Comprendre la SARL et l'EURL en France
Comprendre la SARL et l'EURL en France
C’est une société commerciale par la forme. L’objet de la SARL vise toute activité
économique, civile ou commerciale sauf l’épargne, l’assurance, la capitalisation et bureau de
tabac.
La constitution du capital est libre, il n’y a pas de minimum légal. Le capital est divisé en
parts sociales dont la valeur nominale est librement fixée. Le capital peut être variable =
Le montant du capital est une mention obligatoire des statuts. Il doit être mentionné sur
tous les documents sociaux. Tout type d’apport est accepté.
Ils peuvent être apportés en pleine propriété, en usufruit ou en jouissance. Il est possible
d’apporter en nature en SARL, des biens de toutes sortes, matérielles, clientèle,
brevet, marque. Les parts des apports en nature doivent être souscrites et entièrement
libérées par les associés au moment de la signature des statuts (et non pas immatriculation
au RCS).
En principe, les apports en nature doivent être évalués par un commissaire aux apports
(CAA), dans un rapport qu’il rédige et qu’il annexe aux statuts. Le CAA est désigné à
l’unanimité des associés ou à défaut par le président du tribunal à la demande de l’associé
au moment de la constitution. Cependant, les associés peuvent écartés le recours au CAA, si
aucun apport en nature n’a une valeur supérieure à 30 000 euros et si la valeur totale des
apports en nature n’excède pas le capital social. Les associés engagent leur responsabilité
civile solidaire à l’égard des tiers pour tout apport surévalué. Ils engagent également leur
responsabilité pénale pour tout évaluation frauduleuse, les exposant à une peine
d’emprisonnement de 5 ans et 30 000 euros d’amende.
Le CAA doit être choisi parmi les commissaires aux comptes ou parmi les experts-comptables
inscrits sur l’une des listes établis par les tribunaux. Un document signé par l’ensemble des
associés suffit pour officialiser sa nomination. Chaque apport doit faire l’objet d’une
évaluation distincte.
Ils sont libérés du 5ème de leur montant et déposés dans les 8 jours de leur réception à la
banque chez un notaire ou à la caisse de dépôt, lors de la constituions de la société à la
signature des statuts. Les fonds sont bloqués jusqu’à immatriculation au RCS. La libération
au surplus (les 80% restants) doit intervenir dans un délai de 5 ans à compter de
l’immatriculation de la société.
Ils sont possibles dans une SARL mais ne sont pas compter dans le capital social. L’apporteur
a droit au bénéfice = a l’associé qui a le moins apporter sauf clause contraire. En contrepartie
des apports en industrie, sont distribuer des parts sociales dont le montant est fixé
librement dans les statuts.
Si la société n’est pas constituée, les associés peuvent dans un délai de 6 mois, demander la
restitution de leurs apports.
Les statuts sont rédigés sous seing-privés ou sous forme authentique, ce qui est obligatoire
(la forme obligatoire), lors d’un apport d’immeuble ou d’un droit au bail supérieur à 12 ans.
Les clauses des statuts définissent les règles de fonctionnement de la société, ils doivent être
signés et paraphés sur toutes les pages par tous les associés (contrairement à la SASU). Les
mentions obligatoires sont :
- Dénomination sociale
- Montant du capital
- Siège social
- Durée
- L’objet
- La répartition des parts et des bénéfices, ainsi qu’en annexes les évaluations du CAA
- Les états des actes accomplis pendant la période de formation
La constitution de la SARL fait l’objet d’une publicité au SHAL. Le contrat de société, peut
être frappé de nullité absolue en cas d’objet illicite ou absence d’apport, En revanche,
l’inobservation des conditions de forme, peut faire l’objet d’une régularisation.
