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ECRICO01

Le document présente des exercices sur des variables aléatoires, en particulier celles suivant des lois exponentielles, et explore leurs fonctions de répartition et densités. Il aborde également des concepts de matrices, d'applications linéaires et de produits scalaires dans un espace vectoriel. Les résultats incluent des démonstrations de la continuité et de la classe C1 des fonctions de répartition ainsi que des propriétés des applications linéaires et bilinéaires.

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1

ECRICOME 2001
EXERCICE 1

Dans toute la suite, si T est une variable aléatoire, nous noterons FT sa fonction de répartition.
Q1 X est une variable aléatoire qui suit une loi exponentielle de paramètre a. Ainsi sa fonction de répartition est
définie par : ∀x ∈ ] − ∞, 0[, FX (x) = 0 et ∀x ∈ [0, +∞[, FX (x) = 1 − e−ax .
Déterminons la fonction de répartition de −X.
∀x ∈ R, F−X = P (−X 6 x) = P (X > −x) = 1 − P (X < −x) = 1 − FX (−x).

Ainsi : ∀x ∈ ] − ∞, 0], F−X (x) = 1 − (1 − e−a(−x) ) et ∀x ∈]0, +∞[, F−X (x) = 1 − 0.


Alors ∀x ∈ ] − ∞, 0], F−X (x) = eax et ∀x ∈]0, +∞[, F−X (x) = 1.
Ou ∀x ∈ ] − ∞, 0[, F−X (x) = eax et ∀x ∈ [0, +∞[, F−X (x) = 1.

Il est aisé de vérifier que F−X est continue sur R et de classe C 1 sur R∗ .

De plus : ∀x ∈] − ∞, 0[, F−X (x) = aeax et ∀x ∈]0, +∞[, F−X

(x) = 0.

Dès lors, posons : ∀x ∈] − ∞, 0], f (x) = aeax et ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = 0. f est une densité de −X .

Q2 Posons ∀x ∈ ] − ∞, 0[, g(x) = 0 et ∀x ∈ [0, +∞[, g(x) = be−bx ; g est une densité de Y car Y suit une loi
exponentielle de paramètre b.
X et Y étant deux variables aléatoires indépendantes il en est alors de même pour Y et −X. De plus Y et −X sont deux
variables aléatoires à densité de densités respectives g et f . Le cours nous permet alors de dire que Y − X = Y + (−X)
est une variable aléatoire à densité admettant pour densité la fonction h définie par :
Z +∞
∀t ∈ R, h(t) = g(t − u) f (u) du
−∞

Z 0
Fixons t dans R. h(t) = g(t − u) aeau du.
−∞
Z t Z +∞
a(t−v)
Le changement de variable v = t − u donne alors : h(t) = − g(v) ae dv = a g(v) ea(t−v) dv.
+∞ t
Z +∞
Ainsi : h(t) = a be−bv ea(t−v) dv. Posons, pour simplifier les écritures, z = Max{t, 0}.
Max{t,0}
Z +∞ Z +∞
h(t) = a be−bv ea(t−v) dv = ab eat e−(a+b)v dv.
z z
A
e−(a+b)v e−(a+b)z
  
at at ab
h(t) = ab e lim = ab e = ea(t−z)−bz .
A→+∞ −(a + b) z (a + b) a+b
ab ab
Si t appartient à ] − ∞, 0], z = 0 et h(t) = eat et si t appartient à ]0, +∞[, z = t et h(t) = e−bt
a+b a+b
ab ab
Dès lors la fonction h définie par ∀t ∈] − ∞, 0], h(t) = eat et ∀t ∈]0, +∞[, h(t) = e−bt est une densité
a+b a+b
de Y − X.
2
Z s
Q3 Soit s un élément de [0, +∞[. P (Z 6 s) = P (|X −Y | 6 s) = P (|Y −X| 6 s) = P (−s 6 Y −X 6 s) = h(t) dt.
−s

0 Z s  at 0  −bt s !  
ab ab ab e e ab 1 1 −as 1 1 −bs
Z
at −bt
P (Z 6 s) = e dt + e dt = + = − e + − e .
−s a + b 0 a+b a+b a −s −b 0 a+b a a b b

b e−as + a e−bs
 
ab a+b 1 −as −bs

P (Z 6 s) = − be + ae =1− ·
a+b ab ab a+b

b e−as + a e−bs
Finalement : ∀s ∈ [0, +∞[, P (Z 6 s) = 1 − .
a+b
b e−as + a e−bs
Q4 a) Nous venons de voir que : ∀s ∈ [0, +∞[, FZ (s) = P (Z 6 s) = 1 − · FZ est alors de classe C 1
a+b
sur [0, +∞[.
De toute évidence : ∀s ∈] − ∞, 0[, FZ (s) = P (|X − Y | 6 s) = 0. Comme FZ (0) = 0 nous pouvons même écrire que :
∀s ∈] − ∞, 0], FZ (s) = 0. Ainsi FZ est de classe C 1 sur ] − ∞, 0].
FZ est de classe C 1 sur ] − ∞, 0] et sur [0, +∞[ donc FZ est continue sur R et de classe C 1 au moins sur R∗ , non ?
Ceci suffit pour dire que Z est une variable aléatoire à densité .
b (−a)e−as + a (−b)e−bs ab h −as i
∀s ∈] − ∞, 0[, FZ′ (s) = 0 et ∀s ∈]0, +∞[, FZ′ (s) = 0 − = e + e−bs .
a+b a+b
ab h −as i
Dès lors la fonction ℓ définie par ∀s ∈] − ∞, 0[, ℓ(s) = 0 et ∀s ∈ [0, +∞[, ℓ(s) = e + e−bs est une densité
a+b
de |X − Y |.

b) Posons ∀s ∈] − ∞, 0[, fˆ(s) = 0 et ∀s ∈ [0 + ∞[, fˆ(s) = a e−at .


