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Neutralisation des cuves à fioul à Nancy

Ce document présente un travail de recherche sur la gestion et le traitement des eaux usées, soulignant l'importance de l'eau comme ressource vitale et les défis posés par la pollution. Il met en avant la nécessité d'améliorer les installations d'épuration pour faire face à l'augmentation des rejets d'eaux usées due à l'industrialisation et à la croissance démographique. Les systèmes de purification en aval des réseaux d'assainissement sont proposés comme une solution clé pour préserver les ressources en eau et permettre leur réutilisation.

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Neutralisation des cuves à fioul à Nancy

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ ABDELHAMID IBN BADIS MOSTAGANEM

FACULTÉ DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

DEPARTEMENT D’AGRONOMIE

Pour l’obtention du Diplôme de Master en Sciences Agronomiques

Option : Gestion conservatoire des eaux, des sols et de l’environnement

Thème :

La Gestion et le traitement des eaux usées

Présenté par :

Yahiaoui Kenza

Devant les membres du jury :

Président : M.REGUIEG Yssaad Larbi MAA U Mostaganem

Encadreur : M. SACI Belgat MCB U Mostaganem

Examinateur : M.BOUALEM Abdelkader MCB U Mostaganem

2019/2020

‫قســـم العلـــوم االقتصادية‬


Dédicace
Je dédie ce modeste travail

Aux êtres les plus chers au monde, mon défunt père Allah yarahmou en
implorant Dieu tout de l’accueillir en son vaste paradis, à ma chère mère
pour son courage et sa dévotion en leur exprimant tout mon respect et
mon amour et en leur témoignant toute ma reconnaissance et ma
gratitude pour leurs efforts et leurs sacrifices fournis pour ma réussite.

A tous les membres de ma famille, mes chères sœurs et mon cher frère
qu’ils m’ont encouragée tout au long de ma scolarité : Hanane, wafaa,
fadwa, ranime, Mohamed Amin.

A mon homme Abdenour pour son soutien. Il m’a chaleureusement


supporté et encouragé tout au long de mon parcours.

A mes meilleures amies : Fethia, Aicha, Karima, Asma, Salima, Ibtissam,


Fatima Zohra, Asma

Tous les enseignant qu’ j’ai prés de luis les informations de mes
premières années.

Tous les étudiants de la promotion et plus particulièrement ceux de


GCESE 2019/2020.

A tous ceux qui m’ont permis de réaliser ce travail.


Remerciement

Avant tout, je remercie Allah, Dieu le Miséricordieux, l’Unique, le


Puissant, pour son guide et sa protection ;

Je tiens à exprimer mes vifs et sincères remerciement à tous ceux


qui m’aident de Près ou de loin à élaborer ce travail et plus
particulièrement à :

Mr .BELGAT Saci pour la confiance qu’il m'a accordée en


acceptant de m’encadrer, pour son aide et ses suggestions.

Je remercie cordialement les membres du jury qui nous ont fait


l’honneur de l’examiner.

Je tiens à exprimer toute ma gratitude à l’ensemble des


enseignants de l’’université de Mostaganem qui ont contribué à
ma formation et pour avoir enrichi mes connaissances
scientifiques et techniques.

Ainsi qu’à tout le personnel de la station d’épuration des eaux


usées de la Wilaya de Mostaganem et la direction de l’ONA.

Pour conclure, je remercie également mes amis et mes camarades


de classe pour leur soutien en particulier mes amis proches de ma
promotion
‫ملخص‬
‫الماء‪ ،‬ضروري للحياة‪ ،‬هو مورد مطلوب للغاية‪ .‬وبالتالي‪ ،‬فإن المجتمعات المحلية مجبرة على أخذ هذا‬
‫المورد في االعتبار في خطة التنمية الخاصة بهم وتحسين منشآت التنقية الحالية‪.‬‬

‫تلوث المياه هو تدهور فيزيائي أو كيميائي أو بيولوجي أو جرثومي لصفاتها الطبيعية ‪ ،‬بسبب اإلنسان‬
‫وأنشطته‪ .‬إنه يعطل الظروف المعيشية والنباتات والحيوانات المائية‪.‬‬

‫تتزايد تصريفات مياه الصرف الصحي بسبب التصنيع وارتفاع مستوى معيشة السكان ‪ ،‬وتعتبر قدرات‬
‫التنقية الذاتية متجاوزة ‪ ،‬مما يدفع الباحثين إلى تطوير عدة تقنيات لتنقية هذه النفايات السائلة‪.‬‬

‫يعد تركيب أنظمة تنقية أسفل شبكات الصرف الصحي أحد الحلول ‪ ،‬إن لم يكن الحل الوحيد القادر على‬
‫الحفاظ على موارد المياه‪ .‬إلى جانب إزالة التلوث من النفايات السائلة ‪ ،‬تسمح هذه التركيبات بتعبئة كمية‬
‫كبيرة من المياه المناسبة إلعادة االستخدام في عدة مناطق‪.‬‬

‫الكلمات الهامة‪ :‬المعالجة تقنية‪ ,‬المياه المستعملة‬


Résumé
L'eau, indispensable à la vie, est une ressource très recherchée. Dès lors, les
collectivités locales sont contraintes de prendre cette ressource en compte dans leur
plan d'aménagement et d'améliorer les installations d'épuration existantes.

La pollution de l'eau est une dégradation physique, chimique, biologique ou


bactériologique de ses qualités naturelles, provoquée par l'homme et ses activités.
Elle perturbe les conditions de vie, de flore et de la faune aquatique.

Les rejets des eaux usées augmentent du fait de l'industrialisation et l'élévation de


niveau de vie de la population, les capacités d'autoépuration sont jugées dépassées
ce qui pousse les chercheurs à développer plusieurs techniques pour épurer ces
effluents.

L’installation des systèmes d’épuration en aval des réseaux d’assainissement


constitue une des solutions si non la seule capable de préserver les ressources en
eau. Outre la dépollution des effluents, ces installations permettent la mobilisation
d’un volume important d’eau apte à être réutilisé dans plusieurs domaines.

Les mots clés : eaux usées, traitement, épuration


Summary
Water, essential for life, is a highly sought-after resource. Consequently, local
communities are forced to take this resource into account in their development plan
and to improve existing purification installations.

Water pollution is a physical, chemical, biological or bacteriological degradation of


its natural qualities, caused by man and his activities. It disrupts the living
conditions, flora and aquatic fauna.

Wastewater discharges are increasing due to industrialization and the rising


standard of living of the population, self-purification capacities are considered to be
exceeded, which is pushing researchers to develop several techniques to purify
these effluents.

The installation of purification systems downstream of sewerage networks is one of


the solutions, if not the only one capable of preserving water resources. Besides the
decontamination of effluents, these installations allow the mobilization of a large
volume of water suitable for reuse in several areas.

Key words : waste water, treatment, purification


Liste des abréviations
ONA Office National de l'Assainissement

STEP Station d’épuration

BUTEC Bureau d’Ingénierie et d’Etudes Techniques

DCO: Demande Chimique en Oxygène

DBO : Demande Biologique en Oxygène

DBO5 Demande Biologique en Oxygène pendant 5jours

MES Matières En Suspension

MMS Matières Minérales Sèches

MVS Matières Volatiles en Suspension

MS Matières Sèches

mg/l Milligramme par litre

ɱs/cem millisiemens par centimètre

P Phosphore

pH potentiel hydrogène

RH Potentiel Redox

PO4-3 Phosphate

N-NO3- Nitrates

N-NO2- Nitrites.

N-NH4+ Azote ammoniacal

COT Carbone Organique Total.

EE Eau épurée
EB Eau brute

REUE Réutilisation des eaux usées épurées

Liste des figures


N° Titre de figure Page

1 Maquette de la STEP de Mostaganem 14

2 chaîne complète d’épuration dans la STEP de Mostaganem 15

3 Déversoir D’orage 16

4 Dégrilleur grossier 17

5 Dégrillage fin 18

6 Dessablage — Déshuilage 19

7 Décanteur primaire 20

8 Bassin biologique (Bassin d’aération) 21

9 Décanteur secondaire (clarificateur) 22

10 Bassin de désinfection 22

11 Epaississeur 24

12 Bassin stabilisateur 25

13 Section de déshydratation 25

14 Stockage de boues déshydratées 26

15 préleveurs automatiques à l’entrée et sortie de la STEP 29

16 pH–mètre 30

17 conductimètre 30
18 Etuve 31

19 balance 31

20 Les filtres 32

21 Dessiccateur 32

22 dispositif de filtration 32

23 Les flacons de la DBO5 33

24 Etuve DBO5 33

27 Les échantillons de la DCO 34

28 un minéralisateur à 150° C 34

29 solution de dichromate De potassium 35

30 d’acide sulfurique –sulfate d’argent 35

31 four à moufle à 505 ° C 36

32 matières décantable 37

33 décantation après 30 min «V30» 37

34 Spectrophotomètre 39

35 graphe représentant la variation du pH des eaux brutes et des eaux épurées 45

36 graphe de la variation de la température des eaux brutes et des eaux traité 46

