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Texte 15 FR

Le poème 'Le Dormeur du val' d'Arthur Rimbaud, écrit en 1870, dépeint un soldat mort dans un cadre naturel idyllique, trompant le lecteur sur la réalité tragique de la guerre. À travers des mouvements poétiques, Rimbaud juxtapose la beauté de la nature avec la mort, dénonçant ainsi les horreurs du conflit. Ce sonnet, tout en utilisant des techniques poétiques innovantes, critique subtilement la guerre et ses conséquences sur la jeunesse.

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Le poème 'Le Dormeur du val' d'Arthur Rimbaud, écrit en 1870, dépeint un soldat mort dans un cadre naturel idyllique, trompant le lecteur sur la réalité tragique de la guerre. À travers des mouvements poétiques, Rimbaud juxtapose la beauté de la nature avec la mort, dénonçant ainsi les horreurs du conflit. Ce sonnet, tout en utilisant des techniques poétiques innovantes, critique subtilement la guerre et ses conséquences sur la jeunesse.

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Texte 15

Le Dormeur du val – Arthur Rimbaud

Intro : En 1870, le jeune Rimbaud, élève brillant, rêve de liberté et de poésie. Il rejette les
normes sociales et morales de la petite bourgeoisie provincial qu’il côtoie à Charlle-ville-
mézière. Il fait donc ses premières fugues pour satisfaire cette soif de liberté. Les poèmes
qu’il écrit à cette époque sont pour certains rassemblés dans le recueil « Cahier de Douai ».
Dans le même temps, la France est en guerre contre la Prusse. Ce court conflit sanglant
s’achève par la fameuse défaite de Sedan et marque la fin du 2nd empire. Le sonnet le
Dormeur du val, qui appartient au 2nd cahier du recueil, nous présente le corps d’un soldat
allongé dans un cadre champêtre baigné de lumière. Le poète trompe son lecteur qui ne
découvre qu’à la fin du poème qu’il s’agit d’un jeune soldat mort sur les champs de bataille.

LECTURE

En quoi ce poème qui semble être qu’un hymne à la nature se révèle être un poème qui
dénonce la guerre ?

Mouvements
Mvt 1 : 1er quatrain : éloge d’une nature magnifique
Mvt 2 : 2eme quatrain : présentation du personnage
Mvt 3 : 2 tercets : révélation progressive de la mort du soldat

1)
1er quatrain : rimes croisées avec champ lexical de la nature → dépeint havre naturel de paix
nature omniprésente
- prédominance couleur verte « herbe,verdure,val » → rappel nature, lieu accueillant
-personnification rivière qui chante → harmonie sonore, nature en mouvement
- rejet v.1 → la rivière déborde, abondance
- « trou » terme trivial → idée de cocon/ protection mais fausse note, contraste
- v. chanter + adv. Follement + herbes complice = nature personnifiée→ touche festive, jeu
- assonance en nasale « chante, accrochant, follement »→ sonorité qui contribue à harmonie
- oxymore « haillons d’argent » → décalage avec l’harmonie
- GN « soleil » « rayons » → la lumière baigne, atmosphère chaleureuse
- rejet v.3-4 → lecteur ébloui par ces éléments lumineux
- conjugaison harmonieuse des éléments → eau/terre/ feu
=> bonheur/ quiétude dans ce premier quatrain bucolique, cadre idyllique

2)
- contraste avec 1er quatrain → irruption d’un perso : un soldat
- det. indéfini « un » → ne nomme pas ce soldat : portée universelle à ce destin
- v.1 : rythme ternaire + ponctuation → harmonie, atmosphère paisible
- expansion du n. ++ (épithète, GN, adj.) → description du personnage
- v.6 : rythme binaire → plus apaisant et rythme qui s’allonge
- rejet v. « dort » → 1ere occurrence du sommeil, quiétude
- champ lexical du sommeil « lit, étendu, dort »→ abandon physique du soldat ds la nature
- v.8 : personnification nature « lit vert » → nature comme refuge
- adj. « pâle » contraste avec couleur du val → associé à maladie, faiblesse
- « lumière pleut » tournure impersonnelle → surprenant, impression tournure fautive

3)
- 1er hémistiche → n’a pas pris soin d’éviter les fleurs + fleurs aux pied des tombes
- rép. « dort »→ réf. quatrain précédent + titre, piste vers interprétation : endormissement
- enjambement + comparaison enfant malade → révèle faiblesse
- conditionnel présent « sourirait » → valeur d’incertitude, discordance, questionnement
- champ lexical sommeil omniprésent → insistance qui devient de + en + suspecte
- apostrophe + impératif berce-le → Nature personnifiée en mère protectrice
- antithèse froid/chaudement → ajout d’indice d’une mort éventuelle, discordance
- v.11 : 4 coupes → sensation de cassure, dissonance
- négation totale « ne pas » → symbolise négation de la vie
- v.12 : allitération en fricative et en sifflante → heurte l’oreille, comme une mise en garde
- 4eme rép « dort » → pousse à une fausse interprétation, soldat paisiblement endormi
- rejet « tranquille » → apaisement jusqu’au bout, attitude sereine
- « . » ponctuation forte → surprend par sa brutalité et prépare la chute
- proposition indépendante finale → frappe le lecteur par sa simplicité et violence
- mort montrée de façon picturale avec proximité phonétique trou rouge → 2 balles
- euphémisme → désigne pudiquement la blessure mortelle
- pas e dimension poétique : chute brutale d’un seul trait → invite à relire la pièce
- écho trou rouge/ trou verdure fin/ début→ relecture nécessaire en connaissance de cause
=> dénonciation indirecte et subtile des conséquences de la guerre

Conclusion :
Dans ce poème parmi les plus connus, Rimbaud leurre le lecteur en ne révélant qu’au
dernier vers la mort du jeune soldat. Nous percevons cette mort comme injuste et intolérable
au regard de la jeunesse du soldat et de la beauté du monde. C’est donc une critique de la
guerre. Rimbaud emprunte à ses prédécesseurs le sonnet en le modifiant à sa façon à l’aide
de rejet et d’enjambement, à l’image des autres poèmes dans son recueil. D’autres poèmes
dénonce la guerre franco-prussienne avec virulence, comme le Mal.

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