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Corrigé ECRICOME 2017 Maths ECE

Le document présente des éléments de correction pour un examen de mathématiques, abordant des sujets tels que les limites de fonctions, les intégrales, et les propriétés des matrices. Il inclut des démonstrations et des calculs détaillés pour justifier les résultats, ainsi que des méthodes de calcul itératif. La seconde partie traite de l'optimisation sous contrainte et de l'utilisation de l'inégalité de Cauchy-Schwarz pour établir des bornes sur des fonctions définies sur des ensembles spécifiques.

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ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles

version du dimanche 29 juillet 2018 18:09


ECRICOME 2017 S
Éléments de correction

Premier exercice
1. a. La fonction f admet pour limite 0 en 0 d’après les théorèmes de croissances comparées. Par conti-
nuité de la fonction exponentielle, la fonction g admet alors 1 pour limite en 0.
b. On obtient immédiatement le tableau de variations de f en étudiant le signe de sa dérivée. Celui de
g s’en déduit par croissance de la fonction exponentielle.
x 0 e−1 1
f ′ (x) − 0 +
0 0
f
−e−1
1 1
g
e−e
−1

c. La fonction g admettant une´ 1 limite finie en 0, elle est prolongeable par continuité au segment [0, 1],
si bien que son intégrale 0 g(t) dt converge.
´1
2. a. Pour n ∈ N, l’intégrale un = n!1 0 (t ln t)n dt converge pour les mêmes raisons qu’en 1.c..
b. D’après les variations de f obtenues en 1.b., on a :
1 1 1 1 −n e−n
ˆ ˆ
n
∀n ∈ N, |un | 6 |t ln t| dt 6 e dt = −−−→ 0,
n! 0 n! 0 n! n→∞
d’où l’on déduit par encadrement que (un ) converge vers 0.
c. Le calcul de u0 = 1 est immédiat, celui de u1 peut être fait par intégration par parties : sachant les
intégrales (et le crochet) convergents,
ˆ 1 h t2 i1 ˆ 1 t 1
u1 = t ln t dt = ln t − dt = − .
0 2 0 0 2 4

d. Pour n ∈ N , on obtient de même par intégration par parties :
ˆ 1 ˆ 1
n k k
∀k ∈ J1, nK , t (ln t) dt = − t n (ln t)k−1 dt
0 n + 1 0
d’où l’on déduit, par récurrence sur k, que :
ˆ 1
(−1)k k! 1 n (−1)k k!
ˆ
n k
∀k ∈ J0, nK , t (ln t) dt = t dt = .
0 (n + 1)k 0 (n + 1)k+1
En particulier,
1 1 (−1)n
ˆ
∀n ∈ N, un = (t ln t)n dt = .
n! 0 (n + 1)n+1
e. On peut utiliser l’une des trois inégalités ci-dessous (la première a été obtenue en b. et les deux
suivantes résultent de la formule établie en d.)
fr

e−n 1 1
|un | 6 , |un | 6 2 , |un | 6 n
d.

n! n 2
valables pour tout n ∈ N∗ , pour justifier la convergence absolue de la série un par comparaison à
P
ll

une série exponentielle, de Riemann ou géométrique convergente.


rb
w.
ww
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 2

f. On peut proposer un code itératif :

Listing 1 : Calcul de Sn , version itérative


function S=somme(n)
S=0;
for k=0:n
S=S+(-1)^k/(k+1)^(k+1);
end
endfunction

ou matriciel :
Listing 2 : Calcul de Sn , version matricielle
function S=somme(n)
k=0:n;
S=sum((-1).^k./(k+1).^(k+1));
endfunction