37 graphe représentant la variation de la conductivité des eaux brutes et les 46


eaux traitées

38 graphe représentant la concentration l’azote total des eaux brutes et épurées 47

39 graphe représentant la concentration de l’Ortho Phosphate des eaux brutes 48


et épurées

40 graphe représentant la concentration des nitrites des eaux brutes et épurées 48


41 graphe représentant la concentration des nitrates des eaux brutes et épurées 49

42 graphe représentant la concentration des ammoniums des eaux brutes et 50


épurées

43 Graphe représentant la concentration de la DCO des eaux brutes et traitées 50

44 graphe représentant les résultats de la DBO 5 des eaux brutes et traitées 51

Liste des tableaux


N° Titre de tableau Page

1 Caractéristiques des eaux résiduaires urbaines en Algérie 2

2 Germes pathogènes rencontrés dans les eaux usées 5

3 Tableau récapitulatif de certaines substances polluantes, leurs 6


origines ainsi que leurs effets

4 caractéristiques de la station d’épuration de Mostaganem 14

5 caractéristiques du dessableur/déshuileur 19

6 caractéristique du décanteur primaire 20

7 Caractéristique du clarificateur 21

8 Résultats de mesure du débit, pH, la température, la 44


conductivité, les MES à l’entrée et la sortie de la STEP (eau
brute, eau épuré).

9 Résultats de mesure d’azote total, PO43-, NO2-, NO3- à l’entrée 44


et la sortie de la STEP.

10 Résultats de mesure de DCO et DBO5 à l’entrée et la sortie de 45


la STEP.
‫‪Sommaire‬‬

‫فهرس المحتويات‬
Dédicace
Remerciement

Résumé

Liste des abréviations

Liste des figures

Liste des tableaux

Introduction

Chapitre I : Généralités sur les eaux usées

I.1.Définition des eaux usées ………………………………………… ……….1

I.2. Caractéristiques des eaux usées ……………………………………………1

I.3. Composition des eaux usées………………………………………………..2

I.4. Pollution des eaux…………………………………………………………..2

I.5. Source de pollution ………………………………………………………..6

I.6 Paramètres de pollution de l’eau…………………………………………….6

1.7 L’objectif d’épuration des eaux usées………………………………………10

1.8 Impacts des eaux usées……………………………………………………..10

Chapitre II : présentation de la STEP de MOSTAGANEM et des Procédés


utilisé dans le traitement des eaux usées………………………………………11

II .1 Les stations d’épuration des eaux usées en Algérie………………………12

II .2 Présentation de la station d’épuration de Mostaganem……………………12

II.3. Rôle de la station d’épuration……………………………………………...15

II. 4 Traitement des eaux usées de la wilaya Mostaganem …………………….15

II.5 Traitement des boues…………………………………………………….......23

II.6. La réutilisation des eaux usées épurées (REUE)……………………………26


II.7. Les risques de la réutilisation des eaux usées épurées…………………….27

Chapitre III : Matériels et méthodes………………………………………….28

III.1 Objectif……………………………………………………………………..29

III.2 Prélèvement………………………………………………………………...29

III .3.Les analyses physico chimiques…………………………………………...29

III.4 Les analyses microbiologiques……………………………………………..42

Chapitre IV : Résultats et discussion……………………….............................43

IV.1 Résultats des .analyse physico-chimiques……………………….. ………..44

IV.2 Discussion des résultats physico-chimiques……………………………….45

Conclusion………………………………………………………………………53
Introduction
Introduction

L'eau, indispensable à la vie, est une ressource précieuse qui n’est pas toujours
renouvelable et sensible à la dégradation et au gaspillage. Elle nécessite d’être non seulement
mobilisée mais aussi préservée et bien gérée.

La pollution de l'eau est une dégradation physique, chimique, biologique ou


bactériologique de ses qualités naturelles, provoquée par l'homme et ses activités. Elle
perturbe les conditions de vie de la flore et de la faune et affecte l’équilibre écologique des
écosystèmes. La dégradation des ressources en eau, sous l’effet des rejets d’eaux polluées,
peuvent non seulement détériorer gravement l’environnement mais aussi entrainer des
risques de pénurie, d’où la nécessité de traiter ces eaux usées avant de les rejeter dans le
milieu récepteur. La pollution de l’eau peut être est provoquée par les activités domestiques,
industrielles ou agricoles nécessaires aux besoins quotidiens des populations et leur
développement socio-économiques.

Dès lors, les institutions nationales et locales en charge de la gestion des ressources
hydriques sont contraintes de mettre en œuvre des projets d'aménagement en vue de
développer les moyens logistiques et techniques de traitement et d'épuration des eaux usées.
Cependant, les capacités de traitement et d’épuration des eaux usées sont susceptibles de ne
pouvoir encadrer dans la continuité les quantités sans cesse croissantes liées à
l’accroissement démographique et le développement socioéconomique. La recherche
scientifique et technique est donc appelée à développer davantage les capacités et les
rendements des techniques de traitement et d’épuration des eaux usées.

L’installation des systèmes de traitement et d’épuration des eaux en aval des réseaux
d’assainissement constitue l’une des solutions la plus pertinente pour préserver les ressources
en eau. Outre la dépollution des effluents, ces installations permettent la mobilisation d’un
volume important d’eau apte à être réutilisé ou recyclé dans plusieurs domaines. Selon la
nature et l’importance de la pollution, différents procédés peuvent être mis en œuvre pour le
recyclage des eaux résiduaires en fonction des caractéristiques de celles-ci et du degré
d’épuration souhaité.

L’épuration des eaux usées est, donc, une nécessité incontournable pour protéger le
milieu Naturel et également pour augmenter les ressources en eau. Les eaux usées épurées
peuvent Être réutilisées à des fins industrielles, agricoles ou réalimentation des nappes
phréatiques. En Algérie, Le volume d’eaux usées rejetées est estimé actuellement à près de
750 millions de m3et dépassera 1,5 milliards de m3 à l’horizon 2020. Afin de prendre en
charge l’épuration de ce potentiel d’eaux usées, le secteur des ressources en eau a engagé un
programme ambitieux en matière de réalisation d’installations d’épuration. En 1999 il y
avait 28 STEP avec une capacité de traitement de 98 millions de m3/jour. Ce chiffre s’est
élevé en 2013 (exploitation) à 102 (52 STEP+ 50 lagunes) Capacité installée 570 m3/an.
Introduction

Le programme en cours de réalisation est doté de 176 stations d’épuration: (87 STEP+ 89
lagunes) Capacité installée égale à 355 h m3/an.

La capacité totale installée après l’achèvement de ce programme est de 925 millions de


3
m /an, c’est-à-dire l’équivalant de 10 barrages de moyenne capacité. Attendue depuis si
longtemps, la STEP (station d’épuration) de Mostaganem (sise à la Salamandre) était
opérationnelle en Mars 2017 et a mis fin à la pollution du littoral où les Eaux usées se
déversaient librement dans la mer depuis des années. Cette STEP était le siège de notre
stage de fin d’étude. L’objectif de cette étude consiste à évaluer les rendements et les
performances épuratoires de la station d’épuration de la ville de Mostaganem en matière
d’élimination de la charge Polluante des eaux usées en particulier la pollution carbonée
(DCO, DBO5), les MES, la turbidité, les matières azotées, le pH et la température de l’eau.

Ce travail est organisé en quatre chapitres :

- Le premier chapitre traite les généralités sur les eaux usées.

- Le deuxième chapitre décrit la STEP de Mostaganem avec les différents procédés utilisés
Dans le traitement des eaux usées.

- Le troisième chapitre est consacré à la partie matérielle et méthodes (description du


protocole expérimental ainsi que les méthodes d’analyse utilisées).

- Le quatrième chapitre présente les résultats obtenus à partir des analyses physico

Chimiques et bactériologiques ainsi que la discussion de ces résultats.


Chapitre I :
généralités sur
les eaux usées
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

I.1 Définition des eaux usées


Les eaux usées sont définies comme l'eau qui a été utilisée à des fins domestiques, industrielles
ou peut-être agricoles, constituant ainsi un effluent pollué. Ce dernier est rejeté dans un exutoire
d'égout vers le milieu naturel (RAMADE, 2000).

I.2 Caractéristiques des eaux usées


On distingue trois grandes catégories d'eaux usées : les eaux domestiques, les eaux pluviales et
les eaux industrielles.

I.2.1 Les eaux usées domestiques


Ils proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Ce sont principalement des vecteurs
de pollution organique. Ils sont divisés en eaux grises, qui proviennent des salles de bain et des
cuisines, et sont généralement chargées en détergents, graisses, solvants, débris organiques, etc.
et en eaux "d'égout" qui sont des déchets des toilettes, chargées de diverses matières organiques
azotées et germes fécaux (BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, 2004).

