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La famille est une institution sociale fondamentale qui évolue avec le temps et joue un rôle clé dans la transmission des valeurs et l'éducation des enfants. Elle se décline en différents types, notamment la famille traditionnelle et la famille moderne, chacune ayant ses avantages et inconvénients. La famille continue d'être un élément central dans le processus de socialisation, malgré les transformations sociétales récentes.

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La famille est une institution sociale fondamentale qui évolue avec le temps et joue un rôle clé dans la transmission des valeurs et l'éducation des enfants. Elle se décline en différents types, notamment la famille traditionnelle et la famille moderne, chacune ayant ses avantages et inconvénients. La famille continue d'être un élément central dans le processus de socialisation, malgré les transformations sociétales récentes.

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GENERALITES SUR LA FAMILLE :

Introduction :

La parenté occupe une place privilégiée dans le processus de la formation de la


structure familiale qu’est la cellule de base dans la constitution de la société. C’est un
domaine important dans études sociologiques.

La nature des liens qui unissent ses membres avec sa fonction éducative en fait le
principal lieu d’exercice et transmission des valeurs sociales. Ses fondements et ses
caractéristiques évoluent en fonction du temps.

Ceci résulte du fait que les premières sociétés étudiées par les sociologues étaient
fondées sur des groupes de familles et non des classes sociales. C’était la distinction
entre ces sociétés sans classes sociales, mais basées sur les institutions familiales.

I. Institution familiale :

La notion d’institution familiale renvoi au terme de famille et ses composantes.


L’individu ne vit pas seul. Il appartient à des groupes qui sont différents par leur taille
dont le plus important est la famille. La présence des enfants est l’élément le plus
significatif dans l’existence d’une famille.

1. Définition d’une institution familiale :

Véritable fait social qui s’est installé de façon durable et est devenu habituel, avec des
principes spécifiques, politico-social régit par des lois participantes à la formation, la
fondation et à l’organisation du corps social.

2. La notion de famille :

2.1. Etymologie du mot famille :

La famille, du latin familias qui forme l’ensemble des serviteurs, des esclaves,
habitants dans la maison du maître.
2.2. Définition de la famille :

La famille est l’ensemble des personnes vivant sous le même toit lié entre elles par le
lien du mariage, de parenté, de filiation ou exceptionnellement par l’adoption.

Elle peut être définie aussi comme un ensemble de personnes unies par les liens de
sang, ayant un ancêtre commun et formant un tout.

II. La famille, une réalité mouvante :

L’étude du groupe familial de sa formation, sa structure, son évolution, ses


fondements, ses caractéristiques, ses rapports avec l’ensemble de la société ne peuvent
pas échapper à l’observation sociologique.

Quelle que soit la diversité de ses formes ; si diverses qu’elles soient le contenu tourne
au tour des concepts biologiques et institutionnels ou culturels de la notion de parenté,
la constitue toujours un groupe social particulier, irréductible aux autres types de
groupement spontanés.

III. Les différents types de famille :

Il existe principalement deux (02) types de famille qui varient en fonction de leur
taille. Et le reste se trouve classés dans le domaine des aspects de la famille.

1. La famille traditionnelle :

Elle est encore appelée la famille élargie, regroupée ou étendue. Elle est désignée par
un tissu de relations à travers plusieurs générations (voir même jusqu’à quatre (04))
qui vivent ensemble dans la même communauté. Elle est composée entre autres des
grands parents (grand père et grand- mère), des parents (père et mère), des enfants
(filles et garçons), des tontons et des tentes, des cousins et cousines…

1.1. Les avantages :

Dans ce type de famille, les ressources humaines sont suffisantes. La socialisation est
facile tout comme la cohésion sociale. L’esprit de familiarité est grand, le climat de
solidarité, l’esprit d’entente et de cordialité, la communication et la joie de vivre
ensemble y sont aussi.
1.2. Les inconvénients :

Ici, on peut retenir la montée des tensions sociales et des difficultés dans l’éducation
des enfants ainsi que l’insuffisance des ressources économiques. Des insuffisances au
niveau de l’instance gouvernance de la politique familiale dû au surpeuplement qui
provoque l’exode rural et la pauvreté.

2. La famille moderne :

Elle est encore appelé nucléaire, individuelle, conjugale ou restreinte. Elle est le
modèle dominant aujourd’hui ; elle est composée du père, de la mère et les enfants qui
ne sont pas encore mariés vivant sous le même toit et autorité des parents.

