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Prat Prof

Ce chapitre aborde la phase préparatoire de la professionnalisation des élèves-maîtres, en définissant la pratique professionnelle et en identifiant les préalables nécessaires pour réussir dans l'enseignement. Il présente également le canevas d'une fiche de préparation de leçon, détaillant les parties administrative et pédagogique, ainsi que les étapes clés d'une leçon. Enfin, il souligne l'importance de la critique constructive pour améliorer les compétences pédagogiques des futurs enseignants.

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Ce chapitre aborde la phase préparatoire de la professionnalisation des élèves-maîtres, en définissant la pratique professionnelle et en identifiant les préalables nécessaires pour réussir dans l'enseignement. Il présente également le canevas d'une fiche de préparation de leçon, détaillant les parties administrative et pédagogique, ainsi que les étapes clés d'une leçon. Enfin, il souligne l'importance de la critique constructive pour améliorer les compétences pédagogiques des futurs enseignants.

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Chapitre 1.

Phase préparatoire de la professionnalisation

1 .0. Objectifs Spécifiques


L’élève-maitre doit ; à l’issue de ce chapitre, être capable de (d’) :

- Définir l’expression ‘’pratique professionnelle’’ dans un contexte


d’enseignement ;
- Identifier certains préalables pour aborder avec succès la
pratique proprement dite ;
- Expliquer et d’identifier les grandes parties d’une fiche de
préparation ainsi que les moments didactiques remarquables
d’une préparation de leçon ;
- Emettre des critiques constructives sur une leçon donnée par
soi-même ou autre enseignant ;
- Préparer convenablement une leçon sur une fiche ou dans un
cahier de préparation.
1.1 Notions
La pratique vient du grec « praxis » l’organisation des séances qui
signifie « action ». Parler de la pratique professionnelle fait penser à
l’organisation des séances d’entrainement permettant au futur
enseignant de s’exercer à dispenser des leçons pour développer les
habiletés et les réflexes nécessaires afin de mener à bien ses taches
éducatives.

1.2. But
Elle a pour objet de faire acquérir le savoir-faire en matière
d’enseignement.

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1.3. Etapes préparatoires
Quels sont les préalables pour faire entrer de pleins pieds un
élèvemaitre à la pratique d’enseignement ? Outre le corpus de
connaissances acquises dans les branches théoriques sus évoquées ; il
faut deux préalables avant d’entamer la pratique enseignante au sens
propre du terme :
- Maitriser le canevas d’une fiche de préparation et savoir
préparer convenablement une leçon tout en supposant qu’ il a
déjà un bagage sur la formulation des objectifs pédagogiques et
sur les marches de leçon de certains branches fondamentales et
scientifiques ;
- Etre à même de critiquer objectivement une leçon donnée par
un enseignant, chevronne soit-il.
-

1.3.1 Canevas d’une fiche de préparation


Le canevas d’une fiche de préparation d’une leçon comprend deux
parties, à savoir :

- Partie administrative
- Partie pédagogique

1) Partie administrative
Comme on peut le remarquer, elle permet de cerner les éléments
essentiels ayant trait à l’identité de l’élève-maitre et au sujet de la
leçon ainsi qu’à l’objectif poursuivi. Ce dernier point parait l’élément
le plus important de la partie.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 3


Il convient d’initier l’élève-maitre à traduire l’objectif en termes de
comportement observable et mesurable grâce à l’usage de verbes
d’action. On parle dès lors de l’objectif spécifique ou opérationnel.

Il est à noter que pour le démarquer des autres rubriques, le sujet


d’une leçon mérite d’être souligne.
2) Partie pédagogique
Cette partie se ramifie en deux colonnes : d’un cote ‘’ activités de
l’enseignant’’, et l’autre, ‘’activités de l’apprenant’’.

Ici, la question qui suscite beaucoup de controverses entre les


pédagogues est celle de savoir s’il faut insérer les activités de
l’enseignant à gauche et les activités de l’apprenant à droite. Sans
nul détour, le mieux serait d’inscrire les activités de l’enseignant à
gauche car celle-ci a une structure cohérente et logique à suivre,
même sans être d’un document. Et les questions à poser viendront
d’elles-mêmes, à l’esprit chez un enseignant expérimenté, quand bien
même un débutant aura besoin de consulter de temps en temps sa
fiche de préparation.

Ceci dit, il est difficile de retenir par cœur l’ordre de questions.


L’essentiel à signaler ici, ce sont les trois grandes étapes d’une leçon,
à savoir : introduction de la matière (activités initiales), l’acquisition
de la matière (activités principale) et la maitrise de la matière
(activités des fixations et des contrôles).

Les activités de l’apprenant doivent être conçue et choisie en


fonction des objectifs, tant sur le plan quantitatif que qualitatif pour
répondre au temps imparti. La simplicité, la clarté, la précision et la
consistance sont là des qualités requises quelle que soit la branche

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 4


d’enseignement ; elle doit être également complète et actualisée. En
un mot, il faut l’adapter à l’élève et à son environnement.

En ce qui concerne les activités de l’enseignant, avouons-le, qu’il y a «


à boire et à manger ». C’est pourquoi à la lumière de notre
littérature, ou nous avons jeté des balises, nous espérons que
l’enseignant congolais saura faire la part des choses.

On peut toutefois attirer l’attention sur le fait que dans les activités
initiales, le procédé interrogatif ou actif est le plus souvent conseillé ;
à défaut, on recourt à l’exposé si les élèves n’ont pas de pré acquis.
Tandis que dans le corps de la leçon, les méthodes y compris les
techniques et tous les procédés appris peuvent être signalés sur une
fiche de préparation, précisément en l’analyse.

A cet égard, les questions posées sont formulées sous forme


affirmative ou interrogative.

Dans l’affirmative, on recourt comme susdit aux verbes d’action. A


titre exemplatif :

 Décomposez le terme « aérobie »  Définissez le terme «


géographie »  Citez les parties d’une plante.

Sous la forme interrogative, on utilise certaines formules appropriées


au questionnement : pourquoi, comment, quand, ou, qui, quoi, par
quoi, de quel, qu’est-ce que, etc.

Exemple :

 De quel verbe provient le terme « sens » ?

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 5


 Qu’est-ce que le pronom ?
 Pourquoi dit-on que l’Egypte est un don du Nil ?
 Où se lève le soleil ?
 Que signifie le terme « anaérobie » ?

