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Memoire Complet Fini-1

Ce mémoire de fin d'études présente une analyse du rôle du choix d'un projet d'investissement et son impact sur la rentabilité financière, en se concentrant sur l'entreprise SNC ABIZAR. Il aborde les concepts d'investissement, le processus décisionnel, et les critères d'évaluation de la rentabilité financière. L'objectif est de comprendre comment les entreprises algériennes, notamment dans la wilaya de Tizi-Ouzou, gèrent leurs opérations d'investissement dans un contexte socio-économique spécifique.

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Memoire Complet Fini-1

Ce mémoire de fin d'études présente une analyse du rôle du choix d'un projet d'investissement et son impact sur la rentabilité financière, en se concentrant sur l'entreprise SNC ABIZAR. Il aborde les concepts d'investissement, le processus décisionnel, et les critères d'évaluation de la rentabilité financière. L'objectif est de comprendre comment les entreprises algériennes, notamment dans la wilaya de Tizi-Ouzou, gèrent leurs opérations d'investissement dans un contexte socio-économique spécifique.

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI, TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIELES ET DE GESTION

Département des Sciences Financières et Comptabilité

Mémoire de fin d’études

En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences


Financières et Comptabilité
Option : Finance d’entreprise

Thème
Le rôle du choix d’un projet d’investissement
et son impact sur la rentabilité financière.
Cas de l’entreprise SNC ABIZAR
Réalisé par :

 LECHANI Djouher
 MESSARA Lydia

Présenté devant le jury composé de :

Président : M. BATTACHE Abderahmane, M.A.A, Université de Tizi-Ouzou.


Rapporteur : M. HADJEM Madjid, M.C.B, Université de Tizi-Ouzou.
Examinateur : M. SAHNOUN Mohand, M.A.A, Université de Tizi-Ouzou.

Année universitaire : 2020/2021


Remerciements
Nous tenons tout d’abord à remercier le bon Dieu de nous
avoir donné la force, le courage et la volonté pour mener à
terme notre travail.

Nous présentons nos sincères remerciements à notre


promoteur Monsieur Hadjem Madjid pour son aide, sa
grande disponibilité et ses précieux conseils tout au long de
notre travail.

Nous remercions également les membres du jury qui nous


font l’honneur d’accepter d’évaluer notre travail.

Nos remerciements s’adressent également au responsable


et à tout le personnel de l’entreprise SNC ABIZAR qui a
contribué à notre étude.

Enfin nous remercions toutes les personnes ayant


contribué, de près ou de loin, à la réalisation de ce travail.
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :

Mes très chers parents que j’aime beaucoup, qui ont toujours été là pour moi.
Ils m’ont soutenue et motivé tout au long de mes études. Que Dieu les garde.

A mon cher frère Karim.

La mémoire de mon grand- père HAMID et ma grand-mère OUNISSA.

Mon grand- père YOUCEF et ma grand-mère FETTOUMA que Dieu les


garde.

Tous mes amis (es,) surtout DJOUHER, SABRINA, SAMIRA, LYDIA ET


LYNDA.

Mon binôme DJOUHER et toute sa famille.

FAZIA et NADIA qui m’ont beaucoup soutenue.

Enfin, à tous ceux qui m’ont aidé dans ma vie, de près ou de loin, je vous
remercie grandement.

Lydia
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :

Ma très chère mère que j’aime beaucoup ; qui m’a tant soutenue durant tout
le long de mes études. Que Dieu me la garde.

Mon père aussi que j’aime beaucoup et qui m’a soutenue jusqu’ au bout du
chemin que je me suis dessiné. Que Dieu me le garde.

Mes frères MOHEND SAID et AMAR

Mes adorables sœurs OURIDA et NAIMA

Ma grand mère FETTA et ma tante AINI

Mon oncle FARID

Ma tante NACIRA

Mes chères amies : LYNDA ; SAMIRA ; LYDIA

Mon binôme LYDIA et safamille

Djouher
Liste des abréviations

Abréviation Signification
CA Chiffre d’affaire
SFC Service finance et comptabilité
DLMT Dettes à long et moyens terme
DCT Dette à court terme
DRA Délai de récupération actualisé
VAN Valeur actuelle nette
IP Indice de profitabilité
TRI Taux de rendement interne
FRN Fond de roulement net
BFR Besoin en fond de roulement
TN Trésorerie nette
RE Rentabilité économique
RF Rentabilité financière
DAA Dotation annuelle d’amortissement
CF Cash –flow
VI Valeur immobilisé
VD Valeur disponible
VR Valeur réalisable
VE Valeur d’exploitation
KP Capitaux permanant
CP Capitaux propre
Liste des tableaux
Tableau N° Désignation Page
Tableau n°1 Détermination des cash-flow 24
Tableau n° 2 Détermination de l’amortissement 25
Tableau n° 3 Le calcul de l’amortissement 26
Tableau n° 4 Le calcul de la CAF selon la méthode additive 35
Tableau n° 5 Le calcul de la CAF selon la méthode soustractive 35
Tableau n° 6 Bilan financier au 31/12/2014 69
Tableau n° 7 Bilan financier au 31/12/2015 70
Tableau n° 8 Bilan financier au 31/12/2016 71
Tableau n° 9 Actif du bilan en grande masse 72
Tableau n°10 Passif du bilan en grande masse 73
Tableau n° 11 FRN par le haut du bilan 75
Tableau n° 12 Le fond de roulement par le bas du bilan 76
Tableau n° 13 Besoin en fond de roulement (BFR) 77
Tableau n° 14 Trésorerie nette 78
Tableau n° 15 Ratio de structure financier et de solvabilité 79
Tableau n° 16 Calcul de ratio de rentabilité 81
Tableau n° 17 Cout du projet 84
Tableau n° 18 Mode de financement du terrain 84
Tableau n° 19 Mode de financement du matériel de transport 84
Tableau n° 20 Calcul du chiffre d’affaire 85
Tableau n° 21 Calcul des résultats nets de l’exercice 87
Tableau n° 22 Echéancier de remboursement 89
Tableau n° 23 Echéancier d’amortissement 90
Tableau n° 24 Calcul des cash-flows nets 91
Tableau n° 25 Le cumul des cash-flows actualisés 93
Tableau n° 26 Le calcul de la VAN 94
Tableau n°27 Détermination du TIR 95
Tableau n° 28 Calcul de délai de récupération actualisé 97
Tableau n° 29 Calcul de l’indice de profitabilité du projet 99
Tableau n° 30 Présentation du bilan financier en 2018 99
Tableau n° 31 Présentation du bilan financier en 2019 100
Tableau n°32 Présentation du bilan financier en 2020 101
Tableau n° 33 Actif du bilan en grande masse 102
Tableau n° 34 Passif du bilan en grande masse 103
Tableau n° 35 Calcul de FRN par le haut du bilan 105
Tableau n° 36 Calcul de FRN par le bas du bilan 105
Tableau n° 37 Calcul de BFR 106
Tableau n° 38 Le calcul de TN 107
Tableau n° 39 Calcul de ratio de structure et de solvabilité 108
Tableau n°40 Calcul des ratios de la rentabilité 109
Tableau n° 41 Analyse critique 110
Tableau n° 42 Récapitulatif des paramètres du choix d’investissement 111
Liste des figures

Figure Désignation Page


Figure N°01 Classification des investissements selon leur nature 21
Figure N°02 Les phases de la prise de décision d’investissement 31
Figure N°03 Les différentes sources de financement des investissements 39
Figure N°04 La relation entre la VAN et le TRI 54
Figure N°05 Présentation de l’actif du bilan en grande masse 72
Figure N°06 Présentation du passif du bila en grande masse 74
Figure N°07 Présentation graphique du FRN 76
Figure N°08 Présentation graphique du BFR… 77
Figure N°09 Présentation graphique de la trésorerie nette 78
Figure N°10 Les ratios de structures financière et de solvabilité 80
Figure N°11 Présentation graphique de la rentabilité financière et économique 81
Figure N°12 Présentation graphique du chiffre d’affaire 86
Figure N°13 Evolution des résultats nets prévisionnels 88
Figure N°14 Présentation graphique des cash -flow nets 91
Figure N°15 Présentation de la variation de la VAN en fonction du taux 96
d’actualisation
Figure N°16 Présentation graphique du délai de récupération 98
Figure N°17 Présentation graphique de l’actif des bilans financiers 102
Figure N°18 Présentation graphique du passif des bilans financiers 104
Figure N°19 Présentation graphique du FRN 105
Figure N°20 Présentation graphique du BFR 106
Figure N°21 Présentation graphique de TN 107
Figure N°22 Présentation graphique des ratios de structure et de solvabilité 108
Figure N°23 Présentation graphique des ratios de rentabilité 110
Sommaire

SOMMAIRE

Introduction générale ....................................................................................................................... 10

Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement…………….. 16


Introduction au chapitre I …………………………………………………………………………… 17
Section 1 : Concepts de base de l’investissement…………………………………………………. 18
Section 2 : Le processus décisionnel et le choix d’investissement…………………………………. 27
Section 3 : Les modalités de financement des investissements…………………………………….. 34
Conclusion au chapitre I ……………………………………………………………………………. 40

Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet


d’investissement……………………………………………………………………. 41
Introduction au chapitre II ………………………………………………………………………….. 42
Section 1 : Eude technico-économique d’un projet d’investissement …………………………….. 43
Section 2 : Critères d’évaluation des investissements en avenir certain…………………………… 47
Section 3 : La notion du risque et les critères d’évaluation de la rentabilité des investissements en
avenir incertain …………………………………………………………………………………….. 57
Conclusion au chapitre II …………………………………………………………………………… 63

Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment SNC


ABIZAR……………................................................................................................. 64
Introduction au chapitre III …………………………………………………………………………. 65
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil………………………………………………….. 66
Section 2 : Identification et évaluation d’un projet d’investissement………………………………. 83
Section 3 : L’application des critères du choix d’investissement…………………………………... 93
Conclusion au chapitre III ………………………………………………………………………….. 112

Conclusion générale……………………………………………………………………………….. 114


Bibliographie……………………………………………………………………………………….. 118
Annexes…………………………………………………………………………………………….. 120
Table des matières............................................................................................................................. 133

9
Introduction générale
Introduction générale

Au sein d’un environnement concurrentiel, l’entreprise constitue une unité


fondamentale dans le développement économique d’un pays. Elle vise toujours à minimiser
ses coûts, maximiser ses profits et réaliser un bénéfice. Cependant, le plus crucial est de
garantir sa compétitivité, chose qui n’est réalisable qu’à travers l’investissement. De ce fait,
l’investissement peut être définie comme le véritable moteur de création de valeur caractérisé
par le couple rentabilité /risque.

Par ailleurs, l’investissement est aussi considéré comme un pari sur l’avenir de l’entreprise,
dans la mesure où il conditionne son développement futur et mobilise beaucoup d’énergie en
termes de temps, de compétences et de ressources (humaines et financières). Dans un sens
plus large, l’investissement est une utilisation des fonds disponibles de l’entreprise dans le but
d’obtenir dans le futur des recettes anticipées.

La décision d’investissement est une décision stratégique qui se pose à tout manager
au cours de sa carrière. Elle est quasi-irréversible et met en œuvre un processus par lequel
celui-ci engage un investissement à long terme après avoir évalué toutes les possibilités afin
de retenir le meilleur choix. Ce dernier présente un intérêt majeur pour l’entreprise car une
mauvaise orientation peut condamner sa survie. Si les profits espérés ne se réalisent pas, non
seulement les capitaux investis ne seront pas rémunérés au niveau souhaité, mais également
l’insuffisance des recettes peut mener l’entreprise à ne plus pouvoir faire face à ses échéances,
notamment le remboursement de ses emprunts.

Dans ce contexte, l’engagement d’investir dans un projet incite l’entreprise à définir des
stratégies, prévoir des actions et à déterminer une politique d’investissement et de
financement adéquate. La décision d’investir implique des risques. D’une part, parce qu’elle
est assez complexe et se fonde sur des prévisions de flux financiers futurs qui sont
nécessairement aléatoires et, d’autre part, elle exige d’évaluer sa contribution à la
maximisation de la valeur de l’entreprise.

La décision d’investir constitue une force majeure dans toute action entrepreneuriale qui
requiert la participation de l’ensemble des fonctions de l’entreprise et non seulement celle des
finances. C’est une décision financière que l’entreprise retrace sur la durée de réalisation de
son projet dans la mesure où certains projets nécessitent un financement adéquat que ce soit
par l’utilisation des ressources existantes ou bien en faisant appel à des ressources externes.
La préparation de ces décisions fait systématiquement appel à des calculs économiques qui
fournissent une mesure de la création de valeur à partir de méthodes souvent simples, et

11
Introduction générale

parfois complexes, parce qu’elle doit faire l’objet d’une analyse préalable, exhaustive,
rigoureuse et efficace dont dépend la réussite ou l’échec du projet d’investissement.

C’est pourquoi le choix d’une orientation judicieuse peut ouvrir des perspectives favorables
de croissance, soit à l’occasion du lancement d’activités ou de métiers nouveaux soit en
continuité avec les activités actuelles (l’expansion). En économie, dans le cas de l’expansion
quantitative, l’expansion est un phénomène conjoncturel d’accélération du rythme de la
croissance économique des capacités de production. Dans le cas de l’expansion qualitative,
c’est l’élargissement de la gamme de production à de nouveaux biens ou services par
l’acquisition de nouveaux moyens de production qui se rajoutent à ceux déjà existants.

La réalisation d’un projet d’investissement dépend de nombreuses études liées à son


évaluation, notamment l’étude technico-économique qui est la première démarche qui permet
aux dirigeants de l’entreprise d’accepter ou de rejeter le projet.

Objectif de la recherche

L’objectif de notre recherche est de comprendre comment les entreprises algériennes,


notamment celles de la wilaya de Tizi-Ouzou, mènent leurs opérations d’investissement dans
l’environnement politico-socioéconomique qui est le leur. Il s’agit de mettre en évidence les
aspects techniques et financiers de l’opération, de l’idée d’investir jusqu’à la décision final du
choix du projet, en passant par les différentes études technico-économiques indispensables.

Problématique de la recherche

A la lumière de ces développements, notre présente étude tente d’examiner une opération
de réalisation d’un projet d’investissement d’extension par une entreprise algérienne localisée
dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il s’agit de l’entreprise SNC ABIZAR, spécialisée dans le
bâtiment. C’est sur cette dernière que nous réalisons notre étude de cas. Notre objectif est de
répondre à l’interrogation suivante :

Quels sont les critères et les méthodes retenus par les gérants de l’entreprise SNC
ABIZAR pour le choix de leur projet d’investissement et quel est l’impact de ce dernier sur
la rentabilité financière de l’entreprise ?

Répondre à cette problématique revient à s’interroger sur divers aspects liés à la question elle-
même, à savoir ;

- qu’est ce qu’un investissement et quel est son rôle dans l’entreprise ?

12
Introduction générale

- Comment se déroule le processus décisionnel concernant le choix de celui-ci ?

- Quel est le mode de financement retenu par l’entreprise SNC ABIZAR pour fiancer son
projet ?

- Quels sont les différents critères d’évaluation du projet d’investissement sur lesquels
l’entreprise SNC ABIZAR fonde sa décision d’investir ?

Hypothèses de travail

Pour répondre à notre problématique et aux questions qui lui sont inhérentes, nous
partons de deux hypothèses de travail, à savoir ;

 La structure financière de l’entreprise SNC ABIZAR est saine et lui permet de


maintenir une stabilité financière.

 La prise de décision d’investissement, chez les dirigeants de la SNC ABIZAR, repose


sur la détermination et l’évaluation des critères de choix d’investissement.

Méthodologie de travail

Pour répondre à notre objectif et vérifier nos hypothèses, nous suivons une
méthodologie qui s’articule autour d’instruments à la fois théoriques et empiriques, avec le
souci d’articuler, de façon aussi cohérente qu’utile, les apports théoriques avec les apports
empiriques.

Notre apport théorique a pour but de cerner le cadre conceptuel de l’investissement et


de la procédure du choix d’investir. Il repose sur la recherche documentaire, notamment la
consultation d’un certain nombre d’ouvrages, des notes de cours, de travaux de recherche
universitaires et de sites internet. Nous mettons en évidence les concepts d’investissement, le
processus décisionnel et les modalités de financement des investissements (Chapitre I).

Nous mettons également les critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet
d’investissement, à savoir ; l’étude technico-économique, les critères d’évaluation de la
rentabilité et d’un projet d’investissement en avenir certain, d’une part, et en avenir incertain,
d’autre part (Chapitre II).

Notre apport pratique consiste à mettre en application nos outils théoriques. Pour cela
nous nous basons sur une étude de cas portant sur l’entreprise de travaux bâtiment SNC
ABIZAR. Cette étude résulte du travail effectué dans le cadre de notre stage de courte durée

13
Introduction générale

au sein de l’entreprise. Au cours de ce dernier, nous avons exploité les documents de


l’entreprise, notamment les bilans financiers, le TCR, … que le personnel a eu l’amabilité de
mettre à notre disposition. Nous avons également profité de notre passage dans l’entreprise
pour avoir des entretiens avec eux et dont nous avons exploité les informations pour affiner
notre étude. Cette étude nous permet de décrire l’entreprise, de savoir comment elle identifie
et évalue ses projets d’investissement et surtout sur quels critères les dirigeants fondent leurs
choix d’investissement (Chapitre III).

Structure d’exposition

Nous avons structuré notre travail en trois chapitres, structurés en trois sections
chacun, comme suit :

Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement.


Section 1 : Concepts de base de l’investissement.
Section 2 : Le processus décisionnel et le choix d’investissement.
Section 3 : Les modalités de financement des investissements.

Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement.


Section 1 : Eude technico-économique d’un projet d’investissement.
Section 2 : Critères d’évaluation des investissements en avenir certain.
Section 3 : La notion du risque et les critères d’évaluation de la rentabilité des investissements en
avenir incertain.

Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment SNC ABIZAR.


Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil.
Section 2 : Identification et évaluation d’un projet d’investissement.
Section 3 : L’application des critères du choix d’investissement.

Choix du thème et intérêt du sujet

Ce thème s’inscrit dans le cadre de notre formation de Master, spécialisée en finance


d’entreprise. Celle-ci s’intéresse essentiellement aux décisions financières stratégiques de
l’entreprise, plus particulièrement la décision d’investissement. Cette dernière est l’une des
actions fondamentales à travers laquelle l’entreprise effectue une dépense initiale dans le but
de générer, dans le futur, des ressources financières supplémentaires (un profit).

Nous estimons que nos recherches sur ce dernier contribueront à améliorer nos
connaissances dans le domaine de la finance.

14
Introduction générale

Par ailleurs, nous considérons également que notre travail est, à plus d’un titre, digne
d’intérêt. Il nous permet de mettre en application nos connaissances théoriques acquises au
cours de notre formation. Il constitue aussi, à notre sens, un apport au fonds documentaire de
notre faculté, ainsi qu’à celui global concernant l’économie local dans la wilaya de Tizi-
Ouzou, que les futures générations d’étudiants pourrait exploiter, voire approfondir.

15
Chapitre I

Approche théorique et conceptuelle


de l’investissement
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Introduction au chapitre I

Faire un investissement constitue pour une entreprise ou un individu à engager


durablement des capitaux sous diverses formes dans l’espoir de maintenir ou d’améliorer sa
situation économique et sa valeur. Cette définition parait refléter assez fidèlement les
caractéristiques de tout investissement :uncaractère durable de l’engagement de fonds qui lui
est associé, la diversité de ses formes, le caractèrede pari sur l’avenir qu’il représente toujours.
Ainsi il permet à l’entreprise d’investir dans des idées et des installations qui vont renforcer
son développement et sa part sur le marché d’où l’importance de la décision d’investissement.

Avant d’entamer toute analyse et étude de présélection des investissements nous devons
cerner la notion d’investissement dans un cadre purement théorique.

Ce chapitre a pour objet d’éclairer et d’illustrer toutes les notions clés liées aux
investissements. Il est décomposé en trois sections. La première section traite toutes les
notions liées à l’investissement et aux projets d’investissement(Section 1). La deuxième met
le point sur le processus décisionnel et le choix d’investissement (Section 2). La troisième
expose les différentes modalités de financement de l’investissement (Section 3).

17
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Section 1 : Concepts de base del’investissement

La notion d’investissement est très utilisé tant en gestion qu’en économie et ses
significations peuvent recouvrirent des réalités parfois très déférentes : outil productif, prise
de participation brevet, formation, immobilisation de fonds dans le cycle d’exploitation,…

1. Définition de l’investissement

L’investissement est l’action d’investir, c’est à dire d’acquérir de nouveaux moyens


de production, d’améliorer le rendement ou de placer des capitaux dans une activité
économique d’une entreprise1. Autrement dit,l’investissement est l’engagement d’un capital
pour réaliser des gains futurs et étalé dans le temps.Cependant, la notion de l’investissement
varie selon la vision qu’on adopte : visionéconomique, visionfinancière, vision comptable.

1.1. Visionéconomique
«L’investissement désigne tout sacrifices fait aujourd’hui dans l’espoir d’obtenir dans le futur des
résultats certes étale dans le temps mais d’un montant totale supérieur à la dépense initial.»
(Boughaba ; 1998 ; 07).

En pratique, ilsdéfinissent l’investissement comme étant un flux de capital destiné à


modifié les stocks existants qui constituent avec le facteur de travail, notamment l’un des
facteurs principaux de la fonction de production.

1.2. Vision financière

L’investissement représente un ensemble de dépenses générant sur une longue période


de revenus de sorte que les remboursements de la dépense initiale soit assurés.

Selon Koehl Jacky :

«L’investissement est toute dépenses faite aujourd’hui sans contre partie immédiate dans
l’espoir d’un retour échelonné dans le temps ».C’est cette définition qui nous intéresse pour
l’évaluation et le choix des investissements.

1.3. Vision comptable


« L’investissement est constitué de tout bien meuble ou immeuble, corporel
ouincorporelAcquisoucréer par l’entreprise destiné à rester durablement sous la même forme
dans l’entreprise » (Boughaba ; 1998 ; p.07).

