Comprendre le Lupus Érythémateux Aigu
Comprendre le Lupus Érythémateux Aigu
MOTS CLES
Femme jeune
AC anti-nucléaires
AC anti-DNA natif
AC anti-SSA et BAV congénital
SAPL
Baisse du complément
Atteinte rénale
1. INTRODUCTION
Le lupus érythémateux disséminé (LED) est une maladie auto-immune, appartenant à la famille des
connectivités, qui résulte de l'intervention sur un terrain génétique prédisposé de facteurs susceptibles
de modifier le « soi » et de déclencher la production d'auto-anticorps :
Les plus caractéristiques sont dirigés contre le noyau cellulaire : AC anti-nucléaires (AAN).
Les plus spécifiques sont dirigés contre l'acide nucléique : AC anti-DNA natifs.
2. PHYSIOPATHOLOGIE
2.1. FACTEURS FAVORISANTS
Le LED est le chef de file des maladies auto-irnmunes.
SUSCEPTIBILITE GENETIQUE
FACTEURS Fréquence des LED familiaux : 4 à 12% (taux de concordance = 63% chez les
ENDOGENES jumeaux monozygotes, 10% chez les dizygotes).
Mise en évidence de plusieurs gènes de prédisposition à la maladie :
- Gènes du CMH :
- Haplotype A1 B8 DR3 (35% des cas)
- Allèles DR2 ou DR3.
- Allèles C4A / C4B du complément.
Gène déterminant le taux de TNF-alpha.
Çènpi HIJ rnmnnep C? ^M OPrnD!érn'?nt
Gènes des allotypes de chaîne légère d'immunoglobulines, de la partie
constante du récepteur de lymphocytes T.
Gène gouvernant l'apoptose : gène Ipr codant pour la molécule Pas.
FACTEURS HORMONAUX
Le LED est plus fréquent chez la femme (9 femmes pour un homme), aggravé par
la grossesse et la prise d'oestrogènes, amélioré par les androgènes.
VIRUS
FATEURS Présence dans le sérum de LED de séquences proches des gènes gag et pol de
EXOGENES certains rétrovirus et d'un taux élevé d'AC anti-EBV.
IATROGENE
Un LED peut être révélé ou induit par certains médicaments ou toxiques,
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX
Exposition solaire.
121
LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
Le LED affecte le plus souvent une femme vers l'âge de 20-25 ans. ALOPECIE
Il se révèle fréquemment à l'occasion ou au dêcours d'une grossesse. L'alopécie est fréquente, diffuse ou circonscrite.
TERRAIN Il est plus fréquent chez les sujets noirs que chez les caucasiens (risque x 5).
PHOTOSENSIBILISATION
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LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
CONVULSIONS
Parfois inaugurale, elle est évocatrice de LED chez une femme jeune, rapportée ATTEINTE Des convulsions liées à une crise comitiale sont parfois inaugurales.
ATTEINTE au cours de l'évolution dans 40% des cas (80% des cas en cas de ponction NEUROLOGIQUE
RENALE biopsie rénale systématique). Elle fait toute la gravité de la maladie. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL
Plus rare, imposant la recherche d'AC antiphospholipides.
SYNDROME NEPHROTIQUE OU NEPHRITIQUE
Révélé par des œdèmes ou une poussée d'hypertension artérielle. MENINGITE ASEPTIQUE
Une méningite aseptique à liquide clair, asymptomatique, est fréquente.
INSUFFISANCE RENALE
•HLEBITE RADIOGRAPHIES
ARTICULAIRES
NORMALES A SAVOIR s> RADIOS ARTICULAIRES DANS LE LUPUS
Elle doit faire évoquer un LED et rechercher un anticoagulant circulant anti- Elles peuvent montrer une déminéralisation épiphysaire en bande.
prothrombinase et des AC antiphospholipides. Les formes érosives sont difficiles à distinguer d'une PR : formes frontières
PR/LED.
PNEUMOPATHIE LUPIQUE, rare. La CRP est normale au cours du LED et son augmentation, inhabituelle, doit
faire rechercher une complication infectieuse, favorisée par la
FIBROSE INTERSTITIELLE DIFFUSE corticothérapie au long cours.
Parfois cause d'insuffisance respiratoire aiguë.
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124
JS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
COMPLEMENT SERIQUE ABAISSE AC ANTI-DNA NATIFS (DOUBLE BRIN) DANS 75% DES CAS
Lors des poussées, i! est consommé en présence de complexes immuns ANTICOR Les AC anti-DNA natifs sont le meilleur marqueur biologique de LED, les
ou d'une cryoglobulinémie. .ANTI-l plus spécifiques, surtout lors des poussées évolutives.
En dehors des poussées, il peut rester abaissé du fait d'un déficit - A rechercher par technique ELISA (de plus en plus souvent utilisée) ou
congénital partial ou complet en un facteur du complément (C2, surtout ; test radio-immunologique de Farr (taux > 20%).
C4, C1q, C1r, C/ls, plus rarement) qui prédispose à un LED précoce.
AC ANTI-DNA DENATURES (SIMPLE BRIN) DANS 90% DES CAS
Non spécifiques, ils se rencontrent également dans d'autres connectivités.
o
Uns cytopënie doit orienter vers un LED chez une femme jeune.