A) Son statut
1) La désignation
Dans le silence des statuts, tous les associés sont gérants. Il s’agit d’une personne
obligatoirement dotée de la capacité civile et non frappée d’interdiction de déchéance ni
d’incompatibilité. Un mineur émancipé, un majeur sous sauvegarde de justice pourra être
gérant, également un étranger hors UE, s’il détient un titre de séjour ou de résident. Le
gérant est un associé ou un tiers. Il n’existe aucune limite d’âge ni aucune limite de cumul de
mandat, sauf clause contraire. Le gérant est nommé par les statuts ou par PV d’acte de
nomination séparé. Si le gérant est associé, il participe au vote de sa désignation.
Nomination du gérant = formalité SHAL, RCS, BODAAC (sans cela, il n’y a pas de gérant, pas
de formalité).
En principe, le mandat de gérant est pour toute la durée de la société, sauf clause contraire.
L’arrivée du terme (les 99 ans), met fin au mandat. C’est une cause de démission forcée.
3) La rémunération
En principe, les textes sont muets. La rémunération peut être fixée par les statuts
ou l’assemblée des associés, elle peut être fixe, variable ou bien peut être indexée sur le
chiffre d’affaires. La Cour de Cassation dans son arrêt en 2012, énonce pour la première fois,
le principe de la rémunération, peut être décidée en AGO avec participation au vote du
gérant mais rien n’interdit que les fonctions soient assumées à titre gratuit. Sur le plan fiscal,
la rémunération, est soumise à la catégorie des traitements et salaires. Sur le plan social, le
gérant associé minoritaire, égalitaire ou tiers, est assimilé salarié. Si le gérant est
majoritaire, il est travailleur indépendant.
Le gérant peut cumuler ce mandat avec un contrat de travail s’il satisfait à des conditions de
travail de jurisprudence :
- L’existence d’un travail effectif et réel
- Une distinction des fonctions de gérance et une distinction de rémunération par
rapport au mandat social
- Un lien de subordination
Dès lors le cumul est impossible pour le gérant associé majoritaire détenteur de plus de 50%
du capital. Dans une SARL familiale, la majorité se calcule avec le nombre de parts du gérant
associé + celles de son épouse + celles des enfants mineurs.
Attention : si la gérance collégiale est majoritaire, les gérants ne pourront pas cumuler leur
mandat avec un contrat de travail.
En revanche, les associés qui ont cette seule qualité, peuvent cumuler avec un contrat de
travail en satisfaisant les conditions jurisprudentielles même s’il est majoritaire.
b) La démission
En principe, la démission est libre mais doit être fondée sur un juste motif ou bien lorsque le
gérant est frappé d’une mesure d’interdiction ou de déchéance d’incompatibilité.
La démission ne doit pas être intempestive, abusive, auquel cas le gérant devra payer des
dommages et intérêts. Le gérant devra notifier sa démission par LRAC. Les statuts peuvent
prévoir un préavis.
Si le gérant démissionne sans juste motif, la société peut subir un préjudice auquel cas des
dommages et intérêts peuvent être demandés par les associés en se fondant sur l’action
social.
c) La révocation
2. La révocation judiciaire
La révocation est décidée en justice sur l’initiative de n’importe quel associé. Il s’agit d’une
démarche nécessaire quand le gérant est associé majoritaire. En effet, il s’agit ici, d’une
soupape de sécurité qui permet de contourner si le gérant est majoritaire ou égalitaire.
d) Le décès du gérant
Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom et pour le compte de la société
sous réserve des pouvoirs que la loi réserve expressément aux associés.
Il accompli les contrats conformes à l’intérêt social. Ces pouvoirs sont déterminés dans les
statuts. Une limitation des pouvoirs statutaires est possible. Le gérant peut se voir
demander une autorisation des associés pour des actes importants. Cette limitation est
inopposable aux tiers de bonne foi. Il n’y a pas de mauvaise foi à la simple consultation des
statuts par le tiers.