NB : Le changement de la formule de la question peut aussi changer


sa finalité. En guise d’illustration, si « définissez la géographie ou
encore qu’est-ce que la géographie ? » est une question qui vise la
mémoire, « expliquez le terme géographie »est, par contre, une
question de compréhension. Cette dernière n’est pas différente de
celle-ci : « que signifie la géographie ? »

Si certaines expressions sont tolérables au niveau du langage parlé (il


y a combien de…) mais, par écrit, le mieux serait de commencer par «
combien de… y a-t-il ? » A titre illustratif, « combien de saisons y a-til
au Congo ? »

Voici schématiquement comment tracer le canevas d’une fiche de


préparation

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 6


Domaine : N° de la fiche :
Branche : Date :
Sous/branche : Heure :
Sujet de la révision : Classe :
Sujet de la leçon :
Référence :
Matières :
Méthodes :
Matériels didactiques :
Objectif opérationnel :

Marches Activités de l’enseignant Activités de l’apprenant

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 7


I. Activit é s initiales

Révision

Motivation

Annonce du
Qu’allons-nous étudier à présent ?
sujet

Annonce de
l’objective
II. Activité s Principales
opérationnel

Analyse

Synthèse Résumé ou règle :


Que venons-nous d’étudier à
présent ?

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 8


Application

III. Activités des fix ations et des contrôles

Orale ou écrite
Exercices ou travail pratique

IV. Auto-évaluation ou Autocritique

NB : il faut respecter les marges, soigner l’écriture et éviter des ratures


pour la meilleure présentation.

1.3.2. Préparation proprement dite : Conception


1. Dispositions pratiques
Réunir la documentation (manuels scolaires, dictionnaire). Le matériel
didactique, consulter l’horaire de cours et les prévisions des matières,
disposer d’un cahier ou de papiers quadrillés, les stylos à bille (bleu,
noir et vert excepté le rouge qui est réservé à la correction par
l’examinateur), une latte, etc.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 9


2. Initiation à l’élaboration d’une fiche de préparation A.
Forme
Elle se fait généralement sur une fiche de préparation c’est-à-dire sur
une grande feuilles quadrillée (double) :

Sur la page-titre, il est demandé à l’élève-maitre de mentionner les


points suivants :
L’en-tête qui porte la dénomination de l’institut de formation
des élèves-maitres ;
A la médiane, on écrit en grand caractère : « FICHE DE
PREPARATION N°…» ;
Le nom et le post-nom (prénom) de l’élève-maitre ;
La classe de l’élève-maitre ; L’année scolaire.
B. Contenu
En référence à l’évolution technologique, l’initiation à l’élaboration
d’une fiche de préparation devra être subdivisée en différentes taches
ou activités d’apprentissage connues sous l’appellation de « Moments
didactiques remarquables d’une préparation de leçon », en sigle,
« M.D.R.P.L » ou « M.D.R » tout court
1° Cette initiation débutera par la partie d’identification
Nous attirons l’attention du futur enseignant sur les points saillants
ciaprès :

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 10


 Dans certaines branches, il conviendrait de signaler aussi la
sousbranche. Ex : Français-lecture.
 Délimitation du sujet : le sujet de la leçon constitue une unité de
la matière du programme que l’on peut enseigner en un temps
limité (45’ pour l’école primaire) ;
 Heure : elle nécessite une certaine précision à l’école primaire.

Ex : 7h 30’ – 8h15’ ;
 Objectif de la leçon : donner aux élèves-maitres des travaux
pratiques sur la matière de rendre opérationnels des objectifs
d’une leçon ;
 Matériel didactique : ne citer que citer les matériels se
rapportant au sujet de la leçon pour une bonne illustration, éviter
de faire mention du TN , de la craies tout court, etc. Mais, du
moins, on admet les craies de couleurs. On exclut le TN parce
qu’on reconnait une salle de classe entre autres par le tableau ;
 Référence bibliographique : c’est pour se faire une idée sur la
valeur scientifique de la matière. Ainsi l’on notera : le nom de
l’auteur, le titre (à souligner), l’année de publication, la page d’où
le passage a été tiré. On doit éviter de mentionner «
connaissances personnelles », difficiles à vérifier. Cependant, les
notes de cours (syllabus) sont admissibles.
2° La deuxième phase portera sur la partie de présentation.
a) Comment introduire une leçon ? Il s’agit d’un rappel des notions
antérieures (pré acquis) par le jeu de questions et de l’annonce du
sujet de la nouvelle leçon. Ici, l’essentiel est de créer une forte
motivation qui servira de mise en train, si le maitre peut amener les
enfants à découvrir par eux-mêmes le sujet de la leçon du jour, cela
ne revêt aucun inconvénient d’autant plus que tout sujet n’est pas
facile à faire découvrir.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 11


Les travaux pratiques sur la manière d’introduire leçon s’avèrent
nécessaires.
b) Leçon proprement dite : on reprend le sujet de la leçon, sans oublier
de le souligner. C’est à ce niveau que l’enseignant doit prouver de
quoi il est capable en développant la matière prévue par des
méthodes et techniques appropriées.
Dans l’analyse, il est question de faire apprendre chaque détail
important de la matière. Là, il importe d’insiste plus sur la méthode de
travail c’est-à-dire comment trouver la réponse plutôt que de faire

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 12


mémoriser, sans que l’élève ait parfaitement compris la matière. C’est
ici ou s’opère le transfert entre le savoir et le savoir-faire grâce au
travail de manipulation des matériels ; entre le savoir et le savoir-être
par des leçons morales déduites à partir des exemples tirés vécu
quotidien. Aussi, lorsque la matière donnée touche la conscience de
l’élève et ce dernier fait le retour sur soi-même cela débouche sur le
changement des attitudes et des comportements. Sans oublier, le fait
de prêcher par l’exemple.
Enfin de compte, le maitre dégage une vue synthétique. Il peut s’agir
d’une règle à faire découvrir par les élèves ou d’un résumé qui
constitue l’essentiel. Jamais il ne perdra de vue de poser la question clé
de synthèse ci-après : « qu’avons-nous étudié aujourd’hui » ?
Cette étape fera également l’objet de travaux pratiques.
c) Comment se rendre compte si la leçon a réussi ou non ? Tel est
le but poursuivi par l’application, orale ou écrit soit-elle. Ce
sont en fait des exercices pratiques se rapportant à l’objectif
que l’enseignant s’est assigné dès le départ.
NB : La préparation peut se faire individuellement ou en petits groupes.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 13


1.3.3 Critique d’une leçon
a) Notion
La critique d’une leçon est une démarche qui consiste, grave à l’examen
de conscience, à passer en revue le déroulement de la leçon dispensée
pour chercher les raisons du succès ou de l’insuccès.

