ECRICO13
ECRICO13
J.F. COSSUTTA
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ECRICOME 2013
EXERCICE 1
Nous supposerons dans cet exercice que k est supérieur ou égal à deux...
1. t B = t t AA = t A t t A = t AA = B.
t
B = B. B est une matrice symétrique de Mn (R).
Soit X un élément de Mn,1 (R). < BX, X >=< X, BX >= t X(BX) = t X t AAX = t (AX)AX = kAXk2 .
2. B est une matrice symétrique à coefficients réels donc ses valeurs propres sont réelles.
Autrement dit : SpC B = SpR B.
Soit λ une valeur propre de B et X un vecteur propre associé. X 6= 0Mn,1 (R) et BX = λ X.
kAXk2 =< BX, X >=< λ X, X >= λ < X, X >= λ kXk2 . Or kXk2 6= 0 car X 6= 0Mn,1 (R) .
kAXk2
Alors λ = donc λ est positif ou nuls.
kXk2
B k = B.
B k − B = 0Mn (R) donc X k − X est un polynôme annulateur de B. Alors les valeurs propres de B, qui sont des réels
positifs ou nul , appartiennent à l’ensemble des racines réelles positives ou nulle du polynôme X k − X.
Or les racines réelles positives ou nulle du polynôme X k − X sont 0 et 1 (k > 2...).
Ainsi les valeurs propres de B sont des éléments de {0, 1}.
4. B est une matrice symétrique de Mn (R) donc B est diagonalisable. Mieux, il existe une matrice orthogonale P
de Mn (R) et une matrice diagonale D de Mn (R) telles que t P BP = P −1 BP = D. Notons que B = P DP −1 .
Posons D = Diag (α1 , α2 , . . . , αn ). D est semblable à B donc Sp D = Sp B. Or Sp D = {α1 , α2 , . . . , αn }.
Ainsi, pour tout élément k de [[1, n]], αk vaut 0 ou 1. Donc, pour tout élément k de [[1, n]], αk2 = αk .
2
B 2 = B.
5. • Soit X un élément de Ker(B). BX = 0Mn,1 (R) donc, d’après Q1, kAXk2 =< BX, X >=< 0Mn,1 (R) , X >= 0.
Alors kAXk = 0 donc AX = 0Mn,1 (R) . Par conséquent X appartient à Ker(A).
• Réciproquement soit X un élément de Ker(A). AX = 0Mn,1 (R) donc BX = t AAX = t A0Mn,1 (R) = 0Mn,1 (R) .
Ainsi X appartient à Ker(B).
Finalement ∀X ∈ Mn,1 (R), X ∈ Ker(B) ⇐⇒ X ∈ Ker(A). Alors :
Ker(B) = Ker(A).
Soit Y un élément de Im(B). Il existe un élément X de Mn,1 (R) tel que Y = BX.
Y = BX = t AAX = Ak AX = Ak+1 X = A(Ak X) donc Y apparient à Im(A).
Ainsi Im(B) ⊂ Im(A). Montrons alors que ces deux sous-espaces vectoriels ont même dimension.
Le concepteur s’autorise à parler de noyau et d’image d’une matrice, autorisons nous à utiliser le théorème du rang
pour A et pour B.
dim Ker(B) = dim Ker(A) car Ker(B) = Ker(A). Alors dim Im(B) = n − dim Ker(B) = n − dim Ker(A) = dim Im(A).
Nous avons donc Im(B) ⊂ Im(A) et dim Im(B) = dim Im(A). Alors :
Im(B) = Im(A).
6. Soit X un élément de Im(A). Alors X appartient à Im(B). Par conséquent il existe un élément Z de Mn,1 (R) tel
que X = BZ.
Donc BX = B 2 Z = BZ = X (ce qui n’est pas un scoop... pour une matrice de projection).
∀X ∈ Im A, kAXk = kXk.
Les nostalgiques pourront regarder sur le même thème ECRICOME 2000 exercice 1.
Remarque Il est clair que ce qui précède ne vaut pas pour k = 1.
Supposons que k = 1. L’hypothèse Ak = t A devient A = t A ce qui signifie que la matrice A est symétrique.
