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Cours sur les matériaux et bétons en BTP

Le document présente un cours sur les procédés généraux de construction, axé sur les matériaux de construction, en particulier le béton et ses constituants. Il aborde les critères de choix des matériaux, la fabrication et la mise en œuvre du béton, ainsi que les méthodes de stockage et de transport des matériaux. Les informations sont destinées aux étudiants de L3 en BTP pour leur fournir une compréhension approfondie des matériaux et de leur utilisation dans la construction.

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Cours sur les matériaux et bétons en BTP

Le document présente un cours sur les procédés généraux de construction, axé sur les matériaux de construction, en particulier le béton et ses constituants. Il aborde les critères de choix des matériaux, la fabrication et la mise en œuvre du béton, ainsi que les méthodes de stockage et de transport des matériaux. Les informations sont destinées aux étudiants de L3 en BTP pour leur fournir une compréhension approfondie des matériaux et de leur utilisation dans la construction.

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Cours de procédés généraux de construction

(Destiné aux étudiants de L3 / BTP)

Par : KABAMBI KATAMBWE Ziv


Assistant Ingénieur /constructions industrielles et bâtiments
Année Académique 2023 / 2024
CHAPITRE I : MATERIAUX DE CONSTRUCTION
Sont considérés comme matériaux de construction tous les matériaux utilisés pour la
réalisation de bâtiments (habitation, industriels,...) ou ouvrage d’art.
Il existe 3 grandes familles de matériaux de base :
- Les métaux et alliages
- Les céramiques et verres
- Les polymères

1.1 Utilisation des matériaux


Choix du matériau le plus adapté aux applications envisagées. Les critères de choix des
matériaux doivent tenir compte des facteurs suivants:
•fonctions principales de la construction : modes de mise en charge, des températures et des
conditions générales d’utilisation.
•comportements intrinsèques du matériau : résistance à la rupture, à l’usure, à la corrosion,
conductibilité, etc.
•prix du revient des diverses solutions possibles
Ciments et bétons
Domaines d’emploi des ciments

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1.2. Définition:
Le béton est un matériau composite aggloméré constitué ; squelette (granulats) et une colle
(pâte de ciment).

Dans un béton, l’ordre des grandeurs des % des constituants sont en générale:

1.3. Constituants du béton


Le béton comprend les constituants essentiels:
• le liant (ciment,<)
• les granulats
• Eau.
• Adjuvants : Et éventuellement des adjuvants qui permettent d’améliorer certaines
caractéristiques soit du béton frais, soit béton durci.

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a) Ciment :
Le ciment est un liant hydraulique qui est une fois, mélangé avec de l'eau forme une pâte, qui
durcie en donnant des produits avec une résistance mécanique et chimiquement stables même
sous l'eau.
Le ciment Portland, le plus répondu parmi les liants hydrauliques, est un mélange de gypse et
clinker. Le clinker est un produit obtenu par cuisson vers 1450° d’un mélange approprié de
calcaire et d'argile.

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b) Fabrication

Le ciment obtenu par :

c) Différents type de ciments :


Il existe selon la norme EN , 5 types des ciments

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1.4. Les adjuvants :
II s'agit de produits en faible dosage ajoutés au béton afin d'améliorer certaines qualités.
Ce sont des produits organiques (polymères), synthétisés. On distingue essentiellement les
adjuvants accélérateurs ou retardateurs de prise, les adjuvants réducteurs d'eau (plastifiant) et
hauts réducteurs d'eau (super plastifiant ou fluidifiant).
Le dosage en adjuvants n'excède pas 5% de la masse du ciment.
Mode d’action (mécanisme d’action):
Ils agissent de deux manières :
• En s'adsorbant sur les particules de ciment, ils réduisent les forces d'attraction inter
granulaires.
• En créant des forces de répulsion : encombrement stérique des molécules ou répulsion
électrostatique.
En effet, ces molécules sont généralement de charge négative.

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1.5.Fabrication et mise en ouvre des bétons
a). Fabrication :
Les méthodes de fabrication du béton sont adaptées à la nature du chantier et aux types de
béton à réaliser. Le béton est fabriqué principalement dans des centrales de BPE (Béton Prêt à
l’Emploi): des centrales à béton du chantier, ou dans des bétonnières pour les petits chantiers.
Avant la fabrication du béton, il est nécessaire de :
• Connaitre les caractéristiques des constituants (ciment, granulats, eau et adjuvant),
ainsi que la régularité de ces constituants.
• Déterminer la composition du béton et faire les essais de vérification au laboratoire.
Cela dépend de la nature du béton à réaliser (nature d’ouvrage, propriétés du béton).
b). Mise en oeuvre du béton :
Selon la destination d'ouvrage finale et les performances recherchés, les bétons nécessitent une
mise en oeuvre particulière. Cette mise en oeuvre se déroule en plusieurs étapes avec des
précautions et techniques particulières, en prenant en compte les contraintes climatiques.
De la sortie du malaxeur à l'ouvrage fini, le béton passe par différentes phases: transport,
coulage dans un coffrage, serrage, maturation, démoulage et cure.

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CHAPITRE II : FABRICATION ET MISE EN OEUVRE DU BETON
Pour tout chantier, et quelques soit la composition de béton retenue, il sera nécessaire
d'approvisionner, de stocker de doser et de malaxer les constituants du béton selon des
méthodes précises à l'aide d’« outils » de fabrication (bétonnières pour les petits chantiers,
centrales de chantier, centrales de BPE).
Excepté les chantiers où l'emploi du BPE s’impose (faible quantité de béton, manque de place),
c'est l'analyse du coût de revient, entre la fabrication foraine et le BPE qui déterminera la
solution retenue.
2.1. Stockage des constituants
Il doit être adapté aux besoins du chantier, en évitant aussi bien les ruptures de stock que les sur
stockages.
2.1.1. Le ciment
 Petits chantiers
Conditionné en sacs (NF P 15-300), le ciment doit être stocké sur des palettes disposées sur un
sol. plat et sec. Les sacs seront protégés de la pluie, des remontées d'humidité du sol, des
projections de boue et de tout choc mécanique susceptible de les déchirer. Si plusieurs types de
ciment: sont nécessaires, leur stockage sera séparé pour éviter erreurs et mélange.
 Grands chantiers
Livré en vrac par camion-citerne, le ciment est déchargé pneumatiquement et stocké dans des
silos (NF P 11-301) verticaux de forme cylindrique (section circulaire ou polygonale) d'une
capacité supérieure à 30 t (fig. 1) :

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- le corps en construction soudée, pour les petites et moyennes installations, doit respectes le
gabarit routier. Une peinture intérieure facilitera la vidange en diminuant les frottements,
- la partie supérieure comporte une cheminée (évent de décompression) équipée en général
d'un dépoussiéreur, un trou d'homme avec fermeture étanche, un garde-corps, l'arrivée de la
tubulure de chargement (avec raccord type pompier) et des anneaux de levage.
- le cône (parfois dissymétrique « cône déjeté» limitant la formation de voûtes) comporte en
partie inférieure le dispositif de fermeture (diamètre d’ouverture mini. recommandé = 40 cm),
- le piétement en tubes et profilés en acier,
- les équipements complémentaires; dispositifs anti-voûte (a) et détecteurs de niveaux (b).

2.1.2. Les granulats


Il faut éviter tout mélange entre des granulats de natures, d'origines ou de classes granulaires
différentes. Une aire, en général bétonnée et légèrement inclinée (écoulement des eaux), sera
aménagée comprenant parfois, surtout pour les périodes froides, des canalisations de
distribution de vapeur, pour assurer, réchauffage des granulats.
2.1.3. Les adjuvants
Ils sont stockés dans des bidons ou containers fermés bien identifiés. Les précautions
concernant le stockage par temps froid, ainsi que les dates limites d'emploi doivent être
scrupuleusement respectées.
2.1.4. L'eau
Lorsqu’un stock tampon est prévu, il devra rester à l'abri des pollutions (matières organiques, n
2.2. Dosage des constituants
Le ciment est acheminé du silo à la trémie de dosage, par des vis sans fin (qui assurent un débit
régulier) à l’abri de l'humidité ambiante, ou, par transport pneumatique.
Le dosage pondéral (préférable au dosage en volume) est :
- mécanique: la trémie emplie de ciment, portée par un fléau déclenche l'arrêt de l'arrivée de
ciment lorsque le poids requis est atteint,
- ou bien électronique : le fléau classique est remplacé par une jauge de déformation.
Les granulats sont repris par skip, dragline ou par bras raclant et acheminés jusqu'à la doseuse
par bande, tapis ou directement par « bec verseur ». La teneur en eau des granulats doit être
mesurée de façon continue à l'aide de sondes (capacitives, par résistivité, à neutrons)
moyennant un étalonnage.
Le dosage en eau de gâchage sera effectué, par des compteurs volumétriques ou pompes
doseuses, déduction faite de l'apport d'eau contenue dans les granulats.
Le choix d'une bétonnière ou d'un malaxeur dépend de sa capacité de production, 'de son
aptitude à malaxer différents types de mélanges (secs, plastiques, caverneux, pleins) pour
donner des bétons réguliers adaptés aux besoins d'un chantier.
a). Bétonnières
Le mélange des constituants est obtenu par simple rotation de la cuve autour d'un axe
horizontal ou légèrement incliné. Des palettes solidaires de la cuve entraînent' les matériaux qui
retombent par gravité.
 Bétonnières à axe incliné ou à cuve basculante
Envisageables pour des gâchées n'excédant pas 500 litres et pour des bétons plastiques de
qualité moyenne, leur axe peut avoir différentes inclinaisons selon l'opération en cours
(remplissage, malaxage ou vidange).
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Le brassage des éléments s'améliore pour une faible inclinaison de l'axe sur l'horizontal (sans
excéder 25 à 30°). Le malaxage est facilité si l’on introduit le gros granulat en dernier.

La vidange est obtenue en faisant basculer la cuve autour d’un axe horizontal.

 Bétonnières à axe horizontal (cylindro-coniques)


Pour des gâchées supérieures à 500 litres, le poids des matériaux rend impossible l'utilisation
d'un tambour basculant.
b). Malaxeurs
Les palettes, animées de mouvements relatifs, assurent une homogénéité du mélange,
supérieure à celle obtenue avec bétonnières, grâce au déplacement relatif des composants à
l'intérieur du mélange et de la cuve (auge).
La plupart des malaxeurs sont à axes verticaux (fig. 2) et les déplacements sont essentiellement
horizontaux.

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2.3. Centrales de chantier « bâtiment »
a). Caractéristiques et fonctionnement
 Mise en service et repliement très rapides.
 Production horaire : 6 à 40 m3/h, sans intervention humaine après la mise en route
journalière.

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L'opérateur affiche sur un tableau de programmation les quantités des différents constituants
puis enclenche le fonctionnement automatique donnant le départ du cycle. Ces centrales
peuvent également fonctionner en manuel.
Les granulats, stockés en étoile (fig. 2) et chargés par bras raclant (1 à 5 selon les modèles et les
fabricants), sont déversés directement dans une bétonnière auto chargeuse ou dans leur trémie
de pesage pour être acheminés par un lapis d'alimentation dans la bétonnière.
Le ciment stocké en silos (deux au maximum) est chargé, par l'intermédiaire d'une vis
incorporée au silo, dans une trémie de pesage et acheminé par me vis à ciment vers la
bétonnière.
b). Critères de choix
 Seuil de rentabilité de la centrale à béton par rapport au BPE fonction de la quantité de
béton (1 000 à 2 000 m3),
 Rendement journalier,
 Portée maximale de la grue: fixée avant le choix de la centrale, elle limite le volume par
benne et par gâchée,
Prendre aussi en compte:
- la grande souplesse d'utilisation (pas de temps d'attente éventuels dans le cas du BPE),
- le temps de montage : 1 à 2 jours selon les modèles (en fonction du nombre de rayons raclant
et de silos),
- la mise en place du matériel
- les caractéristiques de l'installation électrique
2.4. Centrales de chantier de travaux publics
Les matériels sont plus puissants mais doivent rester malgré tout transportables au gabarit
routier
Le stockage des granulats se fait :
- en étoile à compartiments séparés par des murs et alimentation par dragline.
- ou dans des trémies en ligne avec alimentation par chargeur à l'aide de rampes sur un ou deux
côtés ou par tapis peseur.
Les opérations sont gérées à partir d'une cabine de commande équipée d'un pupitre où, sur un
tableau synoptique on visualise à chaque instant l'état de l'installation en fonction du
déroulement des opérations. Les panneaux de commande sont répartis par fonction.
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La fabrication peut être assurée selon trois modes de fonctionnement :
Commande presse-bouton ou automatique, ou isolement des commandes et blocage de la
séquence automatique en cours.

2.4.1- Transport du béton


Au cours du transport, deux phénomènes peuvent survenir et compromettre la qualité de
l'ouvrage à réaliser:
- la ségrégation du béton due aux secousses et vibration.
- le raidissement du béton qui est provoqué par le début de la prise
Le béton doit aussi être protégé vis-à-vis des agents atmosphériques :
- le vent ou le soleil provoque une déshydratation en surface
- la pluie risque de délaver le béton frais.
La température a une incidence sur le temps de prise. Une augmentation de 10°C peut diviser le
temps de prise par deux.
Le délai de transport, temps entre la fabrication de la gâchée et la mise à disposition du béton
sur le chantier, est de 1 h 30, pour une température inférieure ou égale à 20°C. Pour une
température de 10°C, il faut réduire ce temps par deux.
Le béton doit avoir pris sa forme définitive au plus tard deux heures sa fabrication à la centrale
(t = 20°C). La mise en place dans les coffrages doit se faire dans les 30 minutes suivant l’arrivée
du béton.
A. Transport du béton de la centrale de béton prêt à l’emploi (BPE) au chantier
a) Camions bennes
Ils sont utilisés pour transporter du béton ferme (ou béton sec, faible affaissement au cône
d'Abrams) sur une distance maximale de 30 km. Le béton est alors protégé des agents
atmosphériques par une bâche.
b) Bétonnières portées où camions toupies
Elles permettent le transport du béton sur une distance maximale de 50km.
Elles se composent d'un châssis automoteur, d'une cuve tournant sur un axe légèrement incliné
par rapport à l'horizontale (10à 15°), dispositif d'entraînement de cette cuve et d'une réserve
d'eau (0,4 à 1 m3).
La cuve est de forme cylindro-conique. Son volume est environ égal à 1.7 fois le volume de
béton pour lequel elle est prévue.

Dans la cuve, une pale ou une lame d'acier, formant vis, déplace le béton en translation quand
la cuve est en rotation. Selon le sens de rotation, le béton est déplacé vers le fond de la cuve lige
de la cuve et malaxage ou homogénéisation du vers la sortie (vidange de la cuve).