Le gérant engage la société par tous les actes entrants dans l’objet social, comme la
conclusion de concours bancaires, embauche de salariés, achat de matériel et de
fournitures, transfert du siège social. Les clauses statutaires limitants ces pouvoirs sont
inopposables aux tiers. S’il y a plusieurs gérants chacun engage la société de la même
façon.
Chacun d’entre eux dispose de pouvoirs identiques. Un gérant peut s’opposer à la
conclusion d’un acte passé par un autre gérant. Cette opposition est opposable aux seuls
associés mais sans effet à l’égard des tiers. La société est engagée même pour les actes
dépassants l’objet social quand le tiers est de bonne foi. Le cas du dépassement du siège
social sur le territoire national est de la compétence du gérant sous réserve de notification
à la prochaine AGO. En cas de non ratification, la décision du gérant devient caduque. En
revanche, si le siège change de pays, la décision est prise en AGE à l’unanimité.
a) La responsabilité civile
b) La responsabilité pénale
Cette responsabilité vise aussi bien le gérant de droit que de fait. Il s’agit de réprimer un
comportement constituant une infraction, un délit ou un crime.
c) La responsabilité fiscale
Le gérant qui, par des manœuvres frauduleuses ou l’inobservation grave ou répétée des
obligations fiscales, a rendue impossible le recouvrement d’imposition quelconque peut être
condamner personnellement aux paiements de ses impositions ou pénalités.
19/11/24
II – Les associés
Pour rappel, les associés sont responsables à concurrence de leurs apports, c’est-à-dire
qu’en cas de pertes sociales, la contribution à la dette de l’associé sera proportionnelle à
leurs apports sauf clauses statutaires contraires.
Les parts sociales ne sont pas négociables : elles ne sont pas matérialisées par un titre mais
résultent de la répartition prévue dans les statuts. Les parts ne sont pas librement
négociables ni librement cessibles : c’est l’expression de l’intitue personae caractérisant
cette structure sociétaire (la personne est plus importante).
La loi prévoit une distinction selon la qualité du cessionnaire (= l’acheteur).
1er cas : cession en faveur de l’associé pour une personne assimilée (conjoint,
descendant, ascendant).
=> En principe, la cession est libre mais les statuts peuvent prévoir une procédure
d’agrément afin de limiter les changements de majorité.
4. En cas de non rachat dans le délai requis : il s’agit d’une autorisation par déchéance
et la cession peut s’effectuer au bénéfice du cessionnaire.
b) La transmission de parts
En principe, les parts sont librement transmissibles par voie de succession ou en cas de
liquidation de communauté de biens entre époux. Quant à la liquidation de la communauté,
elle est la conséquence d’un décès d’un des époux, de leur divorce ou d’un changement de
régime matrimonial.
En garantie d’un prêt qui lui est consentie, un associé peut donner ses parts en nantissement
portant sur un bien mobilier, ce nantissement constitue un gage. Il faudra que la société
donne son consentement préalable à l’opération à la double règle de majorité = la majorité
des associés représentants la moitié du capital social. Si la dette n’est pas remboursée, le
créancier devra procéder à la réalisation forcée par la vente des parts sociales aux enchères.
d) Le droit à l’information
En principe, le gérant est l’organe compétent pour convoquer les AG et fixer l’ordre du jour
mais en cas de carence du gérant, l’AG est convoquée soit par le CAC, soit par n’importe quel
associé en cas du décès du gérant dans un délai de 8 jours à compter du décès.
Pour rappel, l’AG est obligatoire pour l’approbation des comptes, les associés sont
convoqués dans les 6 mois de la clôture de l’exercice par le gérant, la convocation se fait par
LRAR dans un délai de 15 jours minimum avant la tenue de l’assemblée. Depuis le 1er juin
2015, convocation par voie électronique possible.
Le gérant encoure une peine d’emprisonnement de 5 ans et une amende de 375 000 euros
pour présentation aux associés de comptes ne rendant pas l’image fidèle de l’activité de la
société.