On a alors B = t AA = A2 et, B 2 = B équivaut à A4 = A2 . Or A symétrique ne donne pas nécessairement A4 = A2 !
Par exemple la matrice 2 In est une matrice symétrique de Mn (R) mais (2 In )4 n’est pas égal à (2 In )2 .
3
EXERCICE 2
1. Étude de f .
(a) Notons que f est de classe C 1 sur R2 car c’est une fonction polynomiale.
∂f 1 ∂f 1
De plus ∀(x, y) ∈ R2 , 2x − 4x3 + 2y et 2y − 4y 3 + 2x .
(x, y) = (x, y) =
∂x 5 ∂y 5
Soit (a, b) un élément de R2 .
1
2a − 4a3 + 2b = 0
(
a + b − 2a3 = 0
∂f ∂f
5
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ (a, b) = (a, b) = 0 ⇐⇒ ⇐⇒ .
∂x ∂y 1 a + b − 2b3 = 0
2b − 4b3 + 2a = 0
5
En remplaçant la deuxième ligne par la différence de la deuxième et de la première on obtient :
(
a + b − 2a3 = 0 a + b − 2a3 = 0 a + b − 2a3 = 0
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ .
2a3 − 2b3 = 0 a3 = b3 a=b
On peut donc déja dire, avant de continuer que :
( (
a + b − 2a3 = 0 a=b a=b
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ .
3 2
a=b 0 = 2a − 2a = 2a(1 − a ) = 2a(1 − a)(1 + a) a ∈ {0, 1, −1}
∇f (a, b) = 0R2 ⇐⇒ (a, b) = (0, 0) ou (a, b) = (1, 1) ou (a, b) = (−1, −1).
2
Notons que f (0, 0) = 0 et f (1, 1) = f (−1, −1) = ·
5
2
Les points critiques de f sont (0, 0), (1, 1) et (−1, −1). De plus f (0, 0) = 0 et f (1, 1) = f (−1, −1) = ·
5
2 t 1
(b) g est dérivable sur R+ et ∀t ∈ R+ , g ′ (t) =
− = 2−t .
5 5 5
′ ′ ′
∀t ∈ [0, 2[, g (t) > 0, g (2) = 0 et ∀t ∈]2, +∞[, g (t) < 0.
4
Alors g est strictement croissante sur [0, 2] et strictement décroissante sur [2, +∞[.
2
De plus g(2) = et lim g(t) = −∞. Par conséquent :
5 t→+∞
2
g n’admet pas de minimum sur R+ . g admet un maximum global sur R+ qui vaut et atteint en le seul point 2.
5
2 2 2 2 1 2 2
(c) ∀t ∈ R+ , g(t) 6 · Donc ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) 6 x +y − x2 +y 2 = g(x2 +y 2 ) 6 = g(1, 1) = g(−1, −1).
5 5 10 5
2
Alors f possède un maximum qui vaut et qui est réalisé en (1, 1) et (−1, −1). Notons que f (0, 0) = 0 et que, f
5
1 2
étant de classe C sur l’ouvert R son maximum ne peut ête réalisé que pour un point critique. Alors :
2
f possède un maximum qui vaut et qui est atteint en les seuls points (1, 1) et (−1, −1).
5
1 2
2x2 (1 − x2 ) − 2x2 = − x4 donc lim f (x, −x) = −∞. Pas de doute :
∀x ∈ R, f (x, −x) =
5 5 x→+∞
∀n ∈ N, 0 6 un 6 1.
2 2 1 2 2 2
∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) 6 x + y2 − x2 + y 2 6 x + y 2 et ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , x2 6 x et y 2 6 y.
5 10 5
2 2
Alors ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , f (x, y) 6 x2 + y 2 6 x + y .
5 5
2
Soit n dans N. un et un+1 sont dans [0, 1] donc un+2 = f (un , un+1 ) 6 un + un+1 . Ainsi :
5
2
∀n ∈ N, un+2 6 un + un+1 .
5
(b) Montrons à l’aide d’une récurrence ”d’ordre 2” que, pour tout élément n de N, un 6 an .
• La propriété est vraie pour n = 0 et n = 1 car u0 = a0 et u1 = a1 .
