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Comprendre la SARL et l'EURL en France

La SARL, forme de société la plus courante en France, limite la responsabilité des associés et peut être constituée par un seul associé (EURL). Les conditions de création incluent des exigences sur le nombre d'associés, l'objet social, et le capital, tandis que l'organisation de la société est régie par des statuts définissant les rôles et pouvoirs des gérants. Les associés sont responsables à hauteur de leurs apports et leurs droits incluent la gestion des parts sociales, qui ne sont pas librement cessibles.

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Comprendre la SARL et l'EURL en France

La SARL, forme de société la plus courante en France, limite la responsabilité des associés et peut être constituée par un seul associé (EURL). Les conditions de création incluent des exigences sur le nombre d'associés, l'objet social, et le capital, tandis que l'organisation de la société est régie par des statuts définissant les rôles et pouvoirs des gérants. Les associés sont responsables à hauteur de leurs apports et leurs droits incluent la gestion des parts sociales, qui ne sont pas librement cessibles.

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12/11/24

Partie 2 : La SARL et la EURL

Introduction : La SARL un statut hybride menant la limitation de la responsabilité avec une


dose d’intitue personae. La SARL est la forme de société la plus répandue en France. Elle a
pour principale caractéristique de limiter la responsabilité des associés. La SARL peut être
constitué par un seul associé personne physique ou personne morale (EURL). Selon les
statistiques de l’INSEE, la SARL représente un peu plus de 29% de création de société en
France.

SECTION 1 : LA SARL PLURIPERSONNELLE

Sous-section 1 : Les conditions de fond et de forme

I – Les conditions de fond

A) Conditions tenant aux associés

La SARL pluripersonnelle est composée de 2 à 100 associés maximum, personne physique ou


personne morale.
L’associé n’est pas commerçant, la capacité civile suffit.
Un mineur peut devenir associé par l’intermédiaire de son représentant légal, également les
incapables majeurs protégés et les étrangers hors Union Européenne.

B) Conditions tenant à l’objet

C’est une société commerciale par la forme. L’objet de la SARL vise toute activité
économique, civile ou commerciale sauf l’épargne, l’assurance, la capitalisation et bureau de
tabac.

C) Conditions tenant au capital

La constitution du capital est libre, il n’y a pas de minimum légal. Le capital est divisé en
parts sociales dont la valeur nominale est librement fixée. Le capital peut être variable =
Le montant du capital est une mention obligatoire des statuts. Il doit être mentionné sur
tous les documents sociaux. Tout type d’apport est accepté.

1) Les apports en nature

Ils peuvent être apportés en pleine propriété, en usufruit ou en jouissance. Il est possible
d’apporter en nature en SARL, des biens de toutes sortes, matérielles, clientèle,
brevet, marque. Les parts des apports en nature doivent être souscrites et entièrement
libérées par les associés au moment de la signature des statuts (et non pas immatriculation
au RCS).
En principe, les apports en nature doivent être évalués par un commissaire aux apports
(CAA), dans un rapport qu’il rédige et qu’il annexe aux statuts. Le CAA est désigné à
l’unanimité des associés ou à défaut par le président du tribunal à la demande de l’associé
au moment de la constitution. Cependant, les associés peuvent écartés le recours au CAA, si
aucun apport en nature n’a une valeur supérieure à 30 000 euros et si la valeur totale des
apports en nature n’excède pas le capital social. Les associés engagent leur responsabilité
civile solidaire à l’égard des tiers pour tout apport surévalué. Ils engagent également leur
responsabilité pénale pour tout évaluation frauduleuse, les exposant à une peine
d’emprisonnement de 5 ans et 30 000 euros d’amende.
Le CAA doit être choisi parmi les commissaires aux comptes ou parmi les experts-comptables
inscrits sur l’une des listes établis par les tribunaux. Un document signé par l’ensemble des
associés suffit pour officialiser sa nomination. Chaque apport doit faire l’objet d’une
évaluation distincte.

2) Les apports en numéraire

Ils sont libérés du 5ème de leur montant et déposés dans les 8 jours de leur réception à la
banque chez un notaire ou à la caisse de dépôt, lors de la constituions de la société à la
signature des statuts. Les fonds sont bloqués jusqu’à immatriculation au RCS. La libération
au surplus (les 80% restants) doit intervenir dans un délai de 5 ans à compter de
l’immatriculation de la société.

3) Les apports en industrie

Ils sont possibles dans une SARL mais ne sont pas compter dans le capital social. L’apporteur
a droit au bénéfice = a l’associé qui a le moins apporter sauf clause contraire. En contrepartie
des apports en industrie, sont distribuer des parts sociales dont le montant est fixé
librement dans les statuts.
Si la société n’est pas constituée, les associés peuvent dans un délai de 6 mois, demander la
restitution de leurs apports.

