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GPM 2eme Edition 1erec

Cet ouvrage est le résultat du travail collectif des enseignants du groupe WhatsApp 'Grandprofs de maths' et vise à soutenir l'enseignement des mathématiques au Cameroun. La deuxième édition, conforme au nouveau programme, est le fruit de plusieurs mois de collaboration et d'efforts de nombreux enseignants. Les documents sont destinés à l'usage exclusif des enseignants et toute utilisation à but lucratif est interdite.

Transféré par

Joel Weber
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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GPM 2eme Edition 1erec

Cet ouvrage est le résultat du travail collectif des enseignants du groupe WhatsApp 'Grandprofs de maths' et vise à soutenir l'enseignement des mathématiques au Cameroun. La deuxième édition, conforme au nouveau programme, est le fruit de plusieurs mois de collaboration et d'efforts de nombreux enseignants. Les documents sont destinés à l'usage exclusif des enseignants et toute utilisation à but lucratif est interdite.

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Avant-propos

Cet ouvrage est l’œuvre des enseignants du groupe


WhatsApp dénommé « Grandprofs de maths(GPM) ». Ce groupe
a vu le jour le 12-05-2017. Cette collection est la mise en pratique
de l’un de ses objectifs majeurs. Rendu à sa deuxième édition,
c’est le fruit de près de trois mois de travail organisé par les
administrateurs dans des sous-groupes (13 ateliers).
Destinés exclusivement à l’usage de l’enseignant, les
documents de cette collection n’ont pas la prétention de
remplacer les livres inscrits au programme par la haute
hiérarchie, encore moins le cours de l’enseignant. Il vient juste
en appuis à ces documents. Dans le fond et la forme, chaque
chapitre de cette collection est conforme au nouveau
programme et respecte la structure de l’APC pour les classes de
la 6ème en première.
Cette deuxième édition doit son succès à un groupe
d’enseignants de mathématiques exerçant dans toutes les
régions du Cameroun. Une mention spéciale est à décerner aux
administrateurs qui ont travaillé inlassablement pour mener le
projet à bon port. Il s’agit de : M. Guela Kamdem Pierre , M. Pouokam
Léopold Lucien , M. Tachago Wabo Wilfried Anderson et le fondateur
du groupe M. Ntakendo Emmanuel. A ce dernier, nous devons
toutes les couvertures de cette deuxième édition. Un coup de
chapeau est à donner à certains enseignants qui ont fait de la
réussite de ce projet, un objectif à atteindre pendant les
vacances : ce sont les chefs d’ateliers. Nous avons M. Siyapdje
Henri (6ème), [Link] Fogang (5ème), [Link] Nivel (4ème),
[Link] Tchouan (3ème), M. Simplice Dongmo (2ndeA4), M. Guela
Kamdem Pierre (2ndeC), M. Tachago Wabo Wilfried Anderson (1èreA4), M.
Nguefo Takongmo (1èreC), M. Jidas Tchouan (1èreD-TI), M. Bayiha
André Ghislain (TleA4), M. Ouafeu Tokam Guy Paulin (Tle C) et M.
Nganmeni Konguep Hervé Battiston (Tle D-TI). Nous ne saurons
terminer sans féliciter tous les acteurs principaux, ceux-là qui ont
cru en ce projet et y ont consacré leur précieux temps non
seulement dans la réalisation d’au moins l’un des 164 chapitres
du projet mais aussi pour les critiques constructives qui ont
permis d’optimiser la qualité des cours réalisés.
La perfection étant utopique, nous avons l’intime
conviction et le ferme espoir que des éventuelles coquilles que
pourrait contenir chacun des documents de cette collection
rencontreront l’indulgente compréhension des utilisateurs. Pour
ainsi dire, nous serons ouverts aux suggestions et critiques
constructives.
Tous les enseignants voulant intégrer ce groupe
WhatsApp ou désirant prendre part à la 3ème édition qui
débutera en Mai 2020 sont priés bien vouloir écrire à l’un des
administrateurs ci-dessous : M. Guela Kamdem Pierre (697 473 953 /
678 009 612), M. Pouokam Léopold Lucien (696 090 236/
651 993 749), M. Tachago Wabo Wilfried Anderson (699 494 671) et
M. Ntakendo Emmanuel (676 519 464).

NB : toute utilisation d’un document de cette collection


à but lucratif est formellement proscrite.
Projet Grandprofs de math(GPM)
2èmeédition
Atelier 1èreC
Table des matières
1- Polynômes Équations-inéquations dans IR page 6 - 19
Tchio Serge, Lycée bilingue de Bokito et Collège Polyvalent Saint
Augustin de ngousso 676273940/699046143
2- Equations et inéquations à deux et trois inconnu, page 20 - 24
Saah Serge, Lycée moderne de Nkozoa, 676466047
3- Géométrie analytique du plan, page 25 - 32
Mba Wafo Alexandre, 679 44 66 55 Lycée Technique d'Edéa
4- Barycentres-lignes de niveau page 33 - 40
5- Espaces vectoriels réels page 41 - 51
Nguefo Takongmo Amour , Lycée d'Abondo, 679985838 (Chef d’atelier)
6- Applications linéaires et matrices page 52 - 65
Awono Messie Thierry Nathanael, Lycée Classique d'Edéa, 697263845 et
Nguefo Takongmo Amour , Lycée d'Abondo, 679985838
7- Généralités sur les fonctions page 66 - 76
Kounga Tagne Guy , Lycée bilingue de Santchou, 696945469
8- Applications page 77 - 82
Pougnong Kendieng Valentin, Enseignant au lycée de Koundoumbain,
676835055
9- Limites et continuité page 83 - 91
Siryle Geufo, lycée classique et moderne de Ngaoundéré,
671 97 39 55/697 37 33 22
10- Dérivations. Page 92 - 104
Deh Nkengni Rigobert, Lycée de MENGUEME/Collège IPONI,
679767867
11- Représentation graphique de fonctions, page 105 - 115
Ngnazoke Wassain Armand,Lycée Bilingue de Bocklé.697818473.
12- Dénombrements page 116 - 124
Efouba Ekassi Rucene, Lycée bilingue SIN foumban, 655717553
13- Trigonométrie page 125 - 135
Sayou Lynda epse koloupe, Lycée de ZENMEH, 699668756
14- Nombres complexes page 136 - 146
Pouokam Léopold Lucien, Lycée Technique de Ndom, 651993749
15- Transformations du plan page 147 - 162
Efouba Ekassi Rucene, Lycée bilingue SIN Foumban, 655717553
16- Orthogonalité dans l'espace. Page 163 - 166
Nde Tchiffo Bruno, Lycée bilingue de Bonassama /lycée bilingue de
Bobongo Petit-paris, 675309442
17- Géométrie analytique de l'espace page 167- 174
Mimche Chouaibou, LYCEE BILINGUE DE LOMIE, 697502986
18- Sphère page 175 - 178
Hiong Joseph, Lycée Bilingue de Kourom,697551742
19- Statistiques, page 179 - 183
Feudjio Alexis Patrice, Lycée d'Odza
20- Suites numeriques page 184 - 187
Gouabou Motsebo Eric Florent, Lycée Bilingue d'Ebone
696607620 / 679123512
21- Arcs capables page 188 - 193
Nguefo Takongmo Amour, Lycée d'Abondo, 679985838
22- Graphes page 194 - 198
Mba Wafo Alexandre, 679 44 66 55 Lycée Technique d'Edéa
MODULE 21 : RELATIONS FONDAMENTALES DANS L’ENSEMBLE DES NOMBRES REELS

CHAPITRE 1 : EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS

MOTIVATION : Nous sommes confrontés dans notre vie quotidienne à résoudre des problèmes
de partage, de répartitions de superficies, d’intérêts, de rabais ou de hausse, d’optimisation et
bien d’autres. Le présent chapitre s’en va nous donner des outils mathématiques nécessaires
pour mieux appréhender ce type de problèmes.

LECON1 : POLYNOMES
Pré requis
 Reconnaitre une expression littérale.
 Opérer des sommes algébriques sur des expressions littérales.
 Développer, réduire voire ordonner une expression littérale.
 Déterminer la condition d’existence d’un quotient.
Situation problème

Objectifs pédagogiques :
 Savoir reconnaitre un polynôme
 Déterminer une racine évidente d’un polynôme et en reconnaitre une.
 Effectuer une identification des coefficients ou une division euclidienne
 Opérer des sommes, des produits et des quotients de polynômes.
I. Notion de polynômes à coefficients réels.
1. Résumé
Soit et .
 Toute expression littérale de la forme est appelée monôme en et de degré .
 On appelle polynôme, une somme algébrique de plusieurs monômes.
 Le degré d’un polynôme correspond à celui de son monôme de plus haut degré.
 Un polynôme à une indéterminée et de degré est donc toute expression de la forme :
où est l’indéterminée et
( ) sont les coefficients du polynôme.
Les polynômes en sont généralement notés
2. Exemples
 est un polynôme de degré .
 , sont des polynômes de degré nul.
3. Remarques
 Un monôme est un polynôme.
 0 est un polynôme appelé polynôme nul, il n’a pas de degré.
 Les coefficients d’un polynôme donné sont uniques.
4. Egalités de deux polynômes
Soit et deux polynômes. On dit que les polynômes

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 1

Page6
et sont égaux lorsque pour tout , c’est-à-dire

a) Exercice d’application
On donne . Déterminer les réels et tels que
.
b) Remarque
Cette méthode est appelée méthode par indentification des coefficients.
5. Division euclidienne
Résumé :
a) Racines d’un polynôme.
On appelle racine d’un polynôme P tout réel tel que .
Exemple :
En considérant le polynôme défini par ,
on a . Donc 2 est une racine de P.
Exercice d’application :
Montrer dans chacun des cas suivants que est racine de P

b) Division euclidienne.
Soit P un polynôme de degré ( ) admettant comme racine. Il existe un polynôme Q de
degré tel que pour tout réel .
NB : le polynôme Q est généralement obtenu en divisant P(x) par x ou en
effectuant une identification.
Exemple :
Le professeur choisira des exemples à sa convenance et insistera sur la méthode.
Exercice d’application :
Dans chacun des cas suivants, déterminer les réels a, b et c :

II. Opérations sur les polynômes


1) Somme algébrique
a) Résumé :
Faire la somme de deux polynômes revient à regrouper les coefficients de mêmes degrés.
La somme de deux polynômes P et Q est un polynôme, on le note P+Q.
b) Exemple
En Considérant et , on a :

2) Produit de deux polynômes


a) Résumé :
Pour opérer le produit de deux polynômes, on utilise les techniques de développement et de
réductions. Le produit de deux polynômes P et Q est un polynôme, on le note PQ.
b) Exemple
Soit et
POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 2

Page7
On a .
c) Remarque
En général d°(P+Q) d°P + d°Q, de même d°PQ d°P d°Q
3) Quotient de deux polynômes
a) Résumé :
Le quotient de deux polynômes et noté n’existe que lorsque est un polynôme non nul.
En d’autres termes, existe si et seulement si . Le quotient de deux polynômes
(lorsqu’il existe) est appelé fraction rationnelle.
b) Exemple
Soit une fraction rationnelle. existe si et seulement si , c’est-à-
dire, et . De plus, pour , : On dit qu’on a simplifié
la fraction R.
c) Exercice d’application
Dans chacun des cas suivants donner la condition d’existence de et simplifier la.
(On pourra remarquer que 1 est racine du
numérateur).

LECON2 : EQUATIONS DU SECOND DEGRE DANS IR


Pré-requis :
 Forme canonique.
 Résoudre des équations du premier degré dans .
 Factoriser/résoudre des équations en utilisant la forme canonique.
Objectifs pédagogiques :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
 Résoudre une équation du second degré
 Résoudre un problème faisant intervenir une équation du second degré.
Situation de vie :

Un designer désire réaliser un logo pour une entreprise. Ce logo a la forme de la partie
blanche de la figure ci-dessus situé à l’intérieur du demi-disque de diamètre [BC] et à
l’extérieur des demi-disques de diamètres [CM] et [MB]. M étant un point quelconque de [BC].
On donne BC = 10 et on pose x = CM. Le designer doit faire en sorte que l’aire de la partie
blanche soit égale à la moitié de l’aire du demi-disque de diamètre [BC].
Comment doit-il positionner le point M ?
POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 3

Page8
I. TRINOMES DU SECOND DEGRE
Activité :
On considère le polynôme défini par .
1. Discuter suivant les valeurs de a, b et c le degré du polynôme .
2. On suppose pour la suite que est de degré 2.
a) Rappeler la formule donnant la forme canonique de .
b) On pose . Réécrire cette forme canonique.
c) A quelles conditions sur , est il factorisable ? Dans chacun de ces cas donner si
possible les solutions de l’équation .

1. Résumé :
a) On appelle trinôme du second degré ou polynôme du second degré tout polynôme de la
forme où a, b et c sont des constantes réelles avec .
2. Exemple
 est un polynôme du second degré (a=2, b=-3 et c=1).
 est un trinôme du second degré (a=-4, b=0 et c=5).
3. Vocabulaire
 La courbe représentative d’un polynôme du second degré est appelée parabole.
b) La forme canonique de est + . On pose . La

forme canonique devient alors + . On peut par la suite distinguer les cas
suivants :
 Dans ce cas, et par conséquent + n’est pas
factorisable (car somme de deux carrés).
 Dans ce cas, + + Il est donc factorisable
comme différence de deux carrés.
 Dans ce cas, + + qui est déjà sous la forme
factorisée.
Conclusion le trinôme est factorisable si et seulement si .

II. RESOLUTION D’EQUATIONS DU SECOND DEGRE


Activité :
On donne les trinômes du second degré suivants :

1. Donner la forme canonique de chacun de ces polynômes.


2. Ces polynômes sont-ils factorisables ?
3. Résoudre dans chacune des équations suivantes , et
Résumé:
1. Définition :
On appelle équation du second degré toute équation de la forme où a, b et c
sont des nombres réels avec .
Le nombre réel est appelé discriminant du trinôme .

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 4

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2. Vocabulaire :
On appelle racine(s) du trinôme du second degré les solutions lorsqu’elles
existent de l’équation .
3. Résolution de l’équation
Pour résoudre l’équation on procède comme suit :
 On calcule le discriminant
 Trois cas sont alors à distinguer ( ), que l’on peut résumer dans le
tableau ci-dessous :

Admet deux
racines réelles
distinctes et Admet une
. racine double N’admet pas de
et racines

Forme factorisée N’admet pas de


factorisation
Remarque
Dans la factorisation du trinôme, ne pas oublier le ‘’a’’
Astuce
Pour résoudre l’équation on peut suivre les étapes suivantes :
 Lire a, b et c.
 Calculer .
 Suivant le signe de , déterminer les solutions.
Exemple
Soit à résoudre l’équation
On a, , et . .
étant strictement positif, l’équation admet donc deux solutions :
et Ainsi
Exercice d’application
Résoudre dans , chacune des équations suivantes et donner la forme factorisée des
polynômes associés à chacune de ces équations :

Remarques
R1 : Lorsqu’on vous demande résoudre une équation sans préciser l’ensemble de résolution
alors faites le dans l’ensemble .
R2 : Lorsque les réels et c sont de signes contraires, l’équation possède toujours au moins
une solution.
R3 : On n’est pas toujours obligé de calculer le discriminant lorsqu’on veut résoudre une
équation du second degré, une simple factorisation suffit le plus souvent :
Exemples
R4 : Lorsque est pair, on pose et alors les résultats précédents deviennent :

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 5

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Admet deux
racines réelles
distinctes et Admet une
. racine double N’admet pas de
et racines

Forme factorisée N’admet pas de


factorisation
est appelé discriminant réduit du trinôme .
Exemple et
Vous remarquerez la rapidité avec laquelle on obtient ces résultats.

III. AUTRES EQUATIONS DU SECOND DEGRE


Exercice d’application n°1
1) Vérifier que
2) Résoudre dans , l’équation
Exercice d’application n°2
Résoudre dans chacune des équations suivantes :

IV. PROBLEMES CONDUISANT AUX EQUATIONS DU SECOND DEGRE


Problème 1 :
Une marchandise qui coutait 51840 FCFA subit deux réductions de x% puis est vendue au
prix de 36000 FCFA. Déterminer la valeur de x.
Problème 2 :
Un commerçant achète actions dans une banque A à 600 000Fcfa. Dans une autre banque B

il aurait pu acheter avec la même somme 100 actions en moins mais chaque action se verrait

alors augmenter de 3000Fcfa. Déterminer le nombre d’actions vendues et le prix d’une

action.

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 6

Page11
LECON3 : INEQUATIONS DU SECOND DEGRE DANS IR
Pré-requis :
 Résoudre une inéquation du premier degré
 Résoudre une équation du second degré
Objectifs pédagogiques :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
 Résoudre une inéquation du second degré
 Résoudre un problème d’optimisation
Situation de vie :
Un berger veut disposer de 200 m de grillage pour sa clôture en forme de rectangle. On note x la
longueur en mètre de cette clôture. On désigne par (x) l’aire en fonction de x de cette clôture.
Quelle est la valeur maximale de cette aire pour que la clôture soit entièrement couverte ?

Activité :
On donne
1. Donner la forme factorisée de .
2. Dresser le tableau de signe du polynôme .
3. Déduire de ce tableau la solution de l’inéquation .
I. INEQUATIONS DU SECOND DEGRE
Résumé :
a) Définition
On appelle inéquation du second degré toute inéquation faisant intervenir un trinôme du
second degré.
Exemple :
est une inéquation du second degré dans ..
b) Résolution
Pour résoudre une inéquation du second degré, on dresse le tableau de signe du trinôme
associé puis on détermine l’ensemble des valeurs qui satisfont cette inéquation.
Signe de
1er cas (ici on suppose )

2ème cas

3ème cas

Astuce
Pour résoudre une inéquation du second degré, on peut suivre les étapes suivantes :
 Résoudre l’équation associée.
 Dresser le tableau de signe du trinôme et déduire l’ensemble solution.

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 7

Page12
Exemple
Soit à résoudre l’inéquation . L’équation associée possède deux racines
et . Le tableau de signes de ce polynôme est donc :

De ce tableau, on déduit que l’ensemble solution est


Exercices d’application :
Résoudre dans , chacune des inéquations suivantes :

c) Autres inéquations du second degré


1) Résoudre dans :
2) Résoudre dans , l’inéquation (On pourra se servir de l’exercice
d’application sur les équations du second degré)

II. PROBLEMES D’OPTIMISATION


L’optimisation est une branche des mathématiques cherchant à modéliser, à analyser et à
résoudre analytiquement ou numériquement les problèmes qui consistent à minimiser ou
maximiser une fonction (ici polynôme) sur un ensemble. Donc ici il est question de trouver le
maximum ou le minimum d’un polynôme du second degré modélisant un problème d’économie,
d’informatique, d’ingénierie et bien d’autres.
Exercice d’application :
Résoudre la situation problème. (voir aussi CIAM Pre SM page 189)
Vous rencontrerez beaucoup de situations d’optimisation dans le chapitre sur les fonctions
notamment celui sur la dérivation et un outil encore plus puissant vous sera donné.

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 8

Page13
LECON3 : SOMME ET PRODUIT DES RACINES
D’UN TRINOME DU SECOND DEGRE
Motivation :
Le prof dit : « je cherche deux nombres, dont la somme vaut 5 et le produit 6 » Tout de
suite un élève répond : « 2 et 3 monsieur ». Un autre : « 3 et 2 monsieur ». Le maitre leur dit
‘’bravo à vous’’. Puis il reprend en disant : « Et si la somme était 21 et le produit 90 ? » A ce
moment la salle devient calme. Et toi aurais-tu pu trouver ces nombres ? Si oui comment
aurais-tu procéder ?

Pré-requis :
 Savoir résoudre une équation du second degré c’est-a-dire déterminer les racines d’un
polynôme du second degré.
 Savoir résoudre un système de deux équations à deux inconnues.
Objectifs pédagogiques :
 Déterminer deux nombres connaissant leur somme et leur produit
 Utiliser la somme ou le produit pour déterminer une racine connaissant l’autre
 Résoudre des systèmes voire des problèmes faisant intervenir la somme et le
produit des racines
 Résoudre des équations paramétriques
Situation problème :
Monsieur X dispose d’un champ en forme rectangulaire dont il ne se souvient plus des
dimensions. Néanmoins ce dernier se rappelle que l’aire du terrain est de 24dam2 et que l’une
des diagonales mesure 10dam. Aidez Monsieur X à retrouver les dimensions de son champ.
Activité :
On considère le trinôme donné par . On suppose de plus que A admet
deux racines réelles.
1) Rappeler les valeurs de et de en fonction de et .
2) On pose et
a) Que représente S et P ?
b) Déterminer les valeurs de S et de P en fonction de a, b et c.

I. SOMME ET PRODUIT DES RACINES


Dans cette partie, on suppose que le trinôme admet deux racines et et l’on
s’intéresse aux propriétés sur la somme et le produit de ces racines.
Résumé :
1) Définition et propriété
Soit un trinôme du second degré admettant deux racines réelles et .
On note S et P respectivement la somme et le produit de ces racines. Alors :
et
Exemple :
Le polynôme admet deux racines (a et c sont de signes contraires) et la somme
et le produit .
2) Utilisation de la somme et du produit des racines
a) Trouver une racine connaissant l’autre

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 9

Page14
Exercice d’application : (Extrait du probatoire C 2017)
On donne .
i) Calculer
ii) Vérifier que admet deux racines distinctes
iii) En utilisant la somme ou le produit des racines, déterminer l’autre
racine.
b) Trouver deux nombres connaissant leur somme et leur produit
Pour trouver deux nombres dont la somme S et le produit P sont donnés, il suffit de résoudre
l’équation . Il vient donc qu’une condition nécessaire et suffisante pour que
ces nombres existent est : (c’est le discriminant de l’équation précédente).
Exemple
Répondons à présent à la préoccupation du prof : « Peut-on trouver deux nombres dont la
somme vaut 21 et le produit 90 ? »
On a et et donc, . La réponse à la question du
prof est donc oui. Mais alors quels sont ces nombres ?
On résout donc l’équation ce qui nous donne 15 et 6.
Exercice d’application :
Résoudre dans chacun des systèmes suivants :

Remarque
Les systèmes précédents sont appelés système somme-produit. On leur donne le surnom de
systèmes symétriques car si (a, b) est solution de ce système, alors le couple (b, a) est aussi
solution.
II. AUTRES UTILISATIONS DE LA SOMME ET DU PRODUIT
a) Un petit problème : (proposé par Newton)
Un triangle rectangle a pour périmètre 30 m et pour aire 30 m2. Déterminer ses dimensions.
b) Equations paramétriques
Soit un paramètre réel. On considère l’équation d’inconnue :

Discuter suivant les valeurs de , le nombre et le signe des solutions de .


Bon à savoir :
Une équation du second degré possède :
 Deux solutions de signes contraires lorsque et
 Deux solutions positives lorsque , et
 Deux solutions négatives lorsque , et

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 10

Page15
LECON5 : EQUATIONS ET INEQUATIONS DE DEGRE
SUPERIEUR OU EGAL A TROIS

Pré-requis :
 Savoir résoudre une équation et une inéquation du premier et second degré.
 Savoir utiliser la méthode par identification ou par division euclidienne sur des
polynômes.
Objectifs pédagogiques :
 Résoudre des équations et inéquations faisant intervenir des polynômes de degré
supérieur ou égal à 3
 Résoudre une équation/inéquation bicarrée
Situation problème :
Une entreprise produit des voitures qu’elle commercialise. Le coût de fabrication (en
milliers d’euros) de voitures est modélisé par la fonction
pour . Une voiture est vendue au prix de 10 000€ et toutes les voitures fabriquées
sont vendues. On s’intéresse au bénéfice, c’est-à-dire à la différence entre la recette et le
coût de fabrication. Lorsque le bénéfice de l’entreprise est positif, on dit que la production
est rentable.
Déterminer la quantité de voitures à produire pour que la production soit rentable.
I. POLYNOMES DE DEGRE 3
Activité :
On considère l’inéquation (I) : et le polynôme défini par

1. Calculer P(-2). Que traduit ce résultat ?


2. Déterminer les réels et tels que pour tout réel ,
3. Résoudre alors dans , l’inéquation (I).
a) Résumé :
Pour résoudre une équation faisant intervenir un polynôme de degré 3, on peut utiliser le
programme suivant :
 Déterminer une racine évidente du polynôme
 Trouver un polynôme de degré 2 tel que
 Résoudre les équations et puis déduire les solutions.
b) Exemple
Soit à résoudre dans , l’équation : et déduire la solution de
l’inéquation
On commence par chercher une racine évidente (généralement tester les entiers compris
dans [-4, 4]). Dans ce cas, il s’agit de 1 (on peut aussi voir que 2 marche).
Par une division euclidienne, il vient que .
Et par la suite, l’équation admet comme solution ou ou . L’inéquation est donc
équivalente à . Une étude de signe nous donne comme ensemble
solution (N’oublions pas qu’on connait déjà donner le signe d’un trinôme de
degré 2).

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 11

Page16
c) Généralisation
Pour résoudre une équation/une inéquation faisant intervenir un polynôme P de degré
admettant une racine évidente , on trouve le polynôme Q de degré tel que
.
Astuce
Pour résoudre une équation faisant intervenir un polynôme de degré supérieur ou égal à trois,
on peut :
 Chercher une racine évidente de ce polynôme (essayer les entiers entre -4 et 4)
 Utiliser soit une identification soit une division pour réduire le degré du polynôme
(réitérer le processus jusqu’à obtenir un polynôme de degré 2)
Exercice d’application :
Résoudre dans , l’équation (on pourra remarquer que est une
solution de cette équation).
II. EQUATIONS ET INEQUATIONS BICARREES
Activité :
On considère l’équation
1. Poser et résoudre l’équation d’inconnue , puis déduire la résolution de l’équation
de départ en .
2. Donner la forme factorisée de puis déduire la solution de l’inéquation

1) Résumé
On appelle équation (ou inéquation) bicarrée, toute équation (ou inéquation) de la forme
( ou tout autre inéquation de ce type) avec .
Généralement, pour résoudre une équation/inéquation bicarrée, on effectue un
changement de variable (par exemple poser X = x2) pour se renvoyer à une équation/une
inéquation du second degré (que l’on connait résoudre).
2) Exemple
Soit à résoudre l’équation . On pose , ce qui nous conduit à l’équation
qui admet pour solution ou . On revient ensuite à la variable
initiale de la sorte
 Pour , on a et par la suite ou
 Pour , on a ce qui est impossible. Donc
3) Exercice d’application :
Résoudre dans , chacune des équations et inéquations suivantes :

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Page17
LECON6 : EQUATIONS ET INEQUATIONS IRRATIONNELLES

Pré-requis :
 Savoir résoudre une équation/une inéquation du premier et second degré.
Objectifs pédagogiques :
 Résoudre une équation et inéquation irrationnelle.
Situation problème :

I. EQUATIONS IRRATIONNELLES
Activité :
On considère l’équation (E) :
1. Donner la contrainte de résolution sous cette équation.
2. Sous cette contrainte, résoudre alors l’équation (E).
1) Résumé :
 On appelle équation irrationnelle, toute équation possédant un radical (qui comporte le
symbole √). Dans cette leçon, on se limitera aux équations de la forme
où a, b, c et d sont des réels.
 Pour résoudre une équation irrationnelle, on commence par déterminer la/les
contrainte(s) et sous ces contraintes on détermine la (ou les) solution(s) qui satisfont
la contrainte.
 Soit à résoudre l’équation , elle se réduit au système :

2) Exemple :
Considérons l’équation . Cette équation nous conduit au système
. D’où S = {3}.
3) Remarque :
La contrainte est indispensable lorsqu’il s’agit de résoudre une équation irrationnelle (s’il n
y avait pas eu de contrainte on aurait pris 0 comme solution).
4) Exercice d’application :
Résoudre dans , les équations :
II. INEQUATIONS IRRATIONNELLES
Activité :
On considère l’inéquation (I) :
1. Donner la contrainte de résolution sous cette inéquation.
2. Sous cette contrainte, résoudre alors l’inéquation (I).
1) Résumé :
Les inéquations que nous allons résoudre dans cette partie sont du type
où a, b, c et d sont des réels.
Résoudre l’inéquation , revient à résoudre le système :

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 13

Page18
1) Exemple :
Considérons l’inéquation . Résoudre cette inéquation revient à résoudre :

2) Exercice d’application :
Résoudre dans , chacune des inéquations :

POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 14

Page19
MODULE 21 : RELATIONS ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS
L’ENSEMBLE DES NOMMBRES REELS

: SYSTEMES D’EQUATIONS
A DEUX OU TROIS INCONUES

Intérêt : La rubrique d’aide qui suit s’attardera aux problèmes de résolution de systèmes d’équations
linéaires. Les méthodes présentées seront essentielles dans le cadre des cours d’Analyse
microéconomique, Economie managériale, ainsi que tous les cours de programmation linéaire et de
recherche opérationnelle.

Motivation : Nous sommes souvent confrontés aux problèmes de vie, donc la résolution se trouve dans
son interprétation et sa mise en équations.
Les prérequis conseillés sont :

 Équations du second degré


 Inéquations du second degré

Leçon 1 : SYSTEMES D’EQUATIONS ET INEQUATIONS A DEUX


INCONNUES
Objectifs :

A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :

 Résoudre un système d’équations à deux inconnues ;


 Résoudre un système d’inéquations à deux inconnues.

1- Situation problème
Une fleuriste propose deux types de bouquets :

 L’un composé de 5 roses jaunes et 4 iris pour 16 FCFA.

 L’autre composé de 3 roses jaunes et 6 iris pour 15 FCFA.


Calculer le prix de chacun des types des bouquets.

Page20
2- Activité

1) Résoudre dans ℝ2 le système d’équation suivant :

5𝑥 + 4𝑦 = 16
3𝑥 + 6𝑦 = 15

2) Résoudre dans ℝ2 le système d’inéquation suivante :

5𝑥 + 4𝑦 ≤ 16
3𝑥 + 6𝑦 ≤ 15

3- Résumé
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
Soit (S) , un système de deux équations linéaires à deux inconnues.
𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′
3-1- Déterminants de (S) et de ses inconnues.

 On appelle déterminant du système (S) le nombre réel ab’ – a’b. On le note D et on convient de
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
le disposer ; ainsi on a : 𝐷 = 𝑎𝑏 ′ − 𝑎′ 𝑏 = ′ .
𝑎′ 𝑏′ 𝑎 𝑏′
 On appelle déterminant de l’inconnue 𝑥 le nombre réel 𝑐𝑏′ − 𝑐′𝑏. On le note 𝐷𝑥 et on convient
𝑐 𝑏 𝑐 𝑏
de le disposer ; ainsi on a : 𝐷𝑥 = 𝑐𝑏 ′ − 𝑐 ′ 𝑏 = .
𝑐′ 𝑏′ 𝑐′ 𝑏′
 On appelle déterminant de l’inconnue 𝑦 le nombre réel𝑎𝑐 ′ − 𝑎′𝑐. On le note 𝐷𝑦 et on convient
𝑎 𝑐 𝑎 𝑐
de le disposer ; ainsi on a : 𝐷𝑦 = 𝑎𝑐 ′ − 𝑎′ 𝑐 = .
𝑎′ 𝑐′ 𝑎′ 𝑐′
Ces formules de déterminant sont appelées aussi : formules de CRAMER

3-2- Résolution à l’aide des déterminants.


𝐷 𝐷𝑦
 Si 𝐷 ≠ 0, alors le système (S) a un seul couple de solution qui est : 𝐷𝑥 ; 𝐷 ;
 Si 𝐷 = 0 et (𝐷𝑥 ≠ 0 𝑜𝑢 𝐷𝑦 ≠ 0), alors le système (S) n’a pas de solution ;
 Si 𝐷 = 0 𝑒𝑡 𝐷𝑥 = 𝐷𝑦 = 0 , alors le système (S) a une infinité de solutions.

𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 ≤ 𝑐
Soit (S) , un système de deux inéquations linéaires à deux inconnues.
𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 ≤ 𝑐′

Un système d’inéquations linéaire dans ℝ2 se résout graphiquement. Son ensemble solution est
l’ensemble des coordonnées des points appartenant à l’intersection de tous les demi-plans dont les
coordonnées des ponts sont solutions de chacune des inéquations qui constituent le système.
La résolution des systèmes dans ℝ2 permet de faire des prévisions dans certains problèmes
concrets ; on dit en général qu’on fait de la programmation linéaire.

4- Exercice d’application (retour à la situation problème)

Page21
Leçon 2 : EQUATIONS ET SYSTEMES D’EQUATIONS
LINEAIRES A TROIS INCONNUES
Objectifs :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
 Résoudre une équation à trois inconnues ;
 Résoudre un système d’équations linéaires à trois inconnues.
1 – Situation problème
Une entreprise fabrique des jouets en bois qui nécessitent :

 2 kg de bois et 3 h de travail, pour un camion.


 500 g de bois et 4 h de travail, pour un patin.
 800 g de bois et 3h30 de travail, pour un chien à trainer.
Déterminer le nombre de camions, de patins et de chiens fabriqués si on utilise exactement 91 kg de
bois, si on travaille 313h et si on fabrique 89 objets au total.
2 – Activité
Résoudre dansℝ3 , le système suivant :
𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = 89
{3𝑥 + 4𝑦 + 3.5𝑧 = 313
20𝑥 + 5𝑦 + 8𝑧 = 910
3 – Résumé
1- On appelle équation linéaire dans ℝ3 ou équation linéaire à trois inconnues, toute relation de
la forme 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 = 𝑑 où 𝑎, 𝑏, 𝑐 𝑒𝑡 𝑑 sont des nombres réels donnés, et 𝑥, 𝑦 𝑒𝑡 𝑧 sont des
inconnues.
 Résoudre une telle équation revient à déterminer tous les triples dans l’ordre (𝛼, 𝛽, 𝛾) de
nombres réels tels que 𝑎𝛼 + 𝑏𝛽 + 𝑐𝛾 = 𝑑.
2- On appelle système d’équations linéaire dans ℝ3 ou système d’équations linéaire à trois
inconnues, tout regroupement de plusieurs équations linéaires dans ℝ3 dont on doit rechercher
un seul ensemble solution.
3- METHODES DE RESOLUTION ET REMARQUES
Pour résoudre un système de trois équations linéaires à trois inconnues, on peut utiliser deux
méthodes :
 La méthode de substitution.
 La méthode du Pivot de Gauss.
4- Exemple
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4
3
Résoudre dans ℝ le système : {−𝑥 + 2𝑦 + 4𝑧 = 8.
3𝑥 + 5𝑦 − 𝑧 = −2
Résolution par substitution :

2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦
{ −𝑥 + 2𝑦 + 4𝑧 = 8 ⟺ { −𝑥 + 2𝑦 + 4(4 − 2𝑥 − 3𝑦) = 8 ⟺ {−9𝑥 − 10𝑦 = −8
3𝑥 + 5𝑦 − 𝑧 = −2 3𝑥 + 5𝑦 − (4 − 2𝑥 − 3𝑦) = −2 5𝑥 + 8𝑦 = 2

Page22
𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2 × 2 − 3 × (−1) = 3
9 8 9 8
𝑦= − 𝑥+ 𝑦= − 𝑥+ 9 8
⟺ 10 10 ⟺ 10 10 ⟺
9 8 22 44 𝑦 = − ×2+ = −1
10 10
{5𝑥 + 8 (− 𝑥 + ) = 2 −
{ 10 𝑥 = − { 𝑧=2
10 10 10
Ainsi l’ensemble solution de ce système est S = {(2, -1, 3)}
Méthode du pivot de Gauss
Donnons un nom à chacune des équations du système ; on obtient par exemple :
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
{ −𝑥 + 2𝑦 + 4𝑧 = 8 𝐿2
3𝑥 + 5𝑦 − 𝑧 = −2 𝐿3
Fixons une des équations par exemple 𝐿1 et choisissons une des inconnues par exemple 𝑥 que nous
comptons éliminer dans les équations 𝐿2 et 𝐿3 , en utilisant 𝐿1 . On a alors :
Disposition pratique de calcul

𝐿1 2𝑥 + 3𝑦 + 𝑦 = 4 3𝐿1 6𝑥 + 9𝑦 + 3𝑧 = 12
2𝐿2 − 2𝑥 + 4𝑦 + 8𝑧 = 16 −2𝐿3 − 6𝑥 − 10𝑦 + 2𝑧 = 4
𝐿1 + 2𝐿2 ⟹ 0 + 7𝑦 + 9𝑧 = 20 3𝐿1 − 2𝐿3 0 − 𝑦 + 5𝑧 = 16
Nouvelle écriture du système :
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
{ 7𝑦 + 9𝑧 = 20 𝐿′2
−𝑦 + 5𝑧 = 16 𝐿′3

En gardant l’équation 𝐿1 fixée, fixons par exemple l’équation 𝐿′2 , puis éliminons 𝑦 dans l’équation
𝐿′3 .
𝐿′2 7𝑥 + 9𝑧 = 20
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
7𝐿′3 − 7𝑦 + 35𝑧 = 112
𝑜𝑛 { 7𝑦 + 9𝑧 = 20 𝐿′2
𝐿′2 + 7𝐿′3 0 + 44𝑧 = 132
44𝑧 = 132 𝐿′′3

2𝑥 + 3(−1) + 3 = 4 𝑥 = 3
Finalement on a : { 7𝑦 + 9 × 3 = 20 et {𝑦 = −1
132
𝑧 = 44 = 3 𝑧 = 3

L’ensemble solution est donc 𝑆 = {(2, −1, 3)}

Remarques

 L’utilisation de l’une ou l’autre des deux méthodes ci-dessus ne change pas l’ensemble
solution.
 La méthode du pivot de Gauss transforme le système initial en un système final
équivalent ayant la forme d’un triangle. On dit qu’on a triangularisé le système.

Page23
4 – Exercices d’applications

Page24
MODULE 23
CONFIGURATION ET TRANSFORMATIONS DU PLAN

CHAPITRE 3
GEOMETRIE ANALYTIQUE DU PLAN

LECON 1 : DISTANCE D’UN POINT A UNE DROITE


Objectifs
 Déterminer la distance d’un point à une droite par la méthode analytique ;
 Déterminer un vecteur directeur d’une droite en repère orthonormé.

Situation problème
Un cartographe s’intéresse à déterminer la plus courte distance qui sépare certaine
villes du Cameroun au fleuve Sanaga, matérialise sur la carte par une droite.
Relativement à un repère orthonormé, le fleuve Sanaga est matérialisé par la droite
d’équation : 2x+y = 4, et une ville du Cameroun Buea pris au hasard a pour
coordonnées relativement au même repère (7, 5).
Comment pouvez-vous aider ce cartographe à déterminer la distance de Buea au
fleuve Sanaga ?
Prérequis
 Reconnaitre l’équation cartésienne d’une droite dans le plan ;
 Rappelle des notions de vecteur normal, vecteur directeur d’une droite dans le
plan dont on connaît son équation cartésienne ;
 Rappelle des notions de produit scalaire, norme d’un vecteur, distance d’un point
à une droite ;
 Rappelle de la notion de parallélisme et d’orthogonalité.
Activité
Dans un repère orthonormé (O, I, J), considérons la droite (D) : 2x+y-4=0 ; A, B et C
trois tels que : A(7, 5), B(1, 2) et C(0, 4).
1) Vérifiez que B et C appartiennent à (D) et après avoir déterminé un vecteur
directeur de la droite (D), justifiez que (AB) est perpendiculaire a (D).
2) Calculez les distances AB et AC et dites quelle des deux distances correspond à la
distance de A à (D).

Page25
3) Sachant que 𝑛⃗(2, 1) est un vecteur normal de la droite (D), déterminez sa norme
|2𝑥𝐴 +𝑦𝐴 −4|
puis donnez la valeur de l’expression ; ‖𝑛
⃗‖
, notons la d1 ; comparer d1 et
AB. Quelle conclusion pouvez-vous faire ?
4) Justifiez également que 𝑛⃗(2, 1) est colinéaire au vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. Que pouvez-vous
dire du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.

