1.
Diversification des produits financiers
Les techniques de financement islamique (mourabaha, moudaraba, sukuk, ijara, etc.) offrent
des alternatives aux produits conventionnels, ce qui enrichit les marchés financiers.
👉 Ex. : Les sukuk, équivalents islamiques des obligations, attirent des investisseurs cherchant
des placements conformes à la charia.
🔷 2. Réduction des risques systémiques
La finance islamique interdit :
la riba (intérêt),
la gharar (spéculation excessive),
les activités non conformes (alcool, jeux, etc.).
Ainsi, les techniques de financement sont adossées à des actifs réels, ce qui renforce la
stabilité du système financier et réduit la spéculation, comme on l’a vu après la crise de
2008.
🔷 3. Inclusion financière
Elle permet à de nombreux individus et entreprises, auparavant exclus pour raisons
religieuses, d’accéder aux services financiers.
👉 Cela favorise l’élargissement de la base d’investisseurs et donc une plus grande liquidité
sur les marchés.
🔷 4. Attraction d’investissements internationaux
Les marchés qui développent des produits islamiques attirent des capitaux venant :
des pays du Golfe,
de l’Asie du Sud-Est,
et des investisseurs institutionnels sensibles aux principes éthiques.
👉 Cela permet de diversifier les sources de financement pour les États et les
entreprises.
🔷 5. Renforcement de la transparence et de la gouvernance
Les opérations islamiques exigent :
des conseils de conformité charia (Sharia Boards),
un suivi rigoureux des transactions,
une traçabilité des flux.
👉 Ce cadre encourage une gouvernance plus éthique et transparente sur les
marchés.
🔷 6. Création d’un marché parallèle ou complémentaire
Les techniques de financement islamique ont donné naissance à :
des indices islamiques (ex. Dow Jones Islamic Market),
des places boursières spécialisées (ex. Nasdaq Dubai, Bursa Malaysia),
une normalisation croissante (AAOIFI, IFSB).