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La vitesse de rotation de la cuve est de 1 à 2 tours par minute pendant le transport (agitation) et
de 10 tr/min en brassage (pour un ré homogénéisation).
La capacité classique des camions toupies est de :
- 6m3 pour les plus courants,
- 9 à 12 m3 avec la cuve placée sur remorque.
B. Pompes à béton
Quand les grues sont saturées ou quand les accès par des bennes distributrices sont difficiles
(travaux souterrains), on a recours au pompage du béton.
Cette technique permet le transport et la distribution du béton sur de grandes distances et à des
grandes hauteurs.
a). Principes
On dispose d'une trémie dans laquelle est versé le béton, d'un système de pompage et de
tuyaux d'acier jusqu'au lieu de bétonnage.
Les pompes sont de deux types :
- Pompe à écrasement de tube flexible,
- pompe à pistons
 Le pompage par tube flexible est assuré par l'écrasement d'un tuyau souple par des
galets en caoutchouc, entraînés par une chaîne ou un rotor. Ce système est utilisé pour
des pompages courts (longueur 50 m, dénivelé 10 m) et des débits de l'ordre de 15
m3/heure.
Les pompes à pistons sont constituées par deux pistons travaillant en opposition. Un cylindre
refoule le béton dans les tubes alors que l'autre aspire le contenu de la trémie d'alimentation. Un
système de distribution par tube orientable assure la continuité du pompage.

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b). Matériel
La pompe peut être fixe, utilisée à demeure sur le chantier, ou montée sur un camion.
L'installation de distribution est aussi fixe ou mobile grâce à une flèche de pompage.

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c). Système mobile
Sur certain camion- pompe, les tuyaux liés à un mât articulé permettent un bétonnage à des
distances importantes (fig. 4).
Pour d'autres chantiers, on utilise un mât, monté sur une colonne tubulaire ou encore sur un fût
de grue (fig. 5).

d). Réseau fixe


Les tubes utilisés pour réaliser le réseau de distribution sont en acier, d'épaisseur 4,5 à 10 mm
selon la pression de pompage, de longueur 1, 2, 3 et 6 m. Les diamètres classiques sont 100, 125
et 150 mm. Leurs extrémités sont munies de collerettes mâle et femelle qui, à l'aide d'un collier,
permettent un accouplement aisé et étanche.
Des coudes à 90, 60, 45, 30 ou 15° servent aux changements de direction (rayon des coudes : 25
cm). Des aiguillages rendent possible la distribution en différents points. Les tubes doivent être
rigidement liés au support sur lequel ils reposent.
En fin de réseau, ou en extrémité de mât, le béton est mis en place dans les coffrages par un
flexible spéciale.
Le bétonnage terminé, un soin important doit être pris pour le nettoyage de la pompe et du
réseau. Un premier nettoyage est fait à l'eau, puis une boule de mousse est alors poussée, par de
l'eau ou de l'air, dans les tubes.
C. Caractéristiques et dimensionnement d'une pompe
Pour un constructeur donné, le choix dépend :
- du débit de béton en m3 par heure,
- du diamètre des tuyaux de distribution,
- de la longueur des tuyaux et de la hauteur à franchir,
- de l'ouvrabilité du béton à mettre en oeuvre.

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2.4.2. Matériel de vibration
a). Vibration interne (pervibration)
Elle s'effectue à l'aide d'une aiguille vibrante, constituée d'un cylindre métallique dans lequel
tourne une masselotte excentrée. Cette masse est mise en rotation par l'intermédiaire d'un
système :
- mécanique: un flexible transmet le mouvement d'un moteur (thermique ou électrique) à
l'aiguille,

- pneumatique: un tuyau amène l'air comprimé jusqu'à l'aiguille,

- électrique: un moteur électrique muni d'une masselotte est incorporé dans l'aiguille reliée par
câble à une source de courant.

L’aiguille vibrante étant plongée verticalement dans le béton frais, la vibration et le serrage du
béton concernent un cylindre de béton dont le rayon est appelé rayon d'action de l'aiguille.
Il dépend du diamètre de l'aiguille.

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Le temps de vibration optimal correspond à la fin du dégagement des bulles et à l'apparition de
la laitance en surface.
 Recommandations:
- la distance entre les points de vibration est donnée.
- Eviter de vibrer près de la peau du coffrage.
- Ne pas vibrer les armatures.
- Munir les armatures de cales pour éviter leur déplacement pendant la vibration.
- Epaisseur des couches de béton de 40 à 50 cm.
- Faire pénétrer le vibreur de 10 cm dans la couche inférieure.
b). Vibration externe
1. Vibration du coffrage
Ces vibreurs, fixés aux coffrages, sont utilisés :
- en préfabrication,
- sur le chantier pour des coffrages compliqués en complément de la vibration interne.
Ce type de vibreur est le plus souvent constitué d'un axe et d'une masselotte excentrée.
L'énergie de vibration est réglable:
- en agissant sur la vitesse de rotation, entre 1000 et 3000 tours par minute,
- en modifiant l'excentrement des masselottes.

2. Vibration de surface
Ces règles vibrantes, constituées d'un ou deux profilés métalliques rigides équipés d'un vibreur
thermique, électrique ou pneumatique, servent à compacter le béton sur une épaisseur de 10 à
20 cm.
Ce matériel est utilisé pour les dalles (dallage, plancher, dalle de pont, etc.) réalisées en
déplaçant la règle sur deux rails de niveau assurant la planéité.
On obtient des surfaces régulières et assez bien finies.

3. Surfaçage et finition
On surface les dalles à l'aide d'une talocheuse (lisseuse rotative, truelle mécanique). Son poids
est compris entre 60 et 80 daN.
Cet appareil, constitué d'une hélice à 3 ou 4 pales, est entraîné par un moteur thermique ou
électrique (70 à 110 tr/min).

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L'appareil est mis en action quand le béton commence à faire prise. La laitance remonte et les
pales referment les pores du béton. On obtient ainsi un excellent fini.

2.4.3 Cure du béton


Dans le béton, une partie de l'eau est utilisée pour la réaction chimique, une autre partie est
libre et va s'évaporer au cours du temps. Une déshydratation trop rapide des surfaces est
néfaste.
Les zones non coffrées doivent être traitées rapidement après bétonnage, au moment où le
béton perd son eau de ressuage. Les zones coffrées sont protégées par le coffrage, sauf si le
décoffrage est effectué rapidement (8 à 48 heures), ce qui correspond alors au cas des surfaces
non coffrées.
1. Méthodes de cure
a). Cure par ré humidification
Ce type de cure, à éviter en cas de gel, est réalisé par:
- arrosage du béton ou réalisation d'un brouillard dans une enceinte enveloppant l'ouvrage,
- mise en place de toiles perméables humidifiées en permanences.
b). Cure par protection imperméable
Deux solutions se rencontrent sur les chantiers:
- l'ouvrage est habillé de bâches étanches,
- le béton est recouvert d'un produit de cure: un film est réalisé par projection sur l'ouvrage.
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CHAPITRE III : TERRASSEMENT GENERAL
3.1 Définition
Le terrassement est l’ensemble des travaux qui se rapportent à la modification du relief d’un
terrain en vue de l’édification d’une construction (nivellement du sol, fouille pour l’exécution
des fondations, tranchée pour la mise en place des canalisations<). Cette modification du sol se
réalisant par l’exécution des déblais et des remblais.
L’excavation est une cavité, plus ou moins profonde, réalisée dans le sol lors de travaux de
terrassement.
Les ouvrages de terrassement regroupent principalement l'exécution des travaux suivants :
- les fouilles
- les déblais, les remblais
- les tranchées, le talutage, etc
Avant d’étudier un projet il est indispensable de connaître le sous-sol qui supportera les
bâtiments de manière à déterminer :
 Sa composition
 L’épaisseur des couches
 Sa force portante (le taux de compression admissible)
 L’état des nappes aquifères
L’examen du sous-sol doit être poussé jusqu’à une profondeur telle que le poids de la
construction ne se fasse plus sentir. Pratiquement il est conseillé de prospecter le sous-sol en
dessous du niveau prévu des fondations sur une profondeur égale à 3 fois la largeur de la
semelle .en effet à cette distance la pression exercée par le bâtiment est quasi nulle.

La tranchée est une longue excavation, plus ou moins large, destinée à la mise en place de
canalisations enterrées (conduites d’alimentation et d’évacuation, drains<) ou à la réalisation
de fondations pour un mur de clôture. Une petite tranchée est parfois appelée rigole.

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La fouille (fig.-1) est une excavation réalisée dans le sol et destinée à être remplie par le béton
des semelles de fondation. On distingue deux types de fouille:

Figure 1: Fouille
La fouille en pleine masse réalisée sur la totalité de l’emprise du bâtiment, plus ou moins
profonde, selon l’importance de la partie enterrée de la construction.
La fouille en rigole: tranchée destinée à recevoir les semelles filantes de fondations.
L’expression « fond de fouille » désigne le fond horizontal de l’excavation.
Le décapage est une fouille superficielle effectuée sur une profondeur de 20 à 30-cm. La terre
végétale est enlevée sur une profondeur moyenne de 20 cm sur la largeur de l’emprise du
projet.
Le nivellement est action d’aplanir le terrain.
Le cubage ou la cubature est un volume des terres déplacées lors des opérations de
terrassement
Les travaux de terrassements comportent des déblais et de remblais nécessaires à la
construction de voies de communication ou l’exécution des fouilles en vue de la construction de
bâtiments ou d’ouvrages d’art.
On appelle donc terrassement, les différents mouvements de terre qui ont pour objet de creuser
ou de modifier la configuration du terrain naturel. Cette modification des niveaux du terrain
naturel est réalisée par l’exécution de déblais et de remblais.
Le déblai (fig.-2) :c’est l’ensemble des terres retirées du sol lors des divers travaux de
terrassement. Les terres sont soit réutilisées sur le terrain sous forme de remblais, soit retirées
du chantier. Déblayer consiste à abaisser le niveau du terrain naturel par enlèvement des terres
Le remblai (fig.-2): c’est l’ensemble des terres rapportées sur le terrain pour créer une plate-
forme ou combler une cavité. Remblayer consiste à rapporter des terres afin de relever le niveau
des terres.

Figure 2: Déblai et remblai

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Figure 3: Talus
Le talus (fig.-3): inclinaison donnée à la paroi d’une fouille ou à des terres en remblai.
La terre végétale: couche superficielle de terre mélangée à des végétaux en décomposition.
La terre végétale est souvent stockée provisoirement pour être réutilisée lors des travaux
d’aménagements extérieurs.
La terre excédentaire: expression souvent employée au pluriel pour désigner les déblais non
réutilisés sur le terrain et évacués à la décharge.
Le terrain naturel: expression utilisée pour désigner la configuration du terrain avant les
travaux de terrassement.
Le foisonnement: augmentation du volume des terres provoquée par leur déplacement lors des
travaux de terrassement. La terre extraite des fouilles perd sa cohésion initiale et se fragmente
en petits morceaux indépendants qui occupent un volume apparent supérieur au volume de la
terre en place.
Le foisonnement est exprimé en %, il est défini par: 𝑓= 𝑉′/𝑉
Avec : V’ le volume foisonné et V le volume en place.
Si un sol a un foisonnement de 50%, cela veut dire qu’un m3 de ce sol en place occupera 1,50 m3
de volume, une fois remanié. f = 1,5.
A) Etudes préalables :
Ces réflexions peuvent être adaptées et généralisées à tout type de chantier : gros oeuvre par
exemple.
Une visite du site et de ses abords est souvent indispensable pour mieux appréhender les
caractéristiques du chantier. Elle favorise l’approche du dossier et facilite la rédaction des
documents qui serviront à la bonne marche du chantier.
Elles s’appuient sur un Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) qui peut comprendre
entre autres :
- des pièces écrites dont le rapport d’études des sols permettant de connaître des
caractéristiques des terrains qui seront rencontrés lors des travaux :
 la stratigraphie des couches de terrain,
 les caractéristiques mécaniques et physiques,
 la présence d’eau
 les pentes possibles des talus, le drainage, la possibilité d’utiliser des déblais pour un
remblaiement ultérieur.

Pour les décrire, une distinction entre marché privé et marché public est nécessaire :
Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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 Le cahier des Clause Administratives Générales (CCAG) ou le cahier des Clauses
Techniques Générales (CCTG) est applicable aux marchés publics (travaux effectués dans
un but d’intérêt général, sous le contrôle d’une personne publique : mairie, école<.),
sans être toujours joint à chaque marché particulier.
Ils sont toutefois cités et doivent être respectés sauf si des documents particuliers (acte
d’engagement, CCAP, CCTP) viennent préciser des clauses particulières au marché étudié.
Pour le lecteur qui ne serait pas familiarisé avec cette terminologie, voici brièvement expliqué le
contenu ou l’utilisation de ces différents documents :
 L’acte d’engagement concerne l’entreprise qui s’y engage à effectuer les prestations
demandées pour un certain prix dans un délai donné.
 Le CCAG est un recueil de clauses courantes (administratives, juridiques ou financières)
relatives à l’exécution d’un marché public. Les parties d’un contrat peuvent y déroger
mais il permet d’alléger la rédaction des contrats.
 Le CCAP définit les conditions particulières de réalisation du projet du point de vue
administratif et financier : nature du marché et des travaux, quantités, mois de référence
retenu pour l’établissement des prix, modalités choisies pour actualiser ou réviser les
prix, pour le règlement définitif des travaux ou les pénalités pour retard (par rapport au
délai attribué)<
 Le CCTP (anciennement dénommé devis descriptif) définit l’opération étudiée :
matériaux à utiliser, localisation des ouvrages, limites de prestation entre corps d’état,
hypothèses de calcul (exemple pour l’étaiement d’un coffrage), techniques d’exécution
envisagées : phases, mode de réalisation d’un soutènement provisoire lors de la
réalisation d’une fouille ou encore, solution technologique retenue pour réaliser les
planchers pour un bâtiment.
- des plans (plan masse, coupes dans le cas des ouvrages de bâtiments, des profils dans des
ouvrages de travaux publics), faisant notamment apparaître les pentes des talus.
A partir de ces informations, le responsable des études détermine les volumes de production à
atteindre, donc le matériel nécessaire, compte tenu des délais accordés, pour aboutir à une
soumission, lors de la remise de l’offre, au meilleur coût.

Documents à établir :
 Relevé des obstacles ou particularités liées aux mitoyennetés éventuelles (position,
nature), à la végétation à conserver, aux canalisations enterrées.
 Phases de démolition :
 Nature, qualité, volume des terres à déplacer : ces indications sont reportées sur des
plans de mouvements de terre (éventuellement associés à des notes de calcul des
soutènements ou de reprises en sous-œuvre à mettre en place en raison des mitoyennetés
: zones d’emprunt, de dépôt ou d’évacuation des terres, décharges.
 Conditions climatiques locales : les intempéries (alternances pluie temps sec, périodes de
gel dégel) transforment de façon importante le comportement des sols qui peuvent
devenir impraticables aux machines.
- Eté : temps sec et chaud, pluies rares. Les terrains argileux sont difficiles à travailler, par
exemples.