1
https://wwwtoupie.org

18
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Donc pour le comptable :« l’investissement est une immobilisation .il s’agit d’une dépense affecter à
l’actif immobilisé.» (Herve, 2004 ; 289)

2. Le rôle du choix d’investissement

Le choix d’investissement est l’un des domaines de la financed’entreprise, il consiste à


identifier les investissements les plus rentables, c'est-à-dire le plus souvent à choisir entre :
investissement de remplacement, investissement de modernisation ou bien investissement
d’expansion.

Ainsi son rôle consiste :

- L’investissement permet d’accroitre le stock de capital ;


- L’un des moyens pour générer une hausse de la productivité ;
- Les investissements du point de vue financier doivent créer de la valeur c’est à dire
rapporter un taux de rentabilité supérieur au coût d’opportunité du capital ;
- En investissant à plusieurs reprises est donc en principe bon signe du point de vue de
la croissance économique.

3. Définition du projet

Les définitions varient selon les auteurs. Ci-dessous deux définitions qui ont
l’avantage de se compléter et de couvrir l’ensemble des caractéristiques d’un projet
généralement admises par les autres définitions.

Selon l’Organisation Mondial de Normalisation(ISO) dont la définition à été reprise par


l’Association Française de Normalisation (Afnor, in Meye, 2007,27):

«un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble


d’activitéscoordonnées et métrisées, comportant des dates de début et de fin , entrepris dans le but
d’atteindre un objectifconforme à des exigences spécifiques ,incluant des contraintes de délais, de
coûts et de ressources . »

Selon l’Association Francophone de Management de projet (AFITEP) :

« Un projet est un ensemble d’actions à réaliser pour atteindre un objectif défini, dans le
cadre d’une mission précise, et pour la réalisations desquelles ont a identifié non seulementundébut,
mais aussi une fin »

19
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

4. Définition et typologies d’un projet d’investissement

4.1. Définition d’un projet d’investissement

Un projet d’investissement représente l’acquisition d’un ensemble d’immobilisation,


permettant de réaliser ou de développer une activité, ou un objectif donné.

Dans son aspect commun « il correspond à une dépense immédiate dont on attend des avantages
futures » (Houdayer ; 1999 ; 13).

4.2. Typologie de projet d’investissement

Le choix de consentir ou non un investissement est donc un problème crucial pour


toute société .Ils peuvent être classés en plusieurs catégories :

4.2.1. Classification selon la nature de l’investissement

4.2.1.1. Investissements matériels : appelées aussi immobilisations corporelles, ce sont des


dépenses consacrées à l’acquisition des biens de productions durables autrement dit tangibles
tel que : terrain, bâtiment, usine, machine ….

4.2.1.2. Investissements immatériels : appelées aussi immobilisations incorporels, ce sont


des investissements intangibles recouvrent toutes les dépenses à long terme autres que l’achat
d’actif fixe, il s’agit des frais de recherche et de développement, achat de brevet, licence et
logiciel informatique.

4.2.1.3. Investissements financiers : ils’agit ici d’une forme particulière d’investissements,


car ceux-ci visent non pas la production de biens et services, mais la production des gains
financiers à partir du simple placement de son capital. Donc ici on investit son argent pour
s’attendre à gagner des intérêts financiers ou des dividendes .Ces placements peuvent prendre
différentes formes :

- Prêts d’argent-Prise de participation dans les entreprises


- Achats des actions et des obligations
- Investissement dans les fonds de pension,-etc. (Meye ; 2007 ; 31)

20
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Figure N°1 : Classification des investissements selon leur nature

Investissement

Matériel
Immatériel Financier

Terrain Brevet Actions


Bâtiment Licence Obligations
Usine Marque déposé Prêt à long terme
Machine Logiciel Fond de pension

Source : TAVERDET POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », édition, d’organisation, Paris,
2006, p.04.

4.2.2. Classification selon le but de l’investissement

Cette classification permet de distinguer plusieurs types :

4.2.2.1. Les investissements de remplacement

Les investissements de remplacement visent à maintenir l’activité au niveau actuel. On


substitue donc des équipements neufs à des équipements amortis ou usés, en vue de
maintenir la capacité de production de l’entreprise. Les équipements neufs ont à cet effet les
mêmes caractéristiques techniques que les anciens (capacité de production, niveau des couts
de production, etc.).Les investissements de remplacement sont aussi appelés investissements
de renouvellement ou de maintien. (Meye ; 2007 ; 31)

4.2.2.2. Les investissements de modernisation

Les investissements de modernisation sont destinés essentiellement à abaisser les couts


de production, ce sont donc les investissements qui visent l’amélioration de la productivité
ou de la compétitivité de l’entreprise ; ce qui signifie que l’on produira plus pour des couts
de production inchangés ou que ces derniers seront moindres pour un même volume de
production.

21
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Les investissements de modernisation sont aussi appelés investissements de


productivité ou de rationalisation. (Meye;2007 ; 31)

4.2.2.3. Les investissements de l’expansion

Les investissements d’expansion sont destinés à permettre à l’entreprise de faire face à


la croissance de la demande et ceci, soit par la réalisation de nouveaux investissements
destinés à augmenter sa capacité de production (investissement de capacité), soit par
l’élargissement de sa gamme de produits (investissements de diversification). Les
investissements d’expansion sont aussi appelés investissements d’extension(Meye ; 2007 ;
31).

4.2.2.4. Les investissements de création

Alors que les investissements précédant portent sur la mise en place de nouveaux
actifs ayant des relations technico-économiques avec d’autres activités ou d’autres actifs
déjà existants(cas d’un investissement réalisé dans le cadre d’une entreprise déjà
existante),les investissements de création portent tout simplement sur la mise en place de
projets n’ayant aucun lien avec d’autres investissements .on parle donc d’investissements de
création ou de nouveaux projets .(Meye ;2007 ;31)

5. Les caractéristiques financières d’un projet d’investissement

5.1. La durée de vie du projet

L’échéancier, des investissements s’établit sur toute la durée de vie économique du


projet. Toutefois, il peut être délicat d’estimer cette durée de vie du projet, car celle-ci peut
être relative à:

- la durée de vie du produit fabriqué ;


- la durée de vie technique des équipements de production, période de temps au terme
de laquelle un bien devient physiquement inutilisable ;
- la durée de vie comptable des équipements, période d’amortissement légalement
autorisée aux fins des calculs d’impôt ;
- la durée de vie technologique des équipements, période de temps au bout de laquelle
le matériel devient obsolescent à cause de l’apparition sur le marché d’un équipement
plus performant.

22
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

En général on retiendra la plus courte de ces durées de vie .mais dans la pratique :Pour
les projets industriels, on choisit souvent la durée de vie technique de l’équipement principal
de production (10 à15 ans). (Meye ; 2007 ; 59)

5.2. Le capital investit

C’est la dépense que doit supporter l’entreprise pour la réalisation de son projet. Le
capital investit désigne « le montant total des dépenses initiales d’investissement que le
promoteur engage jusqu’au démarrage effectif de l’exploitation de son projet.

Montant investit =La sommes des immobilisations acquises


HT+Frais accessoires HT+Variation du besoin en fonds de
roulement

5.3. Les valeurs résiduelles (l’évaluation des flux de fin de vie)

La valeur résiduelle « est la valeur marchande de l’investissement après son utilisation .La
valeur résiduelle peut être nul ou même négative (frais de démontage) ; il varie tout le long de la vie
de l’investissement ». (Conso et HEMICI ; 1999 ; 386)
Autrement dit la valeur résiduelle détermine la valeur d’un bien à l’expiration de sa durée
d’utilisation la fin dela durée du projet, l’investissement est supposé vendu, il faut donc
considérer comme recettes la valeur résiduelle des actifs.

5.4. Le besoin en fonds de roulement

Le besoin en fond de roulement peut être définit comme la partie, à un moment donné,
des besoins de financement du cycle d’exploitation qui n’as pas financé par les dettes liés au

Cycle d’exploitation. Ce besoin en financement peut être satisfait par diverses ressources
.dans certains cas le BFR peut être positif, négatif ou nul.

BFR= (valeurs d’exploitation+valeurs réalisables) – dettes à


court terme

23
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

5.5. Les flux nets de trésorerie (cash -flow nets)

Les cash-flows sont des excédents de recettes sur les dépenses qui peuvent être
rattachée à un investissement ; et nous pouvons les considérer comme étant une ressource qui
permet à l’entreprise de s’autofinancer.

Le calcul des cash -flou : pour l’évaluation de la rentabilité d’un projet d’investissement ; il
convient d’élaborer un échéancier des flux nettes de liquidité (FNT) ou des cash-flows ; à
savoir un tableau de synthèse qui confronte l’ensemble des emplois aux ressources ; comme
suit :

Tableau n°01:Déterminationle tableau des cash- flow :

Prévisions /années 0 1 ……… N

Chiffre d’affaire- charges d’exploitation

= Excédent brut d’exploitation du projet-dotation aux amortissements


liés au projet

=résultat imposable(RI)- impôts sur bénéfice des sociétés (RI*taux


d’IBS)

=résultat net+dotation d’amortissement lié au projet

=capacité d’autofinancement(CAF)

-investissement initial-ΔBFR

+valeur résiduelle nette d’impôt+récupération de BFR

Flux net de trésorerie(FNT)

Source : GINGLINGERE.E « décision d’investissement », édition Nathan, Paris, 1998, p.22.

6. La notion d’amortissement

6.1. Définition de l’amortissement

L’amortissement est une technique comptable et fiscale qui permet de compenser par
dotation de provisions annuelles, la perte de valeur continue et définitive d’une
immobilisation .cette dépréciation résulte aussi bien d’éléments propres à l’entreprise usure
des biens suite à leur utilisation ou de leur simple existence,…), que d’élément externes à

24
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

l’entreprise (obsolescence due au progrès technique et à l’évolution des marchés). (Meye ;


2007 ; 73)

6.2. But de l’amortissement

Les dotations annuelles d’amortissement (encore appelées annuités d’amortissement)


sont donc des provisions qu’une entreprise est autorisée légalement à constituer dans un triple
but.
-But financier : les dotations d’amortissement sont des réserves annuelles constituées à partir
des résultats de l’entreprise afin de permettre à celle-ci d’être en mesure de renouveler ses
moyens de production. Toutefois , en période d’inflation , l’entreprise peut compléter
l’amortissement comptable qui est calculé sur la base du cout d’entrée historique , par des
dotations supplémentaires ( provisions spéciales) (Meye ;2007 ;73)

6.3. Durées légales d’amortissement

Les durées légales d’amortissement sont les périodes d’utilité probables définies par
l’administration fiscale de chaque pays ces durées de vie légales sont appréciées sur le plan
économique (durée de vie économique ) plus que sur le plan technique ainsi , la durée de vie
légale peut être différente de la durée de vie effective d’un bien, dans l’entreprise ces durées
légales d’amortissement sont généralement les suivantes : (Meye ;2007 ;74)

Tableau N°02 : détermination de l’amortissement


Désignation Durée légale d’amortissement

Bâtiment à usage commercial ou industriel 20à 50 ans

Maison à usage d’habitation 50 à 100 ans

Matériel et outillage fixe 6 à 10 ans

Petit matériel et outillage à main de faible valeur 1 an

Automobile 5 ans

Camions 4 ans

Mobilier de bureau 5 à 10 ans

Agencement aménagement et installation 10 à20 ans

Brevet 5 à 20 ans

Frais immobilisés 2 à 5 ans

Source : MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissement », édition, Le
harmattan, Paris, 2007.

25
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

6.4. Modalitéd’amortissement

On distingue au moins deux méthodes d’amortissement


 Amortissement linéaire ou constant

L’amortissement linéaire est la méthode d’amortissement la plus courante. Elle est


simple, est employée par la plupart des entreprises. Avec l’amortissement linéaire, la dotation
annuelle d’amortissement est obtenue :

 Soit en divisant la valeur d’origine du bien par la durée de vie légale (durée d’utilité
estimée par les provisions publiques).
 Soit en multipliant la valeur d’origine du bien par letaux d’amortissement
Exemple :

Valeur d’un bien A : 200 000 UM

Durée légale d’amortissement : 5 ans ; le taux d’amortissement est donc égale à 100 /5, soit
20%.

L’amortissement linéaire est donc égale à :

À partir de la durée de vie : 200000 / 5= 40 000

À partir du taux d’amortissement : 200000 * 20 %= 40 000

Le tableau d’amortissement se présentera donc comme suit :(Meye ; 2007 ; 75)

Tableau N°03 : calcul de l’amortissement

Années Valeur en début de Amortissement linéaire Valeur nette


période comptable

1 200 000 40 000 160 000

2 160 000 40 000 120 000

3 120 000 40 000 80 000

4 80 000 40 000 40 000

5 40 000 40 000 00

Source : établit par nous même à partir des données de l’exemple précèdent

 Amortissement progressif
Le mode d’amortissement progressif considère qu’un bien subit une faible
dépréciation durant les premières années d’utilisation tant à devenir importantes durant les
dernières années.

26
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Section 2 : Le processus décisionnel et le choix d'investissement

De toutes les décisions à long terme prises par l'entreprise l'investissement est
certainement la plus importante prenne afin d'assurer sa pérennité .C'est une décision
stratégique par excellence, relève par essence de la direction général de l’entrepris, elle
intervient alors du choix entre plusieurs manières de faire réaliser une tache donnée ou
d’atteindre un but déterminé. Elle peut être prise de façon spontanée et irrationnelle, ou à la
suite d’un processus plus réfléchi.

1. Le processus décisionnel

La décision est l'aboutissement d'un processus de réflexion. On peut parler de


processus décisionnel lorsque les données de production sont valorisées en information. Les
informations parvenant aux gestionnaires doivent avoir une valeur et une utilité pour la prise
de décision à tous les niveaux de la hiérarchie administrative.

2. La décision d'investir

« La décision est un processus conduisant au choix, entre plusieurs solution possibles,


d’une action portant sur la mise en œuvre de ressources ou la détermination d'objectifs,
compte tenu de plusieurs critères d'évaluation des solutions. »(Akkache ; 2017 ; 178).

3. Les différents types de décision

Plusieurs critères permettent de déterminer l'incidence de la décision de


l’investissement (Akkache ; 2017 ; 181-182).

3.1. Classification selon leur degré de risque

Du point de vue du degré de risque attaché à la prise de décision, on parle de décisions


"certaines", de décision "aléatoires" et de décision "incertaines".

3.1.1. Les décisions certaines

Ces décision se caractérisent par un risque nul ; dans la mesure où l'on connait le
résultat de la prise de décision dans 99% des cas car il n'existe pas de risque zéro.les décision
certaines sont souvent les moins da importantes c'est à dire les décisions courantes.Dans ce
type de décision, les conséquences d'un investissement peuvent être prévus sans grand risque
d'erreur ; comme par exemple les répercutions techniques de certains investissements.

27
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

3.1.2. Les décisions aléatoires

Une décision est dites "aléatoire" lorsque certaines variables ne sont pas
complètement maitrisées par l'entreprise mais sont mathématiquement probabilisées.

3.1.3. Les décisions incertaines

On parle de la décision incertaine lorsqu’elles variables qui la détermine ne sont ni


maitrisés par l’entreprise, ni probabilisable à cause de la complexité de l'environnement et
des conditions d'évolutions du marché.

3.2. Classification selon leur objet (ou niveau)

Ce critère, proposé par I.ANSOF, on distingue traditionnellement trois grands types de


décision par ordre d'importance :

3.2.1. La décision stratégique(ou institutionnelle)

Concerne les relations de l'entreprise avec le milieu, et porte essentiellement sur les
choix de marché et de produit afin d'obtenir une "adaptation de la firme à son milieu".
Exemple : choix de diversification.

3.2.2. La décision tactique (ou administrative)

Sont aussi appelée les décisions de pilotage ont pour but de prolonger les décisions
stratégiques et commandent les directions opérationnelles.

3.2.3. La décision opérationnelle

La décision opérationnelle porte sur l'exploitation courante (établissements des


plannings, des budgets, gestion des stocks).Elle a pour objet de "rendre le processus de
transformation des ressources le plus efficace possible". Exemple: passation de commande.

3.3. Classification des décisions selon l'échéance

Selon ce critère on distingue trois types qui sont :

3.3.1. Les décisions à court terme

Les décisions à court terme sont des décisions courantes qui se caractérisent par la
rapidité de la prise de décision.

3.3.2. Les décisions à moyen terme

Les décisions à moyen terme engagent l'entreprise sur plusieurs exercices. Exemple:
Lancement d'un nouveau produit, décision de créée une nouvelle unité de production.

28
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

3.3.3. Les décisions à long terme

Les décisions à long terme (plus de 5ans) donnent des orientations sur l'activité de
l'entreprise dans le long terme, elles sont difficilement réversibles.

4. La démarche générale du choix d'investissement

« Les étapes du projet appelée aussi cycle du projet couvre tout le processus
qui va du lancement de l'idée de projet, à se préparation, son évaluation, la prise de
décision puis son exécution.»(Lasary ; 2007 ; 19)

Ces étapes ou cycle sont au nombre des six (6) :(Lasary ; 2007 ; 19-25)

1. L’identification

2. La préparation

3..L’évaluation

4. La décision

5. L’exécution

6. Le contrôle

4.1. La phase d'identification

La phase d'identification est la phase la plus importante, elle s'appuie sur la réflexion
globale de l'entreprise. Cette phase consiste à s'assurer que l'idée de projet est techniquement,
financièrement et économiquement viable, s'assurer que l'on peut raisonnablement continuer à
consacrer d'autre ressource.

4.2. La phase de préparation

La phase de préparation correspond à la phase de définition et de formulation du


projet .Elle est encore appelée phase de développement, ou phase de pré investissement à
pour objectifs :

- développer, compléter et confirmer les propositions formulées au stade de


l’identification,

29
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

- estimer le cout des différents postes d'investissement et d'exploitation


- procéder à une analyse financière et économique de la variante choisie

4.3. La phase d'évaluation

L'évaluation consiste à passer en revue toutes les données de l'investissement et de


porter son choix sur une variante parmi celles retenues.

4.4. La phase de décision

Après avoir procédé à l'évaluation d'un projet lesresponsables pourront alors choisir
l'une des trois situations suivantes :

 Le refus du projet

Cela peut être dû à l'inopportunité de projet ou l'insuffisance de trésorerie

 La poursuite des études

Cette décision a pour but d'approfondir les études et collecte plus d'information sur le
projet.

 L'acceptation du projet

Elle consiste à accepter le projet, lorsqu’il apparait avantageux, et passer à l'étape


suivante

4.5. La phase d'exécution

C'est la réalisation ou la concrétisation du projet et cela par la mise à disposition des


fonds nécessaire pour cette opération elle permet d'évaluer les composantes et de choisir la
variante qui répond le mieux aux exigences de l'entreprise et qui offre la rentabilité la plus
importante

4.6. La phase de contrôle

« Cette phase permet de s'assurer de l'exécution de projet d'investissement et


d'entreprendre des actions correctives qui pourraient s'imposer. Aucour de cette phase on
s'attachera a confronté les prévisions et les réalisations dans les perspectives d'améliorer les
techniques de provision et la démarche de décision d'investissement.»(Koehl Jacky ; 2003).

30
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Figure N°02:Les phases de la prise de décision d’investissement


Identification

Constructions de variantes
Préparation

Etude de marché,

Etude technique

Appréciation des couts d’investissement et


d’exploitation

Autres analyse (juridiques , humaines….)

Evaluation Comparaison de variantes

Analyse de la rentabilité financière

Analyse de l’impact économique

Décision Reprise des études,

Abondons du projet ;

Choix d’une variante

Exécution

Vérification des choix opérés à


Contrôle l’occasion des études en vue de
faire des choix plus appropriés dans
de futurs projets

Source : Lasary (2007).Evaluation et financement de projets. Edition El dar El Othmaniya, p. 18.

5. Les facteurs influençant la prise de décision d’investissement

Les décisions managériales sont influencer par une foule de facteurs plus au moins
déterminant, ces facteurs peuvent orienter positivement ou négativement les décisions
d’investissement.

31
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

5.1. L’environnement externe

Constitué de l’ensemble des conditions économiques, sociales et politiques qui


peuvent être positif ou négatif selon le degré de stabilité ou de turbulence qui caractérise
l’ensemble des conditions précitées.

5.2.L’environnement interne

Il s’agit de l’ensemble des facteurs liés à la taille, au rythme de croissance de


l’entreprise, aux facteurs qui sont dus à la structure organisationnelle, et aux système et
méthodes de communication dans l’entreprise.

5.3. La personnalité des dirigeants

Le processus de prise de décision est étroitement lié aux caractéristiques


psychologiques et intellectuelles du dirigeant: l’intelligence, la compétence, l’expérience,
l’attitude face aux risques. Par exemple une entreprise décide de lancer un nouveau produit et
son dirigent décide d’annule cet investissent puisqu’ il a estimé qu’il est trop risqué

5.4. Influence du temps

Le temps constitue généralement une contrainte pour le décideur surtout lorsqu’il


s’agit de prendre des décisions au moment opportun. Une décision retarder ou avant terme
peut avoir des effets sur la solution d’un problème .Le choix du moment approprié signifie
profité de l’occasion ou la décision peut réaliser des meilleurs résultats, par exemple : si du
fait de l’usure une entreprise devait changer ses machines et qu’elle ne le fait pas aussi vite
qu’il fallait, alors elle perdrait des parts du marché.

6. L’importance et complexité de la décision d’investissement

6.1. L’importance de l’investissement

Il est utile de rappeler que l’investissement est une décision importante et complexe
pour au moins quatre raisons :

A long terme, il constitue le moteur unique de croissance et de survie ;

 il absorbe des ressources importantes,


 il s’agit souvent d’un engagement à moyen et long terme irréversible ;
 il conditionne enfin, l’image de marque de l’entreprise en raison de l’influence de
l’environnement économique et financier

32
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

6.2. Complexité de la décision d’investi

Les principales difficultés relevées lors de la mise en œuvre de la décision d’investir


peuvent se résumer ainsi :
- informations chiffrées souvent difficiles à réunir ;
- difficultés d’application de certains calculs financiers (cout du capital, structure de
financement et analyse) ;
- difficultés de rapprocher au projet d’investissement, les termes de la stratégie retenue
par l’opérateur économique (entreprise, administration) ;
- appréhension du risque difficile.
D’où la nécessité d’une approche systématique nécessaire quand à la réussite d’un
projet. La déception provient souvent des décisions prises à la hâte et sans fondement solide.
(Boughaba ; 1998 ; 10-11)

33
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Section 3 : Les modalités de financement des investissements

L’analyse de la situation financière de l’entreprise met en évidence les besoins de


financement des cycles d’investissement et d’exploitation .Le choix des modes de
financement (interne, quasi fonds propre, ou par emprunt) relève de la décision d’arbitrage
visant à assurer l’équilibre de la structure financière à long terme.