1 h ˆ i
fˆ est une densité de X et ℓ = bf + ag .
a+b
Z +∞ Z +∞
1 1 1
X (resp. Y ) possède une espérance qui vaut (resp. ). Ainsi s fˆ(s) ds (resp. s g(s) ds) existe et vaut
a b −∞ −∞ a
1
(resp. ).
b
Z +∞
b2 + a2
 
1 1 1
Alors s ℓ(s) ds existe et vaut b + a . Z = |X − Y | admet une espérance qui vaut : ·
−∞ a+b a b ab(a + b)

EXERCICE 2

Q1 tr est une application de E dans R. Montrons qu’elle est linéaire.


Soient A = (aij ) et B = (bij ) deux éléments de E et λ un réel.
n
P n
P n
P
λ A + B = (λ aij + bij ) donc tr(λ A + B) = (λ aii + bii ) = λ aii + bii = λ tr(A) + tr(B).
i=1 i=1 i=1

L’application tr est une forme linéaire sur E .


n
Q2 a) Soit M = (mij ) un élément de E. t M = (mji ). Ainsi tr(t M ) =
P
mii = tr(M ) !
k=1

∀M ∈ E, tr(t M ) = tr(M ) .
b) Soit (A, B) un couple d’éléments de E. D’après ce qui précède : tr(t AB) = tr(t (t AB)).
3

Or t (t AB) = t B t (t A) = t BA. Ainsi g(A, B) = tr(t AB) = tr(t (t AB)) = tr(t BA) = g(B, A).

∀(A, B) ∈ E 2 , g(A, B) = g(B, A) .


n
2
X
Q3 Soit A = (aij ) un élément de E. t AA = (cij ) avec, pour tout élément (i, j) de [[1, n]] , cij = aki akj .
k=1
n n
n P n P
n
Alors g(A, A) = tr(t AA) = a2ki .
P P P
cii = aki aki =
i=1 i=1 k=1 i=1 k=1

Pour tout élément A de E, g(A, A) est la somme des carrés des coefficients de A

n X
X n
Remarque Plus généralement si A = (aij ) et B = (bij ) sont deux éléments de E : g(A, B) = aij bij .
i=1 j=1

Q4 • De toute évidence g est une application de E × E dans R.


• Soient A, B et C trois éléments de E. Soit λ un réel.
g(A, λ B + C) = tr(t A(λ B + C)) = tr(λt AB + t AC).
La linéarité de l’application tr donne alors : g(A, λ B + C) = λ tr(t AB) + tr(t AC) = λ g(A, B) + g(A, C).
∀(A, B, C) ∈ E 3 , ∀λ ∈ R, g(A, λ B + C) = λ g(A, B) + g(A, C). g est linéaire à droite.
• D’après Q2 b) : ∀(A, B) ∈ E 2 , g(A, B) = g(B, A). g est symétrique.
Ces deux premiers points permettent de dire que g est une forme bilinéaire symétrique.
• Soit A un élément de E. g(A, A) est la somme des carrés des coefficients de A donc g(A, A) est un réel positif ou
nul.
Mieux, si g(A, A) est nul, les carrés des coefficients de A sont nécessairement tous nuls donc les coefficients de A sont
également tous nuls et A est la matrice nulle.
Donc ∀A ∈ E, g(A, A) > 0 et ∀A ∈ E, g(A, A) = 0 ⇒ A = 0E .
Ainsi g est une forme bilinéaire symétrique définie positive comme disent les gens savants.
Nous dirons que g est un produit scalaire sur E .

Q5 a) Comme (e1 , e2 , . . . , en ) est une base de Rn il en est de même de la famille (en , e1 , e2 , . . . , en−1 ).
f est alors un endomorphisme de Rn qui transforme la base B = (e1 , e2 , . . . , en ) de Rn en une base de Rn .
Ainsi f est un automorphisme de Rn .
b) Pour montrer que U n = I montrons que f n = IdE . f n et IdE sont deux endomorphismes de Rn donc f n = IdE
dès que f n et IdE coı̈ncident sur les éléments de la base B de Rn .
Dès lors prouvons que : ∀k ∈ [[1, n]], f n (ek ) = ek .
Fixons k dans [[1, n]] et commençons par montrer, par récurrence, que : ∀i ∈ [[0, k − 1]], f i (ek ) = ek−i .
C’est clair pour i = 0. Supposons la propriété vraie pour un élément i de [[0, k − 2]] et montrons la pour i + 1.
Observons que 2 6 k − i 6 n. Alors f i+1 (ek ) = f f i (ek ) = f (ek−i ) = ek−i−1 = ek−(i+1) . Et ainsi s’achève la


récurrence.
En particulier f k−1 (ek ) = ek−(k−1) = e1 . Alors f k (ek ) = f f k−1 (ek ) = f (e1 ) = en .


