Introduction Ch1
Introduction Ch1
Décision de financement
Décision d’investissement
Analyse
Financière Ressources
Emplois = Actifs =
Capitaux propres et passifs
Bilan, Etat de
Résultat, Etat des
Flux de Trésorerie
Comme il a été déjà signalé, le comptable raisonne en terme de valeur historique alors
que le financier s’intéresse à la valeur de marché des actifs. Pour établir le bilan financier, il
doit donc procéder à la réévaluation de certains postes de l’actif. L’augmentation de la valeur
des actifs est équilibrée par des écarts de réévaluation (différence dégagée entre la valeur
réelle et la valeur comptable) imputés aux capitaux propres du bilan. Ils sont inscrits dans le
compte « réserve spéciale de réévaluation » (capitaux propres). Ce compte est crédité par les
plus values (VR > VC) et débité par les moins values (VR < VC). La plus ou moins values
globale de réévaluation est considérée comme une réserve latente, elle n’apparaît réellement
que lors des opérations de cession, fusion ou absorption. Elle se traduit toujours par une
augmentation ou diminution des capitaux propres.
Constatation de
(+) poste actif et R.S.R. (K.P.)
La réévaluation Value
(-) poste actif et R.S.R. (K.P.)
Exemple 2: Au 31/12/ 200N, la valeur du terrain au bilan est de 150 000 D, le rapport
d’expertise évalue ce terrain à 180 000 D. On doit donc augmenter la valeur du terrain de
30 000 D et en contrepartie enregistrer cette augmentation au compte réserves spéciales de
réévaluation, (capitaux propres), en les considérant comme plus value de réévaluation.
Exemple 3: les titres de participation figure au bilan de l’entreprise XYZ pour la valeur de
9 000D (300 titres A). Au 31/12/200N la valeur boursière d’un titre A est de 33 D.
On doit donc augmenter les titres de participation (actif immobilisé) de 900 D et augmenter
la réserve spéciale de réévaluation (capitaux propres) de 900 D correspondant à une plus
value de réévaluation.
Exemple 4 :
actifs Capitaux propres et Passif
FC : 1000 CS : 70000
Terrains : 10000 Réserves : 15000
Constructions : 15000 Résultat de l’exercice : 5000
Matériels et outillages : 5000 DMLT : 50000
L’expert chargé de la réévaluation des actifs de la société fournit les informations suivantes :
- la valeur réelle des terrains est estimée à 130% de sa valeur comptable ;
- les constructions représentent 80% de leur valeur réelle ;
- 30% des matériels et outillages (MO) est obsolète et le reste est estimé à 50%
de sa valeur comptable.
10000 130
Terrains : 13000 aug de 3000
100
15000 100
Constructions : 18750 aug de 3750
80
5000 30% 1500
MO : dim de 3250
5000 70% 3500 50% 1750
RSR = 6750– 3250 = 3500 plus value globale
Ils regroupent notamment les frais préliminaires et les charges à répartir. Ces
charges ne sont donc inscrites à l’actif du bilan que dans le but de pouvoir être
réparties sur plusieurs exercices par le biais de l’amortissement. Ces autres actifs
non courants constituent un actif fictif ou une non valeur qu’il convient de
l’éliminer de l’actif tout en retranchant le même montant des capitaux propres en
les considérant comme une moins value de réévaluation.
Exemple 5 :
Soit un extrait du bilan au 31/12/200N :
Actifs passifs
F Préliminaires : 300 CP : 50000
Imm. : 10000 C.S : 40000
Réserves : 9500
Rt de l’exercice : 500
DMLT : 50000
Bilan corrigé
Actifs Capitaux propres et Passifs
Imm : 10000 CP : 49700
- C.S : 40000
- Réserves : 9500
- RSR : -300
Rt : 500
DMLT : 50000
Les stocks :
Il s’agit de la valeur des marchandises en stocks sous diverses formes telles que
matière première, en-cours de production, marchandises…
Ces stocks sont évalués à leur prix de revient hors taxes, déduction faite des
dépréciations éventuelles dues à la détérioration d’une partie de ces stocks ou
dépréciation de valeur (provision pour dépréciation des stocks).
Ces stocks sont généralement évalués à leur valeur historique et ne sont réévalués
que lorsque la méthode d’évaluation choisie peut modifier la valeur du stock, ou la
provision pour dépréciation des stocks peut être insuffisante.