1. Le financement interne (fonds propres)

Les fonds propres d’une entreprise regroupent à la fois l’ensemble des capitaux
apportés par les actionnaires lors de la création de la société et à l’occasion d’une
augmentation de capital, ce financement peut avoir trois sources.

1.1. L’autofinancement

A la différence des apports des associées et des subventions d’investissement,


constitue une ressource interne, car produite par l’exploitation de l’entreprise .Elle se définit
comme étant la somme de la partie du bénéfice non distribuée et des dotations annuelles
d’amortissement et de provisions

Ce surplus de liquidité engendré par l’activité de l’entreprise ne peut donc être disponible
qu’en cours d’exploitation, et peut alors être utilisé pour le financement des investissements
de renouvellement, d’expansion ou de modernisation de l’entreprise. L’ensemble de ces
ressources est nommé capacité d’autofinancement. LaCAF représente l’ensemble des
ressources générés par l’entreprise, au cours de l’exercice, du fait de ses opérations
courantes. (Lasary ; 2007 ; 147).

Autofinancement = CAF -Dividendes

La CAF peut se calculer de deux manières :

 La méthode additive : (à partir du résultat net : consiste à soustraire le résultat de


l’exercice l’ensemble des produits calculés et a ajouté l’ensemble de charges calculés
soit la formule suivante :

CAF= Résultat net de l’exercice +Charges calculés – Produits calculés


34
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Tableau N°04 : Le calcul de la CAF selon la méthode additive


Résultat de l’exercice _
+dotation aux amortissements et aux provisions (d’exploitation) _

-Reprise sur dépréciation et provision (d’exploitation, financière, exceptionnel) _

-produits de cession d’immobilisation (exceptionnels) _

+ valeur nette comptable de l’immobilisation cédée _

-cote part des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice _

=Capacité d’autofinancement _

SOURCE : Elisabeth Thuelin, Analyse financière : groupes et IFRS, éditionEconomica, paris, 2014, p75.

 La méthode soustractive : (à partir de l’excédent brut d’exploitation) : qui s’obtient


de la différence entre les produits encaissable et les charges décaissables le de
l’activité d’exploitation :

CAF= EBE +Produits encaissés –Charges décaissées

Tableau° 05 : Le calcul de la CAF par la méthode soustractive

Excédent brut d’exploitation (insuffisance brut d’exploitation) _

+Transfère de charge (d’exploitation) _


+Autres produits (d’exploitation) _
-Autres charges (d’exploitation) _
+/-Quotte- part de résultat sur opérations faites en commun _
+ Produit financiers _
-Charges financières _

+ produits exceptionnels _

-Charges exceptionnelles _

-Participation des salaires dans le résultat _


-impôt sur le bénéfice _
= capacité d’autofinancement _
Source : Elisabeth Thuelin analyse financière : groupes et IFRS, édition Economica, paris, 2014, p76

35
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

1.2. Cession d’éléments d’actif

La cession d’actif est une opération financière et économique, qui consiste à céder des
actifs immobilisés qu’ils s’agissent d’immobilisation corporelles ou financièresà une autre
entreprise. Particulièrement sollicitée en période de difficulté économique. La cession peut
résulter :
- Du renouvellement normal des immobilisations qui s’accompagne de la vente des
biens renouvelés
- Cession de certaines immobilisations : terrain, immeubles … qui ne sont pas
nécessaire à l’activité pour trouver de nouveaux capitaux
- Recentrage de certaines activités : l’entreprise cède des usines, des participations
qu’elle juge marginale par rapport aux métiers dominant qu’elle exerce. (Lasary,
2007 ; 145)

1.3. L’augmentation de capital

Le capital social représente la somme des apports effectués par les associés en
échange de Les quasi fonds propres sont des ressources stables classées dans le haut du bilan
d’une entreprise .ils ne font pas partie des fonds propres, mais s’en voisinent

Parts sociales, il est constitué à la création de la société. Cependant, au cours de sa vie,


l’entreprise peut procéder à une augmentation de capital pour financer son développement

Soit par l’incorporation de réserves que l’entreprise a pu constituer en ne distribuant pas la


totalité de ses biens

 L'augmentation de capital émis en numéraire

IL s'agit d'une augmentation du capital par apport nouveau, suite à l'émissiond'actions


nouvelles payantes. C’est une émission contre espèces et n'est pas faite due sous l'autorisation
de l'assemblé générale extraordinaire des actionnaires.

 L'augmentation de capital par incorporation de réserve

L’augmentation de capital par incorporation de réserves est une opération qui laisse la
valeur des fonds propres ou la situation nette inchangée, puisqu'elle n'apporte pas de
nouvelles ressources. Ainsi, les nouvelles actions émises sont distribuées gratuitement aux
anciens actionnaires.

2. Le financement par quasi fonds propre


Les quasis fonds propres sont des ressources stables classées dans le haut du bilan

36
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

d’une entreprise. Ils ne font pas partie des fons propres, mais s’en avoisinent.2

2.1. Les comptes courants d’associés

Correspondent à des avances de fonds, couramment appelées apports en compte


courant, réalisées par les associés d’une société. 3

2.2. Les titres participatifs

Réservées aux entreprises du secteur public. Ils ne sont remboursables qu’en cas de
liquidation de la société ou à l’expiration d’un délai préalablement arrêté. Créance de dernier
rand, ils ne sont remboursés qu’après règlement de toutes les autres créances

(Y compris les prêts participatifs) la rémunération comporte une partie fixe et une partie
variable indexée sur le résultat de l’entreprise. (Lasary ; 2007 ; 146)

2.3. Les prêts participatifs

Ils sont accordés par des établissements de crédit au profit des entreprises

(Essentiellement des PME) pour améliorer leurs structures financières et augmenter leur
capacité d’endettement Les prêts participatifs sont des créances de dernier rang assimilés donc
à des capitaux propres. (Lasary, 2007 ; 146)

2.4. Les titres subordonnés

Cette catégorie de titre est une sorte d’obligation, dans la mesure où elle donne lieu au
paiement d’intérêt, l’échéance de remboursement des titres subordonnés peut -être déterminé
ou indéterminé.

3. Le financement par emprunt

3.1. L’emprunt indivis

C’est un emprunt effectué par un seul emprunteur envers un unique préteur, la plupart
du temps un établissement bancaire .dans ce type de financement le seul interlocuteur est la
banque.

3.2. Le financement par crédit bail


Le contrat de crédit bail est un contrat de location portant sur un bien meuble ou
immeuble assorti d’une opération d’achat à un prix fixé d’avance

2
www.mataf.net . Consulté le 19/06/2021 à 11h 45.
3
https://wwwlecoindesentrepreneur.fr. Consulté le 19/06/2021 à 12h30.

37
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Le contrat de crédit bail prévoit :

 Une durée irrévocable (qui sépare la date de conclusion du contrat de la date de


l’option d’achat).
 Le montant et la périodicité des loyers.
 Le prix d’achat.

Le processus se déroule comme suit :

 L’entreprise choisit son équipement


 Elle s’adresse à une société de leasing
 La société de leasing acquiert le bien à son nom
 Elle le loue à l’entreprise intéressée avec un contrat. (Lasary ; 2007 ; 147-148)

3.3. Le financement par emprunt obligataire

Lorsque le bien de financement porte sur des sommes très importantes ; il peut
s’avérer difficile de recourir à un seul préteur .l’emprunt obligataire est dans ce cas le mode
de financement adéquat .il consiste d’un emprunt à long terme par l’émission dans le public
de titres négociables représentant la dette de l’entreprise émettrice. Ces titres sont placés sur le
marché financier, parl’intermédiaire des banques. (Guendouzi ; 2021)

Ainsi l’obligation est un titre de créance qui se caractérise par :

- La valeur nominale : c’est la valeur pour laquelle est calculé l’intérêt


- Le prix d’émission : c’est le prix auquel l’obligataire devra payer le titre
- Le taux d’intérêt nominal : il est généralement fixe et per er le montant des coupons
annuels verseaux obligations(Figure n°03).

38
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Figure N°03: les différentes sources de financement des investissements

Source de financement

Fonds propres
45 Quasi fonds propres Emprunt

Autofinancement
Comptes courants Emprunt indivis
d’associés
Cession d’élément
d’actif Titres participatifs Emprunt par crédit
bail

Augmentation du Emprunt
capital Prêts participatifs obligataire

Titres subordonnés

Source : jean Barreau etautres, gestion financière, Ed, dunod ,13 èmeédition, 2004, p 369

39
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement

Conclusion au chapitre I

Tout au long du chapitre, nous avons présenté les notions de base relatives aux
investissements, car la maitrise et la compréhension de ces notions est importante avant
d’entamé toute étude ou évaluation du projet .Ensuite on a mis le point sur la décision
d’investir qui est une démarche difficile à choisir de la part du décideur, mais aussi
essentiel pour tout projet d’investissement.

Enfin avant d’engager ses ressources dans l’investissement, l’entreprise doit en effet
examiner toutes les solutions possibles pour faire face à ses besoins de financement :
autofinancement, recours à l’emprunt obligataire, emprunt leasing et autres. Donc il convient
pour l’investisseur de procéder à une étude financière de son projet à travers l’analyse des
indicateurs de rentabilité .Ces différent critères d’évaluations seront détaillés dans le chapitre
qui suit.

40
Chapitre II

Critères d’évaluation de la rentabilité


financière d’un projet d’investissement
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Introduction au chapitre II

La rentabilité est le point central de l’évaluation, elle permet de mesurer le bénéfice


d’un projet d’investissement par rapport aux capitaux investis .les méthodes et les critères de
sélection de projets sont multiples, l’entreprise doit pouvoir à la fois identifié des axes de
développement, donc une stratégie, et en même temps évaluer la rentabilité attachée aux
projets retenus.Ces méthodes de mesure de la rentabilité sont basées sur une optique
financière consistant à comparer la mise de fonds initiale (dépenses d’investissement) avec les
recettes futures générées par le projet d’investissement

La qualité d’évaluation d’un projet d’investissement représente un facteur crucial de la


réussite des entreprises

L’objet de ce chapitre est donc de présenter les différents critères d’évaluation


conduisant à l’acceptation ou le rejet d’un projet d’investissement

Nous avons développé dans la première section l’étude technico- économique d’un
projet d’investissement (Section 1). La deuxième section porte sur les critères d’évaluation
d’un projet d’investissement en avenir certain (Section 2). La troisième met le point sur les
critères d’évaluation en avenir incertain (Section 3).

42
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Section 1 : Etude technico-économique d’un projet d’investissement

Avant l’étude financière de la rentabilité d’un projet d’investissement, une étude


technico-économique doit être menée afin d’apprécier la faisabilité et la viabilité du projet

En procédant à :

- -La présentation générale du projet


- -L’étude marketing et commerciale ;
- -l’analyse technique ;
- Et l’estimation de coûts.

1. Présentation générale du projet

Elle comprend les éléments suivants :

- présentation de l’entreprise, forme juridique, capital social, siège social et la


description de son activité ;
- présentation des associés ;

L’objet de l’investissement : il s’agit d’extension renouvellement ou projet de création


avec des commentaires sur la capacité de production avant et après la réalisation de
l’investissement :

- la construction envisagée pour des équipements à acquérir ;


- Le mode de financement envisagé.

2. L’étude marketing et commercial

Le marketing est :

« L’ensemble des méthodes et des moyens dont dispose une organisation

Pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’adresse, des comportements
favorables à la réalisation de ses propres objectifs » (Lenderevie ; 1990 ; 02).

L’analyse marketing est donc un élément clé dans la réussite d’un projet, elle permet
d’évaluer, d’étudier, de comprendre les besoins et les attentes d’une population cible.Elle
prend la forme d’une enquête.

43
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.1. L’étude du marché

L’étudede marché peut être définie « Comme étant la collecte, l’enregistrement et


l’analyse de tous les faits se rapportant aux transferts et à la vante de marchandises et des
services » (Lasary ; 2007 ; 35).

Autrement dit l’étude de marché se compose d’un ensemble de techniques marketing


permettant de mesurer, analyser et comprendre les comportements, les appréciations les
besoins et attentes d’une population définie pour un produit ou un service.

La finalité majeure de cette étude consiste en l’estimation du chiffre d’affaire et la


détermination des stratégies commerciales les plus efficaces pour sa réalisation.

-Le produit à vendre

L’analyse porte sur le produit doit permettre d’apporter des réponses précises aux
interrogations suivantes :

Que va- ton vendre ?

L’évaluation doit affiner au maximum les caractéristiques de ce produit ou service :


spécialisation, niveau de qualité, avantages, gamme, présentation, finition, conditions
d’emploi, prestation complémentaires, etc.

A quel besoins correspond le produit ?

L’évaluation doit s’intéresser à l’apport du produit et les besoins auxquels il est


destiné à satisfaire (gain de temps, de place, d’argent, besoin de sécurité, de confort, garantie
de qualité, etc.).

-L’étude de la demande

L’étude de la demande signifie en quelque sorte la définition de la clientèle potentielle


existante sur le marchéetde l’étudier dans ses moindres détails afin de pouvoir apprécier le
volume et la qualité de la demande

L’évaluateur cherche le maximum de réponses aux interrogations relatives à :

- La segmentation de la demande qui est une partie très importante dans chaque
entreprise puisqu’elledétermineles personnes qui seraient éventuellement
intéressées par le produit ou le service en question, elle permet également de
classer les demandeurs selon des catégories : particuliers, entreprise, homme,
femmes, jeunes, enfants, adultes ou personnes âgées….

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

- les critères comportementaux qui aident à classer les consommateurs


(potentiels ou existants) selon leur fréquence de consommation (mode d’achat,
fréquence d’achat, raison d’achat)
- Les caractéristiques socioprofessionnelles de la clientèle taille, activité, chiffre
d’affaire (pour les entreprise) ; âge, revenu et niveau de vie, etc.

-L’étude de l’offre concurrente


En se focalisant sur l’offre déjà présente sur le marché, acquérir toutes les données
nécessaires et utiles sur tous les produits ou services proposés par les concurrents, qu’ils
soient directs (même produit) ou indirects (produit de substitution), définir et analyser les
stratégies adaptées par les concurrents et à détecter leurs points de forces et de faiblesses.1

2.2. La stratégie commerciale

La stratégie commerciale s’interroge utilement sur la meilleure manière de convaincre


le client par les avantages comparatifs que peut offrir le produit ou le service(Meilleur prix,
meilleure qualité, meilleur service après vente).

La connaissance du marché pour une entreprise consiste plus à produire ce qui peut
être vendu qu’à vendre ce qui à été produit.2

3. Analyse technique du projet

« La finalité de l’étude technique est de déterminer les exigences des moyens matériels
et humains essentiels à la réalisation du projet. » (Lasary ; 2007 ; 46).

Afin d’atteindre les objectifs liés au projet, ilconvient de s’intéresser aux points
suivants :
- Vérification de la disponibilité des ressources techniques nécessaires à la
réalisation du projet ;
- Le choix entre une technologie maitrisée et connue, ou essayer de maitriser une
- Technologie proposée ;
- S’assurer de la faisabilité technique du projet ;
- La bonne formation du personnel.

3.1 Le processus de fabrication

Le processus de fabrication est un système d’actions qui sont dynamiquement liées

1
https://www.petite-entreprise.net consulté le 05 /07 /2021 à 16h.
2
http://www.legalstart.fr consulté le 05 /07/2021 à 16h15.

45
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

entre elles et orientées vers la transformation de certains éléments afin de produire un


bien ou un service apte à satisfaire une demandes à l’aide de facteurs de production acquis sur
le marché.3

3.2. Les caractéristiques des moyens de fabrication

L’entreprise utilise l’ensemble de moyens matériels, humains, avec des


caractéristiques différentes, tel que la nature de la technologie utilisé (quelle soit de pointe ou
banale), la gamme du matériel installé (matériel mono industriel destiné pour un seul
processus de production, oumatériel multitâches), ainsi que le matériel d’hygiène, et de
contrôle.

3.3. La durée de réalisation

La durée de réalisation d’un projet d’investissement est celle nécessaire à l’installation


définitive du projet et les phases d’évolution de son niveau de production.

4. Estimation des coûts

Après la détermination des différents besoins d’investissement et d’exploitation,


l’analyse procède à une évaluation plus élaborée des coûts qui seront engendrés par ses
besoins.

L’analyse des coûts doit être faite d’une manière exhaustive sur toutes les dépenses
prévisionnelles relatives à l’investissement (locaux, terrains, équipements, etc.)Et à
l’exploitation(les matières premières, les salaires, les impôts et taxes etc.)

L’importance de l’estimation des couts constitue l’un des éléments indicateurs de la


faisabilité du projet à travers une évaluation des couts réels de réalisation du projet par rapport
aux estimations préliminaires, et une appréciation des niveaux des prix pratique par rapport
aux couts de revient(Lasary ; 2007 ; 47).

3
http://définitionsimple.com/processus-de-production
Et http://gerardmoreau.14.free.fr consulté le 06/07/2021 à 14 h

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Section 2 : Critères d’évaluation des investissements en avenir certain

Les critères d’évaluation des projets sont des indicateurs de rentabilité .Les critères en
avenir certain considèrent que le cadre de décision est reconnu et que l’avenir est prévisible,
ils comparent la dépense initiale aux recettes attendues dans les années à venir.

1. Les méthodes statiques (atemporelles)

Ces méthodes ne prennent pas en considération le facteur temps. Et parmi ces méthode
en trouve les suivantes :

1.1. Le taux de rentabilité moyen (TRM)

1.1.1. Définition

Cette mesure consiste à comparer directement les flux moyens dégagés par
l'investissement au montant moyen de l’investissement.

Le TRM se définie comme: Le bénéfice annuel moyen après impôt divisé par le
montant de l'investissement moyen pendant la durée de projet.

Représentation mathématique

Le TRM peut se présenter par la formule suivante :

/
TRM =ni=1
/

Tel que :

Bt: Bénéfice net comptable généré à la période t;

n: durée de projet en années;

I0: investissement initial ;

VR : valeur résiduelle.

1.1.2. Modalités d'application (règle de décision)

La méthode du taux moyen de rentabilité sert de :

Critère de rejet : tout projet dont le taux de rentabilité moyen est inférieur à la norme fixée
par l'entreprise est rejeté.

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Critère de sélection : entre deux projets, on préfère celui dont le taux moyen de rentabilité
est le plus élevé.

1.1.3. Avantages et limites


L'avantage de taux de rentabilité moyen est sa simplicité, sa rapidité et peuvent être
conseillés lorsque le choix de taux d'actualisation est trop aléatoire. Mais en tant que critère de
choix d'un investissement présente de diverses insuffisances :

- D'abord, il ne tient pas compte de la valeur temporelle (inflation, taux de


change, etc.) de l'argent.
- De plus, le choix de rentabilité est calculé sur la base des données comptables
c'est à dire du résultat après amortissement et impôts plutôt que des flux
monétaire réels.
- En fin, le choix du seuil de rentabilité à respecter est passablement arbitraire.
En conclusion, selon cette étude le TRM est un mauvais critère de sélection d'un projet
d'investissement, car son rapport en information est assez faible.

1.2. Le délai de récupération simple

1.2.1. Définition

Appelé aussi période de récupération, ou play-back, ou délai de recouvrement du


capital, ou retour sur investissement. Le délai de récupération peut être défini comme la durée
nécessaire que le cumul des cash-flows attendus d’un projet couvre son coût. Ce critère
accorde une grande importance à la liquidité.

Selon Hervé hutin le délai de récupération est : « le temps nécessaire pour récupérer
l'investissement initial à partir des flux nets de trésorerie du projet » (2004 ; .322)

Il est présenté par la formule suivante :

I0= t=1DRC CFt


Tel que :

I0: investissement initial;

CF: cash- flow générés à la période;

DRC : délai de récupération.

« Ce critère est basé sur l'idée que la durée la plus courte est la plus
intéressante pour un investissement » (Koehl ; 2003 ; 39).
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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

1.2.2. Règle de décision

- Projet indépendants : on choisit tout projet ayant une période de récupération


inférieure à un seuil fixé d'avance.
- Projet mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concourants
remplissant la condition précédente, on retient le projet dont la période de
récupération est la plus courte.

1.2.3. Les avantages et inconvénients

Avantage :

- La simplicité au niveau des calculs et l'utilité pratique;


- Elle s'ajuste à l'incertitude des flux monétaire ultérieures;
- Elle favorise la liquidité.

Inconvénients:

Les limites de ce critères sont importante (Hutin Hervé):

- Fixation subjective et arbitraire du délai de récupération critique ;


- Il ne tien pas compte des flux postérieurs à la date d'égalisation des flux ;
- Il ne tien pas compte de la valeur temporelle de l'argent ;
- Il ne mesure pas la rentabilité réelle des investissements, mais la seul liquidité de
projet ;
- Il défavorise les projets à long terme tels que la recherche et le développement
ainsi que les nouveaux projets et favorisé les investissements à horizon limité.
- Les critères sans actualisation présentent une certaine limite du fait qu'ils
n'accordent pas d'intérêt au facteur temps, donc il convient de faire présenter
d'autres critères se basant sur le facteur temps.

2. Les méthodes avec actualisation (dynamique)

Contrairement aux méthodes statiques, l'intérêt de ces critères basées sur l'actualisation
réside dans la prise en compte du facteur temps et la valeur temporelle de l'argent. Avant de
développer les critères avec actualisation, il est essentiel de définir le taux d'actualisation qui
est considéré comme un dénominateur commun de ces critères.

