ADMINISTRATION ET MAINTENNACE D’UN
SYSTÈME GNU/LINUX
Gestion de stockage (RAID+LVM)
SYSTÈME D’EXPLOITATION GNU/LINUX
CENTRE DES CLASSES DE PRÉPARATION DU BTS – ESSAOUIRA-
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SYSTEME D’EXPLOITATION GNU/LINUX
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Sommaire
I. RAID.................................................................................................................................... 3
Les principaux niveaux de RAID .............................................................................................3
a. Le RAID 0 ......................................................................................................................................... 3
b. Le RAID 1 ......................................................................................................................................... 3
c. Le RAID 5 ......................................................................................................................................... 3
Configuration du RAID ...........................................................................................................4
a. Création du volume RAID ................................................................................................................ 4
b. Vérification d’un volume RAID ........................................................................................................ 4
c. Exploitation des volumes RAID ........................................................................................................ 6
II. Logical Volume Manager ..................................................................................................... 7
Architecture des volumes logiques ........................................................................................7
Commandes LVM ...................................................................................................................8
a. Création des éléments ..................................................................................................................... 8
b. Diagnostics LVM .............................................................................................................................. 9
c. Extension de volumes logiques ..................................................................................................... 11
d. Réduction de volumes logiques ..................................................................................................... 12
Exploitation des volumes logiques .......................................................................................13
a. Données sur les volumes logiques................................................................................................. 13
b. Exploitation du snapshot LVM pour les sauvegardes .................................................................... 14
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I. RAID
Le RAID (Redundant Array of Independent Disks, Ensemble redondant de disques
indépendants) est une technologie d’exploitation des disques durs qui permet d’utiliser un
espace de stockage réparti sur plusieurs disques physiques avec pour objectif d’augmenter les
performances, la tolérance aux pannes, ou les deux. Si cette technologie est normalement gérée
par le matériel dans des baies de disques ou des SAN, il est néanmoins possible de s’en remettre
à Linux pour sa réalisation. Dans cette hypothèse, le noyau Linux aura à sa disposition plusieurs
disques durs, et organisera les blocs de données sur ces disques pour présenter des partitions
logiques qui recevront les filesystems.
Nous ne parlons ici que des RAID gérés logiciellement par le noyau Linux. Dans le
cas d’un serveur en production, il est probable que le RAID sera géré par un
contrôleur matériel. Dans cette hypothèse, le contrôleur présentera au système des
unités logiques (LUN) qui seront vues comme des partitions ordinaires, et le système
se moquera bien alors de savoir si le contrôleur fait du RAID ou non.
Les principaux niveaux de RAID
a. Le RAID 0
Le RAID 0 a pour objectif exclusif la rapidité d’accès aux données, et ne gère pas la tolérance
de panne. Il est très important de savoir qu’en RAID 0, la défaillance du moindre des éléments
entraine la perte totale des volumes exploités. Le principe du RAID 0 est de répartir les
informations à écrire en blocs, et d’écrire les blocs en même temps sur les disques physiques
qui composent le volume RAID.
L’espace exploitable sur un volume en RAID 0 est égal à la somme des espaces disques utilisés.
b. Le RAID 1
Le RAID 1, contrairement au RAID 0 ne cherche absolument pas à améliorer les performances,
mais uniquement à sécuriser les données. Dans le RAID 1, chaque bloc de données est dupliqué
et écrit en autant d’exemplaires qu’il y a de disques dans le volume RAID. Ainsi, si un disque
vient à défaillir, les données restent disponibles.
L’espace exploitable sur un volume en RAID 1 est égal à l’espace disponible sur un disque.
c. Le RAID 5
Le RAID 5 cumule les avantages du RAID 0 et du RAID 1. On doit disposer d’au moins trois
disques pour le configurer. Lors d’une opération d’écriture sur un volume RAID 5, des blocs
de données sont écrits sur chacun des disques qui composent le volume, à l’exception d’un bloc
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de parité sur un disque qui se déduit à partir des blocs de données par un "ou exclusif". En cas
de défaillance d’un disque, les blocs de données manquants seront recalculés en réalisant un
"ou exclusif" de tous les blocs restants, données et parité.
L’espace exploitable sur un volume en RAID 5 est égal à la somme des espaces disques utilisés
moins un et moins un éventuel disque de secours (spare).