HEMOGRAMME
ANEMIE DANS 50% DES CAS
Anémie inflammatoire, accompagnant une VS élevée, le plus souvent.
Anémie hémolytique auto-immune à test de Coombs positif, liée à des
anticorps « chauds » IgG + complément, plus rarement (5% des cas).
Aspect périphérique en IF Aspect homogène en IF
LEUCOPENIE DANS 80% DES CAS
Liée, le plus souvent, à une lymphopénie par AC anti-lymphocytes. AC anti-DNA natifs AC anti-DNA dénaturés (natifs parfois)
Liée, plus rarement, à une neuîropénie par AC anti-polynucléaires. (ou AC anti-histones
ou AC anti-nuelèoprotéines)
THROMBOPENIE PERIPHERIQUE AVEC PURPURA
Fréquente, à diffèrentier du purpura thrombopénique [Link]. Aussi appelés AC anti-ECT (« extraits de cellules thymiques »), ils sont à
Parfois associée à une anémie hémolytique = syndrome d'Evans. ANTICORPS ANTI-
ANTIGENES rechercher par contre-immuno-électrophorèse, immunodiffusion ou ELISA.
NUCLEAIRES
SOLUBLES AC anti-Sm
ALLONGEMENT DU TCA non corrigé par l'addition de sérum du témoin. - AC anti-U1-RNP
BILAN DE Un anticoagulant circulant est, fréquemment retrouvé. - AC anti-SSA ou SSB
Anticorps anti-prothrombinase dans 20% des cas : très souvent - (ACanti-JO1)
COAGULATION
associé à la présence d'AC anti-phospholipides et. à des manifestations - (AC anti-Ku)
thrombotiques artérielles ou veineuses.
Anticorps anti-facteur VIII, beaucoup plus rare, dans 2% des cas : Aspect moucheté en IF
associé à des manifestations hémorragiques = hémophilie acquise.
AC ANTI-Sm
Spécifiques mais inconstants : 10% des cas (35% dans la race noire).
CREATINEMIE
FONCTION Recherche d'une insuffisance rénale. AC ANTl-RIBONUCLEOPROTEINE (ANTI-U1-RNP)
RENALE Positifs dans 40% des LED avec syndrome de Raynaud et myalgies, sans
nèphropathie (rappel : marqueurs du syndrome de Sharp).
Recherche de protèinurie et/ou d'hématurie
AC ANTI-SSA OU AC ANTI-RO CYTOPLASMIQUES
Positifs dans 30% des LED (rappel : 50% des Gougerot-Sjôgren primitifs).
Responsables de BAV congénitaux chez le nouveau-né de mère lupique.
3.4. BILAN IMMUNOLOGÎQUE
AC ANTI-SSB OU AC ANTI-LA CYTOPLASMIQUES
Les AC anti-nucléaires (AAN) sont constamment présents à un taux très Positifs dans 10% des LED (rappel : 50% des Gougerot-Sjôgren primitifs
élevé et leur négativité (2% des cas) doit faire reconsidérer le diagnostic. I et des Gougerot-Sjôgren secondaires).
ANTICORPS
Non spécifiques d'organe ni d'espèce, ils sont recherchés sur coupes de
ANTI-NUCLEAIRES
foie de rat ou cellules humaines Hep-2 par immunofluorescence indirecte.
Les aspects de fluorescence dépendent des différents antigènes. Ils reconnaissent les protéines basiques du noyau liées au DNA (histones
ANTICORPS H1.H2A, H2B, H3 et H4)
Ils ne sont pas spécifiques du LED, pouvant être positifs lors des
ANTI-HISTONES Ils peuvent être recherchés par double diffusion en gélose ou en ELISA.
connectivités et vascularites, de la PR et de nombreuses autres affections.
Ils s'observent dans 50% des LED (et 80% des LED induits).
Ils sont responsables des cellules LE dont la recherche n'est plus réalisée.
Positifs quand le titre est > 80 (> 1000 et souvent > 5000 dans le LED) ATTENTION REFLEXE o ANTICORPS ANTI-HISTONES
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LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
4. PIEGES DIAGNOSTIQUES
Spécifiques du LED, ils reconnaissent l'ADN natif et les histones associés Certaines pathologies ont de nombreux points communs avec le LED et il existe de nombreuses
ANTICORPS dans les nucléosomes et sont positifs dans 10% des LED avec AC anti- formes de chevauchement entre pathologies auto-imrnunes. L'association d'AC anti-nucléaires à des
ANTINUCLEOSOMES DNA natifs et AC anti-histones négatifs. signes systémiques ne suffit pas au diagnostic de LED.
Associés aux manifestations neuropsychiques et à l'exceptionnelle
hépatite lupique. 4.1. PATHOLOGIES
ANTICORPS Les AC antiphospholipides sont observés dans 40% des cas de LED. Terrain
ANTIPHOSPHOLiPIDES LUPUS INDUIT Moindre prédominance féminine que pour le LED et âge de début très variable.
Le lupus " induit " est un LED bénin iatrogène lié à certains médicaments.