II – Les conditions de forme

Les statuts sont rédigés sous seing-privés ou sous forme authentique, ce qui est obligatoire
(la forme obligatoire), lors d’un apport d’immeuble ou d’un droit au bail supérieur à 12 ans.
Les clauses des statuts définissent les règles de fonctionnement de la société, ils doivent être
signés et paraphés sur toutes les pages par tous les associés (contrairement à la SASU). Les
mentions obligatoires sont :
- Dénomination sociale
- Montant du capital
- Siège social
- Durée
- L’objet
- La répartition des parts et des bénéfices, ainsi qu’en annexes les évaluations du CAA
- Les états des actes accomplis pendant la période de formation
La constitution de la SARL fait l’objet d’une publicité au SHAL. Le contrat de société, peut
être frappé de nullité absolue en cas d’objet illicite ou absence d’apport, En revanche,
l’inobservation des conditions de forme, peut faire l’objet d’une régularisation.

Sous-section 2 : L’organisation de la SARL

I – Le gérant ou les gérants

C’est un mandataire social. A ce titre, il est le représentant de la société. Il agit au nom et


pour le compte de la société. Il peut s’agir, d’un gérant ou d’une collégialité des gérants
(plusieurs gérants).

A) Son statut

1) La désignation

Dans le silence des statuts, tous les associés sont gérants. Il s’agit d’une personne
obligatoirement dotée de la capacité civile et non frappée d’interdiction de déchéance ni
d’incompatibilité. Un mineur émancipé, un majeur sous sauvegarde de justice pourra être
gérant, également un étranger hors UE, s’il détient un titre de séjour ou de résident. Le
gérant est un associé ou un tiers. Il n’existe aucune limite d’âge ni aucune limite de cumul de
mandat, sauf clause contraire. Le gérant est nommé par les statuts ou par PV d’acte de
nomination séparé. Si le gérant est associé, il participe au vote de sa désignation.
Nomination du gérant = formalité SHAL, RCS, BODAAC (sans cela, il n’y a pas de gérant, pas
de formalité).

2) La durée des fonctions

En principe, le mandat de gérant est pour toute la durée de la société, sauf clause contraire.
L’arrivée du terme (les 99 ans), met fin au mandat. C’est une cause de démission forcée.

3) La rémunération

En principe, les textes sont muets. La rémunération peut être fixée par les statuts
ou l’assemblée des associés, elle peut être fixe, variable ou bien peut être indexée sur le
chiffre d’affaires. La Cour de Cassation dans son arrêt en 2012, énonce pour la première fois,
le principe de la rémunération, peut être décidée en AGO avec participation au vote du
gérant mais rien n’interdit que les fonctions soient assumées à titre gratuit. Sur le plan fiscal,
la rémunération, est soumise à la catégorie des traitements et salaires. Sur le plan social, le
gérant associé minoritaire, égalitaire ou tiers, est assimilé salarié. Si le gérant est
majoritaire, il est travailleur indépendant.

4) Le cumul de la fonction de gérant avec un contrat de travail

Le gérant peut cumuler ce mandat avec un contrat de travail s’il satisfait à des conditions de
travail de jurisprudence :
- L’existence d’un travail effectif et réel
- Une distinction des fonctions de gérance et une distinction de rémunération par
rapport au mandat social
- Un lien de subordination

Dès lors le cumul est impossible pour le gérant associé majoritaire détenteur de plus de 50%
du capital. Dans une SARL familiale, la majorité se calcule avec le nombre de parts du gérant
associé + celles de son épouse + celles des enfants mineurs.
Attention : si la gérance collégiale est majoritaire, les gérants ne pourront pas cumuler leur
mandat avec un contrat de travail.
En revanche, les associés qui ont cette seule qualité, peuvent cumuler avec un contrat de
travail en satisfaisant les conditions jurisprudentielles même s’il est majoritaire.

5) La cessation des fonctions

Plusieurs évènements peuvent abréger le mandat, comme la démission ou le décès. En cas


de cessation du mandat du gérant, quelle qu’en soit la cause, le nom de celui-ci peut être
supprimé dans les statuts, par simple décision des associés prise à la majorité ordinaire (50%
+ 1).

a) L’arrivée du terme du mandat

L’arrivée du terme du mandat met fin automatiquement au mandat du gérant.

b) La démission

En principe, la démission est libre mais doit être fondée sur un juste motif ou bien lorsque le
gérant est frappé d’une mesure d’interdiction ou de déchéance d’incompatibilité.
La démission ne doit pas être intempestive, abusive, auquel cas le gérant devra payer des
dommages et intérêts. Le gérant devra notifier sa démission par LRAC. Les statuts peuvent
prévoir un préavis.
Si le gérant démissionne sans juste motif, la société peut subir un préjudice auquel cas des
dommages et intérêts peuvent être demandés par les associés en se fondant sur l’action
social.

c) La révocation

Il existe deux formes de révocation : pour juste motif et judiciaire.