L’assemblée générale est également obligatoire lorsqu’elle est demandée par un ou
plusieurs associés détenant la moitié du capital social ou représentant à la fois, le 10ème en
nombre et le 10ème en parts.
Tout associé peut se faire représenter par un autre associé ou son conjoint à moins que la
société ne comprenne que les deux époux. Dans ce cas, l’associé pourra être représenté par
un tiers.
26/11/24
1) Principe
Il existe deux types de décisions celles dites ordinaires et celles qui sont extraordinaires.
Ces décisions doivent être prises à la majorité absolue (50 + 1) sur première consultation et
si cette majorité n’est pas atteinte, une majorité relative suffira pour la deuxième
consultation (majorité des votes émis = personnes présentes et représentées). Une majorité
plus forte peut être prévue pour la deuxième consultation. Les décisions ordinaires sont :
- L’approbation des comptes annuels
- La nomination d’un CAC
- L’autorisation des actes de gestion du gérant
- La ratification (= notification aux associés) en cas de changement du lieu du siège
social uniquement sur le territoire national
- L’approbation d’un contrat de travail passé entre un associé ou un gérant et la SARL
Elles ont pour objet la modification des statuts : augmentation du capital, changement de
nationalité, changement de la répartition des parts, changement d’objet, dénomination
sociale, durée.
Rappel : Quorum => Nb minimum de voix ou de membres présent ou représentés pour
qu’une décision soit délibéré.
Exemple : SARL créée après août 2005 avec 100 parts sociales : une décision en AGE =
Quorum de 50% (d’après les statuts), alors au moins 50 parts sociales doivent être présents
ou représentées.
D) Le contrôle de la SARL
La mission légale classique du CAC consiste à certifier les comptes, vérifier la valeur, la
conformité des documents comptables, établir des rapports spéciaux sur les conventions
règlementées. La loi a donné au CAC une nouvelle mission : le rôle préventif avec le droit
d’alerte.
Le CAC dispose du droit d’alerte s’il relève « tout fait de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation de l’entreprise » => pérennité.
Le CAC demande au gérant des explications sur les faits, le gérant a 5 jours pour répondre.
Si silence du gérant ou s’il constate que malgré les mesures prises, la situation de l’entreprise
est toujours compromise, le CAC établit un rapport spécial et invite par écrit le gérant à faire
délibérer la prochaine AG sur les faits révélés.
Si à l’issue de la réunion de l’AG, le CAC constate que les décisions n’ont pas été prises ou
bien ne sont pas complètent, il informe le président du tribunal de commerce et lui
communique son rapport.
2. Le comité social et économique (CSE) : il est obligatoire dans les entreprises de plus
de 11 salariés, il a pour mission de représenter des salariés auprès de la direction. Le
CSE doit recevoir les documents communiqués aux associés avant toute AG annuelle.
Il peut émettre des observations et peut convoquer le CAC. Le CSE doit être tenu
informer de toute modification d’organisation économique et juridique de
l’entreprise.
Pour éviter les abus de biens sociaux (ABS) ou les abus de confiance lorsqu’un associé ou le
gérant est en position de force, la loi a prévu une distinction entre les conventions
règlementées, interdites et libres.
a) Domaine d’application
Ils concernent toutes les conventions conclues directement ou indirectement par personnes
interposées (= un tiers) entre les associés/gérants et la SARL + toutes les conventions entre
la SARL et une autre société dont l’associé ou le gérant détient l’une des qualités suivantes :
Gérant (ex : le gérant est aussi gérant dans l’autre SARL)
Directeur général, membre du Conseil de surveillance
Associé indéfiniment responsable (ex : gérant de la SARL est également gérant
d’une SNC)
Membre du Directoire (SA)
b) La procédure
1er cas : le contrôle avant la signature du contrat : quand absence du CAC et lorsque la
convention est conclue entre la SARL et un gérant non associé la décision est votée à la
majorité ordinaire/absolue (50 + 1).
