0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
85 vues58 pages

Communication intercellulaire en médecine

Ce document traite de la communication intercellulaire, essentielle pour la coordination des activités cellulaires dans les organismes pluricellulaires. Il décrit les différents types de communication cellulaire, notamment endocrine, paracrine, autocrine et synaptique, ainsi que les signaux chimiques impliqués et les récepteurs associés. Les mécanismes de signalisation, y compris les voies de signalisation par les récepteurs canaux ioniques, les récepteurs couplés aux protéines G et les récepteurs enzymatiques, sont également abordés.

Transféré par

zaki92102
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
85 vues58 pages

Communication intercellulaire en médecine

Ce document traite de la communication intercellulaire, essentielle pour la coordination des activités cellulaires dans les organismes pluricellulaires. Il décrit les différents types de communication cellulaire, notamment endocrine, paracrine, autocrine et synaptique, ainsi que les signaux chimiques impliqués et les récepteurs associés. Les mécanismes de signalisation, y compris les voies de signalisation par les récepteurs canaux ioniques, les récepteurs couplés aux protéines G et les récepteurs enzymatiques, sont également abordés.

Transféré par

zaki92102
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA COMMUNICATION

INTERCELLULAIRE
UNIVERSITE D’ALGER - FACULTE DE MEDECINE ZIANIA CHATEAUNEUF – DEPARTEMENT DE MEDECINE.
PREMIERE ANNEE DE MEDECINE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2023/2024
MODULE DE CYTOLOGIE.
PR YAHIA
• Dans ce chapitre, nous allons étudier les principaux moyens de
communication des cellules
• et voir comment elles envoient des signaux
• et comment elles interprètent ceux qu’elles reçoivent
I/INTRODUCTION
• La communication intercellulaire est l’une des caractéristiques
des organismes pluricellulaires,
qui assure la direction des processus fondamentaux des cellules,
coordonne leur activité
permet aux différentes cellules de l’organisme à percevoir leur
microenvironnement
• Elle est assurée par:
des molécules chimiques (messagers ou molécules informatives)
 émises par une cellule (dite émettrice)
 reconnues par une autre cellule CIBLE (dite réceptrice).
II/LES DIFFÉRENTS TYPES DE
COMMUNICATIONS CELLULAIRES
• Chaque type cellulaire dispose d’un ensemble de
récepteurs qui lui permet de répondre à un
ensemble spécifique de molécules de signalisation
produites par d’autres cellules.

• Ces molécules de signalisation fonctionnent de


façon coordonnée pour contrôler le comportement
de la cellule.
• les cellules peuvent avoir besoin de plusieurs
signaux :selon le type de signal, les conséquences
au niveau cellulaire seront :
 survie, (flèches bleues),
 prolifération (flèches rouges)
 et/ou différenciation cellulaire. (flèches vertes)
 L’absence de signaux conduits à la mort cellulaire.
III/LES QUATRE TYPES DE SIGNALISATION
• On peut classer ces modes de communication en fonction de la
distance qui sépare la cellule émettrice du signal de la cellule cible. De
la distance la plus longue à la plus courte on trouve :
• 1) La communication endocrine
• 2) La communication paracrine
• 3) La communication autocrine
• 4) La communication synaptique chimique
1/ La communication endocrine
• Elle concerne les hormones
• celles-ci sont libérées dans la
circulation sanguine générale.
• Elles agissent à distance sur une
cellule qui possède un récepteur
spécifique.
• Le délai pour que le signal atteigne sa
cible est long (de quelques secondes à
plusieurs minutes).
2/ La communication paracrine
• Le signal est libéré dans la
matrice extracellulaire
• et agit seulement sur les
cellules voisines.
• Elle concerne les
médiateurs locaux.
• Ex : facteurs de
croissance, médiateurs de
l’inflammation.
3/ La communication autocrine

