Convention Collective Unique de La Métallurgie (M110) : Sommaire
Convention Collective Unique de La Métallurgie (M110) : Sommaire
Sommaire
Introduction 2
Avertissement 2
Champ d'application 2
Champ d'application professionnel 2
Champ d'application territorial 3
Contrat de travail, essai et préavis 3
Contrat de travail 3
Période d'essai 7
Préavis 8
Ancienneté 9
Classification des emplois 10
Salaires 14
ETAM, Ingénieurs et Cadres 18
Rémunération des contrats de professionnalisation 19
Rémunération des apprentis 19
Rémunération des mineurs/jeunes 20
Particularités salaires 20
Durée du travail 21
Aménagements du temps de travail 29
Travail à temps partiel 29
Heures supplémentaires 31
Heures complémentaires 32
Forfait annuel en jours 32
Travail de nuit, du dimanche, des jours fériés 33
Repos 34
Activité partielle 35
Congés 36
Dispositions générales congés payés 36
Congés exceptionnels pour événements familiaux 37
Congés supplémentaires d'ancienneté 38
Primes et indemnités 40
Primes 40
Indemnités 41
Absences 43
Maladie, accident du travail 43
Maternité, paternité et adoption 44
Licenciement et départ à la retraite 45
Licenciement 45
Départ à la retraite 48
Retraite complémentaire et régimes de prévoyance et de frais de santé 49
Retraite complémentaire 49
Régime de prévoyance 50
Régime de frais de santé 54
Formation professionnelle 57
Autres cotisations 58
Annexe : Dispositions territoriales maintenues 59
Introduction
CCN du 07/02/22 étendue par arrêté du 14/12/22 publié au JORF du 22/12/22, applicable à compter du
01/01/24 sauf certaines clauses prévoyant une date d’entrée en vigueur spécifique pour certaines dispositions.
IDCC : 3248
Brochure JO : (en attente)
Signataires OP : UIMM
Signataires de salariés : CFDT/FO/CFE CGC
Textes (www.légifrance.gouv.fr) :
- Convention collective nationale du 7 février 2022 étendue par arrêté du 14/12/22 - JO 22/12/22 ;
- Avenant du 30/09/22 relatif à la modification de la convention collective étendu par arrêté du 14/12/22 -
JO 22/12/22 ;
- Prévoyance & Frais de santé : Avenant du 01/07/22 étendu par arrêté du 14/12/22 - JO 22/12/22.
Avertissement
Depuis 2016, les partenaires sociaux de la branche de la Métallurgie ont engagé une négociation au niveau
national afin de moderniser et simplifier le dispositif conventionnel de branche. C'est dans ce contexte que la
nouvelle convention collective unique de la Métallurgie a été signée le 7 février 2022 pour se substituer à
l'ensemble des accords nationaux et territoriaux préexistants.
La convention collective unique instaure de nouvelles règles notamment en matière de protection sociale
complémentaire, classification, rémunération ainsi que d’autres thématiques qui ont un impact en paye. Celles-
ci s'appliquent aux salariés cadres et non-cadres à compter du 1er janvier 2024, sauf pour certaines stipulations
prévoyant une date d'entrée en vigueur spécifique, telles que les dispositions relatives aux régimes de
prévoyance et frais de santé qui sont applicables à compter 1er janvier 2023 compte tenu de la publication de
l'arrêté d'extension du 14 décembre 2022, au JO n°0296 du 22 décembre 2022.
Les accords nationaux et les accords de branche de la métallurgie continuent de produire leurs effets jusqu’au
31 décembre 2023.
Champ d'application
Champ d'application professionnel
La nouvelle convention collective nationale de la Métallurgie s’applique aux entreprises exerçant une activité
visée par l’Accord national du 16 janvier 1979 relatif au champ d’application des accords nationaux de la
Métallurgie.
Sources :
Accord national du 16 janvier 1979 modifié par
Avenant du 22 septembre 2023 (étendu par arrêté du 08/12/23 - JO 15/12/23),
Avenant du 14 novembre 2024 (étendu par arrêté du 06/02/25 - JO 21/02/25).
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Champ d'application territorial
Salariés visés : Sont concernés l’ensemble des salariés (ouvriers, techniciens et agents de maîtrise et cadres) des
entreprises relevant du champ d’application professionnel de la présente convention collective nationale.
Les représentants du commerce bénéficiant du statut légal de VRP ainsi que les travailleurs à domicile ne
relèvent pas de la présente convention collective, toutefois, certaines dispositions pourront leur être appliquées
en cas de stipulation expresse.
1/ Mobilité géographique
Elle peut résulter d’une DUE lorsqu’il n’y a pas de modification du contrat de travail car il intervient dans le
même secteur géographique, de la mise en œuvre d’une clause de mobilité, de l’application d’un APC afin de
répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise ou en vue de préserver ou de développer
l’emploi ou d’un accord entre l’employeur et le salarié en cas de modification du contrat de travail.
Modification de lieu de travail entrainant un changement de résidence : L’employeur prend en charge les frais
de déménagement et les frais de transport et d’hébergement du salarié et des autres personnes occupant le
domicile lors du déménagement. Les modalités de prise en charge sont déterminées par les parties. À défaut
d’accord, l’employeur rembourse les frais de déménagement sur la base du devis le moins onéreux (sur 3 devis
maximum) et les frais de transport et d’hébergement selon les modalités applicables dans l’entreprise. Les frais
sont remboursés dans la limite des dépenses réellement engagées à condition que les dépenses soient justifiées.
Clause de mobilité : Elle peut être insérée dans le contrat de travail d’un salarié dès lors que son emploi relève
du groupe d’emploi D au minimum. Elle est mise en œuvre par l’employeur conformément à l’intérêt de
l’entreprise et dans le respect de l’obligation de loyauté (prise en compte de la vie personnelle et familiale du
salarié). Le salarié doit être informé de la mise en œuvre de la clause au moins 2 mois avant sa date d’application
effective (sauf accord entre les parties). Un entretien a lieu entre l’employeur et le salarié pour examiner les
modalités opérationnelles et géographiques. Sauf accord entre les parties, lorsque la clause a déjà été appliquée,
elle ne peut être mise en œuvre à nouveau dans les 30 mois suivant la mise en œuvre précédente. Ces
dispositions ne s’appliquent pas aux salariés dont la mobilité géographique est inhérente aux fonctions exercées.
2/ Clause de non-concurrence
Le contrat de travail (ou tout accord écrit) peut prévoir une clause de non concurrence interdisant au salarié
d’exercer une activité professionnelle concurrente à celle de son employeur postérieurement à la rupture de
son contrat. La clause est limitée dans le temps et dans l’espace et elle doit être indispensable à la protection
des intérêts légitimes de l’entreprise et justifiée par l’emploi du salarié et elle ne doit pas empêcher le salarié
d’exercer une activité professionnelle conforme à sa formation et à son expérience.
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Durée maximale d’application : La durée d’application de l’obligation de non concurrence ne peut excéder 1 an,
renouvelable 1 fois (durée maximale = 2 ans). En cas de rupture du contrat de travail pendant la période d’essai,
la durée de l’obligation ne peut excéder la durée de la période d’essai prévue par le contrat de travail.
Si la durée et les conditions de renouvellement ne sont pas prévues par la clause, le renouvellement fait l’objet
d’un accord entre les parties avant le terme de la durée initiale de l’obligation.
Contrepartie financière : L’employeur doit verser une contrepartie financière pendant la durée de l’obligation
de non-concurrence : Indemnité mensuelle ne pouvant être inférieure à un montant égal à la moitié de la
moyenne mensuelle de la rémunération brute des 12 derniers mois précédant le départ du salarié de l’entreprise
(montant porté à 60% en cas de renouvellement). En cas de violation de l’obligation par le salarié, la contrepartie
n’est plus due.
Renonciation à la clause de non-concurrence : L’employeur peut renoncer à l’exécution de la clause par écrit,
au plus tard 15 jours calendaires suivant la date à laquelle il manifeste sa volonté de rompre le contrat de travail,
la date de notification à l’employeur de la rupture, la date de rupture d’un commun accord ou la date de
signature de la convention de rupture. L’employeur est alors libéré du versement de la contrepartie financière.
Calcul du délai de carence : Égal au quart de la durée du contrat venu à expiration (incluant les renouvellements).
Il ne peut excéder 21 jours. La durée du contrat et le délai de carence sont appréciés en jours calendaires.
Cas dans lesquels le délai de carence n’est pas applicable : Remplacement dans les cas visés au 1°, 4° et 5° de
l’article L. 1242-1 C. trav., accroissement temporaire de l’activité, exécution de travaux urgents (mesures de
sécurité), emplois à caractère saisonnier lorsqu’il est d’usage de ne pas recourir au CDI en raison de la nature de
l’activité exercée et de la nature temporaire des emplois, lorsque le contrat est conclu en application de l’article
L. 1242-3 ou L. 1251-7 C. trav., lorsque le salarié est à l’initiative de la rupture anticipée du contrat et lorsque
le salarié refuse le renouvellement du contrat.
Source : Accord du 29 juin 2018 relatif au contrat de travail à durée déterminée et au contrat de travail temporaire.
Calcul du délai de carence : Égal au quart de la durée du contrat venu à expiration (incluant les renouvellements).
Il ne peut excéder 21 jours. La durée du contrat et le délai de carence sont appréciés en jours calendaires.
Cas dans lesquels le délai de carence n’est pas applicable : Remplacement dans les cas visés au 1°, 4° et 5° de
l’article L. 1251-6 C. trav., accroissement temporaire de l’activité, exécution de travaux urgents (mesures de
sécurité), emplois à caractère saisonnier lorsqu’il est d’usage de ne pas recourir au CDI en raison de la nature de
l’activité exercée et de la nature temporaire des emplois, lorsque le contrat est conclu en application de l’article
L. 1242-3 ou L. 1251-7 C. trav., lorsque le salarié est à l’initiative de la rupture anticipée du contrat et lorsque
le salarié refuse le renouvellement du contrat de mission.
Source : Accord du 29 juin 2018 relatif au contrat de travail à durée déterminée et au contrat de travail temporaire.
Entreprises visées : Celles dont l’activité à l’exportation les conduit à recruter car elles recherchent de nouveaux
débouchés dans un ou plusieurs pays dans lesquels elles n’ont pas de clients ou car elles souhaitent développer
leur chiffre d’affaires à l’exportation dans un ou plusieurs pays dans lesquels elles ont déjà des clients.
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Salariés visés : Personnes majeures non déjà liées à l’entreprise ou à ses filiales par un CDI et qui se sont
engagées pour tenir un emploi classé au moins au niveau IV (255). Cette opportunité d’embauche doit profiter
en priorité aux plus de 50 ans et aux jeunes.
Conclusion du contrat de travail : CDI établi par écrit qui peut contenir une période d’essai (maximum 2 mois). Il
définit la mission effectuée majoritairement hors du territoire national et précise la localisation. Il fixe également
les modalités d’exécution dont le mode de déplacement, le mode d’hébergement, le mode de remboursement
des frais, les modalités de congés payés et les moyens mis à disposition du salarié.
Conditions de déplacement :
- Formalités avant le départ : Accomplies pendant le temps de travail avec l’assistance de l’employeur
(vérification aptitude médicale, vaccinations) : Les frais occasionnés sont à la charge de l’employeur.