- Hiver : temps humide, température basse, gel. Les travaux s’en trouvent perturbés, quelle que
soit la nature du terrain.
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 Choix des matériels employés (bien souvent, on utilisera en priorité celui disponible dans
l’entreprise !) : études des temps de cycles des engins en relation avec la production
horaire (ou journalière) imposée par les délais.
 Accès et circulations sur le chantier pour :
- des matériels généralement lourds,
- les ravitaillements en fluides (fioul),
- le personnel.
 Etudes de prix : par sous détail de prix
 Prévision de la main d’oeuvre
 Planigramme général des travaux
 Installation de chantier : lors de l’exécution, on vérifiera que les hypothèses retenues et
les conditions réelles permettent de tenir les délais prévus avec un coût de revient
acceptables. Des adaptations, au fur et à mesure de l’apparition de problèmes, seront
indispensables pour aboutir à un bilan de chantier positif.
B) Operations de démolitions :
1- Reconnaissance de l’existant :
Avant tout engagement de travaux, une analyse préalable est indispensable, qui concernera
l’ouvrage lui-même mais aussi ses mitoyens, pour définir leur typologie et constater leur état de
conservation.
Pour cela, il faut connaître (ou savoir reconnaître) la technologie de construction des ouvrages
anciens.
Les opérations à mener sont les suivants :
 Identifier les éléments principaux contribuant à la stabilité de l’ouvrage
Les cages d’escalier, qui forment souvent des éléments de contreventement dans les structures
anciennes, doivent être conservées le plus longtemps possible. Elles facilitent en plus les
déplacements des ouvriers.
Un plancher ne doit être abattu, en général, qu’après démolition des refends qu’il porte.
Rappelons que les deux rôles mécaniques assurés par les planchers sont :
- le report des charges sur les ouvrages verticaux sous-jacents (poteaux, murs),
- le raidissement et l’indéformabilité de la structure d’ensemble (butée, chaînage) et notamment,
l’anti-flambement des parois verticales porteuses.
 Analyser la nature des mitoyens, leur résistance et les conséquences de la démolition sur
leur stabilité en phase provisoire et définitive.
Des saignées sépareront les ouvrages mitoyens des planchers et des murs de l’ouvrage à
démolir, avant qu’on procède à l’effondrement quels que soient le moyen et les matériels
retenus.
 Repérer :
- les réseaux : eau, assainissement, électricité, gaz<. ;
- les cuves à hydrocarbures. Leur présence interdit en général l’emploi de procédés à
flamme nue comme le chalumeau ou la lance thermique.

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C) Phasage des travaux
A partir de cette reconnaissance et en tenant compte bien sûr des conditions du marché (délais,
prix), les modes opératoires des différentes phases de démolition peuvent être élaborés.
Il est souhaitable que chaque phase soit bien délimitée (dans l’espace et dans le temps) pour
qu’un suivi efficace puisse être mis en place, de façon à veiller à la sécurité des exécutants et au
bon déroulement du chantier.
L’exécution des travaux se déroule alors de la manière suivante :
- enlèvement des cloisonnements légers, des équipements techniques<.,
- démolition du gros oeuvre, pour un étage donné, à partir du haut, en commençant par les
murs pour finir par les planchers.
On commence bien évidemment sous les combles, et on descend progressivement vers le sous-
sol.
3.2 Terminologie
Fouiller : creuser, terrasser
Fouille : peut signifier un trou (puits, tranchée, excavation)
Déblais : produit issu de la fouille
Remblais : dépôts des déblais
Puits : trou tel que la profondeur soit très grande par rapport aux dimensions horizontales
Tranchées : trou tel que la longueur est très grandes par rapport à sa profondeur
Décapage : terrassement de très faible profondeur
Talus : pente ou inclinaison donnée aux parois des terres pour éviter leur étalement.
Fouille en pleine masse : c’est le terrassement général de la surface à construire, réalisé à une
profondeur limitée.
Fouille en rigole (ou en fendue) : tranchée dont largeur minimale est de 0,40 m, destinée à
recevoir des canalisations, des fondations et les maçonneries. p<1m. L<2m
Fouille en puits : terrassement de petite surface et de grande profondeur P>1m, L<2P
Fouille en galerie: fouille exécutée sous terre et nécessitant l’emploi des étais conjointement.
Fouille en Excavation ; L>2m, P<L/2
Foisonnement : Augmentation de volume du sol consécutive à l’ameublissement provoqué lors
de l’extraction.

3.3 Procèdes d’exécution les plus courants


 Le dérasement (démolition de la partie supérieure d’un mur), l’effondrement ou
l’éboulement concernent essentiellement les constructions anciennes (à ossature bois ou
métallique), en maçonnerie de petits éléments, de quelques niveaux.
 La dislocation ou la fragmentation, l’abattage d’éléments horizontaux ou verticaux sont
utilisés pour les constructions récentes, en béton armé, qui sont plus massives.
 Le démontage est plutôt réservé aux constructions métalliques, aux charpentes
notamment.
 Le découpage est recommandé, par exemple, dans le cas de création d’ouvertures dans
une ossature en béton armé, pour le démontage d’une charpente ou d’une ossature
métallique ancienne.
L’utilisation d’un chalumeau est interdite en présence de cuves ayant contenu des
hydrocarbures.

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3.4 Matériel employé
Quelle que soit la technique choisie, on utilise des outils portatifs et des moyens mécaniques
portés par des engins, qui sont détaillés.
Des moyens plus exceptionnels comme les explosifs sont parfois employés : leur emploi ne doit
pas ébranler le terrain ou les maçonneries voisines et ne doit pas disloquer le terrain au-dessous
du niveau prévu. Dans tous les cas, la finition de la fouille (fond et parois) doit être achevée par
des moyens traditionnels.
Réservé aux grosses opérations (des immeubles entiers en béton armé, des massifs<) et à un
personnel spécifiquement formé, cette technique n’est pas développée ici.

3.5 Outils portatifs


 Les plus courants sont la pioche, la masse, le marteau-piqueur frappant le béton à de
grandes cadences (outil bruyant qui nécessite par ailleurs un compresseur pour obtenir
de l’air comprimé).
 Les outils de forage permettent de découper en éléments transportables : ponctuels, les
trous circulaires facilitent la mise en place d’explosifs ou d’éclateurs ; jointifs, ils
permettent de réaliser un contour de découpe.
 Les outils de sciage (scies diamantées) réalisent des saignées nettes.
 La lance thermique, en permettant d’obtenir une source de chaleur très intense sur une
petite surface, détruit les matériaux. Le forage est rapide, peur bruyant, sans vibrations,
mais dégage des étincelles et des fumées.
Ce procédé est utilisé, par exemple, pour réaliser des signées qui affaiblissent ou délimitent la
zone à abattre dans un mur en béton armé.

3.6 Outils « mécaniques »


 Le godet d’un bouteur ou d’une pelle mécanique, pour de petites constructions peu
élevées, permet de procéder à un abattage par poussée.
 Un câble permet l’abattage par traction d’éléments verticaux entourés en partie
supérieure. Ce procédé est très utilisé pour les murs maçonnés.
L’élément de traction peut aussi être un engin mécanique (pelle, bouteur, chargeuse) qui agit
avec son godet pour provoquer l’éboulement de toute ou partie de la construction.
Un boulet (10à20kN) suspendu par un câble au bras d’une grue mobile (sur chenilles pour être
plus stable) est animé d’un mouvement pendulaire ou tombe sous son poids : ce procédé
simple, économique, mais qui produit beaucoup de poussière, est réservé aux grandes
opérations, comme par exemple la démolition d’une usine. Il permet de disloquer le béton armé
mais il reste souvent à couper les armatures au chalumeau.

Un brise-roche hydraulique (BRH), monté sur le bras d’une pelle hydraulique, frappe le béton
à grandes cadences : le BRH est bruyant mais très puissant. Il est utile pour des travaux
importants, en permettant de disloquer et de fragmenter des morceaux compacts d’une
construction.

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Pelle hydraulique équipée de marteau piqueur
 Les éclateurs comportent un cylindre, composé par exemple de deux demi–coquilles, qui
peuvent grossir à l’aide de vérins. Ils agissent par expansion après avoir été introduits
dans un trou forcé à l’avance. Ce procédé, économique et peu bruyant, est assez long à
mettre en oeuvre. Il est utilisé pour des démolitions ponctuelles.
3.7 Risques et mesures de prévention
Démolir et /ou modifier une structure, en créant des ouvertures dans les murs porteurs, des
trémies dans les planchers, des saignées au droit des mitoyens, modifie, provisoirement ou
définitivement, le cheminement des charges.
Pour éviter des effondrements inopinés, il faut assurer la stabilité de l’ouvrage durant les
phases de démolition en :
- étrésillonnant des ouvertures
- contreventant les mitoyens
- étayant provisoirement, en cas de dépose partielle d’un plancher, par exemple.
Les risques concernent :
- le personnel du chantier,
- les voisins et les usagers des voies publiques mitoyennes :
Les chutes de matériaux sur des emplacements accessibles au public en bordure du chantier
nécessitent des mesures de protection.
Le port du casque et des chaussures de sécurité est indispensable pour toute personne
pénétrant dans l’enceinte du chantier.
 Projection de matériaux : ne pas travailler à proximité d’une trémie d’évacuation pendant
qu’on nettoie des planchers dans les étages supérieurs.
 Effondrement non contrôlé de toute ou partie de la construction : le risque est limité en
évitant l’accumulation des gravats sur un plancher, en nettoyant régulièrement les zones
de travail. Durant un effondrement partiel de la construction délibérément provoqué, il
faut momentanément interdire l’accès des lieux dans les parties restantes. Ainsi, il est
interdit d’installer des cantonnements de chantier dans un bâtiment en cours de
démolition ! Ils doivent au contraire s’en trouver éloignés.

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 Chute de hauteur d’un membre du personnel et/ou de matériaux :
- préférer les procédés ne demandant pas la présence en hauteur d’ouvriers. A défaut on
prévoira :
- Eviter les postes de travail superposés.
- Protéger, baliser les zones de circulation et de stockage.

- Les trémies doivent être protégées. Chaque plancher doit être ceinturé par des garde-corps
dès que les murs extérieurs ont été abattus.
3.8 Implantations des ouvrages
Une fois réalisées les opérations de démolition, l’abattage, l’arrachage des souches
(communément appelé dessouchage) et l’évacuation de la végétation située dans l’emprise de la
construction (hormis celle dont il est précisé dans les pièces du marché qu’elle doit être
protégée), puis le décapage de la terre végétale (sur environ 20 à 30 cm d’épaisseur sur
l’emprise de la fouille) et sa mise en dépôt, il faut procéder à l’implantation des fouilles.

A) - Fouilles : terminologie, pente des talus


1. Talus
La profondeur d’une fouille (appelée aussi dénivelée d) est mesurée à partir du niveau du sol
tel qu’il est livré pour l’exécution des fouilles, c'est-à-dire le terrain naturel (noté TN) ou bien
encore, le niveau résultant de terrassements généraux, réalisés au préalable.
Les talus sont les surfaces réglées et inclinées limitant latéralement un déblai ou un remblai.
L’inclinaison est définie par le rapport sans dimension (t/d) de la longueur de la trace
horizontale (t) de la ligne de plus grande pente à la valeur de la dénivelée (d) mesurée entre les
extrémités de cette ligne.
Ils doivent :
-être stables par tous les temps : prévoir un film plastique type polyéthylène (souvent dénommé
« polyane ») pour les grandes pentes permettant de limiter les coulées de boues en fond de
fouille lors d’orage violents.(Fig2)
-se rapprocher le plus possible de la pente dite du « talus naturel », tout en étant souvent un
peu plus raide en phase provisoire que dans le cas d’un talus définitif : le talus est exposé de
façon limitée aux intempéries dans le cas d’une fouille de chantier.
La nature du sol, sa cohésion, sa granulométrie et la présence ou non d’eau sont des paramètres
importants pour déterminer cette pente et plus généralement la stabilité d’une fouille.
Si la fouille est étroite et profonde (Fig3), les parois latérales doivent être blindées.

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Remarque
- les déblais (sol naturel en place) et les remblais (sol remanié et compacté) n’ont pas
nécessairement la même pente.
- Les talus peuvent être réalisés par palier, en étant interrompus par des banquettes d’au moins
1m de large, pour briser le ruissellement de l’eau et permettre la circulation à des étages
intermédiaires.
- La tête du talus est protégée par une bande libre de 1à 2m de large, sur laquelle on ne prévoira
pas de surcharges, circulations<..
2. Conditions atmosphériques
Quand on se trouve en présence d’un terrain sensible à l’eau, marnes, schistes, argiles<), la
finition d’un fond de fouille (noté FF) doit intervenir peu de temps savant l’exécution des
soutènements ou des fondations. Il faut couler, au moins, le béton de propreté dans les heures
qui suivent la découverte du terrain, sous peine de voir les sols se détremper sous l’action de la
pluie, éventuellement gonfler, se soulever dans certains cas.
3. Moyens employés
L’excavation est réalisée par les engins de production, qui chargent les engins de transport.
Des engins d’assistance assurent la finition de la fouille ou la mise en place des remblais.

4. Extraction du sol
 La nature du terrain à extraire détermine :
 L’excavation par couches successives, en augmentant l’évaporation superficielle, favorise
l’extraction de sols humides : elle consiste à terrasser une fouille ou une emprise par
enlèvements successifs de petites couches de terrain sur toute l’emprise.
 L’extraction frontale limite le détrempage des sols en périodes de pluies : il s’agit de
terrasser une fouille ou une emprise sur toute la hauteur, en allant, dès le début, au fond
de la fouille. La zone de terrain, exposée aux intempéries, en fond de fouille, est donc
limitée.
- le choix des engins de production,
- le rendement de la production, (Fig4)
- la pente des talus.
5. Utilisation des déblais pour un remblaiement
La facilité de pénétration des outils dans un sol est, pour un entrepreneur spécialisé dans les
terrassements, la caractéristique principale à connaître lorsqu’il s’agit d’exécuter des
terrassements. Cette caractéristique est bien entendu insuffisante ensuite, pour déterminer
l’utilisation ultérieure, en remblais, des matériaux extraits.
Il convient de procéder à des études plus fines, notamment en s’appuyant sur des guides
techniques établis intitulé Réalisation des remblais et des couches de forme

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6.Prescriptions particulières concernant les tolérances d’exécution
a) dans les terrains non rocheux (fig 5) :
 Tolérance de niveau : 5 cm.
 Tolérance d’implantation (écarts par excès seulement) :
* 10cm pour les fouilles en tranchée, en puits et en excavation superficielle,
* 5cm pour les fouilles en rigole.
 L’excavation avec des engins mécaniques doit s’arrêter par défaut, plus haut que la cote
de fond prévue et à l’intérieur du tracé définitif des parois latérales, pour éviter
l’ameublissement du fond et des parois par les griffes de l’engin. La finition du fond de
fouille est faite manuellement.

b) Dans les terrains rocheux


 Les parois doivent être purgées des blocs dont la résistance est douteuse.
 Tolérances :
- Aucune saillie n’est autorisée par rapport aux niveaux prescrits sous les fondations, mais
des sur profondeurs locales de 10 cm sont autorisées dans le cas des roches.
- Des sur profondeurs de 20 cm sont autorisées sous réserve d’être soigneusement comblées
(éclats de pierre, sable) et damées pour reconstituer un sol plan au niveau fixé.