• Supposons la propriété vraie pour n et n + 1, avec n dans N, et montrons la pour n + 2.
2 2
L’hypothèse de récurrence indique que un 6 an et un+1 6 an+1 . Alors un+2 6 un + un+1 6 an + an+1 = an+2 .
5 5
Ceci achève la récurrence. Finalement :
∀n ∈ N, un 6 an .
(c) La suite (an )n>0 vérifie une relation de récurrence linéaire d’ordre 2 dont l’équation caractéristique est :
2
z ∈ C et z 2 =
z+1 .
5
2 2 2 2
2 2 2 1 1 2 1 1 10 1 11
Soit z un élément de C. z 2 − z +1 = z 2 − z − = z −
− − = z− − − = z− − ·
5 5 5 5 5 5 5 25 25 5 25
√ ! √ !
2 1 11 1 11
z2 −
z+1 = z− + z− − . Par conséquent :
5 5 5 5 5
√ ! √ ! √ √
2 2 2 2 1 11 1 11 1 11 1 11
z = z + 1 ⇐⇒ z − z + 1 = 0 ⇐⇒ z − + z− − = 0 ⇐⇒ z = − ou z = + ·
5 5 5 5 5 5 5 5 5 5
6
√ √
1 11 1 11
Posons r = − et s = + · L’équation caractéristique admet donc deux racine réelles distinctes r et s.
5 5 5 5
Le cours montre alors qu’il existe deux réels λ et µ tels que ∀n ∈ N, an = λ rn + µ sn .
√ √
1 11 1 16 1 4
06s= + < + = + = 1. Alors |s| < 1 donc lim sn = 0.
5 5 5 5 5 5 n→+∞
√
√ √ √ √ √ 2 1 − 11 3 3 2
3= 9< 11 <
16 = 4 ; −3 > − 11 > −4 ; −2 > 1 − 11 > −3 ; − > >− ·− <r<− ·
5 5 5 5 5
n n n
Alors |r| < 1 donc lim r = 0. Finalement lim r = lim s = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞
PROBLÈME
Dans tout ce problème, si r et s sont deux éléments de N tels que r 6 s, on notera [[r, s]] l’ensemble
{r, r + 1, . . . , s}.
2. Soit k un élément de Z.
Z k+1
P (Xd = k) = P (k 6 X < k + 1) = P (k < X 6 k + 1) = f (x) dx car X est une variable aléatoire à densité de
k
densité f .
Z k+1
∀k ∈ Z, P (Xd = k) = f (x) dx.
k
1
si x ∈ [0, N ]
3. Posons ∀x ∈ R, fX (x) = N . fX est une densité de X.
0 sinon
Xd (Ω) = [[0, N ]] (on pourrait presque sûrement dire que Xd (Ω) = [[0, n − 1]]...).
Z k+1 Z k+1
1 1 1
∀k ∈ [[0, N − 1]], P (Xd = k) = fX (x) dx = dx = k + 1 − k × = ·
k k N N N
Z k+1
P (Xd = N ) = fX (x) dx = 0 car fX est nulle sur ]N, N + 1].
k
1
si k < N
Xd (Ω) = [[0, N ]] et ∀k ∈ [[0, N ]], P (Xd = k) = N .
0 si k = N
On peut sans doute dire que Xd suit la loi uniforme sur [[0, N − 1]]...
1 k+1
4. Posons ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) = ln .
ln(10) k
• [[1, 9]] est fini.
1 k+1 1 1
• ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) = ln = ln 1 + > 0.
ln(10) k ln(10) k
9 9 9
X 1 X k+1 1 X 1
• L(k) = ln = ln(k + 1) − ln(k) = ln(10) − ln(1) = 1
ln(10) k ln(10) ln(10)
k=1 k=1 k=1
Ceci suffit pour dire que L est la loi de probabilité d’une variable aléatoire discrète.
8
Remarque Notons que les points deux et trois donnent ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) ∈ [0, 1]. Il n’est donc pas utile de vérifier
que ∀k ∈ [[1, 9]], L(k) 6 1.
