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ECRICO13

Le document présente des exercices mathématiques portant sur des matrices symétriques et des fonctions polynomiales. Il explore les propriétés des valeurs propres, les noyaux et images de matrices, ainsi que l'étude de fonctions critiques et leur comportement. Enfin, il inclut un programme pour calculer une suite récurrente en fonction de paramètres donnés.

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Le document présente des exercices mathématiques portant sur des matrices symétriques et des fonctions polynomiales. Il explore les propriétés des valeurs propres, les noyaux et images de matrices, ainsi que l'étude de fonctions critiques et leur comportement. Enfin, il inclut un programme pour calculer une suite récurrente en fonction de paramètres donnés.

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1

J.F. COSSUTTA
[Link]@[Link]

ECRICOME 2013

EXERCICE 1
Nous supposerons dans cet exercice que k est supérieur ou égal à deux...
 
1. t B = t t AA = t A t t A = t AA = B.

t
B = B. B est une matrice symétrique de Mn (R).

Soit X un élément de Mn,1 (R). < BX, X >=< X, BX >= t X(BX) = t X t AAX = t (AX)AX = kAXk2 .

∀X ∈ Mn,1 (R), < BX, X >= kAXk2 .

2. B est une matrice symétrique à coefficients réels donc ses valeurs propres sont réelles.
Autrement dit : SpC B = SpR B.
Soit λ une valeur propre de B et X un vecteur propre associé. X 6= 0Mn,1 (R) et BX = λ X.
kAXk2 =< BX, X >=< λ X, X >= λ < X, X >= λ kXk2 . Or kXk2 6= 0 car X 6= 0Mn,1 (R) .
kAXk2
Alors λ = donc λ est positif ou nuls.
kXk2

Toutes les valeurs propres de B sont réelles et positives ou nulles.

3. Notons que A = t (t A) = t (Ak ) = (t A)k et que B = t AA = Ak A = Ak+1 . Alors :


B k = (Ak+1 )k = (Ak )k+1 = (t A)k+1 = t A(t A)k = t AA = B.

B k = B.

B k − B = 0Mn (R) donc X k − X est un polynôme annulateur de B. Alors les valeurs propres de B, qui sont des réels
positifs ou nul , appartiennent à l’ensemble des racines réelles positives ou nulle du polynôme X k − X.
Or les racines réelles positives ou nulle du polynôme X k − X sont 0 et 1 (k > 2...).
Ainsi les valeurs propres de B sont des éléments de {0, 1}.

Les valeurs propres possibles de B sont 0 et 1.

4. B est une matrice symétrique de Mn (R) donc B est diagonalisable. Mieux, il existe une matrice orthogonale P
de Mn (R) et une matrice diagonale D de Mn (R) telles que t P BP = P −1 BP = D. Notons que B = P DP −1 .
Posons D = Diag (α1 , α2 , . . . , αn ). D est semblable à B donc Sp D = Sp B. Or Sp D = {α1 , α2 , . . . , αn }.
Ainsi, pour tout élément k de [[1, n]], αk vaut 0 ou 1. Donc, pour tout élément k de [[1, n]], αk2 = αk .
2

D2 = Diag (α12 , α22 , . . . , αn2 ) = Diag (α1 , α2 , . . . , αn ) = D. Alors B 2 = (P DP −1 )2 = P D2 P −1 = P DP −1 = B.

B 2 = B.

5. • Soit X un élément de Ker(B). BX = 0Mn,1 (R) donc, d’après Q1, kAXk2 =< BX, X >=< 0Mn,1 (R) , X >= 0.
Alors kAXk = 0 donc AX = 0Mn,1 (R) . Par conséquent X appartient à Ker(A).
• Réciproquement soit X un élément de Ker(A). AX = 0Mn,1 (R) donc BX = t AAX = t A0Mn,1 (R) = 0Mn,1 (R) .
Ainsi X appartient à Ker(B).
Finalement ∀X ∈ Mn,1 (R), X ∈ Ker(B) ⇐⇒ X ∈ Ker(A). Alors :

Ker(B) = Ker(A).

Soit Y un élément de Im(B). Il existe un élément X de Mn,1 (R) tel que Y = BX.
Y = BX = t AAX = Ak AX = Ak+1 X = A(Ak X) donc Y apparient à Im(A).
Ainsi Im(B) ⊂ Im(A). Montrons alors que ces deux sous-espaces vectoriels ont même dimension.

Le concepteur s’autorise à parler de noyau et d’image d’une matrice, autorisons nous à utiliser le théorème du rang
pour A et pour B.

dim Ker(B) = dim Ker(A) car Ker(B) = Ker(A). Alors dim Im(B) = n − dim Ker(B) = n − dim Ker(A) = dim Im(A).
Nous avons donc Im(B) ⊂ Im(A) et dim Im(B) = dim Im(A). Alors :

Im(B) = Im(A).

6. Soit X un élément de Im(A). Alors X appartient à Im(B). Par conséquent il existe un élément Z de Mn,1 (R) tel
que X = BZ.
Donc BX = B 2 Z = BZ = X (ce qui n’est pas un scoop... pour une matrice de projection).

Alors, d’après Q1, kAXk2 =< BX, X >=< X, X >= kXk2 .


Comme kAXk et kXk sont des réels positifs ou nuls : kAXk = kXk. Ainsi :

∀X ∈ Im A, kAXk = kXk.

Les nostalgiques pourront regarder sur le même thème ECRICOME 2000 exercice 1.
Remarque Il est clair que ce qui précède ne vaut pas pour k = 1.
Supposons que k = 1. L’hypothèse Ak = t A devient A = t A ce qui signifie que la matrice A est symétrique.
On a alors B = t AA = A2 et, B 2 = B équivaut à A4 = A2 . Or A symétrique ne donne pas nécessairement A4 = A2 !

Par exemple la matrice 2 In est une matrice symétrique de Mn (R) mais (2 In )4 n’est pas égal à (2 In )2 .
3

EXERCICE 2
1. Étude de f .
(a) Notons que f est de classe C 1 sur R2 car c’est une fonction polynomiale.
∂f 1 ∂f 1
De plus ∀(x, y) ∈ R2 , 2x − 4x3 + 2y et 2y − 4y 3 + 2x .
 