Configuration du RAID
a. Création du volume RAID
Les volumes RAID se configurent assez facilement avec la commande mdadm. Il faudra
disposer de plusieurs espaces de stockages, disques durs entiers ou partitions, déterminer le
niveau de RAID souhaité, et choisir le nom ou numéro du volume à créer.
La commande mdadm trouve sa configuration, notamment l’ordre de scanner toutes les
partitions trouvées dans /proc/partitions dans son fichier de configuration
/etc/mdadm/mdadm.conf. Il n’est généralement pas nécessaire de modifier la configuration par
défaut.
Syntaxe de la commande mdadm pour la création ou la désactivation de volume RAID
mdadm action volume -l niveau -n nombre_disques stockages
Création de volume avec mdadm : options et paramètres
action -C : crée un volume RAID.
-S : désactive un volume et libère les ressources.
volume Le fichier de bloc à créer pour représenter le nouveau volume. Souvent /dev/mdx, mais
peut être un nom quelconque.
niveau Valeur du niveau de RAID, généralement 0, 1 ou 5.
nombre_disques Nombre d’espaces de stockage à employer, suivi des fichiers de blocs représentant ces
espaces.
stockages Les périphériques de stockage séparés par des espaces et désignés par leur fichier spécial
bloc.
Exemple de création de volume raid1 sur Debian
On exploite deux disques durs /dev/sdb et /dev/sdc pour créer un volume RAID1
root@serveur# mdadm -C /dev/md0 -l 1 -n 2 /dev/sdb /dev/sdc
mdadm: array /dev/md0 started
root@serveur#
b. Vérification d’un volume RAID
C’est encore la commande mdadm qui va nous permettre de connaître la nature d’un volume
RAID inconnu.
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Vérification de volume RAID
mdadm -D volume
Où volume est le fichier spécial de périphérique en mode bloc qui représente le volume RAID.
Exemple de vérification d’un volume RAID
Il est important de connaître et d’utiliser les commandes de diagnostic pour une bonne gestion
et documentation du stockage.
# mdadm -D /dev/md0
A:~# mdadm -D /dev/md0
/dev/md0:
Version : 00.90
Creation Time : Wed Jan 13 22:52:26 2010
Raid Level : raid5
Array Size : 4194176 (4.00 GiB 4.29 GB)
Used Dev Size : 2097088 (2048.28 MiB 2147.42 MB)
Raid Devices : 3
Total Devices : 3
Preferred Minor : 0
Persistence : Superblock is persistent
Update Time : Wed Jan 13 22:54:49 2010
State : clean, degraded, recovering
Active Devices : 2
Working Devices : 3
Failed Devices : 0
Spare Devices : 1
Layout : left-symmetric
Chunk Size : 64K
Rebuild Status : 90% complete
UUID : a20a3883:3badc821:e24ccd6d:eee2883d (local to host A)
Events : 0.4
Number Major Minor RaidDevice State
0 8 0 0 active sync /dev/sda
1 8 16 1 active sync /dev/sdb
3 8 32 2 spare rebuilding /dev/sdc
Le fichier /proc/mdstat donne aussi des informations sur l’état des disques RAID sur un
système Linux.
Exemple de fichier /proc/mdstat
Le fichier mdstat fournit un affichage synthétique des volumes RAID et des disques le
composant.
Personalities : [raid0]
md0 : active raid0 sdb[1] sda[0]
4194176 blocks 64k chunks
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unused devices: <none>
c. Exploitation des volumes RAID
Une fois les volumes créés par la commande mdadm, ils sont désignés par leur fichier de bloc
spécial et supporteront la création d’un filesystem ainsi que le montage, qu’il soit manuel ou
appelé depuis le fichier /etc/fstab.
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II. Logical Volume Manager
Le système de partitionnement traditionnel des disques impose certaines limitations comme un
nombre de partitions limité à quatre, et le caractère obligatoirement contigu de l’espace
partitionné. Si de nombreux utilitaires permettent de redimensionner les partitions à la volée ,
il reste impossible d’étendre une partition avec de l’espace non contigu, par exemple sur un
autre disque dur. Pour pallier ces limitations, la plupart des éditeurs de systèmes d’exploitation
ont proposé des gestions d’espaces disque plus ou moins propriétaires, comme les disques
dynamiques pour Windows ou les volumes NSS chez Novell. Pour les systèmes Linux, la
solution s’appelle Logical Volume Manager (gestionnaire de volumes logiques). Les volumes
logiques permettent de créer un nombre illimité de volumes, de les étendre à volonté, y compris
à partir d’espace se trouvant sur des disques et des contrôleurs différents.