Exemple 6 :
Actifs Capitaux propres et Passifs
Immb : 10000 CP : 40000
Stock : 30000
L’expert chargé de la réévaluation des actifs de la société informe que les stocks représentent
110% de leur valeur réelle.
30000 100
Stock : 27273 dim de 2727
110
Les créances :
Il s’agit des actifs regroupant l’ensemble des dettes des tiers à l’égard de
l’entreprise, notamment le compte clients, le compte clients effets à recevoir, le
compte client douteux…
Pour les travaux de réévaluation il convient tout d’abord de faire une estimation
rigoureuse du degré d’insolvabilité des différents clients et de vérifier ensuite, si
toutes les dépréciations sont provisionnées.
Exemple 7: Au 31/12/200N le solde du compte client est égal à 20 000 D, l’entreprise vient
d’apprendre qu’un client qui lui doit 5 000 D a été déclaré en faillite. Elle estime qu’elle ne
pourrait rien récupérer de sa créance.
On doit donc diminuer le compte client de 5 000 D. Ce montant est assimilable à une perte,
c’est une moins value qui vient en diminution des capitaux propres (RSR).
Dans certains cas, il s’avère nécessaire le reclassement des postes d’actifs en fonction de leur
degré de liquidité croissante et les postes des capitaux propres et passifs en fonction de leur
exigibilité croissante.
a- Les stocks :
Les stocks peuvent faire l’objet d’un reclassement (de l’actif courant vers l’actif non
courant). En effet, si l’entreprise détient un stock disponible de façon continue et ce pour
éviter les ruptures de stock, il doit être classé parmi les valeurs immobilisées (VI). Ce
stock est appelé stock de sécurité.
Exemple 8 :
Actifs Capitaux propres et Passifs
Immb : 10000 Capitaux Propres : 40000
Stock : 30000
b- Les créances :
Il s’agit de déterminer la date de réalisation de chaque créance et de la classer selon
l’ordre de sa liquidité. Ainsi les créances à moins d’un an figurent au niveau de l’actif
courant et les créances à plus d’un an au niveau de l’actif immobilisé (immobilisation
financière). Aussi, suite à une estimation exacte du degré d’insolvabilité du client, les
créances peuvent êtres annulées si le client concerné est déclaré en faillite.
c- Les dettes :
Le même raisonnement est valable pour les dettes, sauf que ces dernières sont classées en
respectant le principe de présentation par ordre d’exigibilité croissante. En effet, la partie
des dettes à moyen et long terme dont l’échéance est inférieure à une année doit figurer
parmi les PCT (HE).
d- L’affectation du résultat :
D’un point de vue comptable : le résultat de l’exercice qu’il soit positif ou négatif est
inscrit dans la rubrique des Capitaux Propres.
D’un point de vue financier : s’il s’agit d’une perte : il n’y a aucun retraitement à effectuer
car il s’agit d’une non valeur. En revanche, s’il s’agit d’un bénéfice ; il faut procéder à sa
répartition.
Bénéfice à affecter
Exemple 13 :
BN: 15 000
+ Rt repn-1: 2 000
= B dist: 17 000
- RL: 750
- IS: 10 000
- RS: 2 000
= reliquat: 4 250
- SD: 2 500
= Rt repn: 1 750
e- Subvention d’investissement :
D’un point de vue financier, la subvention doit être retenue « nette d’impôt », c'est-à-dire
la partie devant rester dans l’entreprise après imposition. En effet, si S est le montant de la
subvention, T est le taux d’imposition, alors S (1 – T) est la part définitivement acquise
par l’entreprise est ajoutée aux fonds propres. ST qui sera récupéré par l’Etat sous forme
d’impôt est à enregistrer dans le passif. De plus, il convient de distinguer entre le montant
d’impôt à payer à moins d’un an (PCHE) et le montant d’impôt à payer à plus d’un an
(PNC).
Exemple 14:
f- Les provisions :
Les provisions permettent de prendre en compte des anticipations de pertes relatives soit à
certains éléments d'actifs (provisions pour dépréciation) soit à l'ensemble du patrimoine
(provisions pour risques et charges).
