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15 Chauffage

Le document traite des systèmes de chauffage central, de leur histoire et de leur importance pour le confort des occupants des bâtiments. Il souligne l'importance de l'isolation, de la ventilation et de la régulation de la température et de l'humidité pour maintenir un climat intérieur agréable. Enfin, il aborde les notions de confort hygrothermique et les facteurs influençant la sensation de confort dans un bâtiment.

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15 Chauffage

Le document traite des systèmes de chauffage central, de leur histoire et de leur importance pour le confort des occupants des bâtiments. Il souligne l'importance de l'isolation, de la ventilation et de la régulation de la température et de l'humidité pour maintenir un climat intérieur agréable. Enfin, il aborde les notions de confort hygrothermique et les facteurs influençant la sensation de confort dans un bâtiment.

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15. LE CHAUFFAGE.

(Notions d'isolation/PEB/ventilation des bâtiments).

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1
Introduction.

Bien que la problématique du chauffage soit très ancienne, le métier d’installateur en chauffage
central existe depuis moins longtemps que des métiers apparentés tels que celui du forgeron ou
du plombier.
Le début de nos systèmes actuels de chauffage date d’environ 150 ans.
Le développement des chaufferies a pourtant commencé des centaines années avant notre ère,
à l’époque où l’Europe Centrale et l’Europe du Nord étaient encore couvertes de neige et de
glace. On ne construisait pas encore de maisons en pierre et la chaufferie se trouvait au milieu
de l’habitation.
Le foyer était un simple trou dans le sol et servait à la fois pour chauffer l’habitation et cuire les
aliments. La fumée s’évacuait par les ouvertures des portes et des fenêtres et par des ouvertures
du toit.

Les fouilles effectuées dans des sites et des bâtiments d’époque romaine ont révélé que les
Romains utilisaient déjà une espèce de chauffage central. Leurs « hypocaustes » étaient une
sorte de chauffage à air chaud combiné avec un chauffage par le sol. Les gaz de combustion,
provenant d’un local de chauffe central situé généralement en dehors du bâtiment, étaient
amenés par une canalisation souterraine vers l’hypocauste (espace situé sous le plancher) et en
étaient évacués par les conduits de fumée. Les conduits en pierre et le plancher étaient
réchauffés par la chaleur des gaz de combustion et restituaient cette chaleur au local. On
retrouve des vestiges de ce type de chauffage en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne...

Au 12e siècle, on parle de chauffage par poêle en faïence, mais les châteaux étaient
généralement chauffés par un feu ouvert. Le développement du chauffage central actuel
commence vers 1830.

C’est entre 1870 et 1890 qu’on a importé d’Amérique les premières chaudières et les premiers
radiateurs en fonte, la première chaudière à éléments étant commercialisée en 1895. Depuis
lors, les chaudières de chauffage central ont été considérablement améliorées.

À l’heure actuelle, la plupart des habitations sont équipées d’une installation de chauffage central.

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2
CHAPITRE I : GENERALITES.

1.1 Confort.

L’installation de chauffage sert avant tout à offrir du confort (bien-être) aux habitants d’une
maison et aux occupants des locaux de séjour et de travail.

Le confort est un concept très difficile à cerner. Pour éprouver une sensation de confort, il faut
d’abord que de nombreux facteurs soient réunis. La sensation de confort est très subjective.

La température moyenne de la peau humaine se situe entre 32 °C et 33 °C, et comme la


température ambiante est inférieure, le corps humain perd de la chaleur au profit de son
environnement.

Les facteurs suivants ont une grande importance pour la régulation du confort :

• la température de l’air,
• la température superficielle des murs, des planchers et des fenêtres,
• l’humidité ambiante,
• la vitesse de l’air dans la pièce,
• la composition de l’air.

L’installation de chauffage central a pour fonction d’amener les locaux à la température (sèche)
voulue et de les y maintenir. D’autres facteurs (comme l’humidité de l’air) devront être régulés
à l’aide d’autres installations (une installation de climatisation, par exemple).
Le corps humain est capable de réguler lui-même ses pertes calorifiques dans certaines limites,
en dehors desquelles il dépend de la régulation artificielle du climat intérieur.
Le chauffage des bâtiments représente une part considérable de la consommation d’énergie ; il
s’indique donc de réaliser des économies dans ce secteur.
Si l’installation de chauffage et le bâtiment sont bien conçus et bien réalisés, on parvient à
économiser jusqu’à 50 % de la consommation évaluée au départ.

1.1.1 Température de l'air.

1. En général, on trouve agréable une température ambiante de 20 °C à 22 °C. Les


personnes âgées préfèrent souvent une température un peu plus élevée.

Il arrive pourtant que les occupants trouvent la température inconfortable, bien que le
thermomètre mesure effectivement la température calculée. Il y a plusieurs explications
à cela. Un plancher froid peut refroidir les pieds tandis que les couleurs des murs peuvent
également donner une impression de froid.

Lors des relevés, on mesure la température ambiante à une hauteur d’environ 1,50 m
au-dessus du niveau du plancher. Or, il est très important d’atteindre la température
souhaitée non seulement à une hauteur de 1,50 m, mais autant que possible partout
dans le local. Il faut faire en sorte que les écarts de température ne soient pas supérieurs
à 3 °C.

Quelques températures de confort selon NBN B62-0031 :

1
Voir aussi EN ISO 15927-5

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3
• pièces de séjour : 20 °C,
• chambres à coucher : 16 °C à 18 °C,
• salles de bains : 22 °C à 24 °C,
• cages d’escalier et W.-C. : 16 °C.

2. La température à l’intérieur de la maison dépend avant tout de la température qui


règne à l’extérieur.
L’installation de chauffage doit maintenir la température intérieure aussi constante que
possible, que la température extérieure soit de -5 °C ou de +10 °C.
La norme NBN B62-0031 stipule, entre autres, les températures extérieures dont il faudra
tenir compte pour calculer le besoin de chaleur d’un logement, et ces températures sont
différentes d’une région à l’autre.

Quelques exemples :

• Bruxelles : - 8 °C,
• Ostende : - 7 °C,
• Saint-Hubert : - 12 °C.

3. En-dehors de la température de l’air, la température superficielle des murs, des


fenêtres et des planchers a également une grande influence sur la sensation de confort
des occupants d’un local à cause du rayonnement (Voir BAC1).