b) Objet
En grande ligne, la critique portera aussi bien sur la forme, le fond de la
leçon que sur sa présentation, la personnalité du maitre et l’élève,
acteur principal. Sans oublier, les résultats acquis.
c) Importance
La critique d’une leçon a une importance capitale dans la mesure où
elle permet de faire une autopsie pour connaitre ses points forts et ses
points
d) Cadre
Elle se fait généralement à huis clos ou en petit groupe, en relevant
dans la foulée de façon ramassée les points positifs et les points
négatifs.
e) Procédure de la séance
Avant toute chose, le dispensateur de la leçon est appelé à procéder
par l’autocritique. La question-clé à lui poser est la suivante : « votre
leçon a-t-elle réussi ou non ? Si oui, qu’est-ce que vous auriez dut faire
pour améliorer davantage le résultat ? Si, au contraire, elle a échoué,

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 14


qu’est-ce que vous vous reprochez ? En d’autres termes, qu’est-ce que
vous auriez dû faire pour atteindre le rendement escompté ? » S’il
répond par l’affirmative que la leçon a été bonne, il doit dire pourquoi.

Parce que les élèves se sont bien appliqués et que la classe a été active.
En cas de la négativité, la leçon n’a pas du tout réussi ou encore elle a
été en dessous de la moyenne. Il doit également s’expliquer. Parce que
les enfants ne se sont pas bien appliqués et que la classe a été passive.
Dans l’un ou l’autre cas, il trouvera toujours, grâce à son jugement
critique sévère, les raisons du succès ou les paramètres ayant
handicapé la bonne marche de la leçon.
Le jugement porté sur soi-même, s’il est sincère et objectif constitue,
certes, un signe révélateur du progrès futur. D’où l’importance d’être
réceptif aux remarques et d’en prendre toujours bonne note. Si la
critique s’effectue en petit groupe, le professeur chargé de pratique
professionnelle, en tant que modérateur, invitera à tour de rôle les
condisciples à l’élève-maitre à émettre aussi leurs critiques de manière
constructive. Interviendra ensuite le titulaire de la classe qui en fera
autant.
Prenant la parole en dernier ressort, l’autorité, qu’il s’agisse de
l’encadreur ou du professeur ou du professeur de pratique,
commencera d’abord par encourager le prestataire en lui faisant
remarquer les points positifs avant d’arriver aux critiques négatives. Ce
qui le stimule à mieux faire. Il fera enfin la synthèse de toutes les
remarques.

f) Difficultés
D’autres par contre font l’inverse. Pareille attitude parait dangereuse
voire déconseillée. Puisque certains individus réfractaires aux
remarques, sont allergiques et se découragent vite lorsqu’il de sentent

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 15


frustrés, blessés dans leur amour propre c’est-à-dire lorsque les
remarques sont faites d’une façon ostentatoire ou brutale.

3. Conseils pédagogiques
Les observations sont bien accueillies lorsqu’elles se font en termes
courtois avec une certaine objectivité. Les critiques faites en groupe
ont l’avantage de profiter aux autres. D’ailleurs, la science évolue
mieux grâce aux critiques constructives. En gros, si les qualités sont à
prévaloir, les défauts sont par contre à combattre pour permettre à
l’enseignant de s’élever au plus haut niveau.
Mais, avant de formuler une remarque à quelqu’un, il faut soi-même
se remettre en question pour éviter de le désorienter alors qu’il était
déjà sur la bonne voie.
Rappelons aussi que l’initiation à la critique d’une leçon se fera dès la
3ieme année pédagogique. Aucune leçon n’est exempte de critique. En
substance, un bon élève-maitre doit faire preuve d’humilité c’està-dire
qu’il soit conscient que « seul, on ne se suffit pas ».

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 16


CHAPITRE 2 Tenue des leçons dans une classe
Moments de formation pédagogique pratique
La formation pédagogique des futurs maitres doit, selon la note
circulaire N°EDN/SG/1461/ Du 26/6/1966, s’appuyer sur
l’observation des classes actives et sur la pratique contrôlée
d’enseignement traditionnellement, on distingue trois moments de
formation pédagogique pratique : l’observation, la pratique
proprement dite et le stage.
Observation
Notion
« Observer des classes en action » n’est d’autre que le but d’organiser
« l’assistance » aux leçons didactiques dans les classes d’une école

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 17


d’application à l’intention des futurs enseignants. De même, cette
observation peut se faire à travers les leçons filmées.
But
Le but poursuivi par cette observation pédagogique est d’amener
l’assistance à dégager certains principes méthodologiques d’ordre
général et spécifique.
Toujours selon l’instruction ministérielle sus-évoquée, ces principes se
formulerons progressivement, de façon de plus en plus précise et
nuancée à mesure que s’enrichiront les synthèses successives à
l’issue d’une série d’observation et d’expériences organisées à cette
fin.
Types d’observation
Cette observation peut s’effectuer d’une manière passive ou active.
Passive : elle l’est, en ce sens que les élèves-maitres prennent place à
l’arrière-salle de classe pour suivre avec attention soutenue le
déroulement de la classe (cas de leçon modèle et de leçon-type).
Mais, il est contre-indiqué de se mettre devant le groupe-classe, de
peur de créer un certain blocage ou influencer les réactions des
élèves ;
Active : lorsque l’observation a lieu au cours d’une leçon d’essai, suivie
des critiques et ce, à partir de 3ième normal.
4. Points saillants
Les points cibles sur lesquels sera focalisée l’attention des élèves
maitres sont les suivants :

Le rapport entre l’objectif de la leçon et le contenu ;


La structure, la qualité et la quantité de manière prévue par
rapport au temps imparti (exactitude et clarté) ;

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 18


La ou les méthodes utilisées et les marches générales de leçon ;
Le choix et surtout l’exploitation du matériel didactique ;
Les étapes classiques d’une leçon et leur agencement ;
Le feed-back régulier au cours de la progression ;
L’orthographe correcte de mots et l’expression parlée ;
L’appréciation des réponses des élèves par le maitre et les
corrections éventuelles y afférentes ;
La tenue du maitre et le sens d’autorité ;
L’adaptation de la leçon au niveau des élèves d’une classe ; Le
choix et la valeur illustrative des exemples (psychologiquement et
pédagogiquement).
La conclusion générale sera, en fin de compte, déduite à partir de deux
éléments les plus importants, à savoir : l’application et l’activité dans
une classe.
5. Conditions générales
Au sortir de cette assistance, on institue une séance de débat pour
confronter les observations individuelles aux critiques collectives. Et
les notes seront prises chaque fois qu’il en sera nécessaire pour servir
en quelque sorte de point d’appui ou de référence tout court.
Il est souhaitable que le professeur chargé de pratique
professionnelle établisse avec soin un planning ou calendrier de
travail sur les sujets de leçons modèles ou de leçons-types et, plus
tard, de leçons d’essai qui feront l’objet d’observation dirigée. Des
contacts préalables devront être pris avec certains enseignants
chevronnés de l’école d’application pour organiser à bon escient des
leçons, conformément aux théories classiques et au programme
d’enseignement primaire en vigueur.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 19


A l’issue de ces visites guidées, le professeur aura de temps en temps
à dégager à l’intention des futurs enseignants des synthèses afin de
fixer leur esprit sur les points essentiels. La réussite de cette phase
de formation professionnelle est en grande partie tributaire des
circonstances concrètes de la classe, du choix des enseignants
capables de justifier de leur savoir-faire pédagogique et scientifique
et aussi de la compétence du professeur-encadreur.