FACTEUR Un AC anti-immunoglobuline est observé dans 20% des cas
RHUMATOIDEv
• Bêtabloquants : acébutolol....
La PBR permet d'évaluer l'atteinte rénale, facteur pronostique majeur.
Anti-épileptiques : diphénylhydantoïne ; carbamazépine.
INDICATION Elle est à pratiquer systématiquement, pour certains, seulement en cas Phénothiazines : chlorpropamide.
d'atteinte rénale, pour d'autres. Antibiotiques : isoniazide ; rninocycline.
Antihypertenseurs : alpha-méthyl-DOPA ; dihydralazine.
Anti-arythmiques : procaïne ; quinidiniques
Contrôle de la pression artérielle. Traitements de fond de la PR : D-Pénicillamine ; sels d'or ; sulfasalazine.
PRECAUTIONS Fonction rénale : créatininémie et clairance de la créatinine. Antithyroïdiens de synthèse : carbimazole ; benzylthiouracile ; PTU
- ECBU. Immunothérapies : interférons alpha et gamma ; anti-TNF alpha.
NFS - plaquettes : recherche d'une thrombopénie.
Bilan de coagulation (TP, TCA) : recherche d'un anticoagulant circulant.
Echographie : vérifier la présence de 2 reins (UIV en cas de doute).
Le tableau clinique est proche de celui d'un LED bénin :
S'assurer de la présence d'une carte de Groupe - Rhésus
Signes cutanés et articulaires prédominants avec les signes généraux.
Atteinte des séreuses évocatrice : pleurésie surtout, péricardite.
Absence d'atteinte viscérale, rénale ou neurologique.
ATTEINTE GLOMERULA1RE
RESULTATS Elle prédomine et constitue un index d'évolutivité de la maladie. Aux examens paracliniques :
Toutes les classes de néphropathie glomérulaire peuvent être observées
VS élevée et complément sérique rarement abaissé.
avec, en IF, des dépôts diffus d'immunoglobulines et de complément (C1q,
Anémie hémolytique, thrombopénie et AC antiphospholipides possibles.
C3) au sein des glomérules. AAN positifs (titre souvent élevé) sans AC anti-DNA natifs ni AC anti-Sm.
Présence d'AC anti-histones, très évocatrice (90% des cas).
CLASSE 1 Rein optiquement normal, sans dépôts en
"..',:•• ;.: . • • . immunofluorescence.
LESIONS VASCULAIRES SAPL Syndrome des anticorps antiphospholipides primaire ou secondaire (Cf. SAPL)
• ' -E-', '; Vascularite rénale
• . , . .....
+/- Thrombus vasculaires
POLYARTHRITE La sérologie rhumatoide peut être positive dans le LED et les AAN positifs
LESIONS INTERSTITIELLES RHUMATOIDE dans la PR.
Plus exceptionnellement retrouvées isolément. L'augmentation du complément et la négativité des AC anti-DNA et anti-Sm
1 sont les arguments essentiels contre le LED avec la positivité des anti-CCP.
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; FRYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
Polyarthralgies et éruption diffuse, altération de l'état général et fièvre LUTTE CONTRE LA PHOTOSENSIBILITE
MALADIEDË Eviter le soleil +/- antipaludéens ou caroténoïdes.
StlLLDE élevée.
L'ADULTE Péricardite et solénomégalie attirent l'attention.
L'hyperleucocytose est cependant constante et les AAN sont négatifs
REPOS PHYSIQUE ET PSYCHIQUE (ARRET DE TRAVAIL)
LED QUIESCENT
Les signes articulaires et cutanés, la fièvre, la splénomégalie, les signes OU PUREMENT ASPIRINE OU ANTI-INFLAMMATOIRES NON-STEROIDIENS
rénaux glotnérulaires peuvent évoquer un LED. ARTICULAIRE
ENDOCARDITE CORTICOTHERAPIE en cas d'échec : Cortancyl® (0.1 mg/Kg/J).
Un souffle valvulaire peut être perçu dans l'endocardite lupique.
Les AAN peuvent être positifs dans l'endocardite.
Les hémocultures, l'échocardiographie, les AC anti-DNA négatifs orientent. TRAITEMENT LOCAL
Infiltrations cortisoniques intra-articulaires et synoviorthèses (si nécessaire).
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LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE
CLINIQUE
HOSPITALISATION Hospitalisation indispensable, en USI dans les poussées suraiguës. SUIVI Etat général ; température ; poids ; pouls, pression artérielle ; diurèse.
Signes fonctionnels et physiques liés aux atteintes cutanées, articulaires
•':'•". ; . . . ' • "' ' ;":•' ' •; '"•'
ou viscérales.
TRAITEMENT D'ATTAQUE
CORTICOTHERAPIE - Prednisone (Cortancyl®) per os : 1 à 1 ,5 mg/Kg/J (3 à 4 cp à 20 mg/J) BIOLOGIE
Ou méthylprednisolone (Solumédrol®) : 3 bolus IV de 15 mg/Kg/J. Hémogramme, plaquettes.
- Après éviction d'un foyer infectieux, contrôle de l'ionogramme (kaliémie), - VS et CRP (dont l'élévation doit faire rechercher une infection).
de la tension artérielle et de l'ECG. Bilan rénal : urée, créatinine ; protéinurie, ECBU.