• La cellule répond au signal


qu’elle a elle-même sécrété.
• Ex : les facteurs de croissance et
les cytokines.
4/ La communication synaptique chimique
• Le signal est libéré par la cellule
présynaptique
• agit seulement sur la cellule post-
synaptique d’une jonction
spécialisée voisine (synapse
chimique).
• Il n’y a pas de dispersion du signal
et l’action est très rapide (de l’ordre
de la ms).
• Elle concerne les
neurotransmetteurs
• (ex : acétylcholine, glutamate,
noradrénaline…).
IV/LES 3 PRINCIPAUX TYPES DE SIGNAUX
CHIMIQUES
• 1. Les molécules informatives hydrosolubles
2. Les molécules informatives liposolubles
3. Les radicaux libres gazeux
1/ Les molécules informatives hydrosolubles
• Elles ne peuvent pas traverser la bicouche lipidique de la membrane
plasmique.
• Elles agissent grâce à des récepteurs spécifiques situés sur la
membrane plasmique de la cellule cible.
• Leur durée de vie très courte (ms, s pour les neurotransmetteurs ou
quelques min pour les hormones).
• Elles induisent des réponses rapides et de courte durée.
• Ces réponses correspondent à une régulation et activent de protéines
pré-existantes dans la cellule cible (enzymes, canaux ioniques,
facteurs de régulation de la transcription)
Ces molécules sont
• Les facteurs de croissance : ce sont des protéines ou des polypeptides qui
jouent un rôle dans la prolifération et la survie des cellules. Désignés le plus
souvent par GF : Growth Factor.
• Les neurotransmetteurs : ce sont le plus souvent des dérivés d’acides
aminés (noradrénaline, sérotonine, GABA…) ou des polypeptides qui jouent
un rôle dans l’excitation ou l’inhibition des neurones au niveau des synapses.
• Les hormones : ce sont des molécules :
– peptidiques (2-100 acides aminés). Ex : vasopressine, ocytocine, insuline…
– protéiques (> 100 AA). Ex : hormone de croissance (GH) ;
– glycoprotéiques. Ex : LH, FSH.
• Les cytokines : Ce sont des protéines ou des polypeptides qui jouent un rôle
dans la réponse immunitaire et l’infl ammation. Ex : interleukines (IL).
2/ Les molécules informatives liposolubles
• Elles franchissent la membrane plasmique par diffusion simple.
• Elles activent ensuite un récepteur intracellulaire qui se fixe sur des
régions cibles de l’ADN et régulent la transcription des gènes.
• Elles induisent des réponses plus tardives et de plus longue durée.
Elles n’agissent pas sur des protéines pré-existantes
• Ces molécules sont transportées dans
le sang (cas des hormones
liposolubles) grâce à des transporteurs
protéiques spécifiques avant d’être
libérées au contact de la membrane
plasmique des cellules cibles.
• EX:
– les hormones thyroïdiennes (T3 et T4),
dérivées d’un acide aminé : la tyrosine ;
– Les hormones stéroïdes, dérivées du
cholestérol. Ex : cortisol, œstradiol,
testostérone, progestérone…
– Les prostaglandines, dérivées de l’acide
arachidonique (acide gras à 20 C).
3/ Les radicaux libres gazeux
• Ils diffusent librement à travers la membrane plasmique.
• Ils agissent directement sur des enzymes cytosoliques sans
intervention d’un récepteur membranaire ou intracellulaire.

