15 Chauffage
15 Chauffage
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Introduction.
Bien que la problématique du chauffage soit très ancienne, le métier d’installateur en chauffage
central existe depuis moins longtemps que des métiers apparentés tels que celui du forgeron ou
du plombier.
Le début de nos systèmes actuels de chauffage date d’environ 150 ans.
Le développement des chaufferies a pourtant commencé des centaines années avant notre ère,
à l’époque où l’Europe Centrale et l’Europe du Nord étaient encore couvertes de neige et de
glace. On ne construisait pas encore de maisons en pierre et la chaufferie se trouvait au milieu
de l’habitation.
Le foyer était un simple trou dans le sol et servait à la fois pour chauffer l’habitation et cuire les
aliments. La fumée s’évacuait par les ouvertures des portes et des fenêtres et par des ouvertures
du toit.
Les fouilles effectuées dans des sites et des bâtiments d’époque romaine ont révélé que les
Romains utilisaient déjà une espèce de chauffage central. Leurs « hypocaustes » étaient une
sorte de chauffage à air chaud combiné avec un chauffage par le sol. Les gaz de combustion,
provenant d’un local de chauffe central situé généralement en dehors du bâtiment, étaient
amenés par une canalisation souterraine vers l’hypocauste (espace situé sous le plancher) et en
étaient évacués par les conduits de fumée. Les conduits en pierre et le plancher étaient
réchauffés par la chaleur des gaz de combustion et restituaient cette chaleur au local. On
retrouve des vestiges de ce type de chauffage en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne...
Au 12e siècle, on parle de chauffage par poêle en faïence, mais les châteaux étaient
généralement chauffés par un feu ouvert. Le développement du chauffage central actuel
commence vers 1830.
C’est entre 1870 et 1890 qu’on a importé d’Amérique les premières chaudières et les premiers
radiateurs en fonte, la première chaudière à éléments étant commercialisée en 1895. Depuis
lors, les chaudières de chauffage central ont été considérablement améliorées.
À l’heure actuelle, la plupart des habitations sont équipées d’une installation de chauffage central.
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CHAPITRE I : GENERALITES.
1.1 Confort.
L’installation de chauffage sert avant tout à offrir du confort (bien-être) aux habitants d’une
maison et aux occupants des locaux de séjour et de travail.
Le confort est un concept très difficile à cerner. Pour éprouver une sensation de confort, il faut
d’abord que de nombreux facteurs soient réunis. La sensation de confort est très subjective.
Les facteurs suivants ont une grande importance pour la régulation du confort :
• la température de l’air,
• la température superficielle des murs, des planchers et des fenêtres,
• l’humidité ambiante,
• la vitesse de l’air dans la pièce,
• la composition de l’air.
L’installation de chauffage central a pour fonction d’amener les locaux à la température (sèche)
voulue et de les y maintenir. D’autres facteurs (comme l’humidité de l’air) devront être régulés
à l’aide d’autres installations (une installation de climatisation, par exemple).
Le corps humain est capable de réguler lui-même ses pertes calorifiques dans certaines limites,
en dehors desquelles il dépend de la régulation artificielle du climat intérieur.
Le chauffage des bâtiments représente une part considérable de la consommation d’énergie ; il
s’indique donc de réaliser des économies dans ce secteur.
Si l’installation de chauffage et le bâtiment sont bien conçus et bien réalisés, on parvient à
économiser jusqu’à 50 % de la consommation évaluée au départ.
Il arrive pourtant que les occupants trouvent la température inconfortable, bien que le
thermomètre mesure effectivement la température calculée. Il y a plusieurs explications
à cela. Un plancher froid peut refroidir les pieds tandis que les couleurs des murs peuvent
également donner une impression de froid.