Le financier doit toujours vérifier que les provisions pour dépréciation correspondent bien
au montant de la dépréciation constatée. Alors que pour les provisions pour risques
et charges, elles diffèrent des précédentes du fait qu'elles sont destinées à couvrir des
risques ou des charges prévisibles.
Les provisions pour risques: Ce sont les provisions destinées à couvrir les risques
identifiés inhérents à l'activité de l'entreprise exemple: litiges, pertes sur les marchés,
pénalités...
Les provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices: elles correspondent à des
charges prévisibles, tels que les frais de grosses réparations qui ne sauraient être rattachées
au seul exercice au cours duquel elles sont engagées.
Sur le plan financier, les provisions pour risques et charges sont assimilées :
- Soit à des capitaux propres si leur caractère est incertain et non justifié (Provision sans
objet réel), et sont considérés comme des réserves.
- Soit à des dettes si elles sont justifiées et certaines. Ces provisions sont des dettes à long
terme si elles feront l’objet d’une utilisation dans plus d’un an. Sinon, elles sont assimilées
à des dettes à court terme.
La mise en évidence des emplois de fonds et des engagements exige la réintégration au bilan
financier des effets escomptés non échus et du crédit bail. Ces éléments figuraient en réalité
au niveau des engagements hors bilan dans la mesure où ils ne font pas effectivement partie
du patrimoine.
Pour se procurer des liquidités, les entreprises remettent à l’escompte leurs effets à
recevoir. L’escompte commercial se traduit par une diminution du poste « clients, effets à
recevoir » et une augmentation du poste « banque ». L’entreprise ne possède plus les
effets en portefeuille puisqu’elle les a cédés à la banque. Ils sortent donc du bilan, mais
l’entreprise reste solidairement responsable du défaut de paiement jusqu ’à leur règlement.
C’est pourquoi les effets portés à l’escompte et non échus doivent figurer au niveau de la
note. La réintégration des effets escomptés non échus modifie les postes suivants du bilan
comptable:
- A l’actif, les effets escomptés non échus sont ajoutés aux créances clients.
- Au passif, le concours bancaire courant augmente du même montant.
Exemple 15 :
Les biens financés par crédit-bail n'apparaissent pas au bilan des entreprises utilisatrices
puisqu'elles ne sont pas propriétaires de ces biens mais simplement locataires.
Traitement comptable : les immobilisations financées par crédit bail n’apparaissent pas
aux bilans des sociétés utilisatrices car elles ne sont pas juridiquement propriétaires des
biens loués.
Dans l’engagement hors bilan, figure un constat de crédit bail qui stipule qu’un matériel d’une
valeur de 50 000 D a été loué le 30/12/200N, pour une période de 5 ans.
Le bilan financier :
Actifs Capitaux propres et Passifs
ANC : 100 000 KP : 65 000
Terrains : 30 000 CS:50 000
Constructions : 10 000 Réserves: 15 000
MO : 10 000 PNC : 80 000
Crédit bail (immob à statut juridique Emprunt LT: 40 000
particulier) : 50 000 Crédit bail (redevance sur crédit bail à
ACE : 25 000 (stock) + d’1 an): 40 000
PCE : 30 000
FRS: 30 000
PCHE : 15 000
Crédit bail (redevance sur crédit bail à
- d’1 an): 10 000
Découvert bancaire : 5 000
2.2. Etablissement du bilan financier :
L’équilibre financier peut être analysé moyennant un certain nombre d’indicateurs calculés à
partir du bilan financier, tels que le fonds de roulement (FR), le besoin en fonds de roulement
(BFR), et la trésorerie nette (TN).
- Le fonds de roulement est le solde entre les capitaux permanents (ressources stables :
Capitaux Propres + PNC) et les emplois durables (les immobilisations nettes). Un
fonds de roulement positif traduit un excédent des capitaux permanents par rapport
aux immobilisations, utilisé pour financer une partie des actifs courants. Le cas
contraire, implique un financement des emplois durables via des ressources à court
terme. Ainsi, par définition :
Par le haut du bilan : FR = (CP + PNC) – ANC (actifs immobilisés)
Le fonds de roulement peut également être calculé comme étant l’excédent de l’actif
courant (AC) par rapport aux passifs courants (PC) :
Par le bas de bilan : FR = AC – PC
- Le besoin en fonds de roulement, représente le besoin de financement engendré par
les opérations d’exploitation et hors exploitation. Il correspond à la différence entre les
actifs courants, diminués des liquidités et équivalents de liquidités, et les passifs
courants, déduction faite des concours bancaires à court terme.