1. La révocation pour juste motif

Ce sont des éléments appréciés au regard du comportement fautif et sur la préservation de


l’intérêt social. Il peut s’agir d’une violation de la loi, des statuts ou d’une faute de gestion =
dépense injustifiée, mise en danger de la société, évènement frauduleux…
La révocation est décidée par un ou plusieurs associés, représentants + de la moitié (50% +
1) des parts sociales. Si cette majorité n’est pas atteinte, les associés peuvent révoquer le
gérant à la majorité des votes émis sur 2ème consultation. Une majorité plus forte peut être
prévue par les statuts sans être l’unanimité. Le gérant à le droit à des dommages et intérêts
si la révocation est décidée sans juste motif.

2. La révocation judiciaire

La révocation est décidée en justice sur l’initiative de n’importe quel associé. Il s’agit d’une
démarche nécessaire quand le gérant est associé majoritaire. En effet, il s’agit ici, d’une
soupape de sécurité qui permet de contourner si le gérant est majoritaire ou égalitaire.

d) Le décès du gérant

En cas de décès du gérant, tout associé ou le CAC peut demander la convocation de


l’assemblée afin de procéder au remplacement du gérant décédé dans un délai de 8 jours à
compter du décès.

B) Les attributions du gérant de la SARL

Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom et pour le compte de la société
sous réserve des pouvoirs que la loi réserve expressément aux associés.

1) A l’égard des associés

Il accompli les contrats conformes à l’intérêt social. Ces pouvoirs sont déterminés dans les
statuts. Une limitation des pouvoirs statutaires est possible. Le gérant peut se voir
demander une autorisation des associés pour des actes importants. Cette limitation est
inopposable aux tiers de bonne foi. Il n’y a pas de mauvaise foi à la simple consultation des
statuts par le tiers.

2) A l’égard des tiers

Le gérant engage la société par tous les actes entrants dans l’objet social, comme la
conclusion de concours bancaires, embauche de salariés, achat de matériel et de
fournitures, transfert du siège social. Les clauses statutaires limitants ces pouvoirs sont
inopposables aux tiers. S’il y a plusieurs gérants chacun engage la société de la même
façon.
Chacun d’entre eux dispose de pouvoirs identiques. Un gérant peut s’opposer à la
conclusion d’un acte passé par un autre gérant. Cette opposition est opposable aux seuls
associés mais sans effet à l’égard des tiers. La société est engagée même pour les actes
dépassants l’objet social quand le tiers est de bonne foi. Le cas du dépassement du siège
social sur le territoire national est de la compétence du gérant sous réserve de notification
à la prochaine AGO. En cas de non ratification, la décision du gérant devient caduque. En
revanche, si le siège change de pays, la décision est prise en AGE à l’unanimité.

C) Les devoirs du gérant


Les pouvoirs étendus du gérant implique qu’il y ait des devoirs :
- Le devoir de loyauté : le gérant a une obligation de gestion loyale, diligente avec un
devoir de confidentialité et de moralité.
- Le respect du principe de spécialité : il doit respecter les pouvoirs attribués aux
autres organes tels que les pouvoirs des associés ou bien du CAC s’il existe.
- L’obligation de rendre des comptes : il établit l’inventaire, les comptes annuels, le
rapport de gestion, le rapport des conventions règlementées. Il a l’obligation de
convoquer l’AGO pour l’approbation des comptes 6 mois à compter de la clôture de
l’exercice.
- L’obligation d’assumer sa gestion : il est responsable civilement, pénalement et
fiscalement.

a) La responsabilité civile

Les gérants sont responsables individuellement ou solidairement. La responsabilité civile est


engagée sur le fondement de l’action individuelle (associé qui demande des DI) ou sociale
(tous les associés qui demandent DI pour préjudice). Elle repose sur la preuve de la faute
d’un préjudice et d’un lien de causalité. Pour rappel, l’action peut être personnelle à l’égard
des associés ou à l’égard des tiers quand la faute du gérant est commise pour un dommage
causé personnellement. La responsabilité du gérant peut être engagée à l’égard de la société
= action sociale. L’action est intentée au nom et pour le compte de la société, soit par un
associé, soit par un groupe d’associés représentants au moins 1/10ème du capital social.
L’action en responsabilité se prescrit par 3 ans, à compter de la réalisation du dommage ou
de sa révélation.
La responsabilité n’envisage que le gérant de droit (gérant qui a été nommé par les
associés).
Le gérant de fait engage lui, sa responsabilité civile extra contractuelle, il n’est pas sous le
sein d’un contrat.
En cas de collégialité de gérant, le juge détermine la part contributive de chacun dans la
réparation du dommage en application de la règle de la solidarité. La victime pourra obtenir
de l’un d’eux, la totalité de la réparation du dommage à charge pour le gérant sollicité de se
retourner contre les autres gérants pour leur réclamer leurs parts.

b) La responsabilité pénale

Cette responsabilité vise aussi bien le gérant de droit que de fait. Il s’agit de réprimer un
comportement constituant une infraction, un délit ou un crime.

c) La responsabilité fiscale

Le gérant qui, par des manœuvres frauduleuses ou l’inobservation grave ou répétée des
obligations fiscales, a rendue impossible le recouvrement d’imposition quelconque peut être
condamner personnellement aux paiements de ses impositions ou pénalités.
19/11/24

II – Les associés

Pour rappel, les associés sont responsables à concurrence de leurs apports, c’est-à-dire
qu’en cas de pertes sociales, la contribution à la dette de l’associé sera proportionnelle à
leurs apports sauf clauses statutaires contraires.