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B- Etaiements et blindages : blindage manuel des fouilles en tranchée
1. Généralités
Les fouilles pour bâtiments, en site urbain, nécessitent souvent des soutènements, provisoires
ou définitifs, pour réduire l’emprise des talus, ou bien, en raison de mitoyennetés.
A l’arrière de ces ouvrages, les terrains retenus ou les bâtiments mitoyens exercent une poussée
sur l’écran réalisé : Pour réaliser l’excavation en toute sécurité, il faut terrasser sans
décomprimer le sol derrière l’écran.
Il est parfois possible de creuser une tranchée verticalement jusqu’à sa profondeur finale,
uniquement grâce à la cohésion à court terme du terrain, notée Cu. Cu représente la capacité
d’un sol à s’opposer aux efforts de cisaillement, c'est-à-dire au glissement relatif d’une couche
de terrain par rapport à une autre. Elle est essentiellement due à la présence d’eau dans le sol
qui induit des forces de cohésion entre les grains du squelette. Ces actions sont d’autant plus
importantes que la taille des particules du sol est petite : les argiles sont cohérentes tandis que le
sable est pulvérulent. La cohésion Cu varie, dans le temps, en fonction des apports et
possibilités de circulation de l’eau dans le sol, qui influent sur la teneur en eau du sol.
Il faut donc blinder, étrésillonner ou étayer la fouille si les parois sont quasi verticales.
2. Solutions technologiques courantes
Cet ouvrage se limite aux solutions suivantes :
- le blindage manuel des fouilles en tranchées. Les blindages, à l’aide de cages métalliques, mis
en place à l’aide d’engins type pelle hydraulique, ne sont pas abordés.
- le voile contre terre ou voile masque,
- la paroi berlinoise,
- la tranchée blindée à l’avancement,
- la reprise en sous-œuvre.
3. Blindage manuel des fouilles en tranchée par enfilage de planches verticales
3-1. Amorce de la fouille et soutènement des bords proches du Terrain Naturel (TN)
La tranchée est creusée sur une profondeur d’environ 30à50cm. Un premier cadre horizontal est
mis en place au sommet de la fouille (Fig 6).
L’excavation est poursuivie à l’abri d’un rideau de planches(e=40mm mini, longueur =2m) que
l’on enfonce au fur et à mesure que l’on creuse. Légèrement inclinées, ces planches s’appuient,
en partie supérieure sur le cadre, et sont maintenues à leur base dans le terrain par une fiche
d’environ 15 cm, qui forme butée. Un faux cadre permet de maintenir les planches à mi-hauteur
des cadres (Fig7).

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3-2. Progression de l’excavation
Une fois les planches complètement enfoncées, un deuxième cadre est posé à l’aplomb du
premier. Des cales et des coins, disposés entre la longrine de ce deuxième cadre et le rideau de
planches, permettent de reprendre le creusement, en conservant le même principe. Ainsi, les
parois excavées ne sont jamais découvertes et des profondeurs importantes peuvent être
atteintes, même dans un sol sans cohésion, sans aucune décompression du terrain. Ce procédé
exige une main-d’œuvre qualifiée, habituée à ce type de réalisation. (Fig8,9 et 10).

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C. Voile contre terre ou voile masque
1. Réalisation par puits alternés avant exécution du terrassement en grande masse (trois
niveaux maximum)
Des puits, blindés au fur et à mesure de la descente, sont ouverts à la limite de l’ouvrage à
réaliser, en commençant de préférence par les puits situés dans les angles du bâtiment existant
et en alternant (Fig11.a), pour s’assurer un fonctionnement mécanique provisoire en voûte de
décharge. (Fig12)
La paroi est bétonnée, par passe d’environ 2.50m de hauteur, soit en descendant, soit en
remontant après avoir atteint le niveau désiré (Fig12). En descendant, on peut couler
directement contre la terre si la surface bétonnée faible. En remontant, le blindage est
abandonné au fond du coffrage.
Des armatures en attente, permettant la liaison avec la zone adjacente (continuité mécanique de
la paroi), sont disposées sur le pourtour de la partie coulée :
- soit repliées dans la partie bétonnée, pour être ensuite dépliées,
- soit fichées en terre et dégagées par la suite en retirant le terrain.
La totalité de la paroi étant réalisée, on peut faire intervenir les engins de terrassement pour
excaver la fouille. Attention, les parois réalisées devront être maintenues par des butons, tant
que la structure de l’ouvrage définitif ne sera pas apte à reprendre les efforts de poussée.

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2. Réalisation par talus / banquette après exécution d’un terrassement en grande masse (deux
niveaux maximum)
Une banquette talutée est réservée en avant de mur à reprendre (fig 13). De proche en proche,
une tranchée blindée de faible largeur est alors réalisée, dans le talus, pour pouvoir couler un
tronçon du mur contre terre (qui peut être réalisé en montant ou en descendant). On peut
commencer l’infrastructure dans la zone centrale de l’emprise. Lorsqu’une passe est ouverte, on
utilise les parties d’infrastructure déjà réalisées pour reprendre les efforts de poussée du voile
extérieur.

3- Tranchée blindée
Réalisé à l’intérieur d’une tranchée blindée, le mur est banché (Fig. 16) au fur et à mesure de
l’avancement de la tranchée.
Généralement, on utilise des éléments modulaires manu portables de petites dimensions pour
coffrer le voile (F16a à d).

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Cette technique permet de terrasser sur des profondeurs relativement limitées (sauf si on
prévoit le maintien des voiles par des tirants d’ancrages).
Très délicates à réaliser, l’exécution de ces tranchées est le plus souvent réservée à des
entreprises spécialisées.

4. Reprise-en sous-œuvre
Elle consiste à réaliser sous le mur existant, en mitoyenneté, de nouvelles fondations, ayant le
même niveau d’assise que le futur ouvrage. (Fig17)
Selon la profondeur, le type de sol et l’emprise du chantier, on adopte l’une des méthodes
évoquées précédemment à l’exception de la paroi berlinoise.
A l’origine, une reprise en sous-oeuvre était réalisée en maçonnerie de moellons. Le béton armé
coulé en place est de plus en plus employé.
 Reprise en maçonnerie
On procède en remontant à partir du fond de l’excavation. Le blindage est abandonné dans le
sol, contre la paroi. Un mortier est maté en tête entre le nouveau mur et l’ancienne fondation,
pour éviter tout tassement de cette dernière, qui entraînerait des fissurations dans l’ouvrage
existant. Il faut prévoir un harpage ou un chaînage pour assurer la liaison avec la future tranche
de la reprise.
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 Reprise en béton armé
Le coffrage est aménagé en partie supérieure. Une ouverture inclinée (appelée goulotte) permet
de venir couler le béton ente la paroi et le coffrage. Le mur est donc réalisé en descendant. Des
armatures en attentes sont prévues pour rétablir la continuité avec les tronçons adjacents.

E- Fouilles : venues d’eau


1. Généralités
Les constructions présentant plusieurs niveaux de sous-sols ont souvent leurs fondations, voire
des niveaux de l’infrastructure, située dans des terrains aquifères. La fouille devra donc être
mise hors d’eau pour permettre une réalisation correcte, avec les moyens usuels, de ces
ouvrages.
Cette opération peut être réalisée de plusieurs façons, la méthode adoptée dépendant de la
nature du terrain et de la quantité d’eau à évacuer.
2. Venue d’eau uniquement accidentelle, due aux intempéries (pas de nappe phréatique)
On réalise un simple drainage par des rigoles en fond de fouille qui convergent vers un puisard
(Fig18). L’eau s’évacue par gravité dans les vides du sol. Des rigoles en crête de fouille
recueillent les eaux de ruissellement extérieures et les évacuent suffisamment loin de la fouille.

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3. Fond de fouille sous le niveau de la nappe phréatique
Il faut donc continuellement évacuer l’eau en provenance de la nappe, en réalisant un
rabattement de nappe.
3-1. Assèchement de la fouille à l’aide d’un fossé
L’eau, recueillie dans un fossé en de fouille, est collectée dans un puisard, surcreursé de 0.5 à
1m, puis évacuée par pompage (Fig 19).

Cette méthode simple est utilisée pour des fouilles de faibles profondeurs (3 à 4m). En effet, les
parois étant saturées d’eau, les caractéristiques du sol s’en trouvent affectées.
Il faut donc que la pente des talus soit plus faible que si le terrain était sec. Le fond de fouille
constamment humide gêne le travail du personnel.

3-2. Rabattement de nappe


Il s’effectue par pompage, à l’intérieur d’éléments filtrants (Fig 20). Les pointes (technologie et
dimensionnement) sont abordées.
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 Avantages
- Stabilité du fond de fouille et des talus.
- Pente plus importante qu’en terrain sec.
- Fond de fouille sec, sans entraînement de matériaux.
Domaine d’emploi
- La perméabilité horizontale kh (1) du sol est comprise entre 10-2 et 10-6 m/s.
- Le terrain est faiblement hétérogène.
- Le rabattement est inférieur à 30m.
- La hauteur d’eau résiduelle au –dessus du substratum étanche, après rabattement, est
supérieure à une valeur comprise entre ¼ et 1/6 de la hauteur d’eau avant rabattement.
- Débit global jusqu’à 3m3/s.

3-2. Rabattement de nappe (suite)


3-2.1. Réseau de pointes filtrantes (50 à 80mm) ( Fig 21a à c) :
 Mise en oeuvre
Elles sont enfoncées dans le sol par lançage, c'est-à-dire par injection d’eau sous pression sortant
à la base de la pointe munie d’un clapet. La pointe pénètre au fur et à mesure de l’évacuation et
de l’extraction du terrain par le courant d’eau.
Les pointes sont reliées entre elles par un collecteur relié à une pompe sous vide. L’eau est
aspirée en bas du tube, dans une partie crépinée ( sur environ 1m à partir de la base du tube), ce
qui a pour effet de fermer le clapet. Elle chemine ensuite dans la pointe.
La hauteur d’aspiration est d’environ 8m et on peut alors espérer un rabattement de 6.50m. Si la
hauteur à rabattre est supérieure, il faut implanter les pointes sur plusieurs étages.
Le débit unitaire est de l’ordre de 0.15 l/s pour une pointe.

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 Pré dimensionnement rapide d’un réseau de pointe (Fig. 22)
 Utilisation préconisée
Pour des sols perméables (graviers, sables grossier), le nombre de pointes devient très vite
important. On utilise donc ce procédé pour des sols de perméabilité moyenne à faible dans
lesquels le lançage est possible : sables fins ou limons sableux, ayant un coefficient de
perméabilité compris entre 10-4 et 10-6 m/s.

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3-2.2. Puits filtrants
 Mise en oeuvre
Une crépine et un outil de pompage sont descendus dans un puits foré au préalable (400 à
600mm). Entre le tube crépiné (150 à 350 mm) et le forage, un massif filtrant (gravier) est
constitué. Les puits sont espacés de quelques mètres jusqu’à une cinquantaine de mètres et leur
profondeur varie entre 10 et 50 m. les pompes, généralement immergées au-delà de 6m
d’aspiration , évacuent 1.5 à 110L/s (débit d’exhaure : 5 à 400m3/h)
 Utilisation préconisée
Cette méthode est utilisée quand on a de grands débits à évacuer, pour des sols de forte
perméabilité (kh compris entre 10-2 et 10-4 m/s) : graviers, sables<
Le pompage est interrompu dès que la construction est suffisamment avancée pour équilibre les
poussées dues à l’eau.

3-2.3. Remarques
 Si les solutions précédentes sont inadaptées, il faut isoler la fouille en créant une barrière
étanche par injection du fond de fouille et réalisation de parois latérales étanches (parois
moulées<.) détaillées dans le Précis de bâtiment,
 Les couches de faible perméabilité jouent le rôle de couches étanches vis-à-vis des autres
(rapport des perméabilités supérieur ou égal à 10).
Ainsi, lorsqu’un horizon de graviers (10-3< k h <10-4m/s), on considéra le toit du sable comme le
fond étanche :
-Si le fond de fouille se trouve dans le sable fin, il faut prévoir un rabattement complémentaire
et indépendant. De plus, cette couche ne sera atteinte qu’à l’abri d’un écran étanche.
- Dans le cas contraire, il suffit de rabattre la nappe dans les graviers pour tout assécher
(l’alimentation se fait par la couche la plus perméable)( Fig 21b).

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VI- Remblais et couches de forme (infrastructure routière) : classification des sols
1. Généralités
Pour établir un projet de terrassement, il faut :
-connaître les matériaux concernés,
-disposer des classifications adaptées,
-connaître les conditions de réemplois en remblais des sols déplacés,
-prendre en compte les conditions climatiques locales,
-définir les procédures (matériels et techniques) de compactage.
 Les paramètres à retenir sont :
-la granularité caractérisée par la dimension Dmax des plus gros éléments (conditionnant les
matériels de mise en oeuvre, les possibilités de traitements et d’amélioration), le pourcentage de
tamisat à 2mm (passage d’une tendance sableuse à une tendance graveleuse).
- l‟argilosité (pourcentage de tamisat à 80μm définissant la sensibilité à l’eau) caractérisée par :
 L‟indice de plasticité Ip: limites d’Atterberg
 La valeur de bleu de méthylène VBS
Le comportement mécanique notamment caractérisé par :
 Le coefficient de Los Angels (LA)
 Le micro-Deval en présence d’eau (MDE)
 Le coefficient de friabilité des sables (FS) : Ces essaies sont détaillés lors de la
présentation des caractéristiques mécaniques des granulats naturels pour le béton
hydraulique.
- l’état hydrique caractéristique par :
 la position de la teneur en eau naturelle (Wn) par rapport à l’optimum Proctor (Wopn)
(NF P94-093),
 l’indice de consistance Ic (NF P 94-051) : limites d‟Atterberg,
 l’indice de portance immédiat IPI (indice CBR immédiat)
VII.Inondation
L’eau stagnante ou en mouvement peut créer de la charge latérale très importante sur les
fondations d’un bâtiment .Il conviendra de s’assurer de la solidité du bâtiment. Des protections
autour du bâtiment, enterre ou en béton, peuvent également être construites: berne, mur anti-
inondation.