2.1. Les avantages :

Dans ce type de famille, l’éducation des enfants est facile tout comme la gestion des
ressources économiques. On peut noter aussi le renforcement de l’amour familial,
l’entretien de la santé est facile, la paix familiale et le respect y sont aussi.

2.2. Les inconvénients :

Ici on retient l’insuffisance des ressources humaines, les crises d’affection dans le
cadre des parents travailleurs. L’intégration sociale de l’enfant est souvent difficile et il
peut y avoir aussi la perte de l’esprit de solidarité. Elle entraine l’individualisme.

IV. Les devoirs des membres de la famille :

Chaque membre de la famille a un rôle à jouer pour sa bonne marche ainsi que ce soit
dans le domaine de devoirs ou de droits.

1. Le père :

Il est le premier responsable de la famille. Il doit subvenir aux besoins de la famille


(nourritures, médicaments, habillements, logement, protection et sécurité…) par son
travail, il doit donner une bonne éducation à ses enfants.
2. La mère :

Elle doit être soucieuse de l’entretien de la famille, la bonne conduite pour l’éducation
des enfants. Elle doit surtout veiller sur les plus petits. La maman doit s’occuper du
nettoyage de la maison en la rendant propre accueillante sans oublier la cuisine. Elle
doit surtout se soumettre à son mari.

3. Les enfants :

Ils doivent respect, soumission, obéissance et considération aux parents. C’est-à-dire


prévenir leur volonté. Se soumettre et considérer les décisions familiales, faire des
travaux familiaux, avoir et l’aide aux parents.

V. Les droits des membres de la famille :

Tous individus vivant ensemble doivent se respecter réciproquement. Les principaux


droits qui sont : le droit à la vie, le droit à la nourriture, le droit à l’éducation, le droit à
l’habillement…

VI. Les fonctions de la famille :

La famille a trois fonctions essentielles à savoir : la fonction de procréation, la


fonction affective et de protection et la fonction de socialisation (ensemble des
mécanismes par lesquels les individus font l’apprentissage des rapports sociaux entre
les hommes et assimilent les valeurs, les normes et les croyances d’une société).

Au cours de la socialisation, la famille inculque à l’enfant les conduites à tenir en


différentes circonstances de la vie sociale, ce en quoi il faut croire ou ne pas croire, ce
qui est beau ou laid, estimable ou pas. Cette socialisation s’accompagne de sanctions
négatives(punitions) ou positives(récompenses).

La famille conserve une grande importance dans la reproduction sociale. Certes, le


temps n’est plus où la transmission d’un patrimoine économique (terre, entreprise),
permettait à nombre de familles de déterminer le destin social de leurs enfants. Dans
une société où le salariat domine et où le diplôme règne, la famille a une influence
moins forte et moins directe sur le devenir de ses descendants. Désormais, la famille
doit compter avec l’école, devenue une institution centrale des sociétés modernes.
 Elle a aussi deux autres fonctions :

La fonction économique de production et de consommation et fonction de gestion et


de transmission du patrimoine (Le patrimoine recouvre, selon la définition du
sociologue français Pierre Bourdieu : le capital culturel : la culture, les goûts, le style
de vie, le capital économique : habitation, meubles, terres, titres, le capital social : le
nom de famille tout d’abord, celui du père); les relations de la famille et le capital
symbolique : la réputation, la notoriété.

Selon Pierre Bourdieu, le capital « culturel, économique, social et symbolique » diffère


selon les individus et sa transmission détermine une “ inégalité des chances ” entre les
membres du groupe social.

Depuis la révolution industrielle, du fait de la diminution de la paysannerie et des


transformations économiques, la famille nucléaire a fini par s’imposer comme type
dominant de structure familiale. Les valeurs se sont transformées, l’individualisme
s’est développé. C’est la recherche du bonheur, plus que la survie du groupe (à la base
de la constitution du groupe familial d’autrefois) qui est devenue la valeur essentielle.

VII. Les aspects de la famille :

1. La famille souche :

Elle est regroupement de plusieurs générations au sein d’un même foyer avec un seul
couple à chaque génération au niveau de la chefferie rôle du patriarche.

Dans ce genre de famille, le père choisit le fils qui devient le chef de famille et les
autres doivent partir.

