ECRICO01
ECRICO01
ECRICOME 2001
EXERCICE 1
Dans toute la suite, si T est une variable aléatoire, nous noterons FT sa fonction de répartition.
Q1 X est une variable aléatoire qui suit une loi exponentielle de paramètre a. Ainsi sa fonction de répartition est
définie par : ∀x ∈ ] − ∞, 0[, FX (x) = 0 et ∀x ∈ [0, +∞[, FX (x) = 1 − e−ax .
Déterminons la fonction de répartition de −X.
∀x ∈ R, F−X = P (−X 6 x) = P (X > −x) = 1 − P (X < −x) = 1 − FX (−x).
Il est aisé de vérifier que F−X est continue sur R et de classe C 1 sur R∗ .
′
De plus : ∀x ∈] − ∞, 0[, F−X (x) = aeax et ∀x ∈]0, +∞[, F−X
′
(x) = 0.
Dès lors, posons : ∀x ∈] − ∞, 0], f (x) = aeax et ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = 0. f est une densité de −X .
Q2 Posons ∀x ∈ ] − ∞, 0[, g(x) = 0 et ∀x ∈ [0, +∞[, g(x) = be−bx ; g est une densité de Y car Y suit une loi
exponentielle de paramètre b.
X et Y étant deux variables aléatoires indépendantes il en est alors de même pour Y et −X. De plus Y et −X sont deux
variables aléatoires à densité de densités respectives g et f . Le cours nous permet alors de dire que Y − X = Y + (−X)
est une variable aléatoire à densité admettant pour densité la fonction h définie par :
Z +∞
∀t ∈ R, h(t) = g(t − u) f (u) du
−∞
Z 0
Fixons t dans R. h(t) = g(t − u) aeau du.
−∞
Z t Z +∞
a(t−v)
Le changement de variable v = t − u donne alors : h(t) = − g(v) ae dv = a g(v) ea(t−v) dv.
+∞ t
Z +∞
Ainsi : h(t) = a be−bv ea(t−v) dv. Posons, pour simplifier les écritures, z = Max{t, 0}.
Max{t,0}
Z +∞ Z +∞
h(t) = a be−bv ea(t−v) dv = ab eat e−(a+b)v dv.
z z
A
e−(a+b)v e−(a+b)z
at at ab
h(t) = ab e lim = ab e = ea(t−z)−bz .
A→+∞ −(a + b) z (a + b) a+b
ab ab
Si t appartient à ] − ∞, 0], z = 0 et h(t) = eat et si t appartient à ]0, +∞[, z = t et h(t) = e−bt
a+b a+b
ab ab
Dès lors la fonction h définie par ∀t ∈] − ∞, 0], h(t) = eat et ∀t ∈]0, +∞[, h(t) = e−bt est une densité
a+b a+b
de Y − X.
2
Z s
Q3 Soit s un élément de [0, +∞[. P (Z 6 s) = P (|X −Y | 6 s) = P (|Y −X| 6 s) = P (−s 6 Y −X 6 s) = h(t) dt.
−s
0 Z s at 0 −bt s !
ab ab ab e e ab 1 1 −as 1 1 −bs
Z
at −bt
P (Z 6 s) = e dt + e dt = + = − e + − e .
−s a + b 0 a+b a+b a −s −b 0 a+b a a b b
b e−as + a e−bs
ab a+b 1 −as −bs
P (Z 6 s) = − be + ae =1− ·
a+b ab ab a+b
b e−as + a e−bs
Finalement : ∀s ∈ [0, +∞[, P (Z 6 s) = 1 − .
a+b
b e−as + a e−bs
Q4 a) Nous venons de voir que : ∀s ∈ [0, +∞[, FZ (s) = P (Z 6 s) = 1 − · FZ est alors de classe C 1
a+b
sur [0, +∞[.
De toute évidence : ∀s ∈] − ∞, 0[, FZ (s) = P (|X − Y | 6 s) = 0. Comme FZ (0) = 0 nous pouvons même écrire que :
∀s ∈] − ∞, 0], FZ (s) = 0. Ainsi FZ est de classe C 1 sur ] − ∞, 0].
FZ est de classe C 1 sur ] − ∞, 0] et sur [0, +∞[ donc FZ est continue sur R et de classe C 1 au moins sur R∗ , non ?