3. a. Pour x ∈ [− e1 , 0] et n ∈ N, la fonction exp est de classe C n+1 sur le segment [x, 0] avec :
∀t ∈ [x, 0], exp(n+1) t = et 6 1 = M.
D’après l’inégalité de Taylor-Lagrange appliquée à l’ordre n à la fonction exp entre 0 et x, on a donc :
n xk n exp(k) 0 Mn+1 1
ex − = exp x − xk 6 |x|n+1 6 n+1
P P
.
k=0 k! k=0 k! (n + 1)! e (n + 1)!
b. En appliquant l’inégalité de la question a. à x = f (t), qui appartient à [− 1e , 0] lorsque t ∈ ]0, 1]
d’après 1.b., on obtient :
ˆ 1 n (t ln t)k 
ˆ 1 n (t ln t)k
t ln t 1
|I − Sn | = dt 6 et ln t − dt 6 n+1
P P
e − .
0 k=0 k! 0 k=0 k! e (n + 1)!
c. Le membre de droite dans l’inégalité de la question b. convergeant vers 0, on en déduit par encadre-
ment que (Sn ) converge vers I, i.e. d’après 2.d. et par décalage d’indice que :
n (−1)k ∞ (−1)n
I = lim
P P
= − .
n→∞ k=0 (k + 1)k+1 n=1 nn
d. D’après la question b., pour que Sn soit une valeur approchée de I à une précision ε > 0 donnée, i.e.
1
pour que |I − Sn | 6 ε, il suffit d’avoir en+1 (n+1)! 6 ε. On peut donc propose le code ci-dessous :

Listing 3 : Valeur approchée de I à une précision donnée


function I=estimation(eps)
n=0;
e=exp(-1);
x=e;
while (x>eps)
n=n+1;
x=x*e/(n+1);
fr

end
I=somme(n);
d.

endfunction
ll

1
On calcule les premiers termes xn = jusqu’à avoir xn 6 ε puis on calcule la valeur de Sn
rb

en+1 (n+1)!
correspondante.
w.
ww
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 3

Deuxième exercice
1. a. La matrice J étant symétrique réelle, elle ortho-diagonalisable : il existe une matrice P ∈ Mn (R)
orthogonale et une matrice D diagonale telles que t PJP = D i.e. J = PDt P.
b. Les colonnes de J étant égales et non nulles, elles engendrent une droite : la matrice J est donc de
rang 1. Le théorème du rang appliqué à l’endomorphisme (de Mn,1 (R) !) canoniquement associé à J
assure alors que dim Ker J = n − rg J = n − 1 > 0. Ainsi 0 est valeur propre de J et le sous-espace
propre associé est de dimension n − 1.
c. Les matrices D et J, semblables puisque P est orthogonale, ont même rang et même trace. Ainsi un
seul coefficient diagonal de D n’est pas nul, qui constitue la dernière valeur propre λ de J. Celle-ci
est donnée par la trace : λ = tr D = tr J = n. Quitte à réordonner les colonnes de P, on peut donc
supposer que D est la matrice diag(0, . . . , 0, n).
2. a. On a en effet
n
P 2 n n
∀(x1 , . . . , xn ) ∈ Rn , xi2 + xi2 + 2
P P P P P
xi = x i xj = x i xj = xi xj ,
i=1 16i,j6n i=1 16i6=j6n i=1 16i<j6n

d’où le résultat.
b. La matrice
0 1 1
 
···
 .. .. 
1 1 0 . .
M=   ∈ Mn (R),
2  ..
 .. .. 
. . . 1
1 ··· 1 0
de coefficient générique 1
si i 6= j
mi,j = 2 , 1 6 i, j 6 n,
0 si i = j
convient.
Remarque. La question c. montre que la matrice M attendue doit être symétrique, même si ce n’est
pas explicite dans l’énoncé de la question b..
c. On a immédiatement M = 12 J − 21 I.
d. D’après 1.a. et c., sachant P orthogonale, il vient :
1 1
M = PDt P − Pt P = P∆t P
2 2

−1 0 · · · 0
 
 .. .. .. 
1 1 1 0 . . . 
∆= D− I=  .
.
2 2 2  .. . . . −1

0 
0 ··· 0 n − 1
e. Trois méthodes sont envisageables, la première étant la plus pertinente ici car elle s’appuie sur les
questions précédentes.
• Méthode 1 : en utilisant la diagonalisation de M
D’après b. et d.,
n 1P n
∀x ∈ Rn , f (x) = t XP∆t PX = t (t PX)∆(t PX) = t Y∆Y = yn2 − yi2
fr

2 2 i=1
d.

où Y = t PX = t y1 · · · yn . Or, sachant P orthogonale, on a



ll

n n
yi2 = t YY = t XX = xi2
P P
rb

i=1 i=1

yn2 t
si bien que x ∈ S équivaut à y ∈ S. Comme 6 YY avec égalité lorsque y1 = · · · = yn−1 = 0,
w.