2. La famille monoparentale ou divisée :

La famille est monoparentale lorsqu’un seul parent (père ou mère) vit sous le toit que
les enfants.

3. La famille composée ou recomposée :

La famille est composée ou recomposée lorsqu’un parent (père ou mère) divorcé(e) se


remarie ou les parents mariés sont tous deux divorcés d’un premier mariage.
VIII. la famille dans le processus de la socialisation dans la société :

Longtemps, la famille fut l'un des principaux facteurs de socialisation dans la société.
En effet, elle contribue à l'acquisition des normes et des valeurs qui permettent à
l'individu de vivre en société. Cependant, cette société a connu des évolutions
marquées au cours de la deuxième moitié du XX ème siècle, le nombres de familles en
recomposition ou mono parentale qui ne cesse d'augmenter en est la parfaite
démonstration. Mais la famille, si elle s'est partiellement transformée, n'a pas disparu.
Certains affirment au contraire qu'elle demeure la cellule de base de la société.

La famille, que l'on peut définir comme un ensemble de personnes unies par des liens
de parenté est aujourd'hui en pleine mutation.

En effet, l'augmentation constante des divorces ou encore la chute du nombre de


mariage inquiète les sociologues et autres psychologue quant aux différents lien
éducatif sur les enfants.

La socialisation, c'est à dire l'apprentissage de la vie en société visant l'adaptation à


l'environnement social, par l'assimilation des normes, des valeurs, des structures
intellectuelles et culturelles a longtemps été l'un des principaux rôles de la famille.

On va donc s'intéresser à travers ce sujet à l'importance de la famille dans la


socialisation et de son évolution lors de ces dernières années. Dans un premier temps
nous vous parlerons donc de l'importance de la famille dans la socialisation avant de
nous intéresser à son évolution dans la deuxième moitié du XXème siècle.

IX. Caractéristiques de la famille :

1. Filiation et descendance :

L’enfant est issu d’un groupe qui va lui conférer protection et éducation, droit à un
statut transmis, insertion automatique dans un groupe solidaire, accès à des biens
utilisables au cours de sa croissance, Le nom qu’il reçoit, les soins qu’on lui dispense,
les moyens dont il dispose, l’héritage futur qu’il pourra escompter dépendent
étroitement de la nature de cette filiation.
Celle-ci est susceptible d’emprunter, à travers le temps et l’espace, quatre formes
principales: patrilinéarité, matrilinéarité, bilinéarité, filiation indifférenciée, dont la
première et la dernière sont les plus répandues et qui modèlent les rapports de parenté
de l’enfant avec les gens de sa famille. Certains ascendants et collatéraux sont ainsi
habilités à lui conférer une part de ces biens sociaux, économiques et même religieux,
d’autres, quoique tout aussi proches biologiquement, ne le peuvent pas.

D’autres formes s’avèrent exceptionnelles; elles méritent cependant d’être


mentionnées, du fait de la représentation spécifique de la famille qu’elle impose à
l’enfant. Les différents systèmes de filiation tantôt opposent liens de tendresse et liens
socialement efficaces de l’enfant avec les gens de sa parenté, tantôt les font coïncider.
Ils déterminent aussi soit l’équilibre, soit l’asymétrie dans les branches familiales,
maternelle et paternelle, et y sélectionnent parfois des individus, parfois une série de
personnes disposant de fonctions et de rôles spécifiques vis-à-vis du nouvel arrivant
dans la famille (Toulouse, 1987),

2. Filiation patrilinéaire :

Ce système de descendance se retrouve majoritairement au Moyen-Orient (Turquie,


Iran, Iraq, Arabie Saoudite, Yémen, etc.), en Afrique (Maghreb, régions sub-
sahariennes), dans la plupart des régions de l’Inde, en Asie de l’Est (Japon, l’essentiel
de la Chine, en Indonésie à Java, etc.). Il peut sembler familier aux lecteurs français,
mais, on le verra, n’est pas le sien. L’ensemble des droits et devoirs relatifs à l’enfant
revient à ses consanguins de la branche paternelle, donc, notamment, au père; mais
souvent, en régime de famille étendue, les membres d’une ou de plusieurs générations
ascendantes du lignage (groupe de personnes issues d’un ancêtre commun) assument
collectivement les responsabilités vis-à-vis du nouveau-né.