Lors des relevés, on mesure la température ambiante à une hauteur d’environ 1,50 m
au-dessus du niveau du plancher. Or, il est très important d’atteindre la température
souhaitée non seulement à une hauteur de 1,50 m, mais autant que possible partout
dans le local. Il faut faire en sorte que les écarts de température ne soient pas supérieurs
à 3 °C.
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Voir aussi EN ISO 15927-5
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• pièces de séjour : 20 °C,
• chambres à coucher : 16 °C à 18 °C,
• salles de bains : 22 °C à 24 °C,
• cages d’escalier et W.-C. : 16 °C.
Quelques exemples :
• Bruxelles : - 8 °C,
• Ostende : - 7 °C,
• Saint-Hubert : - 12 °C.
1.2 Humidité.
La quantité de vapeur d’eau présente dans l’air qui nous entoure détermine notre sensation de
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confort.
Pour indiquer ces limites, on va déterminer l’humidité relative.
L’humidité relative est le rapport entre la teneur en humidité effective et la teneur maximale en
humidité. L’idéal est d’avoir une humidité de l’air comprise entre 30 et 70 %.
La vitesse de l’air dans une pièce peut causer une impression de courant d’air et diminuer la
sensation de confort.
La vitesse de l’air ne peut pas dépasser 0,2 à 0,3 m/s.
Quand plusieurs personnes séjournent longtemps dans une pièce, l’air se pollue.
L’air peut également être pollué par des particules et des substances odorantes qui affectent
négativement l’impression de confort.
C’est pourquoi on prévoira une ventilation, avec environ 0,6 à 1 renouvellement d’air par heure.
La norme de ventilation NBN D50-001 a d’ailleurs été élaborée pour déterminer les exigences
correctes.
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CHAPITRE II : NOTIONS D’ISOLATION DES BATIMENTS.
La sensation de confort ou d'inconfort que l'on peut ressentir dans un bâtiment est liée à la
notion de confort hygrothermique2.
1
Pour maintenir une qualité de l'air intérieur, l'isolation doit être couplée à une ventilation.
2
État de satisfaction du corps vis-à-vis de l'environnement hygrothermique.
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En dehors des facteurs comme l'habillement ou le métabolisme de la personne.
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la température de l'air,
la quantité d'humidité contenue dans l'air ou autrement dit l'humidité relative (HR en %),
la température de surface des parois,
la vitesse de déplacement de l'air.
Exemple :
Une humidité relative trop importante (> 70%) provoque une sensation d'inconfort même
si la température de l'air est de 20°C.
Une paroi dont la température de surface est trop froide provoque une sensation
d'inconfort car notre corps lui cède ses calories pour rétablir un équilibre thermique.
Donc, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, un mur ou une fenêtre ne « rayonne » pas
du froid, c'est notre corps qui perd sa chaleur en lui donnant ses calories, ce qui provoque un
sentiment d'inconfort.
Aujourd'hui, une grande palette d'isolants est proposée. Cependant, choisir un isolant n'est pas
simple.
L'isolation doit être continue, tout défaut ou insuffisance d'isolant crée un pont
thermique (endroit par lequel la chaleur passe et donc se perd).
L'étanchéité à l'air sera également continue, toute fuite sera une perte de chaleur, un
passage pour la vapeur d'eau ou le vent.
La ventilation est nécessaire, elle sera de préférence contrôlée afin de pouvoir gérer les
pertes de chaleur.
Le principe est simple. Un isolant est efficace grâce à l'air sec et immobile qu'il renferme.
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Exemple :
Pour garder sec l'air contenu dans l'isolant, on veillera à ce que l'isolant ne soit jamais
humide :
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2.2.3 Transferts de vapeur d'eau et condensation.
Une famille de 4 personnes dégage jusqu'à 10 litres de vapeur d'eau par jour.
Plus cet air chaud traversant la paroi se rapproche de la température extérieure, plus il
se refroidit.