(x, y) = (x, y) =
∂x 5 ∂y 5
Soit (a, b) un élément de R2 .
1

2a − 4a3 + 2b = 0
  (
a + b − 2a3 = 0

∂f ∂f 
5
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ (a, b) = (a, b) = 0 ⇐⇒ ⇐⇒ .
∂x ∂y 1 a + b − 2b3 = 0
2b − 4b3 + 2a = 0

 

5
En remplaçant la deuxième ligne par la différence de la deuxième et de la première on obtient :
(
a + b − 2a3 = 0 a + b − 2a3 = 0 a + b − 2a3 = 0
 
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ .
2a3 − 2b3 = 0 a3 = b3 a=b
On peut donc déja dire, avant de continuer que :

si (a, b) est un point critique de f , a = b !

( (

a + b − 2a3 = 0 a=b a=b
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ .
3 2
a=b 0 = 2a − 2a = 2a(1 − a ) = 2a(1 − a)(1 + a) a ∈ {0, 1, −1}
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ (a, b) = (0, 0) ou (a, b) = (1, 1) ou (a, b) = (−1, −1).
2
Notons que f (0, 0) = 0 et f (1, 1) = f (−1, −1) = ·
5
2
Les points critiques de f sont (0, 0), (1, 1) et (−1, −1). De plus f (0, 0) = 0 et f (1, 1) = f (−1, −1) = ·
5

Tu rigoles coco, nous on admet rien. On montre !


2 2 1 2
Soit (x, y) un élément de R2 . Posons D(x, y) = f (x, y) − x + y2 + x2 + y 2 et montrons que D(x, y) 6 0.

5 10
1 2 2 1 2
x (1 − x2 ) + y 2 (1 − y 2 ) + 2 xy − x2 + y 2 + x2 + y 2 .
 
D(x, y) =
5 5 10
1
2x2 (1 − x2 ) + 2y 2 (1 − y 2 ) + 4 xy − 4x2 − 4y 2 + (x2 + y 2 )2 .

D(x, y) =
10
1 1
2x2 − 2x4 + 2y 2 − 2y 4 + 4 xy − 4x2 − 4y 2 + x4 + y 4 + 2x2 y 2 = − x4 +y 4 −2x2 y 2 +2x2 +2y 2 −4xy .
 
D(x, y) =
10 10
1  2 
D(x, y) = − (x − y 2 )2 + 2(x − y)2 . Donc D(x, y) 6 0.
10
2 2 1 2 2 2 1 2
x + y2 + x2 + y 2 6 0 et ainsi f (x, y) 6 x + y2 − x2 + y 2 .
 
Alors f (x, y) −
5 10 5 10
2 2 1 2
∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) 6 x + y2 − x2 + y 2 .

5 10

2 t 1
(b) g est dérivable sur R+ et ∀t ∈ R+ , g ′ (t) =

− = 2−t .
5 5 5
′ ′ ′
∀t ∈ [0, 2[, g (t) > 0, g (2) = 0 et ∀t ∈]2, +∞[, g (t) < 0.
4

Alors g est strictement croissante sur [0, 2] et strictement décroissante sur [2, +∞[.
2
De plus g(2) = et lim g(t) = −∞. Par conséquent :
5 t→+∞

2
g n’admet pas de minimum sur R+ . g admet un maximum global sur R+ qui vaut et atteint en le seul point 2.
5

2 2 2 2 1 2 2
(c) ∀t ∈ R+ , g(t) 6 · Donc ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) 6 x +y − x2 +y 2 = g(x2 +y 2 ) 6 = g(1, 1) = g(−1, −1).
5 5 10 5
2
Alors f possède un maximum qui vaut et qui est réalisé en (1, 1) et (−1, −1). Notons que f (0, 0) = 0 et que, f
5
1 2
étant de classe C sur l’ouvert R son maximum ne peut ête réalisé que pour un point critique. Alors :

2
f possède un maximum qui vaut et qui est atteint en les seuls points (1, 1) et (−1, −1).
5

1 2
2x2 (1 − x2 ) − 2x2 = − x4 donc lim f (x, −x) = −∞. Pas de doute :

∀x ∈ R, f (x, −x) =
5 5 x→+∞

f n’est pas minorée sur R2 .

2. Programmation de la suite (un )n>0 .


Pas de difficulté mais ne pas oublier la variable ”tampon” et penser aux cas où N vaut 0 ou 1...
1 program Ecricome_2013;
2
3 var k,N:integer;a,b,t:real;
4
5 begin
6
7 write(’Donner N. N=’);readln(N);
8
9 write(’Donner u_0. u_0=’);readln(a);
10
11 write(’Donner u_1. u_1=’);readln(b);
12
13 for k:=2 to N do
14 begin
15 t:=(a*a*(1-a*a)+b*b*(1-b*b)+2*a*b)/5;
16 a:=b;b:=t;
17 end;
18
19 if N=0 then b:=a;
20 writeln(’u(’,N,’)=’,b);
21
22 end.
5

3. Étude de la suite (un )n>0 .


2
(a) ∀n ∈ N, un+2 = f (un , un+1 ) 6 6 1. De plus u0 et u1 appartiennent à [0, 1]. Alors ∀n ∈ N, un 6 1.
5
Montrons à l’aide d’une récurrence ”d’ordre 2” que, pour tout élément n de N, un > 0.
• La propriété est vraie pour n = 0 et n = 1 car u0 et u1 sont deux éléments de [0, 1].
• Supposons la propriété vraie pour n et n + 1, avec n dans N, et montrons la pour n + 2.
1 2
un (1 − u2n ) + u2n+1 (1 − u2n+1 ) + 2 un un+1 .

un+2 = f (un , un+1 ) =
5
L’hypothèse de récurrence indique que un > 0 et un+1 > 0. De plus nous savons que un 6 1 et un+1 6 1.
Alors un et un+1 sont deux éléments de [0, 1]. Donc u2n , 1 − u2n , u2n+1 et 1 − u2n+1 sont des réels positifs ou nuls.
Par produit u2n (1 − u2n ), u2n+1 (1 − u2n+1 ) et 2 un un+1 sont également des réels positifs ou nuls.
1 2
un (1 − u2n ) + u2n+1 (1 − u2n+1 ) + 2 un un+1 est positif ou nul. Ceci achève la récurrence.

Alors un+2 qui vaut
5
Ceci achève également de montrer que :

∀n ∈ N, 0 6 un 6 1.

2 2 1 2 2 2
∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) 6 x + y2 − x2 + y 2 6 x + y 2 et ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , x2 6 x et y 2 6 y.
 
5 10 5
2 2
Alors ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , f (x, y) 6 x2 + y 2 6 x + y .
 
