GPM 2eme Edition 1erec
GPM 2eme Edition 1erec
MOTIVATION : Nous sommes confrontés dans notre vie quotidienne à résoudre des problèmes
de partage, de répartitions de superficies, d’intérêts, de rabais ou de hausse, d’optimisation et
bien d’autres. Le présent chapitre s’en va nous donner des outils mathématiques nécessaires
pour mieux appréhender ce type de problèmes.
LECON1 : POLYNOMES
Pré requis
Reconnaitre une expression littérale.
Opérer des sommes algébriques sur des expressions littérales.
Développer, réduire voire ordonner une expression littérale.
Déterminer la condition d’existence d’un quotient.
Situation problème
Objectifs pédagogiques :
Savoir reconnaitre un polynôme
Déterminer une racine évidente d’un polynôme et en reconnaitre une.
Effectuer une identification des coefficients ou une division euclidienne
Opérer des sommes, des produits et des quotients de polynômes.
I. Notion de polynômes à coefficients réels.
1. Résumé
Soit et .
Toute expression littérale de la forme est appelée monôme en et de degré .
On appelle polynôme, une somme algébrique de plusieurs monômes.
Le degré d’un polynôme correspond à celui de son monôme de plus haut degré.
Un polynôme à une indéterminée et de degré est donc toute expression de la forme :
où est l’indéterminée et
( ) sont les coefficients du polynôme.
Les polynômes en sont généralement notés
2. Exemples
est un polynôme de degré .
, sont des polynômes de degré nul.
3. Remarques
Un monôme est un polynôme.
0 est un polynôme appelé polynôme nul, il n’a pas de degré.
Les coefficients d’un polynôme donné sont uniques.
4. Egalités de deux polynômes
Soit et deux polynômes. On dit que les polynômes
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et sont égaux lorsque pour tout , c’est-à-dire
a) Exercice d’application
On donne . Déterminer les réels et tels que
.
b) Remarque
Cette méthode est appelée méthode par indentification des coefficients.
5. Division euclidienne
Résumé :
a) Racines d’un polynôme.
On appelle racine d’un polynôme P tout réel tel que .
Exemple :
En considérant le polynôme défini par ,
on a . Donc 2 est une racine de P.
Exercice d’application :
Montrer dans chacun des cas suivants que est racine de P
b) Division euclidienne.
Soit P un polynôme de degré ( ) admettant comme racine. Il existe un polynôme Q de
degré tel que pour tout réel .
NB : le polynôme Q est généralement obtenu en divisant P(x) par x ou en
effectuant une identification.
Exemple :
Le professeur choisira des exemples à sa convenance et insistera sur la méthode.
Exercice d’application :
Dans chacun des cas suivants, déterminer les réels a, b et c :
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On a .
c) Remarque
En général d°(P+Q) d°P + d°Q, de même d°PQ d°P d°Q
3) Quotient de deux polynômes
a) Résumé :
Le quotient de deux polynômes et noté n’existe que lorsque est un polynôme non nul.
En d’autres termes, existe si et seulement si . Le quotient de deux polynômes
(lorsqu’il existe) est appelé fraction rationnelle.
b) Exemple
Soit une fraction rationnelle. existe si et seulement si , c’est-à-
dire, et . De plus, pour , : On dit qu’on a simplifié
la fraction R.
c) Exercice d’application
Dans chacun des cas suivants donner la condition d’existence de et simplifier la.
(On pourra remarquer que 1 est racine du
numérateur).
Un designer désire réaliser un logo pour une entreprise. Ce logo a la forme de la partie
blanche de la figure ci-dessus situé à l’intérieur du demi-disque de diamètre [BC] et à
l’extérieur des demi-disques de diamètres [CM] et [MB]. M étant un point quelconque de [BC].
On donne BC = 10 et on pose x = CM. Le designer doit faire en sorte que l’aire de la partie
blanche soit égale à la moitié de l’aire du demi-disque de diamètre [BC].
Comment doit-il positionner le point M ?
POLYNOMES, EQUATIONS ET INEQUATIONS DANS IR GPM ATELIER DE PC TCHIO Serge Page 3
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I. TRINOMES DU SECOND DEGRE
Activité :
On considère le polynôme défini par .
1. Discuter suivant les valeurs de a, b et c le degré du polynôme .
2. On suppose pour la suite que est de degré 2.
a) Rappeler la formule donnant la forme canonique de .
b) On pose . Réécrire cette forme canonique.
c) A quelles conditions sur , est il factorisable ? Dans chacun de ces cas donner si
possible les solutions de l’équation .
1. Résumé :
a) On appelle trinôme du second degré ou polynôme du second degré tout polynôme de la
forme où a, b et c sont des constantes réelles avec .
2. Exemple
est un polynôme du second degré (a=2, b=-3 et c=1).
est un trinôme du second degré (a=-4, b=0 et c=5).
3. Vocabulaire
La courbe représentative d’un polynôme du second degré est appelée parabole.
b) La forme canonique de est + . On pose . La
forme canonique devient alors + . On peut par la suite distinguer les cas
suivants :
Dans ce cas, et par conséquent + n’est pas
factorisable (car somme de deux carrés).
Dans ce cas, + + Il est donc factorisable
comme différence de deux carrés.
Dans ce cas, + + qui est déjà sous la forme
factorisée.
Conclusion le trinôme est factorisable si et seulement si .
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2. Vocabulaire :
On appelle racine(s) du trinôme du second degré les solutions lorsqu’elles
existent de l’équation .
3. Résolution de l’équation
Pour résoudre l’équation on procède comme suit :
On calcule le discriminant
Trois cas sont alors à distinguer ( ), que l’on peut résumer dans le
tableau ci-dessous :
Admet deux
racines réelles
distinctes et Admet une
. racine double N’admet pas de
et racines
Remarques
R1 : Lorsqu’on vous demande résoudre une équation sans préciser l’ensemble de résolution
alors faites le dans l’ensemble .
R2 : Lorsque les réels et c sont de signes contraires, l’équation possède toujours au moins
une solution.
R3 : On n’est pas toujours obligé de calculer le discriminant lorsqu’on veut résoudre une
équation du second degré, une simple factorisation suffit le plus souvent :
Exemples
R4 : Lorsque est pair, on pose et alors les résultats précédents deviennent :
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Admet deux
racines réelles
distinctes et Admet une
. racine double N’admet pas de
et racines
il aurait pu acheter avec la même somme 100 actions en moins mais chaque action se verrait
action.
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LECON3 : INEQUATIONS DU SECOND DEGRE DANS IR
Pré-requis :
Résoudre une inéquation du premier degré
Résoudre une équation du second degré
Objectifs pédagogiques :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
Résoudre une inéquation du second degré
Résoudre un problème d’optimisation
Situation de vie :
Un berger veut disposer de 200 m de grillage pour sa clôture en forme de rectangle. On note x la
longueur en mètre de cette clôture. On désigne par (x) l’aire en fonction de x de cette clôture.
Quelle est la valeur maximale de cette aire pour que la clôture soit entièrement couverte ?
Activité :
On donne
1. Donner la forme factorisée de .
2. Dresser le tableau de signe du polynôme .
3. Déduire de ce tableau la solution de l’inéquation .
I. INEQUATIONS DU SECOND DEGRE
Résumé :
a) Définition
On appelle inéquation du second degré toute inéquation faisant intervenir un trinôme du
second degré.
Exemple :
est une inéquation du second degré dans ..
b) Résolution
Pour résoudre une inéquation du second degré, on dresse le tableau de signe du trinôme
associé puis on détermine l’ensemble des valeurs qui satisfont cette inéquation.
Signe de
1er cas (ici on suppose )
2ème cas
3ème cas
Astuce
Pour résoudre une inéquation du second degré, on peut suivre les étapes suivantes :
Résoudre l’équation associée.
Dresser le tableau de signe du trinôme et déduire l’ensemble solution.
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Exemple
Soit à résoudre l’inéquation . L’équation associée possède deux racines
et . Le tableau de signes de ce polynôme est donc :
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LECON3 : SOMME ET PRODUIT DES RACINES
D’UN TRINOME DU SECOND DEGRE
Motivation :
Le prof dit : « je cherche deux nombres, dont la somme vaut 5 et le produit 6 » Tout de
suite un élève répond : « 2 et 3 monsieur ». Un autre : « 3 et 2 monsieur ». Le maitre leur dit
‘’bravo à vous’’. Puis il reprend en disant : « Et si la somme était 21 et le produit 90 ? » A ce
moment la salle devient calme. Et toi aurais-tu pu trouver ces nombres ? Si oui comment
aurais-tu procéder ?
Pré-requis :
Savoir résoudre une équation du second degré c’est-a-dire déterminer les racines d’un
polynôme du second degré.
Savoir résoudre un système de deux équations à deux inconnues.
Objectifs pédagogiques :
Déterminer deux nombres connaissant leur somme et leur produit
Utiliser la somme ou le produit pour déterminer une racine connaissant l’autre
Résoudre des systèmes voire des problèmes faisant intervenir la somme et le
produit des racines
Résoudre des équations paramétriques
Situation problème :
Monsieur X dispose d’un champ en forme rectangulaire dont il ne se souvient plus des
dimensions. Néanmoins ce dernier se rappelle que l’aire du terrain est de 24dam2 et que l’une
des diagonales mesure 10dam. Aidez Monsieur X à retrouver les dimensions de son champ.
Activité :
On considère le trinôme donné par . On suppose de plus que A admet
deux racines réelles.
1) Rappeler les valeurs de et de en fonction de et .
2) On pose et
a) Que représente S et P ?
b) Déterminer les valeurs de S et de P en fonction de a, b et c.
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Exercice d’application : (Extrait du probatoire C 2017)
On donne .
i) Calculer
ii) Vérifier que admet deux racines distinctes
iii) En utilisant la somme ou le produit des racines, déterminer l’autre
racine.
b) Trouver deux nombres connaissant leur somme et leur produit
Pour trouver deux nombres dont la somme S et le produit P sont donnés, il suffit de résoudre
l’équation . Il vient donc qu’une condition nécessaire et suffisante pour que
ces nombres existent est : (c’est le discriminant de l’équation précédente).
Exemple
Répondons à présent à la préoccupation du prof : « Peut-on trouver deux nombres dont la
somme vaut 21 et le produit 90 ? »
On a et et donc, . La réponse à la question du
prof est donc oui. Mais alors quels sont ces nombres ?
On résout donc l’équation ce qui nous donne 15 et 6.
Exercice d’application :
Résoudre dans chacun des systèmes suivants :
Remarque
Les systèmes précédents sont appelés système somme-produit. On leur donne le surnom de
systèmes symétriques car si (a, b) est solution de ce système, alors le couple (b, a) est aussi
solution.
II. AUTRES UTILISATIONS DE LA SOMME ET DU PRODUIT
a) Un petit problème : (proposé par Newton)
Un triangle rectangle a pour périmètre 30 m et pour aire 30 m2. Déterminer ses dimensions.
b) Equations paramétriques
Soit un paramètre réel. On considère l’équation d’inconnue :
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LECON5 : EQUATIONS ET INEQUATIONS DE DEGRE
SUPERIEUR OU EGAL A TROIS
Pré-requis :
Savoir résoudre une équation et une inéquation du premier et second degré.
Savoir utiliser la méthode par identification ou par division euclidienne sur des
polynômes.
Objectifs pédagogiques :
Résoudre des équations et inéquations faisant intervenir des polynômes de degré
supérieur ou égal à 3
Résoudre une équation/inéquation bicarrée
Situation problème :
Une entreprise produit des voitures qu’elle commercialise. Le coût de fabrication (en
milliers d’euros) de voitures est modélisé par la fonction
pour . Une voiture est vendue au prix de 10 000€ et toutes les voitures fabriquées
sont vendues. On s’intéresse au bénéfice, c’est-à-dire à la différence entre la recette et le
coût de fabrication. Lorsque le bénéfice de l’entreprise est positif, on dit que la production
est rentable.
Déterminer la quantité de voitures à produire pour que la production soit rentable.
I. POLYNOMES DE DEGRE 3
Activité :
On considère l’inéquation (I) : et le polynôme défini par
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c) Généralisation
Pour résoudre une équation/une inéquation faisant intervenir un polynôme P de degré
admettant une racine évidente , on trouve le polynôme Q de degré tel que
.
Astuce
Pour résoudre une équation faisant intervenir un polynôme de degré supérieur ou égal à trois,
on peut :
Chercher une racine évidente de ce polynôme (essayer les entiers entre -4 et 4)
Utiliser soit une identification soit une division pour réduire le degré du polynôme
(réitérer le processus jusqu’à obtenir un polynôme de degré 2)
Exercice d’application :
Résoudre dans , l’équation (on pourra remarquer que est une
solution de cette équation).
II. EQUATIONS ET INEQUATIONS BICARREES
Activité :
On considère l’équation
1. Poser et résoudre l’équation d’inconnue , puis déduire la résolution de l’équation
de départ en .
2. Donner la forme factorisée de puis déduire la solution de l’inéquation
1) Résumé
On appelle équation (ou inéquation) bicarrée, toute équation (ou inéquation) de la forme
( ou tout autre inéquation de ce type) avec .
Généralement, pour résoudre une équation/inéquation bicarrée, on effectue un
changement de variable (par exemple poser X = x2) pour se renvoyer à une équation/une
inéquation du second degré (que l’on connait résoudre).
2) Exemple
Soit à résoudre l’équation . On pose , ce qui nous conduit à l’équation
qui admet pour solution ou . On revient ensuite à la variable
initiale de la sorte
Pour , on a et par la suite ou
Pour , on a ce qui est impossible. Donc
3) Exercice d’application :
Résoudre dans , chacune des équations et inéquations suivantes :
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LECON6 : EQUATIONS ET INEQUATIONS IRRATIONNELLES
Pré-requis :
Savoir résoudre une équation/une inéquation du premier et second degré.
Objectifs pédagogiques :
Résoudre une équation et inéquation irrationnelle.
Situation problème :
I. EQUATIONS IRRATIONNELLES
Activité :
On considère l’équation (E) :
1. Donner la contrainte de résolution sous cette équation.
2. Sous cette contrainte, résoudre alors l’équation (E).
1) Résumé :
On appelle équation irrationnelle, toute équation possédant un radical (qui comporte le
symbole √). Dans cette leçon, on se limitera aux équations de la forme
où a, b, c et d sont des réels.
Pour résoudre une équation irrationnelle, on commence par déterminer la/les
contrainte(s) et sous ces contraintes on détermine la (ou les) solution(s) qui satisfont
la contrainte.
Soit à résoudre l’équation , elle se réduit au système :
2) Exemple :
Considérons l’équation . Cette équation nous conduit au système
. D’où S = {3}.
3) Remarque :
La contrainte est indispensable lorsqu’il s’agit de résoudre une équation irrationnelle (s’il n
y avait pas eu de contrainte on aurait pris 0 comme solution).
4) Exercice d’application :
Résoudre dans , les équations :
II. INEQUATIONS IRRATIONNELLES
Activité :
On considère l’inéquation (I) :
1. Donner la contrainte de résolution sous cette inéquation.
2. Sous cette contrainte, résoudre alors l’inéquation (I).
1) Résumé :
Les inéquations que nous allons résoudre dans cette partie sont du type
où a, b, c et d sont des réels.
Résoudre l’inéquation , revient à résoudre le système :
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1) Exemple :
Considérons l’inéquation . Résoudre cette inéquation revient à résoudre :
2) Exercice d’application :
Résoudre dans , chacune des inéquations :
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MODULE 21 : RELATIONS ET OPERATIONS FONDAMENTALES DANS
L’ENSEMBLE DES NOMMBRES REELS
: SYSTEMES D’EQUATIONS
A DEUX OU TROIS INCONUES
Intérêt : La rubrique d’aide qui suit s’attardera aux problèmes de résolution de systèmes d’équations
linéaires. Les méthodes présentées seront essentielles dans le cadre des cours d’Analyse
microéconomique, Economie managériale, ainsi que tous les cours de programmation linéaire et de
recherche opérationnelle.
Motivation : Nous sommes souvent confrontés aux problèmes de vie, donc la résolution se trouve dans
son interprétation et sa mise en équations.
Les prérequis conseillés sont :
1- Situation problème
Une fleuriste propose deux types de bouquets :
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2- Activité
5𝑥 + 4𝑦 = 16
3𝑥 + 6𝑦 = 15
5𝑥 + 4𝑦 ≤ 16
3𝑥 + 6𝑦 ≤ 15
3- Résumé
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐
Soit (S) , un système de deux équations linéaires à deux inconnues.
𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 = 𝑐′
3-1- Déterminants de (S) et de ses inconnues.
On appelle déterminant du système (S) le nombre réel ab’ – a’b. On le note D et on convient de
𝑎 𝑏 𝑎 𝑏
le disposer ; ainsi on a : 𝐷 = 𝑎𝑏 ′ − 𝑎′ 𝑏 = ′ .
𝑎′ 𝑏′ 𝑎 𝑏′
On appelle déterminant de l’inconnue 𝑥 le nombre réel 𝑐𝑏′ − 𝑐′𝑏. On le note 𝐷𝑥 et on convient
𝑐 𝑏 𝑐 𝑏
de le disposer ; ainsi on a : 𝐷𝑥 = 𝑐𝑏 ′ − 𝑐 ′ 𝑏 = .
𝑐′ 𝑏′ 𝑐′ 𝑏′
On appelle déterminant de l’inconnue 𝑦 le nombre réel𝑎𝑐 ′ − 𝑎′𝑐. On le note 𝐷𝑦 et on convient
𝑎 𝑐 𝑎 𝑐
de le disposer ; ainsi on a : 𝐷𝑦 = 𝑎𝑐 ′ − 𝑎′ 𝑐 = .
𝑎′ 𝑐′ 𝑎′ 𝑐′
Ces formules de déterminant sont appelées aussi : formules de CRAMER
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 ≤ 𝑐
Soit (S) , un système de deux inéquations linéaires à deux inconnues.
𝑎′ 𝑥 + 𝑏 ′ 𝑦 ≤ 𝑐′
Un système d’inéquations linéaire dans ℝ2 se résout graphiquement. Son ensemble solution est
l’ensemble des coordonnées des points appartenant à l’intersection de tous les demi-plans dont les
coordonnées des ponts sont solutions de chacune des inéquations qui constituent le système.
La résolution des systèmes dans ℝ2 permet de faire des prévisions dans certains problèmes
concrets ; on dit en général qu’on fait de la programmation linéaire.
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Leçon 2 : EQUATIONS ET SYSTEMES D’EQUATIONS
LINEAIRES A TROIS INCONNUES
Objectifs :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
Résoudre une équation à trois inconnues ;
Résoudre un système d’équations linéaires à trois inconnues.
1 – Situation problème
Une entreprise fabrique des jouets en bois qui nécessitent :
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦
{ −𝑥 + 2𝑦 + 4𝑧 = 8 ⟺ { −𝑥 + 2𝑦 + 4(4 − 2𝑥 − 3𝑦) = 8 ⟺ {−9𝑥 − 10𝑦 = −8
3𝑥 + 5𝑦 − 𝑧 = −2 3𝑥 + 5𝑦 − (4 − 2𝑥 − 3𝑦) = −2 5𝑥 + 8𝑦 = 2
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𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2𝑥 − 3𝑦 𝑧 = 4 − 2 × 2 − 3 × (−1) = 3
9 8 9 8
𝑦= − 𝑥+ 𝑦= − 𝑥+ 9 8
⟺ 10 10 ⟺ 10 10 ⟺
9 8 22 44 𝑦 = − ×2+ = −1
10 10
{5𝑥 + 8 (− 𝑥 + ) = 2 −
{ 10 𝑥 = − { 𝑧=2
10 10 10
Ainsi l’ensemble solution de ce système est S = {(2, -1, 3)}
Méthode du pivot de Gauss
Donnons un nom à chacune des équations du système ; on obtient par exemple :
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
{ −𝑥 + 2𝑦 + 4𝑧 = 8 𝐿2
3𝑥 + 5𝑦 − 𝑧 = −2 𝐿3
Fixons une des équations par exemple 𝐿1 et choisissons une des inconnues par exemple 𝑥 que nous
comptons éliminer dans les équations 𝐿2 et 𝐿3 , en utilisant 𝐿1 . On a alors :
Disposition pratique de calcul
𝐿1 2𝑥 + 3𝑦 + 𝑦 = 4 3𝐿1 6𝑥 + 9𝑦 + 3𝑧 = 12
2𝐿2 − 2𝑥 + 4𝑦 + 8𝑧 = 16 −2𝐿3 − 6𝑥 − 10𝑦 + 2𝑧 = 4
𝐿1 + 2𝐿2 ⟹ 0 + 7𝑦 + 9𝑧 = 20 3𝐿1 − 2𝐿3 0 − 𝑦 + 5𝑧 = 16
Nouvelle écriture du système :
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
{ 7𝑦 + 9𝑧 = 20 𝐿′2
−𝑦 + 5𝑧 = 16 𝐿′3
En gardant l’équation 𝐿1 fixée, fixons par exemple l’équation 𝐿′2 , puis éliminons 𝑦 dans l’équation
𝐿′3 .
𝐿′2 7𝑥 + 9𝑧 = 20
2𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 4 𝐿1
7𝐿′3 − 7𝑦 + 35𝑧 = 112
𝑜𝑛 { 7𝑦 + 9𝑧 = 20 𝐿′2
𝐿′2 + 7𝐿′3 0 + 44𝑧 = 132
44𝑧 = 132 𝐿′′3
2𝑥 + 3(−1) + 3 = 4 𝑥 = 3
Finalement on a : { 7𝑦 + 9 × 3 = 20 et {𝑦 = −1
132
𝑧 = 44 = 3 𝑧 = 3
Remarques
L’utilisation de l’une ou l’autre des deux méthodes ci-dessus ne change pas l’ensemble
solution.
La méthode du pivot de Gauss transforme le système initial en un système final
équivalent ayant la forme d’un triangle. On dit qu’on a triangularisé le système.
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4 – Exercices d’applications
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MODULE 23
CONFIGURATION ET TRANSFORMATIONS DU PLAN
CHAPITRE 3
GEOMETRIE ANALYTIQUE DU PLAN
Situation problème
Un cartographe s’intéresse à déterminer la plus courte distance qui sépare certaine
villes du Cameroun au fleuve Sanaga, matérialise sur la carte par une droite.
Relativement à un repère orthonormé, le fleuve Sanaga est matérialisé par la droite
d’équation : 2x+y = 4, et une ville du Cameroun Buea pris au hasard a pour
coordonnées relativement au même repère (7, 5).
Comment pouvez-vous aider ce cartographe à déterminer la distance de Buea au
fleuve Sanaga ?