Solution
1. (D) : 2x+y-4=0 B(1, 2) et C(0, 4)
2(1)+2-4=2+2-4=4-4=0 et 2(0)+4-4=0+4-4=0 donc B et C appartiennent a
(D). Comme vecteur directeur de la droite (D) on a : 𝑢
⃗ (−1, 2) ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵(−6, −3)
Etant donné que (-1)X(-6)+(2)x(-3)=6-6=0, alors (AB) est perpendiculaire à (D).
2. 𝐴𝐵 = √(1 − 7)2 + (2 − 5)2 = √36 + 9 = √45 = 3√5.
𝐴𝐶 = √(0 − 7)2 + (4 − 5)2 = √49 + 1 = √50. La distance AB correspond à la
distance de A à (D) car AB<AC.
|2𝑥𝐴 +𝑦𝐴 −4| |2𝑋7+5−4| |15| 15√5
3. ‖𝑛⃗‖ = √(2)2 + (1)2 = √5 ; ‖𝑛
⃗‖
= = = = 3√5. Donc
√5 √5 5
d1=3√5. Et d1 = AB. Comme conclusion d1 représente aussi la distance de A
à (D) ; nous avons ainsi une autre façon de calculer la distance d’un point à
une droite sachant et l’équation de la droite et les coordonnées du point en
question.
4. Justifions que 𝑛⃗(2, 1) est colinéaire au vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵

𝐴𝐵(−6, −3) et 𝑛⃗(2, 1) ainsi, (-6)X(1)-(-3)x(2)=-6+6=0 donc 𝑛⃗(2, 1) est colinéaire


⃗⃗⃗⃗⃗
au vecteur 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . Comme conclusion, nous pouvons dire que 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ est aussi un
vecteur normal de la droite (D).
Nous constatons que la distance de la ville de Buea ayant pour coordonnées (7, 5) au
fleuve Sanaga, matérialisé par la droite (D) : 2x+y-4=0 peut être calculé comme étant:
|2𝑋7+5−4|
d1= = 3√5.
√(2)2 +(1)2

Résumé
1. Dans un repère orthonormé (O, I, J) du plan considérons, (D) : ax+by+c=0 et
|𝒂𝒙𝒐+ 𝒃𝒚𝒐 +𝒄|
A(x0, y0), la distance de A à (D) notée d(A, (D)) = .
√𝒂𝟐 +𝒃𝟐
2. Dans un repère orthonormé (O, I, J) du plan considérons deux droites (L) et
(D) : ax+by+c=0 tels que (L) et (D) soient perpendiculaires et deux points B et

Page26
C appartenant à (L) alors 𝑛⃗(𝑎, 𝑏) et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐶 sont tous deux des vecteurs normaux à la
droite (D).
3. 𝑛⃗(𝑎, 𝑏) étant un vecteur normal de (D) d’equation ax+by+c=0, (D) a donc pour
𝑎 𝑏 𝑐
equation normale la droite (d1) : x+ y+ =0
√𝒂𝟐 +𝒃𝟐 √𝒂𝟐 +𝒃𝟐 √𝒂𝟐 +𝒃𝟐

Exercices d’applications
1. Calculer la distance qui doit séparer un poteau électrique de la route dans une
agglomération urbaine où on observe dans un repère choisi qu’un poteau pris au
hasard a pour coordonnées (10, 5) à un endroit où la route est matérialisée par
une droite d’équation 3x+4y=5.
2. Le plan étant muni d’un repère orthonormé (O, I, J), déterminer de deux
manières différentes deux vecteurs directeurs de droite (L) dans chacun des cas
suivants.
i. (L) :2x-y=3
ii. (L) passe par A(1, -3) et B(4, 0).
3. Determiner l’equation normale de chacune des droites suivantes :
(a) 2x-4y-7=0 (b) x+3y+1=0 (c) 2x+y = 3.

Page27
LECON 2 : EQUATIONS PARAMETRIQUES D’UN CERCLE DANS LE PLAN
Objectifs
 Déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on connaît le
centre et le rayon.
 Déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on connaît
son équation cartésienne.

Situation problème
Un jeu d’enfants consiste à tirer le ballon sur les bordures d’un anneau.
Trois enfants ; Pedro, Alex et Leo se lancent a une partie ; l’anneau dans cette partie
est matérialisée par le cercle d’équation (C) : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎, Dans un
repère orthonormé choisi du plan. Ces trois enfants tirent chacun une fois et le point
de contact avec le plan dans lequel se trouve l’anneau est noté tel que suit : Pedro
(5, 1) ; Alex ( 3, 11) et Leo (2, 0). Etant donné que réussit la partie consiste à
placer le ballon sur l’anneau, quel(s) des trois enfants ont (a) réussi la partie ?
Prérequis
 Détermination des éléments caractéristiques d’un cercle.
 Résolution des équations trigonométriques de la forme aCosx=b ou aSinx=b.
Activité
Considérons le cercle (C) d’équation : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎, et E(x, y) un point
𝑥 = 3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃
du plan tels que { 𝜃 un paramètre réel.
𝑦 = 4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃
1. Vérifier que (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 (1)
2. Développer et réduire (1).
3. Que remarquer vous ?
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛼 = 5
4. Peut-on trouver 𝜃, 𝛼 et 𝛽 tels que { ?
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛽 = 3 3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃 = 2
{ ?{ ?
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛽 = 11 4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃 = 0
5. Le quel des trois enfants a gagné la partie ?
6. Que peut d’après vous représenter ce système d’équations pour le cercle (C) ?

Solution
𝑥 − 3 = 7𝑐𝑜𝑠𝜃
1. → (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃+72 𝑠𝑖𝑛2 𝜃
𝑦 − 4 = 7𝑠𝑖𝑛𝜃

Page28
→ (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃) = 72 .
2. En développant et réduisant (1) on obtient : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎.
3. C/c il existe une équivalence entre le système et cercle (C).
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛼 = 5 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 2/7 𝛼 = 73.4
4. { →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛼.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1 𝑠𝑖𝑛𝛼 = −3/7 𝛼 = −25.377
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛽 = 3 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 0 𝛽 = 90
{ →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑜𝑢𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛽.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛽 = 11 𝑠𝑖𝑛𝛽 = 1 𝛽 = 90
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃 = 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 = −1/7 𝜃 = 98.21
{ →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝜃.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃 = 0 𝑠𝑖𝑛𝜃 = −4/7 𝜃 = −34.85
5. Alex a gagné la partie.
6. Le système d’équations paramétriques du cercle (C).
Résumé
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
1. Le système d’équations paramétriques d’un cercle de centre Ω(a, b) et de rayon
𝑥 = 𝑎 + 𝑅𝑐𝑜𝑠𝜃
R est donné par : { 𝜃 un paramètre réel.
𝑦 = 𝑏 + 𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃
2. Pour déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on
connait son équation cartésienne, on détermine d’abord ses éléments
caractéristiques (son centre et son rayon) et on possède comme précédemment.

Exercice d’application.
Déterminer le système d’équations paramétriques des cercles définis comme suit :
a) Centre (3, -5) et rayon 5
b) Equation: 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 + 𝟔𝒙 + 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎.

Page29
LECON 3 : TANGENTE EN UN POINT DU CERCLE
Objectifs
 Déterminer une équation cartésienne d’une tangente en un point d’un cercle
 Déterminer une équation cartésienne d’une tangente à un cercle, passant par un
point extérieur à ce cercle.

Situation problème
Un bus de transport, dans son passage au tunnel, suscite en un élève de classe de
première une interrogation après avoir observé et le plan du sol et celui du haut du
tunnel, celle de savoir : la différence entre les deux plans par rapport aux roues du Bus
étant donné que les roues sont en contacts avec le plan du sol et pas avec le plan du
haut du tunnel et les deux plans vont dans la même direction que les roues.
Dans l’optique de proposer une réponse à cet élève de classe de première,
matérialisons dans un plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J), une roue de ce Bus
par le cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 − 4 = 0 et les deux plans par les droites (D1) :
3x+4y+8 =0, pour le plan du sol et (D2) : 3x+4y+73 =0, pour le plan du haut du
tunnel. L’interrogation de cet élève de classe de première deviendra : quelle différence
existe-t-il entre les droites (D1) et (D2) pour le cercle (C) ?
Prérequis
 Etudier la position relative d’une droite par rapport à un cercle.
 Déterminer les éléments caractéristiques d’un cercle dont on connait son
équation cartésienne.
 Résolution des équations du second dégrée.
Activité d’apprentissage
(O, I, J) est un repère orthonormé considérons le cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 − 4 =
0 et les droites (D1) : 3x+4y+4 =0 et (D2) : 3x+4y+39 =0.
1. Déterminer les éléments caractéristiques de (C), on notera A le centre du cercle
et R son rayon.
2. Déterminer la distance d1 de A à (D1) et d2 de A à (D2).
3. Comparer d1 et R puis d2 et R.
4. Quel des deux droites touche (C) ? justifiez.
5. Déterminer les coordonnées du point B de rencontre de (D1) et (C) et vérifier
que (AB) est perpendiculaire à (D1).
6. Sachant que (D1) est de même direction que (C), quel nom peut-on donner à
(D1) par rapport à (C) ?

Page30
Solution
1. (C) est un Cercle de centre A(1, 2) et de rayon R=3.
2. Les distances : d1=3 et d2=12.
3. Comparons : d1=R et d2>R.
4. Des deux droites, (D1) est celle qui touche le cercle car d1=R.
3 3
5. (D1) : 3x+4y+4 =0 → 𝑦 = − 𝑥 − 1 d’où dans (C) on a : 𝑥 2 + (− 𝑥 − 1)2 −
4 4
3
2𝑥 − 4 (− 𝑥 − 1) − 4 = 0 → 25𝑥 2 + 40𝑥 + 16 = 0 d’où x=-4/5 et y=-2/5 ;
4
9 12
⃗⃗⃗⃗⃗ (− , − ) et un vecteur normal de (D1) est donné par : (3, 4) ; qui est un
𝐴𝐵
5 5
vecteur colinéaire au vecteur𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ , d’où (AB) est perpendiculaire à (D1).
6. Etant donné que (D1) est de même direction que (C), alors (D1) est tangente à
(C).
c/c le plan du sol est tangent aux roues du bus.
Résumé.
Etant donné (O, I, J) un repère orthonormé du plan et (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑎𝑥 − 2𝑏𝑦 + 𝑐 =
0 un cercle de centre Ω et de rayon R.
1. On appelle Tangente en un point A du cercle (C), la droite passant par A
uniquement et de même direction que (C).
2. L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point A(x0, y0) de (C) est
donnée par (T): 𝑥𝑥0 + 𝑦𝑦0 − 𝑎(𝑥 + 𝑥0 ) − 𝑏(𝑦 + 𝑦0 ) + 𝑐 = 0.
3. L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point B(x1, y1), B
n’appartenant pas à (C) est obtenue comme suit :
Considérant L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point A(x0,
y0) de (C) donnée par (T): 𝑥𝑥0 + 𝑦𝑦0 − 𝑎(𝑥 + 𝑥0 ) − 𝑏(𝑦 + 𝑦0 ) + 𝑐 = 0, on
détermine les différents A(x0, y0) ; (A1 et A2) pour lesquelles cette tangente
passe par B. et les droites (BA1) et (BA2) sont des tangentes à (C) passant par
B.
Exemples d’applications
1. Déterminer l’équation de la tangente au cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 3𝑦 − 1 = 0 et D(1,
3).
i. vérifier que D appartient à (C).
ii. puis déterminer une équation cartésienne de la tangente à (C) en D.
2. Soit (C) le cercle d’équation 𝑥 2 + 𝑦 2 − 10𝑥 + 15 = 0 et A(0 ; 5)
i. Vérifier que A n’appartient pas à (C).
ii. Déterminer une équation cartésienne de chacune des tangentes au cercle
(C) passant par A.

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Solution
1. i. 12 + 32 − 3 ∗ 3 − 1 = 1 + 9 − 9 − 1 = 10 − 10 = 0 donc D appartient à (C).
ii. L’équation cartésienne de la tangente à (C) en D est donnee par :
3
1 ∗ 𝑥 + 3 ∗ 𝑦 − (𝑦 + 3) − 1 = 0 → 2𝑥 + 3𝑦 − 11 = 0.
2
2. i. 0 + 5 − 10 ∗ 0 + 15 = 0 + 25 + 15 = 40 ≠ 0 donc A n’appartient pas à (C).
2 2

ii. L’équation cartésienne de la tangente à (C) en un point quelconque P(𝑥0 ; 𝑦0 ) est


donnée par : (T) : 𝑥𝑥0 + 𝑦𝑦0 − 5(𝑥 + 𝑥0 ) + 15 = 0 ; déterminons les P pour lesquelles
(T) passe par A(0 ;5) (A n’appartenant pas à (C)) sachant que ces P appartiennent à
(C).
(T) passe par A → 0 ∗ 𝑥0 + 5 ∗ 𝑦0 − 5(0 + 𝑥0 ) + 15 = 0 → 5𝑦0 − 5𝑥0 + 15 = 0
→ 𝑦0 = 𝑥0 − 3.
P appartiennent à (C) → 𝑥0 2 + 𝑦0 2 − 10𝑥0 + 15 = 0 → 𝑥0 2 + (𝑥0 − 3)2 − 10𝑥0 + 15 = 0
→ 𝑥0 2 − 8𝑥0 + 12 = 0 → 𝑥0 = 2 𝑜𝑢 6
Ainsi, on aura P1(2 ; -1) et P2(6 ; 3) et comme conclusion les droites (AP1) :3x+y-5=0
et (AP2) : x+3y-15=0 sont des tangentes à (C) passant par A. A étant extérieures à
(C) et P1 et P2 appartiennent tous à (C).

Exercices d’applications.

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MODULE 23 : CONFIGURATION ET TRANSFORMATIONS ELEMENTAIRES DU PLAN

CHAPITRE : BARYCENTRES ET LIGNES DE NIVEAUX


LECON 1 : BARYCENTRES DE DEUX POINTS PONDERES
OBJECTIFS :

 Reconnaitre le barycentre de deux points pondérés à partir d’une égalité vectorielle ;

Motivation : la notion de barycentre doit vous amener à mieux cerner la relation de CHASLES vu
depuis la classe de 4e et de trouver le point d’équilibre d’un solide sur une balance.

SITUATION :

Sur les plateaux d’une balance sont déposé deux solides de masse différente. A quel niveau le petit
TAMO doit-il tenir la barre de la balance pour que les deux solides soient en équilibre.

Pré-réquis :

 Ecrire un vecteur comme combinaison linéaire de plusieurs autres vecteurs sur une
transformation linéaire.
 Ecrire les coordonnées d’un point connaissant son expression vectorielle.

Activité : soient A et B deux points du plan tels que AB=5cm et soient deux réels non nul a et b. on
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
aimerait savoir si l’on peut trouver un point G tel que 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗.

⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
1. Montrer 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝑎 + 𝑏)𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
2. En déduire que l’égalité 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂⃗ est encore équivalente a (𝑎 + 𝑏)𝐺𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑏𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
3. On suppose dans cette question que (a+b) ≠0
a. En déduire que le point G appartient a la droite (AB)
𝑏 𝑎
b. Montrer que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 𝑎+𝑏
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗𝐵𝐺 =
𝑎+𝑏
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴
c. Construire le point G lorsque a=2 et b=3
d. Construire le point G lorsque a=-3 et b=5
4. Vérifier que lorsque a=b, alors G est milieu de [AB]
5. On suppose maintenant que a+b=0. Soit M un point ; montrer que le vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝑀𝐵
𝑎𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ne dépend pas du point M.

Résume

 Définition
 On appelle point pondéré tout couple (A, α) ou A est un point du plan et α un réel
appelé coefficient.
 On appelle barycentre de deux points pondérés (A, α) et (B, β) l’unique point G
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐺𝐵
vérifiant l’égalitéα𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ ou (α+β) ≠0. On note G= A B
Ou G=bar {(A, α); (B, β)} α β

A B
⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝐺𝐵
Exemple : 2𝐴𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 G=
-2 3

 Construction du barycentre de deux points

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𝛽
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
𝛼𝑀𝐴 ⃗ => ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =𝑂 𝐴𝐺 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
𝑎+𝛽

Cette égalité permet la construction du point B ; notons que si les points A, B et G sont alignés alors
G ∈ (𝐴𝐵)

BAS : - lorsque α=β, G est le milieu de [AB].

-
Lorsque α et β sont de même signe, G est situé sur le segment [AB]. Il est plus proche
du point donc le coefficient a la plus grande valeur absolue.
- Si α et β sont de signe contraire alors G est situé à l’extérieur du segment [AB].
Exemple : construire le barycentre G des points (A, 3) et (B,-2) (en cours)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝜷𝑴𝑩
 Réduction de 𝜶𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
- Lorsque α+β≠0, 𝛼𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝛼 + 𝛽)𝑀𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ or G=bar {(A, α); (B, β)}
- Lorsque α+β=0 et A≠B, alors 𝛼𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ne dépend pas de M.

Propriété : le barycentre de deux points pondérés reste inchangé lorsqu’on multiplie les coefficients
par un même réel non nul (propriété de l’homogénéité du barycentre)

G=bar {(A, α); (B, β)} => G=bar {(A, kα); (B, kβ)} => G=bar {(A, α/k); (B, β/k)} avec k un réel.

Exemple : soit un segment [AB] de longueur 8cm, construire G=bar {(A, -3); (B, 2)}.

BAS : si A et B ont même coefficient, alors G est appelé l’isobarycentre des points pondérés (A, α) et
(B, β) ou G est le milieu du segment [AB].

 Coordonnées du barycentre

Dans le plan muni d’un repère (O, I, J) on donne A (xA,yA) et B (xB, yB) les coordonnées du barycentre
𝛼xA+βxB 𝛼yA+βyB
sont donnés par : 𝐺 = ( ; ).
𝛼+𝛽 𝛼+𝛽

EXEMPLE : déterminer les coordonnées du barycentre du système (A, 3); (B, -5)} lorsque A(-2,1) et
B(4,-3) dans le plan.

LECON 2 : BARYCENTRES DE PLUS DE DEUX POINTS PONDERES


OBJECTIFS :

 Traduire et reconnaitre le barycentre de trois points ou plus par des égalités vectorielles ;
 Construire le barycentre de trois points pondérés ;
 Utilisation du barycentre.
 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Réduire l’expression ∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖

Situation

Monsieur TAMO possède un champ de forme triangulaire son ami lui apprend qu’au centre de
gravité de ce champs il est caché un trésor. Monsieur TAMO n’a qu’une ficèle et vous fais appel pour
l’aider à retrouver le trésor.

Résume

Soient trois points pondérés (A, a); (B, b) et (C, c) tel que a+b+c≠0. On appelle barycentre de ces
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
points l’unique point G vérifiant 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑐𝐺𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ et on note G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)}
𝑏 𝑐
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
Construction 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑐𝐺𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ => ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 𝑎+𝑏+𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + 𝑎+𝑏+𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶

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Exemple : ABC est un triangle construire G tel que G=bar {(A, 3); (B, -2) ;(C, 1)}.

 Coordonnées du barycentre de plus de deux points pondérés

Soit le plan muni du repère (O,I,J). Soient (A, a); (B, b) et (C, c) trois point pondérés tels que a+b+c≠0.
𝑎xA+bxB+cxc 𝑎yA+byB+cyc
soit G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)} on a : 𝐺 = ( 𝑎+𝑏+𝑐
; 𝑎+𝑏+𝑐 ). Cas général : G=bar {(Ai, ai)1<i<n}

BAS : - l’isobarycentre de trois points pondérés est le centre de gravité du triangle formé par ces
points.

- L’isobarycentre des sommets d’un parallélogramme est le centre de gravité de ce


parallélogramme.

Propriété (barycentre partiel)

Soit a+b+c≠0; G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)} et a+b≠0 on pose I=bar {(A, a); (B, b)},alors

G=bar {(I, a+b); (C,c)}.

Le barycentre partiel permet de construire rapidement le barycentre de trois points pondérés.


Exemple : soient ABC un triangle, construire G=bar {(A, -5); (B, 2) ;(C, 1)}.

 Alignement des points

On dit que trois points sont alignés si l’on peut écrire un comme barycentre des deux autres.

Exemple : soit ABC un triangles et I milieu de [AC].


2 3
⃗⃗⃗⃗ = 𝐴𝐵
a. Construire les points J et K tel que 𝐴𝐽 ⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐶𝐾
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐶𝐽
⃗⃗⃗⃗ .
3 4
b. Démontrer que les points B, K, I sont alignés
 Problème de concours des droites

Les droites sont dites concourantes si elles se coupent en un seul point. Démontrer que les droites
sont concourantes revient à vérifier qu’il existe un seul point appartenant a ces droites.
2 2
Exemples : ABC un triangle ; M,N,P sont trois points tels que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 et
5 ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ =0
𝐵𝑃 − 3𝐵𝐶 ⃗ . Démontrer que les droites (AP), (BN) et (CM) sont concourantes.

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
 Réduction de l’expression ∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼1𝑀𝐴1
∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛼2𝑀𝐴2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⋯ + 𝛼𝑛𝑀𝐴𝑛
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

(𝛼1 + 𝛼2 + ⋯ + 𝛼𝑛) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑀𝐺 Si 𝛼1 + 𝛼2 + ⋯ + 𝛼𝑛 ≠ 0

Exercices d’application : ABC est un triangle. G le barycentre des points pondérés (A, 4); (B, -1) ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝑀𝐵
(C,1) réduire l’expression 2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶

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LECON 3 : lignes des niveaux
OBJECTIFS :

 Conjecturer et rechercher un ensemble de points;


 Déstabiliser les idées fausses sur les vecteurs;
 Déterminer et construire à partir de la notion des angles inscrits dans un cercles dont un côté
est une demi tangente.

motivation

Soit deux points distincts du plan il est question de déterminer l’ensemble des points M du plan tel
que f(M)=k (K est un réel ou K est un angle)

I. Théorème de la médiane

Soient A et B deux points du plan et I milieu de [AB] ; pour tout point M du plan on a :
𝐴𝐵 2
1. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = 𝑀𝐼 2 −
4
2 2 2 𝐴𝐵2
2. 𝑀𝐴 + 𝑀𝐵 = 2𝑀𝐼 +
2
⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
3. 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =2𝐼𝑀 𝐴𝐵

Démonstration soit I milieu de [AB]

1. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = (𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐴). (𝑀𝐼 𝐼𝐵)
2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
 𝑀𝐼 + 𝑀𝐼(𝐼𝐴 + 𝐼𝐵)+ (𝐼𝐴. ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐵)
𝑀𝐼 2 − 𝐼𝐴2 Car I milieu [AB] ie 𝐼𝐴 = 𝐼𝐵
𝐴𝐵2 𝐴𝐵
𝑀𝐼 2 − 4
Car 𝐼𝐴 = 2
2 2
⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
2. 𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵 = (𝑀𝐼 2 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐴) + (𝑀𝐼 𝐼𝐵)
⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 =2𝑀𝐼 2 +2𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗ )+𝐼𝐴2 + 𝐼𝐵2
(𝐼𝐴 + 𝐼𝐵
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 =2𝑀𝐼 2 +2𝐴𝐵2
𝐴𝐵2
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 = 2𝑀𝐼 2 + 2
3. 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )( 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵
(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=2 𝑀𝐼
⃗⃗⃗⃗⃗ CAR I milieu de [AB] DONC 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 = 2 𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ( 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝑀 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐼 . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴 D’où 𝑀𝐴 − 𝑀𝐵 = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗
2 2
𝐵𝐴

II. Lignes de niveaux

On appelle ligne de niveau K de l’application f, l’ensemble des points M du plan tels que f(M)=K

a. Lignes de niveau 𝑴𝑨𝟐 + 𝑴𝑩𝟐 =K


𝐴𝐵2
I milieu [AB] ; 𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 =K 2𝑀𝐼 2 + 2
=𝐾

𝐴𝐵2
2𝑀𝐼 2 = 𝐾 − 2

2𝐾−𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 4
=𝛼 2

- Si α<0 impossible
- Si α=0 M=I

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- Si α>0 M appartient au cercle de centre I et de rayon α
b. Lignes de niveau 𝑴𝑨𝟐 − 𝑴𝑩𝟐=K

Soient A et B deux points distincts, I milieu [AB]. Soit M un point du plan et H le projeté
orthogonal de M sur (AB).

⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =K2𝐼𝐻 𝐴𝐵 = 𝐾

⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
2𝐼𝑀 𝐴𝐵 = 𝐾

L’ensemble des points M du plan tel que 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =K est la droite perpendiculaire a la droite(AB)
au point H.

Exemple : soit AB=6cm ; déterminer et construire 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =48

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑴𝑩
c. Lignes de niveau 𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =K

𝐴𝐵 2
I milieu [AB] ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵=K𝑀𝐼 2 − 4 = 𝐾

𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 𝐾 +
4

4𝐾+𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 4
=𝛼 2

- Si α<0 impossible
- Si α=0 M=I
- Si α>0 M appartient au cercle de centre I et de rayon α

𝑴𝑨
d. Lignes de niveau 𝑴𝑩 = 𝑲

𝑀𝐴 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 − 2𝑀𝐵
Exemple : 𝑀𝐵 = 3 3MA=2MB3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ -2𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 = 0 (3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +2𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ). (3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=0

Soit I=bar{(A,3) ;(B,-2)} et J= bar{(A,3) ;(B,2)}.

⃗⃗⃗⃗⃗ . 5𝑀𝐽
𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 𝑀𝐼
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑀𝐽
⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 M appartient au cercle de diamètre [IJ].

e. Lignes de niveau 𝜶𝑴𝑨𝟐 + 𝜷𝑴𝑩𝟐 =K

𝛼𝑀𝐴2 + 𝛽𝑀𝐵2 =K

- Si α+β=0 cf section b
- Si α+β≠0 alors 𝛼𝑀𝐴2 + 𝛽𝑀𝐵2 = (𝛼 + 𝛽)𝑀𝐼 2 + 𝛼𝐺𝐴2 + 𝛽𝐺𝐵2 = 𝐾
1
𝑀𝐼 2 = (𝛼+𝛽) (𝑘 − 𝛼𝐺𝐴2 − 𝛽𝐺𝐵2 ) = 𝑎2
 Si a<o impossible
 Si a=0 M=I
 Si a>0 MϵC(I; a)

BAS : ceci est vrai avec plus de deux points. Exemple :

III. Arc capable

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Soient A et B deux points distincts, 𝜃 un nombre réel 0< 𝜃 < 180 . Le lieu géométrique des points M
̂ = 𝜃 0 est la réunion de deux arcs de cercles symétriques par rapport à (AB).
tel que 𝐴𝑀𝐵
̂ = 𝜃0
a. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1er cas : 𝜃 = 0 alors (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵)=0𝑀𝐴 𝑀𝐵 sont colinéaires de même sens M∈ (AB)-[AB]

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2e cas : 𝜃 = 𝜋 ; (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 )= 𝜋𝑀𝐴 𝑀𝐵 𝑠𝑜𝑛𝑡 colinéaires de sens opposés M∈ [AB]-{A,B}

3e cas : 𝜃 ∈] − 𝜋; 𝜋[−{0} M est sur l’un des axes de cercles de cercles d’extrémités A et B.
̂ = 𝜃+2k 𝜋
b. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑀𝐴 𝑀𝐵)= 𝜃[2𝜋]M est un arc de cercle privé de A et B.
̂ = 𝜃+k 𝜋
c. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )= 𝜃[𝜋]M est sur le cercle privé de A et B.

Exercice d’application :

Déterminer et construire l’ensemble des points suivants :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
a. (𝑀𝐴 𝑀𝐵)=0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
b. (𝑀𝐴, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵)= 𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
c. (𝑀𝐴
3
d. (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )= 2𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
3

Travaux diriges
EXERCICE :
ABC est un triangle isocèle de sommet principale A tel que AB = 2,5cm et BC = 4cm. Soient : I le milieu
de [BC] et G le barycentre de{ (𝐴 ; −1), (𝐵 ; 1), (𝐶 ; 1)}.
1- a) Démontrer que les points A, I et G sont alignés.
b)- Vérifier que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 2𝐴𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗

2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
a)- Démontrer que −𝑀𝐴 𝑀𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐺 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 − 2𝑀𝐴 𝑀𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺

b)- Déterminer et construire l’ensemble (C) des points M du plan tels que :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵
‖−𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖−2𝑀𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐶

EXERCICE :

ABC est un triangle quelconque


1- Construire les points P, Q, R tel que 𝐶𝑃 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 𝐶𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐴𝑄 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 4 𝐵𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐵𝑅 ⃗⃗⃗⃗⃗
3 3 5
2- Démontrer que les droites (AR), (BP), (CQ) sont concourantes
3- On a CD=2BA et I symétrique de D par rapport à A. Montrer que les points B, C et I sont
alignés
4- a) Démontrer que 2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 7𝑀𝐺
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 4𝐶𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ou G est barycentre de A, B, C affectés des
coefficients que l’on déterminera.

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b) Déterminer et construire l’ensemble des points M du plan tel que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 − 4𝐶𝑀 𝑀𝐴 = 0

EXERCICE :
I- Soit ABC un triangle.
  
1- simplifier le vecteur  3 MA 2 MB MC .
   
2- Soit le point G du plan tel que 4 AG  3 MA 2 MB MC
Démontrer que le point G est le barycentre des points A, B et C affectés des coefficients que l’on
déterminera.
 2   1 
3- soient les points D, E et K tels que D est le milieu de [AC], AE  AB et BK  BC
3 3
Démontrer que les droites (AK), (BD) et (CE) sont concourantes.

II- Soient A et B deux points du plan tels que AB = 8cm.


1-
a- Déterminer et construire le barycentre G des points pondérés (A ; 3) et (B ; -1).
b- Calculer AG2 et BG2.
c- Déterminer et construire l’ensemble (C) des points M du plan tels que
3MA2  MB 2  72 .
2- Déterminer et construire l’ensemble (C) des points M du plan tels que
MA2  MB2  40
Exercice
1) ABC est un triangle isocèle tel que : AB = AC = 5 et BC = 6 .L’unité de mesure est le cm.
Soit G = bar {(A,2) ;(B,3) ;(C,3)}
a) Soit 𝐼 le milieu du segment [BC]. Justifier que G= bar{(A,2) ;(I,6)}
b) En déduire la construction du point G.
c) Montrer que A𝐼 = 4.

d) Exprimer ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 et ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐺 en fonction de ⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐼 , puis montrer que AG = 3 et 𝐼𝐺 = 1
e) Déterminer et représenter l’ensemble des points M du plan tels que 2MA2 + 6MI2=36
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝑀𝐵
2) Soit l’application g, qui à tout point M du plan, associe le vecteur g(M) =2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +3𝑀𝐶

a) Montrer que g(M)=8 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑀𝐺

b) Déterminer l’ensemble des points M du plan tels que g(M) = 𝑂

Exercice
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J). A, B et C sont trois points tels que
 5   1  0
A   , B   et C   . Soit I le milieu de [AB] et Gm le barycentre du système {(A,m) ;(B,2) ;(C,4)}.
 3  3  1 
1) Déterminer les valeurs de m pour lesquelles Gm existe.
2) Déterminer la valeur de m pour que Gm soit le milieu du segment [IC].
3) On pose u  mMA  2MB  4MC et m=2

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a) Montrer que u  8MG2 et en déduire la nature et les éléments caractéristiques de l’ensemble
(E) des points M tels que u  24 .

x
b) Soit (F) l’ensemble des points M   du plan tels que [Link]  0
 y
1 
i) Montrer que G2 a pour coordonnées   .
 2
ii) Déterminer une équation cartésienne de (F).
iii) En déduire la nature et les éléments caractéristiques de (F).

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Table des matières
MODULE 23 (C-E) : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS ÉLÉMENTAIRES DU PLAN ............................................ 2

Chapitre 5 : ESPACES VECTORIELS RÉELS .................................................................................................................... 2

1 Leçon 1: NOTION D’ESPACES VECTORIELS RÉELS.................................................................................................. 2

1.1 Loi de composition externe.......................................................................................................................... 2

1.2 Espaces vectoriels ........................................................................................................................................ 3

1.3 Propriétés d’un espace vectoriel réel ........................................................................................................... 4

2 Leçon 2: FAMILLE LIBRE, FAMILLE GENERATRICE, BASE ....................................................................................... 4

2.1 Définitions ................................................................................................................................................... 4

2.2 Exemples ..................................................................................................................................................... 5

2.3 Propriétés.................................................................................................................................................... 6

2.4 Dimension d’un espace vectoriel ................................................................................................................. 6

3 Leçon 3: SOUS-ESPACES VECTORIELS ................................................................................................................... 7

3.1 Définitions et propriétés .............................................................................................................................. 8

3.2 Intersection et somme de deux sous espaces vectoriels ............................................................................. 10

3.3 Réunion de deux sous espaces vectoriels ................................................................................................... 11

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MODULE 23 (C-E) : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS
ÉLÉMENTAIRES DU PLAN

Chapitre 5 : ESPACES VECTORIELS RÉELS


Introduction

Nous avons vu en 2nde ce que c’est qu’un groupe abélien. L’écriture d’un groupe (𝐸 ; ∗ ) c’est une structure
algébrique (ensemble non vide 𝐸 muni d’une loi de composition interne ∗ associative, admettant un élément
neutre dans lequel tout élément admet un symétrique). Dans ce chapitre, nous parlerons d’une structure
algébrique particulière appelée espace vectoriel réel. Mais comment s’écrit-elle ? quels en sont des
exemples ? quelles sont ses propriétés ?

Intérêt :

Les espaces vectoriels permettent de caractériser tous les éléments de certains ensembles (même infinis) à
partir d’un petit échantillon (fini) dudit ensemble.

Ils trouvent leur utilisation dans les démonstrations d’autres propriétés mathématiques, notamment les
solutions d’une équation différentielle permettant de donner l’équation horaire d’un mobile en physique, la
résolution des systèmes linéaires ayant plusieurs inconnues, l’expression analytique de certaines suites
récurrentes

Motivation :

➢ Formaliser et généraliser certains aspects de la géométrie classique.


➢ S’outiller des prérequis nécessaires à la compréhension des signaux et la cryptographie

1 Leçon 1: NOTION D’ESPACES VECTORIELS RÉELS


Objectifs :

➢ Montrer qu’un ensemble est stable pour une loi.


➢ Montrer qu’un ensemble est un espace vectoriel sur IR.

Pré-requis: groupes

1.1 Loi de composition externe


1.1.1 Définition
Soient (𝐸; + ) un groupe abélien. On dira qu’une opération ‘’ ¤ ’’ est une loi de composition externe (ou
opération externe) dans 𝐸 lorsque ∀ 𝑎 ∈ 𝐸, ∀ 𝜆 ∈ ℝ, 𝝀 ¤ 𝒂 ∈ 𝑬.

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1.1.2 Exemple
Dans le groupe ( ℝ; +), la multiplication ′′. ′′ est une loi de composition externe. En effet :

∀ 𝑎 ∈ ℝ, ∀ 𝜆 ∈ ℝ, 𝜆.𝑎 ∈ℝ

1.2 Espaces vectoriels


1.2.1 Activité d’apprentissage
Soient (𝐸; +) est un groupe abélien et ‘.’ une loi de composition externe dans 𝐸. ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ ; ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸 et à
partir des propriétés connues de ℝ, faites une conjecture pour donner d’autres expressions de
𝛼. (𝛽. 𝑥 ); (𝛼 + 𝛽 ). 𝑥; 𝛼. (𝑥 + 𝑦) et 1ℝ . 𝑥.

Solution :

𝛼. (𝛽. 𝑥 ) = (𝛼 × 𝛽 ). 𝑥; (𝛼 + 𝛽 ). 𝑥 = 𝛼. 𝑥 + 𝛽. 𝑥; 𝛼. (𝑥 + 𝑦) = 𝛼. 𝑥 + 𝛼. 𝑦 et 1ℝ . 𝑥 = 𝑥.

1.2.2 Définition
On dit qu’un ensemble 𝐸 muni d’une loi de composition interne " + " et d’une loi de composition
externe ". " [qu’on note (𝐸; +; . )] est un espace vectoriel réel ou espace vectoriel sur ℝ ou ℝ- espace
vectoriel lorsque :

i. (𝐸; +) est un groupe commutatif. Son élément neutre est noté ⃗⃗⃗⃗
0𝐸 ou 𝑂𝐸 et est aussi appelé
vecteur nul de 𝐸.
ii. ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, 𝛼. (𝛽. 𝑥 ) = (𝛼 × 𝛽 ). 𝑥 (associativité mixte)
iii. ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, (𝛼 + 𝛽 ). 𝑥 = 𝛼. 𝑥 + 𝛽. 𝑥.
(distributivité de la multiplication externe . sur l’addition + dans ℝ)
iv. ∀ 𝛼 ∈ ℝ, ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝛼. (𝑥 + 𝑦) = 𝛼. 𝑥 + 𝛼. 𝑦
(distributivité de la multiplication externe . sur l’addition + dans 𝐸)
v. ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, 1ℝ . 𝑥 = 𝑥 (1ℝ étant l’élément neutre pour × dans ℝ)

1.2.3 Vocabulaire et notation


➢ Les éléments d’un espace vectoriel 𝐸 sont appelés vecteurs et sont parfois écrits sans flèche, tandis
que les éléments de ℝ sont appelés des scalaires.
➢ 𝜆. 𝑢
⃗ est souvent noté tout simplement 𝜆𝑢
⃗ ou 𝜆. 𝑢 ou 𝜆𝑢

1.2.4 Exercice d’application: vérifier clairement que (ℝ ; +; . ) est un espace vectoriel réel

Exercice 1 :

on définit dans ℝ une opération " ∗ " par ∀ 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ, a∗ 𝑏 = 𝑎 + 𝑏 + 2.

Justifier que (ℝ; ∗ ) est un groupe abélien.

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Exercice 2 : on définit dans ℝ² une opération " + " par ∀( 𝑎; 𝑏), (𝑐; 𝑑) ∈ ℝ²,

( 𝑎; 𝑏) + (𝑐; 𝑑 ) = ( 𝑎 + 𝑐; 𝑏 + 𝑑 ). Soit l’opération ". " définie par ∀ 𝜆 ∈ ℝ, 𝜆. ( 𝑎; 𝑏) = (𝜆. 𝑎; 𝜆. 𝑏).

Justifier que (ℝ2 ; + ; . ) est un espace vectoriel sur ℝ .

Exercice 3 : faire de même pour (ℝ3 ; +; . )

1.3 Propriétés d’un espace vectoriel réel


Si (𝐸; +; . ) est un espace vectoriel réel, alors on a ∀ 𝑢, 𝑣, 𝑤 ∈ 𝐸, ∀𝜆, 𝛼 ∈ ℝ

⃗⃗⃗⃗𝐸 = 0
➢ 𝜆. 0 ⃗⃗⃗⃗𝐸 et 𝑂. 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸
⃗ =0
➢ (𝜆. 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸 ) ⟺ (𝜆 = 0 ou 𝑢
⃗ =0 ⃗⃗⃗⃗𝐸 )
⃗ =0
➢ 𝜆(−𝑢
⃗ ) = (−𝜆)𝑢
⃗ = −(𝜆𝑢
⃗)
➢ 𝜆 (𝑢
⃗ − 𝑣 ) = 𝜆𝑢
⃗ − 𝜆𝑢

➢ (𝜆 − 𝛼)𝑢
⃗ = 𝜆𝑢
⃗ − 𝛼𝑢

(𝜆. 𝑢
⃗ = 𝛼. 𝑢
⃗ ) ⟺ (𝜆 = 𝛼 ou 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸 )
⃗ =0

(preuve en exercice)

2 Leçon 2: FAMILLE LIBRE, FAMILLE GENERATRICE, BASE

Objectifs :

➢ Montrer qu’une famille finie est une famille génératrice ; libre ; liée d’un espace vectoriel.
➢ Montrer qu’une famille finie est une base d’un espace vectoriel.
➢ Déterminer la dimension d’un espace vectoriel.

Pré-requis:

➢ Coordonnées des vecteurs du plan.


➢ Systèmes linéaires dans ℝ2 et ℝ3 .

2.1 Définitions
Soient 𝐸 un espace vectoriel et 𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 des vecteurs de 𝐸.