5 5
2 
Soit n dans N. un et un+1 sont dans [0, 1] donc un+2 = f (un , un+1 ) 6 un + un+1 . Ainsi :
5
2 
∀n ∈ N, un+2 6 un + un+1 .
5

(b) Montrons à l’aide d’une récurrence ”d’ordre 2” que, pour tout élément n de N, un 6 an .
• La propriété est vraie pour n = 0 et n = 1 car u0 = a0 et u1 = a1 .
• Supposons la propriété vraie pour n et n + 1, avec n dans N, et montrons la pour n + 2.
2  2 
L’hypothèse de récurrence indique que un 6 an et un+1 6 an+1 . Alors un+2 6 un + un+1 6 an + an+1 = an+2 .
5 5
Ceci achève la récurrence. Finalement :

∀n ∈ N, un 6 an .

(c) La suite (an )n>0 vérifie une relation de récurrence linéaire d’ordre 2 dont l’équation caractéristique est :
2
z ∈ C et z 2 =

z+1 .
5
 2   2  2  2
2 2 2 1 1 2 1 1 10 1 11
Soit z un élément de C. z 2 − z +1 = z 2 − z − = z −

− − = z− − − = z− − ·
5 5 5 5 5 5 5 25 25 5 25
√ ! √ !
2 1 11 1 11
z2 −

z+1 = z− + z− − . Par conséquent :
5 5 5 5 5
√ ! √ ! √ √
2 2  2 2  1 11 1 11 1 11 1 11
z = z + 1 ⇐⇒ z − z + 1 = 0 ⇐⇒ z − + z− − = 0 ⇐⇒ z = − ou z = + ·
5 5 5 5 5 5 5 5 5 5
6
√ √
1 11 1 11
Posons r = − et s = + · L’équation caractéristique admet donc deux racine réelles distinctes r et s.
5 5 5 5
Le cours montre alors qu’il existe deux réels λ et µ tels que ∀n ∈ N, an = λ rn + µ sn .

Il existe quatre réels λ, µ, r, s tels que ∀n ∈ N, an = λ rn + µ sn .

√ √
1 11 1 16 1 4
06s= + < + = + = 1. Alors |s| < 1 donc lim sn = 0.
5 5 5 5 5 5 n→+∞

√ √ √ √ √ 2 1 − 11 3 3 2
3= 9< 11 <
16 = 4 ; −3 > − 11 > −4 ; −2 > 1 − 11 > −3 ; − > >− ·− <r<− ·
5 5 5 5 5
n n n
Alors |r| < 1 donc lim r = 0. Finalement lim r = lim s = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞

∀n ∈ N, an = λ r + µs , donc lim an = lim (λ r + µsn ) = 0.


n n n
n→+∞ n→+∞

Ainsi ∀n ∈ N, 0 6 un 6 an et lim an = 0 donc, par encadrement, on obtient lim un = 0.


n→+∞ n→+∞

(un )n>0 converge vers 0.


7

PROBLÈME
Dans tout ce problème, si r et s sont deux éléments de N tels que r 6 s, on notera [[r, s]] l’ensemble
{r, r + 1, . . . , s}.

PARTIE I : Calculs de discrétisées.


1. Notons que la commande random crée aléatoirement un réel appartenant à [0, 1[ (et pas [0, 1]) et que floor ne
semble pas faire partie de Turbo-Pascal.
Notons encore que t → at définit une bijection de [0, 1] sur [0, a] ou de [0, 1[ sur [0, a[.
1 function pipo(a:real):integer;
2 begin
3 pipo:=floor(a*random);
4 end;

2. Soit k un élément de Z.
Z k+1
P (Xd = k) = P (k 6 X < k + 1) = P (k < X 6 k + 1) = f (x) dx car X est une variable aléatoire à densité de
k
densité f .

Z k+1
∀k ∈ Z, P (Xd = k) = f (x) dx.
k


 1
si x ∈ [0, N ]
3. Posons ∀x ∈ R, fX (x) = N . fX est une densité de X.

0 sinon
Xd (Ω) = [[0, N ]] (on pourrait presque sûrement dire que Xd (Ω) = [[0, n − 1]]...).
Z k+1 Z k+1
1  1 1
∀k ∈ [[0, N − 1]], P (Xd = k) = fX (x) dx = dx = k + 1 − k × = ·
k k N N N
Z k+1
P (Xd = N ) = fX (x) dx = 0 car fX est nulle sur ]N, N + 1].
k

 1
si k < N
Xd (Ω) = [[0, N ]] et ∀k ∈ [[0, N ]], P (Xd = k) = N .

0 si k = N

On peut sans doute dire que Xd suit la loi uniforme sur [[0, N − 1]]...
 
1 k+1
4. Posons ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) = ln .
ln(10) k
• [[1, 9]] est fini.
   
1 k+1 1 1
• ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) = ln = ln 1 + > 0.
ln(10) k ln(10) k
9 9   9
X 1 X k+1 1 X  1 
• L(k) = ln = ln(k + 1) − ln(k) = ln(10) − ln(1) = 1
ln(10) k ln(10) ln(10)
k=1 k=1 k=1

Ceci suffit pour dire que L est la loi de probabilité d’une variable aléatoire discrète.
8

Remarque Notons que les points deux et trois donnent ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) ∈ [0, 1]. Il n’est donc pas utile de vérifier
que ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) 6 1.

Pour ne pas contrarier le concepteur nous dirons alors que l’on définit bien (sic) une variable aléatoire discrète Y
 
1 k+1
en posant Y (Ω) = [[1, 9]] et ∀k ∈ [[1, 9]], P (Y = k) = ln .
ln(10) k

1

  si x ∈ [1, 10[
Posons ∀x ∈ R, f (x) = ln(10) x . Montrons que f est une densité de probabilité.

0 sinon
• f est de toute évidence positive sur R.
1
• x → 0 est continue sur R et x → est continue sur R∗ . Alors f est continue sur ] − ∞, 1[, [1, 10[ et [10, +∞[.
x
Ceci suffit pour dire que f est au moins continue sur R − {1, 10} donc sur R privé d’un ensemble fini de points.
Z 1 Z +∞
• f est nulle sur ] − ∞, 1[ et sur [10, +∞[ donc f (t) dt et f (t) dt convergent et valent 0.
−∞ 10
x x
1 dt 1 1 ln(x)
Z Z h ix
∀x ∈ [1, 10[, f (t) dt = = ln(t) = (ln(x) − ln(1)) = ·
1 ln(10) 1 t ln(10) 1 ln(10) ln(10)
x 10
ln(x)
Z Z
Alors lim − f (t) dt = lim − = 1. Donc f (t) dt converge et vaut 1.
x→10 1 x→10 ln(10) 1
Z +∞
Alors f (t) dt converge et vaut 1.
−∞

Ceci achève de montrer que f est une densité de probabilité.


