INTRODUCTION
L'agriculture est, de loin, l’industrie ayant la plus grande consommation d’eau. L'irrigation
des régions agricoles représente 70% de l'eau utilisée dans le monde entier. Dans plusieurs
pays en voie de développement, l'irrigation représente jusqu'à 95% de toutes les utilisations
d'eau. Toutefois L'effet de la qualité de l'eau d'irrigation sur les cultures est une
préoccupation des agronomes et des économistes chargés de la mise en valeur des
territoires des zones arides et semi-arides. Car l’eau joue un rôle important dans la
production de nourriture et la sécurité alimentaire.
C’est ainsi que les futures stratégies de développement agricole de la plupart de ces pays
dépendent de la possibilité de maintenir, d’améliorer et d’étendre l'agriculture irriguée.
Devant ce développement agricole et industriel d'une part, et la croissance démographique
d'autre part, les Ressources et potentialités agrobiologiques des sols sahariens
Communication poster besoins en eau au Sahara algérien ont augmenté d'une manière très
rapide. Ceci a conduit les gestionnaires des ressources en eau à prospecter et réaliser plus
de forages, de puits et d'ouvrages hydrauliques. Ce développement rapide a entraîné des
problèmes énormes ces dernières années, relatifs principalement à la remontée et
l'évacuation des eaux des nappes phréatiques, aux eaux d’assainissement, et à l'abaissement
de l'artésianisme des nappes profondes.
.2. Drainage et les eaux de drainage agricoles
Le drainage selon le (FAO, 1984), est une technique visant à éliminer naturellement
ou artificiellement les excès d'eau souterraine et de surface ainsi que les sels dissous
dans les terres afin d'améliorer la production agricole. Dans le cas du drainage naturel,
l'excès d'eaun se déplace des champs vers les lacs, marécages, fleuves et rivières.
Dans
un système artificiel, l'excès d'eau souterraine ou de surface est évacué par des
canalisations souterraines ou de surface. Les objectifs du drainage incluent :
Évacuer l'excès d'eau de pluie par les drains de surface, qui recueillent
principalement l'écoulement de surface;
Gérer le niveau d'eau souterraine et éliminer les sels dans la zone racinaire;
Déplacer l'eau collectée des canaux secondaires vers le canal principal;
Acheminer l'eau depuis les collecteurs jusqu'à l'exutoire du système ou au site
d'évacuation
Critères d’évaluation de la qualité des eaux d’irrigation :
Selon (Couture & Montérégie-Est, 2004),les principaux critères
d’évaluation de la qualité d’une eau destinée à l’irrigation sont :
Salinité: contenu totales en sels solubles;
Sodium: proportion relative des cations sodium (Na+ ) par rapport aux
autres;
Alcalinité et dureté: concentration d’anions carbonate (CO3 2- ) et
bicarbonate (HCO3 - ) en relation avec la concentration en calcium (Ca2+) et en
magnésium (Mg2+);
Concentration en éléments qui peuvent être toxiques;
pH: de l’eau d’irrigation.
. Norme de la qualité de l’eau d’irrigation
La qualité de l'eau destinée à la réutilisation des eaux usées agricoles est évaluée à
travers des critères, des directives et des normes établis. Les critères de qualité de
l'eau découlent d'analyses scientifiques sur la capacité de l'eau à être utilisée à des fins
spécifiques. En 1973, l'OMS a publié pour la première fois des directives pour la
réutilisation des eaux usées à des fins d'irrigation, établissant ainsi une norme
internationale. Cependant, des débats ont surgi quant à la validité des directives de
l'OMS, notamment en ce qui concerne les normes microbiologiques pour l'irrigation
non restreinte. Ces normes étaient basées sur des études menées dans des pays en
développement, où une grande partie de la population avait développé une immunité
contre les infections entériques. En réponse, (OMS, 2006) l'OMS a recommandé de
nouvelles directives en 2006 pour l'irrigation avec des eaux usées, tenant compte du
risque pour la santé humaine à travers des études épidémiologiques et l'évaluation
quantitative des risques microbiens (EQRM). Ces nouvelles directives proposent des
limites microbiennes différentes selon la méthode d'irrigation et le type de culture,
prenant également en considération les mesures d'atténuation des risques tout au long
du processus de production agricole de l'irrigation au nettoyage avant la
consommation - pour déterminer les limites acceptables de micro-organismes (Jeong
et al., 2016)(Fig.07).
A base des spécifications de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO), résumées dans le tab.05.
Tab.05 : Lignes directrices pour l'interprétation de la qualité de l'eau pour l'irrigation
(Ayers & Westcot, 1994)
. La qualité de l’eau d’irrigation
La concentration et la composition des sels dissous dans l'eau sont des facteurs
déterminants de sa qualité pour divers usages, tels que la consommation humaine et
animale ainsi que l'irrigation des cultures. Par conséquent, la qualité de l'eau revêt une
grande importance pour garantir une utilisation durable de l'eau en agriculture
irriguée, surtout lorsque la salinité risque de devenir un problème dans une zone
agricole irriguée (Zaman et al., 2018).Il est essentiel de vérifier la qualité de l'eau
disponible afin de garantir sa pertinence avant toute utilisation. En effet, l'utilisation
d'une eau de qualité médiocre pour l'irrigation peut entraîner divers problèmes du sol,
tels que la salinité, la sodicité, l'alcalinité, la toxicité et des altérations du taux
d'infiltration de l'eau.
II.4. Les paramètres globaux de la qualité de l’eau :
I.4.1. Les paramètres physico-chimiques :
II.4.3. Les paramètres microbiologiques
II.4. 3.1. Coliformes totaux
Les coliformes totaux sont souvent utilisés comme indicateurs de la qualité
microbiologique de l'eau en raison de leur lien indirect avec la contamination fécale.
Ces bactéries, ayant une forme de bâtonnet, peuvent être aérobies ou anaérobies
facultatives. La plupart des espèces appartiennent à des genres non pathogènes et ne
présentent généralement pas de risques directs pour la santé, à l'exception de quelques
souches d'Escherichia coli (E. coli) et de rares bactéries opportunistes pathogènes
(Chevalier, 2003).
II.4.3.2. Coliformes fécaux
Les coliformes fécaux, également appelés coliformes thermotolérants, sont des
coliformes qui conservent les mêmes caractéristiques que les coliformes après
incubation à une température de 44 °C (Edberg et al., 2000). Escherichia coli est
considéré comme l'un des indicateurs les plus spécifiques de la
contamination fécale. Le terme "Escherichia coli présumé" désigne les coliformes
thermotolérants qui, à 44 °C, produisent de l'indole à partir du tryptophane et
présentent des caractéristiques biochimiques propres à cette espèce (Bourgeois et al.,
1996).
II.4.3.3. Streptocoques fécaux
Ils sont généralement considérés comme des indicateurs généraux de la pollution
fécale. Ce sont des bactéries Gram positif, qui se regroupent en chaînettes, sont
anaérobies facultatifs, négatives pour la catalase et immobiles (Bourgois et al., 1996