Cette première étape nous donne alors, pour tout élément k de [[1, n]] : ∀i ∈ [[0, k − 1]], f i (ek ) = ek−i et f k (ek ) = en .
Reprenons, pour finir, k dans [[1, n]]. f n (ek ) = f n−k f k (ek ) = f n−k (en ).

4

Comme n − k est élément de [[0, n − 1]], f n−k (en ) = en−(n−k) = ek ; ceci donne alors : f n (ek ) = f n−k (en ) = ek .
Finalement ∀k ∈ [[1, n]], f n (ek ) = ek . Ceci donne f n = IdE qui donne enfin U n = I .
 
Rappelons que la famille B ′ = f (e1 ), f (e2 ), f (e1 ), . . . , f (en ) = (en , e1 , e2 , . . . , en−1 ) est une base de Rn . Ainsi la
matrice U de f dans la base B = (e1 , e2 , . . . , en ) est également la matrice de passage de B à B ′ .
Si nous munissons Rn du produit scalaire canonique, B et B ′ sont alors deux bases orthonormales.

La matrice de passage U de B à B ′ vérifie alors : U −1 = t U .


Q6 f 2 (e1 ) = f f (e1 ) = f (e4 ) = e3 , f 2 (e2 ) = f f (e2 ) = f (e1 ) = e4 , f 2 (e3 ) = f f (e3 ) = f (e2 ) = e1 et
  

f 2 (e4 ) = f f (e4 ) = f (e3 ) = e2 .




f 3 (e1 ) = f f 2 (e1 ) = f (e3 ) = e2 , f 3 (e2 ) = f f 2 (e2 ) = f (e4 ) = e3 , f 3 (e3 ) = f f 2 (e3 ) = f (e1 ) = e4 et f 3 (e4 ) =
  

f f 2 (e4 ) = f (e2 ) = e1 .


0 0 1 0 0 0 0 1
   
0 0 0 1 1 0 0 0
Ainsi : U 2 =   et U 3 =   .
 
1 0 0 0 0 1 0 0
0 1 0 0 0 0 1 0

Montrons que la famille (I, U, U 2 , U 3 ) est orthogonale.


2
g étant symétrique il suffit pour cela de montrer que : ∀(i, j) ∈ [[0, 3]] , i < j ⇒ g(U i , U j ) = 0.
   
Soit i et j deux éléments de [[0, 3]] tels que i < j. g(U i , U j ) = tr(t U i U j ) = tr (t U )i U j = tr (U −1 )i U j = tr(U j−i ).

Observons que j − i ∈ {1, 2, 3}. Or : tr(U ) = tr(U 2 ) = tr(U 3 ) = 0. Ainsi g(U i , U j ) = 0.

Ceci achève de montrer que (I, U, U 2 , U 3 ) est une famille orthogonale de E .

1 1 1 1
 
0 0 0 0
Q7 V =  . Déterminons la projection orthogonale W de V sur F = Vect(I, U, U 2 , U 3 ).
0 0 0 0
0 0 0 0
W appartient à F donc il existe quatre réels a0 , a1 , a2 , a3 tels que W = a0 I + a1 U + a2 U 2 + a3 U 3 .
De plus V − W est un élément de F ⊥ donc V − W est orthogonal à I, U , U 2 et U 3 .
Soit k un élément de [[0, 3]]. 0 = g(V − W, U k ) = g(V, U k ) − g(W, U k ) donc g(V, U k ) = g(W, U k ). Alors :
g(V, Uk ) = g(W, U k ) = g(a0 I + a1 U + a2 U 2 + a3 U 3 , U k ) = a0 g(I, U k ) + a1 g(U, U k ) + a2 g(U 2 , U k ) + a3 g(U 3 , U k ).

La famille (I, U, U 2 , U 3 ) étant orthogonale, il vient :


   
g(V, Uk ) = ak g(U k , U k ) = ak tr (t U )k U k = ak tr (U −1 )k U k = ak tr(U k−k ) = ak tr(I) = 4 ak .
1 1
Ainsi ak = g(V, U k ) = tr(t V U k ). Notons alors que :
4 4
1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
       
t 1 0 0 0 t 0 1 0 0 t 0 0 1 0 t 0 0 0 1
V I = tV =  , V U =  , V U 2 =  , V U 3 =  .
  
1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
1 1
La trace de ces quatre matrices est 1. Alors ak = tr(t V U k ) = ·
4 4
1  
Finalement la projection orthogonale de V sur F = Vect(I, U, U 2 , U 3 ) est W = I + U + U2 + U3 .
4
5

PROBLÈME

Résultats préliminaires

Q1 Montrons par récurrence que pour tout élément n de N, Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an }.
C’est clair pour n = 0 car F0 est la variable certaine égale à a et 2 a0 = 2 × 20−1 a = a.
Supposons la propriété vraie pour un élément n de N et montrons la pour n + 1.
Soit 2k la valeur prise par Fn ; k appartient à [[0, an ]] (hypothèse de récurrence...). Soit i la valeur prise par Xn ; i est
élément de [[0, 2k]].
Fn+1 prend alors la valeur 2i (si le lancer n + 1 donne pile) ou la valeur 2(2k − i) (si le lancer n + 1 donne face).
0 6 i 6 2k 6 2an = an+1 donc 2i appartient à {0, 2, 4, . . . , 2an+1 }.
0 6 2k − i 6 2k 6 2an = an+1 donc 2(2k − i) appartient également à {0, 2, 4, . . . , 2an+1 }.
Ceci suffit pour dire que Fn+1 prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an+1 } et pour achever la récurrence.
Pour tout élément n de N, Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an } .
Remarque
Notons que ce qui précéde indique que si Fn prend la valeur 2k alors Fn+1 prend une valeur inférieure ou égale à 4k
(0 6 i 6 2k et 0 6 2k − i 6 2k...).
an
X
Q2 a) Soit n un élément de N. Fn prend ses valeurs dans {0, 2, 4, . . . , 2an } donc P (Fn = 2k) = 1.
k=0