1 n 1 n−1
∀x ∈ S, − 6 f (x) = yn2 − 6
ww

2 2 2 2
avec égalité à gauche (resp. à droite) pour yn = 0 c’est-à-dire lorsque X ∈ S est propre pour M
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 4

associé à la valeur propre − 21 (resp. pour y1 = · · · = yn−1 = 0 c’est-à-dire lorsque X ∈ S est


propre pour M associé à la valeur propre n−1 2
). D’où l’existence d’un minimum et d’un maximum
1 n−1
pour f sur S, respectivement égaux à − 2 et 2 .
• Méthode 2 : en faisant intervenir un problème d’optimisation sous contrainte
L’ensemble S est défini comme ligne de niveau 1 de la fonction ϕ : x 7−→ x12 + · · · + xn2 continue
sur Rn . À ce titre, c’est une partie fermée de Rn . Elle est également bornée car incluse dans la boule
unité, et non vide. La fonction f , qui y est continue, y admet donc un minimum et un maximum.
Pour compléter l’analyse précédente, la fonction ϕ est de classe C 1 sur l’ouvert Rn telle que
∇ϕ(x) = 2x 6= 0 pour tout x ∈ S : l’ensemble S est donc une contrainte non critique.
Classiquement, la fonction f est de classe C 1 sur l’ouvert Rn , avec ∇f (x) = 2MX pour tout
x ∈ Rn . Les extremums de f sous la contrainte S sont donc atteints en des points x ∈ S pour
lesquels existe λ ∈ R tel que ∇f (x) = λ∇ϕ(x), c’est-à-dire MX = λX. Pour un tel vecteur X,
unitaire et propre pour M associé à la valeur propre λ, on a f (x) = λ. L’existence des minimum
et maximum de f sous la contrainte S étant acquise, ils sont respectivement égaux à la plus petite
et la plus grande des deux valeurs propres de M : − 12 et n−1 2
.
Remarque. Si cette méthode est inutilement compliquée ici (le calcul de ∇f (x) n’a pas été détaillé),
elle permet de vérifier rapidement sur un dessin les résultats obtenus avec la méthode précédente
dans le cas n = 2.

La contrainte (en gras) est tangente aux lignes de f aux niveaux ± 21 (en gras), qui sont les niveaux
extremaux correspondant à des lignes de f (en traits pleins) qui intersectent la contrainte.
• Méthode 3 : en utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz
En appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz dans Rn euclidien canonique aux vecteurs (x1 , . . . , xn )
et (1, . . . , 1), il vient :
P n 2 n
∀x ∈ Rn , xi 6 n xi2
P
i=1 i=1
d’où,
1 1P n
2 1 hP n 2 P n
2
i n−1P n n−1
∀x ∈ S, − = − xi 6 xi − xi 6 xi2 =
2 2 i=1 2 i=1 i=1 2 i=1 2
1
avec égalité à gauche pour x = 2 (1, −1, 0, . . . , 0) et à droite (en utilisant le cas d’égalité dans

l’inégalité de Cauchy-Schwarz) pour x = √1n (1, . . . , 1). D’où l’existence d’un minimum et d’un
maximum pour f sur S, respectivement égaux à − 12 et n−1 2
.
3. a. La matrice A, symétrique réelle, est ortho-diagonalisable : il existe Q ∈ Mn (R) orthogonale et D ∈
Mn (R) diagonale telles que A = QDQ−1 . Les coefficients diagonaux λ1 , . . . , λn de D,√qui sont √ aussi
fr

les valeurs propres de A, sont strictement positifs par hypothèse. En posant ∆ = diag( λ1 , . . . , λn )
et B = Q∆Q−1 , on a alors B2 = Q∆2 Q−1 = QDQ−1 = A.
d.

Par ailleurs, et même si ce n’est pas demandé dans l’énoncé, cette matrice B est symétrique car Q est
ll

orthogonale : t B = t (Q∆t Q) = Qt ∆t Q = Q∆t Q = B. On note également qu’elle est inversible car


ses valeurs propres sont non nulles.
rb

b. Les endomorphismes u et v, représentés en base canonique, orthonormale, par des matrices A et B


w.

symétriques, sont symétriques. Ils sont par ailleurs bijectifs car A et B sont inversibles.
ww

Pour x ∈ Rn , on a donc
hu(x), xi = v v(x) , x = hv(x), v(x)i = kv(x)k2 .

ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 5

Par suite, pour y ∈ Rn et z = u−1 (y) = v −2 (y), on a également


2
u−1 (y), y = hz, u(z)i = kv(z)k2 = v −1 (y) .
−1
L’inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée aux vecteurs v(x) et v (y) donne alors l’inégalité atten-
due :
 2 2 2
hx, yi2 = x, v v −1 (y) = v(x), v −1 (y) 6 kv(x)k2 v −1 (y) = hu(x), xi u−1 (y), y .
−1

Pour x ∈ Rn \{0} donné, l’inégalité ci-dessus est une égalité lorsque la famille
 v(x), v (y) est liée.
L’endomorphisme v étant bijectif, cela signifie que la famille u(x), y est liée. C’est en particulier
le cas pour y = u(x), non nul par injectivité de u.
c. D’après la question b. avec y = x, on a :
∀x ∈ S, 1 = kxk2 6 hu(x), xi u−1 (x), x
avec égalité lorsque x est vecteur propre de u. Comme u admet des vecteurs propres unitaires, il en
ressort que
min hu(x), xi u−1 (x), x = 1.
x∈S

4. a. La matrice A, carrée d’ordre 2 de déterminant 1 6= 0, est inversible, d’inverse


 
−1 2 −1
A = .
−1 1
b. Les valeurs propres de A sont les réels λ pour lesquels la matrice
 
1−λ 1
A − λI2 =
1 2−λ

n’est pas inversible, i.e. pour lesquels λ2 − 3λ + 1 = 0. Il s’agit donc des réels 3±2 5 , tous deux
strictement positifs.
c. D’après la question b., la matrice A satisfait les hypothèses de la question 3.. En conservant les
mêmes notations,
∀x = (x1 , x2 ) ∈ R2 , g(x) = (x12 + 2x22 + 2x1 x2 )(2x12 + x22 − 2x1 x2 )
= (t XAX)(t XA−1 X) = hu(x), xi u−1 (x), x .
D’après la question 3.c. (plus précisément, d’après la réponse apportée, plus précise que ce qui était
demandé : la borne inférieure est atteinte), la fonction g admet donc sous la contrainte x12 + x22 = 1,
équivalente à kxk = 1, un minimum égal à 1.

Problème
Première partie

1. La fonction ga est positive sur R, continue sauf peut-être en 0 avec, pour y < 0 < z,
ˆ z ˆ z
x −x 2 /(2a2 )  −x 2 /(2a2 ) z 2 2
ga (x) dx = e dx = −e = 1 − e−z /(2a ) −−−−→ 1,
fr

2 0
y 0 a y→−∞
z→+∞
d.

´ +∞
d’où l’on déduit la convergence et la valeur de −∞ ga (x) dx = 1, ce qui achève de prouver que ga est
ll

une densité de probabilité.


2 2
2. a. La variable N a pour densité x ∈ R 7−→ a√12π e−x /(2a ) , pour moments E(N) = 0 et E(N2 ) = V(N) =
rb

a2 .
w.

b. Par parité,
ww

ˆ +∞ ˆ +∞
2 2 1 2 −x 2 /(2a2 ) 2 2 2
a = E(N ) = √ x e dx = √ x 2 e−x /(2a ) dx
a 2π −∞ a 2π 0
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 6

d’où la convergence et la valeur de


ˆ +∞
1 +∞ 2 −x 2 /(2a2 )
ˆ r
π
xga (x) dx = 2 x e dx = a .
−∞ a 0 2
La variable Za admet donc une espérance égale à E(Za ) = a π2 .
p

c. Par changement de variable y 7−→ x = a 2y, de classe C 1 et strictement croissant de ]0, +∞[ sur
lui-même, on justifie la convergence absolue et on calcule la valeur de l’intégrale
ˆ +∞ ˆ +∞ 3 ˆ +∞
2 x −x 2 /(2a2 ) 2
x ga (x) dx = 2
e dx = 2a ye−y dy = 2a2 Γ(2) = 2a2 .
−∞ 0 a 0

Ceci établit l’existence de E(Z2a ) = 2a2 , d’où l’on déduit que Za admet pour variance
(4 − π)a2
V(Za ) = E(Z2a ) − E(Za )2 = .
2

Deuxième partie
1. L’instruction floor(n*rand())+1 simule la loi uniforme sur J1, nK.