I.2.2 Les eaux pluviales


Il s'agit des eaux de ruissellement (eau de pluie, eau d'arrosage des voies publiques, eau de lavage
des gouttières, des marchés et des cours). L'eau qui coule sur les toits, les cours, les jardins, les
espaces verts, les voies publiques générales et donc les marchés comporte tous types de déchets
minéraux et organiques: terre, limons, déchets végétaux, etc., et de toutes sortes. Micropolluants
(hydrocarbures, pesticides, détergents, etc. (Desjardins, 1997)
Elles seront même l'explication d'une pollution importante des cours d'eau, notamment lors des
périodes orageuses. Les eaux de pluie sont chargées d'impuretés au contact de l'air (fumées
industrielles, particules de poussière), puis, par ruissellement, cette eau emporte les résidus
déposés sur les toits et les routes des villes (huiles usagées, carburants également sous forme de
pneus et résidus de métaux lourds..). De plus, lorsque le système d'assainissement est déclaré
«unitaire», l'eau de pluie est mélangée aux eaux usées domestiques. En cas de fortes
précipitations, les contraintes de préservation des installations d'épuration peuvent nécessiter le
rejet de ce «mélange» très pollué dans le milieu naturel. Enfin, dans les zones urbaines, les
surfaces bâties rendent le sol imperméable et y ajoutent un risque d'inondation de pollution.
(AUDIC, J-M., (2002)

I.2.3 Les eaux usées industrielles


Ils sont très différents des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient d'une industrie à
l'autre. En plus des matières organiques, azotées ou phosphorées, ils contiendront également des
produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants organiques et des
hydrocarbures.

1
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

Une variété d'entre eux doit être prétraitée par les industries avant d'être rejetés dans les réseaux
de collecte. Ils sont mélangés à l'eau domestique seulement ils ne présentent pas de danger pour
les réseaux de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution. Les
grandes entreprises sont toutes équipées d'unités de traitement internes. (AUDIC, J-M., (2002)

Paramètres valeurs

pH 7.5 - 8.5
Résidus sec (mg/l) 1000 -2000
MES totales (mg/l) 150 - 500
DBO5 (mg O2/l) 100 -400
DCO (mg O2/l) 300 – 1000
COT (mg/l) 100 – 300
NTK (mg/l) 30 – 100
N-NH4+ (mg/l) 20 – 80
N-NO2-(mg/l) <1
N-NO3-(mg/l) <1
P (mg/l) 10 -25
Détergents (mg/l) 6 - 13
I.3 Composition des eaux usée
Tableau I.1 : Caractéristiques des eaux résiduaires urbaines en Algérie

I.4 Pollution des eaux


I.4.1 Définition de la pollution
La pollution est due à toute substance physique, chimique ou biologique rejetée dans l'eau
naturelle qui perturbe l'équilibre de cette eau, induit des nuisances importantes (mauvaise odeur,
fermentation, inconfort divers, risques pour la santé, etc.) et qui a des répercussions, à court ou
futur, sur notre organisme à travers le phénomène organique. (DESJARDINS, 1997)
La pollution a des origines différentes: naturelle, domestique, industrielle et agricole. L'origine
naturelle implique un phénomène comme la pluie, par exemple lorsque l'eau de ruissellement
traverse des terres riches en métaux lourds ou lorsque les précipitations transportent des polluants
de l'atmosphère vers le fond.
L'origine domestique concerne les eaux usées domestiques (salle de bain, cuisine, etc.), les eaux
noires (WC, etc.), ainsi que les eaux rejetées par les hôpitaux, les commerces, etc.
Quant à l'origine agricole et industrielle, elle concerne par exemple les eaux surchargées en
produits d'épandage (engrais, pesticides) ou les eaux contaminées par les résidus de traitement

2
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

métallurgique, et plus généralement par les produits. Produits chimiques comme les métaux
lourds, les hydrocarbures, etc. (Afir et Mezaoua, 1984).

I.4.2 Les principaux types de pollutions


I.4.2.1 Pollution physique
La pollution mécanique est due à une forte charge d'eau dans les éléments en suspension
(particules de charbon, d'amiante, de silice, de sable, de limon, etc.) provenant d'effluents
industriels ou de sites divers.
La pollution est causée par le rejet de la situation difficile des centrales électriques ou des sources
thermiques nucléaires, ils ont besoin des effets indirects:
- une forte baisse de la teneur en oxygène dissous, surtout si le milieu aquatique est chargé en
matière organique.
- une augmentation de la toxicité de certaines substances. Ainsi, la toxicité du cyanure est
multipliée par deux pour une augmentation thermique de 10 ° C.
- une réduction de la résistance animale et une augmentation des agents pathogènes.
La pollution par les agents radioactifs est quant à elle limitée par les contrôles stricts appliqués
dans les installations nucléaires; Cependant, les risques persistent dans certains hôpitaux en ce
qui concerne les déchets provenant de l'utilisation des radioéléments. (Site internet)

I.4.2.2 Pollution chimique


Elle résulte des rejets chimiques, essentiellement d'origine industrielle, domestique et
agricole. Elle peut être organique (hydrocarbures, pesticides, détergents..) ou minérale (métaux
lourds, cyanure, azote, phosphore...). (Site internet)
a-Pollution organique
Il s'agit d'effluents chargés en matière organique fermentescible (biodégradable), alimentés par
les industries agroalimentaire (laiteries, abattoirs, sucreries, etc.), et par les effluents domestiques
(excréments humains, graisses, etc.). La principale conséquence de cette pollution est que la
consommation d'oxygène dissous dans ces eaux. Les polluants organiques sont principalement
des détergents, des pesticides et des hydrocarbures. (Site internet)
 Les détergents
Sont des composés tensioactifs synthétiques dont la présence dans l'eau est due aux rejets
d'effluents urbains et industriels. Les nuisances causées par l'utilisation de détergents sont:
- l'apparence du goût du savon.
- La formation de mousse qui ralentit la méthode de purification naturelle ou artificielle.

3
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

- Ralentissement du transfert et de la dissolution de l'oxygène dans l’eau. (Site internet)


 Les pesticides
Ce sont les produits utilisés dans l'agriculture; leurs conséquences néfastes sont liées aux
caractéristiques ultérieures:
- Persistance et stabilité chimique entraînant une accumulation dans les chaînes alimentaires.
-Rupture de l'équilibre naturel. (Site internet)
 Les hydrocarbures
Ils sont peu solubles dans l'eau (densité inférieure à l'eau) et difficilement biodégradables. Ils sont
disponibles dans les industries pétrolières et des transports. En surface, ils forment un film qui
perturbe les échanges gazeux avec l'atmosphère. (Site internet)
b-Pollution minérale
La pollution minérale de l'eau peut entraîner des perturbations de la croissance des plantes ou des
perturbations physiologiques chez les animaux. Ce sont principalement des métaux lourds et Les
éléments minéraux nutritifs. (Site internet)
 Les métaux lourds
Sont principalement le mercure (Hg), le cadmium (Cd), le plomb-argent (Ag), le cuivre (Cu), le
chrome (Cr), le nickel (Ni) et le zinc (Zn). Ces éléments, bien qu'ils soient d'origine naturelle
(roches du sous-sol, minerais), proviennent principalement de la contamination des eaux par les
rejets de diverses activités industrielles. Ils ont besoin de la particularité de s'accumuler dans les
organismes vivants et donc au sein de la chaîne trophique. (Site internet)
 Les éléments minéraux nutritifs
Les nitrates et les phosphates proviennent des effluents agricoles et domestiques. Ils sont à
l'origine du phénomène d'eutrophisation, c'est-à-dire de la prolifération excessive d'algues et de
plancton dans les milieux aquatiques. (AUDIC, J-M., 2002)

I.4.2.3. Pollution biologique


Les eaux usées contiennent tous les micro-organismes excrétés avec les matières fécales. Cette
flore entérique normale se trouve au milieu d'organismes pathogènes. Tous ces organismes sont
souvent classés en quatre grands groupes, par ordre croissant de taille: virus, bactéries,
protozoaires et helminthes. (AUDIC, J-M., 2002)
a- Les virus
Ce sont de très petits organismes infectieux (10 à 350 nm) qui se reproduisent en infectant un
certain nombre d'organismes. Les virus ne sont pas naturellement présents dans l'intestin,
contrairement aux bactéries. L'infection se produit par ingestion dans la majorité des cas, à
4
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