L'actualisation consiste à:

« Déterminer la valeur immédiate des flux futures que générera le projet. Elle

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

se fait sur la base d'un taux d'actualisation qui exprime le prix du temps ou d'une autre façon,
il permet de comparer des flux de trésorerie intervenant à des moments différents »(Hutin,
2004 ; 24).

Autrement dit, c’est une pratique qui autorise de comparer aujourd'hui des flux qui ne
se produisent pas à la même date dans le temps.

Cette notion est l'inverse de la notion de capitalisation.

Tel que :

1 DA aujourd'hui (1+i) n dans n années (Capitalisation)

(1+i)-nDA aujourd'hui 1 DA dans n années (Actualisation)

On peut distinguer quatre critères financière fondés sur l'actualisation des flux de
trésorerie ou cash flow:

- La valeur actuelle nette (VAN);


- l'indice de profitabilité(IP);
- Le taux de rentabilité interne (TRI);
- Le délai de récupération actualisé (DRA).

2.1 .La valeur actuelle nette (VAN)

La VAN est un indicateur qui permet de prendre la décision quant à la rentabilité ou


pas d'un projet d'investissement

2.1.1. Définition

« La valeur actuelle nette (VAN) appelée aussi bénéfice actualisé est la différence
entre la somme des flux nets actualisés d'exploitations sur toute la durée de vie de
l'investissement et le capital investi. »(Lasary ; 2007 ;12).

En d'autre terme, la VAN est un instrument d'analyse de la valeur d'un investissement,


elle est égale à la somme des cash-flows actualisés positifs et négatifs, elle correspond au
surplus monétaire dégagé par le projet après avoir récupéré les parts du capital initialement
investi.

Représentation mathématique

La VAN d'un projet peut être formulé comme suit :(KoehlJacky)

VAN = nt=1 CFt (1+i)-t- I0


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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Tel que :

VAN : valeur actuelle nette ;

CFt : cash-flows généré à la période t ;

i : le taux d'actualisation ou bien le taux de rendement minimum acceptable ;

t: nombre d'années ;

n : la durée de vie de l'investissement ;

I0 : l’investissement initial.

2.1.2. Règle de décision

- VAN supérieure à 0 (positif) : cela signifie que l'investissement est favorable, c'est à
dire la valeur actuelle des recettes nettes d'exploitation prévues est supérieure au
montant de l'investissement.
- VAN inférieure à 0 (négatif) : cela signifie que le projet n'est pas rentable (rejeter),
l’investissement exige plus de ressources qu’il ne permet d’en créer.

Dans le cas des investissements mutuellement exclusifs, on choisit l'investissement qui


mène à une VAN plus élevé.

2.1.3. Avantages et limites de la VAN

Avantages

La VAN est le critère fondamental de calcul économique dans la mesure où :

- Elle exprime le niveau de rentabilité de l'investissement.


- On prend en compte les différentes sources de financement
- Tous les flux sont pris en compte sur la durée total de l'investissement.
- On raisonne à partir des flux actualisés. (Lasary ; 2007 ; 114)
Inconvénients
- La VAN dépend de taux d'actualisation retenu.
- Elle ne permet pas de comparer des projets dont le montant d'investissement
est différent
- Elle ne permet pas de comparer entre deux projets ayant des durées de vie et
des tailles différentes (Koehl;2003 ; 45)

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.2. Le taux de rentabilité interne (TRI)

2.2.1. Définition

« Le taux de rentabilité interne correspond aux taux d'actualisation pour lequel la


somme des flux financiers dégagés par le projet est égale à la dépense
d’investissement. »(Koehl ; 2003 ; 43).

Autrement dit, le TRI est le taux d'actualisation pour lequel la valeur actuelle nette est
égale à zéro.

Représentation mathématique

C’est le taux qui annule la VAN, il s'exprime par l'équation suivante :

VAN =n=1 CF (1+i)-t – I0= 0

Tel que :

VAN : valeur actuelle nette ;

CF:cash- flow;

i : le taux d'actualisation;

t: nombre d'années ;

n : la durée de vie de l'investissement ;

I0 : l’investissement initial.

2.2.2. Règle de décision

- Tout projet pour lequel un taux est supérieur au TRI sera rejeté car la VAN est
négative.
- Tout projet pour lequel un taux est inférieur au TRI sera accepté car la VAN
est positif
- Si plusieurs projets sont en concurrence il faut retenir celui qui a le plus élevé.
- Pour les projets indépendants, on accepte les projets dont le TRI est supérieur
au taux de rendement requis par les dirigeants de l’entreprise.

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.2.3. Avantages et inconvénients

Avantages

- Méthode indépendante de la dimension du projet réalisé ;


- Contrairement à la VAN qui suppose le réinvestissement des cash-flows au
taux d’actualisation, le TRI est indépendant des autres taux d'intérêt ;
- rembourser le capital investi ;
- Le TRI est facile à utiliser car il s'exprime sous forme de taux ; il permet donc
les comparaisons entre différents projets.

Inconvénients

- Le risque de conflit avec la VAN ;


- Il peut ne pas exister de TRI quand l'équation de la VAN ne présente pas de
solution ;
- Possibilité d'existence de taux multiples qui rend ce critère inutilisable.

2.2.4. Comparaison entre les critères VAN et TRI

En règle générale, les deux critères van et TRI aboutissent à la même décision en
matière d’acceptation ou de rejet dans le cas des projets indépendants .Cependant, lorsque
nous sommes face à des projets mutuellement exclusifs, les deux critères peuvent déboucher
sur des résultats contradictoires en matière de rentabilité.

Nous allons expliquer la relation entre la VAN et le TRI dans le graphique suivant ou
l’on porte sur l’axe des abscisses les taux d’actualisations et sur l’axe des ordonnées les
revenus actualisés.

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Figure N° 04 : La relation entre la VAN et le TRI

Source:Lasary, op.cit, p.123

Interprétation

- le point d’intersection entre la courbe de la VAN et l’axe des abscisses


représente le
- TRI (VAN=0) ;
- la courbe de la VAN est décroissante, elle diminue à chaque fois que le taux
d’actualisation augmente ;
- Le projet est acceptable lorsque la VAN est positive 0 et le taux
d’actualisation est inférieur au TRI.

2.3. L'indice de profitabilité (IP)

2.3.1. Définition

L'indice de profitabilité est le rapport entre


entre le montant des recettes nettes d'exploitation
actualisées et le montant d'investissement.

L'IP appelé aussi indice de rentabilité représente la VAN par unité monétaire investie
dans un projet particulier

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Présentation mathématique :

Il est calculé comme suit :

IP=CF (1+t)-n
Avec :

CFt: cash- flow générés à la période t ;

i : taux d'actualisation ;

t : ordre d'année

n : durée de vie de l'investissement

I0 : capital initial

VAN : valeur actuelle nette

2.3.2.Règle de décision

- Pour que l'investissement soit rentable, il faut que l'indice soit supérieur à un
(1)
- Pour les projets indépendants, on accepte les projets dont l'IP est supérieure à
un (1);
- Pour les projets mutuellement exclusifs, on retient le projet dont l'IP est
supérieure à un (1) et le plus élevé.

2.3.3. Avantages et inconvénient

Avantages

- se comprend et s'exprime facilement ;


- Repose sur l'actualisation et permet de pondérer la richesse créée par apport à
l'investissement ;
- Il permet de comparer entre deux (2) projets dont la mise des fonds initiale est
différente.

Inconvénients

- difficile de mettre en œuvre si les flux d'actualisations ne sont pas tous positifs;
- Il peut mener à des décisions erronées lors de comparaison entre
investissement mutuellement exclusifs.

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.4. Le délai de récupération actualisée

2.4.1. Définition

Le DRA est
« Le temps nécessaire pour que la VAN des cash-flows cumulés actualisés
deviennent positif »(Bancel, 1995 ; 60).

En d'autre terme, le DRA est la durée qui sépare la date de réalisation de projet de la
date pour laquelle la somme des cash-flows est égale le montant de l’investissement.

Le DRA peut être calculé comme suit :

nt=1 CFt(1+i)-t- I0

Où "n" représente le délai de récupération actualisé et "i" le taux d'actualisation représentant


le cout d'utilisation des fonds (Lasary ; 2007 ; 109).

2.4.2. Règle de décision

Le délai de récupération actualisé s'interprète comme le délai de récupération simple :

- Projet indépendants : on choisit tout projet ayant une période de récupération


inférieure à un seuil fixé d'avance.
- Projet mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concourants
remplissant la condition précédente, on retient le projet dont la période de
récupération est la plus courte.

2.4.3. Avantages et inconvénients

Avantages

- Facile à comprendre.
- Tient compte de la valeur temporelle de l'argent.
- Il fournit un indicateur imprécisable si le souci de liquidité est dominant.
- Il minimise le risque.

Inconvénients

- Il peut exclure les investissements dans la VAN est positif (il ignore les flux de
liquidité intervenants après le délai de récupération).
- Il défavorise les projets à long terme tel que la recherche et développement.

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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Section 3 : La notion de risque et les critères d’évaluation de la rentabilité des


investissements en avenir incertain (probabiliste)

Nous avons raisonné dans les premières méthodes étudiées (méthodes


d’évaluation en avenir certain) en admettant que l’avenir était parfaitement connu .Autrement
dit, nous avons supposé que chaque événement (coût des investissements, volume de
production, prix de vente, etc.)Pouvait être connu avec certitude.

Or le futur est toujours incertain tous les projets sont donc ainsi dire « risqué », c’est -
à -dire qu’il existe toujours une marge d’erreur plus au moins importante entre les prévisions
et la réalité .Il est donc clair que l’on ne saurait judicieusement prendre une décision sur la
réalisation d’un projet sans tenir compte également du contexte incertain dans lequel ce
projet devra se réaliser.

1. Notion de risque et d’incertitude

1.1. Notion de risque

« On dit qu’on est en situation de risque lorsqu’il ya plusieurs événements possibles et


que l’on peut attribuer une probabilité de réalisation à chacun ces événements .on dit que
l’on se trouve alors en situation d’avenir aléatoire ou probabilisable. »(Meye;2007 ; 139).

1.2. Notion d’incertitude

« On dit qu’on est en situation d’incertitude lorsqu’on ne connait rien du tout ou une
partie seulement des événements possibles, et que l’on ne peut établir une distribution de
probabilité quelconque à la réalisation de ces événements » (Meye ; 2007 ; 140).

1.3. Définition du risque

« Le risque correspond à un traitement spécifique de l’information qui


externalise une charge ou une perte prévisible ou probable et qui donnera lieu à des
arbitrages entre le présent et le futur. » (Meye ; 2007 .148).

1.4. Typologie des risques possibles dans un projet

1.4.1. Risques liés aux investissements

« Les risques liés aux investissements ne sont sensibles que pour les projets
dont la réalisation est relativement longue .Ils concernent : les dépassements de coûts, les
retards et les risques technologiques (mises au point, adaptation des
équipements). »(Houdayer, 1999 ; 148).
57
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

1.4.2. Les risques d’approvisionnement

« Les risques d’approvisionnement sont sensibles lorsqu’il ya un


approvisionnement extérieur important (matières premières). »(Houdayer;1999 ; 148).

1.4.3. Les risques liés à l’inflation

Les risques liés à l’inflation sont d’ordre de deux :

- Risques de non répercussion volontaire sur le prix de vente et la hausse de couts


subie sous l’effet de la concurrence et les technologies utilisées.
- Risques dus aux fluctuations de prix autour des prix de base ou des prix de tendance.
(Houdayer ; 1999 ; 148-149)

1.4.4. Les risques d’exploitation

Les risques d’exploitation sont liés à la maitrise des couts de fonctionnement mis en
valeur par une analyse de sensibilité. Ces couts peuvent être directs comme ceux liés à la
productivité ou indirects, comme les (coûts cachés) que la comptabilité classique ne met pas
en valeur mais que toute étude différentielle doit nécessairement faire intervenir.
(Houdayer;1999 ; 149).

1.4.5. Les risques financiers et de trésorerie

Les risques financiers et de trésorerie concernent les risques liés au financement mais
dont l’origine peut provenir d’une insuffisance de fonds propres susceptible d’entrainer une
mise en liquidation. (Houdayer ; 1999 ; 149).

1.4.6. Les risques de marché

Des variations de prix et de volume de marché peuvent mettre le projet en difficulté


sans que celui- ci y soit pour quelque chose. Dans ces variations, il faut distinguer les
fluctuations de prix ou de volume, des erreurs de tendance dans les prévisions à long ou
moyen terme. (Houdayer ; 1999 ; 149).

1.4.7. Le risque pays

Les pays font maintenant l’objet d’une étude globale des risques, qui regroupe des
aspects de politique économique. Des éléments comme la dette extérieure et les réserves de
change seront pris en compte (Houdayer ; 1999 ; 149).Tous ces risques demandent une étude
spécifique qui mettra en valeur le cout du risque pour le projet ou le cout de couverture de ce
risque par des contrats d’assurance, des montages financiers, etc.
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Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2. Méthodes d’évaluation en avenir incertain

En situation d’avenir aléatoire ou probabiliste, on se basera sur des méthodes


probabilistes pour mesurer le risque encouru .Ces méthodes supposent qu’il est possible
d’établir une distribution de probabilité de réalisation pour un paramètre du projet.

2.1 .Modèle espérance variance


Selon ce modèle, l’évaluation et le choix des projets s’effectuent sur la base de deux
critères :
- La rentabilité du projet évaluée par l’espérance mathématique de la(VAN), E(VAN)
- Le risque du projet évalué par la variance de la (VAN) ou son écart- type, V(VAN)
ouVAN).

2.1.1. Esperance mathématique

L’espérance mathématique se définit comme la valeur moyenne de la variable


aléatoire étudiée, qui permet de mesurer la rentabilité du projet .En ce qui concerne
notamment la VAN, son espérance mathématique sera représentée par lavaleur E
(van).Elle est représentée par la formule suivante : (Meye ; 2007 ; 141).

E (VAN) = nt=0 E (CFt) / (1+i) t

Tels que :

E(VAN) : l’espérance de la VAN ;

E(CFt) : l’espérance de cash –flow à la période t ;

i : taux d’actualisation ;

n : durée de vie de l’’investissement.

Règle de décision :

- En cas de projets indépendants, on retient tout projet dont E(VAN) 0, c'est-
à-dire dont l’espérance -mathématique de la VAN est positive.
- En cas de projets mutuellement exclusifs remplissant déjà la condition
précédente on retient le projet qui a l’espérance mathématique de la VAN la
plus élevée.

59
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.1.2. L’espérance de l’écart type


Le critère de l’espérance mathématique ne peut suffire à lui seul de permettre le choix
entre deux projets concurrents car le niveau de dispersion autour de cette valeur moyenne
estimée peut être très différent pour les deux projets concurrents .Il faut donc en plus tenir
compte de la variabilité des VAN espérées. Cette variabilité traduit précisément le niveau de
risque attaché au projet et se mesure par la variance(VAN) ou l’écart -type ().

(Meye ; 2007 ; 142).

La formule de calcul de la variance est la suivante :

Var (CF) =2 (CF) = t=n1 PtCFt -E (CF)

Si on se base sur les VAN du projet, on aura :

Var (VAN) =2 (VAN)= t=1n PtVAN t - E(VAN)2

L’écart type se définit comme la racine carré de la variance :

Var (VAN) =2(VAN) = t=1n PtVANt _ E(VAN)2

(VAN)=Variance (van)
Tel que :

V(VAN) : la variance de la VAN ;

VANt : la VAN du projet si l’événement t se produit ;

 (VAN) : l’écart type de la VAN ;

Pt : probabilité de réalisation de l’événement t.

Plus l’écart type est élevé plus le risque du projet est élevé, si l’objectif de l’évaluateur
est de minimiser le risque, alors :

- En cas de projets indépendants, on retiendra tout projet dont le risque est


inferieur à une norme fixée d’avance.
- En cas de projets mutuellement exclusifs remplissant déjà la condition
précédente, on retient le projet qui a le risque le moins élevé.

60
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

2.1.3. Le coefficient de variation

Le coefficient de variation (Cv), permet de mesurer l’importance relative de la


dispersion autour de la valeur moyenne, en effectuant le rapport entre l’écart type et
l’espérance mathématique de la variable considérée. (Meye, 2007 ; p.143)

L’utilité de ce critère apparait surtout lorsqu’on compare des projets de taille


différente, il permet de mesurer le degré du risque par unité de rendement espéré du projet

CV= /
Ecart type Esperance

La formule mathématique est la suivante :

CV =  (VAN)
E (VAN)
Tel que :

CV : Coefficient de variation ;

 (VAN) : l’écart type de la VAN ;

E(VAN) :l’espérance de la VAN.

Règle de décision :

- Cas des projets indépendants, on accepte tout projet dont le risque est inférieur
à une norme fixé d’avance.
- cas des projets mutuellement exclusifs qui remplissent la condition précédente,
on retient le projet qui présente le risque le moins élevé.

2.2. Modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF)

La théorie financièrea développé plusieurs modèles permettant la quantification de


taux de rentabilité exigé par les actionnaires.Parmi ces modèles, le MEDAF qui explique le
calcul et la détermination du taux de rentabilité exigé par les actionnaires, en fonction du
risque, de la rentabilité des actifs sans risque et de l’espérance de rentabilité du marché
(Assous, 2016).

Ce taux est donné par la relation suivante :

E (Ri) =RF +E (Rm) – RF i


61
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Avec les notions suivantes :

E (Ri) : taux de rendement attendue par l’actionnaire ;

E(Rm) : taux de rentabilité attendue sur le portefeuille de marché ;

RF : taux de rentabilité de l’actif sans risque ;

i : coefficient de risque systématique de l’action.

Les hypothèses du modèle MEDAF

- Première hypothèse

Les investisseurs peuvent achetés ou vendre n’importe quel actif financier à son prix
du marché et prêter ou emprunter à un taux d’intérêt sans risque.

- Deuxième hypothèse

Tous les investisseurs détiennent les portefeuilles efficients, le prix du bien


désigne la rareté du bien.

Ce modèle explique que le risque total d’une action peut être décomposé en risque
systématique et en risque spécifique

-Risque systématique

Il est dû à l’évolution de l’ensemble de l’économie, des taux d’intérêts, taux


d’inflation, de la fiscalité, etc. Il affecte l’ensemble des titres financiers dans ce cas le risque
de chaque actif est corrélé au risque de marché.

-Risque spécifique

Il résulte uniquement de certain éléments particuliers tel que : la mauvaise gestion de


l’entreprise, les conditions de concurrence, innovation .Le risque systématique et le risque
spécifique sont totalement indépendants.

- Le coefficient Bêta ()

Pour connaitre la contribution de chaque titre financier, ou risque d’un portefeuille


diversifié, rien ne sert de raisonner sur le risque d’un titre prie isolement, on doit mesuré
plutôt son risque systématique. Cela revient logiquement à mesuré sa sensibilité par rapport
au mouvement des marchés .Cette mesure de sensibilité est appelé 

i= cov (Ri *Rm) Var (Rm)

62
Chapitre II : Critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet d’investissement

Conclusion au chapitre II

En conclusion, les méthodes d’évaluation de la rentabilité sont des aides précieuses à


la prise de décision,l’application des différents critères d’évaluation permet aux dirigeants et
chefs d’entreprises de faire le bon choix d’investissement et de s’assurer de la rentabilité des
projets même s’ils sont dissemblables en terme de durée et de taille.

Le choix du meilleur critère à utiliser ne se fait pas au hasard, il faut nos renseigner
sur les avantages qu’il offre et les points faibles qui possède et ce en fonction des caractères
spécifiques de chaque entreprise. En tout état, les critères basés sur l’actualisation sont de loin
plus rigoureux que les critères classiques (sans actualisation).

Pour compléter notre travail il convient de concrétiser ces approches théoriques sur le
terrain à travers une étude de cas dans le chapitre suivant.

63
Chapitre III

Etude du cas de l’entreprise de travaux


bâtiment SNC ABIZAR
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Introduction au chapitre III

Afin de confronter notre argument théorique à la réalité pratique, le présent chapitre


propose une analyse financière d’un projet d’investissement réalisé par une entreprise. Pour ce
faire, nous avons opté pour le cas d’une entreprise de bâtiment, en l’occurrence ; la société en
nom collectif (SNC) ABIZAR, dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

Notre étude consiste à mettre en exergue les différents critères du choix d’investissement, tels
que : la valeur actuelle nette (VAN),le taux de rendement interne (TRI),l’indice de profitabilité
(IP) et le délai de récupération (DRA) pour pouvoir apporter un jugement sur le degré de
rentabilité du projet d’investissement envisagé par l’entreprise SNC ABIZAR.

L’objet de ce chapitre est donc de faire une évaluation financière du projet en question pour
savoir s’il est rentable ou pas pour l’entreprise.

Notre étude se décline en trois temps successifs. Le premier est consacré à la présentation de
l’entreprise bâtiment SNC ABIZAR (organisme d’accueil), ainsi que la fonction d’analyse
financière avant l’exécution du projet (Section 1).

Le deuxième temps est consacré à l’identification et l’évaluation du projet


d’investissement engagé pat l’entreprise en question (Section 2).

Le troisième temps consiste en l’appréciation des différents critères relatifs au choix


d’investissement, l’analyse financière après réalisation du projet, une synthèse générale des
résultats ainsi que la suggestion de quelques recommandations (Section 3).

65
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Section1 : Présentation de l’entreprise

Pour faire connaitre l’entreprise bâtiment, nous commençons tout d’abord par la
présentation de l’organisme d’accueil.

1. Bref historique

Le siège social de l’entreprise de bâtiment SNC ABIZART et CIE se situe dans la ville
d’Azazga, chef-lieu de la commune et de la daïra du même nom, à l’est de la wilaya de Tizi-
Ouzou, sise à l’immeuble Mazari.

L’entreprise a été créé le 19/02/2004 et constituée de quatre associés sous la gérance du


propriétaire.

Néanmoins ce n’est qu’en 2011 qu’elle a commencé son activité qui consiste en la réalisation et
la construction de bâtiments.