Par exemple : la température ambiante d’une pièce est de 22 °C à 1,50 m du plancher,


mais la température du plancher n’est que de 10 °C. Il s’ensuit que l’on est incommodé
d’avoir les pieds froids. On éprouve une impression d’inconfort. Pour avoir une plus grande
impression de confort, on va donc demander une température de l’air plus élevée. Si l’on
va s’asseoir devant une grande fenêtre à simple vitrage, on a également une impression
d’inconfort, à cause de la grande surface froide.

1.2 Humidité.

La quantité de vapeur d’eau présente dans l’air qui nous entoure détermine notre sensation de

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4
confort.
Pour indiquer ces limites, on va déterminer l’humidité relative.
L’humidité relative est le rapport entre la teneur en humidité effective et la teneur maximale en
humidité. L’idéal est d’avoir une humidité de l’air comprise entre 30 et 70 %.

L’humidité relative exprime le rapport (à la température considérée) entre la quantité


de vapeur présente et la quantité maximum possible.

1.3 Vitesse de l’air.

La vitesse de l’air dans une pièce peut causer une impression de courant d’air et diminuer la
sensation de confort.
La vitesse de l’air ne peut pas dépasser 0,2 à 0,3 m/s.

1.4 Composition de l’air.

Quand plusieurs personnes séjournent longtemps dans une pièce, l’air se pollue.
L’air peut également être pollué par des particules et des substances odorantes qui affectent
négativement l’impression de confort.
C’est pourquoi on prévoira une ventilation, avec environ 0,6 à 1 renouvellement d’air par heure.
La norme de ventilation NBN D50-001 a d’ailleurs été élaborée pour déterminer les exigences
correctes.

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CHAPITRE II : NOTIONS D’ISOLATION DES BATIMENTS.

2.1 Pourquoi isoler ? garder la chaleur/ fraîcheur en fonction du temps + économies

Comme stipulé ci-dessus, le confort dépendra de différents facteurs.

Si la température de l'air dépend directement de la possibilité de le chauffer, la température


superficielle des murs et planchers dépendra de leurs compositions. Les autres facteurs pourront
être gérés par un système de ventilation adéquat.

L'isolation thermique d'un bâtiment participe directement à notre sensation de confort.

En effet, isoler un bâtiment permet de maintenir un climat intérieur stable :

 en nous protégeant des variations de températures et des conditions climatiques


extérieures,
 en maintenant une humidité de l'air relativement constante à l'intérieur du bâtiment1.

La sensation de confort ou d'inconfort que l'on peut ressentir dans un bâtiment est liée à la
notion de confort hygrothermique2.

Elle dépend de plusieurs facteurs3 :

1
Pour maintenir une qualité de l'air intérieur, l'isolation doit être couplée à une ventilation.
2
État de satisfaction du corps vis-à-vis de l'environnement hygrothermique.
3
En dehors des facteurs comme l'habillement ou le métabolisme de la personne.

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 la température de l'air,
 la quantité d'humidité contenue dans l'air ou autrement dit l'humidité relative (HR en %),
 la température de surface des parois,
 la vitesse de déplacement de l'air.

Exemple :

 Une humidité relative trop importante (> 70%) provoque une sensation d'inconfort même
si la température de l'air est de 20°C.
 Une paroi dont la température de surface est trop froide provoque une sensation
d'inconfort car notre corps lui cède ses calories pour rétablir un équilibre thermique.

Donc, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, un mur ou une fenêtre ne « rayonne » pas
du froid, c'est notre corps qui perd sa chaleur en lui donnant ses calories, ce qui provoque un
sentiment d'inconfort.

C'est pour toutes ces raisons qu'il est important d'isoler.

Aujourd'hui, une grande palette d'isolants est proposée. Cependant, choisir un isolant n'est pas
simple.

Différents facteurs interviennent :

 ses propriétés hygrothermiques (conductivité thermique λ, facteur de diffusion de la


vapeur d'eau μ, ...),
 sa localisation dans le bâtiment (type de paroi, type de local, espace disponible, ...),
 son impact sur la santé et l'environnement.

2.2 Notions de base.

2.2.1 Les 3 notions indissociables.

Une bonne isolation doit être pensée de façon globale.

Isolation, étanchéité à l'air et ventilation.

Ces 3 notions sont indissociables.

L'isolation doit être continue, tout défaut ou insuffisance d'isolant crée un pont
thermique (endroit par lequel la chaleur passe et donc se perd).

L'étanchéité à l'air sera également continue, toute fuite sera une perte de chaleur, un
passage pour la vapeur d'eau ou le vent.

La ventilation est nécessaire, elle sera de préférence contrôlée afin de pouvoir gérer les
pertes de chaleur.

2.2.2 Comment fonctionne un isolant ?

Le principe est simple. Un isolant est efficace grâce à l'air sec et immobile qu'il renferme.

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Exemple :

Si vous portez un pull en laine en hiver et qu'il y a du vent,


l'air s'infiltre au travers des mailles et vous ressentez une
sensation de froid. Par contre, si vous mettez par-dessus
votre pull un mince coupe-vent, celui-ci empêchera l'air de
passer et vous aurez chaud.

De même, si votre pull est mouillé, il ne tiendra pas chaud.


Il en est de même pour l'isolant.

Pour maintenir immobile l'air contenu dans un isolant,


il y aura lieu de supprimer les circulations d'air, même
les plus petites, entre l'intérieur et l'extérieur du
bâtiment.

Pour cela, il faut protéger les isolants non-étanches à


l'air (laine de verre, matelas de cellulose, ...) en
empêchant l'air de les traverser.

L'isolant doit donc être étanche à l'air sur toutes ses


faces.

On parle d'étanchéité à l'air pour les faces de l'isolant


en contact avec l'air intérieur chaud (pare-vapeur,
plafonnage non fissuré, ...).

On parle de protection au vent pour les faces de


l'isolant en contact avec l'air extérieur et le vent
(membrane pare-pluie, enduit étanche à l'eau, ...).

Pour garder sec l'air contenu dans l'isolant, on veillera à ce que l'isolant ne soit jamais
humide :

• en empêchant l'eau extérieure (pluie, neige) de pénétrer dans l'isolant --> on


parle de protection à la pluie et à l'eau (panneau de sous-toiture, membrane
pare-pluie, ...), ce matériau sera placé du côté froid de l'isolant vers l'extérieur
ou côté non chauffé,
• en régulant (ou éventuellement en empêchant) le passage de la vapeur d'eau
venant de l'intérieur --> on parle alors de protection à la vapeur d'eau (frein
vapeur, pare vapeur, ...), ce matériau sera placé du côté chaud de l'isolant, vers
le local chauffé,
• en permettant à la vapeur d'eau ayant pénétré dans l'isolant de pouvoir
s'échapper vers l'extérieur ou parfois à nouveau vers l'intérieur.