- Garanties sociales : Le salarié continue de bénéficier des garanties relatives à la retraite et à la
couverture des risques invalidité, décès, AT, maladie, maternité et perte d’emploi (sans augmentation de
cotisation).
- Repos hebdomadaire et jours fériés : Nombre de jours de repos au moins égal au nombre de jours
fériés et de repos hebdomadaires légaux dont il aurait bénéficié s’il travaillait toujours en France.
- Frais professionnels : Remboursés sur présentation des justificatifs ou sous forme d’indemnité
forfaitaire.
- Maladie ou accident : Le conjoint ou le plus proche parent a droit au remboursement des frais de
voyage engagés sur attestation médicale. L’intéressé a également droit au remboursement des frais de
retour à son lieu de résidence habituelle en cas de maladie ou accident du conjoint ou d’un enfant à
charge sur attestation médicale. Les frais et indemnités forfaitaires de séjour continuent d’être payés.
En cas d’hospitalisation, les dépenses, autres que les frais médicaux et d’hospitalisation, consécutives à
la prolongation du séjour, sont remboursées sur justification.
- Licenciement : Frais de voyage du salarié au lieu de résidence habituelle assurés par l’employeur (le
retour doit avoir lieu dans les semaines qui suivent la rupture du contrat de travail).
- Décès : Frais de retour du corps au lieu de résidence habituelle et frais du voyage aller-retour du
conjoint ou de la personne nominativement désignée par le salarié avant le départ assurés par
l’employeur. En cas de décès du conjoint ou d’un enfant à charge accompagnant le salarié sur le lieu de
mission avec l’accord et aux frais de l’employeur, les frais de retour du corps au lieu de résidence
habituelle sont au frais de l’employeur. En cas de décès du conjoint, d’un ascendant ou d’un descendant,
le salarié bénéficie du congé prévu par la CCN et de la prise en charge des frais de voyage par
l’employeur.
Les dispositions ci-dessous sont issues de l’accord du 11 juin 2022 entré en vigueur le 14 avril 2022 et sont
applicables pour une durée expérimentale de 3 ans.
Définition : Actions menées afin d’atteindre un résultat préalablement défini. La durée est limitée mais pas
déterminable et le chantier ou l’opération prend fin à l’obtention du résultat.
Effectif maximal :
- Entreprises entre 50 et moins de 1000 salariés : Le nombre total de ce type de contrat en cours
d’exécution ne doit pas excéder 10% de l’effectif de l’entreprise.
- Entreprises d’au moins 1000 salariés : Le nombre total de ce type de contrat en cours d’exécution ne
doit pas excéder 5% de l’effectif de l’entreprise.
Effectif de l’entreprise = Nombre total de salariés au 31 décembre de l’année précédente (si la création de
l’entreprise est intervenue en cours d’année, le nombre de salariés est apprécié à la date de sa création).
Conclusion du contrat de travail : Contrat conclu pour une durée indéterminée par écrit. Il doit comporter une
mention indiquant qu’il s’agit d’un contrat de chantier ou d’opération, la description du chantier ou de
l’opération, le résultat à atteindre, la durée minimale du contrat (minimum 6 mois), la durée de la période d’essai,
les modalités de rupture du contrat de travail.
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Si le salarié souhaite occuper un emploi en CDI de droit commun, il en fait la demande à l’employeur qui l’informe
des emplois disponibles et compatibles avec sa qualification. Si le salarié postule, sa candidature doit être
étudiée en priorité.
Lorsque le salarié est déclaré inapte à son poste par le médecin du travail, l’employeur doit chercher à le
reclasser sur un emploi approprié à ses capacités et aussi comparable que possible à son ancien poste.
En cas de modification du contrat de travail, l’accord écrit du salarié est requis. En cas de diminution de la
rémunération, le salarié bénéficie d’un maintien temporaire de sa rémunération pendant 3 mois s’il justifie d’au
moins 1 an d’ancienneté à la date de l’accord entre les parties, 4 mois s’il justifie d’au moins 3 ans d’ancienneté
et 6 mois s’il justifie d’au moins 5 ans d’ancienneté (non applicable en cas de réduction du temps de travail).
Source : Article 71
Modification du contrat de travail pour motif économique : La modification du contrat de travail n’entrainant ni
classement ni rémunération inférieurs doit être privilégiée au licenciement économique. En cas de proposition
de modification, le salarié a 1 mois à compter de la réception de la proposition par LRAR pour faire connaitre
son refus (15 jours si l’entreprise est en RJ ou LJ). À défaut de réponse, il est réputé avoir accepté.
Reclassement :
- Interne : L’employeur adresse une offre personnalisée à chaque salarié ou diffuse une liste des postes
disponibles sur le territoire national dans l’entreprise et dans les autres entreprises du groupe dont elle
fait partie à l’ensemble des salariés (délai de réflexion commun à toutes les offres, la liste comportant
les critères de départage en cas de candidatures multiples et le délai pour présenter la candidature).
- Externe : Les chambres syndicales territoriales de la métallurgie et l’UIMM (bourse de l’emploi
numérique) peuvent apporter leur contribution à la recherche de reclassement externe des salariés.
Accès à la formation : L’employeur assure l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veille au maintien
de leur capacité à occuper un emploi. L’entreprise examine les conditions permettant de développer les
compétences du salarié qui le demande (exemple : abondement du CPF).
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Période d'essai
La période d’essai doit figurer dans la lettre d’engagement ou dans le contrat de travail.
Durée :
La période d’essai peut être renouvelée une fois avec l’accord exprès des parties si cela est prévu par la lettre
d’engagement ou le contrat de travail.
Les périodes de travail effectuées au titre d’un CDD ou d’un CTT dans le même emploi au cours des 6 mois
précédant l’embauche sont déduites de la période d’essai. Aucune période d’essai ne peut être imposée lorsque
le contrat d’apprentissage est suivi immédiatement de la signature d’un CDI, CDD ou CTT dans la même
entreprise (sauf si le contenu de l’emploi ne correspond pas aux activités professionnelles qui avaient été
confiées au titulaire du contrat d’apprentissage : période d’essai non renouvelable).
Rupture :
Délai de prévenance :
- Rupture à l’initiative de l’employeur : La durée ne peut être inférieure à 48h pendant le premier mois de
présence, 2 semaines après 1 mois de présence et 1 mois après 3 mois de présence (CDI). Ces délais
sont applicables au CDD si la durée de la période d’essai prévue est d’au moins une semaine.
- Rupture à l’initiative du salarié : 24h si la durée de présence du salarié est inférieure à 8 jours et 48h si
elle au moins égale à 8 jours (CDI). Ces délais sont applicables au CDD si la durée de la période d’essai
prévue est d’au moins une semaine.
Le délai de prévenance ne peut avoir pour effet de prolonger la période d’essai. Le contrat prend fin à l’issue du
délai de prévenance ou au plus tard à la fin de la période d’essai.
Non-respect du délai de prévenance : Indemnité compensatrice égale au montant des salaires et avantages
qu’il aurait perçus s’il avait accompli son travail jusqu’à l’expiration du délai de prévenance.
Possibilité pour l’employeur de dispenser le salarié de tout ou partie de l’exécution du délai de prévenance
(indemnité compensatrice précitée).
Possibilité pour le salarié de ne pas exécuter le délai de prévenance en cas de rupture à l’initiative de l’employeur
s’il est dans l’obligation d’occuper un nouvel emploi avant l’expiration du délai (pas d’indemnité).
Autorisation d’absence pour recherche d’emploi si le délai de prévenance est d’au moins 2 semaines :
- Décompte du temps de travail en heures : Autorisation d’absence de 2h30 par jour travaillé.
- Décompte du temps de travail en jours : Adaptation de la charge de travail afin de tenir compte des
contraintes liées à la recherche d’emploi et autorisation d’absence d’une journée par quinzaine
travaillée.
Les modalités sont déterminées entre l’employeur et le salarié. Ces absences n’entrainent pas de réduction de
rémunération et ne sont plus autorisées lorsque le salarié a retrouvé un emploi.
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Cas des salariés sous contrat de chantier ou d’opération :
Durée maximale de la période d’essai à compter de la présente CCN : 1 mois pour les salariés relavant des
emplois classés de A à C, 1 mois et 2 semaines pour les salariés relavant des emplois classés de D à E et 2 mois
pour les salariés relavant des emplois classés de F à I.
Période d’essai non renouvelable.
Préavis
1/ Préavis de démission
Non-respect par le salarié du préavis : Il doit à l’employeur une indemnité compensatrice de préavis.
Inexécution du préavis à l’initiative de l’employeur : Le salarié bénéficie d’une indemnité compensatrice égale
au montant des salaires et avantages qu’il aurait perçus s’il avait accompli son travail jusqu’à l’expiration du
préavis.
Inexécution décidée d’un commun accord entre les parties : Pas d’indemnité compensatrice de préavis.
2/ Préavis de licenciement
Non-respect par le salarié du préavis : Il doit à l’employeur une indemnité compensatrice de préavis.
Inexécution du préavis à l’initiative de l’employeur : Le salarié bénéficie d’une indemnité compensatrice égale
au montant des salaires et avantages qu’il aurait perçus s’il avait accompli son travail jusqu’à l’expiration du
préavis.
Si le salarié doit occuper un nouvel emploi, il n’est pas tenu d’exécuter la fin du préavis s’il a déjà exécuté au
moins la moitié de la durée du préavis prévu.
Inexécution décidée d’un commun accord entre les parties : Pas d’indemnité compensatrice de préavis.
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Heures pour recherche d’emploi :
- Décompte du temps de travail en heures : Autorisation d’absence de 2h30 par jour travaillé dans la limite
de 50h par mois de préavis (réduit à due proportion de la durée de travail pour le salarié à temps partiel).
- Décompte du temps de travail en jours : Adaptation de la charge de travail afin de tenir compte des
contraintes liées à la recherche d’emploi et autorisation d’absence d’une journée par quinzaine
travaillée.
Les modalités sont déterminées entre l’employeur et le salarié. Ces absences n’entrainent pas de réduction de
rémunération et ne sont plus autorisées lorsque le salarié a retrouvé un emploi.
Réduction de la durée du préavis si le salarié justifie de la conclusion d’un nouveau contrat de travail (pas
d’indemnité compensatrice de préavis, le contrat prend fin au plus tard la veille du premier jour d’exécution du
nouveau contrat) sauf si le salarié bénéficie d’un congé de reclassement ou d’un contrat de sécurisation
professionnelle.
Isère et Hautes-Alpes : Pour les salariés relevant des groupes d’emplois A à E, l’engagement peut être précédé
d’une épreuve d’essai qui ne peut excéder 24h de travail au total. Ce temps est payé au moins sur la base du
SMH de l’emploi postulé.
Source : Accord du 29 juin 2022 relatif au maintien des dispositions territoriales
Ancienneté
Source : Article 3
9
Classification des emplois
➔ La classification des emplois est renseignée dans le logiciel : Pour la consulter rendez-vous dans le
menu Info CCN > Sélectionnez la CCN M110 puis consultez l'onglet Classification des métiers et
minima conventionnels > Voir toute la classification :
L’évaluation de l’emploi est réalisé grâce à 6 critères classants (complexité de l’activité, connaissances,
autonomie, contribution, encadrement/coopération et communication). 10 degrés d’exigence sont définis pour
chacun de ces critères.