1.1. Identification de l’entreprise

Selon les documents internes de l’entreprise, celle-ci se caractérise comme suit :

Raison social SNC ABIZAR BATIMENT ET CIE

Statut juridique Société en nom collectif (personne morale)

Adresse Immeuble Mezari, sortie ouest d’Azazga

Direction générale Gérant

Année de création 19/02/2004

Source : Documents internes de l’entreprise.

1.2. Organigramme de l’entreprise

La structure de l’entreprise SNC ABIZAR n’est pas complexe mais plutôt simple comme
le montre son organigramme, ci-dessous.

66
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Gérant

Secrétaire

Service finance
Directeur des travaux
et comptabilité

Conducteur des
travaux

Chef de chantier

Source : document interne de l’entreprise

1.2. Organisation et missions des divers services de l’entreprise


Les divers services de l’entreprise s’organisent comme suit :

1.3.1. Le secrétariat

Joue un rôle essentiel dans le fonctionnement d’un service, d’une entreprise, qui consiste
à s’occuper pour le compte d’un autre employé de ses communications, de gestion de son
emploi du temps.

67
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

1.3.2. Le directeur des travaux

Un directeur de travaux est la pièce centrale d’un chantier, car c’est lui qui doit gérer et
superviser toutes les prestations réalisées. Il est un coordinateur qui doit s’assurer du bon
déroulement du chantier jusqu’à sa réalisation.

1.3.3. Le conducteur des travaux

Le conducteur des travaux est celui qui planifie et contrôle lestravaux de construction, ou
d’aménagement. Il encadre une équipe de techniciens et d’ouvriers avec l’aide d’un ou plusieurs
chefs de chantiers

1.3.4. Le chef de chantier

Un chef de chantier est un agent de maitrise qui travaille sur un chantier de travaux
public, de construction ou de bâtiment, organise et suit la réalisation de tout ou d’une partie de ce
chantier.

1.3.5. Le service finance et comptabilité

La direction finance et comptabilité à pour mission d’élaborer et de proposer une


politique d’information financière à la direction générale, elle assure le respect des obligations
légales en matière d’information financière et comptable.

2. Analyse financière de l’entreprise bâtiment avant la réalisation du projet


d’investissement
L’analyse financière est un ensemble de méthodes, d’outils et de démarches qui
permettent d’étudier et de juger la situation et les résultats financiers d’une entreprise. Elle
débouche sur l’établissement d’un véritable diagnostic financier en ce sens que ses conclusions
permettent d’apprécier la santé d’une entreprise et de formuler des recommandations en vue d’un
traitement assurant sa viabilité.

2.1. Etablir les bilans financiers

Le bilan financier ou bilan de liquidité est établit dans le but d’évaluer le patrimoine de
l’entreprise et d’apprécier sa solvabilité à court terme .Dans ce bilan les rubriques sont fondés
sur le critère de liquidité (Actif), et d’exigibilité (Passif) .Ainsi le bilan financier informe les
actionnaires et les tiers sur la situation financière et la performance de l’entreprise.

Le bilan financier de l’année 2014 est représenté dans le tableau n° 06 ci-dessous :

68
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Tableau N° 06 : Bilan financier au 31/12/2014UM : million de DA

ACTIF PASSIF

Libellés Montant Libellés Montant

Valeurs 14 000 Capitaux 30 950


immobilisés permanents

Terrain 9 000 Capitaux propres 22 950

Matériel et 3 000
équipement

Autres 2 000 Capital émis 10 000


immobilisations

Actifs circulant 18 950 Réserves 3000

Valeurs 5 000 Résultat de l’exercice 8 650


d’exploitations

Stocks et encours 5 000 Autres capitaux 1 300


propres

Valeurs réalisables 12 950 DLMT 8 000

Client 6 950 Emprunt et dettes 8 000


financières

Autres débiteurs 6 000 DCT 2 000

Valeur disponibles 1 000 Fournisseurs 1 500

Banque

Trésorerie 1 000 Autres dettes 500

Total 32 950 Total 32 950

Source : réalisé par nos soins à partir des données de la SFC.


69
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Le bilan financier de l’année 2015 est représenté dans le tableau ci-dessous :

Tableau N°07 : Bilan financier au 31 /12 /2015UM : millions de DA

ACTIF PASSIF

Libellés Montant Libellés Montant

Valeurs immobilisés 15 300 Capitaux 31 000


permanant

Terrain 9 000 Capitaux propres 24 500

Matériel et 4 100
équipement

Autres 2 200 Capital émis 10 000


immobilisations

Actif circulant 20 000 Réserves 5 500

Valeurs 6 000 Résultat de l’exercice 7 200


d’exploitation

Stock et encours 6 000 Autres capitaux 1 800


propres

Valeurs réalisables 10 100 DLMT 6 500

Clients 5 300 Emprunts et dettes 6 500


financières

Autres débiteurs 4 800 DCT 4 3001

Valeurs disponibles 3 900 Fournisseurs 2 300

Trésorerie 3 900 Autres dettes 2 000

Total 35 300 Total 35 300

Source : réaliseé par nos soins à partir des données de la SFC.

70
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Le bilan financier de l’année 2016 est représenté dans le tableau ci-dessous :

Tableau N°08 : Bilan financier au 31 /12/2016UM : millions de DA

ACTIF PASSIF

Libellés Montant Libellés Montant

Valeurs immobilisés 16 350 Capitaux 32 250


permanant

Terrain 9 000 Capitaux propre 26250

Matériel et 4 100
équipement

Autres 3 250 Capital émis 10 000


immobilisations

Actif circulant 20 300 Reserve 6 200

Valeurs 7 100 Résultat 7 850


d’exploitation

Stock et encours 7 100 Autres capitaux 2 200


propres

Valeurs réalisables 8 900 DLMT 6 000

Clients 4 250 Emprunt et dettes 6 000


financières

Autres débiteurs 4 650 DCT 4 400

Valeurs disponibles 4 300 Fournisseurs 1 400

Trésorerie 4 300 Autres dettes 3 000

Total 36 650 Total 36 650

Source : réalisé par nos soins à partir des données de la SFC.

71
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

2.2. Présentation des bilans en grande masse (condensés)

A travers les bilans financiers 20 14 ; 2015 et 2016, présentés ci- dessus, nous allons
essayer de les récapituler pour pouvoir élaborer le bilan en grande masse (bilan condensé).

L’actif du bilan en grande masse des années 2014, 2015,2016 est élaborait comme suit :

Tableau N°09 : Actif du bilan en grande masseUM : million de DA

ACTIF 2014 2015 2016


MT % MT % MT %
VI 14 000 42.48 15 300 43.34 16 350 44.61
VE 5 000 15.17 6 000 16.99 7 100 19.37
AC VR 12 950 39.30 10 100 28.61 8900 24.28
VD 1 000 3.03 3 900 11.04 4 300 11.73
 AC 18 950 57.51 2 000 56.66 20 300 55.39

 ACTIF 32 950 100 35 300 100 36 650 100


Source : réalisé par nous-mêmes à partir des données des tableauxN° 06 ; 07 et 08.

A partir des données de l’actif du bilan en grande masse des années 2014 ,2015 et 2016
représenté ci-dessus nous avons pu établir le graphe suivant :

Figure N°05 : Présentation de l’actif du bilan en grande masse

18000

16000

14000

12000

10000 2014
8000 2015
6000 2016

4000

2000

0
VI VE VR VD

Source : réaliser par nos soins à partir du tableau N°09.

72
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

 Actif immobilisé :
On remarque que Les valeurs immobilisé représentent une part importante du total de
l’actif. Soit 42.48% en 2014, 43.34% en 2015 et 44.61% en 2016.

 Valeur réalisables :
On remarque que les valeurs réalisables représentent un pourcentage important du total
de l’actif soit 39.30%en 2014, mais ce pourcentage à diminuer jusqu'à atteindre
24.28%en2016.Cela revient aux recouvrements des clients.

 Valeur disponible :

L’entreprise dispose d’une faible liquidité en 2014(3.03%), avec une forte augmentation
en2015(11.04%) et une légère amélioration en 2016(11.73%).

Le passif du bilan en grande masse des années 2014, 2015,2016 est élaborait comme suit :

Tableau N° 10 :Passif du bilan en grande masse UM : million de DA

PASSIF 2014 2015 2016

MT % MT % MT %

22 950 69.65 24 500 69.40 26 250 71.62

Passif non Capitaux


courant propre

DLMT 8 000 24.27 6 500 18.41 6 000 16.37

 passif non courant 39 150 93.93 31 000 87.81 32 250 87.99

DCT 2 000 6.06 4 300 12.8 4 000 12.01

 PASSIF 32 950 100 35 300 100 36 650 100

Source : réaliser par nous-mêmes à partir des données des tableaux N° 06 ,07 ,08

Le graphe suivant représente la part des capitaux permanents (capitaux propres + dette à long et
moyen terme), ainsi les dettes à court terme du passif du bilan en grandes masses du tableau N°:
10.

73
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Figure N°06 :Présentation du passif du bilan en grande masse

30 000

25 000

20 000

2014
15 000
2015
2016
10 000

5 000

0
CP DLMT DCT

Source : réalisé par nous même à partir du tableau N°10

Commentaire :

 Capitaux propres :

Les capitaux propres ont connu une légère diminution de 69.65%en 2014à 69.40% en
2015 et cela est dû à la diminution du résultat de l’exercice .Avec une augmentation à 71.60%
en 2016, ce qui montre que l’entreprise dispose d’une autonomie financière.

 Dette à long et moyen terme :

On remarque une diminution des dettes à long et moyen terme d’une année à une autre

Cela explique que l’entreprise rembourse une partie de ses dettes chaque année.

 Dette à court terme :

Les dettes à court terme ont connu une forte augmentation de 2014(6.06%) à 2015(12.18%),
puis une baisse à (12.01%) en 2016.

74
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

2.2.Etude de l’équilibre financier

L’équilibre financier est la position de la solvabilité entre les ressources financières et les
emplois. Cet équilibre sera évalué à travers trois éléments fondamentaux, le fond de roulement,
le besoin en fond de roulement et la trésorerie nette.

2.2.1. Le fond de roulement net

Le fond de roulement net (FRN), mesure les ressources dont l’entreprise dispose à moyen
et long terme pour financer son exploitation courante.

 Calcul du fond de roulement net(FRN)

 Par le haut du bilan

FRN= les capitaux permanents -valeurs immobilisés

Le tableau suivant montre le calcul du fond de roulement net durant les trois années 2014,
2015,2016 :

Tableau N°11 : FRN par le haut du bilanUM : million de DA

Désignation 2014 2015 2016

Capitaux permanents 30 950 31000 32 250

Valeurs immobilisés 14 000 15 300 16 350

FRN 16 950 15 700 15 900

Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise

Le graphe ci-dessous représente les données du tableau N°11 :

75
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Figure N°07 : Présentation graphique du fond de roulement net

FRN
17 200
17 000
16 800
16 600
16 400
16 200
16 000 FRN
15 800
15 600
15 400
15 200
15 000
2014 2015 2016

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°11

Commentaire :

L’entreprise constate un fond de roulement positif durant les trois années étudiées. Ce qui
Signifie que l’excédent des capitaux permanents arrive à financer largement la totalité des
immobilisations, et dégage une marge de sécurité qui sera utilisé pour le financement du besoin
en fond de roulement.

 Par le bas du bilan

FRN= actif circulant (VE+ VR+VD)dette à court terme (DCT)

Le fond de roulement par le bas du bilan est représenté dans le tableau ci- dessous :

Tableau N°12 : Le fond de roulement par le bas du bilanUM : million de DA

Désignation 2014 2015 2016

Actif circulant 18 950 20 000 20 300

Dette à court terme 2 000 4 300 4 400

FRN 16 950 15 700 15 900


Source : réaliser par nos soins à partir des donnés de l’entreprise.

76
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :
Le fond de roulement par le bas du bilan est positif, Signifie que l’actif circulant arrive
à couvrir les DCT.

2.2.2 .Le besoin en fond de roulement


Le besoin en fond de roulement désigne le besoin en trésorerie rendu nécessaire du fait de
l’activité de l’entreprise .Il se calcul comme suit :

BFR= actif circulant (VE+VR) - DCT(sauf dettes financière)

Le tableau ci- dessous représente le besoin en fond de roulement des trois années
2014,2015 et 2016 :

Tableau N°13 : besoin en fond de roulement (BFR) UM : million de DA

Désignation 2014 2015 2016


VE+VR 17 950 16 100 16 000
DCT 2 000 4 300 4 400
BFR 15 950 11 800 11 600
Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise.

Le graphe suivant montre l’évolution du besoin en fond de roulement à travers les trois années
2014,2015 et 2016 :

Figure N°08 :Présentation graphique du BFR

BFR
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000 BFR
6 000
4 000
2 000
0
2014 2015 2016

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°13

77
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

Le besoin en fond de roulement est positif durant les trois années, ce qui montre un
besoin de financement à court terme, cela signifie que les (VR + VE) sont plus importantes que
les dettes fournisseurs. Dans ce cas l’entreprise doit couvrir ses besoins de financements à court
terme.
2.2.3. La trésorerie nette

La trésorerie nette correspond aux sommes d’argent qu’une entreprise peut mobiliser à
court terme, elle mesure le niveau de liquidité effectif de l’entreprise.

La trésorerie nette =fond de roulement net –besoin de fond de roulement

Le calcul de la trésorerie nette est représenté dans le tableau suivant :

Tableau N°14 :Trésorerie netteUM : million de DA


Désignation 2014 2015 2016
FRN 16 950 15 700 15 900
BFR 15 950 11 800 11 600
TN 1 000 3 900 4 300
Source: réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise

La présentation graphique de la trésorerie nette est illustrée dans la figure ci- dessous :

Figure N°09 : Présentation graphique de la trésorerie nette

TN
5000
4500
4000
3500
3000
2500
2000 TN

1500
1000
500
0
2014 2015 2016

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°14
78
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

La trésorerie nette à connu une croissance considérable durant ses trois années ce qui
montre que l’entreprise est en bonne situation financière à court terme, ce qui lui permet de
rembourser ses dettes à l’échéance.

3. L’analyse par les ratios

L’analyse par ratios est utilisée pour évaluer l’efficacité de l’exploitation et la


performance d’une entreprise, en mettant en relation deux ou plusieurs données financières. Elle
permet de suivre les progrès de l’entreprise et de situer l’image qu’elle offre aux tiers
personnes.

3.1. Analyse ratio de structure financière et de solvabilité

Ces ratios permettent d’évaluer la structure financière de l’entreprise, apprécier sa solidité


c’est-à-dire sa capacité à résister face à des difficultés économiques, comme le montre le tableau
n°15.

Tableau N°15 :Ratios de structure financière et de solvabilitéUM : million de DA

Ratios 2014 2015 2016

R .d’autonomie financière =capitaux propres /total des dettes 2.29 2.26 2.52

R .d’endettement =total dettes /total actif 0.30 0.30 0.28

R. financement permanent =capitaux permanents /valeur 2.21 2.02 1.97


immobilisé

R. de financement propre =capitaux propre /valeur 1.63 1.60 1.60


immobilisé

Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise

Le graphe suivant représente les différents ratios du tableau N°15 :

79
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Figure N°10:Les
Les ratios de structure financière et de solvabilité

5
4,5
4
3,5
3
2014
2,5
2015
2
2016
1,5
1
0,5
0
R.d'autonomie R.d'endettement R.financement R.financement
financiére permanet propre

Source : réaliser par nos même à partir du tableau N°15

Commentaire :

 R.d’autonomies financières :

Ce ratioo est utilisé pour déterminer le niveau de dépendance de l’entreprise vis


vis-à-vis des
financements extérieur notamment les emprunts
emprunt bancaire .Dans notre cas le ratio est supérieur à
un (1) durant les trois années ce qui signifie que l’entreprise dispose d’une autonomie financière.

 R.d’endettement :

Ce ratio exprime la capacité d’emprunt d’une entreprise pour éviter de dépasser le seuil
d’endettement. Dans notre cas le ration est inférieur à un (1) durant les trois années, ce qui
signifie une faible participation des dettes au financement
financemen des emplois.

 R. de financement permanent :

Ceratio permet de mesuré le poids ou l’importance des ressources permanentes sur


l’ensemble des actifs immobilisées .On remarque que le ratio est supérieur à un (1) de l’année
2014 à 2016 ce qui signifie que toutes les valeurs immobilisés sont financer par les
ressources permanentes.

 R. de financement propre :

Ce ratio montre les ressources propres générées par l’activité de l’entreprise.


80
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Dans notre cas ce ratio est supérieur à un sur les trois années, donc l’entreprise arrive à
couvrir la totalité de son actif immobilisé.

3.2. Ratio de rentabilité

Ces ratios mesurent les bénéfices en fonction du chiffre d’affaire et en fonction de


l’investissement des associés, ils fournissent l’information sur la rentabilité de l’entreprise.

Le calcul est présenté dans ce tableau ci - dessous :

Tableau N°16 : calcul des ratios de rentabilité

Désignation Formule 2014 2015 2016

RE Résultat net/ total 0.26 0.20 0.21


actif

RF Résultat 0.37 0.29 0.29


net /capitaux propres

Source : réalisé par nous même à partir de la documentation de l’entreprise.

Le graphe suivant indique le degré de rentabilité financière et économique durant les trois années
2014,2015 ,2016 :

Figure N°11 : présentation graphique de la rentabilité financière et économique

0,4

0,35

0,3

0,25
2014
0,2
2015
0,15 2016

0,1

0,05

0
RE RF

Source : réaliser par nous même à partir des données du tableau N°16

81
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

La rentabilité économique ainsi que la rentabilité financière marquent une fluctuation


d’une année à une autre et cela est dûà la variation du résultat de l’exercice (à la hausse et à la
baisse).Il en résulte, d’après l’analyse financière effectuée avant la réalisation du projet
d’investissement, que l’entreprise est en bonne santé financière. Dans ce cas elle envisage de
réalisé un nouveau projet.

82
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Section 2 : Identification et évaluation du projet d’investissement

Après avoir présenté l’organisme d’accueil et analyser la situation financière de


l’entreprise.la section suivante sera consacrer à l’identification et l’évaluation du projet de
réalisation d’un bâtiment à travers : l’étude technico –économique, et les différents paramètres
financiers.

1. Etude technico-économique

L’étude technico-économique est la première démarche dans la réalisation d’un nouveau


projet, elle suit les étapes suivantes :

1.1. Identification du projet

Pour pouvoir identifier le projet, il faut vérifier ce qui suit :

Une unité d’analyse préliminaire destiné à définir clairement l’objet du projet

Vérifier la faisabilité et la viabilité du projet

S’assurer que le projet proposé représente la meilleure solution d’investissement

Le projet consiste :

 L’acquisition d’un matériel de transport local de marque HUNDAI d’un montant total de
3 900 000 DA

Date d’acquisition : 20 -07-2017

Date de mise en service : janvier 2018

 Acquisition d’un terrain avec un montant de 20 000 000 DA

Date d’acquisition : 15-02-2017

1.2. Le type d’investissement

Suite à une forte augmentation de la demande des logements dans la wilaya de Tizi-
ouzo l’entreprise ABIZAR à décider d’augmenter sa capacité de production par la construction
d’un nouveau bâtiment à fin de satisfaire sa clientèle.

A partir de ces données on peut déduire que :

L’investissement dans son ensemble est un investissement de capacité.

83
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

2. Paramètres financiers

Les principaux paramètres financiers relatifs à l’investissement se présentent comme suit :

2.1. Le montant total de l’investissement

La composante initial de l’investissement est constituer de : bâtiment, terrain, matériel


de réalisation.Le montant total de l’investissement est représenté dans le tableau ci –dessous.

Le montant total du projet est défini dans le tableau suivant :

Tableau N°17 :Coût du projet UM : DA

Désignation Montant

Terrain 20 000 000

Matériel de transport 3 900 000

Total 23 900 000


Source : documentation de l’entreprise

2.2. Le mode de financement

La structure de financement du terrain se présente dans le tableau suivant :

Tableau N°18 :Le mode de financement du terrainUM : DA

Désignation Montant %

Apport social 20 000 000 100

Source :documentation de l’entreprise

La structure de financement du matériel de transport se présente dans le tableau suivant :

Tableau N°19 : le mode de financement du matériel de transport UM : DA

Désignation Montant %

Emprunt bancaire 2 700 000 69.23

Apport de l’entreprise 1 200 000 30.76

Total 3 900 000 100

Source :documentation de l’entreprise

84
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

3 900 000 100%

1 200 000 X

2 700 000 Y


= = 30.76%


= =69.23%

Commentaire :

A partir de la structure de financement du projet d’acquisition des équipements envisagé par


l’entreprise bâtiment dans le cadre de son développement présenter dans le tableau ci- dessus,
nous remarquons que l’entreprise possède un apport de 30.76% ; et procède à un emprunt bancaire
de 69.23%

Vue L’importance du montant du projet d’investissement ; l’entreprise à préférer faire recoure a


un emprunt bancaire en plus de ses capitaux propres.

2.3. La durée de vie du projet

La durée de vie du projet relatif à la réalisation du projet est estimée pour 5ans.

2.4. L’estimation des centres comptables du projet

2.4.1. Estimation du chiffre d’affaire

Le chiffre d’affaire relatif à celui de 2017 à 2022 est présenté dans le tableau suivant :

Tableau N°20 : calcul du chiffre d’affaireUM :DA

Années 2017 2018 2019 2020 2021 2022

Production 81 723 075 90 000 000 100 000 000 120 000 000 140 000 000 150 000
vendue 000

Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise

L’évolution du chiffre durant les années d’études de (2017à 2022) est présentée dans le graphe
ci–dessous :
85
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Figure N°12 :Représentation graphique du chiffre d’affaire

160 000 000

140 000 000

120 000 000

100 000 000

80 000 000

60 000 000

40 000 000

20 000 000

0
2017 2018 2019 2020 2021 2022

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°20

Commentaire :

On remarque que les prévisions annuelles du chiffre d’affaire sont en progression


continue sur toute la période de l’année 2017 à l’année 2022,jusqu'à atteindre son maximum à la
sixième année comme indiquer dans le graphe avec un montant de 150 000 000 DA, cela est dû à
l’accroissement de la production vendue (vente d’appartement).

