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Correction 111314

Le document présente des exercices sur la théorie des ensembles, incluant des démonstrations d'égalités d'ensembles et des propriétés des coefficients binomiaux. Il aborde également des concepts tels que la formule de Pascal, la formule du binôme de Newton, et la démonstration par récurrence du nombre de sous-ensembles d'un ensemble. Enfin, il traite des sous-ensembles ayant un certain nombre d'éléments et établit des relations combinatoires.

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Correction 111314

Le document présente des exercices sur la théorie des ensembles, incluant des démonstrations d'égalités d'ensembles et des propriétés des coefficients binomiaux. Il aborde également des concepts tels que la formule de Pascal, la formule du binôme de Newton, et la démonstration par récurrence du nombre de sous-ensembles d'un ensemble. Enfin, il traite des sous-ensembles ayant un certain nombre d'éléments et établit des relations combinatoires.

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Langage mathématique – Planche 2 – Vocabulaire de la théorie des ensembles

Exercice 11
Soient A, B, C des sous-ensembles d’un ensemble E. Montrer les affirmations suivantes :
1. A ∪ B ∪ C = (A r B) ∪ (B r C) ∪ (C r A) ∪ (A ∩ B ∩ C).
Réponse. La façon la plus simple de montrer l’égalité est à l’aide d’une table de vérité (ici 1 signifie qu’un élément de
E appartient à l’ensemble considéré et 0 qu’il n’y appartient pas). On va noter D l’ensemble (A r B) ∪ (B r C) ∪ (C r
A) ∪ (A ∩ B ∩ C) :
A B C A∪B∪C ArB BrC C rA A∩B∩C D
1 1 1 1 0 0 0 1 1
1 1 0 1 0 1 0 0 1
1 0 1 1 1 0 0 0 1
1 0 0 1 1 0 0 0 1
0 1 1 1 0 0 1 0 1
0 1 0 1 0 1 0 0 1
0 0 1 1 0 0 1 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0 0
On constate que la colonne correspondant à A ∪ B ∪ C et celle correspondant à D coïncident, ce qui assure que les deux
ensembles sont le même.

2. Si A ∪ B ⊂ A ∪ C et A ∩ B ⊂ A ∩ C alors B ⊂ C. Que peut-on dire de l’autre implication réciproque ?


Réponse. Supposons A ∪ B ⊂ A ∪ C et A ∩ B ⊂ A ∩ C et montrons que B ⊂ C. Soit b ∈ B. On a deux possibilités :
b ∈ A ou b 6∈ A. Dans le premier cas on a b ∈ A ∩ B ⊂ A ∩ C ⊂ C. Dans le deuxième, puisque b ∈ A ∪ B ⊂ A ∪ C, on
voit b ∈ A ∪ C. Du fait que b 6∈ A on doit avoir b ∈ C.
La réciproque est aussi vraie : il suffit de considérer B ⊂ C et faire l’union et l’intersection avec A ce qui préserve
l’inclusion.

Exercice 13
n

Soient p, n ∈ N tels que p 6 n. Rappelons que le coefficient binomial p est défini par
 
n n!
:= .
p p!(n − p)!

Ce nombre a une interprétation importante : c’est le nombre des sous-ensembles à p éléments d’un ensemble à
n éléments. Démontrer, éventuellement par récurrence
1. (La formule de Pascal) : Pour tous p, n ∈ N tels que p + 1 6 n nous avons l’égalité :
     
n n n+1
+ = .
p p+1 p+1

Réponse. Il suffit de remplacer :


! !
n n n! n!
+ = + =
p p+1 p!(n − p)! (p + 1)!(n − (p + 1))!
!
n! (n + 1)! n+1
= [(p + 1) + (n − p)] = = .
(p + 1)!(n − p)! (p + 1)!((n + 1) − (p + 1))! p+1

2. (La formule itéréee de Pascal) :


n    
X k n+1
= .
p p+1
k=p
Pn
où n > p. En déduire une formule explicite pour la somme k=1 k p pour p ∈ {1, 2, 3}.
Pp k
= 1 = p+1
 
Réponse. On va raisonner par récurrence sur n > p. Si n = p on a . Supposons maintenant
Pn+1k=pk p Pn p+1
n + 1. k=p p = k=p kp + n+1
 
l’égalité vraie pour n > p et montrons qu’elle l’est aussi pour p
. Par hypothèse de
récurrence ceci est égal à n+1 + n+1 permet d’écrire : p+1 + p = p+1 = (n+1)+1
n+1 n+1 n+2
     
p+1 p
. La formule de Pascal p+1
.
Pour p = 1, la formule itérée de Pascal devient :
! n
! n
n+1 X k X
= = k1 .
2 1
k=1 k=1

1
Langage mathématique – Planche 2 – Vocabulaire de la théorie des ensembles

 Pn k(k−1) k(k−1)
Pour p = 2, la formule itérée de Pascal devient : n+1 = k=2 k2 = n
 P
3 k=2 P 2 . Puisque pour k = 1 2
= 0, on
peut écrire : 3 = 2 k=1 k − k. En développant et en utilisant l’égalité n
n+1 1 n 2
= n+1
 P 
k=1 k 2
, on obtient
n
X n(n + 1)(2n + 1)
k2 = .
6
k=1

Pn Pn k(k−1)(k−2)
Pour p = 3, la formule itérée de Pascal devient : n+1 k
 
4
= k=3 3 = k=3 6
. Puisque pour k = 1, 2
k(k−1)(k−2)
= 0 , on peut écrire : 4 = 6 k=1 k −3k +2k. En développant et en utilisant les égalités n
n+1 1 n 3 2 n+1
 P P 
k=1 k =
Pn6 2
et k=1 k2 = n(n+1)(2n+1)
6
, on obtient
n
X n2 (n + 1)2
k3 = .
4
k=1