Prérequis
Reconnaitre l’équation cartésienne d’une droite dans le plan ;
Rappelle des notions de vecteur normal, vecteur directeur d’une droite dans le
plan dont on connaît son équation cartésienne ;
Rappelle des notions de produit scalaire, norme d’un vecteur, distance d’un point
à une droite ;
Rappelle de la notion de parallélisme et d’orthogonalité.
Activité
Dans un repère orthonormé (O, I, J), considérons la droite (D) : 2x+y-4=0 ; A, B et C
trois tels que : A(7, 5), B(1, 2) et C(0, 4).
1) Vérifiez que B et C appartiennent à (D) et après avoir déterminé un vecteur
directeur de la droite (D), justifiez que (AB) est perpendiculaire a (D).
2) Calculez les distances AB et AC et dites quelle des deux distances correspond à la
distance de A à (D).
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3) Sachant que 𝑛⃗(2, 1) est un vecteur normal de la droite (D), déterminez sa norme
|2𝑥𝐴 +𝑦𝐴 −4|
puis donnez la valeur de l’expression ; ‖𝑛
⃗‖
, notons la d1 ; comparer d1 et
AB. Quelle conclusion pouvez-vous faire ?
4) Justifiez également que 𝑛⃗(2, 1) est colinéaire au vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵. Que pouvez-vous
dire du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵.
Solution
1. (D) : 2x+y-4=0 B(1, 2) et C(0, 4)
2(1)+2-4=2+2-4=4-4=0 et 2(0)+4-4=0+4-4=0 donc B et C appartiennent a
(D). Comme vecteur directeur de la droite (D) on a : 𝑢
⃗ (−1, 2) ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵(−6, −3)
Etant donné que (-1)X(-6)+(2)x(-3)=6-6=0, alors (AB) est perpendiculaire à (D).
2. 𝐴𝐵 = √(1 − 7)2 + (2 − 5)2 = √36 + 9 = √45 = 3√5.
𝐴𝐶 = √(0 − 7)2 + (4 − 5)2 = √49 + 1 = √50. La distance AB correspond à la
distance de A à (D) car AB<AC.
|2𝑥𝐴 +𝑦𝐴 −4| |2𝑋7+5−4| |15| 15√5
3. ‖𝑛⃗‖ = √(2)2 + (1)2 = √5 ; ‖𝑛
⃗‖
= = = = 3√5. Donc
√5 √5 5
d1=3√5. Et d1 = AB. Comme conclusion d1 représente aussi la distance de A
à (D) ; nous avons ainsi une autre façon de calculer la distance d’un point à
une droite sachant et l’équation de la droite et les coordonnées du point en
question.
4. Justifions que 𝑛⃗(2, 1) est colinéaire au vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
Résumé
1. Dans un repère orthonormé (O, I, J) du plan considérons, (D) : ax+by+c=0 et
|𝒂𝒙𝒐+ 𝒃𝒚𝒐 +𝒄|
A(x0, y0), la distance de A à (D) notée d(A, (D)) = .
√𝒂𝟐 +𝒃𝟐
2. Dans un repère orthonormé (O, I, J) du plan considérons deux droites (L) et
(D) : ax+by+c=0 tels que (L) et (D) soient perpendiculaires et deux points B et
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C appartenant à (L) alors 𝑛⃗(𝑎, 𝑏) et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐶 sont tous deux des vecteurs normaux à la
droite (D).
3. 𝑛⃗(𝑎, 𝑏) étant un vecteur normal de (D) d’equation ax+by+c=0, (D) a donc pour
𝑎 𝑏 𝑐
equation normale la droite (d1) : x+ y+ =0
√𝒂𝟐 +𝒃𝟐 √𝒂𝟐 +𝒃𝟐 √𝒂𝟐 +𝒃𝟐
Exercices d’applications
1. Calculer la distance qui doit séparer un poteau électrique de la route dans une
agglomération urbaine où on observe dans un repère choisi qu’un poteau pris au
hasard a pour coordonnées (10, 5) à un endroit où la route est matérialisée par
une droite d’équation 3x+4y=5.
2. Le plan étant muni d’un repère orthonormé (O, I, J), déterminer de deux
manières différentes deux vecteurs directeurs de droite (L) dans chacun des cas
suivants.
i. (L) :2x-y=3
ii. (L) passe par A(1, -3) et B(4, 0).
3. Determiner l’equation normale de chacune des droites suivantes :
(a) 2x-4y-7=0 (b) x+3y+1=0 (c) 2x+y = 3.
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LECON 2 : EQUATIONS PARAMETRIQUES D’UN CERCLE DANS LE PLAN
Objectifs
Déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on connaît le
centre et le rayon.
Déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on connaît
son équation cartésienne.
Situation problème
Un jeu d’enfants consiste à tirer le ballon sur les bordures d’un anneau.
Trois enfants ; Pedro, Alex et Leo se lancent a une partie ; l’anneau dans cette partie
est matérialisée par le cercle d’équation (C) : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎, Dans un
repère orthonormé choisi du plan. Ces trois enfants tirent chacun une fois et le point
de contact avec le plan dans lequel se trouve l’anneau est noté tel que suit : Pedro
(5, 1) ; Alex ( 3, 11) et Leo (2, 0). Etant donné que réussit la partie consiste à
placer le ballon sur l’anneau, quel(s) des trois enfants ont (a) réussi la partie ?
Prérequis
Détermination des éléments caractéristiques d’un cercle.
Résolution des équations trigonométriques de la forme aCosx=b ou aSinx=b.
Activité
Considérons le cercle (C) d’équation : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎, et E(x, y) un point
𝑥 = 3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃
du plan tels que { 𝜃 un paramètre réel.
𝑦 = 4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃
1. Vérifier que (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 (1)
2. Développer et réduire (1).
3. Que remarquer vous ?
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛼 = 5
4. Peut-on trouver 𝜃, 𝛼 et 𝛽 tels que { ?
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛽 = 3 3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃 = 2
{ ?{ ?
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛽 = 11 4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃 = 0
5. Le quel des trois enfants a gagné la partie ?
6. Que peut d’après vous représenter ce système d’équations pour le cercle (C) ?
Solution
𝑥 − 3 = 7𝑐𝑜𝑠𝜃
1. → (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃+72 𝑠𝑖𝑛2 𝜃
𝑦 − 4 = 7𝑠𝑖𝑛𝜃
Page28
→ (𝑥 − 3)2 + (𝑥 − 4)2 = 72 (𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2 𝜃) = 72 .
2. En développant et réduisant (1) on obtient : 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 − 𝟔𝒙 − 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎.
3. C/c il existe une équivalence entre le système et cercle (C).
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛼 = 5 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 2/7 𝛼 = 73.4
4. { →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛼.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛼 = 1 𝑠𝑖𝑛𝛼 = −3/7 𝛼 = −25.377
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝛽 = 3 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 0 𝛽 = 90
{ →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑜𝑢𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝛽.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝛽 = 11 𝑠𝑖𝑛𝛽 = 1 𝛽 = 90
3 + 7𝑐𝑜𝑠𝜃 = 2 𝑐𝑜𝑠𝜃 = −1/7 𝜃 = 98.21
{ →{ →{ → 𝑑 ′ 𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝜃.
4 + 7𝑠𝑖𝑛𝜃 = 0 𝑠𝑖𝑛𝜃 = −4/7 𝜃 = −34.85
5. Alex a gagné la partie.
6. Le système d’équations paramétriques du cercle (C).
Résumé
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
1. Le système d’équations paramétriques d’un cercle de centre Ω(a, b) et de rayon
𝑥 = 𝑎 + 𝑅𝑐𝑜𝑠𝜃
R est donné par : { 𝜃 un paramètre réel.
𝑦 = 𝑏 + 𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃
2. Pour déterminer le système d’équations paramétriques d’un cercle dont on
connait son équation cartésienne, on détermine d’abord ses éléments
caractéristiques (son centre et son rayon) et on possède comme précédemment.
Exercice d’application.
Déterminer le système d’équations paramétriques des cercles définis comme suit :
a) Centre (3, -5) et rayon 5
b) Equation: 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 + 𝟔𝒙 + 𝟖𝒚 − 𝟐𝟒 = 𝟎.
Page29
LECON 3 : TANGENTE EN UN POINT DU CERCLE
Objectifs
Déterminer une équation cartésienne d’une tangente en un point d’un cercle
Déterminer une équation cartésienne d’une tangente à un cercle, passant par un
point extérieur à ce cercle.
Situation problème
Un bus de transport, dans son passage au tunnel, suscite en un élève de classe de
première une interrogation après avoir observé et le plan du sol et celui du haut du
tunnel, celle de savoir : la différence entre les deux plans par rapport aux roues du Bus
étant donné que les roues sont en contacts avec le plan du sol et pas avec le plan du
haut du tunnel et les deux plans vont dans la même direction que les roues.
Dans l’optique de proposer une réponse à cet élève de classe de première,
matérialisons dans un plan muni d’un repère orthonormé (O, I, J), une roue de ce Bus
par le cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 − 4 = 0 et les deux plans par les droites (D1) :
3x+4y+8 =0, pour le plan du sol et (D2) : 3x+4y+73 =0, pour le plan du haut du
tunnel. L’interrogation de cet élève de classe de première deviendra : quelle différence
existe-t-il entre les droites (D1) et (D2) pour le cercle (C) ?
Prérequis
Etudier la position relative d’une droite par rapport à un cercle.
Déterminer les éléments caractéristiques d’un cercle dont on connait son
équation cartésienne.
Résolution des équations du second dégrée.
Activité d’apprentissage
(O, I, J) est un repère orthonormé considérons le cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑥 − 4𝑦 − 4 =
0 et les droites (D1) : 3x+4y+4 =0 et (D2) : 3x+4y+39 =0.
1. Déterminer les éléments caractéristiques de (C), on notera A le centre du cercle
et R son rayon.
2. Déterminer la distance d1 de A à (D1) et d2 de A à (D2).
3. Comparer d1 et R puis d2 et R.
4. Quel des deux droites touche (C) ? justifiez.
5. Déterminer les coordonnées du point B de rencontre de (D1) et (C) et vérifier
que (AB) est perpendiculaire à (D1).
6. Sachant que (D1) est de même direction que (C), quel nom peut-on donner à
(D1) par rapport à (C) ?
Page30
Solution
1. (C) est un Cercle de centre A(1, 2) et de rayon R=3.
2. Les distances : d1=3 et d2=12.
3. Comparons : d1=R et d2>R.
4. Des deux droites, (D1) est celle qui touche le cercle car d1=R.
3 3
5. (D1) : 3x+4y+4 =0 → 𝑦 = − 𝑥 − 1 d’où dans (C) on a : 𝑥 2 + (− 𝑥 − 1)2 −
4 4
3
2𝑥 − 4 (− 𝑥 − 1) − 4 = 0 → 25𝑥 2 + 40𝑥 + 16 = 0 d’où x=-4/5 et y=-2/5 ;
4
9 12
⃗⃗⃗⃗⃗ (− , − ) et un vecteur normal de (D1) est donné par : (3, 4) ; qui est un
𝐴𝐵
5 5
vecteur colinéaire au vecteur𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ , d’où (AB) est perpendiculaire à (D1).
6. Etant donné que (D1) est de même direction que (C), alors (D1) est tangente à
(C).
c/c le plan du sol est tangent aux roues du bus.
Résumé.
Etant donné (O, I, J) un repère orthonormé du plan et (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 2𝑎𝑥 − 2𝑏𝑦 + 𝑐 =
0 un cercle de centre Ω et de rayon R.
1. On appelle Tangente en un point A du cercle (C), la droite passant par A
uniquement et de même direction que (C).
2. L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point A(x0, y0) de (C) est
donnée par (T): 𝑥𝑥0 + 𝑦𝑦0 − 𝑎(𝑥 + 𝑥0 ) − 𝑏(𝑦 + 𝑦0 ) + 𝑐 = 0.
3. L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point B(x1, y1), B
n’appartenant pas à (C) est obtenue comme suit :
Considérant L’équation de la tangente au cercle (C) passant en un point A(x0,
y0) de (C) donnée par (T): 𝑥𝑥0 + 𝑦𝑦0 − 𝑎(𝑥 + 𝑥0 ) − 𝑏(𝑦 + 𝑦0 ) + 𝑐 = 0, on
détermine les différents A(x0, y0) ; (A1 et A2) pour lesquelles cette tangente
passe par B. et les droites (BA1) et (BA2) sont des tangentes à (C) passant par
B.
Exemples d’applications
1. Déterminer l’équation de la tangente au cercle (C) : 𝑥 2 + 𝑦 2 − 3𝑦 − 1 = 0 et D(1,
3).
i. vérifier que D appartient à (C).
ii. puis déterminer une équation cartésienne de la tangente à (C) en D.
2. Soit (C) le cercle d’équation 𝑥 2 + 𝑦 2 − 10𝑥 + 15 = 0 et A(0 ; 5)
i. Vérifier que A n’appartient pas à (C).
ii. Déterminer une équation cartésienne de chacune des tangentes au cercle
(C) passant par A.
Page31
Solution
1. i. 12 + 32 − 3 ∗ 3 − 1 = 1 + 9 − 9 − 1 = 10 − 10 = 0 donc D appartient à (C).
ii. L’équation cartésienne de la tangente à (C) en D est donnee par :
3
1 ∗ 𝑥 + 3 ∗ 𝑦 − (𝑦 + 3) − 1 = 0 → 2𝑥 + 3𝑦 − 11 = 0.
2
2. i. 0 + 5 − 10 ∗ 0 + 15 = 0 + 25 + 15 = 40 ≠ 0 donc A n’appartient pas à (C).
2 2
Exercices d’applications.
Page32
MODULE 23 : CONFIGURATION ET TRANSFORMATIONS ELEMENTAIRES DU PLAN
Motivation : la notion de barycentre doit vous amener à mieux cerner la relation de CHASLES vu
depuis la classe de 4e et de trouver le point d’équilibre d’un solide sur une balance.
SITUATION :
Sur les plateaux d’une balance sont déposé deux solides de masse différente. A quel niveau le petit
TAMO doit-il tenir la barre de la balance pour que les deux solides soient en équilibre.
Pré-réquis :
Ecrire un vecteur comme combinaison linéaire de plusieurs autres vecteurs sur une
transformation linéaire.
Ecrire les coordonnées d’un point connaissant son expression vectorielle.
Activité : soient A et B deux points du plan tels que AB=5cm et soient deux réels non nul a et b. on
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
aimerait savoir si l’on peut trouver un point G tel que 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗.
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
1. Montrer 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝑎 + 𝑏)𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗
2. En déduire que l’égalité 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂⃗ est encore équivalente a (𝑎 + 𝑏)𝐺𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ = −𝑏𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
3. On suppose dans cette question que (a+b) ≠0
a. En déduire que le point G appartient a la droite (AB)
𝑏 𝑎
b. Montrer que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 𝑎+𝑏
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 et ⃗⃗⃗⃗⃗𝐵𝐺 =
𝑎+𝑏
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴
c. Construire le point G lorsque a=2 et b=3
d. Construire le point G lorsque a=-3 et b=5
4. Vérifier que lorsque a=b, alors G est milieu de [AB]
5. On suppose maintenant que a+b=0. Soit M un point ; montrer que le vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝑀𝐵
𝑎𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ne dépend pas du point M.
Résume
Définition
On appelle point pondéré tout couple (A, α) ou A est un point du plan et α un réel
appelé coefficient.
On appelle barycentre de deux points pondérés (A, α) et (B, β) l’unique point G
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝐺𝐵
vérifiant l’égalitéα𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ ou (α+β) ≠0. On note G= A B
Ou G=bar {(A, α); (B, β)} α β
A B
⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝐺𝐵
Exemple : 2𝐴𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 G=
-2 3
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𝛽
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
𝛼𝑀𝐴 ⃗ => ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =𝑂 𝐴𝐺 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵
𝑎+𝛽
Cette égalité permet la construction du point B ; notons que si les points A, B et G sont alignés alors
G ∈ (𝐴𝐵)
-
Lorsque α et β sont de même signe, G est situé sur le segment [AB]. Il est plus proche
du point donc le coefficient a la plus grande valeur absolue.
- Si α et β sont de signe contraire alors G est situé à l’extérieur du segment [AB].
Exemple : construire le barycentre G des points (A, 3) et (B,-2) (en cours)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝜷𝑴𝑩
Réduction de 𝜶𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
- Lorsque α+β≠0, 𝛼𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (𝛼 + 𝛽)𝑀𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ or G=bar {(A, α); (B, β)}
- Lorsque α+β=0 et A≠B, alors 𝛼𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛽𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ne dépend pas de M.
Propriété : le barycentre de deux points pondérés reste inchangé lorsqu’on multiplie les coefficients
par un même réel non nul (propriété de l’homogénéité du barycentre)
G=bar {(A, α); (B, β)} => G=bar {(A, kα); (B, kβ)} => G=bar {(A, α/k); (B, β/k)} avec k un réel.
Exemple : soit un segment [AB] de longueur 8cm, construire G=bar {(A, -3); (B, 2)}.
BAS : si A et B ont même coefficient, alors G est appelé l’isobarycentre des points pondérés (A, α) et
(B, β) ou G est le milieu du segment [AB].
Coordonnées du barycentre
Dans le plan muni d’un repère (O, I, J) on donne A (xA,yA) et B (xB, yB) les coordonnées du barycentre
𝛼xA+βxB 𝛼yA+βyB
sont donnés par : 𝐺 = ( ; ).
𝛼+𝛽 𝛼+𝛽
EXEMPLE : déterminer les coordonnées du barycentre du système (A, 3); (B, -5)} lorsque A(-2,1) et
B(4,-3) dans le plan.
Traduire et reconnaitre le barycentre de trois points ou plus par des égalités vectorielles ;
Construire le barycentre de trois points pondérés ;
Utilisation du barycentre.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Réduire l’expression ∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖
Situation
Monsieur TAMO possède un champ de forme triangulaire son ami lui apprend qu’au centre de
gravité de ce champs il est caché un trésor. Monsieur TAMO n’a qu’une ficèle et vous fais appel pour
l’aider à retrouver le trésor.
Résume
Soient trois points pondérés (A, a); (B, b) et (C, c) tel que a+b+c≠0. On appelle barycentre de ces
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
points l’unique point G vérifiant 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑐𝐺𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ et on note G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)}
𝑏 𝑐
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑏𝐺𝐵
Construction 𝑎𝐺𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑐𝐺𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑂
⃗ => ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 𝑎+𝑏+𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + 𝑎+𝑏+𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶
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Exemple : ABC est un triangle construire G tel que G=bar {(A, 3); (B, -2) ;(C, 1)}.
Soit le plan muni du repère (O,I,J). Soient (A, a); (B, b) et (C, c) trois point pondérés tels que a+b+c≠0.
𝑎xA+bxB+cxc 𝑎yA+byB+cyc
soit G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)} on a : 𝐺 = ( 𝑎+𝑏+𝑐
; 𝑎+𝑏+𝑐 ). Cas général : G=bar {(Ai, ai)1<i<n}
BAS : - l’isobarycentre de trois points pondérés est le centre de gravité du triangle formé par ces
points.
Soit a+b+c≠0; G=bar {(A, a); (B, b) ;(C,c)} et a+b≠0 on pose I=bar {(A, a); (B, b)},alors
On dit que trois points sont alignés si l’on peut écrire un comme barycentre des deux autres.
Les droites sont dites concourantes si elles se coupent en un seul point. Démontrer que les droites
sont concourantes revient à vérifier qu’il existe un seul point appartenant a ces droites.
2 2
Exemples : ABC un triangle ; M,N,P sont trois points tels que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 et
5 ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ =0
𝐵𝑃 − 3𝐵𝐶 ⃗ . Démontrer que les droites (AP), (BN) et (CM) sont concourantes.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Réduction de l’expression ∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝛼1𝑀𝐴1
∑𝑛𝑖=1 𝛼𝑖𝑀𝐴𝑖 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝛼2𝑀𝐴2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⋯ + 𝛼𝑛𝑀𝐴𝑛
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Exercices d’application : ABC est un triangle. G le barycentre des points pondérés (A, 4); (B, -1) ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝑀𝐵
(C,1) réduire l’expression 2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶
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LECON 3 : lignes des niveaux
OBJECTIFS :
motivation
Soit deux points distincts du plan il est question de déterminer l’ensemble des points M du plan tel
que f(M)=k (K est un réel ou K est un angle)
I. Théorème de la médiane
Soient A et B deux points du plan et I milieu de [AB] ; pour tout point M du plan on a :
𝐴𝐵 2
1. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = 𝑀𝐼 2 −
4
2 2 2 𝐴𝐵2
2. 𝑀𝐴 + 𝑀𝐵 = 2𝑀𝐼 +
2
⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
3. 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =2𝐼𝑀 𝐴𝐵
1. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = (𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐴). (𝑀𝐼 𝐼𝐵)
2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐼 + 𝑀𝐼(𝐼𝐴 + 𝐼𝐵)+ (𝐼𝐴. ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐵)
𝑀𝐼 2 − 𝐼𝐴2 Car I milieu [AB] ie 𝐼𝐴 = 𝐼𝐵
𝐴𝐵2 𝐴𝐵
𝑀𝐼 2 − 4
Car 𝐼𝐴 = 2
2 2
⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
2. 𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵 = (𝑀𝐼 2 ⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐴) + (𝑀𝐼 𝐼𝐵)
⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 =2𝑀𝐼 2 +2𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗ )+𝐼𝐴2 + 𝐼𝐵2
(𝐼𝐴 + 𝐼𝐵
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 =2𝑀𝐼 2 +2𝐴𝐵2
𝐴𝐵2
𝑀𝐴2 + 𝑀𝐵2 = 2𝑀𝐼 2 + 2
3. 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )( 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵
(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=2 𝑀𝐼
⃗⃗⃗⃗⃗ CAR I milieu de [AB] DONC 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 = 2 𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ ( 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴 − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝑀 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐴 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑀𝐼 . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴 D’où 𝑀𝐴 − 𝑀𝐵 = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗
2 2
𝐵𝐴
On appelle ligne de niveau K de l’application f, l’ensemble des points M du plan tels que f(M)=K
𝐴𝐵2
2𝑀𝐼 2 = 𝐾 − 2
2𝐾−𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 4
=𝛼 2
- Si α<0 impossible
- Si α=0 M=I
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- Si α>0 M appartient au cercle de centre I et de rayon α
b. Lignes de niveau 𝑴𝑨𝟐 − 𝑴𝑩𝟐=K
Soient A et B deux points distincts, I milieu [AB]. Soit M un point du plan et H le projeté
orthogonal de M sur (AB).
⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =K2𝐼𝐻 𝐴𝐵 = 𝐾
⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
2𝐼𝑀 𝐴𝐵 = 𝐾
L’ensemble des points M du plan tel que 𝑀𝐴2 − 𝑀𝐵2 =K est la droite perpendiculaire a la droite(AB)
au point H.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑴𝑩
c. Lignes de niveau 𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ =K
𝐴𝐵 2
I milieu [AB] ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵=K𝑀𝐼 2 − 4 = 𝐾
𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 𝐾 +
4
4𝐾+𝐴𝐵2
𝑀𝐼 2 = 4
=𝛼 2
- Si α<0 impossible
- Si α=0 M=I
- Si α>0 M appartient au cercle de centre I et de rayon α
𝑴𝑨
d. Lignes de niveau 𝑴𝑩 = 𝑲
𝑀𝐴 2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 − 2𝑀𝐵
Exemple : 𝑀𝐵 = 3 3MA=2MB3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ -2𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2 = 0 (3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +2𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ). (3𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=0
⃗⃗⃗⃗⃗ . 5𝑀𝐽
𝑀𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 𝑀𝐼
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝑀𝐽
⃗⃗⃗⃗⃗ = 0 M appartient au cercle de diamètre [IJ].
𝛼𝑀𝐴2 + 𝛽𝑀𝐵2 =K
- Si α+β=0 cf section b
- Si α+β≠0 alors 𝛼𝑀𝐴2 + 𝛽𝑀𝐵2 = (𝛼 + 𝛽)𝑀𝐼 2 + 𝛼𝐺𝐴2 + 𝛽𝐺𝐵2 = 𝐾
1
𝑀𝐼 2 = (𝛼+𝛽) (𝑘 − 𝛼𝐺𝐴2 − 𝛽𝐺𝐵2 ) = 𝑎2
Si a<o impossible
Si a=0 M=I
Si a>0 MϵC(I; a)
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Soient A et B deux points distincts, 𝜃 un nombre réel 0< 𝜃 < 180 . Le lieu géométrique des points M
̂ = 𝜃 0 est la réunion de deux arcs de cercles symétriques par rapport à (AB).
tel que 𝐴𝑀𝐵
̂ = 𝜃0
a. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1er cas : 𝜃 = 0 alors (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵)=0𝑀𝐴 𝑀𝐵 sont colinéaires de même sens M∈ (AB)-[AB]
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
2e cas : 𝜃 = 𝜋 ; (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 )= 𝜋𝑀𝐴 𝑀𝐵 𝑠𝑜𝑛𝑡 colinéaires de sens opposés M∈ [AB]-{A,B}
3e cas : 𝜃 ∈] − 𝜋; 𝜋[−{0} M est sur l’un des axes de cercles de cercles d’extrémités A et B.
̂ = 𝜃+2k 𝜋
b. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(𝑀𝐴 𝑀𝐵)= 𝜃[2𝜋]M est un arc de cercle privé de A et B.
̂ = 𝜃+k 𝜋
c. Ensemble des points tels que 𝐴𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
(𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )= 𝜃[𝜋]M est sur le cercle privé de A et B.
Exercice d’application :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
a. (𝑀𝐴 𝑀𝐵)=0
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
b. (𝑀𝐴, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵)= 𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )=𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
c. (𝑀𝐴
3
d. (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )= 2𝜋
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑀𝐵
3
Travaux diriges
EXERCICE :
ABC est un triangle isocèle de sommet principale A tel que AB = 2,5cm et BC = 4cm. Soient : I le milieu
de [BC] et G le barycentre de{ (𝐴 ; −1), (𝐵 ; 1), (𝐶 ; 1)}.
1- a) Démontrer que les points A, I et G sont alignés.
b)- Vérifier que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 = 2𝐴𝐼 ⃗⃗⃗⃗⃗
2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
a)- Démontrer que −𝑀𝐴 𝑀𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐺 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 − 2𝑀𝐴 𝑀𝐵 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐶 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺
b)- Déterminer et construire l’ensemble (C) des points M du plan tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵
‖−𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = ‖−2𝑀𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐶 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑀𝐶
EXERCICE :
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b) Déterminer et construire l’ensemble des points M du plan tel que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
(2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ). ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 − 4𝐶𝑀 𝑀𝐴 = 0
EXERCICE :
I- Soit ABC un triangle.
1- simplifier le vecteur 3 MA 2 MB MC .
2- Soit le point G du plan tel que 4 AG 3 MA 2 MB MC
Démontrer que le point G est le barycentre des points A, B et C affectés des coefficients que l’on
déterminera.
2 1
3- soient les points D, E et K tels que D est le milieu de [AC], AE AB et BK BC
3 3
Démontrer que les droites (AK), (BD) et (CE) sont concourantes.
d) Exprimer ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐺 et ⃗⃗⃗⃗
𝐼𝐺 en fonction de ⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐼 , puis montrer que AG = 3 et 𝐼𝐺 = 1
e) Déterminer et représenter l’ensemble des points M du plan tels que 2MA2 + 6MI2=36
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 3𝑀𝐵
2) Soit l’application g, qui à tout point M du plan, associe le vecteur g(M) =2𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +3𝑀𝐶
Exercice
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J). A, B et C sont trois points tels que
5 1 0
A , B et C . Soit I le milieu de [AB] et Gm le barycentre du système {(A,m) ;(B,2) ;(C,4)}.
3 3 1
1) Déterminer les valeurs de m pour lesquelles Gm existe.
2) Déterminer la valeur de m pour que Gm soit le milieu du segment [IC].
3) On pose u mMA 2MB 4MC et m=2
11 juin 2019 7
APC MATHEMATIQUES ATELIER PREMIERE C ANNEE SCOLAIRE 2019-2020
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a) Montrer que u 8MG2 et en déduire la nature et les éléments caractéristiques de l’ensemble
(E) des points M tels que u 24 .
x
b) Soit (F) l’ensemble des points M du plan tels que [Link] 0
y
1
i) Montrer que G2 a pour coordonnées .
2
ii) Déterminer une équation cartésienne de (F).
iii) En déduire la nature et les éléments caractéristiques de (F).
11 juin 2019 8
APC MATHEMATIQUES ATELIER PREMIERE C ANNEE SCOLAIRE 2019-2020
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Table des matières
MODULE 23 (C-E) : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS ÉLÉMENTAIRES DU PLAN ............................................ 2
2.3 Propriétés.................................................................................................................................................... 6
Nous avons vu en 2nde ce que c’est qu’un groupe abélien. L’écriture d’un groupe (𝐸 ; ∗ ) c’est une structure
algébrique (ensemble non vide 𝐸 muni d’une loi de composition interne ∗ associative, admettant un élément
neutre dans lequel tout élément admet un symétrique). Dans ce chapitre, nous parlerons d’une structure
algébrique particulière appelée espace vectoriel réel. Mais comment s’écrit-elle ? quels en sont des
exemples ? quelles sont ses propriétés ?
Intérêt :
Les espaces vectoriels permettent de caractériser tous les éléments de certains ensembles (même infinis) à
partir d’un petit échantillon (fini) dudit ensemble.
Ils trouvent leur utilisation dans les démonstrations d’autres propriétés mathématiques, notamment les
solutions d’une équation différentielle permettant de donner l’équation horaire d’un mobile en physique, la
résolution des systèmes linéaires ayant plusieurs inconnues, l’expression analytique de certaines suites
récurrentes
Motivation :
Pré-requis: groupes
∀ 𝑎 ∈ ℝ, ∀ 𝜆 ∈ ℝ, 𝜆.𝑎 ∈ℝ
Solution :
𝛼. (𝛽. 𝑥 ) = (𝛼 × 𝛽 ). 𝑥; (𝛼 + 𝛽 ). 𝑥 = 𝛼. 𝑥 + 𝛽. 𝑥; 𝛼. (𝑥 + 𝑦) = 𝛼. 𝑥 + 𝛼. 𝑦 et 1ℝ . 𝑥 = 𝑥.
1.2.2 Définition
On dit qu’un ensemble 𝐸 muni d’une loi de composition interne " + " et d’une loi de composition
externe ". " [qu’on note (𝐸; +; . )] est un espace vectoriel réel ou espace vectoriel sur ℝ ou ℝ- espace
vectoriel lorsque :
i. (𝐸; +) est un groupe commutatif. Son élément neutre est noté ⃗⃗⃗⃗
0𝐸 ou 𝑂𝐸 et est aussi appelé
vecteur nul de 𝐸.
ii. ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, 𝛼. (𝛽. 𝑥 ) = (𝛼 × 𝛽 ). 𝑥 (associativité mixte)
iii. ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, (𝛼 + 𝛽 ). 𝑥 = 𝛼. 𝑥 + 𝛽. 𝑥.
(distributivité de la multiplication externe . sur l’addition + dans ℝ)
iv. ∀ 𝛼 ∈ ℝ, ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐸, 𝛼. (𝑥 + 𝑦) = 𝛼. 𝑥 + 𝛼. 𝑦
(distributivité de la multiplication externe . sur l’addition + dans 𝐸)
v. ∀ 𝑥 ∈ 𝐸, 1ℝ . 𝑥 = 𝑥 (1ℝ étant l’élément neutre pour × dans ℝ)
1.2.4 Exercice d’application: vérifier clairement que (ℝ ; +; . ) est un espace vectoriel réel
Exercice 1 :
⃗⃗⃗⃗𝐸 = 0
➢ 𝜆. 0 ⃗⃗⃗⃗𝐸 et 𝑂. 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸
⃗ =0
➢ (𝜆. 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸 ) ⟺ (𝜆 = 0 ou 𝑢
⃗ =0 ⃗⃗⃗⃗𝐸 )
⃗ =0
➢ 𝜆(−𝑢
⃗ ) = (−𝜆)𝑢
⃗ = −(𝜆𝑢
⃗)
➢ 𝜆 (𝑢
⃗ − 𝑣 ) = 𝜆𝑢
⃗ − 𝜆𝑢
⃗
➢ (𝜆 − 𝛼)𝑢
⃗ = 𝜆𝑢
⃗ − 𝛼𝑢
⃗
(𝜆. 𝑢
⃗ = 𝛼. 𝑢
⃗ ) ⟺ (𝜆 = 𝛼 ou 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝐸 )
⃗ =0
(preuve en exercice)
Objectifs :
➢ Montrer qu’une famille finie est une famille génératrice ; libre ; liée d’un espace vectoriel.
➢ Montrer qu’une famille finie est une base d’un espace vectoriel.
➢ Déterminer la dimension d’un espace vectoriel.
Pré-requis:
2.1 Définitions
Soient 𝐸 un espace vectoriel et 𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 des vecteurs de 𝐸.
∀𝑢
⃗ ∈ 𝐸, ∃ 𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 ∈ ℝ ∶ 𝑢
⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ + 𝛼𝑛 𝑒𝑛.
➢ On dit que la famille (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝑛 ) est une base de 𝐸 si cette famille est à la fois libre et
génératrice. Dans ce cas, tout vecteur de 𝐸 s’écrit de manière unique comme combinaison linéaire
⃗ ∈ 𝐸, ∃! 𝛼1 ; 𝛼2 ; 𝛼3 ; … ; 𝛼𝑛 ∈ ℝ ∶ 𝑢
des vecteurs de la base. (∀𝑢 ⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 + 𝛼3 𝑒3 + ⋯ +
𝛼𝑛 𝑒𝑛 ).
2.2 Exemples
Dans ℝ2 , on pose 𝑒1 = (−1; 2) ; 𝑒2 = (1; 1) et 𝑒3 = (3; −6)
⃗ ℝ2 . Montrons que 𝛼1 = 𝛼2 = 0.
Soient 𝛼1 et 𝛼2 ∈ ℝ : 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 = 0
−𝛼1 + 𝛼2 = 0
⇒(-𝛼1 + 𝛼2 ; 2𝛼1 + 𝛼2 ) = (0; 0) ⇒{
2𝛼1 + 𝛼2 = 0
𝛼2 = 𝛼1 𝛼2 = 𝛼1 𝛼2 = 𝛼1 𝛼1 = 0
⇒ {2𝛼 + 𝛼 = 0 ⇒ {3𝛼 = 0 ⇒{𝛼 =0 ⇒{
1 1 1 1 𝛼2 = 0
Ainsi, la famille (𝑒1 ; 𝑒2 ) est libre.
⃗ = (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ𝟐 . Cherchons 𝛼1 , 𝛼2 ∈ ℝ ∶ 𝑢
Soit 𝑢 ⃗ = 𝛼1 𝑒1 + 𝛼2 𝑒2 .
⃗ ℝ2 avec 𝛼1 ≠ 0 ou 𝛼3 ≠ 0.
Il s’agit de chercher 𝛼1 et 𝛼3 ∈ ℝ ∶ 𝛼1 𝑒1 + 𝛼3 𝑒3 = 0
−𝛼 + 3𝛼3 = 0 𝛼 = 3𝛼3
⇔(-𝛼1 + 3𝛼3 ; 2𝛼1 − 6𝛼3 ) = (0; 0) ⇔{ 1 ⇔{ 1
2𝛼1 − 6𝛼3 = 0 2𝛼1 = 6𝛼3
𝛼 = 3𝛼3
⇔{ 1 ⇔ 𝛼1 = 3𝛼3 .
𝛼1 = 3𝛼3
⃗ ℝ2
En choisissant 𝛼3 = 1, on a 𝛼1 = 3 . Ainsi, la famille (𝑒1 ; 𝑒3 ) est liée car 3𝑒1 + 1𝑒3 = 0
2.3 Propriétés
Soit 𝐸 un espace vectoriel et 𝑢
⃗ un vecteur de 𝐸
➢ Une famille est liée si et seulement si l’un de ses vecteurs s’écrit comme combinaison linéaire des
autres vecteurs.
➢ Toute famille de vecteurs contenant le vecteur nul est liée.
➢ {𝑢
⃗ } est libre si et seulement si 𝑢 ⃗
⃗ ≠0
➢ Toute sous-famille d’une famille libre de 𝐸 est encore une famille libre de 𝐸 et toute sur-famille
d’une famille génératrice de 𝐸 est encore une famille génératrice de 𝐸.
Cas particuliers
• ⃗}=0
dim {0
• Si dim 𝐸 = 1, alors 𝐸 est appelé une droite vectorielle. Dans le plan, elle a une équation de la forme
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 0, avec (𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0).
• Si dim 𝐸 = 2, alors 𝐸 est appelé un plan vectoriel. Dans l’espace, elle a une équation de la forme
𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 = 0 avec (𝑎; 𝑏; 𝑐 ) ≠ (0; 0; 0).
La base canonique de ℝ𝑛 est (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝒏 ) telle que 𝑒1 = (1; 0; 0; … ; 0); 𝑒2 = (0; 1; 0; … ; 0); … ;
2.4.3 Propriétés
Soit E un espace vectoriel de dimension 𝒏 et (𝑒1; 𝑒2 ; 𝑒3 ; … ; 𝑒𝒏 ) une famille de 𝒏 vecteurs de 𝐸
➢ Démontrer qu’une partie d’un espace vectoriel en est un sous espace vectoriel.
➢ Déterminer une base d’un sous-espace vectoriel.
➢ Justifier que deux sous-espaces vectoriels sont supplémentaires.
Pré-requis:
3.1.2 Définition
Soit (𝐸; +; . ) un espace vectoriel réel et 𝐹 une partie de 𝐸. On dit que 𝐹 est un sous-espace vectoriel de
(𝐸; +; . ) lorsque (𝐹; +; . ) [muni des mêmes loi + et . que 𝐸] est un espace vectoriel.
3.1.3 Propriété
Soient (𝐸; +; . ) un espace vectoriel réel et 𝐹 une partie de 𝐸.
𝐹 est un sous-espace vectoriel de (𝐸; +; . ) lorsque les conditions suivantes sont satisfaites :
➢ 𝐹≠∅
➢ 𝐹 est stable pour + c’est-à-dire ∀ 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐹, 𝑢 + 𝑣 ∈ 𝐹
➢ 𝐹 est stable pour la multiplication externe c’est-à-dire ∀ 𝑢 ∈ 𝐹, ∀𝜆 ∈ ℝ, 𝜆. 𝑢 ∈ 𝐹
➢ 𝐹≠∅
➢ 𝐹 est stable par combinaison linéaire c’est-à-dire ∀ 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐹, ∀𝛼, 𝛽 ∈ ℝ, 𝛼𝑢 + 𝛽𝑣 ∈ 𝐹
3.1.4 Remarques
➢ Tout sous-espace vectoriel est un espace vectoriel et par conséquent, les propriétés des espaces
vectoriels restent valables pour les sous-espaces vectoriels.
➢ Si (𝐸; +; . ) est un espace vectoriel réel, alors 𝐸 et {0𝐸 } sont des sous-espaces vectoriels de 𝐸. (à
vérifier)
➢ {0𝐸 } est appelé sous-espace vectoriel nul de 𝐸.
➢ 𝐸 et {0𝐸 } sont des sous-espaces vectoriels triviaux de 𝐸 et les autres seront des sous-espaces
vectoriels propres de 𝐸.
3.1.5 Exemple
On sait que (ℝ2 ; + ; . ) est un espace vectoriel sur ℝ. On pose 𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : 2𝑥 − 3𝑦 = 0}.
Solution :
Les éléments de 𝐹 sont par définition dans ℝ2 . Ainsi, 𝐹 est une partie de ℝ2
➢ Montrons que 𝑭 ≠ ∅
(𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ ℝ2 . Ainsi, 𝑥1 ; 𝑦1 ; 𝑥2 ; 𝑦2 ∈ ℝ et puisque + est une loi de
composition interne dans ℝ, alors 𝑥1 + 𝑥2 ; 𝑦1 + 𝑦2 ∈ ℝ d’où (𝑥1 + 𝑥2 ; 𝑦1 + 𝑦2 ) ∈ ℝ2 .
En outre : 2(𝑥1 + 𝑥2 ) − 3(𝑦1 + 𝑦2 ) = 2𝑥1 + 2𝑥2 − 3𝑦1 − 3𝑦2 = 2𝑥1 − 3𝑦1 + 2𝑥2 − 3𝑦2 . Or
(𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹. Donc 2𝑥1 − 3𝑦1 = 0 = 2𝑥2 − 3𝑦2 . D’où 2(𝑥1 + 𝑥2 ) − 3(𝑦1 + 𝑦2 ) = 0 + 0 = 0.
Ainsi, (𝑥1 ; 𝑦1 ) + (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹. Donc 𝐹 est stable pour +.
𝜆. (𝑥 ; 𝑦) = (𝜆. 𝑥 ; 𝜆. 𝑦).
(𝑥; 𝑦) ∈ 𝐹 donc (𝑥; 𝑦) ∈ ℝ2 . Ainsi, 𝑥; 𝑦 ∈ ℝ. De plus, 𝜆 ∈ ℝ et puisque . est une loi de composition interne
dans ℝ, alors 𝜆. 𝑥; 𝜆. 𝑦 ∈ ℝ d’où (𝜆. 𝑥; 𝜆. 𝑦) ∈ ℝ2 . En outre : 2(𝜆. 𝑥 ) − 3(𝜆. 𝑦) = 2𝜆. 𝑥 − 3𝜆. 𝑦 =
𝜆. (2𝑥 − 3𝑦). Or (𝑥; 𝑦) ∈ 𝐹 donc 2𝑥 − 3𝑦 = 0. D’où 2(𝜆. 𝑥 ) − 3(𝜆. 𝑦) = 𝜆. 0 = 0. Ainsi, 𝜆. (𝑥 ; 𝑦) ∈ 𝐹
donc 𝐹 est stable pour la multiplication externe . et par conséquent, 𝐹 est un sous-espace vectoriel de
𝐸 = ℝ2
Deuxième méthode :
Les éléments de 𝐹 sont par définition dans ℝ2 . Ainsi, 𝐹 est une partie de ℝ2
➢ Montrons que 𝑭 ≠ ∅
= 𝛼. (2𝑥1 − 3𝑦1 ) + 𝛽. (2𝑥2 − 3𝑦2 ). Or (𝑥1 ; 𝑦1 ); (𝑥2 ; 𝑦2 ) ∈ 𝐹 donc 2𝑥1 − 3𝑦1 = 0 = 2𝑥2 − 3𝑦2 .
Exercice
𝐹 ∩ 𝐺 = {𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑢
⃗ ∈ 𝐹 𝑒𝑡 𝑢
⃗ ∈ 𝐺} et 𝐹 + 𝐺 = {𝑤
⃗⃗ ∈ 𝐸 ∶ ∃𝑢
⃗ ∈ 𝐹, ∃𝑣 ∈ 𝐺 ∶ 𝑤
⃗⃗ = 𝑢
⃗ + 𝑣}
3.2.2 Propriétés
Soient 𝐹 et 𝐺 deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸 (𝐸 de dimension finie).
Vérifier si tout vecteur de ℝ3 peut se décomposer de manière unique comme somme d’un vecteur de 𝐹 et
d’un vecteur de 𝐺.
3.3.2 Contre-exemple :
𝐹 = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : − 𝑥 + 𝑦 = 0} et G = {(𝑥 ; 𝑦) ∈ ℝ2 : 𝑥 + 2𝑦 = 0} sont des sous espaces vectoriels de
ℝ2 .
Ainsi, (3; 3) + (−2 ; 1) ∉ 𝐹 ∪ 𝐺 donc 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas un groupe et par conséquent, 𝐹 ∪ 𝐺 n’est pas un
sous espace vectoriel.
3.3.3 Propriété
Plus généralement, si 𝐹 et 𝐺 sont deux sous espaces vectoriels d’un même espace vectoriel 𝐸, alors les seuls
cas où 𝐹 ∪ 𝐺 est un sous espace vectoriel de 𝐸 sont les deux cas suivants :
En effet :
Si 𝐹 ⊄ 𝐺 et 𝐺 ⊄ 𝐹, alors ∃𝑥 ∈ 𝐹: 𝑥 ∉ 𝐺 et ∃𝑦 ∈ 𝐺: 𝑦 ∉ 𝐹.
𝑥 ∈ 𝐹 donc 𝑥 ∈ 𝐹 ∪ 𝐺. 𝑦 ∈ 𝐺 donc 𝑦 ∈ 𝐹 ∪ 𝐺.
Exercice
On a : u + v = ( x, y, z ) + ( a, b, c ) = ( x, y, z ) + ( a, b, c )
= ( x + a, y + b, z + c )
Il s’en suit ( )
: f u + v = f ( x + a, y + b, z + c )
= ( −2 ( x + a ) , y + b + 3 ( z + c ) )
= ( −2 x − 2 a, y + b + 3 z + 3 c )
= ( −2 x, y + 3 z ) + ( −2 a, b + 3 c )
= ( −2 x, y + 3z ) + ( −2a, b + 3c )
()
= f u + f v . ()
• L’application f: → n’est pas linéaire. En effet : f (1) = 1 et f ( 2) = 4 , mais
2
x x
f ( 2) 2 f (1)
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Page52
(b) Vocabulaire et exemples
Soient E et F deux - espaces vectoriels.
• Une application linéaire de E dans F est aussi appelée morphisme ou
homomorphisme.