Une manière efficace de réduire les dégâts est d’élever le bâtiment au-dessus du niveau prévu
des inondations.

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VIII. Glissement de terrain
Sur une zone en pente, les entrailles diminuent la stabilité du sol au-dessus de l’entrailles.
- Eviter les entrailles profondes dans une pente.
- Construire des murs de soutènement pour des entailles peut profondes.

Les fossés et autres systèmes de drainage peuvent détourner et éloigner l’eau de la pente et
diminuer la sur saturation du sol qui cause des coulées de boue et de débris.

IX. Exécution des Travaux en Dessous des Nappes d’eau :


Les travaux de terrassement et de fondation dans les terrains fortement aquifères exigent des
techniques particulières parmi lesquelles on peut citer les rideaux palplanches, l’abaissement
artificiel de la nappe, les parois moulées dans le sol ainsi que la Technique de Congélation.
1°/- Les Rideaux de Palplanches
C’est un principe déjà employé par les romains et qui consiste à créer une enceinte étanche à
l’intérieur de laquelle se déroule, après épuisement des eaux (par pompage ou par technique de
rabattement artificiel des nappes), les travaux de terrassement et de fondation. Les palplanches
peuvent être exécutées en bois ; et dans ce cas les sections sont étudiées pour permettre un
assemblage jointif et rigide. De nos jours les palplanches en bois sont remplacées par des
profilés métalliques laminés à chaud. Ces palplanches ont des formes caractéristiques évoluées
et elles sont retirées à la fin des travaux.

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Palplanches des profilés métalliques laminés à chaud
2°/- Le Batardeau
C’est une construction provisoire constituée par deux ou plusieurs parois de palplanches
situées à quelques mètres de distance entre lesquels on exécute un remblai. Ce système permet
de réaliser des barrages ou des enceintes provisoires dans le lit d’un cours d’eau ; c’est aussi la
méthode utilisée pour la création d’îles artificielles.

3°/- Les Parois Moulées dans le Sol


Ce sont des parois en béton exécutées selon le principe des pieux moulés dans le sol. Ces parois
jouent le rôle d’enceinte étanche dans lesquelles peuvent se dérouler des travaux de
terrassement et de fondation en sous-sol.
Cependant pour raidir les parois moulées, on peut utiliser perpendiculairement à ces parois des
contre forts sinon des systèmes d’encrage obliques par tirants métalliques.

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4°/-Les Tirants d’Encrages
C’est un dispositif de consolidation des sols mis en place pour éviter les glissements de terrains
consécutifs à l’application de forte pente de talus ou bien si toute fois nous sommes dans
l’obligation de laisser les parois de fouilles verticales. Ce mécanisme utilise des tiges d’encrages
filetées aménagées dans un conduit qui permet l’injection de coulis indispensable à l’adhérence.
Ce système est utilisé lors des fouilles nécessaires après mise en place des parois moulées dans
le sol. Il peut servir à consolider les murs de soutènement.

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CHAPITRE IV : FONDATIONS
On appelle fondation, la base de l'ouvrage qui se trouve en contact direct avec le terrain d'assise
et qui a pour rôle de transmettre à celui-ci toutes les charges et les surcharges supportées par la
construction.
I .Principes et fonctions
Les fondations sont les bases de l'ouvrage; c'est donc la partie la plus importante de la
construction. On doit apporter le plus grand soin à la préparation des fondations afin de ne pas
nous exposer à de graves désordres dont la réparation est souvent difficile et toujours coûteuse.
Les fondations mettent en contact le bâtiment avec le terrain d'assise, et doivent reporter sur le «
bon sol » les charges et assurer la stabilité et la sécurité de la construction sans tassement, ni
glissement, ni affouillement préjudiciable.
1- Reportez les charges au « bon sol »
Dans ce but, les charges à reporter doivent être estimées. Elles comprennent:
Le poids propre du bâtiment :
 Murs
 Planchers et revêtements
 Cloisons
 Charpente et couverture
Les surcharges admises pour le type de construction :
Personnel
Mobilier
Matériels divers ...
Condition à vérifier : (Poids des charges + surcharges)/ Surface d'appui au sol est inférieur à la
résistance admissible du sol (σs).
2- Assurez la stabilité :
Le terrain ne doit pas se tasser sous les massifs de fondation. En pratique, les tassements
doivent rester inférieurs à 20 mm, et, surtout, être uniformément répartis.
Des tassements non uniformes sont dits « différentiels ». Ils peuvent se produire pour un
ouvrage:
· Reposant sur des sols de natures différentes
· Chargé dissymétriquement
· Reposant sur un remblai d'épaisseur variable
L’ouvrage ne doit pas se déplacer sous "action de poussées de terrain ou sous l'effet de
glissements éventuels (cas de terrains en pente ou couche de terrains inclinés).
Enfin l'ouvrage ne doit pas être soulevé par la poussée de la nappe phréatique.
En conséquence vous devez: ,
- apprécier, par une reconnaissance de sol les contraintes admissibles aux différentes
profondeurs. - évaluer ensuite les charges et surcharges à transmettre.
Le choix du type de fondations et la détermination de leurs dimensions seront alors possibles.
Les critères du choix seront fonction :
a) de la qualité du terrain
b) de la valeur des charges et surcharges
c) du type de bâtiment
d) du prix

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a) sols de natures différentes b) charges différentes

Types de fondations:
Plusieurs cas peuvent se présenter auxquels devra être adapté le type de fondations.
- Bon sol (1) à faible profondeur ou charges et surcharges faibles.
Les fondations seront réalisées par des semelles en gros béton coulé dans des rigoles
Elles sont dites « superficielles ».

Dans le cas de charges plus fortes conduisant à des dimensions plus élevées, les semelles seront
alors exécutées en béton armé.
Sous les murs, ces fondations sont dites filantes et sous poteaux, on les désigne sous le nom de
fondations isolées.

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- Le sol présente à faible profondeur une résistance faible au regard des charges qui lui sont
appliquées. On peut adopter le principe d'un radier général répartissant les charges sur totalité
de la surface de la construction.

Fondation sur radier général


Cette solution peut être également préconisée dans le cas des venues d’eau, surtout si celles-ci
sont permanentes. Le radier devra donc aussi résister à la pression et assurer l'étanchéité.
Le bon sol se trouve à plus grande profondeur.
Vous aurez recours à des fondations dites « profondes », par puits ou pieux.

Fondation sur pieux ou sur puits

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D'une manière générale, il faut penser que les fondations peuvent être en contact avec des eaux
agressives: soit séléniteuses (présence de gypse), soit eaux polluées présentes ou à venir. Pour se
prémunir contre les risques de détérioration des ouvrages enterrés en béton, il est vivement
recommandé de prévoir leur exécution en utilisant du ciment de Clinker (HRS) en
remplacement du ciment Portland Artificiel.
Fondations superficielles
Ces fondations sont proches du sol naturel et se trouvent placées directement la structure
porteuse (murs ou poteaux).
Fondations sur semelles filantes ou isolées.
Toute structure doit être fondée. L'importance des fondations dépend de deux paramètres :
nature du sol, charges à transmettre.
Parmi ce type de fondation on distingue: les fondations par rigole et les fondations par semelle
de répartition.
a) Fondations par rigole.
Ce sont des fondations filantes dans un bon sol d'assise sous de faibles charges (maison
individuelle). Creusez le sol, à l'aplomb du mur; utilisez si possible un engin mécanique qui
réalise une tranchée de la largeur d'un godet de pelle
Le débord d'une semelle ou empattement par rapport au mur qui la surmonte sera au moins de
5 cm.

Avec A cm ≥ a cm+2x5cm
Mais la largeur A devra aussi vérifier la condition suivante :
P est la charge amenée par une tranche de 1,00 m de mur et si on désigne par σs la contrainte
du sol, on a:
σs = P/100xA
Cette fondation massive n'a, théoriquement, pas besoin d'être armée et peut donc être exécutée
en gros béton dosé à 250 kg de ciment par m3 de bétons.
Remplissez directement la rigole de béton coulé assez sec que l'on pilonne par couches
successives de 0,20 m environ.
Toutefois ces fondations formant une véritable ceinture périphérique de la construction, il est
conseillé d'y placer une armature dite de chaînage en utilisant un béton doser à 300 kg de
ciment au m3 pour assurer une protection efficace des armatures dans le temps.
Avant de placer l'armature dans la rigole, il est très souhaitable d'exécuter un béton de propreté.
Le béton de propreté d'une épaisseur de 5 à 10 cm va constituer un fond de fouille propre sur
lequel en place les armatures avant de déverser le béton de la semelle.
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Cas particulier d'un terrain rocheux
Enlevez les parties superficielles de roche qui s'effritent; assurez-vous bien qu’il n’y ait pas de
fissures dans celles-ci, sinon obstruez-les au mortier de ciment.
Ancrer la fondation de 10 cm au moins dans la bonne roche; effectuer le décapage par portions
horizontales.
b) Fondations par semelles de répartition
Lorsque les charges sur le mur sont plus importantes les semelles deviennent plus larges,
exécutez-les obligatoirement en béton armé.
Ce matériau permet des hauteurs de semelles moindres, toutefois celles-ci doivent- être telles
que l'épanouissement des efforts du mur dans la masse de la fondation se fasse aisément
On, doit avoir:
H (cm) ≥ (A - a) + 5 cm
4
En admet que les réactions du sol sont uniformément réparties sous la semelle.

c) Fondations isolées ou semelles isolées


Elles se situent sous des piliers ou des poteaux. Les charges sont concentrées et souvent
importantes

d) Semelle excentrée sous poteau


Dans ce cas, la charge est concentrée, donc souvent forte.
Si la charge est modérée, agisse sur la forme du poteau situé du poteau sur la semelle comme
l’indique la figure ci-dessus

Si la charge est forte l, équilibre est plus difficile à réaliser. Il faut trouver le moyen de recentrer
la charge sur la semelle, on y parvient par l’intermédiaire d’une poutre que l’on nomme
longrine de redressement.

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Pratiquement on intègre la longrine dans l’épaisseur de la semelle de rive.
Solution plus économique : décalez systématiquement tous les poteaux de rive vers l’intérieur
de la construction.

e) longrines
On appelle longrines les poutres situées au droit des fondations. Habituellement leur rôle est
d’assurer les liaisons entre semelles, surtout nécessaires sur sol médiocre. Les longrines
reposent directement sur le sol de fondation.
Lorsque l’on a un dallage, celui-ci peut éventuellement servir de liaison entre semelles, dans ce
cas, il est obligatoirement armé.

Fondations sur radier


Principe
Lorsque le terrain de fondation est médiocre les semelles deviennent très importantes et dans
certains cas arrivent même à se chevaucher.
On préfère alors réaliser une fondation unique qui embrasse toute la surface de la construction
et que l’on appelle radier :

Le choix du radier se justifie donc :


- pour un terrain médiocre de grande épaisseur lorsque l’on veut éviter l’appui sur le bon sol en
profondeur, mais à condition que le terrain soit homogène, qu’il soit in affouillable, qu’il soit
d’épaisseur constante.
Les deux premières conditions sont impératives :
 le terrain doit être homogène, cela veut dire que le terrain sur toute sa surface et surtout
sa hauteur est de même nature et que ses propriétés mécaniques sont identiques, en
particulier, il faudra extraire du sol toutes les anciennes fondations.
 Le terrain doit être inaffouillable : souvent le terrain médiocre est constitué d’anciens
remblais mis en place pour réaliser une plateforme horizontale dans un terrain en pente
ou pour combler une cavité importante

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 le terrain doit être d'épaisseur constante, cette condition est très souhaitable Le tassement
d'un remblai, par exemple, est très long, il peut se faire sur un période de 15 à 30 ans.
Notons qu'il est indépendant des surcharges et charges appliquées sur le terrain,
autrement dit que celui-ci soit construit ou non, le tassement existe.
L’important pour le constructeur est que ce tassement soit le même d'un bout à l’autre de la
construction. Cela est le cas pour un terrain homogène médiocre et d’épaisseur constante.
Soulignons qu'une construction fondée sur remblai va subir deux types de tassement: d'une
part le tassement propre du remblai, d’autre part le tassement dû au poids de la construction.
Une couche de remblais non uniforme peut causer un tassement différentiel.
Le même phénomène peut se produire sur un remblai d'épaisseur constante pour une
construction chargée dissymétriquement. Dans ce cas le tassement différentiel est dû à une
différence de poids importante entre deux points d'un bâtiment. La solution consiste à couper le
bâtiment sur toute sa hauteur par un joint de rupture pour créer deux bâtiments indépendants.

Radiers généraux en béton armé


Le radier peut être assimilé à un plancher courant de bâtiment, mais c'est un plancher très
chargé qui reçoit l'ensemble du poids de la construction et qui travaille à l'envers. Les charges
appliquées (qui sont les réactions du sol) sont dirigées du bas vers le haut. Les dispositions
structurales d'un plancher courant se retrouvent : dalles, murs, poutres, poteaux. On distingue:
Le radier plat que l'on trouve sous une structure porteuse par mur continu. On remarque sa
disposition simple, c'est une dalle d’épaisseur constante reposant sur le sol par l'intermédiaire
du béton de propreté. Les armatures principales sont placées en haut.
Pour le radier sous structure par points d'appui isolés: Il faut alors raidir la dalle du radier par
des poutres situées au droit des files de poteau.

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Fondations profondes
Lorsque la qualité du terrain à faible profondeur ne permet pas de fonder la construction sans
risque de désordres, il faut chercher à reporter les charges sur les couches inférieures plus
résistantes, par l'intermédiaire de points d'appui séparés.
Deux solutions s'offrent aux constructeurs:
 puits
 pieux
(Regroupées sous le nom de « fondations profondes »). Ce type de fondations doit être réalisé
par des entreprises spécialisées après étude précise par un Ingénieur Conseil.