Il est d’usage d’utiliser les termes anglais lorsqu’on parle d’éléments LVM, cela aide
notamment à se souvenir facilement des commandes d’exploitation. Certains éléments, comme
les Logical Volumes, qui supportent une traduction facile et naturelle, infirment néanmoins cet
usage.
Architecture des volumes logiques
Une architecture LVM se compose de volumes physiques ou PV (Physical Volumes),
de groupes de volumes ou VG (Volume Groups) et de volumes
logiques ou LV (Logical Volumes).
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Un volume logique est l’équivalent fonctionnel d’une partition traditionnelle, il est identifié par
un fichier spécial en mode bloc, et supportera généralement un filesystem en vue d’un montage.
Les volumes logiques sont composés de blocs de données, puisés dans une couche d’abstraction
appelée groupe de volumes, elle-même alimentée par des espaces de stockage bruts (disques ou
partitions) appelés volumes physiques.
Dans une architecture LVM basée sur plusieurs volumes physiques, la défaillance du
moindre d’entre eux rend tous les volumes logiques qui en dépendent inopérants. Il
conviendra donc de ne créer des volumes physiques que depuis des volumes à
tolérance de panne comme des éléments soumis à RAID, qu’il soit logiciel ou
matériel.
Commandes LVM
Les commandes de gestion des LVM sont construites selon un préfixe lié à l’objet qu’on veut
gérer, et un suffixe selon l’action à entreprendre.
Construction des commandes LVM
préfixe suffixe
pv create Création d’un élément LVM.
vg extend Extension d’un VG ou d’un LV.
lv reduce Réduction d’un VG ou d’un LV.
display Affichage des informations d’un élément LVM.
a. Création des éléments
On commencera par créer les PV (Physical Volumes) à partir d’espaces de stockage. Il peut s’agir
de disques entiers, ou de partitions traditionnelles, dont le type aura été modifié à 8e. Il est à
noter que la construction de PV à partir de partitions traditionnelles est généralement réservée
à des besoins de test, et qu’un usage en production pour des volumes de données s’appuie
presque toujours sur des disques entiers.
Création des volumes physiques
Les volumes physiques sont créés avec la commande pvcreate.
Syntaxe de la commande pvcreate
pvcreate device
Où device représente le fichier spécial blocs qui héberge le volume physique, disque ou
partition.
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Création du groupe de volumes
Les groupes de volumes sont créés avec la commande vgcreate.
Syntaxe de la commande pvcreate
vgcreate nom_vg pv_device
vgcreate : options et paramètres
nom_vg Nom du groupe de volume. Valeur au choix.
pv_device Fichier spécial blocs qui héberge le ou les pv qui alimentent le vg.
Le groupe de volume ainsi créé apparaîtra sous forme de répertoire du nom du groupe de
volume créé, directement sous /dev. Attention, ce répertoire n’apparaîtra réellement que
lorsqu’un premier volume logique sera créé à partir du groupe de volume.
Création du volume logique
Les volumes logiques sont créés avec la commande lvcreate. On peut créer autant de volumes
logiques que l’on veut tant qu’il reste de l’espace disponible dans le groupe de volumes.
Syntaxe de la commande lvcreate
lvcreate -L taille -n nom_lv nom_vg
lvcreate : options et paramètres
taille Taille du volume logique, sous forme de valeur numérique directement suivie de l’unité.
nom_lv Nom du volume logique. Valeur au choix.
nom_vg Nom du groupe de volume à partir duquel le volume logique sera créé.
Le volume logique ainsi créé apparaîtra sous forme de fichier spécial en mode blocs dans le
répertoire portant le nom de son groupe de volumes sous /dev. C’est ce fichier spécial qui sera
employé lors des opérations de montage.
b. Diagnostics LVM
Les architectures LVM sont souvent déroutantes, du fait du grand nombre d’opérations
nécessaires pour arriver à la création d’un volume logique. De plus, si on se figure assez bien
ce que peut être un volume physique, la nature abstraite du groupe de volume le rend difficile
à appréhender. Pour ces raisons, il est essentiel de se faire une idée précise de l’ensemble des
éléments utilisés dans une architecture LVM et de les documenter consciencieusement. Par
chance, les outils de diagnostics LVM sont précis, et ils permettent à chaque étape de vérifier
le bon déroulement des opérations.