• Une application linéaire de E dans E est appelé endomorphisme.
• Un morphisme bijectif est un isomorphisme
• Un endomorphisme bijectif est un automorphisme.
(c) Quelques propriétés sur les applications linéaires
Activité
Soient E et F deux -espaces vectoriels. 0E et 0F les vecteurs nuls respectifs de E et
F. f une application linéaire de E dans F.
1. Montrer que u E, f 0E( ) ( ) ()
= 0F et f −u = − f u .
2. En déduire que u, v E, f ( u − v ) = f (u ) − f ( v ) .
Clé 1 Soit u E , on a : u + 0 = u et u + ( −u ) = 0
f étant une application linéaire, f (u ) + f ( 0 ) = f (u )
E E
donc, f ( 0 ) = − f (u ) + f (u ) = 0
E F
f (u ) + f ( −u ) = 0 , par conséquent, f ( −u ) = − f (u ) .
F
Clé 2 Par linéarité, le résultat en découle !
Moralité : Si f est une application linéaire de E dans F , alors f ( 0 ) = 0 et E F
pour tous u, v E, f ( −u ) = − f (u ) et f ( u − v ) = f (u ) − f ( v ) .
Propriétés (admises)
Par une application linéaire f
E dans F :
de
✓ L’image de toute base de E est une base de F Lorsque f est bijective.
✓ L’image d’un sous-espace vectoriel de E est un sous-espace vectoriel de F .
✓ L’image réciproque d’un sous-espace vectoriel de F est un sev de E.
(d) Caractérisation d’une application linéaire entre espaces vectoriels
Soit E et F deux ℝ −espaces vectoriels de dimensions finies.
des vecteur d’une base de E. Autrement dit, lorsqu’on connait les images par f
des éléments d’une base de E, on dit que l’application linéaire f existe et est
unique.
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Exemple : Soit E un espace vectoriel rapporté à une base B ( )
= i, j .
()
g u =i et ()
g v = − j?
Exercice résolu
Soit E un espace vectoriel muni d’une base B ( )
= i, j .
On considère l’application f : E → E qui à tout vecteur u = xi + y j associe le vecteur
()
f u = ( 2x − y ) i + ( −4x + 2 y ) j.
1. Montrer que f est un endomorphisme de E.
2. Déterminer ( ) ( ) et f (i + 2 j ).
f i ,f j
3. Déterminer l’expression analytique de f.
4. Calculer les coordonnées du vecteur a ( −1;2) par f .
Une solution
1. Il suffit de montrer que f est linéaire.
2. On a : ()
i (1,0) et j ( 0,1) , donc f i = 2i − 4 j et f j = −i + 2 j. ()
On en déduit que f i + 2 j = 0.( )
3.
, , , ,
Soit u = xi + y j E et u = xi + y j un vecteur de E tel que u = f u .
,
()
x = 2x − y
,
() , ,
u = f u ⟺ x i + y j = ( 2x − y ) i + ( −4x + 2 y ) j ⟺ { ,
y = −4x + 2 y
4. ()
Le vecteur f a a pour couple de coordonnées ( −4;8) .
Page54
Une solution
2x − y = 0
1. Soit u ( x, y ) 2
. f u =0() 2 ⟺{
−4x + 2 y = 0
⟺ 2x − y = 0
ker f = u E / f u = 0F . ()
• On appelle image de f , notée Im f le sous-ensemble f (E) de F, image de E
par f.
Im f = f ( E) = v F / u E, f u = v . ()
Exercice résolu
E est un espace vectoriel dont une base est (i, j ). Soit f l’endomorphisme de E tel que
()
f i =i−2j (
f j + 2i = 0E .
et )
1. Déterminer ker f . En donner une base.
2. Déterminer Im f . En donner une base.
(c) Propriétés
Soit f : E → F une application linéaire :
P1) ker fet Im f sont deux sous-espaces vectoriels respectifs de E et F.
P2) f est injective ⟺ ker f = 0E .
P3) f est surjective ⟺ Im f = F.
P4) Si f est injective, alors l’image d’une famille libre de E est une famille libre de F .
P5) Si f est surjective, alors l’image d’une famille génératrice de E est une famille
génératrice de F .
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Page55
LECON 2 : MATRICES
2.1 Définition
Soit E un espace vectoriel de base B ( )
= i, j . Soit f un endomorphisme de E tel que
() ()
f i = ai + b j et f j = ci + d j où a, b, c et d sont quatre réels.
( )
On appelle matrice de f dans la base B = i, j le tableau noté M f tel que
a c
Mf =
b d
Remarque : Toute matrice est entièrement déterminée par les images des vecteurs de
base disposées en colonnes.
2.2
A) Soit un endomorphisme de
,
( )
E rapporté à la base B = i, j qui, à tout vecteur u = xi + y j
associe le vecteur u = ( x − 2 y ) i + ( −3x + 2 y ) j. On pose e1 = i − 2 j et e2 = −3i + 4 j.
1. Ecrire la matrice de dans la base B .
2. Soit g l’endomorphisme de E déterminé par g e1 = e1 et g e2 = −e2 .( ) ( )
( )
(a) Montrer que e1 , e2 est une base de E.
(b) Ecrire la matrice de g dans la base e1 , e2 . ( )
(c) Déterminer la matrice de g dans la base i, j . ( )
EXERCICE 4
E est un plan vectoriel de base B ( )
= i, j . On considère deux réels a et b et l’endomorphisme
() ()
de E défini par : i = ai + b j et j = (1 − a ) i + (1 − b ) j.
1. Donner la matrice M de dans la base B .
2. A quelle condition sur les réels a et b a-t-on bijective ?
1
3. On suppose que a = b = . Déterminer ker et Im . En préciser les bases.
2
4. Calculer la matrice de ∘ − 2 + id.
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⃗ 𝑬 } et 𝑰𝒎 𝒇 = 𝑭
Remarque : 𝒇 est bijective ⇔ 𝑲𝒆𝒓 𝒇 = {𝟎
Si 𝑓 est une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹 tous de
dimensions finies, alors 𝐾𝑒𝑟 𝑓 et 𝐼𝑚 𝑓 sont aussi de dimensions finies et on a
Application :
𝑓 est une application linéaire d’un espace vectoriel 𝐸 vers un espace vectoriel 𝐹. On suppose que
𝐸 et 𝐹 sont de même dimension finie E.
LECON 2 : MATRICES
1.1 Définition
Soit 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖; 𝑗). Soit 𝑓 un endomorphisme de 𝐸 tel que
𝑎 𝑐
( ) est la première colonne et ( ) est la deuxième.
𝑏 𝑑
𝑎 𝑐
Le tableau ( ) comporte donc deux lignes et deux colonnes. Une matrice est dite carrée si
𝑏 𝑑
elle comporte autant de lignes que de colonnes. Dans ce cas, ce nombre de ligne est appelé
ordre de la matrice.
L’ensemble des matrices carrées d’ordre 𝑛 à coefficients dans ℝ est souvent noté ℳ𝑛 (ℝ).
Remarque : Toute matrice est entièrement déterminée par les images des vecteurs de base
disposées en colonnes.
Exemple : 𝑓 et 𝑔 sont des endomorphismes d’un espace vectoriel 𝐸 de base ℬ = (𝑖; 𝑗).
2 5
• Si 𝑓(𝑖) = 2𝑖 + 3𝑗 et 𝑓(𝑗) = 5𝑖 − 4𝑗 alors 𝑀𝑓 = ( )
3 −4
3 8
• Si 𝑀𝑔 = ( ), alors 𝑔(𝑖) = 3𝑖 − 4𝑗 et g(𝑗) = 8𝑖 + 𝑗
−4 1
1 0
• 𝑖𝑑(𝑖) = 𝑖 et 𝑖𝑑(𝑗) = 𝑗. Donc 𝑀𝑖𝑑 = ( ): cette matrice comporte les 1 sur la diagonale
0 1
principale et les 0 ailleurs.
2 −3
Dans une base ℬ = (𝑖 ; 𝑗) de 𝐸, ⃗⃗⃗
𝑒1 (−1; 2), ⃗⃗⃗
𝑒2 (1; −1) et 𝑀(𝑓;ℬ) = ( )
4 1
Donc 𝑗 = ⃗⃗⃗
𝑒1 + ⃗⃗⃗
𝑒2 et 𝑖 = ⃗⃗⃗
𝑒2 + 𝑗 = ⃗⃗⃗
𝑒2 + ⃗⃗⃗
𝑒1 + ⃗⃗⃗
𝑒2 = ⃗⃗⃗
𝑒1 + 2𝑒⃗⃗⃗2
2 −3
𝑀(𝑓;ℬ) = ( ). Donc 𝑓(𝑖) = 2𝑖 + 4𝑗 et 𝑓(𝑗) = −3𝑖 + 𝑗
4 1
𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) = 𝑓(−𝑖 + 2𝑗) = −𝑓(𝑖) + 2𝑓(𝑗) car 𝑓 est linéaire. 𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) = 𝑓(𝑖 − 𝑗) = 𝑓(𝑖) − 𝑓(𝑗) Ainsi,
−10 8
𝑓(𝑒⃗⃗⃗1 ) = −10𝑒⃗⃗⃗1 − 18𝑒⃗⃗⃗2 et 𝑓(𝑒⃗⃗⃗2 ) = 8𝑒⃗⃗⃗1 + 13𝑒⃗⃗⃗2 . Donc 𝑀(𝑓;ℬ′) = ( )
−18 13
La somme de deux matrices est possible si elles ont le même nombre de lignes et le même
nombre de colonnes.
1ère ligne 1ère colonne : 𝑎𝑎′ + 𝑐𝑏′ 1ère ligne 2ième colonne : 𝑎𝑐′ + 𝑐𝑑′
2ième ligne 1ère colonne : 𝑏𝑎′ + 𝑑𝑏′ 2ième ligne 2ième colonne : 𝑏𝑐′ + 𝑑𝑑′
Le produit de deux matrices est possible si le nombre de lignes de la première est égal au nombre
de colonnes de la deuxième.
Exemples :
2 −3 6 −6 2+6 −3 − 6 8 −9
• ( )+( )+( )+( )
−1 4 8 5 −1 + 8 4+5 7 9
2 −3 2 −3
• 𝑑é𝑡 ( )=| | = 2(4) − (−1)(−3) = 8 − 3 = 5
−1 4 −1 4
Remarques :
𝑎 𝑐 0 0 𝑎 𝑐 0 0 𝑎 𝑐 0 0
• ( )+( )=( )=( )+( ): la matrice ( ) est l’élément neutre pour
𝑏 𝑑 0 0 𝑏 𝑑 0 0 𝑏 𝑑 0 0
l’addition des matrices dans ℳ2 (ℝ) : elle est appelée matrice nulle de ℳ2 (ℝ).
𝑎 𝑐 𝑎 𝑐
• 1×( )=( )
𝑏 𝑑 𝑏 𝑑
𝑎 𝑐 1 0 𝑎 𝑐 1 0 𝑎 𝑐 1 0
• ( )×( )=( )=( )×( ): la matrice ( ) est l’élément neutre pour
𝑏 𝑑 0 1 𝑏 𝑑 0 1 𝑏 𝑑 0 1
la multiplication des matrices dans ℳ2 (ℝ): elle est appelée matrice identité de ℳ2 (ℝ) et est
souvent notée 𝐼2 .
• (ℳ2 (ℝ); +;×) est un espace vectoriel réel.
1 4 6 2 3
2 −6 2 −6 4−3 6−6 1 0
𝐴×𝐵 =( )× ( )=( ) × (1 )=( )=( )
−1 4 2 1 2 −1 4 1 −2 + 2 −3 + 4 0 1
2
1 4 6 2 −6 2 3 2 −6 4−3 −12 + 12 1 0
𝐵 × 𝐴 = 2( )×( ) = (1 1) × (−1 )=( )=( )
1 2 −1 4 2 4 1−1 −3 + 4 0 1
On constate que 𝐴 × 𝐵 = 𝐵 × 𝐴 = 𝐼2 .
2) Calculons et 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴
𝑑 −𝑐
𝑎 𝑐 1 𝑑 −𝑐
𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 𝑎𝑑 − 𝑏𝑐. Donc 𝐵 = 𝑎𝑑−𝑏𝑐 ( ) = (𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
𝑎 ).
𝑏 𝑑 −𝑏 𝑎 −𝑏
𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
𝑑 −𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 −𝑎𝑐+𝑎𝑐
𝑎 𝑐 1 0
Ainsi, 𝐴 × 𝐵 = ( ) × (𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
𝑎 ) = 𝑎𝑑−𝑏𝑐
(𝑏𝑑−𝑏𝑑 𝑎𝑑−𝑏𝑐
−𝑏𝑐+𝑑𝑎) =( )
𝑏 𝑑 −𝑏 0 1
𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐 𝑎𝑑−𝑏𝑐
b) Définition
on dit qu’une matrice 𝐴 carrée d’ordre deux est inversible lorsqu’il existe une autre
matrice 𝐵 telle que 𝐴 × 𝐵 et 𝐵 × 𝐴 = 𝐼2 . Dans ce cas, la matrice 𝐵 est appelée inverse
de 𝐴 est est notée 𝐴−1
c) Propriétés
𝑎 𝑐
• Une matrice carrée 𝐴 = ( ) d’ordre deux est inversible si et seulement si
𝑏 𝑑
𝑑é𝑡(𝐴) ≠ 0 et dans ce cas, l’inverse 𝐴−1 de 𝐴 est définie par
1 𝑑 −𝑐
𝐴−1 = 𝑑é𝑡(𝐴) ( )
−𝑏 𝑎
Exemples
2 −6 2 −6
𝐴=( ) On a : 𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 6 − 6 = 0. Donc 𝐴 n’est pas inversible.
−1 3 −1 3
3 −5 3 −5
𝐴=( ) On a : 𝑑é𝑡(𝐴) = | | = 12 − 10 = 2. 𝑑é𝑡(𝐴) ≠ 0 donc 𝐴 est inversible et
−2 4 −2 4
5
1 𝑑 −𝑐 1 4 5 2 2
𝐴−1 = 𝑑é𝑡(𝐴) ( ) = 2( )=( 3) .
−𝑏 𝑎 2 3 1 2
5
−5 2
15 15
3 2 6−5 − 1 0
Vérification : ( )( 3) =( 2 2 )=( ) et
−2 4 1 −4 + 4 −5 + 6 0 1
2
5
2
( 2) ( 3 −5) = (6 − 5 −10 + 10) = (1 0)
3 −2 4 3−3 −5 + 6 0 1
1
2
𝑥
(𝑦) est vu comme une matrice ayant deux lignes et une colonne (matrice colonne).
𝑎 𝑏 𝑥 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦
En utilisant le procédé de la multiplication de deux matrices, on a ( ) (𝑦) = ( ).
𝑐 𝑑 𝑐𝑥 + 𝑑𝑦
𝑎 𝑏 𝑥 𝑒 𝑎 𝑏 𝑥 𝑒
Ainsi, (𝑆) ⇔ ( ) (𝑦) = (𝑓 ) ou encore 𝐴𝑋 = 𝐵 avec 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = (𝑓)
𝑐 𝑑 𝑐 𝑑
⇔ 𝐴−1 𝐴𝑋 = 𝐴−1 𝐵
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Page61 Applications linéaires
⇔ 𝐼2 𝑋 = 𝐴−1 𝐵 car 𝐴−1 𝐴 = 𝐼2
⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵 car 𝐼2 𝑋 = 𝑋
Exercice d’application 1
3𝑥 − 5𝑦 = 11
1) Résoudre par combinaison linéaire le système suivant (𝑆): {
−2𝑥 + 4𝑦 = −8
2) Retrouver les solutions précédentes en utilisant les matrices.
Solution :
6𝑥 − 10𝑦 = 22
1) (𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑦 = −2 et 𝑦 = −1
−6𝑥 + 12𝑦 = −24
12𝑥 − 20𝑦 = 44
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑥 = 4 et 𝑥 = 2. L’ensemble solution est {(2; −1)}
−10𝑥 + 20𝑦 = −40
3𝑥 − 5𝑦 = 11 3 −5 𝑥 11
2) (𝑆): { . Posons 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = ( ).
−2𝑥 + 4𝑦 = −8 −2 4 −8
5
3 −5 2 2
On a vu précédemment que 𝐴 = ( ) est inversible et 𝐴−1 = ( 3) .
−2 4 1 2
(𝑆) ⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵
5
𝑥 2 11
2
⇔ (𝑦) = ( 3) (−8)
1 2
5
𝑥 2(11) + 2 (−8)
⇔ (𝑦) = ( 3 )
1(11) + (−8) 2
𝑥 2
⇔ (𝑦) = ( )
−1
⇔ 𝑥 = 2 et 𝑦 = −1. On retrouve l’ensemble solution {(2; −1)}
Exercice d’application 2
3𝑥 − 5𝑦 = 𝛼
1) Résoudre par combinaison linéaire le système suivant dans ℝ² (𝑆): {
−2𝑥 + 4𝑦 = 𝛽
3 −5
2) Déduire l’inverse de la matrice ( )
−2 4
solution
1) Résolution du système :
6𝑥 − 10𝑦 = 2𝛼 3
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑦 = 2𝛼 + 3𝛽 et 𝑦 = 𝛼 + 𝛽
−6𝑥 + 12𝑦 = 3𝛽 2
12𝑥 − 20𝑦 = 4𝛼 5
(𝑆) ⇔ { . Ainsi, 2𝑥 = 4𝛼 + 5𝛽 et 𝑥 = 2𝛼 + 2 𝛽.
−10𝑥 + 20𝑦 = 5𝛽
5 3
L’ensemble solution est {(2𝛼 + 2 𝛽; 𝛼 + 2 𝛽)}
2) Déduction de l’inverse.
3𝑥 − 5𝑦 = 𝛼 3 −5 𝑥 𝛼
(𝑆): { . Posons 𝐴 = ( ) ; 𝑋 = (𝑦) et 𝐵 = (𝛽 ).
−2𝑥 + 4𝑦 = 𝛽 −2 4
5 5 5
2𝛼 + 𝛽 2 𝛼 2
2 2 2
(𝑆) ⇔ 𝑋 = 𝐴−1 𝐵. Or ( ) = ( ) ( ). Donc 𝐴−1
= ( 3)
1 2 𝛽
3 3
1𝛼 + 2 𝛽 1 2
Exercice
5𝑥 − 8𝑦 = 4
1) En utilisant les matrices, résoudre dans ℝ² le système {
−2𝑥 + 3𝑦 = 3
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Page62 Applications linéaires
5 4
2) En utilisant une résolution d’un système, déterminer l’inverse de 𝐴 = ( )
−3 −2
Solution
Soient 𝑢
⃗ , 𝑣 ∈ 𝐸; 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ
• (𝑓 + 𝑔)(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑓(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣 ) + 𝑔(𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣) + 𝑎𝑔(𝑢
⃗ ) + 𝑏𝑔(𝑣)
= 𝑎[𝑓(𝑢⃗ ) + 𝑔(𝑢
⃗ )] + 𝑏[𝑓(𝑣) + 𝑔(𝑣)] = 𝑎[𝑓 + 𝑔](𝑢⃗ ) + 𝑏[𝑓 + 𝑔](𝑣)
• (𝑘. 𝑓)(𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑘. 𝑓(𝑎𝑢 ⃗ + 𝑏𝑣) = 𝑘. [𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣)] = (𝑘𝑎). 𝑓(𝑢⃗ ) + (𝑘𝑏). 𝑓(𝑣) =
𝑎[𝑘. 𝑓(𝑢 )]
⃗ + 𝑏[𝑘. 𝑓(𝑣 )]
• [𝑔 ∘ 𝑓](𝑎𝑢⃗ + 𝑏𝑣 ) = 𝑔[𝑓(𝑎𝑢⃗ + 𝑏𝑣)] = 𝑔[𝑎𝑓(𝑢 ⃗ ) + 𝑏𝑓(𝑣)] car 𝑓 est linéaire
= 𝑎𝑔[𝑓(𝑢 ⃗ )] + 𝑏𝑔[𝑓(𝑣)] car 𝑔 est linéaire
= 𝑎[𝑔 ∘ 𝑓](𝑢⃗ ) + 𝑏[𝑔 ∘ 𝑓](𝑣)
b) Définition
Soient 𝑓 et 𝑔 deux applications linéaires d’un même espace vectoriel 𝐸 vers un même espace
vectoriel 𝐹 et 𝑘 un nombre réel.
Activité d’apprentissage
Soit 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖; 𝑗). Soient 𝑓et 𝑔 deux endomorphismes de 𝐸 et 𝑘 un
𝑎 𝑐
réel tels que 𝑀𝑓 = ( ) et 𝑀𝑔 = (𝑎′ 𝑐′ )
𝑏 𝑑 𝑏′ 𝑑′
Propriétés
Exemples :
2 −1 1 3
Si 𝑀𝑓 = ( ) et 𝑀𝑔 = ( ) dans une base ℬ = (𝑖; 𝑗), alors :
3 1 −1 2
2 −1 1 3 3 2
• 𝑀𝑓+𝑔 = 𝑀𝑓 + 𝑀𝑔 = ( )+( )=( )
3 1 −1 2 2 3
2 −1 10 −5
• 𝑀(5.𝑓) = 5. 𝑀𝑓 = 5 ( )=( )
3 1 15 5
1 3 2 −1 11 2
• 𝑀𝑔∘𝑓 = 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓 =( )( )=( )
−1 2 3 1 4 3
d) Matrice de la réciproque d’un automorphisme
𝑓 est un automorphisme si et seulement si elle est bijective, ce qui équivaut à dire qu’il existe une
application 𝑔 telle que 𝑔 ∘ 𝑓 = 𝑓 ∘ 𝑔 = 𝑖𝑑𝐸 . Dans ce cas, 𝑔 = 𝑓 −1.
⟺ 𝑀𝑔 × 𝑀𝑓 = 𝐼2
Propriété
𝑎 𝑐
Soient 𝐸 un espace vectoriel de base ℬ = (𝑖 ; 𝑗) et 𝑀𝑓 = ( ) la matrice d’une application
𝑏 𝑑
linéaire 𝑓.
1 𝑑 −𝑐
𝑓 est un automorphisme si et seulement si 𝑑é𝑡(𝑀𝑓 ) ≠ 0 et dans ce cas, 𝑀𝑓−1 = 𝑑é𝑡(𝑀 ) ( )
𝑓 −𝑏 𝑎
Exemple :
1 −2 1 −2
Un endomorphisme 𝑓 a pour matrice ( ). On a : 𝑑é𝑡 ( ) = 3 − 4 = −1 ≠ 0.