A) Les droits individuels

a) La session des parts sociales

Les parts sociales ne sont pas négociables : elles ne sont pas matérialisées par un titre mais
résultent de la répartition prévue dans les statuts. Les parts ne sont pas librement
négociables ni librement cessibles : c’est l’expression de l’intitue personae caractérisant
cette structure sociétaire (la personne est plus importante).
La loi prévoit une distinction selon la qualité du cessionnaire (= l’acheteur).

 1er cas : cession en faveur de l’associé pour une personne assimilée (conjoint,
descendant, ascendant).
=> En principe, la cession est libre mais les statuts peuvent prévoir une procédure
d’agrément afin de limiter les changements de majorité.

 2ème cas : en faveur d’un tiers (une personne externe)


=> En principe, les parts sociales sont cédées par une procédure très complexe pour
obtenir l’agrément.
Procédure :
o La cession doit être constatée par écrit, le cédant notifie son projet par LRAR
au gérant + aux associés (sous peine de nullité du projet).
o Le gérant convoque l’assemblée (AGE) dans un délai de 8 jours à compter de
la notification.
o L’assemblée décide de l’agrément à la majorité des associés en nombre et par
tête (= double majorité) représentant la moitié des parts sociales sauf clause
contraire qui prévoit une majorité plus forte (jamais plus faible). Il s’agit d’une
double règle de majorité, sachant que le cédant participe au vote.

Plusieurs issues sont possibles :


1. L’agrément est express : il est donné à la majorité des associés représentants la
moitié des parts sociales.
L’autorisation est notifiée au cédant par LRAR = formalités SHAL, RCS, BODACC

2. L’agrément est tacite : si l’assemblée n’agit pas dans un délai de 3 mois de la


notification de cession, la cession pourra se faire (= le silence vaut accord).
3. En cas de refus d’agrément : la société doit notifier par LRAR sa décision. L’associé est
prisonnier de ses parts sauf s’il détient les parts depuis + 24 mois. La société à un
délai de 3 mois pour racheter les parts du cédant ou les faire racheter.

4. En cas de non rachat dans le délai requis : il s’agit d’une autorisation par déchéance
et la cession peut s’effectuer au bénéfice du cessionnaire.

Une fois que cela a été cédé : clause de garantie de passif.


L’acquéreur exige du cédant qu’il certifie d’une part, l’exactitude des renseignements fournis
sur le patrimoine de la société et les principaux engagements contractés de celle-ci à l’égard
des tiers. Il certifie également l’exactitude du bilan et de la situation comptable ayant servi
de base à la détermination du prix de cession.
Il s’engage à être responsable des dettes qui ne figuraient pas sur ce bilan et qui viendraient
à se révéler postérieurement à la date de cession.
La clause a une durée de 3 à 5 ans (car la prescription fiscale est de 3 ans et la prescription
au niveau de l’URSSAF est de 5 ans).

b) La transmission de parts

En principe, les parts sont librement transmissibles par voie de succession ou en cas de
liquidation de communauté de biens entre époux. Quant à la liquidation de la communauté,
elle est la conséquence d’un décès d’un des époux, de leur divorce ou d’un changement de
régime matrimonial.

c) Le nantissement des parts

En garantie d’un prêt qui lui est consentie, un associé peut donner ses parts en nantissement
portant sur un bien mobilier, ce nantissement constitue un gage. Il faudra que la société
donne son consentement préalable à l’opération à la double règle de majorité = la majorité
des associés représentants la moitié du capital social. Si la dette n’est pas remboursée, le
créancier devra procéder à la réalisation forcée par la vente des parts sociales aux enchères.

d) Le droit à l’information

 Les associés ont le droit de prendre connaissance de certains documents au siège


social : bilan, compte de résultat, annexe, rapport de gestion et rapport du CAC.
 Les associés ont le droit de poser des questions au gérant deux fois par an pendant
l’exercice « sur tous faits de nature à compromettre la continuité de
l’exploitation ».
Dans le cadre de la procédure du droit d’alerte des associés, le gérant a 1 mois pour
répondre.
 Droit intervenant avant la tenue de l’AG : les associés ont le droit de poser des
questions écrites et le gérant est tenu d’y répondre au cours de la séance.
 Droit de contrôle des associés détenant 1/10ème du capital social : droit de
demander la désignation d’un expert de gestion.
 Droit de demander en justice la nomination d’un CAC.
 Droit d’intenter l’action sociale