Listing 4 : Simulation de Xn
function X=tirage(n)
urnes=zeros(1,n);
X=1;
choix=floor(n*rand())+1; // choix d’une urne
while (urnes(choix)<1)
// on continue si l’urne choisie ne contient aucune boule
urnes(choix)=urnes(choix)+1;
choix=floor(n*rand())+1; // choix d’une urne
X=X+1; // on incrémente le nombre de boules réparties
end
endfunction

2. Pour n = 1, toutes les boules sont placées dans l’unique urne. La variable X1 est donc certaine égale à
2. Elle admet pour espérance E(X1 ) = 2 et pour variance V(X1 ) = 0.
3. Soit Y la variable aléatoire qui donne le nombre de boules, parmi les deux premières, placées dans l’urne
1. Cette variable compte le nombre de succès (choisir l’urne 1) dans une suite de 2 épreuves de Bernoulli
(choisir une urne) indépendantes et de même paramètre 12 . Elle suit donc la loi binomiale B(2, 21 ).
La variable X2 prend deux valeurs : 2 si les deux premières boules sont placées dans la même urne et 3
sinon. Dans ces conditions,
1 1
P(X2 = 2) = P(Y ∈ {0, 2}) = P(Y = 0) + P(Y = 2) = et P(X2 = 3) = P(Y = 1) = .
2 2
La variable X2 suit donc la loi uniforme sur {2, 3} : elle s’écrit X2 = 2 + Z où Z suit la loi de Bernoulli
B( 21 ). Elle admet donc pour espérance E(X2 ) = 2 + E(Z) = 52 et pour variance V(X2 ) = V(Z) = 14 .
4. a. Il faut placer au moins deux boules pour qu’une urne soit susceptible de contenir deux boules... Par
ailleurs, une fois réparties n + 1 boules parmi les n urnes, l’une au moins des urnes contient au
moins deux boules. Ceci justifie l’inclusion Xn (Ω) ⊂ J2, n + 1K. Réciproquement, pour un entier k ∈
fr

J2, n + 1K, l’événement [Xn = k] est réalisé en plaçant successivement une boule dans chacune des
d.

urnes 1, 2, . . . , k −1 puis en plaçant la k-ième boule dans l’urne k −1. On a donc Xn (Ω) = J2, n + 1K.
b. Soient N1 , N2 , . . . , Nn+1 les variables aléatoires donnant respectivement les numéros des urnes dans
ll

lesquelles sont successivement placées les n + 1 premières boules.


rb

Pour k ∈ J2, n + 1K, le vecteur Vk = (N1 , N2 , . . . , Nk ) prend ses valeurs uniformément dans l’en-
semble J1, nKk : par indépendance des variables N1 , . . . , Nk , la loi conjointe du vecteur Vk est le
w.

produit des lois marginales des Ni , toutes uniformes sur J1, nK. En d’autres termes,
ww

1
∀v = (n1 , . . . , nk ) ∈ J1, nKk , P(Vk = v) = k .
n
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 7

L’événement [Xn = k] est réalisé si, et seulement si, les k − 1 premières boules sont dans des urnes
distinctes et la k-ième dans l’une de ces k − 1 premières urnes. Ainsi [Xn = k] = [Vk ∈ Vkn ] où Vkn est
l’ensemble des k-uplets v = (n1 , . . . , nk ) ∈ J1, nKk tels que n1 , . . . , nk−1 sont deux-à-deux distincts et
n!
nk ∈ {n1 , . . . , nk−1 }. Cet ensemble est de cardinal n(n − 1) · · · (n − k + 2)(k − 1) = (n−k+1)! (k − 1).
Par suite,
1 n!(k − 1)
P(Xn = k) = P(Vk ∈ Vkn ) = P(V = v) = k #Vkn = k
P
.
v∈Vkn n n (n − k + 1)!
c. La variable Xn étant finie, elle admet pour espérance
P n+1
P k(k − 1)
E(Xn ) = k P(Xn = k) = n! .
k∈Xn (Ω) k=2 nk (n− k + 1)!
d. Le code ci-dessous permet un calcul itératif de la somme ci-dessus.