➢ Toute écriture de la forme ∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖 𝑒𝑖 (ou encore 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ + 𝛼𝑛 𝑒𝑛 ) est appelée


combinaison linéaire des vecteurs 𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 affectés respectivement des coefficients
𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 .

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➢ On dit que la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est libre ou linéairement indépendante si toute
combinaison linéaire nulle de tous ces vecteurs est celle dont les coefficients sont tous nuls. En
d’autres termes, la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est libre lorsque ∀𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 ∈ ℝ,
⃗ ⇒ 𝛼1 = 𝛼2 = 𝛼3 = ⋯ = 𝛼𝑛 = 0.
𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ + 𝛼𝑛 𝑒𝑛 = 0
➢ On dit que la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est liée ou linéairement dépendante si elle n’est pas libre
c’est-à-dire s’il existe une combinaison linéaire nulle de tous ces vecteurs avec des coefficients non
tous nuls (sans que tous les coefficients ne soient nuls).
➢ On dit que la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une famille génératrice de 𝐸 ou encore que la famille
(𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) engendre 𝐸 et on note 𝐸 =< 𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 > si tout vecteur 𝑢
⃗ de 𝐸 peut
s’écrire comme combinaison linéaire de ces vecteurs 𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 avec des coefficients à
⃗ ). En d’autres termes, la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) engendre 𝐸 lorsque
déterminer (en fonction de 𝑢

∀𝑢
⃗ ∈ 𝐸, ∃ 𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 ∈ ℝ ∶ 𝑢
⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ + 𝛼𝑛 𝑒𝑛.

➢ On dit que la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une base de 𝐸 si cette famille est à la fois libre et
génératrice. Dans ce cas, tout vecteur de 𝐸 s’écrit de manière unique comme combinaison linéaire
⃗ ∈ 𝐸, ∃! 𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 ∈ ℝ ∶ 𝑢
des vecteurs de la base. (∀𝑢 ⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ +
𝛼𝑛 𝑒𝑛 ).

2.2 Exemples
Dans ℝ2 , on pose 𝑒1 = (−1; 2) ; 𝑒2 = (1; 1) et 𝑒3 = (3; −6)

➢ Montrons que la famille (𝒆


⃗ 𝟏; 𝒆
⃗ 𝟐 ) est libre

⃗ ℝ2 . Montrons que 𝛼1 = 𝛼2 = 0.
Soient 𝛼1 et 𝛼2 ∈ ℝ : 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 = 0

⃗ ℝ2 ⟹ 𝛼1 (−1; 2) + 𝛼2 (1; 1) = (0; 0)


𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 = 0 ⇒(-𝛼1 ; 2𝛼1 ) + (𝛼2 ; 𝛼2 ) = (0; 0)

−𝛼1 + 𝛼2 = 0
⇒(-𝛼1 + 𝛼2 ; 2𝛼1 + 𝛼2 ) = (0; 0) ⇒{
2𝛼1 + 𝛼2 = 0

𝛼2 = 𝛼1 𝛼2 = 𝛼1 𝛼2 = 𝛼1 𝛼1 = 0
⇒ {2𝛼 + 𝛼 = 0 ⇒ {3𝛼 = 0 ⇒{𝛼 =0 ⇒{
1 1 1 1 𝛼2 = 0
Ainsi, la famille (𝑒1 ; 𝑒2 ) est libre.

➢ Montrons que la famille (𝒆


⃗ 𝟏; 𝒆
⃗ 𝟐 ) engendre ℝ²

⃗ = (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ𝟐 . Cherchons 𝛼1 , 𝛼2 ∈ ℝ ∶ 𝑢
Soit 𝑢 ⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 .

⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 ⇔ (𝑥; 𝑦) = 𝛼1 (−1; 2) + 𝛼2 (1; 1)


𝑢 ⇔ (𝑥; 𝑦) =(-𝛼1 ; 2𝛼1 ) + (𝛼2 ; 𝛼2 )

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−𝛼 + 𝛼 = 𝑥 𝛼 = 𝛼1 + 𝑥
⇔ (𝑥; 𝑦) =(-𝛼1 + 𝛼2 ; 2𝛼1 + 𝛼2 ) ⇔ { 2𝛼 1 + 𝛼 2 = 𝑦 ⇔ {2𝛼 2+ 𝛼 +
1 2 1 𝑥=𝑦 1
𝑦−𝑥
𝛼2 = 𝛼1 + 𝑥 𝛼 = 3
𝑦−𝑥 𝛼1 = 3
⇔ {3𝛼 ⇔{ 1 ⇔{
1 =𝑦−𝑥
𝑦−𝑥 𝑦−𝑥+3𝑥 𝑦+2𝑥
𝛼2 = 𝛼1 + 𝑥 𝛼2 = +𝑥 = =
3 3 3

ainsi, la famille (𝑒1 ; 𝑒2 ) engendre ℝ².

➢ Montrons que la famille (𝒆


⃗ 𝟏; 𝒆
⃗ 𝟑 ) est liée

⃗ ℝ2 avec 𝛼1 ≠ 0 ou 𝛼3 ≠ 0.
Il s’agit de chercher 𝛼1 et 𝛼3 ∈ ℝ ∶ 𝛼1 𝑒1 + 𝛼3 𝑒3 = 0

⃗ ℝ2 ⇔ 𝛼1 (−1; 2) + 𝛼3 (3; −6) = (0; 0)


𝛼1 𝑒1 + 𝛼3 𝑒3 = 0 ⇔(-𝛼1 ; 2𝛼1 ) + (3𝛼3 ; −6𝛼3 ) = (0; 0)

−𝛼 + 3𝛼3 = 0 𝛼 = 3𝛼3
⇔(-𝛼1 + 3𝛼3 ; 2𝛼1 − 6𝛼3 ) = (0; 0) ⇔{ 1 ⇔{ 1
2𝛼1 − 6𝛼3 = 0 2𝛼1 = 6𝛼3

𝛼 = 3𝛼3
⇔{ 1 ⇔ 𝛼1 = 3𝛼3 .
𝛼1 = 3𝛼3

⃗ ℝ2
En choisissant 𝛼3 = 1, on a 𝛼1 = 3 . Ainsi, la famille (𝑒1 ; 𝑒3 ) est liée car 3𝑒1 + 1𝑒3 = 0

2.3 Propriétés
Soit 𝐸 un espace vectoriel et 𝑢
⃗ un vecteur de 𝐸

➢ Une famille est liée si et seulement si l’un de ses vecteurs s’écrit comme combinaison linéaire des
autres vecteurs.
➢ Toute famille de vecteurs contenant le vecteur nul est liée.
➢ {𝑢
⃗ } est libre si et seulement si 𝑢 ⃗
⃗ ≠0
➢ Toute sous-famille d’une famille libre de 𝐸 est encore une famille libre de 𝐸 et toute sur-famille
d’une famille génératrice de 𝐸 est encore une famille génératrice de 𝐸.

2.4 Dimension d’un espace vectoriel


2.4.1 Propriété et définition
Si un espace vectoriel 𝐸 a une base composée de 𝒏 vecteurs, alors toutes les autres bases de 𝐸 auront aussi
𝒏 vecteurs et dans ce cas, on dira que l’espace vectoriel 𝐸 est de dimension 𝒏 et on note 𝒅𝒊𝒎 𝑬 = 𝒏.

Cas particuliers
• ⃗}=0
dim {0
• Si dim 𝐸 = 1, alors 𝐸 est appelé une droite vectorielle. Dans le plan, elle a une équation de la forme
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 0, avec (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0).
• Si dim 𝐸 = 2, alors 𝐸 est appelé un plan vectoriel. Dans l’espace, elle a une équation de la forme
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 = 0 avec (𝑎; 𝑏; 𝑐 ) ≠ (0; 0; 0).

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2.4.2 Exemples :
dim ℝ = 1; dim ℝ2 = 2, dim ℝ3 = 3 et plus généralement, si 𝑛 ∈ ℕ∗ , alors dim ℝ𝑛 = 𝑛

La base canonique de ℝ𝑛 est (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝒏 ) telle que 𝑒1 = (1; 0; 0; … ; 0); 𝑒2 = (0; 1; 0; … ; 0); … ;

𝑒𝑖 = (0; 0; 0; … ; 0; 1; 0; 0; … ; 0) avec 1 à la colonne 𝑖; …; 𝑒𝑛 = (0; 0; 0; … ; 1)

2.4.3 Propriétés
Soit E un espace vectoriel de dimension 𝒏 et (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝒏 ) une famille de 𝒏 vecteurs de 𝐸

➢ (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est libre si et seulement si (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une base de 𝐸.


➢ (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) engendre 𝐸 si et seulement si (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une base de 𝐸.
➢ 𝑑é𝑡(𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) ≠ 0 si et seulement si (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une base de 𝐸.

En particulier, si 𝑛 = 2, alors [ 𝑑é𝑡(𝑒1; 𝑒2 ) ≠ 0 si et seulement si (𝑒1; 𝑒2 ) est une base de 𝐸].

si 𝑛 = 3, alors [(𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ) libre si et seulement si (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ) est une base de 𝐸].

2.4.4 Exercice d’application


1) Dans ℝ2 muni de sa base canonique, on pose 𝑒1 = (−1; 2) ; 𝑒2 = (1; 1)
a- Justifier que (𝑒1 ; 𝑒2 ) est une base de ℝ2
⃗ = (3; −2). Déterminer les coordonnées de 𝑢
b- On considère 𝑢 ⃗ dans la base (𝑒1 ; 𝑒2 )
2) Dans ℝ3 , on pose 𝑒1 = (−1; 2; 1) ; 𝑒2 = (1; −1; 1) et 𝑒3 = (2; −3; 2)
a- Justifier que (𝑒1 ; 𝑒2 ; 𝑒3 ) est une base de ℝ3
⃗ = (2; 3; −2). Déterminer les coordonnées de 𝑢
b- On considère 𝑢 ⃗ dans la base (𝑒1 ; 𝑒2 ; 𝑒3 )
3) Dans ℝ3 , on pose 𝑒1 = (−1; 2; 1) ; 𝑒2 = (1; −1; 1) et 𝑒3 = (2; −3; 0). Justifier que (𝑒1 ; 𝑒2 ; 𝑒3 )
n’est pas une base de ℝ3

3 Leçon 3: SOUS-ESPACES VECTORIELS


Objectifs :

➢ Démontrer qu’une partie d’un espace vectoriel en est un sous espace vectoriel.
➢ Déterminer une base d’un sous-espace vectoriel.
➢ Justifier que deux sous-espaces vectoriels sont supplémentaires.

Pré-requis:

➢ Coordonnées d’une combinaison linéaire de vecteurs.


➢ Déterminant de deux vecteurs du plan.
➢ Coordonnées d’un vecteur directeur d’une droite.

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3.1 Définitions et propriétés
3.1.1 Activité d’apprentissage
⃗ (𝑥; 𝑦); 𝑣 (𝑥 ′ ; 𝑦 ′ ) et 𝜆 ∈ ℝ. Écrire les coordonnées des vecteurs 𝑢
Dans une base, 𝑢 ⃗ + 𝑣 et 𝜆𝑢

3.1.2 Définition
Soit (𝐸; +; . ) un espace vectoriel réel et 𝐹 une partie de 𝐸. On dit que 𝐹 est un sous-espace vectoriel de
(𝐸; +; . ) lorsque (𝐹; +; . ) [muni des mêmes loi + et . que 𝐸] est un espace vectoriel.

3.1.3 Propriété
Soient (𝐸; +; . ) un espace vectoriel réel et 𝐹 une partie de 𝐸.

𝐹 est un sous-espace vectoriel de (𝐸; +; . ) lorsque les conditions suivantes sont satisfaites :

➢ 𝐹≠∅
➢ 𝐹 est stable pour + c’est-à-dire ∀ 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐹, 𝑢 + 𝑣 ∈ 𝐹
➢ 𝐹 est stable pour la multiplication externe c’est-à-dire ∀ 𝑢 ∈ 𝐹, ∀𝜆 ∈ ℝ, 𝜆. 𝑢 ∈ 𝐹

Ces trois conditions sont équivalentes aux deux conditions suivantes :

➢ 𝐹≠∅
➢ 𝐹 est stable par combinaison linéaire c’est-à-dire ∀ 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐹, ∀𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, 𝛼𝑢 + 𝛽𝑣 ∈ 𝐹

3.1.4 Remarques
➢ Tout sous-espace vectoriel est un espace vectoriel et par conséquent, les propriétés des espaces
vectoriels restent valables pour les sous-espaces vectoriels.
➢ Si (𝐸; +; . ) est un espace vectoriel réel, alors 𝐸 et {0𝐸 } sont des sous-espaces vectoriels de 𝐸. (à
vérifier)
➢ {0𝐸 } est appelé sous-espace vectoriel nul de 𝐸.
➢ 𝐸 et {0𝐸 } sont des sous-espaces vectoriels triviaux de 𝐸 et les autres seront des sous-espaces
vectoriels propres de 𝐸.

3.1.5 Exemple
On sait que (ℝ2 ; + ; . ) est un espace vectoriel sur ℝ. On pose 𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : 2𝑥 − 3𝑦 = 0}.

Montrons que 𝐹 est un sous-espace vectoriel de 𝐸 = ℝ2

Solution :

Les éléments de 𝐹 sont par définition dans ℝ2 . Ainsi, 𝐹 est une partie de ℝ2

➢ Montrons que 𝑭 ≠ ∅

0 ∈ ℝ donc (0; 0) ∈ ℝ2 . De plus 2(0) − 3(0) = 0. Ainsi, (0; 0) ∈ 𝐹 et par conséquent, 𝐹 ≠ ∅.

➢ Montrons que 𝑭 est stable pour +

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Soient (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹. Montrons que (𝑥1 ; 𝑦1 ) + (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹.

(𝑥1 ; 𝑦1 ) + (𝑥2 ; 𝑦2 ) = (𝑥1 + 𝑥2 ; 𝑦1 + 𝑦2 ).

(𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ ℝ2 . Ainsi, 𝑥1 ; 𝑦1 ; 𝑥2 ; 𝑦2 ∈ ℝ et puisque + est une loi de
composition interne dans ℝ, alors 𝑥1 + 𝑥2 ; 𝑦1 + 𝑦2 ∈ ℝ d’où (𝑥1 + 𝑥2 ; 𝑦1 + 𝑦2 ) ∈ ℝ2 .

En outre : 2(𝑥1 + 𝑥2 ) − 3(𝑦1 + 𝑦2 ) = 2𝑥1 + 2𝑥2 − 3𝑦1 − 3𝑦2 = 2𝑥1 − 3𝑦1 + 2𝑥2 − 3𝑦2 . Or
(𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹. Donc 2𝑥1 − 3𝑦1 = 0 = 2𝑥2 − 3𝑦2 . D’où 2(𝑥1 + 𝑥2 ) − 3(𝑦1 + 𝑦2 ) = 0 + 0 = 0.
Ainsi, (𝑥1 ; 𝑦1 ) + (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹. Donc 𝐹 est stable pour +.

➢ Montrons que 𝑭 est stable pour la multiplication externe .

Soient (𝑥 ; 𝑦) ∈ 𝐹et 𝜆 ∈ ℝ. Montrons que 𝜆. (𝑥 ; 𝑦) ∈ 𝐹.

𝜆. (𝑥 ; 𝑦) = (𝜆. 𝑥 ; 𝜆. 𝑦).

(𝑥; 𝑦) ∈ 𝐹 donc (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ2 . Ainsi, 𝑥; 𝑦 ∈ ℝ. De plus, 𝜆 ∈ ℝ et puisque . est une loi de composition interne
dans ℝ, alors 𝜆. 𝑥; 𝜆. 𝑦 ∈ ℝ d’où (𝜆. 𝑥; 𝜆. 𝑦) ∈ ℝ2 . En outre : 2(𝜆. 𝑥 ) − 3(𝜆. 𝑦) = 2𝜆. 𝑥 − 3𝜆. 𝑦 =
𝜆. (2𝑥 − 3𝑦). Or (𝑥; 𝑦) ∈ 𝐹 donc 2𝑥 − 3𝑦 = 0. D’où 2(𝜆. 𝑥 ) − 3(𝜆. 𝑦) = 𝜆. 0 = 0. Ainsi, 𝜆. (𝑥 ; 𝑦) ∈ 𝐹
donc 𝐹 est stable pour la multiplication externe . et par conséquent, 𝐹 est un sous-espace vectoriel de
𝐸 = ℝ2

Deuxième méthode :

Les éléments de 𝐹 sont par définition dans ℝ2 . Ainsi, 𝐹 est une partie de ℝ2

➢ Montrons que 𝑭 ≠ ∅

0 ∈ ℝ donc (0; 0) ∈ ℝ2 . De plus 2(0) − 3(0) = 0. Ainsi, (0; 0) ∈ 𝐹 et par conséquent, 𝐹 ≠ ∅.

➢ Montrons que 𝑭 est stable par combinaison linéaire

Soient (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 et 𝛼; 𝛽 ∈ ℝ. Montrons que 𝛼. (𝑥1 ; 𝑦1 ) + 𝛽. (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹.

𝛼. (𝑥1 ; 𝑦1 ) + 𝛽. (𝑥2 ; 𝑦2 ) = (𝛼. 𝑥1 ; 𝛼. 𝑦1 ) + (𝛽. 𝑥2 ; 𝛽. 𝑦2 ) = (𝛼. 𝑥1 + 𝛽. 𝑥2 ; 𝛼. 𝑦1 + 𝛽. 𝑦2 ).

(𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ ℝ2 . Ainsi, 𝑥1 ; 𝑦1 ; 𝑥2 ; 𝑦2 ∈ ℝ. De plus, 𝛼; 𝛽 ∈ ℝ. Puisque .


est une loi de composition interne dans ℝ, alors 𝛼. 𝑥1 ; 𝛽. 𝑥2 ; 𝛼. 𝑦1 ; 𝛽. 𝑦2 ∈ ℝ. De même, + est une loi de
composition interne dans ℝ, donc 𝛼. 𝑥1 + 𝛽. 𝑥2 ; 𝛼. 𝑦1 + 𝛽. 𝑦2 ∈ ℝ d’où (𝛼. 𝑥1 + 𝛽. 𝑥2 ; 𝛼. 𝑦1 + 𝛽. 𝑦2 ) ∈ ℝ2

En outre : 2( 𝛼. 𝑥1 + 𝛽. 𝑥2 ) − 3(𝛼. 𝑦1 + 𝛽. 𝑦2 ) = 2𝛼. 𝑥1 + 2𝛽. 𝑥2 − 3𝛼. 𝑦1 − 3𝛽. 𝑦2

= 𝛼. (2𝑥1 − 3𝑦1 ) + 𝛽. (2𝑥2 − 3𝑦2 ). Or (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc 2𝑥1 − 3𝑦1 = 0 = 2𝑥2 − 3𝑦2 .

D’où 2( 𝛼. 𝑥1 + 𝛽. 𝑥2 ) − 3(𝛼. 𝑦1 + 𝛽. 𝑦2 ) = 𝛼. (0) + 𝛽. (0) = 0 + 0 = 0.

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Ainsi, 𝛼. (𝑥1 ; 𝑦1 ) + 𝛽. (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc 𝐹 est stable par combinaison linéaire et par conséquent, 𝐹 est un
sous-espace vectoriel de 𝐸 = ℝ2 .

Exercice

1- Montrer que 𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : − 4𝑥 + 5𝑦 = 0} est un sous-espace vectoriel réel de ℝ2


2- Montrer que 𝐺 = {(𝑥 ; 𝑦; 𝑧) ∈ ℝ3 : 𝑥 + 2𝑦 − 4𝑧 = 0} est un espace vectoriel réel
3- Montrer que 𝐻 = {(𝑥 ; 𝑦; 𝑧) ∈ ℝ3 : 𝑥 − 𝑦 + 3𝑧 = 0 𝑒𝑡 𝑦 − 2𝑧 = 0} est un espace vectoriel réel.

3.2 Intersection et somme de deux sous espaces vectoriels


Soient 𝐹 et 𝐺 deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸. On pose

𝐹 ∩ 𝐺 = {𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑢
⃗ ∈ 𝐹 𝑒𝑡 𝑢
⃗ ∈ 𝐺} et 𝐹 + 𝐺 = {𝑤
⃗⃗ ∈ 𝐸 ∶ ∃𝑢
⃗ ∈ 𝐹, ∃𝑣 ∈ 𝐺 ∶ 𝑤
⃗⃗ = 𝑢
⃗ + 𝑣}

3.2.1 Propriété et définition


➢ 𝐹 ∩ 𝐺 est un sous espace vectoriel de 𝐸 appelé intersection des sous espaces vectoriels 𝐹 et 𝐺.
➢ 𝐹 + 𝐺 est un sous espace vectoriel de 𝐸 appelé somme des sous espaces vectoriels 𝐹 et 𝐺
➢ On dit que 𝐸 est la somme directe de 𝐹 et 𝐺 ou encore que 𝐹 et 𝐺 sont supplémentaires dans 𝐸 et
⃗ }. Dans ce cas, tout vecteur de 𝐸 se
on note 𝐸 = 𝐹 ⨁ 𝐺, lorsque 𝐸 = 𝐹 + 𝐺 et 𝐹 ∩ 𝐺 = {0
décompose de manière unique comme somme d’un vecteur de 𝐹 et d’un vecteur de 𝐺.

3.2.2 Propriétés
Soient 𝐹 et 𝐺 deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸 (𝐸 de dimension finie).

➢ 𝐹; 𝐹 + 𝐺 et 𝐹 ∩ 𝐺 sont aussi de dimensions finies.


➢ dim 𝐹 ≤ dim 𝐸. 𝑆i de plus dim 𝐹 = dim 𝐸, alors 𝐸 = 𝐹
➢ dim( 𝐹 + 𝐺) = dim 𝐹 + 𝑑𝑖𝑚𝐺 − dim(𝐹 ∩ 𝐺) (formule de Grassmann)
➢ [𝐸 = 𝐹⨁ 𝐺] ⃗ } et dim 𝐹 + dim 𝐺=dim 𝐸 ]
⇔ [ 𝐹 ∩ 𝐺 = {0
➢ [𝐸 = 𝐹⨁ 𝐺] si et seulement s’il existe une base de 𝐸 formée des vecteurs de 𝐹 et de 𝐺.

3.2.3 Exercice d’application


1) 𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : − 𝑥 + 𝑦 = 0} et G = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : 𝑥 + 2𝑦 = 0}
a- Justifier que 𝐹 et 𝐺 sont des sous espaces vectoriels de ℝ2 puis déterminer une base de chacune
d’elles.
b- Déterminer 𝐹 ∩ 𝐺
c- Déduire que ℝ2 est la somme directe de 𝐹 et de 𝐺. (plusieurs méthodes)
2) 𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦; 𝑧) ∈ ℝ3 : 𝑥 + 𝑦 − 𝑧 = 0} et 𝐺 = {(𝑥 ; 𝑦; 𝑧) ∈ ℝ3 : 2 𝑥 − 𝑦 = 0 𝑒𝑡 𝑥 + 𝑧 = 0}.

Vérifier si tout vecteur de ℝ3 peut se décomposer de manière unique comme somme d’un vecteur de 𝐹 et
d’un vecteur de 𝐺.

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Page50
3.3 Réunion de deux sous espaces vectoriels
3.3.1 Remarque
Si 𝐹 et 𝐺 sont deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸, alors 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas
forcément un sous espace vectoriel de 𝐸

3.3.2 Contre-exemple :
𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : − 𝑥 + 𝑦 = 0} et G = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : 𝑥 + 2𝑦 = 0} sont des sous espaces vectoriels de
ℝ2 .

3 ∈ ℝ d’où (3; 3) ∈ ℝ2 et de plus, −3 + 3 = 0. Ainsi, (3 ; 3) ∈ 𝐹 donc (3 ; 3) ∈ 𝐹 ∪ 𝐺.

−2; 1 ∈ ℝ d’où (−2 ; 1) ∈ ℝ2 et de plus, −2 + 2(1) = 0. Ainsi, (−2 ; 1) ∈ 𝐺 donc (−2 ; 1) ∈ 𝐹 ∪ 𝐺.

(3 ; 3); (−2 ; 1) ∈ 𝐹 ∪ 𝐺 et (3 ; 3) + (−2 ; 1) = (1 ; 4) ∈ ℝ2 .

−1 + 4 = 3 ≠ 0 donc (3; 3) + (−2 ; 1) ∉ 𝐹 . 1 + 2(4) = 9 ≠ 0 donc (3; 3) + (−2 ; 1) ∉ 𝐺.

Ainsi, (3; 3) + (−2 ; 1) ∉ 𝐹 ∪ 𝐺 donc 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas un groupe et par conséquent, 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas un
sous espace vectoriel.

3.3.3 Propriété
Plus généralement, si 𝐹 et 𝐺 sont deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸, alors les seuls
cas où 𝐹 ∪ 𝐺 est un sous espace vectoriel de 𝐸 sont les deux cas suivants :

➢ 𝐹 ⊂ 𝐺 et dans ce cas, 𝐹 ∪ 𝐺 = 𝐺 qui est déjà un sous espace vectoriel de 𝐸.


➢ 𝐺 ⊂ 𝐹 et dans ce cas, 𝐹 ∪ 𝐺 = 𝐹 qui est déjà un sous espace vectoriel de 𝐸.

En effet :

Si 𝐹 ⊄ 𝐺 et 𝐺 ⊄ 𝐹, alors ∃𝑥 ∈ 𝐹: 𝑥 ∉ 𝐺 et ∃𝑦 ∈ 𝐺: 𝑦 ∉ 𝐹.

𝑥 ∈ 𝐹 donc 𝑥 ∈ 𝐹 ∪ 𝐺. 𝑦 ∈ 𝐺 donc 𝑦 ∈ 𝐹 ∪ 𝐺.

Supposons que 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐹 ∪ 𝐺. Donc 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐹 ou 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐺.

Si 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐹, puisque −𝑥 ∈ 𝐹 alors (𝑥 + 𝑦) − 𝑥 ∈ 𝐹. Ainsi, 𝑦 ∈ 𝐹 ce qui contredit le fait que 𝑦 ∉ 𝐹.

Si 𝑥 + 𝑦 ∈ 𝐺, puisque −𝑦 ∈ 𝐺 alors (𝑥 + 𝑦) − 𝑦 = 𝑥 ∈ 𝐺, ce qui contredit le fait que 𝑥 ∉ 𝐺.

En conclusion, si 𝐹 ⊄ 𝐺 et 𝐺 ⊄ 𝐹, alors 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas un sous espace vectoriel de 𝐸.

Exercice

Soient 𝐸 un espace vectoriel et 𝑢


⃗ , 𝑣, 𝑤
⃗⃗ ∈ 𝐸. Montrer que 𝐹 = {𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣 + 𝑐𝑤
⃗⃗ ∈ 𝐸; 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ} est un sous-
espace vectoriel de 𝐸. Il est appelé sous-espace vectoriel engendré par 𝑢
⃗ ; 𝑣 et 𝑤
⃗⃗ .

On note souvent 𝐹 =< 𝑢


⃗ ; 𝑣 ;𝑤
⃗⃗ >

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Page51
MODULE 23 : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS Année Scolaire : 2019-2020

ELEMENTAIRES DU PLAN Classe : 1ère C


Cours de Mathématiques

Chapitre 6 : APPLICATIONS LINEAIRES ET MATRICES

LECON 1 : APPLICATIONS LINEAIRES


1. Applications linéaires entre deux espaces vectoriels
(a) Définition.
Soient E F deux -espaces vectoriels.
et
Une application f de E dans F est une application linéaire si elle satisfait aux deux
conditions suivantes :
(i) (
) () ()
u, v  E, f u + v = f u + f v
(ii) u  E,   , f ( u ) =  f (u ) ;
Autrement dit, f est une application linéaire si :
u, v  E,  ,   , f ( u +  v ) =  f (u ) +  f ( v ) .
Notation : L’ensemble des applications linéaires de E dans F est noté L ( E, F ) .
Exemples :
• L’application identique IdE est une application linéaire.
3
• Montrer que l’application f : 2
est linéaire.
( x, y, z ) ( −2x, y + 3z )
* Soient u ( x, y, z ) , v ( a, b, c )  ; soient  ,  
3

On a :  u +  v =  ( x, y, z ) +  ( a, b, c ) = ( x, y, z ) + (  a,  b,  c )

= ( x +  a, y +  b, z +  c )
Il s’en suit ( )
: f  u +  v = f ( x +  a,  y +  b, z +  c )

= ( −2 ( x +  a ) ,  y +  b + 3 ( z +  c ) )
= ( −2 x − 2 a, y +  b + 3 z + 3 c )
= ( −2 x, y + 3 z ) + ( −2 a,  b + 3 c )
=  ( −2 x, y + 3z ) +  ( −2a, b + 3c )
()
= f u +  f v . ()
• L’application f: → n’est pas linéaire. En effet : f (1) = 1 et f ( 2) = 4 , mais
2
x x
f ( 2)  2  f (1)

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Page52
(b) Vocabulaire et exemples
Soient E et F deux - espaces vectoriels.
• Une application linéaire de E dans F est aussi appelée morphisme ou
homomorphisme.
• Une application linéaire de E dans E est appelé endomorphisme.
• Un morphisme bijectif est un isomorphisme
• Un endomorphisme bijectif est un automorphisme.
(c) Quelques propriétés sur les applications linéaires
Activité
Soient E et F deux -espaces vectoriels. 0E et 0F les vecteurs nuls respectifs de E et
F. f une application linéaire de E dans F.
1. Montrer que u  E, f 0E( ) ( ) ()
= 0F et f −u = − f u .
2. En déduire que u, v  E, f ( u − v ) = f (u ) − f ( v ) .

Clé 1 Soit u  E , on a : u + 0 = u et u + ( −u ) = 0
f étant une application linéaire, f (u ) + f ( 0 ) = f (u )
E E

donc, f ( 0 ) = − f (u ) + f (u ) = 0
E F

De même, f ( u ) + f ( −u ) = f ( 0 ) et comme f ( 0 ) = 0 , alors


E E F

f (u ) + f ( −u ) = 0 , par conséquent, f ( −u ) = − f (u ) .
F
Clé 2 Par linéarité, le résultat en découle !
Moralité : Si f est une application linéaire de E dans F , alors f ( 0 ) = 0 et E F

pour tous u, v  E, f ( −u ) = − f (u ) et f ( u − v ) = f (u ) − f ( v ) .
Propriétés (admises)
Par une application linéaire f
E dans F :
de
✓ L’image de toute base de E est une base de F Lorsque f est bijective.
✓ L’image d’un sous-espace vectoriel de E est un sous-espace vectoriel de F .
✓ L’image réciproque d’un sous-espace vectoriel de F est un sev de E.
(d) Caractérisation d’une application linéaire entre espaces vectoriels
Soit E et F deux ℝ −espaces vectoriels de dimensions finies.

Une application linéaire f de F vers F est entièrement déterminée par l’image

des vecteur d’une base de E. Autrement dit, lorsqu’on connait les images par f
des éléments d’une base de E, on dit que l’application linéaire f existe et est
unique.

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Page53
Exemple : Soit E un espace vectoriel rapporté à une base B ( )
= i, j .

On pose u =i− j et v = 2i − 4 j. Existe-t-il une application linéaire g telle que

()
g u =i et ()
g v = − j?

Réponse : Oui, car ()


g i = 2i +
1
2
j et ()
g j =i+
1
2
j.

Exercice résolu
Soit E un espace vectoriel muni d’une base B ( )
= i, j .
On considère l’application f : E → E qui à tout vecteur u = xi + y j associe le vecteur
()
f u = ( 2x − y ) i + ( −4x + 2 y ) j.
1. Montrer que f est un endomorphisme de E.
2. Déterminer ( ) ( ) et f (i + 2 j ).
f i ,f j
3. Déterminer l’expression analytique de f.
4. Calculer les coordonnées du vecteur a ( −1;2) par f .
Une solution
1. Il suffit de montrer que f est linéaire.
2. On a : ()
i (1,0) et j ( 0,1) , donc f i = 2i − 4 j et f j = −i + 2 j. ()
On en déduit que f i + 2 j = 0.( )
3.
, , , ,
Soit u = xi + y j  E et u = xi + y j un vecteur de E tel que u = f u .
,
()
x = 2x − y
,
() , ,
u = f u ⟺ x i + y j = ( 2x − y ) i + ( −4x + 2 y ) j ⟺ { ,
y = −4x + 2 y
4. ()
Le vecteur f a a pour couple de coordonnées ( −4;8) .

2. Noyau et image d’une application linéaire


(a) Présentation
Activité
2
On considère l’application f: 2 ,
, ,, y,  x = 2x − y
u ( x, y ) u (x ) / { y ,= −4x + 2 y

1. Déterminer et caractériser l’ensemble 
E1 = u ( x, y )  2
()
/ f u =0 2 .
2. Déterminer et caractériser l’ensemble ()
E2 = f u / u ( x, y )  2
.
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Page54
Une solution
2x − y = 0
1. Soit u ( x, y )  2
. f u =0() 2 ⟺{
−4x + 2 y = 0
⟺ 2x − y = 0

E1 est la droite vectorielle d’équation 2x − y = 0.


2x − y = 0 ⟺ y = 2x , ceci étant, ( x, y ) = ( x, 2 x ) = x (1, 2)
Une base de E1 est e1 = i + 2 j.
, ,
2. Soit v = x i + y j un vecteur de 2 .
,
x = 2x − y
()
f u = v ⟺{ ,
y = −4x + 2 y
,
⟺ y = −2x
,

E2 est la droite vectorielle d’équation 2x + y = 0 ; une base de E2 est e2 = −i + 2 j.


(b) Définitions, détermination d’une base et équation caractéristique.
Soient E F deux espaces vectoriels ; f une application linéaire de E dans F.
et
• On appelle noyau de f , noté ker f ou N f , l’ensemble des vecteurs u de E dont
l’image par f est 0 F .


ker f = u  E / f u = 0F . () 
• On appelle image de f , notée Im f le sous-ensemble f (E) de F, image de E
par f.

Im f = f ( E) = v  F / u  E, f u = v . () 
Exercice résolu
E est un espace vectoriel dont une base est (i, j ). Soit f l’endomorphisme de E tel que
()
f i =i−2j (
f j + 2i = 0E .
et )
1. Déterminer ker f . En donner une base.
2. Déterminer Im f . En donner une base.
(c) Propriétés
Soit f : E → F une application linéaire :
P1) ker fet Im f sont deux sous-espaces vectoriels respectifs de E et F.
P2) f est injective ⟺ ker f = 0E .  
P3) f est surjective ⟺ Im f = F.

P4) Si f est injective, alors l’image d’une famille libre de E est une famille libre de F .
P5) Si f est surjective, alors l’image d’une famille génératrice de E est une famille
génératrice de F .

Démonstration : (bon exercice)

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LECON 2 : MATRICES

2.1 Définition
Soit E un espace vectoriel de base B ( )
= i, j . Soit f un endomorphisme de E tel que
() ()
f i = ai + b j et f j = ci + d j où a, b, c et d sont quatre réels.
( )
On appelle matrice de f dans la base B = i, j le tableau noté M f tel que
a c 
Mf = 
b d 
Remarque : Toute matrice est entièrement déterminée par les images des vecteurs de
base disposées en colonnes.
2.2
A) Soit  un endomorphisme de
,
( )
E rapporté à la base B = i, j qui, à tout vecteur u = xi + y j
associe le vecteur u = ( x − 2 y ) i + ( −3x + 2 y ) j. On pose e1 = i − 2 j et e2 = −3i + 4 j.
1. Ecrire la matrice de  dans la base B .
2. Soit g l’endomorphisme de E déterminé par g e1 = e1 et g e2 = −e2 .( ) ( )
( )
(a) Montrer que e1 , e2 est une base de E.
(b) Ecrire la matrice de g dans la base e1 , e2 . ( )
(c) Déterminer la matrice de g dans la base i, j . ( )
EXERCICE 4
E est un plan vectoriel de base B ( )
= i, j . On considère deux réels a et b et  l’endomorphisme
() ()
de E défini par :  i = ai + b j et  j = (1 − a ) i + (1 − b ) j.
1. Donner la matrice M de  dans la base B .
2. A quelle condition sur les réels a et b a-t-on  bijective ?
1
3. On suppose que a = b = . Déterminer ker et Im . En préciser les bases.
2
4. Calculer la matrice de  ∘  − 2 + id.

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Page56
⃗ 𝑬 } et 𝑰𝒎 𝒇 = 𝑭
Remarque : 𝒇 est bijective ⇔ 𝑲𝒆𝒓 𝒇 = {𝟎

(e) Relation entre les dimensions de 𝑲𝒆𝒓𝒇 et de 𝑰𝒎 𝒇

Si 𝑓 est une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹 tous de
dimensions finies, alors 𝐾𝑒𝑟 𝑓 et 𝐼𝑚 𝑓 sont aussi de dimensions finies et on a

dim 𝐾𝑒𝑟 𝑓 + dim 𝐼𝑚 𝑓 = dim 𝐸

Application :

𝑓 est une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹. On suppose que
𝐸 et 𝐹 sont de même dimension finie E.

Montrer que 𝑓 est injective si et seulement si 𝑓 est surjective.

Supposons que 𝑓 est injective et montrons qu’elle est surjective.

⃗ }. Puisque dim 𝐾𝑒𝑟 𝑓 + dim 𝐼𝑚 𝑓 = dim 𝐸, alors


𝑓 étant injective, alors 𝐾𝑒𝑟 𝑓 = {0
0 + dim 𝐼𝑚𝑓 = 𝑑𝑖𝑚 𝐸. Donc dim 𝐼𝑚 𝑓 = dim 𝐹 et puisque 𝐼𝑚 𝑓 est un sous-espace vectoriel de 𝐹,
alors 𝐼𝑚 𝑓 = 𝐹 et par suite, 𝑓 est surjective.

Supposons que 𝑓 est surjective et montrons qu’elle est injective.

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Page57 Applications linéaires
𝑓 étant surjective, alors 𝐼𝑚 𝑓 = 𝐹. Puisque dim 𝐾𝑒𝑟 𝑓 + dim 𝐼𝑚 𝑓 = dim 𝐸, alors
dim 𝐾𝑒𝑟 𝑓 + dim 𝐹 = dim 𝐸 Donc dim 𝐾𝑒𝑟 𝑓 = 0. Ainsi, 𝐾𝑒𝑟 𝑓 = {0 ⃗ } et par suite, 𝑓est
injective.

LECON 2 : MATRICES
1.1 Définition
Soit 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖; 𝑗). Soit 𝑓 un endomorphisme de 𝐸 tel que

𝑓(𝑖) = 𝑎𝑖 + 𝑏𝑗 et 𝑓(𝑗) = 𝑐𝑖 + 𝑑𝑗 où 𝑎; 𝑏; 𝑐 et 𝑑 sont quatre réels. On appelle matrice de 𝑓 dans la


𝑎 𝑐
base ℬ le tableau noté 𝑀(𝑓;ℬ) ou 𝑀𝑓 tel que 𝑀𝑓 = ( )
𝑏 𝑑

(𝑎 𝑐) est la première ligne et (𝑏 𝑑) est la deuxième

𝑎 𝑐
( ) est la première colonne et ( ) est la deuxième.
𝑏 𝑑
𝑎 𝑐
Le tableau ( ) comporte donc deux lignes et deux colonnes. Une matrice est dite carrée si
𝑏 𝑑
elle comporte autant de lignes que de colonnes. Dans ce cas, ce nombre de ligne est appelé
ordre de la matrice.

L’ensemble des matrices carrées d’ordre 𝑛 à coefficients dans ℝ est souvent noté ℳ𝑛 (ℝ).

Remarque : Toute matrice est entièrement déterminée par les images des vecteurs de base
disposées en colonnes.

Exemple : 𝑓 et 𝑔 sont des endomorphismes d’un espace vectoriel 𝐸 de base ℬ = (𝑖; 𝑗).