3. (La formule du binôme de Newton) : Soient x, y ∈ R. Alors


n  
X n
∀n ∈ N, (x + y)n = xk y n−k .
k
k=0
Pn n
 Pn n

En déduire les identités : k=0 k = 2k , k=0 (−1)
k
k = 0.
P0 0
On va raisonner par récurrence. Pour n = 0 on a bien (x + y)0 = 1 =
 0 0
Réponse. k=0 k x y . Supposons
maintenant l’égalité
Pn vraie  k pour n et montrons qu’elle est vraie aussi pour n + 1. On a (x + y)n+1 = (x + y)(x +
n n n−k
y) = (x + y) k=0 k x y , où la deuxième égalité découle de l’hypothèse de récurrence. On développe et on a
Pn  k+1 n−k Pn
n
+ k=0 nk xk y n+1−k . En posant k = k + 1, la première somme devient n+1 n
 P  k n+1−k
k=0 k x y k=1 k−1 x y . On a
n n
alors (x + y)n+1 = n n+1 0 n k n+1−k n 0 n+1 n k n+1−k
 P   P 
x y + k=1 k−1  x y + x y + k=1 k x y . En réordonnat les termes on a :
 n 0 
(x + y)n+1 = n0 x0 y n+1 + n n n k n+1−k n n+1 0 n
P 
(
k=1 k−1 + n
)x y + n
x y . En utilisant la formule de Pascal et le fait que n
=
n
 n+1 n+1
 0 n+1 Pn n+1
 k n+1−k n+1
 n+1 0 Pn+1 n+1 k (n+1)−k
0
= 1 pour tout n on a : (x + y) = n+1
x y k=1 k
x y + n+1
x y = k=0 k
x y .
En prenant x = y = 1 dans la formule du binôme de Newton on obtient :
n
! n
!
n n
X n k n−k X n
2 = (1 + 1) = 1 1 = .
k k
k=0 k=0

En prenant x = −1 et y = 1 dans la formule du binôme de Newton on obtient :


n
! n
!
n
X n k n−k
X k n
0 = (−1 + 1) (−1) 1 = (−1) .
k k
k=0 k=0


4. (La formule du binôme de Vandermonde) : Soient m, n, p ∈ N tels que p 6 m + n. Alors
  p   
m+n X m n
= .
p k p−k
k=0

Dans cette égalité nous avons utilisé la convention suivante : si k > m on définit m m
 
k en posant k = 0.
Indication : Utiliser l’identité (1 + x)m (1 + x)n = (1 + x)m+n et la formule du binôme de Newton.
m n m+n
Réponse.P Comme
 suggéré
m m
on P (1 + x) (1 + x) = (1 + x)
 considère
n n n+m
. La formule du binôme de Newton donne alors
n+m
xi xj = xp . Il suffit alors de développer le produit :
P
l’égalité : i=0 i j=0 j p=0 p

p
n+m
! ! n+m ! ! n+m ! !
X p
X m n X p X m n X pX m n
x = x = x ,
p=0 i+j=p
i j p=0 i+j=p
i j p=0
k p−k
k=0
06i6m
06j6n

où l’on a posé k = i et j = p − i = p − k. En identifiants les coefficients du polynôme en x on a pour tout p 6 m + n


! p ! !
m+n X m n
= .
p k p−k
k=0

Exercice 14
1. Montrer par récurrence qu’un ensemble à n éléments possède 2n sous-ensembles.

2
Langage mathématique – Planche 2 – Vocabulaire de la théorie des ensembles

Réponse. On va raisonner par récurrence sur n. Si n = 0 l’ensemble est vide et il est son seul sous-ensemble. Montrons
maintenant que si un ensemble a n + 1 élements alors il a 2n+1 sous-ensembles si l’on suppose la propriété vraie pour
les ensembles avec n éléments. Un ensemble E avec n + 1 > 1 éléments contient au moins un élément x0 . Si A est
une partie de E ou bien elle contient x0 ou bien elle ne le contient pas. On peut alors considérer les sous-ensembles de
P(E) suivants : X = {A ⊂ E | x0 ∈ A} et Y {A ⊂ E | x0 6∈ A}. On a X ∩ Y = ∅ et X ∪ Y = P(E). Le nombre de
sous-ensembles de E sera alors égal à la somme du nombre des éléments de X et de Y . Observons maintenant qu’il y
a autant d’éléments dans X que dans Y . En effet pour tout A ∈ X, l’ensemble A ∪ {x0 } appartient à Y tandis que si
B ∈ Y alors B r {x0 } ∈ X. Par ailleurs si A, A0 ∈ X avec A 6= A0 alors A ∪ {x0 } =
6 A0 ∪ {x0 } et de même si B, B 0 ∈ Y
0 0
avec B 6= B alors B r {x0 } 6= B r {x0 }.
Il suffit maintenant de remarquer que X = P(E r {x0 }). Puisque E r {x0 } est un ensemble avec n éléments, on a que
X et Y on 2n éléments et E a 2 × 2n = 2n+1 sous-ensembles.
n

2. Montrer par récurrence qu’un ensemble à n éléments possède k sous-ensembles ayant k éléments, k =
Pn n
 n
0, . . . , n. En déduire l’égalité k=0 k = 2 .
Réponse. - Nous avions déjà fait la première partie de la question sur zoom (démonstration "combinatoire".)
- L’égalité dit simplement que P(E) est l’union disjointe des ensembles de parties de E avec k éléments, pour k de 0 à
n, nombre d’éléments de E.

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