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2.2.3 Transferts de vapeur d'eau et condensation.

Les transferts de vapeur d'eau sont constants dans


l'habitat.

La simple occupation d'un lieu génère de la vapeur d'eau


(respiration, transpiration, cuisine, douche, lessive, ...).

La vapeur d'eau se condense naturellement sur les


surfaces froides (miroir de salle de bains, vitrages, ponts
thermiques, ...).

Il faut savoir que la circulation de l'air se fait


naturellement du plus chaud vers le plus froid.

Ainsi, en hiver, l'air intérieur chauffé cherche à s'échapper


vers l'extérieur plus froid et entraîne dans sa migration
de la vapeur d'eau.

Une famille de 4 personnes dégage jusqu'à 10 litres de vapeur d'eau par jour.

Plus cet air chaud traversant la paroi se rapproche de la température extérieure, plus il
se refroidit.

A une certaine température, la vapeur d'eau se condense, elle devient liquide. C'est ce
qu'on appelle le point de rosée. Si cela arrive, il faut s'assurer que cette eau pourra
s'évacuer avant d'endommager la paroi.

T° paroi

Hygrométrie

Quand on isole, on change l'équilibre hygrothermique des parois existantes.

Donc, dans le cas de l'isolation d'un mur par l'intérieur, la maçonnerie existante ne sera

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plus « réchauffée » par l'air intérieur et il pourrait donc apparaître des problèmes de
condensation et de gel (voir schéma ci-dessus).

On dit souvent qu'un mur doit respirer. Il serait plus juste de dire qu'il doit être
perspirant, c'est à dire qu'il laisse passer une partie de la vapeur d'eau mais pas
l'air ni la chaleur.

On comprend donc que la circulation de vapeur d'eau doit être réfléchie et gérée :

• en veillant à la mise en œuvre de parois perspirantes, c'est à dire dont les


matériaux présentent une ouverture à la vapeur d'eau de plus en plus grande de
l'intérieur vers l'extérieur4,
• par l'utilisation d'un frein-vapeur (limite la quantité et le débit de vapeur passant
au travers de l'isolant),
• par l'utilisation de matériaux hygroscopiques et capillaires (voir plus loin dans le
cours).

Ce contrôle de la migration de la vapeur d'eau n'est efficace qu'en combinaison avec une
ventilation performante.
stop complètement la vapeur ralentit le passage de la
(=parapluie mais avec la vapeur vapeur à travers la paroi
On parle également souvent dans la construction de pare-vapeur et de frein-vapeur.

Ces termes définissent des matériaux qui empêchent ou limitent la migration de la vapeur
d'eau. Il peut s'agir d'une membrane spécifique mais également d'un plafonnage, d'une
feuille de métal, ...

Le matériau à utiliser doit être choisi et adapté en fonction de l'isolant et des autres
matériaux constituants la paroi mais également en fonction du climat intérieur du lieu à
isoler (salon, chambre, salle de bains, piscine, ...). Les pare-vapeur et frein-vapeur
peuvent être comparés entre eux grâce à la valeur Sd exprimée en mètres (voir plus loin
dans le cours : coefficient de résistance à la diffusion de la vapeur d'eau).

Le pare-vapeur ne laisse passer ni l'air, ni la vapeur d'eau.

Il est adapté aux matériaux non-hygroscopiques et/ou fermés à la migration de vapeur


d'eau (laine de verre, ...). La pose doit être particulièrement bien soignée car si de la
vapeur d'eau ou de l'eau s'infiltre dans la paroi, elle aura des difficultés à sortir
ultérieurement.

4
Un rapport de 5-1 est conseillé. Autrement dit, le matériau situé le plus à l'intérieur du bâtiment doit être 5 fois plus fermé à la vapeur
que celui situé sur la face extérieure de la paroi isolée.

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--> Il s'agit généralement d'une membrane, d'un papier Kraft ou d'une feuille d'aluminium.
--> Il se place toujours du côté chaud de l'isolant.
--> L'ordre de grandeur de sa valeur Sd est supérieur à 10m.

Le frein-vapeur ne laisse pas passer l'air et freine la migration de la vapeur d'eau


de façon homogène.

Il est adapté aux matériaux ouverts à la diffusion de la vapeur d'eau qui sont également
hygroscopiques (laine de chanvre, laine de mouton, cellulose, ...).

--> Il peut s'agir d'une membrane, d'un panneau OSB, ...


--> Il se place toujours du côté chaud de l'isolant.
--> L'ordre de grandeur de sa valeur Sd est inférieur à 10m.
Ventilation mécanique contrôlée (VMC): je sais que je vais l'évacuer x/h
2.2.4 Ventilation / aération. aération: ouvrir les fenêtres pour aérer : je ne sais pas quelle quantité d'air est
rentré
Pour garder une maison saine, il faut remplacer régulièrement l'air intérieur « pollué »
(vapeur d'eau résultant de la respiration, vapeurs de cuisson, CO2, peintures, ...) par de
l'air « frais » extérieur.

Un logement isolé correctement et présentant une bonne étanchéité à l'air comme


expliqué ci-dessus (thermos) ne permettra plus les transferts d'air comme dans les
anciennes constructions (défauts d'isolation, pénétration d'air, ...).
Il y aura donc lieu de mettre en place un système de ventilation.

La ventilation est un renouvellement d'air contrôlé. Il existe un système naturel A


et 3 systèmes mécaniques B, C, D. Le système D est le plus efficace pour limiter les
déperditions de chaleur car l'air sortant transmet ses calories à l'air entrant. (voir cours
1ère)

L'aération est un renouvellement d'air non contrôlé comme l'ouverture des


fenêtres, les fuites, ... Ce système crée beaucoup de déperditions de chaleur en période
hivernale.

2.2.5 Les ponts thermiques.

Un pont thermique est un défaut dû à l'insuffisance ou à l'absence d'isolation dans une


partie d'une paroi. Une absence totale d'isolant, un isolant mal placé, une interruption

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locale d'isolant sont des exemples de ponts thermiques.