2 5
• Si 𝑓(𝑖) = 2𝑖 + 3𝑗 et 𝑓(𝑗) = 5𝑖 − 4𝑗 alors 𝑀𝑓 = ( )
3 −4
3 8
• Si 𝑀𝑔 = ( ), alors 𝑔(𝑖) = 3𝑖 − 4𝑗 et g(𝑗) = 8𝑖 + 𝑗
−4 1
1 0
• 𝑖𝑑(𝑖) = 𝑖 et 𝑖𝑑(𝑗) = 𝑗. Donc 𝑀𝑖𝑑 = ( ): cette matrice comporte les 1 sur la diagonale
0 1
principale et les 0 ailleurs.

Exercice d’application : changement de base

2 −3
Dans une base ℬ = (𝑖 ; 𝑗) de 𝐸, ⃗⃗⃗
𝑒1 (−1; 2), ⃗⃗⃗
𝑒2 (1; −1) et 𝑀(𝑓;ℬ) = ( )
4 1

1) Vérifier que ℬ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗


𝑒2 ) est une base de 𝐸
2) Ecrire 𝑖 puis 𝑗 en fonction de ⃗⃗⃗ 𝑒1 et ⃗⃗⃗
𝑒2
3) Déterminer la matrice de 𝑓 dans la base ℬ′
Solution

1) Vérifions que ℬ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗


𝑒2 ) est une base de 𝐸
𝑒2 ) = (−1)(−1) − 2(1) = −1 ≠ 0. Donc ℬ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
𝑑é𝑡(𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗ 𝑒2 ) est une base de 𝐸.
2) Ecrivons 𝑖 puis 𝑗 en fonction de ⃗⃗⃗ 𝑒1 et ⃗⃗⃗
𝑒2
𝑒 = −𝑖 + 2𝑗
⃗⃗⃗
Dans une base ℬ = (𝑖 ; 𝑗) ⃗⃗⃗ 𝑒2 (1; −1). Donc { 1
𝑒1 (−1; 2)et ⃗⃗⃗ .
𝑒2 = 𝑖 − 𝑗
⃗⃗⃗

Donc 𝑗 = ⃗⃗⃗
𝑒1 + ⃗⃗⃗
𝑒2 et 𝑖 = ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑗 = ⃗⃗⃗
𝑒2 + ⃗⃗⃗
𝑒1 + ⃗⃗⃗
𝑒2 = ⃗⃗⃗
𝑒1 + 2𝑒⃗⃗⃗2

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Page58 Applications linéaires
3) Déterminer la matrice de 𝑓 dans la base ℬ′
Il suffit de déterminer 𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) et 𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) en fonction de ⃗⃗⃗
𝑒1 et ⃗⃗⃗
𝑒2

2 −3
𝑀(𝑓;ℬ) = ( ). Donc 𝑓(𝑖) = 2𝑖 + 4𝑗 et 𝑓(𝑗) = −3𝑖 + 𝑗
4 1

𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) = 𝑓(−𝑖 + 2𝑗) = −𝑓(𝑖) + 2𝑓(𝑗) car 𝑓 est linéaire. 𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) = 𝑓(𝑖 − 𝑗) = 𝑓(𝑖) − 𝑓(𝑗) Ainsi,

𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) = −(2𝑖 + 4𝑗) + 2(−3𝑖 + 𝑗) = −8𝑖 − 2𝑗 = −8(𝑒⃗⃗⃗1 + 2𝑒⃗⃗⃗2 ) − 2(𝑒⃗⃗⃗1 + ⃗⃗⃗


𝑒2 ) = −10𝑒⃗⃗⃗1 − 18𝑒⃗⃗⃗2

𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) = 2𝑖 + 4𝑗 − (−3𝑖 + 𝑗) = 5𝑖 + 3𝑗 = 5(𝑒⃗⃗⃗1 + 2𝑒⃗⃗⃗2 ) + 3(𝑒⃗⃗⃗1 + ⃗⃗⃗


𝑒2 ) = 8𝑒⃗⃗⃗1 + 13𝑒⃗⃗⃗2 .

−10 8
𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) = −10𝑒⃗⃗⃗1 − 18𝑒⃗⃗⃗2 et 𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) = 8𝑒⃗⃗⃗1 + 13𝑒⃗⃗⃗2 . Donc 𝑀(𝑓;ℬ′) = ( )
−18 13

1.2 Opérations sur les matrices


𝑎 𝑐
Soient 𝐴 = ( ) et 𝐵 = (𝑎′ 𝑐′ ) deux matrices, et 𝑘 un nombre réel.
𝑏 𝑑 𝑏′ 𝑑′
a) Somme de deux matrices

La somme des matrices 𝐴 et 𝐵 est la matrice notée 𝐴 + 𝐵 définie par 𝐴 + 𝐵 = (𝑎 + 𝑎′ 𝑐 + 𝑐′ )


𝑏 + 𝑏′ 𝑑 + 𝑑′

La commutativité de + dans ℝ implique la commutativité de + dans ℳ2 (ℝ).

La somme de deux matrices est possible si elles ont le même nombre de lignes et le même
nombre de colonnes.

b) Produit d’une matrice par un réel


𝑘𝑎 𝑘𝑐
Le produit de la matrice 𝐴 par le nombre réel 𝑘 est la matrice notée 𝑘𝐴 définie par 𝑘𝐴 = ( )
𝑘𝑏 𝑘𝑑

c) Produit de deux matrices


Le produit de la matrice 𝐵 par la matrice 𝐴 est la matrice notée 𝐴 × 𝐵 définie par

𝑎 𝑐 𝑐′ ) = ( 𝑎𝑎′ + 𝑐𝑏′ 𝑎𝑐′ + 𝑐𝑑′ )


𝐴×𝐵 = ( ) × (𝑎′
𝑏 𝑑 𝑏′ 𝑑′ 𝑏𝑎′ + 𝑑𝑏′ 𝑏𝑐′ + 𝑑𝑑′

1ère ligne 1ère colonne : 𝑎𝑎′ + 𝑐𝑏′ 1ère ligne 2ième colonne : 𝑎𝑐′ + 𝑐𝑑′

2ième ligne 1ère colonne : 𝑏𝑎′ + 𝑑𝑏′ 2ième ligne 2ième colonne : 𝑏𝑐′ + 𝑑𝑑′

Le produit de deux matrices est possible si le nombre de lignes de la première est égal au nombre
de colonnes de la deuxième.

d) Déterminant d’une matrice carrée d’ordre deux.


𝑎 𝑐
Le déterminant de la matrice carrée 𝐴 = ( ) est le nombre réel noté 𝑑é𝑡(𝐴) défini par
𝑏 𝑑
𝑎 𝑐
𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐
𝑏 𝑑

Exemples :

2 −3 6 −6 2+6 −3 − 6 8 −9
• ( )+( )+( )+( )
−1 4 8 5 −1 + 8 4+5 7 9

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Page59 Applications linéaires
1 −2 4(1) 4(−2) 4 −8
• 4( )=( )=( )
3 5 4(3) 4(5) 12 20
2 −3 6 −6 2×6−3×8 2(−6) − 3 × 5 −12 −27
• ( )×( )=( )=( )
−1 4 8 5 −1 × 6 + 4 × 8 −1 × −6 + 4 × 5 26 26
6 −6 2 −3 12 + 6 −18 − 24 18 −42
( )×( )=( )=( )
8 5 −1 4 16 − 5 −24 + 20 11 −4
2 −3 6 −6 6 −6 2 −3
( )×( )≠( )×( ): le produit des matrices n’est pas commutatif.
−1 4 8 5 8 5 −1 4

2 −3 2 −3
• 𝑑é𝑡 ( )=| | = 2(4) − (−1)(−3) = 8 − 3 = 5
−1 4 −1 4
Remarques :

𝑎 𝑐 0 0 𝑎 𝑐 0 0 𝑎 𝑐 0 0
• ( )+( )=( )=( )+( ): la matrice ( ) est l’élément neutre pour
𝑏 𝑑 0 0 𝑏 𝑑 0 0 𝑏 𝑑 0 0
l’addition des matrices dans ℳ2 (ℝ) : elle est appelée matrice nulle de ℳ2 (ℝ).
𝑎 𝑐 𝑎 𝑐
• 1×( )=( )
𝑏 𝑑 𝑏 𝑑
𝑎 𝑐 1 0 𝑎 𝑐 1 0 𝑎 𝑐 1 0
• ( )×( )=( )=( )×( ): la matrice ( ) est l’élément neutre pour
𝑏 𝑑 0 1 𝑏 𝑑 0 1 𝑏 𝑑 0 1
la multiplication des matrices dans ℳ2 (ℝ): elle est appelée matrice identité de ℳ2 (ℝ) et est
souvent notée 𝐼2 .
• (ℳ2 (ℝ); +;×) est un espace vectoriel réel.

1.3 Inverse d’une matrice carrée d’ordre deux


a) Activité d’apprentissage
2 −6
1) Soit 𝐴 la matrice définie par 𝐴 = ( ). Calculer les produits 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴
−1 4
14 6
avec 𝐵 = 2 ( ). Que constatez-vous ?
1 2
𝑎 𝑐
2) maintenant, on pose 𝐴 = ( ) et on suppose que 𝑑é𝑡(𝐴) ≠ 0. Calculer les
𝑏 𝑑
1 𝑑 −𝑐
produits 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴 avec 𝐵 = 𝑑é𝑡(𝐴) ( ). Que constatez-vous ?
−𝑏 𝑎
Solution
1) Calculons et 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴

1 4 6 2 3
2 −6 2 −6 4−3 6−6 1 0
𝐴×𝐵 =( )× ( )=( ) × (1 )=( )=( )
−1 4 2 1 2 −1 4 1 −2 + 2 −3 + 4 0 1
2

1 4 6 2 −6 2 3 2 −6 4−3 −12 + 12 1 0
𝐵 × 𝐴 = 2( )×( ) = (1 1) × (−1 )=( )=( )
1 2 −1 4 2 4 1−1 −3 + 4 0 1
On constate que 𝐴 × 𝐵 = 𝐵 × 𝐴 = 𝐼2 .
2) Calculons et 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴
𝑑 −𝑐
𝑎 𝑐 1 𝑑 −𝑐
𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐. Donc 𝐵 = 𝑎𝑑−𝑏𝑐 ( ) = (𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
𝑎 ).
𝑏 𝑑 −𝑏 𝑎 −𝑏
𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐

𝑑 −𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 −𝑎𝑐+𝑎𝑐
𝑎 𝑐 1 0
Ainsi, 𝐴 × 𝐵 = ( ) × (𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
𝑎 ) = 𝑎𝑑−𝑏𝑐
(𝑏𝑑−𝑏𝑑 𝑎𝑑−𝑏𝑐
−𝑏𝑐+𝑑𝑎) =( )
𝑏 𝑑 −𝑏 0 1
𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐

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Page60 Applications linéaires
𝑑 −𝑐 𝑑𝑎 − 𝑐𝑏 𝑑𝑐 − 𝑐𝑑
𝐵 × 𝐴 = (𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 ) × (𝑎 𝑐
) = ( 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 ) = (1 0)
−𝑏 𝑎 𝑏 𝑑 −𝑏𝑎 + 𝑏𝑎 −𝑏𝑐 + 𝑎𝑑 0 1
𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐
On constate que 𝐴 × 𝐵 = 𝐵 × 𝐴 = 𝐼2

b) Définition
on dit qu’une matrice 𝐴 carrée d’ordre deux est inversible lorsqu’il existe une autre
matrice 𝐵 telle que 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴 = 𝐼2 . Dans ce cas, la matrice 𝐵 est appelée inverse
de 𝐴 est est notée 𝐴−1
c) Propriétés
𝑎 𝑐
• Une matrice carrée 𝐴 = ( ) d’ordre deux est inversible si et seulement si
𝑏 𝑑
𝑑é𝑡(𝐴) ≠ 0 et dans ce cas, l’inverse 𝐴−1 de 𝐴 est définie par
1 𝑑 −𝑐
𝐴−1 = 𝑑é𝑡(𝐴) ( )
−𝑏 𝑎
Exemples
2 −6 2 −6
𝐴=( ) On a : 𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 6 − 6 = 0. Donc 𝐴 n’est pas inversible.
−1 3 −1 3

3 −5 3 −5
𝐴=( ) On a : 𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 12 − 10 = 2. 𝑑é𝑡(𝐴) ≠ 0 donc 𝐴 est inversible et
−2 4 −2 4
5
1 𝑑 −𝑐 1 4 5 2 2
𝐴−1 = 𝑑é𝑡(𝐴) ( ) = 2( )=( 3) .
−𝑏 𝑎 2 3 1 2

5
−5 2
15 15
3 2 6−5 − 1 0
Vérification : ( )( 3) =( 2 2 )=( ) et
−2 4 1 −4 + 4 −5 + 6 0 1
2

5
2
( 2) ( 3 −5) = (6 − 5 −10 + 10) = (1 0)
3 −2 4 3−3 −5 + 6 0 1
1
2

1.4 Matrices et systèmes d’équations linéaires dans ℝ²


𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑒
Considérons le système linéaire suivant : (𝑆): {
𝑐𝑥 + 𝑑𝑦 = 𝑓

𝑥
(𝑦) est vu comme une matrice ayant deux lignes et une colonne (matrice colonne).

𝑎 𝑏 𝑥 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦
En utilisant le procédé de la multiplication de deux matrices, on a ( ) (𝑦) = ( ).
𝑐 𝑑 𝑐𝑥 + 𝑑𝑦

𝑎 𝑏 𝑥 𝑒 𝑎 𝑏 𝑥 𝑒
Ainsi, (𝑆) ⇔ ( ) (𝑦) = (𝑓 ) ou encore 𝐴𝑋 = 𝐵 avec 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = (𝑓)
𝑐 𝑑 𝑐 𝑑

Si 𝐴 est inversible, alors (𝑆) ⇔ 𝐴𝑋 = 𝐵

⇔ 𝐴−1 𝐴𝑋 = 𝐴−1 𝐵
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Page61 Applications linéaires
⇔ 𝐼2 𝑋 = 𝐴−1 𝐵 car 𝐴−1 𝐴 = 𝐼2

⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵 car 𝐼2 𝑋 = 𝑋

Exercice d’application 1

3𝑥 − 5𝑦 = 11
1) Résoudre par combinaison linéaire le système suivant (𝑆): {
−2𝑥 + 4𝑦 = −8
2) Retrouver les solutions précédentes en utilisant les matrices.

Solution :

6𝑥 − 10𝑦 = 22
1) (𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑦 = −2 et 𝑦 = −1
−6𝑥 + 12𝑦 = −24
12𝑥 − 20𝑦 = 44
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑥 = 4 et 𝑥 = 2. L’ensemble solution est {(2; −1)}
−10𝑥 + 20𝑦 = −40
3𝑥 − 5𝑦 = 11 3 −5 𝑥 11
2) (𝑆): { . Posons 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = ( ).
−2𝑥 + 4𝑦 = −8 −2 4 −8
5
3 −5 2 2
On a vu précédemment que 𝐴 = ( ) est inversible et 𝐴−1 = ( 3) .
−2 4 1 2
(𝑆) ⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵
5
𝑥 2 11
2
⇔ (𝑦) = ( 3) (−8)
1 2
5
𝑥 2(11) + 2 (−8)
⇔ (𝑦) = ( 3 )
1(11) + (−8) 2
𝑥 2
⇔ (𝑦) = ( )
−1
⇔ 𝑥 = 2 et 𝑦 = −1. On retrouve l’ensemble solution {(2; −1)}

Exercice d’application 2

3𝑥 − 5𝑦 = 𝛼
1) Résoudre par combinaison linéaire le système suivant dans ℝ² (𝑆): {
−2𝑥 + 4𝑦 = 𝛽
3 −5
2) Déduire l’inverse de la matrice ( )
−2 4
solution

1) Résolution du système :
6𝑥 − 10𝑦 = 2𝛼 3
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑦 = 2𝛼 + 3𝛽 et 𝑦 = 𝛼 + 𝛽
−6𝑥 + 12𝑦 = 3𝛽 2
12𝑥 − 20𝑦 = 4𝛼 5
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑥 = 4𝛼 + 5𝛽 et 𝑥 = 2𝛼 + 2 𝛽.
−10𝑥 + 20𝑦 = 5𝛽
5 3
L’ensemble solution est {(2𝛼 + 2 𝛽; 𝛼 + 2 𝛽)}
2) Déduction de l’inverse.
3𝑥 − 5𝑦 = 𝛼 3 −5 𝑥 𝛼
(𝑆): { . Posons 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = (𝛽 ).
−2𝑥 + 4𝑦 = 𝛽 −2 4

5 5 5
2𝛼 + 𝛽 2 𝛼 2
2 2 2
(𝑆) ⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵. Or ( ) = ( ) ( ). Donc 𝐴−1
= ( 3)
1 2 𝛽
3 3
1𝛼 + 2 𝛽 1 2
Exercice
5𝑥 − 8𝑦 = 4
1) En utilisant les matrices, résoudre dans ℝ² le système {
−2𝑥 + 3𝑦 = 3
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Page62 Applications linéaires
5 4
2) En utilisant une résolution d’un système, déterminer l’inverse de 𝐴 = ( )
−3 −2

1.5 Opérations sur les applications linéaires et matrices


a) Activité d’apprentissage
1) Soient 𝑓 et 𝑔 deux applications linéaires d’un même espace vectoriel 𝐸 vers un même
espace vectoriel 𝐹 et 𝑘 un nombre réel.
On pose (𝑓 + 𝑔)(𝑢 ⃗ ) = 𝑓(𝑢⃗ ) + 𝑔(𝑢⃗ ) et (𝑘. 𝑓)(𝑢
⃗ ) = 𝑘. 𝑓(𝑢
⃗ ) pour 𝑢
⃗ dans 𝐸
Justifier que 𝑓 + 𝑔 et 𝑘. 𝑓 sont des applications linéaires.
2) On suppose maintenant que 𝑔 est définie de 𝐹 vers un espace vectoriel 𝐺.
On pose [𝑔 ∘ 𝑓](𝑢⃗ ) = 𝑔[𝑓(𝑢 ⃗ )] pour 𝑢⃗ dans 𝐸. Justifier que 𝑔 ∘ 𝑓 une application linéaire.

Solution
Soient 𝑢
⃗ , 𝑣 ∈ 𝐸; 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ
• (𝑓 + 𝑔)(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑓(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣 ) + 𝑔(𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣) + 𝑎𝑔(𝑢
⃗ ) + 𝑏𝑔(𝑣)
= 𝑎[𝑓(𝑢⃗ ) + 𝑔(𝑢
⃗ )] + 𝑏[𝑓(𝑣) + 𝑔(𝑣)] = 𝑎[𝑓 + 𝑔](𝑢⃗ ) + 𝑏[𝑓 + 𝑔](𝑣)

• (𝑘. 𝑓)(𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑘. 𝑓(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑘. [𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣)] = (𝑘𝑎). 𝑓(𝑢⃗ ) + (𝑘𝑏). 𝑓(𝑣) =
𝑎[𝑘. 𝑓(𝑢 )]
⃗ + 𝑏[𝑘. 𝑓(𝑣 )]
• [𝑔 ∘ 𝑓](𝑎𝑢⃗ + 𝑏𝑣 ) = 𝑔[𝑓(𝑎𝑢⃗ + 𝑏𝑣)] = 𝑔[𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣)] car 𝑓 est linéaire
= 𝑎𝑔[𝑓(𝑢 ⃗ )] + 𝑏𝑔[𝑓(𝑣)] car 𝑔 est linéaire
= 𝑎[𝑔 ∘ 𝑓](𝑢⃗ ) + 𝑏[𝑔 ∘ 𝑓](𝑣)

b) Définition
Soient 𝑓 et 𝑔 deux applications linéaires d’un même espace vectoriel 𝐸 vers un même espace
vectoriel 𝐹 et 𝑘 un nombre réel.

• On appelle somme de 𝑓 et 𝑔 l’application linéaire notée 𝑓 + 𝑔 définie pour 𝑢 ⃗ dans 𝐸


par (𝑓 + 𝑔)(𝑢
⃗ ) = 𝑓(𝑢⃗ ) + 𝑔(𝑢 ⃗ ).
• On appelle produit de 𝑓 par 𝑘 l’application linéaire notée 𝑘. 𝑓 définie pour 𝑢
⃗ dans 𝐸
Par (𝑘. 𝑓)(𝑢⃗ ) = 𝑘. 𝑓(𝑢
⃗ ).

• Si 𝑔 est définie de 𝐹 vers un espace vectoriel 𝐺, alors on appelle composée de 𝑓 par


g l’application linéaire notée 𝑔 ∘ 𝑓 définie pour 𝑢
⃗ dans 𝐸 par [𝑔 ∘ 𝑓](𝑢
⃗ ) = 𝑔[𝑓(𝑢
⃗ )].

c) Matrice de la somme de deux applications linéaires, du produit d’une


application linéaire par un réel et de la composée de deux applications
linéaires

Activité d’apprentissage

Soit 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖; 𝑗). Soient 𝑓et 𝑔 deux endomorphismes de 𝐸 et 𝑘 un
𝑎 𝑐
réel tels que 𝑀𝑓 = ( ) et 𝑀𝑔 = (𝑎′ 𝑐′ )
𝑏 𝑑 𝑏′ 𝑑′

1) Déterminer [𝑓 + 𝑔](𝑖) et [𝑓 + 𝑔](𝑗) puis écrire une relation entre 𝑀𝑓+𝑔 ; 𝑀𝑓 et 𝑀𝑔


2) Chercher 𝑀(𝑘.𝑓)
3) Calculer 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓 et déterminer 𝑀𝑔∘𝑓

Propriétés

Soient 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖; 𝑗) ; 𝑓et 𝑔 deux endomorphismes de 𝐸 et 𝑘 un réel.

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Page63 Applications linéaires
𝑀𝑓+𝑔 = 𝑀𝑓 + 𝑀𝑔 ; 𝑀(𝑘.𝑓) = 𝑘. 𝑀𝑓 et 𝑀𝑔∘𝑓 = 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓

Exemples :

2 −1 1 3
Si 𝑀𝑓 = ( ) et 𝑀𝑔 = ( ) dans une base ℬ = (𝑖; 𝑗), alors :
3 1 −1 2

2 −1 1 3 3 2
• 𝑀𝑓+𝑔 = 𝑀𝑓 + 𝑀𝑔 = ( )+( )=( )
3 1 −1 2 2 3
2 −1 10 −5
• 𝑀(5.𝑓) = 5. 𝑀𝑓 = 5 ( )=( )
3 1 15 5
1 3 2 −1 11 2
• 𝑀𝑔∘𝑓 = 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓 =( )( )=( )
−1 2 3 1 4 3
d) Matrice de la réciproque d’un automorphisme

Soit 𝑓 un endomorphisme d’un espace vectoriel 𝐸 de dimension 2.

𝑓 est un automorphisme si et seulement si elle est bijective, ce qui équivaut à dire qu’il existe une
application 𝑔 telle que 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑖𝑑𝐸 . Dans ce cas, 𝑔 = 𝑓 −1.

𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑖𝑑𝐸 ⟺ 𝑀𝑔∘𝑓 = 𝑀𝑖𝑑𝐸

⟺ 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓 = 𝐼2

⟺ 𝑀𝑓 est inversible et (𝑀𝑓 )−1 = 𝑀𝑔 = 𝑀𝑓−1

Propriété

𝑎 𝑐
Soient 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖 ; 𝑗) et 𝑀𝑓 = ( ) la matrice d’une application
𝑏 𝑑
linéaire 𝑓.

1 𝑑 −𝑐
𝑓 est un automorphisme si et seulement si 𝑑é𝑡(𝑀𝑓 ) ≠ 0 et dans ce cas, 𝑀𝑓−1 = 𝑑é𝑡(𝑀 ) ( )
𝑓 −𝑏 𝑎

Exemple :

1 −2 1 −2
Un endomorphisme 𝑓 a pour matrice ( ). On a : 𝑑é𝑡 ( ) = 3 − 4 = −1 ≠ 0.
−2 3 −2 3

1 𝑑 −𝑐 3 2 −3 −2
Donc 𝑓 est bijective et 𝑀𝑓−1 = 𝑑é𝑡(𝑀 ) ( ) = −( )=( )
𝑓 −𝑏 𝑎 2 1 −2 −1

Exercice 1

4 −2
ℬ = (𝑖 ; 𝑗) est une base d’un espace vectoriel 𝐸, ⃗⃗⃗
𝑒1 (1; −2) ; ⃗⃗⃗
𝑒2 (−2; 1) et 𝑀(𝑓;ℬ) = ( ) la
−2 1
matrice d’un endomorphisme 𝑓.

1) Déterminer 𝐾𝑒𝑟 𝑓 et 𝐼𝑚 𝑓 puis une base de chacune d’elles.


2) 𝑓 est-elle un isomorphisme ?
3) Vérifier que ℬ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
𝑒2 ) est une base de 𝐸
4) Justifier que tout vecteur de 𝐸 s’écrit de manière unique comme somme d’un vecteur de
𝐾𝑒𝑟 𝑓 et d’un vecteur de 𝐼𝑚 𝑓.
5) Déterminer 𝑀(𝑓;ℬ′)

Exercice 2
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Page64 Applications linéaires
Soit 𝑓 un endomorphisme d’un espace vectoriel 𝐸. On pose pour 𝜆 ∈ ℝ, 𝐸𝜆 = {𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑓(𝑢 ⃗}

1) Montrer que 𝐸𝜆 est un sous-espace vectoriel de 𝐸.


2) Déduire que 𝐾𝑒𝑟 𝑓, 𝐼𝑛𝑣 𝑓 et 𝑂𝑝𝑝 𝑓 sont des sous espaces-vectoriels de 𝐸 avec
𝐼𝑛𝑣 𝑓 = {𝑢 ⃗)=𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑓(𝑢 ⃗ } et 𝑂𝑝𝑝 𝑓 = {𝑢 ⃗ ) = −𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑓(𝑢 ⃗}
−5 7
3) Maintenant, ℬ = (𝑖 ; 𝑗) est une base de 𝐸 et 𝑀(𝑓;ℬ) = ( )
−2 4
4) Démontrer qu’il existe deux valeurs 𝜆1 et 𝜆2 de 𝜆 pour lesquelles 𝐸𝜆 ≠ {0 ⃗}
5) Chercher deux vecteurs tous non nuls ⃗⃗⃗ 𝑒1 de 𝐸𝜆1 et ⃗⃗⃗
𝑒2 de 𝐸𝜆2 ayant pour abscisse 1.
6) Vérifier que ℬ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
𝑒2 ) est une base de 𝐸
7) Déterminer la matrice de 𝑓 dans la base ℬ′
8) Comparer 𝑑é𝑡 𝑀(𝑓;ℬ) et 𝑑é𝑡 𝑀(𝑓;ℬ′)

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Page65 Applications linéaires
MODULE 21 : RELATION ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS
L’ENSEMBLE DES NOMBRES REELS.

CHAPITRE 4 : GENERALITES SUR LES FONCTIONS NUMERIQUES.


Motivation :

Prérequis :

Leçon 1 : ENSEMBLE DE DEFINITION, RESTRICTION ET


PROLONGEMENT D’UNE FONCTION.
Objectifs : A la fin de cette leçon, l’apprenant devra être capable de :
 Déterminer l’ensemble de définition d’une fonction ;
 Déterminer la restriction d’une fonction numérique sur un intervalle ;
 Déterminer le prolongement d’une fonction numérique.
I. Situation de vie :

II. Activité d’apprentissage :


Soit (𝐶) un cercle de centre 𝑂 et (𝐷) une droite ne passant pas par 𝑂. A tout point 𝑀 de (𝐶), on
associe, lorsqu’il existe, le point 𝑀’de (𝐷) tel que 𝑂, 𝑀 et 𝑀’ soient alignés.
On désigne par 𝐴 et 𝐵 les points d’intersection de (𝐶) avec la droite parallèle à (𝐷) passant par 𝑂.
f : C    D  g :  C  \  A, B   D 
Soit les correspondances et .
M M' M M'
Déterminer pour chacune des correspondances ci-dessus, l’ensemble des points qui ont une image par
f , par g .

III. Résumé
1- Ensemble de définition
Soit E et F deux ensembles non vides de ℝ.
Définition 1 :
 Une fonction de E vers F est une correspondance de E dans F telle qu’à chaque élément de
E, on associe au plus un élément de F.
 Une application de E vers F est une correspondance de E dans F telle qu’à chaque élément
de E, on associe exactement un élément de F.
Exemple : De l’activité ci-dessus présentée, identifier laquelle des correspondances est une
fonction, une application.
NB : Toute application est une fonction, mais la réciproque est fausse.
Définition 2 :
L’ensemble de définition d’une fonction f de E vers F est l’ensemble des éléments de E qui

ont une image par f dans F. On le note D f . D f   x  E / f  x  existe .


Méthode :

APC mathématiques atelier 1èreC © KOUNGA TAGNE Guy J. Page 1


Page66
Soit f une fonction définie de ℝ vers ℝ. Pour déterminer l’ensemble de définition D f de la
fonction f , on peut suivre le procédé suivant :
Si f est une fonction polynôme, alors D f = ℝ ;
Si f est une fonction contenant un quotient, on doit exclure de ℝ l’ensemble des valeurs qui
annulent le dénominateur de ce quotient ;
Si f est une fonction contenant un radical racine carrée, alors D f est l’ensemble des valeurs
pour lesquelles la quantité sous la racine carrée est positive ou nulle ;
Exemples : Déterminer l’ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes :
f:  g:  h: 
(a) (b) (c)
x x2 x x 2 x 4 x2  x  1
i:  j: 
k: 
(d) x 1
4 (e) x 1 (f) .
x x x 4 x 2
 x  1
x2 1 7x 1
2

2- Restriction, prolongement d’une fonction


Soit la fonction f définie de ℝ vers ℝ par : f  x   x 2  1 . Alors, D f  ;1  1;  .
g:I 
On pose I  ;1 et on considère la fonction .
x f  x   x2 1
g est la restriction de f à I et f est le prolongement de g à D f .
Définition :
Soit 𝑓 une fonction définie de E vers F et E ' une partie de E  E '  E  .
g :E' F
 On appellerestriction de 𝒇 à E ' la fonction ;
x f  x
 𝑓 est alors appelé prolongement de g à E .

3- Composition de fonctions.
1
f et g sont définies de ℝ vers ℝ respectivement par : f  x   x 2  1 et g  x   . On a
x3
Dg  \ 3 .
g  f  x   existe ssi f  x   Dg
ssi x 2  1 ‡ 3
ssi x 2 ‡ 2
ssi x 2 ‡  2
Donc Dg f  
\  2; 2 .  g  f  x   est l’image de f  x  par g.
1 1
x  Dg f , g f  x   g  f  x    2 .
f  x  3 x  2
E 
f
 F 
g
G
On note
x f  x g  f  x  

g f

APC mathématiques atelier 1èreC © KOUNGA TAGNE Guy J. Page 2


Page67
NB : En général, g f ‡ f g .

4- Exercices d’application
Application 1 : Parmi les fonctions ci-dessous, préciser celles qui sont des applications.
k :  0;  
f:  g:  h :  2;  
(a) (b) (c) 1 . (d)
x x x x x x x2 x
x 1
Application 2 :Soit f la fonction de ℝ vers ℝdéfinie par : f  x   x  1  2 3  x . Déterminer
l’application affine qui a même restriction que f sur 1;3 .
x 1
Application 3 :On considère les fonctions f et g de ℝ vers ℝ définies par : f  x   et
x 1
x 1
g  x  .
x 1
(a) Déterminer D f et Dg .
(b) Déterminer la plus grande partie E de ℝsur laquelle f et g ont la même restriction.
Application 4 :Soit a et b deux nombres réels. On considère les fonctions f et g de ℝ vers
ℝdéfinies par : f  x   2 x  3 et g  x   ax  b .
(a) Pour tout nombre réel x , calculer g f  x  et f g  x  .
(b) Déterminer un couple  a; b  de nombres réels tels que g f  f g .

5- Jeu bilingue :
Homework : At home, you will do the exercises .......................................................... pages ...... to .....

Leçon 2 : OPERATIONS SUR LES FONCTIONS

Objectifs : A la fin de cette leçon, l’apprenant devra être capable à partir de deux fonctions f et g
données, de:
f 1
 Définir chacune des fonctions f  g ; f  g ; ; ; f ; f n.
g f
I- Situation de vie :

II- Activité d’apprentissage :


1 x 1
Soit f et g deux fonctions de ℝ vers ℝ définies par : f  x   et g  x   .
x2 x3
 Déterminer D f et Dg .
 Pour tout élément x  , on considère la fonction s définie par s  x   f  x   g  x  . Quels sont
les réels x appartenant à la fois à D f et à Dg ?

III- Résumé
1- Soit f et g deux fonctions numériques définies respectivement sur D f et sur Dg . On
retiendra les résultats consignés dans le tableau suivant :
Fonction Ensemble de définition Expression

APC mathématiques atelier 1èreC © KOUNGA TAGNE Guy J. Page 3


Page68
f g D f  Dg  f  g  x   f  x   g  x 
f g D f  Dg  f  g  x   f  x   g  x 
f
D f  Dg \ x  , g  x   0 f 
   x 
f  x
g g g  x
Remarques : Soit f une fonction numérique et k un nombre réel. On a :
 Dkf  Df et  kf  x   k  f  x  ;
 D f n  D f et  f n   x    f  x  , n  * ;
n

1
 D 1  D f \  x  / f  x   0 et    x  
1
;
f f  f  x
 D f
 D f \ x  / f  x 0 et  f   x  f  x .

2- Exercice d’application et jeu bilingue :


Either the numerical functions f and g defined on by : f  x   x  x and g  x   x  x .
(a) Determine D f and Dg .
(b) Determine Df  g and give a simple expression of  f  g  x  .
3- Homework :Faire les exercices ............ des pages ......... à ...........

Leçon 3 : FONCTIONS ASSOCIEES A UNE FONCTION DONNEE


Objectifs : A la fin de cette leçon, l’apprenant devra être capable à partir de la courbe d’une fonction f de
représenter les fonctions: x f  x  a , x f  x  b , x f  x  a  b , x f  x  , x  f  x ,
x f  x  et x f x

IV- Situation de vie :

V- Activité d’apprentissage :

VI- Résumé
1- Fonctions x f   x  et x  f  x
Soit 𝑥 un élément de 𝐷𝑓 et 𝑀 le point de (𝐶)d’abscisse 𝑥.
 Le point 𝑀′ (−𝑓(𝑥)
𝑥
) est le symétrique de 𝑀 (𝑓(𝑥)
𝑥
) par rapport à (𝑂𝐼). Donc, la courbe
représentative (𝐶′) de la fonction x  f  x  se déduit de (𝐶) par la symétrie orthogonale
d’axe (𝑂𝐼).
 Le point 𝑀′′ (𝑓(𝑥)
−𝑥
) est le symétrique de 𝑀 (𝑓(𝑥)
𝑥
) par rapport à (𝑂𝐽). Or 𝑓(−(−𝑥)) = 𝑓(𝑥) ;
donc 𝑀′′ appartient à la courbe représentative (𝐶′′) de la fonction. Donc, (𝐶′′)se déduit de
(𝐶) par la symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐽).

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Page69
Propriétés :
Le plan est muni du repère orthogonal (𝑂, 𝐼, 𝐽).
 La courbe représentative de la fonction x  f  x  se déduit de celle de la fonction 𝑓 par la
4- Exercice
symétrie d’application
orthogonale d’axe (𝑂𝐼).et jeu bilingue :
5- Homework
 La courbe :Faire les
représentative deexercices ............
la fonction x des f  pages
 x  se .........
déduit à ...........
de celle de la fonction 𝑓 par la
symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐽).

Exemples :
Soit à tracer la courbe représentative (𝐶𝑔 ) de la fonction 𝑔 définie par 𝑔(𝑥) = −𝑥 2 .
On trace d’abord la courbe représentative (𝐶𝑓 ) de la fonction 𝑓définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 .
(𝐶𝑔 ) se déduit de (𝐶𝑓 )par la symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐼).

Soit à tracer la courbe représentative (𝐶𝑔 ) de la fonction 𝑔 définie par 𝑔(𝑥) = √−𝑥.
On trace d’abord la courbe représentative (𝐶𝑓 ) de la fonction 𝑓 definie par 𝑓(𝑥) = √𝑥.
(𝐶𝑔 ) se déduit de (𝐶𝑓 )par la symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐽).

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Page70
Remarque :
1
Si (𝐶𝑔 ) est la courbe représentative de g  x   alors (𝐶𝑔 ) = 𝑆𝑂 ((𝐶𝑓 )), où 𝑆𝑂 est la
 x  1 x  3
symétrie de centre 𝑂.
2- Fonction x f  x
𝑓(𝑥), 𝑠𝑖 𝑓(𝑥) ≥ 0
Pour tout 𝑥 un élément de 𝐷𝑓 , on a :|𝑓(𝑥)| = { .
−𝑓(𝑥), 𝑓(𝑥) < 0
Donc, la courbe représentative de la fonction x f  x  est la réunion des parties des courbes
d’équation respectives 𝑦 = 𝑓(𝑥) et 𝑦 = −𝑓(𝑥), situées « au-dessus » de (𝑂𝐼).

Exemple :
Soit f la fonction définie par 𝑓(𝑥) = |2𝑥 − 3|.
On trace les droites (𝐷1 ) et (𝐷2 ) d’équations respectives 𝑦 = 2𝑥 − 3 et 𝑦 = −2𝑥 + 3.
La représentation graphique (𝐶𝑓 ) de la fonction f est la réuniondes deux demi-droites situées
au-dessus de (𝑂𝐼).

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3- Fonctions x f  x  a  et x f  x  b
 Soit 𝑥 un nombre réel, tel que 𝑥 − 𝑎 appartient à 𝐷𝑓 et 𝑀 le point de (𝐶) d’abscisse 𝑥 − 𝑎.
Le point 𝑀′ (𝑓(𝑥−𝑎)
𝑥
) est l’image de 𝑀 (𝑓(𝑥−𝑎)
𝑥−𝑎
) par la translation de vecteur 𝑎𝑂𝐼
⃗⃗⃗⃗ .
Donc, la courbe représentative (𝐶 ′ ) de la fonction x f  x  a  se déduit de (𝐶) par la
translation de vecteur 𝑎𝑂𝐼
⃗⃗⃗⃗ .
 Soit 𝑥 unélément de 𝐷𝑓 et 𝑀 le point de (𝐶) d’abscisse 𝑥.
Le point 𝑀′′ (𝑓(𝑥)+𝑏
𝑥
) est l’image de 𝑀 (𝑓(𝑥)
𝑥
) par la translation de vecteur 𝑏𝑂𝐽
⃗⃗⃗⃗ .
Donc, la courbe représentative (𝐶 ′′ ) de la fonction x f  x  a   b se déduit de (𝐶) par la
translation de vecteur 𝑏𝑂𝐼
⃗⃗⃗⃗ .

Propriétés :

La courbe de la fonction x f  x  a   b se déduit de celle de 𝑓 par la translation de vecteur


𝑢
⃗ = 𝑎𝑂𝐼 ⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝑂𝐽

Exemples :
2
Soit 𝑔 la fonction définie par : 𝑔(𝑥) = − 3 𝑥 2 + 4𝑥 − 4.
2
On a : Ɐ𝑥 ∊ ℝ, 𝑔(𝑥) = − 3 (𝑥 − 3)2 + 2.
2
On considère la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = − 3 𝑥 2 .
On désigne par (𝐶𝑓 ) et (𝐶𝑔 ) les courbes représentatives respectives des fonctions 𝑓 et 𝑔.
(𝐶𝑔 ) = 𝑡𝑢⃗ ((𝐶𝑓 )) , où𝑢
⃗ (32). (𝐶𝑔 ) est la parabole de sommet 𝑆(32) et d’axe la droite d’équation 𝑥 = 2.

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Page72
2𝑥+1
Soit 𝑔 la fonction définie par : 𝑔(𝑥) = −𝑥+1.
−3
On a : Ɐ 𝑥 ∊ ℝ\{1}, 𝑔(𝑥) = −2 + 𝑥−1.
3
On considère la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = − 𝑥.
On désigne par (𝐶𝑓 ) et (𝐶𝑔 ) les courbes representatives respectives des fonctions 𝑓 et 𝑔.
(𝐶𝑔 ) = 𝑡𝑣⃗ ((𝐶𝑓 )) , où 𝑣 (−2
1
). (𝐶𝑔 ) est une hyperbole de centre𝛺(−2
1
).