Soit X une variable aléatoire à densité sur (Ω, A, P ) admettant f pour densité. X prend ses valeurs dans [1, 10[ donc
Xd prend ses valeurs dans [[1, 9]].
Z k+1 Z k+1
1 dt 1 h ik+1 1 
∀k ∈ [[1, 9]], P (Xd = k) = f (t) dt = = ln(t) = ln(k + 1) − ln(k) .
k ln(10) k t ln(10) k ln(10)
 
1 k+1
Donc ∀k ∈ [[1, 9]], P (Xd = k) = ln . Ceci achève de montrer que Xd suit la loi de Y .
ln(10) k

1

  si x ∈ [1, 10[
La fonction f définie par ∀x ∈ R, f (x) = ln(10) x est une densité de probabilité et si X est

0 sinon
une variable aléatoire sur (Ω, A, P ) de densité f , sa discrétisée Xd suit la loi de Y .

5. (a) Notons Fn la fonction de répartition de nX et FX la fonction de répartition de X.


1 − e−λ x si x ∈ [0, +∞[

∀x ∈ R, FX (x) = .
0 sinon
( x
 x 1 − e−λ n si x ∈ [0, +∞[
Soit x un élément de R. Fn (x) = P (nX 6 x) = P X 6 = .
n 0 sinon
( λ
1 − e− n x si x ∈ [0, +∞[
Ainsi ∀x ∈ R, Fn (x) = . On reconnaı̂t la fonction de répartition d’une variable aléatoire
0 sinon
λ
qui suit la loi exponentielle de paramètre · Finalement :
n
9

λ
1. nX suit la loi exponentielle de paramètre ·
n

 λ − nλ x
e si x ∈ [0, +∞[
2. La fonction fn définie par ∀x ∈ R, fn (x) = n en est une densité.

0 sinon

(b) nX prend ses valeurs dans [0, +∞[ donc ⌊nX⌋(Ω) = N. Soit k dans N.
λ λ
P ⌊nX⌋ = k = P (k 6 nX < k + 1) = P (k < nX 6 k + 1) = Fn (k + 1) − Fn (k) = 1 − e− n (k+1) − 1 + e− n k .


λ λ λ λ λ λ k
P ⌊nX⌋ = k = e− n k − e− n (k+1) = (1 − e− n ) e− n k = (1 − e− n ) e− n . Ainsi :


λ λ k
⌊nX⌋(Ω) = N et ∀k ∈ N, P ⌊nX⌋ = k = (1 − e− n ) e− n .


⌊nX⌋ + 1 (Ω) = N∗ .


λ  k−1
λ λ k−1 λ
 
De plus ∀k ∈ N∗ , P ⌊nX⌋ + 1 = k = P ⌊nX⌋ = k − 1 = (1 − e− n ) e− n = (1 − e− n ) 1 − 1 − e− n
 
.

λ λ
Notons que 1 − e− n appartient à ]0, 1[ car − est strictement négatif. Alors plus de doute :
n
λ
⌊nX⌋ + 1 suit la loi géométrique de paramètre 1 − e− n .

(c) Soit x un élément de R+ .


Version 1
 
⌊nX⌋
P (Yn 6 x) = P 6 x = P (⌊nX⌋ 6 nx) = P (⌊nX⌋ 6 ⌊nx⌋) = P (⌊nX⌋ < ⌊nx⌋ + 1) = P (nX < ⌊nx⌋ + 1).
n
Remarque On est prié de méditer sur les égalités précédentes et de se souvenir que ⌊a⌋ 6 b ⇐⇒ a < ⌊b⌋ + 1.
 λ (⌊nx⌋+1)
λ
P (Yn 6 x) = Fn (⌊nx⌋ + 1) = 1 − e− n ⌊nx⌋+1 = 1 − e− n .

Version 2
  ⌊nx⌋
⌊nX⌋ X
P (Yn 6 x) = P 6 x = P (⌊nX⌋ 6 nx) = P (⌊nX⌋ 6 nx) = P (⌊nX⌋ = k).
n
k=0

⌊nx⌋ ⌊nx⌋ λ ⌊nx⌋+1


X  λ λ k  λ
X λ k λ 1 − e− n λ (⌊nx⌋+1)
P (Yn 6 x) = (1 − e− n ) e− n = (1 − e− n ) e− n = (1 − e− n ) λ = 1 − e− n .
k=0 k=0 1− e− n
 
λ (⌊nx⌋+1) λ (⌊nx⌋ + 1)
Pour tout élément x de R+ , P (Yn 6 x) = 1 − e− n = 1 − exp − .
n

⌊nx⌋ ⌊nx⌋ + 1 ⌊nx⌋ 1


(d) Soit x un élément de R. ⌊nx⌋ 6 nx < ⌊nx⌋ + 1. Comme n > 0, 6x< = + ·
n n n n
 
1 ⌊nx⌋ 1 ⌊nx⌋
Alors x − < 6 x. Ajoutons que lim x− = x donc par encadrement lim = x.
n n n→+∞ n n→+∞ n

1 ⌊nx⌋
Pour tout réel x, x − < 6 x.
n n

⌊nx⌋
Pour tout réel x, lim = 0.
n→+∞ n
10
   
⌊nx⌋ λ (⌊nx⌋ + 1) ⌊nx⌋ λ
Soit x un élément de R+ . lim = x donc lim − = lim −λ − = −λ x.
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞ n n
  
λ (⌊nx⌋ + 1)
Alors lim 1 − exp − = 1 − e−λ x (par continuité de la fonction exponentielle).
n→+∞ n
Donc lim P (Yn 6 x) = 1 − e−λ x = P (X 6 x) et ceci pour tout élément x de R+ .
n→+∞

Soit x un élément de ] − ∞, 0[. P (Yn 6 x) = 0 car Yn prend ses valeurs dans R+ .


Donc lim P (Yn 6 x) = 0 = P (X 6 x).
n→+∞

Finalement, pour tout réel x, lim P (Yn 6 x) = P (X 6 x). Ainsi


n→+∞

(Yn )n>1 converge en loi vers la variable aléatoire X donc vers une variable alétoire qui suit la loi exponentielle de
paramètre λ.

Remarque Généralisons ! Soit Z une variable aléatoire à densité de fonction de répartition FZ .