l'exception du coronavirus où elle peut également survenir par inhalation. Leur concentration
dans les eaux usées urbaines est estimée entre 103 et 104 particules par litre. Leur isolement et
leur dénombrement dans les eaux usées sont difficiles, ce qui entraîne probablement une sous-
estimation de leur nombre réel. Les virus entériques sont ceux qui se multiplient dans le tractus
intestinal; parmi les virus entériques humains les plus importants, il faut citer les entérovirus
(exemple: polio), les rota virus, les rétrovirus, les adénovirus et donc le virus de l'hépatite A.
(BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, 2004)
b- Les bactéries
Les bactéries sont de simples organismes unicellulaires sans noyau. Leur taille est comprise entre
0,1 et 10 µm. la quantité typique de bactéries dans les fèces est d'environ 1012 bactéries / g). Les
eaux usées urbaines contiennent environ 106 à 107 bactéries / 100 ml dont 105 Proteus et
entérobactéries, 103 à 104 streptocoques et 102 à 103 clostridiums. Parmi les plus fréquemment
rencontrées, on trouve les salmonelles, dont plusieurs sont responsables de troubles typhoïdes,
paratyphoïdes et intestinaux. Les germes indiquant une contamination fécale sont généralement
utilisés pour surveiller la qualité relative de l'eau; ce sont des coliformes thermo-tolérants.
(BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, 2004)
c- Les protozoaires
Les protozoaires sont des organismes unicellulaires avec un noyau, plus complexe et plus gros
que les bactéries. La plupart des protozoaires pathogènes sont des organismes parasites, c'est-à-
dire qu'ils se développent aux dépens de leur hôte. Certains protozoaires développent une sorte de
résistance au cours de leur cycle de vie, appelée kyste. Ce type peut généralement résister aux
procédés de traitement des eaux usées. Parmi les protozoaires les plus importants d'un point de
vue sanitaire, il faut mentionner Entamoebahistolytica, responsable de la dysenterie amibienne et
de la giardialamblie. (Asano, 1998).
d- Les helminthes
Les helminthes se trouvent dans les eaux usées sous forme d'œufs et sont disponibles à partir des
excrétions de personnes ou d'animaux infectés et peuvent être une source de réinfection par voie
orale, respiratoire ou cutanée. La concentration d'œufs d'helminthes dans les eaux usées se situe
entre 10 et 103 œufs par litre. On citera notamment Ascaris lumbricades, Oxyurisvermicularis,
Tænia saginata. (BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A, 2004)
Tableau I.2 : Germes pathogènes rencontrés dans les eaux usées
Germes Organismes Maladies
Les bactéries pathogènes Salmonella Typhoïde
Shigelles Dysentrie
Entérobactérie vibrions Colibacilles Tuberculose
Leptospires Cholera
Mycobactéries
Vibrions coma
5
Chapitre I : généralités sur les eaux usées
Les virus Entérovirus Poliomyélite
Reovirus Méningite
Adénovirus Affection respiratoire
Rota virus Diarrhée
Les parasites et les Taenia.ascaris Lésions Viscérales
champignons Eczéma : Maladie de la
peau
I.5 Source de pollution
Tableau I.3 : Tableau récapitulatif de certaines substances polluantes, leurs origines ainsi
que leurs effets
Substances Origines Effets
Transports routiers,
industries, accidents
Hydrocarbures pétroliers, fuites lors Altération des mécanismes
, Essences, huiles, fioul des déchargements des physiologiques de tous les
pétroliers, lessivage par organismes vivants
la pluie des zones
urbaines (parking,
route)
Transports routiers, Affectent surtout les animaux
industries Ralentissement de la croissance
Métaux lourds métallurgiques et Altération des organes Classement
pétrochimiques, par ordre de nocivité croissante :
peinture et carénage Hg>Ag>Cu>Cd>Zn>Pb>Cr>Ni>Co
des bateaux
Pesticides et agriculture Phénomène d’anoxie et
Insecticides d’eutrophisation
Eaux usées domestiques Affectent les plantes et les algues
Détergents et industrielles Effet amplifié si combinaison avec
des hydrocarbures

Composés azotés et Agriculture, Phénomène d’anoxie et


phosphatés aquaculture, eaux usée d’eutrophisation
Matières en suspension Eaux usées
MES domestiques, Diminution apport de lumière
lessivages des sols,
industries

I.6 Paramètres de pollution de l’eau


I.6.1 Paramètres physiques
a-Température

6
Chapitre I : généralités sur les eaux usées
La température est une réflexion écologique cruciale sur l'environnement. Il permet de corriger
les paramètres d'analyse dont les valeurs sont associées à la température (notamment
conductivité). Il est important de comprendre la température de l'eau avec une bonne précision,
en effet elle joue un rôle au sein de la solubilité des sels et particulièrement des gaz, au sein de la
Dissociation des sels dissous donc sur la conductivité électrique, au sein de la détermination du
pH, pour la connaissance de l'origine de l'eau et des mélanges éventuels. Il agit également comme
un facteur physiologique travaillant sur le métabolisme d'expansion des microorganismes vivant
dans l'eau. (Rodier et al. 1996).
b-Conductivité
La conductivité mesure la puissance de l'eau à conduire le courant entre deux électrodes. La
plupart des matériaux dissous dans l'eau se trouvent dans le type d'ions chargés électriquement.
La mesure de la conductivité permet donc d'évaluer la quantité de sels dissous dans l'eau.
(RODIER, 2009)
c-Turbidité
La turbidité représente l'opacité d'un environnement nuageux. C’est la réduction dans la
transparence d'un liquide grâce à la présence de matière non dissoute. Elle est causée dans l'eau
par la présence de fines matières en suspension (MES) comme les argiles, les grains de silice et
les micro-organismes. Une petite partie de la turbidité peut également s'écouler de à la présence
de matières colloïdales d'origine organique ou minérale. (RODIER, 2009)
d-Matières décantables
De nombreuses particules peuvent constituer des impuretés dans l'eau. Les techniques analytiques
nécessaires à ses déterminations dépendent de la taille de ces particules. Les impuretés présentes
dans l'eau proviennent soit de substances minérales, végétales ou animales. Les matériaux
décantables sont des matériaux de grandes tailles, entre 40 micromètres et 5 millimètres et qui se
déposent sans traitement physique et chimique. (RODIER, 2009)
e -Matières en suspension (MES)
Les MES représentent des matériaux qui ne sont ni dans l'état dissous ni dans l'état colloïdal, et
donc filtrables. Ils sont organiques et / ou minéraux et permettent une évaluation honnête du
degré de pollution de l'eau. Les microorganismes pathogènes contenus dans les eaux usées sont
transportés par MES. Ils donnent également à l'eau un aspect trouble, un mauvais goût et une
mauvaise odeur. MES est exprimé par la relation suivante: MES = MMS + MVS (RODIER,
2009)
f - Les matières volatiles en suspension (MVS)
Ils sont collectés soit par filtration, soit par centrifugation, séchés à 105 ° C, puis pesés, ce qui
fournit la teneur en SS (g / l). Ils sont ensuite chauffés à 500-600 ° C, les volatils disparaissent, et
donc la perte de poids est attribuée au MVS (g ou mg / l). (RODIER, 2009)

7
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

h- Les matières minérales sèches (MMS)


Ils représentent la différence entre les matières en suspension (MES) et les matières volatiles en
suspension (MVS) et correspondent à la présence de sel et de silice. (RODIER, 2009)

I.6.2 Paramètres chimiques


a- pH
Le pH peut être un paramètre utilisé pour mesurer l'acidité, l'alcalinité ou la basicité de l'eau.
(RODIER, 2009)

b-Oxygène dissous
La concentration en oxygène dissous est un paramètre important dans le maintien de la vie, et
donc dans les phénomènes de dégradation de la matière organique et de photosynthèse. L'eau très
aérée est généralement sursaturée en oxygène, tandis que l'eau chargée en matière organique
dégradable par les micro-organismes est sous-saturée. En effet, la forte présence de matière
organique dans l'eau permet aux microorganismes de se développer tout en consommant de
l'oxygène. (RODIER, 2009)

c -Demande biologique en oxygène (DBO5)


Exprime le nombre d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation de la matière
organique présente dans les eaux usées par les microorganismes présents dans l'environnement. Il
se mesure par la consommation d'oxygène à 20 ° C dans l'obscurité pendant 5 jours d'incubation
d'un échantillon préalablement inoculé, temps qui assure l'oxydation biologique de la matière
organique carbonée. (RODIER, 2009)

d-Demande chimique en oxygène (DCO)


C'est la mesure du nombre d'oxygène requis qui correspond au nombre de matériaux oxydables
par l'oxygène contenus dans un effluent. Ils représentent la plupart des composés organiques
(détergents, matières fécales). (RODIER, 2009)

e - Carbone organique total (COT)


Le carbone organique est formé à partir d'une bonne sorte de composés organiques avec plusieurs
états d'oxydation, dont un certain nombre peuvent être oxydés par des processus chimiques ou
biologiques. Ces fractions sont caractérisées par la demande chimique en oxygène (DCO) et la
demande biologique en oxygène (DBO). Certaines matières organiques échappent à ces mesures;
dans ce cas, le dosage du COT est le mieux adapté. La détermination porte sur les composés
organiques fixes ou volatils, naturels ou synthétiques, présents dans les eaux usées (cellulose,
sucres, huiles, etc.). Cette mesure permet de faciliter l'estimation de la demande en oxygène liée
aux rejets, et éventuellement de déterminer une corrélation avec la DBO et la DCO.
(RODIER2009)

8
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

f- Azote
Dans les eaux usées domestiques, l'azote est sous forme organique et ammoniacale, il est dosé en
mesurant le N-NTK (azote total de Kjeldahl) et en mesurant le N-NH4. Azote Kjeldahl = Azote
ammoniacal + Azote organique. L'azote organique, composant important des protéines, est
recyclé en permanence par les plantes et les animaux. L'azote ammoniacal est présent sous deux
formes en solution, l'ammoniaque NH3 et l'ammonium NH4 +, dont les proportions relatives
dépendent du pH et de la température. L'ammonium est généralement dominant; c'est souvent
pourquoi ce terme est employé pour désigner l'azote ammoniacal; en milieu oxydant,
l'ammonium est transformé en nitrites puis en nitrates; qui induit une consommation d'oxygène.
(RODIER, 2009)

g-Nitrites (NO2 -)
Les ions nitrite (NO2-) sont une étape intermédiaire entre les ions ammonium (NH4 +) et nitrate
(NO3-). Les bactéries nitrifiantes (nitrosomonas) transforment l'ammonium en nitrites. Cette
opération, qui nécessite une forte consommation d'oxygène, est la nitration. Les nitrites
proviennent de la réduction bactérienne des nitrates, appelée dénitrification. Les nitrites sont un
poison dangereux pour les organismes aquatiques, même à de très faibles concentrations. La
toxicité augmente avec la température. (Rodier., 2009).