Ainsi Gn (1) = 1 .
b) Soit n un élément de N. Gn (0) = P (Fn = 0).
Concrètement, Gn (0) est donc la probabilité pour que la fortune du joueur soit nulle après le lancer n .
Si la fortune du joueur est nulle après le lancer n, elle reste nulle après le lancer n + 1 (si Fn prend la valeur 0, Xn
prend également la valeur 0 ainsi que 2Xn et 2(Fn − Xn )).
Ainsi l’événement {Fn = 0} est contenu dans l’événement {Fn+1 = 0}.
La croissance de P donne alors : Gn (0) = P (Fn = 0) 6 P (Fn+1 = 0) = Gn+1 (0).

∀n ∈ N, Gn (0) 6 Gn+1 (0). La suite Gn (0) n>0 est croissante .

De plus cette suite, de probabilités, est majorée par 1 donc elle converge. Gn (0) n>0 est convergente .

c) Soit n un élément de N. Notons que Gn est de classe C ∞ sur R (fonction polynôme).


an an an
∀x ∈ R, G′n (x) = kP (Fn = 2k) xk−1 . Donc 2 G′n (1) =
P P P
2kP (Fn = 2k) = 2kP (Fn = 2k) = E(Fn ).
k=1 k=1 k=0

Ainsi G′n (1) = E(Fn )/2 .


an an an
∀x ∈ R, G′′n (x) = k(k − 1)P (Fn = 2k) xk−2 . G′′n (1) =
P P P
k(k − 1)P (Fn = 2k) = k(k − 1)P (Fn = 2k).
k=2 k=2 k=0
an an an
4G′′n (1) = (2k)2 P (Fn = 2k) − 2 2kP (Fn = 2k) = E(Fn2 ) − 2E(Fn ).
P P P
4k(k − 1)P (Fn = 2k) =
k=0 k=0 k=0
6
2 2
En remarquant que E(Fn2 ) = V (Fn ) + E(Fn ) , il vient 4G′′n (1) = V (Fn ) + E(Fn ) − 2E(Fn ).
2
Ainsi V (Fn ) = 4G′′n (1) + 2E(Fn ) − E(Fn ) .
an
Q3 Soit n un élément de N. ∀x ∈ R+ , G′′n (x) = k(k − 1)P (Fn = 2k) xk−2 > 0. Gn est convexe sur R+ .
P
k=2

Première partie


Q1 Notons Pn+1 l’événement le lancer n + 1 donne pile. Pn+1 ,Pn+1 est un système complet d’événements.

Ainsi P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩ Pn+1 ) + P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩Pn+1 )
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({2Xn = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩ Pn+1 ) + P ({2(Fn − Xn ) = 2j} ∩ {Fn = 2k} ∩Pn+1 )
Par une indépendance raisonnable il vient alors :
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k})P (Pn+1 ) + P ({Fn − Xn = j}) ∩ {Fn = 2k})P (Pn+1 ).
Par conséquent : P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k}) + (1 − p) P ({Fn − Xn = j} ∩ {Fn = 2k}).
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P ({Xn = j} ∩ {Fn = 2k}) + (1 − p) P ({Xn = 2k − j} ∩ {Fn = 2k}).
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P (Fn = 2k)P (Xn = j/Fn = 2k) + (1 − p) P (Fn = 2k)P (Xn = 2k − j/Fn = 2k).
1 1 1
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P (Fn = 2k) + (1 − p) P (Fn = 2k) = P (Fn = 2k).
2k + 1 2k + 1 2k + 1
1
Si k est un élément de [[0, an ]] et si j est un élément de [[0, 2k]], P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = P (Fn = 2k) .
2k + 1
Remarques
1. La remarque de la première question des résultats préliminaires, autorise à dire que si j est un élément de [[0, an+1 ]],
strictement supérieur à 2k, alors P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = 0 ; en effet si Fn prend la valeur 2k, Fn+1 prend une
valeur inférieure ou égale à 4k.
2. En toute rigueur la démonstration précédente ne vaut que si P (Fn = 2k) n’est pas nul(le). Rassurons nous en
remarquant que si P (Fn = 2k) = 0 alors P ({Fn+1 = 2j}∩{Fn = 2k}) = 0 (car P est croissante et {Fn+1 = 2j}∩{Fn =
2k} ⊂ {Fn = 2k})... et le résultat vaut encore non ?
Q2 Soit j un élément de [[0, an+1 ]]. ({Fn = 2k})k∈[[0,an ]] est un système complet d’événements donc :
an
P
P (Fn+1 = 2j) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}).
k=0
X
L’une des remarques précédentes permet d’écrire que : P (Fn+1 = 2j) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}).
j
2 6k6an

X 1
Ainsi P (Fn+1 = 2j) = P (Fn = 2k) .
j
2k + 1
2 6k6an

an+1 an+1
X X X 1
Q3 Soit x un réel de [0, 1[ (ou de R − {1}...). Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj = P (Fn = 2k) xj .
j=0 j=0 j
2k + 1
2 6k6an