⌊nZ⌋
Montrons que la suite de terme général Zn = converge en loi vers Z... sans utiliser les lois de nX et de ⌊nX⌋.
n
Soit x un réel.
 
⌊nZ⌋
P (Zn 6 x) = P 6 x = P (⌊nZ⌋ 6 nx) = P (⌊nZ⌋ 6 ⌊nx⌋) = P (⌊nZ⌋ < ⌊nx⌋ + 1) = P (nZ < ⌊nx⌋ + 1).
n
     
⌊nx⌋ + 1 ⌊nx⌋ + 1 ⌊nx⌋ + 1
P (Zn 6 x) = P Z < =P Z6 = FZ .
n n n
 
⌊nx⌋ + 1 ⌊nx⌋ 1
Or lim = lim + = x et FZ est continue en x.
n→+∞ n n→+∞ n n
 
⌊nx⌋ + 1
Donc lim P (Zn 6 x) = lim FZ = FZ (x) et ceci pour tout réel x.
n→+∞ n→+∞ n
⌊nZ⌋
Ainsi la suite de terme général Zn = converge en loi vers Z.
n

PARTIE II : Discrétisées et lois ”polynômiales”.


1. Soit k un élément de [[0, n]] et soit x un réel.
Z x+1 Z x+1  k+1 x+1 k+1
!
k t (x + 1)k+1 − xk+1 1 X k + 1
i k+1
u(ek )(x) = ek (t) dt = t dt = = = x −x .
x x k+1 x k+1 k + 1 i=0 i
k     ! k  
1 X k+1 i k + 1 k+1 k+1 1 X k+1 i
u(ek )(x) = x + x −x = x.
k + 1 i=0 i k+1 k + 1 i=0 i

k 
(x + 1)k+1 − xk+1

1 X k+1 i
∀k ∈ [[0, n]], ∀x ∈ R, u(ek )(x) = = x.
k+1 k + 1 i=0 i

k   k   k   !
1 X k+1 i 1 X k+1 1 X k+1
∀k ∈ [[0, n]], ∀x ∈ R, u(ek )(x) = x = ei (x) = ei (x).
k + 1 i=0 i k + 1 i=0 i k + 1 i=0 i
k  
1 X k+1
Donc u(ek ) = ei et ceci pour tout élément k de [[0, n]].
k + 1 i=0 i
k  
1 X k+1
∀k ∈ [[0, n]], u(ek ) = ei .
k + 1 i=0 i
11

Remarque Pour tout élément k de [[0, n]], ek est combinaison linéaire de la famille (e0 , e1 , . . . , ek ).
Donc pour tout élément k de [[0, n]], ek appartient à Rk [X] donc à Rn [X].
2. Soit λ un réel et soit (Q1 , Q2 ) un couple d’éléments de Rn [X].
Z x+1 Z x+1 Z x+1 Z x+1

∀x ∈ R, u(λ Q1 + Q2 )(x) = (λ Q1 + Q2 )(t) dt = λ Q1 (t) + Q2 (t) dt = λ Q1 (t) dt + Q2 (t) dt.
x x x x

∀x ∈ R, u(λ Q1 + Q2 )(x) = λ u(Q1 )(x) + u(Q2 )(x) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ) (x). Donc u(λ Q1 + Q2 ) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ).
∀λ ∈ R, ∀(Q1 , Q2 ) ∈ Rn [X] × Rn [X], u(λ Q1 + Q2 ) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ). Ainsi :

u est linéaire.

Rappelons que (e0 , e1 , . . . , en ) est une base de Rn [X]. Soit Q un élément de Rn [X].
r
X
Il existe un élément r de [[0, n]] et un élément (a0 , a1 , . . . , an ) de Rn+1 tel que Q = ak ek .
k=0
r
X
u étant linéaire, u(Q) = ak u(ek ). Or nous avons vu que, pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) est un élément de
k=0
Rn [X]. Alors u(Q) est une combinaison linéaire d’éléments de Rn [X]. Ainsi u(Q) est un élément de Rn [X] et ceci
pour tout Q appartenant à Rn [X].

∀Q ∈ Rn [X], u(Q) ∈ Rn [X].

Ainsi u est une application linéaire de Rn [X] dans Rn [X]. Donc :

u est endomorphisme de Rn [X].

3. Notons que cette question est avant tout au service de Q4. Nous donnerons donc deux versions. La première est
plus dans la logique du texte mais la seconde conduit plus rapidement au résultat de Q4.
k  
1 X k+1
Version 1 Pour pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) = ei donc u(ek ) est de degré k.
k + 1 i=0 i

Alors u(ek ) 06k6n est une famille d’éléments non nuls de Rn [X] de degrés échelonnés.

Ainsi u(ek ) 06k6n est une famille libre de Rn [X] dont le cardinal n + 1 coı̈ncide avec la dimension de Rn [X].
Le cours permet alors de dire que :

u(ek ) 06k6n est une base de Rn [X].

k  
1 X k+1
Version 2 Pour pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) = ei ∈ Vect(e0 , e1 , . . . , ek ).
k + 1 i=0 i

Alors la matrice A de u dans la base u(ek ) 06k6n est triangulaires supérieure.
 
ème 1 k+1
Pour tout élément k de [[0, n]], la k composante de u(ek ) sur la base (e0 , e1 , . . . , en ) est donc 1.
k+1 k
Ainsi tous les éléments diagonaux de A sont égaux à 1.
Alors A est triangulaire supérieure sans zéro sur sa diagonale. Donc A est inversible et u est alors un automorphisme

de Rn [X]. Il transforme donc la base u(ek ) 06k6n de Rn [X] en une base de Rn [X]. C’est ce qu’il fallait prouver.
12

Remarque Notons que cette seconde version montre aussi que 1 est la seule valeur propre de A et de u.
Exercice 1. Montrer que u est diagonalisable si et seulement si n = 0.
2. Trouver SEP (u, 1).