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Affichage des informations de volume physique
Les informations détaillées de tous les volumes physiques présents sur un système seront
affichées par la commande pvdisplay. Si vous préférez la concision, vous pouvez essayer pvs.
Exemple d’utilisation de la commande pvdisplay
Il est important d’identifier les volumes physiques avec la commande pvdisplay. L’utilitaire
fdisk indiquerait un disque sans table des partitions et laisserait à penser qu’on est en présence
d’un disque vierge.
A:~# pvdisplay
"/dev/sdb" is a new physical volume of "2,00 GB"
--- NEW Physical volume ---
PV Name /dev/sdb
VG Name
PV Size 2,00 GB
Allocatable NO
PE Size (KByte) 0
Total PE 0
Free PE 0
Allocated PE 0
PV UUID UHSnwO-EKMh-QbDn-1qj0-f7Az-KKkx-3XcyZz
A:~#
Exemple d’utilisation de la commande pvs
L’essentiel en deux lignes.
A:~# pvs
PV VG Fmt Attr PSize PFree
/dev/sdb lvm2 -- 2,00G 2,00G
A:~#
Affichage des informations de groupes de volumes
Les informations détaillées de tous les groupes de volumes présents sur un système sont
affichées par la commande vgdisplay. Si vous préférez la concision, vous pouvez essayer vgs.
Exemple d’utilisation de la commande vgdisplay
L’affichage des détails des groupes de volume permet de connaître la taille totale disponible
des groupes.
A:~# vgdisplay
--- Volume group ---
VG Name vg1
System ID
Format lvm2
Metadata Areas 1
Metadata Sequence No 1
VG Access read/write
VG Status resizable
MAX LV 0
Cur LV 0
Open LV 0
Max PV 0
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Cur PV 1
Act PV 1
VG Size 2,00 GB
PE Size 4,00 MB
Total PE 511
Alloc PE / Size 0 / 0
Free PE / Size 511 / 2,00 GB
VG UUID D6QwUK-Lltf-uGg5-vH8r-ZmaK-dU0L-Lyyu3T
A:~#
Exemple d’utilisation de la commande vgs
A:~# vgs
VG #PV #LV #SN Attr VSize VFree
vg1 1 0 0 wz--n- 2,00G 2,00G
A:~#
Affichage des informations de volumes logiques
Les informations détaillées de tous les volumes logiques présents sur un système seront
affichées par la commande lvdisplay. Pour la concision, essayez lvs.
Exemple d’utilisation de la commande lvdisplay
A:~# lvdisplay
--- Logical volume ---
LV Name /dev/vg1/data1
VG Name vg1
LV UUID Ll7105-aLpz-axKC-Hcuq-pPSq-QZaK-8h5PLC
LV Write Access read/write
LV Status available
# open 0
LV Size 400,00 MB
Current LE 100
Segments 1
Allocation inherit
Read ahead sectors auto
- currently set to 256
Block device 253:0
A:~#
Exemple d’utilisation de la commande lvs
A:~# lvs
LV VG Attr LSize Origin Snap% Move Log Copy% Convert
data1 vg1 -wi-a- 400,00M
A:~#
c. Extension de volumes logiques
Un des principaux avantages des volumes logiques est l’extension facile des volumes logiques.
Nous avons vu qu’un volume logique est constitué de Logical Extents fournis par un objet
groupe de volumes. Si des Logical Extents sont encore disponibles dans le groupe de volumes,
il est alors facile d’étendre le volume logique à partir de ces Logical Extents. En clair, s’il reste
de l’espace non affecté dans le groupe de volume, on peut l’ajouter à un volume logique déjà
créé. Dans le cas contraire, il faudra d’abord étendre le groupe de volumes en y ajoutant un ou
plusieurs volumes physiques.
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Extension d’un groupe de volumes
L’extension d’un groupe de volumes se fait à partir de volume(s) physique(s) avec la commande
pvextend. Les volumes physiques sont alors créés comme précédemment avec la commande
pvcreate.
Syntaxe de la commande vgextend
vgextend nom_vg pv_device
vgcreate : options et paramètres
nom_vg Nom du groupe de volumes à étendre.
pv_device Fichier spécial blocs qui héberge le ou les PV qui alimentent le VG.
Extension d’un volume logique
L’extension d’un volume logique se fait avec la commande lvextend.