Leçon 4 : PARITE, PERIODICITE ET ELEMENTS DE SYMETRIE


Objectifs : A la fin de cette leçon, l’apprenant devra être capable de :
 Justifier qu’un point est centre de symétrie d’une courbe ;
 Justifier qu’une droite d’équation x  a est un axe de symétrie d’une courbe ;
 Justifier qu’une fonction est paire, impaire ou périodique.

VII- Situation de vie :

VIII- Activité d’apprentissage :

IX- Résumé
1- Parité et périodicité
(a) Fonctions paires
Définition :
Soit f une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓 .
On dit que la fonction f est paire si 𝐷𝑓 est symétrique par rapport à zéro et pour tout x
élément de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥).

Exemples :

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Les fonctions x k (𝑘 ∊ ℝ), x x2 , x x et x cos x sont des fonctions paires.
La fonction 𝑓, définie par f  x   3x 4  2 x 2  1 , est une fonction paire.
En effet, son ensemble de définition ℝ est symétrique par rapport à zéro et pour tout 𝑥élément de
f  x   3 x   2  x  1
4 2

ℝ, on a :  3x 4  2 x 2  1
 f  x
1
La fonction g, définie par g  x   , n’est pas une fonction paire.
 x  1 x  3
En effet son ensemble de définition ℝ\{−3; 1} n’est pas symétrique à zéro.
Remarque :
Lorsqu’une fonction 𝒇, d’ensemble de définition 𝑫𝒇 , est paire, il suffit de l’étudier sur l’ensemble
𝑫𝒇 ∩ ℝ+ . La courbe obtenue est ensuite complétée par symétrie par rapport à l’axe des ordonnées.

(b) Fonctions impaires


Définition :
Soit f une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓 .
On dit que la fonction f est paire si 𝐷𝑓 est symétrique par rapport à zéro et pour tout x
élément de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥).

Exemples :
1
Les fonctions x x, x x3 , x , x sin x et x tan x sont des fonctions impaires.
x
x
La fonction 𝑓, définie par f  x   , est une fonction paire.
 x  3 x  3
En effet, son ensemble de définition ℝ est symétrique par rapport à zéro et pour tout 𝑥élément de
x
f x 
  x  3  x  3
x
ℝ, on a :  
 x  3 x  3
  f  x
1
La fonction g, définie par g  x   , n’est pas une fonction impaire.
 x  1 x  3
En effet son ensemble de définition ℝ\{−3; 1} n’est pas symétrique à zéro.
Remarque :

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Lorsqu’une fonction 𝒇, d’ensemble de définition 𝑫𝒇 , est impaire, il suffit de l’étudier sur l’ensemble
𝑫𝒇 ∩ ℝ+ . La courbe obtenue est ensuite complétée par symétrie par rapport à l’origine du repère.

(c) Fonction périodiques


Définition :
Soit f une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓 et 𝑝 un nombre réel non nul.
On dit que f est périodique, de période 𝑝, si pour tout x element de 𝐷𝑓 , 𝑥 + 𝑝 et 𝑥 − 𝑝
appartiennent à 𝐷𝑓 et 𝑓(𝑥 + 𝑝) = 𝑓(𝑥).
Exemples :
Les fonctions cosinus et sinus sont périodiques, de période 2𝜋.
La fonction tangente est périodique, de période 𝜋. Car pour tout 𝑥 appartenant à l’ensemble de
𝜋
définition 𝐷 = ℝ\{(2𝑘 + 1) 2 , 𝑘 ∊ ℤ} de la fonction tangente, 𝑥 − 𝜋 et 𝑥 + 𝜋 appartiennent à 𝐷 et
on a : tan(𝑥 + 𝜋) = 𝑡𝑎𝑛𝑥.
𝜋 2𝜋
La fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 (3𝑥 − 5 ) est périodique, de période . Car pour tout x
3
2𝜋 2𝜋 2𝜋 2𝜋 𝜋
élément de ℝ, 𝑥 − et 𝑥 + appartiennet à ℝ et 𝑓 (𝑥 + ) = 𝑠𝑖𝑛 (3 (𝑥 + ) − 5) =
3 3 3 3
𝜋
𝑠𝑖𝑛 (3𝑥 − ) = 𝑓(𝑥).
5
Remarque :
 Si 𝒑 est une période de 𝒇, alors 𝒌𝒑 (𝑘 ∊ ℤ∗ )est aussi une péride de 𝑓.
 Lorsqu’une fonction f, d’ensemble de définition 𝑫𝒇 est pérodique de période p, il suffit de
l’étudier sur un enseble de la forme 𝑫𝒇 ∩ [𝒂; 𝒂 + 𝒑[. La courbe obtenue est ensuite complétée en
utilisant les translations de vecteurs 𝒑𝑶𝑰
⃗⃗⃗⃗⃗ et −𝒑𝑶𝑰
⃗⃗⃗⃗⃗ .

2- Eléments de symétrie
(a) Axe de symétrie
Méthode :
Soit 𝑓 une fonction et (𝐶) sa courbe représentative dans le plan muni du repère orthogonal
(𝑂, 𝐼, 𝐽). Pour de montrer que la droite (𝛥) ∶ 𝑥 = 𝑎 est un axe de symétrie de (𝐶), on peut
utiliser l’un des procédés suivants :
 Démontrer que dans le repère (𝑂′, ⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐽) avec 𝑂′(𝑎0), (𝐶) est la représentation graphique
𝑂𝐼 , ⃗⃗⃗⃗
d’une fonction paire.
 Démontrer que pour tout nombre réel 𝑥 tel que 𝑎 + 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 , on a : 𝑎 − 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 et 𝑓(𝑎 −
𝑥) = 𝑓(𝑎 + 𝑥).

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Page75
(b) Centre de symétrie
Méthode :
Soit 𝑓 une fonction et (𝐶) sa courbe représentative dans le plan muni du repère orthogonal
(𝑂, 𝐼, 𝐽). Pour de montrer que la droite 𝑂′(𝑎𝑏) est un centre de symétrie de (𝐶), on peut utiliser
l’un des procédés suivants :
 Démontrer que dans le repère (𝑂′, ⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐽), (𝐶) est la représentation graphique d’une
𝑂𝐼 , ⃗⃗⃗⃗
fonction impaire.
 Démontrer que pour tout nombre réel 𝑥 tel que 𝑎 + 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 , on a : 𝑎 − 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 et 𝑓(𝑎 −
𝑥) + 𝑓(𝑎 + 𝑥) = 2𝑏.

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Page76
MODULE 21 : RELATIONS ET OPÉRATIONS FONDAMEN-
TALES DANS L’ENSEMBLE DES NOMBRES RÉELS

Chapitre 8 : APPLICATIONS

Motivation : Une bonne partie des mathématiques concerne l’étude des rela-
tions. Celles-ci peuvent exister au sein d’un même ensemble mais plus souvent entre deux
ensembles q’ils soient numériques ou non. sous condition, ces dernières peuvent être des
applications. Elles servent dans une quantité innombrable de domaines et de circonstances.

Objectifs : A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :


♪ Reconnaitre une application.
♪ Justifier qu’une application est injective, surjective, bijective.
♪ Déterminer la composée de deux applications.

0.1 Définition
Activité 1 : Une classe de première C compte 8 élèves (E1 , E2 , ..., E8 ) dont les âges
varient entre 17 et 20. Au derniers contrôle les élèves E2 , E5 n’ont pas été évalués et on a
obtenu les notes suivantes 2 4,8,9, 12 et 14. on note E l’ensemble des élèves de cette classes,
F l’ensemble de leurs âges et G l’ensemble des notes obtenues par les élèves évalués.

1. Établir à l’aide des flèches une répartition possible f des ages de ces élèves.

2. Établir à l’aide des flèches une répartition possible g des notes de ces élèves

E F E G
E1 E1
E2 E2 2
E3 17 E3 4
E4 18 E4 8
E5 19 E5 9
E6 20 E6 12
E7 E7 14
E8 E8

Page77
0.2. Composition d’applications

Résumé 2 : Soit E et F deux ensembles. On appelle application de E vers F toute


correspondance f définie de E vers F et notée f ∶ E Ð→ F qui à tout élément x de
l’ensemble de départ E associe un seul élément y de l’ensemble d’arrivé F. y est appelé
l’image de x par f et se note f (x) et x est un antécédent y par f.

Exemple 3 : la correspondance f ci-dessus obtenue est une application tandis que g ne


l’est pas.

Exercice d’application 4 : Parmi les relations suivantes, identifier celles qui sont des
applications.

2x2 − 4 √
f1 ∶ R Ð→ R, x z→ x2 − 4, g1 ∶ R Ð→ R, x z→ , h1 ∶ R Ð→ R, x z→ 3x2 − 9.
x2 − 1
Définition 5 (Prolongement et restriction) : Soit E et E ′ deux parties de R telles
que E ′ ⊆ E. Soit f ∶ E Ð→ F et g ∶ E ′ Ð→ F. deux applications Si pour tout x ∈ E ′ , on a
f (x) = g(x), on dit que f prolonge (ou f est un prolongement de) g à E ou que g restreint (
ou g est la restriction de) f à E ′ .

Exemple 6 : l’application f définie de R+ vers R par f(x)=2x est la restriction de l’appli-


cation g définie de R vers R par g(x)=|2x|.

Exercice d’application 7 : On considère l’application f définie de R vers R par f (x) =


∣x − 2∣ − 4∣x + 3∣

1. Écrire F sans le symbole valeur absolue.

2. Déterminer les applications g, h et u restriction de f sur ] − ∞; −3], [-3,2] et sur


]2; +∞[.

0.2 Composition d’applications


3x+1
Activité 8 : on considère les applications f et g définies de R vers R par f (x) = x2 +2 et
g(x) = 2x3 + 1

Par Valentin POUGNONG 2 Lycée de Koundoumbain

Page78
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives

1. calculer f(1), f(2), g(1),g(2), g(f(1)), f(f(2)), f(g(1)), f(g(2)).

2. Exprimer f(g(x)) et g(f(x)) en fonction de x. Que remarque tu ?

Résumé 9 :

Définition 10 : Soient f ∶ E Ð→ F et g ∶ G Ð→ H deux applications. On appelle compo-


sition de f par g l’application notée g ○ f définie de E vers H pour tout xE tel que f (x) ∈ G
par g ○ f (x) = g(f (x)).

Exemple 11 : On considère les applications f, g et h définies par : f (x) = x−3, g(x) = 2x2
1
et h(x) = x2 +1 .

1. Déterminer g ○ f et f ○ g puis les comparer.

2. Déterminer g ○ (f ○ h) et (f ○ g) ○ h puis les comparer.

Remarque 12 : 1. La composition d’applications n’est pas commutative.(voir activité)

2. Si f : E Ð→ F, g ∶ F Ð→ G et h ∶ G Ð→ H sont trois applications. Alors on a


f ○ (g ○ h) = (f ○ g) ○ h. On dit que la composée des applications est associative et on
note f ○ (g ○ h) = (f ○ g) ○ h = f ○ g ○ h.

Exercice d’application 13 : On considère les applications f et g définies de R ∖ {−2, 2}


2 x2 − 2
vers R par f (x) = 2 et g(x) = 2 .
x −4 x −4
1. Déterminer trois applications u, v et w telles que f (x) = u ○ v ○ w(x).

2. Déterminer trois applications h, t et s telles que g(x) = h ○ t ○ s(x).

0.3 Applications injectives, surjectives, bijectives


Activité 14 : On considère les applications f et h définies par f ∶ R Ð→ [−4; +∞[, x z→

x2 − 4, g ∶ [2; +∞[Ð→ R, x z→ 2x − 4, h ∶ R Ð→ R, x z→ 2x − 1.

1. calculer f(2), f(-2), g(2), h(1). existe-t-il deux éléments distincts ayant même image
par f ? par g ? par h ?

2. Déterminer des nombres réels ayant pour image 3 par f. Soit un nombre réel
y ∈ [−4; +∞[. Existe-t-il des réels ayant pour image y par f ? Même question pour g
et h et y ∈ R

Par Valentin POUGNONG 3 Lycée de Koundoumbain

Page79
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives

Résumé 15 :

Définition 16 : Soit f ∶ E Ð→ F une application.

1. On dit que f est injective si et seulement tout élément de F a au plus un antécédent


par f ; c’est-à-dire pour tous x1 , x2 ∈ E si f (x1 ) = f (x2 ) alors x1 = x2 . (voit (1) )

2. On dit que f est surjective si et seulement tout élément de F a au moins un antécédent


par f c’est-à-dire pour tout y ∈ F il existe x ∈ F tel que y = f (x).(voir (2) )

3. On dit que f est bijective (ou que f est une bijection) tout élément de F admet
exactement un antécédent par f. pour tout y ∈ F il existe un unique x ∈ F tel
que y = f (x). (voir (3) )

2x−1
Exemple 17 : On considère l’application f : R ∖ {1} Ð→ R définie par f (x) = x−1 . 2 n’a
pas d’antécédent par f donc f n’est pas surjective. Par contre pour tout y ∈ R ∖ {2} son
y−1
antécédent est x = y−2 , donc f est injective. f n’est donc pas bijective mais l’application
2x−1
g ∶ R ∖ {1} Ð→ R ∖ {2} définie par g(x) = x−1 est une bijection.

Remarque 18 : Soit f ∶ E Ð→ F une application.

i) f est injective si et seulement si ∀x1 , x2 ∈ E, x1 ≠ x2 ⇒ f (x1 ) ≠ f (x2 ).

ii) f est injective si et seulement si pour tout y ∈ F, l’équation f (x) = y admet au plus
une solution dans E. (voir courbe 1 et 2)

iii) f est surjective si et seulement si pour tout y ∈ F, l’équation f (x) = y admet au


moins une solution dans E. (voir courbe 2 et courbe 3)

iv) f est bijective si et seulement si elle est injective et surjective.

v) f est bijective si et seulement si pour tout y ∈ F, l’équation f (x) = y admet une


solution unique dans E. ( voir courbe 3)

Par Valentin POUGNONG 4 Lycée de Koundoumbain

Page80
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives

Proposition 19 : Soit f ∶ E Ð→ F et g ∶ F Ð→ G deux applications. Si f et g sont


bijective, alors g ○ f est aussi bijective.

Démonstration :
Injection : Soit x1 , x2 ∈ E tels que g ○ f (x1 ) = g ○ f (x2 ), montrons que x1 = x2 . g étant
injective on a g ○ f (x1 ) = g ○ f (x2 )t ⇔ g(f (x1 )) = g(f (x2 )) → f (x1 ) = f (x2 ), et comme f
est injective f (x1 ) = f (x2 ) → x1 = x2 .
Surjection : Soit y ∈ G. Cherchons x ∈ E tel que y = g ○ f (x). g étant est surjective
alors ∃t ∈ F tel que y = g(t) et comme f surjective alors ∃x ∈ E tel que t = f (x); d’où
y = g(t) = g(f (x)) = g ○ f (x).

Remarque 20 : Soit f ∶ E Ð→ F une bijection. Soit y ∈ F, alors il existe un unique x ∈ E


tel que y = f (x). Ceci permet de définir une nouvelle application, cette fois de F dans E.

Définition 21 : Soit E un ensemble. On définit l’application identique IdE ∶ E Ð→ E


définie pour x ∈ E par IdE (x) = x encore appelée identité de E.

Définition 22 (Bijection réciproque) : Soit f ∶ E Ð→ F une bijection. On appelle


bijection réciproque de f et on note f −1 l’application de F dans E qui à tout élément y ∈ F ,
associe l’unique antécédent de y par f.

2x−1
Exemple 23 : L’application g ∶ R ∖ {1} Ð→ R ∖ {2} définie par g(x) = x−1 est une
bijection et admet pour bijection réciproque l’application g −1 ∶ R ∖ {2} Ð→ R ∖ {1} définie
x−1
par g −1 (x) = x−2 .

Proposition 24 : Soient f ∶ E Ð→ F et g ∶ F Ð→ G deux bijections, alors

1. f −1 ○ f = IdE ; c’est-à-dire f −1 ○ f (x) = x pour tout x ∈ E.(f −1 )−1 = f.

2. f ○ f −1 = IdF ; c’est-à-dire f ○ f −1 (x) = x pour tout x ∈ F .

Par Valentin POUGNONG 5 Lycée de Koundoumbain

Page81
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives

3. (f −1 )−1 = f.

4. g ○ f est une bijection de bijection réciproque (g ○ f )−1 = g −1 ○ f −1 .

5. SI il existe une application h ∶ F Ð→ E telle que f ○ h = IdF et h ○ f = IdE alors h


est bijective de bijection réciproque f.

Exercice d’application 25 : on considère l’application f ∶ [−1; +∞[Ð→ R+ définie par



f (x) = x + 1 et l’application g ∶ R+ Ð→ [−1; +∞[ définie par f (x) = x2 − 1.

1. Montrer que f et g sont des bijections.

2. Calculer f ○ g et g ○ f puis conclure.

Remarque 26 : Si E et F sont des partie de R. Alors les graphes des applications f et


f −1 sont symétriques l’un de l’autre par rapport à la première bissectrice.

Par Valentin POUGNONG 6 Lycée de Koundoumbain

Page82
Classe : PC Date : Durée : 50 min

Module 21 : RELATIONS ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS


L’ENSEMBLE DES NOMBRES REELS ET OPERATIONS
Chapitre 09 Leçon 1
LIMITES ET CONTINUITE D’UNE APPROCHE INTUITIVE DE LA
FONCTION NOTION DE LIMITE

Compétences exigées :

• Conjecturer graphiquement la limite d’une fonction en l’infini,


• Déterminer la limite d’une fonction en l’infini.
• Déterminer la limite d’une fonction en un réel 𝑥0 .

Motivation : certains phénomènes qui impactent directement sur la vie de


l’Homme tels que : l’évolution d’une population donnée, les épidémies, l’évolution de
l’économie d’un pays…etc peuvent être modélisés ou interprétés par des fonctions ; il est
donc important la plupart du temps de faire des projections dans le futur pour avoir une
idée du comportement du phénomène étudié lorsqu’on s’approche d’une date précise, d’où
l’importance de la notion de limites d’une fonction.

Prérequis :

➢ La lecture du graphe d’une fonction,


➢ Représentation de fonctions à partir de fonctions élémentaires,
➢ Effectuer des calculs élémentaires d’addition, division et multiplication.

Situation problème : Kevin un élève de PC s’adressant à son ami Joël absent pour
raison de maladie au dernier cours de mathématiques lui dit : « Le prof a dit que nous
verrons demain la notion de limites d’une fonction ! ». Christian le grand frère de Joël
qui écoutait la conversation dit : « Après votre cours de demain je verrais si vous êtes
|𝑥 2 −1|−1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
capables de me montrer que la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥 ) = { 𝑥−𝑥 2
𝑓(0) = 0
n’admet pas de limites infinies en l’infiniment grand et en l’infiniment petit et qu’elle
admet une unique asymptote verticale »

Après avoir donné en langage mathématiques la signification du défi lancé par


Christian, aider Kevin et Joël à relever ce défi !

Activité d’Apprentissage :

Siryle GEUFO GPM 2019

Page83
1
I. On considère la fonction 𝑓 définie sur ℝ − {1} par 𝑓 (𝑥) = 3 + 𝑥−1, sa courbe
représentative est donnée ci-dessous :

1. Reproduire et compléter le tableau suivant :

𝑥 2 4 100 1000 10 000 100 000 150 000 500 000


𝑓(𝑥)

2. Quel constat fait-on ? Et comment peut-on le justifier en observant le


graphe de la fonction ?
3. Reproduire et compléter le tableau suivant :

𝑥 1,01 1,001 1,0001 1,00001 1,000001 1,0000001 1,00000001 1,000000001


𝑓(𝑥)

4. Quel constat fait-on ? Et comment peut-on le justifier en observant le


graphe de la fonction ?
II. On considère cette fois la fonction 𝑔 définie sur ℝ par 𝑔(𝑥) = (𝑥 − 1)2 sa courbe
représentative est donnée sou dessous :

Siryle GEUFO GPM 2019

Page84
1. Reproduire et compléter le tableau suivant :

𝑥 2 4 10 50 100 200 500 1 000


𝑔(𝑥)

2. Quel constat fait-on ? Et comment peut-on le justifier en observant le


graphe de la fonction ?

Résumé :

• On dit que la fonction 𝑓 admet une limite finie 𝑙 en +∞, si tout intervalle
contenant 𝑙 contient toutes les valeurs de 𝑓(𝑥) dès que 𝑥 est suffisamment
grand. On note lim 𝑓(𝑥) = 𝑙, on lit « limite de 𝒇(𝒙) lorsque 𝒙 tend vers
𝑥→+∞
plus l’infini est égal à 𝒍. » . Dans ce cas la droite (𝐷) d’équation 𝑦 = 𝑙 est
appelée asymptote horizontale à la courbe représentative de la fonction 𝑓.
• On dit que la fonction 𝑓, définie sur l’intervalle ]𝑎, 𝑏] tend vers +∞ quand
𝒙 tend vers 𝒂 à droite, et on note lim+ 𝑓 (𝑥) = +∞ ou lim 𝑓 (𝑥) = +∞ si
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎>
𝑓(𝑥) peut être aussi grand que l’on veut pour 𝑥 suffisamment proche de 𝑎.
On dit dans ce cas que la droite ∆, d’équation 𝑥 = 𝑎 est asymptote
verticale.
• On dit que la fonction 𝑓, définie sur un intervalle [𝐴, +∞ [ tend vers +∞
quand 𝒙 tend vers +∞, si 𝑓(𝑥) peut être aussi grand que l’on veut, pour 𝑥
suffisamment grand ; et on note lim 𝑓(𝑥) = +∞. On dit dans ce cas que la
𝑥→+∞
courbe représentative de la fonction 𝑓 admet une branche infinie en +∞.

Propriétés : (Limites en l’infini de fonctions élémentaires)

Siryle GEUFO GPM 2019

Page85
Les résultats suivants sont admis :

lim 𝑘=𝑘 lim √𝑥 = +∞ lim 𝑥 𝑛 = +∞ +∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟


𝑥→+/−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ lim 𝑥 𝑛 = {
𝑥→−∞ −∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
+∞ 𝑠𝑖 𝑎 > 0 1 lim |𝑥| = +∞ +∞ 𝑠𝑖 𝑎 < 0
lim 𝑎𝑥 = { lim =0 𝑥→+/−∞ lim 𝑎𝑥 = {
𝑥→+∞ −∞ 𝑠𝑖 𝑎 < 0 𝑥→+/−∞ 𝑥 𝑛 𝑥→−∞ −∞ 𝑠𝑖 𝑎 > 0

Remarque :

➢ Les fonctions sinus et cosinus n’admettent pas de limite en l’infini


➢ Si 𝑓 est une fonction et ∆ une droite d’équation 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 si
lim 𝑓(𝑥) − 𝑦 = 0 alors la droite ∆ est asymptote oblique à la courbe
𝑥→+/−∞
représentative de la fonction 𝑓.

Exercice d’application :

1. En utilisant les courbes représentatives des fonctions 𝑓 et 𝑔 ci-dessus et


des tables de valeurs convenablement choisis calculer les limites suivantes :
a. lim 𝑓 (𝑥),
𝑥→−∞
b. lim− 𝑓 (𝑥),
𝑥→1
c. lim 𝑔(𝑥).
𝑥→+∞
2. En utilisant la courbe représentative et si possible une calculatrice donner
les limites aux bornes du domaine de définition de la fonction ℎ définie par
𝑥+1
ℎ(𝑥) = 𝑥−3
3. Revenir sur la situation problème.
4. Donner des exercices à faire à la maison

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Page86
Classe : PC Date : Durée : 50 min

Module 21 : RELATIONS ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS


L’ENSEMBLE DES NOMBRES REELS ET OPERATIONS
Chapitre 09 Leçon 2
LIMITES ET CONTINUITE D’UNE OPERATIONS SUR LES LIMITES
FONCTION

Compétences exigées :

➢ Déterminer la limite de la somme, du produit, du quotient et de la composée


de deux fonctions,
➢ Utiliser des techniques appropriées pour lever l’indétermination
➢ Utiliser les techniques de comparaison pour calculer les limites

Motivation : certains phénomènes qui impactent directement sur la vie de


l’Homme tels que : l’évolution d’une population donnée, les épidémies, l’évolution de
l’économie d’un pays…etc peuvent être modélisés ou interprétés par des fonctions ; il est
donc important la plupart du temps de faire des projections dans le futur pour avoir une
idée du comportement du phénomène étudié lorsqu’on s’approche d’une date précise, d’où
l’importance de la notion de limites d’une fonction.

Prérequis :

➢ Déterminer le domaine de définition d’une fonction,


➢ Calculer de manière intuitive la limite d’une fonction,

Situation problème : Après le cours de mathématiques Kevin et Joël s’empressent


d’expliquer à Christian comment résoudre la question qu’il leur a posée. Celui-ci écoute
attentivement et leur dit : « Trouver moi donc le domaine de définition et les limites aux
bornes du domaine de définition de la fonction 𝑓 définie par :
|𝑥 2 −1|−1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
𝑓(𝑥 ) = { 𝑥−𝑥 2 »
𝑓 (0) = 0
Aider Kevin et Joël à relever ce deuxième défi lancé par Christian !

Activité d’Apprentissage :

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|𝑥 2 −1|−1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥 ) = { 𝑥−𝑥 2 :
𝑓(0) = 0
1. Déterminer le domaine de définition.
2. Ecrire 𝑓(𝑥) sans barre de valeur absolue, et lister toutes les limites qui
existent aux bords du domaine de définition.
3. Les techniques de la leçon précédente sont elles suffisantes pour calculer
toutes les limites aux bornes du domaine de définition ? Si non que
manquent-ils ?

Résumé :

1. OPERATIONS SUR LES LIMITES


a. Sommes de deux fonctions
𝑙 et 𝑙 sont deux réels, on admet le tableau suivant :

𝑓 a pour limite : 𝑙 𝑙 𝑙 +∞ −∞ +∞
𝑔 a pour limite : 𝑙′ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
𝑓 + 𝑔 a pour limite : 𝑙 + 𝑙′ +∞ −∞ +∞ −∞ FI

b. Produit de deux fonctions


𝑙 et 𝑙 ′ sont deux réels, on admet le tableau suivant :

𝑓 a pour limite : 𝑙 𝑙>0 𝑙<0 +∞ −∞ +∞ 0


𝑔 a pour limite : 𝑙′ +∞ +∞ −∞ −∞ +∞ ±∞
𝑓𝑔 a pour limite : 𝑙𝑙′ +∞ −∞ −∞ +∞ +∞ FI

c. Quotients de deux fonctions


d. 𝑙 et 𝑙 ′ sont deux réels, on admet le tableau suivant :

𝑓 a pour limite : 𝑙 𝑙 +∞ −∞ −∞ ±∞ 0
𝑔 a pour limite : 𝑙′ ≠ 0 ±∞ 𝑙′ 𝑙′ −∞ ±∞ 0
𝑓
a pour limite : 𝑙 0 {+∞ 𝑠𝑖 𝑙′ > 0 {−∞ 𝑠𝑖 𝑙′ > 0 +∞ FI FI
𝑔 ′ −∞ 𝑠𝑖 𝑙′ < 0 +∞ 𝑠𝑖 𝑙′ < 0
𝑙
Exemple d’application :
2𝑥+5
On donne la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = −𝑥+1
:
➢ Dresser le tableau de signe de −𝑥 + 1, puis en déduire
lim− −𝑥 + 1, puis lim+ −𝑥 + 1.
𝑥→1 𝑥→1
➢ En déduire lim− 𝑓(𝑥) et lim+ 𝑓(𝑥)
𝑥→1 𝑥→1
e. Composée de deux fonctions
Propriété : Soit 𝐼 et 𝐽 deux intervalles, 𝑓 une fonction définie sur 𝐼 telle
que ∀ 𝑥 𝜖 𝐼, 𝑓 (𝑥) 𝜖 𝐽 ; soit 𝑔 une fonction définie sur 𝐽 :
Si 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒃 et 𝐥𝐢𝐦 𝒈(𝒙) = 𝒄 alors 𝐥𝐢𝐦 𝒈[𝒇(𝒙)] = 𝒄 .
𝒙→𝒂 𝒙→𝒃 𝒙→𝒂
f. Théorème :

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Page88
➢ La limite d’un polynôme en +∞ ou en −∞ est la limite de son terme le plus
haut degré
➢ La limite d’une fraction rationnelle en +∞ ou en −∞ est la limite du
quotient des termes de plus haut degré

Exemple d’application : Calculer les limites suivantes :

➢ lim −𝑥 3 + 2𝑥 2 + 𝑥 + 2 ;
𝑥→+∞
𝑥 2 −2
➢ lim
𝑥→−∞ 𝑥−𝑥 2
➢ lim √2𝑥 2 + 𝑥 + 2
𝑥→+∞
Remarque : Les formes indéterminées indiquées dans les différents tableaux ci-
dessus se contournent facilement par des techniques de conjugaison de factorisation :
Calculons les limites suivantes :
➢ lim √𝑥 + 2 − √𝑥
𝑥→+∞
𝑥−2
➢ lim
𝑥→2 √𝑥+2−2
𝑥 2−𝑥−2
➢ lim
𝑥→2 𝑥 2+3𝑥−10

2. Limites et inégalités

Les résultats suivants sont admis :

➢ Propriété 1 : Soient 𝑓 et 𝑔 définies sur un intervalle 𝐼, soit 𝑎 un réel ou un


infini que 𝑎 ∈ 𝐼 ou tel que 𝑎 est une borne de 𝐼, 𝑙 et 𝑙′ deux réels.
Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) , lim 𝑓 (𝑥) = 𝑙 et lim 𝑔(𝑥) = 𝑙′ Alors 𝑙 ≤ 𝑙′
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎
➢ Propriété 2 : Soient 𝑓 et 𝑔 définies sur un intervalle 𝐼, soit 𝑎 un réel ou un
infini que 𝑎 ∈ 𝐼 ou tel que 𝑎 est une borne de 𝐼, 𝑙 et 𝑙′ deux réels.
i. Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) et lim 𝑓 (𝑥) = +∞ Alors lim 𝑔(𝑥) = +∞
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎

ii. Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) et 𝑥→𝑎


lim 𝑔(𝑥) = −∞ Alors lim 𝑓 (𝑥) = −∞
𝑥→𝑎
➢ Propriété 3 : Théorème de gendarmes
Soient 𝑓, 𝑔 et ℎ définies sur un intervalle 𝐼, soit 𝑎 un réel ou un infini que
𝑎 ∈ 𝐼 ou tel que 𝑎 est une borne de 𝐼, 𝑙 un réel.
Si ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) ≤ ℎ(𝑥) , lim 𝑓(𝑥) = 𝑙 et lim ℎ (𝑥) = 𝑙 Alors
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎
lim 𝑔(𝑥) = 𝑙
𝑥→𝑎

Exercice d’application :

1. Revenir sur la situation problème.


𝑥+cos 𝑥
2. Calculer les limites suivantes : lim ; lim 𝑥 + sin 𝑥
𝑥→+∞ 𝑥−sin 𝑥 𝑥→−∞
3. Donner des exercices à faire à la maison

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Page89
Classe : PC Date : Durée : 50 min

Module 21 : RELATIONS ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS


L’ENSEMBLE DES NOMBRES REELS ET OPERATIONS
Chapitre 09 Leçon 3
LIMITES ET CONTINUITE D’UNE CONTINUITE
FONCTION

Compétences exigées :

➢ Etudier la continuité d’une fonction en un point et sur un intervalle,


➢ Monter qu’une fonction admet un prolongement par continuité et le définir

Motivation:

Prérequis :

➢ Calculer les limites d’une fonction,


➢ Représenter le graphe d’une fonction à partir de celle d’une fonction
élémentaire convenablement choisie

Situation problème : Etonné par la brillante réponse de Kevin et Joël, Christian


leur félicite pour avoir bien suivi le cours puis leur demande : « Dites-moi cette fonction
admet-elle des trous aux points d’abscisse 𝑥1 = 0 et 𝑥2 = 1 ?» . A cette dernière
question Kevin et Joël s’interrogent si la notion de limite d’une fonction peut leur être
utile et si c’est le cas comment ?

Aider Kevin et Joël à relever ce troisième et dernier défi lancé par Christian !

Activité d’Apprentissage :
𝑥−1
On considère les fonctions 𝑓 et 𝑔 définies respectivement par : 𝑓(𝑥 ) = et
𝑥−2
𝑥 2 +𝑥−2
𝑔(𝑥 ) =
𝑥 2 −4

1. Déterminer le domaine de définition des fonctions 𝑓 et 𝑔.


2. Calculer les limites des fonctions 𝑓 et 𝑔 aux bornes de leurs domaines de
définition.

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Page90
3. En vous servant de la courbe d’une fonction élémentaire convenablement
choisie tracer la courbe représentative de la fonction 𝑓.
4. Quelle différence y-a-t-il à votre avis entre la fonction 𝑔 et la fonction 𝑓 ?
Et comment peut-on faire ressortir cette différence entre leurs courbes
représentatives ?

Résumé :

Définitions :

i. On dit que la fonction 𝑓 est continue en 𝑥0 si :


➢ 𝑥0 ∈ 𝐷𝑓
➢ lim+ 𝑓 (𝑥) = lim− 𝑓 (𝑥) = 𝑓(𝑥0 )
𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0
ii. On dit que la fonction 𝑓 est continue sur un intervalle 𝐼, si elle est continue
en tout point de 𝐼.

Opérations sur les continuités :

➢ Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur un intervalle 𝐼 alors 𝑓 + 𝑔 est


continue sur 𝐼.
➢ Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur un intervalle 𝐼 alors 𝑓𝑔 est
continue sur 𝐼.
➢ Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur un intervalle 𝐼 et ∀ 𝑥 ∈ 𝐼 𝑔(𝑥) ≠ 0
𝑓
alors est continue sur 𝐼.
𝑔
➢ Si 𝑓 une fonction continue en 𝑎 et 𝑔 continues en 𝑓(𝑎) alors 𝑔 ∘ 𝑓 est continue
en 𝑎.

Remarque :

Si 𝑓 n’est pas définie en 𝑎 et lim 𝑓 (𝑥) = 𝑙 avec 𝑙 ∈ ℝ, alors le prolongement par


𝑥→𝑎
𝒇(𝒙) 𝒔𝒊 𝒙 ≠ 𝒂
continuité de la fonction 𝒇 en 𝒂 est la fonction 𝒈 définie par : 𝒈(𝒙) = {
𝒍 𝒔𝒊 𝒙 = 𝒂

Exercice d’application :

1. Revenir sur la situation problème�𝑥��


2. Donner des exercices à faire à la maison

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Page91
MODULE 21
RELATIONS ET OPÉRATIONS FONDAMENTALES DANS L’ENSEMBLE DES NOMBRES
RÉELS

Chapitre 10 : DERIVATION

Intérêt : Découvrir les propriétés du nombre dérivé, de la fonction dérivée…

Motivation : De nombreux objets dans la vie sont très souvent en mouvement rectiligne,
circulaire… La détermination de la pente d’une courbe en un point, de la vitesse instantanée,
l’accélération d’un objet, les variations d’une fonction, l’esquisse de la courbe représentative
d’une fonction,… sont quelques fois préoccupant. En classe de seconde C nous avons utilisé le
taux de variation pour déterminer le sens de variation, puis le tableau de variation d’une
fonction. Ce chapitre donne des outils pour pouvoir le faire aisément.

Prérequis

 Rappelé le calcul de la limite d’une fonction au voisinage d’un nombre réel.


 Rappelé la notion de calcul de la limite d’un taux de variation au voisinage du réel annulant
le dénominateur du taux de variation.

LEÇON 1 : FONCTION DERIVABLE EN UN POINT.

1. Nombre dérivé d’une fonction en un point.


Activité 1 :
On a photographié à intervalles réguliers la chute d’une balle de tennis de
table. La durée entre deux prises de vue consécutives est 0,002 𝑠. On a obtenu
le document ci-contre dont l’échelle est 1/10. On aimerait connaitre la vitesse
instantanée de la balle à l’instant 𝑡 = 0,5𝑠.
1. Pour cela le physicien calcul la vitesse moyenne entre deux instants très
proches encadrant 0,5𝑠. Calculer ainsi la vitesse instantanée à l’instant
𝑡 = 0,5𝑠 en utilisant la photographie.
2. Les mathématiciens cherchent à exprimer la distance 𝑓(𝑡) parcourue par la
balle en fonction du temps écoulé depuis le lâcher. On admet que 𝑓(𝑡) = 5𝑡 2
(𝑡 en seconde et 𝑓(𝑡) en mètre).
a) Calculer la vitesse moyenne de la balle entre l’instant 𝑡 = 0; 5 et 𝑡 = 0,5 + ∆𝑡,
𝑓(0,5+∆𝑡)−𝑓(0,5)
c’est-à-dire 𝑣𝑚 = .
∆𝑡
b) Recopie et complète le tableau suivant :
∆𝑡 0,1 0,01 0,001 0,0001 0,00001
𝑣𝑚

Nous constatons que la vitesse moyenne s’approche de plus en plus de 5, lorsque


∆𝑡 s’approche de 0. C’est cette valeur limite qui est la vitesse instantanée de la
balle, à l’instant 𝑡 = 0,5.

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 1


Page92
Résumé 1 :
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼, 𝒞𝑓 sa courbe
représentative dans un repère (𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗). Soit 𝑎 un nombre
réel de l’intervalle 𝐼 et 𝐴 le point de (𝒞𝑓 ) d’abscisse 𝑎.
Soit ℎ un réel tel que 𝑎 + ℎ ∈ 𝐼, le taux d’accroissement de
𝑓(𝑎+ℎ)−𝑓(𝑎)
𝑓 entre 𝑎 et 𝑎 + ℎ est le rapport : 𝑟(ℎ) = , avec 𝑎

et 𝑎 + ℎ appartenant à 𝐼. Sur le graphique 𝑟(ℎ) est le
coefficient directeur d’une sécante (𝐴𝑀) à (𝒞𝑓 ).
Définition 1: Dérivabilité en un point.
Si 𝑟(ℎ) tend vers un nombre réel quand ℎ tend vers 0, on
dit que 𝑓 est dérivable en a et on appelle ce nombre le
nombre dérivé de 𝒇 en 𝒂. Ce nombre est noté 𝑓 ′ (𝑎).
f ha  f a
Notation : f a  .
h h

Remarque 1: En posant 𝑥 = ℎ + 𝑎, 𝑥 tend vers a lorsque ℎ tend vers 0 et alors


f ha  f a f x f a f x f a
 et  f a . Ainsi f est dérivable en a si la fonction
h xa xa xa
f x f a
x admet une limite finie lorsque 𝑥 tend vers 𝑎.
xa

Exemple 1 : Déterminons le nombre dérivé de chacune des fonctions 𝑓, 𝑔 et ℎ pour la valeur de


2𝑥+1
𝑎 indiqué : 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 en 𝑎 = −1, 𝑔(𝑥) = √𝑥 en 𝑎 = 1 et ℎ(𝑥) = en 𝑎 = 3.
𝑥−2

 Soit 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 une fonction polynôme, définie sur 𝐷𝑓 = ℝ =] − ∞; +∞[ déterminons le


nombre dérivé de 𝑓 en −1.
f x f  x x  x x f x f 
Soit 𝑥 ∈] − ∞; +∞[ ;    x et  x
x x x x  x x

Ainsi, 𝒇 est dérivable en −𝟏 et le nombre dérivé de 𝒇 en −𝟏 est 𝒇′ (−𝟏) = −𝟏.


 Soit 𝑔(𝑥) = √𝑥 la fonction définie sur 𝐷𝑔 = [0; +∞[, déterminons le nombre dérivé de 𝑔 en 1.

g x g x x g x g
Soit 𝑥 ∈ [0 ; +∞[ ,    et  
x x  x  x  x x x x x
𝟏
Ainsi, 𝒈 est dérivable en 𝟏 et le nombre dérivé de 𝒈 en 𝟏 est 𝒈′ (𝟏) = 𝟐 .