Mise en œuvre de la classification dans les entreprises : L’employeur établit une fiche descriptive des emplois
(avec la description des activités significatives de l’emploi, la nature et le périmètre des responsabilités exercées
et la description des relations de travail). Il détermine ensuite le classement et notifie par écrit son classement
à chaque salarié lors de la première application de la convention ou dans le délai d’un mois suivant la période
d’essai ou, à défaut, suivant l’embauche. Ces derniers peuvent formuler une demande d’explications concernant
le classement retenu dans le délai d’un mois. L’employeur indique alors, dans le délai d’un mois, le degré retenu
pour chaque critère.
Le même processus est applicable en cas de changement de classification.
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le CSE est informé et consulté sur les modalités de mise en œuvre
de la classification. Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, le CSE présente des réclamations individuelles
ou collectives relatives à la mise en œuvre de la classification. En l’absence de CSE, l’employeur porte à la
connaissance des salariés le support d’information rédigé paritairement.
Lors de la première application de la CCN, l’attribution du classement ne peut avoir pour effet de réduire la
rémunération totale du salarié.
En cas de perte de la classification de cadre lors du passage à la nouvelle CCN, les salariés concernés continuent
de bénéficier de certaines dispositions conventionnelles applicables aux cadres aussi longtemps qu’ils tiennent
ledit emploi au sein de l’entreprise qui les emploie à cette date.
Lors de la première application de la CCN, l’attribution du classement ne peut avoir pour effet de réduire la
rémunération totale du salarié.
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1/ Référentiel d’analyse des emplois
Source : Article 60
12
2/ Cotation des emplois
Le degré d’exigence retenu pour chaque critère donne lieu à une attribution de points et ainsi à une valeur
comprise entre 1 et 10. L’addition des points permet de déterminer la cotation d’un emploi. Il y 55 cotations
différentes (comprises entre 6 et 60) regroupées en 18 classes d’emplois (chaque groupe est désigné par une
lettre allant de A à I).
Les emplois classés dans les groupes d’emploi F,G,H et I relèvent de la catégorie professionnelle des cadres.
Un dispositif spécifique de classement des salariés titulaires d’un contrat en alternance a été établi.
Les bénéficiaires d’un contrats en alternance sont classés par l’employeur dans l’une des 4 familles existantes.
Bien que le niveau de connaissance soit à l’origine des compétences requises pour un emploi, la détention d’un
niveau de diplôme ou de certification professionnelle ne donne pas de droit à un classement minimal.
En application de la nouvelle classification, la M110 ne prévoit que des assiettes annuelles garanties, si vous
souhaitez maintenir la rémunération brute de 2023, il convient de la saisir à la main dans la fiche Salarié (partie
"Rémunération").
14
1/ SMH
Au 01/01/2024 : Les SMH applicables correspondent aux valeurs du barème unique national
diminuées du pourcentage de la hausse de la masse salariale annuelle qui résulteraient de l’application
du barème unique de 2024. Pour les salariés en poste au 31/12/2023, les SMH qui leur sont applicables
en 2024 ne doivent pas être inférieurs à ceux de 2023. Pour ceux embauchés après, les SMH sont
identiques à ceux des salariés occupant un poste relevant de la même classe d’emplois.
15
• Barème unique étendu applicable à compter du 01/01/2024 :
Les valeurs du barème sont adaptées en fonction de la durée de travail effectif du salarié.
Barème applicable aux salariés débutants occupant un poste appartenant au groupe d’emplois F durant les 6
premières années pour une durée hebdomadaire de travail de 35 heures (soit 151,66 heures) :
Moins de 2 ans À partir de 2 ans jusqu’à moins À partir de 4 ans jusqu’au terme
Classe
d’ancienneté (dans de 4 ans d’ancienneté (dans des 6 ans d’ancienneté (dans
d’emplois
l’entreprise) l’entreprise) l’entreprise)
11 28 200 29 610 31 979
12 29 700 31 185 33 680
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2/ Garantie conventionnelle individuelle de rémunération
Cette garantie permet, pour les salariés en poste, le maintien du niveau global de leur rémunération en cas de
baisse de celle-ci en application des dispositions conventionnelles.
Comparaison entre le montant perçu par le salarié lors de chaque période de 12 mois
suivant l’entrée en vigueur de la CCN et le montant de la garantie pour déterminer si
l’employeur doit verser un complément de rémunération.
Seules les rémunérations incluses dans l’assiette de la garantie, applicables à compter de
l’entrée en vigueur de la CCN, doivent être prises en compte dans l’assiette de
comparaison (issues du contrat de travail, des nouvelles dispositions conventionnelles de
branche, des accords d’entreprises et des usages ou engagements unilatéraux).
Assiette de Absence du salarié au cours de l’année civile de comparaison : Reconstitution de la
comparaison rémunération sur la base de celle qu’il aurait perçue s’il avait continué à travailler selon la
durée de travail prévue par le contrat de travail.
Arrivée du salarié au cours de l’année 2023 : Prise en compte du salaire perçu par le
salarié au cours de l’année civile de comparaison proportionnellement au nombre de mois
travaillés et des éventuelles périodes de suspension.
En cas de dénonciation de la CCN et de la conclusion d’un accord de substitution : Les
éléments de rémunération prévus par l’accord intègreront l’assiette de comparaison de la
garantie.
Versement d’une indemnité différentielle à l’issue de chaque période de 12 mois suivant
l’entrée de la CCN (versée dans les meilleurs délais et au plus tard avant fin janvier). Un
Modalités de
versement mensuel de l’indemnité est possible. Un accord collectif d’entreprise peut
versement
prévoir le versement, chaque année, d’un montant forfaitaire au salarié : L’indemnité
forfaitaire se substitue alors à l’indemnité différentielle.
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A compter du 31/12/24 et à la fin de chaque année civile : Comparaison entre le montant
de la rémunération annuelle perçue par le salarié et le montant de la garantie. Le montant
de l’indemnité différentielle peut évoluer chaque année à hauteur de la différence entre
Evolution dans le
le niveau de garantie et celui de la rémunération annuelle du salarié.
temps
La garantie disparait pour l’avenir si le montant de l’indemnité différentielle est nul, si
l’accord d’entreprise le prévoit ou si l’accord individuel entre l’employeur et le salarié le
prévoit.
En cours de rédaction.
Un barème des rémunérations annuelles garanties a été créé et correspond aux quatre familles de classement
définies par l’article 62.4 de la convention.
La rémunération annuelle garantie est établie sur la base de la durée légale du travail (35h par semaine ou
151,66h par mois).
Elle est proratisée en cas d’entrée ou de départ du salarié en cours d’année ou en cas de suspension du contrat
de travail non assimilée à un temps de travail effectif. En cas de modification du pourcentage applicable au SMH
en cours d’année, le calcul est effectué au prorata des périodes correspondant à chacun des pourcentages
applicables.
Il est tenu compte de l’ensemble des éléments bruts de rémunération, y compris les avantages en nature, à
l’exception de la prime d’ancienneté, les majorations pour travaux pénibles, dangereux, insalubres, les
contreparties salariales liées à des organisations ou conditions particulières de travail mais non versées en
contrepartie ou à l’occasion du travail, les primes et gratifications ayant un caractère exceptionnel et bénévole
et la rémunération supplémentaire au titre d’une invention de mission. Ainsi, sont exclues les sommes issues
des dispositifs d’épargne salariale et n’ayant pas le caractère de salaire et les sommes constituant un
remboursement de frais et ne supportant donc pas de cotisations.
18
Prime d’ancienneté : Taux permettant la détermination de la base spécifique de calcul de la prime
d’ancienneté applicable aux salariés en alternance :
Famille 1 2 3 4
Taux Classe d’emploi 1 Classe d’emploi 2 Classe d’emploi 3 Classe d’emploi 4
Prime de fidélité pour CDD ou CDI conclu à l’issue du contrat de professionnalisation : Lorsque le salarié entre
au service de l’entreprise à l’issue du contrat de professionnalisation, il bénéficie d’une prime de fidélité après
le douzième mois d’exécution du nouveau contrat d’un montant égal à 5% de la valeur annuelle de la
rémunération annuelle garantie qui lui est applicable au terme du contrat de professionnalisation.
Complément de rémunération : Attribué au salarié titulaire d’un contrat en alternance au 31/12/23 si, au terme
du contrat en alternance ou au plus tard au 31/12/24, sa rémunération annuelle garantie pour 2024 est
inférieure à celle de 2023 pour la même durée de travail.
Base : SMIC.
Source : Articles 152 et suivants
Base : SMIC
19
Changement de tranche d’âge en cours de contrat : Pourcentage applicable réévalué au premier jour du mois
suivant la date d’anniversaire du bénéficiaire du contrat d’apprentissage.
Particularités salaires
Les inventions des salariés faites dans le cadre d’un contrat de travail avec une mission inventive ou dans le
cadre d’études et de recherches qui lui sont explicitement confiées appartiennent à l’employeur. L’employeur
informe le salarié lorsque son invention fait l’objet du dépôt d’une demande de titre de propriété industrielle et
lors de la délivrance de ce titre.
Le salarié auteur de l’invention perçoit une rémunération supplémentaire de 300 euros (elle peut prendre la forme
d’une prime versée en une ou plusieurs fois). L’employeur peut également verser un complément de rémunération
supplémentaire lorsque l’invention présente un intérêt exceptionnel pour l’entreprise.
La rémunération de ces salariés est librement fixée de gré à gré entre les parties mais ne peut être inférieure au
minimum conventionnel applicable à l’intéressé (compte tenu de la durée du travail du salarié ou du forfait convenu
avec l’employeur) majoré de 10%.
20
Durée du travail
1/ Dispositions transitoires
Les conventions individuelles de forfait en heures ou en jours conclues sur le fondement de l’accord national
sur l’organisation du travail dans la métallurgie du 28/07/1998 modifié se poursuivent sans qu’il y ait lieu de
recueillir l’accord du salarié.
L’article 103.1 de la présente convention n’est pas opposable à ces conventions.
La durée légale de travail effectif des salariés à temps complet est fixée à 35 heures conformément à l’article
L.3121-27 du code du travail.
Source : Article 95
21
4/ Repos quotidien et repos hebdomadaire
A- Repos quotidien
Source : Article 98
B- Repos hebdomadaire
Il est interdit de faire travailler un même salarié plus de six jours par semaine puisqu’il doit bénéficier d’un repos
hebdomadaire de 24 heures consécutives auxquelles s’ajoutent les heures consécutives de repos quotidien
prévu à l’article 98 de la présente convention.
La période durant laquelle le repos hebdomadaire de 24 heures consécutives doit être accordé, débute le lundi
à 0 heure et se termine le dimanche à 24 heures.
Les heures perdues peuvent être récupérées du fait d’une interruption collective du travail résultant d’une des
causes suivantes :
- Causes accidentelles, intempéries, force majeure ;
22
- Inventaire ;
- Chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour hebdomadaire ou
d’un jour précédant les congés annuels.
L’employeur informe l’inspecteur du travail dans les conditions prévues à l’articles R.3121-33 du code du travail.
Les heures collectivement perdues peuvent faire l’objet d’une récupération collective ou par roulement, et la
répartition de ces heures est fixée par l’employeur dans le respect des dispositions légales et conventionnelles
relatives aux durées maximales de travail et aux repos.