Un pont thermique constitue un vrai problème car il affaiblit la performance thermique


de cette partie de la paroi.

Il peut aussi faire apparaître des problèmes d'humidité superficielle sur la face interne
de la paroi. En effet, le défaut d'isolation peut générer une zone froide sur laquelle se
forme de la condensation et, à terme, de la moisissure.

Condensation sur paroi et moisissures


2.3 Caractéristiques hygrothermiques.

2.3.1 Principe.

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Les caractéristiques hygrothermiques sont les caractéristiques liées à la température et
au taux d'humidité de l'air ambiant d'un local. Le confort hygrothermique est recherché
car il est idéal pour la sensation de confort et la santé des habitants ainsi que pour la
longévité des constructions.

Afin d'assurer un confort hygrothermique, il faut :

• une humidité relative (HR)


comprise entre 40 et 70%,
• une température « +/-
stable » en toute saison,
• une différence maximale
entre la température de l'air
intérieur et celle des parois
de 3°C.

Ces précautions doivent permettre


d'éviter :

1. en cas d'HR trop faible :

 le dessèchement des
muqueuses,
 les eczémas,

2. en cas d'HR trop élevée :

 la sensation d'étouffement,
 la condensation sur les parois froides,
 la prolifération de moisissures et bactéries,
 la dégradation de l'enveloppe des bâtiments, de certaines structures et des
isolants.

2.3.2 Explication des différentes caractéristiques hygrothermiques.

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13
Coefficient de résistance à la diffusion de vapeur d'eau μ.

Caractérisé par la valeur MU : μ.

Il nous fournit une information sur


la capacité d'un matériau (isolant
ou autre) à s'opposer à la
migration de la vapeur d'eau.

Plus le μ est petit, plus le matériau


est « ouvert » à la diffusion de la
vapeur d'eau, on dit généralement
qu'il est perspirant.

Pour comparer les différents matériaux entre eux, on utilise généralement la valeur Sd
qui tient compte de l'épaisseur du matériau (exprimée en mètre) :

Sd = μ x épaisseur (m)
Comme la valeur μ, la valeur Sd d'un matériau représente sa résistance à la diffusion de
la vapeur d'eau.

Pour être précis, la valeur Sd d'une couche de matériau correspond à l'épaisseur en


mètres de la couche d'air stationnaire qui exercerait la même résistance à la diffusion de
vapeur que la couche de matériau.

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14
Quelques valeurs de référence.

Capacité hygroscopique.

La capacité hygroscopique est la faculté d'un matériau à absorber la vapeur d'eau.


La présence de matériaux hygroscopiques permet de réguler une partie de
l'humidité de l'air, le reste étant géré par la ventilation. Ces matériaux peuvent
absorber ou restituer de la vapeur d'eau en fonction de leur différence d'humidité avec
l'air de la pièce.

Exemple :

Si l'air est très humide et que le matériau ne l'est pas, il pourra absorber beaucoup de
vapeur d'eau.
Si l'air est très sec et le matériau très humide, le matériau pourra restituer de la vapeur
d'eau dans l'air.

Comportement à l'eau.

Hydrophobe ou hydrophile : la molécule d'eau fonctionne comme un aimant. Les


matériaux hydrophiles (laine de bois, cellulose, argile, plâtre, ...) attirent l'eau
et les matériaux hydrophobes la repoussent (silicone, huile, ...).

Capillaire ou non capillaire : la capillarité est un phénomène physique naturel observé


lorsque l'on trempe un sucre dans son café.
Les matériaux capillaires sont des matériaux hydrophiles qui, en contact avec de l'eau,
ont tendance à aspirer cette eau. Plus les caneaux sont fins, plus la succion est forte.

Le comportement capillaire des matériaux peut permettre d'éviter des problèmes


résultant d'une condensation de la vapeur d'eau dans les matériaux. En effet, l'eau
condensée peut, grâce au phénomène de capillarité, migrer vers la surface extérieure
des matériaux et s'évaporer une fois en contact avec l'air.

Putrescible ou imputrescible : un matériau est putrescible s'il peut pourrir.

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Masse volumique ou densité (kg/m³).

La masse volumique exprime le poids d'un matériau par unité de volume.

Conductivité thermique ou coefficient lambda (w/mK).

Le coefficient lambda désigne la conductivité thermique du matériau, c'est à dire


la capacité du matériau à conduire la chaleur.
Pour une meilleure isolation, il est préférable d'opter pour un matériau qui
conduit peu de chaleur, ce qui correspond à un lambda le plus faible possible.

λ faible = isolant performant.

Résistance thermique (m²K/W).

La résistance thermique est liée au lambda et à l'épaisseur du matériau exprimée


en mètre. On la représente par la lettre R.
Elle exprime la capacité du matériau à résister au passage de la chaleur.

Formules : Avec : R : Résistance thermique

( ) e : épaisseur isolant en mètre


R= ou e(m) = R x λ
λ : conductivité thermique

Pour obtenir un R performant, il conviendra d'adapter l'épaisseur de l'isolant en fonction


de son lambda.

Quelques valeurs de référence.

R élevé = isolant performant.

C : Chaleur spécifique ou capacité thermique massique (j/KgK).

La chaleur spécifique correspond à la capacité d'un matériau à accumuler la chaleur.


Cette valeur est utilisée dans le calcul du déphasage thermique.

C élevé = isolant capable de stocker beaucoup de chaleur.

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16
Déphasage thermique (h).

Le déphasage thermique est la propriété du matériau de décaler dans le temps


le passage de la chaleur.
Un déphasage de 10h permet que les calories du soleil de midi ne pénètrent
théoriquement dans la maison qu'à 22h, heure à laquelle les flux se sont inversés.
Choisir un matériau avec un déphasage thermique élevé permet de lisser les variations
de températures et d'éviter la surchauffe.
Le déphasage thermique est exprimé en heure, est lié à l'épaisseur (e), à la densité (p),
au lambda (λ) et à la capacité thermique du matériau (c).

2.4 Coefficient de transmission thermique U (W/m²K).

Le coefficient de transmission thermique (valeur U) est


le flux de chaleur qui passe, par exemple, entre les deux
faces d’une fenêtre, d’une construction, d’un mur
intérieur ou extérieur ayant une surface de 1m² à une
différence de température de 1K et est exprimé en W /
(m² K).
La valeur U est l’inverse de la résistance thermique
totale (RT).