Pour ne pas contrarier le concepteur nous dirons alors que l’on définit bien (sic) une variable aléatoire discrète Y
1 k+1
en posant Y (Ω) = [[1, 9]] et ∀k ∈ [[1, 9]], P (Y = k) = ln .
ln(10) k
1
si x ∈ [1, 10[
Posons ∀x ∈ R, f (x) = ln(10) x . Montrons que f est une densité de probabilité.
0 sinon
• f est de toute évidence positive sur R.
1
• x → 0 est continue sur R et x → est continue sur R∗ . Alors f est continue sur ] − ∞, 1[, [1, 10[ et [10, +∞[.
x
Ceci suffit pour dire que f est au moins continue sur R − {1, 10} donc sur R privé d’un ensemble fini de points.
Z 1 Z +∞
• f est nulle sur ] − ∞, 1[ et sur [10, +∞[ donc f (t) dt et f (t) dt convergent et valent 0.
−∞ 10
x x
1 dt 1 1 ln(x)
Z Z h ix
∀x ∈ [1, 10[, f (t) dt = = ln(t) = (ln(x) − ln(1)) = ·
1 ln(10) 1 t ln(10) 1 ln(10) ln(10)
x 10
ln(x)
Z Z
Alors lim − f (t) dt = lim − = 1. Donc f (t) dt converge et vaut 1.
x→10 1 x→10 ln(10) 1
Z +∞
Alors f (t) dt converge et vaut 1.
−∞
1
si x ∈ [1, 10[
La fonction f définie par ∀x ∈ R, f (x) = ln(10) x est une densité de probabilité et si X est
0 sinon
une variable aléatoire sur (Ω, A, P ) de densité f , sa discrétisée Xd suit la loi de Y .
λ
1. nX suit la loi exponentielle de paramètre ·
n
λ − nλ x
e si x ∈ [0, +∞[
2. La fonction fn définie par ∀x ∈ R, fn (x) = n en est une densité.
0 sinon
(b) nX prend ses valeurs dans [0, +∞[ donc ⌊nX⌋(Ω) = N. Soit k dans N.
λ λ
P ⌊nX⌋ = k = P (k 6 nX < k + 1) = P (k < nX 6 k + 1) = Fn (k + 1) − Fn (k) = 1 − e− n (k+1) − 1 + e− n k .
λ λ λ λ λ λ k
P ⌊nX⌋ = k = e− n k − e− n (k+1) = (1 − e− n ) e− n k = (1 − e− n ) e− n . Ainsi :
λ λ k
⌊nX⌋(Ω) = N et ∀k ∈ N, P ⌊nX⌋ = k = (1 − e− n ) e− n .
⌊nX⌋ + 1 (Ω) = N∗ .
λ k−1
λ λ k−1 λ
De plus ∀k ∈ N∗ , P ⌊nX⌋ + 1 = k = P ⌊nX⌋ = k − 1 = (1 − e− n ) e− n = (1 − e− n ) 1 − 1 − e− n
.
λ λ
Notons que 1 − e− n appartient à ]0, 1[ car − est strictement négatif. Alors plus de doute :
n
λ
⌊nX⌋ + 1 suit la loi géométrique de paramètre 1 − e− n .
Version 2
⌊nx⌋
⌊nX⌋ X
P (Yn 6 x) = P 6 x = P (⌊nX⌋ 6 nx) = P (⌊nX⌋ 6 nx) = P (⌊nX⌋ = k).
n
k=0
1 ⌊nx⌋
Pour tout réel x, x − < 6 x.
n n
⌊nx⌋
Pour tout réel x, lim = 0.
n→+∞ n
10
⌊nx⌋ λ (⌊nx⌋ + 1) ⌊nx⌋ λ
Soit x un élément de R+ . lim = x donc lim − = lim −λ − = −λ x.
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞ n n
λ (⌊nx⌋ + 1)
Alors lim 1 − exp − = 1 − e−λ x (par continuité de la fonction exponentielle).
n→+∞ n
Donc lim P (Yn 6 x) = 1 − e−λ x = P (X 6 x) et ceci pour tout élément x de R+ .
n→+∞
(Yn )n>1 converge en loi vers la variable aléatoire X donc vers une variable alétoire qui suit la loi exponentielle de
paramètre λ.
k
(x + 1)k+1 − xk+1
1 X k+1 i
∀k ∈ [[0, n]], ∀x ∈ R, u(ek )(x) = = x.
k+1 k + 1 i=0 i
k k k !