B) Les droits collectifs

a) La consultation des associés en assemblée

En principe, le gérant est l’organe compétent pour convoquer les AG et fixer l’ordre du jour
mais en cas de carence du gérant, l’AG est convoquée soit par le CAC, soit par n’importe quel
associé en cas du décès du gérant dans un délai de 8 jours à compter du décès.
Pour rappel, l’AG est obligatoire pour l’approbation des comptes, les associés sont
convoqués dans les 6 mois de la clôture de l’exercice par le gérant, la convocation se fait par
LRAR dans un délai de 15 jours minimum avant la tenue de l’assemblée. Depuis le 1er juin
2015, convocation par voie électronique possible.
Le gérant encoure une peine d’emprisonnement de 5 ans et une amende de 375 000 euros
pour présentation aux associés de comptes ne rendant pas l’image fidèle de l’activité de la
société.
L’assemblée générale est également obligatoire lorsqu’elle est demandée par un ou
plusieurs associés détenant la moitié du capital social ou représentant à la fois, le 10ème en
nombre et le 10ème en parts.

b) La représentation aux assemblées

Tout associé peut se faire représenter par un autre associé ou son conjoint à moins que la
société ne comprenne que les deux époux. Dans ce cas, l’associé pourra être représenté par
un tiers.

c) La tenue des assemblées

Feuille de présence obligatoire. La présidence de l’assemblée est tenue par le gérant. Si


l’associé qui est gérant unique décède, l’AG est présidée par l’associé qui possède le plus
grand nombre de parts.
Le procès-verbal contient : la date et le lieu de réunion, les nom et prénoms et qualité du
président la séance, l’identité de l’associé présent ainsi que le nombre de parts détenus,
l’identité des associés représentés, les documents et rapports soumis à l’AG et les textes de
résolution. Le PV est signé par le gérant obligatoirement.

d) Droit des associés détenteurs de 5% du capital social

=>Droit d’inscription de résolution à l’ordre du jour :


- Un ou plusieurs associés qui détiennent 5% du capital peuvent faire inscrire à l’ordre
du jour des points ou projets de résolution motivés
- Ils adressent leur demande d’inscription par LRAR ou par courrier électronique avec
accusé de réception
- Pour être recevable, cette demande d’inscription doit être présentée au moins 25
jours avant l’assemblée
Selon la loi, toute clause des statuts privant les associés de ce droit serait réputée nulle et
non écrite.

26/11/24

C) Le fonctionnement des assemblés : les règles de majorité

1) Principe

Il existe deux types de décisions celles dites ordinaires et celles qui sont extraordinaires.

a) Les décisions ordinaires

Ces décisions doivent être prises à la majorité absolue (50 + 1) sur première consultation et
si cette majorité n’est pas atteinte, une majorité relative suffira pour la deuxième
consultation (majorité des votes émis = personnes présentes et représentées). Une majorité
plus forte peut être prévue pour la deuxième consultation. Les décisions ordinaires sont :
- L’approbation des comptes annuels
- La nomination d’un CAC
- L’autorisation des actes de gestion du gérant
- La ratification (= notification aux associés) en cas de changement du lieu du siège
social uniquement sur le territoire national
- L’approbation d’un contrat de travail passé entre un associé ou un gérant et la SARL

b) Les décisions extraordinaires

Elles ont pour objet la modification des statuts : augmentation du capital, changement de
nationalité, changement de la répartition des parts, changement d’objet, dénomination
sociale, durée.
Rappel : Quorum => Nb minimum de voix ou de membres présent ou représentés pour
qu’une décision soit délibéré.

Exemple : SARL créée après août 2005 avec 100 parts sociales : une décision en AGE =
Quorum de 50% (d’après les statuts), alors au moins 50 parts sociales doivent être présents
ou représentées.

D) Le contrôle de la SARL

Outre le contrôle individuel de l’associé, la SARL peut être contrôlée par :


1. Le CAC : il exerce une mission d’audit permanente et approfondie, il contrôle
l’information comptable, contrôle la gestion sans s’immiscer ni juger de l’opportunité
des opérations. Il doit dénoncer les anomalies selon leur gravité. Il est choisi parmi
une liste de professionnels inscrit à l’Ordre des Commissaires aux Comptes.
Sa nomination (majorité relative) est obligatoire en cas de franchissement de deux
des trois seuils suivants :
 Bilan comptable supérieur ou égale à 5 millions d’euros HT
 CA HT supérieur ou égal à 10 millions d’euros
 Une moyenne de 50 salariés sur l’année

Il y a 3 formes de nomination du CAC :