La plupart des murs sont composés de couches de matériaux différents ayant chacun leurs
caractéristiques spécifiques : λ (coefficient de conductivité thermique) et e (épaisseur).
Ils se composent de couches ayant chacune leur résistance propre.
Une couche peut aussi bien consister en un matériau solide (conduction) qu’en une coulisse

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ventilée ou non (transmission thermique par conduction mais aussi par convection et par
rayonnement).

Si nous voulons calculer la résistance thermique totale (Rt) d’une fenêtre, d’une construction,
d’un mur composé avec coulisse, d’un mur extérieur ou intérieur, nous devons tenir compte de
toutes les résistances, de l’air intérieur vers l’air extérieur, en ce compris les résistances de
transfert Ri et Re.
La résistance thermique totale (Rt) de surface à surface d’un mur composé de plusieurs couches
de matériaux perpendiculairement au flux de chaleur est égale à la somme des résistances
thermiques de chaque élément séparément.

Rtot = Ri + ∑R + Re en m²K/W

Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re en m²K/W

U = 1/Rtot

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Dans de nombreux cas, il n’est pas nécessaire de calculer toutes les valeurs U. En ce qui concerne
la valeur U des portes, des fenêtres et des assemblages les plus courants, nous utilisons des
tableaux (EN ISO 10077-1).

Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re

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19
Comme pour les résistances intérieure et extérieure, nous trouvons les valeurs R des matériaux
non homogènes dans des tableaux. Nous les représentons par Ru et nous les exprimons en (m²
K) / W

Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re

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20
Nous considérons les combles ventilés naturellement (EANC) et les espaces non chauffés sous
toiture (d > 300 mm) comme une couche homogène du point de vue thermique. Résistance
thermique de couches d’air (d > 300 mm), combles non chauffés sous toiture (EANC).

Nous trouvons les valeurs R des couches d’air non ventilées dans des tableaux.
Nous les représentons par Ra et nous les exprimons en (m² K) / W

Les valeurs Ra dépendent :

 du type de couche d’air, de son épaisseur, de la géométrie, du rapport e/l ou e/b<0,1 et


de la pente;
 de la ventilation de la couche d’air : ventilation nulle, moyenne ou forte;
 du sens du flux d’air : horizontal, ascendant ou descendant;
 de la chaleur de rayonnement des surfaces attenantes ([Link]. double vitrage).

Rtot = Ri + R1 + R2 + ... + Ra + Ru + Re

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Exercices pratiques 1, 2 et 3.

Projection.

!!! Il n'y a donc pas de Re !!!

Exercices pratiques.

Projection.

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2.5 Température et évolution de la température dans la paroi

Non développé dans le cadre de ce cours.

2.6 Facteurs de transmission de chaleur.

2.6.1 Vitrage (fenêtres et portes)


2.6.2 Nœuds constructifs (ponts thermiques)
2.6.3 Condensation sur les constructions

Non développés dans le cadre de ce cours.

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23
CHAPITRE III : PRINCIPES DE L’INSTALLATION DE CHAUFFAGE
DOMESTIQUE.

3.1 Principes de chauffage.

3.1.1 Classement des systèmes de chauffage.

Il existe tellement de systèmes de chauffage différents qu’il est uniquement possible de


les classer selon différents thèmes, par exemple suivant :

 le mode de production de chaleur : appareils individuels, chauffage central ou


chauffage à distance;
 la source d’énergie : charbon, bois, gaz, fioul domestique, électricité, soleil ou
vent;
 fluide caloporteur : eau, vapeur, huile thermique ou air;
 le mode d’émission de chaleur : convection, rayonnement ou convection et
rayonnement.

Chaque système possède ses caractéristiques que l’on peut qualifier d’avantageuses ou
de désavantageuses par rapport au bâtiment et à ses habitants.

3.2 Chauffage individuel.

On entend, par chauffage individuel, le chauffage d’une pièce


par un ou plusieurs appareils de chauffage qui y sont installés.
Ces appareils de chauffage transformeront sur place l’énergie
en chaleur pour chauffer la pièce.

Ce sont par exemple :

 le chauffage électrique, direct ou à accumulation,


 les convecteurs à gaz,
 les poêles et feux ouverts,
 les aérothermes au gaz.

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3.3 Chauffage central.

À l’opposé du chauffage individuel, où la source de chaleur se trouve toujours dans le local à


chauffer, l’emplacement de l’appareil de chauffe d’une installation de chauffage central est libre.
La production de chaleur s’effectue dans une chaudière ou dans un générateur d’air chaud. La
chaleur qui y est produite est transmise au fluide caloporteur (eau, air, vapeur, huile thermique)
qui amène la chaleur dans les locaux à chauffer via des gaines ou des conduites.
En cas de chauffage à eau chaude, la chaleur transportée est émise par des corps de chauffe
(radiateurs, convecteurs...).

En cas de chauffage à air chaud, l’air chaud pénètre dans le local par des grilles.

On voit bien, d’après ce qui précède, qu’une installation de chauffage central se compose de
quatre éléments nettement distincts :

 la source de chaleur = production,


 le caloporteur + conduites ou gaines = distribution,
 les appareils qui émettent la chaleur = émission,
 les éléments qui régulent la température = régulation.

On distingue différents systèmes, selon la disposition et le groupement des éléments. C’est


surtout le mode de construction qui détermine le système choisi.

3.3.1 Avantages et inconvénients.

Les avantages du chauffage central par rapport au chauffage individuel sont les suivants :

 un chauffage homogène du local grâce à une disposition favorable des corps de


chauffe;
 une pollution atmosphérique proportionnellement moins importante;
 l’absence de manipulation de combustible ou de cendres dans le logement;

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 la bonne rentabilité d’utilisation du combustible;
 volume occupé par les corps de chauffe réduit;
 le nombre de cheminées d’un bâtiment est réduit à une seule évacuation des gaz
de combustion;
 il faut moins d’entretien;
 il est possible de produire également l’eau chaude sanitaire.

Ses inconvénients sont :

 des frais d’installation plus élevés;


 si la chaudière tombe en panne, il n’y a plus du tout de chauffage;
 outre les coûts en carburant, il y a aussi des coûts de courant électrique pour le
circulateur et les appareils de régulation;
 les pertes d’énergie dans le réseau de distribution;
 le risque de gel de l’eau dans les radiateurs.