4. La question précédente a montré que u transforme la base u(ek ) 06k6n de Rn [X] en une base de Rn [X] ainsi u
est un automorphisme de Rn [X].
Alors tout élément de Rn [X] possède un antécédent et un un seul par u dans Rn [X].
Donc si R est un élément de Rn [X] il existe un élément QR de Rn [X], et un seul, tel que R = u(QR ) donc tel que
Z x+1
∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x

Z x+1
Pour tout élément R de Rn [X], il existe un unique polynôme QR de Rn [X] tel que ∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x

1
5. Supposons un instant que n = 1 et posons R = X. R appartient à Rn [X] donc il existe un unique polynôme QR
Z x+1 6
dans Rn [X] tel que ∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x
Comme n = 1, il existe deux réels a et b tels que QR = a e0 + b e1 .
1  
!
1 1 X 2 b
e1 = R = u(QR ) = a u(e0 ) + b u(e1 ) = a e0 + b ei ) = a e0 + e0 + b e1 .
6 2 i=0 i 2
b 1 1 1 1 1 1 1
Comme la famille (e0 , e1 ) est libre a + = 0 et b = · Donc a = − et b = · QR = − e0 + e1 = X − ·
2 6 12 6 12 6 6 12
1 1 1 1 1 1
Si R = e1 = X et si n = 1 alors QR = − e0 + e1 = X − ·
6 6 12 6 6 12
Z x+1
6. (a) posons R = u(Q). R appartient à Rn [X] donc à R[X] et ∀x ∈ R, R(x) = Q(t) dt.
x

X prend ses valeurs dans [0, N + 1[ donc Xd (Ω) = [[0, N ]]. Soit k un élément de Xd (Ω).
Z k+1 Z k+1
Comme f coı̈ncide avec Q sur [0, N + 1[, P (Xd = k) = f (t) dt = Q(t) dt = R(k).
k k

Ainsi Xd (Ω) = [[0, N ]] et ∀k ∈ Xd (Ω), P (Xd = k) = R(k).

Il existe un polynôme R de R[X] (et même de Rn [X]) tel que Xd (Ω) = [[0, N ]] et ∀k ∈ Xd (Ω), P (Xd = k) = R(k).

(b) Raisonnons par l’absurde. Supposons qu’il existe un élément Q de R[X] tel que ∀x ∈ [0, 4[, f (x) = Q(x) et tel
que Y soit la discrétisée de X.
Z 0+1 Z 1 Z 1
0
0 = = P (Y = 0) = P (Xd = 0) = f (t) dt = Q(t) dt. Donc Q(t) dt = 0.
6 0 0 0

Or Q est continue sur [0, 1] et Q prend des valeurs positives ou nulles sur [0, 1] car Q coı̈ncide sur cet intervalle avec
la densité f . Dans ces condition Q est nul sur [0, 1] donc a une infinité de racines. Alors Q est le polynôme nul.
Z 1+1 Z 2
1
Alors = P (Y = 1) = P (Xd = 1) = f (t) dt = Q(t) dt = 0. Ce qui induit une légère contradiction.
6 1 1

Il n’existe aucun polynôme Q de R[X] tel que ∀x ∈ [0, 4[, f (x) = Q(x) et tel que Y soit la discrétisée de X.
13
Z +∞
Remarque On aurait pu pour faire plaisir au concepteur montrer, par exemple, que f (t) dt = 0 et ainsi constater
−∞
que l’une des propriétés des densités n’est pas satisfaite.
PARTIE III : Variables dénombrables et discrétisées.
1. Soit x un élément de R+ .
C
Soit k dans N∗ . 0 6 |g ′ (x + k)| 6 ·
(1 + x + k)2
1 1
1 + x + k > k > 0 donc (1 + x + k)2 > k 2 > 0 et 0 < 6 2·
(1 + x + k)2 k
C C C
Comme C est positif ou nul : 6 2 · Ainsi 0 6 |g ′ (x + k)| 6 2 ·
(1 + x + k)2 k k
C C
∀k ∈ N∗ , 0 6 |g ′ (x + k)| 6 et la série de terme général 2 converge.
k2 k
Les règles de comparaison sur les séries à termes positifs montrent que la série de terme général |g ′ (x + k)| est
convergente. Alors la série de terme général g ′ (x + k) est absolument convergente donc convergente.
X
Pour tout réel x positif ou nul la série g ′ (x + k) converge.
k>0

Soit x un élément de R+ . g est de classe C 1 et décroissante sur [0, +∞[ donc g ′ est négative ou nulle sur [0, +∞[.
+∞
X +∞
X
Alors ∀k ∈ N, g ′ (x + k) 6 0 donc g ′ (x + k) 6 0 et alors f (x) = − g ′ (x + k) > 0.
k=0 k=0

Finalement ∀x ∈ R+ , f (x) > 0 et ∀x ∈] − ∞, 0[, f (x) = 0. Alors :

Pour tout réel x, f (x) > 0. (P1)

2. (a) Soit (x, a) un couple d’éléments de R+ . Soit k dans N.


C |x − a|
• Si x = a on a clairement g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 car 0 6 0 !
(k + 1)2
• Supposons x > a. g ′ est de classe C 1 sur l’intervalle [a + k, x + k].
1 1
si u apparient à ∈ [a+k, x+k], 1+u > 1+a+k > 1+k > 0 donc (1+u)2 > (k+1)2 > 0 et ainsi 0 6 2
6 ·
(1 + u) (k + 1)2
C C
Comme C est positif ou nul : ∀u ∈ [a + k, x + k], |g ′′ (u)| 6 6 ·
(1 + u)2 (k + 1)2
C C
L’inégalité des accroissements finis donne alors g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 2
(x + k) − (a + k) = |x − a|.
(k + 1) (k + 1)2
C |x − a|
Par conséquent g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 ·
(k + 1)2
C |a − x|
• Si x < a avec ce que nous venons de montrer nous pouvons écrire g ′ (a + k) − g ′ (x + k) 6 (non ?), ce
(k + 1)2
C |x − a|
qui donne encore g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 ·
(k + 1)2
C |x − a|
∀(x, a) ∈ (R+ )2 , ∀k ∈ N, g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 ·
(k + 1)2

(b) Soit (x, a) un couple d’éléments de [0, +∞[.


14
+∞ +∞ +∞ +∞
! !
X X X X
′ ′ ′ ′
|f (x) − f (a)| = − g (x + k) − − g (a + k) = − g (x + k) − g (a + k) .
k=0 k=0 k=0 k=0
+∞
X +∞
X +∞ 
X 
|f (x) − f (a)| = g ′ (x + k) − g ′ (a + k) = g ′ (x + k) − g ′ (a + k) .
k=0 k=0 k=0
r r r
X   X X C|x − a|
Soit r un élément de N. g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 ·
(k + 1)2
k=0 k=0 k=0
r  r
!
X
′ ′
 X 1
g (x + k) − g (a + k) 6 C |x − a|.
(k + 1)2
k=0 k=0
r +∞
1 X 1 X 1
Or la série de terme général converge et est à termes positifs donc 6 ·
(k + 1)2 (k + 1)2 (k + 1)2
k=0 k=0
+∞
r 
!
X
′ ′
i X 1
Comme C et |x − a| sont des réels positifs ou nuls : g (x + k) − g (a + k) 6 C |x − a|.
(k + 1)2
k=0 k=0
+∞
!
X 1
Posons D = C .
(k + 1)2
k=0
r 
X 
D > 0, D ne dépend ni de x ni de a et ∀r ∈ N, g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 D |x − a| (⋆).
k=0
+∞ 
X 
Rappelons que |f (x) − f (a)| = g ′ (x + k) − g ′ (a + k) .
k=0
+∞ 
X 
Donc en faisant tendre r vers +∞ dans (⋆) il vient |f (x) − f (a)| = g ′ (x + k) − g ′ (a + k) 6 D |x − a|.
k=0

Il existe un réel D positif ou nul tel que : ∀(x, a) ∈ (R+ )2 , f (x) − f (a)| 6 D |x − a|.