Complément sérique +++ : normal en dehors des poussées (sauf en cas
TRAITEMENT D'ENTRETIEN à dose progressivement réduite : de déficit congénital).
Sous contrôle clinique et biologique (VS, complément C3, C4 et CH50).
IMMUNOLOGIE
AAN : ils peuvent rester positifs en cas de rémission
Ils sont utiles dans les formes cortico-dépendantes ou cortico-résistantes. AC anti-DNA : ils se négativent le plus souvent en dehors des poussées.
IMMUNO
SUPPRESSEURS CYCLQPHOSPHAMIDE TRAITEMENT
Endoxan® : 2 à 4 mg/Kg/J per os ou 0,5 à 1 g/m2 en bolus tous les mois Observance et tolérance de la corticothérapie.
pendant 6 mois, espacés ensuite tous les 2 à 3 mois pendant 2 ans. Suivi ophtalmologique des anti-paludéens de synthèse.
Tolérance des immunosuppresseurs (atteinte vésicale pour l'Endoxan®).
METHOTREXATE
Novatrex8 : 7,5 à 15 mg/semaine per os ou IM.
Le LED évolue par poussées successives entrecoupées de rémissions.
Ou azathioprine (Imurel® : 2 à 4 mg/Kg/J per os) EVOLUTION
Ou chlorambucil (Chloraminophène* : 0,1 à 0,2 mg/Kg/J per os). GROSSESSE
Risque d'avortements spontanés 2 a 3 fois plus grand que dans la
population générale : il doit faire rechercher un SAPL.
PLASMAPHERESES En cas d'atteinte neurologique, rénale ou cutanée sévère. Facteur majeur de décompensation au cours du dernier trimestre et du
post-partum, surtout si le LED n'est pas stable et en cas de néphropathie.
Risque d'hypotrophie et prématurité accru, surtout en cas d'atteinte rénale.
TRAITEMENT DES Traitement symptomatique des complications viscérales, hématologiques... Risque de BAV congénital par myocardite fœtale (en cas de transfert
COMPLICATIONS d'anticorps anti-SSA ou anti-Ro de la mère lupique à son fœtus).
POUSSEES - REMISSIONS
5.4. TRAITEMENTS ASSOCIES Poussées déclenchées par un médicament, une infection, un stress
médical, chirurgical ou psychique, une exposition solaire.
Rémissions spontanées (rarement) ou induites par ie traitement.
Conseiller une contraception chez la femme en poussée en âge de procréer
EVOLUTION TRES VARIABLE D'UNE PATIENTE A L'AUTRE
CONTRACEPTION (risque de la grossesse dans les formes non contrôlées).
Formes sévères « systémiques », source d'invalidité et de mortalité accrue.
Formes frustes, cutanées ou articulaires (50% des LED), de bon pronostic.
CONSEILLEES
Contraception mécanique (préservatifs, diaphragmes...)
Anti-androgènes
Macro-progestatifs (hors AMM), préférables aux micro-progestatifs LE PRONOSTIC S'AMELIORE SOUS TRAITEMENT ET LA SURVIE A
PRONOSTIC 10 ANS EST AUJOURD'HUI SUPERIEURE A 80%.
CONTRE-INDIQUEES L'insuffisance rénale est la cause principale de décès (dans 20% des cas).
Les complications neurologiques et cardio-pulmonaires sont en cause dans
Stérilet : risque infectieux.
Contraceptifs oraux œstrogéniques : risque vasculaire.
10% des cas.
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132
SYNDROME DES ANTICORPS ANTIPHOSPHOLIPIDES
SYNDROME DES
A RETENIR o LE LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE ANTICORPS ANTIPHOSPHOLIPIDES
Femmes jeunes, grossesse.
Critères diagnostiques (d'après les critères de l'ACR) : LED si 4/11 « ANTI-DNA NATIF »
1. Ailes de papillons, rash malaire MOTS CLES
2. Nasopharynx : ulcérations buccales et nasopharyngées. Thrombose
3. Troubles immunologiques : Avortements
- AC anti-DNA natif AC anti-cardiolipine
- AC anti-Sm Anticoagulant circulant
- AC antiphospholipides : anti-cardiolipine de type IgM ou IgG à taux élevé, Allongement TCA
ou anticoagulant circulant ou sérologie syphilitique dissociée
4. Inflammation des séreuses : pleurésie ou péricardite 1. CLINIQUE
5. Discoïde lupus
6. Néphrologie : protéinurie > 0.5 g/24 h ou cylindres cellulaires Le syndrome des anticorps antiphospholipides ou SAPL est à rechercher devant des manifestations
7. Articulations : polyarthrite non érosive. thrombotiques, d'autant plus s'il s'agit d'un sujet jeune, sans facteur de risque.
8. Neurologie : convulsion ou psychose
9. Aggravation avec exposition solaire, photosensibilité
10. Troubles hématologiques : Thrombose veineuse récidivante des membres inférieurs.
- Anémie hémolytique avec hyper réticulocytose THROMBOSE Thrombose veineuse profonde de siège inhabituel :
- Ou Leucopénie (< 4000/mm ) au moins à 2 reprises VEINEUSE Membre supérieur.