−2 3 −2 3
1 𝑑 −𝑐 3 2 −3 −2
Donc 𝑓 est bijective et 𝑀𝑓−1 = 𝑑é𝑡(𝑀 ) ( ) = −( )=( )
𝑓 −𝑏 𝑎 2 1 −2 −1
Exercice 1
4 −2
ℬ = (𝑖 ; 𝑗) est une base d’un espace vectoriel 𝐸, ⃗⃗⃗
𝑒1 (1; −2) ; ⃗⃗⃗
𝑒2 (−2; 1) et 𝑀(𝑓;ℬ) = ( ) la
−2 1
matrice d’un endomorphisme 𝑓.
Exercice 2
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Page64 Applications linéaires
Soit 𝑓 un endomorphisme d’un espace vectoriel 𝐸. On pose pour 𝜆 ∈ ℝ, 𝐸𝜆 = {𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢
⃗ ∈ 𝐸: 𝑓(𝑢 ⃗}
Prérequis :
III. Résumé
1- Ensemble de définition
Soit E et F deux ensembles non vides de ℝ.
Définition 1 :
Une fonction de E vers F est une correspondance de E dans F telle qu’à chaque élément de
E, on associe au plus un élément de F.
Une application de E vers F est une correspondance de E dans F telle qu’à chaque élément
de E, on associe exactement un élément de F.
Exemple : De l’activité ci-dessus présentée, identifier laquelle des correspondances est une
fonction, une application.
NB : Toute application est une fonction, mais la réciproque est fausse.
Définition 2 :
L’ensemble de définition d’une fonction f de E vers F est l’ensemble des éléments de E qui
3- Composition de fonctions.
1
f et g sont définies de ℝ vers ℝ respectivement par : f x x 2 1 et g x . On a
x3
Dg \ 3 .
g f x existe ssi f x Dg
ssi x 2 1 ‡ 3
ssi x 2 ‡ 2
ssi x 2 ‡ 2
Donc Dg f
\ 2; 2 . g f x est l’image de f x par g.
1 1
x Dg f , g f x g f x 2 .
f x 3 x 2
E
f
F
g
G
On note
x f x g f x
g f
4- Exercices d’application
Application 1 : Parmi les fonctions ci-dessous, préciser celles qui sont des applications.
k : 0;
f: g: h : 2;
(a) (b) (c) 1 . (d)
x x x x x x x2 x
x 1
Application 2 :Soit f la fonction de ℝ vers ℝdéfinie par : f x x 1 2 3 x . Déterminer
l’application affine qui a même restriction que f sur 1;3 .
x 1
Application 3 :On considère les fonctions f et g de ℝ vers ℝ définies par : f x et
x 1
x 1
g x .
x 1
(a) Déterminer D f et Dg .
(b) Déterminer la plus grande partie E de ℝsur laquelle f et g ont la même restriction.
Application 4 :Soit a et b deux nombres réels. On considère les fonctions f et g de ℝ vers
ℝdéfinies par : f x 2 x 3 et g x ax b .
(a) Pour tout nombre réel x , calculer g f x et f g x .
(b) Déterminer un couple a; b de nombres réels tels que g f f g .
5- Jeu bilingue :
Homework : At home, you will do the exercises .......................................................... pages ...... to .....
Objectifs : A la fin de cette leçon, l’apprenant devra être capable à partir de deux fonctions f et g
données, de:
f 1
Définir chacune des fonctions f g ; f g ; ; ; f ; f n.
g f
I- Situation de vie :
III- Résumé
1- Soit f et g deux fonctions numériques définies respectivement sur D f et sur Dg . On
retiendra les résultats consignés dans le tableau suivant :
Fonction Ensemble de définition Expression
1
D 1 D f \ x / f x 0 et x
1
;
f f f x
D f
D f \ x / f x 0 et f x f x .
V- Activité d’apprentissage :
VI- Résumé
1- Fonctions x f x et x f x
Soit 𝑥 un élément de 𝐷𝑓 et 𝑀 le point de (𝐶)d’abscisse 𝑥.
Le point 𝑀′ (−𝑓(𝑥)
𝑥
) est le symétrique de 𝑀 (𝑓(𝑥)
𝑥
) par rapport à (𝑂𝐼). Donc, la courbe
représentative (𝐶′) de la fonction x f x se déduit de (𝐶) par la symétrie orthogonale
d’axe (𝑂𝐼).
Le point 𝑀′′ (𝑓(𝑥)
−𝑥
) est le symétrique de 𝑀 (𝑓(𝑥)
𝑥
) par rapport à (𝑂𝐽). Or 𝑓(−(−𝑥)) = 𝑓(𝑥) ;
donc 𝑀′′ appartient à la courbe représentative (𝐶′′) de la fonction. Donc, (𝐶′′)se déduit de
(𝐶) par la symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐽).
Soit à tracer la courbe représentative (𝐶𝑔 ) de la fonction 𝑔 définie par 𝑔(𝑥) = √−𝑥.
On trace d’abord la courbe représentative (𝐶𝑓 ) de la fonction 𝑓 definie par 𝑓(𝑥) = √𝑥.
(𝐶𝑔 ) se déduit de (𝐶𝑓 )par la symétrie orthogonale d’axe (𝑂𝐽).
Exemple :
Soit f la fonction définie par 𝑓(𝑥) = |2𝑥 − 3|.
On trace les droites (𝐷1 ) et (𝐷2 ) d’équations respectives 𝑦 = 2𝑥 − 3 et 𝑦 = −2𝑥 + 3.
La représentation graphique (𝐶𝑓 ) de la fonction f est la réuniondes deux demi-droites situées
au-dessus de (𝑂𝐼).
Propriétés :
Exemples :
2
Soit 𝑔 la fonction définie par : 𝑔(𝑥) = − 3 𝑥 2 + 4𝑥 − 4.
2
On a : Ɐ𝑥 ∊ ℝ, 𝑔(𝑥) = − 3 (𝑥 − 3)2 + 2.
2
On considère la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = − 3 𝑥 2 .
On désigne par (𝐶𝑓 ) et (𝐶𝑔 ) les courbes représentatives respectives des fonctions 𝑓 et 𝑔.
(𝐶𝑔 ) = 𝑡𝑢⃗ ((𝐶𝑓 )) , où𝑢
⃗ (32). (𝐶𝑔 ) est la parabole de sommet 𝑆(32) et d’axe la droite d’équation 𝑥 = 2.
IX- Résumé
1- Parité et périodicité
(a) Fonctions paires
Définition :
Soit f une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓 .
On dit que la fonction f est paire si 𝐷𝑓 est symétrique par rapport à zéro et pour tout x
élément de 𝐷𝑓 , on a : 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥).
Exemples :
ℝ, on a : 3x 4 2 x 2 1
f x
1
La fonction g, définie par g x , n’est pas une fonction paire.
x 1 x 3
En effet son ensemble de définition ℝ\{−3; 1} n’est pas symétrique à zéro.
Remarque :
Lorsqu’une fonction 𝒇, d’ensemble de définition 𝑫𝒇 , est paire, il suffit de l’étudier sur l’ensemble
𝑫𝒇 ∩ ℝ+ . La courbe obtenue est ensuite complétée par symétrie par rapport à l’axe des ordonnées.
Exemples :
1
Les fonctions x x, x x3 , x , x sin x et x tan x sont des fonctions impaires.
x
x
La fonction 𝑓, définie par f x , est une fonction paire.
x 3 x 3
En effet, son ensemble de définition ℝ est symétrique par rapport à zéro et pour tout 𝑥élément de
x
f x
x 3 x 3
x
ℝ, on a :
x 3 x 3
f x
1
La fonction g, définie par g x , n’est pas une fonction impaire.
x 1 x 3
En effet son ensemble de définition ℝ\{−3; 1} n’est pas symétrique à zéro.
Remarque :
2- Eléments de symétrie
(a) Axe de symétrie
Méthode :
Soit 𝑓 une fonction et (𝐶) sa courbe représentative dans le plan muni du repère orthogonal
(𝑂, 𝐼, 𝐽). Pour de montrer que la droite (𝛥) ∶ 𝑥 = 𝑎 est un axe de symétrie de (𝐶), on peut
utiliser l’un des procédés suivants :
Démontrer que dans le repère (𝑂′, ⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐽) avec 𝑂′(𝑎0), (𝐶) est la représentation graphique
𝑂𝐼 , ⃗⃗⃗⃗
d’une fonction paire.
Démontrer que pour tout nombre réel 𝑥 tel que 𝑎 + 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 , on a : 𝑎 − 𝑥 ∊ 𝐷𝑓 et 𝑓(𝑎 −
𝑥) = 𝑓(𝑎 + 𝑥).
Chapitre 8 : APPLICATIONS
Motivation : Une bonne partie des mathématiques concerne l’étude des rela-
tions. Celles-ci peuvent exister au sein d’un même ensemble mais plus souvent entre deux
ensembles q’ils soient numériques ou non. sous condition, ces dernières peuvent être des
applications. Elles servent dans une quantité innombrable de domaines et de circonstances.
0.1 Définition
Activité 1 : Une classe de première C compte 8 élèves (E1 , E2 , ..., E8 ) dont les âges
varient entre 17 et 20. Au derniers contrôle les élèves E2 , E5 n’ont pas été évalués et on a
obtenu les notes suivantes 2 4,8,9, 12 et 14. on note E l’ensemble des élèves de cette classes,
F l’ensemble de leurs âges et G l’ensemble des notes obtenues par les élèves évalués.
1. Établir à l’aide des flèches une répartition possible f des ages de ces élèves.
2. Établir à l’aide des flèches une répartition possible g des notes de ces élèves
E F E G
E1 E1
E2 E2 2
E3 17 E3 4
E4 18 E4 8
E5 19 E5 9
E6 20 E6 12
E7 E7 14
E8 E8
Page77
0.2. Composition d’applications
Exercice d’application 4 : Parmi les relations suivantes, identifier celles qui sont des
applications.
2x2 − 4 √
f1 ∶ R Ð→ R, x z→ x2 − 4, g1 ∶ R Ð→ R, x z→ , h1 ∶ R Ð→ R, x z→ 3x2 − 9.
x2 − 1
Définition 5 (Prolongement et restriction) : Soit E et E ′ deux parties de R telles
que E ′ ⊆ E. Soit f ∶ E Ð→ F et g ∶ E ′ Ð→ F. deux applications Si pour tout x ∈ E ′ , on a
f (x) = g(x), on dit que f prolonge (ou f est un prolongement de) g à E ou que g restreint (
ou g est la restriction de) f à E ′ .
Page78
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives
Résumé 9 :
Exemple 11 : On considère les applications f, g et h définies par : f (x) = x−3, g(x) = 2x2
1
et h(x) = x2 +1 .
1. calculer f(2), f(-2), g(2), h(1). existe-t-il deux éléments distincts ayant même image
par f ? par g ? par h ?
√
2. Déterminer des nombres réels ayant pour image 3 par f. Soit un nombre réel
y ∈ [−4; +∞[. Existe-t-il des réels ayant pour image y par f ? Même question pour g
et h et y ∈ R
Page79
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives
Résumé 15 :
3. On dit que f est bijective (ou que f est une bijection) tout élément de F admet
exactement un antécédent par f. pour tout y ∈ F il existe un unique x ∈ F tel
que y = f (x). (voir (3) )
2x−1
Exemple 17 : On considère l’application f : R ∖ {1} Ð→ R définie par f (x) = x−1 . 2 n’a
pas d’antécédent par f donc f n’est pas surjective. Par contre pour tout y ∈ R ∖ {2} son
y−1
antécédent est x = y−2 , donc f est injective. f n’est donc pas bijective mais l’application
2x−1
g ∶ R ∖ {1} Ð→ R ∖ {2} définie par g(x) = x−1 est une bijection.
ii) f est injective si et seulement si pour tout y ∈ F, l’équation f (x) = y admet au plus
une solution dans E. (voir courbe 1 et 2)
Page80
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives
Démonstration :
Injection : Soit x1 , x2 ∈ E tels que g ○ f (x1 ) = g ○ f (x2 ), montrons que x1 = x2 . g étant
injective on a g ○ f (x1 ) = g ○ f (x2 )t ⇔ g(f (x1 )) = g(f (x2 )) → f (x1 ) = f (x2 ), et comme f
est injective f (x1 ) = f (x2 ) → x1 = x2 .
Surjection : Soit y ∈ G. Cherchons x ∈ E tel que y = g ○ f (x). g étant est surjective
alors ∃t ∈ F tel que y = g(t) et comme f surjective alors ∃x ∈ E tel que t = f (x); d’où
y = g(t) = g(f (x)) = g ○ f (x).
2x−1
Exemple 23 : L’application g ∶ R ∖ {1} Ð→ R ∖ {2} définie par g(x) = x−1 est une
bijection et admet pour bijection réciproque l’application g −1 ∶ R ∖ {2} Ð→ R ∖ {1} définie
x−1
par g −1 (x) = x−2 .
Page81
0.3. Applications injectives, surjectives, bijectives
3. (f −1 )−1 = f.
Page82
Classe : PC Date : Durée : 50 min
Compétences exigées :
Prérequis :
Situation problème : Kevin un élève de PC s’adressant à son ami Joël absent pour
raison de maladie au dernier cours de mathématiques lui dit : « Le prof a dit que nous
verrons demain la notion de limites d’une fonction ! ». Christian le grand frère de Joël
qui écoutait la conversation dit : « Après votre cours de demain je verrais si vous êtes
|𝑥 2 −1|−1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
capables de me montrer que la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥 ) = { 𝑥−𝑥 2
𝑓(0) = 0
n’admet pas de limites infinies en l’infiniment grand et en l’infiniment petit et qu’elle
admet une unique asymptote verticale »
Activité d’Apprentissage :
Page83
1
I. On considère la fonction 𝑓 définie sur ℝ − {1} par 𝑓 (𝑥) = 3 + 𝑥−1, sa courbe
représentative est donnée ci-dessous :
Page84
1. Reproduire et compléter le tableau suivant :
Résumé :
• On dit que la fonction 𝑓 admet une limite finie 𝑙 en +∞, si tout intervalle
contenant 𝑙 contient toutes les valeurs de 𝑓(𝑥) dès que 𝑥 est suffisamment
grand. On note lim 𝑓(𝑥) = 𝑙, on lit « limite de 𝒇(𝒙) lorsque 𝒙 tend vers
𝑥→+∞
plus l’infini est égal à 𝒍. » . Dans ce cas la droite (𝐷) d’équation 𝑦 = 𝑙 est
appelée asymptote horizontale à la courbe représentative de la fonction 𝑓.
• On dit que la fonction 𝑓, définie sur l’intervalle ]𝑎, 𝑏] tend vers +∞ quand
𝒙 tend vers 𝒂 à droite, et on note lim+ 𝑓 (𝑥) = +∞ ou lim 𝑓 (𝑥) = +∞ si
𝑥→𝑎 𝑥→𝑎>
𝑓(𝑥) peut être aussi grand que l’on veut pour 𝑥 suffisamment proche de 𝑎.
On dit dans ce cas que la droite ∆, d’équation 𝑥 = 𝑎 est asymptote
verticale.
• On dit que la fonction 𝑓, définie sur un intervalle [𝐴, +∞ [ tend vers +∞
quand 𝒙 tend vers +∞, si 𝑓(𝑥) peut être aussi grand que l’on veut, pour 𝑥
suffisamment grand ; et on note lim 𝑓(𝑥) = +∞. On dit dans ce cas que la
𝑥→+∞
courbe représentative de la fonction 𝑓 admet une branche infinie en +∞.
Page85
Les résultats suivants sont admis :
Remarque :
Exercice d’application :
Page86
Classe : PC Date : Durée : 50 min
Compétences exigées :
Prérequis :
Activité d’Apprentissage :
Page87
|𝑥 2 −1|−1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥 ) = { 𝑥−𝑥 2 :
𝑓(0) = 0
1. Déterminer le domaine de définition.
2. Ecrire 𝑓(𝑥) sans barre de valeur absolue, et lister toutes les limites qui
existent aux bords du domaine de définition.
3. Les techniques de la leçon précédente sont elles suffisantes pour calculer
toutes les limites aux bornes du domaine de définition ? Si non que
manquent-ils ?
Résumé :
𝑓 a pour limite : 𝑙 𝑙 𝑙 +∞ −∞ +∞
𝑔 a pour limite : 𝑙′ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
𝑓 + 𝑔 a pour limite : 𝑙 + 𝑙′ +∞ −∞ +∞ −∞ FI
𝑓 a pour limite : 𝑙 𝑙 +∞ −∞ −∞ ±∞ 0
𝑔 a pour limite : 𝑙′ ≠ 0 ±∞ 𝑙′ 𝑙′ −∞ ±∞ 0
𝑓
a pour limite : 𝑙 0 {+∞ 𝑠𝑖 𝑙′ > 0 {−∞ 𝑠𝑖 𝑙′ > 0 +∞ FI FI
𝑔 ′ −∞ 𝑠𝑖 𝑙′ < 0 +∞ 𝑠𝑖 𝑙′ < 0
𝑙
Exemple d’application :
2𝑥+5
On donne la fonction 𝑓 définie par 𝑓(𝑥) = −𝑥+1
:
➢ Dresser le tableau de signe de −𝑥 + 1, puis en déduire
lim− −𝑥 + 1, puis lim+ −𝑥 + 1.
𝑥→1 𝑥→1
➢ En déduire lim− 𝑓(𝑥) et lim+ 𝑓(𝑥)
𝑥→1 𝑥→1
e. Composée de deux fonctions
Propriété : Soit 𝐼 et 𝐽 deux intervalles, 𝑓 une fonction définie sur 𝐼 telle
que ∀ 𝑥 𝜖 𝐼, 𝑓 (𝑥) 𝜖 𝐽 ; soit 𝑔 une fonction définie sur 𝐽 :
Si 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) = 𝒃 et 𝐥𝐢𝐦 𝒈(𝒙) = 𝒄 alors 𝐥𝐢𝐦 𝒈[𝒇(𝒙)] = 𝒄 .
𝒙→𝒂 𝒙→𝒃 𝒙→𝒂
f. Théorème :
Page88
➢ La limite d’un polynôme en +∞ ou en −∞ est la limite de son terme le plus
haut degré
➢ La limite d’une fraction rationnelle en +∞ ou en −∞ est la limite du
quotient des termes de plus haut degré
➢ lim −𝑥 3 + 2𝑥 2 + 𝑥 + 2 ;
𝑥→+∞
𝑥 2 −2
➢ lim
𝑥→−∞ 𝑥−𝑥 2
➢ lim √2𝑥 2 + 𝑥 + 2
𝑥→+∞
Remarque : Les formes indéterminées indiquées dans les différents tableaux ci-
dessus se contournent facilement par des techniques de conjugaison de factorisation :
Calculons les limites suivantes :
➢ lim √𝑥 + 2 − √𝑥
𝑥→+∞
𝑥−2
➢ lim
𝑥→2 √𝑥+2−2
𝑥 2−𝑥−2
➢ lim
𝑥→2 𝑥 2+3𝑥−10
2. Limites et inégalités
Exercice d’application :
Page89
Classe : PC Date : Durée : 50 min
Compétences exigées :
Motivation:
Prérequis :
Aider Kevin et Joël à relever ce troisième et dernier défi lancé par Christian !
Activité d’Apprentissage :
𝑥−1
On considère les fonctions 𝑓 et 𝑔 définies respectivement par : 𝑓(𝑥 ) = et
𝑥−2
𝑥 2 +𝑥−2
𝑔(𝑥 ) =
𝑥 2 −4
Page90
3. En vous servant de la courbe d’une fonction élémentaire convenablement
choisie tracer la courbe représentative de la fonction 𝑓.
4. Quelle différence y-a-t-il à votre avis entre la fonction 𝑔 et la fonction 𝑓 ?
Et comment peut-on faire ressortir cette différence entre leurs courbes
représentatives ?
Résumé :
Définitions :
Remarque :
Exercice d’application :
Page91
MODULE 21
RELATIONS ET OPÉRATIONS FONDAMENTALES DANS L’ENSEMBLE DES NOMBRES
RÉELS
Chapitre 10 : DERIVATION
Motivation : De nombreux objets dans la vie sont très souvent en mouvement rectiligne,
circulaire… La détermination de la pente d’une courbe en un point, de la vitesse instantanée,
l’accélération d’un objet, les variations d’une fonction, l’esquisse de la courbe représentative
d’une fonction,… sont quelques fois préoccupant. En classe de seconde C nous avons utilisé le
taux de variation pour déterminer le sens de variation, puis le tableau de variation d’une
fonction. Ce chapitre donne des outils pour pouvoir le faire aisément.
Prérequis
g x g x x g x g
Soit 𝑥 ∈ [0 ; +∞[ , et
x x x x x x x x x
𝟏
Ainsi, 𝒈 est dérivable en 𝟏 et le nombre dérivé de 𝒈 en 𝟏 est 𝒈′ (𝟏) = 𝟐 .
2𝑥+1
Soit ℎ(𝑥) = la fonction définie sur ℝ\{2} =] − ∞; 2[∪]2; +∞[, déterminons le nombre
𝑥−2
dérivé de ℎ en 3. Soit 𝑥 ∈ ℝ\{2} =] − ∞; 2[∪]2; +∞[
x x
h x h x x h x h
x x et .
x x x x x x x x x x
Exercice d’application 1:
Activité 2:
Soit une fonction définie sur un intervalle ouvert 𝐾. Soit 𝑎 ∈ 𝐾.
ℎ(𝑥)−ℎ(𝑎)
1) Pour tout 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑎}, vérifier que ℎ(𝑥) = ℎ(𝑎) + (𝑥 − 𝑎) .
𝑥−𝑎
3) ℎ est-elle continue en a ?
Résumé 2 :
Propriété :
P1 : Si une fonction est dérivable en 𝑥0 alors elle est continue en 𝑥0 .
P2 : une fonction continue en 𝑥0 n’est pas toujours dérivable en 𝑥0
Exemple 2:
La fonction f x x x est continue en 1 et n’est pas dérivable en 1.
𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)𝑥 2 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [1; +∞[
En effet, { comme f x alors f est continue en 1.
𝑓(𝑥) = (1 − 𝑥)𝑥 2 𝑠𝑖 𝑥 ∈] − ∞; 1] x
f x f f x f
Comme et alors 𝑓 est n’est pas dérivable en 1.
x x x
x
Ainsi la fonction est continue en 1 et n’est pas dérivable en 1.
Exercice d’application 2 :
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ, par 𝑓(𝑥) = |𝑥 2 − 1|.
1) Ecrire 𝑓 sans symbole de valeur absolue.
2) Montrer que 𝑓 est continue en 1.
𝑓(𝑥)−𝑓(1)
3) Soit 𝑔 la fonction définie sur ] − ∞; 1[∪]1; +∞[ par : 𝑔(𝑥) = . Calculer les limites
𝑥−1
suivantes :
g x et
g x
x x
Activité 3 :
|𝑥+1|
Soit 𝑓 la fonction définie sur ] − ∞; −3[∪] − 3; +∞[ , par 𝑓(𝑥) = .