• Les mieux connus sont CO (monoxyde de carbone) et NO (monoxyde


d’azote).
• Ils sont toxiques à forte concentration.
V/LES RÉCEPTEURS MEMBRANAIRES DES
MOLÉCULES HYDROSOLUBLES ET LEUR DIVERSITÉ
Il existe trois classes principales de récepteurs membranaires
• Les récepteurs canaux ioniques
• Les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG)
• Les récepteurs enzymes (à activité enzymatique)
1/LES SIGNAUX HYDROSOLUBLES ET LES
RÉCEPTEURS CANAUX IONIQUES
• mode de fonctionnement le plus simple et le plus direct
• Ce sont des canaux ioniques ligand –dépendant,
• une superfamille de récepteurs multimériques dont chaque
monomère possède 4 domaines transmembranaires.
• Leur ouverture est déclenchée par la fixation de leur ligand
spécifique.
• Exemple : Le récepteur nicotinique musculaire de l’acétylcholine est
un pentamère de 300 kDa formé de 5 sous-unités qui délimitent le
canal ionique:
2 sous-unités α (alpha) portant les sites de fixation du ligand,
1 sous-unité β(beta)
1 sous-unité γ(gamma)
1 sous-unité δ(delta).
• La fixation de l’acétylcholine sur chaque sous-unité α provoque une
réorganisation de la structure des 5 sous-unités  qui déclenche
l’ouverture du canal ionique.
• Conséquences : entrée de Na+ à l’origine d’une dépolarisation de la
cellule musculaire
• C’est ainsi que le récepteur nicotinique joue un rôle important dans
la transmission neuromusculaire et le couplage excitation-
contraction.
2/Les signaux hydrosolubles et les récepteurs
membranaires couplés aux protéines G (RCPG)
• Les RCPG sont des protéines transmembranaires (glycoprotéines)
contrôlent indirectement l’activité d’une protéine cible liée à la
membrane plasmique (une enzyme ou un canal ionique) par
l’intermédiaire d’une protéine G hétérotrimérique.
2/Les signaux hydrosolubles et les récepteurs
membranaires couplés aux protéines G (RCPG)
• Structure des RCPG
• Ils appartiennent à une
superfamille de protéines
qui possèdent 7
domaines
transmembranaires.
• Leur extrémité N-
terminale est
extracellulaire
(flèche rouge)
Cascade d’activation des RCPG

La voie de signalisation par les RCPG fait intervenir 6 partenaires :


• Le premier messager qui est un ligand extracellulaire.
Ex : noradrénaline, glucagon.
• Les RCPG.
• Les protéines G hétérotrimériques (= transducteurs).
• Des effecteurs primaires qui sont des canaux ioniques ou des enzymes.
Ex : adénylate cyclase, phospholipase C…
• Des seconds messagers dont la concentration intracellulaire est contrôlée
par les effecteurs primaires. Ex : AMPc, Ca2+…
• Des effecteurs secondaires activés par les seconds messagers. Ex. : protéine
kinase A activée par AMPc.
La fixation du premier messager sur le RCPG aboutit à la
modification de nombreuses activités cellulaires
après un très important phénomène d’amplification
Les protéines G
• La protéine G est une protéine hétérotrimérique ancrée dans le
feuillet interne de la membrane plasmique
• Elles appartiennent à une vaste superfamille de protéines liant le GTP
et l’hydrolysant en GDP. Elles sont composées de 3 sous-unités (SU)
une SU α qui fixe le GDP le GTP et possède une activité GTPasique
une SU β
 une SU γ qui forment un dimère indissociable.
La SU α et la SU γ sont liées de manière covalente à des acides gras, ce
qui leur permet de s’ancrer de façon temporaire au feuillet cytosolique
de la membrane plasmique.
Les protéines G
• Le transfert d’informations entre le
RCPG et l’effecteur primaire repose
sur le cycle fonctionnel des protéines
G:
• 1) La fixation du premier messager
sur le RCPG active la protéine G et
déclenche l’échange d’une molécule
de GDP par une molécule de GTP au
niveau de la SU α.
• 2) Cet échange induit la dissociation
du complexe trimérique et la SU α se
sépare des deux autres.
• 3) α et βγ modulent l’activité de
nombreux effecteurs primaires
protéines G
• La sous unité α activée stimule
l’adénylate cyclase,
• enzyme capable de transformer
l’ATP en AMPc.
• Les molécules d’AMPc produites
en quantités importantes jouent
le rôle de seconds messagers
• responsables d’amplification du
signal et de la transmission du
message à l’intérieur de la
cellule.
• (Exemple : Adrénaline,
glucagon, ACTH…)
Exemple 2 : Voie de signalisation par la phospholipase C
• La fixation du ligand sur son récepteur
spécifique (muscarinique) engendre
l’activation de la phospholipase C par
l’intermédiaire de la protéine G (Gq, sous
unité α),
• Ce qui conduit à la formation de deux seconds
messagers, l’inositol 1,4,5 triphosphate (IP3)
et le diacyl glycérol (DAG).
• L’IP3 migre à l’intérieur de la cellule et
s’attache sur ces récepteurs spécifiques
(canaux Ca++ ligands dépendant) situés sur la
membrane de RE ce qui entraine la libération
de Ca++ dans le cytosol.
• Quant au DAG, il reste lié à la membrane
plasmique et active la protéine kinase C qui
est responsable d’une cascade de
phosphorylation. Exemple de ligands
(Acétylcholine sur son récepteur
muscarinique, Histamine…..).
3/Les signaux hydrosolubles et les récepteurs
enzymes
• Ces récepteurs existent sous 4 grandes classes:
 1. les récepteurs à activité kinase (Tyrosine,insuline
sérine/thréonine)+ + +
 2. les récepteurs à activité phosphatase (Tyrosine, sérine/thréonine).
 [Link] récepteurs couplés aux kinases(Tyrosine, histidine)
 [Link] guanylates cyclases transmembranaires (synthèse de GMPc)