- Ou Lymphopénie (< 1500/mm3) au moins à 2 reprises Veine cave inférieure.
- Ou Thrombopénie (< 100000/mm3) en l'absence de cause.
Veine porte, sus-hépatique, digestive, rénale ou pulmonaire.
11. ImmunoFluorescence : taux anormal d'AC anti-nucléaires
TOUJOURS RECHERCHER UNE CAUSE IATROGENE JT& POUR LES RHUMATOS =* SYNDROME DE SNEDDON
TRAITEMENT : variable selon l'importance de l'atteinte systémique. Livedo reticularis + infarctus cérébral
- CORTICOTHERAPIE++ II est associé à un SAPL dans 50% des cas.
- IMMUNOSUPPRESSEURS
- CONTRACEPTION ADAPTEE++
Thrombose rénale, surrénale, hépatique, osseuse ou rétinienne (plus rare}.
PRONOSTIC : en amélioration avec le traitement, survie à 10 ans > 80%.
L'atteinte rénale est de mauvais pronostic.
La corticothérapie au long cours est cependant responsable de nombreux décès par infection et Par ischémie placentaire.
atteinte vasculaire athéromateuse. AVORTEMENTS Au moins 3 pertes pré-embryonnaires ou embryonnaires (en l'absence de
PRECOCES ET cause anatomique, génétique ou hormonale).
EXEMPLE DE TABLEAU CLINIQUE « PIEGE » MORT FŒTALE Mort fœtale après 1 0 semaines d'aménorrhée sans anomalie documentée.
Signes articulaires et cutanés (vascularite) + Fièvre et altération de l'état général + Splénornégalie Perte d'au moins un enfant nouveau-né normal, après la délivrance, dans
+/- Signes rénaux glomérulaires, souffle cardiaque valvulaire, VS élevée avec latex - Waaler Rosé et un contexte de pré-éclampsie ou d'insuffisance placentaire sévère.
AAN positifs :
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SYNDROME DES ANTICORPS ANTIPHOSPHOLIPIDES
4. TRAITEMENT
2. PARACLIN1QUE
La présence d'un AC antiphospholipide doit être confirmée par au moins un des signes suivants.
En présence d'anticorps antiphospholipides sans manifestation clinique :
:••••'. ^ :
ALLONGEMENT L'allongement du TCA du malade, non corrigé par un plasma normal, est dû pr<!s . / . . Correction des facteurs de risque vasculaire : arrêt du tabac et des
DU TCA à un anticoagulant circulant antiprothrombinase (ou anticoagulant lupique). contraceptifs oraux.
1
j~€ ATTENTION REFLEXE <* TRAITEMENT PAR HEPARINE
3. ETIOLOGIES
TCA ininterprétable en cas d'anticoagulant circulant.
3.1. SAPL PRIMITIF IDIOPATHIQUE Surveillance par dosage de l'héparinémie ou mesure de l'activité anti-Xa
Surtout chez le sujet jeune.
L'enquête étiologique est indispensable.
CORTICOTHERAPIE
3.2. SAPL SECONDAIRE En cas de SAPL secondaire à un LED en poussée.
Le plus fréquent.
Après un premier accident thrombotique.
Les anticorps antiphospholipides sont positifs dans 40% des cas. PREVENTION
LED
SECONDAIRE TRAITEMENT AVK AU LONG COURS
INR à maintenir entre 2,5 et 3.
Gougerot- Sjôgren.
MALADIES Polyarthrite rhumatoïde. GROSSESSE
AUTO-IMMUNES Syndrome de Sharp. Prévention des avortements en cas de grossesse intra-utérine prouvée
Maladie de Horton... Aspirine à dose anti-agrégante (75 à 1 50 mg/J) jusqu'à la 36'S|E semaine
Héparine pendant la grossesse et jusqu'à 6 semaines après l'accouchement
à dose isocoagulante (ou hypocoagulante en cas de thrombose récente ou en
Hémopathie maligne relais des AVK).
NEOPLASIES Cancer solide.
CORTICOTHERAPIE
- Prednisone : 0,3 à 0,5 mg/Kg/J en cas de SAPL associé à un LED.
INFECTIEUSES
CAUSES RARES - Virales : VIH, VHB, VHC, EBV, Parvovirus B19.
Bactériennes : Lyme, tuberculose, salmonellose.
Parasitaires : paludisme, kala-azar.
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SYNDROME DES ANTICORPS ANTIPHOSPHOLIPIDES MALADIE DE HORTON & PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
MALADIE DE HORTON
ET PSEUDO-POLYARTHRSTE RHIZOIVIEIIQUE
PUISQU'ON EN 30
Les assurés reconnus, sur avis méd; Stte ntS m e 9rave 6 9Urant pas SUr
Artérite granulomateuse élastophagique à cellules géantes :
ou de plusieurs affections moins SÎ5*' ' " 'ISte SS ° maladies Granulome inflammatoire à lymphocytes T CD4 à médiation cellulaire.
continus d'une durée prévisible supé aves ' entratnant un ét?t Pathologique invalidant et nécessitant des soins
»1eure à 6 mois, sont aussi pris en charge à 100%. Présence de cellules géantes, avec fragmentation de la limitante élastique interne à leur contact.