𝑥+3
1. Ecrire 𝑓 sans symbole de valeur absolue.
f x f
2. Calculer la limite à gauche et à droite en −1, de la fonction g x . La fonction
x
𝑔 admet-elle une limite en −1 ? justifier.
3. La fonction f est-elle dérivable en −1 ? justifier.
4. La courbe (𝒞𝑓 ) admet-elle une tangente en −1 ?
Résumé 3 :
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼, 𝒞𝑓 sa courbe représentative dans un repère
(𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗). Soit 𝑥0 un élément de 𝐼.
R3 : Une fonction est dérivable en 𝑥0 si le nombre dérivé à gauche est égal au nombre dérivé à
droite : 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) = 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) = 𝑓′(𝑥0 ).
R4 : Si en 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 )) le nombre dérivé à gauche est différent du nombre à droite
( 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) ≠ 𝑓 ′ 𝑑 (𝑥0 ) ) alors le point 𝑀0 (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 ))la courbe (𝒞𝑓 ) appelé point anguleux.
Exemple 3 :
1) Soit 𝑔 la fonction définie
𝑔(𝑥) = 𝑥 2 − 1 𝑠𝑖 𝑥 < 1
par :{ 𝑥−1 . Etudions la
𝑔(𝑥) = 𝑥+1 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 1
dérivabilité de 𝑓 en 1.
Dérivabilité de 𝒇 à gauche de 𝑩(𝟏; 𝟎).
f x f x
On a : . Ainsi
x
x x x
f x f
et 𝑓 est dérivable à gauche de
x
x
1. La demi-tangente (𝑇𝑔 ) à (𝒞𝑓 ) à gauche au point
𝐵(1; 0) à pour équation : (𝑇𝑔 ): 𝑦 = 2𝑥 − 2
Dérivabilité de 𝒇 à droite de 𝑩(𝟏; 𝟎).
x
f x f x
On a . Ainsi
x x x x
f x f
et 𝑓 est dérivable à droite de
x
x
1. La demi-tangente (𝑇𝑔 ) à (𝒞𝑓 ) à droite au point
𝐵(1; 0) à pour équation :
1 1
(𝑇𝑑 ): 𝑦 = 𝑥 −
2 2
Exercice d’application 2:
𝑓(𝑥) = 3 − 2𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
Soit 𝑓 la fonction définie par : { .
𝑓(𝑥) = 2𝑥 + 3 + √𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 0
1) Déterminer le domaine de définition de 𝑓.
2) Démontrer que la courbe représentative de 𝑓 admet une demi-tangente à droite et une
demi-tangente à droite au point d’abscisse 0.
3) Déterminer une équation de chacune de ces demi-tangentes.
Activité 1:
1
On considère les fonctions f et g définies par : 𝑓(𝑥) = −3𝑥 2 + 5𝑥 − 2 et 𝑔(𝑥) = √𝑥 − 2.
1) Soit 𝑥0 un nombre réel.
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
a) Montrer que pour tout 𝑥 ≠ 𝑥0 , on a : = −3(𝑥 + 𝑥0 ) + 5.
𝑥−𝑥0
f x f x
b) En déduire la limite de en fonction de 𝑥0 .
x x xx
2) Soit 𝑥0 un nombre réel choisie dans le domaine de définition de 𝑔.
𝑔(𝑥)−𝑔(𝑥0 ) 1
a) Montrer que pour tout 𝑥 ≠ 𝑥0 , on a : =
𝑥−𝑥0 √𝑥−2+√𝑥0 −2
g x g x
b) En déduire la limite de en fonction de 𝑥0 .
xx xx
Résumé 1:
Soit une fonction définie sur un intervalle 𝐼.
L’ensemble de dérivabilité de 𝒇 est l’ensemble des nombres réels 𝑥0 de 𝐷𝑓 en lesquels 𝑓
est dérivable.
La fonction x f x est appelé fonction dérivée ou dérivé de 𝒇.
Exercice d’application 1:
Déterminer la fonction dérivée de la fonction suivante : 𝑓(𝑥) = 5𝑥 2 + 4𝑥 − 3
Activité 5:
1) Déterminer la fonction dérivée des fonctions suivantes.
a) Pour tout réel 𝑥 𝑓(𝑥) = 𝑘, 𝑘 ∈ ℝ. 𝑔(𝑥) = 𝑥 . ℎ(𝑥) = 𝑥 2 .
b) Pour tout réel 𝑥 ∈ [0; +∞[, 𝑝(𝑥) = √𝑥.
1
c) Pour tout réel 𝑥 ∈] − ∞; 0[∪]0; +∞[, 𝑞(𝑥) = 𝑥.
2) Soit 𝑥0 un élément de ℝ. Pour tout nombre réel 𝑥 différent de 𝑥0 .
𝑥+𝑥0 𝑥−𝑥0 𝑥+𝑥0 𝑥−𝑥0
a) Montrer que sin 𝑥 − sin 𝑥0 = 2 cos ( ) sin ( ) et cos 𝑥 − cos 𝑥0 = −2 sin ( ) sin ( )
2 2 2 2
𝑥−𝑥0 𝑥−𝑥0
sin 𝑥−sin 𝑥0 𝑥+𝑥0 sin( ) cos 𝑥−cos 𝑥0 𝑥+𝑥0 sin( )
b) En déduire que = cos ( )× 𝑥−𝑥0
2
et = −sin ( )× 𝑥−𝑥0
2
.
𝑥−𝑥0 2 𝑥−𝑥0 2
2 2
x x x x
c) Montrer que : x et x
xx xx x x xx
d) En déduire la fonction dérivée des fonctions suivantes : x x et x x .
Résumé 5:
Le tableau ci-dessous donne un récapitulatif des fonctions dérivées élémentaires et leur
domaine de dérivabilité.
Fonctions Fonction dérivée Ensemble de dérivabilité.
x k x ℝ
x x x ℝ
x x x x ℝ
] − ∞; 0[∪]0; +∞[
x x
x x
x x [0; +∞[
x
x
x x x x ℝ
x x x x ℝ
Activité 6:
Soient 𝑢 et 𝑣 deux fonction dérivables sur un intervalle 𝐾. On note 𝑢’ la dérivée de 𝑢 sur𝐾 et
𝑣’ la dérivée de 𝑣 sur 𝐾.
1. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
ku x ku x u x u x
a) Monter que k
xx xx
b) En déduire que ku x ku x
2. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
uv x uv x u x u x v x v x
a) Monter que
xx xx xx
b) En déduire que u v x u x v x
3. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾.
uv x uv x u x u x v x v x
a) Monter que v x u x
xx xx xx
b) En déduire que uv x u x v x u x v x
4. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾 et tel que v x
v x v x v x v x
a) Monter que
xx xx v xv x
v x
b) En déduire que x
v v x
5. Soit 𝑥0 un nombre réel n’appartenant pas à 𝐾 et tel que 𝑣(𝑥0 ) > 0
u x u x u x u x
a) Monter que
xx xx u x u x
b) En déduire que u x u x
u x
6. Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombre réels tels que 𝑎 ≠ 0 et 𝑎𝑥0 + 𝑏 ∈ 𝐾. On pose 𝑋 = 𝑎𝑥 + 𝑏 et
𝑓(𝑥) = 𝑢(𝑎𝑥 + 𝑏).
f x f x u X u X
a) Montrer que a a u ax b
x x xx x X X X
b) En déduire que f x a u ax b
x x x ℝ 𝑘𝑢 (𝑘 ∈ ℝ) 𝑘 × 𝑢′
x x x x ℝ 𝑢×𝑣 𝑢′ × 𝑣 + 𝑢 × 𝑣′
] − ∞; 𝟎[∪]𝟎; +∞[ 1 𝑣′
x x −
x x 𝑣 𝑣2
𝑢 ′
𝑢 × 𝑣 − 𝑢 × 𝑣′
n xn ℝ
n
x x x
( 𝑛 ∈ ∗ \{1}) 𝑣 𝑣2
x x [𝟎; +∞[ 𝑢𝑛 ( 𝑛 ∈ ∗ \{1}) 𝑛 × 𝑢′ × 𝑢𝑛−1
x
x
x x x x ℝ √𝑢 𝑢′
2√𝑢
x x x x ℝ
𝝅 u ax b a u ax b
x x x x ℝ\{ + 𝒌𝝅, 𝒌 ∈ } x x
𝟐
PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 10
Page101
Exercice d’application 3 :
1. Dans chacun des cas suivants, préciser l’ensemble de dérivabilité de la fonction 𝑓, puis
déterminer sa fonction dérivée.
5𝑥+2 1 𝑥√𝑥+1 1 𝜋
𝑓 (𝑥) = − 3𝑥+4. 𝑔(𝑥) = √2−𝑥. ℎ(𝑥) = 𝑞(𝑥) = (2 𝑥 − 1) cos (2𝑥 + 3 )
2𝑥−3
2. Déterminer la fonction polynôme du second degré 𝑓 telle que : 𝑓(0) = 4, 𝑓 ′ (0) = 3 et 𝑓(1) = 3.
1
3. Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels. On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 + 3−𝑥.
a) Calculer les valeurs de 𝑎 et 𝑏 sachant que : 𝑓(2) = 2 et 𝑓 ′ (2) = 0.
b) Donner une équation cartésienne de la tangente au point d’abscisse 2 de la courbe
représentative de 𝑓.
LEÇON 3 : APPLICATIONS DE LA DERIVATION.
Activité 1 :
Soit 𝑓 une fonction définie et dérivable sur un intervalle 𝐾, 𝑥0 élément de 𝐾. Pour tout
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0 )
𝑥 ∈ 𝐾{𝑥0 } on pose 𝑔(𝑥) = .
𝑥−𝑥0
1. On suppose que la fonction 𝑓 est croissante sur 𝐾. Justifier que 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑥0 } 𝑔(𝑥) ≥ 0 .
2. On suppose que la fonction 𝑓 est décroissante sur 𝐾. Justifier que 𝑥 ∈ 𝐾\{𝑥0 } 𝑔(𝑥) ≤ 0 .
Résumé 1 :
Sens de variation.
Soit 𝑓 une fonction définie et dérivable sur un intervalle ouvert 𝐾.
𝑓 est croissante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est positive sur 𝐾 (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) ≥ 0
𝑓 est décroissante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est négative sur 𝐾. (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) ≤ 0
𝑓 est constante sur 𝐾 si et seulement si 𝑓’ est nulle sur 𝐾. (𝑥 ∈ 𝐾, 𝑓 ′ (𝑥) = 0
Monotonie d’une fonction.
On dit qu’une fonction f est monotone sur 𝐾, si 𝑓’ garde un signe constant sur 𝐾, donc 𝑓 est
monotone si f est soit croissante soit décroissante sur 𝐾.
Si 𝑓’ a un signe constant sur 𝐼 et ne s’annule qu’en un nombre fini d’élément de 𝐾, alors on dit
que 𝑓 est strictement monotone.
Exemple 1 :
Etudions les variations de la fonction 𝑓 définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 3𝑥 − 1.
F est continue et dérivable sur ℝ, et sa dérivée est la fonction définie sur par :
𝑓 ′ (𝑥) = 3𝑥 2 − 3.
Exercice d’application 1 :
PC_ cours dérivations Chapitre _10 @R.D.N Page 11
Page102
3. Extrema d’une fonction sur un intervalle. Tableau de variations d’une
fonction numérique sur un ensemble donné.
Activité 2 :
La courbe ci-contre est la représentation graphique de la
fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 3 − 3𝑥 + 1.
1. Donner les variations de 𝑓 et déduire le signe de
𝑓’ (dérivée de 𝑓).
2. Quelle est l’abscisse du point de (𝒞𝑓 ), de l’intervalle
[0; 2] d’ordonnée minimale ?
3. Dresser le tableau de variation de 𝑓.
Résumé 2:
Soit 𝑓 une fonction dérivable dans l’intervalle 𝐾. Soit 𝑥0 appartenant à 𝐾.
1) Extremum relatif en 𝒙𝟎 .
On dit que 𝑓 admet un maximum relatif en 𝒙𝟎 s’il existe un intervalle ouvert 𝐼, inclus dans
𝐾 et contenant 𝑥0 tel que pour tout 𝑥 de 𝐼, on a : 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥0 ).
On dit que 𝑓 admet un minimum relatif en 𝒙𝟎 s’il existe un intervalle ouvert 𝐼, inclus dans
𝐾 et contenant 𝑥0 tel que pour tout 𝑥 de 𝐼, on a : 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑥0 ).
On dit que 𝑓 admet un extremum relatif en 𝒙𝟎 si 𝒇 admet un maximum ou un minimum
relatif en 𝒙𝟎 .
2) Extremum relatif en 𝒙𝟎 et dérivation.
Si 𝑓’ s’annule et change de signe en 𝑥0 , alors 𝑓 admet un extremum relatif en 𝑥0 .
Exemple 2 :
Dressons le tableau de variation de la fonction 𝑓 définie dans le repère orthonormé (𝑂; 𝑖⃗; 𝑗⃗)
𝑥 2 −𝑥+2
par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥−2
𝐷𝑓 =] − ∞; 2[∪]2; +∞[= ℝ\{2}.
Pour tout réel 𝒙 ∈] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[, 𝒇 est continue et dérivable comme quotient de
deux fonctions dérivables sur ] − ∞; 𝟐[∪]𝟐; +∞[.
′ ′
𝑥 2 −𝑥+2 (𝑥 2 −𝑥+2) ×(𝑥−2)−(𝑥 2 −𝑥+2)×(𝑥−2)′ (2𝑥−1)(𝑥−2)−(𝑥 2 −𝑥+2)×1 𝑥 2 −4𝑥
On a : 𝑓 ′ (𝑥) = ( ) = (𝑥−2)2
= (𝑥−2)2
= (𝑥−2)2
𝑥−2
𝑥 2 −4𝑥 𝑥(𝑥−4)
Pour tout 𝑥 ∈] − ∞; 2[∪]2; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥−2)2 = (𝑥−2)2
.
Exercice d’application 2 :
3𝑥 2 +𝑎𝑥+𝑏
1) Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels. On considère la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = .
𝑥 2 +1
Déterminer 𝑎 et 𝑏 pour que la représentation graphique de 𝑓 :
- Passe par 𝐴(0; 3).
- admette en 𝐴 une tangente d’équation 𝑦 = 4𝑥 + 3
2) Soit 𝑎 un nombre réel. On considère la fonction f définie par : 𝑓(𝑥) = 2𝑥 3 + 𝑎𝑥 2 + 3.
a) Déterminer a pour que la représentation graphique de 𝑓 admette au point d’abscisse 1
une tangente parallèle à l’axe des abscisses.
b) Etudier les variations de la fonction ainsi obtenue et préciser ses extremums.
Plan du Chapitre :
C
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Motivations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Objectifs pédagogiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
e
1- Plan d’étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
P er
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
b- Méthode : Plan d’étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
c- Exercice d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2- Etude d’une fonction polynôme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3- Etude d’une fonction homographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
PM
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4- Etude d’une fonction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
• Pré-requis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
a- Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
b- Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
T.A.F . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5- Exploitation d’un tableau de variation : Travaux dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
G
Dans les chapitres qui ont précédé celui-ci, nous avons mis en place les outils essentiels nous
permettant d’y arriver : limites, asymptotes, continuités, dérivées. Aussi, proposons-nous de
compléter ces outils en étudiant et en représentant quelques fonctions.
• Objectifs pédagogiques :
C
Etudier et tracer la courbe représentative d’une fonction :
¶ Polynômiale ; Homographique ; Rationnelle.
Exploiter la courbe représentative d’une fonction pour déterminer :
e
· L’ensemble de définition ; le sens de variation et le tableau de variation ;
¸ Les asymptotes éventuelles et les éléments de symétrie.
a- Activité
→
− →−
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, i , j ). g est la fonction numérique de la variable
x2 − x − 8
réelle x définie par : g(x) = et (C) sa courbe représentative.
x+3
1. Déterminer l’ensemble de définition D g de g. Calculer les limites de g aux bornes de D g .
4
2. Montrer que ∀x ∈ D g , g(x) = x − 4 + . En déduire y = x − 4 est asymptote oblique à (C).
x+3
3. Etudier suivant les valeurs de x le signe de h(x) = g(x) − y. En déduire la position relative de
G
x −∞ −5 −3 −1 +∞
0
g (x) + 0 − 0
+∞
g(x) % & %
−∞ −3
C
• Etudier éventuellement la parité ou la périodicité de la fonction surtout lorsque la réponse
à cette question paraît être positive et évidente à obtenir ; dans ce cas :
– Réduire l’intervalle d’étude,
– Préciser les éléments de symétrie à la courbe de la fonction.
e
• Calculer la dérivée de la fonction et en déduire le sens de variation de la fonction ; préciser
éventuellement les asymptotes à la courbe.
P er
• Consigner tous les résultats précédents dans le tableau de variation de la fonction.
• Rechercher éventuellement les points remarquables à la courbe de la fonction (points d’in-
tersection avec les axes de coordonnées, points anguleux, . . .).
• Compléter ces points avec d’autres points judicieusement choisis suivant l’ensemble de
définition ou le domaine d’étude pour bien tracer la courbe.
• Tracer les tangentes et asymptotes éventuelles, puis construire la courbe de la fonction en
mettant éventuellement en évidence les éléments de symétrie.
c- Exercice d’application
PM
a-Activité
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) = x3 − 3x + 2 et (C) f sa
courbe représentative.
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f. Calculer les limites de f aux bornes de D f .
2. Calculer f 0 , dérivée de la fonction f puis étudier suivant les valeurs de x le signe de f 0 (x).
Résolution
– Ensemble de définition.
La fonction f est une fonction polynôme ; elle est définie et continue en tout point de R.
Donc D f = R =] − ∞; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
f est une fonction polynôme, donc f est dérivable sur R. Pour tout réel x, f 0 (x) = 3x2 − 3x.
C
On a : f 0 (x) = 0 ⇔ 3x2 = 3 ⇔ x = −1 ou x = 1. Le signe de f 0 (x) est donné par le tableau
ci-après.
x −∞ −1 1 +∞
e
f 0 (x) + 0 − 0 +
Ainsi, d’après le théorème sur le sens de variation et la dérivée, on en déduit :
– Tableau de variation.
x −∞
P er
f est strictement croissante sur ]−∞; 1[ et ]1; +∞[ et f est strictement décroissante sur ]−1; 1[.
– Limites aux bornes de l’ensemble de définition.
On a : lim f (x) = lim (x3 ) = −∞ et lim f (x) = lim (x3 ) = +∞
x→−∞ x→−∞ x→+∞ x→−∞
−1 1 +∞
0
f (x) + 0 − 0 +
4 +∞
f (x) % & %
−∞ 0
PM
C
• Pré-requis
x2 − x − 8 x2 − x − 8
e
1. Calculer lim− ; lim+
x→−3 x+3 x→−3 x+3
a-Activité
représentative.
P er
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) =
2x + 1
x−1
et (C) f sa courbe
Résolution
– Ensemble de définition.
Le calcul du réel f (x) n’est pas possible quand x − 1 = 0, c’est-à-dire quand x = 1.
L’ensemble de définition de f est donc R − {1}, c’est-à-dire ] − ∞; 1[∪]1; +∞.[
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est continue sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est dérivable sur ] − ∞; 1[ et sur ]1; +∞[
et sa dérivée est la fonction définie par :
G
−3
f 0 (x) = < 0.
(x − 1)2
x −∞ 1 +∞
f 0 (x) − −
2 +∞
f (x) & &
−∞ 2
– Table des valeurs
x −2 −1 0 1 2 3
C
f (x) 5 0 −3 −4 −3 0
– Courbe représentative
e
P er
PM
T.A.F
1. Etudier et représenter graphiquement chacune des fonctions suivantes :
x−3 x+3
a. f : x 7→ b. g : x 7→
x−2 x−1
2. En déduire la construction de la courbe (C0 ) représentative de la fonction :
a. | f (x)| b. g(x − 1) + 2
• Pré-requis
a-Activité
2x2 + 2x − 1
f est la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f (x) = et (C) f sa
2x − 1
courbe représentative.
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f. Calculer les limites de f aux bornes de D f .
2. Préciser éventuellement les asymptotes à (C) f .
Résolution
– Ensemble de définition.
1
Le calcul du rée f (x) n’est pas possible quand 2x − 1 = 0, c’est-à-dire quand x = .
2
1
L’ensemble de définition de f est donc R − { }, c’est-à-dire ] − ∞; 2 [∪] 2 ; +∞.[
1 1
C
2
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est continue sur ] − ∞; 12 [ et sur ] 21 ; +∞[.
– Dérivée et sens de variation.
La fonction f est une fonction rationnelle, donc elle est dérivable sur ] − ∞; 12 [ et sur ] 12 ; +∞[
e
et sa dérivée est la fonction définie par :
4x(x − 1)
On a : f 0 (x) = 0 ⇔ x = 0 ou x = 1.
0
x
P er
f (x)
−∞
f 0 (x) =
0
+ 0 −
(2x − 1)2
1
2
.
1
− 0 +
+∞
Ainsi, d’après le théorème sur le sens de variation et la dérivée, on en déduit : f est strictement
décroissante sur ]0; 12 [ et sur ] 12 ; 1[ et f est strictement croissante sur ] − ∞; 0[ et sur ]1; +∞[.
Limites aux bornes du D f .
On a : lim f (x) = −∞ et lim f (x) = +∞.
PM
x→−∞
x→+∞
3 1 1
De plus, lim f (x) − x + = lim × = 0.
x→−∞ 2 x→−∞ 2 2x − 1
3 1 1
et lim f (x) − x + = lim × = 0.
x→+∞ 2 x→+∞ 2 2x − 1
3
Donc la droite d’équation y = x + est asymptote oblique à la courbe représentative de f.
2
On a : lim −
f (x) = −∞ et lim +
f (x) = +∞.
1 1
x→ x→
2 2
x −∞ 0 1
2
1 +∞
0
f (x) + 0 − − 0 +
1 +∞ +∞
f (x) % & & %
−∞ −∞ 3
– Table des valeurs
x −2 −1 0 1 2 3
f (x) − 35 13 1 3 11
3
23
5
C
e
T.A.F P er
Etudier et représenter graphiquement chacune des fonctions suivantes :
f : x 7→ x − 2 +
1
x−1
;
1
g : x 7→ −x + 2 + .
x
x −∞ 1 3
2
2 +∞
f 0 (x) + 0 − − 0 +
1 +∞ +∞
f (x) % & & %
−∞ −∞ 6
→
− → −
On appelle (C) la courbe de f dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O, i , j ).