- La nomination facultative : elle s’effectue par un vote à la majorité des votes à l’AGO
- La nomination obligatoire : elle s’effectue par un vote à la majorité des votes à l’AGO
quand 2 des 3 seuils sont dépassés ou à la demande d’un ou plusieurs associés
représentants le tiers du capital social
- La nomination judiciaire : lorsqu’un ou plusieurs associés représentants 1/10ème du
capital social décident de nommer un CAC par une demande en justice => quand ils
ont un doute sur la bonne gestion de l’entreprise

La mission légale classique du CAC consiste à certifier les comptes, vérifier la valeur, la
conformité des documents comptables, établir des rapports spéciaux sur les conventions
règlementées. La loi a donné au CAC une nouvelle mission : le rôle préventif avec le droit
d’alerte.
Le CAC dispose du droit d’alerte s’il relève « tout fait de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation de l’entreprise » => pérennité.
Le CAC demande au gérant des explications sur les faits, le gérant a 5 jours pour répondre.
Si silence du gérant ou s’il constate que malgré les mesures prises, la situation de l’entreprise
est toujours compromise, le CAC établit un rapport spécial et invite par écrit le gérant à faire
délibérer la prochaine AG sur les faits révélés.
Si à l’issue de la réunion de l’AG, le CAC constate que les décisions n’ont pas été prises ou
bien ne sont pas complètent, il informe le président du tribunal de commerce et lui
communique son rapport.

2. Le comité social et économique (CSE) : il est obligatoire dans les entreprises de plus
de 11 salariés, il a pour mission de représenter des salariés auprès de la direction. Le
CSE doit recevoir les documents communiqués aux associés avant toute AG annuelle.
Il peut émettre des observations et peut convoquer le CAC. Le CSE doit être tenu
informer de toute modification d’organisation économique et juridique de
l’entreprise.

E) Le régime des conventions

Pour éviter les abus de biens sociaux (ABS) ou les abus de confiance lorsqu’un associé ou le
gérant est en position de force, la loi a prévu une distinction entre les conventions
règlementées, interdites et libres.

1. Les conventions règlementées

a) Domaine d’application

Ils concernent toutes les conventions conclues directement ou indirectement par personnes
interposées (= un tiers) entre les associés/gérants et la SARL + toutes les conventions entre
la SARL et une autre société dont l’associé ou le gérant détient l’une des qualités suivantes :
 Gérant (ex : le gérant est aussi gérant dans l’autre SARL)
 Directeur général, membre du Conseil de surveillance
 Associé indéfiniment responsable (ex : gérant de la SARL est également gérant
d’une SNC)
 Membre du Directoire (SA)

b) La procédure

1er cas : le contrôle avant la signature du contrat : quand absence du CAC et lorsque la
convention est conclue entre la SARL et un gérant non associé la décision est votée à la
majorité ordinaire/absolue (50 + 1).

2ème cas : le contrôle après la signature du contrat : quand présence d’un CAC et que le
contrat est conclu par un gérant associé ou associé. Le CAC doit être obligatoirement
informé par le gérant ou l’associé dans un délai d’un mois après la conclusion du contrat.
L’approbation des conventions par les associés se fait à la majorité ordinaire.
La personne intéressée associé ou gérant ne participe pas au vote (il ne peut pas voter
pour lui-même)

Attention : même si la convention n’est pas approuvée elle produira néanmoins ses effets à
l’égard des tiers. Le gérant ou l’associé engage sa responsabilité personnelle pour les
conséquences dommageables à l’encontre de la société.

2. Les conventions interdites

En principe, est interdit la conclusion d’opérations suivantes :


- De contracter des emprunts auprès de la société ou de se faire consentir par elle un
découvert en compte courant ainsi que de se faire cautionner ou avaliser par elle ses
engagements envers des tiers. Si le gérant passe une telle convention, elle est
frappée de nullité absolue.
Cette interdiction s’applique au gérant, aux associés, aux représentants légaux des
personnes morales, leurs conjoints, ascendants/descendants ainsi qu’à toutes
personnes interposées sauf pour les associés personnes morales et si la société est
un établissement financier.
Si une telle convention est passée, le contractant engage sa responsabilité pénale
fondée sur l’infraction d’ABS.

3. Les conventions libres

Ce sont toutes les opérations courantes et conclues dans les conditions normales entrant
dans le cadre de l’activité de la société. Ces conventions ne font courir aucun risque à la
société.
Exemple : un gérant peut louer un local à un associé au prix pratiqué dans le quartier => acte
conclue à des conditions normales donc convention libre.
SOUS-SECTION 3 : LA VIE FINANCIERE DE LA SARL OU LES MUTATIONS DU CAPITAL

Observations liminaires :
Les mutations de capital dans une société revêtent un intérêt significatif tant pour les
associés que pour l’entreprise elle-même. Elles permettent d'adapter la structure financière
de la société en fonction de ses besoins, de ses objectifs de croissance ou ses contraintes
financières. Ces modifications peuvent consister en des augmentations de capital pour
financer des projets d'expansion, des réductions de capital pour restituer des fonds aux
actionnaires, ou des opérations de fusion-acquisition pour consolider des activités. Les
mutations de capital offrent également une flexibilité dans a gestion des droits de vote et
des dividendes. Elles sont un outil essentiel pour ajuster la structure financière et
l'orientation stratégique d'une société en réponse aux défis et aux opportunités du marché.
Ces mutations sont prises en assemblées générales extraordinaires.