2ème cas : le contrôle après la signature du contrat : quand présence d’un CAC et que le
contrat est conclu par un gérant associé ou associé. Le CAC doit être obligatoirement
informé par le gérant ou l’associé dans un délai d’un mois après la conclusion du contrat.
L’approbation des conventions par les associés se fait à la majorité ordinaire.
La personne intéressée associé ou gérant ne participe pas au vote (il ne peut pas voter
pour lui-même)
Attention : même si la convention n’est pas approuvée elle produira néanmoins ses effets à
l’égard des tiers. Le gérant ou l’associé engage sa responsabilité personnelle pour les
conséquences dommageables à l’encontre de la société.
Ce sont toutes les opérations courantes et conclues dans les conditions normales entrant
dans le cadre de l’activité de la société. Ces conventions ne font courir aucun risque à la
société.
Exemple : un gérant peut louer un local à un associé au prix pratiqué dans le quartier => acte
conclue à des conditions normales donc convention libre.
SOUS-SECTION 3 : LA VIE FINANCIERE DE LA SARL OU LES MUTATIONS DU CAPITAL
Observations liminaires :
Les mutations de capital dans une société revêtent un intérêt significatif tant pour les
associés que pour l’entreprise elle-même. Elles permettent d'adapter la structure financière
de la société en fonction de ses besoins, de ses objectifs de croissance ou ses contraintes
financières. Ces modifications peuvent consister en des augmentations de capital pour
financer des projets d'expansion, des réductions de capital pour restituer des fonds aux
actionnaires, ou des opérations de fusion-acquisition pour consolider des activités. Les
mutations de capital offrent également une flexibilité dans a gestion des droits de vote et
des dividendes. Elles sont un outil essentiel pour ajuster la structure financière et
l'orientation stratégique d'une société en réponse aux défis et aux opportunités du marché.
Ces mutations sont prises en assemblées générales extraordinaires.
Attention !! la décision est prise en AGE par les associés représentant la ½ des parts sociales.
Augmentation de la valeur nominale des parts sociales déjà possédées par les anciens
associés.
Si l'augmentation non réalisée ans les 6 mois : les apporteurs peuvent demander au
tribunal l'autorisation de retirer es fonds.
Lors d’une augmentation de capital se pose le problème de la fixation de la valeur des
nouvelles parts sociales. Il peut exister un écart entre la valeur réelle des titres et leur
valeur nominale. Cet écart peut léser Ies associés qui ne participent pas l'opération.
Deux procédés corrigent cet écart :
- La création d’un droit préférentiel de souscription (DPS), réservé aux anciens associés,
qui restent libre de l'exercer en souscrivant, si ce droit est prévu dans les statuts.
Le but ici est de ne pas léser les anciens associés qui étaient là avant.
- La création d’une prime d'émission que le souscripteur doit s'acquitter à la société
pour chaque part nouvelle.
A) La transformation en SA
Requiert l'accord unanime des associés quand elle entraine une augmentation des
responsabilités des associés (SNC, ses ou SCA en qualité de commandité, SAS ou société civ
le). La SARL dont respecter les conditions tenant à la société choisie.
Si la transformation est régulière, elle n'entraine pas la création d'une nouvelle personne
morale.
A l'égard des associés, la transformation prend effet au jour où ils ont pris la décision.
A l’égard des tiers elle prend effet après achèvement des formalités de publicité
(SHAL, RCS, BODACC)
La transformation met fin aux pouvoirs du gérant, mais pas des organes de contrôle (mission
d'un CAC s'il existe) perdure.
Des actions seront distribuées à la place des parts sociales pas pour celles représentant des
apports en industrie.
Les créanciers de la société antérieurs à la transformation conservent leurs droits à l’égard
de la société et des associés.