Fondations sur puits


- Principe: Descendre la charge au bon sol par une colonne
- Réalisation: Exécutez le terrassement à la main ou mécaniquement on blindant si nécessaire.
Effectuez le bétonnage à l'aide d'une goulotte pour éviter:
a) la ségrégation que pourrait provoquer une hauteur de chute trop grande.
b) le mélange des terres des parois au béton qui conduisent à une baisse de résistance du puits.
Employez un béton de cailloux assez sec au dosage de 250 kg environ de CPA
Si vous vous trouvez en présence d'eaux agressives, employez du ciment de type HRS.
Le pilonnage par couches ou la vibration sont recommandés dans la mesure où l’inconvénient
ci-dessus (décollements de la terre des parois) peut être évité.
- liaisonnement : Les puits, généralement espacés de 6 à 8 m et résistant mal aux efforts
horizontaux, doivent être liaisonnés par des poutres, longrines ou voiles en béton armé dont le
rôle peut être également de transporter les charges apportées par la structure (fig. II. 55).
Fondations sur pieux

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- Principe: Le pieu reporte sur le terrain l'effort qui lui est appliqué:
- par effet de pointe (en principe sur le bon sol)
- et par frottement latéral sur les couches intermédiaires

On distingue principalement deux techniques de mise en oeuvre:


a) les pieux battus
Les pieux battus sont préfabriqués en béton armé et enfoncés ensuite dans le sol par battage
jusqu’au refus. Cette technique nécessite l’emploi d’un engin appelé sonnette et portons un
mouton (partie mobile venant frapper le pieu)
b) les pieux moulés dans le sol (pieux forés).
 au moyen d'un tube métallique descendu à un niveau de 6 à 10 m d'appui par forage.
 sans tubage, au moyen d'une simple tarière ou grâce aux boues bentonite (dans le cas de
chantiers importants)
 sans tubage au moyen d'un cône métallique vibro foncé
Les pieux moulés dans le sol peuvent être ferraillés, mais la présence d'armatures limite la
possibilité de compactage du béton.
Avantages et inconvénients des pieux battus et des pieux moulés
Pieux battus :
- les efforts de battage éliminent toute incertitude sur la qualité de la réalisation
- la force portante peut être connue par le contrôle du battage
- le risque de tassements sous charge est faible (frottement mobilisé lors du battage)
- leurs parois lisses limitent le frottement négatif
- emploi aisé en présence d'eau
- il peut être difficile de prévoir leur longueur exacte
- la présence locale d'un élément dur (rocher) peut provoquer une cassure
- le battage provoque des vibrations susceptibles d'affecter les bâtiments voisins.
Pieux moulés dans le sol:
- leur longueur peut être déterminée exactement et il est aisé d’atteindre de grandes
profondeurs
- leur mise en oeuvre n'apporte pas de vibrations aux ouvrages voisins
- la réalisation de pieux de diamètre important est possible.
- Très sensibles au frottement négatif (remblais non consolidés en particulier), un chemisage
perdu peut être nécessaire, grevant fortement le prix.

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1.1 Forage
1.1.1 Mise en place de la gaine
Les gaines utilisées sont des tubes métalliques de longueur variable dont le diamètre intérieur
est supérieur de 10 cm au diamètre nominal du pieu considéré.
Elles sont mises en place par vibrofonçage jusqu’à une profondeur de 6 à 10m leur
implantation est centrée sur celle du pieu ; la verticalité de la gaine est suivi tout au long de son
enfoncement.
La gaine permet le soutènement des parois à la traversée des remblais superficiels et de la vase
molle jusqu’à la profondeur de – 19.50 m environ.

1.1.2 Etapes de forage


Le forage est l’opération la plus importante dans l’exécution du pieu parce qu’elle conditionne
en grande partie la réussite de l’exécution du pieu et qu’elle peut se heurter à des difficultés
imprévisible tant d’ordre géotechnique (nature et profondeur des terrains traversés) que
d’ordre matériel (aptitude et fiabilité des moyens de forage mis en oeuvre)
 Forage à l’intérieur de la gaine
Le forage à l’intérieur de la gaine se fait à la tarière et à sec étant donné que la gaine empêche les
arrivée d’eau et cette outil permet un avancement rapide et sans pollution des environs
(contrairement au forage sous bentonite) ce type d’excavation se prolonge jusqu’à deux à trois
mètre au-dessus de la base inférieure de la gaine.
 Forage sous bentonite
A l’approche de la base inférieure de la gaine on remplit la gaine de bentonite on change d’outil
de forage (bucket) et continue le forage on rajoutant au fur et à mesure de l’avancement du
forage la boue de bentonite
A la fin du forage on procède au nettoyage du fond du pieu avec une bucket à fond tournant
voir à la soupape si c’est nécessaire, afin de régulariser le fond, permettre un bon contact sol
béton en pointe et éliminer la totalité des déblais du fond du pieu .
Après mise en place de la cage d’armatures nous procédons au recyclage de la boue afin
d’élimination les sédiments fin en suspension ou en dépôt au fond du forage
On cas d’impossibilité de traversée de couche dure intermédiaire on procède au trépannage afin
de percer le banc en question suite à quoi on reprend le forage au moyen des outils habituels
jusqu’à l’horizon prévu pour l’ancrage du pieu.

1.1.3 Equipement des pieux


Les pieux peuvent êtres ferraillés sur toute leur longueur et sont équipés systématiquement par
des tubes métalliques destinés à l’auscultation sonique.
 Le ferraillage des pieux
Cette étape intervient suite au forage et consiste à mise en place du ferraillage qui est descendu
dans le forage par élément de 12 m reliés entre recouvrement sur une hauteur de 60 fois le
diamètre des armatures longitudinales soit 1,50 m et des ligatures en fil de fer. Le ferraillage est
caractérisé par un frettage par des spires au droit des recouvrements et la zone critique à la base
des semelles.
 Tubes d’auscultations
Conformément au DTU 13.2 les pieux sont équipés de trois tubes métalliques deux 50/ 60 et un
102/114, pour les pieux de diamètres 800 les trois peuvent êtres 50/60 cette disposition a été

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56
engendrée par les difficultés de bétonnage de profondeurs importante 60 à 61 m et
particulièrement du suivi de la montée de la colonne bétonnée.
1.2 Matériel principal d’exécution
1.2.1 Matériels de forage
3 foreuses type „Soilmec‟ R12, R518 et R 312et divers outils de forage (tarières, buckets etc<)

Foreuse R 518 en cours de forage d’un pieu

1.2.2 Matériels traitement et alimentation en boue de forage


- 2 malaxeurs de bentonite
- 2 déssableurs
- 3 pompes à boue (domine)
- 2 pompes (varisco)
- une batterie de cuves de stockage
- un lot de tubes (boer) pour l’alimentation et la récupération de la boue

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57
- un lot de contrôle de la qualité de la boue

1.2.3 Matériels pour mise en place gaine

2 vibrofonceur hydraulique type PTC avec leur pince

Arrachage d’une après bétonnage du pieu

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1.2.4 Matériels de manutention
2 grues sur chenilles :
- Une grue “link belt 108 HD”
- Une grue “liebeherr”

La grue liebherr pendant la mise en place du tube plongeur pour bétonnage

2. Contrôle qualité
Le contrôle de l’exécution concerne la vérification de la conformité des différentes phases de
l’exécution des pieux (forage, niveau d’ancrage, ferraillage et coulage) et des différents
matériaux la constituant (acier et béton)

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CHAPITRE V : COFFRAGE
1. Généralités
Un coffrage est un ouvrage de construction provisoire dont la forme est utilisée pour mouler le
béton. Il est retiré après la prise et le durcissement de ce dernier.
Le béton frais à l'aptitude d'épouser une forme appelée coffrage qui le moule lorsqu'il est encore
à l'état pâteux. Après exécution de l'élément souhaité, il doit être déplacé (opérations de
décoffrage et manutention), en suivant un avancement (cyclage) respectant des phases
d'exécution (modes opératoires) intégrant des mesures de prévention adéquates pour obtenir
l'ouvrage projeté.
Parmi les coffrages outils, on distingue deux grandes familles:
- les coffrages standardisés permettant de réaliser des ouvrages de dimensions différentes, avec
le même outil (banche, poteau dit « en aile de moulin»),

- les coffrages ne pouvant servir que pour une (ou des) dimension(s) imposée(s) :
* poteau", ou,
* les coffrages conçus pour réaliser une petite série de pièces identiques, notamment en
préfabrication.

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 Les coffrages manuportables (5 à 10 daN/m2), composés de petits panneaux (poids
maximal d'environ 15 daN), susceptibles d'être manutentionnés à la main, en trouve sur
le marché des panneaux type ILPA, DEKO<

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61
 Les coffrages traditionnels (madrier, bastaing, chevron, planche < ) sont mis en oeuvre,
in situ, par exemple pour réaliser un ouvrage complexe, pour lequel la réalisation d'un
moule réutilisable est trop coûteuse.
 L'usage de coffrages perdus (pas de réemploi possible) est limité à des formes simples
(coffrage par poteaux Ø ou, pour lesquelles la réalisation d'un moule réutilisable peut
être trop coûteux.)
Ils peuvent être collaborant : entrevous, prédalle<.
2. Principaux constituants
Quelle que soit la nature du coffrage, on retrouve les mêmes constituants.
 Une peau de coffrage détermine l'aspect final (forme et texture) de la pièce moulée

 Une ossature qui limite les déformations de la peau de coffrage, essentiellement dues à la
poussée du béton frais pour les parois verticales, [au poids propre du béton frais, du
coffrage et aux charges d'exploitation pour les parois horizontales]. Elle définit la surface
à engendrer et transfère les efforts à une structure résistante, composée de raidisseurs,
qui reportent les actions aux points d'appuis.
 Des tiges d'entretoise, des béquilles de stabilité, des étaiements permettent le réglage en
position des surfaces coffrantes.
 Des éléments intégrés au coffrage ou indépendants permettent au personnel de travailler
en toute sécurité.
 Des tiges d'entretoise, des béquilles de stabilité, des étaiements permettent le réglage en
position des surfaces coffrantes.
 Des éléments intégrés au coffrage ou indépendants permettent au personnel de travailler
en toute sécurité.

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3. Solutions usuelles
 Coffrages verticaux,
 Coffrages particuliers (grimpants, glissants, tables, bacs acier, tunnel, coffrages
gonflables, coffrages d'escaliers...)

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6. Conception d'un coffrage
 Objectif: respecter les formes, l'aspect et les dimensions, exigées dans les Plans
d'Exécution des Ouvrages (PEO : AFNOR DTU P 18-201) et les autres pièces du marché
(Cahier des Clauses Techniques Particulières ...).
Un coffrage, pour être économique, doit être démontable, léger, simple, modulaire...
L'aspect final du béton mis en oeuvre dépend de nombreux paramètres parmi lesquels en
trouve:

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- l'interface peau-béton moulé: la peau de coffrage doit être propre, préservée de tout défaut
(épaufrures, chocs, aspérités) et soigneusement huilée à chaque usage,
- l'étanchéité entre panneaux de coffrage ou aux contacts avec les parties déjà coulées : il faut
éviter que des fuites de laitance, en permettant que la pâte de ciment s'échappe, laissent
apparaître des granulats au moment du décoffrage ou créent une hétérogénéité d'aspect,
- la rigidité du coffrage, vis-à-vis des actions mécaniques appliquées pour respecter les
dimensions finies de l'ouvrage et les tolérances de planéité.

7. Poussée du béton frais sur le coffrage


 Les éléments de coffrage verticaux ou inclinés subissent, de la part du béton frais, une
poussée perpendiculaire à la face coffrante.
Les facteurs influençant la pression exercée sur le coffrage sont: - le poids volumique du béton:
γ en kN/m3,
- l'ouvrabilité mesurée au cône d'Abrams : A en cm,
- la hauteur de béton frais: h en m,
- la dimension minimale du coffrage: d en mm,
- la vitesse de remplissage ou vitesse de levée du béton: v en m/h.
Nota: la pression n'est jamais supérieure à 150 kPa.

7. 1 Calcul des pressions


Trois phénomènes sont à prendre en compte. La poussée P à retenir est la plus faible des trois
valeurs :
p = min de (p1 P2, P3).

7.1.1. Poussée hydrostatique P1 (fig. 1)


En considérant le béton frais comme un fluide, la répartition de la pression P1 est triangulaire.
Elle vaut: P1 = γ x h avec γ = 25 kN/m3 et P1 < 150 kPa

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7.1.2. Effet de voûte P2 (fig. 2)
Entre les deux parois du coffrage, un effet de voûte peut se produire quand l'affaissement du
béton A est inférieur à 7,5 cm et
Quand il n'y a pas de vibration externe. Cet effet est fonction de c; la plus petite dimension du
coffrage d et de la vitesse de levée du béton v.

7.1.3. Effet de la prise du béton P3 (fig. 3)


Le durcissement progressif du béton provoque une poussée caractérisée par le paramètre P3.
Les valeurs sont données pour une température du béton la plus défavorable (< 5 ° C).

7.3.1 Exemples d'utilisation


Poussée sur une banche utilisée pour couler un voile de bâtiment d'épaisseur 16 cm, de hauteur
2,75 m, avec un béton d'affaissement au cône de 7,5 cm.
La vitesse de remplissage (bâtiment courant) est de l'ordre de 10 m/h.
- poussée hydrostatique p1 = 68,75 kPa,
- effet de voûte p2 = 61 kPa,

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- effet de prise p3 = 150 kPa.
On obtient alors la répartition de la poussée dessinée figure 4.

 Poussée sur le coffrage d'un poteau de bâtiment 30 x 30 cm, de hauteur 3,5 m, avec un
béton d'affaissement au cône de 7,5 cm.

La vitesse de remplissage: 15 m/h.


- poussée hydrostatique p1 = 87,5 kPa,
- effet de voûte p2 = 90 kPa,
- effet de prise p3 = 150 kPa.
La répartition de la poussée est donnée par le dessin de la figure 5.

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5- Coffrage de voiles
Un voile en béton armé est une structure spatiale dont l’épaisseur est très faible par rapport aux
deux autres dimensions.

Une banche est un coffrage utilisé dans les travaux de bâtiment et travaux publics pour coffrer
les voiles en béton armé. On parle alors de béton banché.

Banche traditionnels en bois


Procédés traditionnels pour travaux non répétitifs ou murs de faible hauteur. ces banches se
mettent en place à la main .
Chaque élément se compose de :
- une peau en contreplaqué
- des raidisseurs horizontaux
- des raidisseurs verticaux
La stabilité est assurée par des étais .

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En allant de l’intérieur vers l’extérieur, la banche est constituée:
- Une peau coffrante
- Des raidisseurs horizontaux
- Des raidisseurs verticaux .

En allant de l’intérieur vers l’extérieur, la banche est constituée:


- Une peau coffrante
- Des raidisseurs verticaux
- Des raidisseurs horizontaux.

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Banche en bois et acier

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Banche métalliques (Coffrage outil)
DEFINITION :
Les banches de fabrication industrielle sont des coffrages outils qui, accouplés face à face,
permettent de réaliser des murs d’une hauteur de 1 à 3 mètres.
Elles sont dites « monoblocs » et permettent l’obtention des parois verticales courantes.