Chapitre 3 : Pratique proprement dite


3.1. Notion
Qui dit ‘’pratique’’ (gr. Pratikos, de parassein. ‘’ Faire’’) dans le cadre
d’enseignement, pense aux ‘’ exercices’’ pédagogiques appropriés

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 20


pour initier, apprendre aux élèves-maitres à prester efficacement
devant les écoles.
Considérations
La pratique à proprement parler démarre au niveau 3ième
pédagogique lorsque chaque élève-maitre est en mesure de
dispenser sa leçon d’essai. Celle-ci peut être préparée
individuellement ou en petits groupes. Et le professeur-encadreur
responsabilise un seul élève-maitre qui en assure la prestation. On
donnera la chance d’abord aux élèves-maitres doués pour ensuite
désigner les moyens ou les faibles.
Faire acquérir ‘’l’expérience’’ en matière de prestation, tel est
l’objectif de la pratique professionnelle. Or, qui parle de l’expérience,
sous-entend « les connaissances pratiques acquises à force de faire
quelque chose ».
Aussi importante que l’observation, l’expérience s’acquiert, peu peu,
par des essais successifs au cours des leçons d’essai et des leçons
d’application. Ces dernières, rappelons-le, sont données par les
élevés-maitres répartis en petits groupes dans les classes de l’école
d’application sous le contrôle des instituteurs de ces classes.
Tandis que le professeur-encadreur se contente, lui, de brèves
apparitions en passant d’un groupe a l’autre pour besoin de suivi.
Ce fait est désigné sous l’expression de : « visite éclair ».

3) Conduite ou présentation d’une leçon


Dès son entrée en classe, le futur maitre supposé être habillé chic
avec sa chemise enfilée, salue ses élevés et fait une courte prière.
Aussitôt, il procède à la partition du tableau en deux, trois colonnes
selon sa dimension et signale au coin le jour et la date. Toutefois, il
est proscrit d’effacer le tableau a la main.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 21


Cette mise en train une fois terminée, il signale à l’ intention de la
classe la branche programme. C’est alors qu’il posera une ou des
questions sur la leçon déjà vue. Bien entendu, ces questions de
révision doivent être captivantes. L’élevé-maitre prendra soin
d’apprécier chaque réponse donnée par un écolier selon le cas :
brava, très bien, bien, etc. Désormais, cette ambiance d’animation à
travers le feed-back établi est un moyen par excellence de susciter la
« motivation » et le maitre annonce par voie de conséquence le sujet
de la leçon nouvelle. Celui-ci sera immédiatement écrit au tableau
sur la première colonne comme l’exige la technologie de l’éducation.
En même temps, il exige aux élèves de le noter dans leurs journaux
de classe et procède aussitôt à les contrôler. Alors que la matière de
révision et les explications qui s’en suivront
Seront notées sur la dernière colonne appelée « tableau de brouillon
».
Il convient d’attirer l’attention sur le fait que cette annonce du sujet
de la leçon du jour se fera de façon « très captivante » ou «
percutante » pour éveiller, du reste, l’intérêt au nouvel
apprentissage. Là est close l’introduction.
Vient alors la leçon proprement dite où il usera de son savoir-faire
pour développer la matière. Il entame la sous-étape d’analyse en
faisant observer le matériel ou les exemples concrets qui serviront
de supports didactiques en vue de faire découvrir par le jeu de
questions les connaissances essentielles à retenir . Il n’est pas
mauvais de faire répéter la réponse donnée à d’autres élevés estimés
« faibles ». Partir toujours du connu ou du sens étymologique, littéral
avant de dégager une définition scientifiquement admise, étant
donné terminologie identification. Il faut constamment établir la
liaison entre la réalité et la signification du mot pour une meilleure
rétention. Et le maitre ne pourra passer à l’étape suivante que

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 22


lorsque la première notion a été bien comprise et assimilée pour ne
pas tout reprendre. On doit en outre se soucier de la majorité de la
classe.
Au fur et à mesure que la leçon évolue, on tire suivant le cas une
leçon morale ou une conséquence sur la vie pratique sous penne de
négliger l’aspect moral : car le savoir-être est, comme on le sait,
d’une plus grande utilité dans la vie sociale.
Ouvrons une petite parenthèse : lorsque le maitre commet une
erreur u tableau il doit user d’une certaine stratégie pour signaler
cette faute par détour (par exemple : qui voit une faute au tableau ?
ou quelle est la faute commise au tableau ?) pour donner
l’impression qu’il l’a fait exprès. Parce que, à ce niveau, l’enfant
considère son maitre comme un savant qui connait tout. Cette image
devrait, alors, être soignée comme telle. Néanmoins, au niveau
secondaire le professeur fera montre d’honnêteté intellectuelle
pour connaitre sa faute.
C’est pourquoi l’enseignant veillera régulièrement à l’orthographe au
tableau, surtout qu’il est exigé de donner le résumé matière. Le
maitre vérifiera à tout instant si-chaque élève prend note et de
manière correcte. Il se montrera aussi très préoccupé par le maintien
de la discipline en classe.
On peut dès lors passer à la sous-étape de synthèse : soit pour faire
découvrir la règle, soit pour donner un résumé sur l’essentiel. Il ne
perdra pas de vue la question de synthèse : « qu’est-ce que nous
venons d’étudier ou développer ? »
En fin, il terminera par l’application : il s’agit ici des exercices
pratiques en rapport avec l’objectif de la leçon.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 23