La rémunération versée au titre de ces heures de travail est égale à celle qui aurait été due au salarié si elles
n’avaient pas été déplacées.
Le temps nécessaire aux opérations d’habillage et de déshabillage visé à l’article L.3121-3 du code du travail ne
constitue pas du temps de travail effectif.
7/ Astreintes
a) Salariés concernés :
L’ensemble des salariés dont le temps de travail est décompté en heures ou en jours.
b) Organisation des astreintes :
Après avis du CSE, l’entreprise détermine les périodes durant lesquelles les astreintes peuvent être
programmées. Les astreintes peuvent coïncider avec des périodes de repos quotidien et hebdomadaire,
des jours fériés chômés et des jours non travaillés selon la répartition du temps de travail applicable au
salarié concerné, à l’exclusion des périodes de congés payés.
c) Programmation individuelle des astreintes :
L’employeur informe par tout moyen les salariés concernés, dans un délai de 15 jours civils, pouvant
être réduit jusqu’à 1 jour franc en cas de circonstances exceptionnelles.
d) Compensation financière ou en repos déterminée par l’employeur :
À défaut d’accord d’entreprise, l’indemnité ne peut être inférieure :
o Au taux horaire du SMH applicable au salarié, pour chaque période d’astreinte située sur un
repos quotidien ;
o À 2 fois le taux horaire du SMH applicable au salarié, pour chaque période située sur un jour
de repos.
Cette indemnité peut être versée en une seule fois dans le cadre de chaque période de 12 mois civils.
Cette indemnité peut être convertie à l’initiative de l’employeur ou à la demande du salarié après accord de
l’employeur, en un repos équivalent.
23
8/ Travail en continu
Mise en œuvre : Le travail en continu peut être mis en place par les industries ou entreprises industrielles pour
des raisons économiques.
Une négociation sur les modalités de mise en œuvre doit être engagée dans les entreprises pourvues d’au moins
un délégué syndical lors de sa première mise en place. À défaut d’accord, l’entreprise peut le mettre en œuvre
dans les conditions prévues à l’article 106 de la CCN.
Durée du travail : L’horaire hebdomadaire effectif ne peut excéder 33 heures et 36 minutes en moyenne sur
l’année.
9/ Équipes de suppléance
Mise en œuvre : Une négociation sur les modalités de mise en œuvre doit être engagée dans les entreprises
pourvues d’au moins un délégué syndical lors de sa première mise en place. À défaut d’accord, l’entreprise peut
le mettre en œuvre dans les conditions prévues à l’article 107 de la CCN.
Les salariés volontaires de l’entreprise occupent ces postes ou, à défaut, des salariés embauchés à cet effet.
Durée du travail : La durée quotidienne de travail peut atteindre 12 heures à condition que la période de recours
à ces équipes n’excède pas 48 heures consécutives.
Rémunération : Rémunération majorée de 50% par rapport à la rémunération qui serait due pour une durée
équivalente suivant l’horaire normal. La majoration n’est pas due si les salariés des équipes de suppléance
remplacent les salariés de semaine les jours collectivement non travaillés durant la semaine ou en cas de
formation pendant les horaires des salariés de semaine. La majoration est non cumulable avec les majorations
ou primes conventionnelles permettant de compenser les sujétions liées à l’organisation du travail ou aux
horaires de travail.
10/ Organisation du temps de travail sur une période supérieure à la semaine et au plus
égale à l’année
Personnel concerné : L’ensemble des salariés sont concernés y compris : temps partiel, CDD, contrat de travail
temporaire (le recours aux salariés sous contrat de travail temporaire doit être limité dans les services concernés par
ce décompte).
Mise en œuvre : Une négociation sur les modalités de mise en œuvre du décompte doit être engagée dans les
entreprises pourvues d’au moins un délégué syndical lors de sa première mise en place.
Il doit y avoir une consultation préalable du CSE. À défaut de CSE, les salariés concernés doivent en être
informés par tout moyen.
Période de décompte : Fixée par l’entreprise ou l’établissement et doit être supérieure à la semaine et au plus
égale à 12 mois consécutifs.
24
Modification : En cas de modification du volume horaire, les salariés concernés doivent en être informés dans
un délai de 9 jours (sauf contrainte d’ordre technique, économique ou social). Si ce délai de prévenance est réduit,
l’employeur doit verser une indemnité égale à 50% du taux horaire de base pour chaque mois où le délai a été
réduit. L’employeur peut convertir cette indemnité en repos équivalent (qui peut être attribué en une seule fois
dans le cadre de chaque période de 12 mois).
Repos : Modalités de prise des jours de repos déterminées par l’entreprise ou par les établissements. Le salarié
doit pouvoir choisir au moins 25% de ses jours de repos qui sont programmés autant que possible en début
d’année. En cas de modification des dates, le salarié doit en être informé au moins 5 jours à l’avance (sauf
contraintes exceptionnelles).
Rémunération : Rémunération mensuelle des salariés lissée. En l’absence d’une mesure d’activité partielle, si les
périodes de haute activité n’ont pas compensé les périodes de basse activité, la rémunération du salarié ne peut
être réduite.
Absence individuelle : Les heures non travaillées sont comptabilisées pour l’appréciation du volume horaire mais
sont déduites de la rémunération mensuelle lissée versée le mois de son absence.
Entrée / sortie en cours de période : La rémunération est régularisée sur le temps réel de travail au cours de la
période retenue (sauf en cas de licenciement pour motif économique).
Activité partielle : Après consultation du CSE ou à défaut après information des salariés concernés, l’employeur
peut interrompre le décompte pluri-hebdomadaire s’il constate que les baisses d’activité ne peuvent être
compensées par des hausses d’activité avant la fin de la période de décompte. La rémunération du salarié est
régularisée sur la base de son temps réel de travail et du nombre d’heures indemnisées au titre de l’activité
partielle. Des échelonnements ont lieu en cas de trop perçu.
Le volume horaire de travail est réparti sur l’année selon la charge de travail. La durée
Répartition de le durée
journalière et hebdomadaire peut varier, dans le respect de l’horaire hebdomadaire
du travail, respect des
moyen convenu dans la convention de forfait et des durées maximales de travail.
durées maximales et
L’employeur doit établir un document de contrôle des horaires faisant apparaitre la
des temps de repos
durée de travail accomplie chaque semaine.
25
Rémunération lissée et forfaitaire incluant le paiement d’HS.
Rémunération au moins égale au SMH de branche (augmenté des majorations pour HS)
majorée de :
- 15% pour un horaire hebdomadaire moyen de 35h majoré de 10% au plus.
- 30% pour un horaire hebdomadaire moyen de 35h majoré de 20% au plus.
Rémunération
Les heures accomplies au-delà de la durée contractuelle ouvrent droit à un
complément de rémunération égal, pour chaque heure, à la valeur d’une heure de
salaire réel forfaitaire.
Valeur d’une heure de salaire réel forfaitaire = salaire réel mensuel / volume horaire
moyen mensuel convenu.
Arrivées et départs en
cours de période de Rémunération régularisée sur la base du temps réel.
décompte
Dispositions transitoires :
Les conventions individuelles de forfait en jours valablement conclues se poursuivent sans qu’il y ait lieu de
recueillir l’accord des salariés concernés.
Salariés visés : Cadres ayant des responsabilités impliquant une grande indépendance dans leur emploi du
temps, habilités à prendre des décisions de manière autonome et percevant une rémunération se situant dans
les niveaux les plus élevés de l’entreprise ou de l’établissement.
Durée du travail : Aucune disposition relative ne leur est applicable (sauf celles relatives aux congés et au CET).
Rémunération : Elle est indépendante du nombre d’heures de travail effectuées et elle ne peut être inférieure
au salaire minimum hiérarchique correspondant à la classification de l’intéressé.
Travail de nuit : Travail accompli entre 21h et 6h (ou autre plage horaire de 9h consécutives comprise entre 21h et
7h et comprenant obligatoirement l’intervalle 24h – 5h sur autorisation de l’inspecteur du travail).
Travailleur de nuit : Travailleur accomplissant 3h de travail de nuit quotidiennes au moins deux fois chaque
semaine selon son horaire de travail habituel ou travailleur accomplissant au moins 320h de travail de nuit sur
une période de 12 mois consécutifs.
26
Mise en place afin de pourvoir des emplois pour lesquels :
- Il est techniquement impossible d’interrompre le fonctionnement des
équipements ;
Cas de recours au - Il est indispensable économiquement d’allonger le temps d’utilisation des
travail de nuit équipements ;
- Il est impossible d’interrompre l’activité des salariés ou de faire effectuer des
travaux à un autre moment pour des raisons tenant à la sécurité des personnes ou
des biens.
Durée maximale quotidienne : 8h (peut être portée à 12h en cas d’éloignement entre
le domicile et le lieu de travail ou entre les différents lieux de travail ; en cas d’activité
de garde, de surveillance et de permanence afin d’assurer la protection des personnes
et des biens ; en cas d’activité caractérisée par la nécessité d’assurer la continuité du
service ou de la production).
En cas de dépassement de la durée maximale de 8h : Temps de repos équivalent
Durée du travail
au temps de dépassement.
Durée moyenne hebdomadaire :
- 40h sur 12 semaines consécutives ;
- 42h en cas de contraintes d’utilisation des équipements ;
- 44h en cas d’activité de montage sur chantier, d’activité de maintenance ou
d’après-vente.
Condition
En cas d’allaitement, le droit de la salarié d’être affectée à un poste de jour est
d’affectation du
prolongé de 3 mois.
salarié à un poste de
L’affectation a un poste de nuit est soumise à l’accord exprès de l’intéressé.
nuit
Ces dispositions sont applicables uniquement si aucun accord d’entreprise prévoit des contreparties au titre du
temps de déplacement professionnel.
27
Décompte du temps de travail en heures :
Temps de déplacement des salariés itinérants : Déplacement quotidien en dehors du temps de travail :
Cette indemnité peut être convertie en repos équivalent à l’initiative de l’employeur ou à la demande du salarié
La contrepartie peut être attribuée en une seule fois sur une période de 12 mois civils.
Voyage de détente : Déplacement professionnel d’au moins 2 semaines à plus de 2h du domicile du salarié (prise
en compte du moyen de transport imposé par l’employeur, ou à défaut le plus rapide) :
Si la durée du déplacement est au moins égale à 6 mois : Voyages de détente fixés par l’entreprise.
L’employeur prend en charge les frais de trajet aller-retour pour le voyage de détente.
28
Congés pour évènements familiaux :
Jours fériés : Garantie d’équivalence au nombre de jours fériés chômés dont il aurait bénéficié s’il n’avait pas
été en déplacement.
Source : Accord du 9 juin 2022 non étendu, entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
29
Priorité d’emploi : Priorité d’emploi sur les emplois correspondant à leur catégorie professionnelle pour les
salariés qui souhaitent occuper un poste d’une durée égale à la durée minimale visée à l’article 117.1 de la
présente convention ou un poste à temps complet dans la même entreprise. La liste des emplois disponibles
correspondants est portée à leur connaissance par l’employeur. Si la demande est justifiée par le décès du
conjoint, elle est examinée en priorité.