H-Nitrates (NO3-)
Les nitrates sont l'étape ultime de l'oxydation de l'azote organique dans l'eau. Les bactéries nitrate
(nitrobactéries) transforment les nitrites en nitrates. Les nitrates ne sont pas toxiques, mais des
niveaux élevés de nitrates provoquent une prolifération d'algues qui contribue à l'eutrophisation
de l'environnement. Leur danger potentiel reste néanmoins relatif à leur réduction en nitrates.
(Rodier., 2009)

I.6.3 Paramètres microbiologique


La détermination des coliformes totaux, des coliformes fécaux, des streptocoques aussi comme
certains pathogènes peut donner un signe des risques liés à l'utilisation de certaines sortes d'eau.
(RAMADE ,2000)
a. Les coliformes fécaux (coliformes thérmotolérants)
C'est un troupeau de bactéries utilisé comme indicateur de contamination fécale. Ils appartiennent
à la catégorie des entérobactéries. Ce sont des bacilles à Gram négatif, à oxydase négative,
aérobies ou anaérobies facultatifs, capables de multiplier et de fermenter le lactose et de produire
du gaz, de l'acide et de l'aldéhyde. Ils sont considérés comme de bons indicateurs de
contamination fécale et sont cultivés à 44 ° C. (BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A,
Franconie A ,2004)

9
Chapitre I : généralités sur les eaux usées

b. Les Streptocoques fécaux


Ces bactéries appartiennent à la famille des streptocoques, ce sont des Cocci généralement
disposés en diplocoques ou à chaîne courte, Gram négatif, asporulants, immobiles, aérobies
facultatifs et possédant un métabolisme fermentatif. Ces germes colonisent les intestins des
humains et des animaux à sang chaud. Leur présence dans l'environnement aquatique prouve une
pollution fécale de l'eau. Cependant, des streptocoques fécaux peuvent également être trouvés
dans le sol. (BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconie A ,2004)

I.7. L’objectif d’épuration des eaux usées


L'objectif du traitement des eaux usées est d'obtenir une eau purifiée qui répond aux normes de
rejet prescrites par la législation, et qui peut donc être rejetée sans danger du point de vue du
risque pour la santé humaine et donc pour l'environnement.
Environnement compte tenu du caractère et de l'ampleur de la pollution, différents procédés sont
souvent utilisés pour l'épuration des eaux usées en fonction de ses caractéristiques et donc du
degré d'épuration souhaité.

I.7.1. Les déversements des eaux usées dans le milieu naturel


Le rejet direct des eaux usées domestiques dans le milieu naturel perturbe l'équilibre aquatique en
transformant les rivières en égouts à ciel ouvert. Cette pollution peut aller aussi loin car la
disparition de toute vie. La quantité maximale de déchets possible doit être éloignée des eaux
usées avant leur rejet dans l'environnement, afin que leur impact sur la qualité de l'eau, en tant
que milieu aquatique naturel, soit aussi faible que possible. (Chellé et al. 2005)
Lorsque les eaux usées ou les eaux usées industrielles ne sont pas traitées avant rejet dans le
milieu naturel, l'altération de ce dernier et donc les déséquilibres qui s'y produisent ont non
seulement des effets immédiats sur les usages de l'eau, mais aussi des effets à long terme, parfois
irréversibles dans le domaine de la vie humaine. (Vaillant, 1974)

I.8 Impacts des eaux usées


Les eaux usées ont des effets néfastes sur l'environnement et les êtres vivants.

I.8.1 Effet sur l’environnement


Avec un taux de couverture du réseau national d'assainissement adéquat à 85%, certaines villes et
communes rejettent leurs eaux usées directement dans le milieu naturel, les oueds, les barrages et
donc la mer (mémoire, DERRAG Yassamina, 2019).

10
Chapitre II : présentation de la

STEP de Mostaganem et des

procédés utilisés dans le traitement

des eaux usées


Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

II .1 Les stations d’épuration des eaux usées (STEP)


Une station d'épuration regroupe une série de mécanismes de traitement des eaux usées. Chacun
de ses appareils est destiné à extraire un ou plusieurs polluants. L'épuration doit permettre, au
minimum, d'éliminer la majeure partie de la pollution carbonée (KOLLER, E., (2009).
Chaque étape de traitement est spécifiée pour la réduction du degré de polluants:
- Prétraitement pour l'élimination des pollutions en suspension (MES granulaires, graisse, huile,
sable, argiles et graviers);
- Purification physico-chimique pour l'élimination de la pollution colloïdale (MES fin), des
hydrocarbures en émulsion mécanique et chimique;
- Purification biologique pour l'élimination de la pollution dissoute et biodégradable;
-Purification tertiaire pour le développement de l'élimination de l'azote, du phosphore, des
mauvaises odeurs et pour répondre aux normes de rejet (MES, DCO, DBO, pH, azote et
phosphore) (KOLLER, E., (2009).

II .2 Présentation de la station d’épuration de Mostaganem


La station d'épuration de la wilaya de Mostaganem qui fait l'objet de notre étude se trouve entre
les Sablettes et donc la Salamandre à Mostaganem en amont de l'océan. Il avait été mis en service
en mars 2017.
Il permettra la dépollution des eaux usées urbaines domestiques des régions «ouest» et «sud» de
Mostaganem, y compris les localités de Stidia, HassiMameche, Ouréah, Mazagran, Mostaganem,
Kheireddine, Sayada et Ain Boudinar; soit l'équivalent de 650 000 m3 / jour.
Cette unité de traitement biologique des eaux usées filtrera, comptant sur des opérations à travers
ses bassins, une quantité d'eaux usées estimée à 56 000 m3 / jour.
Les eaux usées des localités précitées vont être «aspirées» et acheminées vers la station
d'épuration, par des stations de relevage, déjà in situ. Ainsi, cette dernière station contribuera au
sein de la lutte contre la pollution marine du littoral de Mostaganem, avec les unités de traitement
opposées de Sidi Ali, Sidi-Lakhdaret, Khadra, déjà en service, et pourra amener le traitement des
eaux usées à un taux de satisfaction d'environ 85% sur le territoire de la wilaya.
La réalisation de cette station d’épuration a été effectuée par les trois sociétés suivantes: STULZ
PLANAQUA / ETUHP MENANI / BUTEC (Allemagne / Algérie / Liban) selon les paramètres
de design donnés par le Tableau II.1.
Le projet de construction a duré 24 mois à partir de novembre 2014, il avait été mis en service en
mars 2017 sous la direction de BUTEC et en mai 2019 sa direction a été transférée à l'ONA.

12
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Tableau II.1: caractéristiques de la station d’épuration de Mostaganem


Caractéristique Valeur correspondante

Equivalent habitant 130000EH

Débit normal des eaux usées (débit 56 000 m3/j


journalier)

Débit normal des eaux usées (débit 2334 m3/h


horaire)

Charge massique de DBO5 19600 kg/j

Charge massique de DCO 47 750 Kg/j

Charge massique de MES 24 500 Kg/j

La station d'épuration est de type biologique (boues activées) à charge moyenne comprenant :
 03 Blocs
• Bloc administration ;
• Bloc exploitation ;
• Ateliers.
 Filière eaux
• Réception avec by-pass (déversoir d’orage) ;
• Fosse à bâtards ;
• Dégrillage grossier ;
• Relevage de tête ;
• Comptage des eaux brutes ;
• Dégrillage fin, by-pass ;
• Dessablage déshuilage aéré ;
• Décantation primaire ;
• Bassin d’aération de type moyenne charge ;

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

• Désinfection par hypochlorite de sodium ;


• Canal de comptage des eaux épurées.
 Filière boues
• Recirculation des boues et extraction des boues en excès ;
• Epaississement gravitaire des boues en excès ;
• Stabilisation aérobie des boues.
 Principaux ouvrages
• Eaux industrielles et lavage machine ;
• Poste toute eaux ;
• Eaux d’arrosage des espaces verts ;
• Poste de livraison électrique ;
• Groupe électrogène.