Intense néo-angiogenèse dans l'adventice
* Par artériopathies chroniques, on entend toutes les a elntes Hyperplasie intimale avec thrombose au contact.
artères des membres inférieurs et « pariétales de l'aorte, des artères iliaques, des
représente la cause habituelle (av.j'65 artères viscéra|es, notamment rénales et mésentériques. L'athérorr.u
mais non exclusive des artériopathi<J*° développement progressif de sténoses et/ou dilatations anévrismales),
-!__- s (maladie de Horton, maladie de Takayashu, maladies de "système"...).
*;i. LA PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOŒLIQUE
I o RPR serait liée à une synovite à prédominance de macrophages et de lymphocytes T4.
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MALADIE DE HORTON & PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
CLINIQUE
- Amaurose transitoire fugace, uni ou bilatérale, surtout.
3. LA MALADIE DE HORTON Diplopie par atteinte des nerfs oculomoteurs.
Douleurs orbitaires, vision colorée ou scintillements (plus rarement).
3.1 DIAGNOSTIC CLINIQUE
BILAN OPHLTAMOLOGiQUE
Le bilan ophtalmologique avec FO et angiographie en apprécie le mécanisme
TERRAIN Patient âgé de plus de 50 ans Neuropathie optique ischémique antérieure aiguë (NOIAA) :
- C'est le mécanisme le plus fréquent : 75% des cas
- FOND D'ŒIL : papille hyperhémiée légèrement saillante, évoluant en
2-3 jours vers un aspect œdémateux et pâle voire crayeux et, en
CEPHALEE l'absence de traitement, vers une atrophie optique avec décoloration de
NOCTURNE la papille et excavation papillaire.
- ANGIOGRAPHIE : hypofluorescence de la papille.
Oblitération de l'artère centrale de la rétine (OACR) dans 20% des cas :
- FOND D'ŒIL : rétine œdémateuse et artères grêles, difficiles à distinguer
des veines.
Uni ou bilatérale, inflammatoire, insomniante, vive, tenace, rebelle aux - ANGIOGRAPHIE : retard à l'imprégnation des branches rétiniennes.
antalgiques usuels. Neuropathie optique rétro-bulbaire (NORB) dans 5% des cas :
Parfois accompagnée d'une sensibilité douloureuse du cuir chevelu au - FOND D'ŒIL normal.
coiffage (« signe du peigne »).
Avec induration de l'artère temporale et abolition du pouls à l'examen.
ATTEINTE
Les signes généraux sont fréquents et souvent, au premier plan : RESPIRATOIRE
Asthénie parfois majeure (constante). A SAVOIR o ATTEINTE RESPIRATOIRE DU HORTON
SIGNES
Amaigrissement lié à l'anorexie (très fréquent et évocateur).
GENERAUX Fièvre (rarement élevée) ou fébricule (dans plus de la moitié des cas). Pourtant présente dans 10% des cas, elle est souvent méconnue.
Des manifestations douloureuses sont fréquemment associées : Toux isolée, sèche, tenace, nocturne, par artérite pulmonaire.
Une pseudo-polyarthrite rhizomélique avec douleurs inflammatoires des Douleur pharyngée, enrouement et, rarement, pneumopathie ou pleurésie.
SIGNES ceintures scapulaire et pelvienne s'observe dans 50% des cas.
ARTICULAIRES
Une mono- ou une oligoarthrite périphériques sont plus rares.
ATTEINTE NEUROLOGIQUE centrale ou périphérique, plus rare :
ATTEINTE Accidents vasculaires cérébraux par artérite de la carotide interne.
INFLAMMATION DE LA CAROTIDE EXTERNE ET DE SES BRANCHES NEUROLOGIQUE Neuropathies périphériques (multinévrite par ischémie des vasa nervorum).
Claudication douloureuse de te mâchoire à la mastication, par artérite ' ' • " E T -; ' '"
SIGNES TROUBLES TPOUBL ES PSYCHIQUES
maxillaire (retrouvée à l'interrogatoire dans 30% des cas).
VASCULA1RES Céphalée occipitale, par artérite occipitale (nécrose du scalp très rarement). PSYCHIQUES Dépression, confusion, délire.
Nécrose de la langue, liée à une artérite linguale (exceptionnelle).
Douleurs de la face avec œdème localisé, liée à une artérite faciale.
ATTEINTE Elle reste exceptionnelle :
INFLAMMATION DE L'AORTE ET DE SES BRANCHES ENDOCRINIENNE Hypopituitarisme, SIADH ou diabète insipide.
Elle n'est pas rattachée d'emblée à une maladie de Horton chez un patient âgé :
Syndrome de l'arc aortique par aortite, non exceptionnel mais sous-
estime : anévrisme aortique, dissection aortique, insuffisance aortique. 3.2. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
Ischémie des membres inférieurs et surtout supérieurs.
Ischémie coronaire ou mésentérique, sous-estimée. I
CNDROMME
-AMMATOIRE
^ f\ ATTENTION REFLEXE <=> SYNDROME INFLAMMATOIRE
ATTEINTE
OCULAIRE ^ e. K ATTENTION REFLEXE •* URGENCE OPHTALMOLOGIQUE Le syndrome inflammatoire biologique est quasi-constant.