Durée du travail :
Heures Complément
Durée minimale de travail Répartition de la durée du travail
complémentaires d’heures
Interruption d’activité :
- 7h hebdomadaires (ou Limite : Le nombre Possibilité - Une seule interruption au cours
équivalent mensuel) pour les d’heures d’augmenter d’une même journée de 2h maximum.
salariés ayant une activité de complémentaire ne temporairement la - 2 interruptions ou une interruption
formateur. peut être supérieur durée du travail supérieure à 2h si l’amplitude de la
- 24h hebdomadaires (ou 1/5ème de la durée prévue au contrat journée n’excède pas 11h.
équivalent mensuel) pour les contractuelle de d’un commun
autres salariés. travail. accord avec le
salarié (maximum 8 L’employeur attribue au salarié une
avenants au contrat contrepartie au moins égale à 50% de
Cette durée minimale n’est pas Majoration de son taux horaire de base (peut être
de travail par an,
applicable aux contrats d’une salaire : versée en une seule fois pour chaque
hors cas de
durée de moins de 7 jours, aux - 10% dans la limite remplacement d’un période de 12 mois civils). Elle peut
CDD de remplacement et aux de 1/10ème de la salarié absent). être convertie en repos équivalent à
contrats de travail temporaire de durée contractuelle l’initiative de l’employeur.
remplacement. de travail.
Majoration : 25%
- 25% au-delà de Modification de la répartition :
minimum lorsque
Une durée inférieure peut être 1/10ème de la durée
les heures Délai de prévenance : 7 jours ouvrés.
fixée à la demande écrite et contractuelle de
complémentaires Ce délai peut être réduit à 3 jours :
motivée du salarié en cas de travail et dans la
sont accomplies au- Indemnité au moins égale à 50% de
contraintes personnelles ou de limite de 1/5ème de
delà du volume son taux horaire de base pour chaque
cumul d’activités. la durée
horaire prévu par mois où ce délai est réduit (peut être
contractuelle de
Une durée inférieure est de droit l’avenant. versée en une seule fois pour chaque
travail.
pour les salariés de moins de 26 période de 12 mois civils). Elle peut
ans poursuivant ses études, à sa être convertie en repos équivalent.
demande.
Garanties particulières en cas de transformation d’un contrat à temps plein en contrat à temps partiel :
- Indemnités de rupture : Examen par les entreprises de la possibilité de calculer l’indemnité de départ à
la retraite sur la base d’un temps plein reconstitué pour les salariés partant à la retraite dans les 5 ans
suivant le passage à temps partiel et pour les salariés licenciés pour motif économique dans les 2 ans
suivant le passage à temps partiel.
- Retraite : Examen par les entreprises de la possibilité de calculer les cotisations salariales et patronales
pour l’acquisition des droits à la retraite et des droits à la retraite complémentaire sur la base d’un temps
plein reconstitué sur une période de 5 ans avant que le salarié atteigne l’âge (et la durée d’assurance)
pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
30
► Heures supplémentaires
Repos
Contingent Contingents Compensation Contrepartie obligatoire
compensateur de
Annuel complémentaires pécuniaire en repos
remplacement
Les heures supplémentaires
- 220 heures - Mobilisables en tout - 25% pour les 8 - Le paiement des 4 effectuées en dehors des
par an & par ou partie, premières premières HS peut contingents précités
salarié. alternativement ou heures. être remplacé par ouvrent droit à une
cumulativement dans l’attribution d’un contrepartie obligatoire
- Réduit à 175 la limite des durées - 50% pour les repos compensateur sous forme de repos :
heures en cas maximales heures suivantes. équivalent. - 50% de ces heures pour
de décompte hebdomadaires et les entreprises de 20
du temps de quotidiennes. => Taux majoré - Pour le salariés au plus ;
travail sur une de 25 points pour remplacement des - 100% de ces heures pour
période au - 80 heures le contingent de HS par un RC les entreprises de + de 20
moins égale à supplémentaires 80 heures. équivalent, dans le salariés.
12 mois mobilisables 1 année cadre d’un
consécutifs. sur 2 par l’employeur contingent Conditions de prise :
lorsque l’activité le complémentaire de 1/ Le salarié peut
justifie. 80 heures demander cette
supplémentaires => contrepartie lorsqu’il a
- 150 heures accord entre acquis 1 durée de repos = à
supplémentaires sur la l’employeur et le la valeur horaire de sa
base du volontariat. salarié. journée de travail.
=> Demande écrite au
Délai de prise : 12 moins 1 mois avant la date
mois maximum à à laquelle il souhaiterait
compter de son prendre son repos.
acquisition.
2/ Réponse de l’employeur
dans un délai de 7 jours
ouvrés pour accepter ou
refuser suivant la réception
de sa demande.
31
► Heures complémentaires
32
► Travail de nuit, du dimanche, des jours fériés
1/ Travail de nuit
Des dispositions pour le travail de nuit sont prévues conventionnellement. Pour information, les horaires de
travail de nuit sont 21h – 6h.
➔ La majoration de salaire conventionnelle pour travail de nuit est gérée dans le logiciel.
Travail de nuit exceptionnel : Majoration du salaire réel égale à 25% du salaire de base.
Travail de nuit habituel : Majoration du salaire réel égale à 15% du SMH (il sera tenu compte des avantages
salariaux versés par l’entreprise spécifiquement au titre du travail de nuit ou au titre du travail en équipes successives
pour le montant correspondant à l’exécution du poste de nuit).
À noter : Exclusion des salariés sous convention de forfait jours de la majoration pour travail de nuit habituel.
2/ Travail le dimanche
Travail le dimanche exceptionnel : Majoration du salaire réel égale à 100% du salaire de base (si le jour de repos
hebdomadaire est attribué un autre jour que le dimanche, la majoration est identique si le salarié est amené à travailler
exceptionnellement ce jour).
Des dispositions pour le travail des jours fériés sont prévues conventionnellement.
➔ La majoration de salaire conventionnelle pour travail des jours fériés est gérée dans le
logiciel.
Travail des jours fériés exceptionnel : Majoration du salaire réel égale à 50% du salaire de base.
33
Source : Article 146
Dispositions spécifiques :
• Charente-Maritime : Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés légaux ne donnent
pas lieu à récupération. Le chômage des jours fériés légaux n’entraine pas de perte de rémunération. Les
jours chômés de « pont » peuvent être récupérés a posteriori ou par anticipation.
Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 29 juin 2022
• Loire Atlantique : Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés légaux ne donnent
pas lieu à récupération. Le chômage des jours fériés légaux n’entraine pas de perte de rémunération. Les
jours chômés de « pont » peuvent être récupérés a posteriori ou par anticipation.
Source : Article 8 de l’accord du 12 juillet 2022
• Loiret : Le chômage des jours fériés comprenant obligatoirement le 1er mai et le 8 mai ne peut être une
cause de réduction de la rémunération.
Source : Article 1er et 2 de l’accord du 19 mai 2022
• Nord (Dunkerque) : Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés ne donnent pas lieu
à récupération et le chômage des jours fériés légaux n’entraine aucune perte de salaire.
Source : Articles 2 et 4 de l’accord du 28 juin 2022
• Nord (Flandres – Douai) : Le chômage des jours de fête légale, de fête locale ou de fête professionnelle ne
peut entrainer de réduction de la rémunération.
Source : Articles et 3 de l’accord du 10 juin 2022
Repos
Compte épargne-temps
Mise en œuvre : Mise en place par l’employeur au profit des salariés après consultation du CSE.
Négociation sur les modalités de mise en œuvre du régime dans les entreprises pourvues d’au moins un délégué
syndical lors de la première mise en place. À défaut d’accord, l’entreprise peut mettre en place ce régime dans
les conditions prévues par le présent chapitre.
Ouverture du compte : Possibilité d’ouvrir un compte pour tout salarié inscrit à l’effectif de l’entreprise.
Tenue du compte : Par l’employeur ou par un organisme extérieur à l’entreprise (après consultation du CSE).
Alimentation du compte :
- À l’initiative du salarié : Congés payés annuels légaux excédant 24 jours ouvrables par an et congés
payés supplémentaires, rémunération des heures supplémentaires et leur majoration ou jours de repos
compensateurs, jours de repos accordés en contrepartie des heures supplémentaires effectuées dans
le contingent ou hors du contingent, heures effectuées au-delà de la durée contractuelle de travail
prévue par la convention de forfait en heures, jours de repos attribués au titre d’une convention en
jours, jours de repos attribués au titre d’un aménagement du temps de travail sur une période
supérieure à la semaine, augmentations et compléments de salaire, intéressement, participation,
sommes versées sur un plan d’épargne salariale.
- À l’initiative de l’employeur : Heures effectuées au-delà de la durée collective de travail, jours de
congés payés excédant le congé principal et non pris en raison d’une incapacité de travail (maladie ou
accident).
34
Valorisation des éléments épargnés :
- Compte exprimé en temps : Tout élément non exprimé en temps est converti en heures ou en jours de
repos. Les éléments sont revalorisés selon l’évolution du salaire de base de l’intéressé.
- Compte exprimé en argent : Tout élément non exprimé en argent y est affecté pour la valeur de
l’indemnité ou de la rémunération correspondante. Les éléments sont revalorisés selon le taux d’intérêt
légal.
L’employeur précise au CSE le mode de valorisation retenu. À défaut, il en informe les salariés.
Utilisation du compte : Les droits acquis peuvent être liquidés, transférés ou utilisés pour financer un congé ou
un passage à temps partiel. L’employeur informe le CSE de la forme qu’il souhaite privilégier et de celles qu’il
entend exclure. À défaut, il en informe les salariés.
Liquidation ou transfert des droits acquis : L’employeur peut prévoir la liquidation des droits acquis
périodiquement (consultation du CSE). Dans ce cas, le salarié de plus de 50 ans peut demander le maintien de
ses droits en vue du financement d’un congé ou d’un passage à temps partiel en fin de carrière.
Les jours épargnés au titre de la cinquième semaine de congés payés ne peuvent faire l’objet d’une liquidation
ou d’un transfert (sauf en cas de rupture du contrat de travail).
Liquidation : Une indemnité correspondant aux droit acquis est versée au salarié (hors charges sociales).
Transfert : Sur un PEE, PEI, PERCO, PERECO ou PERO, pour financer des prestations d’un régime de retraite
supplémentaire à caractère collectif et obligatoire ou des prestations d’assurance vieillesse versées pour la
validation des années d’études ou pour compléter des années insuffisamment validées dans la limite de 12
trimestres d’assurance.
Retraite supplémentaire, PERCO ou PERECO : Exonération d’impôts sur le revenu, exonération des cotisations
sociales salariales et patronales.
Cessation et transmission du compte : En cas de rupture du contrat de travail avant l’utilisation complète du
compte, le salarié perçoit une indemnité correspondant aux droits acquis (hors charges sociales dues par le salarié).
La valeur du compte peut être transférée de l’ancien au nouvel employeur avec l’accord des trois parties.
À défaut de transfert, il est possible de consigner le CET auprès de la caisse des dépôts et des consignations.
Activité partielle
Document élaboré par l’employeur : Document présentant les conditions de recours à l’activité réduite. Il
mentionne la situation économique mais aussi les salariés concernés, la réduction maximale de l’horaire de
travail, les modalités d’indemnisation des salariés, les engagements en matière d’emploi et en matière de
formation professionnelle, la date de début et la durée d’application de l’activité réduite et les efforts
proportionnés à ceux demandés au salariés potentiellement demandés aux dirigeants, mandataires et
actionnaires.