A une certaine température, la vapeur d'eau se condense, elle devient liquide. C'est ce
qu'on appelle le point de rosée. Si cela arrive, il faut s'assurer que cette eau pourra
s'évacuer avant d'endommager la paroi.
T° paroi
Hygrométrie
Donc, dans le cas de l'isolation d'un mur par l'intérieur, la maçonnerie existante ne sera
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plus « réchauffée » par l'air intérieur et il pourrait donc apparaître des problèmes de
condensation et de gel (voir schéma ci-dessus).
On dit souvent qu'un mur doit respirer. Il serait plus juste de dire qu'il doit être
perspirant, c'est à dire qu'il laisse passer une partie de la vapeur d'eau mais pas
l'air ni la chaleur.
On comprend donc que la circulation de vapeur d'eau doit être réfléchie et gérée :
Ce contrôle de la migration de la vapeur d'eau n'est efficace qu'en combinaison avec une
ventilation performante.
stop complètement la vapeur ralentit le passage de la
(=parapluie mais avec la vapeur vapeur à travers la paroi
On parle également souvent dans la construction de pare-vapeur et de frein-vapeur.
Ces termes définissent des matériaux qui empêchent ou limitent la migration de la vapeur
d'eau. Il peut s'agir d'une membrane spécifique mais également d'un plafonnage, d'une
feuille de métal, ...
Le matériau à utiliser doit être choisi et adapté en fonction de l'isolant et des autres
matériaux constituants la paroi mais également en fonction du climat intérieur du lieu à
isoler (salon, chambre, salle de bains, piscine, ...). Les pare-vapeur et frein-vapeur
peuvent être comparés entre eux grâce à la valeur Sd exprimée en mètres (voir plus loin
dans le cours : coefficient de résistance à la diffusion de la vapeur d'eau).
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Un rapport de 5-1 est conseillé. Autrement dit, le matériau situé le plus à l'intérieur du bâtiment doit être 5 fois plus fermé à la vapeur
que celui situé sur la face extérieure de la paroi isolée.
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--> Il s'agit généralement d'une membrane, d'un papier Kraft ou d'une feuille d'aluminium.
--> Il se place toujours du côté chaud de l'isolant.
--> L'ordre de grandeur de sa valeur Sd est supérieur à 10m.
Il est adapté aux matériaux ouverts à la diffusion de la vapeur d'eau qui sont également
hygroscopiques (laine de chanvre, laine de mouton, cellulose, ...).
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locale d'isolant sont des exemples de ponts thermiques.
Il peut aussi faire apparaître des problèmes d'humidité superficielle sur la face interne
de la paroi. En effet, le défaut d'isolation peut générer une zone froide sur laquelle se
forme de la condensation et, à terme, de la moisissure.
2.3.1 Principe.
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Les caractéristiques hygrothermiques sont les caractéristiques liées à la température et
au taux d'humidité de l'air ambiant d'un local. Le confort hygrothermique est recherché
car il est idéal pour la sensation de confort et la santé des habitants ainsi que pour la
longévité des constructions.
le dessèchement des
muqueuses,
les eczémas,
la sensation d'étouffement,
la condensation sur les parois froides,
la prolifération de moisissures et bactéries,
la dégradation de l'enveloppe des bâtiments, de certaines structures et des
isolants.
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Coefficient de résistance à la diffusion de vapeur d'eau μ.
Pour comparer les différents matériaux entre eux, on utilise généralement la valeur Sd
qui tient compte de l'épaisseur du matériau (exprimée en mètre) :
Sd = μ x épaisseur (m)
Comme la valeur μ, la valeur Sd d'un matériau représente sa résistance à la diffusion de
la vapeur d'eau.
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Quelques valeurs de référence.
Capacité hygroscopique.
Exemple :
Si l'air est très humide et que le matériau ne l'est pas, il pourra absorber beaucoup de
vapeur d'eau.
Si l'air est très sec et le matériau très humide, le matériau pourra restituer de la vapeur
d'eau dans l'air.