Syntaxe de la commande lvextend
lvextend -L taille lv
lvcreate : options et paramètres
taille Taille du volume logique étendu, sous forme de valeur numérique directement suivie de l’unité. Si la
taille est précédée d’un signe +, cette taille s’ajoute à celle du volume existant.
lv Volume logique à étendre, désigné par son fichier spécial en mode blocs.
Un volume logique n’est qu’un espace de stockage, indépendamment du filesystem
qui y est apposé. En cas d’extension du volume logique, il faudra prévoir d’étendre
aussi le filesytem pour pouvoir exploiter l’espace supplémentaire.
d. Réduction de volumes logiques
La réduction des éléments LVM est possible, même si ce genre de manœuvre est toujours
délicate et doit être bien maîtrisée.
Réduction d’un volume logique
La réduction d’un volume logique se fait avec la commande lvreduce. Les Logical Extents sont
retirés dès l’exécution de la commande et toutes les données s’y trouvant sont perdues. Toutes
les précautions devront donc être prises pour éviter des pertes de données.
Réduction d’un LV
lvreduce -L taille lv
lvreduce : options et paramètres
taille Taille à retirer du volume logique étendu, sous forme de valeur numérique directement suivie de
l’unité.
lv Volume logique à réduire, désigné par son fichier spécial en mode blocs.
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Réduction d’un groupe de volumes
Un groupe de volumes peut être réduit par la commande vgreduce.
Réduction d’un VG
vgreduce vg pv
vgreduce : options et paramètres
vg Le groupe de volume à réduire.
pv Le (ou les) volume(s) physique(s) à retirer du groupe de volumes.
Exploitation des volumes logiques
a. Données sur les volumes logiques
Une fois les volumes logiques créés, il faut pour les exploiter y apposer un filesystem. Il faut
bien comprendre que d’un point de vue fonctionnel, les volumes logiques sont le strict
équivalent des partitions traditionnelles directement créées avec fdisk, et de type Linux. La
démarche sera donc strictement identique à celle employée en partitionnement traditionnel, si
ce n’est que le fichier spécial en mode bloc sera celui du volume logique.
Exemple de création d’un file system ext3 sur un LV
Les volumes logiques supportent la création de filesystem comme les partitions traditionnelles.
Notez le fichier de bloc spécial sous lequel le volume logique est reconnu.
A:~# mke2fs -j /dev/vg1/lv99
mke2fs 1.41.3 (12-Oct-2008)
Étiquette de système de fichiers=
Type de système d’exploitation : Linux
Taille de bloc=1024 (log=0)
Taille de fragment=1024 (log=0)
25688 i-noeuds, 102400 blocs
5120 blocs (5.00%) réservés pour le super utilisateur
Premier bloc de données=1
Nombre maximum de blocs du système de fichiers=67371008
13 groupes de blocs
8192 blocs par groupe, 8192 fragments par groupe
1976 i-noeuds par groupe
Superblocs de secours stockés sur les blocs :
8193, 24577, 40961, 57345, 73729
Écriture des tables d’i-noeuds : complété
Création du journal (4096 blocs) : complété
Écriture des superblocs et de l’information de comptabilité du système de
fichiers : complété
Le système de fichiers sera automatiquement vérifié tous les 31 montages
ou
après 180 jours, selon la première éventualité. Utiliser tune2fs -c ou -i
pour écraser la valeur.
A:~#
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De même, il sera nécessaire pour exploiter ce filesystem de monter le volume logique, que ce
soit de façon manuelle ou par le biais du fichier /etc/fstab.
Exemple de montage de volume logique
A:/mnt# mount /dev/vg1/lv99 /mnt/data99
A:/mnt#
b. Exploitation du snapshot LVM pour les sauvegardes
La nature souple et évolutive des LVM les rend parfaitement aptes à stocker de grands volumes
de données. Or, un problème récurent se pose lors de la sauvegarde de ces gros volumes de
données. En effet, le temps nécessaire à la sauvegarde interdit souvent de réaliser les opérations
hors ligne. La solution est apportée par la fonctionnalité de snapshot (instantané) disponible sur
les architectures LVM.
On réalise le snapshot du volume logique à sauvegarder alors qu’il est monté et en exploitation,
et on effectue la sauvegarde sur le snapshot qui est une copie conforme du volume logique au
moment précis où il a été réalisé. Il faut bien comprendre qu’un snapshot n’est pas un outil de
sauvegarde en tant que tel, mais un moyen au service d’une stratégie de sauvegarde.