Une permutation classique ( ?) des deux sommes donne alors :


 
an X2k an 2k
X 1 X 1 X
Gn+1 (x) = P (Fn = 2k) xj =  P (Fn = 2k) xj . Comme x ne vaut pas 1 :
j=0
2k + 1 2k + 1 j=0
k=0 k=0
7
an
X 1 1 − x2k+1
Gn+1 (x) = P (Fn = 2k) ·
2k + 1 1−x
k=0

an
X x2k − 1
Finalement ∀x ∈ [0, 1[, Gn+1 (x) = P (Fn = 2k) .
(2k + 1)(x − 1)
k=0

Remarque
De tout évidence le résultat précédent vaut pour tout élément x de R − {1}.
Q4 Soit x un réel.
1 an
1X an 1 an
1 − x2k+1
Z Z X Z X
Gn (t2 ) dt = P (Fn = 2k) t2k dt = P (Fn = 2k) t2k dt = P (Fn = 2k) ·
x x k=0 x 2k + 1
k=0 k=0
Z 1
Notons alors que x → Gn (t2 ) dt est une fonction polynôme.
x

Supposons que x appartienne à [0, 1[.


an a 1
x2k+1 − 1 n
1 − x2k+1
X X Z
(1 − x) Gn+1 (x) = (1 − x) P (Fn = 2k) = P (Fn = 2k) = Gn (t2 ) dt.
(2k + 1)(x − 1) 2k + 1 x
k=0 k=0
Z 1
Alors la fonction polynôme x → (1 − x) Gn+1 (x) − Gn (t2 ) dt, qui s’annule en tout point de [0, 1[, admet une infinité
x
de zéros. C’est donc la fonction nulle.
Z 1
Ainsi ∀x ∈ R, (1 − x) Gn+1 (x) = Gn (t2 ) dt .
x

Remarque
Le résultat s’obtient encore plus rapidement en utilisant la remarque de la question précédente...
Z 1
Q5 x → Gn+1 (x) et x → Gn (t2 ) dt sont de classe C ∞ sur R car ce sont des fonctions polynômes.
x
Z 1
∀x ∈ R, (1 − x) Gn+1 (x) = Gn (t2 ) dt. En dérivant il vient : ∀x ∈ R, −Gn+1 (x) + (1 − x) G′n+1 (x) = −Gn (x2 ).
x

En dérivant une seconde fois on obtient : ∀x ∈ R, −G′n+1 (x) − G′n+1 (x) + (1 − x) G′′n+1 (x) = −2x G′n (x2 ).
En posant x = 1 on obtient : −2 G′n+1 (1) = −2 G′n (1) ou −E(Fn+1 ) = −E(Fn ). Soit encore E(Fn+1 ) = E(Fn ).

La suite E(Fn ) n>0 est constante et E(F0 ) = a. Par conséquent ∀n ∈ N, E(Fn ) = a .

Deuxième partie

A) Simulation informatique de l’expérience


Q1 La fonction mise.
Il s’agit de simuler, de manière indépendante, m fois une expérience aléatoire et de compter le nombre de réalisations
d’un événement A de probabilité s, associé à cette expérience.
Ici nous nous placerons dans le cas où l’expérience consiste à choisir au hasard un élément de l’intervalle [0, 1[ et
l’événement A est : obtenir un élément appartenant à l’intervalle [0, s[.
8

1 function mise(m:integer;s:real):integer;
2
3 var i,suc:integer;
4
5 begin
6
7 suc:=0;
8 for i:=1 to m do if random<s then suc:=suc+1;
9 mise:=suc;
10
11 end;

Q2 Le programme principal.
1 program simulation;
2
3 var a,n,i,X,F:integer;r,p:real;
4
5 function mise(m:integer;s:real):integer;
6 ................
7
8 begin
9 randomise;
10 write(’Donner la valeur de n. n=’);readln(n);
11 write(’Donner la valeur de p. p=’);readln(p);
12 write(’Donner la valeur de r. r=’);readln(r);
13 write(’Donner la valeur de a. a=’);readln(a);
14
15 F:=a;
16 For i:=1 to n do
17 begin
18 X:=mise(r,F);
19 if random<p then F:=X+X else F:=2*(F-X);
20 writeln(’La fortune du joueur après le lancer ’,i,’ est : ’,F);
21 end;
22 end.
23

B) Etude théorique
an+1
X
Q1 Soit n un élément de N et soit x un réel. Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj .
j=0

Reprenons les arguments de la première partie.


Soit j un élément de [[0, an+1 ]]. Comme ({Fn = 2k})k∈[[0,an ]] est un système complet d’événements :
an
P
P (Fn+1 = 2j) = P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}).
k=0

Soit k un élément de [[0, an ]].