Figure II.1 : Maquette de la STEP de Mostaganem

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

II.3. Rôle de la station d’épuration


Le rôle de l'usine de traitement est d'éliminer la plupart des substances contenues dans l'eau des
industries et des collectivités. Les procédés utilisés sont physico-chimiques ou biologiques
(Bouzara. A & Rekmouch. k., 2004). Dans son intégralité, les hydrocarbures insolubles sont
éliminés jusqu'à des teneurs résiduelles éventuelles de 2 à 20 mg .l-1 en fonction de la législation
et donc des méthodes, puis assurent plusieurs opérations, conjointes et nécessaires soit pour un
rejet immédiat, soit pour fournir des produits biologiques. Purification, telle que:
 Neutralisation du pH ;
 Précipitation des métaux lourds toxiques ;
 Oxydation ou précipitation des sulfures en excès par un sel de fer ;
 Clarification des eaux.

II. 4 Traitement des eaux usées de la wilaya Mostaganem


Les différentes étapes du traitement des eaux usées et des boues dans la station sont
Schématises par la figure II.2.

15
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées
Figure II.2: chaîne complète d’épuration dans la STEP de Mostaganem

II.4.1 Prétraitement
Le prétraitement peut être un ensemble d'opérations physiques et mécaniques destinées à se
débarrasser des éléments plus grossiers susceptibles d'interférer avec le traitement suivant de l'eau
brute. S'il s'agit de déchets volumineux (criblage), de sable et de gravier (décapage) et de graisse
(dégraissage-déshuilage) (BADAI-GONDARD, F., (2003). Les principales opérations de
prétraitements sont :
 Le dégrillage ;
 Le dessablage ;
 Le déshuilage et dégraissage.

II.4.1.1 Déversoir d’orage


Le déversoir d'orage de la station est installé en amont de la station, ce qui évacue le surplus du
débit admissible dans la dérivation générale de la station. Le pic de la lame de débordement va
être adapté pour accepter simplement une charge de 2334 m3 / h. Les eaux usées à traiter
gravitent vers le haut du canal de traitement primaire en employant une canalisation de 80 m de
diamètre appelée liaison entre les structures.

Figure II.3: Déversoir D’orage

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

II.4.1.2 Dégrillage
Le dégrillage est une opération importante pour éliminer les gros éléments qui vont interférer
avec le fonctionnement des procédés situés en aval. L'efficacité de ce traitement dépend
principalement de l'espacement des barreaux des grilles (BADAI-GONDARD, F., (2003).
-Dégrillage grossier : Un Dégrillage grossier est réalisé afin d'éliminer et d'évacuer les
déchets encombrants transportés par l'eau brute afin d'éviter le colmatage des installations. Peut-
être un type de grille à barres verticales avec :
 Un espacement de 40 mm ;
 épaisseur des barreaux de 10mm ;
 Une largeur de canaux de 1.5m ;
 Un angle de 90° ;
 Une largeur de grille de 1.3m ;
 Une vitesse de passage dans le canal et à travers ;
 La grille propre de 0.3-0.8 m/s et 0.5-1 m/s respectivement.

Figure II.4 : Dégrilleur grossier


-Dégrillage fin : le dégrilleur fin pour éliminer les substances dont les diamètres sont supérieurs
ou adéquats au maillage des tamis, est du type vertical avec :
 Un débit de 5600 m3/h ;
 02 lignes en service, un espacement entrefer de 8mm ;
 Une épaisseur des barreaux de 5mm ;
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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées
 Une largeur de canaux de 2m ;

 Un angle d’installation de 90° ;


 Une puissance de 1 ,5kW.

Figure II.5 : Dégrillage fin

II.4.1.3 Dessablage déshuilage


 Dessablage
Le dessablage consiste à éliminer les sables présents au sein de l'effluent brut pour arrêter leur
dépôt au sein des canalisations induisant leur colmatage et permet de redimensionner l'ensemble
des boues et d'éviter de perturber les étapes opposées du traitement, notamment le réacteur
Biologique (BADAI-GONDARD, F., (2003).

 Déshuilage
Le déshuilage c’est une opération de séparation liquide-liquide. Ce procédé vise à éliminer la
présence de corps gras au sein des eaux usées qui peuvent nuire à l'efficacité du traitement
biologique. La rétention d'environ 80% de la graisse lorsque la température est inférieure à 30° C
(BADAI-GONDARD, F., (2003).

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II.6: Dessablage — Déshuilage


Tableau II.2 : caractéristiques du dessableur/déshuileur

Paramètre Valeur
Longueur (m) 50
Largeur du canal de dessablage (m) 3
Hauteur d’eau utile (m) 4
Surface (m2) 150
Volume unitaire total (m3) 5600
Temps de séjour minimal (min) 6

II.4.1.4 Décantation primaire


Le principe de la décantation primaire est de se débarrasser des particules en suspension par
gravité. Les solides sont déposés au fond d'une structure appelée «décanteur primaire» pour
fabriquer des «boues primaires». Ceux-ci sont collectés au moyen d'un système de raclage.

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II .7: Décanteur primaire


Tableau II.3 : caractéristique du décanteur primaire
Dimension Diamètre (m) Hauteur d’eau Surface (m2) Volume Temps de
utile (m) unitaire (m3) rétention (h)
Valeur 46 2 .6 2490 3267 1.67

II.4.2 Traitement secondaire (Traitement biologique)


La STEP comporte deux bassins de forme oblongue. Chacun est équipé de six turbines avec 12
aérateurs. L'aération est administrée en utilisant un aérateur de surface. Cet environnement
favorable provoque l'apparition de bactéries qui, par action physico-chimique, retiennent la
pollution organique. A chaque bassin il y a une sonde de mesure d'oxygène dissous pour s'assurer
de l'activation automatique de l'aération en cas d'échec de la concentration de cette dernière.
Caractéristiques du bassin d’aération :
 Nombre d’ouvrage= 2 ;
 Dimension d’un bassin : L=51.3 m, l= 34.2 m, H= 3.9 m, V=13600 m3 ;
 Temps de séjour moyen : 4h ;
 Age des boues : 5jours.

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II.8: Bassin biologique (Bassin d’aération)


 Décanteurs secondaires (Clarificateurs)
Après le traitement biologique, l'eau arrive au décanteur secondaire, ce dernier à un principe
équivalent à celui du décanteur primaire. Il contient un grattoir qui tourne à une vitesse de 0,04 m
/ s. au cours de ce bassin, les matières en suspension tombent au fond de la roche, constituant les
boues secondaires (activées) et donc l'eau sort par les tuyaux de trop-plein. Un quartier des boues
évacuées va au système de traitement des boues et donc l'autre au bassin d'aération.
Tableau II.4 : Caractéristique du clarificateur
Dimensions Valeur
Diamètre (m) 46
Hauteur cylindrique (m) 2.82
Volume net unitaire (m3) 3735
Nombre de clarificateur 2

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Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II.9: Décanteur secondaire (clarificateur)

II.4.3 Désinfection par le chlore


Elle est nécessaire lorsque les eaux usées traitées sont rejetées dans un milieu aquatique pour un
usage balnéaire (plages, zones d'activités nautiques ou touristiques) (SATIN, M, SELMI, B.,
(2006). Elle se déroule au cours d'un bassin de 55m de long, 22m de large, 1,8m de haut d'une
capacité de 1867,5m3. La marchandise utilisée est de l'hypochlorite à une concentration de chlore
adéquate à 2g / m3 et un temps de contact de 30min.

Figure II.10: Bassin de désinfection

22
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

II.5 Traitement des boues


II.5.1 Origine des boues
 Les boues Primaire et secondaire : Ils contiennent l'essentiel de la pollution réelle et
colloïdale éloignée de l'eau (dans les décanteurs placés en aval) (SATIN, M, SELMI, B.,
(2006).
 Les boues biologiques : Ce sont les résultats de l'activité vitale des micro-organismes.
Les boues présentent une structure floculée et sont séparées dans des décanteurs
secondaires.

II.5.2 Procédés de traitement des boues


II.5.2.1 Traitement de l’épaississement et de concentration des boues
L'épaississement est que l'initiative de réduire la quantité de boues tout en augmentant la
concentration pour permettre la déshydratation. Le concentrateur statique comporte deux phases
de fonctionnement: La clarification permet d'obtenir un surnageant pauvre en matières en
suspension, l'épaississant est alors considéré comme un décanteur, puis sous l'action de la gravité,
le contenu des boues en matières en suspension progressant (KOLLER, E., (2009).
Avant épaississement :
 la boue primaire est de débit de 735m3/j avec une concentration de 20kg MES/m3,
 la boue biologique est de débit de 1420m3/j avec une concentration de 8.8kg MES/m3,
 la boue mixte est de débit de 2155m3/j et une concentration de 12.6 kg MES/m3.
Après épaississement :
 La boue primaire est de débit de 294m3/j et une concentration de 50kg MES/m3,
 la boue biologique est de débit de 625m3/j et une concentration de 20kg MES/m3, la boue
mixte est de débit de 919m3/j et une concentration de 29.6kg MES/m3.
La capacité volumique de l’épaississeur est de 2155m3/j avec une profondeur de 5.4m, un
diamètre de 30m et une puissance de 0.45 KW.