1 X k+1 i 1 X k+1 1 X k+1
∀k ∈ [[0, n]], ∀x ∈ R, u(ek )(x) = x = ei (x) = ei (x).
k + 1 i=0 i k + 1 i=0 i k + 1 i=0 i
k
1 X k+1
Donc u(ek ) = ei et ceci pour tout élément k de [[0, n]].
k + 1 i=0 i
k
1 X k+1
∀k ∈ [[0, n]], u(ek ) = ei .
k + 1 i=0 i
11
Remarque Pour tout élément k de [[0, n]], ek est combinaison linéaire de la famille (e0 , e1 , . . . , ek ).
Donc pour tout élément k de [[0, n]], ek appartient à Rk [X] donc à Rn [X].
2. Soit λ un réel et soit (Q1 , Q2 ) un couple d’éléments de Rn [X].
Z x+1 Z x+1 Z x+1 Z x+1
∀x ∈ R, u(λ Q1 + Q2 )(x) = (λ Q1 + Q2 )(t) dt = λ Q1 (t) + Q2 (t) dt = λ Q1 (t) dt + Q2 (t) dt.
x x x x
∀x ∈ R, u(λ Q1 + Q2 )(x) = λ u(Q1 )(x) + u(Q2 )(x) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ) (x). Donc u(λ Q1 + Q2 ) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ).
∀λ ∈ R, ∀(Q1 , Q2 ) ∈ Rn [X] × Rn [X], u(λ Q1 + Q2 ) = λ u(Q1 ) + u(Q2 ). Ainsi :
u est linéaire.
Rappelons que (e0 , e1 , . . . , en ) est une base de Rn [X]. Soit Q un élément de Rn [X].
r
X
Il existe un élément r de [[0, n]] et un élément (a0 , a1 , . . . , an ) de Rn+1 tel que Q = ak ek .
k=0
r
X
u étant linéaire, u(Q) = ak u(ek ). Or nous avons vu que, pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) est un élément de
k=0
Rn [X]. Alors u(Q) est une combinaison linéaire d’éléments de Rn [X]. Ainsi u(Q) est un élément de Rn [X] et ceci
pour tout Q appartenant à Rn [X].
3. Notons que cette question est avant tout au service de Q4. Nous donnerons donc deux versions. La première est
plus dans la logique du texte mais la seconde conduit plus rapidement au résultat de Q4.
k
1 X k+1
Version 1 Pour pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) = ei donc u(ek ) est de degré k.
k + 1 i=0 i
Alors u(ek ) 06k6n est une famille d’éléments non nuls de Rn [X] de degrés échelonnés.
Ainsi u(ek ) 06k6n est une famille libre de Rn [X] dont le cardinal n + 1 coı̈ncide avec la dimension de Rn [X].
Le cours permet alors de dire que :
u(ek ) 06k6n est une base de Rn [X].
k
1 X k+1
Version 2 Pour pour tout élément k de [[0, n]], u(ek ) = ei ∈ Vect(e0 , e1 , . . . , ek ).
k + 1 i=0 i
Alors la matrice A de u dans la base u(ek ) 06k6n est triangulaires supérieure.
ème 1 k+1
Pour tout élément k de [[0, n]], la k composante de u(ek ) sur la base (e0 , e1 , . . . , en ) est donc 1.
k+1 k
Ainsi tous les éléments diagonaux de A sont égaux à 1.
Alors A est triangulaire supérieure sans zéro sur sa diagonale. Donc A est inversible et u est alors un automorphisme
de Rn [X]. Il transforme donc la base u(ek ) 06k6n de Rn [X] en une base de Rn [X]. C’est ce qu’il fallait prouver.
12
Remarque Notons que cette seconde version montre aussi que 1 est la seule valeur propre de A et de u.
Exercice 1. Montrer que u est diagonalisable si et seulement si n = 0.