Une VS normale (2% des cas) doit faire remettre en cause le diagnostic
Si elle est exceptionnellement révélatrice, l'atteinte oculaire fait toute la gravite de maladie de Horton.
de la maladie du fait du risque élevé de bilatéralisation et de cécité
(irréversible lorsqu'elle est installée).
Elle impose la mise en route, en urgence, d'une corticothéranie.
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MALADIE DE HORTON & PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
MALADIE DE HORTON & PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZQyELIQUE
BILAN HEPATIQUE
AUTRES Une hépatite cholestatique est fréquente (60% des cas) :
Augmentation modérée et asymptomatique des phosphatases alcalines
sériques (2 fois la normale).
Recherche d'AC anti-mitochondriaux MI2 en cas de doute (pour éliminer A SAVOIR O CRITERES DIAGNOSTIQUES DE l'ACR POUR LA MALADIE DE HORTON
sç1 hilîpjrp nrirntHveV Le diagnostic de maladie de Horton nécessite la présence de 3 des 5 critères suivants :
Début de la maladie après 50 ans.
ANTICORPS ANTI-NUCLEAIRES Céphalées récentes.
Les AAN et le latex-Waaler Rosé sont le plus souvent négatifs. Sensibilité ou diminution des battements d'une artère temporale.
Les AC anti-cardiolipine, parfois élevés, seraient en fait secondaires a VS > 50 mm.
l'atteinte artérielle plus que directement pathogènes. Vascularite avec infiltrats lymphocytaires et polynucléaires, cellules géantes à la BAT.
COTE DE LA BIOPSIE
TECHNIQUE Guidé par les signes cliniques : douleurs ou signes inflammatoires locaux. BAISSE DE
Diminution ou abolition du pouls temporal. L'ACUITE
VISUELLE ^^i ATTENTION REFLEXE => BAISSE DE L'ACUITE VISUELLE
ECHO-DOPPLER DE L'ARTERE TEMPORALE Toute baisse brutale de l'acuité visuelle chez le sujet âgé doit faire
II est utile en l'absence de signes cliniques d'orientation, à la recherche d'un d'abord éliminer un Horton.
halo clair péri-artériel Les autres causes d'ophtalmoplégie ou de rétinopathie ne seront
i __ :
'Jîp'M itAcir* m l'anc! lita
Elle peut être négative sans exclure le diagnostic car l'atteinte est segmentaire
(30% des cas si la BAT est unilatérale, 10% des cas si elle est bilatérale).
ALTÉRATION Infection systémique (endocardite...) ou profonde.
DE L'ETAT
Cancer ou hémopathie.
GENERAL
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MALADIE DE HORTON S, PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
HYPERCORTICISME
AUTRES MALADIE DE TAKAYASHU
A évoquer chez une femme plus jeune devant un syndrome ischémique d'un Syndrome de Cushing iatrogène.
CAUSES membre supérieur avec altération de l'état général et VS élevée. Troubles métaboliques (favorisant l'athérogenèse) :
D'ARTERITE - Rétention sodée : HTA, insuffisance cardiaque.
TEMPORALE - Hypokaliémie et alcalose métabolique.
PERIARTERITE NOUEUSE
La biopsie cutanée ou neuro-musculaire révèle l'angéite nécrosante avec - Hyperglycémie, hyperlipémie, hyperuricérnie.
nécrose fibrinoïde sans cellules géantes.
IMMUNODEPRESSION
GRANULONIATOSE DE WEGENER Infections bactériennes :
Le syndrome pneumo-rénal et l'atteinte ORL orientent avec la positivité des Germes communautaires : Pneumocoque (intérêt de la vaccination !).
ANCA. La biopsie pulmonaire révèle la vascularite granulomateuse. Tuberculose
Staphylococcies.
AMYLOSE Infections parasitaires : anguillulose.
Les douleurs articulaires, l'infiltration hépatique ou spiénique orientent. La Infections virales (herpès, zona) ou rnycosiques (candidoses).
biopsie salivaire ou rectale montre l'infiltration amyloïde.
COMPLICATIONS DIGESTIVES
Ulcère, gastrite.
3.5. EVOLUTION COMPLICATIONS OCULAIRES
Cataracte, glaucome.
COMPLICATIONS PSYCHIQUES
Insomnie, agitation, euphorie.
- - ATTENTION REFLEXE 1 TEST THERAPEUTIQUE
L'efficacité rapide de la corticothérapie constitue un test thérapeutique. INSUFFISANCE SURRENALE AIGUË
Sevrage brutal du traitement.
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MALADIE DE HORTON S PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
4. LA PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
DIPHOSPHONATE
Actonel® 5 mg (1 cp/J en continu) 4.1. DIAGNOSTIC CLINIQUE
PREVENTION
ou Didronef 400 mg (1 cp/J, 14 jours tous les 3 mois).