Si j > 2k alors P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = 0.
Supposons j 6 2k. Un raisonnement rigoureusement analogue à celui de la question 1 de la première partie donne :
P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p P (Fn = 2k)P (Xn = j/Fn = 2k) + (1 − p) P (Fn = 2k)P (Xn = 2k − j/Fn = 2k).
Par hypothèse : P (Xn = j/Fn = 2k) = Cj2k rj (1 − r)2k−j et P (Xn = 2k − j/Fn = 2k) = C2k
2k−j 2k−j
r (1 − r)j .
9
2k−j
Notons que : C2k = Cj2k .
h i
On a alors P ({Fn+1 = 2j} ∩ {Fn = 2k}) = p Cj2k rj (1 − r)2k−j + (1 − p) Cj2k r2k−j (1 − r)j P (Fn = 2k).
X h i
Ainsi P (Fn+1 = 2j) = p Cj2k rj (1 − r)2k−j + (1 − p) Cj2k r2k−j (1 − r)j P (Fn = 2k). Alors :
j
2 6k6an

an+1 an+1 h i
p Cj2k rj (1 − r)2k−j + (1 − p) Cj2k r2k−j (1 − r)j P (Fn = 2k) xj .
X X X
Gn+1 (x) = P (Fn+1 = 2j) xj =
j=0 j=0 j
2 6k6an

Une inversion des deux sommes donne :


an X2k h i
p Cj2k rj (1 − r)2k−j + (1 − p) Cj2k r2k−j (1 − r)j P (Fn = 2k) xj .
X
Gn+1 (x) =
k=0 j=0
 
an 2k 2k
j j
X X X
j 2k−j 2k−j
Gn+1 (x) = p C2k (xr) (1 − r) + (1 − p) C2k (r) (x − xr)j  P (Fn = 2k).
k=0 j=0 j=0

an
X
p (xr + 1 − r)2k + (1 − p) (x − xr + r)2k P (Fn = 2k).
 
De la formule du binôme il résulte que : Gn+1 (x) =
k=0
an
X an
X
Enfin : Gn+1 (x) = p P (Fn = 2k)(xr + 1 − r)2k + (1 − p) P (Fn = 2k)(x − xr + r)2k .
k=0 k=0

Il est alors clair que ∀x ∈ R, Gn+1 (x) = p Gn (xr + 1 − r)2 + (1 − p) Gn (x − xr + r)2 .


   

Q2 a) Soit x un réel. Q(x) = Ax2 + 2r(1 − r)x + A = A(x − 1)2 + 2Ax + 2r(1 − r)x = A(x − 1)2 + 2x(A + r − r2 ).
p vaut 12 donc A = 21 r2 + (1 − r)2 = 12 2r2 − 2r + 1 = r2 − r + 21 ·
 

1
Alors Q(x) = A(x − 1)2 + 2x(A + r − r2 ) = A(x − 1)2 + 2x(r2 − r + 2 + r − r2 ) = A(x − 1)2 + x.

∀x ∈ R, Q(x) = x + A(x − 1)2 .


b) Soit x un élément de [0, 1].
A = 21 r2 + (1 − r)2 est strictement positif. Par conséquent Q(x) = x + A(x − 1)2 > 0.


Nous avons vu que A = r2 − r + 12 · Ainsi A = 1


2 − r(1 − r) 6 21 .
Alors Q(x) = x + A(x − 1)2 6 x + 21 (x − 1)2 = 1
2x + x2 − 2x + 1 = 1
x2 + 1 6 1
 
2 2 2 1 + 1) = 1.

Finalement ∀x ∈ [0, 1], 0 6 Q(x) 6 1. [0, 1] est stable par Q .


Remarque
Ce résultat s’obtient également sans difficulté en remarquant que : Q est croissante sur [0, 1], Q(0) > 0 et Q(1) = 1.
c) ∀n ∈ N, un+1 − un = Q(un ) − un = A(un − 1)2 > 0. ∀n ∈ N, un+1 > un . (un )n>0 est croissante .
Comme u0 = 0 et que [0, 1] est stable par Q, une récurrence très simple montre que : ∀n ∈ N, un ∈ [0, 1].
La suite (un )n>0 est alors croissante et majorée donc convergente.
Notons ℓ sa limite. ∀n ∈ N, un+1 = un + A(un − 1)2 donc ℓ = ℓ + A(ℓ − 1)2 . A(ℓ − 1)2 = 0.
A étant strictement positif, (ℓ − 1)2 est nul et ℓ vaut alors 1. La suite (un )n>0 converge vers 1 .

Q3 a) Soit n dans N et x un réel (positif ou nul). Gn est convexe sur R+ donc :


 
1 1 1  1
(xr + 1 − r) + (x − xr + r) 6 Gn (xr + 1 − r)2 + Gn (x − xr + r)2 = Gn+1 (x).
2 2
  
Gn
2 2 2 2
10

1 1
Observons que : 2 (xr + 1 − r)2 + (x − xr + r)2 = 12 (xr + 1 − r)2 + 21 (x(1 − r) + r)2 .
2
 
1 1
(xr + 1 − r)2 + (x − xr + r)2 = 21 r2 + (1 − r)2 x2 + 4r(1 − r)x + r2 + (1 − r)2 .

Donc 2 2

1
Ainsi (xr + 1 − r)2 + 12 (x − xr + r)2 = 21 (2Ax2 + 4r(1 − r)x + 2A) = Q(x).
2
 
Alors Gn Q(x) 6 Gn+1 (x). ∀n ∈ N, ∀x ∈ R(+) , Gn Q(x) 6 Gn+1 (x) .
Remarque Cette formule vaut pour tout reél x.
b) Soit n un élément de N. Posons pour tout k dans [[1, n + 1]], tk = Gk (un+1−k ) et montrons que la suite (tk )k∈[[1,n+1]]
est croissante.