Réalisation du snapshot
Le snapshot se fait avec la commande lvcreate. Un snapshot est donc un volume logique à part
entière, et il pourra être monté et exploité en cas de besoin.
Il faudra déterminer la taille du snapshot lors de sa création. Le volume logique de snapshot ne
stocke physiquement que les différences entre le volume en production (celui qui a été
snapshoté) et le volume de snapshot. S’il n’y a pas d’écritures réalisées sur le volume en
production, la consommation en espace de stockage pour le snapshot sera quasi nulle. Si toutes
les données sont modifiées sur le volume en production, le snapshot exploitera physiquement
un espace disque de l’ordre de celui consommé par le volume de données au moment du
snapshot. L’espace exploité par le snapshot pourra être surveillé avec la commande lvdisplay.
Syntaxe de la commande lvcreate pour la création de snapshot
lvcreate -L taille -s -n nom_snapshot lv_origine
lvcreate pour snapshot : options et paramètres
-L taille Taille du snapshot à créer.
-s Option qui indique qu’on crée un snapshot de volume logique, et non un volume logique ordinaire.
- Le nom du volume de snapshot. Il est recommandé d’avoir une convention de dénomination explicite.
nnom_snapshot
lv_origine Le nom du volume logique en production à partir duquel le snapshot sera réalisé.
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Exemple de création de snapshot
Le snapshot est un volume logique presque comme les autres.
A:/mnt# lvcreate -L 1G -s -n clicclac /dev/vg1/data1
Logical volume "clicclac" created
A:/mnt#
Exemple de visualisation de l’espace disque réellement occupé par un snapshot
Dans l’exemple ci-dessous, les données n’ont pas été modifiées sur le volume d’origine entre
le lvcreate -s et le lvdisplay. On observe donc la valeur "Allocated to snapshot" à 0 %.
A:/mnt# lvdisplay /dev/vg1/clicclac
--- Logical volume ---
LV Name /dev/vg1/clicclac
VG Name vg1
LV UUID xyakf0-2zMf-B3qG-S9gT-KTqw-ZJI3-W06GWi
LV Write Access read/write
LV snapshot status active destination for /dev/vg1/data1
LV Status available
# open 0
LV Size 1,49 GB
Current LE 381
COW-table size 1,00 GB
COW-table LE 256
Allocated to snapshot 0,00%
Snapshot chunk size 4,00 KB
Segments 1
Allocation inherit
Read ahead sectors auto
- currently set to 256
Block device 253:1
A:/mnt#
Dans ce deuxième exemple, des données ont été ajoutées sur le volume d’origine, obligeant le
système à conserver deux versions : les données snapshotées, disponibles pour la sauvegarde,
et les données nouvelles écrites sur le disque et affectées au volume en production. La valeur
"Allocated to snapshot" est désormais à 1,45 %.
A:/mnt/data1# lvdisplay /dev/vg1/clicclac
--- Logical volume ---
LV Name /dev/vg1/clicclac
VG Name vg1
LV UUID xyakf0-2zMf-B3qG-S9gT-KTqw-ZJI3-W06GWi
LV Write Access read/write
LV snapshot status active destination for /dev/vg1/data1
LV Status available
# open 0
LV Size 1,49 GB
Current LE 381
COW-table size 1,00 GB
COW-table LE 256
Allocated to snapshot 1,45%
Snapshot chunk size 4,00 KB
Segments 1
Allocation inherit
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Read ahead sectors auto
- currently set to 256
Block device 253:1
A:/mnt/data1#
Sauvegarde des données snapshotées
Du point de vue des LVM, il n’y a plus rien à faire. Les données sont disponibles, figées dans
le temps au moment où le snapshot a été réalisé, et elles sont sauvegardables par n’importe quel
moyen usuel.
Exemple de sauvegarde des données snapshotées
Dans cet exemple, on monte le volume logique de snapshot dans un répertoire /mnt/clicclac, et
on réalise une archive tar compressée des données que l’en stocke sur un périphérique USB.
A:/mnt# mkdir clicclac
A:/mnt# mount /dev/vg1/clicclac clicclac
A:/mnt# ls clicclac
bigfile.tar etc growingfile lost+found midfile.tar usr
A:/mnt# tar czf /media/usb/svg_snap.tgz /mnt/clicclac
tar: Suppression de « / » au début des noms des membres
A:/mnt#