.

D'une part, depuis 1996, date de la première édition, les mentalités ont changé et le tonfa a
évolué. Nous avons supprimé toutes les techniques dangereuses comme les frappes verticales et
obliques (trop de risques de toucher la tête) ou les étranglements avec le corps du tonfa, les
points de pression (risques de graves lésions sur la gorge ou sur les cervicales).

Le but du tonfa (ne l'oublions pas) est d'être un bâton de défense qui permet au personnel de
sécurité et à la force publique de se défendre efficacement mais aussi, par le choix des techniques,
d'éviter de blesser autant que possible l'agresseur. C'est plus un bouclier qu'une arme de frappe.

Notre expérience nous a permis d'améliorer un certain nombre de techniques. En quatre ans,
nous avons animé beaucoup de stages et nous nous sommes aperçus que certaines techniques
en fonction de certains paramètres ne fonctionnaient pas de manière satisfaisante ou avec trop
de risques ou encore étaient trop compliquées pour être vraiment efficaces.

En ce qui concerne le chapitre « Initiation au combat », nous avons remplacé les échauffements
par des techniques plus dynamiques basées sur le combat.

Nous attachons une grande importance aux positions et distances de sécurité, à la mobilité et à
l'initiative. Les séries présentées ici sont des applications de cas que l'on peut rencontrer. Leur
but est de montrer des enchaînements de techniques ou de déplacements en cas de situations
conflictuelles. Mais ce ne sont pas des katas à apprendre par cœur.

Entraînez-vous en situation, de manière réaliste. Utiliser un matériel sécuritaire (tonfa mousse,


protections, etc.) pour le sparring qui vous permettra de porter les coups. Le sparring est
indispensable.

Entraînez-vous avec un tonfa dur sur des cibles solides tenues par votre partenaire.

Ne restez pas figé. Continuez d'approfondir votre pratique afin de vous améliorer. Si l'expérience
vous apprend que telle technique fonctionne bien à l'entraînement mais qu'elle est dangereuse
dans la rue, abandonnez-la sans remord ou trouvez la faille pour l'améliorer.

C'est cet enseignement que nous à transmis Robert Paturel et que nous aimerions à notre tour
vous transmettre.

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