Soit k un élément de [[1, n]]. tk+1 = Gk+1 (un−k ) > Gk Q(un−k ) = Gk (un−k+1 ) = tk .
Ceci achève de montrer la croissance de la suite (tk )k∈[[1,n+1]] et autorise à écrire que :

Gn+1 (0) = Gn+1 (u0 ) = tn+1 > t1 = G1 (un ). ∀n ∈ N, Gn+1 (0) > G1 (un ) .
lim un = 1. Comme G1 est continue en 1, lim G1 (un ) = G1 (1) = 1.
n→+∞ n→+∞

De plus, ∀n ∈ N, G1 (un ) 6 Gn+1 (0) = P (Fn+1 = 0) 6 1. Alors par encadrement on obtient : lim P (Fn+1 = 0) = 1.
n→+∞

Ainsi lim P (Fn = 0) = 1.


n→+∞

Rappelons que la suite ({Fn = 0})


!n>0 est croissante (au sens de l’inclusion). Le théorème de la limite monotone
+∞
[
indique alors que P {Fn = 0} = lim P (Fn = 0) = 1.
n→+∞
n=0
+∞
!
[
L’événement {Fn = 0} est donc quasi-certain. Il est quasi-certain que le joueur soit ruiné. Tragique ! .
n=0

Q4 a) Soit n un élément de N. ∀x ∈ R, Gn+1 (x) = p Gn (xr + 1 − r)2 + (1 − p) Gn (x − xr + r)2 .


   

En dérivant il vient : ∀x ∈ R, G′n+1 (x) = p(2r(xr+1−r)) G′n (xr+1−r)2 +(1−p)(2(1−r)(x−xr+r)) G′n (x−xr+r)2 .
   

En faisant x = 1 on obtient G′n+1 (1) = 2pr G′n (1) + 2(1 − p)(1 − r) G′n (1) = 2[pr + (1 − p)(1 − r)] G′n (1) = B × G′n (1).
Soit encore E(Fn+1 ) = B × E(Fn ).

E(Fn ) n>0 est une suite géométrique de raison B . On a alors ∀n ∈ N, E(Fn ) = aB n .




1
b) Notons que : 2p = 1 − 2p′ , 2r = 1 − 2r′ , |p′ | < 2 et |r′ | < 12 ·
Alors B = 2[pr + (1 − p)(1 − r)] = 4pr + 2 − 2p − 2r = (1 − 2p′ )(1 − 2r′ ) + 2p′ + 2r′ = 1 + 4r′ p′ .
1 1
|p′ | < 2 donc |p′ r′ | < 14 · Ainsi −1 < 4p′ r′ < 1 et 0 < B < 2.
et |r′ | < 2

Si p′ r′ < 0 : 0 < B < 1 et la suite (E(Fn ) n>0 converge vers 0.




Si p′ r′ = 0 : B = 1 et la suite (E(Fn ) n>0 est constante et converge vers a.




Si p′ r′ > 0 : B > 1 et la suite (E(Fn ) n>0 a pour limite +∞ et donc diverge.





Si (1/2 − p)(1/2 − r) < 0 : la suite (E(Fn ) n>0 converge vers 0 .

Si (1/2 − p)(1/2 − r) = 0 : la suite (E(Fn ) n>0 est constante et converge vers a .

Si (1/2 − p)(1/2 − r) > 0 : la suite (E(Fn ) n>0 a pour limite +∞ et donc diverge .
an
P an
P
c) Soit n dans N. 0 6 1 − P (Fn = 0) = P (Fn = 2k) 6 (2k)P (Fn = 2k) = E(Fn ).
k=1 k=1
11

∀n ∈ N, 0 6 1 − P (Fn = 0) 6 E(Fn ). Il est alors clair que :


 
si la suite (E(Fn ) n>0 converge vers 0, la suite P (Fn = 0) n>0 converge vers 1 .

Q5 a) Soit n dans N

Rappelons que : ∀x ∈ R, G′n+1 (x) = p(2r(xr + 1 − r)) G′n (xr + 1 − r)2 + (1 − p)(2(1 − r)(x − xr + r)) G′n (x − xr + r)2 .
   

En dérivant on obtient :
∀x ∈ R, G′′n+1 (x) =p(2r2 ) G′n (xr + 1 − r)2 + p(2r(xr + 1 − r))2 G′′n (xr + 1 − r)2 +
   

(1 − p)(2(1 − r)2 ) G′n (x − xr + r)2 + (1 − p)(2(1 − r)(x − xr + r))2 G′′n (x − xr + r)2 .


   

On faisant x = 1 il vient : G′′n+1 (1) = 2[pr2 + (1 − p)(1 − r)2 ] G′n (1) + 4[pr2 + (1 − p)(1 − r)2 ] G′′n (1).

∀n ∈ N, G′′n+1 (1) = 2A G′n (1) + 4A G′′n (1) .

b) Soit n un élément de N. G′′n+1 (1) = 2A G′n (1) + 4A G′′n (1).