PERTE OSSEUSE
Jn traitement anticoagulant ou anti-agrègant plaquettaire est souvent ATTEINTE PERIPHERIQUE DANS 15% DES CAS
iréconisé, en cas de : L'atteinte inflammatoire des mains, poignets et genoux, le plus souvent
TRAITEMENT
Signes visuels menaçants transitoire, amène à discuter une polyarthrite rhumatoïde ou une
ANTI-COAGULANT
D'anomalies du flux ophtalmique au doppler polyarthrite subaiguë œdémateuse du sujet âgé.
De manifestations préocclusives des gros troncs artériels (aorte,
coronaires)
De thrornbocytose liée à un syndrome inflammatoire majeur
De facteurs de risque cardiovasculaire.
4.2. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
I .' —l
Un traitement de fond est proposé en cas de cortico-résistance ou de cortico- CRP > 6 ug/ml
Elévation précoce de la C-réactive protéine.
CORTICO- dépendance :
Méthotrexate per os (Novatrex®) ou IM (Lédertrexate®) : 7.5 à 15 mg pa
RESÏSTANCE VITESSE DE SEDIMENTATION > 40 mm 1èr" heure (souvent > 60 mm)
semaine.
Ou hydroxychloroquine (Plaquénil®, cp 200 mg). 2 cp/J.
ANEMIE INFLAMMATOIRE +/- hyperleucocytose à l'hémogramme.
Ou cyclophosphamide et azathioprine (parfois proposés).
Ou traitement anti-TNF alpha (à l'étude). HYPERFIBRINEMIE
ELECTROPHORESE
Exonération du ticket modérateur et prise en charge à 100% au titre d
MESURES Hyper-alpha2 et hypergammaglobulinémie polyclonale.
PALD3Q N°3 : « Artériopathie chronique et évolutive (y compris coronarite
JCIEES avec manifestations cliniques ischèmiques »
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MALADIE DE HORTON & PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
DERMATO-POLYMYOSITE
BILAN HEPATIQUE îi iftsÀi • • • . ; ; • Les enzymes musculaires (transaminases, CPK, aldolases) sont normales
Une hépatite cholestatique asymptomatique est fréquente (20% des INFLAMMATOIRES dans la PPR.
AUTRES cas) avec augmentation modérée des phosphatases alcalines sériques. AVEC ATTEINTE L'EMG et la biopsie musculaire sont nécessaires au moindre doute.
PROXIMALEDU
ANTICORPS ANTI-NUCLEAIRES SUJET AGE POLYARTHRITE RHUMATOIDE
Les AAN, le latex-Waaler Rosé et les AC anti-CCP sont négatifs. Elle peut débuter par une atteinte des épaules chez le sujet âgé.
! La sérologie rhumatoïde est pratiquement toujours négative au début d'une
ENZYMES MUSCULAIRES PR et sa positivité ne doit pas faire conclure hâtivement à une PR car elle
Normales. peut être positive dans 8% des cas chez le sujet âgé normal.
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MALADIE DE HORTON 8, PSEUDO-POLYARTHRITE RHIZOMELIQUE
nn-POl YARTHRITERHIZOMËIIQUE
4.5. EVOLUTION
L'évolution de la maladie traitée est le plus souvent rapidement favorable.
A RETENIR => MALADIE DE HORTON ET RPR
MALADIE DE HORTON
ri ATTENTION REFLEXE <* TEST THERAPEUTIQUE
DIAGNOSTIC
La réponse rapide de la RPR à la corticothérapie est un test thérapeutique. 3 des 5 critères suivants selon l'ACR :
Début de la maladie après 50 ans.
Céphalées récentes.
Sensibilité ou diminution des battements d'une artère temporale.
L'amélioration de l'état général est spectaculaire (« miraculeux ») et le VS > 50 mm.
tableau douloureux rhizomélique régresse en quelques jours. Vascularite avec granulome inflammatoire lymphocytaire et cellules géantes à la BAT.
CLINIQUE La normalité de la VS, exceptionnelle (2% des cas), doit faire douter du diagnostic.
Les rechutes sont fréquentes, souvent liées à une décroissance trop
rapide des doses ou à une corticodépendance.
Une récidive est possible, des années après l'arrêt de la corticothérapie. BIOPSIE DE L'ARTERE TEMPORALE
Une fièvre isolée au long cours, une altération de l'état général, un syndrome inflammatoire
inexpliqué, une cholestase anictérique chez un sujet âgé doivent faire évoquer une maladie de
Horton et demander une BAT à la recherche de signes d'artérite :
La CRP se normalise très vite, en 3 à 4 semaines, avant la VS.
BIOLOGIQUE Granulome inflammatoire à prédominance lympho-plasmocytaire de la média.
Présence de cellules géantes.
Fragmentation de la limitante élastique interne au contact des cellules géantes.
COiylRLICÀTîONS | Les complications de la maladie traitée sont rares.
TRAITEMENT
ARTERITE TEMPORALE, rare après la mise en route du traitement.
Corticothérapie : traitement d'attaque à forte dose (0.7 mg/Kg/jour) puis traitement d'entretien.
Mesures associées à la corticothérapie.
Traitement anti-agrégant / anti-coagulant en cas de menace de thrombose.
1ATROGENIE DES Cf. Maladie de HORION - ALD 30.
CORTICOÏDES
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