Ceci suffit pour dire que Z est une variable aléatoire à densité .
b (−a)e−as + a (−b)e−bs ab h −as i
∀s ∈] − ∞, 0[, FZ′ (s) = 0 et ∀s ∈]0, +∞[, FZ′ (s) = 0 − = e + e−bs .
a+b a+b
ab h −as i
Dès lors la fonction ℓ définie par ∀s ∈] − ∞, 0[, ℓ(s) = 0 et ∀s ∈ [0, +∞[, ℓ(s) = e + e−bs est une densité
a+b
de |X − Y |.
EXERCICE 2
∀M ∈ E, tr(t M ) = tr(M ) .
b) Soit (A, B) un couple d’éléments de E. D’après ce qui précède : tr(t AB) = tr(t (t AB)).
3
Or t (t AB) = t B t (t A) = t BA. Ainsi g(A, B) = tr(t AB) = tr(t (t AB)) = tr(t BA) = g(B, A).
Pour tout élément A de E, g(A, A) est la somme des carrés des coefficients de A
n X
X n
Remarque Plus généralement si A = (aij ) et B = (bij ) sont deux éléments de E : g(A, B) = aij bij .
i=1 j=1
Q5 a) Comme (e1 , e2 , . . . , en ) est une base de Rn il en est de même de la famille (en , e1 , e2 , . . . , en−1 ).
f est alors un endomorphisme de Rn qui transforme la base B = (e1 , e2 , . . . , en ) de Rn en une base de Rn .
Ainsi f est un automorphisme de Rn .
b) Pour montrer que U n = I montrons que f n = IdE . f n et IdE sont deux endomorphismes de Rn donc f n = IdE
dès que f n et IdE coı̈ncident sur les éléments de la base B de Rn .
Dès lors prouvons que : ∀k ∈ [[1, n]], f n (ek ) = ek .
Fixons k dans [[1, n]] et commençons par montrer, par récurrence, que : ∀i ∈ [[0, k − 1]], f i (ek ) = ek−i .
C’est clair pour i = 0. Supposons la propriété vraie pour un élément i de [[0, k − 2]] et montrons la pour i + 1.
Observons que 2 6 k − i 6 n. Alors f i+1 (ek ) = f f i (ek ) = f (ek−i ) = ek−i−1 = ek−(i+1) . Et ainsi s’achève la
récurrence.
En particulier f k−1 (ek ) = ek−(k−1) = e1 . Alors f k (ek ) = f f k−1 (ek ) = f (e1 ) = en .
Cette première étape nous donne alors, pour tout élément k de [[1, n]] : ∀i ∈ [[0, k − 1]], f i (ek ) = ek−i et f k (ek ) = en .
Reprenons, pour finir, k dans [[1, n]]. f n (ek ) = f n−k f k (ek ) = f n−k (en ).
4
Comme n − k est élément de [[0, n − 1]], f n−k (en ) = en−(n−k) = ek ; ceci donne alors : f n (ek ) = f n−k (en ) = ek .
Finalement ∀k ∈ [[1, n]], f n (ek ) = ek . Ceci donne f n = IdE qui donne enfin U n = I .
Rappelons que la famille B ′ = f (e1 ), f (e2 ), f (e1 ), . . . , f (en ) = (en , e1 , e2 , . . . , en−1 ) est une base de Rn . Ainsi la
matrice U de f dans la base B = (e1 , e2 , . . . , en ) est également la matrice de passage de B à B ′ .
Si nous munissons Rn du produit scalaire canonique, B et B ′ sont alors deux bases orthonormales.
f 3 (e1 ) = f f 2 (e1 ) = f (e3 ) = e2 , f 3 (e2 ) = f f 2 (e2 ) = f (e4 ) = e3 , f 3 (e3 ) = f f 2 (e3 ) = f (e1 ) = e4 et f 3 (e4 ) =
f f 2 (e4 ) = f (e2 ) = e1 .
0 0 1 0 0 0 0 1
0 0 0 1 1 0 0 0
Ainsi : U 2 = et U 3 = .
1 0 0 0 0 1 0 0
0 1 0 0 0 0 1 0
1 1 1 1
0 0 0 0
Q7 V = . Déterminons la projection orthogonale W de V sur F = Vect(I, U, U 2 , U 3 ).