1. Déterminer l’ensemble de définition D f de f et donner les limites aux bornes de D f .
G
ax2 + bx + c
f (x) =
2x − 3
pour tout x ∈ D f .
On admet par la suite que
4x2 − 4x − 2
f (x) = .
2x − 3
C
(O, I, J).
e
P er
PM
C
e
1. Donner le sens de variation de f.
P er
La courbe (Γ) ci-dessous est la représentation graphique est la représentation graphique de
la fonction dérivée d’une fonction f définie sur R∗ telle que f (1) = 1 et f 0 (1) = −1.
4mx2 − 10x − 1
fm (x) =
2mx − 5
On note par (Cm ) la courbe représentative de fm dans un repère orthonormé (O, I, J).
1. (a) Déterminer l’ensemble de définition de fm suivant les valeurs de m.
(b) Calculer les limites de fm aux bornes de son ensemble de définition.
1
2. (a) Montrer que toutes les courbes (Cm ) passent par le point A 0; .
5
G
(b) Déterminer les valeurs de m pour laquelle (Cm ) est une droite.
3. Montrer que la droite d’équation y = 2x est asymptote à (Cm ).
4. Calculer fm0 (x).
5. Etudier les variations de fm suivant les valeurs de m.
6. (a) resser les tableaux de variation de f1 et f−1 .
(b) Tracer (C1 ) et (C−1 ).
C
4. Résoudre dans [0; π] l’équation f (x) = 0. En déduire les coefficients directeurs des tangentes
à la courbe représentative (C) de f aux points d’intersection de C avec l’axe des abscisses.
e
5. Tracer (C) sur [−3π; 3π].
P er
PM
G
Aout 2019
Page116
Chapter 1
DÉNOMBREMENT
• Intérêt: utiliser les outils mathématiques conventionnels pour mieux déterminer le nombre de possibilités dans une
expérience de dénombrement.
• Motivation: être bien préparer pour des expériences de jeu de hasard pour éviter de se faire tromper ou escroquer
par des promoteurs de ces jeux.
On considère les ensembles suivants: A = R, B = N et C = {0, 1, 6, 67, 54}. A est un ensemble infini non dénombrable, B
est un ensemble infini et dénombrable et C est un ensemble fini. Un ensemble fini est donc un ensemble dont on connait
le nombre d’éléments et le nombre d’éléments d’un ensemble est encore appelé cardinal de cet ensemble. Par exemple
card(C) = 5. Il est question dans ce chapitre de déterminer les cardinaux d’ensemble finis (dénombrer) en utilisant des outils
adéquats.
Dénombrer c’est donc énoncer pour en avoir un compte exact les personnes ou les choses qui forment un ensemble fini.
• Entrées: une salade (S), une purée d’avocats (P) comme entrées
• Résistance: koki (K), pilé (Pi) et Njapche (N)
• Desserts: Ananas (A), Orange (O) et Mangue (M).
Page117
5. Déterminer l’ensemble Ā des éléments qui ne sont pas dans A et l’ensemble A − B des éléments de A qui ne sont pas
dans B.
Résumé 1.1.1 :
Soit E un ensemble fini et soient A et B deux parties de E.
• A est une partie de E si tous les éléments de A sont aussi des éléments de E et dans ce cas card(A) ≤ card(E).
• A ∪ B est l’ensemble des éléments qui sont dans A ou dans B.
Propriété 1.1.1 :
On a les propriétés suivantes sur les parties d’un ensemble fini:
• card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B)
Ces propriétés peuvent se représenter par le diagramme suivant appelé: diagramme de Venn
Application 1.1.1 :
1. Dans une classe de 3e, Tous les élèves étudient au moins l’espagnol et l’allemand. 30 étudient l’espagnol, 20 étudient
l’allemand et 15 étudient l’espagnol et l’allemand. Quel est le nombre d’élèves de cette classe?
2. dans une classe 3 langues sont pratiquées, On sait que 20 élèves font l’anglais, 15 l’allemand, 18 l’espagnol, 7 l’anglais
et l’allemand, 9 l’allemand et l’espagnol, 8 l’anglais et l’espagnol et enfin 5 pratiquent les trois langues. Quel est le
nombre d’élèves de la classe sachant que chacun fait au moins une langue?
Page118
1. Complète en colonnes (sur chaque croisement de segment) l’arbre de choix suivant:
Résumé 1.1.2 :
Definition 1.1.1 :
Soient E1 et E2 deux ensembles finis. On appelle E1 × E2 (produit cartésien de E1 et E2 ) l’ensemble des couples (x1 ; x2 )
tels que x1 ∈ E1 et x2 ∈ E2 .
Le nombre d’éléments de E1 × E2 est card(E1 × E2 ) = card(E1 ) × card(E2 ).
De manière générale, soient E1 , E2 ,...,En ,n ensembles finis. On appelle produit cartésien E1 × E2 × .... × En l’ensemble
des éléments sous la forme (x1 , x2 , ..., xn ) tels que x1 ∈ E1 , x2 ∈ E2 ,..., xn ∈ En . Et on a:
card(E1 × E2 × ... × En ) = card(E1 ) × card(E2 ) × ... × card(En ).
Remarque 1.1.1 :
Les éléments d’un produit cartésien peuvent s’obtenir, lorsque les cardinaux sont faibles, en établissant un arbre de choix.
Application 1.1.2 :
1. Une femme a dans sa garde robe: 4 jupes, 5 chemisiers et 3 vestes. Elle choisit au hasard une jupe, un chemisier et
une veste. De combien de façons différentes peut-elle ainsi s’habiller?
2. Deux groupes de 12 et de 15 décide de faire la paix en échangeant des poignées de mains. Chaque membre d’un groupe
serre la main de tous les membres de l’autre groupe. Combien de poignées de mains seront-elles échangées?
Résumé 1.1.3 :
Dans certains cas pour facilement dénombrer, on peut utiliser un tableau à double entrée.
Page119
Application 1.1.3 :
une tentative d’homicide a eu lieu au cours d’un bal. La police a arrêté 18 suspects et leur a demandé de répondre par oui
ou par non à chacune des questions suivantes:
”Avez vous entendu une détonation?” et ”Avez vous vu quelqu’un s’enfuir?”.
10 personnes ont répondu ”oui” à la première question, 5 personnes ont répondu non à la deuxième question et 6 personnes
ont répondu ”non” aux deux questions. Quel est le nombre de personnes ayant répondu ”oui” aux deux questions?
Definition 1.2.1 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ∈ N∗ − {1}. On appelle p-uplet de E tout élément sous la forme (x1 , x2 , ..., xp )
tels que x1 , x2 , ..., xp ∈ E. Le nombre de p-uplets de E est donc np .
Remarque 1.2.1 :
• Un p-uplet de E est aussi un élément du produit cartésien E × E × ×... × E p fois qui se note encore E p .
• Dans ce type de p-uplet:
– l’ordre importe
– il peut avoir répétition
Application 1.2.1 :
Page120
1.2.2 P-arrangement ou p-uplets sans répétition
Activité 1.2.2 :
Soit E = {1, 2, 3, 4}.
1. Détermine tous les couples (x; y) tels que x, y ∈ E et x 6= y. Quel est le nombre total de couples obtenu?
2. Dans ces couples: l’ordre importe t-il? Peut-il avoir répétition?
Résumé 1.2.2 :
Definition 1.2.2 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ≤ n. On appelle p-arrangement de E ou p − uplet sans répétition, tout p − uplet
de E à éléments deux à deux distincts c’est à dire les éléments sous la forme (x1 , x2 , ..., xp ) tels que xi ∈ E et xi 6= xj pour
i 6= j et 1 ≤ i, j ≤ p.
Le nombre de p − arrangements de E est noté Apn et on a: Apn = n(n − 1)(n − 2)...(n − p + 1). (On retranche 1 jusqu’à
atteindre p facteurs).
Exemple 1.2.1 :
• A24 = 4 × 3 = 12
• A412 = 12 × 11 × 10 × 9
Remarque 1.2.2 :
Dans le cas des arrangements:
• l’ordre importe
• Il n’ y a pas de répétition possible
Application 1.2.2 :
1.2.3 Permutations
Activité 1.2.3 :
Soit E = {1, 2, 3}.
1. Détermine toutes les permutations des éléments de E. Quel est le nombre de permutations obtenu?
2. (a) Combien de possibilités y a t-il pour le choix du premier élément d’une permutation?
(b) combien de possibilités y a t-il pour le choix du deuxième élément d’une permutation?
(c) combien de possibilités y a t-il pour le choix du troisième élément d’une permutation?
(d) En déduire une astuce pour avoir le nombre de permutations de E.
Page121
Résumé 1.2.3 :
Definition 1.2.3 :
Soit E un ensemble à n éléments. On appelle permutation de E tout n − arrangement de E.
Le nombre de permutations de E est noté n! = n(n − 1)(n − 2)...2 × 1.
Propriété 1.2.1 :
• Par convention: 0! = 1 et 1! = 1
• n! = n(n − 1)!
n!
• Apn = .
(n − p)!
Exemple 1.2.2 :
Application 1.2.3 :
1.3.1 p-combinaison
Activité 1.3.1 :
Soit E = {1, 2, 3, 4}.
1. Détermine toutes les parties de E à 2 éléments. Combien y en a t-il au total?
2. Dans ces parties l’ordre importe-il? y a t-il répétition d’éléments?
A24
3. Calcule en utilisant les simplifications factorielles vues aux arrangements.
2!
4. Quelle remarque faites vous?
Page122
Résumé 1.3.1 :
Soit E un ensemble à n éléments et soit p ≤ n. On appelle p-combinaison de E toute partie de E ayant p élément(s). Le
Ap n!
nombre de p-combinaisons de E est noté Cnp et on a: Cnp = n = .
p! p!(n − p)!
Propriété 1.3.1 :
Soit n, p ∈ N∗ avec p ≤ n.
• Cn0 = 1 et Cn1 = n
• Cnp = Cnn−p .
Exemple 1.3.1 :
7! 7 × 6 × 5 × 4! 7×6×5
• C73 = = = = 35.
3!4! 6 × 4! 6
4 12!
• C12 =
4!8!
Remarque 1.3.1 :
Dans le cas des combinaisons:
• L’ordre n’importe pas
• Les éléments sont deux à deux distincts (pas de répétition)
Application 1.3.1 :
Page123
Application 1.3.2 :
Page124
Définition :
Soient 𝑢 ̂𝒗
⃗⃗,
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs non nuls du plan. On appelle mesure principale de (𝒖 ⃗⃗) l’unique
réel 𝛼 ∈ ]−𝜋; 𝜋] tel que 𝑚𝑒𝑠(𝑢 ̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = 𝛼 + 2𝑘𝜋 (𝑘 ∈ ℤ).
⇔ 𝑘 = −10
59𝜋 𝜋
D’où 𝛼 = 3
+ 2(−10)𝜋 = − 3
Soient 𝑢
⃗⃗, 𝑣⃗ et 𝑤
⃗⃗⃗ 3 vecteurs non nuls. On a : (𝑢̂𝑣⃗ ) + (𝑣⃗,̂𝑤
⃗⃗, ⃗⃗,̂𝑤
⃗⃗⃗ ) = (𝑢 ⃗⃗⃗ ).
Page126
P3 / Soient 𝑢 ⃗⃗, 𝑣⃗, ⃗⃗⃗⃗
𝑢′ et ⃗⃗⃗⃗
𝑣′ 4 vecteurs non nuls. On a : (𝑢̂𝑣⃗ ) =
⃗⃗,
̂
⃗⃗⃗⃗ ̂ ̂
(𝑢′ , ⃗⃗⃗⃗
𝑣′) ⇔ (𝑢⃗⃗, ⃗⃗⃗⃗
𝑢′) = (𝑣⃗, ⃗⃗⃗⃗𝑣′).
P4 / Soient 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs du plan ; 𝑘 un nombre réel. On a :
̂𝑣⃗ ) = −(𝑣⃗,̂𝑢
⃗⃗,
(𝑢 ⃗⃗)
̂
Si 𝑘 > 0, alors (𝑘𝑢 ⃗̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = (𝑢⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢̂𝑣⃗ )
⃗⃗,
̂
Si 𝑘 < 0, alors (𝑘𝑢 ⃗̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = (𝑢⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢̂𝑣⃗ ) + 𝜋̂
⃗⃗,
̂
⃗⃗, 𝑘𝑣⃗ ) = (𝑢
(𝑘𝑢 ̂𝑣⃗ )
⃗⃗,
Exemple : Soient 𝑢
⃗⃗ et 𝑣⃗ 2 vecteurs non nuls du plan. On pose
̂
⃗⃗, 𝑣⃗ ) = 𝛼.
(𝑢
1) (𝑢̂
⃗⃗, −𝑣⃗ ) ; 2) (−𝑢̂𝑣⃗ ) ;
⃗⃗, ̂
⃗⃗,
3) (−𝑢 −𝑣⃗ ) ; ̂
⃗⃗,
4) (2𝑢 3 𝑣⃗ )
Points cocycliques
Soient 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 4 points distincts du plan dont 3 quelconque d’entre eux ne
soient pas alignés.
̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ̂
𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 sont cocycliques ssi 2 (𝐶𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐵) = 2 (𝐷𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐵)
𝑇 ∈ (𝑇) ⇔ 2 (𝐴𝑇 ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ̂
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵) = (𝑂𝐴 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐵) .
Leçon 2 : Trigonométrie
Dans toute cette partie, le plan est muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), (𝒞) est le cercle
trigonométrique.
Objectifs :
A la fin de cette leçon, l’élève devra être capable de :
Déterminer par lecture graphique le cosinus, le sinus et la tangente d’un angle.
Page127
Maitriser les angles associés.
Exprimer cos(𝑎 + 𝑏), cos(𝑎 − 𝑏), sin(𝑎 + 𝑏) et sin(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑐𝑜𝑠𝑎, 𝑐𝑜𝑠𝑏,
𝑠𝑖𝑛𝑎 et 𝑠𝑖𝑛𝑏.
𝜋
Ecrire 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 sous la forme 𝐴𝑐𝑜𝑠(𝑥 + 𝜑) = 𝐴𝑠𝑖𝑛 ( 2 − 𝑥 − 𝜑)
Exprimer tan(𝑎 + 𝑏) et tan(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑡𝑎𝑛𝑎 et 𝑡𝑎𝑛𝑏
Situation de vie :
Un moniteur de sport pour tous emmène ses adhérents faire un jogging en pleine nature. Au
pied d’une colline il leur dit : « si nous parcourons cette colline horizontalement sur 1km,
nous passerons de l’altitude actuelle qui est de 230𝑚 à une altitude de 340𝑚. »
Calculer la distance réelle parcourue par ces joggeurs.
Activité d’apprentissage :
1- Dans un repère (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) du plan, placer les points 𝐴(100; 230), 𝐵(1100, 340) et
𝐶(1100, 230) (unité sur les axes 1𝑐𝑚 pour 100 axe des abscisses et 1𝑐𝑚 pour 50 axe
des ordonnées)
2- Calculer la distance 𝐴𝐵.
Résumé :
̂𝑣⃗ ) un angle orienté de mesure 𝛼 et 𝑀 l’image de 𝛼
⃗⃗,
Soit (𝑢
sur (𝒞).
Remarque :
Pour tout nombre réel 𝛼 et pour tout entier relatif 𝑘, on a :
1
(1) 𝑡𝑎𝑛(𝛼 + 𝑘𝜋) = 𝑡𝑎𝑛𝛼 (2) 1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝛼 = 𝑐𝑜𝑠2 𝛼
𝛼 0 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
6 4 3 2
𝑐𝑜𝑠𝛼 1 √3 √2 1 0
2 2 2
𝑠𝑖𝑛𝛼 0 1 √2 √3 1
2 2 2
𝑡𝑎𝑛𝛼 0 √3 1 √3 ×
3
Page128
Lignes trigonométriques d’angles associés
Activité 1 :
Soit 𝛼 ∈ ]−𝜋; 𝜋] un réel, M son image sur (𝒞). (On note 𝑀(𝛼))
1- Donner en fonction de 𝛼 les coordonnées de 𝑀.
2- Comparer : - 𝑐𝑜𝑠(𝛼 + 2𝑘𝜋) et 𝑐𝑜𝑠𝛼
- 𝑠𝑖𝑛(𝛼 + 2𝑘𝜋) et 𝑠𝑖𝑛𝛼
3- Justifier que ∀𝑥 ∈ ℝ, on a : - −1 ≤ 𝑐𝑜𝑠𝑥 ≤ 1
- −1 ≤ 𝑠𝑖𝑛𝑥 ≤ 1
- 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 + 𝑠𝑖𝑛2 𝑥 = 1
Formules trigonométriques
Formules d’additions
Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres réels, on a :
𝑐𝑜𝑠(𝑎 + 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 − 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏 𝑐𝑜𝑠(𝑎 − 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 + 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏
𝑠𝑖𝑛(𝑎 + 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 + 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏 𝑠𝑖𝑛(𝑎 − 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 − 𝑐𝑜𝑠𝑎𝑠𝑖𝑛𝑏
Formules de duplications
Pour tout nombre réel 𝑎, on a :
Page129
𝜋 𝜋 √3 2
𝜋 1 + 𝑐𝑜𝑠2 ( ) 1 + 𝑐𝑜𝑠 ( ) 1 + 2 + √3 4 + 2√3 1 + √3
𝑐𝑜𝑠2
= 12 = 6 = 2 = = =( )
12 2 2 2 4 8 2√2
𝜋 1+√3 𝜋 𝜋
D’où 𝑐𝑜𝑠 12 = 2√2
car 12 ∈ [0, 2 ]
𝜋 𝜋 √3 2
𝜋 1−𝑐𝑜𝑠2( ) 1−𝑐𝑜𝑠( ) 1− 2−√3 4−2√3 1−√3
De même, 𝑠𝑖𝑛2 12 = 2
12
= 2
6
= 2
2
= 4
= 8
=(2 )
√2
𝜋 1−√3 𝜋 𝜋
D’où 𝑠𝑖𝑛 12 = − 2√2
car 12 ∈ [0, 2 ]
Propriété :
𝜋 𝑎
Soit 𝑎 un nombre réel different de 4 + 𝑘𝜋(𝑘 ∈ ℤ). Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 alors on a :
1−𝑡 2 2𝑡
𝑐𝑜𝑠𝑎 = 𝑠𝑖𝑛𝑎 =
1+𝑡 2 1+𝑡 2
𝜋 2𝑡
Si de plus 𝑎 ≠ + 𝑘𝜋(𝑘 ∈ ℤ) alors 𝑡𝑎𝑛𝑎 =
2 1−𝑡 2
Exercices d’applications
Exercice 1 :
Soient a et b deux nombres réels.
Exprimer 𝑡𝑎𝑛(𝑎 + 𝑏) et 𝑡𝑎𝑛(𝑎 − 𝑏) en fonction de 𝑡𝑎𝑛𝑎 et 𝑡𝑎𝑛𝑏.
Exercice 2 :
Soient a et b deux nombres réels. Démontrer que :
1- 2𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 = 𝑐𝑜𝑠(𝑎 + 𝑏) + 𝑐𝑜𝑠(𝑎 − 𝑏)
2- 2𝑠𝑖𝑛𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏 = 𝑠𝑖𝑛(𝑎 + 𝑏) + 𝑠𝑖𝑛(𝑎 − 𝑏)
3- On pose 𝑎 + 𝑏 = 𝑥 et 𝑎 − 𝑏 = 𝑦
a) Exprimer 𝑎 et 𝑏 en fonction de 𝑥 et 𝑦.
b) Déduire que :
𝑥+𝑦 𝑥−𝑦
𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑦 = 2𝑐𝑜𝑠 ( 2
) 𝑐𝑜𝑠 ( 2 )
𝑥+𝑦 𝑥+𝑦
𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑦 = 2𝑠𝑖𝑛 ( 2 ) 𝑐𝑜𝑠 ( 2 )
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1+√5
Soit à résoudre l’équation (𝑒): 𝑐𝑜𝑠𝑥 =
4
𝜋
1- Démontrer que (𝑒) admet une unique solution dans l’intervalle ]0, 4 [. Dans la suite, on
notera 𝑡0 cette solution.
2- Calculer 𝑐𝑜𝑠(2𝑡0 ) ; puis démontrer que 𝑐𝑜𝑠(4𝑡0 ) = − 𝑐𝑜𝑠(𝑡0 ).
En déduire 𝑡0 .
3- Résoudre (𝑒)
Résumé :
Equations trigonométriques
Equations du type 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎 ; 𝑎 ∈ ℝ
Soit à résoudre dans ℝ l’équation 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎, (𝑎 ∈ ℝ)
Si 𝑎 < −1 ou 𝑎 > 1, alors cette équation n’a pas de solution. 𝑆 = ∅
Si 𝑎 ∈ [−1, 1], alors il existe un réel 𝛼 tel que 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 𝑎
On a donc 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑎 ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑥 = 𝛼 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝛼[2𝜋]
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ). On note encore { 𝑜𝑢
𝑥 = −𝛼 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ −𝛼[2𝜋]
𝑆 = {𝛼 + 2𝑘𝜋, −𝛼 + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
Exemple : Résolvons dans ℝ les équations suivantes :
1
(1) 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 2
1 𝜋
𝑐𝑜𝑠𝑥 = 2 ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 3
𝜋
𝑥 = + 2𝑘𝜋
3
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋
𝑥 = − + 2𝑘𝜋
3
𝜋 𝜋
𝑆 = { + 2𝑘𝜋, − + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ}
3 3
√2
(2)𝑐𝑜𝑠2𝑥 = − 2
√2 3𝜋
𝑐𝑜𝑠2𝑥 = − ⇔ 𝑐𝑜𝑠2𝑥 = 𝑐𝑜𝑠
2 4
3𝜋
2𝑥 =
+ 2𝑘𝜋 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
3𝜋
2𝑥 = − 4 + 2𝑘𝜋
3𝜋
𝑥= 8
+ 𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
3𝜋
𝑥 = − 8 + 𝑘𝜋
3𝜋 3𝜋
𝑆 = { 8 + 𝑘𝜋, − 8
+ 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ}
Page131
Equations du type 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ; 𝑏 ∈ ℝ
Soit à résoudre dans ℝ l’équation 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ; 𝑏 ∈ ℝ.