Autocritique
Ce sont les impressions personnelles de l’élève-maitre sur ses
qualités et ses défauts tels qu’il les a vécus au cours de sa leçon.
Il s’auto-évalue à la lumière de ce qu’il a appris et des remarques ou
suggestion faites, tour à tour, par ses condisciples, le titulaire de
classe et son encadreur. Il les notera pour s’amender à l’avenir et, le
cas échéant, établir une nouvelle préparation qu’il joindre à
l’ancienne.
L’habitude d’un examen critique de ses propres leçons sera le facteur
le plus efficace des progrès pédagogiques durant ses premières
années d’enseignement et la source par excellence d’une expérience
grandissante.
Explication complémentaire
Appréciation des réponses : lorsque la réponse de l’apprenant ne
suscite aucune objection, on dit : ‘’Très bien’’ ! Ou encore ‘’Bravo’’ !
Mais, ‘’Bravo’’ est surtout indiqué dans les grandes classes lorsque
cette réponse est rare et vient au moment où l’on s’y attend le
moins. Si le contenu de la réponse est correct mais la formulation
parait quelque peu boiteuse et que pareille réponse mérite d’être
reformulée, on apprécie par ‘’Bien’’ ! Quand la réponse est
superficielle ou incomplète. Tandis que, à la réponse fausse, le mieux
serait de dire ‘’pas du tout’’ pour ne pas frustrer, décourager cet
élève-là.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 24


6. Stage pédagogique
1) Notion
Le stage pédagogique est une période au cours de laquelle un maitre
ou un élève-maitre exerce une activité temporaire en matière de
prestation d’enseignement en vue de sa formation professionnelle
ou de son perfectionnement.

2) But

Son but est d’intensifier ou d’accroitre l’expérience professionnelle


des futures enseignants grâce à leurs efforts de participation active à
la résolution des problèmes pratiques divers pour faire face à
certains impondérables (imprévu) d’ordre éducatif.

3) Sortes
A. Selon la finalité

On distingue généralement deux types de stage :

I. Stage d’initiation

Est un stage qui couronne un cycle d’études afin de permettre à l’élève-


maitre d’acquérir une formation pratique de base. Le stage organisé
à la fin des humanités, par exemple.

II. Stage de perfectionnement

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 25


S’applique à l’enseignement en cours d’emploi pour entretenir ses
connaissances professionnelles. C’est un stage professionnel.

B. Selon le processus

Un stage parcourt certaines étapes de formation pour atteindre son


but. Il en existe trois :

1. Stage passif ou stage d’observation


Tout stage commence par une phase dite ‘’passive’’ au cours de
laquelle le futur maitre assiste à toutes les leçons dispensés par le
titulaire de classe dans le but de découvrir les différentes pratiques
pédagogiques réelles. Un quart du temps peut être consacré à ce
stage d’observation.
Pour plus de succès, le maitre de stage doit, dès le départ, définir les
moments didactiques remarquables observés, en abrégé, ‘’
M.D.R.O ‘’. Ce sont des comportements observés lors de
l’accomplissement d’une étape du processus d’apprentissage en
cours. Et les stagiaires seront amenés au cours de cette phase à les
identifier d’une manière critique et à en rendre compte dans un
rapport à présenter à la fin de la leçon.

2. Stage actif supervisé

‘’Supervisé’’ c’est, en fait, avoir un regard sur une activité ou


contrôler sans entrer dans les détails. Ici, une classe réelle est confiée
au futur enseignant parfois de façon progressive. Celui-ci est appelé
à effectuer toutes les prestations habituelles d’un enseignant en
service, en présence du titulaire de la classe qui a fixé les objectifs et
les matières à enseigner. Autrement dit, le stagiaire participe d’une
manière active à la conduite de la classe sous la coordination et la
surveillance du maitre responsable de la classe. En un mot, il tien seul
la classe sous la supervision du titulaire de la classe. Ce dernier

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 26


apprécie ses de préparation de leçons, l’assiste au cours de leur
transmission et lui fait des observions lorsqu’il en faut. On peut
accorder à cette étape un quart du temps de stage.

3. stage actif en responsabilité

On confie toute la responsabilité de la classe au futur enseignant.


Celui-ci doit apprendre à s’assumer en assurant toutes les taches
pédagogiques et administratives, qu’un maitre en service réalise
habituellement. Cela conformément aux objectifs et méthodes qu’il
s’est fixés lui-même et aux matières qu’il a conçues en fonction des
prévisions déjà tracées. Parmi ces taches on peut citer entre autres :
tenir tous les documents exigés, surveiller les entrées et les sorties,
assurer l’encadrement pendant les récréations, entretenir le local,
faire l’appel, dispenser les leçons, veiller à l’application stricte de
l’horaire de cours, etc. Une durée de deux quarts du temps de stage
mérite d’être réservée à cette phase.

NB : A la fin du stage, l’élève-maitre présentera un petit rapport de


plus au moins 12 pages qui constitue un exercice d’entrainement à
l’élaboration de rapport au cours de sa vie professionnelle
ultérieure.

4. Rapports de fin de stage


A. Rapport du stagiaire

Il comprendra les points suivants :

1. Etat du lieu
- Noms du stagiaire
- Lieu du stage

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 27


- Période du stage
- Encadreurs du stage
2. Contenu du stage
- Nombre de leçons préparées par branche
- Matières enseignées
- Rendement obtenu après le contrôle des connaissances
3. Difficultés rencontrées lors du stage
- Difficultés d’ordre pédagogique -
Difficultés d’ordre scientifique
- Difficultés d’ordre social et
matériel.
4. Conclusions
- Suggestions en rapport avec l’organisation du stage - Suggestions
en rapport avec l’école d’accueil.

Rapport générale
Fiche de rapport de fin de stage

1) Identité du stagiaire
- Nom et post-nom (prénom)
- Lieu du stage
- Durée du stage
- Classes enseignées par degré :

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 28


2) Appréciation proprement dite 2.1.
Personnalité et déontologie
a. Tenue ou personnalité /2
b. Elocution-expression /2
c. Initiative, responsabilité et autorité /2
d. Conscience professionnelle /2
e. Rapport avec les autorités et les élèves /2
2.2. Tenue des documents
a. Journal de classe /2
[Link] ou fiches de préparation /2
c. Cahier de prévision des matières /2
[Link] d’interrogations et de cotes /2
e. Tableau et matériel didactique /2
2.3. Prestation
a. Connaissance de la matière /10
b. Méthodes et procédés utilisés /10
c. Matières (qualité et quantité) /10
d. Activité et discipline en classe /10
e. Motivation et intérêts /10
f. Compréhension et rendement /10
2.4. Rédaction du rapport
a. Forme /10
b. Contenu /10
a. En chiffre /100

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 29


Fait à Kinshasa, le………./…../……

5. Documents tenus par l’enseignant (cfr. Pédagogie


générale) Document :
- C’est une pièce écrite donnant des renseignements divers ou
servant de preuve, de témoignage.
- Dans son acceptation courante un document est généralement
défini comme le support physique d’une information (HOUSSAYE,
2002).