3.3.2 Fluide caloporteur.

Le fluide caloporteur est le moyen de transport qui conduit la chaleur vers les lieux
d’utilisations.
Plusieurs possibilités existent en matière de fluide caloporteur :

 l’eau : on peut chauffer de l’eau et la faire circuler; on parle alors de chauffage à


eau chaude. Si l’on chauffe l’eau à une température supérieure à 95 °C, on parle
de chauffage à eau surchauffée. Dans ce cas, la pression de service sera plus
élevée.
 l’air : on chauffe l’air à l’aide d’un générateur à air chaud.
 la vapeur : une chaudière équipée d’un ballon produit la vapeur. On comprendra
très facilement qu’il est complexe de régler un chauffage à vapeur, car la
température de la vapeur est d’au moins 100 °C. Le chauffage à vapeur se
subdivise en chauffage à haute pression et chauffage à basse pression.
 l’huile thermique : ce médium est utilisé dans les applications industrielles où l’on
demande des températures élevées.

Nous ne parlerons dans ce cours que du chauffage à eau chaude au départ d’une
chaudière.

La conduite qui amène l’eau de la chaudière vers les radiateurs est appelée conduite de
départ. La conduite qui ramène l’eau des radiateurs à la chaudière s’appelle conduite de
retour.

3.3.3 Le chauffage central à eau chaude.

Dans une installation de chauffage central à eau chaude, l’eau est réchauffée dans la
chaudière (production) à une température maximum de 90 °C sous une pression
maximum de 3 bars (300 kPa).
Un système de distribution, composé d’une tuyauterie avec départ et retour
(distribution), amène cette eau chaude dans les corps de chauffe qui émettent la chaleur
nécessaire dans les locaux où ils sont installés (émission).
De ce fait, l’eau refroidit. Elle s’écoule ensuite dans la tuyauterie de retour pour regagner
la chaudière où le cycle recommence.
L’eau circule ainsi en circuit fermé.
La circulation d’eau peut se faire naturellement et on parle alors de circulation naturelle
(thermosiphon), ou artificiellement et on parle alors de circulation forcée (circulation par
pompe).

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[Link] Production de chaleur.

Une chaudière est un générateur central qui produit la


chaleur par transformation de l’énergie grâce à un brûleur
dans le cas du gaz ou du fioul5. Selon le cas, la chaudière
peut être combinée à un ballon d’eau chaude (boiler),
intégré ou non, en vue d’assurer la distribution de l’eau
chaude sanitaire. Ce dernier point est détaillé dans le cours relatif aux installations
sanitaires vu précédemment.

On peut subdiviser les chaudières suivant toutes sortes de critères, par exemple :

 le type de chaudière : chaudière au sol ou chaudière murale;


 le médium qui transporte la
chaleur : chaudière à eau
chaude, générateur d’air chaud,
chaudière à vapeur ou huile
thermique;
 le matériau : chaudière en fonte,
en tôle acier ou inox, en cuivre
ou en aluminium;
 le combustible utilisé :
combustible solide, gaz naturel,
gaz de pétrole liquide (butane ou
propane), gasoil, fioul léger ou Chaudière
fioul lourd.

5
Le gouvernement a annoncé la fin des chaudières fioul dès le 1er janvier 2022. A partir de cette date, les
remplacements et les nouvelles installations de chaudières fioul seront interdits.
Il existe bien évidemment des solutions alternatives à la chaudière fioul ainsi que des aides pour la remplacer. Il y
aura lieu de suivre cette évolution au niveau du gouvernement.

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Quel que soit le type de la chaudière, elle devra répondre aux normes en vigueur
en matière de puissance, de rendement et de pression de service.

Le brûleur est l’accessoire qui permet de chauffer


l’eau à la température requise.

Bruleur.

Le vase d’expansion a pour fonction


d’absorber la dilatation de l’eau chauffée.
Sur les installations avec circulateur, le vase
d’expansion est fermé et contient de l’air ou
du gaz séparé de l’eau par une membrane
souple.

Vase d'expansion

Une soupape de sécurité est installée également sur le circuit pour prévenir tout
risque en cas de surpression. Ce système contient une petite valve qui évacue une
certaine quantité d’eau lorsque la pression est trop importante dans le circuit.
Le circuit étant fermé, il est alors nécessaire de remettre de l’eau. Ce qui est
possible grâce à des robinets d’arrêts placés en amont du circuit fermé.

Soupape de sécurité

Le manomètre permet de visualiser la pression


d’eau dans le circuit. Elle est généralement
combinée à un témoin (aiguille rouge fixe) qui
permet de mesurer si la quantité d’eau dans le
circuit est suffisante.

Manomètre

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[Link] Combustibles.

Non développé dans le cadre de ce cour.

[Link] Distribution - Transport.

Le circulateur a pour fonction de forcer la circulation de l’eau


dans toute l’installation. L’eau ainsi mise en mouvement est
raccordée à des tuyaux qui alimentent les différents corps
de chauffe des locaux à chauffer.

Circulateur

Ces canalisations étaient anciennement en acier et apparentes. Elles sont


aujourd'hui généralement en polyéthylène réticulé (PER), protégées par un
fourreau et encastrées.

PER

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Ce système de tuyauterie offre l’avantage de ne pas avoir de raccords entre le
point d’alimentation et le point d’émission mais nécessite l’usage de collecteurs.

Un collecteur est
généralement utilisé par
niveau d’habitation. Il dispose
d’une arrivée d’eau chaude et
d’un retour d’eau froide au
départ desquels chaque
radiateur est alimenté
individuellement (en arrivée
d’eau chaude et en retour
d’eau froide).

La tuyauterie a donc pour


fonction de transporter l’eau
chaude vers les corps de
chauffe et de ramener l’eau
refroidie à la chaudière.

Collecteur.

Tous les tubes doivent satisfaire aux normes concernant :

 le diamètre nominal et l’épaisseur de la paroi (voir cours sanitaire),


 la pression nominale et la pression de service auxquelles les tuyaux doivent
pouvoir résister.

Pour limiter au maximum les déperditions thermiques dans la tuyauterie, il faut


limiter autant que possible la longueur de cette tuyauterie (bonne conception) et
isoler les tuyaux proprement dits lorsqu’ils traversent des locaux non chauffés.

Il y a trois réseaux possibles :

a. réseau monotube
b. réseau bitube
c. réseau en pieuvre

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a. Réseau monotube

 Une seule boucle de tuyaux parcourt la maison.