2. Trouver SEP (u, 1).
4. La question précédente a montré que u transforme la base u(ek ) 06k6n de Rn [X] en une base de Rn [X] ainsi u
est un automorphisme de Rn [X].
Alors tout élément de Rn [X] possède un antécédent et un un seul par u dans Rn [X].
Donc si R est un élément de Rn [X] il existe un élément QR de Rn [X], et un seul, tel que R = u(QR ) donc tel que
Z x+1
∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x
Z x+1
Pour tout élément R de Rn [X], il existe un unique polynôme QR de Rn [X] tel que ∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x
1
5. Supposons un instant que n = 1 et posons R = X. R appartient à Rn [X] donc il existe un unique polynôme QR
Z x+1 6
dans Rn [X] tel que ∀x ∈ R, R(x) = QR (t) dt.
x
Comme n = 1, il existe deux réels a et b tels que QR = a e0 + b e1 .
1
!
1 1 X 2 b
e1 = R = u(QR ) = a u(e0 ) + b u(e1 ) = a e0 + b ei ) = a e0 + e0 + b e1 .
6 2 i=0 i 2
b 1 1 1 1 1 1 1
Comme la famille (e0 , e1 ) est libre a + = 0 et b = · Donc a = − et b = · QR = − e0 + e1 = X − ·
2 6 12 6 12 6 6 12
1 1 1 1 1 1
Si R = e1 = X et si n = 1 alors QR = − e0 + e1 = X − ·
6 6 12 6 6 12
Z x+1
6. (a) posons R = u(Q). R appartient à Rn [X] donc à R[X] et ∀x ∈ R, R(x) = Q(t) dt.
x
X prend ses valeurs dans [0, N + 1[ donc Xd (Ω) = [[0, N ]]. Soit k un élément de Xd (Ω).
Z k+1 Z k+1
Comme f coı̈ncide avec Q sur [0, N + 1[, P (Xd = k) = f (t) dt = Q(t) dt = R(k).
k k
Il existe un polynôme R de R[X] (et même de Rn [X]) tel que Xd (Ω) = [[0, N ]] et ∀k ∈ Xd (Ω), P (Xd = k) = R(k).
(b) Raisonnons par l’absurde. Supposons qu’il existe un élément Q de R[X] tel que ∀x ∈ [0, 4[, f (x) = Q(x) et tel
que Y soit la discrétisée de X.
Z 0+1 Z 1 Z 1
0
0 = = P (Y = 0) = P (Xd = 0) = f (t) dt = Q(t) dt. Donc Q(t) dt = 0.
6 0 0 0
Or Q est continue sur [0, 1] et Q prend des valeurs positives ou nulles sur [0, 1] car Q coı̈ncide sur cet intervalle avec
la densité f . Dans ces condition Q est nul sur [0, 1] donc a une infinité de racines. Alors Q est le polynôme nul.
Z 1+1 Z 2
1
Alors = P (Y = 1) = P (Xd = 1) = f (t) dt = Q(t) dt = 0. Ce qui induit une légère contradiction.
6 1 1
Il n’existe aucun polynôme Q de R[X] tel que ∀x ∈ [0, 4[, f (x) = Q(x) et tel que Y soit la discrétisée de X.
13
Z +∞
Remarque On aurait pu pour faire plaisir au concepteur montrer, par exemple, que f (t) dt = 0 et ainsi constater
−∞
que l’une des propriétés des densités n’est pas satisfaite.
PARTIE III : Variables dénombrables et discrétisées.
1. Soit x un élément de R+ .
C
Soit k dans N∗ . 0 6 |g ′ (x + k)| 6 ·
(1 + x + k)2
1 1
1 + x + k > k > 0 donc (1 + x + k)2 > k 2 > 0 et 0 < 6 2·
(1 + x + k)2 k
C C C
Comme C est positif ou nul : 6 2 · Ainsi 0 6 |g ′ (x + k)| 6 2 ·
(1 + x + k)2 k k
C C
∀k ∈ N∗ , 0 6 |g ′ (x + k)| 6 et la série de terme général 2 converge.
k2 k
Les règles de comparaison sur les séries à termes positifs montrent que la série de terme général |g ′ (x + k)| est
convergente. Alors la série de terme général g ′ (x + k) est absolument convergente donc convergente.