Listing 5 : Calcul de E(Xn )


function E=esparance(n)
facto=prod(1:n);
fac=facto;
somme=0;
puissance=n;
for k=2:(n+1)
puissance=puissance*n;
fac=fac/(n-k+2);
somme=somme+k*(k-1)/(puissance*fac);
end
E=facto*somme;
endfunction

Troisième partie
1. L’inégalité de droite peut être justifiée classiquement par un argument de convexité et celle de gauche
par l’étude de la fonction x 7−→ ln(1 − x) + x + x 2 sur l’intervalle [0, 12 ].
On peut ici justifier les deux en observant que :
ˆ x ˆ x
 x 1  t
∀x ∈ ]−∞, 1[, − ln(1 − x) − x = − ln(1 − t) − t 0 = − 1 dt = dt
0 1−t 0 1−t
d’où : h 1i ˆ x
∀x ∈ 0, , 0 6 − ln(1 − x) − x 6 2 t dt = x 2 ,
2 0
ce qui conduit immédiatement au résultat.
2. Soit (n, m) ∈ N∗ × N tel que m 6 n2 . Pour k ∈ J0, mK, on a 0 6 nk 6 2m
k
6 21 d’où, d’après 1.,
k k2  k k
∀k ∈ J0, mK , − − 2 6 ln 1 − 6−
n n n n
puis :
1P m 1 Pm
2
m  k 1P m
ln 1 −
P
− k− 2 6−
fr

k 6 k
n k=0 n k=0 k=0 n n k=0
d.

c’est-à-dire
m(m + 1) m(m + 1)(2m + 1) m(m + 1)
− − 6 α(n, m) 6 −
ll

2
.
2n 6n 2n
rb

3. Sachant que X > 0, on a


√ √ 
w.

∀x 6 0, n P Xn = nx = 0 −−−→ 0.
n→∞
ww

4. a. Par définition, √ √  √
∀n ∈ N, nx − 1 6 nx 6 nx
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 8

d’où l’on déduit que ⌊ nx⌋ → +∞ lorsque n → ∞. Plus précisément, on a :

∗ 1 ⌊ nx⌋
∀n ∈ N , 1 − √ 6 √ 61
nx nx
d’où, par encadrement, √
⌊ nx⌋
lim √ =1
n→∞ nx
√ √
c’est-à-dire
√ ⌊ nx⌋√ ∼ nx lorsque n → ∞.
b. Puisque ⌊ nx⌋ ∼ nx = o(n) lorsque n → ∞, il existe N ∈ N tel que :
√  n
∀n > N, nx 6 .
2

c. Pour n ∈ N et k ∈ J2, n + 1K, le produit ci-dessous comporte (k − 2) + 1 = k − 1 facteurs si bien
que :
k − 1 k−2
Q i  k − 1 k−2 k−1 n!
1−
Q
= (n − i) = = P(Xn = k)
n i=0 n k
n i=0 n (n − k + 1)!
k

d’après II.4.b.. √
d. Pour n > N tel que nx > 2 (on peut supposer que cette condition supplémentaire est réalisée,
quitte à augmenter N), on a d’après b. et c. :
√ ⌊√P √
√  ⌊ nx⌋ − 1 nx⌋−2 
i  ⌊ nx⌋ − 1 √  
P Xn = nx = exp ln 1 − = exp α(n, nx − 2) .
n i=0 n n
e. La
√question b. permet d’appliquer la question√ 2. pour obtenir un encadrement de α(n, m) avec m =
⌊ nx⌋ − 2. En utilisant l’équivalent m ∼ nx lorsque n → ∞, on montre facilement que les deux
2
membres extrémaux de cet encadrement convergent vers − x2 . Par suite,
√  x2
lim α(n, nx − 2) = −
n→∞ 2
d’où, par continuité de la fonction exponentielle et d’après la question a.,
2
nx = xe−x /2 .
√ 
lim P Xn =
n→∞