 L'eau circule successivement dans tous les radiateurs et revient à la
chaudière pour être réchauffée.
 L'inconvénient est que l'eau perd progressivement en chaleur et arrive
moins chaude en fin de circuit, pour le dernier radiateur.
 Cela oblige à mettre un radiateur de plus grande dimension pour
assurer le chauffage de cette dernière pièce.
 Il n'est pas possible d'installer d'appareils de régulation sur ces réseaux
(thermostats).

b. Réseau bitube.

Il est constitué de deux circuits de tuyauterie : Le premier amène


successivement l'eau chaude jusqu'aux radiateurs. Le deuxième récupère
l'eau tiède à la sortie de chaque radiateur et la renvoie vers la chaudière où
elle est réchauffée avant de repartir dans le circuit.
Ce type d'installation permet une meilleure régulation du système par la pose
de thermostats d'ambiance ou de robinets thermostatiques.

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c. Réseau pieuvre.

Chaque radiateur possède son propre réseau de distribution et de récupération,


indépendamment des autres.
C'est un système relativement récent, rendu possible par de nouveaux
matériaux tels que le PER (polyéthylène réticulé).
Moins onéreux et plus facile à manipuler que le cuivre, le PER permet de
multiplier les circuits et les raccords, sans nécessairement procéder aux
fastidieux et délicats travaux de soudure.
En réalité, le système en pieuvre est un système de distribution bitube au
départ d’un collecteur, avec radiateurs en parallèle, comme schématisé ci-
dessous, à distinguer du système bitube classique.

[Link] Emission.

Les émetteurs de chaleur transfèrent la chaleur vers l’air


ambiant.

On peut classer les corps de chauffe suivant :

 le mode d’émission de la chaleur : par rayonnement et convection ou


uniquement par convection (voir BAC1);
 la forme : tubes (cannelés ou non), radiateurs à panneaux (avec ou sans
ailettes), radiateurs à éléments, convecteurs muraux, plinthes chauffantes
ou convecteurs au sol;
 le matériau : fonte, acier ou aluminium.

La combinaison de tous ces critères aboutit évidemment à une grande variété de


types et modèles différents, ce qui ne facilite pas le choix. Il y a, en outre, d’autres
aspects qui interviennent, par exemple l’esthétique, l’espace disponible pour la
pose, la facilité de l’entretien, etc.

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Les radiateurs sont des émetteurs de chaleur, de même que les canalisations
enfouies en chape dans le cas de chauffage par le sol.

Un radiateur est un dispositif qui permet l'échange de chaleur entre deux milieux.
Il a pour fonction, soit d'évacuer la chaleur d'un objet pour éviter sa surchauffe,
soit de chauffer un espace ou un objet.

On distingue les radiateurs à panneaux :


composés de tôles d'acier profilées
assemblées 2 à 2 pour former des panneaux
creux parcourus par l'eau chaude. Un
radiateur peut être composé de 1, 2, 3 voire 4
panneaux. Les panneaux peuvent être équipés
de déflecteurs ou ailettes.

Anciennement, nous avions les radiateurs à


éléments. Ces radiateurs se retrouvent dans
les anciennes installations. Ils se composent
d'éléments identiques juxtaposés, en nombre
suffisant pour obtenir la puissance nécessaire. Les éléments peuvent être en fonte.
Dans ce cas, ils présentent une inertie importante (voir BAC1) et chauffent
principalement par rayonnement.

La chaleur se transmet par convection, rayonnement ou conduction (voir BAC1).

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Le radiateur opère généralement par convection, mais aussi par rayonnement,
c'est à ce dernier mode de transfert thermique qu'il doit son nom.

Le radiateur est équipé d’une vanne thermostatique dont la fonction est détaillée
au point suivant, ainsi que d’une vanne de purge. Une purge doit en effet être
effectuée de temps en temps afin de vider l’air qui s’accumule dans l’installation
et qui empêche la bonne circulation de l’eau.

[Link] Régulation de chaleur.

Le système de chauffage n’a pas besoin de tourner continuellement à plein


rendement.
L’installation de chauffage est calculée sur les températures extérieures les plus
basses possibles (p. ex. - 8 °C).
Ces températures ne sont atteintes que quelques jours par an.

Tous les locaux ne sont pas chauffés comme prévu (p. ex. garage, hall,
rangement...), raison pour laquelle il faudra moduler la puissance.
Cette régulation a pour but d’adapter l’émission de chaleur par les corps de chauffe
aux besoins de chaleur, afin que la température intérieure reste aussi constante
que possible.
On y parvient en régulant le débit d’eau ou la température de l’eau (non développé
dans le cadre de ce cours). Un bon chauffage est équipé de plusieurs dispositifs
de régulation, c’est à dire de contrôle de la température, à différents stades.

a. Régulation de la température intérieure.

Il n’est pas nécessaire de maintenir les


températures intérieures d’un logement
au même niveau en permanence.
Pour tenir compte des périodes
d’absence ainsi que des situations de
jour et de nuit, on utilise un thermostat
d’ambiance.
Le thermostat d’ambiance se place dans
une pièce de référence (par exemple
dans le living), à un endroit où la
température peut être mesurée sans
subir d’influences (soleil, courant d’air,
rayonnement de froid ou de chaleur).
La température intérieure mesurée est comparée à une valeur fixée au

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thermostat.
Selon le cas, le thermostat d’ambiance commandera la marche ou l’arrêt de
la chaudière ou du circulateur.

b. Régulation du débit de l’eau.

La régulation de l’émission de chaleur des radiateurs passe par une action sur
le débit de l’eau qui traverse chaque radiateur; elle s’effectue à l’aide d’une
vanne de radiateur.
Les vannes de radiateur peuvent être des vannes à commande manuelle ou
thermostatique.

 Vanne de radiateur à commande manuelle.

La vanne à commande manuelle agit uniquement sur le débit d’eau qui


traverse le corps de chauffe. L’inconvénient de ces vannes est
évidemment que l’utilisateur ne peut pas régler l’installation de manière
optimale.

 Vanne de radiateur thermostatique.