0 0 0 0
0 0 0 0
W appartient à F donc il existe quatre réels a0 , a1 , a2 , a3 tels que W = a0 I + a1 U + a2 U 2 + a3 U 3 .
De plus V − W est un élément de F ⊥ donc V − W est orthogonal à I, U , U 2 et U 3 .
Soit k un élément de [[0, 3]]. 0 = g(V − W, U k ) = g(V, U k ) − g(W, U k ) donc g(V, U k ) = g(W, U k ). Alors :
g(V, Uk ) = g(W, U k ) = g(a0 I + a1 U + a2 U 2 + a3 U 3 , U k ) = a0 g(I, U k ) + a1 g(U, U k ) + a2 g(U 2 , U k ) + a3 g(U 3 , U k ).
PROBLÈME
Résultats préliminaires
Q1 Montrons par récurrence que pour tout élément n de N, Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an }.
C’est clair pour n = 0 car F0 est la variable certaine égale à a et 2 a0 = 2 × 20−1 a = a.
Supposons la propriété vraie pour un élément n de N et montrons la pour n + 1.
Soit 2k la valeur prise par Fn ; k appartient à [[0, an ]] (hypothèse de récurrence...). Soit i la valeur prise par Xn ; i est
élément de [[0, 2k]].
Fn+1 prend alors la valeur 2i (si le lancer n + 1 donne pile) ou la valeur 2(2k − i) (si le lancer n + 1 donne face).
0 6 i 6 2k 6 2an = an+1 donc 2i appartient à {0, 2, 4, . . . , 2an+1 }.
0 6 2k − i 6 2k 6 2an = an+1 donc 2(2k − i) appartient également à {0, 2, 4, . . . , 2an+1 }.
Ceci suffit pour dire que Fn+1 prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an+1 } et pour achever la récurrence.
Pour tout élément n de N, Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an } .
Remarque
Notons que ce qui précéde indique que si Fn prend la valeur 2k alors Fn+1 prend une valeur inférieure ou égale à 4k
(0 6 i 6 2k et 0 6 2k − i 6 2k...).
an
X
Q2 a) Soit n un élément de N. Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an } donc P (Fn = 2k) = 1.
k=0
Ainsi Gn (1) = 1 .
b) Soit n un élément de N. Gn (0) = P (Fn = 0).
Concrètement, Gn (0) est donc la probabilité pour que la fortune du joueur soit nulle après le lancer n .
Si la fortune du joueur est nulle après le lancer n, elle reste nulle après le lancer n + 1 (si Fn prend la valeur 0, Xn
prend également la valeur 0 ainsi que 2Xn et 2(Fn − Xn )).
Ainsi l’événement {Fn = 0} est contenu dans l’événement {Fn+1 = 0}.
La croissance de P donne alors : Gn (0) = P (Fn = 0) 6 P (Fn+1 = 0) = Gn+1 (0).
∀n ∈ N, Gn (0) 6 Gn+1 (0). La suite Gn (0) n>0 est croissante .
De plus cette suite, de probabilités, est majorée par 1 donc elle converge. Gn (0) n>0 est convergente .
Première partie
Q1 Notons Pn+1 l’événement le lancer n + 1 donne pile. Pn+1 ,Pn+1 est un système complet d’événements.
Ainsi P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩ Pn+1 ) + P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩Pn+1 )
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({2Xn = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩ Pn+1 ) + P ({2(Fn − Xn ) = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩Pn+1 )
Par une indépendance raisonnable il vient alors :
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k})P (Pn+1 ) + P ({Fn − Xn = j}) ∩ {Fn = 2k})P (Pn+1 ).
Par conséquent : P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k}) + (1 − p) P ({Fn − Xn = j} ∩ {Fn = 2k}).
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k}) + (1 − p) P ({Xn = 2k − j} ∩ {Fn = 2k}).
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P (Fn = 2k)P (Xn = j/Fn = 2k) + (1 − p) P (Fn = 2k)P (Xn = 2k − j/Fn = 2k).
1 1 1
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P (Fn = 2k) + (1 − p) P (Fn = 2k) = P (Fn = 2k).
2k + 1 2k + 1 2k + 1
1
Si k est un élément de [[0, an ]] et si j est un élément de [[0, 2k]], P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P (Fn = 2k) .