2𝑥+1
 Soit ℎ(𝑥) = la fonction définie sur ℝ\{2} =] − ∞; 2[∪]2; +∞[, déterminons le nombre
𝑥−2
dérivé de ℎ en 3. Soit 𝑥 ∈ ℝ\{2} =] − ∞; 2[∪]2; +∞[
x  x

h x h  x  x  h x h
 x  x    et  .
x x x x x x x x x x

Ainsi, 𝒉 est dérivable en 𝟑 et le nombre dérivé de 𝒉 en 𝟑 est 𝒉′ (𝟑) = −𝟓 .

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 2


Page93
Définition 2 : Tangente en un point à une courbe.
Si 𝑓 est dérivable en a, alors la courbe (𝒞𝑓 ) admet, au point
A de coordonnées (𝑎; 𝑓(𝑎)) une tangente : c’est la droite
passant par 𝐴 et de coefficient directeur 𝑓 ′ (𝑎).
Une équation de cette tangente s’écrit :
𝑦 = 𝑓 ′ (𝑎)(𝑥 − 𝑎) + 𝑓(𝑎).
En effet, pour tout point 𝑀(𝑥; 𝑦) de la tangente à la courbe
(𝒞𝑓 ) au point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 )) , on peut écrire :
𝑦−𝑓(𝑥0 )
= 𝑓 ′ (𝑥0 ), soit 𝑦 − 𝑓(𝑥0 ) = 𝑓 ′ (𝑥0 )(𝑥 − 𝑥0 ).
𝑥−𝑥0
Remarque 2:
- Si 𝑓 ′ (𝑎) = 0, alors la courbe (𝒞𝑓 ) admet une tangente
horizontale d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑎).
- La tangente à (𝒞𝑓 ) lorsqu’elle existe est unique.
Exemple 2:
1 1
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ, par 𝑓(𝑥) = − 2 𝑥 2 + 𝑥 + 2.
Déterminons l’équation de la tangente à (𝒞𝑓 ) au point
d’abscisse 2.
 
  x  x 
f x f  
On a :    et f 
x x x x
1
Ainsi une équation de la tangente (𝑇) à (𝒞𝑓 ) en 𝐴 (2; 2) est
1 𝟓
donc 𝑦 = −1(𝑥 − 2) + 2. (𝑻): 𝒚 = −𝒙 + .
𝟐

Exercice d’application 1:

1) Dans chacun des cas suivants, calculer, en utilisant la définition


 Le nombre dérivé de la fonction 𝑓 en 𝑥0 .
 L’ équation de la tangente en 𝑥0 .
2
a) 𝑓(𝑥) = −3𝑥 4 + 𝑥 + 3, pour 𝑥0 = −2
2−5𝑥 1
b) 𝑓(𝑥) = 2𝑥+3 pour 𝑥0 = − 2
−2
c) 𝑓(𝑥) = √3𝑥 + 5 pour 𝑥0 = 3
1
2) Soit 𝑓 la fonction définie par : 𝑓(𝑥) = (𝑥 + 𝑥) sin(𝜋𝑥).
f x f    x  
a) Démontrer que : pour tout 𝑥 ∈ ℝ∗ {1},    x   .
x  x   x  
b) En déduire que la fonction f est dérivable en 1 et calculer son nombre dérivé.
2. Dérivabilité et continuité en un point.

Activité 2:
Soit une fonction définie sur un intervalle ouvert 𝐾. Soit 𝑎 ∈ 𝐾.
ℎ(𝑥)−ℎ(𝑎)
1) Pour tout 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑎}, vérifier que ℎ(𝑥) = ℎ(𝑎) + (𝑥 − 𝑎) .
𝑥−𝑎

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 3


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2) On suppose que ℎ est dérivable en 𝑎. Montrer que h x h a .
x a

3) ℎ est-elle continue en a ?

Résumé 2 :

Propriété :
P1 : Si une fonction est dérivable en 𝑥0 alors elle est continue en 𝑥0 .
P2 : une fonction continue en 𝑥0 n’est pas toujours dérivable en 𝑥0

Exemple 2:
La fonction f x x  x est continue en 1 et n’est pas dérivable en 1.
𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)𝑥 2 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [1; +∞[
En effet, { comme f x  alors f est continue en 1.
𝑓(𝑥) = (1 − 𝑥)𝑥 2 𝑠𝑖 𝑥 ∈] − ∞; 1] x

f x f f x f
Comme   et  alors 𝑓 est n’est pas dérivable en 1.
x  x x  
x
Ainsi la fonction est continue en 1 et n’est pas dérivable en 1.

Exercice d’application 2 :
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ, par 𝑓(𝑥) = |𝑥 2 − 1|.
1) Ecrire 𝑓 sans symbole de valeur absolue.
2) Montrer que 𝑓 est continue en 1.
𝑓(𝑥)−𝑓(1)
3) Soit 𝑔 la fonction définie sur ] − ∞; 1[∪]1; +∞[ par : 𝑔(𝑥) = . Calculer les limites
𝑥−1
suivantes : 
g x et 
g x
x x

4) La fonction 𝑓 est dérivable en 1 ?

3. Demi-tangente à droite et à gauche en un point 𝒙𝟎 d’une courbe.

Activité 3 :
|𝑥+1|
Soit 𝑓 la fonction définie sur ] − ∞; −3[∪] − 3; +∞[ , par 𝑓(𝑥) = .
𝑥+3
1. Ecrire 𝑓 sans symbole de valeur absolue.
f x f 
2. Calculer la limite à gauche et à droite en −1, de la fonction g x . La fonction
x
𝑔 admet-elle une limite en −1 ? justifier.
3. La fonction f est-elle dérivable en −1 ? justifier.
4. La courbe (𝒞𝑓 ) admet-elle une tangente en −1 ?

Résumé 3 :
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼, 𝒞𝑓 sa courbe représentative dans un repère
(𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗). Soit 𝑥0 un élément de 𝐼.

Définition : dérivabilité à gauche.


On dit que 𝑓 est dérivable à gauche en 𝑥0 si 𝑓 est définie sur un intervalle de la forme ]𝑎; 𝑥0 ] , et
f x f x
si la fonction x a une limite finie à gauche en 𝑥0 . Cette limite est appelée nombre
xx

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 4


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dérivé de 𝑓 à gauche en 𝑥0 et noté 𝑓 ′𝑔 (𝑥0 ). La courbe de 𝑓 admet alors une demi-tangente à
gauche au point d’abscisse 𝑥0 qu’équation : 𝑦 = 𝑓 ′𝑔 (𝑥0 )(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓(𝑥0 ), pour tout 𝑥 de ]𝑎; 𝑥0 ].

Définition : dérivabilité à droite.


On dit que 𝑓 est dérivable à droite en 𝑥0 si 𝑓 est définie sur un intervalle de la forme [𝑥0 ; 𝑎[ , et
f x f x
si la fonction x a une limite finie à droite en 𝑥0 . Cette limite est appelée nombre
xx
dérivé de 𝑓 à droite en 𝑥0 et noté 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ). La courbe de 𝑓 admet alors une demi-tangente à
droite au point d’abscisse 𝑥0 qu’équation : 𝑦 = 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 )(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓(𝑥0 ), pour tout 𝑥 de ]𝑎; 𝑥0 ].
Remarque 3:
f x f x
R1 : Si la fonction x à une limite nulle à gauche ou à droite de 𝑥0 alors la fonction
xx
f admet une tangente horizontale.
f x f x
R2 : Si la fonction x à une limite infinie à gauche ou à droite de 𝑥0 alors la
xx
fonction 𝑓 admet une tangente verticale.

R3 : Une fonction est dérivable en 𝑥0 si le nombre dérivé à gauche est égal au nombre dérivé à
droite : 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) = 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) = 𝑓′(𝑥0 ).
R4 : Si en 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 )) le nombre dérivé à gauche est différent du nombre à droite
( 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) ≠ 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) ) alors le point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 ))la courbe (𝒞𝑓 ) appelé point anguleux.
Exemple 3 :
1) Soit 𝑔 la fonction définie
𝑔(𝑥) = 𝑥 2 − 1 𝑠𝑖 𝑥 < 1
par :{ 𝑥−1 . Etudions la
𝑔(𝑥) = 𝑥+1 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 1
dérivabilité de 𝑓 en 1.
 Dérivabilité de 𝒇 à gauche de 𝑩(𝟏; 𝟎).
f x f x  
On a :    . Ainsi
x 
x x x
f x f
 et 𝑓 est dérivable à gauche de
x 
x
1. La demi-tangente (𝑇𝑔 ) à (𝒞𝑓 ) à gauche au point
𝐵(1; 0) à pour équation : (𝑇𝑔 ): 𝑦 = 2𝑥 − 2
 Dérivabilité de 𝒇 à droite de 𝑩(𝟏; 𝟎).
x

f x f x
On a   . Ainsi
x  x x  x
f x f
 et 𝑓 est dérivable à droite de
x 
x
1. La demi-tangente (𝑇𝑔 ) à (𝒞𝑓 ) à droite au point
𝐵(1; 0) à pour équation :
1 1
(𝑇𝑑 ): 𝑦 = 𝑥 −
2 2

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 5


Page96
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 1 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 1
2) Soit 𝑓 la fonction numérique définie par : { 1 . Etudions la dérivabilité
𝑓(𝑥) = 2 − 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 1
de 𝑓 en 1.
 Dérivabilité de 𝒇 à gauche 𝑨(𝟏; 𝟎).
f x f x   f x f
On a :   . Ainsi  et 𝑓 est dérivable à gauche de
x  x x  x x 
x
1.
 Dérivabilité de 𝒇 à droite 𝑨(𝟏; 𝟎).
 
f x f f x f
On a :   x  . Ainsi  et 𝑓 est dérivable à droite de 1.
x 
x x x x 
x
f x f
Donc :  , la fonction f est dérivable en 1, et 𝑓 ′ (1) = 2. (𝒞𝑓 ) admet au point 𝐴(1; 0)
x x
une tangente d’équation : (𝑇): 𝑦 = 2𝑥 − 2.

Exercice d’application 2:
𝑓(𝑥) = 3 − 2𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
Soit 𝑓 la fonction définie par : { .
𝑓(𝑥) = 2𝑥 + 3 + √𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
1) Déterminer le domaine de définition de 𝑓.
2) Démontrer que la courbe représentative de 𝑓 admet une demi-tangente à droite et une
demi-tangente à droite au point d’abscisse 0.
3) Déterminer une équation de chacune de ces demi-tangentes.

LEÇON 2 : FONCTION DERIVEE D’UNE FONCTION, CALCUL DES


DERIVEES.

1. Fonction dérivée d’une fonction sur un intervalle.

Activité 1:
1
On considère les fonctions f et g définies par : 𝑓(𝑥) = −3𝑥 2 + 5𝑥 − 2 et 𝑔(𝑥) = √𝑥 − 2.
1) Soit 𝑥0 un nombre réel.
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
a) Montrer que pour tout 𝑥 ≠ 𝑥0 , on a : = −3(𝑥 + 𝑥0 ) + 5.
𝑥−𝑥0
f x f x
b) En déduire la limite de en fonction de 𝑥0 .
x x xx
2) Soit 𝑥0 un nombre réel choisie dans le domaine de définition de 𝑔.
𝑔(𝑥)−𝑔(𝑥0 ) 1
a) Montrer que pour tout 𝑥 ≠ 𝑥0 , on a : =
𝑥−𝑥0 √𝑥−2+√𝑥0 −2
g x g x
b) En déduire la limite de en fonction de 𝑥0 .
xx xx
Résumé 1:
Soit une fonction définie sur un intervalle 𝐼.
 L’ensemble de dérivabilité de 𝒇 est l’ensemble des nombres réels 𝑥0 de 𝐷𝑓 en lesquels 𝑓
est dérivable.
 La fonction x f x est appelé fonction dérivée ou dérivé de 𝒇.

PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 6


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Exemple 1:
2𝑥−3
On considère la fonction 𝑓 définie sur ] − ∞; −2[∪] − 2; +∞[ par : 𝑓(𝑥) = . Déterminons le
𝑥+2
nombre dérivée en réel 𝑥0 de ] − ∞; −2[∪] − 2; +∞[, puis déduire la fonction dérivée de f.
Pour tout 𝑥 et 𝑥0 de ] − ∞; −2[∪] − 2; +∞[ on a :
x x 

f x f x x x  x x   x x 
   
x x xx x x xx x x xx x x  x x x x  x  

Le nombre dérivée de 𝑓 en 𝑥0 est . Pour tout réel 𝑥 de ] − ∞; −2[∪] − 2; +∞[,


x  

Exercice d’application 1:
Déterminer la fonction dérivée de la fonction suivante : 𝑓(𝑥) = 5𝑥 2 + 4𝑥 − 3

2. Fonctions dérivée usuelles.

Activité 5:
1) Déterminer la fonction dérivée des fonctions suivantes.
a) Pour tout réel 𝑥 𝑓(𝑥) = 𝑘, 𝑘 ∈ ℝ. 𝑔(𝑥) = 𝑥 . ℎ(𝑥) = 𝑥 2 .
b) Pour tout réel 𝑥 ∈ [0; +∞[, 𝑝(𝑥) = √𝑥.
1
c) Pour tout réel 𝑥 ∈] − ∞; 0[∪]0; +∞[, 𝑞(𝑥) = 𝑥.
2) Soit 𝑥0 un élément de ℝ. Pour tout nombre réel 𝑥 différent de 𝑥0 .
𝑥+𝑥0 𝑥−𝑥0 𝑥+𝑥0 𝑥−𝑥0
a) Montrer que sin 𝑥 − sin 𝑥0 = 2 cos ( ) sin ( ) et cos 𝑥 − cos 𝑥0 = −2 sin ( ) sin ( )
2 2 2 2
𝑥−𝑥0 𝑥−𝑥0
sin 𝑥−sin 𝑥0 𝑥+𝑥0 sin( ) cos 𝑥−cos 𝑥0 𝑥+𝑥0 sin( )
b) En déduire que = cos ( )× 𝑥−𝑥0
2
et = −sin ( )× 𝑥−𝑥0
2
.
𝑥−𝑥0 2 𝑥−𝑥0 2
2 2

x  x x  x
c) Montrer que :  x et  x
xx xx x x xx
d) En déduire la fonction dérivée des fonctions suivantes : x x et x x .

Résumé 5:
Le tableau ci-dessous donne un récapitulatif des fonctions dérivées élémentaires et leur
domaine de dérivabilité.
Fonctions Fonction dérivée Ensemble de dérivabilité.
x k x ℝ
x x x ℝ
x x x x ℝ
] − ∞; 0[∪]0; +∞[
x x 
x x
x x [0; +∞[
x
x
x x x x ℝ
x x x  x ℝ

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Remarque 5 :
R1 : La fonction x x est dérivable pour tout réel de ℝ. Ainsi
x  x x
  x  . Donc  .
x x x x x x
R2 : La fonction x x est dérivable pour tout réel de ℝ. Ainsi
x  x  x 
  x  . Donc  .
x x x x x x
3. Fonctions dérivées d’une somme, d’un produit, d’un quotient. Fonction dérivée de la
composée d’une fonction affine par une fonction donnée.

Activité 6:
Soient 𝑢 et 𝑣 deux fonction dérivables sur un intervalle 𝐾. On note 𝑢’ la dérivée de 𝑢 sur𝐾 et
𝑣’ la dérivée de 𝑣 sur 𝐾.
1. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
ku x  ku x u x u x
a) Monter que k
xx xx
b) En déduire que ku x  ku x
2. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
uv x  uv x u x u x v x v x
a) Monter que  
xx xx xx
b) En déduire que u  v x  u x  v x
3. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
uv x  uv x u x u x v x v x
a) Monter que  v x  u x
xx xx xx
b) En déduire que uv x  u x v x  u x v x
4. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾 et tel que v x 
   
 v  x  v  x v x v x
a) Monter que      
xx xx v xv x

  v x
b) En déduire que    x   
v v x 
5. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾 et tel que 𝑣(𝑥0 ) > 0
u x  u x u x u x
a) Monter que  
xx xx u x  u x

b) En déduire que  u  x   u x
u x
6. Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombre réels tels que 𝑎 ≠ 0 et 𝑎𝑥0 + 𝑏 ∈ 𝐾. On pose 𝑋 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et
𝑓(𝑥) = 𝑢(𝑎𝑥 + 𝑏).
f x f x u X u X
a) Montrer que   a  a  u ax  b
x x xx x X X X
b) En déduire que f x  a  u ax  b

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Résumé 6:
Soient 𝑢 et 𝑣 deux fonction dérivables sur un intervalle 𝐾. On note 𝑢’ la dérivée de 𝑢 sur𝐾 et
𝑣’ la dérivée de 𝑣 sur 𝐾.
Propriété :

P1 : Dérivée du produit d’une fonction de par un réel.


Pour tout 𝑘 ∈ ℝ, la fonction x k  u x est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la fonction
x k u x .
P2 : Dérivée de la somme de deux fonctions.
La fonction x u  v x est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la fonction
x u x v x
P3 : Dérivée du produit de deux fonctions.
La fonction x u  v x est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la fonction
x u x v x  u x v x
P4 : Dérivée de l’inverse et du quotient de deux fonctions.
On suppose que pour tout 𝑥 de 𝐾, 𝑣(𝑥) ≠ 0,
 
 La fonction inverse x   x  est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la
v vx
v x
fonction x  .
v x 
u u x
 La fonction quotient x  v  x  v x est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la
 
u x v x u x v x
fonction x
v x 
P5 : Dérivée d’une fonction racine.
Pour tout 𝑥 ∈ 𝐾, on a 𝑢(𝑥) > 0, la fonction x u x est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur
u x
𝐾, la fonction x
u x
P6 : Dérivée de la fonction x u ax  b avec 𝒂 ≠ 𝟎
La fonction x u ax  b est dérivable sur 𝐾, et a pour dérivée sur 𝐾, la fonction
x a  u ax  b
Remarque 6:
Pour tout réel 𝑥, dérivons les fonctions suivantes : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 et 𝑔(𝑥) = 𝑥 4 .
 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥 3 )′ = (𝑥 × 𝑥 2 )′ = (𝑥)′ × (𝑥 2 ) + 𝑥 × (𝑥 2 )′ = 1 × 𝑥 2 + 𝑥 × 2𝑥 = 𝑥 2 + 2𝑥 2 = 3𝑥 2 .
Donc : 𝒇′ (𝒙) = (𝒙𝟑 )′ = 𝟑𝒙𝟐 = 𝟑𝒙𝟑−𝟏 .
 𝑔′ (𝑥) = (𝑥 4 )′ = (𝑥 × 𝑥 3 )′ = (𝑥)′ × (𝑥 3 ) + 𝑥 × (𝑥 3 )′ = 1 × 𝑥 3 + 𝑥 × 3𝑥 3 = 𝑥 3 + 3𝑥 3 = 4𝑥 3
Donc : 𝒈′ (𝒙) = (𝒙𝟒 )′ = 𝟒𝒙𝟑 = 𝟒𝒙𝟒−𝟏 .
R1 : Pour tout réel 𝑥 et tout entier naturel 𝑛 tel que 𝑛 ≥ 1. La dérivée sur ℝ de la fonction
x xn est la fonction x n  x n .
R2 : Soit 𝑢 une fonction dérivable sur un intervalle 𝐾, pour tout entier naturel 𝑛. La dérivée de
la fonction x u n x est la fonction x n  u x  u n x .
Exemple 6 : Déterminons la dérivée de chacune des fonctions suivantes ci-dessous définies,
sur les ensembles indiqués :
7 7 ′ 7 1
 𝑓(𝑥) = 3 √𝑥. Pour tout 𝑥 ∈ [0; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) = 3 × (√𝑥) = 3 × 2 𝑥.

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𝟕 𝟏
Donc pour tout 𝒙 ∈ [𝟎; +∞[, 𝒇′ (𝒙) = 𝟑 × 𝟐 𝒙.

3
 𝑔(𝑥) = −5𝑥 3 + 3𝑥 2 − 45𝑥 + 4. Pour tout nombre réel 𝑥.
3 ′
𝑔′ (𝑥) = (−5𝑥 3 )′ + (3𝑥 2 )′ − (45𝑥)′ + (4) = −5 × (𝑥 3 )′ + 3 × (𝑥 2 )′ − 45(𝑥)′ + 0
= −5 × 3𝑥 2 + 3 × 2𝑥 − 45
= −15𝑥 2 + 6𝑥 − 45
Donc pour tout nombre réel 𝒙 𝒈′ (𝒙) = −𝟏𝟓𝒙𝟐 + 𝟔𝒙 − 𝟒𝟓
1 3 3
 𝑝(𝑥) = 2𝑥+3 pour tout 𝑥 de l’intervalle ] − ∞; − 2 [∪] − 2 ; +∞[ ;
1 ′ (2𝑥+3)′ 2
𝑝′ (𝑥) = (2𝑥+3) = − (2𝑥+3)2 = − (2𝑥+3)2.
𝟑 𝟑 𝟐
Donc pour tout 𝒙 de l’intervalle ] − ∞; − 𝟐 [∪] − 𝟐 ; +∞[ 𝒑′ (𝒙) = − (𝟐𝒙+𝟑)𝟐 .
𝑥 2 −9𝑥+24
 ℎ(𝑥) = , pour tout 𝑥 de l’intervalle ] − ∞; 5[∪]5; +∞[.
𝑥−5
′ ′
𝑥 2 −9𝑥+24 (𝑥 2 −9𝑥+24) ×(𝑥−5)−(𝑥 2 −9𝑥+24)×(𝑥−5)′ (2𝑥−9)(𝑥−5)−(𝑥 2 −9𝑥+24)×1 𝑥 2 −10𝑥+21
ℎ′ (𝑥) = ( ) = (𝑥−5)2
= (𝑥−5)2
= (𝑥−5)2
.
𝑥−5
𝑥 2 −10𝑥+21
Donc pour tout 𝒙 de l’intervalle ] − ∞; 𝟓[∪]𝟓; +∞[ ℎ′ (𝑥) = (𝑥−5)2
.
3
 𝑞(𝑥) = √3 − 2𝑥, pour tout 𝑥 ∈] − ∞; 2]
′ (3−2𝑥)′ −2 −1
𝑞 ′ (𝑥) = (√3 − 2𝑥) = 2√3−2𝑥 = 2√3−2𝑥 = .
√3−2𝑥
𝟑 −𝟏
Donc pour tout 𝒙 de l’intervalle ] − ∞; 𝟐] 𝒒′ (𝒙) =
√𝟑−𝟐𝒙
 𝑡(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (3𝑥 − 4), pour tout réel.

𝑡 ′ (𝑥) = (𝑐𝑜𝑠 (3𝑥 − 4)) = (3𝑥 − 4)′ × −sin(3𝑥 − 4) = −3 × sin(3𝑥 − 4)
Donc pour tout réel 𝒕′ (𝒙) = −𝟑 𝐬𝐢𝐧(𝟑𝒙 − 𝟒).
3𝜋
 𝑠(𝑥) = sin (5𝑥 − ), pour tout réel.
2
3𝜋 ′ 3𝜋 ′ 3𝜋 3𝜋
𝑠 ′ (𝑥) = (sin (5𝑥 − )) = (5𝑥 − ) × cos (5𝑥 − ) = 5 × cos (5𝑥 − )
2 2 2 2
𝟑𝝅
Donc pour tout réel 𝒔′ (𝒙) = 𝟓 𝐜𝐨𝐬 (𝟓𝒙 − ).
𝟐
Remarque 6:
Voici ci-dessous les tableaux récapitulatifs de la dérivée des fonctions auxiliaires et les
opérations sur les fonctions.

Fonctions Fonction Ensemble de Fonction Dérivée


dérivée dérivabilité.
x k x ℝ 𝑢+𝑣 𝑢′ + 𝑣′

x x x ℝ 𝑘𝑢 (𝑘 ∈ ℝ) 𝑘 × 𝑢′

x x x x ℝ 𝑢×𝑣 𝑢′ × 𝑣 + 𝑢 × 𝑣′

] − ∞; 𝟎[∪]𝟎; +∞[ 1 𝑣′
x x  −
x x 𝑣 𝑣2
𝑢 ′
𝑢 × 𝑣 − 𝑢 × 𝑣′
n  xn ℝ
n
x x x
( 𝑛 ∈ ∗ \{1}) 𝑣 𝑣2
x x [𝟎; +∞[ 𝑢𝑛 ( 𝑛 ∈ ∗ \{1}) 𝑛 × 𝑢′ × 𝑢𝑛−1
x
x
x x x x ℝ √𝑢 𝑢′
2√𝑢
x x x  x ℝ
𝝅 u ax  b a  u ax  b
x x x  x ℝ\{ + 𝒌𝝅, 𝒌 ∈ } x x
𝟐
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Page101
Exercice d’application 3 :
1. Dans chacun des cas suivants, préciser l’ensemble de dérivabilité de la fonction 𝑓, puis
déterminer sa fonction dérivée.
5𝑥+2 1 𝑥√𝑥+1 1 𝜋
𝑓 (𝑥) = − 3𝑥+4. 𝑔(𝑥) = √2−𝑥. ℎ(𝑥) = 𝑞(𝑥) = (2 𝑥 − 1) cos (2𝑥 + 3 )
2𝑥−3
2. Déterminer la fonction polynôme du second degré 𝑓 telle que : 𝑓(0) = 4, 𝑓 ′ (0) = 3 et 𝑓(1) = 3.
1
3. Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels. On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 + 3−𝑥.
a) Calculer les valeurs de 𝑎 et 𝑏 sachant que : 𝑓(2) = 2 et 𝑓 ′ (2) = 0.
b) Donner une équation cartésienne de la tangente au point d’abscisse 2 de la courbe
représentative de 𝑓.
LEÇON 3 : APPLICATIONS DE LA DERIVATION.

1. Sens de variation d’une fonction.

Activité 1 :

Soit 𝑓 une fonction définie et dérivable sur un intervalle 𝐾, 𝑥0 élément de 𝐾. Pour tout
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
𝑥 ∈ 𝐾{𝑥0 } on pose 𝑔(𝑥) = .
𝑥−𝑥0

1. On suppose que la fonction 𝑓 est croissante sur 𝐾. Justifier que 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑥0 } 𝑔(𝑥) ≥ 0 .
2. On suppose que la fonction 𝑓 est décroissante sur 𝐾. Justifier que 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑥0 } 𝑔(𝑥) ≤ 0 .

Résumé 1 :
Sens de variation.
Soit 𝑓 une fonction définie et dérivable sur un intervalle ouvert 𝐾.
 𝑓 est croissante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est positive sur 𝐾 (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) ≥ 0
 𝑓 est décroissante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est négative sur 𝐾. (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) ≤ 0
 𝑓 est constante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est nulle sur 𝐾. (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) = 0
Monotonie d’une fonction.
 On dit qu’une fonction f est monotone sur 𝐾, si 𝑓’ garde un signe constant sur 𝐾, donc 𝑓 est
monotone si f est soit croissante soit décroissante sur 𝐾.
 Si 𝑓’ a un signe constant sur 𝐼 et ne s’annule qu’en un nombre fini d’élément de 𝐾, alors on dit
que 𝑓 est strictement monotone.
Exemple 1 :
Etudions les variations de la fonction 𝑓 définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 3𝑥 − 1.
F est continue et dérivable sur ℝ, et sa dérivée est la fonction définie sur par :
𝑓 ′ (𝑥) = 3𝑥 2 − 3.

Ainsi le tableau de signe de 𝑓’(𝑥) est la


suivant.
On a :
 𝑓 est croissante sur ] − ∞; −1[.
 𝑓 est décroissante sur ] − 1; 1[.
 𝑓 est croissante sur ]1; +∞[.

Exercice d’application 1 :
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Page102
3. Extrema d’une fonction sur un intervalle. Tableau de variations d’une
fonction numérique sur un ensemble donné.

Activité 2 :
La courbe ci-contre est la représentation graphique de la
fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 3𝑥 + 1.
1. Donner les variations de 𝑓 et déduire le signe de
𝑓’ (dérivée de 𝑓).
2. Quelle est l’abscisse du point de (𝒞𝑓 ), de l’intervalle
[0; 2] d’ordonnée minimale ?
3. Dresser le tableau de variation de 𝑓.

Résumé 2:
Soit 𝑓 une fonction dérivable dans l’intervalle 𝐾. Soit 𝑥0 appartenant à 𝐾.
1) Extremum relatif en 𝒙𝟎 .
 On dit que 𝑓 admet un maximum relatif en 𝒙𝟎 s’il existe un intervalle ouvert 𝐼, inclus dans
𝐾 et contenant 𝑥0 tel que pour tout 𝑥 de 𝐼, on a : 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥0 ).
 On dit que 𝑓 admet un minimum relatif en 𝒙𝟎 s’il existe un intervalle ouvert 𝐼, inclus dans
𝐾 et contenant 𝑥0 tel que pour tout 𝑥 de 𝐼, on a : 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑥0 ).
 On dit que 𝑓 admet un extremum relatif en 𝒙𝟎 si 𝒇 admet un maximum ou un minimum
relatif en 𝒙𝟎 .
2) Extremum relatif en 𝒙𝟎 et dérivation.
Si 𝑓’ s’annule et change de signe en 𝑥0 , alors 𝑓 admet un extremum relatif en 𝑥0 .

𝒇 admet un maximum relatif 𝑴 en 𝒙𝟎 𝒇 admet un minimum relatif 𝒎 en 𝒙𝟎

Exemple 2 :
Dressons le tableau de variation de la fonction 𝑓 définie dans le repère orthonormé (𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗)
𝑥 2 −𝑥+2
par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥−2
 𝐷𝑓 =] − ∞; 2[∪]2; +∞[= ℝ\{2}.
 Pour tout réel 𝒙 ∈] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[, 𝒇 est continue et dérivable comme quotient de
deux fonctions dérivables sur ] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[.
′ ′
𝑥 2 −𝑥+2 (𝑥 2 −𝑥+2) ×(𝑥−2)−(𝑥 2 −𝑥+2)×(𝑥−2)′ (2𝑥−1)(𝑥−2)−(𝑥 2 −𝑥+2)×1 𝑥 2 −4𝑥
On a : 𝑓 ′ (𝑥) = ( ) = (𝑥−2)2
= (𝑥−2)2
= (𝑥−2)2
𝑥−2
𝑥 2 −4𝑥 𝑥(𝑥−4)
Pour tout 𝑥 ∈] − ∞; 2[∪]2; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥−2)2 = (𝑥−2)2
.

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Page103
 Variations de 𝒇 sur ] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[.
- Pour tout ∈] − ∞; 0[, 𝑓 ′ (𝑥) > 0, donc 𝑓 est
strictement croissante.
- Pour tout 𝑥 ∈]0; 2[, 𝑓 ′ (𝑥) < 0, donc 𝑓 est
strictement décroissante.
- Pour tout ∈]2; 4[, 𝑓 ′ (𝑥) < 0, donc 𝑓 est strictement
décroissante.
- Pour tout ∈]4; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) > 0, donc 𝑓 est
strictement croissante.
 Tableau de variation de 𝒇 sur ] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[

Exercice d’application 2 :
3𝑥 2 +𝑎𝑥+𝑏
1) Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels. On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥 2 +1
Déterminer 𝑎 et 𝑏 pour que la représentation graphique de 𝑓 :
- Passe par 𝐴(0; 3).
- admette en 𝐴 une tangente d’équation 𝑦 = 4𝑥 + 3
2) Soit 𝑎 un nombre réel. On considère la fonction f définie par : 𝑓(𝑥) = 2𝑥 3 + 𝑎𝑥 2 + 3.
a) Déterminer a pour que la représentation graphique de 𝑓 admette au point d’abscisse 1
une tangente parallèle à l’axe des abscisses.
b) Etudier les variations de la fonction ainsi obtenue et préciser ses extremums.

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Page104
C 11
ETUDE ET REPRÉSENTATION
GRAPHIQUE D’UNE FONCTION

Plan du Chapitre :

C
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Motivations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Objectifs pédagogiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

e
1- Plan d’étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

P er
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
b- Méthode : Plan d’étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
c- Exercice d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2- Etude d’une fonction polynôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3- Etude d’une fonction homographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
PM

a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4- Etude d’une fonction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5- Exploitation d’un tableau de variation : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
G

6- Exploitation d’une courbe représentative : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9


7- Exploitation de la courbe de la dérivée d’une fonction : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . 10
8- Etude d’une fonction paramétrique : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
9-Etude d’une fonction trigonométrique (facultatif) : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

Dans les chapitres qui ont précédé celui-ci, nous avons mis en place les outils essentiels nous
permettant d’y arriver : limites, asymptotes, continuités, dérivées. Aussi, proposons-nous de
compléter ces outils en étudiant et en représentant quelques fonctions.

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 1


Page105 ©1er septembre 2019
• Motivations :
– Mettre en évidence la dépendance entre des quantités ;
– Décrire la dépendance entre des quantités ;
– Déterminer une quantité à partir d’une autre ;
– Comparer plusieurs quantités ;
– Modéliser afin d’interpoler et d’extrapoler.

• Objectifs pédagogiques :

C
Etudier et tracer la courbe représentative d’une fonction :
¶ Polynômiale ; Homographique ; Rationnelle.
Exploiter la courbe représentative d’une fonction pour déterminer :

e
· L’ensemble de définition ; le sens de variation et le tableau de variation ;
¸ Les asymptotes éventuelles et les éléments de symétrie.

1.1 Plan d’étude d’une fonction.


• Pré-requis
1. Calculer les limites des fonctions suivantes :
P er
1 1 x−1
 
lim− ; lim −x + 2 + − (−x + 2) ; lim .
x→2 x − 2 x→+∞ x x→+∞ 2x + 3

2. Calculer la dérivée des fonctions suivantes :


x2 − x − 8 4
f (x) = ; g(x) = x − 4 + .
x+3 x+3
PM

a- Activité

− →−
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, i , j ). g est la fonction numérique de la variable
x2 − x − 8
réelle x définie par : g(x) = et (C) sa courbe représentative.
x+3
1. Déterminer l’ensemble de définition D g de g. Calculer les limites de g aux bornes de D g .
4
2. Montrer que ∀x ∈ D g , g(x) = x − 4 + . En déduire y = x − 4 est asymptote oblique à (C).
x+3
3. Etudier suivant les valeurs de x le signe de h(x) = g(x) − y. En déduire la position relative de
G

g par rapport à l’asymptote oblique.


4. Calculer g0 , dérivé de la fonction g puis étudier suivant les valeurs de x le signe de g0 (x).
5. Compléter le tableau de variation suivant :

x −∞ −5 −3 −1 +∞
0
g (x) + 0 − 0
+∞
g(x) % & %
−∞ −3

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 2


Page106 ©1er septembre 2019
6. Donner une équation cartésienne de la tangente (T) au point d’abscisse 1.
7. Soit I le point d’intersection des asymptotes. Déterminer les coordonnées de I et montrer
que I est centre de symétrie à la courbe de f.
8. Représenter (C) et (T).

b- Méthode : Plan d’étude d’une fonction


De manière générale, étudier une fonction consiste à :
• Préciser l’ensemble de définition de la fonction lorsqu’il n’est pas précisé dans l’énoncé ;

C
• Etudier éventuellement la parité ou la périodicité de la fonction surtout lorsque la réponse
à cette question paraît être positive et évidente à obtenir ; dans ce cas :
– Réduire l’intervalle d’étude,
– Préciser les éléments de symétrie à la courbe de la fonction.

e
• Calculer la dérivée de la fonction et en déduire le sens de variation de la fonction ; préciser
éventuellement les asymptotes à la courbe.

P er
• Consigner tous les résultats précédents dans le tableau de variation de la fonction.
• Rechercher éventuellement les points remarquables à la courbe de la fonction (points d’in-
tersection avec les axes de coordonnées, points anguleux, . . .).
• Compléter ces points avec d’autres points judicieusement choisis suivant l’ensemble de
définition ou le domaine d’étude pour bien tracer la courbe.
• Tracer les tangentes et asymptotes éventuelles, puis construire la courbe de la fonction en
mettant éventuellement en évidence les éléments de symétrie.

c- Exercice d’application
PM

Etudier et représenter graphiquement les fonctions suivantes : a) f : x 7→ −x2 b) g : x 7→ − 1x .

1.2 Etude d’une fonction polynôme


• Pré-requis
1. Dans chacun des cas suivants, calculer les limites de la fonction f en −∞ et en +∞ :
a. f : x 7→ 3x2 − 2x + 5 b. f : x 7→ −2x2 + 4x − 1
c. f : x 7→ x3 − 3x2 + 2x + 1 d. f : x 7→ −x4 + 2x + 4
G

2. Dans chacun des cas suivants, calculer la dérivée de la fonction f :


a. f : x 7→ 3x2 − 2x + 5 b. f : x 7→ −2x2 + 4x − 1
c. f : x 7→ x3 − 3x2 + 2x + 1 d. f : x 7→ −x4 + 2x + 4

a-Activité
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) = x3 − 3x + 2 et (C) f sa
courbe représentative.
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f. Calculer les limites de f aux bornes de D f .
2. Calculer f 0 , dérivée de la fonction f puis étudier suivant les valeurs de x le signe de f 0 (x).

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 3


Page107 ©1er septembre 2019
3. En déduire le sens de variation et le tableau de variation de f.
4. Construire (C) f .

Résolution
– Ensemble de définition.
La fonction f est une fonction polynôme ; elle est définie et continue en tout point de R.
Donc D f = R =] − ∞; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
f est une fonction polynôme, donc f est dérivable sur R. Pour tout réel x, f 0 (x) = 3x2 − 3x.

C
On a : f 0 (x) = 0 ⇔ 3x2 = 3 ⇔ x = −1 ou x = 1. Le signe de f 0 (x) est donné par le tableau
ci-après.
x −∞ −1 1 +∞

e
f 0 (x) + 0 − 0 +
Ainsi, d’après le théorème sur le sens de variation et la dérivée, on en déduit :

– Tableau de variation.

x −∞
P er
f est strictement croissante sur ]−∞; 1[ et ]1; +∞[ et f est strictement décroissante sur ]−1; 1[.
– Limites aux bornes de l’ensemble de définition.
On a : lim f (x) = lim (x3 ) = −∞ et lim f (x) = lim (x3 ) = +∞
x→−∞ x→−∞ x→+∞ x→−∞

−1 1 +∞
0
f (x) + 0 − 0 +
4 +∞
f (x) % & %
−∞ 0
PM

– Table des valeurs


x −2 −1 0 1 2
f (x) 0 4 2 0 3
– Courbe représentative
G

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 4


Page108 ©1er septembre 2019
T.A.F
1. Etudier et représenter graphiquement chacune des fonctions suivantes :
a. f : x 7→ x2 − 2x − 3 b. g : x 7→ −2x3 − x + 2
c. h : x 7→ x3 − 3x2 + 2x + 1 d. i : x 7→ −x4 + 2x + 4
2. En déduire la construction de la courbe (C0 ) représentative de la fonction :
a. | f (x)| b. g(x − 1) + 2
c. h(−x) d. −i(x)

1.3 Etude d’une fonction homographique

C
• Pré-requis
x2 − x − 8 x2 − x − 8

e
1. Calculer lim− ; lim+
x→−3 x+3 x→−3 x+3

a-Activité

représentative.
P er
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) =
2x + 1
x−1
et (C) f sa courbe

1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f. Calculer les limites de f aux bornes de D f .


2. Préciser éventuellement les asymptotes à (C) f .
3. Calculer f 0 , dérivée de la fonction f puis étudier suivant les valeurs de x le signe de f 0 (x).
4. En déduire le sens de variation et le tableau de variation de f.
5. Construire (C) f .
PM

Résolution
– Ensemble de définition.
Le calcul du réel f (x) n’est pas possible quand x − 1 = 0, c’est-à-dire quand x = 1.
L’ensemble de définition de f est donc R − {1}, c’est-à-dire ] − ∞; 1[∪]1; +∞.[
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est continue sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est dérivable sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[
et sa dérivée est la fonction définie par :
G

−3
f 0 (x) = < 0.
(x − 1)2

Ainsi, la fonction f est strictement décroissante sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[.