Si 𝑏 < −1 ou 𝑏 > 1, alors cette équation n’a pas de solution. 𝑆 = ∅
Si 𝑏 ∈ [−1, 1], alors il existe un réel 𝛽 tel que 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 𝑏
On a donc 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑏 ⇔ 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 𝑠𝑖𝑛𝛽
𝑥 = 𝛽 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝛼[2𝜋]
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ). On note encore { 𝑜𝑢
𝑥 = 𝜋 − 𝛽 + 2𝑘𝜋 𝑥 ≡ 𝜋 − 𝛼[2𝜋]
𝑆 = {𝛽 + 2𝑘𝜋, 𝜋 − 𝛽 + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
𝜋 √2
Exemple : Résolvons dans [0, 2𝜋] l’équation 𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 2
𝜋 √2 𝜋 𝜋
𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 2
⇔ 𝑠𝑖𝑛 (2𝑥 + 6 ) = 𝑠𝑖𝑛 4
𝜋 𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 𝜋
2𝑥 + 6 = 𝜋 − 4 + 2𝑘𝜋
𝜋 𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 3𝜋
2𝑥 + = + 2𝑘𝜋
6 4
𝜋
2𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
7𝜋
2𝑥 = + 2𝑘𝜋
12
𝜋
𝑥 = 24 + 𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
7𝜋
𝑥 = 24 + 𝑘𝜋
𝜋 7𝜋 7𝜋
𝑥 ∈ [0,2𝜋] ⇔ 0 ≤ 24 + 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 De même, 0 ≤ + 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 ⇔ − 24 ≤
24
7𝜋
𝜋 𝜋 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 − 24
⇔− ≤ 𝑘𝜋 ≤ 2𝜋 −
24 24
7 41
1 47 ⇔ − 24 ≤ 𝑘 ≤ 24
⇔ − 24 ≤ 𝑘 ≤ 24
Donc 𝑘 = {0, 1}
Donc 𝑘 = {0, 1}
7𝜋
Pour 𝑘 = 0, 𝑥 =
𝜋 Pour 𝑘 = 0, 𝑥 = 24
24
31𝜋
Pour 𝑘 = 1, 𝑥 =
25𝜋 Pour 𝑘 = 1, 𝑥 =
24
24
𝜋 7𝜋 25𝜋 31𝜋
𝑆={ , , , }
24 24 24 24
Equations du type 𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑐 ; 𝑐 ∈ ℝ
Pour tout nombre réel 𝑐, il existe toujours un réel 𝛾 tel que 𝑡𝑎𝑛𝛾 = 𝑐.
Page132
𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑐 ⇔ 𝑡𝑎𝑛𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛾
𝑥 = 𝛾 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝑥 = 𝜋 + 𝛾 + 2𝑘𝜋
⇔ 𝑥 = 𝛾 + 𝑘𝜋
𝑆 = {𝛾 + 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
Si 𝑎 ≠ 0 et 𝑏 ≠ 0, alors 𝑎2 + 𝑏 2 ≠ 0.
𝑎 𝑏
On a donc 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = √𝑎2 + 𝑏 2 ( 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥)
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2
𝑎 2 𝑏 2 𝑎
De plus, ( ) +( ) = 1, donc il existe un réel 𝜃 tel que 𝑐𝑜𝑠𝜃 = et 𝑠𝑖𝑛𝜃 =
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2
𝑏
√𝑎 2 +𝑏2
𝑎 𝑏
On a donc 𝑎𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑏𝑠𝑖𝑛𝑥 = √𝑎2 + 𝑏 2 ( 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥)
√𝑎 2 +𝑏2 √𝑎 2 +𝑏2
= √𝑎2 + 𝑏 2 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃)
𝑐
Ainsi, (𝐸) devient √𝑎2 + 𝑏 2 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃) = 𝑐 ⇔ 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝜃) = . Equation que nous savons
√𝑎 2 +𝑏2
comment résoudre.
2
On a √12 + (√3) = 2
Page133
1 √3 √2
Ainsi, (1) ⇔ 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛𝑥 =
2 2 2
𝜋 𝜋 √2
⇔ 𝑐𝑜𝑠 3 𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑠𝑖𝑛 3 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 2
𝜋 𝜋
⇔ 𝑐𝑜𝑠 (𝑥 − 3 ) = 𝑐𝑜𝑠 4
𝜋 𝜋
𝑥 − 3 = 4 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋 𝜋
𝑥 − 3 = − 4 + 2𝑘𝜋
7𝜋
𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋
⇔{ 𝑜𝑢 (𝑘 ∈ ℤ)
𝜋
𝑥 = 12 + 2𝑘𝜋
7𝜋 𝜋
𝑆 = { 12 + 2𝑘𝜋, 12 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ}
Inéquations trigonométriques
Cette partie se fera essentiellement sous forme d’exercice.
Résolvons dans ℝ les inéquations suivantes :
1
(1): 𝑠𝑖𝑛𝑥 >
2
𝜋 5𝜋
𝑆 = ] + 2𝑘𝜋; + 2𝑘𝜋[ ; 𝑘 ∈ ℤ
6 6
1
(2): 𝑐𝑜𝑠2𝑥 ≥ −
2
Posons 𝑋 = 2𝑥
1
(2) devient donc 𝑐𝑜𝑠𝑋 ≥ − 2
2𝜋 2𝜋
On a donc − 3
+ 2𝑘𝜋 ≤ 𝑋 ≤ 3
+ 2𝑘𝜋
2𝜋 2𝜋
⇔− 3
+ 2𝑘𝜋 ≤ 2𝑥 ≤ 3
+ 2𝑘𝜋
𝜋 𝜋
⇔ − 3 + 𝑘𝜋 ≤ 𝑥 ≤ 3 + 𝑘𝜋
𝜋 𝜋
𝑆 = [− + 𝑘𝜋, + 𝑘𝜋 ] ; 𝑘 ∈ ℤ
3 3
𝜋 𝜋 𝜋 5𝜋
𝑆 = ]− + 2𝑘𝜋, + 2𝑘𝜋[ ∪ ] + 2𝑘𝜋, + 2𝑘𝜋[ ; 𝑘 ∈ ℤ
2 4 2 4
Page134
Exercice d’application :
Résoudre dans ℝ les équations et inéquations suivantes :
𝜋 𝜋
(1): 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 𝑠𝑖𝑛 , (2): 𝑐𝑜𝑠2𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 ( − 𝑥)
7 4
𝜋 𝜋 3𝜋
(3): 𝑠𝑖𝑛 ( − 2𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑥 − ) (4): 𝑡𝑎𝑛2𝑥 + 𝑡𝑎𝑛 (𝑥 − ) =0
4 6 4
𝑥 𝑥
(5): 𝑐𝑜𝑠 ( ) ≤ 𝑠𝑖𝑛 ( ) (6): 𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 ≥ 𝑐𝑜𝑠2𝑥
3 3
Page135
MODULE 23 : CONFIGURATIONS ET TRANSFORMATIONS ÉLÉMENTAIRES DU PLAN
: NOMBRES COMPLEXES
Intérêt : Ce chapitre sur les nombres complexe prépare les élèves aux applications techniques des nombres complexes,
notamment en électronique et en électricité où les nombres complexes servent à exprimer les impédances complexes des
condensateurs et des bobines, en optique où ils permettent d’exprimer l’indice de réfraction de la lumière. Mais aussi
permettent la résolution de certaines équations différentielles que vous ferez en classe de terminale.
Motivation : Tous les nombres positifs ont une racine carrée, par exemple, 9 a pour racine 3 et 4 a pour racine 2. Par contre,
aucun réel négatif n'a de racine (réelle). C'est pour pallier à cette discrimination que furent créer les nombres complexes (Dans
cet ensemble, la racine carrée d’un nombre n’est pas unique comme dans ℝ.). Par ailleurs, nous sommes souvent amenés à
résoudre des équations du second degré quand le discriminant Δ est positif, cependant lorsqu'une équation du second degré a
un discriminant négatif, on a l’habitude de dire que « l'équation n'admet pas de solution » . L’ensemble des nombres complexes
nous permet de résoudre de telle équations et nous donne aussi la possibilité de représenter les solutions obtenues dans un
repère du plan ; en outre, à l’aide des nombres complexes, il est possible de calculer la valeur du cosinus et du sinus d’un angle
orienté quelconque…
Les prérequis conseillés sont :
Lecon1 : Ecriture algébrique, opérations sur les nombres complexes et Représentation graphique
Durée : 2 périodes
Donner la partie réelle et la partir imaginaire d’un nombre complexe à partir de son écriture
algébrique ou cartésienne ;
Reconnaître un nombre complexe réel et un nombre complexe imaginaire pur ;
Déterminer l’écriture algébrique d’un quotient, d’une somme ou d’un produit de deux nombres complexes ;
Ecrire le quotient z/z' sous la forme z''/c où c est un réel.
Représenter le point et le vecteur image d’un nombre complexe dans le plan.
1- Situation problème
Prérequis : soit 𝒙 un nombre réel, pour quelle valeur de 𝒙 √𝒙 à un sens ? Que vaut √𝒙𝟐 ? …Résourdre dans ℝ
l’équation 𝒙𝟐 − 𝟒 = 𝟐. Construire dans un repère orthonormé du plan, le vecteur 𝒖
ሬԦ = 𝟐𝒊Ԧ + 𝒋Ԧ…
2- Activité de d’apprentissage (A faire en groupe d’au moins deux élèves)
Pour cette activité, nous supposons que pour tout réel positif a, lorsqu’on écrit √−𝒂, on a √−𝒂 = ඥ−𝟏 × √𝒂.
b) L’écriture ඥ−𝟏 étant impossible , on désigne par i, un nombre tel que 𝒊 = ඥ−𝟏 avec 𝒊𝟐 = −𝟏.
-Quel nom peut-on donner au nombre « i » ? (S : nombre imaginaire)
(Verbalement [Facultative] : pourquoi la notation « i » ? S : car initial du mot imaginaire, A quel
mathématicien devons-nous cette notation ? S : Au mathématicien Suisse Leonhard Euler :1777)
S : 𝟐𝒊 ; 𝒊ඥ𝟓 ; 𝟑 − 𝟐𝒊; −𝟔 + 𝒊ඥ𝟓 … Les nombres écrits sous cette forme sont appelés des nombres
complexes
-Sous quelle forme s’écrit un nombre complexe ?
S : Tout nombre écrit sous la forme a+ib est appelé nombre complexe, et appartient à l’ensemble ℂ des
nombres complexes.
-Peut-on les placer sur une droite graduée ? Peut-on les placer dans un repère du plan ? (Le faire
avec : 𝟐𝒊 ; 𝟑 − 𝟐𝒊 ; 5, 0… par exemple)
3- Résumé
3-1- Ecriture algébrique et opération sur les nombres complexes.
Définition
On appelle nombre complexe tout nombre qui peut s’écrire sous la forme a+ib, où a et b sont des nombres réels et i un nombre
Exemple : -10 est un nombre complexe réel ; -6i est un nombre complexe imaginaire pur.
Attention ! Si z = 2 + 3i, la partie réelle est 2, la partie imaginaire est 3, et non 3i !! Dans la partie imaginaire il n’y a
𝒂 + 𝒊𝒃 = 𝟎 ⇔ 𝒂 = 𝟎 𝒆𝒕 𝒃 = 𝟎.
𝒂 + 𝒊𝒃 = 𝒂′ + 𝒊𝒃′ ⇔ 𝒂 = 𝒂′ 𝒆𝒕 𝒃 = 𝒃′.
Attention ! l’expression de l’inverse d’un nombre complexe 𝒂 + 𝒊𝒃 n’est pas à retenir par cœur, on la retrouve facilement en
Exemple:
1 i 3 2 3 2 3 2
1 i
3 2 3 2
i i i i
3 2i 7 7 7 7 7 7 7 7 7 7
Remarque :
R1 :la place de 𝒊 n’est pas obligatoirement devant ou derrière une expression, mais nous plaçons 𝒊 devant le radical comme
nous le faisons pour des inconnues quelconques : 𝟒 + 𝒊ඥ𝟑 ;
Mais un
nombre
complexe,
R3 :par convention, 𝒊 n'est jamais écrit sous la racine carrée ; très souvent, il est placé au numérateur d’une fraction
qu’est-ce-que ça .
représente
concrètement ?? 3-2-Représentation géométrique des nombres complexes : Représentation d’Argand.
Un nombre complexe a+ib est en fait un point dans le plan. La partie réelle « a » correspond aux abscisses, la partie
imaginaire « b » correspond aux ordonnées.
Si on note 𝒛𝑨 = 𝟑 + 𝟐𝒊, cela signifie que les coordonnées de A sont 3 en abscisse et 2 en ordonnée.
Si on note 𝒛𝑩 = −𝟒 + 𝟑𝒊, cela signifie que les coordonnées de B sont -4 en abscisse et 3 en ordonnée :
ሬԦ, 𝒗
Le plan P muni du repère orthonormé direct 𝓡 = (𝑶, 𝒖 ሬԦ) est appelé plan complexe.
3
B 3
A
2
ሬԦ
𝒗
OA
Tout point sur l’axe des abscisses est l’image d’un nombre complexe de la forme x i 0 x . L’axe des abscisses (𝒐, 𝒖
ሬԦ)est l’axe
réel.
Tout point sur l’axe des ordonnées est l’image d’un nombre complexe de la forme 0 i y iy . L’axe des ordonnées (𝒐, ሬ𝒗Ԧ)
est appelé axe des imaginaires purs.
L’image d’un nombre complexe 𝒙 + 𝒊𝒚 est le point du plan de cordonnées ൫𝒙, 𝒚൯ dans le repère 𝓡 ;
Exemple : L’image du nombre complexe −𝟒 + 𝟑𝒊 est le point B du plan de cordonnées (−𝟒, 𝟑) ou 𝑩(−𝟒, 𝟑).
l’affixe du point 𝑴൫𝒙, 𝒚൯dans le repère 𝓡 est le nombre complexe 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚 que l’on note 𝒛𝑴 et on écrit
𝑴(𝒛𝑴 );
l’affixe du vecteur ሬ𝒘
ሬሬԦ dans le plan complexe est le nombre complexe 𝒂 + 𝒊𝒃 que l’on note 𝒛𝒘 ሬԦ + 𝒃𝒗
ሬሬሬԦ = 𝒂𝒖 ሬԦ.
ሬԦ, 𝒗
repère (𝑶, 𝒖 ሬԦ) est 𝒛ሬሬሬሬሬሬԦ
𝑶𝑨
ሬԦ + 𝟐𝒗
= 𝟑𝒖 ሬԦ.
Propriétés :
z A zB
P2 : Si I est le milieu de [AB] alors z I ;
2
z A z B z C
P3 : Si G est le barycentre de ( A; ), ( B; ), (C; ) alors z G .
Exemple : On donne : 𝒛𝑬 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛𝑭 = −𝟔 + 𝟕𝒊 Calculons l’affixe 𝒛𝑲 du milieu du segment [𝑬𝑭] .
(𝟐+𝟑𝒊)+(−𝟔+𝟕𝒊) −𝟒+𝟏𝟎𝒊
𝒛𝑲 = = 𝟐 = −𝟐 + 𝟓𝒊; …
𝟐
ሬሬሬሬሬԦ = (−𝟔 + 𝟕𝒊 ) − (𝟐 + 𝟑𝒊 ) = −𝟖 + 𝟒𝒊 ( ! détailler en cours, faire les autres cas.)
𝒛𝑬𝑭
4- Exercice d’application
Application 1
Soit 𝒛 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛′ = −𝟓 + 𝒊.
𝒛′
Calculer et écrire sous la forme algébrique : 𝒛 + 𝒛′ ; 𝒛 − 𝒛′ ; 𝟐𝒛 − 𝟑𝒛′ ; 𝒛𝒛′ ; 𝒛𝟐 et .
𝒛
Résolution :
𝒁 + 𝒁’ = −𝟑 + 𝟒𝒊 ; 𝒁 – 𝒁’ = 𝟕 + 𝟐𝒊 ; 𝟐𝒁 – 𝟑𝒁’ = 𝟏𝟗 + 𝟑𝒊 ; 𝒁𝒁’ = (𝟐 + 𝟑𝒊) ( 𝒊 − 𝟓) = −𝟏𝟑 – 𝟏𝟑𝒊 ;
𝒛𝟐 = (𝟐 + 𝟑𝒊)𝟐 = −𝟓 + 𝟏𝟐𝒊
Application 2
𝟏
1. Calculer (3 + 2i) (3 -2i). En déduire la forme algébrique de .
𝟑+𝟐𝒊
2. Ecrire sous la forme algébrique les nombres complexes suivants :
𝟏 𝟓−𝟒𝒊 𝟑+𝒊ඥ𝟕 𝟏 𝟒 𝟐−𝒊 𝒊 𝟐+𝒊
; ; ; ; ; ;
𝟑+𝒊 𝟑−𝒊 𝒊 𝟐+𝟕𝒊 ඥ𝟑−𝒊 𝟓+𝟑𝒊 𝟏−𝟑𝒊 𝒊
Application 3
1. Placer dans le plan complexe, les points d’affixes :
𝒛𝟏 = 𝟐 + 𝟑𝒊 ; 𝒛𝟐 = 𝟑 + 𝒊 ; 𝒛𝟑 = −𝟏 + 𝟐𝒊 ; 𝒛𝟒 = 𝟐 − 𝒊 ; 𝒛𝟓 = 𝟓 ; 𝒛𝟔 = −𝒊 ; 𝒛𝟕 = −𝟒 ; 𝒛𝟖 = −𝒊 − 𝟑 ;
𝒛𝟗 = 𝟐𝒛𝟐 − 𝟑𝒛𝟏 ; 𝒛𝟏𝟎 = 𝒛𝟑 (𝒛𝟒 − 𝒛𝟐 ) et 𝒛𝟏𝟏 = 𝒛𝟐𝟔 .
2. Représenter les vecteurs images des points 𝒛𝟔 ; 𝒛𝟓 ; 𝒛𝟖 ; 𝒛𝟐 …
3. Parmi les nombres cités ci- dessus, citer ceux qui sont réels et ceux qui sont imaginaires pures.
Homework :
Durée : 2 périodes
Objectifs pédagogiques :
A la fin de cette leçon, l’élève sera capable de :
Utiliser l’effet de la conjugaison sur une somme, un produit, un quotient de deux nombres
complexes.
Déterminer le module d’un nombre complexe de forme algébrique connue ;
Utiliser la relation 𝐴𝐵 = |𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 | pour :
Calculer des distances ;
Montrer qu’un triangle est rectangle ;
Montrer qu’un triangle est isocèle.
Déterminer la nature de l’ensemble des points M d’affixes 𝑍𝑀 tel que ห𝑍𝑀 − 𝑎ห ≤ 𝑘;
Utiliser l’effet du module sur un produit et un quotient de deux nombres complexes ;
Prérequis : Soit 𝒙 un nombre réel, que vaut |𝒙 | ? Dans un repère orthonormé du plan, quel est le symétrique du
point 𝑨(𝟑, −𝟐) par rapport l’axe des abscisses ? que vaut la distance de 𝑨 à l’origine de cde repère ?
1- Activité d’apprentissage
ሬԦ; 𝒗
Le Plan complexe est muni d’un repère orthonormé (𝒐; 𝒖 ሬԦ). Soient M un point d’affixe 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 et M’ le
ሬԦ).
symétrique de M par rapport à la droite de repère (𝒐; 𝒖
a) Montrer que l’affixe z’ du point M’ est le nombre complexe 𝒛′ = 𝒂 − 𝒊𝒃. Dans la suite, z’ sera noté 𝒛.
Ainsi, 𝒛 = 𝒂 − 𝒊𝒃.
b) Calculer 𝒛 + 𝒛 et 𝒛 − 𝒛.
c) Comparer 𝒛ധ et z.
𝒛 𝒛
e) Comparer 𝒛 + 𝒛′ et 𝒛 + 𝒛′, 𝒛𝒛′ 𝒆𝒕 𝒛 𝒛′ , ቀ𝒛′ቁ 𝒆𝒕 (𝒛′ ≠ 𝟎).
𝒛′
f) Calculer la distance 0M puis 𝑶𝑴𝟐 et comparez le résultat obtenu à 𝒛 × 𝒛.
g) Construis dans le repère (𝒐; ሬ𝒖Ԧ; ሬ𝒗Ԧ) tous les points situés à 2 cm de l’origine, donne une écriture algébrique
de cette représentation.
Soit 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 un nombre complexe. On appelle complexe conjugué de 𝒛 que l’on note 𝒛ത le nombre complexe
défini par 𝒛ത = 𝒂 − 𝒊𝒃.
Exemple : Le conjugué de i est –i , celui de 𝟐 + 𝟐𝒊 est 𝟐 − 𝟐𝒊,…
Remarque : Deux nombres complexes conjugués ont leurs images respectives symétrique par rapport à l'axe des réels
( axe des abscisses )
Propriété :
Pour tout complexe 𝒛 , on a :
𝐏𝟏 : 𝒛 𝝐 𝒊ℝ ⇔ ഥ𝒛 = −𝒛 ; 𝐏𝟑 : 𝒛 𝝐 ℝ ⇔ 𝒛ത = 𝒛; 𝐏𝟐 : 𝒛ധ = 𝒛
𝒊) തതതതതതതത
𝒛 + 𝒛′ = 𝒛ത + 𝒛ഥ′ ; ഥ ; 𝒊𝒊𝒊) (𝒛ത)𝒏 = (𝒛𝒏 ), 𝒏 ∈ ℕ ; 𝒊𝒗) ൬ ഥ
തതതത = 𝒛ത𝒛′
𝒊𝒊) 𝒛𝒛′
𝒛
൰=
𝒛ത
𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒛′ ≠ 𝟎.
𝒛′ ഥ
𝒛′
𝟏+𝒊 𝟏+𝒊 𝟏−𝒊
Exemple : (𝟐−𝒊) = = 𝟐+𝒊 …; (−𝟏 + 𝒊)(𝟓 − 𝟑𝒊) = ቀ−𝟏 + 𝒊ቁ ቀ𝟓 − 𝟑𝒊ቁ = (−𝟏 − 𝒊)(𝟓 + 𝟑𝒊); …
𝟐−𝒊
2-2. Module d’un nombre complexe, inégalités triangulaires
Définition : Module d’un nombre complexe
Soit 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 un nombre complexe et 𝑴 son image dans le plan complexe.
2-3- Distance
Dans ce paragraphe, a et b sont des nombres complexes.
Définition :
Soit 𝑨 𝒆𝒕 𝑩 deux points du plan d’affixes respectives 𝒛𝑨 et 𝒁𝑩 , La distance de 𝑨 à 𝑩 est donnée par
𝑨𝑩 = ห𝒛𝑩 − 𝒛𝑨 ห .
Remarque : Pour démontrer qu'un triangle est équilatéral, isocèle ou rectangle, on peut donc calculer les longueurs
Homework :
1) Déterminer l’ensemble des points M du plan d’affixe z tels que le nombre complexe
𝒁 = |𝒛|𝟐 + 𝟐𝒛 − 𝟑 soit imaginaire pur.
𝟐𝒛−𝟒
2) Déterminons l’ensemble (E) des points M du plan d’affixe z tels que le nombre complexe soit réel.
𝒛−𝒊
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