CONSTITUTION :
Une banche comporte:
- Une face coffrante raidie par une ossature
- Des points d’appuis permettent de la régler dans le plan verticale et dans le plan
horizontale (béquilles réglables, tiges d’entretoises, vérins de pieds<)
- Des dispositifs de stabilisation vis-à-vis de l’action du vent, quelque soit sa direction
- Des équipements comprenant un poste de travail et ses accés.

Banche métalliques
Coffrage métallique (outil), le système de raidissement et la dispositif support sont solidaires.

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Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
74
CHAPITRE VI : ECHAFAUDAGES
6.1. Généralités
Les échafaudages ont été, depuis la plus haute antiquité, les auxiliaires de la construction : ce
sont des structures provisoires. Anciennement, ils étaient en bois (perches, longerons, boulins) ;
le développement des travaux de bâtiment et de génie civil a amené à remplacer le bois par
l’acier (et parfois par des alliages d’aluminium) dans l’exécution des échafaudages : il fallait un
matériel permettant de nombreux réemplois, facilement maniable, de montage, de démontage,
de stockage et de transport aisés, demandant moins de temps de main-d’œuvre, et conduisant à
une diminution de tonnage pour un même travail (ces échafaudages sont constitués par
assemblage d’éléments).
C’est ainsi que, dès 1925, sont apparus les tubes et raccords permettant les applications les plus
diverses ; les cadres préfabriqués datent de l’après-guerre, vers 1950, et ils se sont diversifiés
quant à leurs destinations : échafaudages de service, d’étaiement, échafaudages roulants,
charpentes provisoires.Les systèmes modulaires (dits aussi multidirectionnels) sont nés dans les
chantiers navals vers 1960 et leur usage s’est ensuite généralisé.
Un échafaudage est une structure provisoire, fixe ou mobile, permettant la réalisation de
travaux en hauteur, pendant une longue durée et de façon moins risquée.
Un échafaudage est un équipement de travail, composé d’éléments montés de manière
temporaire en vue de constituer des postes de travail en hauteur et permettant l’accès à
ces postes ainsi que l’acheminement des produits et matériaux nécessaires à la réalisation
des travaux »

6.2 Composition et types d’échafaudages


a) Composition
Il est composé d’éléments plans aux dimensions prédéterminées, les cadres, liés entre eux par
d’autres éléments linéaires ou plans, fixant les écartements entre cadres tout en assurant le
maintien et le contreventement. Les assemblages se font par emboîtement ou clavetage, évitant
tout boulonnage.
Amarrage : Dispositif rigide permettant de lier les échafaudages aux ancrages.
Cadre : Compostant qui procure un plan horizontal ou vertical continu rigide.
Console : Elément en porte-à-faux destiné à constituer un plancher de circulation et de travail.
Étrésillon : Dispositif d’ancrage composé d’un tube et d’un vérin que l’on bloque dans une baie.
Garde-corps : Elément de protection installé pour empêcher la chute depuis le plancher.
Montant : Elément vertical d’un échafaudage.
Nœud : Point où se croisent au moins deux tubes.
Plancher : Surface de circulation et de travail. Les planchers sont en général préfabriqués et
appelés madriers adaptés dimensionnellement à la structure.
Plinthe : Elément de protection de 15 cm de hauteur installé en rive de plancher pour empêcher
la chute des matériaux et objets.
Raccord : Pièce utilisée pour assembler les tubes entre eux.
Traverse : Elément horizontal d’un échafaudage reliant entre eux les montants et les poteaux
disposé dans le sens perpendiculaire de l’élément longitudinal de l’échafaudage.

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b) Types d’échafaudages
1. Les échafaudages sur tréteaux :
Un échafaudage réalisé à l’aide de tréteaux doit former un ensemble rigide et stable.
Les tréteaux doivent être placés sur un sol plat et rigide et perpendiculairement au mur de
travail. Il ne faut donc pas les placer sur des blocs ou des briques.
Ces échafaudages ne peuvent dépasser 3m de haut. Maximum deux tréteaux peuvent être
superposés.

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1. Echafaudage traditionnel
Les échafaudages traditionnels sont constitués de tubes et de raccords séparés.

Échafaudage traditionnel

2.Échafaudages roulants
L’échafaudage roulant est facilement déplaçable au fur et à mesure de l’avancement du travail.
Lors de son utilisation, il faut toujours s’assurer que les roues soient bloquées avant d’y monter.
Les échafaudages roulants sont le plus appropriés dans le cas de travaux de courte durée
effectués à de multiples endroits. Ils sont surtout utilisés par les corps de métiers de la
mécanique et de l'électricité. Il existe deux principaux types d'échafaudage roulant.
• Type à roulette : Ce type d'échafaudage est plus approprié au travail sur un plancher lisse,
habituellement à l'intérieur des bâtiments. Toutes les roulettes doivent être munies de
dispositifs de freinage . Il faut ériger ce type d'échafaudage de façon à ce que son rapport
hauteur-largeur ne dépasse pas 3 pour 1.

Échafaudage roulant

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• Type à roues. On utilise fréquemment les échafaudages érigés sur des roues ou tout autre
dispositif muni de pneus pour installer le bardage en tôle sur les bâtiments industriels. Pour
utiliser un tel échafaudage de façon sûre et efficace, le sol autour du bâtiment doit être bien
compacté et relativement lisse et à niveau. Ce type d'échafaudage doit également être muni de
stabilisateurs à vérin de stabilité .

Échafaudage roulant à roues

3. Échafaudage pliant
Les corps de métiers comme les électriciens, les peintres et les poseurs de plafond suspendu
utilisent souvent des échafaudages pliants.
Ce type d'échafaudage, fréquemment fait d'aluminium, se transporte, s'érige et se déplace d'une
tâche à l'autre sur le chantier facilement et rapidement. Il faut cependant l'utiliser uniquement
sur une surface dure et lisse.

Échafaudage pliant

4.Échafaudages à tubes et à brides


On utilise fréquemment les échafaudages à tubes et à brides dans les cas où il y a des obstacles
ou une structure de construction non rectangulaire. Ce type d'échafaudage est réglable de façon
absolue en hauteur et en largeur. On peut également les utiliser dans le cas de configurations
irrégulières ou circulaires verticales.
Le personnel érigeant ce type d'échafaudage doit avoir de l'expérience. Il est fortement
recommandé qu'une personne qui a des notions de conception structurale et qui comprend la
Par : Ir. KABAMBI KATAMBWE Ziv
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nécessité d'ajouter des contreventements diagonaux et transversaux élabore un croquis ou un
dessin de configuration avant d'élever l'échafaudage.

Échafaudage à tubes et à brides

5. Échafaudages modulaires
Les échafaudage modulaires européens sont appelés à remplacer les échafaudages à tubes et à
brides dans les applications qui leur étaient traditionnellement réservées. Bien qu'ils soient
moins réglables que l'échafaudage à tubes et à brides, on peut les utiliser avec une grande
variété de structures non rectangulaires, circulaires ou en forme de dôme. Comme dans
le cas d'un échafaudage à tubes et à brides, il est fortement recommandé qu'une personne qui a
des notions de conception structurale et qui comprend la nécessité d'ajouter des
contreventements diagonaux et transversaux élabore un croquis ou un dessin de configuration
avant d'élever l'échafaudage.

Échafaudage modulaire

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6.4 Montage et démontage
Le montage et le démontage d’échafaudages est un travail physique à la fois astreignant et
dangereux. Peu d’activités professionnelles impliquent un risque d’accident comparable.
Montage
- Les échafaudages doivent être montés avec soin par des agents formés et intervenant
sous la direction d’une personne compétente.
- Installer l’échafaudage sur un sol résistant et horizontal.
- Dégager les abords de l’échafaudage (débris, objets<).
- Respecter les prescriptions de montage du fabricant (se référer à la notice du
constructeur).
- Utiliser du matériel en bon état et complet.
- Ne pas utiliser d’éléments rapportés d’un autre échafaudage.
- Bloquer les roues pendant le montage.
- Attendre des conditions climatiques favorables.
- Obtenir les autorisations et faire un balisage si nécessaire (voie publique<).
Démontage
- Les échafaudages doivent être démontés avec soin par des agents formés et intervenant
sous la direction d’une personne compétente.
- Conserver les roues bloquées.
- S’assurer que les stabilisateurs sont en place.
- Respecter l’ordre inverse de montage (se référer à la notice du constructeur).
- Ranger convenablement les éléments pour assurer leur bonne conservation, à l’abri des
intempéries et de sorte à réduire les contraintes de manutention.

6.5 Sécurité de l’échafaudage


Les chutes de hauteur sont une des causes les plus importantes d’accidents dans les secteurs
verts (19 % des accidents du travail sont liées aux chutes de hauteur). En effet, lors de la taille
des arbres, des haies, de l’entretien des toitures végétalisées<, les travailleurs se retrouvent à
une certaine hauteur du sol. Le risque de chute est donc important. Les chutes de hauteur
peuvent avoir de graves conséquences (fractures, handicap<) et peuvent également parfois
conduire au décès du travailleur. Les conséquences peuvent être graves et conduire jusqu’à la
mort.
La loi prévoit que l'employeur doit prendre les mesures de prévention appropriées sur base de
l'analyse des risques. Les mesures de prévention devront toujours être prises dans l’ordre
suivant :
1° Essayer que le chantier soit le plus dégagé possible et éliminer le plus de risques possibles en
effectuant un maximum d’opérations au sol.
2° Mettre en place des protections collectives (garde-corps, filet<).
3° Utiliser des équipements de protection individuelle (harnais).
Les protections collectives
Il existe deux types de protections collectives :
 Les protections empêchant la chute de se produire (garde-corps). Le garde - corps est
composé de montants verticaux sur lesquels sont fixés des éléments transversaux appelés
lisses et plinthes, qui ont un rôle de protection.

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80
Le garde-corps doit être composé de :
- Une lisse supérieure située entre 1 m et 1,2 m au-dessus niveau du plancher.
- Une lisse intermédiaire à plus ou moins 45 cm au-dessus du niveau du plancher.
- Une plinthe de 15 cm minimum de hauteur et fixée au plancher.

 Les protections limitant les conséquences de la chute une fois que celle-ci a eu lieu (filets
de recueil ou planchers). Le filet, quant à lui, est plus flexible et permet une hauteur de
chute de 6 m maximum. Il est primordial que ces dispositifs soient correctement fixés
afin qu’il ne cède pas en cas de chute.

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81
CHAPITRE VII : METHODES DE CREUSEMENT DU TUNNEL

7.1- introduction :
Avant excaver du tunnel, il faut tout d’abord savoir la nature du terrain, cette dernière est
détectée à l’aide des essais courants en laboratoire, à travers de ces essais, on peut déterminer
les caractéristiques du terrain, si il est meuble et aquifère ou roché, et les mouvements des
terrains dans tous les sens on prend en considération le site, donc la détermination de la nature
du terrain peut nous aider comment savoir le mode d’exécution afin de choisir le type de
creusement convenable pour commencer par les unes des étapes essentielles, c’est le
creusement d’un tunnel.
Un tunnel est une galerie souterraine livrant passage à une voie de communication (chemin de
fer, canal, route, chemin piétonnier).

7.2- Ouverture et accès :


7.2.1- Les puits :
Les puits peuvent être utilisés comme un moyen d’accès pour l’exécution d’un tunnel, chaque
puits représente un emplacement spécial pour les tuyaux et les câbles électriques, ainsi que les
différentes installations qu’elles nous aident à assurer une bonne marche des opérations pour
l’exécution des tunnels. Ces puits peuvent aussi permettre des prélèvements des échantillons
géotechniques. La section de puits dépend de la qualité des déblais à évacuer.
N.B : Les puits jouent aussi un rôle de service car ils permettent de descendre l’intérieur de
tunnel les engins et les matériaux nécessaires à l’exécution de l’ouvrage ainsi que de remonter le
déblai. [4]
7.2.2- Les rameaux :
Ce sont des petites galeries qu’elles seront été réalisées après forer les puits, ces rameaux font
une liaison entre les puits et la galerie à travers de donner accès à la galerie de reconnaissance.

7.2.3- Galerie de reconnaissance :


Appelée aussi une galerie pilote, d’une manière générale elle permet de réduire les aléas du
projet ainsi que de trouver des meilleurs solutions adaptées dans les cas critiques et difficiles à
travers de repenser à des problèmes probables posés ou prévenus. Cette galerie pilote à objet
pour :
- L’observation visuelle du terrain et l’établissement d’un relevé géologique détaillé ;
- L’observation des conditions hydrogéologiques, pour savoir et déterminer le type des
Venues d’eau (ponctuelle ou diffusées) ;
- Les prélèvements d’échantillons pour des essais en laboratoire ;
- Préciser et détecter les méthodes d’exécutions convenables de creusement et de soutènement.
7.3- Types de creusement :
On distingue deux types de creusement :
 Creusement à l’explosif ;
 Creusement mécanique;(est fait à l’aide des machines).
 Si le terrain est meuble, on utilise les boucliers.
 Si le terrain est dur ou semi dur, on a recours à l’utilisation le creusement à l’explosif ou
le creusement mécanique en utilisant une machine à attaque ponctuelle ou une machine
à attaque globale.

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82
7.4- Modes de creusement d’un tunnel :
Le sol est seul a le choix d’utiliser l’une des deux types de creusements précédents et selon la
qualité du terrain on cite deux modes d’exécution de creusement :
 Exécution du creusement dans les terrains meubles et aquifères ;
 Exécution du creusement dans les terrains dur (rochés).

7.4.1- Exécution de creusement dans les terrains meubles :


La construction des tunnels dans les terrains meubles et aquifères étaient réalisée depuis deux
décennies environ, donc elle n’est pas une nouveauté, par ailleurs le développement des
agglomérations, souvent situées dans les vallées sa conduit de réaliser de plus en plus
d’ouvrages souterrains dans les sites beaucoup moins favorables à la construction des tunnels.
Le creusement dans les terrains meubles ou aquifères est fait en utilisant. Les boucliers
maintiennent provisoirement les parois latérales et protègent les personnes durant la période de
travaux, par ailleurs ils ont des fonctions suivantes :
 Organe d’abattage ;
 De marinage ;
 Stabilisation de front de taille et pose le revêtement.
L’excavation se fait par attaque globale à l’aide d’une roue de couple à l’avant de boucliers
sachant que le choix est basé selon la stabilisation du front de taille.
Les types de boucliers sont classés comme suit :
 Les boucliers ouverts (non pressurisés) :
Laissant le front visible et accessible, ils sont utilisables préférentiellement dans les sols
cohérents sans gradient hydraulique important et qui ne représente pas d’instabilité au front de
taille, ou dans les roches tendres. [4]
 Les boucliers pressurisés :
Dans les terrains meubles et aquifères, ou la stabilité du front de taille n’est pas assurée, il faut
le soutenir par une pression qui peut être appliquée :
- Soit par l’air comprimé (bouclier à air comprimé) ;
- Soit par la roue de taille elle-même (à pression mécanique) ;
- Soit par un liquide dense comme la boue bentonite (bouclier à pression de boue) ;
- Soit enfin par le marinage (pression de terre).