La mère et son propre groupe de parenté se voient assigner des rôles reconnus sur le
plan affectif, mais non sur le plan social : seul le groupe paternel octroie une légitimité
à l’enfant, pal’ le biais du nom, du droit à la résidence dans le groupe des agnats
(consanguins par les mâles), éventuellement d’un titre, d’une position dans la société.
L’absence de paternité revendiquée détermine l’inconfortable et quelquefois
douloureux statut de bâtard. En outre, le divorce implique pour la mère la remise du
jeune rejeton à son ex-conjoint ou à la famille de ce dernier, après le sevrage; elle ne
dispose pas de droit à la garde de celui-ci. Dès son plus jeune âge, l’enfant perçoit la
famille de sa mère comme.

3. Filiation matrilinéaire :

Numériquement moins important, ce système tend à dissocier les fonctions, de


géniteur et de père social. L’enfant identifie celui qui lui a donné le jour comme le
compagnon de sa mère; mais il doit respect et obéissance à qui veille à son éducation,
lui fournit les ressources nécessaires à l’existence, et dont il héritera essentiellement un
frère de la génitrice ou un grand-oncle utérin de son géniteur, l’enfant a peu à attendre,
matériellement, puisque ce dernier doit se consacrer aux enfants de sa propre sœur;
nulle prérogative sociale, nul héritage ne lui viendra jamais de l’auteur de ses jours, ou
des consanguins de ce dernier.

La branche paternelle de la famille d’un jeune individu a généralement peu


d’importance économique; en contrepartie, les membres de la parenté de sa mère
constituent le lieu central d’acquisition des biens et statuts utiles à son insertion
sociale. Dans l’archipel des Trobriandais, le géniteur apparaît à l’enfant comme une
sorte de baby-sitter, affectueux et gentil; en revanche, l’oncle maternel suscite la
crainte et le respect.

On retrouve ce système ailleurs en Océanie, mais aussi en Afrique dans la « ceinture


matrilinéaire » du centre de ce continent, comme dans l’Ouest côtier (lagunaires de
Côte-d’Ivoire, Ashanti du Ghana) ou de l’Est (Makhuwa du Mozambique); en Asie du
Sud-Est, on le signale au centre de Sumatra en Indonésie chez les Minangkabaus,
comme en Malaisie. En Amérique du Nord, on l’a constaté dans certaines réserves
(Haida, Tlingit).

Sur le plan des représentations de la fécondité et de l’attribution de l’hérédité de


l’enfant, souvent, l’homme n’est pas perçu comme procréateur. Au mieux, il « ouvre la
voie », l’acte sexuel étant censé faciliter ultérieurement l’accouchement, ou, chez les
Trobriandais, façonner l’enfant à la ressemblance de son père; mais il n’est pas censé
avoir déterminé sa venue. Ancêtres maternels et puissances révérées par cette branche
de la famille passent pour avoir suscité la formation du fœtus et assurent la protection
ordinaire de l’enfant.

4. Filiation cognatique ou indifférenciée :

Ce régime de dévolution des biens et statuts associe les deux branches de la famille de
l’enfant en leur assignant des fonctions identiques. Pour le jeune descendant, les
parents maternels et paternels sont autant de sources d’affection que de biens matériels
: il héritera de la même manière des grands-parents paternels et utérins, il entretient le
même type de relations affectueuses avec oncles et tantes du côté du père ou de la
mère. Repéré chez les Eskimo, les Hawaïens, les Ahmara d’Éthiopie, les Lozi de
Zambie, ce type de filiation maintient symétrie, égalité, voire analogie entre les
consanguins du père et de la mère.

Il est aussi celui des populations d’origine européenne en Amérique du Nord, de


l’Europe, donc, et de la France. On peut cependant lui trouver une légère accentuation
patrilinéaire dans notre pays. La filiation cognatique, respectueuse des lois de
l’hérédité, s’inspire. Dans notre civilisation, des conceptions d’Hippocrate et de Galien
pour lesquelles l’enfant est le fruit d’une combinaison des humeurs respectives de
l’homme et de la femme; elle propose une vision généralement équitable de
l’intervention de l’un et l’autre sexe dans la création du fœtus.

5. Filiation bilinéaire :

Ce type de régime familial est beaucoup plus rare; en effet, les deux portions de
famille d’où proviennent le père et la mère octroient chacune à l’enfant de caractères
différente et moins importante que celle de son père.