2.4.2. Tableau de compte résultat

Dans une autre optique, pour approfondir l’analyse,nous avons fait recours à l’analyse
par le biais du tableau de compte résultat. Ce dernier montre l’évolution des résultats nets
prévisionnels générés par le projet durant les années d’étude, telsque indiqués dans le tableau n°
21 ci-dessous.

86
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Tableau n°21: Calcul des résultats nets de l’exercice UM : DA


Désignation 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Chiffre d’affaire 83 723 000 90 000 000 100 000 000 120 000 000 140 000 000 150 000 000
0

Variation de stock 0 0 0 0 0 0
produit et en cour
Production immobilisé 0 0 0 0 0 0

Subvention 0 0 0 0 0 0
d’exploitation
Achat de matière 59 741 000 65 000 000 74 000 000 87 000 000 102 000 000 110 000 00
première
Autres 92 000 100 000 100 000 105 000 110 000 115 000
approvisionnement
Autres consommation 278 000 324 000 366 000 378 000 400 000 410 000
Service extérieure 1803 000 1 614 000 751 000 805 000 825 000 890 000
Autres services 254 000 312 000 325 000 330 000 335 000 250 000
Consommation de 62168 000 67350 000 75 542 000 88618 000 103 670 000 111 665 000
l’exercice
Valeur ajouté 21555 000 22650 000 24 458 000 31 382 000 36 330 000 38335 000
d’exploitation
Charges du personnel 3853 000 4 000 000 43 31000 4 500 000 4 700 000 4 700 000
Impôt taxes et 1525 000 842 000 1 469 000 1 725 000 1 950 000 1 965 000
versement assimilé
Excédent brut 16177 000 17808 000 18 658 000 25 157 000 29 680 000 31670 000
d’exploitation
Autres produits 248 000 0 0 0 0 0
opérationnel
Autres charges 0 0 0 0 0 0
opérationnel
Dotation aux 732 000 1 939 000 1 939 000 1 486 000 1 335 000 892 000
amortissements
Reprise sur perte de 0 0 0 0 0 0
valeur et provision
Résultat opérationnel 15693 000 15869 000 16 719 000 23671 000 28345 000 30 778 000
Produits financiers 0 0 0 0 0 0
Charges financière 219 000 250 000 230 000 200 000 180 000 150 000
Résultat financier 219 000 250 000 230 000 200 000 180 000 150 000
Résultat ordinaire 15 474 000 15 619 000 16 489 000 23 471 000 28 165 000 30 628 000
Eléments 0 0 0 0 0 0
extraordinaire
(produit)
Elément extra 0 0 0 0 0 0
ordinaire (charges)
Résultat extraordinaire 0 0 0 0 0 0
Impôt exigible sur 0 0 0 0 0 0
résultat
Impôt déféré (variation 0 0 0 0 0 0
sur résultat ordinaire)
Résultat net de 15 474 000 15 619 000 16 489 000 23 471 000 28 165 000 30 628 000
l’exercice
Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise
87
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

On remarque une augmentation des résultats nets de l’année 2017 à 2022. Pour mieux
comprendre on observe la figure n° 13 suivante.

Figure n°13 :Evolution des résultats nets prévisionnels

RN
35 000 000

30 000 000

25 000 000

20 000 000

15 000 000

10 000 000

5 000 000

0
2017 2018 2019 2020 2021 2022

Source : Réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°21

Commentaire :

Après les six ans d’exploitation, nous constatant une montée en cadence du résultat net
prévisionnel, Donc le résultat net de l’entreprise est en progression continue, jusqu’à atteindre
les 30 750 000 DA la dernière année.

Ce document de synthèse permet de déterminer que l’entreprise à réaliser un bénéfice, il est


considéré comme un bon indicateur de la rentabilité générale.

2.4.3. L’échéancier de remboursement

Montant du crédit : 2 700 000 DA

Durée : 5 ans

Taux d’intérêt : 7%

TVA : 19 %.

88
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

La répartition et le détail de l’échéancier de remboursement est donné dans le tableau N° 22 ci-


dessous :

Tableaux N°22 :Echéancier de remboursement UM :DA

Echéance Amortissement Intérêt T.V.A Montant à Capital restant


payer dû

01-01-2018 - - - - 2700 000

30-06-2018 270 000 94 500 17 955 382 455 2 430 000

31-12-2018 270 000 85 050 16 159,50 371 209,50 2 160 000

30-06-2019 270 000 75 600 14 364 359 964 1 890 000

31-12-2019 270 000 66 150 12 568 ,50 348 718,50 1 620 000

30-06-2020 270 000 56 700 10 773 337 473 1 350 000

31-12-2020 270 000 47 250 8 977,50 326 227,50 1 080 000

30-06-2021 270 000 37 800 7 182 314 982 810 000

31-12-2021 270 000 28 350 5 386,50 303 736,50 540 000

30-06-2022 270 000 18 900 3 591 292 491 270 000

31-12-2022 270 000 9 450 1 795,50 281 245,50 000

TOTAUX 2700 000 519 750 98 752,50 3 318 502,50 ____

Source :réalisé par nos soins à partir des données de l’entreprise

2.4.4. Détermination de l’amortissement

L’amortissement est la constatation comptable et annuelle de la perte de valeur des


actifs d’une entreprise se subis du fait de l’usure du temps ou de l’obsolescence.

Nous allons établir un tableau d’amortissement de l’équipement en question suivant le mode


d’amortissement linéaire dont la durée de vie est de 5 ans, suivant la formule suivante :

89
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Dotation aux amortissements annuel= I0 /n

Avec :

n : nombres d’années ;

I0 : investissement initial.

Début d’exploitation : janvier 2018

Dotation annuelle : 3 897 435.50 / 5=7 79487.1

Dotation mensuelle : 7 79487.1/12= 3 247 786.29

Le calcul de l’amortissement suivant le mode linéaire est présenté dans le tableau ci – dessous :

Tableau N°23 :L’échéancier d’amortissementUM :DA

Année Début période Annuité constante Fin période

2018 3 900 000 780 000 3 120 000

2019 3120 000 780 000 2 340 000

2020 2 340 000 780 000 15 60 000

2021 1 560 000 780 000 7 80 000

2022 7 80 000 780 000 00

Source :établi par nos soins à partir des données de leSFC

2.4.5. Estimation des cash- flow net

Le tableau n° 24, ci-dessous, décortique le calcul des cash –flow.

90
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Tableau N°24 :Calcul des cash- flow nets UM :DA

Années 2017 2018 2019 2020 2021 2022

Encaissement 15 619000 16 489 000 23 471 000 28 165 000 30 628 000
Résultat net

DAA 1 939 000 1 939 000 1 486 000 1 335 000 892 000

TOTAL1 17 558 000 18 428 000 24 957 000 29 500 000 31 520 000

Décaissement (23 900000)


I0

Total 2 (23 900000)

CF 3 (23 900 000) 17 558 000 18 428000 24 957 000 29 500 000 31 520 000
Source : réaliser par nous même à partir des données de leSFC

Les données du tableau N° 24 sont présentées graphiquement dans la figure suivante :

Figure N°14 :Représentation des cash- flow nets

cash flow net


40 000 000,00

30 000 000,00

20 000 000,00

10 000 000,00
cash flownet
0,00
2017 2018 2019 2020 2021 2022
-10 000 000,00

-20 000 000,00

-30 000 000,00

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N°24

91
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire

Nous remarquons que la courbe des cash-flows a connu des fluctuations durant la
période d’étude, en 2017 la courbe est au-dessous de l’axes des abscisses ce qui désigne
l’investissement initial. La courbe est au –dessus de l’axe des abscisses de 2018 à 2022 avec
une hausse remarquable des cash- flow, qui passent de 17 558 000 DA en 2018, à un cash-flow
plus élevé en 2022 soit 31 520 000 DA .ce qui signifie que le projet génère des gains durant
cette période. Et que l’entreprise à réaliser un bénéfice.

Il en résulte, après la constatation et l’estimation des différents paramètres financiers relatifs au


projet d’investissement, dans la section suivante on procède à la vérification de la rentabilité du
projet par l’application des critères du choix d’investissement.

92
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Section3 : Application des critères du choix d’investissement

Pour éclairer les principaux critères du choix d’investissement présenté dans le deuxième
chapitre, nous procèderons à l’illustration des principaux critères d’évaluation de la rentabilité
de l’investissement entrepris par l’entreprise bâtiment SNC ABIZAR.

Avant d’aborder ces critères, nous devant calculer le cumul des cash-flows actualisées.Avec un
taux d’actualisation de 7%.

Le tableau n° 25, ci-dessous, montre le calcul des cash-flows actualisés :

Tableau N° 25 : Le cumul des cash-flows actualisés UM :DA

Désignation 2018 2019 2020 2021 2022

CF net (1) 17 558 000 18 428 000 24 957 000 2 950 000 31 520 200

Coefficient 0.934579439 0.873438728 0.816297877 0.762895212 0.712986179


d’actualisation

(1+7%)-n(2)

CF net 16 409 345.8 16 095 728.9 20 372 346.1 22 505408.8 22473 324.4
actualisée

(3)=(1)*(2)

Cumul des CF 16 409 345.8 32 505 074.7 52 877 420.8 75 382 829.5 97 856 153.9
net actualisée

Source :établi par nos même à partir des données de l’entreprise.

1. Calcul et interprétation des critères de choix d’investissement

1.1. La valeur actuelle nette (VAN)

Après avoir calculé le cumul des cash- flow actualisées, nous allons calculer la VAN à
partir de la formule suivante :

VAN= Ʃ CF (1+i)-n- I0

93
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Où :
I0 : représente le montant de l’investissement initial
CF : les cash- flow
I : taux d’actualisation
n: la durée de vie du projet

Le tableau suivant montre le calcul de la valeur actuelle nette (VAN) :

Tableau N026 : Le calcul de la VANUM : DA

Ʃ CF actualisées 97 856 153.9

I0 23 900 000

VAN 73 956 153.9

Source : réalisé par nos même à partir des données de l’entreprise

Commentaire :

La valeur actuelle nette est positive (VAN0), ce qui signifie que le projet
d’investissement est rentable. Donc les cash-flows générés sont supérieur aux capitaux investit.

Ce projet permettra :

- de récupérer le capital investit ;

-de rémunérer les fonds à un taux de 7% ;

-dégager un excédent de liquidité qui est de 73 956 153.9 DA ce qui permettra d’améliorer la
situation financière de l’entreprise.

1.2. Le Taux de rentabilité interne (TRI)

Le taux de rentabilité interne est un indicateur financier qui permet d’évoluer la


pertinence d’un projet ; c’est le taux de rentabilité minimum que doit avoir un projet, pour qu’il
ait une équivalence entre son coûts initial est ses flux de trésoreries futur. Le calcul de ce critère
nécessite l’application de la formule suivante :

 CF (1+i)-n – I0 = 0

Le calcul du taux interne de rentabilité (TIR) est détaillé dans le tableau suivant :
94
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

TableauN0 27:Détermination du TIR UM : DA


Taux% 7% 20% 80% 85%

97 856 153.9 28 386 524 24 199 692 22 789 827.7


CF actualisés

VAN 73 956 153.9 44 865 244 299 692 -11 101 72.3

Source : réaliser par nous-mêmes, à partir des données de l’entreprise

A travers des essais successifs, on choisit un taux conduisant à une VAN positive, et un
autre taux conduisant à une VAN négative.

La VAN est une fonction décroissante de T, elle s’annule pour un nombre compris entre 80 % et
85%, suivant la méthode d’interpolation linéaire le TIR ce calcule comme suit :

VAN3 299 692

VAN4 - 11 101 72.3

( )∗
TIR= T3 + ∣ ∣

( % %)∗
TIR= 80%+∣ . ∣

TIR= 80%+ .

TIR=80%+1.062

TIR= 81.062

TIR= 81.062%

Commentaire :

D’après le calcul, nous pouvons déduire que 81.062 % est le taux qui annule la VAN.
Le TRI est supérieur au taux d’actualisation qui est de 7%, ce qui signifie que le projet reste
acceptable tant que le taux d’actualisation retenu est inférieur ou égale à 81.062%.
95
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

La relation entre le taux d’actualisation et la valeur actuelle nette est illustré dans le graphe ci-
après.

Figure N° 15 : Présentation de la variation de la VAN en fonction du taux d’actualisation

80 000 000,00

70 000 000,00

60 000 000,00

50 000 000,00

40 000 000,00 TAUX%

30 000 000,00 VAN

20 000 000,00

10 000 000,00

0,00

-10 000 000,00

Source : réaliser par nos soins à partir des données du tableau N0 27

Commentaire
Selon ce graphe nous observons, qu’au-dessus de l’axe des abscisses on obtient
une VAN positive avec un taux d’actualisation inférieure au TRI, et une VAN négative avec un
taux d’actualisation supérieure au TIR au-dessous de cet axe. Ce qui engendre que la VAN est
une courbe décroissante en fonction de taux d’actualisation.
D’après cette analyse on peut dire que le TIR et la VAN sont des critères indissociables pour
vérifier la rentabilité et la pertinence d’un projet d’investissement.

1.3. Le délai de récupération actualisé (DRA)

Le délai de récupération du projet correspond à la date à laquelle le cout


d’investissement sera égal au flux de trésorerie prévisionnelle.

Le tableau n° 28, ci-dessous, résume le calcul du délai de récupération actualisé (DRA) :

96
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Tableau N0 28:Le calcul de délai de récupération actualiséUM :DA

Désignation 2018 2019 2020 2021 2022

CF actualisée 16 409 345.8 16 095728.9 20372346.1 22505408.8 22473324.4

Cumul des 16 409345.8 32505074.7 52877420.8 75382829.5 97856153.9


CF actualisé
Source : réaliser par nous a partir des donnés du tableau N028

I0= 23 900 00

Au bout de la deuxième année les cash-flows actualisés arriveront à récupérer les


capitauxengagés initialement (23 900 000), une interpolation permet de trouver le délai exact de
DRA.
Le délai de récupération actualisée s’obtient on appliquant la formule suivante :

é
DRA =année de cumul inférieur +
é é

.
DRA = 2ans + . .
.
DRA = 2 ans +

DRA = 2 ans + 0.20540306


DRA = 2.20

- Pour les mois :

0.20 *12 = 2.4 ce qui représente 2 mois

-Pour les jours :

0.4 *30= 12 ce qui représente 12 jours

DRA = 2 ans + 2 mois et 12 jours

Commentaire

97
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

La période à parcourir pour récupérer la mise initial est de 2 ans, 2 mois et 12 jours .Dans
ce cas-là nous pouvons conclure que le projet est acceptable, vue que le DRA est inférieur à la
durée de vie du projet.

Le graphe suivant illustre le délai de récupération actualisé :

Figure n° 16 : Présentation graphique du délai de récupération actualisé

120 000 000,00

100 000 000,00

80 000 000,00

60 000 000,00 cumul


année
40 000 000,00

20 000 000,00
DRA
0,00
1 2 4 5

Source : réaliser par nos soins à partir du tableau N0 : 28

1.4 .l’indice de profitabilité (IP)

L’indice de profitabilité consiste à évaluer ce que va rapporter un projet


d’investissement par rapport à son coût initial I0,ce critère favorise la VAN.
Il s’obtient on utilisant la formule suivante :

Ʃ ( )
IP=

Tel que :
IP : indice de profitabilité.
CF: cash flow
I0: investissement initial

98
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

On remplaçant dans la formule, on aura :

Le tableau n° 29,ci-dessous, présente le calcul de l’indice de profitabilité.

Tableau N0 29 :Calcul de l’indice de profitabilité du projet


Ʃ CF actualisés 97 856 153.9

23 900 000
I0
4.09
IP
Source: réalisé par nous-mêmes.
Commentaire

Le projet d’investissement à dégager un indice de profitabilité de 4.09 DA. Cela signifie


que pour chaque 1 dinars dépensé dans cet investissement, rapporte une valeur ajoutée de 4.09
DA .Donc on peut conclure que le projet est favorable.

3. L’impact de l’investissement sur la situation financière de l’entreprise

Après l’appréciation de la rentabilité du projet d’investissement on procède à l’analyse


financière de l’entreprise en s’appuyant sur les différents équilibre et ratios.

Le bilan financier de l’année 2018 est présenté dans le tableau ci-dessous :

Tableau N° 30 : Présentation du bilan financier en 2018 UM : million de DA

ACTIF MT PASSIF MT

VI 40 300 Capitaux permanent 60 179


Terrain 29 000 Capitaux propres 53 019
Matériel & équipement 7 220 C. émis 31 200
Autres immobilisation 4080 Réserve 4 000
Actif circulant 24 479 Résultat de l’exercice 15 619
VE 13 000 RAN 2 200
Stock et en cour 13 000 DLMT 7 160
VR 6 479 Emprunt bancaire 7 160
Créance client 3 400 DCT 4 600
Autres créance 3 079 Dettes fournisseurs 1 600
VD 5 000 Autres dettes 3 000

99
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Banque 4 000
trésorerie 1 000
Total 64 779 Total 64 779
Source : réaliser par nous même à partir des données de l’entreprise

Le bilan financier de l’année 2018 est présenté dans le tableau ci-dessous :

Tableau N° 31 : Présentation du bilan financier en 2019UM : million de DA

Actif MT Passif MT

VI 39 520 Capitaux 59 729

Terrain 29 000 permanents

Matériel & équipement 6 440

Autres immobilisation 4 080 Capitaux propre 54 189


C .émis 31 200
Réserves
Actif circulant 25 009 4 500
Résultat de l’exercice 16 489
RAN
VE 12 780 2 000

Stock et en cour 12 780


DLMT
VR 6 729 5 540
Emprunt bancaire
Créance client 3 500 5 540

Autres créance 3229


DCT
VD 5 500 4 800
Dettes fournisseurs
Banque 3500 1 700
Autres dettes
Trésorerie 2 000 3 100

Total 64 529 Total 64 529

Source : réalisé par nous même à partir des données de l’entreprise

100
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Le bilan financier de l’année 2020 est présenté dans le tableau n° 32 ci-dessous :

Tableau N0 32:Présentation du bilan financier de 2020UM : million de DA

Actif MT Passif MT

VI 38 740 Capitaux 63 611

Terrain 29000 permanents

Matériel & équipement 5 660

Autres immobilisation 4080 Capitaux propres 59 611


c. émis 31 200
réserves
Actif circulant 28 271 35 00
résultat de l’exercice
10 000 23 471
RAN
Valeur d’exploitation 10 000 1 440

Stocks et encours
DLMT
Valeur réalisable 12 071 4 000
Emprunt bancaire
Créance client 6 100 4000

Autres créance 5 971


DCT
Valeur disponible 6 200 3400
Dettes fournisseurs
Banque 4 200 1400
Autres dettes
Trésorerie 2 000 2000

Total 61 011 Total 61 011

Source : réaliser par nous même à partir des données de l’entreprise

101
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

L’actif du bilan en grandes masses est présenté dans le tableau suivant :

Tableau N °33 : Actif du Bilan en grande masseUM :million de DA

2018 2019 2020


Actif
Montant % Montant % Montant %

40 300 62.21 39 520 61.24 38 740 57.81


VI
VE 13 000 20.06 12 780 19.80 10 000 14.92
Actif
circulant VR 6 479 10 6 729 10.42 12 071 18.01

VD 5 000 7.7 5 500 8.5 6 200 9.25

24 479 37.78 25 009 38.75 28 271 42.18


actif circulant
64 779 100 64 529 100 67 011 100
Total
Source : réalisé par nos soins à partir des tableaux N0 30 ; 31 et 32.

L’actif du bilan en grandes masses des années 2018, 2019,2020 est présenté dans la figure
suivante :

FigureN017 :Présentation graphique de l’actif du bilan en grandes masses


45 000
Actifs des bilan en grandes masses
40 000

35 000

30 000

25 000
2018
20 000 2019
2020
15 000

10 000

5 000

0
VI VE VR VD

Source : réalisé par nous même à partir du tableau n° 33.


102
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

 Les valeurs immobilisées :


Au cour des trois années étudiées, on remarque que les valeurs immobilisées en
augmenter et représente une part importante du total de l’actif. Cette augmentation est due à
l’acquisition d’un nouveau terrain et du matériel de transport (camion).

Soit 62.21 % en 2018, 61.24% en 2019 et 57.81% en 2020 ; ce qui justifie le caractère
productif de l’entreprise.

 Les valeurs d’exploitations :


Les valeurs d’exploitations ont connu une baisse au cour des trois exercices étudies, de
20.06% en 2018, 19.8% en 2019 et 14.92% en 2020. ce qui signifie que l’entreprise est au cour
de production.(l’entreprise est en plein production).

 Les valeurs réalisables :


On constate que les valeurs réalisables ont connu une augmentation considérable de 2018 à
2020 (passant de 10% à 18.01%) ce qui signifie que l’entreprise prolonge le délai de
recouvrement client.

 Les valeurs disponibles :


Les valeurs disponibles représente un pourcentage assez important durant les trois exercices
étudie de 2018 à 2020. Ce qui signifie une mauvaise gestion de trésorerie.
Le passif du bilan en grandes masse est présenté dans le bilan ci-après.

Tableau N°34: Passif du bilan en grande masse


Passif 2018 2019 2020

Montant % Montant % Montant %

Capitaux 53 019 81.84 54 189 83.97 59 611 88.95


Passif non
propres
courant
DLMT 7 160 11.05 5 540 8.58 4 000 5.96

60 179 92.89 59 729 92.56 63 611 94.92


 passif non courant
4 600 7.10 4 800 7.43 3 400 5.07
DCT
64 779 100 64 529 100 67 011 100
Total
Source : établit par nos soins à partir des tableaux n° : 30 ; 31 et 32
103
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Le passif du bilan en grande masse est présenté dans la figure suivante :

Figure N0 18: Présentation du passif du bilan en grande masse

70000
Passif des bilans en grandes masses
60000

50000

40000 2018
2019
30000
2020

20000

10000

0
Capitaux propres DLMT DCT

Source : établi par nous même à partir du tableau N° 34.

