0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
157 vues2 pages

DST 28.03

Le devoir de philosophie aborde trois sujets principaux, dont la responsabilité personnelle et la nature de la conscience. Hegel souligne la dualité de l'existence humaine, où l'homme se définit à la fois par son essence naturelle et sa capacité de réflexion. Nietzsche remet en question l'importance de la conscience, la considérant comme un outil de communication plutôt que comme une nécessité pour l'existence.

Transféré par

janvikumar2007
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
157 vues2 pages

DST 28.03

Le devoir de philosophie aborde trois sujets principaux, dont la responsabilité personnelle et la nature de la conscience. Hegel souligne la dualité de l'existence humaine, où l'homme se définit à la fois par son essence naturelle et sa capacité de réflexion. Nietzsche remet en question l'importance de la conscience, la considérant comme un outil de communication plutôt que comme une nécessité pour l'existence.

Transféré par

janvikumar2007
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Devoir sur table de philosophie, vendredi 28 mars 2025.

Seul un dictionnaire unilingue de français est autorisé

Sujet 1 : Suis-je responsable de ce que je suis ?

Sujet 2 :

Esthétique, Hegel

« Les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une


seule façon, tandis que l'homme, parce qu'il est esprit, a une double
existence ; il existe d'une part au même titre que les choses de la nature,
mais d'autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente à
lui-même, se pense et n'est esprit que par cette activité qui constitue un
être pour soi. Cette conscience de soi, l'homme l'acquiert de deux
manières. Tout d’abord théoriquement, parce qu'il doit se pencher sur lui-
même pour prendre conscience de tous les mouvements, replis et
penchants du cœur humain et d'une façon générale se contempler, se
représenter ce que la pensée peut lui assigner comme essence, enfin se
reconnaître exclusivement aussi bien dans ce qu'il tire de son propre fond
que dans les données qu'il reçoit de l'extérieur. Deuxièmement, l'homme
se constitue pour soi par son activité pratique, parce qu'il est poussé à se
trouver lui-même, à se reconnaitre lui-même dans ce qui lui est donné
immédiatement, dans ce qui s'offre à lui extérieurement. Il y parvient en
changeant les choses extérieures, qu'il marque du sceau de son intériorité
et dans lesquelles il ne retrouve que ses propres déterminations. L'homme
agit ainsi, de par sa liberté de sujet, pour ôter au monde extérieur son
caractère farouchement étranger et pour ne jouir des choses que parce
qu'il y retrouve une forme extérieure de sa propre réalité. Ce besoin de
modifier les choses extérieures est déjà inscrit dans les premiers
penchants de l’enfant ; le petit garçon qui jette des pierres dans le torrent
et admire les ronds qui se forment dans l'eau, admire en fait une œuvre où
il bénéficie du spectacle de sa propre activité. Ceci s'observe dans de
multiples occasions et sous les formes les plus diverses, jusqu'à cette
sorte de reproduction de soi-même qu'est une œuvre d’art. A travers les
objets extérieurs, il cherche à se retrouver lui-même. Il ne se contente pas
de rester lui-même tel qu’il est : il se couvre d’ornements. L’homme ne
veut pas rester tel que la nature l’a fait »
Sujet 3 :

Nietzsche, Le gai savoir, §354

DU « GÉNIE DE L’ESPÈCE ». — Le problème de la conscience (ou plus


exactement : de la conscience de soi) ne se présente à nous que lorsque
nous commençons à comprendre en quelle mesure nous pourrions nous
passer de la conscience : la physiologie et la zoologie nous placent
maintenant au début de cette compréhension. Car nous pourrions penser,
sentir, vouloir, nous souvenir, nous pourrions également agir dans toutes
les acceptions du mot, sans qu’il soit nécessaire que nous « ayons
conscience » de tout cela. La vie tout entière serait possible sans qu’elle
se vît en quelque sorte dans une glace : comme d’ailleurs, maintenant
encore, la plus grande partie de la vie s’écoule chez nous sans qu’il y ait
une pareille réflexion —, et de même la partie pensante, sensitive et
agissante de notre vie, quoiqu’un philosophe ancien puisse trouver
quelque chose d’offensant dans cette idée. À quoi servira donc
la conscience si, pour tout ce qui est essentiel, elle est superflue ? (…)
La conscience n'est qu'un réseau de communication entre hommes ;
c'est en cette seule qualité qu'elle a été forcée de se développer :
l'homme, qui vivait solitaire, en bête de proie, aurait pu s'en passer. Si nos
actions, pensées, sentiments et mouvements parviennent, du moins en
partie, à la surface de notre conscience, c'est le résultat d'une terrible
nécessité qui a longtemps dominé l'homme, le plus menacé des animaux :
il avait besoin de secours et de protection, besoin de son semblable, il
était obligé de savoir dire ce besoin, de savoir se rendre intelligible ; et
pour tout cela, en premier lieu, il fallait qu'il eût une conscience, qu'il sût
lui-même ce qui lui manquait, qu'il sût ce qu'il sentait, qu'il sût ce qu'il
pensait. Car, comme toute créature vivante, l'homme pense
constamment, mais il l'ignore. La pensée qui devient consciente ne
représente que la plus infime, la plus superficielle, la plus mauvaise, de
tout ce qu'il pense : car il n'y a que cette pensée qui s'exprime en paroles,
c'est à dire en signes d'échanges, ce qui révèle l'origine même de la
conscience.

Vous aimerez peut-être aussi