6. Filiations parallèles :

Dans un très petit nombre de sociétés, chez les Aïnu du Japon et les Apinayé du Brésil,
les hommes transmettent leurs biens à leurs fils et les femmes à leurs filles; les
hommes seraient alors soumis au régime patrilinéaire et les femmes à la matrilinéarité.
Ce type de descendance a cependant été contesté par beaucoup d’anthropologues,
estimant que dans ces deux cas, le régime majoritaire s’avère être celui de la
patrilinéarité, les femmes disposant de biens transmissibles d’usage et de valeur
inférieurs à ceux des hommes.

En outre, la spécificité initiale de ce système n’est pas démontrée : chez des


populations pratiquant des systèmes différents de filiation, il est habituel que les biens
personnels des défunts, souvent modestes mais à forte connotation affective et
symbolique, circulent ordinairement de père à fils (armes, outils, vêtements) et de mère
à fille (étoffes, ustensiles domestiques, parures), tantôt redoublant, tantôt s’opposant
aux formes prééminentes de successions locales.

7. Filiation alternée :

Chez les Mundugumor de Nouvelle-Guinée, l’ethnologue M. Mead (1935) a repéré un


processus rare: le garçon reçoit ses biens de sa mère et, devenu adulte ou lors de sa
mort, il les léguera à sa fille ; celle-ci les passera, ultérieurement, à sa descendance
masculine. Cette alternance se justifie par le fait que les couples de parents de même
sexe, père et fils, mère et fille, font l’objet d’une attente sociale d’hostilité et de rivalité
mutuelles. Le garçon n’a que méfiance vis-à-vis de son ascendant, contre lequel sa
mère l’a mis en garde. Même situation en miroir, pour la fille, hostile à celle qui l’a
mise au monde.

Quoique ce système filiatif n’ait pas été repéré ailleurs, il a l’avantage de mettre en
relief1a plasticité relationnelle de l’enfant vis-à-vis de ses proches consanguins ; il
démontre les capacités d’une culture à codifier des exclusions et des ruptures là où
d’autres sociétés ont au contraire exigé des liens d’une grande étroitesse.

8. Correctifs des filiations :

Ces régimes de transmission des biens familiaux dont on a souligné l’asymétrie due au
caractère unilinéaire de certains d’entre eux, sont susceptibles d’importantes
pondérations. Ainsi, chez les patrilinéaires, il est rare que la famille de la mère,
lorsqu’elle est bien située socialement, s’abstienne de jouer quelque rôle social ou
religieux concernant la position future de l’enfant; en outre, elle constitue parfois un
lieu d’accueil que celui-ci, malgré ses attaches patrilatérales prépondérantes, peut
perpétuer, et ultimement, ne jamais quitter.

Enfin, en cas de conflit grave entre un jeune individu et ses « pères », les parents
maternels (oncles et neveux) sont d’habituels intermédiaires sachant apaiser les
conflits par leur verbe, ou par l’organisation de rituels religieux.

Les régimes de filiation évoluent aussi. Depuis quelques décennies, chez les
matrilinéaires, si les garçons d’une province de Malaisie laissent à leurs sœurs
l’héritage des terres à riz pour la subsistance, ils revendiquent actuellement la propriété
des plantations d’hévéa, d’un bien meilleur rapport.

Et au Burkina, les Gouin-Tyerrna installés en ville tentent de faire de leurs fils et non
de leurs neveux les légataires de biens meubles qu’ils ont pu acquérir. Même dans un
contexte plus traditionnel, la seconde filiation, dite « résiduelle » ou « complémentaire
» prend en compte de manière perceptible le destin des rejetons d’un agnat chez les
matrilinéaires, ou celui du jeune consanguin de la mère chez les patrilinéaires.

Conclusion :

La famille a beau être aujourd'hui éclatée, dispersée et en crise, elle reste une structure
fondamentale de toutes les sociétés. À cet égard, un des paradoxes inattendus de la
crise économique aura été la revalorisation de la famille comme structure d'aide et de
soutien lors des études et de la rentrée des enfants dans le monde adulte.

Bibliographie :

Pierre Bourdieu : le capital culturel ;

M. Mead : « Mundugumor de Nouvelle-Guinée », (1935)

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