23
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II.11: Epaississeur

II.5.2.2 Traitements par stabilisation des boues


Le but de la stabilisation des boues aérées est de réduire la quantité maximale de matière
organique possible qui n'est pas dégradée par la disponibilité de l'oxygène par les aérateurs
attachés à Ponts Biton, fonctionnent en alternance 50 minutes à pied 10 minutes d'arrêt. Les
boues peuvent rester dans l'étang jusqu'à 14 jours. La couleur brun chocolat est le signe d'une
excellente stabilisation. Les paramètres mesurables sont: le niveau d'oxygène, la matière sèche, le
pH, la température et la vue microbiologique.

24
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

Figure II.12 : Bassin stabilisateur

II.5.3 Conditionnement des boues


Après épaississement, la boue contient encore une très forte proportion d'eau, ce qui rend difficile
la réduction de son volume. Ils sont intimement liés à la masse colloïdale hydrophile (polymère)
(KOLLER, E., (2009), pour cela il faut le déshydrater.
 Déshydratation
Le but des procédés de déshydratation est de faire passer la boue de l'état liquide à une
consistance plus ou moins solide, ce qui peut évidemment avoir besoin de répondre aux besoins
de la destination finale choisie. (RODIER, (2009)

25
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées
Figure II.13: Section de déshydratation

Figure II.14: Stockage de boues déshydratées

II.5.4 Elimination finale des boues


L'élimination définitive des boues de traitement des effluents semble utile pour la valorisation en
agriculture car elle est riche en élément fertilisant (KOLLER, E., (2009).

II.6. La réutilisation des eaux usées épurées (REUE)


La réutilisation des eaux usées épurées propose de récupérer directement cette eau, de la traiter à
nouveau et de l'utiliser à tous types de fins comme (Baumont. S., 1999).

II.6.1. Usage agricole


Le principal avantage de la réutilisation des eaux usées en culture est plus souvent la disponibilité
de l'eau disponible pour les plantations que la purification par le sol ou la disponibilité de
nutriments. Des mesures doivent être prises pour éviter les dépôts et la corrosion au sein du
réseau de distribution et un traitement préalable de décantation des effluents bruts est dans
l'ensemble des cas à l'irrigation (Monod. J., 1989).

II.6.2. Usage industriel


Les eaux usées après traitement sont souvent une source d'eau vraiment adaptée aux besoins
industriels, en particulier pour le refroidissement et le lavage.
Très souvent, une élimination radicale de la pollution organique est importante et donc le
traitement biologique est alors suivi d'un traitement de finition.
26
Chapitre II : présentation de la STEP de Mostaganem et des procédés utilisés
dans le traitement des eaux usées

L'eau, après un traitement tertiaire vraiment complet, comprenant entre autres une étape de
déminéralisation, a souvent l'habitude d'alimenter des chaudières basses (Monod. J., 1989).

II.6.3. Usage domestique et municipal


La réutilisation des eaux usées traitées chez l'habitant ou au niveau de la ville est réalisable à
différents niveaux de qualité et en cohérence avec plusieurs schémas (Monod. J., 1989) :
 Recyclage partiel à l’intérieur d’immeubles ;
 L’alimentation des réseaux municipaux de lavage (rues, camions) et des réseaux
d’incendies ;
 Réalimentation partielle des nappes d’eaux souterraines, (lits filtrants…) ;
 Constitution des barrières hydrauliques souterraines empêchant l’introduction d’eau de
mer dans les aquifères côtiers ;
 Réinjection dans le circuit d’eau potable.

II.7. Les risques de la réutilisation des eaux usées épurées


II.7.1. Les risques sanitaires
Pour les populations voisines et les consommateurs de produits agricoles. Compte tenu de l'état
de santé endémique local, des méthodes de culture, du mode de vie et du climat, les risques sont
très différents. Cependant, on considère souvent que généralement l'utilisation des eaux usées sur
ou à proximité des usines pour être consommées crues doit être évitée. Gérer la période d'arrêt de
l'épandage aussi car le séchage de la récolte réduit ces risques (Monod. J., 1989).

II.7.2. Les risque pour le sol et les cultures


Colmatage du sol, augmentation de la salinité, ajout de poisons, les propriétés physiques du sol
sont souvent modifiées par les pratiques d'épandage. La structure peut, en particulier, être détruite
par un apport excessif en sodium et une rareté du lessivage (surtout dans les zones à pluviométrie
insuffisante (Monod. J., 1989).

27
CHAPITRE III : MATERIELS ET

METHODES
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

III.1 Objectif
L'objectif principal est de réguler l'efficacité d'élimination des matières minérales et organiques
également en raison de la qualité microbiologique de l'eau avant et après traitement par des
analyses physico-chimiques et microbiologiques.

III.2 Prélèvement
Il existe plusieurs types de prélèvements ; il peut être manuel grâce à une perche où un récepteur
fixé, ou encore automatique grâce à une pompe qui aspire l'eau, Les prélèvements sont effectuées
en trois points essentiels d'échantillonnage à l'entrée et à la sortie de deux préleveurs
automatiques, au niveau bassin d'activation. Des bouteilles en polyéthylène sont utilisées pour la
prise des prélèvements.

Figure III.1 : préleveurs automatiques à l’entrée et sortie de la STEP

III.3 Analyses physico-chimiques

III.3.1 Détermination de pH et Rh
Mode opératoire

1- Prélever environ 100 ml d'eau à analyser et les mettre sous agitation douce,

2- Plonger l'électrode dans le bécher, laisser se stabiliser pendant un court instant puis noter
le pH,

30
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

3- Noter la valeur RH °.

Figure III.2: pH–mètre

III.3.2 Conductivité
Mode opératoire :

1-prenez environ 100 ml d'eau pour rechercher ;

2- plongez l'électrode dans le bécher ;

3-laissez stabiliser pour un flash puis notez la valeur de la conductivité.

Figure III.3: conductimètre

Remarque : le résultat est donné directement en µs/cm

III.3.3 Détermination de MES


Mode opératoire

1- Mesurer le poids du filtre m0


31
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

2- Préparation des filtres

-Laver les filtres à l'eau pour éliminer la poussière,

-Sécher les filtres à 105 ° C pendant au moins 01 heure,

-Laissez-les refroidir dans le dessiccateur,

3-filtration

-Placez le filtre (la partie lisse en bas) sur le média filtrant, -Secouez le flacon d'échantillon, -
Versez un volume approprié de l'échantillon dans le gradué, puis filtrez,

- Relâchez l'aspirateur lorsque le papier est pratiquement sec, - Retirez délicatement le papier à
l'aide d'une pince à bout plat,

-Placer le filtre sur une grille de séchage (capsule), -Sécher le filtre dans l'étuve à 105 ° C pendant
deux heures,

-Mettre dans le dessiccateur pour refroidir et mesurer la nouvelle masse m1.

Expression des résultats

MES= (m1-m0 /v)*1000 (mg/l)

M0: la masse de filtre vide

M1 : la masse de filtre après la filtration

V : volume de la prise d’essai

Figure III.4 : Etuve Figure III.5 : balance

32
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

Figure III.6: Les filtres Figure III.7: Dessiccateur

Figure III.8 : dispositif de filtration

III.3.4 Détermination de la DBO5


Mode opératoire
-Rincer les trois flacons DBO avec l'eau d'échantillon,

-Ajouter la quantité d'échantillons aux flacons,

-Ajouter un inhibiteur dénitrifiant à l'eau purifiée (à éliminer l'expansion des algues),


33
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

-Mettez des barres magnétiques dans les bouteilles,

-Insérez la coupelle en caoutchouc dans le goulot de la bouteille,

-Mettez 4 comprimés de soude NAOH (hydroxyde de sodium) dans la coupelle en caoutchouc


à l'aide d'une pince

-Entrer les flacons au cours d'une étuve BOD5 à T 20 ° C pendant 05 jours,

- lecture automatique des valeurs DBO5 mémorisées en haut des 05 jours.

Figure III.9: Les flacons de la DBO5 Figure.III.10 : Etuve DBO5

III.3. 5 Détermination de la DCO


Mode opératoire

Traverser 10ml de les échantillons (l’eau brute, l’eau épurer, l’eau décanter) plus un essai blanc
d’eau distillée pour l’analyse (dilué si nécessaire) dans la fiole de l’appareil à reflux et ajouter
5ml de la solution de dichromate de potassium et quelques régulateurs d’ébullition à la prise
d’essai et agiter soigneusement.

Ajouter le mélange lentement et avec précaution 15ml d’acide sulfurique –sulfate d’argent au
bécher. Puis agité et ajouté le réfrigérant pour éviter l’évaporation de mélange réactionnel.