Le document est remis à l’autorité administrative accompagné de l’avis préalable du CSE.
35
Source : Accord du 30 juillet 2020 en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.
Congés
Dispositions générales congés payés
Durée : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables pour une année de travail
complète (congé principal : 24 jours ouvrables, les 6 jours ouvrables restant constituent la 5 ème semaine de congés
payés).
Incidence de la maladie ordinaire sur le droit à congés payés : Ces périodes sont considérées comme des
périodes de travail effectif dans la limite de :
- 2 mois calendaires d'absence, si le salarié justifie d'un an d'ancienneté ;
- 4 mois calendaires d'absence, si le salarié justifie de 5 ans d'ancienneté ;
- 6 mois calendaires d'absence, si le salarié justifie de 10 ans d'ancienneté ;
- 8 mois calendaires d'absence, si le salarié justifie de 20 ans d'ancienneté ;
- 1 an calendaire d’absence, si le salarié a un emploi relevant des groupes d’emplois F, G, H ou I.
Période de prise de congés : 1er mai au 30 avril de l’année suivante (ou autre période fixée par l’employeur
comprenant la période du 1er mai au 31 octobre).
Ordre des départs : Fixé par l’employeur en tenant compte de l’activité du salarié chez un ou plusieurs autres
employeurs, la situation de famille, la date de présentation de la demande de congé et l’ancienneté dans
l’entreprise.
Modification de la date des congés : Remboursement des frais occasionnés sur justificatif.
Rappel en cours de congés : Remboursement des frais occasionnés sur justificatif et bénéfice d’un congé
supplémentaire de 2 jours ouvrables.
Report des congés : En cas de report en raison d’un AT/MP survenant à la date du départ des congés, ceux-ci
peuvent être pris dans un délai de 15 mois avant la date du retour du salarié dans l’entreprise.
Report des congés pour les salariés disposant d’une convention de forfait en heures ou en jours sur l’année :
dispositions légales.
Rémunération : Dispositions légales.
Le report a pour effet de majorer, au cours de l’année où il est effectué le seuil annuel de déclenchement des
heures supplémentaires applicable et le volume annuel d'heures de travail convenu dans le cadre d'une
convention individuelle de forfait en heures sur l'année du nombre de jours de congés payés reportés et de
majorer le volume du nombre de jours de travail convenu dans le cadre d'une convention individuelle de forfait
en jours sur l'année du nombre de jours de congés reportés, exprimés en jours ouvrés. En revanche, il y aura
une réduction au cours de l’année de prime des jours de congés ainsi reportés.
CDD successifs sur le même poste : Succession de CDD avec le même salarié dans la même entreprise sur une
période supérieure à 1 an : Le salarié doit bénéficier d’une période de repos incluant les éventuelles périodes
entre deux contrats et les congés payés effectivement pris.
36
Contrats de travail temporaire sur le même poste : Les entreprises utilisatrices sont incitées à faciliter la prise
effective d’un repos équivalent au droit à congés payés au titre du travail accompli durant la ou les missions
successives dans l’entreprise par le salarié concerné.
Source : Article 54
37
Congés supplémentaires d'ancienneté
➔ Les congés payés ancienneté de la CCN M110 sont comparés avec l'ancien barème prévu au niveau
territorial. Les dispositions les plus favorables sont appliquées.
Une seule ligne de congés ancienneté se déclenche sur le bulletin. Une bulle explicative permet de visualiser le détail de
la comparaison effectuée.
Attention : Dispositions non applicables lorsqu’un accord d’entreprise attribue des congés payés supplémentaires en
application de l’article L. 3141-10 du Code du travail.
Dispositions communes : 1 jour ouvrable supplémentaire si le salarié a au moins 2 ans d’ancienneté (2 jours si le
salarié a au moins 45 ans et 3 jours s’il a plus de 55 ans et au moins 20 ans d’ancienneté).
Dispositions spécifiques pour les cadres dirigeants et salariés en convention de forfait sur l’année : 1 jour
ouvrable supplémentaire si le salarié a au moins 1 an d’ancienneté.
Dispositions transitoires :
- Salariés visés : Salariés ayant conclu un contrat de travail dans l’entreprise antérieurement à la date
d’entrée en vigueur de ces dispositions conventionnelles.
- Situations visées : À l’entrée en vigueur de ces dispositions, si le salarié qui bénéficie d’un nombre de
jours de congés payés supplémentaires supérieur à ceux prévus par la présente convention, il conserve
le bénéfice de ce nombre de jours de congés. S’il bénéficie d'un nombre de jours de congés payés
supplémentaires inférieur ou égal à ceux prévus par la présente convention, les dispositions de la
convention sont applicables. À l’issue d’une période de 5 ans, la situation de ces salariés fera l’objet
d’un réexamen.
- Fonctionnement du maintien des droits : Le maintien de droits ne se cumule pas avec les dispositions
de la CCN au titre des jours de congés supplémentaires et cesse à partir de la date à laquelle le salarié
bénéficie d’un nombre de jours au moins égal à celui correspondant au maintien de ses droits.
38
Dispositions spécifiques :
• Charente-Maritime : Repos particulier (anciennement dit « journée de la Voile ») (dispositions non étendues).
Bénéfice d’une journée de repos par an chômée et payée. Par principe, ce jour de repos supplémentaire est
pris à la date choisie par l’employeur. Par exception, l’employeur paye au salarié cette journée de repos.
Source : Article 4 de l’accord du 29 juin 2022
• Drôme et Ardèche : Congé supplémentaire pour médaille du travail (dispositions non étendues).
Les médaillés du travail bénéficient de 2 jours de congés supplémentaires qui sont soit indemnisés, soit pris
à une date fixée par le salarié avec l’accord de l’employeur en dehors du congé principal (au choix de
l’employeur).
Source : Articles 2 et 4 de l’accord du 9 juin 2022
• Haute Marne et Meuse : Congé pour fête locale (dispositions non étendues).
Un jour correspondant à la fête locale traditionnelle est payé au cours d’un des 4 trimestres après accord
entre la direction et les membres du CSE.
Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 7 juillet 2022
• Nord (Maubeuge et Valenciennes – Cambrai) : Congé pour la Saint-Eloi (dispositions non étendues).
Lorsqu’il est d’usage de chômer et payer la journée de la Saint-Eloi à la date d’entrée en vigueur de la CCN,
les salariés concernés bénéficient du même usage, le 1er décembre, d’une journée d’absence rémunérée.
Si cet usage laissait le choix de ne pas chômer le 1er décembre et de reporter ce jour d’absence sur un autre
jour de l’année, le 1er décembre travaillé donnera lieu à compensation (jour de congé un autre jour de l’année
ou majoration de 100% de la rémunération).
Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 28 juin 2022 et articles 2 et 3 de l’accord du 24 juin 2022
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- 10 jours ouvrés pour les salariés tuteurs ou maitres d’apprentissage qui accompagnent, durant leurs 3
dernières années d’activité professionnelles et pendant au moins 1 an, un autre salarié afin de
transmettre les savoirs professionnels.
Ces congés sont pris en une seule fois ou fractionnés avec accord des parties. Ces congés sont pris en repos
(pas d’indemnité compensatrice) et n’entrainent aucune réduction de la rémunération.
Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 29 juin 2022
Primes et indemnités
Primes
1/ Prime d’ancienneté
➔ La prime d'ancienneté de la CCN M110 est automatiquement comparée avec celle anciennement
prévue par la convention collective territoriale. Les dispositions les plus favorables sont appliquées :
Bénéficiaires : Salariés dont l’emploi est compris dans les groupes d’emplois A à E après 3 ans d’ancienneté.
Calcul : [(valeur du point x taux) x 100] x nombre d’années d’ancienneté (dans la limite de 15 ans).
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Valeur du point : Fixée par accord territorial ou sectoriel. À défaut, la valeur du point applicable est la dernière
négociée sur le territoire ou le secteur concerné.
Taux :
Classes d'emplois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Taux 1,45 % 1,6 % 1,75 % 1,95 % 2,2 % 2,45 % 2,6 % 2,9 % 3,3 % 3,8 %
Montant : Varie avec l’horaire de travail (prise en compte des majorations pour heures supplémentaires, des
majorations au titre des conventions en forfait en jours sur l’année et des majorations de 30% pour les
conventions de forfait en heures sur l'année pour un horaire hebdomadaire moyen correspondant à la durée
légale du travail de 35 heures majorée de 20 % au plus).
Montant : Montant égal à la rémunération de 30 minutes sur la base du salaire minimum hiérarchique.
La contrepartie n’est pas due si l’horaire des salariés en équipes successives comporte un arrêt supérieur à 1h.
Indemnités
1/ Indemnité d’habillage
À défaut d’accord d’entreprise, l’indemnité ne peut être inférieure, pour chaque semaine comportant un temps
d’habillage et de déshabillage, fixée par l’employeur, à la moitié du taux horaire du salaire minimum hiérarchique
applicable au salarié.
Cette indemnité peut être versée en une seule fois dans le cadre de chaque période de 12 mois civils.
Cette contrepartie peut être convertie, à l’initiative de l’employeur, ou à la demande du salarié et après accord
de l’employeur, en un repos équivalent dont les modalités sont fixées par ce dernier.
41
2/ Indemnité de repas de nuit
L’indemnité est obligatoirement due au travailleur de nuit lorsque les heures de travail réellement effectuées
au cours de la plage comprise entre 21h et 6h sont au moins égales à 6h au cours de cette plage.
Montant : Égal au montant d’exonération établi chaque année par l’ACOSS au titre de l’indemnité de
restauration sur les lieux de travail.
Conditions :
- Le salarié est contraint de prendre une restauration sur le lieu de travail en raison de ses horaires
particulières de travail (travail en équipe, posté, en continu, en horaire décalé, de nuit) ;
- L’indemnité permet d’indemniser les dépenses supplémentaires de restauration.
Remboursement par l’employeur des frais professionnels à hauteur des dépenses réellement engagées par le
salarié sur présentation des justificatifs ou attribution d’une indemnité forfaitaire fixée au sein de l’entreprise
(elle ne doit pas être disproportionnée au regard des frais engagés par le salarié).
4/ Astreintes
Cette indemnité peut être convertie à l’initiative de l’employeur ou à la demande du salarié après accord de
l’employeur, en un repos équivalent.
42
Absences
➔ Les dispositions conventionnelles pour le maintien maladie (MNP, AT, ATT et MP) sont
gérées dans le logiciel.
À noter : Possibilité d'appliquer le maintien maladie de la M110 des cadres pour les salariés
basculant vers une classification non cadre via le questionnaire salarié :
Conditions :
- Indemnisation par la sécurité sociale ;
- Être soigné sur le territoire français ou dans l’un des États membres de l’UE ou parties à l’accord sur l’EEE ;
- Ancienneté : MNP, ATT : 1 an / AT, MP : 3 mois.
En cas de pluralité d’absences pour maladie ou accident séparées par une reprise effective du
travail indemnisées au cours des 12 mois : La durée totale d’indemnisation ne dépasse pas celle définie par les
dispositions précitées.