Par exemple, une entreprise doit acheter (et payer) ses matières premières, puis lancer
la production (et payer les salaires des ouvriers...), et c'est seulement après qu'elle
pourra vendre sa production aux clients (et enfin se faire payer).
Un certain nombre de dépenses générées par l'activité de l'entreprise précèdent les
recettes issues des ventes. C'est parce que les décaissements précèdent les
encaissements qu'il existe un besoin de financement.
De plus, ce besoin de financement se renouvelle sans cesse au cours du cycle
d'exploitation. Il est stable dans le temps pour un niveau d'activité constant. C'est pour
cela que la partie stable du BFR devrait être financée par des ressources stables (le
FR), en vertu du principe d'équilibre financier. En revanche en période de forte
croissance le BFR croīt proportionnellement et doit donc être financé par apport de
capitaux permanents. C'est pourquoi une entreprise à croissance forte et rapide
devient vite financièrement fragile si son BFR n'est t soutenu.
La décomposition de l’actif courant en actif courant d’exploitation et actif courant
hors exploitation, conduit à un besoin en fonds lié à l’exploitation (BFRE) et autre
hors exploitation (BFRHE). Le premier est égal à la différence entre les besoins
d’exploitation (ACE) et les ressources d’exploitation (PCE). Tandis que le deuxième
résulte des besoins hors exploitation (ACHE) et les ressources hors exploitation
(PCHE).
BFRE = ACE (stock, clients, autres actifs d’exp)
– PCE (frs( a part frs d’immob), autres detts courantes d’exp)
TN = T actifs – T passifs
La trésorerie n'est envisagée ici que comme un solde, un reliquat de ressources non
utilisées.
Ces trois éléments constituent des moyens d’analyse de la liquidité de l’entreprise. En effet,
pour que l’entreprise soit en mesure de faire face à ses engagements, il suffirait normalement
que les échéances des actifs et des passifs à court terme coïncident. On pourrait donc se
contenter d’une couverture de passifs à moins d’un an par des actifs à moins d’un an du
même montant. Mais il existe des risques, au niveau des passifs et des actifs à court terme
pouvant entraîner l’illiquidité de l’entreprise. Les clients peuvent payer avec retard ou
certaines de leurs créances peuvent se révéler irrécouvrables ; les stocks peuvent tourner
moins vite ; les fournisseurs peuvent accorder des délais de paiement plus court. L’entreprise
doit disposer d’une marge de sécurité pour faire face à ces différents risques : le fonds de
roulement constitue une marge de sécurité. Si le fonds de roulement est positif, l’entreprise
est présumée pouvoir faire face à ses engagements et disposer d’une trésorerie positive.
moyenne du secteur
- Ratios de gestion : appelés aussi ratios d’activité ou de rotation, ils déterminent les
vitesses de rotation et les délais moyens d’écoulement.
chiffre d' affaires hors taxe Ratio de rotation des actifs : ce ratio indique le
total actifs nombre de dinars de ventes que réalise
l’entreprise par dinar investi dans l’actif et
détermine la vitesse de rotation des actifs.
Il indique l’efficacité avec laquelle l’entreprise
utilise l’ensemble de ses actifs. Plus la rotation
des actifs est importante, plus l’entreprise a des
chances d’être rentable.
chiffre d' affaires hors taxe Ratio de rotation des immobilisations : Ce ratio
actifs immobilisés indique le nombre de dinars de ventes que réalise
l’entreprise par dinar investi en immobilisations.
Il permet de juger l’efficacité avec laquelle
l’entreprise utilise ses actifs immobilisés ou
encore si le montant investi en actifs immobilisés
est excessif. Un ratio faible indique que
l’entreprise est suréquipée ou qu’elle sous-utilise
ses immobilisations.
chiffre d' affaires hors taxe Ratio de rotation des actifs courants : Ce ratio
actifs courants donne une idée sur le degré d’utilisation des actifs
courants dans la réalisation du chiffre d’affaires.
Il permet de mesurer le degré de liquidité des
éléments qui constituent les actifs courants. Il
permet également de connaître l’influence de ces
éléments sur la rentabilité de l’entreprise.