Quatrième partie
1. a. Pour x ∈ R,
√  √ h k k + 1h
nx = k ⇐⇒ k 6 nx < k + 1 ⇐⇒ x ∈ √ , √ .
n n
b. D’après la question a. et sachant que Xn est à valeurs dans J2, n + 1K, la fonction fn est constante sur
chacun des intervalles ]−∞, √2n [ (où elle est nulle), [ √2n , √3n [, . . . , [ n+1
√ , n+2
n
√ [ et [ n+2
n
√ , +∞[ (sur lequel
n
elle est nulle). Elle est donc positive sur R, continue sur R sauf peut-être aux points √2n , √3n , . . . , n+2

n
avec ˆ +∞ √
P (k+1)/ n √
n+1 n+1
ˆ
fn (x) dx = dx P(Xn = k) = 1.
P

n P(X n = k) =
−∞ k=2 k/ n k=2
Toutes les conditions sont réunies pour que fn soit une densité de probabilité.
2. a. Sur l’encadrement √  √ √ 
nx − k 6 nx − k < nx − k + 1,
fr

on observe que
√: √
➢ si k = ⌊ nx⌋, alors 0 6
√ nx − k < 1 ; √
d.


➢ si k > ⌊ nx⌋ i.e. k > ⌊ nx⌋ + 1, alors
√ √ √nx − k < 0 ;
ll

➢ si k < ⌊ nx⌋ i.e. k 6 ⌊ nx⌋ − 1, alors nx − k > 1.


rb

Puisque U suit la loi uniforme sur [0, 1], on en déduit que :



w.


√ √ 1 si k < ⌊ nx⌋
√ √
P(U 6 nx − k) = nx − ⌊ nx⌋ si k = ⌊ nx⌋ .
ww


0 si k > ⌊ nx⌋

ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles ECRICOME 2017 S – 9

b. La variable Yn est à valeurs dans [ √2n , n+2


√ [.
n
Pour x ∈ R donné, la formule des probabilités totales appliquée au système complet associé à la
variable Xn garantit que :
n+1
P n+1
P √
P(Yn 6 x) = P(Xn = k) P[Xn =k] (Yn 6 x) = P(Xn = k) P[Xn =k] (U 6 nx − k)
k=2 k=2
que l’on peut simplifier vu√a. compte-tenu de l’indépendance de U et Xk pour tout k. Lorsque x ∈
[ √2n , n+2
√ [ c’est-à-dire 2 6 ⌊ nx⌋ 6 n + 1,
n
√  √ √ 
P(Xn = k) + P Xn =
P
P(Yn 6 x) = nx nx − nx
26k6n+1

k<⌊ nx⌋ √
ˆ (k+1)/ n ˆ x
fn (t) dt + f (t) dt
P
= √ √ √ n
26k6n+1
√ k/ n ⌊ nx⌋/ n
k6⌊ nx⌋−1
ˆ x ˆ x
= √
fn (t) dt = fn (t) dt
2/ n −∞
√ √
car x ∈ [ ⌊ √nx⌋
n
,⌊ nx⌋+1
√ La vérification de la formule étant immédiate lorsque x 6∈ [ √2n , n+2
n
]. √ [, on a
n
donc : ˆ x
∀x ∈ R, P(Yn 6 x) = fn (t) dt.
´x −∞
c. D’après la question 1.b., le cours assure que x 7−→ −∞ fn (t) dt est la fonction de répartition de toute
variable de densité fn . La variable Yn a donc même loi qu’une variable de densité fn d’après b. : elle
admet pour densité fn .
d. D’après III.3. et III.4.e.,

0 si x 6 0
∀x ∈ R, lim fn (x) = −x 2 /2 = g1 (x).
n→∞ xe si x > 0
D’après c. et le résultat admis au début de la partie, cela assure la convergence en loi de la suite (Yn )
vers la variable Z1 de la deuxième partie, à densité g1 .
3. a. Soient (An ) et (Bn ) deux suites de variables aléatoires, A une variable aléatoire et b une constante.
Si (An ) converge en loi vers A et (Bn ) converge en probabilité vers b, alors (An + Bn ) converge en
loi vers A + b.
b. Pour ε > 0 donné,
1  U  √
∀n > 2 , P √ > ε = P U > nε) = 0 −−−→ 0.
ε n n→∞

Ainsi la suite √Un converge en probabilité vers la variable certaine nulle. D’après la question 2.d.


et le lemme de Slutsky, la suite de terme général


X U
√n = Yn − √ , n > 1,
n n
converge alors en loi vers la variable Z1 , de densité g1 .
fr
d.
ll
rb
w.
ww

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