➔ Les dispositions conventionnelles pour le maintien en cas de maternité et adoption sont gérées
dans le logiciel.
1/ Maternité
2/ Adoption
Dispositions spécifiques territoriales maintenues : Réduction d’horaire pour les femmes enceintes
• Aisne – Oise - Somme : Pour les salariées relevant des groupes d’emplois de A à E : À compter du quatrième
mois de grossesse, les entrées et sorties anticipées ou différées peuvent être remplacées par un temps de
pause d’une durée de 15 minutes (pas de réduction de la rémunération).
Aisne : Source : Articles 2 et 4 de l’accord du 6 juillet 2022
Oise : Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 30 juin 2022
Somme : Source : Articles 2 et 3 de l’accord du 22 juillet 2022
• Nord (Dunkerque) : Pour les salariées relavant des groupes d’emplois de A à I : À compter du troisième mois
de grossesse, les salariées bénéficient d’un temps effectif de pause de 30 minutes fractionné le matin et
l’après-midi (pas de réduction de la rémunération). Il ne peut donner lieu à un horaire décalé lors de la prise
ou de la fin de poste.
Source : Articles 2 et 5 de l’accord du 28 juin 2022
44
Licenciement et départ à la retraite
Licenciement
1/ Indemnité de licenciement
Minoration (ne peut porter l’indemnité à un montant inférieur à celui de l’indemnité légale de licenciement) :
- De 5% pour les salariés âgés de 61 ans ;
- De 10% pour les salariés âgés de 62 ans ;
- De 20% pour les salariés âgés de 63 ans ;
- De 40% pour les salariés âgés de 64 ans et plus.
La minoration ne s’applique pas aux salariés qui n’ont pas la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une
retraite à taux plein ou si l’une des retraites complémentaires auxquelles l’employeur cotise avec lui est liquidée
avec un abattement.
Modalités de versement :
Indemnité versée à la rupture du contrat de travail.
Entreprises de moins de 50 salariés : Si le montant est supérieur à l’indemnité légale de licenciement et excède
3 mois de salaire, la partie excédant l’indemnité légale peut être versée en plusieurs fois dans le délai de 3 mois
à compter de la rupture du contrat de travail.
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2/ Indemnité de rupture conventionnelle
L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle individuelle est au moins égale à l’indemnité de licenciement
prévue par la présente convention.
Licenciement pour motif économique d’au moins 10 salariés : Information de la ou des CPREFP concernées.
Le salarié bénéficie de la réduction de la durée de son préavis s’il justifie de la conclusion d’un nouveau contrat
de travail (sauf s’il bénéficie d’un congé de reclassement ou d’un contrat de sécurisation professionnelle). Le contrat
prend fin la veille du premier jour d’exécution du nouveau contrat au plus tard (pas d’indemnité compensatrice
de préavis). Le salarié bénéficie d’une priorité de réembauche.
Dans un délai de 6 mois à compter de la rupture, l’employeur informe le salarié de tout emploi devenu disponible
dans l’entreprise et compatible avec sa qualification si ce dernier en a fait la demande dans les 3 mois suivant
la date de rupture du contrat de travail.
Les frais de voyage constituent des frais professionnels à la charge de l’employeur (si le retour a lieu dans un délai
raisonnable).
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6/ Contrat de mission à l’exportation
Licenciement en raison de la fin Licenciement en cas de non- Rupture du contrat de travail pour
du chantier ou de la réalisation de réalisation ou de cessation anticipée des motifs étrangers à la fin du
l’opération du chantier ou de l’opération chantier ou de l’opération
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Départ à la retraite
48
Retraite complémentaire et régimes de prévoyance et de frais de
santé
Retraite complémentaire
L’annexe 9 de la CCN fixe le socle minimal de branche s’agissant des garanties en frais de soin de santé et en
prévoyance lourde. Sont également mises en place des prestations à caractère non directement contributif
présentant un degré élevé de solidarité.
Cotisation garantie de branche : Cotisation à la charge exclusive de l’employeur, versée à une institution de
prévoyance, une mutuelle ou un organisme d’assurance.
Niveau de la cotisation :
- Cadres : 1,12% de la rémunération brute soumise à cotisation de Sécurité sociale pour la part
n’excédant pas la tranche 2;
- Non-cadres : 0,6% de la rémunération brute soumise à cotisation de Sécurité sociale pour la part
n’excédant pas la tranche 2.
Dans le cadre du pilotage de moyen et long terme des contrats collectifs, ces taux peuvent être appelés sur la
base de taux minorés ou réduits de l’équivalent en taux de cotisations, assis sur la masse cotisable, du montant
des réserves mobilisées pour équilibrer les comptes de l’exercice lorsque le contrat a constitué des réserves.
49
Degré élevé de solidarité : Obligation pour les entreprises d’affecter au moins 2% de la cotisation HT sur les
primes d’assurance des contrats collectifs frais de santé et prévoyance lourde au financement des actions et
prestations du degré élevé de solidarité (ou budget équivalent).
Les éléments du degré élevé de solidarité doivent être mentionnés dans la notice d’information. Les entreprises
retracent également ces éléments dans un document établi annuellement.
Les garanties et prestations à caractère non directement contributif qui doivent être mises en place dans les
entreprises sont définies par la CPPNI.
Les partenaires sociaux visent les populations qui peuvent être ciblées : Les alternants, les femmes, les aidants,
les salariés en risque de désinsertion professionnelle.
Ils ajoutent que les actions mises en place doivent s’inscrire sur un ou plusieurs des axes suivants : Financement
de tout ou partie de la part salariale de la prime d’assurance relative aux frais de santé ou à la prévoyance (pour
certaines catégories de salariés), prévention en santé. Les prestations sociales suivantes sont également prévues :
Prestations d’assistance sociale, aide aux aidants, actions d’aide au retour à l’emploi ou d’aide à l’orientation, de
financement d’aide à l’autonomie, aide aux salariés en situation d’inaptitude.
Régime de prévoyance
1/ Bénéficiaires
Salariés en période de
Salariés dont la suspension est Salariés dont la suspension est non
réserves militaires ou
indemnisée indemnisée
policières
Le bénéfice des garanties est
suspendu et ne donne lieu à aucune
indemnisation.
Bénéfice des garanties maintenues Ces salariés restent
pour les salariés bénéficiant soit obligatoirement garantis pour
Sont notamment concernés : Congé
d’un maintien total ou partiel de leur l’ensemble des garanties de
sabbatique, congé parental
rémunération, soit d’IJC, soit d’un prévoyance (paiement des
d’éducation total, congé pour
revenu de remplacement versé par cotisations).
création d’entreprise, congé sans
l’employeur.
solde.
Base de cotisations et des
Garantie incapacité : Assiette de garanties : Égale aux salaires
Les garanties sont maintenues
cotisations des salariés égale au bruts des 12 derniers mois
pendant le mois où intervient la
montant du revenu de civils précédant le départ en
suspension et le mois civil suivant
remplacement. période de réserve.
s’il y a eu paiement pour le mois en
cours.
Garanties décès et invalidité : Cotisation salariale : Versée
L’employeur informe l’organisme
Assiette de cotisations égale à la par le salarié auprès de
assureur avant la date de
rémunération antérieure à la l’employeur qui se chargera
suspension.
suspension indemnisée du contrat de la verser auprès de
de travail. l’organisme assureur.
Ces salariés peuvent demander à
rester affilié au contrat collectif au
titre de la garantie décès.
50
2/ Garanties
Salaire de référence : Rémunération brute soumise à cotisation perçue par le salarié au cours
des 12 mois civils précédant l’arrêt (si le salarié n’a pas effectué 12 mois d’activité :
Garantie
reconstitution sur une base annuelle / si le salarié a perçu un revenu de remplacement : salaire de
incapacité
référence composé des revenus de remplacement).
temporaire de
travail Montant des IJC :
Cadres : 100% du salaire de référence jusqu’à 180 jours et 75% jusqu’à expiration des droits.
Non cadres : 75% du salaire de référence jusqu’à expiration des droits.
Garantie
En cas d’inaptitude à la suite d’un AT/MP : Versement d’une indemnité temporaire
indemnité
d’inaptitude par la Sécurité sociale dans l’attente du reclassement ou du licenciement +
temporaire
versement d’une indemnité complémentaire (assimilable à la garantie incapacité).
d’inaptitude
Versement d’un capital décès en cas de décès du salarié ou versement anticipé en cas
Capital décès d’invalidité absolue et définitive (invalidité de 3ème catégorie ou incapacité permanente à 100%
en cas d’AT/MP).
51
Salaire de référence : Salaires bruts des 12 mois civils précédant le décès du salarié ou la
reconnaissance de son invalidité absolue et définitive (si le salarié n’a pas effectué 12 mois
d’activité : Reconstitution sur une base annuelle. Si le salarié a perçu un revenu de remplacement :
Salaire de référence égal à la rémunération antérieure à la suspension indemnisée).
Décès ou invalidité absolue et définitive survenu plus d’un an après la date d’arrêt :
revalorisation salaire de référence.
Salaire de base revalorisé également au 1er janvier de chaque année.
Montant du capital décès : 200% du salaire de référence pour les cadres et 100% pour les
non-cadres.
Bénéficiaires : Ils doivent faire l’objet d’une désignation écrite et formelle de la part du
salarié auprès de l’organisme.
En l’absence de bénéficiaires, le capital est attribué dans l’ordre suivant : Conjoint non
séparé, enfants, descendants, ascendants directs, autres héritiers.
Versement d’une rente temporaire d’éducation en cas de décès du salarié à ses enfants à
charge.
Salaire de référence : Salaires bruts des 12 mois civils précédant le décès du salarié (si le
salarié n’a pas effectué 12 mois d’activité : Reconstitution sur une base annuelle. Si le salarié a
perçu un revenu de remplacement : Salaire de référence égal à la rémunération antérieure à la
suspension indemnisée).
Décès survenu plus d’un an après la date d’arrêt : Revalorisation du salaire de référence.
Doublement de la rente en cas de décès des deux parents : Décès successifs (intervalle
inférieur ou égal à 12 mois) ou simultanés (au cours du même évènement).
L’employeur doit :
Pour les non-cadres : S’engager à hauteur de 43% minimum de la cotisation globale venant
Socle minimal
financer la couverture minimale instituée à titre obligatoire (possibilité de mettre en place une
de garanties
répartition plus favorable).
obligatoires Pour les cadres : Prendre en charge à 100% la cotisation globale venant financer la
couverture minimale instituée à titre obligatoire.
Plafonnement
des prestations Le salaire de référence ne peut excéder 8 fois le PASS.
de prévoyance
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3/ Revalorisation des prestations
Cessation des garanties : Rupture du contrat de travail, périodes du suspension du contrat de travail, liquidation
de la pension retraite par le salarié (sauf si cumul avec une activité salariée), non-paiement de la cotisation
prévoyance par l’entreprise, décès du salarié, dénonciation de l’annexe 9 de la CCN ou résiliation du contrat
d’assurance.
Portabilité : Adhésion maintenue au profit des anciens salariés. L’affiliation au contrat collectif de prévoyance
est maintenue temporairement en cas de rupture du contrat de travail (sauf en cas de faute lourde) ouvrant droit
à une prise en charge par le régime d’assurance chômage. Lorsque les garanties des salariés en activité sont
modifiées ou révisées, celles des anciens salariés le sont aussi dans les mêmes conditions.