I) Les augmentations de capital

A) Règles communes : Décision en AGE


Les décisions d'augmentation sont prises en AGE
En principe, pour la SARL constituée avant le 3/08/05
Aucun quorum et décision par les associés à la majorité des 3/4 des parts sociales.
Toute clause exigeant une majorité plus forte est réputée non écrite.
La société peut adopter le régime de la société constituée après Août 2005 par une décision
prise à l’unanimité des associés.
En principe, pour la SARL constituée après le 3/08/2005
Quorum= ¼ des parts sociales pour la 1er consultation
= 1/5 des parts sociales en seconde consultation
Majorité= 2/3 des parts détenues par les associés présents ou représentés.
Les statuts peuvent prévoir un quorum et une majorité plus élevés sans pouvoir demander
l’unanimité.
Modification = SHAL, RCS, BODACC.
 Si l'apporteur est un tiers à la société, il conviendrait en plus de l'agréer dans les
mêmes conditions qu’une cession de parts à un tiers à la majorité des associés
représentant 50 % du capital.

B) L’augmentation par apport en numéraire


La libération du capital social ancien doit être réalisée avant toute augmentation de capital
en numéraire et assimilée (incorporation de réserves ou compensation des créances) ; lors
de l’augmentation, la libération du capital est du quart. Le reliquat est libéré dans un délai
de 5 ans.

C) L'augmentation par apports en nature


Attention !! La désignation d'un CAA est obligatoire il est écarté dans les mêmes conditions
qu’à la constitution. Les gérants sont responsables de l'évaluation des biens.
Quand des parts sociales nouvelles sont souscrites par des personnes NON associées, ces
derniers doivent être agréées à la majorité des associés représentant la ½ des parts sociales.
Si l'apport est effectué par les associés, ils participent au vote de l'augmentation.
Il existe les mêmes publicités que pour l'apport en numéraire.
La décision d'augmentation nécessite l'application des mêmes règles de majorité selon la
date de constitution.

D) Augmentation par incorporation de réserves :


Le capital ancien doit être intégralement libéré. La proposition d'affectation de résultat est à
l'initiative du gérant et inscrites aux résolutions de l'assemblée générale ordinaire.

Attention !! la décision est prise en AGE par les associés représentant la ½ des parts sociales.

E) Les modalités de l'augmentation :


L'augmentation de capital s'effectue soit par :
 Création de parts nouvelles : de même montant nominal que les anciennes qui seront
attribuées aux associés au prorata des parts sociales déjà possédées par chacun
d'eux.

 Augmentation de la valeur nominale des parts sociales déjà possédées par les anciens
associés.
Si l'augmentation non réalisée ans les 6 mois : les apporteurs peuvent demander au
tribunal l'autorisation de retirer es fonds.
Lors d’une augmentation de capital se pose le problème de la fixation de la valeur des
nouvelles parts sociales. Il peut exister un écart entre la valeur réelle des titres et leur
valeur nominale. Cet écart peut léser Ies associés qui ne participent pas l'opération.
Deux procédés corrigent cet écart :
- La création d’un droit préférentiel de souscription (DPS), réservé aux anciens associés,
qui restent libre de l'exercer en souscrivant, si ce droit est prévu dans les statuts.
Le but ici est de ne pas léser les anciens associés qui étaient là avant.
- La création d’une prime d'émission que le souscripteur doit s'acquitter à la société
pour chaque part nouvelle.

II) Les réductions de capital


Les diminutions de capital peuvent avoir pour effet d'aligner le capital sur la valeur réelle de
l'actif social car il existe soit une activité insuffisante, soit des apports en nature surestimés,
soit le retrait d'un associé.

A) Les règles de générales

- Décisions prises en AGE par les associés


- Si existence d'un CAC, il établit la rédaction d'un rapport sur les causes et conditions
de la réduction de capital 45 jours avant la réunion.
Quand l'assemblée approuve une réduction de capital non motivée par les pertes, les
créanciers dont la créance est antérieure à la date du dépôt au greffe e PV de la délibération
peuvent former une opposition dans le délai d'un mois à compter de la demande du dépôt.
Le gérant devra :
- Communiquer le projet de réduction de capital au CAC s'il existe 45 jours avant la
consultation des associés. Le gérant fera connaitre les cause et conditions puis
appréciation de l'opération de réduction
- Consulter les associés sur l'opération de réduction
- Effectuer les formalités de publicité si le projet est adopté
- Attendre la fin du droit d'opposition des créanciers pour procéder à la réalisation de
la réduction.