Document pédagogique :
Les documents pédagogiques désignent l’ensemble des écrites qui
servent à instruire, forment de preuves de renseignements en rapport
avec l’enseignement. (Le ROBERT, 1994).

Dans le cadre de notre étude, les documents pédagogiques sont les


supports utilisés par l’enseignant en vue de répartition et de répartition
de matières à enseigner.
Quelques documents sont :

1. Cahier ou fiche de préparation

C’est un document pédagogique, un support dans lequel l’enseignant


consigne les grandes lignes de la marche de sa leçon. Il est appelé
cahier de de préparation, lors que l’enseignant utilise un cahier, et
fiche de préparation, lorsqu’il utilise des feuilles.
Modèle voir la page 5

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 30


4) Le Journal de classe
Généralement, le journal de classe de l’enseignant et est disponible
dans le commerce
En cas de carence, il devra être confectionné par l’enseignant à l’aide
d’un cahier en suivant le modèle ci-après

[Link]. Critérium

Heure branche sujet Méthodes Application Obs


Matières

Nous attirons l’attention sur les quelques points suivants :

Heure : marquer avec précision (8h15’- 9h00’)


Sujet de la leçon : indiquer le titre de la leçon et ses articulations
Matière : il s’agit ici d’un petit résumé

Méthodes : c’est la méthode ou le procédé qui domine au cours de la


leçon
Application : ce sont des exercices d’application (oraux ou écrits), des
devoirs ou travaux pratiques, etc.
Observation : signaler si la leçon a eu lieu ou non

2. Carnet/cahier/fiche de prévisions des matières ou


répartition des matières
On désignera ce document pédagogique par le terme « carnet »,
lorsqu’il est imprimé sous forme de carnet. S’il est confectionné par

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 31


l’enseignant dans un cahier, on le désignera par « cahier de prévision
des matières » ; mais s’il est présenté sur une feuille, on le désignera
par « fiche de prévision des matières ».

Les prévisions sont élaborées de façon trimestrielle,


hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. Il s’agit de répartir
l’ensemble des chapitres constituant le programme annuelle d’une
classe dont l’enseignant a la charge, et indiquer, semaine après
semaine, et leçon après leçon, les portions de matières à enseigner
pendant une période déterminer. Voici trois modèles de prévision
des matières.

Modèle A
Branche/Sous- Sujets Matières prévues Référence Semaine Obs.
branche

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 32


Modèle B Branche
:……………………………….
Classe :…………………………………..

Modèle C Branche
:…………………….
Classe :……………………….
Période :……………………..
Semaine Matières Matières Nombre Page du Obs.
prévues effectivement classe de programme
enseignées leçons
Du…à
….
Du…à
….

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 33


3. Cahier de de question/ cahier de composition/
banque de questions

C’est un document pédagogique par lequel l’enseignant note les


questions des évaluations (interrogation, examens, et devoir),
l’enseignant les compose et les transcrit dans le cahier de questions
en indiquant, par question, le nombre de point attribués et les
réponses. En cas d’absence de l’enseignant, ce présent document
permettra aux autorités scolaires d’en soutirer quelques questions
pour l’évaluation.
Voici les différentes rubriques qui constituent un cahier des questions

Date Durée Classe Nature Branche Questions Pond M

Réponse a
x

30/10/20 10’ 1èreannée Devoir Technique Citez les T 2,5pts 1


24 professionnel 4 signes ° T. 0
le vitaux A p
F. t
R s
Pouls

4. Cahier de cotation/cahier des cotes


L’enseignant portera dans ce cahier la liste des élèves et indiquera
pour chacun les points obtenus lors des diverses taches en spécifiant
pour chaque tache le maximum des points attribués, la date de
passation, la nature de travail. C’est un document pédagogique par

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 34


lequel l’enseignant inscrit pour chaque apprenant les notes
obtenues dans chacune des évaluations.
C’est un document à conserver au bureau des archives car il peut
servir en cas de contestation.
5. Cahier d’observation/cahier de stage
C’est document pédagogique réservé aux élèves-maitres en stage
d’enseignement, afin de noter toutes les informations et
observations relatives au déroulement de son stage. Ces
informations et observations enregistrées seront mises en profit de
la rédaction de son rapport de stage.

2.3. Techniques modernes de formation des enseignants


2.3.1 Brève introduction
La formation professionnelle des futurs enseignants se faisait,
selon la tradition, par l’étude théorique suivie de démonstrations,
d’exercices et de travaux dirigés d’application et d’essais dans les
classes réelles. Mais, depuis que la fonction enseignante est
devenue de plus en plus complexe, elle exige la maitrise d’une série
de règles et de procédés à suivre pour acquérir des connaissances
pratiques très solides.
Grace à la conception fonctionnelle de la formation pédagogique
des enseignants et à l’introduction de l’audiovisuel, il a été mis au
point des techniques perfectionnées de formation. Leur avantage
est de permettre au futur enseignant de réaliser un entrainement
plus efficace et plus intéressant par l’expérimentation immédiate
des méthodes apprises avant de se présenter dans une classe
réelle, en vue de déterminer celles qui sont mieux adaptées à sa
personnalité. Sa participation est fort sollicitée et le rend ipso
facto artisan de sa propre formation.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 35


2.3.2. Autoscopie
1) Notion
Etymologiquement, le terme « autoscopie » est composé de deux
mots grecs, à savoir : auto, « soi-même » et scopie, « le fait
d’observer ». Le fait de se revoir vivre, agir, par écran de télévision
interposé constitue ce qu’on appelle, en France, « autoscopie ».
Nous empruntons à M. Fauquet et S. Strasfogel la définition selon
laquelle « l’autoscopie est une observation de soi-même dans une
situation-pédagogique donnée ». Cette observation est rendue
possible grâce aux techniques modernes d’enregistrement et de
reproduction immédiate des images.

2) But
Le but principal de son utilisation est de former des enseignants en
s’efforçant de réconcilier la théorie et la pratique.
3) Rôle et importance
Au fond, l’autoscopie est la perception différée de soin dans une
situation donnée. Rapportée au plan pédagogique, elle peut
permettre à un enseignant de prendre conscience de ses prestations,

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 36


de découvrir l’incidence de son intervention sur autrui (élevé),
d’analyser la cohérence d’une conduite avec les intentions qui
constituent l’idéal ainsi que d’évaluer l’écart éventuel entre l’objectif
théorique et la performance effectivement réalisée.