Limites aux bornes du D f .
On a : lim f (x) = lim f (x) = 2. Donc la droite d’équation y = 2 est asymptote horizontale
x→−∞ x→+∞
à la courbe représentative de f.
On a : lim− f (x) = −∞ et lim+ f (x) = +∞. Donc, la droite d’équation x = 1 est asymptote
x→1 x→1
verticale à la courbe représentative de f.

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 5


Page109 ©1er septembre 2019
– Tableau de variation.

x −∞ 1 +∞
f 0 (x) − −
2 +∞
f (x) & &
−∞ 2
– Table des valeurs
x −2 −1 0 1 2 3

C
f (x) 5 0 −3 −4 −3 0
– Courbe représentative

e
P er
PM

T.A.F
1. Etudier et représenter graphiquement chacune des fonctions suivantes :
x−3 x+3
a. f : x 7→ b. g : x 7→
x−2 x−1
2. En déduire la construction de la courbe (C0 ) représentative de la fonction :
a. | f (x)| b. g(x − 1) + 2

1.4 Etude d’une fonction rationnelle


G

• Pré-requis

a-Activité
2x2 + 2x − 1
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) = et (C) f sa
2x − 1
courbe représentative.
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f. Calculer les limites de f aux bornes de D f .
2. Préciser éventuellement les asymptotes à (C) f .

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 6


Page110 ©1er septembre 2019
3. Calculer f 0 , dérivée de la fonction f puis étudier suivant les valeurs de x le signe de f 0 (x).
4. En déduire le sens de variation et le tableau de variation de f.
5. Construire (C) f .

Résolution
– Ensemble de définition.
1
Le calcul du rée f (x) n’est pas possible quand 2x − 1 = 0, c’est-à-dire quand x = .
2
1
L’ensemble de définition de f est donc R − { }, c’est-à-dire ] − ∞; 2 [∪] 2 ; +∞.[
1 1

C
2
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est continue sur ] − ∞; 12 [ et sur ] 21 ; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est dérivable sur ] − ∞; 12 [ et sur ] 12 ; +∞[

e
et sa dérivée est la fonction définie par :

4x(x − 1)

On a : f 0 (x) = 0 ⇔ x = 0 ou x = 1.

0
x
P er
f (x)
−∞
f 0 (x) =

Le signe de f 0 (x) est donné par le tableau ci-après

0
+ 0 −
(2x − 1)2

1
2
.

1
− 0 +
+∞

Ainsi, d’après le théorème sur le sens de variation et la dérivée, on en déduit : f est strictement
décroissante sur ]0; 12 [ et sur ] 12 ; 1[ et f est strictement croissante sur ] − ∞; 0[ et sur ]1; +∞[.
Limites aux bornes du D f .
On a : lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞.
PM

x→−∞
 x→+∞
3 1 1
   
De plus, lim f (x) − x + = lim × = 0.
 x→−∞  2  x→−∞ 2 2x − 1
3 1 1

et lim f (x) − x + = lim × = 0.
x→+∞ 2 x→+∞ 2 2x − 1
3
Donc la droite d’équation y = x + est asymptote oblique à la courbe représentative de f.
2
On a : lim  −
f (x) = −∞ et lim  +
f (x) = +∞.
 1   1 
x→  x→ 
   
2 2

Donc, la droite d’équation x = 21 est asymptote verticale à la courbe représentative de f.


– Tableau de variation.
G

x −∞ 0 1
2
1 +∞
0
f (x) + 0 − − 0 +
1 +∞ +∞
f (x) % & & %
−∞ −∞ 3
– Table des valeurs
x −2 −1 0 1 2 3
f (x) − 35 13 1 3 11
3
23
5

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 7


Page111 ©1er septembre 2019
– Courbe représentative

C
e
T.A.F P er
Etudier et représenter graphiquement chacune des fonctions suivantes :

f : x 7→ x − 2 +
1
x−1
;
1
g : x 7→ −x + 2 + .
x

1.5 Exploitation d’un tableau de variation : Travaux dirigés


Soit f la fonction numérique dont le tableau de variation est donné ci-dessous :
PM

x −∞ 1 3
2
2 +∞
f 0 (x) + 0 − − 0 +
1 +∞ +∞
f (x) % & & %
−∞ −∞ 6

− → −
On appelle (C) la courbe de f dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O, i , j ).
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f et donner les limites aux bornes de D f .
G

2. Donner l’équation cartésienne d’une asymptote (d) à (C).


3. Déterminer les réels f (1), f (2), f 0 (1) et f 0 (2) où f 0 est la dérivée de f.
4. En déduire les réels a, b et c tels que

ax2 + bx + c
f (x) =
2x − 3
pour tout x ∈ D f .
On admet par la suite que
4x2 − 4x − 2
f (x) = .
2x − 3

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 8


Page112 ©1er septembre 2019
5. Montrer que la droite (d0 ) d’équation y = 2x + 1 est asymptote à (C) et étudier la position de
(C) et (d0 ).
6. Tracer (d), (d0 ) et (C).
3
 
7. Montrer que le point I ; 4 est centre de symétrie de (C).
2

1.6 Exploitation d’une courbe représentativé : Travaux dirigés


La courbe (C f ) ci-dessous représente une fonction numérique f dans le repère orthonormé

C
(O, I, J).

e
P er
PM

1. Déterminer par conjecture, l’ensemble D f de définition de f.


2. Déterminer par conjecture les limites de f aux bornes de D f .
3. Dresser le tableau de variation de f.
4. Déterminer une équation cartésienne de chacune des asymptotes à (C f ).
5. Récopier et compléter le tableau ci-dessous :
G

Equation ou inéquation f (x) < 1 f (x) = 0 f (x) ≥ 0


Ensemble des solutions S1 = S2 = S3 =

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Page113 ©1er septembre 2019
1.7 Etude de la représentation graphique de la fonction dérivée
d’une fonction : Travaux dirigés

C
e
1. Donner le sens de variation de f.
P er
La courbe (Γ) ci-dessous est la représentation graphique est la représentation graphique de
la fonction dérivée d’une fonction f définie sur R∗ telle que f (1) = 1 et f 0 (1) = −1.

2. Donner une équation de la tangente à la courbe de f au point d’abscisse 1.


ax + b
3. Déterminer les réels a et b pour que la fonction f soit définie par f (x) = .
x

1.8 Etude d’une fonction paramétrique : Travaux dirigés


PM

Soit fm la famille de fonctions de la variable réelle x définies par :

4mx2 − 10x − 1
fm (x) =
2mx − 5
On note par (Cm ) la courbe représentative de fm dans un repère orthonormé (O, I, J).
1. (a) Déterminer l’ensemble de définition de fm suivant les valeurs de m.
(b) Calculer les limites de fm aux bornes de son ensemble de définition.
1
 
2. (a) Montrer que toutes les courbes (Cm ) passent par le point A 0; .
5
G

(b) Déterminer les valeurs de m pour laquelle (Cm ) est une droite.
3. Montrer que la droite d’équation y = 2x est asymptote à (Cm ).
4. Calculer fm0 (x).
5. Etudier les variations de fm suivant les valeurs de m.
6. (a) resser les tableaux de variation de f1 et f−1 .
(b) Tracer (C1 ) et (C−1 ).

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 10


Page114 ©1er septembre 2019
1.9 Etude d’une fonction trigonométrique (facultatif) : Travaux
dirigés
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, I, J). Soit f la fonction définie par : f (x) =
1 − cos x + cos 2x.
1. Justifier qu’il est suffisant d’étudier f sur [0; π].
2. Calculer f 0 (x) et en déduire la résolution dans [0; π] de l’équation f 0 (x) = 0, puis de l’inéqua-
tion f 0 (x) > 0.
3. Dresser le tableau de variation de f sur [0; π].

C
4. Résoudre dans [0; π] l’équation f (x) = 0. En déduire les coefficients directeurs des tangentes
à la courbe représentative (C) de f aux points d’intersection de C avec l’axe des abscisses.

e
5. Tracer (C) sur [−3π; 3π].

P er
PM
G

Préparée par: NGNAZOKE WASSAIN Armand, PLEG Maths 11


Page115 ©1er septembre 2019
COURS SUR LE DÉNOMBREMENT

EFOUBA EKASSI Rucène, PLEG MATHS

Aout 2019

Page116
Chapter 1

DÉNOMBREMENT

• Intérêt: utiliser les outils mathématiques conventionnels pour mieux déterminer le nombre de possibilités dans une
expérience de dénombrement.
• Motivation: être bien préparer pour des expériences de jeu de hasard pour éviter de se faire tromper ou escroquer
par des promoteurs de ces jeux.

On considère les ensembles suivants: A = R, B = N et C = {0, 1, 6, 67, 54}. A est un ensemble infini non dénombrable, B
est un ensemble infini et dénombrable et C est un ensemble fini. Un ensemble fini est donc un ensemble dont on connait
le nombre d’éléments et le nombre d’éléments d’un ensemble est encore appelé cardinal de cet ensemble. Par exemple
card(C) = 5. Il est question dans ce chapitre de déterminer les cardinaux d’ensemble finis (dénombrer) en utilisant des outils
adéquats.
Dénombrer c’est donc énoncer pour en avoir un compte exact les personnes ou les choses qui forment un ensemble fini.

1.1 Leçon 1: Premiers outils de dénombrement


Objectifs: A la fin de cette leçon l’élève doit être capable de dénombrer avec
• relation entre les parties d’un ensemble fini

• les arbres de choix, les tableaux à double entrée


• les produits cartésiens

Situation problème 1.1.1 :


L’enseignant de Njoya lui propose le problème suivant: ”dans un camp de vacances hébergeant 80 personnes, 55 personnes
pratiquent la natation, 33 le tennis et 16 ne pratiquent aucun des deux sports. Combien de personnes pratiquent-elles à la
fois le tennis et la natation?”. En cas de solution juste, l’enseignant promet à Njoya un menu dans un restaurant où on
propose les plats suivants:

• Entrées: une salade (S), une purée d’avocats (P) comme entrées
• Résistance: koki (K), pilé (Pi) et Njapche (N)
• Desserts: Ananas (A), Orange (O) et Mangue (M).

1. Quelle solution doit proposer Njoya pour avoir cette récompense?


2. Quel est le nombre de menus possibles en cas de solution juste pour Njoya?

1.1.1 Relation entre les parties d’un ensemble fini


Activité 1.1.1 :
On donne les ensembles E = {1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0}, A = {1, 5, 9, 8} et B = {2, 5, 8, 0, 4}.
1. Quels sont les cardinaux de chacun de ces ensembles? Que représentent les ensembles A et B pour l’ensemble E.

2. Déterminer l’ensemble A ∪ B des éléments qui sont dans A ou dans B.


3. Déterminer l’ensemble A ∩ B des éléments qui sont dans A et dans B.
4. Comparer card(A ∪ B) avec card(A) + card(B) − card(A ∩ B).

Page117
5. Déterminer l’ensemble Ā des éléments qui ne sont pas dans A et l’ensemble A − B des éléments de A qui ne sont pas
dans B.

6. Comparer card(Ā) et card(E) − card(A), puis card(A − B) et card(A) − card(A ∩ B).

Résumé 1.1.1 :
Soit E un ensemble fini et soient A et B deux parties de E.
• A est une partie de E si tous les éléments de A sont aussi des éléments de E et dans ce cas card(A) ≤ card(E).
• A ∪ B est l’ensemble des éléments qui sont dans A ou dans B.

• A ∩ B est l’ensemble des éléments qui sont dans A et dans B.


• Ā ou complémentaire de A dans E est l’ensemble des éléments de E qui ne sont pas dans A.
• A − B est l’ensemble des éléments de A qui ne sont pas dans B.

Propriété 1.1.1 :
On a les propriétés suivantes sur les parties d’un ensemble fini:
• card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B)

• car(Ā) = card(E) − card(A)


• card(A − B) = card(A) − card(A ∩ B).

Ces propriétés peuvent se représenter par le diagramme suivant appelé: diagramme de Venn

Application 1.1.1 :

1. Dans une classe de 3e, Tous les élèves étudient au moins l’espagnol et l’allemand. 30 étudient l’espagnol, 20 étudient
l’allemand et 15 étudient l’espagnol et l’allemand. Quel est le nombre d’élèves de cette classe?
2. dans une classe 3 langues sont pratiquées, On sait que 20 élèves font l’anglais, 15 l’allemand, 18 l’espagnol, 7 l’anglais
et l’allemand, 9 l’allemand et l’espagnol, 8 l’anglais et l’espagnol et enfin 5 pratiquent les trois langues. Quel est le
nombre d’élèves de la classe sachant que chacun fait au moins une langue?

1.1.2 Produit cartésien


Activité 1.1.2 :
On donne les ensembles A et B suivants: A = {a, b, c} et B = {1, 2}.

Page118
1. Complète en colonnes (sur chaque croisement de segment) l’arbre de choix suivant:

2. Déterminer l’ensemble A × B de tous les couples (x; y) tels que x ∈ A et y ∈ B.


3. Comparer card(A × B) et card(A) × card(B).

Résumé 1.1.2 :

Definition 1.1.1 :
Soient E1 et E2 deux ensembles finis. On appelle E1 × E2 (produit cartésien de E1 et E2 ) l’ensemble des couples (x1 ; x2 )
tels que x1 ∈ E1 et x2 ∈ E2 .
Le nombre d’éléments de E1 × E2 est card(E1 × E2 ) = card(E1 ) × card(E2 ).
De manière générale, soient E1 , E2 ,...,En ,n ensembles finis. On appelle produit cartésien E1 × E2 × .... × En l’ensemble
des éléments sous la forme (x1 , x2 , ..., xn ) tels que x1 ∈ E1 , x2 ∈ E2 ,..., xn ∈ En . Et on a:
card(E1 × E2 × ... × En ) = card(E1 ) × card(E2 ) × ... × card(En ).

Remarque 1.1.1 :
Les éléments d’un produit cartésien peuvent s’obtenir, lorsque les cardinaux sont faibles, en établissant un arbre de choix.

Application 1.1.2 :

1. Une femme a dans sa garde robe: 4 jupes, 5 chemisiers et 3 vestes. Elle choisit au hasard une jupe, un chemisier et
une veste. De combien de façons différentes peut-elle ainsi s’habiller?
2. Deux groupes de 12 et de 15 décide de faire la paix en échangeant des poignées de mains. Chaque membre d’un groupe
serre la main de tous les membres de l’autre groupe. Combien de poignées de mains seront-elles échangées?

1.1.3 Tableau à double entrée


Activité 1.1.3 :
dans une classe de 50 élèves: 24 ont 16 ans, 14 ont 17 ans et les autres ont plus de 17 ans. 23 élèves ont opté pour l’espagnol
comme deuxième langue et les autres ont opté pour l’allemand. 13 élèves de 16 ans font l’espagnol, 10% des élèves de plus
de 17 ans font l’allemand.
Ages/2e langue Total
1. Complète le tableau suivant:
Total 50
2. Comment appelle t-on ce type de tableau?
3. Combien d’élèves n’ont pas 16 ans et ne font pas l’espagnol?

Résumé 1.1.3 :
Dans certains cas pour facilement dénombrer, on peut utiliser un tableau à double entrée.

Page119
Application 1.1.3 :
une tentative d’homicide a eu lieu au cours d’un bal. La police a arrêté 18 suspects et leur a demandé de répondre par oui
ou par non à chacune des questions suivantes:
”Avez vous entendu une détonation?” et ”Avez vous vu quelqu’un s’enfuir?”.
10 personnes ont répondu ”oui” à la première question, 5 personnes ont répondu non à la deuxième question et 6 personnes
ont répondu ”non” aux deux questions. Quel est le nombre de personnes ayant répondu ”oui” aux deux questions?

1.2 Leçon 2: P-uplets avec ou sans répétition


Objectifs: A la fin de cette leçon l’élève doit être capable de:
• reconnaı̂tre un p-uplet ou un p-arrangement
• dénombrer avec les p-uplets et les p-arrangements
• reconnaitre une permutation et dénombrer avec les permutations
Situation problème 1.2.1 :
Pour ouvrir un coffre fort urgemment, Pemboura doit utiliser un code de 4 chiffres en se servant de 3 indices qui lui arrivent
avant chaque tentative ratée:
• indice 1: les chiffres peuvent se répéter dans le code
• indice 2: les chiffres ne peuvent pas se répéter dans le code
• indice 3: les chiffres qui composent le code sont 1;4; 7 et 9.
1. Quel est le nombre de codes possibles après l’indice 1?
2. Quel est le nombre de codes possibles après l’indice 2?
3. Quel est le nombre de codes possibles après l’indice 3?

1.2.1 P-uplets avec répétition


Activité 1.2.1 :
Soit E = {1, 2, 3, 4}.
1. Détermine tous les couples (x; y) tels que x, y ∈ E. Quel est le nombre total de couples obtenu?
2. Dans ces couples: l’ordre importe t-il? Peut-il avoir répétition?
3. (a) Combien de possibilités y a t-il pour le choix de x?
(b) Combien de possibilités y a t-il pour le choix de y?
(c) En déduire une astuce pour déterminer le nombre de couples (x; y).
Résumé 1.2.1 :

Definition 1.2.1 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ∈ N∗ − {1}. On appelle p-uplet de E tout élément sous la forme (x1 , x2 , ..., xp )
tels que x1 , x2 , ..., xp ∈ E. Le nombre de p-uplets de E est donc np .
Remarque 1.2.1 :

• Un p-uplet de E est aussi un élément du produit cartésien E × E × ×... × E p fois qui se note encore E p .
• Dans ce type de p-uplet:
– l’ordre importe
– il peut avoir répétition
Application 1.2.1 :

1. Soit E un ensemble à n éléments. Quel est le nombre possible d’applications de E vers E?


2. Une urne contient 10 boules numérotées de 1 à 10 indiscernables au toucher. on tire successivement et avec remise 3
boules de cette urne. Quel est le nombre de tirages possibles?
3. les numéros d’immatriculation d’une compagnie sont composés de deux lettres suivies de 4 chiffres non nuls. les lettres
sont prises dans l’ensemble des lettres A, B, C et D. Quel est le nombre de numéros d’immatriculations possibles?

Page120
1.2.2 P-arrangement ou p-uplets sans répétition
Activité 1.2.2 :
Soit E = {1, 2, 3, 4}.
1. Détermine tous les couples (x; y) tels que x, y ∈ E et x 6= y. Quel est le nombre total de couples obtenu?
2. Dans ces couples: l’ordre importe t-il? Peut-il avoir répétition?

3. (a) Combien de possibilités y a t-il pour le choix de x?


(b) Combien de possibilités y a t-il pour le choix de y?
(c) En déduire une astuce pour déterminer le nombre de couples (x; y).

Résumé 1.2.2 :

Definition 1.2.2 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ≤ n. On appelle p-arrangement de E ou p − uplet sans répétition, tout p − uplet
de E à éléments deux à deux distincts c’est à dire les éléments sous la forme (x1 , x2 , ..., xp ) tels que xi ∈ E et xi 6= xj pour
i 6= j et 1 ≤ i, j ≤ p.
Le nombre de p − arrangements de E est noté Apn et on a: Apn = n(n − 1)(n − 2)...(n − p + 1). (On retranche 1 jusqu’à
atteindre p facteurs).

Exemple 1.2.1 :

• A24 = 4 × 3 = 12

• A412 = 12 × 11 × 10 × 9

Remarque 1.2.2 :
Dans le cas des arrangements:
• l’ordre importe
• Il n’ y a pas de répétition possible

Application 1.2.2 :

1. Soit E un ensemble à n éléments. Quel est le nombre d’applications injectives de E vers E?


2. Une urne contient 10 boules numérotées de 1 à 10. On tire au hasard, successivement et sans remise 3 boules de cette
urne. Quel est le nombre de tirages possibles?
3. Christian et Claude font partie d’un club de 18 personnes. On veut constituer un bureau de 5 personnes à 5 fonctions
(président, vice président, secrétaire, trésorier et censeur) différentes dans cumul de fonctions.

(a) Quel est le nombre de bureaux possibles à former?


(b) Quel est le nombre de bureaux possibles:
i. Où Christian est présent?
ii. Où Christian est Trésorier?
iii. Où Christian et Claude ne sont pas présents?
iv. Où Claude et Claude ne se retrouvent pas ensemble?

1.2.3 Permutations
Activité 1.2.3 :
Soit E = {1, 2, 3}.
1. Détermine toutes les permutations des éléments de E. Quel est le nombre de permutations obtenu?

2. (a) Combien de possibilités y a t-il pour le choix du premier élément d’une permutation?
(b) combien de possibilités y a t-il pour le choix du deuxième élément d’une permutation?
(c) combien de possibilités y a t-il pour le choix du troisième élément d’une permutation?
(d) En déduire une astuce pour avoir le nombre de permutations de E.

Page121
Résumé 1.2.3 :

Definition 1.2.3 :
Soit E un ensemble à n éléments. On appelle permutation de E tout n − arrangement de E.
Le nombre de permutations de E est noté n! = n(n − 1)(n − 2)...2 × 1.

Propriété 1.2.1 :

• Par convention: 0! = 1 et 1! = 1
• n! = n(n − 1)!
n!
• Apn = .
(n − p)!

Exemple 1.2.2 :

• 4! = 4 × 3 × 2 × 1 = 4 × 3! ou 7! = 7 × 6 × 5! selon qu’on veut simplifier.


7! 7 × 6 × 5!
• A27 = = = 7 × 6 = 42.
(7 − 2)! 5!

Application 1.2.3 :

1. Résoudre les équations suivantes dans N: A3n = 72n; A4n = 42A2n .


2. Soit E un ensemble à n éléments. Quel est le nombres d’applications bijectives de E vers E?
3. Quel est le nombres d’anagrammes du mot: PRISÉE? (On distinguera les cas où on tient compte de l’accent et le cas
où on n’en tient pas compte).
4. 12 présidents doivent s’assoir sur 12 chaises dans un restaurant.
(a) Quel est le nombre de dispositions possibles?
(b) Quel est le nombre de dispositions si l’un des présidents a sa chaise réservée?

1.3 Leçon 3: p-combinaison et binôme de Newton


Objectifs: A la fin de cette leçon l’élève doit être capable de:
• reconnaitre une combinaison d’un ensemble
• dénombrer avec des combinaisons
• utiliser le triangle de Pascal pour développer et réduire

Situation problème 1.3.1 :


Dans une soirée rassemblant 10 personnes, chaque invité échange une poignée de mains avec chacun de ses convives. Après
ces échanges, ils décident de faire un jeu de cache-cache en se séparant en plusieurs groupes.
1. Combien cela fait-il de poignées de mains?
2. Combien cela fait-il de groupes possibles?

1.3.1 p-combinaison
Activité 1.3.1 :
Soit E = {1, 2, 3, 4}.
1. Détermine toutes les parties de E à 2 éléments. Combien y en a t-il au total?
2. Dans ces parties l’ordre importe-il? y a t-il répétition d’éléments?
A24
3. Calcule en utilisant les simplifications factorielles vues aux arrangements.
2!
4. Quelle remarque faites vous?

Page122
Résumé 1.3.1 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ≤ n. On appelle p-combinaison de E toute partie de E ayant p élément(s). Le
Ap n!
nombre de p-combinaisons de E est noté Cnp et on a: Cnp = n = .
p! p!(n − p)!
Propriété 1.3.1 :
Soit n, p ∈ N∗ avec p ≤ n.
• Cn0 = 1 et Cn1 = n
• Cnp = Cnn−p .
Exemple 1.3.1 :

7! 7 × 6 × 5 × 4! 7×6×5
• C73 = = = = 35.
3!4! 6 × 4! 6
4 12!
• C12 =
4!8!
Remarque 1.3.1 :
Dans le cas des combinaisons:
• L’ordre n’importe pas
• Les éléments sont deux à deux distincts (pas de répétition)
Application 1.3.1 :

1. Résoudre les équations suivantes: Cn2 = 190; 2Cn2 + 6Cn3 = 9n


2. On tire simultanément 5 cartes d’un jeu de 32 cartes. On obtient ainsi une main de 5 cartes.
(a) Dénombrer les mains possibles
(b) Dénombrer les mains contenant:
i. exactement deux as
ii. au moins un as
iii. l’as de pique et au moins deux trèfles
iv. 3 cartes d’une couleur et deux autres d’une autre.

1.3.2 Binôme de Newton


Activité 1.3.2 :

1. Développer (a + b)2 et (a + b)3


P2 P3
2. Calculer p=0 C2p ap b2−p et p=0 C3p ap b3−p .
3. Quelles remarques faites vous?
Résumé 1.3.2 : Pn
Pour développer (a + b)n , n ∈ N,on peut utiliser le binôme de Newton qui stipule que: (a + b)n = p p n−p
p=0 Cn a b les
p
coefficients du développement étant les Cn .
On peut résumer ces coefficients à l’aide du triangle de Pascal suivant:
01
111
2121
31331
414641
Remarque 1.3.2 :
Soit E un ensemble à n éléments.
Le nombre de partie de E à 0 élément est: Cn0
Le nombre de parties de E à 1 élément est: Cn1
Le nombre de parties de E à 2 éléments est: Cn2
Le nombre de parties de E à n − 1 éléments est: Cnn−1
Le nombre de parties de E à n éléments est: Cnn . Pn Pn
Ainsi, le nombre de parties de E est: Cn0 + Cn1 + Cn2 + ... + Cnn−1 + Cnn = p=0 Cnp = p=0 Cnp (1)p (1)n−p = (1 + 1)n = 2n .

Page123
Application 1.3.2 :

1. Quel est le nombre de parties de l’ensemble A = {0, 1, 6, 8, 89, 45}?



2. Développer et réduire (a − 1)5 et (1 − 3)6 .

Page124
Définition :

Soient 𝑢 ̂𝒗
⃗⃗,
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs non nuls du plan. On appelle mesure principale de (𝒖 ⃗⃗) l’unique
réel 𝛼 ∈ ]−𝜋; 𝜋] tel que 𝑚𝑒𝑠(𝑢 ̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = 𝛼 + 2𝑘𝜋 (𝑘 ∈ ℤ).

On note encore 𝑚𝑒𝑠(𝑢̂𝑣⃗ ) ≡ 𝛼[2𝜋] et on lit « mesure (𝑢


⃗⃗, ̂𝑣⃗ ) congru à 𝛼 modulo 2𝜋.
⃗⃗,

Exemple : Déterminons la mesure principale de chacun des angles suivants :


59𝜋 87𝜋 1961𝜋 110𝜋
3
; 5
; − 8
; − 9
59𝜋
Déterminons la mesure principale de 3

1ère méthode : par encadrement


59𝜋 59𝜋
Soit 𝛼 la mesure principale de 3
, alors 𝛼 = 3
+ 2𝑘𝜋 ; (𝑘 ∈ ℤ).

De plus, 𝛼 ∈ ]−𝜋; 𝜋] ⇔ −𝜋 < 𝛼 ≤ 𝜋


59𝜋
⇔ −𝜋 < + 2𝑘𝜋 ≤ 𝜋
3
59𝜋 59𝜋
⇔ −𝜋 − < 2𝑘𝜋 ≤ 𝜋 −
3 3
62𝜋 56𝜋
⇔− < 2𝑘𝜋 ≤ −
3 3
62 56
⇔− <𝑘 ≤−
6 6

⇔ 𝑘 = −10
59𝜋 𝜋
D’où 𝛼 = 3
+ 2(−10)𝜋 = − 3

2e méthode : par division


87𝜋 100𝜋−3𝜋 3𝜋 3𝜋
5
= 5
= 20𝜋 − 5
= 2(10)𝜋 − 5
87𝜋 3𝜋
Donc la mesure principale de 5
est − 5
87𝜋 85𝜋+2𝜋 2𝜋
Attention : 5
= 5
= 17𝜋 + 5
. Mais 17𝜋 ne peut se mettre sous la forme 2𝑘𝜋

Propriétés des angles orientés


P1 / Deux angles orientés sont égaux si et seulement si ils ont la même mesure principale.
P2 / Relation de Chasles

Soient 𝑢
⃗⃗, 𝑣⃗ et 𝑤
⃗⃗⃗ 3 vecteurs non nuls. On a : (𝑢̂𝑣⃗ ) + (𝑣⃗,̂𝑤
⃗⃗, ⃗⃗,̂𝑤
⃗⃗⃗ ) = (𝑢 ⃗⃗⃗ ).

Page126
P3 / Soient 𝑢 ⃗⃗, 𝑣⃗, ⃗⃗⃗⃗
𝑢′ et ⃗⃗⃗⃗
𝑣′ 4 vecteurs non nuls. On a : (𝑢̂𝑣⃗ ) =
⃗⃗,
̂
⃗⃗⃗⃗ ̂ ̂
(𝑢′ , ⃗⃗⃗⃗
𝑣′) ⇔ (𝑢⃗⃗, ⃗⃗⃗⃗
𝑢′) = (𝑣⃗, ⃗⃗⃗⃗𝑣′).

P4 / Soient 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs du plan ; 𝑘 un nombre réel. On a :

 ̂𝑣⃗ ) = −(𝑣⃗,̂𝑢
⃗⃗,
(𝑢 ⃗⃗)
 ̂
Si 𝑘 > 0, alors (𝑘𝑢 ⃗̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = (𝑢⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢̂𝑣⃗ )
⃗⃗,
 ̂
Si 𝑘 < 0, alors (𝑘𝑢 ⃗̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = (𝑢⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢̂𝑣⃗ ) + 𝜋̂
⃗⃗,
 ̂
⃗⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢
(𝑘𝑢 ̂𝑣⃗ )
⃗⃗,

Exemple : Soient 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs non nuls du plan. On pose
̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = 𝛼.
(𝑢

Exprimons en fonction de 𝛼 les angles suivants :

1) (𝑢̂
⃗⃗, −𝑣⃗ ) ; 2) (−𝑢̂𝑣⃗ ) ;
⃗⃗, ̂
⃗⃗,
3) (−𝑢 −𝑣⃗ ) ; ̂
⃗⃗,
4) (2𝑢 3 𝑣⃗ )

P5 / Angles orientés et cercle


Soient (𝒞) un cercle de centre 𝑂 ; 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 4 points distincts du plan.

 Caractérisation d’un cercle


Soit 𝐴 et 𝐵 2 points de (𝒞). Soit 𝑀 un point du plan distinct de 𝐴 et 𝐵.
̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 ∈ (𝒞) ⇔ 2 (𝑀𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 ) = (𝑂𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐵)

 Points cocycliques
Soient 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 4 points distincts du plan dont 3 quelconque d’entre eux ne
soient pas alignés.
̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ̂
𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 sont cocycliques ssi 2 (𝐶𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐵) = 2 (𝐷𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐵)

 Caractérisation d’une tangente à un cercle


Soient 𝐴 et 𝐵 2 points de (𝒞). Soit (𝑇) la tangente à (𝒞) en 𝐴. Soit 𝑇 un point
quelconque du plan.

𝑇 ∈ (𝑇) ⇔ 2 (𝐴𝑇 ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵) = (𝑂𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐵) .

Preuve : à faire en exercice


Exercices d’application :

Leçon 2 : Trigonométrie
Dans toute cette partie, le plan est muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), (𝒞) est le cercle
trigonométrique.
Objectifs :
A la fin de cette leçon, l’élève devra être capable de :
 Déterminer par lecture graphique le cosinus, le sinus et la tangente d’un angle.

Page127
 Maitriser les angles associés.
 Exprimer cos(𝑎 + 𝑏), cos(𝑎 − 𝑏), sin(𝑎 + 𝑏) et sin(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑐𝑜𝑠𝑎, 𝑐𝑜𝑠𝑏,
𝑠𝑖𝑛𝑎 et 𝑠𝑖𝑛𝑏.
𝜋
 Ecrire 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 sous la forme 𝐴𝑐𝑜𝑠(𝑥 + 𝜑) = 𝐴𝑠𝑖𝑛 ( 2 − 𝑥 − 𝜑)
 Exprimer tan(𝑎 + 𝑏) et tan(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑡𝑎𝑛𝑎 et 𝑡𝑎𝑛𝑏
Situation de vie :
Un moniteur de sport pour tous emmène ses adhérents faire un jogging en pleine nature. Au
pied d’une colline il leur dit : « si nous parcourons cette colline horizontalement sur 1km,
nous passerons de l’altitude actuelle qui est de 230𝑚 à une altitude de 340𝑚. »
Calculer la distance réelle parcourue par ces joggeurs.
Activité d’apprentissage :
1- Dans un repère (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) du plan, placer les points 𝐴(100; 230), 𝐵(1100, 340) et
𝐶(1100, 230) (unité sur les axes 1𝑐𝑚 pour 100 axe des abscisses et 1𝑐𝑚 pour 50 axe
des ordonnées)
2- Calculer la distance 𝐴𝐵.
Résumé :
̂𝑣⃗ ) un angle orienté de mesure 𝛼 et 𝑀 l’image de 𝛼
⃗⃗,
Soit (𝑢
sur (𝒞).

 On appelle cosinus de l’angle (𝒖 ̂𝒗


⃗⃗, ⃗⃗) ou de 𝛼 noté
̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) ou 𝑐𝑜𝑠𝛼 l’abscisse du point 𝑴.
𝑐𝑜𝑠(𝑢
 On appelle sinus de l’angle (𝒖 ̂𝒗
⃗⃗, ⃗⃗) ou de 𝛼 noté
𝑠𝑖𝑛(𝑢̂𝑣⃗ ) ou 𝑠𝑖𝑛𝛼 l’ordonnée du point 𝑴.
⃗⃗,
 Si (𝑢̂𝑣⃗ ) n’est pas un angle droit, on appelle
⃗⃗,
tangente de (𝒖 ̂𝒗
⃗⃗, ⃗⃗) ou 𝛼 noté 𝑡𝑎𝑛(𝑢̂𝑣⃗ ) ou 𝑡𝑎𝑛𝛼 le
⃗⃗,
𝒔𝒊𝒏𝜶
réel défini par 𝒕𝒂𝒏𝜶 = 𝒄𝒐𝒔𝜶
𝜋
Question : pourquoi 𝛼 doit-il être different de 2 + 𝑘𝜋 ?

Remarque :
Pour tout nombre réel 𝛼 et pour tout entier relatif 𝑘, on a :
1
(1) 𝑡𝑎𝑛(𝛼 + 𝑘𝜋) = 𝑡𝑎𝑛𝛼 (2) 1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝛼 = 𝑐𝑜𝑠2 𝛼

Rappel : lignes trigonométriques de quelques angles remarquables

𝛼 0 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
6 4 3 2
𝑐𝑜𝑠𝛼 1 √3 √2 1 0
2 2 2
𝑠𝑖𝑛𝛼 0 1 √2 √3 1
2 2 2
𝑡𝑎𝑛𝛼 0 √3 1 √3 ×
3

Page128
Lignes trigonométriques d’angles associés
Activité 1 :
Soit 𝛼 ∈ ]−𝜋; 𝜋] un réel, M son image sur (𝒞). (On note 𝑀(𝛼))
1- Donner en fonction de 𝛼 les coordonnées de 𝑀.
2- Comparer : - 𝑐𝑜𝑠(𝛼 + 2𝑘𝜋) et 𝑐𝑜𝑠𝛼
- 𝑠𝑖𝑛(𝛼 + 2𝑘𝜋) et 𝑠𝑖𝑛𝛼
3- Justifier que ∀𝑥 ∈ ℝ, on a : - −1 ≤ 𝑐𝑜𝑠𝑥 ≤ 1
- −1 ≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ 1
- 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 + 𝑠𝑖𝑛2 𝑥 = 1

Activité 2 : soit 𝛼 un réel et 𝑀 son image sur (𝒞).


