Chapitre 3 : L'Opposition et l'Offrande
Les vastes plaines du monde où Maïva et ses gardiens avaient atterri s’étendaient devant
eux. Cette planète, bien que
moins avancée technologiquement que leur monde d’origine, brillait d’une prospérité
évidente. Il n’y avait qu’un seul
peuple, uni sous plusieurs dirigeants, chacun gouvernant une région distincte.
Lorsque Maïva fut officiellement présentée au peuple, tous les dirigeants se prosternèrent
immédiatement devant elle,
conscients de l’importance d’une entité capable de remodeler des planètes. Tous, sauf un.
Le dirigeant d’une nation qui prônait la guerre et la domination se releva lentement, un
rictus sur les lèvres.
— Je refuse cette mascarade, déclara-t-il d’un ton acerbe. Vous ne venez pas ici pour nous
aider. C’est une **prise de
pouvoir**. Ni plus, ni moins.
Un silence pesant tomba sur l’assemblée. Tous les autres dirigeants tournèrent leurs
regards vers l’homme qui osait
contester la présence de Maïva.
— Vous êtes des **parasites** ! continua-t-il avec colère. Des entités infectes qui détruisent
tout et s’installent
comme des dieux parmi nous. Nous ne sommes pas dupes !
Les gardiens de Maïva se figèrent.
Ilya, la soigneuse, se plaça immédiatement devant Maïva, ses yeux remplis d’une colère
contenue. Zeen, la chroniqueuse,
la rejoignit, le regard noir. **Solen**, le chef de l’escouade, prit place à côté de Maïva, tandis
que **Derk**, son
protecteur, s’avança, se plaçant en première ligne, son imposante stature envoyant un
message clair : **personne
ne toucherait à Maïva.**
Le reste des dirigeants se leva d’un bond et se tournèrent vers le provocateur.
— **Asseyez-vous immédiatement !** menaça l’un d’eux. Vous parlez trop vite. Vous n’avez
aucune idée de ce dont ils
sont capables.
— **Refusez leur règne, et votre nation sera réduite en cendres**, ajouta un autre.
Le dirigeant belliqueux jeta un regard noir autour de lui, comprenant qu’il était **seul**
dans sa rébellion. Il grinça
des dents, mais finit par **s’incliner** à contre-cœur.
Pour tenter d’apaiser la situation, les dirigeants firent alors une proposition.
— Nous souhaitons vous offrir **le château du plus grand des pays**. C’est un honneur
immense. Acceptez-le comme symbole
de notre allégeance.
Mais à ces mots, les gardiens de Maïva échangèrent des regards, puis éclatèrent de rire.
**Un rire offusqué et moqueur.**
— Un château ? s’esclaffa Ilya.
— Avec **aucune** de nos technologies avancées ? ironisa Zeen.
— Indigne de Maïva, conclut Derk en secouant la tête. Absolument indigne.
Les dirigeants du peuple terrestre se figèrent, réalisant qu’ils avaient peut-être **sous-
estimé** la grandeur de
Maïva et de ses protecteurs...