2k + 1
Remarques
1. La remarque de la première question des résultats préliminaires, autorise à dire que si j est un élément de [[0, an+1 ]],
strictement supérieur à 2k, alors P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = 0 ; en effet si Fn prend la valeur 2k, Fn+1 prend une
valeur inférieure ou égale à 4k.
2. En toute rigueur la démonstration précédente ne vaut que si P (Fn = 2k) n’est pas nul(le). Rassurons nous en
remarquant que si P (Fn = 2k) = 0 alors P ({Fn+1 = 2j}∩{Fn = 2k}) = 0 (car P est croissante et {Fn+1 = 2j}∩{Fn =
2k} ⊂ {Fn = 2k})... et le résultat vaut encore non ?
Q2 Soit j un élément de [[0, an+1 ]]. ({Fn = 2k})k∈[[0,an ]] est un système complet d’événements donc :
an
P
P (Fn+1 = 2j) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}).
k=0
X
L’une des remarques précédentes permet d’écrire que : P (Fn+1 = 2j) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}).
j
2 6k6an
X 1
Ainsi P (Fn+1 = 2j) = P (Fn = 2k) .
j
2k + 1
2 6k6an
an+1 an+1
X X X 1
Q3 Soit x un réel de [0, 1[ (ou de R − {1}...). Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj = P (Fn = 2k) xj .
j=0 j=0 j
2k + 1
2 6k6an
an
X x2k − 1
Finalement ∀x ∈ [0, 1[, Gn+1 (x) = P (Fn = 2k) .
(2k + 1)(x − 1)
k=0
Remarque
De tout évidence le résultat précédent vaut pour tout élément x de R − {1}.
Q4 Soit x un réel.
1 an
1X an 1 an
1 − x2k+1
Z Z X Z X
Gn (t2 ) dt = P (Fn = 2k) t2k dt = P (Fn = 2k) t2k dt = P (Fn = 2k) ·
x x k=0 x 2k + 1
k=0 k=0
Z 1
Notons alors que x → Gn (t2 ) dt est une fonction polynôme.
x
Remarque
Le résultat s’obtient encore plus rapidement en utilisant la remarque de la question précédente...
Z 1
Q5 x → Gn+1 (x) et x → Gn (t2 ) dt sont de classe C ∞ sur R car ce sont des fonctions polynômes.
x
Z 1
∀x ∈ R, (1 − x) Gn+1 (x) = Gn (t2 ) dt. En dérivant il vient : ∀x ∈ R, −Gn+1 (x) + (1 − x) G′n+1 (x) = −Gn (x2 ).
x
En dérivant une seconde fois on obtient : ∀x ∈ R, −G′n+1 (x) − G′n+1 (x) + (1 − x) G′′n+1 (x) = −2x G′n (x2 ).
En posant x = 1 on obtient : −2 G′n+1 (1) = −2 G′n (1) ou −E(Fn+1 ) = −E(Fn ). Soit encore E(Fn+1 ) = E(Fn ).
La suite E(Fn ) n>0 est constante et E(F0 ) = a. Par conséquent ∀n ∈ N, E(Fn ) = a .
Deuxième partie
1 function mise(m:integer;s:real):integer;
2
3 var i,suc:integer;
4
5 begin
6
7 suc:=0;
8 for i:=1 to m do if random<s then suc:=suc+1;
9 mise:=suc;
10
11 end;
Q2 Le programme principal.
1 program simulation;
2
3 var a,n,i,X,F:integer;r,p:real;
4
5 function mise(m:integer;s:real):integer;
6 ................
7
8 begin
9 randomise;
10 write(’Donner la valeur de n. n=’);readln(n);
11 write(’Donner la valeur de p. p=’);readln(p);
12 write(’Donner la valeur de r. r=’);readln(r);
13 write(’Donner la valeur de a. a=’);readln(a);
14
15 F:=a;
16 For i:=1 to n do
17 begin
18 X:=mise(r,F);
19 if random<p then F:=X+X else F:=2*(F-X);
20 writeln(’La fortune du joueur après le lancer ’,i,’ est : ’,F);
21 end;
22 end.
23
B) Etude théorique
an+1
X
Q1 Soit n un élément de N et soit x un réel. Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj .
j=0
an+1 an+1 h i
p Cj2k rj (1 − r)2k−j + (1 − p) Cj2k r2k−j (1 − r)j P (Fn = 2k) xj .