Dans son application quotidienne, la progression peut être envisagée


pour trois leçons :
10 La tache exercée.
20 Le corps, la parole de l’enseignant (gestes, mobilité,
intonation).
30 Les élevés, acteurs principaux. 4)
Inconvénients
10 Comme on peut le remarquer, l’analyse autoscopie a un
caractère révélateur. Si elle favorise la prise de conscience de
certains « manques » (défauts), elle ne déclenche
malheureusement pas de façon automatique un processus
d’autocorrection, déclare Lumeka.
20 L’autoscopie exploitée seule ne permet pas d’acquérir ou
d’améliorer de manière signification le « savoir-faire » requis par
l’exercice professionnel enseignant. Celle-ci étant une
méthodologie de la perception de soi, elle renvoie inévitablement à
une méthodologie de l’action qui déplace le d’intérêt de « voir » (se)
vers le « faire ». D’où il faut l’associer à une autre technique « micro-
enseignement ».

2.3.3. Micro-enseignement

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 37


1) Définition
Le micro-enseignement (micro, « petit ») est défini par De
Landsheere (1979 ,176) comme « une procédure d’enseignement à
échelle réduite utilisée pour la formation des maitres et
l’expérimentation pédagogique ».µ
2) Importance
Selon Alter (cité par Guislain,19990 ,6) « le micro-enseignement est
un outil d’apprentissage professionnel pour les enseignant, un
entrainement pratique à la conduite de la classe sur un mode
progressif et simplifié, une méthode rationnelle de formation
pratique centrée sur l’action de celui qui apprend.
3) Bref aperçu historique
Cette technique remonte vers l’année 1963 ; donc elle est
relativement récente.
4) Conditions
La réduction, comme susdit, porte sur un trio de facteurs : le temps,
la classe, et la tâche.
1° Temps
La durée d’apprentissage est très limitée : 5 à 10 minutes. C’est
pourquoi on parle, des lors, de « micro-leçon »
2° Classe
Un nombre d’élèves assez réduit à plus ou moins 5. C’est la raison
pour laquelle on l’appelle « micro-classe ».
3° Tache
L’élève n’apprend qu’une seule aptitude à la fois c’est-à-dire un
seul comportement didactique.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 38


A titre d’exemple : comment introduire une leçon ? On ne
passera à l’étude du comportement didactique suivant que
lorsque ce dernier aura maitrisé le précédent et on ne cherchera
à combiner plusieurs aptitudes déjà maitrisées que dans la
phrase ultime de cet apprentissage. En plus, il faut que
l’élevémaitre enseigne réellement. Le domaine de
l’entrainement doit être bien limité suivant les objectifs bien
précis.
5) Déroulement
Il existe, d’après De Landsheere, des variantes à ce modèle
proposé par Allen et Ryan. La performance est enregistrée sur
magnétoscope, revue par l’élève-maitre, analysée et discutée
avec le formateur, puis la micro-leçon amendée est faite une
deuxième fois, etc. Mais, seuls, les élèves de la micro-classe
changent pour éviter les effets de l’apprentissage.
L’autocritique et le commentaire seront axés sur l’analyse du
progrès réalisé.
L’intégration du comportement didactique : on doit étendre le
comportement acquis à d’autres situations pédagogiques plus
larges.
6) Avantages
1° L’esprit de l’enseignement programmé dans le micro
enseignement, écrit Mialaret (1979,306), est présent à chaque
étape du processus.
2° Il permet à l’élève-maitre d’acquérir un degré plus élevé de
compétence.
3° Il y a économie de temps et du personnel.
4° l’observation différée permet un contrôle plus objectif et une
analyse plus fine du comportement didactique.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 39


5° Il permet aussi une haute valeur prédictive du comportement
didactique.
6° Cette technique a également l’avantage de recourir à d’autres
compétence (enseignant expérimentés) de l’extérieure.
7° Il offre l’occasion de pratiquer et d’acquérir l’expérience dans
le métier sans causer des désagréments dans les classes réelles.
En un mot, cette technique simplifie le travail.
7) Inconvénients

I. Un des inconvénients majeurs du micro-enseignement


est le caractère quelque peu artificiel de l’entrainement
réalise dans un laboratoire.
II. Les possibilités d’entrainement de certaines conduites
et attitudes par ce procédé, sont très limitées. Exemple
: les problèmes de discipline, la manière de groupes
nombreux.
Son application pose aussi des problèmes.
b. Conditions des succès.
Comme palliatif à ces inconvénients, l’association rationnelle du
micro-enseignement avec des leçons et les stages pratiques est
plus bénéfique.
En République Démocratique du Congo, le circuit fermé de
télévision (CFTV) peut être mis à profit dans les écoles à section
pédagogique pour assurer efficacement la formation des
enseignants. Car son cout est abordable. C’est un problème de
volonté de la part des autorités scolaires. Cette technique permet
de voir sa propre image en action et d’envisager dans quelle mesure

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 40


on peut faire mieux grâce à l’auto-observation et par voie de
conséquence l’autocorrection.

Chapitre 3 : Visites de classe et organisation de jury


pratique

1.1. Visites de classe


a) Notions
Parler d’une visite de classe chez un enseignant revient à
entreprendre une ‘’inspection pédagogique’’. Concrètement, c’est
contrôler les documents tenus, assister à la leçon et émettre des
critiques et suggestions en vue d’une appréciation objective.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 41


Cette visite peut se faire à temps partiel ou s’entendre sur toute la
leçon.
b) But
Elle a pour objet de dégager l’impression générale sur le niveau de
prestation pour être sanctionné, si possible, par une note dans le but
essentiellement pédagogique ou administratif. C) Raisons
1. Raisons pédagogiques
Les visites ont comme effets de faire prendre conscience de la
qualité du travail accompli et par surcroit de comprendre la
grandeur de la tâche que la société attend de l’enseignant et surtout
de mettre à profit l’expérience des autres pour être plus
performent. Bien plus, elles permettent l’observation directe du
comportement individuel de l’enseignant devant le groupe-classe
et de connaissance de sa valeur professionnelle réelle.