X
Pour tout réel x positif ou nul la série g ′ (x + k) converge.
k>0
Soit x un élément de R+ . g est de classe C 1 et décroissante sur [0, +∞[ donc g ′ est négative ou nulle sur [0, +∞[.
+∞
X +∞
X
Alors ∀k ∈ N, g ′ (x + k) 6 0 donc g ′ (x + k) 6 0 et alors f (x) = − g ′ (x + k) > 0.
k=0 k=0
Il existe un réel D positif ou nul tel que : ∀(x, a) ∈ (R+ )2 , f (x) − f (a)| 6 D |x − a|.
• Soit a un réels strictement positif. Il existe un réel η strictement positif tel que ]a − η, a + η[ soit contenu dans
[0, +∞[.
Ainsi ∀x ∈]a − η, a + η[, 0 6 f (x) − f (a)| 6 D |x − a| et lim D |x − a| = 0.
x→a
Alors par encadrement on obtient lim f (x) = f (0). f est continue à droite en 0.
x→0+
f est continue sur [0, +∞[ ou, f est continue en tout point de ]0, +∞[ et continue à droite en 0.
Remarque f est nulle sur ] − ∞, 0[. Donc f est continue en tout point de ] − ∞, 0[ et a pour limite 0 à gauche en 0.
Notons alors que f est continue en 0 si et seulement si f (0) = 0 ; autrement dit si et seulement si ∀k ∈ N, g ′ (k) = 0
(g ′ est négative ou nulle sur R+ )...
f est continue au moins sur R∗ donc sur R privé d’un ensemble fini de points. (P2)
1 1 1
Or si k appartient à [[N + 1, +∞[[, k est dans N∗ donc 6 − et comme C > 0 :
(t + k + 1)2 t+k t+k+1
C C C
6 − ·
(t + k + 1)2 t+k t+k+1
r r
X X C C C C C
Alors − g ′ (t + k) 6 − = − 6 ·
t+k t+k+1 t+N +1 t+r+1 t+N +1
k=N +1 k=N +1
r
X C C C
On a encore − g ′ (t + k) 6 car 6 ·
N +1 t+N +1 N +1
k=N +1
r
X C
Finalement ∀r ∈ [[N + 1, +∞[[, − g ′ (t + k) 6 ·
N +1
k=N +1
+∞
X C C
En faisant tendre r vers +∞ on obtient : − g ′ (t + k) 6 c’est à dire RN (t) 6 ·
N +1 N +1
k=N +1
C
∀N ∈ N, ∀t ∈ R+ , RN (t) 6 ·
N +1
g est de classe C 2 sur [0, +∞[ donc g ′ est continue sur [0, +∞[.
N
X
′
Alors pour tout élément k de N, t → g (t + k) est continue sur [0, +∞[. Par conséquent t → g ′ (t + k) est continue
k=0
sur [0, +∞[. Ainsi SN est continue sur [0, +∞[.
Nous avons vu dans III Q2. que f est continue par sur [0, +∞[. Alors par différence, RN = f − SN est continue sur
Z 1
[0, +∞[. Ceci justifie l’existence de RN (t) dt.
0
Z 1 Z 1
Z 1 Z 1
f (t) dt = SN (t) + RN (t) dt = SN (t) dt + RN (t) dt.
0 0 0 0
N
! N Z N h N
Z 1 Z 1 X X 1 X i1 X
′
g ′ (t + k) dt = −
SN (t) dt = − g (t + k) dt = − g(t + k) = − g(1 + k) − g(0 + k) .
0 0 0 0
k=0 k=0 k=0 k=0
16
Z 1 N
X
SN (t) dt = − g(k + 1) − g(k) = − g(N + 1) − g(0) = g(0) − g(N + 1).
0 k=0
Z 1 Z 1
Par conséquent f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt.
0 0
Z 1 Z 1
Pour tout élément N de N, f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt.
0 0
lim g(k) = 0.
k→+∞
Z 1 Z 1
∀N ∈ N, f (t) dt = g(0) − g(N + 1) + RN (t) dt et lim g(N + 1) = 0.