Comportement à l'eau.
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Masse volumique ou densité (kg/m³).
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Déphasage thermique (h).
La plupart des murs sont composés de couches de matériaux différents ayant chacun leurs
caractéristiques spécifiques : λ (coefficient de conductivité thermique) et e (épaisseur).
Ils se composent de couches ayant chacune leur résistance propre.
Une couche peut aussi bien consister en un matériau solide (conduction) qu’en une coulisse
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ventilée ou non (transmission thermique par conduction mais aussi par convection et par
rayonnement).
Si nous voulons calculer la résistance thermique totale (Rt) d’une fenêtre, d’une construction,
d’un mur composé avec coulisse, d’un mur extérieur ou intérieur, nous devons tenir compte de
toutes les résistances, de l’air intérieur vers l’air extérieur, en ce compris les résistances de
transfert Ri et Re.
La résistance thermique totale (Rt) de surface à surface d’un mur composé de plusieurs couches
de matériaux perpendiculairement au flux de chaleur est égale à la somme des résistances
thermiques de chaque élément séparément.
Rtot = Ri + ∑R + Re en m²K/W
U = 1/Rtot
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Dans de nombreux cas, il n’est pas nécessaire de calculer toutes les valeurs U. En ce qui concerne
la valeur U des portes, des fenêtres et des assemblages les plus courants, nous utilisons des
tableaux (EN ISO 10077-1).
Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re
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Comme pour les résistances intérieure et extérieure, nous trouvons les valeurs R des matériaux
non homogènes dans des tableaux. Nous les représentons par Ru et nous les exprimons en (m²
K) / W
Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re
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Nous considérons les combles ventilés naturellement (EANC) et les espaces non chauffés sous
toiture (d > 300 mm) comme une couche homogène du point de vue thermique. Résistance
thermique de couches d’air (d > 300 mm), combles non chauffés sous toiture (EANC).
Nous trouvons les valeurs R des couches d’air non ventilées dans des tableaux.
Nous les représentons par Ra et nous les exprimons en (m² K) / W
Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re
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Exercices pratiques 1, 2 et 3.
Projection.
Exercices pratiques.
Projection.
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2.5 Température et évolution de la température dans la paroi
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CHAPITRE III : PRINCIPES DE L’INSTALLATION DE CHAUFFAGE
DOMESTIQUE.
Chaque système possède ses caractéristiques que l’on peut qualifier d’avantageuses ou
de désavantageuses par rapport au bâtiment et à ses habitants.
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3.3 Chauffage central.
En cas de chauffage à air chaud, l’air chaud pénètre dans le local par des grilles.
On voit bien, d’après ce qui précède, qu’une installation de chauffage central se compose de
quatre éléments nettement distincts :
Les avantages du chauffage central par rapport au chauffage individuel sont les suivants :
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la bonne rentabilité d’utilisation du combustible;
volume occupé par les corps de chauffe réduit;
le nombre de cheminées d’un bâtiment est réduit à une seule évacuation des gaz
de combustion;
il faut moins d’entretien;
il est possible de produire également l’eau chaude sanitaire.
Le fluide caloporteur est le moyen de transport qui conduit la chaleur vers les lieux
d’utilisations.
Plusieurs possibilités existent en matière de fluide caloporteur :
Nous ne parlerons dans ce cours que du chauffage à eau chaude au départ d’une
chaudière.
La conduite qui amène l’eau de la chaudière vers les radiateurs est appelée conduite de
départ. La conduite qui ramène l’eau des radiateurs à la chaudière s’appelle conduite de
retour.
Dans une installation de chauffage central à eau chaude, l’eau est réchauffée dans la
chaudière (production) à une température maximum de 90 °C sous une pression
maximum de 3 bars (300 kPa).