• Soit a un réels strictement positif. Il existe un réel η strictement positif tel que ]a − η, a + η[ soit contenu dans
[0, +∞[.

Ainsi ∀x ∈]a − η, a + η[, 0 6 f (x) − f (a)| 6 D |x − a| et lim D |x − a| = 0.
x→a

Alors par encadrement on obtient lim f (x) = f (a). f est continue en a.


x→a

• ∀x ∈ R+ , 0 6 f (x) − f (0)| 6 D |x − 0| = D |x| et lim D |x| = 0.
x→0+

Alors par encadrement on obtient lim f (x) = f (0). f est continue à droite en 0.
x→0+

f est continue sur [0, +∞[ ou, f est continue en tout point de ]0, +∞[ et continue à droite en 0.

Remarque f est nulle sur ] − ∞, 0[. Donc f est continue en tout point de ] − ∞, 0[ et a pour limite 0 à gauche en 0.
Notons alors que f est continue en 0 si et seulement si f (0) = 0 ; autrement dit si et seulement si ∀k ∈ N, g ′ (k) = 0
(g ′ est négative ou nulle sur R+ )...

f est continue au moins sur R∗ donc sur R privé d’un ensemble fini de points. (P2)

3. (a) Soit k un élément de N∗ et soit t un élément de R+ .


1 1 (t + k + 1) − (t + k) 1
Notons que − = = ·
t+k t+k+1 (t + k) (t + k + 1) (t + k) (t + k + 1)
15

0 < t + k 6 t + k + 1 et t + k + 1 > 0. Alors 0 < (t + k) (t + k + 1) 6 (t + k + 1)2 .


1 1 1 1
Ainsi 2
6 = − ·
(t + k + 1) (t + k) (t + k + 1) t+k t+k+1
1 1 1
∀k ∈ N∗ , ∀t ∈ R+ , 2
6 − ·
(t + k + 1) t+k t+k+1

Soit N un élément de N, soit t un élément de R+ et soit r un élément de [[N + 1, +∞[[.


r
X r
X r
X
− g ′ (t + k) = g ′ (t + k) 6 |g ′ (t + k)|.
k=N +1 k=N +1 k=N +1
r r
C C X X C
∀x ∈ R+ , |g ′ (x)| 6 donc ∀k ∈ N, |g ′
(t + k)| 6 · Donc − g ′
(t + k) 6 ·
(x + 1)2 (t + k + 1)2 (t + k + 1)2
k=N +1 k=N +1

1 1 1
Or si k appartient à [[N + 1, +∞[[, k est dans N∗ donc 6 − et comme C > 0 :
(t + k + 1)2 t+k t+k+1
C C C
6 − ·
(t + k + 1)2 t+k t+k+1
r r  
X X C C C C C
Alors − g ′ (t + k) 6 − = − 6 ·
t+k t+k+1 t+N +1 t+r+1 t+N +1
k=N +1 k=N +1
r
X C C C
On a encore − g ′ (t + k) 6 car 6 ·
N +1 t+N +1 N +1
k=N +1
r
X C
Finalement ∀r ∈ [[N + 1, +∞[[, − g ′ (t + k) 6 ·
N +1
k=N +1

+∞
X C C
En faisant tendre r vers +∞ on obtient : − g ′ (t + k) 6 c’est à dire RN (t) 6 ·
N +1 N +1
k=N +1

C
∀N ∈ N, ∀t ∈ R+ , RN (t) 6 ·
N +1

(b) Soit N dans N.


+∞
X N
X +∞
X
Notons que ∀t ∈ R+ , f (t) = − g ′ (t + k) = − g ′ (t + k) − g ′ (t + k) = Sn (t) + RN (t).
k=0 k=0 k=N +1

g est de classe C 2 sur [0, +∞[ donc g ′ est continue sur [0, +∞[.
N
X

Alors pour tout élément k de N, t → g (t + k) est continue sur [0, +∞[. Par conséquent t → g ′ (t + k) est continue
k=0
sur [0, +∞[. Ainsi SN est continue sur [0, +∞[.
Nous avons vu dans III Q2. que f est continue par sur [0, +∞[. Alors par différence, RN = f − SN est continue sur
Z 1
[0, +∞[. Ceci justifie l’existence de RN (t) dt.
0
Z 1 Z 1 
Z 1 Z 1
f (t) dt = SN (t) + RN (t) dt = SN (t) dt + RN (t) dt.
0 0 0 0
N
! N Z N h N
Z 1 Z 1 X X 1 X i1 X

g ′ (t + k) dt = −

SN (t) dt = − g (t + k) dt = − g(t + k) = − g(1 + k) − g(0 + k) .
0 0 0 0
k=0 k=0 k=0 k=0
16
Z 1 N
X  
SN (t) dt = − g(k + 1) − g(k) = − g(N + 1) − g(0) = g(0) − g(N + 1).
0 k=0
Z 1 Z 1
Par conséquent f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt.
0 0
Z 1 Z 1
Pour tout élément N de N, f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt.
0 0

(c) La série de terme général g(k) est convergente donc :

lim g(k) = 0.
k→+∞

Z 1 Z 1
∀N ∈ N, f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt et lim g(N + 1) = 0.
0 0 N →+∞
Z 1
Montrons alors que lim RN (t) dt = 0.
N →+∞ 0
Z 1 Z 1 Z 1
C C
∀N ∈ N, 0 6 RN (t) dt 6 dt =
RN (t) dt 6 d’après III Q3. (a) et car 0 6 1.
0 0 0 N + 1 N +1
Z 1
C
Comme lim = 0, il vient par encadrement lim RN (t) dt = 0.
N →+∞ N +1 N →+∞ 0
Z 1
En faisant tendre N vers +∞ dans l’égalité de III Q3. (b) on obtient alors f (t) dt = g(0) − 0 + 0 = g(0).
0
Z 1
f (t) dt = g(0).
0

+∞ +∞ +∞ +∞
!
X X X X
′ ′
4. (a) ∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = − g (t + k + 1) − − g (t + k) = g ′ (t + k) − g ′ (t + k + 1).
k=0 k=0 k=0 k=0
+∞
X +∞
X
∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = g ′ (t + k) − g ′ (t + k) = g ′ (t).
k=0 k=1

∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = g ′ (t) .