Commentaire

 Les capitaux propres :

Au cour des trois exercices étudie, on constate que les capitaux propre constitue une part
importante du total du passif .Soit 81.84% en 2018 ; 83.97% en 2019 et 88.95% en 2020. Et
cela due à l’augmentation de résultat de l’exercice d’une année à une autre.

 Les dettes à long et moyen terme :

Les dettes à long et moyen terme ont connu une diminution à travers les trois années .Cela
s’explique par le remboursement d’une partie des emprunts bancaires.

 Les dettes à court terme :

On remarque que les dettes à court terme fluctuent d’une annéeà une autre (7.10% en
2018, 7.43%en 2019 avec une légère diminution en 2020 de 5.07%). Cela signifie que
l’entreprise travaille moins avec les DCT.
104
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

2.1. Analyse de l’équilibre financier après l’investissement

L’analyse de l’équilibre financier est menée à l’aide de trois instruments : le fond de


roulement, le besoin en fond de roulement et la trésorerie nette. Le tableau n° 35 montre le calcul
de fond de roulement par le haut du bilan.

Tableau N035: Le calcul de FRN par le haut de bilan


2018 2019 2020
Désignation
60 179 59 729 63 611
Capitaux permanents
40 300 39 520 38 740
VI
19 879 20 209 24 871
FRN
0
Source : réaliser par nous mémé à partir des tableaux N 33 ; 34.

Le tableau n° 36 suivant montre le calcul de fond de roulement par le bas du bilan :

Tableau N036 :Le calcul de FRN par bas du bilan


2018 2019 2020
Désignation
24 479 25 009 28 271
Actif circulant
4600 4800 3400
DCT
19 879 20 209 24 871
FRN
Source : réaliser par nous même à partir des tableaux N0 :33,34

La figure suivante illustre le fond de roulement net.

Figure N019: Représentation graphique de FRN

FRN
30 000

25 000

20 000

15 000
FRN
10 000

5 000

0
2018 2019 2020

Source : réaliser par nous même à partir du tableau n0 36

105
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire

L’entreprise à réaliser un FRN positif durant les trois années étudie. Ce qui signifie une
couverture intégrale des besoins permanents (VI) par les ressources permanentes (FP+DLMT)
ce qui implique que l’entreprise à son équilibre financier à long terme et dégage une marge de
sécurité qui lui permet de financier une partie de BFR.

Le tableau suivant détail le calcul du besoin en fond de roulement.

Tableau N037: Le calcul de besoin en fond de roulement

2018 2019 2020


désignation
13000 12 780 10 000
VE
6 479 6 729 12 071
VR
4 600 4 800 3 400
DCT
14 879 14 709 18 671
BFR
Source : réaliser par nous même à partir des tableaux N0 33 et 34

Le graphe ci -après illustre le besoin en fond de roulement.

Figure n020 : Présentation graphique du BFR

BFR
20000
18000
16000
14000
12000
10000
BFR
8000
6000
4000
2000
0
2018 2019 2020

Source : réaliser par nous mémé à partir des donnés du tableau N0 37

106
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

Le BFR est en augmentation continue avec des valeurs positives durant les trois années,
14 879 en 2018 ; 14 709 en 2019 ; 18 671 en 2020 Ce qui signifie que l’entreprise à des
difficultés de financement de ces besoins à court terme.

Le tableau suivant montre le calcul de la trésorerie nette :

Tableau N0 38: Le calcul de Trésorerie nette

2018 2019 2020


Désignation
19 879 20 209 24 871
FRN
14 879 14 709 18 671
BFR
5 000 5 500 6 200
TN
Source : réaliser par nous même à partir des données du tableau n0 :33,34

Le graphe suivant illustre la trésorerie nette :

Figure N021: Présentation graphique de Trésorerie nette

Trésorerie Nette
7000

6000

5000

4000

3000 TN

2000

1000

0
2018 2019 2020

Source : réalisé par nos soins à partir des données de tableau N0 38

107
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

La trésorerie nette augmente progressivement de l’année 2018(5000) jusqu'à atteindre


(6200) en 2020. Cela signifie qu’il y a un équilibre financier immédiat, la trésorerie trouve son
origine dans l’excédent de ressources permanentes sur le besoin d’exploitation.

2.2. L’analyse par les ratios de structure et de solvabilité


L’analyse par les ratios permet de suivre les progrès de l’entreprise et de situer l’image
qu’elle offre aux tierces
ierces personnes.
personnes
Le tableau suivant détaille le calcul des différents ratios de structure et de solvabilité :

Tableau N039 : Calcul du ratio de structure et de solvabilité

2018 2019 2020


Ratios
4.50 5.24 8.05
R .d’autonomie financières =capitaux propres /total
des dettes
7.4 9.78 14.9
.R. capacité d’endettement=capitaux propre /DLMT
1.49 1.51 1.64
R. financement permanent =capitaux
permanents /valeurs immobilisées
5.5 6.24 9.05
R .de solvabilité générale = total actif / dettes
Source : réaliser par nos soins à partir des données de l’entreprise

Le graphe suivant illustre les ratios de structure et de solvabilité :

Figure N22 : Représentation


eprésentation graphique des ratios de structure et de solvabilité

16
14
12
10
2018
8
2019
6
2020
4
2
0
R. D'autonomie R.capacité R.financement R.solvabilité
d'endttement permanent génerale

Source : réaliser par nous même à partir des données du tableau N°39

108
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Commentaire :

 Ratio autonomie financière

On remarque que ce ratio est supérieur à un durant les trois exercices étudiés. Cela
signifie que les capitaux propres de la société sont plus importants que les dettes financières. La
société peut donc couvrir ses emprunts bancaires avec ses capitaux propres.

 Ratio capacité d’endettement

Durant les trois exercices étudier, on remarque que l’entreprise bâtiment dispose d’une
forte capacité d’endettement vu que ce ratio est largement supérieur à la norme qui est de un.

 Ratio financement permanents

Ce ratio permet de vérifier la règle de l’équilibre minimum entre les valeurs


immobilisées et les ressources permanentes, dans notre cas le ratio dégager est supérieur à un
durant les trois années ce qui implique que la règle est vérifier.

 Ratio Solvabilité générale


Ce ratio permet d’estimer la capacité de remboursement à terme d’une entreprise,
dans notre cas il est supérieur à un durant les trois exercices ce qui signifie que cette entreprise
peut faire face à ses dette à court et à long terme.

2.3. Les ratios de rentabilité


Les ratios de rentabilité représentent l’évaluation de la performance des ressources
investis par les apporteurs des capitaux.
Le tableau suivant présente le calcul des ratios de rentabilité.

Tableau n° 40 :calculs des ratios de la rentabilité


Désignation Formules 2018 2019 2019

R. net /total actif 0.24 0.25 0.38


R. économique
R.net /CP 0.29 0.31 0.39
R .financière
Source : réalisé par nous-mêmes à partir des données du tableau n° 30 ; 31 et 32.

Les ratios de rentabilité sont présentés graphiquement dans la figure n° 23 ci-dessous.

109
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Figure n 23 : Présentation
résentation graphique des ratios de rentabilité

0,4
0,35
0,3
0,25 2018
0,2 2019
0,15
2020
0,1
0,05
0
R.economique R.finaciére

Source : réaliser par nous même à partir des données du tableau N°40

Commentaire
A travers ces résultat ; on s’aperçoit que la rentabilité économique et financière reste
positif sur les trois années ce qui signifie que l’entreprise à une bonne gestion.

3. Synthèse générale des résultats


Après l’analyse des équilibres, des ratios de structures, de solvabilité et de rentabilité
avant et après la réalisation du projet d’investissement .On conclut que ce choix d’investissement
est favorable et impacte positivement sur
sur la rentabilité financière de l’entreprise
Le tableau suivant présente une analyse critique pour l’entreprise étudié :

Tableau n° 41 : Synthèse critique

Elément par analyse Ratios Signification Positif Négatif


Autonomie financière Ratio supérieur à un L’entreprise dispose Point positif
Durant les trois années d’une forte autonomie
financière
Capacité Ratio supérieur à un Il ya une forte capacité Point positif
d’endettement durant les trois années d’endettement

Capitaux étrangers DLMT DCT L’entreprise supporte Point négatif


plus de charge
financière
Flux d’encaissement VRDCT Les ventes à crédit sont Point négatif
et flux de supérieures aux achats
décaissement à crédit
Gestion de trésorerie VD5% Mauvaise gestion de Point négatif
trésorerie puisqu’elle
dépasse la norme
Source : réalisé par nous-mêmes
mêmes
110
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Le tableau suivant récapitule les paramètres du choix d’investissement :

Tableau n° 42 : Récapitulatif des paramètres du choix d’investissement

Désignation Résultat
VAN 73 956 153.9
TIR 81.062
DRA 2ans ,2 mois, 12 jours
IP 4.9 DA
Source : réalisé par nous-mêmes

Interprétation

VAN ˃ 0 donc le projet est acceptable, il correspond au surplus monétaire dégagé par le
projet après avoir récupérer le capital initialement investi.

TIR=81.062 ˃ au taux d’actualisation (7%) correspond au taux d’actualisation qui rend nulle la
VAN, il permet de déterminer à quelle point il est souhaitable ou non d’entreprendre un
investissement.
DRA : qui correspond au cumul des cash-flows actualisés nécessaire pour rembourser le capital
investi. Un délai cour est intéressant car il facilite les prévisions et la stabilité de l’entreprise.

IP=4.9 détermine avec précision le retour sur investissement espéré c'est-à-dire pour chaque 1 DA
investi l’entreprise rapportera 4.9 DA.

A travers le calcul des différents critères usuels de la rentabilité dans un avenir certain (VAN, TIR,
DRA, IP) dans ce troisième chapitre. On peut déduire que le projet est favorable de ce fait il est jugé
opportun et créateur de valeur et impact positivement sur la situation financières de l’entreprise.
Puisqu’il dégage des flux de trésorerie assez considérable par apport aux coûts supportés.

4. Quelques suggestions et recommandation

A travers les résultats obtenus ont recommandé à l’entreprise :

 De diminuer ses valeurs réalisables c'est-à-dire réduire les ventes à crédit (réduire les délais de
paiement des clients) et négocier des délais plus long auprès des fournisseurs.

 Réduire les charges financières de l’entreprise par la diminution des capitaux permanents

(Distribuer les réserves, le résultat et remboursement anticipé des dettes à long et moyen

Terme), travailler plutôt avec des dettes à court terme, elles ne sont pas couteuses.

 L’entreprise doit rétablir une bonne gestion de trésorerie pacque’ elle dépasse la norme
recommandée qui est de 5%.
111
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

Conclusion au chapitre III

Notre travail consistait à examiner l’étude de faisabilité d’un projet d’investissement qui
est un processus nécessaire permettant de déterminer les conditions de réussite d’un projet
d’investissement, tout en s’assurant de sa viabilité et de sa rentabilité.

L’étude du cas de l’entreprise SNC ABIZAR, spécialisé dans la réalisation de travaux de


bâtiment, dont l’analyse de la situation financière avant la réalisation du projet nous a permis de
donner un premier aperçu sur le degré de performance de l’entreprise, qui est illustré à travers le
calcul des différents équilibres financiers et les ratios de structure, solvabilité et de rentabilité,
où nous avons constaté que les résultats sont satisfaisants et que l’entreprise est en bonne santé
financière. De ce fait, l’entreprise peut prendre l’initiative de réaliser un investissement.

L’évaluation du projet d’investissement réalisé par l’entreprise bâtiment nous a permis


d’appliquer les divers techniques d’évaluation et du choix d’investissement valeur actuelle
nette(VAN), taux de rendement interne(TRI) , l’indice de profitabilité(IP) , délai de récupération
actualisé (DRA)dans un champ purement pratique afin d’aboutir à une décision relative au
projet.

Au final, notre étude de cas pratique nous emmène à dire que le projet est économiquement
bénéficiaire et impacte positivement la rentabilité financière de l’entreprise, dans la mesure où il
dégage une valeur actuelle nette positif tout en long de la période d’étude soit 73 956 153 ,9 DA,
et que les autres critères tel que (indice de profitabilité, délai de récupération actualisé, taux de
rendement interne) s’avèrent acceptable.

Aujourd’hui, en Algérie comme dans beaucoup depays en voie de développement,


l’investissement représente un réel défi, car la tâche est encore bien plus ardue dans une
économie fragilisée. Ce dysfonctionnement a favorisé l’accès de personnes « non sérieuses » à
l’investissement et ouvert la voie à des dépassements commis par des investisseurs « fictifs »,
tels que le changement d’activités sans autorisation, le non-respect des clauses des permis de
construire, le non déclaration de personnels, etc.

Plusieurs contraintes et obstacles, freinent l’investissement en Algérie, parmi lesquels on peut


citer la corruption qui est un facteur qui décourage l’investissement et constitue un coût
supplémentaire pour les entreprises en réduisant la profitabilité des projets.

Par ailleurs, l’investissement, notamment dans le secteur du bâtiment, est aussi victime des
mesures bureaucratiques peu favorables, telles que les retards dans l’obtention des permis
112
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment : SNC ABIZAR

construire et de certaines autorisations. Ces contraintes et lenteurs bureaucratiques sont souvent


soulevées, notamment par exemple pour le nombre de pièces à fournir et la longue procédure
pour la création d’une entreprise. Ce qui décourage les investisseurs en Algérie.

113
Conclusion générale
Conclusion générale

La décision d’investir est une étape cruciale dans la vie de l’entreprise. Elle lui donne
les moyens d’accroitre ses richesses afin d’assurer sa pérennité et sa survie dans un
environnement concurrentiel.

A cet effet, l’étude d’un projet d’investissement porte sur deux grands niveaux. D’abord, celui
de l’étude technico-économique, à travers l’étude du marché ciblé, pour déterminer la
viabilité et la faisabilité du projet. Ensuite, celui d’une évaluation financière qui s’intéresse à
la capacité de générer des richesses pour l’entreprise.

Dans le présent travail nous avons essayé de vérifier nos hypothèses et d’apporter des
éléments de réponse à notre problématique de savoir comment l’entreprise SNC ABIZAR
procède-t-elle pour choisir son projet d’investissement et quel en est l’impact sur sa rentabilité
financière.

Dans un premier lieu, nous avons essayé de présenter les concepts clés relatifs à
l’investissement et essayer de comprendre comment réaliser un choix efficace et bénéfique
pour l’entreprise.

Par la suite, nous avons procédé à l’analyse de la situation financière, en nous


appuyons sur un certain nombre d’outils et techniques, à savoir ; le calcul des équilibres
(fond de roulement net (FRN), le besoin en fond de roulement (BFR) et la trésorerie nette
(TN)) et l’analyse par la méthode des ratios, dans le but de découvrir les forces et les
faiblesses de l’entreprise.

Il ressort des résultats obtenus, après le calcul des indicateurs des équilibres financiers,
des ratios de solvabilité et de rentabilité, que la structure financière de l’entreprise est saine et
lui permet de garder un équilibre ; un fonds déroulement largement positif, un BFR également
positif et un degré de solvabilité et de rentabilité appréciable. Un tel équilibre signifie que les
ressources couvrent la totalité des besoins. Ce qui nous amène à confirmer notre première
hypothèse, à savoir ; que la structure financière de l’entreprise SNC ABIZAR est saine et lui
permet de maintenir sa stabilité financière.

Par ailleurs, le calcul par les différentes méthodes d’évaluation de la rentabilité


(Valeur actuelle nette (VAN), taux de rendement interne (TRI), indice de profitabilité (IP),
délai de récupération actualisé(DRA), nous a permit de porter un jugement sur le niveau de
rentabilité et d’aboutir aux résultats suivants :

 VAN est positif, donc le projet est rentable et arrive à dégager un surplus qui est de
73 956 153.9DA.

115
Conclusion générale

 TIR = 81.062%est supérieure au taux d’actualisation qui est de 7%, ce qui signifie
que le projet est acceptable et dégage des gains assez importants pour l’entreprise.

 DRA = 2ans, 2 mois et 12 jours implique que le projet arrivera à récupérer les
montants engagés avant l’échéance qui est de 5 ans.

 IP = 4.09DA : ce explique que pour chaque 1 DA investi l’entreprise reçoit un gain


de 4.09DA.

De ce fait, l’analyse et les calculs que nous avons fait montrent que le projet est viable,
opportun et créateur de valeur puisque il dégage des résultats satisfaisants.

Ainsi, ces méthodes d’évaluation constituent un outil d’aide à une meilleure prise de décision
d’investissement. Tous ces éléments nous ont permit de confirmer notre deuxième hypothèse
selon laquelle la prise de décision d’investissement dans un projet est fondée sur la
détermination et l’évaluation des critères de choix d’investissement.

Grâce à notre étude du cas pratique de l’entreprise SNC ABIZAR, nous avons pu
apporter la solution à notre problématique, à savoir ; que l’entreprise en question procède à
l’application des différentes méthodes d’évaluation de la rentabilité (VAN, IP, TRI, DRA)
pour choisir son projet d’investissement, et à travers les résultats obtenus elle déduit l’impact
de cet investissement sur sa rentabilité financière.

On en déduit alors que l’entreprise SNC ABIZAR à opté pour le projet de


construction d’un bâtiment vu qu’il dégage un bénéfice et impacte positivement sa rentabilité
financière.

Cependant, faute de données pratiques liées à l’environnement, justifié parfois par la


confidentialité ou l’absence même de ces données, nous n’avons pas pu réaliser un travail et
une étude empirique approfondie, notamment celui lié à l’étude et l’analyse dans un
environnement incertain ou aléatoire.

Comme tous les investisseurs du monde, les investisseurs Algériens partent du


principe que pour qu’une entreprise puisse naître et se développer il faut absolument que son
dirigeant y trouve un environnement des affaires favorable et la stabilité juridique requise pour
concevoir des stratégies efficaces.

116
Conclusion générale

Il s’agit concrètement pour le gouvernement d’améliorer la qualité des différents services


attendus de l’investissement, par une sensibilisation (récompenses et sanctions) des agents
responsables et d’influencer le comportement de toute personne partie prenante du climat des
affaires. A cet effet, l’Algérie doit miser sur le développement de l’investissement pour
diversifier son économie et lui assurer une meilleur assise pour créer des emplois et résorber le
chômage afin d’améliorer la compétitivité de l’économie Algérienne.

117
Bibliographie
Bibliographie

1. Ouvrages

- Bancel, F. & Alban, R. (1995). Les choix d’investissement. Paris : Economica.


- Boughaba, A. (1998). Analyse &évaluation des projets. Alger : Berti.
- Conso, P. & Hemici, F.(1999). Gestion financière de l’entreprise. (9è éd.). Paris: Dunod.
- Ginglingere, E. (1998). Décision d’investissement. Paris : Nathan.
- Houdayer, R. (1999). Evaluation financière des projets. Paris : Economica .
- Hutin, H. (2004). Toute la finance d’entreprise. (3è éd.). France : Organisation.
- Jean, B. & Delahaye, J. (2004). Gestion financière. (13è éd.) .Paris : Dunod .
- Koehl, J. (2003). Le choix des investissements .Paris : Dunod.
- Lazary. (2007). Evaluation et financement de projet. Dar-El-Othmania : Distribution.
- Lendrevie, J. & Denis.(1990). Mercator : Théorie et pratique de marketing. Paris : DALOZ.
- Meye, F.O. (2007). Evaluation de la rentabilité des projets d’investissement. Paris :
L’harmattan.
- Taverdet. & Popiolek, N. (2006). Guide du choix d’investissement. Paris : Editions
d’Organisation.
- Thuelin, E. (2014). Analyse financière : groupes et IFRS. Paris : Economica.

2. Mémoires et thèses

- Assous, N. (2015). L’impact des décisions financières sur la création de valeur au sein des
entreprises publiques cotées à la bourse d’Alger. (Thèse doctorat).Université Mouloud
Mammeri Tizi-Ouzou.

3. Support du cours

- Guendouzi, B. (2021). Cours de gestion obligataire, Master II Finance d’entreprise.


Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

- Akkache, D. (2017). Module Economie d’entreprise. L2 Science financière et comptabilité.


Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

4. Webographie

https://wwwtoupie.org
https://www.petite-entreprise.net
http://www.legalstart.fr
http://définitionsimple.com/processus-de-production
http://gerardmoreau.14.free.fr
www.mataf.net
http://www.lecoindesentrepreneurs.fr

119
Annexes
Annexe N° 01

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan financier au 31 /12/2014 UM : million de DA

ACTIF PASSIF
Libellés Montant Libellés Montant
Valeurs 14 000 Capitaux 30 950
immobilisés permanents
Terrain 9 000 Capitaux propres 22 950
Matériel et 3 000
équipement
Autres 2 000 Capital émis 10 000
immobilisations
Actifs circulant 18 950 Réserves 3000
Valeurs 5 000 Résultat de l’exercice 8 650
d’exploitations
Stocks et encours 5 000 Autres capitaux 1 300
propres
Valeurs réalisables 12 950 DLMT 8 000
Client 6 950 Emprunt et dettes 8 000
financières
Autres débiteurs 6 000 DCT 2 000
Valeur disponibles 1 000 Fournisseurs 1 500
Banque
Trésorerie 1 000 Autres dettes 500
Total 32 950 Total 32 950

121
Annexe N° 02

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan financier au 31/12/2015 UM : million de DA

ACTIF PASSIF
Libellés Montant Libellés Montant
Valeurs immobilisés 15 300 Capitaux 31 000
permanant
Terrain 9 000 Capitaux propres 24 500
Matériel et 4 100
équipement
Autres 2 200 Capital émis 10 000
immobilisations
Actif circulant 20 000 Réserves 5 500
Valeurs 6 000 Résultat de l’exercice 7 200
d’exploitation
Stock et encours 6 000 Autres capitaux 1 800
propres
Valeurs réalisables 10 100 DLMT 6 500
Clients 5 300 Emprunts et dettes 6 500
financières
Autres débiteurs 4 800 DCT 4 3001
Valeurs disponibles 3 900 Fournisseurs 2 300
Trésorerie 3 900 Autres dettes 2 000
Total 35 300 Total 35 300

122
Annexe N° 03
SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan fiancé au 31/12/2016 UM : million de DA

ACTIF PASSIF
Libellés Montant Libellés Montant
Valeurs immobilisés 16 350 Capitaux 32 250
permanant
Terrain 9 000 Capitaux propre 26 250
Matériel et 4 100
équipement
Autres 3 250 Capital émis 10 000
immobilisations
Actif circulant 20 300 Reserve 6 200
Valeurs 7 100 Résultat 7 850
d’exploitation
Stock et encours 7 100 Autres capitaux 2 200
propres
Valeurs réalisables 8 900 DLMT 6 000
Clients 4 250 Emprunt et dettes 6 000
financières
Autres débiteurs 4 650 DCT 4 400
Valeurs disponibles 4 300 Fournisseurs 1 400

Trésorerie 4 300 Autres dettes 3 000


Total 36 650 Total 36 650

123
Annexe N° 04

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan financier au 31/12/2018 UM : million de DA

ACTIF MT PASSIF MT
VI 40 300 Capitaux permanent 60 179
Terrain 29 000 Capitaux propres 53 019
Matériel & équipement 7 220 C. émis 31 200
Autres immobilisation 4080 Réserve 4 000
Actif circulant 24 479 Résultat de l’exercice 15 619
VE 13 000 RAN 2 200
Stock et en cour 13 000 DLMT 7 160
VR 6 479 Emprunt bancaire 7 160
Créance client 3 400 DCT 4 600
Autres créance 3 079 Dettes fournisseurs 1 600
VD 5 000 Autres dettes 3 000
Banque 4 000
trésorerie 1 000

Total 64 779 Total 64 779

124
Annexe N° 05

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan financier au 31 /12/2019 UM : million de DA

Actif MT Passif MT

VI 39 520 Capitaux 59 729


Terrain 29 000 permanents
Matériel & équipement 6 440
Autres immobilisation 4 080 Capitaux propre 54 189
C .émis 31 200
Actif circulant 25 009 Réserves 4 500
Résultat de l’exercice 16 489
VE 12 780 RAN 2 000
Stock et en cour 12 780
VR 6 729 DLMT 5 540
Créance client 3 500 Emprunt bancaire 5 540
Autres créance 3229
VD 5 500 DCT 4 800
Banque 3500 Dettes fournisseurs 1 700
Trésorerie 2 000 Autres dettes 3 100
Total 64 529 Total 64 529

125
Annexe N° 06

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Bilan financier au 31 /12/2020 UM : million de DA

Actif MT Passif MT

VI 38 740 Capitaux 63 611


Terrain 29000 permanents
Matériel & équipement 5 660
Autres immobilisation 4080 Capitaux propres 59 611
c. émis 31 200
Actif circulant 28 271 réserves 35 00
10 000 résultat de l’exercice 23 471
Valeur d’exploitation 10 000 RAN 1 440
Stocks et encours
Valeur réalisable 12 071 DLMT 4 000
Créance client 6 100 Emprunt bancaire 4000
Autres créance 5 971
Valeur disponible 6 200 DCT 3400
Banque 4 200 Dettes fournisseurs 1400
Trésorerie 2 000 Autres dettes 2000

Total 61 011 Total 61 011

126
Annexe N° 07

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TC

Tableau N°07 Tableau de compte Résultat au 31/12/2017

Désignation 2017
Chiffre d’affaire 83 723 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 59 741 000


Autres approvisionnement 92 000
Autres consommation 278 000
Service extérieure 1803 000
Autres services 254 000
Consommation de l’exercice 62168 000
Valeur ajouté d’exploitation 21555 000
Charges du personnel 3853 000
Impôt taxes et versement assimilé 1525 000
Excédent brut d’exploitation 16177 000
Autres produits opérationnel 248 000
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 732 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 15693 000
Produits financiers 0
Charges financière 219 000
Résultat financier 219 000
Résultat ordinaire 15 474 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat ordinaire) 0
Résultat net de l’exercice 15 474 000

127
Annexe N° 08

SNC ABIZAR et CIE ETB /TC

Tableau de compte résultat au 31/12/2018

Désignation 2018
Chiffre d’affaire 90 000 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 65 000 000


Autres approvisionnement 100 000
Autres consommation 324 000
Service extérieure 1 614 000
Autres services 312 000
Consommation de l’exercice 67350 000
Valeur ajouté d’exploitation 22 650 000
Charges du personnel 4 000 000
Impôt taxes et versement assimilé 842 000
Excédent brut d’exploitation 17808 000
Autres produits opérationnel 0
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 1 939 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 15869 000
Produits financiers 0
Charges financière 250 000
Résultat financier 250 000
Résultat ordinaire 15 619 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat ordinaire) 0
Résultat net de l’exercice 15 619 000

128
Annexe N° 09

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Tableau compte résultat au 31/12 /2019

Désignation 2019
Chiffre d’affaire 100 000 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 74 000 000


Autres approvisionnement 100 000
Autres consommation 366 000
Service extérieure 751 000
Autres services 325 000
Consommation de l’exercice 75 542 000
Valeur ajouté d’exploitation 24 458 000
Charges du personnel 4 331 000
Impôt taxes et versement assimilé 1 469 000
Excédent brut d’exploitation 18 658 000
Autres produits opérationnel 0
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 1 939 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 16 719 000
Produits financiers 0
Charges financière 230 000
Résultat financier 230 000
Résultat ordinaire 16 489 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat ordinaire) 0
Résultat net de l’exercice 16 489 000

129
Annexe N° 10

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Tableau compte résultat au 31/12 /2020

Désignation 2020
Chiffre d’affaire 120 000 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 87 000 000


Autres approvisionnement 105 000
Autres consommation 378 000
Service extérieure 805 000
Autres services 330 000
Consommation de l’exercice 88 618 000
Valeur ajouté d’exploitation 31 382 000
Charges du personnel 4 500 000
Impôt taxes et versement assimilé 1 725 000
Excédent brut d’exploitation 25 157 000
Autres produits opérationnel 0
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 1 486 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 23 671 000
Produits financiers 0
Charges financière 200 000
Résultat financier 200 000
Résultat ordinaire 23 471 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat ordinaire) 0
Résultat net de l’exercice 23 471 000

130
Annexe N° 11

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Tableau compte résultat au 31/12 /2021

Désignation 2021
Chiffre d’affaire 140 000 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 102 000 000


Autres approvisionnement 110 000
Autres consommation 400 000
Service extérieure 825 000
Autres services 335 000
Consommation de l’exercice 103 670 000
Valeur ajouté d’exploitation 36 330 000
Charges du personnel 4 700 000
Impôt taxes et versement assimilé 1 950 000
Excédent brut d’exploitation 29 680 000
Autres produits opérationnel 0
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 1 335 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 28 345 000
Produits financiers 0
Charges financière 180 000
Résultat financier 180 000
Résultat ordinaire 28 165 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat 0
ordinaire)
Résultat net de l’exercice 28 165 000

131
Annexe N° 12

SNC ABIZAR et CIE

ETB /TCE

Tableau de compte résultat au 31/12/2022

Désignation 2022
Chiffre d’affaire 150 000 000

Variation de stock produit et en cour 0

Production immobilisé 0

Subvention d’exploitation 0

Achat de matière première 11 000 000


Autres approvisionnement 115 000
Autres consommation 410 000
Service extérieure 890 000
Autres services 250 000
Consommation de l’exercice 111 665 000
Valeur ajouté d’exploitation 38 335 000
Charges du personnel 4 700 000
Impôt taxes et versement assimilé 1 965 000
Excédent brut d’exploitation 31 670 000
Autres produits opérationnel 0
Autres charges opérationnel 0
Dotation aux amortissements 892 000
Reprise sur perte de valeur et provision 0
Résultat opérationnel 30 778 000
Produits financiers 0
Charges financière 150 000
Résultat financier 150 000
Résultat ordinaire 30 628 000
Eléments extraordinaire (produit) 0
Elément extra ordinaire (charges) 0
Résultat extraordinaire 0
Impôt exigible sur résultat 0
Impôt déféré (variation sur résultat ordinaire) 0
Résultat net de l’exercice 30 628 000

132
Table des matières
Table des matières

Table des matières

Remerciements……………….................................................................................... 2
Dédicaces ……………………………………………………………………………… 3
Liste des abréviations…………………………………………………………………. 5
Liste des tableaux …………………………………………………………………….. 6
Listes des figures ……………………………………………………………………… 8
Sommaire ……………………………………………………………………………… 9
Introduction générale ……………………………………………………………… 10
Chapitre I : Approche théorique et conceptuelle de l’investissement ................................ 16
Introduction au chapitre I ................................................................................................ 17
Section 01 : Concept de base de l’investissement …………………………………… 18
1. Définition de l’investissement ................................................................................................ 18
1.1. Vision économique ................................................................................................................
18
1.2. Vision financière ...................................................................................................................
18
1.3. Vision comptable ...................................................................................................................
18
2. Le rôle du choix d’investissement ............................................................................................ 19
3. Définition du projet ..................................................................................................................
19
4. Définition et typologies d’un projet d’investissement .............................................................. 20
4.1. Définition d’un projet d’investissement ................................................................................ 20
4.2. Typologie de projet d’investissement .................................................................................... 20
4.2.1. Classification selon la nature de l’investissement .............................................................. 20
4.2.1.1. Investissements matériels ................................................................................................ 20
4.2.1.2. Investissements immatériels ........................................................................................... 20
4.2.1.3. Investissements financiers ............................................................................................... 20
4.2.2. Classification selon le but de l’investissement ................................................................21
4.2.2.1. Les investissements de remplacement ............................................................................. 21
4.2.2.2. L’investissement de modernisation ................................................................................. 21
4.2.2.3. Les investissements de l’expansion ................................................................................ 22
4.2.2.4. Les investissements de création ....................................................................................... 22
5. Les caractéristiques financières d’un projet d’investissement.................................................. 22
5.1. La durée de vie du projet ................................................................................................ 22
5.2. Le capital investit ..................................................................................................................
23
5.3. Les valeurs résiduelles (l’évaluation des flux de fin de vie) ................................................. 23
5.4. Le besoin en fonds de roulement .......................................................................................... 23
5.5. Les flux nets de trésorerie (cash -flow nets) ................................................................ 24
6. La notion d’amortissement ................................................................................................ 24
6.1. Définition de l’amortissement ............................................................................................... 24
6.2.But de l’amortissement ...........................................................................................................25
6.3.Durées légales d’amortissement ............................................................................................. 25
6.4. Modalités d’amortissement................................................................................................26
Section 02 : Le processus décisionnel et le choix d'investissement ............................................. 27
1. Le processus décisionnel ................................................................................................ 27
2. La décision d'investir ................................................................................................................
27
3. Les différents types de décision................................................................................................ 27
3.1. Classification selon leur degré de risque ............................................................................... 27
3.1.1. Les décision certaines ................................................................................................ 27
3.1.2. Les décisions aléatoires ................................................................................................ 28
134
Table des matières

3.1.3. Les décisions incertaines ................................................................................................28


3.2. Classification selon leur objet (ou niveau) ............................................................................ 28
3.2.1. La décision stratégique (ou institutionnelle) ................................................................ 28
3.2.2. La décision tactique (ou administrative) ............................................................................ 28
3.2.3. La décision opérationnelle ................................................................................................ 28
3.3.1. Les décisions à court terme ................................................................................................ 28
3.3.2. Les décisions à moyen terme .............................................................................................. 28
3.3.3. Les décisions à long terme................................................................................................ 29
4. La démarche générale du choix d'investissement ................................................................29
4.1. La phase d'identification ................................................................................................ 29
4.2. La phase de préparation ................................................................................................ 29
4.3. La phase d'évaluation............................................................................................................30
4.4. La phase de décision ..............................................................................................................
30
4.5. La phase d'exécution ..............................................................................................................
30
4.6. La phase de contrôle ..............................................................................................................
30
5. Les facteurs influençant la prise de décision d’investissement ................................................ 31
5.1. L’environnent externe............................................................................................................32
5.2. L’environnement interne ................................................................................................ 32
5.3. La personnalité des dirigeants ............................................................................................... 32
5.4. Influence du temps.................................................................................................................
32
6. L’importance et complexité de la décision d’investissement ................................................... 32
6.1. L’importance de l’investissement .......................................................................................... 32
6.2. Complexité de la décision d’investir ..................................................................................... 33
Section 3 : Les modalités de financement des investissements .................................................... 34
1. Le financement interne (fond propres) ..................................................................................... 34
1.1. L’autofinancement .................................................................................................................
34
1.2. Cession d’élément d’actif ................................................................................................ 36
1.3. L’augmentation de capital ................................................................................................36
2. Le financement par quasi fond propre ..................................................................................... 36
2.1. Les comptes courants d’associés .......................................................................................... 37
2.2. Les titres participatifs ...........................................................................................................
37
2.3. Les prêts participatifs.............................................................................................................
37
2.4. Les titres subordonnés ...........................................................................................................
37
3. Le financement par emprunt ................................................................................................37
3.1. L’emprunt indivis ..................................................................................................................
37
3.2. Le financement par crédit bail ............................................................................................... 37
3.3. Le financement par emprunt obligataire ................................................................................ 38
Conclusion au chapitre I ...............................................................................................................
40
Chapitre II : critères d’évaluation de la rentabilité financière d’un projet
d’investissement ..........................................................................................................................
41
Introduction au chapitre II ............................................................................................................
42
Section 1 : Etude technico-économique d’un projet d’investissement ................................ 43
1. Présentation générale du projet................................................................................................ 43
2. L’étude marketing et commercial ............................................................................................. 43
2.1. L’étude du marché .................................................................................................................
44
2.2. La stratégie commerciale ................................................................................................ 45
3 .Analyse technique du projet ................................................................................................45
3.1. Le processus de fabrication ................................................................................................45
3.2. Les caractéristiques des moyens de fabrications ................................................................46
3.3. La durée de réalisation ...........................................................................................................
46
4. Estimation de coûts ...................................................................................................................
46
135
Table des matières

Section 2 : Critères d’évaluation des investissements en avenir certain ................................ 47


1. Les méthodes statiques (atemporelles) .................................................................................... 47
1.1. Le taux de rentabilité moyen (TRM) ..................................................................................... 47
1.1.1. Définition ...........................................................................................................................
47
1.1.2. Modalité d'application (règle de décision)................................................................ 47
1.1.3. Avantages et limites............................................................................................................ 48
1.2. Le délai de récupération simple ............................................................................................. 48
1.2.1. Définition ............................................................................................................................
48
1.2.2. Règle de décision ................................................................................................................49
1.2.3. Les avantages et inconvénients........................................................................................... 49
2. Les méthodes avec actualisation (dynamique) ................................................................ 49
2.1. La valeur actuelle nette (VAN) ............................................................................................ 50
2.1.1. Définition ............................................................................................................................
50
2.1.2. Réglé de décision ................................................................................................................51
2.1.3. Avantages et limites de la VAN ......................................................................................... 51
2.2. Le taux de rentabilité interne (TRI) ....................................................................................... 52
2.2.1. Définition ...........................................................................................................................
52
2.2.2. Règle de décision ................................................................................................................52
2.2.3. Avantages et inconvénient ................................................................................................ 53
2.2.4. Comparaison entre les critères VAN et TRI ................................................................ 53
2.3. L'indice de profitabilité (IP) ................................................................................................ 54
2.3.1. Définition ...........................................................................................................................
54
2.3.2. Règle de décision ............................................................................................................... 55
2.3.3. Avantages et inconvénient ................................................................................................ 55
2. 4. Le délai de récupération actualisée ....................................................................................... 56
2.4.1. Définition ...........................................................................................................................
56
2.4.2. Règle de décision ................................................................................................................56
2.4.3. Avantages et inconvénients …………………………………………………… 56
Section 03 : la notion du risque et les critères d’évaluation de la rentabilité des
investissements en avenir incertain (probabiliste) ................................................................ 57
1. Notion de risque et d’incertitude ............................................................................................. 57
1.1. Notion de risque.....................................................................................................................
57
1.2. Notion d’incertitude ...............................................................................................................57
1.3. Définition du risque ...............................................................................................................57
1.4. Typologie des risques possibles dans un projet ................................................................57
1.4.1. Risques liés aux investissements ....................................................................................... 57
1.4.2. Les risques d’approvisionnement ....................................................................................... 58
1.4.3. Les risques liés à l’inflation ................................................................................................ 58
1.4.4. Les risques d’exploitation ................................................................................................58
1.4.5. Les risques financiers et de trésorerie ................................................................................ 58
1.4.6. Les risques de marché................................................................................................ 58
1.4.7. Le risque pays ....................................................................................................................
58
2. Méthodes d’évaluation en avenir incertain ............................................................................... 59
2.1. Modèle espérance variance ................................................................................................59
2.1.1. Esperance mathématique ................................................................................................59
2.1.2. L’espérance de l’écart type ................................................................................................ 60
2.1.3. Le coefficient de variation ................................................................................................ 61
2.2. Modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) ............................................................ 61
Conclusion au chapitre II ............................................................................................................. 63
Chapitre III : Etude du cas de l’entreprise de travaux bâtiment SNC ABIZAR ................ 64
Introduction au chapitre III ........................................................................................................... 65
136
Table des matières

Section 1 : Présentation de l’entreprise ........................................................................................ 66


1. Bref historique ..........................................................................................................................
66
1.1. Identification de l’entreprise ................................................................................................ 66
1.2. Organigramme de l’entreprise ............................................................................................... 66
1.3. Organisation et missions des divers services de l’entreprise ................................................. 67
1.3.1. Le secrétariat ……………………………………………………………………. 67
1.3.2. Le directeur des travaux ……………………………………………………….. 68
1.3.4. Le conducteur des travaux …………………………………………………… 68
1.3.5. Le chef de chantier ……………………………………………………………… 68
1.3.6 Le service finance et comptabilité ……………………………………………. 68
2. Analyse de la situation financière de l’entreprise avant la réalisation du projet
68
d’investissement ...........................................................................................................................
2.1. Etablir les bilans financiers................................................................................................68
2.2. Présentation du bilan en grande masse (condensé) …………………………….. 72
2.3 Étude de l’équilibre financier ................................................................................................ 75
2.3.1. Le Fond de roulement net ................................................................................................75
2.3.2. Le Besoin en fond de roulement ......................................................................................... 77
2.3.3. La Trésorerie nette .............................................................................................................78
3. l’analyse par ratios ....................................................................................................................
79
3.1. L’analyse par ratios de structure financière et de solvabilité ................................................ 79
3.2. Ratio de rentabilité.................................................................................................................
81
Section 2 : Identification et évaluation d’un projet d’investissement........................................... 83
1. Eude technico-économique................................................................................................ 83
1.1identification du projet.............................................................................................................83
1.2. Le type d’investissement ................................................................................................ 83
2. paramètre financiers de l’investissement .................................................................................. 84
2.1. Le montant total de l’investissement ..................................................................................... 84
2.2. Le mode de financement................................................................................................ 84
2.3. La durée de vie du projet ................................................................................................ 85
2.4. L’estimation des centres comptable du projet ................................................................ 85
2.4.1. Estimation du chiffre d’affaire ........................................................................................... 85
2.4.2. Tableau de compte résultat ................................................................................................ 86
2.4.3. Échéancier de remboursement ............................................................................................ 88
2.4.4. Détermination de l’amortissement...................................................................................... 89
2.4.5. Estimation des cash-flows nets ........................................................................................... 90
Section 3 :Application des critères du choix d’investissement .................................................... 93
1. calcul et interprétation des critères de choix d’investissement................................................. 93
1.1. La valeur actuelle nette(VAN) .............................................................................................. 93
1.2. Le taux de rentabilité interne(TRI) ........................................................................................ 94
1.3. Le délai de récupération actualise(DRA) .............................................................................. 96
1.4. L’indice de profitabilité(IP) ................................................................................................98
2. L’impact de l’investissement sur la situation financière de l’entreprise ................................ 99
2.1. L’analyse de l’équilibre financier après l’investissement ..................................................... 105
2.2. L’analyse par ratios de structure financière et de solvabilité ................................................ 108
2.3. Les ratios de rentabilité................................................................................................ 109
Conclusion au chapitre III ............................................................................................................112
114
Conclusion générale ....................................................................................................................
Bibliographie ………………………………………………………………………… 118
Annexes ………………………………………………………………………………. 120
Tables des matières ………………………………………………………………….. 133

137
Résumé

Dans toutes les décisions à long terme prises par l’entreprise, l’investissement est
certainement la plus importante .L’entreprise doit non seulement investir pour assurer le
renouvellement de son matériel, mais aussi pour augmenter sa capacité de production.

Le choix de faire ou non un investissement constitue probablement l’une des décisions


financières les plus délicates pour l’entreprise, ces décisions doivent être cohérentes avec la
stratégie de l’entreprise, car l’adoption d’un programme d’investissement influence
l’ensemble de ses fonctions.

L’étude de la rentabilité d’un projet d’investissement se fait à travers les critères de


sélections (VAN, TRI, IP, DRA)qui ont pour but de porter des conclusions sur le degré de
durabilité et de faisabilité du projet.

Au cours de notre période de stage au niveau de l’entreprise SNC ABIZAR et en


fonction des résultats obtenus de calculs des critères du choix d’investissement, l’entreprise
prend la décision d’investir dans la construction d’un bâtiment parce qu’elle dégage des gains
satisfaisants et impacte positivement sur la rentabilité financière de l’entreprise.

Mots clés : investissement, décision, choix, évaluation, critères, rentabilité.

Abstract :

Of all the long-term decisions made by the company, investment is certainly the most
important. The company must invest not only to ensure the renewal of its equipment, but also
to increase its production capacity.

The choice of whether or not to make an investment is probably one of the most
difficult financial decisions for the company, these decisions must be coherent with the
strategy of the company, because the adoption of an investment program influences the all of
its functions.

The study of the profitability of an investment project is done through selection


criteria (VAN, TRI, IP, DRA) which aim to draw conclusions on the degree of durability and
feasibility of the project.

During our internship period at the SNC ABIZAR company level and depending on
the results obtained from calculations of the criteria of the investment choice, the company
makes the decision to invest in the construction of a building because it generates satisfactory
gains and has a positive impact on the financial profitability of the company.

Keywords: investment, decision, choice, evaluation, criteria, profitability.

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