Rappelons que E(Fn ) = aB n donc 2 G′n (1) = E(Fn ) = aB n . Ainsi G′′n+1 (1) = aAB n + 4A G′′n (1).
aA 4A
En divisant par B n+1 on obtient : vn+1 = + vn .
B B
Ainsi (vn )n>0 est une suite arithmético-géométrique .
a(a−2)
c) Commençons par remarquer que v0 = G′′0 (1). Comme ∀x ∈ R, G0 (x) = xa/2 , v0 = G′′0 (1) = a2 ( a2 − 1) = 4 ·
Distingons alors deux cas.
aA a
• Supposons que B = 4A. La suite (vn )n>0 est arithmétique de raison = ·
B 4
a a(a − 2) a a(a − 2 + n)
∀n ∈ N, vn = v0 + n= + n= ·
4 4 4 4
a(a − 2 + n) n
Alors Si B = 4A : ∀n ∈ N, G′′n (1) = B .
4
• Supposons que B 6= 4A.
aA 4A aA aA
Soit x un réel. x = + x⇔x= . Posons C = .
B B B − 4A B − 4A
4A a(a − 2)
La suite (vn − C)n>0 est alors clairement géométrique de raison et de premier terme v0 − C = − C.
B 4
 n    n  
4A a(a − 2) 4A a(a − 2)
Ainsi ∀n ∈ N, vn − C = − C . Donc ∀n ∈ N, vn = C + −C .
B 4 B 4
 
a(a − 2)
Alors ∀n ∈ N, G′′n (1) = vn B n = CB n + − C (4A)n .
4
 
′′ aA n a(a − 2) aA
Finalement Si B 6= 4A : ∀n ∈ N, Gn (1) = B + − (4A)n .
B − 4A 4 B − 4A
Remarque  
1
B = 4A si et seulement si : p = 2(1 − r) r − .
2
1 2
Q6 a) p = r = donc 1 − p = 1 − r = ·
3 3
 
1 8 1 1 4 10 100
Alors A = p3 + (1 − p)3 = + = , B = 2[p2 + (1 − p)2 ] = 2 + = et B 2 = ·
27 27 3 9 9 9 81
12

1 10 100
A= ,B= et B 2 = .
3 9 81
aA 3a a(a − 2) aA a(a − 2) 3a a(a + 4)
=− et − = + = ·
B − 4A 2 4 B − 4A 4 2 4
 
aA a(a − 2) aA
∀n ∈ N, G′′n (1) = Bn + − (4A)n
B − 4A 4 B − 4A
 n  n
a(a + 4) 4 3a 10
Par conséquent : ∀n ∈ N, G′′n (1) = − .
4 3 2 9
 n  n
10 4 3a 10 a(a + 4) 4
0< < donc la suite de terme général − est négligeable devant la suite de terme général .
9 3 2 9 4 3
 n
′′ a(a + 4) 4
Ainsi Gn (1) ∼ .
n→+∞ 4 3
2
Rappelons que : ∀n ∈ N, V (Fn ) = 4G′′n (1) + 2E(Fn ) − E(Fn ) .
 n  n  n
4 10 2 100
4G′′n (1) ∼ a(a + 4) , 2E(Fn ) = 2aB n = 2a et E(Fn ) = a2 B 2n = a2 .
n→+∞ 3 9 81
10 100 4
Notons que 0 < < < ·
9 81 3
2
Ainsi les suites de termes généraux 2E(Fn ) et E(Fn ) sont négligeables devant la suite de terme général 4G′′n (1).
 n  n
4 4
Alors V (Fn ) ∼ 4G′′n (1) ∼ a(a + 4) . V (Fn ) ∼ a(a + 4) .
n→+∞ n→+∞ 3 n→+∞ 3
n
b) Montrer que la suite de terme général P (Fn < 2 4 a) converge vers 1 revient à montrer que la suite de terme général
n n n
P (Fn > 2 4 a) converge vers zéro car P (Fn < 2 4 a) = 1 − P (Fn > 2 4 a).
n
 n

Soit n un élément de N. P (Fn > 2 4 a) = P Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn ) .
n 1 n
Observons que : a 2 4 > a(10/9)n = E(Fn ) car 2 4 > 10/9 et a > 0 ; donc 2 4 a − E(Fn )) > 0.
n n
Alors {Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn )} ⊂ {|Fn − E(Fn )| > 2 4 a − E(Fn )}. La croissance de P fournit ainsi :
n
 n
  n

P (Fn > 2 4 a) = P Fn − E(Fn ) > 2 4 a − E(Fn ) 6 P |Fn − E(Fn )| > 2 4 a − E(Fn ) .

n V (Fn ) n
L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne : P (Fn > 2 4 a) 6  2 (car 2 4 a − E(Fn )) > 0...).
n
2 a − E(Fn )
4

V (Fn )
Ne reste plus à montrer que : lim  2 = 0.
n→+∞ n
2 a − E(Fn )
4

n n n n
2 4 a − E(Fn )) = 21/4 − a (10/9) . Comme 0 < 10/9 < 21/4 , la suite de terme général a (10/9) est négligeable
1/4 n

devant la suite de terme général 2 .
n n n 2 n
21/4 . Ce qui donne encore : 2 4 a − E(Fn ) 21/2 .

Ainsi 2 4 a − E(Fn )) ∼ ∼
n→+∞ n→+∞
n
V (Fn ) (4/3)
Par conséquent  2 ∼ a(a + 4) n .
n
2 a − E(Fn )
4
n→+∞ 21/2
!
√ 4/3 (4/3)n V (Fn )
3 2 > 4 donc 0 < 1/2 < 1. Alors lim a(a + 4) n = 0 et donc lim  2 = 0.
2 n→+∞ 21/2 n→+∞ n
2 a − E(Fn )
4

Ainsi lim P (Fn > 2n/4 a) = 0 et lim P (Fn < 2n/4 a) = 1 .


n→+∞ n→+∞

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