 Construire les points 𝑀1 , 𝑀2 et 𝑀3 images respectives de 𝑀 par symétrie d’axes (𝑂𝐼),
(𝑂𝐽) et symétrie centrale de centre 𝑂.
 Exprimer les coordonnées de chacun de ces points en fonction de 𝛼.
 Quel sont les angles associés à chacun de ses points ?
Propriétés :
Pour tout réel 𝛼, on a :
(1) 𝑐𝑜𝑠(−𝛼) = 𝑐𝑜𝑠𝛼 sin(−𝛼) = −𝑠𝑖𝑛𝛼
(2) 𝑐𝑜𝑠(𝜋 − 𝛼) = −𝑐𝑜𝑠𝛼 𝑠𝑖𝑛(𝜋 − 𝛼) = 𝑠𝑖𝑛𝛼
(3) 𝑐𝑜𝑠(𝜋 + 𝛼) = −𝑐𝑜𝑠𝛼 𝑠𝑖𝑛(𝜋 + 𝛼) = −𝑠𝑖𝑛𝛼
𝜋 𝜋
(4) 𝑐𝑜𝑠 ( 2 − 𝛼) = 𝑠𝑖𝑛𝛼 𝑠𝑖𝑛 ( 2 − 𝛼) = 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝜋 𝜋
En remarquant que + 𝛼 = 𝜋 − ( − 𝛼), on a :
2 2
𝜋 𝜋
(5) 𝑐𝑜𝑠 ( + 𝛼) = −𝑠𝑖𝑛𝛼 𝑠𝑖𝑛 ( + 𝛼) = 𝑐𝑜𝑠𝛼
2 2

Formules trigonométriques

 Formules d’additions
Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels, on a :
𝑐𝑜𝑠(𝑎 + 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 − 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏 𝑐𝑜𝑠(𝑎 − 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 + 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏
𝑠𝑖𝑛(𝑎 + 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 + 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏 𝑠𝑖𝑛(𝑎 − 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 − 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏

 Formules de duplications
Pour tout nombre réel 𝑎, on a :

𝑐𝑜𝑠2𝑎 = 𝑐𝑜𝑠 2 𝑎 − 𝑠𝑖𝑛2 𝑎 𝑠𝑖𝑛2𝑎 = 2𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑎


Et par suite, on obtient les formules de linéarisations suivantes :
1+𝑐𝑜𝑠2𝑎 1−𝑐𝑜𝑠2𝑎
𝑐𝑜𝑠 2 𝑎 = 2
𝑠𝑖𝑛2 𝑎 = 2
𝜋 𝜋
Exemple : Utilisons les formules de linéarisation pour calculer 𝑐𝑜𝑠 12 et 𝑠𝑖𝑛 12

Page129
𝜋 𝜋 √3 2
𝜋 1 + 𝑐𝑜𝑠2 ( ) 1 + 𝑐𝑜𝑠 ( ) 1 + 2 + √3 4 + 2√3 1 + √3
𝑐𝑜𝑠2
= 12 = 6 = 2 = = =( )
12 2 2 2 4 8 2√2
𝜋 1+√3 𝜋 𝜋
D’où 𝑐𝑜𝑠 12 = 2√2
car 12 ∈ [0, 2 ]

𝜋 𝜋 √3 2
𝜋 1−𝑐𝑜𝑠2( ) 1−𝑐𝑜𝑠( ) 1− 2−√3 4−2√3 1−√3
De même, 𝑠𝑖𝑛2 12 = 2
12
= 2
6
= 2
2
= 4
= 8
=(2 )
√2

𝜋 1−√3 𝜋 𝜋
D’où 𝑠𝑖𝑛 12 = − 2√2
car 12 ∈ [0, 2 ]

Propriété :
𝜋 𝑎
Soit 𝑎 un nombre réel different de 4 + 𝑘𝜋(𝑘 ∈ ℤ). Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 alors on a :

1−𝑡 2 2𝑡
𝑐𝑜𝑠𝑎 = 𝑠𝑖𝑛𝑎 =
1+𝑡 2 1+𝑡 2
𝜋 2𝑡
Si de plus 𝑎 ≠ + 𝑘𝜋(𝑘 ∈ ℤ) alors 𝑡𝑎𝑛𝑎 =
2 1−𝑡 2

Exercices d’applications
Exercice 1 :
Soient a et b deux nombres réels.
Exprimer 𝑡𝑎𝑛(𝑎 + 𝑏) et 𝑡𝑎𝑛(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑡𝑎𝑛𝑎 et 𝑡𝑎𝑛𝑏.
Exercice 2 :
Soient a et b deux nombres réels. Démontrer que :
1- 2𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 = 𝑐𝑜𝑠(𝑎 + 𝑏) + 𝑐𝑜𝑠(𝑎 − 𝑏)
2- 2𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 = 𝑠𝑖𝑛(𝑎 + 𝑏) + 𝑠𝑖𝑛(𝑎 − 𝑏)
3- On pose 𝑎 + 𝑏 = 𝑥 et 𝑎 − 𝑏 = 𝑦
a) Exprimer 𝑎 et 𝑏 en fonction de 𝑥 et 𝑦.
b) Déduire que :
𝑥+𝑦 𝑥−𝑦
 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑦 = 2𝑐𝑜𝑠 ( 2
) 𝑐𝑜𝑠 ( 2 )
𝑥+𝑦 𝑥+𝑦
 𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑦 = 2𝑠𝑖𝑛 ( 2 ) 𝑐𝑜𝑠 ( 2 )

Leçon 3 : Equations et inéquations trigonométriques


Objectifs :
A la fin de cette leçon, l’élève devra être capable de :

 Résoudre les équations du type 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎, 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 et 𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑐 ; où 𝑎, 𝑏 et 𝑐 sont des


réels.
 Résoudre les équations du type 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑐 ; où 𝑎, 𝑏 et 𝑐 sont des réels
 Résoudre les inéquations dans lesquelles 𝑐𝑜𝑠𝑥, 𝑠𝑖𝑛𝑥 ou 𝑡𝑎𝑛𝑥 sont comparés à un
réel 𝑎.
Activité d’apprentissage :

Page130
1+√5
Soit à résoudre l’équation (𝑒): 𝑐𝑜𝑠𝑥 =
4

𝜋
1- Démontrer que (𝑒) admet une unique solution dans l’intervalle ]0, 4 [. Dans la suite, on
notera 𝑡0 cette solution.
2- Calculer 𝑐𝑜𝑠(2𝑡0 ) ; puis démontrer que 𝑐𝑜𝑠(4𝑡0 ) = − 𝑐𝑜𝑠(𝑡0 ).
En déduire 𝑡0 .
3- Résoudre (𝑒)
Résumé :
Equations trigonométriques
 Equations du type 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎 ; 𝑎 ∈ ℝ
Soit à résoudre dans ℝ l’équation 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎, (𝑎 ∈ ℝ)
Si 𝑎 < −1 ou 𝑎 > 1, alors cette équation n’a pas de solution. 𝑆 = ∅
Si 𝑎 ∈ [−1, 1], alors il existe un réel 𝛼 tel que 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 𝑎
On a donc 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎 ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑥 = 𝛼 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝛼[2𝜋]
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ). On note encore { 𝑜𝑢
𝑥 = −𝛼 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ −𝛼[2𝜋]
𝑆 = {𝛼 + 2𝑘𝜋, −𝛼 + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
Exemple : Résolvons dans ℝ les équations suivantes :
1
(1) 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 2
1 𝜋
𝑐𝑜𝑠𝑥 = 2 ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 3
𝜋
𝑥 = + 2𝑘𝜋
3
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋
𝑥 = − + 2𝑘𝜋
3

𝜋 𝜋
𝑆 = { + 2𝑘𝜋, − + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ}
3 3

√2
(2)𝑐𝑜𝑠2𝑥 = − 2

√2 3𝜋
𝑐𝑜𝑠2𝑥 = − ⇔ 𝑐𝑜𝑠2𝑥 = 𝑐𝑜𝑠
2 4
3𝜋
2𝑥 =
+ 2𝑘𝜋 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
3𝜋
2𝑥 = − 4 + 2𝑘𝜋
3𝜋
𝑥= 8
+ 𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
3𝜋
𝑥 = − 8 + 𝑘𝜋

3𝜋 3𝜋
𝑆 = { 8 + 𝑘𝜋, − 8
+ 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ}

Page131
 Equations du type 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ; 𝑏 ∈ ℝ
Soit à résoudre dans ℝ l’équation 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ; 𝑏 ∈ ℝ.
Si 𝑏 < −1 ou 𝑏 > 1, alors cette équation n’a pas de solution. 𝑆 = ∅
Si 𝑏 ∈ [−1, 1], alors il existe un réel 𝛽 tel que 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 𝑏
On a donc 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ⇔ 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑠𝑖𝑛𝛽
𝑥 = 𝛽 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝛼[2𝜋]
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ). On note encore { 𝑜𝑢
𝑥 = 𝜋 − 𝛽 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝜋 − 𝛼[2𝜋]
𝑆 = {𝛽 + 2𝑘𝜋, 𝜋 − 𝛽 + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
𝜋 √2
Exemple : Résolvons dans [0, 2𝜋] l’équation 𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 2

𝜋 √2 𝜋 𝜋
𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 2
⇔ 𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 𝑠𝑖𝑛 4
𝜋 𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 𝜋
2𝑥 + 6 = 𝜋 − 4 + 2𝑘𝜋
𝜋 𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 3𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4

𝜋
2𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
7𝜋
2𝑥 = + 2𝑘𝜋
12

𝜋
𝑥 = 24 + 𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
7𝜋
𝑥 = 24 + 𝑘𝜋
𝜋 7𝜋 7𝜋
𝑥 ∈ [0,2𝜋] ⇔ 0 ≤ 24 + 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 De même, 0 ≤ + 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 ⇔ − 24 ≤
24
7𝜋
𝜋 𝜋 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 − 24
⇔− ≤ 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 −
24 24
7 41
1 47 ⇔ − 24 ≤ 𝑘 ≤ 24
⇔ − 24 ≤ 𝑘 ≤ 24
Donc 𝑘 = {0, 1}
Donc 𝑘 = {0, 1}
7𝜋
Pour 𝑘 = 0, 𝑥 =
𝜋 Pour 𝑘 = 0, 𝑥 = 24
24
31𝜋
Pour 𝑘 = 1, 𝑥 =
25𝜋 Pour 𝑘 = 1, 𝑥 =
24
24

𝜋 7𝜋 25𝜋 31𝜋
𝑆={ , , , }
24 24 24 24
 Equations du type 𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑐 ; 𝑐 ∈ ℝ
Pour tout nombre réel 𝑐, il existe toujours un réel 𝛾 tel que 𝑡𝑎𝑛𝛾 = 𝑐.

Page132
𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑐 ⇔ 𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛾
𝑥 = 𝛾 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝑥 = 𝜋 + 𝛾 + 2𝑘𝜋
⇔ 𝑥 = 𝛾 + 𝑘𝜋
𝑆 = {𝛾 + 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }

Exemple : Résolvons dans ]−𝜋, 𝜋] l’équation 𝑡𝑎𝑛3𝑥 = √3


𝜋 8𝜋
𝑡𝑎𝑛3𝑥 = √3 ⇔ 𝑡𝑎𝑛3𝑥 = 𝑡𝑎𝑛 3 Pour 𝑘 = −3, 𝑥=− 9
𝜋 5𝜋
⇔ 3𝑥 = 3 + 𝑘𝜋 𝑘∈ℤ Pour 𝑘 = −2, 𝑥=− 9
𝜋 𝑘𝜋 2𝜋
⇔𝑥=9+ 3
𝑘∈ℤ Pour 𝑘 = −1, 𝑥=−
9
𝜋 𝑘𝜋 𝜋
𝑥 ∈ ]−𝜋, 𝜋] ⇔ −𝜋 ≤ 9 + 3
≤𝜋 Pour 𝑘 = 0, 𝑥= 9
𝜋 𝑘𝜋 𝜋 4𝜋
⇔ −𝜋 − ≤ ≤𝜋− Pour 𝑘 = 1, 𝑥=
9 3 9 9
30 24 7𝜋
⇔− ≤𝑘≤ Pour 𝑘 = 2, 𝑥=
9 9 9

Donc 𝑘 = {−3, −2, −1, 0, 1, 2}


8𝜋 5𝜋 2𝜋 𝜋 4𝜋 7𝜋
𝑆 = {− 9
,− 9 ,− 9 ,9 , 9 , 9 }

 Equations du type 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑐


Soit à résoudre dans ℝ une équation du type (𝐸): 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑐.
Si 𝑎 = 0 ou 𝑏 = 0, alors on se retrouve avec l’une des équations précédentes.

Si 𝑎 ≠ 0 et 𝑏 ≠ 0, alors 𝑎2 + 𝑏 2 ≠ 0.
𝑎 𝑏
On a donc 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = √𝑎2 + 𝑏 2 ( 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥)
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2

𝑎 2 𝑏 2 𝑎
De plus, ( ) +( ) = 1, donc il existe un réel 𝜃 tel que 𝑐𝑜𝑠𝜃 = et 𝑠𝑖𝑛𝜃 =
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2
𝑏
√𝑎 2 +𝑏2

𝑎 𝑏
On a donc 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = √𝑎2 + 𝑏 2 ( 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥)
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2

= √𝑎2 + 𝑏 2 (𝑐𝑜𝑠𝜃𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝜃𝑠𝑖𝑛𝑥)

= √𝑎2 + 𝑏 2 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃)
𝑐
Ainsi, (𝐸) devient √𝑎2 + 𝑏 2 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃) = 𝑐 ⇔ 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃) = . Equation que nous savons
√𝑎 2 +𝑏2
comment résoudre.

Exemple : Résolvons dans ℝ l’équation suivante : (1): 𝑐𝑜𝑠𝑥 + √3𝑠𝑖𝑛𝑥 = √2

2
On a √12 + (√3) = 2

Page133
1 √3 √2
Ainsi, (1) ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥 =
2 2 2

𝜋 𝜋 √2
⇔ 𝑐𝑜𝑠 3 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛 3 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 2

𝜋 𝜋
⇔ 𝑐𝑜𝑠 (𝑥 − 3 ) = 𝑐𝑜𝑠 4
𝜋 𝜋
𝑥 − 3 = 4 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 𝜋
𝑥 − 3 = − 4 + 2𝑘𝜋

7𝜋
𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋
𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋

7𝜋 𝜋
𝑆 = { 12 + 2𝑘𝜋, 12 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ}

Inéquations trigonométriques
Cette partie se fera essentiellement sous forme d’exercice.
Résolvons dans ℝ les inéquations suivantes :
1
(1): 𝑠𝑖𝑛𝑥 >
2

𝜋 5𝜋
𝑆 = ] + 2𝑘𝜋; + 2𝑘𝜋[ ; 𝑘 ∈ ℤ
6 6

1
(2): 𝑐𝑜𝑠2𝑥 ≥ −
2

Posons 𝑋 = 2𝑥
1
(2) devient donc 𝑐𝑜𝑠𝑋 ≥ − 2
2𝜋 2𝜋
On a donc − 3
+ 2𝑘𝜋 ≤ 𝑋 ≤ 3
+ 2𝑘𝜋
2𝜋 2𝜋
⇔− 3
+ 2𝑘𝜋 ≤ 2𝑥 ≤ 3
+ 2𝑘𝜋
𝜋 𝜋
⇔ − 3 + 𝑘𝜋 ≤ 𝑥 ≤ 3 + 𝑘𝜋
𝜋 𝜋
𝑆 = [− + 𝑘𝜋, + 𝑘𝜋 ] ; 𝑘 ∈ ℤ
3 3

(3): 𝑡𝑎𝑛𝑥 < 1

𝜋 𝜋 𝜋 5𝜋
𝑆 = ]− + 2𝑘𝜋, + 2𝑘𝜋[ ∪ ] + 2𝑘𝜋, + 2𝑘𝜋[ ; 𝑘 ∈ ℤ
2 4 2 4

Page134
Exercice d’application :
Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes :
𝜋 𝜋
(1): 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑠𝑖𝑛 , (2): 𝑐𝑜𝑠2𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 ( − 𝑥)
7 4

𝜋 𝜋 3𝜋
(3): 𝑠𝑖𝑛 ( − 2𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑥 − ) (4): 𝑡𝑎𝑛2𝑥 + 𝑡𝑎𝑛 (𝑥 − ) =0
4 6 4

𝑥 𝑥
(5): 𝑐𝑜𝑠 ( ) ≤ 𝑠𝑖𝑛 ( ) (6): 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 ≥ 𝑐𝑜𝑠2𝑥
3 3

(7): 2𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 − 9𝑐𝑜𝑠𝑥 + 4 ≥ 0

Page135
MODULE 23 : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS ÉLÉMENTAIRES DU PLAN

: NOMBRES COMPLEXES
Intérêt : Ce chapitre sur les nombres complexe prépare les élèves aux applications techniques des nombres complexes,
notamment en électronique et en électricité où les nombres complexes servent à exprimer les impédances complexes des
condensateurs et des bobines, en optique où ils permettent d’exprimer l’indice de réfraction de la lumière. Mais aussi
permettent la résolution de certaines équations différentielles que vous ferez en classe de terminale.

Motivation : Tous les nombres positifs ont une racine carrée, par exemple, 9 a pour racine 3 et 4 a pour racine 2. Par contre,
aucun réel négatif n'a de racine (réelle). C'est pour pallier à cette discrimination que furent créer les nombres complexes (Dans
cet ensemble, la racine carrée d’un nombre n’est pas unique comme dans ℝ.). Par ailleurs, nous sommes souvent amenés à
résoudre des équations du second degré quand le discriminant Δ est positif, cependant lorsqu'une équation du second degré a
un discriminant négatif, on a l’habitude de dire que « l'équation n'admet pas de solution » . L’ensemble des nombres complexes
nous permet de résoudre de telle équations et nous donne aussi la possibilité de représenter les solutions obtenues dans un
repère du plan ; en outre, à l’aide des nombres complexes, il est possible de calculer la valeur du cosinus et du sinus d’un angle
orienté quelconque…
Les prérequis conseillés sont :

 Fonction racine carrée, valeur absolue


 Équations du second degré
 Trigonométrie
 Vecteur, distance

Lecon1 : Ecriture algébrique, opérations sur les nombres complexes et Représentation graphique

Durée : 2 périodes

Objectifs pédagogiques opérationnels :

A la fin de cette leçon, l’élève de première C sera capable de :

 Donner la partie réelle et la partir imaginaire d’un nombre complexe à partir de son écriture
algébrique ou cartésienne ;
 Reconnaître un nombre complexe réel et un nombre complexe imaginaire pur ;
 Déterminer l’écriture algébrique d’un quotient, d’une somme ou d’un produit de deux nombres complexes ;
 Ecrire le quotient z/z' sous la forme z''/c où c est un réel.
 Représenter le point et le vecteur image d’un nombre complexe dans le plan.

1- Situation problème

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Cardan, élève en classe de première S se propose de résoudre l'équation 𝒙𝟑 + 𝒙 = 𝟎. Son frère Bombelli lui dit que cette
équation a trois solution. Cardan semble ne pas le comprendre.
A votre avis comment Bombelli a-t-il fait pour obtenir les trois solutions ?
(Question que l’élève devrait se poser : Dans quel ensemble Bombelli s’est-il placé pour résoudre cette équation ? S : il
existe un ensemble de nombres noté ℂ dans lequel cette équation admet des solutions)

Prérequis : soit 𝒙 un nombre réel, pour quelle valeur de 𝒙 √𝒙 à un sens ? Que vaut √𝒙𝟐 ? …Résourdre dans ℝ
l’équation 𝒙𝟐 − 𝟒 = 𝟐. Construire dans un repère orthonormé du plan, le vecteur 𝒖
ሬԦ = 𝟐𝒊Ԧ + 𝒋Ԧ…
2- Activité de d’apprentissage (A faire en groupe d’au moins deux élèves)

Pour cette activité, nous supposons que pour tout réel positif a, lorsqu’on écrit √−𝒂, on a √−𝒂 = ඥ−𝟏 × √𝒂.

a) Ecrire plus simplement :

ඥ−𝟒 = ⋯ ; ඥ−𝟓 = ⋯ ; 𝟑 − ඥ−𝟒 = ⋯ ; −𝟔 + ඥ−𝟓 = ⋯ ; 𝟕 + ඥ−𝟗 = ⋯ ;

b) L’écriture ඥ−𝟏 étant impossible , on désigne par i, un nombre tel que 𝒊 = ඥ−𝟏 avec 𝒊𝟐 = −𝟏.
-Quel nom peut-on donner au nombre « i » ? (S : nombre imaginaire)
(Verbalement [Facultative] : pourquoi la notation « i » ? S : car initial du mot imaginaire, A quel
mathématicien devons-nous cette notation ? S : Au mathématicien Suisse Leonhard Euler :1777)

c) Exprimer les résultats obtenus en a) en fonction du nombre i.

S : 𝟐𝒊 ; 𝒊ඥ𝟓 ; 𝟑 − 𝟐𝒊; −𝟔 + 𝒊ඥ𝟓 … Les nombres écrits sous cette forme sont appelés des nombres
complexes
-Sous quelle forme s’écrit un nombre complexe ?
S : Tout nombre écrit sous la forme a+ib est appelé nombre complexe, et appartient à l’ensemble ℂ des
nombres complexes.
-Peut-on les placer sur une droite graduée ? Peut-on les placer dans un repère du plan ? (Le faire
avec : 𝟐𝒊 ; 𝟑 − 𝟐𝒊 ; 5, 0… par exemple)

3- Résumé
3-1- Ecriture algébrique et opération sur les nombres complexes.
Définition
On appelle nombre complexe tout nombre qui peut s’écrire sous la forme a+ib, où a et b sont des nombres réels et i un nombre

imaginaire tel que 𝒊𝟐 = −𝟏.


Exemple : 7+3i, 2i, 12, 3-2i, -6+5i sont des nombres complexes.
Notation : On désigne par ℂ l’ensemble des nombres complexes.
Dans toute la suite du cours, 𝒂 𝒆𝒕 𝒃 désignent des nombres réels sauf mention du contraire.
Propriétés
P1 : Soit 𝒛 un nombre complexe tel que 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃.

 𝒂 + 𝒊𝒃 est appelée écriture cartésienne ou forme algébrique de 𝒛.


 𝒂 est la partie réelle de 𝒛. On note 𝑹𝒆(𝒛)

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Page137
 𝒃 est la partie imaginaire de 𝒛. On note 𝑰𝒎(𝒛).
 Si 𝒃 = 𝟎, alors 𝒛 = 𝒂 ; 𝒛 est un nombre réel ; tout nombre réel est un nombre complexe.
 Si 𝒂 = 𝟎 et 𝒃 ≠ 𝟎, alors 𝒛 = 𝒊𝒃 ; 𝒛 est dit imaginaire pur , on désigne par 𝒊ℝ l’ensemble des nombres
imaginaires purs.

Exemple : -10 est un nombre complexe réel ; -6i est un nombre complexe imaginaire pur.

Attention ! Si z = 2 + 3i, la partie réelle est 2, la partie imaginaire est 3, et non 3i !! Dans la partie imaginaire il n’y a

pas le i, le i ne sert qu’à indiquer qui est la partie imaginaire.

P2 :Soient 𝒂 + 𝒊𝒃 et 𝒂′ + 𝒊𝒃′ deux nombres complexes on a :

 𝒂 + 𝒊𝒃 = 𝟎 ⇔ 𝒂 = 𝟎 𝒆𝒕 𝒃 = 𝟎.
 𝒂 + 𝒊𝒃 = 𝒂′ + 𝒊𝒃′ ⇔ 𝒂 = 𝒂′ 𝒆𝒕 𝒃 = 𝒃′.

Attention ! 0 est appelé nombre complexe nul.

P3 : soit 𝒛 et 𝒛’ deux nombres complexes tels que 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 et 𝒛′ = 𝒂′ + 𝒊𝒃′.

 𝒛 + 𝒛’ = (𝒂 + 𝒂’) + 𝒊(𝒃 + 𝒃’)


 𝑶𝒑𝒑(𝒛) = −𝒂 − 𝒊𝒃
 𝒛 − 𝒛’ = (𝒂 − 𝒂’) + 𝒊(𝒃 − 𝒃’)
 𝒛𝒛’ = (𝒂𝒂’ − 𝒃𝒃′) + 𝒊(𝒂𝒃′ + 𝒂′𝒃)
𝟏 𝟏 𝒂−𝒊𝒃 𝒂 𝒃
 = 𝒂+𝒊𝒃 = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 − 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 𝒊
𝒛
𝒛 𝟏
 Si 𝒛′ ≠ 𝟎, 𝒛′ = 𝒛 × 𝒛′ .

Attention ! l’expression de l’inverse d’un nombre complexe 𝒂 + 𝒊𝒃 n’est pas à retenir par cœur, on la retrouve facilement en

remarquant que (𝒂 + 𝒊𝒃)(𝒂 − 𝒊𝒃) = 𝒂𝟐 + 𝒃𝟐 .

Exemple:

(−𝟏 + 𝟕𝒊) + (𝟑 − 𝟐𝒊) = −𝟏 + 𝟑 + (𝟕 − 𝟐)𝒊 = 𝟐 + 𝟓𝒊


(𝟒 − 𝟓𝒊)( 𝟑 + 𝟐𝒊) = (𝟏𝟐 + 𝟏𝟎) + (𝟖 − 𝟏𝟓)𝒊 = 𝟐𝟐 − 𝟕𝒊
𝟑+𝒊 𝟏 𝟓+𝟒𝒊 (𝟑+𝒊)(𝟓+𝟒𝒊) (𝟏𝟓−𝟒)+(𝟓+𝟏𝟐)𝒊 𝟏𝟏+𝟐𝟐𝒊
= (𝟑 + 𝒊) × 𝟓−𝟒𝒊 = (𝟑 + 𝒊) ቀ𝟐𝟓+𝟏𝟔ቁ = = = .
𝟓−𝟒𝒊 𝟒𝟏 𝟒𝟏 𝟒𝟏

1 i  3 2  3 2  3 2
 1  i 
3 2 3 2
 i    i i    i  
3  2i  7 7  7 7 7 7 7 7  7 7 

Remarque :

R1 :la place de 𝒊 n’est pas obligatoirement devant ou derrière une expression, mais nous plaçons 𝒊 devant le radical comme
nous le faisons pour des inconnues quelconques : 𝟒 + 𝒊ඥ𝟑 ;

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R2 :le plus souvent (uniquement parce que la prononciation est plus simple ) , nous plaçons 𝒊 après les nombres mais
avant les inconnues : 𝒙 + 𝒊𝒚 ;

Mais un
nombre
complexe,
R3 :par convention, 𝒊 n'est jamais écrit sous la racine carrée ; très souvent, il est placé au numérateur d’une fraction
qu’est-ce-que ça .
représente
concrètement ?? 3-2-Représentation géométrique des nombres complexes : Représentation d’Argand.
Un nombre complexe a+ib est en fait un point dans le plan. La partie réelle « a » correspond aux abscisses, la partie
imaginaire « b » correspond aux ordonnées.
Si on note 𝒛𝑨 = 𝟑 + 𝟐𝒊, cela signifie que les coordonnées de A sont 3 en abscisse et 2 en ordonnée.
Si on note 𝒛𝑩 = −𝟒 + 𝟑𝒊, cela signifie que les coordonnées de B sont -4 en abscisse et 3 en ordonnée :
ሬԦ, 𝒗
Le plan P muni du repère orthonormé direct 𝓡 = (𝑶, 𝒖 ሬԦ) est appelé plan complexe.

Axe des imaginaires purs

3
B 3
A
2

ሬԦ
𝒗
OA

Axe des réels


-4 -3 -2 -1 ሬԦ
𝒖 2 3 4

Tout point sur l’axe des abscisses est l’image d’un nombre complexe de la forme x  i  0  x . L’axe des abscisses (𝒐, 𝒖
ሬԦ)est l’axe
réel.

Tout point sur l’axe des ordonnées est l’image d’un nombre complexe de la forme 0  i  y  iy . L’axe des ordonnées (𝒐, ሬ𝒗Ԧ)
est appelé axe des imaginaires purs.

 L’image d’un nombre complexe 𝒙 + 𝒊𝒚 est le point du plan de cordonnées ൫𝒙, 𝒚൯ dans le repère 𝓡 ;

Exemple : L’image du nombre complexe −𝟒 + 𝟑𝒊 est le point B du plan de cordonnées (−𝟒, 𝟑) ou 𝑩(−𝟒, 𝟑).

 l’affixe du point 𝑴൫𝒙, 𝒚൯dans le repère 𝓡 est le nombre complexe 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚 que l’on note 𝒛𝑴 et on écrit
𝑴(𝒛𝑴 );

 ሬሬሬԦቀ𝒂𝒃ቁ est appelé vecteur image du nombre complexe 𝒛 = 𝒂𝒖


𝒘 ሬԦ + 𝒃𝒗
ሬԦ ;

 l’affixe du vecteur ሬ𝒘
ሬሬԦ dans le plan complexe est le nombre complexe 𝒂 + 𝒊𝒃 que l’on note 𝒛𝒘 ሬԦ + 𝒃𝒗
ሬሬሬԦ = 𝒂𝒖 ሬԦ.

Exemple : le vecteur ሬሬሬሬሬሬԦ


𝑶𝑨൫𝟑𝟐൯ est appelé vecteur image du nombre complexe 𝟑 + 𝟐𝒊, l’affixe du vecteur ሬሬሬሬሬሬԦ
𝑶𝑨 dans le

ሬԦ, 𝒗
repère (𝑶, 𝒖 ሬԦ) est 𝒛ሬሬሬሬሬሬԦ
𝑶𝑨
ሬԦ + 𝟐𝒗
= 𝟑𝒖 ሬԦ.

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Remarque : À tout nombre complexe, on peut faire correspondre un unique point du plan et réciproquement à tout
point du plan, on peut faire correspondre un unique complexe. Cette représentation est due au mathématicien français
Jean Robert Argand (𝟏𝟕𝟔𝟔 − 𝟏𝟖𝟐𝟐).

Propriétés :

P1 : z AB  zB  z A ; z w t  z w  z t ; zkw  kzw ;

z A  zB
P2 : Si I est le milieu de [AB] alors z I  ;
2
z A  z B  z C
P3 : Si G est le barycentre de  ( A; ), ( B;  ), (C;  )  alors z G  .
   
Exemple : On donne : 𝒛𝑬 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛𝑭 = −𝟔 + 𝟕𝒊 Calculons l’affixe 𝒛𝑲 du milieu du segment [𝑬𝑭] .
(𝟐+𝟑𝒊)+(−𝟔+𝟕𝒊) −𝟒+𝟏𝟎𝒊
𝒛𝑲 = = 𝟐 = −𝟐 + 𝟓𝒊; …
𝟐
ሬሬሬሬሬԦ = (−𝟔 + 𝟕𝒊 ) − (𝟐 + 𝟑𝒊 ) = −𝟖 + 𝟒𝒊 ( ! détailler en cours, faire les autres cas.)
𝒛𝑬𝑭
4- Exercice d’application
Application 1
Soit 𝒛 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛′ = −𝟓 + 𝒊.
𝒛′
Calculer et écrire sous la forme algébrique : 𝒛 + 𝒛′ ; 𝒛 − 𝒛′ ; 𝟐𝒛 − 𝟑𝒛′ ; 𝒛𝒛′ ; 𝒛𝟐 et .
𝒛
Résolution :
𝒁 + 𝒁’ = −𝟑 + 𝟒𝒊 ; 𝒁 – 𝒁’ = 𝟕 + 𝟐𝒊 ; 𝟐𝒁 – 𝟑𝒁’ = 𝟏𝟗 + 𝟑𝒊 ; 𝒁𝒁’ = (𝟐 + 𝟑𝒊) ( 𝒊 − 𝟓) = −𝟏𝟑 – 𝟏𝟑𝒊 ;
𝒛𝟐 = (𝟐 + 𝟑𝒊)𝟐 = −𝟓 + 𝟏𝟐𝒊
Application 2
𝟏
1. Calculer (3 + 2i) (3 -2i). En déduire la forme algébrique de .
𝟑+𝟐𝒊
2. Ecrire sous la forme algébrique les nombres complexes suivants :
𝟏 𝟓−𝟒𝒊 𝟑+𝒊ඥ𝟕 𝟏 𝟒 𝟐−𝒊 𝒊 𝟐+𝒊
; ; ; ; ; ;
𝟑+𝒊 𝟑−𝒊 𝒊 𝟐+𝟕𝒊 ඥ𝟑−𝒊 𝟓+𝟑𝒊 𝟏−𝟑𝒊 𝒊
Application 3
1. Placer dans le plan complexe, les points d’affixes :
𝒛𝟏 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛𝟐 = 𝟑 + 𝒊 ; 𝒛𝟑 = −𝟏 + 𝟐𝒊 ; 𝒛𝟒 = 𝟐 − 𝒊 ; 𝒛𝟓 = 𝟓 ; 𝒛𝟔 = −𝒊 ; 𝒛𝟕 = −𝟒 ; 𝒛𝟖 = −𝒊 − 𝟑 ;
𝒛𝟗 = 𝟐𝒛𝟐 − 𝟑𝒛𝟏 ; 𝒛𝟏𝟎 = 𝒛𝟑 (𝒛𝟒 − 𝒛𝟐 ) et 𝒛𝟏𝟏 = 𝒛𝟐𝟔 .
2. Représenter les vecteurs images des points 𝒛𝟔 ; 𝒛𝟓 ; 𝒛𝟖 ; 𝒛𝟐 …
3. Parmi les nombres cités ci- dessus, citer ceux qui sont réels et ceux qui sont imaginaires pures.

Homework :

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Lecon2 : Nombre complexe conjugué- module d’un nombre complexe

Durée : 2 périodes

Objectifs pédagogiques :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :

 Utiliser l’effet de la conjugaison sur une somme, un produit, un quotient de deux nombres
complexes.
 Déterminer le module d’un nombre complexe de forme algébrique connue ;
 Utiliser la relation 𝐴𝐵 = |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | pour :
 Calculer des distances ;
 Montrer qu’un triangle est rectangle ;
 Montrer qu’un triangle est isocèle.
 Déterminer la nature de l’ensemble des points M d’affixes 𝑍𝑀 tel que ห𝑍𝑀 − 𝑎ห ≤ 𝑘;
 Utiliser l’effet du module sur un produit et un quotient de deux nombres complexes ;

Prérequis : Soit 𝒙 un nombre réel, que vaut |𝒙 | ? Dans un repère orthonormé du plan, quel est le symétrique du
point 𝑨(𝟑, −𝟐) par rapport l’axe des abscisses ? que vaut la distance de 𝑨 à l’origine de cde repère ?

1- Activité d’apprentissage
ሬԦ; 𝒗
Le Plan complexe est muni d’un repère orthonormé (𝒐; 𝒖 ሬԦ). Soient M un point d’affixe 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 et M’ le

ሬԦ).
symétrique de M par rapport à la droite de repère (𝒐; 𝒖

a) Montrer que l’affixe z’ du point M’ est le nombre complexe 𝒛′ = 𝒂 − 𝒊𝒃. Dans la suite, z’ sera noté 𝒛.

Ainsi, 𝒛 = 𝒂 − 𝒊𝒃.

b) Calculer 𝒛 + 𝒛 et 𝒛 − 𝒛.
c) Comparer 𝒛ധ et z.

d) i- Montrer que 𝒛 = −𝒛 si et seulement si z est imaginaire pur.

ii- Montrer que z est un réel si et seulement si 𝒛 = 𝒛.

𝒛 𝒛
e) Comparer 𝒛 + 𝒛′ et 𝒛 + 𝒛′, 𝒛𝒛′ 𝒆𝒕 𝒛 𝒛′ , ቀ𝒛′ቁ 𝒆𝒕 (𝒛′ ≠ 𝟎).
𝒛′
f) Calculer la distance 0M puis 𝑶𝑴𝟐 et comparez le résultat obtenu à 𝒛 × 𝒛.
g) Construis dans le repère (𝒐; ሬ𝒖Ԧ; ሬ𝒗Ԧ) tous les points situés à 2 cm de l’origine, donne une écriture algébrique
de cette représentation.

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2- Résumé
2-1- Conjugaison
Définition : Conjugué d’un nombre complexe

Soit 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 un nombre complexe. On appelle complexe conjugué de 𝒛 que l’on note 𝒛ത le nombre complexe
défini par 𝒛ത = 𝒂 − 𝒊𝒃.
Exemple : Le conjugué de i est –i , celui de 𝟐 + 𝟐𝒊 est 𝟐 − 𝟐𝒊,…
Remarque : Deux nombres complexes conjugués ont leurs images respectives symétrique par rapport à l'axe des réels
( axe des abscisses )
Propriété :
Pour tout complexe 𝒛 , on a :
𝐏𝟏 : 𝒛 𝝐 𝒊ℝ ⇔ ഥ𝒛 = −𝒛 ; 𝐏𝟑 : 𝒛 𝝐 ℝ ⇔ 𝒛ത = 𝒛; 𝐏𝟐 : 𝒛ധ = 𝒛

Opération sur les nombres complexes conjugués.


Pour tous complexes 𝒛 𝒆𝒕 𝒛′ .

𝒊) തതതതതതതത
𝒛 + 𝒛′ = 𝒛ത + 𝒛ഥ′ ; ഥ ; 𝒊𝒊𝒊) (𝒛ത)𝒏 = (𝒛𝒏 ), 𝒏 ∈ ℕ ; 𝒊𝒗) ൬ ഥ
തതതത = 𝒛ത𝒛′
𝒊𝒊) 𝒛𝒛′
𝒛
൰=
𝒛ത
𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒛′ ≠ 𝟎.
𝒛′ ഥ
𝒛′
𝟏+𝒊 𝟏+𝒊 𝟏−𝒊
Exemple : (𝟐−𝒊) = = 𝟐+𝒊 …; (−𝟏 + 𝒊)(𝟓 − 𝟑𝒊) = ቀ−𝟏 + 𝒊ቁ ቀ𝟓 − 𝟑𝒊ቁ = (−𝟏 − 𝒊)(𝟓 + 𝟑𝒊); …
𝟐−𝒊
2-2. Module d’un nombre complexe, inégalités triangulaires
Définition : Module d’un nombre complexe
Soit 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 un nombre complexe et 𝑴 son image dans le plan complexe.

On appelle module de 𝒛 le réel positif √𝒛𝒛ത. On note |𝒛| = √𝒛𝒛ത = ඥ𝒂𝟐 + 𝒃𝟐


Dans le plan complexe, le module du nombre complexe z est égale à la distance OM ; on écrit |𝒛| = 𝑶𝑴.

Exemple : |𝟑 − 𝟒𝒊| = ඥ𝟑𝟐 + (−𝟒)𝟐 = ඥ𝟗 + 𝟏𝟔 = ඥ𝟐𝟓 = 𝟓.


Propriété :
Pour tout nombre complexe 𝒛,on a :
𝐏𝟏 : |𝒛| = 𝟎 ⇔ 𝒛 = 𝟎 ; 𝐏𝟐 : |𝒛| = |𝒛ത| ; 𝐏𝟑 : 𝑺𝒊 𝒛 = 𝒂, 𝒂 ∈ ℝ, |𝒁| = |𝒂| ; 𝐏𝟒 : 𝑺𝒊 𝒛 = 𝒊𝒃, 𝒃 ∈ ℝ, |𝒁| = |𝒃|
Opération sur le module
Pour tous nombres complexes 𝒛 et 𝒛′
𝟏 𝒛ത 𝟏
𝒊) = 𝟐 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒛 ≠ 𝟎 ; 𝟐) |𝒛| = 𝟏 ⇔ = 𝒛ത ; 𝟑)|𝒛𝒛′ | = |𝒛||𝒛′ |
𝒛 |𝒛ത| 𝒛
𝒛 |𝒛|
𝟒) ฬ ฬ = 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒛′ ≠ 𝟎 ; |𝒛𝒏 | = |𝒛|𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒏 ∈ ℕ .
𝒛′ |𝒛′|
Exemple :|𝟒| = 𝟒; |−𝟑| = 𝟑; |−𝟕𝒊| = |−𝟕| = 𝟕; |𝒊| = |𝟏| = 𝟏; |−𝟕𝒊 × (𝟑 − 𝟒𝒊)| = |−𝟕𝒊| × |𝟑 − 𝟒𝒊| = 𝟕 × 𝟓
𝟕−𝒊 |𝟕−𝒊| ඥ𝟕𝟐 +(−𝟏)𝟐 ඥ𝟒𝟗+𝟏 𝟓ඥ𝟐
| −𝟑−𝟒𝒊 |= |𝟑−𝟒𝒊| = = = = ඥ𝟐 ; ห(𝟐 − 𝟑𝒊)𝟐 ห = (|𝟐 − 𝟑𝒊|)𝟐 = 𝟐𝟐 + (−𝟑)𝟐 = 𝟏𝟑
ඥ(−𝟑)𝟐 +(−𝟒)𝟐 ඥ𝟗+𝟏𝟔 𝟓

2-3- Distance
Dans ce paragraphe, a et b sont des nombres complexes.
Définition :
Soit 𝑨 𝒆𝒕 𝑩 deux points du plan d’affixes respectives 𝒛𝑨 et 𝒁𝑩 , La distance de 𝑨 à 𝑩 est donnée par
𝑨𝑩 = ห𝒛𝑩 − 𝒛𝑨 ห .
Remarque : Pour démontrer qu'un triangle est équilatéral, isocèle ou rectangle, on peut donc calculer les longueurs

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Des côtés du triangle et utiliser les définitions ou propriétés géométriques courantes pour conclure.
Propriété
Soient 𝒂 𝝐 ℂ 𝒆𝒕 𝒓𝝐 ℝ∗+ . Soit 𝑨 le point d’affixe 𝒂. L’ensemble des points du plan d’affixe 𝒛 𝝐 ℂ vérifiant :
 |𝒛 − 𝒂| = 𝒓 est le cercle de centre 𝑨 et de rayon 𝒓.
 |𝒛 − 𝒂| ≤ 𝒓est le disque fermé de centre 𝑨 et de rayon 𝒓.
 |𝒛 − 𝒂| < 𝒓est le disque ouvert de centre 𝑨 et de rayon 𝒓.
Exemples : Soit 𝑬 le point d’affixe – 𝟑𝒊,
L’ensemble des points du plan d’affixe 𝒛 𝝐 ℂ vérifiant |𝒛 + 𝟑𝒊| = 𝟐 est le cercle de centre E et de rayon 2.
La distance de E à 𝑭(√𝟕 − 𝟔𝒊) est 𝑬𝑭 = ห√𝟕 − 𝟔𝒊 + 𝟑𝒊ห = ห√𝟕 − 𝟑𝒊ห = ඥ𝟕 + 𝟗 = ඥ𝟏𝟔 = 𝟒.
3- Exercices d’application
Application 1
1) Calculer le module de chacun des nombres complexes suivants : 𝒛𝟏 = 𝟑 + 𝟒𝒊 ; 𝒛𝟐 = 𝟏 − 𝒊 ;
𝒛𝟑 = −𝟓𝒊 ; 𝒛𝟒 = −𝟗
2) Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal direct (𝒐 ; ሬ𝒖Ԧ ; ሬ𝒗Ԧ), on considère les points A et
B d’affixes respectives a=2-3i et b=5-i .
Calculer les distances OA, OB et AB . En déduire la nature du triangle OAB.
Application 2
ሬԦ ; 𝒗
Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal (𝒐 ; 𝒖 ሬԦ).
𝟕−𝟑𝟓𝒊 (𝟓+𝟑𝒊)(𝟏+𝒊)
a) Calculer le module des nombres complexes suivants : (7 +35i) (3+2i) , ;
𝟑−𝟐𝒊 𝟒+𝒊
b) Déterminer tous les points M d’affixe 𝒛 tels que 𝒛𝒛ത = 𝟒.
c) On considère le point A d’affixe 2 + 3i.
Déterminer l’ensemble des points M d’affixe 𝒛 tels que : |𝒛 − (𝟐 + 𝟑𝒊)| = 𝟓
|𝒛 − (𝟐 + 𝟑𝒊)| = 𝟓 ; |𝒛 − (𝟐 + 𝟑𝒊)| < 𝟓; ….

Homework :
1) Déterminer l’ensemble des points M du plan d’affixe z tels que le nombre complexe
𝒁 = |𝒛|𝟐 + 𝟐𝒛 − 𝟑 soit imaginaire pur.
𝟐𝒛−𝟒
2) Déterminons l’ensemble (E) des points M du plan d’affixe z tels que le nombre complexe soit réel.
𝒛−𝒊

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