Un système de distribution, composé d’une tuyauterie avec départ et retour
(distribution), amène cette eau chaude dans les corps de chauffe qui émettent la chaleur
nécessaire dans les locaux où ils sont installés (émission).
De ce fait, l’eau refroidit. Elle s’écoule ensuite dans la tuyauterie de retour pour regagner
la chaudière où le cycle recommence.
L’eau circule ainsi en circuit fermé.
La circulation d’eau peut se faire naturellement et on parle alors de circulation naturelle
(thermosiphon), ou artificiellement et on parle alors de circulation forcée (circulation par
pompe).
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[Link] Production de chaleur.
On peut subdiviser les chaudières suivant toutes sortes de critères, par exemple :
5
Le gouvernement a annoncé la fin des chaudières fioul dès le 1er janvier 2022. A partir de cette date, les
remplacements et les nouvelles installations de chaudières fioul seront interdits.
Il existe bien évidemment des solutions alternatives à la chaudière fioul ainsi que des aides pour la remplacer. Il y
aura lieu de suivre cette évolution au niveau du gouvernement.
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Quel que soit le type de la chaudière, elle devra répondre aux normes en vigueur
en matière de puissance, de rendement et de pression de service.
Bruleur.
Vase d'expansion
Une soupape de sécurité est installée également sur le circuit pour prévenir tout
risque en cas de surpression. Ce système contient une petite valve qui évacue une
certaine quantité d’eau lorsque la pression est trop importante dans le circuit.
Le circuit étant fermé, il est alors nécessaire de remettre de l’eau. Ce qui est
possible grâce à des robinets d’arrêts placés en amont du circuit fermé.
Soupape de sécurité
Manomètre
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[Link] Combustibles.
Circulateur
PER
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Ce système de tuyauterie offre l’avantage de ne pas avoir de raccords entre le
point d’alimentation et le point d’émission mais nécessite l’usage de collecteurs.
Un collecteur est
généralement utilisé par
niveau d’habitation. Il dispose
d’une arrivée d’eau chaude et
d’un retour d’eau froide au
départ desquels chaque
radiateur est alimenté
individuellement (en arrivée
d’eau chaude et en retour
d’eau froide).
Collecteur.
a. réseau monotube
b. réseau bitube
c. réseau en pieuvre
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a. Réseau monotube
b. Réseau bitube.
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c. Réseau pieuvre.
[Link] Emission.
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Les radiateurs sont des émetteurs de chaleur, de même que les canalisations
enfouies en chape dans le cas de chauffage par le sol.
Un radiateur est un dispositif qui permet l'échange de chaleur entre deux milieux.
Il a pour fonction, soit d'évacuer la chaleur d'un objet pour éviter sa surchauffe,
soit de chauffer un espace ou un objet.
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Le radiateur opère généralement par convection, mais aussi par rayonnement,
c'est à ce dernier mode de transfert thermique qu'il doit son nom.
Le radiateur est équipé d’une vanne thermostatique dont la fonction est détaillée
au point suivant, ainsi que d’une vanne de purge. Une purge doit en effet être
effectuée de temps en temps afin de vider l’air qui s’accumule dans l’installation
et qui empêche la bonne circulation de l’eau.
Tous les locaux ne sont pas chauffés comme prévu (p. ex. garage, hall,
rangement...), raison pour laquelle il faudra moduler la puissance.
Cette régulation a pour but d’adapter l’émission de chaleur par les corps de chauffe
aux besoins de chaleur, afin que la température intérieure reste aussi constante
que possible.
On y parvient en régulant le débit d’eau ou la température de l’eau (non développé
dans le cadre de ce cours). Un bon chauffage est équipé de plusieurs dispositifs
de régulation, c’est à dire de contrôle de la température, à différents stades.
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thermostat.
Selon le cas, le thermostat d’ambiance commandera la marche ou l’arrêt de
la chaudière ou du circulateur.