• Caractéristiques :Ils sont inactifs à l’état de monomère et agissent


pour la plupart sous forme de dimère
3/Les signaux hydrosolubles et les récepteurs
enzymes
• Ils possèdent :
un seul domaine transmembranaire ;
 un domaine extracellulaire N-terminal glycosylé qui fixe le ligand ;
une extrémité cytoplasmique C-terminale qui porte l’activité enzymatique
intrinsèque ou est directement associée à une enzyme

- autoactivation
- Recrutement de partenaire
- Cascade d’activation
• Exemple des récepteurs aux facteurs de
croissance GF
• La fixation successive de 2 molécules de ligand
induit la dimérisation du récepteur et son
autophosphorylation qui lui permet alors de
recruter des protéines associées.
• Cette fixation permet au récepteur d’activer la
protéine G monomérique Ras. Cette activation
est indirecte et fait intervenir :
 une protéine intermédiaire, qui se fixe sur le
récepteur (Grb2) ;
 une protéine qui se fixe sur Grb2 et stimule
l’échange de GDP par du GTP au niveau de Ras
(Sos = GEF).
• Ras activée induit une cascade de
phosphorylations dans laquelle une série de
protéines kinases interagissent de manière
séquentielle : MAP-kinasekinase-kinases (=
Raf) et MAP-kinase-kinases (= MEK).
• La dernière kinase est une MAP kinase
(Mitogene Activated Protein Kinase). Cette
cascade aboutit à la modification d’activité de
protéines cytosoliques et à l’activation de
facteurs de transcription. Cette voie permet
de réguler la prolifération, la différenciation et
la survie cellulaire.
. (A) Un récepteur couplé à un canal ionique l’ouvre (ou le
ferme), en réponse à la liaison de sa molécule de
signalisation extracellulaire. Ces canaux sont aussi appelés
canaux ioniques à ouverture contrôlée par un
transmetteur.
(B) Quand un récepteur couplé à une protéine G lie la
molécule de signalisation extracellulaire qui lui est
spécifique, le signal est d’abord transmis à protéine G sur
l’autre face de la membrane. La protéine G activée quitte
alors le récepteur et active (ou inhibe) une enzyme cible
(ou un canal ionique, non montré) dans la même
membrane.
La protéine G est représentée ici comme une seule
molécule ; c’est en fait un complexe de trois sous-unités
protéiques.
(C) La liaison d’une molécule de signalisation à un
récepteur couplé à une enzyme déclenche l’activité de
l’enzyme située à l’autre extrémité du récepteur, à
l’intérieur de la cellule.
nombreux récepteurs couplés à une enzyme ont une
activité enzymatique propre (à gauche), mais d’autres
fonctionnent avec des enzymes qui leur sont associées (à
droite).
QUELQUES DEFINITIONS
POUR UNE MEILLEURE COMPRÉHENSION DU COURS
RÉFÉRENCES
• Cédric Favro, Fabienne Nicolle-Biologie cellulaire UE2-Hachette
Supérieur (2011)
• Alberts Bray Hopkin Johnson Lewis Raff Roberts Walter, L'essentiel de
la biologie cellulaire-lavoisier 3e édition (2012)
• Communication intercellulaire par des signaux chimiques Pr Aouati
• Communication Signalisation cellulaire, M Dehimat

Vous aimerez peut-être aussi