X X X
Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj =
j=0 j=0 j
2 6k6an
an
X
p (xr + 1 − r)2k + (1 − p) (x − xr + r)2k P (Fn = 2k).
De la formule du binôme il résulte que : Gn+1 (x) =
k=0
an
X an
X
Enfin : Gn+1 (x) = p P (Fn = 2k)(xr + 1 − r)2k + (1 − p) P (Fn = 2k)(x − xr + r)2k .
k=0 k=0
Q2 a) Soit x un réel. Q(x) = Ax2 + 2r(1 − r)x + A = A(x − 1)2 + 2Ax + 2r(1 − r)x = A(x − 1)2 + 2x(A + r − r2 ).
p vaut 12 donc A = 21 r2 + (1 − r)2 = 12 2r2 − 2r + 1 = r2 − r + 21 ·
1
Alors Q(x) = A(x − 1)2 + 2x(A + r − r2 ) = A(x − 1)2 + 2x(r2 − r + 2 + r − r2 ) = A(x − 1)2 + x.
1 1
Observons que : 2 (xr + 1 − r)2 + (x − xr + r)2 = 12 (xr + 1 − r)2 + 21 (x(1 − r) + r)2 .
2
1 1
(xr + 1 − r)2 + (x − xr + r)2 = 21 r2 + (1 − r)2 x2 + 4r(1 − r)x + r2 + (1 − r)2 .
Donc 2 2
1
Ainsi (xr + 1 − r)2 + 12 (x − xr + r)2 = 21 (2Ax2 + 4r(1 − r)x + 2A) = Q(x).
2
Alors Gn Q(x) 6 Gn+1 (x). ∀n ∈ N, ∀x ∈ R(+) , Gn Q(x) 6 Gn+1 (x) .
Remarque Cette formule vaut pour tout reél x.
b) Soit n un élément de N. Posons pour tout k dans [[1, n + 1]], tk = Gk (un+1−k ) et montrons que la suite (tk )k∈[[1,n+1]]
est croissante.
Soit k un élément de [[1, n]]. tk+1 = Gk+1 (un−k ) > Gk Q(un−k ) = Gk (un−k+1 ) = tk .
Ceci achève de montrer la croissance de la suite (tk )k∈[[1,n+1]] et autorise à écrire que :
Gn+1 (0) = Gn+1 (u0 ) = tn+1 > t1 = G1 (un ). ∀n ∈ N, Gn+1 (0) > G1 (un ) .
lim un = 1. Comme G1 est continue en 1, lim G1 (un ) = G1 (1) = 1.
n→+∞ n→+∞
De plus, ∀n ∈ N, G1 (un ) 6 Gn+1 (0) = P (Fn+1 = 0) 6 1. Alors par encadrement on obtient : lim P (Fn+1 = 0) = 1.
n→+∞
En dérivant il vient : ∀x ∈ R, G′n+1 (x) = p(2r(xr+1−r)) G′n (xr+1−r)2 +(1−p)(2(1−r)(x−xr+r)) G′n (x−xr+r)2 .
En faisant x = 1 on obtient G′n+1 (1) = 2pr G′n (1) + 2(1 − p)(1 − r) G′n (1) = 2[pr + (1 − p)(1 − r)] G′n (1) = B × G′n (1).
Soit encore E(Fn+1 ) = B × E(Fn ).
1
b) Notons que : 2p = 1 − 2p′ , 2r = 1 − 2r′ , |p′ | < 2 et |r′ | < 12 ·
Alors B = 2[pr + (1 − p)(1 − r)] = 4pr + 2 − 2p − 2r = (1 − 2p′ )(1 − 2r′ ) + 2p′ + 2r′ = 1 + 4r′ p′ .
1 1
|p′ | < 2 donc |p′ r′ | < 14 · Ainsi −1 < 4p′ r′ < 1 et 0 < B < 2.
et |r′ | < 2
Si (1/2 − p)(1/2 − r) < 0 : la suite (E(Fn ) n>0 converge vers 0 .
Si (1/2 − p)(1/2 − r) = 0 : la suite (E(Fn ) n>0 est constante et converge vers a .