La régulation de l’émission de chaleur des radiateurs passe par une action sur
le débit de l’eau qui traverse chaque radiateur; elle s’effectue à l’aide d’une
vanne de radiateur.
Les vannes de radiateur peuvent être des vannes à commande manuelle ou
thermostatique.
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CHAPITRE IV : NOTIONS DE VENTILATION DES BATIMENTS.
4.1 Définition.
Dans une maison ou un appartement, la présence humaine engendre une forte concentration de
particules qui polluent l’air et l’installation d’une ventilation ou VMC (Ventilation Mécanique
Contrôlée) peut ainsi y remédier.
La ventilation est l'opération par laquelle l'air est brassé et renouvelé ; elle est naturelle ou
mécanique et implique une alimentation en air frais, une évacuation des produits contaminés et
de la chaleur ainsi qu'un mouvement de l'air pour refroidir ou rafraîchir.
La ventilation des habitations fait l'objet d'une norme, la NBN D50-001. Cette norme exige que
les différents locaux (habitables) d'une habitation puissent être ventilés par un renouvellement
d'air d'une manière confortable : la ventilation de base.
La norme exige également la possibilité d'une ventilation plus importante en cas de travaux de
peinture, surchauffe... par l'ouverture des portes et fenêtres : la ventilation intensive.
La non-observance des règles incluses dans la norme peut mettre en position de faiblesse, en
cas de litige, les différents intervenants dans l'acte de bâtir, maître de l'ouvrage, prescripteur,
maître d'œuvre, entrepreneur.
4.2 Définition.
4.2.1 Généralités.
Il faut amener de l'air en suffisance mais sans excès afin de limiter la consommation
d'énergie et éviter les problèmes d'inconfort : courant d'air, bruits, etc.
Pour la sécurité des habitants, le système de ventilation ne doit pas entraver le bon
fonctionnement d'appareils à combustion ni l'évacuation normale des produits de
combustion et ne doit pas entraîner un risque accru d'effraction.
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Le système de ventilation de base comprend :
une amenée d'air frais dans tous les locaux dits « secs » (chambres à coucher,
salle de jeu, local de séjour,etc.);
une extraction de l'air humide ou pollué dans les locaux dits « humides »;
les ouvertures de transfert entre les locaux secs et les locaux humides.
naturelle,
mécanique,
par combinaison des deux (fig. 2.2.1.a à d).
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4.2.2 Amenées d'air.
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4.2.3 Dispositifs de transfert.
Les ouvertures de transfert permettent le passage de l'air amené dans les locaux
« secs » vers les locaux « humides » d'où il est extrait.
Elles se placent uniquement dans les parois intérieures ou dans les portes intérieures et
sont non obturables.
Cela peut consister simplement en une fente sous la porte ou une grille.
Extraction naturelle : les ouvertures d'évacuation naturelle sont reliées à des conduits
principalement verticaux qui débouchent sur le toit. La surface libre de cette ouverture
doit pouvoir être réglée manuellement ou automatiquement en au moins trois positions
intermédiaires entre l'état « fermé » et l'état « complètement ouvert ».
Les conduits d'évacuation naturelle doivent suivre un tracé le plus vertical possible afin
d'éviter les pertes de charges trop importantes. Pour la même raison, on utilise de
préférence des conduits rigides et lisses plutôt que des conduits flexibles.
L‘évacuation de l'air risque d'y être entravé par des obstacles environnants (par exemple
des bâtiments plus élevés) ou par la toiture elle-même. De ce fait, on exige que le conduit
d'évacuation se trouve le plus près possible du faîte.
La norme NBN D5O-001 concerne uniquement la ventilation dans les bâtiments d'habitation.
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4.4 DIMENSIONNEMENT DE L'INSTALLATION.
Le dimensionnement calcule le nombre de m3 d'air qui doit être brassé pendant un laps de temps
d'une heure : le débit nominal.
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Exemple de calcul et de mise en œuvre.
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