Une vanne thermostatique régule


automatiquement le débit d’eau en
fonction de la température ambiante
souhaitée et prédéfinie. La tête de
vanne thermostatique est équipée
d’un élément sensible à la
température. Une vanne
thermostatique bien fabriquée peut
fonctionner avec une grande
précision, ce qui permet de maintenir
la température intérieure (et donc
généralement aussi le confort thermique) à un niveau suffisamment
constant.
De plus, les vannes thermostatiques
procurent, en principe, une économie
d’énergie non négligeable, surtout parce
qu’elles sont en mesure de limiter ou de
couper l’émission de chaleur en cas de
hausse soudaine de la température (p.
ex. gains solaires). On évite ainsi une
surchauffe excessive. La vanne
thermostatique est le dernier niveau de
régulation, qui peut être effectué soit
manuellement, soit électroniquement.
Celle-ci est installée sur les radiateurs.

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CHAPITRE IV : NOTIONS DE VENTILATION DES BATIMENTS.

4.1 Définition.

Dans une maison ou un appartement, la présence humaine engendre une forte concentration de
particules qui polluent l’air et l’installation d’une ventilation ou VMC (Ventilation Mécanique
Contrôlée) peut ainsi y remédier.

La ventilation est l'opération par laquelle l'air est brassé et renouvelé ; elle est naturelle ou
mécanique et implique une alimentation en air frais, une évacuation des produits contaminés et
de la chaleur ainsi qu'un mouvement de l'air pour refroidir ou rafraîchir.

La ventilation des habitations fait l'objet d'une norme, la NBN D50-001. Cette norme exige que
les différents locaux (habitables) d'une habitation puissent être ventilés par un renouvellement
d'air d'une manière confortable : la ventilation de base.

La norme exige également la possibilité d'une ventilation plus importante en cas de travaux de
peinture, surchauffe... par l'ouverture des portes et fenêtres : la ventilation intensive.

La non-observance des règles incluses dans la norme peut mettre en position de faiblesse, en
cas de litige, les différents intervenants dans l'acte de bâtir, maître de l'ouvrage, prescripteur,
maître d'œuvre, entrepreneur.

4.2 Définition.

4.2.1 Généralités.

Il faut amener de l'air en suffisance mais sans excès afin de limiter la consommation
d'énergie et éviter les problèmes d'inconfort : courant d'air, bruits, etc.

Pour la sécurité des habitants, le système de ventilation ne doit pas entraver le bon
fonctionnement d'appareils à combustion ni l'évacuation normale des produits de
combustion et ne doit pas entraîner un risque accru d'effraction.

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Le système de ventilation de base comprend :

 une amenée d'air frais dans tous les locaux dits « secs » (chambres à coucher,
salle de jeu, local de séjour,etc.);
 une extraction de l'air humide ou pollué dans les locaux dits « humides »;
 les ouvertures de transfert entre les locaux secs et les locaux humides.

Le soufflage et la reprise d'air peuvent être opérés de quatre manières différentes :

 naturelle,
 mécanique,
 par combinaison des deux (fig. 2.2.1.a à d).

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4.2.2 Amenées d'air.

Mécanique : les ouvertures d'amenée d'air


mécaniques sont reliées par des conduits au
ventilateur ou au groupe de ventilateurs.

Elles sont conçues de manière à pouvoir être réglées


une fois pour toutes par l‘installateur afin d'assurer les
débits d‘alimentation exigés.

Naturelle : placée dans une paroi extérieure ou dans


une porte ou fenêtre extérieure.

Son ouverture doit être réglable (manuellement ou


automatiquement) de manière continue ou par l'intermédiaire de trois positions
minimum.

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4.2.3 Dispositifs de transfert.

Les ouvertures de transfert permettent le passage de l'air amené dans les locaux
« secs » vers les locaux « humides » d'où il est extrait.

Elles se placent uniquement dans les parois intérieures ou dans les portes intérieures et
sont non obturables.

Cela peut consister simplement en une fente sous la porte ou une grille.

4.2.4 Extraction d'air.

Les dispositifs d’extraction d’air sont placés


dans les locaux humides. L'évacuation de l'air
vicié peut s’opérer de manière naturelle ou
libre, ou de manière mécanique.

A nouveau, il faut s'assurer que ces


dispositifs ne créent pas de problème
d'inconfort.

Extraction mécanique : les ouvertures


d’évacuation d'air mécanique sont reliées par
des conduits au ventilateur ou au groupe de
ventilateurs. Elles sont conçues de manière à pouvoir être réglées une fois pour toutes
par l'installateur afin d’assurer les débits d'évacuation exigés. L'air extrait est rejeté à
l'extérieur par un débouché situé en façade ou en toiture. Aucune exigence n'est imposée
quant à l‘emplacement de ce débouché à condition que le rejet de l’air vicié ne constitue
pas une gêne pour les voisins.

Extraction naturelle : les ouvertures d'évacuation naturelle sont reliées à des conduits
principalement verticaux qui débouchent sur le toit. La surface libre de cette ouverture
doit pouvoir être réglée manuellement ou automatiquement en au moins trois positions
intermédiaires entre l'état « fermé » et l'état « complètement ouvert ».

Les conduits d'évacuation naturelle doivent suivre un tracé le plus vertical possible afin
d'éviter les pertes de charges trop importantes. Pour la même raison, on utilise de
préférence des conduits rigides et lisses plutôt que des conduits flexibles.

Les conduits d'évacuation naturelle ou libre doivent déboucher en toiture.

L‘évacuation de l'air risque d'y être entravé par des obstacles environnants (par exemple
des bâtiments plus élevés) ou par la toiture elle-même. De ce fait, on exige que le conduit
d'évacuation se trouve le plus près possible du faîte.

4.3 DOMAINES D'APPLICATION.

La norme NBN D5O-001 concerne uniquement la ventilation dans les bâtiments d'habitation.

La réglementation sur la ventilation s’applique, en Région wallonne, non seulement aux


immeubles de logement mais également aux immeubles de bureaux (calculs non développés
dans le présent cours) et aux bâtiments scolaires (calculs non développés dans le présent cours)
ainsi qu'aux bâtiments qui, à la suite d'une modification de leur utilisation, sont affectés à l'une
ou l'autre de ces destinations. Le dimensionnement est transmis en même temps que la
demande de permis d'urbanisme.

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4.4 DIMENSIONNEMENT DE L'INSTALLATION.

Le dimensionnement calcule le nombre de m3 d'air qui doit être brassé pendant un laps de temps
d'une heure : le débit nominal.

Ce débit est fonction du type de local et de sa superficie.

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Exemple de calcul et de mise en œuvre.

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