[Link] Raisons administratives


L’enseignant doit bénéficier d’au moins trois visites pour établir
une cote annuelle objective laquelle permettra de le comparer aux
autres en vue de l’avancement en grade ou être promu à un poste
de commandement. On parle dés lors de la « sanction
administrative » grâce au bulletin de signalement rempli en bonne
et due forme. La cote définitive relève du ressort du chef de
juridiction ou de l’entité administrative scolaire. Sur ce point, « il y a
à boire et à manger « car beaucoup de gestionnaires ne font
qu’entériner la note attribuée par le chef d’établissement, sans
critère objectif de base. Pourtant, ce gestionnaire peut tabler sur les
documents pédagogiques, vu l’absence de magnétoscope dans nos
écoles.
3.1.4 Formes de visite

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 42


Les visites pédagogiques peuvent revêtir plusieurs formes :
1° Visite éclair : est celle qui se fait de manière ponctuelle et rapide
c’est-à-dire en un simple coup d’œil soit en passant soit à travers la
fenêtre.
2° Visite avisée : elle permet à l’enseignant de se préparer en
connaissance de cause
3° Visite improvisée : elle se fait d’une façon imprévue pour rendre
compte si l’enseignant est toujours en ordre.
3.1.5 Conseils pédagogiques
1° Il est conseillé du point de vue pédagogique de commencer par
aviser une, deux fois pour arriver à l’improviste afin d’éviter des
échappatoires.
2° Au cours de la visite, l’autorité fera preuve de tact et de respect
à l’égard du maitre : lui inspirer confiance et s’abstenir de lui faire
des remarques devant les élèves.
3° Toute autorité, plus gradée soit-elle, doit au cours d’une visite
pédagogique s’asseoir au fond de la classe pour ne pas constituer un
obstacle à la réaction spontanée des élèves.
4° Si les enseignants débutants et moyens sont les plus concernés
par les visites assez fréquentes pour les exhorter à mieux faire afin
de les aider à élever leurs côtes, il n’en demeure pas moins vrai que
les chevronnés puissent tenir régulièrement à jour leurs documents
pédagogiques. Autrement dit, ces derniers sont de moins en moins
visites. Parce qu’ils doivent de toute façon maintenir constant leur
rythme de travail ou exceller.
5° Toute visite sera en principe couronnée par des critiques
constructives et des suggestions car, critiquer est une chose,
montrer le bon chemin à suivre en est une autre.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 43


6° Une fois les remarques faites, il faut vérifier lors d’une prochaine
visite si elles ont été prises en compte pour ne plus retomber sur les
erreurs antérieures. Si non, pareil enseignant est traité de «
réfractaire » aux remarques. On peut prendre des mesures
répréhensibles à son endroit. Quant aux remarques collectives, elles
feront l’objet de réunions pédagogiques.
7° Un chef d’établissement est appelé à réaliser trois visites par
semaine. Tandis que son adjoint le fera au moins cinq fois pour un
meilleur suivi.
8° ‘’lorsqu’elles sont faites régulièrement et consciencieusement,
les visites affermissent l’autorité du chef d’établissement, stimulent
les élèves et les enseignants, suscitent l’intérêt au travail scolaire et
font accroitre leur souci de mieux faire’’
9° Au cours d’une visite de leçon, si l’inspecteur constate certains
points mal expliqués et que le maitre est de nature à accepter
difficilement les remarques des autres, le mieux serait de
l’interrompre avant de passer à l’application pour contrôler
ensemble le niveau de compréhension de la matière afin de le
convaincre facilement lors de la critique de leçon.
2.1.6. Fiche standard de visite de classe
A. Mise au point
La réussite de visites pédagogiques est fonction de la qualité de
l’instrument de mesure mais aussi de la capacité de le manier avec
aisance et doigté. Notre fiche apparait comme un modèle standard
tant sur le plan scientifique que pédagogique. Ce qu’il y a de très
remarquable, c’est d’abord du fait qu’elle ouvre tous les traits
sollicités au cours d’une prestation chez un enseignant. Ce qui
dénote sa validité interne. Car, comme outil d’appréciation, la
répartition des points est, toutes proportions gardées, plus ou moins
équilibrée et le critérium permet de minimiser l’équation

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 44


personnelle ou de sentiments. Au lieu de se limiter aux remarques
générales, on y signale également des remarques particulières.
Bref, cette fiche prend en compte tous les paramètres d’un
instrument de mesure, étant donné que l’enseignement est un
métier éclectique. Du reste, un barème de sanction est établi
suivant certaines normes statistiques.

ci-dessous sont repris, les critères ou paramètres pour coter en toute


objectivité :

1. Forme

Personnalité : englobe le sens d’autorité, le langage parlé et écrit,


l’écriture et la maitrise de la classe par le maitre.

a) Attitude générale ou autorité du maitre


- Personnalité imposante : être dynamique, apte et capable de
commander et de se faire obéir par l’ensemble de la classe avoir
un ton autoritaire, etc.
- Savoir-faire : être à la hauteur de sa tâche, savoir ce que l’on fait
et comment le faire exactement, mais aussi connaitre ce qui n’est
pas permis. En un mot, c’est le fait d’exécuter ses taches
professionnelles avec maitrise ;
- Présentation : son extérieur doit frapper à la vue, entendu
l’habillement, la coiffure,…
- Maitrise de soi : ne pas avoir la ‘’frousse’’ devant les élèves, au
risque de s’embrouiller. Bref, garder son sang-froid ou rester sur
son état d’âme normal.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 45


2 Organisation de jury chargé de pratique professionnelle

1. Notion

‘’Jury’’ : mot d’origine anglaise qui signifie « commission d’examinateur


» chargée d’appréciation des leçons dispensées par des futur
enseignants en vue de détecter leurs aptitudes professionnelle.

2. Conditions requises
a) Instituer les équipes restreintes de trois membres pour rendre
la note objective.
b) Disposer des répertoires des sujets de leçon par branche et par
niveau d’études en tenant compte du nombre de candidats.
c) Tirage au sort sans remise, du sujet de la leçon par chaque
candidat.
d) Accorder deux heures pour préparer la leçon selon les normes
didactiques.
e) Affectation progressive des candidats auprès de chaque jury.
f) Chaque candidat doit présenter deux leçons : l’une dans les
branches fondamentales et l’autre dans les disciplines
scientifiques et d’éveil.
2. Déroulement de l’épreuve
a) Chaque élève-maitre dispense effectivement une ou deux
leçons devant une classe réelle.

La vocation et le professionnalisme nous obligent à étaler nos talents Page 46


b) Apres la leçon, chaque examinateur lui attribue une cote dans
une fiche d’appréciation.
c) Au terme de l’épreuve, on fait la pondération de la note
globale sur cent.

6. Conseils pédagogiques
a) L’examinateur doit être caractérisé par l’impartialité et
l’objectivité.
b) Poser quelques questions orales au candidat.

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