Figure.I.1 : Bouclier non pressurisé Figure.I.2 : Bouclier pressurisé

7.4.2- Exécution de creusement dans les terrains durs :


La construction des tunnels était traditionnellement réalisée depuis longtemps dans les lieux
plutôt montagneux, et plus souvent dans les terrains rocheux, qu’ils contiennent des bonnes
caractéristiques. (Cohérents, durs,).ce sont les sites beaucoup favorables à la construction des
tunnels. Le creusement dans les terrains rocheux est fait en utilisant l’explosif du point de vie
technique et économique ou mécaniquement en utilisant des machines.
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7.4.2.1- Creusement mécanique :
On distingue deux principales machines à forer :
 Tunnelier ou machine à attaque globale(TBM) :
Attaque en une seule passe la totalité de la section, il est conçu pour excaver des galeries
circulaires avec un diamètre déterminé.
 Avantages du tunnelier :
- Le tunnelier permet d'atteindre des vitesses de creusement assez élevées de 15 à 30 m/jour
théoriquement ;
- Le soutènement est facile et rapide (préfabriqué) ;
- Possibilité d’utilisation dans les terrains durs.
 Inconvénients du tunnelier :
- Le temps de travail effectif de la machine ne dépasse pas 30% ;
- La géométrie du tunnel doit être circulaire, or ce n’est pas notre cas ;
- Coût très élevé, d'où la difficulté ou la quasi impossibilité d'amortissement sur des tronçons,
dont la longueur est inférieure à 2 Km ;
 Machine à attaque ponctuelle (BTM) :
Limitée généralement à excaver des rochers de dureté moyenne, elle permet de creuser
n’importe quel profil de dimension variable, elle est équipée d’une tête fraiseuse de faible
dimension située à l’extrémité d’un bras mobile, le tout est porté sur un châssis AUTOMOTEUR
à roues ou à chenilles. [3]
 Les avantages :
- Simultanéité des opérations d'abattage, de chargement et d'évacuation des roches ;
- Grande vitesse d'avancement (6 m/jour) ;
- Adaptation avec tous les types de profils ;
- Particulièrement bien adaptée pour appliquer la nouvelle méthode autrichienne(N.A.T.M).
 Les inconvénients :
- Beaucoup de poussière ;
- Frais de démontage, de transport et de remontage du matériel en souterrain ;
- Les têtes d’attaques s’usent très rapidement et leur changement est relativement coûteux ;
- Ne pas utiliser dans les terrains de dureté élevée.

Figure.I.3 : Machine à attaque globale Figure.I.4 : Machine à attaque ponctuelle

N.B : de façon technique et économique la machine à attaque ponctuelle(BTM) est plus


avantageuse que le tunnelier et bien adaptée pour appliquer la nouvelle méthode
autrichienne (N.A.T.M) que nous verrons en détail dans le chapitre de soutènement.

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84
7.4.2.2- Creusement à l’explosif :
En matière de génie civil, c’est en 1679 que la première application de l’explosif a été faite en
France pour le creusement du tunnel de navigation du canal du Languedoc. Il a fallu attendre la
machine à vapeur pour qu’en 1838 un premier essai de mécanisation du forage des trous de
mines soit tenté aux Etats-Unis prés de lac Michigan; mais c’est seulement à partir de 1861 que
l’application industrielle de l’air comprimé et l’invention de marteaux perforateurs montés sur
châssis mobile (qui n’avait pas encore pris le nom de JUMBO) et qui a été utilisé pour le
creusement du premier tunnel ferroviaire du FREJUS entre la France et l’Italie. *3+
 Avant de creusement :
Avant de creusement il faut tout d’abord vérifier des conditions particulières et les unes des
conditions sont les suivantes :
- Le site est approprié et loin des zones sensibles (urbain, zone militaires, zones sismiques,
laboratoires de recherche nucléaire<etc.) ;
- Le terrain doit être dur et cohérent ;
- La maniabilité de terrain à l’explosif.

N.B : La technique d’excavation à l’explosif reste encore dans les nombreuses situations la plus
adaptées en souterrain mais les conditions particulières du site, des travaux et l’environnement
peuvent cependant conduire à certaine limitation d’emploi.
 Méthode de travail :
Pour comprendre bien le principe de travail à l’explosif, nous imaginons qu’on veut creuser un
front de taille, ce dernier est rassemblé à un cercle.
En utilisant la méthode de creusement à pleine section parce qu’on veut engager de façon
complète dans une seule fois la section. Après détecter les points piqués ou bien les trous qu’ils
ont été forés perpendiculaire à la section .on charge ces trous avec des explosifs.
Le chargement sera fait comme suit :
 Dans le centre ou bien dans le bouchon du front taille il faut utiliser des explosif plus
puissants (chargement des trous centrales).
 Les trous intermédiaires doivent charger avec des explosifs moins puissants que les
précédents.
 Les trous d’extrémités de front de taille doivent charger avec des explosifs de faibles
puissants et moins que les précédents.
On observera que la puissance d’explosion sera décroissante du centre à l’extrémité de cercle
selon la qualité des explosifs utilisés, on a suivi cette méthode de chargement pour éviter au
maximum de création un hors de profil et réaliser un découpage soigné.
N.B : En cas de création un hors de profil, on a besoin d’utiliser une quantité plus grande de
béton projeté pendant le soutènement pour réparer la section et de rendre la géométrie à la
forme circulaire sachant que le coût dépend de la quantité utilisée du béton projeté.
 Explosifs utilisés :
On utilise des explosifs dits «brisants» dans l’effet sur la roche est triple :
1- L’énergie du choc fissure le terrain ;
2- L’énergie du gaz ouvre ces fissures et disloque le matériau ;
3- Le surplus de cette énergie expulsé les blocs fracturés ; [9]
Les explosifs détonnent uniquement sous l’action d’un choc ou d’une élévation de température
générée par un détonateur modèles de donateur «à retard» permettent de faire détonner les
charges auxquelles ils sont reliés avec un décalage dans le temps. [9]

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Les explosifs les plus couramment utilisés en matière de souterrain sont les explosifs classiques
de la famille des dynamites :
 Gomme A, la plus puissante et la plus résistante à l’eau souvent utilisée dans le bouchon
(centre).
 Gomme BAM, dans les trous intermédiaires.
 Sofranex et Tolamite dans les trous de la couronne, ainsi que la Dynamite R ou la gomme
L par ordre décroissant de puissance.
Par ailleurs on a les explosifs suivants comme est montré dans le tableau ci-dessous :

Tableau.I.1 : Certains types d’explosifs

 Cycle de travail :
Le creusement à l’explosif suit les phases suivantes :
A) Traçage et perforation du plan des tirs :
Dans cette phase il faut tout d’abord tracer le plan de tir ou bien la section à réaliser qu’elle
rassemble à un cercle, puis détecter et piquer les points de tire perpendiculaire à la section en
utilisant des outils qui suivent les dimensions de section à réaliser.
 La section de ces points et la quantité des explosifs à utiliser consistent à respecter des
conditions particulières selon les dimensions et la qualité de roches rencontrées.
 Les outils perforateurs qui suivent les dimensions de la section à réaliser. Ils sont montés
soit :
 Sur des poussoirs: marteaux-poussoirs ;
 Sur des bras à glissière: jumbos de forage automoteur, de 2 à 5 bras avec nacelle.
B) Chargement de trous par explosif :
Les trous définis déjà, il doit charger avec des explosifs, ou bien mise en place d’explosif dans
les trous pour la préparation à l’explosion.
C) Tir en volée :
Par un système d’amorçage classique (détonateurs électriques à microretard ou à retard
ordinaire par exploseur) ou à partir à amorçage séquentiel permettant de décupler les
échelonnements des mise à faut par le choix d’un délai d’amorçage réglable, le creusement se
fait par passer ou volée dont la longueur varie suivant le type de roche (1 à 5 m).

D) Ventilation :
Evacuation de gaz de fumée due à l’explosif et les poussières dues à la destruction des roches.
E) Purge et boulonnage :

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Purge soigneuse (manuel et éventuellement mécanique) et complète des parements de route
décrottés au cours de la roulée et les roulées immédiatement précédentes le boulonnage peut
éventuellement être effectué à l’issue de la purge. *5]
F) Marinage :
Evacuation de déblai du front de taille ou marinage cette opération fait un cycle comme suit :
- Chargement ;
- Evacuation du déblai ;
- Transport définitif au lieu de stockage.
L’essentiel de ces points est d’arriver à obtenir le dégagement le plus rapidement possible de
déblai pour pouvoir poursuivre le cycle d’excavation.
G) Gunitage :
Mise en place du soutènement (généralement mise en place le béton projeté) pour conserver et
protéger l’aire de travail et pouvoir l’avancement de la réalisation.
N.B : Ces phases sont répétées successivement sous forme d’un cycle et le creusement d’un
tunnel sera réalisé après un nombre désigné de cycles selon la longueur du tunnel.

7.5- Avantages et inconvénients de types de creusement :


On a compris les deux types de creusement on va voir maintenant les avantages et les
Inconvénients de chaque type :
a- Creusement mécanique :
 Les avantages :
- Réduire les équipes du chantier et mettre les personnes en toute sécurité ;
- Limiter par l’aire de son travail sans influence aux constructions avoisinantes ;
- Possibilité d’utilisation dans plusieurs sites et avec nombreuses catégories des terrains
(meuble, tendre, semi dur) ;
- Travail sans création un hors de profil type.
 Les inconvénients :
- Tout accident mécanique (machine étant en panne, incendie, capacité a devenu insuffisante)
Ou géologique (fissuration très préjudiciables, mouvements du terrain) surpris
- conduit au blocage de la machine ;
- Le coût est très élevé par rapport à l’explosif ;
- Délai de réalisation est long.
b-Creusement à l’explosif :
 Les avantages :
- Délai de réalisation est court ;
- Bien adaptée au terrain dur ;
- Plus économique.
 Les inconvénients :
- N’est pas utilisé dans les sites sensibles surtout l’urbain à cause des vibrations émises par
l’explosifs menacent les environ ;
- Créer souvent beaucoup de déformation au niveau du tunnel ça conduit à dépasser la section
détectée (hors de profil) parfois.

N.B : L’utilisation des explosifs pendant le creusement peut conduire à :


- Des effets sismiques à l’explosifs: ce sont des vibrations engendrées par le tir se propageant à
sous forme d’ébranlements vers les structure avoisinantes ;
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- Des effets parasites de l’explosif: la création de hors-profils d’excavation et/ou une zone de
massif fortement perturbée au pourtour de l’excavation.

7.6- Méthodes de creusement du tunnel :


Les méthodes de creusement dépendent des paramètres suivants :
 La nature du terrain ;
 La profondeur et les dimensions de l’ouvrage ;
 Le personnel ;
 Le matériel disponible ;
 Le délai d’exécution ;
 L’environnement.
On distingue trois méthodes de creusement :
1- Méthode de creusement à pleine section ;
2- Méthode de creusement à demi-section ;
3- Méthode de creusement à section devisée.
7.6.1- Méthode de creusement a pleine section :
Cette méthode est bien adaptée aux terrains homogènes et elle permet d’accélérer de la
réalisation dans les tunnels de grande section de 40 à 50 m².Avec ce type de creusement on peut
engager de façon complète de la section principale en une seule fois. Dans cette méthode il n’est
pas obligé d’utiliser le soutènement léger (cas des roches), mais il est conseillé de le mettre pour
obtenir une plus de sécurité surtout en cas des fissures dues à l’utilisation successive de
l’explosif ou des fissures dues à l’abattage continuée par le massif de la machine utilisée.
7.6.2- Méthode de creusement de la demi-section :
Par contre cette méthode est utilisable, si il est obligé et important de mettre le soutènement,
dans ce type de creusement il faut tout d’abord creuser la demi section supérieur (stross) du
tunnel puis mettre le soutènement (cintre, béton projeté) ainsi que soigner aussi les problèmes
de stabilité enfin la demi section inferieur (radier) étant creuser avec un décalage dans le temps.

7.6.3- Méthode de creusement de la section devisée :


Il est déconseillé d’utiliser cette méthode à cause de son coût mais elle est choisie quand les
caractéristique du sol et la stabilité du terrain du front de taille sont insuffisantes ou bien dans
les terrains mauvais, elle prend plus de temps parce que toute la section du tunnel sera exécutée
par tranches l’une après l’autre, à la fin de chaque étape de creusement il doit parfaitement
contrôler et maitriser l’évolution du terrain. Cette méthode est dirigée pour les tunnels qui
seront réalisés dans les lieux sensibles et stratégies (urbains, laboratoire de recherche nucléaire,
zone hydraulique important).Ça veut dire en cas de risque et s’il est impossible d’utiliser les
deux méthodes précédentes.

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 Les figures suivantes montrent l’utilisation de chaque méthode de creusement :

Figure.I.5:Creusement à pleine section Figure.I.6:Creusement de la demi-section

The slit in tempory lining

Top heading, cross an longitudinal section

Schematic representation of top heading


Fig. 1.7 Méthode de creusement par demi-section (technique d'exécution)
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Figure.I.8 : Creusement de la section devisée

N.B : Le creusement à l’explosif est effectué souvent avec la méthode de creusement à pleine
section. Le creusement mécanique est effectué soit avec la méthode de creusement à pleine
section en utilisant la machine à attaque globale ou bien avec la méthode de creusement à demi-
section en utilisant la machine à attaque ponctuelle. La méthode de creusement à section
devisée est souvent utilisée par les boucliers dans le cas où le terrain est mauvais.

PLAN DU COURS
Chapitre I : Matériaux de construction
Chapitre II : Fabrication et mise en oeuvre du béton
Chapitre III : Terrassement général
Chapitre IV : Fondations
Chapitre V : Coffrages
Chapitre VI : Echafaudages
Chapitre VII : Méthodes de creusement du tunnel

BIBLIOGRAPHIE
1. H. RENAUD ,F. LETERTRE, Ouvrage en béton armé, Foucher
2. RENE BAYON L’établissement d’un projet de bâtiment, Eyrolles
3. H. RENAUD, F. LETERTRE, Technologie du bâtiment Gros oeuvre, Dunod
4. M.NOVERRAZ, la Technologie du bâtiment (Gros œuvre) Tome 1, Eyrolles, Paris 1982.
5. D.DIDIER ET J.THIESSET, Précis de chantier, Mathan, Paris 2001.
6. M.VENUAT, La pratique des ciments, mortiers et béton, Le Moniteur, 1989

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