0 0 N →+∞
Z 1
Montrons alors que lim RN (t) dt = 0.
N →+∞ 0
Z 1 Z 1 Z 1
C C
∀N ∈ N, 0 6 RN (t) dt 6 dt =
RN (t) dt 6 d’après III Q3. (a) et car 0 6 1.
0 0 0 N + 1 N +1
Z 1
C
Comme lim = 0, il vient par encadrement lim RN (t) dt = 0.
N →+∞ N +1 N →+∞ 0
Z 1
En faisant tendre N vers +∞ dans l’égalité de III Q3. (b) on obtient alors f (t) dt = g(0) − 0 + 0 = g(0).
0
Z 1
f (t) dt = g(0).
0
+∞ +∞ +∞ +∞
!
X X X X
′ ′
4. (a) ∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = − g (t + k + 1) − − g (t + k) = g ′ (t + k) − g ′ (t + k + 1).
k=0 k=0 k=0 k=0
+∞
X +∞
X
∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = g ′ (t + k) − g ′ (t + k) = g ′ (t).
k=0 k=1
∀t ∈ R+ , f (t + 1) − f (t) = g ′ (t) .
Z x Z 1 Z x Z 1
g ′ (t) dt +
Soit x un élément de R+ . g(x) = g(x) − g(0) + g(0) = f (t) dt = f (t + 1) − f (t) dt + f (t) dt.
0 0 0 0
Z x Z x Z 1 Z x Z 1 Z x Z 1
g(x) = f (t + 1) dt − f (t) dt + f (t) dt = f (t + 1) dt − f (t) dt − f (t) dt + f (t) dt.
0 0 0 0 0 1 0
Z x Z x
g(x) = f (t + 1) dt − f (t) dt. t → t + 1 est de classe C 1 sur R ce qui justifie le changement de variable u = t + 1
0 1
dans ce qui suit.
Z x+1 Z x Z x+1 Z 1 Z x+1 Z x+1
g(x) = f (u) du − f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt = f (t) dt. Donc g(x) = f (t) dt.
1 1 1 x x x
Par conséquent :
Z x+1
∀x ∈ R+ , g(x) = f (t) dt.
x
17
Donnons la solution que le concepteur semble attendre et nous reviendrons en off sur le sujet....
N
X −1 +∞
X
lim SN = lim g(k) = 1 car par hypothèse g(k) = 1.
N →+∞ N →+∞
k=0 k=0
Comme lim ⌊x⌋ = +∞ et lim ⌊x⌋ + 1 = +∞ : lim S⌊x⌋ = 1 et lim S⌊x⌋+1 = 1 (◭).
x→+∞ x→+∞ x→+∞ x→+∞
Z x
L’encadrement obtenu plus haut donne alors lim f (t) dt = 1.
x→+∞ 0
Z +∞
f (t) dt converge et vaut 1.
0
Z 0
Rappelons que f est nulle sur ] − ∞, 0[. Donc f (t) dt converge et vaut 0. Alors :
−∞
Z +∞
f (t) dt converge et vaut 1. (P3)
−∞
f peut être considérée comme la densité d’une variable aléatoire X et que sa discrétisée Xd suit la même loi que
Y.
Traduction en français :
f peut être considérée comme UNE densité d’une variable aléatoire X dont la discrétisée Xd suit la même loi que
Y.
18
Montrons qu’il existe un réel strictement positif A tel que : ∀x ∈ R+ , x > A ⇒ |S⌊x⌋ − 1| < ε.
Comme la suite (SN )N ∈N converge vers 1, il existe un élément Nε de N tel que : ∀N ∈ N, N > Nε ⇒ |SN − 1| < ε.
Posons A = ⌊Nε ⌋ + 1. A est strictement positif.
De plus si x est un élément de R+ strictement supérieur à A alors x > Nε + 1 donc ⌊x⌋ > Nε + 1 et ainsi |S⌊x⌋ − 1| < ε.
Par onséquent ∀ε ∈ R∗+ , ∃A ∈ R∗+ , ∀x ∈ R+ , x > A ⇒ |S⌊x⌋ − 1| < ε. Ainsi lim S⌊x⌋ = 1.
x→+∞