Maintien des garanties prévoyance conforme à la loi EVIN : Résiliation ou non-renouvellement sans effet sur le
versement des prestations immédiates ou différées, acquises ou nées durant l’exécution dès lors que les salariés
sont garantis collectivement contre les risques portant atteinte à l’intégrité physique ou liés à la maternité (risque
décès, risques d’incapacité ou d’invalidité). Le versement se poursuit à un niveau au moins égal à celui de la
dernière prestation due ou payée et aucun préjudice n’est porté aux revalorisations. La couverture du risque
décès doit prévoir le maintien de la garantie décès en cas d’incapacité de travail ou d’invalidité. La résiliation ou
le non-renouvellement sont sans effet sur les prestations à naitre en cas de décès avant le terme de la période
d’incapacité de travail ou d’invalidité.
Source : Annexe 9
53
Régime de frais de santé
1/ Bénéficiaires
Salariés dont la suspension est Salariés dont la suspension est Salariés en période de réserves
indemnisée non indemnisée militaires ou policières
Le bénéfice des garanties est Le bénéfice des garanties est Ces salariés restent
maintenu pour les salariés suspendu et ne donne lieu à obligatoirement garantis pour
bénéficiant soit d’un maintien aucune indemnisation. l’ensemble des garanties de frais
total ou partiel de leur Sont notamment concernés : de santé (paiement des cotisations).
rémunération, soit d’IJC, soit d’un Congé sabbatique, congé parental Cotisation salariale : Versée par le
revenu de remplacement versé d’éducation total, congé pour salarié auprès de l’employeur qui
par l’employeur. création d’entreprise, congé sans se chargera de la verser auprès de
solde. l’organisme assureur.
Les garanties sont maintenues
pendant le mois où intervient la
suspension et le mois civil suivant
s’il y a eu paiement pour le mois
en cours.
L’employeur informe l’organisme
assureur avant la date de
suspension.
Ces salariés peuvent demander à
rester affiliés au contrat collectif
d’assurance.
2/ Garanties
Socle minimal de garanties obligatoires : Ce socle bénéficient à tous les salariés de l’entreprise sous réserve des
cas de dispense. L’employeur doit s’engager à hauteur de 50% de la cotisation globale venant financer la
couverture minimale instituée à titre obligatoire (une répartition plus favorable pour les salariés peut être mise en
place par les entreprises).
Garanties additionnelles : Elles peuvent être mises en place par les employeurs à titre obligatoire ou facultatif :
- Garanties additionnelles obligatoires : L’employeur doit s’engager à hauteur de 50% de la cotisation
globale venant financer la couverture instituée à titre obligatoire au minimum (une répartition plus
favorable pour les salariés peut être mise en place par les entreprises) ;
- Garanties additionnelles facultatives : La cotisation afférente est intégralement à la charge des salariés
ayant opté pour ce niveau de garanties (une participation financière de l’employeur au financement de ces
garanties peut être négociée ou mise en place par les entreprises : soumise à cotisations sociales).
Extension optionnelle des garanties aux ayants droit des salariés : Les garanties du socle minimal obligatoire et
les garanties additionnelles peuvent être étendues au bénéfice des ayants droit des salariés. Si l’extension est
mise en place à titre obligatoire, l’employeur doit s’engager à hauteur de 50% de la cotisation globale venant
financer la couverture instituée à titre obligatoire au minimum.
Cessation des garanties : Rupture du contrat de travail, suspension du contrat de travail, liquidation de la
pension retraite par le salarié (sauf si cumul avec une activité salariée), non-paiement de la cotisation frais de
santé par l’entreprise, décès du salarié, résiliation du contrat d’assurance.
55
4/ Maintien des garanties
Portabilité : Adhésion maintenue au profit des anciens salariés. L’affiliation au contrat collectif de frais de soins
de santé est maintenue temporairement en cas de rupture du contrat de travail (sauf en cas de faute lourde)
ouvrant droit à une prise en charge par le régime d’assurance chômage. Lorsque les garanties des salariés en
activité sont modifiées ou révisées, celles des anciens salariés le sont aussi dans les mêmes conditions.
Maintien des garanties prévoyance conforme à la loi EVIN : Les salariés bénéficient du maintien des garanties
frais de santé lorsque les salariés sont garantis conventionnellement en vue d’obtenir le remboursement ou
l’indemnisation des frais occasionnés par une maladie, une maternité ou un accident.
Le contrat ou la convention prévoit les modalités et les conditions tarifaires des nouveaux contrats ou
conventions par lesquels l’organisme maintient cette couverture, sans condition de période probatoire ou
d’examens ou questionnaires médicaux :
- Au profit des anciens salariés bénéficiaires d’une rente d’incapacité ou d’invalidité, d’une pension de
retraite, d’un revenu de remplacement (demande dans les 6 mois de la rupture du contrat de travail ou
suivant l’expiration de la période durant laquelle ils bénéficient du maintien de ces garanties et proposition
de maintien adressée par l’organisme au plus tard 2 mois après la date de cessation du contrat ou à la fin de
la période de maintien) ;
- Au profit des personnes garanties du chef de l’assuré décédé pendant 12 mois au minimum à compter
du décès (demande dans les 6 mois suivant le décès, proposition de maintien par l’organisme dans les 2 mois
suivant le décès).
La garantie doit prendre effet au lendemain de la demande.
Les cotisations sont à la charge exclusive des anciens salariés ou de leurs ayants droit.
Tarifs applicables :
- 1ère année : Les tarifs ne peuvent être supérieurs aux tarifs globaux des salariés actifs ;
- 2ème année : Les tarifs ne peuvent être supérieurs de plus de 25% aux tarifs globaux des salariés actifs ;
- 3ème année : Les tarifs ne peuvent être supérieurs de plus de 50% aux tarifs globaux des salariés actifs.
Source : Annexe 9
56
Formation professionnelle
57
Autres cotisations
58
Annexe : Dispositions territoriales maintenues
Code Code Dispositions
Code Libellé Dispositions maintenues/applicables au 01/01/24 Sources Signataire(s)
JO IDCC étendues
M019 Métallurgie (Ain) 0914 Jour de congé pour remise de la médaille du travail non-cadres Accord du 13/06/22 CSIM Ain (= UIMM) Non
M020 Métallurgie (Aisne) 2542 Réduction d'horaire pendant la grossesse et prime de vacances Accord du 06/07/22 UIMM Picardie Non
M023 Métallurgie (Ardennes) 0827 Prime de vacances et indemnité d'éloignement Accord du 23/06/23 UIMM Champagne Ardenne Non
UIMM Champagne Ardenne
M024 Métallurgie (Aube) 2294 Indemnité de transport Accord du 24/06/22 Non
(UCA) + UCA Aube
M025 Métallurgie (Belfort/Montbéliard) 3362 2755 Indemnité de restauration Accord du 27/06/22 UIMM Belfort Non
Métallurgie (Bouches-du-Rhône et
M026 3344 2630
Alpes-de-Haute-Provence)
M027 Métallurgie (Calvados) 0943
M029 Métallurgie (Charente-Maritime) 0923 CP supplémentaires & Indemnité de panier de jour Accord du 29/06/22 UIMM Charente-Maritime Non
M031 Métallurgie (Corrèze) 1274 Prime de fin d'année et prime de vacances de transition Accord du 21/06/22 UIMM Limousin Non
M035 Métallurgie (Doubs) 3209 Indemnité de restauration et prime de vacances Accord du 22/06/22 UIMM Doubs Non
Congés, travail en équipes successives, indemnité de rappel et
M036 Métallurgie (Drôme et Ardèche) 1867 Accord du 09/06/22 UIMM Drôme et Ardèche Non
valeur du point
M037 Métallurgie (région de Dunkerque) 1525 Jours fériés et réduction d'horaire pendant la grossesse Accord du 28/06/22 UIMM Flandre Maritime Non
M042 Métallurgie (Gard et Lozère) 2126 Gratification médaille du travail Accord 24/03/22 l'UIMM Gard Lozère Non
M044 Métallurgie (arrondissement du Havre) 0979 Indemnité de repas de jour Accord du 03/06/22 UIMM Havre Oui
Métallurgie (Hérault, Aude et Pyrénées-
M045 1577 Valeur du point Avenant du 04/10/22 UIMM Méditerranée Oui
Orientales)
M046 Métallurgie (Ille-et-Vilaine - Morbihan) 0863 Prime et incitation au maintien de l'indemnité de transport Accord du 24/06/22 UIMM 35 36 Non
M054 Métallurgie (Loiret) 1966 Indemnisation des jours fériés Accord du 19/05/22 UIMM Loiret Touraine Non
M063 Métallurgie (Meurthe-et-Moselle) 1365 Prime de vacances et valeur du point Accord du 29/06/22 UIMM Lorraine Non
M065 Métallurgie (Moselle) 0714 Prime de vacances, indemnité de transport et valeur du point Accord du 29/06/22 UIMM Lorraine Non
60
Adaptation/réduction de l'horaire de travail pour les femmes
M067 Métallurgie (Oise) 2700 Accord du 30/06/22 UIMM Picardie Non
enceintes
M069 Métallurgie (Orne) 0948
UDIMETAL N-PDC & UIMM
M070 Métallurgie (Pas-de-Calais) 1472 Fête professionnelle et prime annuelle Accord du 27/06/22 Non
Littoral PDC
Métallurgie (Puy-de-Dôme et Clermont-
M071 1627 Prime de départ en congés Avenant du 01/07/22 UIMM Auvergne Non
Ferrand)
M072 Métallurgie (Hautes-Pyrénées) 1626
Métallurgie (Pyrénées-Atlantiques et
M073 3341 2615
Seignanx)
M074 Métallurgie (Région parisienne) 3126 0054 Indemnité de repas de jour Accord du 19/04/22 GIM RP Oui
M078 Métallurgie (Rouen et Dieppe) 1604 Indemnité de transport Accord du 28/06/22 UIMM 76 Non
M079 Métallurgie (Saône-et-Loire) 1564 Complément annuel de rémunération Accord du 13/05/22 UIMM Saône et Loire Oui
M083 Métallurgie (Seine-et-Marne) 0911 Indemnité de repas de jour Accord du 19/04/22 UIMM 79 Oui
M084 Métallurgie (Deux-Sèvres) 1628 Jours de congés de fin de carrière Accord 29/06/22 UIMM 76 Non
M085 Métallurgie (Somme) 2980 Réduction d'horaire pendant la grossesse Accord 22/07/22 Non
M087 Métallurgie (Valenciennes et Cambrai) 1592 St Eloi et indemnité d'éloignement Accord 24/06/22 UIMM Grand Hainaut Non
M090 Métallurgie (Vendée) 3325 2489 Indemnité de panier équipes postées Accord 16/06/22 UIMM Vendée Non
M091 Métallurgie (Haute-Vienne et Creuse) 0937 Prime de vacances de transition Avenant du 20/06/22 UIMM Limousin Non
M092 Métallurgie (Vosges) 2003 Prime de vacances et valeur du point Accord du 29/06/22 UIMM Lorraine Non
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M093 Métallurgie (Yonne) 1732
M105 Métallurgie (Haute-Saône) 3382 3053 Indemnité de panier de jour et prime de vacances Accord du 22/06/22 UIMM HTE Saône Non
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