Si (1/2 − p)(1/2 − r) > 0 : la suite (E(Fn ) n>0 a pour limite +∞ et donc diverge .
an
P an
P
c) Soit n dans N. 0 6 1 − P (Fn = 0) = P (Fn = 2k) 6 (2k)P (Fn = 2k) = E(Fn ).
k=1 k=1
11
Q5 a) Soit n dans N
Rappelons que : ∀x ∈ R, G′n+1 (x) = p(2r(xr + 1 − r)) G′n (xr + 1 − r)2 + (1 − p)(2(1 − r)(x − xr + r)) G′n (x − xr + r)2 .
En dérivant on obtient :
∀x ∈ R, G′′n+1 (x) =p(2r2 ) G′n (xr + 1 − r)2 + p(2r(xr + 1 − r))2 G′′n (xr + 1 − r)2 +
On faisant x = 1 il vient : G′′n+1 (1) = 2[pr2 + (1 − p)(1 − r)2 ] G′n (1) + 4[pr2 + (1 − p)(1 − r)2 ] G′′n (1).
1 10 100
A= ,B= et B 2 = .
3 9 81
aA 3a a(a − 2) aA a(a − 2) 3a a(a + 4)
=− et − = + = ·
B − 4A 2 4 B − 4A 4 2 4
aA a(a − 2) aA
∀n ∈ N, G′′n (1) = Bn + − (4A)n
B − 4A 4 B − 4A
n n
a(a + 4) 4 3a 10
Par conséquent : ∀n ∈ N, G′′n (1) = − .
4 3 2 9
n n
10 4 3a 10 a(a + 4) 4
0< < donc la suite de terme général − est négligeable devant la suite de terme général .
9 3 2 9 4 3
n
′′ a(a + 4) 4
Ainsi Gn (1) ∼ .
n→+∞ 4 3
2
Rappelons que : ∀n ∈ N, V (Fn ) = 4G′′n (1) + 2E(Fn ) − E(Fn ) .
n n n
4 10 2 100
4G′′n (1) ∼ a(a + 4) , 2E(Fn ) = 2aB n = 2a et E(Fn ) = a2 B 2n = a2 .
n→+∞ 3 9 81
10 100 4
Notons que 0 < < < ·
9 81 3
2
Ainsi les suites de termes généraux 2E(Fn ) et E(Fn ) sont négligeables devant la suite de terme général 4G′′n (1).
n n
4 4
Alors V (Fn ) ∼ 4G′′n (1) ∼ a(a + 4) . V (Fn ) ∼ a(a + 4) .
n→+∞ n→+∞ 3 n→+∞ 3
n
b) Montrer que la suite de terme général P (Fn < 2 4 a) converge vers 1 revient à montrer que la suite de terme général
n n n
P (Fn > 2 4 a) converge vers zéro car P (Fn < 2 4 a) = 1 − P (Fn > 2 4 a).
n
n
Soit n un élément de N. P (Fn > 2 4 a) = P Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn ) .
n 1 n
Observons que : a 2 4 > a(10/9)n = E(Fn ) car 2 4 > 10/9 et a > 0 ; donc 2 4 a − E(Fn )) > 0.
n n
Alors {Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn )} ⊂ {|Fn − E(Fn )| > 2 4 a − E(Fn )}. La croissance de P fournit ainsi :
n
n
n
P (Fn > 2 4 a) = P Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn ) 6 P |Fn − E(Fn )| > 2 4 a − E(Fn ) .
n V (Fn ) n
L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne : P (Fn > 2 4 a) 6 2 (car 2 4 a − E(Fn )) > 0...).
n
2 a − E(Fn )
4
V (Fn )
Ne reste plus à montrer que : lim 2 = 0.
n→+∞ n
2 a − E(Fn )
4
n n n n
2 4 a − E(Fn )) = 21/4 − a (10/9) . Comme 0 < 10/9 < 21/4 , la suite de terme général a (10/9) est négligeable
1/4 n
devant la suite de terme général 2 .
n n n 2 n
21/4 . Ce qui donne encore : 2 4 a − E(Fn ) 21/2 .
Ainsi 2 4 a − E(Fn )) ∼ ∼
n→+∞ n→+∞
n
V (Fn ) (4/3)
Par conséquent 2 ∼ a(a + 4) n .
n
2 a − E(Fn )
4
n→+∞ 21/2
!
√ 4/3 (4/3)n V (Fn )
3 2 > 4 donc 0 < 1/2 < 1. Alors lim a(a + 4) n = 0 et donc lim 2 = 0.
2 n→+∞ 21/2 n→+∞ n
2 a − E(Fn )
4