Le droit d'opposition des créanciers est de 1 mois à compter du dépôt au greffe de la


délibération des associés. En effet, les créanciers dont la créance est antérieure à la date d
dépôt au greffe du PV de la délibération, peuvent former dans le dé ai d'un mois ne
opposition (en effet le capital est le gage des créanciers). Durant ce délai l1opératio de
réduction de capital ne peut commencer. Le tribunal de commerce peut :
- décider de rejeter l'opposition jugée sans fondement
- ordonner le remboursement des créances
- décider la constitution de garanties
Les opérations de réduction de capital doivent être effectuées après l'expiration du délai
d'opposition d'un mois des créanciers.
B) Les modalités de réduction de capital
La réduction peut se réaliser soit par la réduction du montant nominal des parts ou par la
réduction par la diminution du nombre des parts.
Il peut s'agit également d''un rachat par la société des parts pour les annuler si dans le cadre
d'une réduction non motivée par les pertes.

C) Le cas des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social


L'article 14 de la· loi 2023-171:. du 9' mars 2023 a modifié la procédure de régularisation
applicable en y ajoutant une étape supplémentaire : si la société n'a pas reconstitué ses
capitaux propres à l'issue d'un premier délai et si le capital social est supérieur à un certain
seuil, la société bénéficie d'un second délai pour réduire son capital en le ramenant à une
valeur inférieure ou égale à ce seuil (C. corn. art. L 223-42, al. 4 modifié par loi 2023-171
pour les SARL). Ce n'est qu'en l'absence de réduction du capital à l'expiration de ce nouveau
délai que la dissolution peut être prononcée à la demande de tout intéressé (C. corn. art. L
223-42,
al. 6 et l 225-248, al. 6 issus de loi 2023-171). Le seuil est fixé à 1 % du total du bilan de la
société constatée lors de la dernière clôture d'exercice (C. corn. art. R 223-37 nouveau pour
les SARL)
Le gérant doit dans les 4 mois qui suivent l'assemblée de l'approbation des comptes doit
consulter les associés sur l'opportunité de la dissolution en convoquant une AGE.
Si la dissolution est écartée, la société dispose d'un délai expirant à la clôture du 2eme
exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue pour
régulariser la situation. A défaut, Ie capital devra être réduit du montant des pertes qui n'ont
p être imputées sur les réserves.

D) L’émission d’obligation nominatives


L'ordonnance du 25 mars 2004 permet à la SARL l'émission d'obligations si :
- Les associés ont approuvé les comptes des 3 derniers exercices de 12 mois
- La société détient un CAC
- L'émission ne repose pas sur une offre au public de ses obligations
- L'émission d'obligations nominatives
SOUS-SECTION 4 : LA TRANSFORMATION DE LA SARL

La transformation ne créé pas une nouvelle personne morale.


La transformation nécessite la satisfaction de conditions tenant à la SARL et à celles de la
société choisie.
Cette procédure nécessite la nomination d'un commissaire à la transformation si la société
se transforme en une société de capitaux.

A) La transformation en SA

La transformation requiert la nomination d'un commissaire a la transformation.


La décision de transformation est prise en AGE à la majorité des décisions extraordinaires
des ¾ ou 2/3. Parts sociales selon la date de constitution de la SARL.
En revanche, il conviendrait de prendre la décision à la majorité ordinaire si les capitaux
propres figurant au dernier bilan capital sont > 750 000 €
La transformation n'est possible qu'avec l'approbation de 2 bilans, un capital minimum de
37 000€, 2 ou 7 associés minimum si la société anonyme fait offre au public de titres
financiers la décision de transformation doit être précédée du rapport du CAC (ad hoc) afin
d'apprécier la valeur des biens composant l'actif social = un commissaire à la transformation
est désigné à l'unanimité par les associés à la demande du gérant ou par le président du
tribunal de commerce sur requête du gérant.

B) La transformation en un autre type de société

Requiert l'accord unanime des associés quand elle entraine une augmentation des
responsabilités des associés (SNC, ses ou SCA en qualité de commandité, SAS ou société civ
le). La SARL dont respecter les conditions tenant à la société choisie.

C) Les effets de la transformation

Si la transformation est régulière, elle n'entraine pas la création d'une nouvelle personne
morale.

 A l'égard des associés, la transformation prend effet au jour où ils ont pris la décision.
 A l’égard des tiers elle prend effet après achèvement des formalités de publicité
(SHAL, RCS, BODACC)
La transformation met fin aux pouvoirs du gérant, mais pas des organes de contrôle (mission
d'un CAC s'il existe) perdure.
Des actions seront distribuées à la place des parts sociales pas pour celles représentant des
apports en industrie.
Les créanciers de la société antérieurs à la transformation conservent leurs droits à l’égard
de la société et des associés.

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