Z x Z 1 Z x Z 1
g ′ (t) dt +

Soit x un élément de R+ . g(x) = g(x) − g(0) + g(0) = f (t) dt = f (t + 1) − f (t) dt + f (t) dt.
0 0 0 0
Z x Z x Z 1 Z x Z 1 Z x Z 1
g(x) = f (t + 1) dt − f (t) dt + f (t) dt = f (t + 1) dt − f (t) dt − f (t) dt + f (t) dt.
0 0 0 0 0 1 0
Z x Z x
g(x) = f (t + 1) dt − f (t) dt. t → t + 1 est de classe C 1 sur R ce qui justifie le changement de variable u = t + 1
0 1
dans ce qui suit.
Z x+1 Z x Z x+1 Z 1 Z x+1 Z x+1
g(x) = f (u) du − f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt = f (t) dt. Donc g(x) = f (t) dt.
1 1 1 x x x
Par conséquent :

Z x+1
∀x ∈ R+ , g(x) = f (t) dt.
x
17

(b) Soit N un élément de N∗ .


Z N N
X −1 Z k+1 N
X −1
SN = f (t) dt = f (t) dt = g(k).
0 k=0 k k=0
N
X −1
∀N ∈ N∗ , SN = g(k) .
k=0

Soit x un élément de R+ . ⌊x⌋ et ⌊x⌋ + 1 sont deux éléments de N.


Z x Z ⌊x⌋+1
f est positive sur R+ , ⌊x⌋ 6 x et x < ⌊x⌋ + 1. Alors f (t) dt > 0 et f (t) dt > 0.
⌊x⌋ x
Z x Z ⌊x⌋ Z ⌊x⌋+1 Z x
Donc f (t) dt − f (t) dt > 0 et f (t) dt − f (t) dt > 0.
0 0 0 0
Z ⌊x⌋ Z x Z ⌊x⌋+1
Ainsi S⌊x⌋ = f (t) dt 6 f (t) dt 6 f (t) dt = S⌊x⌋+1 .
0 0 0
Z x
∀x ∈ R+ , S⌊x⌋ 6 f (t) dt 6 S⌊x⌋+1 .
0

Donnons la solution que le concepteur semble attendre et nous reviendrons en off sur le sujet....
N
X −1 +∞
X
lim SN = lim g(k) = 1 car par hypothèse g(k) = 1.
N →+∞ N →+∞
k=0 k=0

Comme lim ⌊x⌋ = +∞ et lim ⌊x⌋ + 1 = +∞ : lim S⌊x⌋ = 1 et lim S⌊x⌋+1 = 1 (◭).
x→+∞ x→+∞ x→+∞ x→+∞
Z x
L’encadrement obtenu plus haut donne alors lim f (t) dt = 1.
x→+∞ 0
Z +∞
f (t) dt converge et vaut 1.
0

Z 0
Rappelons que f est nulle sur ] − ∞, 0[. Donc f (t) dt converge et vaut 0. Alors :
−∞
Z +∞
f (t) dt converge et vaut 1. (P3)
−∞

(c) P1, P2 et P3 montrent que f est une densité de probabilité.


Soit X une variable aléatoire admettant f pour densité. X prend ses valeurs dans [0, +∞[ donc Xd (Ω) = N.
Z k+1
Alors Xd (Ω) = Y (Ω) et ∀k ∈ N, P (Xd = k) = g(k) dt = P (Y = k). Ainsi Xd a même loi que Y .
k

f peut être considérée comme la densité d’une variable aléatoire X et que sa discrétisée Xd suit la même loi que
Y.

Traduction en français :

f peut être considérée comme UNE densité d’une variable aléatoire X dont la discrétisée Xd suit la même loi que
Y.
18

Retour sur (◭)


lim SN = 1 donne lim S⌊x⌋ = 1 est une totale évidence sauf qu’ aucun résultat de cours ne permet de l’affirmer
N →+∞ x→+∞
directement, ou je me trompes ?
Montrons le en utilisant la définition. Soit ε un éel strictement positif.

Montrons qu’il existe un réel strictement positif A tel que : ∀x ∈ R+ , x > A ⇒ |S⌊x⌋ − 1| < ε.
Comme la suite (SN )N ∈N converge vers 1, il existe un élément Nε de N tel que : ∀N ∈ N, N > Nε ⇒ |SN − 1| < ε.
Posons A = ⌊Nε ⌋ + 1. A est strictement positif.

De plus si x est un élément de R+ strictement supérieur à A alors x > Nε + 1 donc ⌊x⌋ > Nε + 1 et ainsi |S⌊x⌋ − 1| < ε.
Par onséquent ∀ε ∈ R∗+ , ∃A ∈ R∗+ , ∀x ∈ R+ , x > A ⇒ |S⌊x⌋ − 1| < ε. Ainsi lim S⌊x⌋ = 1.
x→+∞

On aurait pu aussi procéder de la sorte.


Z x
Rappelons que f est continue sur [0, +∞[ et posons ∀x ∈ R+ , F (x) = f (t) dt.
0
F est une primitive sur R+ de f qui est positive sur cet ensemble. Donc F est croissante sur R+ .
Z N !
La suite f (t) dt est alors croissante et nous savons qu’elle converge vers 1 car, pour tout N dans N∗ ,
0
N ∈N
Z N N
X −1
f (t) dt = g(k).
0 k=0
Z N 
Donc ∀N ∈ N, F (N ) = f (t) dt 6 1. Ainsi ∀x ∈ R+ , F (x) 6 F ⌊x⌋ + 1 6 1 (croissance de F ).
0
La fonction F est donc croissante sur R+ et majorée par 1. Alors elle admet une limite finie ℓ en +∞.
Z N
La caractérisation séquentielle de la notion de limite donne alors 1 = lim f (t) dt = lim F (N ) = ℓ. ℓ = 1.
N→ 0 N →+∞
Z +∞
Alors f (t) dt converge et vaut 1.
0

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