Amener le mélange réactionnel à l’ébullition pendant encore 120 min.

La température du mélange réactionnel doit être de 150° C.

Après cette durée d’ébullition, laisser le ballon refroidir et rincer le réfrigérant avec un petit
volume d’eau. Enlever le réfrigérant et diluer le mélange réactionnel à environ 70 ml et le
refroidir à la température ambiante. En fin quelques gouttes de féroïen sont ajoutées.
34
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

L’excès de dichromate de potassium est titré avec une solution de sel de mohr préparé
précédemment, la couleur passe du vert au rouge brique.

Pour l’essai de blanc, en suivant le même mode opératoire mais à la place de l’échantillon mettre
10 ml d’eau distillée.

Remarque : lorsque la couleur change on prend directement le volume.

Expression des résultats :


DCO (mg /l) = (8000*C*(V1 - V2)) / Ve

C: concentration exprimée en mol/l de (NH4) 2Fe (SO4)2 ,6H2O.

V1 : volume de (NH4)2Fe(SO4)2.6H2O, utilisé pour l’échantillon (ml).

V2 : volume de (NH4)2Fe(SO4)2 .6H2O, utilisé pour le blanc (ml).

Ve : volume de la prise d’essai avant dilution (ml).

Figure III.11: Les échantillons de la DCO Figure III.12 : un minéralisateur à 150° C

35
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

Figure III.13 : solution de dichromate Figure III.14 : d’acide sulfurique –sulfate

De potassium d’argent

III.3. 6 Détermination des matières sèches et les matières volatiles sèches


Mode opératoire

1-Mesurer les capsules vides m0.

2-Remplissez les capsules avec un volume particulier et mesurez la charge de la capsule remplie
m1.

3-Placer les capsules dans une étuve à 105 ° C pendant 8 heures et laisser refroidir dans le
dessiccateur puis mesurer la charge de la capsule m2.

4- Placer les capsules dans un four à moufle à 505 ° C puis laisser refroidir dans le dessiccateur et
mesurer la charge de la capsule m3.

Expression des résultats :


MS= (m2- m0 /m1-m0)*1000 (g/l)

Boue déshydratée : MS= (m2-m0 / m1-m0)*100 = %

MVS= (m2 –m3 /m1 –m0)*100 = %

MVS = (ms*mvs% /100) (g/l)

36
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

Figure III.15 : four à moufle à 505 ° C

III.3. 7 Détermination des matières décantables


Mode opératoire :

1- Remplir les connes de 100ml avec l’échantillon (eau brute, eau épuré).

2- Laisser décanter pendant 2h.

3- Dicter la valeur de volume.

37
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

Figure III.16 : matières décantable

III.3. 8 Détermination de la «V30»


Mode opératoire :

1- Il d’échantillon de chaque bassin dans un éprouvette graduée.

2- Laisser une demi-heure (1/2h).

3- Noter la valeur de V30 (ml/l).

Figure III.17 : décantation après 30 min «V30»

38
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

III.3. 9 Détermination des Nitrates NO3-


Mode opératoire

-25 ml d'eau brute et d'échantillons d'eau épuré ;

-0,2 acide acétique ;

-0,5 ml azoture de sodium ;

-Mettre au four à 80 ° C pendant 30 min puis laisser refroidir ;

- ajouter 1 ml de salicylate de sodium et mettre au four à 80 ° C pendant 30 min ;

-Laisser refroidir ;

-Ajouter 1 ml acide sulfurique de puis laissé refroidir 10 min ;

-Ajouter 10 ml de solution alcaline et compléter avec l’eau distillée jusqu'à50 ml ;

-Prendre 10 ml en cuve → alourdir le spectre.

Expression des résultats

x= valeur de spectre ; y=valeur de nitrate

Y=x*(14 / 62)

39
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

Figure III.18 : Spectrophotomètre

III.3. 10 Détermination des Nitrites


Mode opératoire

- régler la cuve sur la valeur 0 (avec l'étiquette rouge) livrée dans la chambre de mesure

- Appuyer sur la touche zéro et retirer la cuvette de la chambre de mesure,

- Ouvrir la cuve de réaction et ajouter 2 ml d'échantillon

- Fermer la cuve avec son couvercle et mélanger le contenu en agitant légèrement

- Ajouter une cuillère graduée n ° 8 (noire) remplie à ras bord de nitrite-101.

- Fermer la cuvette avec son couvercle et dissoudre son contenu en la secouant

- Placer la cuve dans la chambre de mesure. Positionnement

- Appuyez sur le bouton de test et attendez 10 minutes pour le temps de réponse.

Expression des résultats


La mesure s’effectue automatiquement après écoulement du temps de réaction.

Le résultat de la mesure s ‘affiche et indique le nitrite en mg/l.

40
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

III.3.11 Détermination des Ortho Phosphates


Mode opératoire

-Prendre 40 ml de l'échantillon à analyser (EE .ED)

-Ajouter 1 ml d’acide ascorbique

-Ajouter 2ml d'acide molybdate et attendre 30mn

L'apparition de la couleur bleue indique la présence de PO4-3

-Prendre 10 ml dans la cuve puis peser dans le spectre.

Expression des résultats :


Faire la lecture dans le spectre

III.3. 12 Détermination des chlorures


Mode opératoire

-Prendre 5ml d’eau à analyser (EB .EE) avec solution de chlorures à71mg/l)

-Ajouter 2 gouttes de chromate de potassium (coloration jaunâtre) puis agiter

-Titrer avec nitrate d’argent à 0.01 N jusqu'à coloration brun rougeâtre

Expression des résultats :


Cl-(mg/l)=V AgNO3 *71*F

V AgNO3 : volume de nitrate d’argent nécessaire pour le dosage.

F= facteur de correction du titre de nitrate d’argent.

𝑭=1𝐕/ AgNO3

III.3. 13 Détermination de l’azote total


Mode opératoire

 Mettre le réacteur DCO sous tension, porter la température à 105°C.

 Prendre trois tubes de réactif à digestion à l’hydroxyde pour azote total «réactif A» (blanc 0,
(amant ou aval) 1, déversoir 2).

41
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

 A l’aide d’un entonnoir transférer le contenu d’une pochète de réactif au persulfate pour
azote total.

 A l’aide d’une micropipette, transférer 0,5ml de l’échantillon de l’entrée dans le tube de


numéro 1, et 0,5ml de l’échantillon de sortie dans le tube de numéro 2, et 0,5ml d’eau distillée
dans le tube de numéro 0.

 Refermer les tubes, secouer énergétiquement pendant 30 secondes pour homogénéiser.

 Introduire les tubes dans le réacteur chauffé pendant exactement 30 minutes à 105°C.

 Retirer immédiatement les tubes brulants du réacteur, laisser refroidir les tubes à température
ambiante.

 Mettre le spectrophotomètre en marche, appuyer sur programme HACH.

 Sélectionner le programme 395 N total GH TNT appuyer sur démarrer.

 A l’aide d’un entonnoir transférer le contenu d’une pochète de réactif A pour azote total(TN)
dans chaque tubes.

 Refermer les tubes et secouer pendant 15 minutes.

 Appuyer sur l’icône représentant la minuterie.

 Appuyer sur OK une période de réaction de 3 minutes va commencer.

 Lorsque la minuterie retentit, enlever le capuchon des tubes et transférer le contenu d’une
pochète de réactif B pour azote totale dans caque tubes.

 Refermer les tubes et secouer pendant 15 minutes.

 Appuyer sur l’icône représentant la minuterie.

 Appuyer sur OK une période de réaction de 2 minutes va commencer.

 Lorsque la minuterie retentit, prendre trois tubes de réactif C pour azote total.

 A l’aide d’une micropipette, transférer 2ml de blanc (tube numéro 0) dans le premier tube de
réactif C, et 2ml de l’échantillon de sortie (tube numéro 2) dans le deuxième tube de réactif C,
et 2ml de l’échantillon de l’entrée (tube numéro 1) dans le troisième tube de réactif C.

 Refermer les tubes et les renverser plusieurs fois pour homogénéiser, procéder par
mouvement lents et délibérée pour assurer une récupération complète (les tubes subissent une
élévation de température).

42
CHAPITRE III : MATERIELS ET METHODES

 Appuyer sur l’icône représentant la minuterie.

 Appuyer sur OK une période de réaction de 5 minutes va commencer Lorsque la minuterie


retentit.

 Essuyer l’extérieur du blanc et l’introduire dans le compartiment de cuve.

 Appuyer sur ZERO l’indication suivante apparaitre à l’écran : 0 mg/l Essuyer l’extérieur de
tube contenant l’échantillon préparé (entrée et sortie), et l’introduire dans le compartiment de
cuve.

 Lire les résultats. Noter les résultats obtenus.

III.4 Les analyses microbiologiques

III.4.1 Observation microscopique


L’état de la boue peut être déterminé par l'observation au microscope. Plusieurs types de
microorganisme peuvent déterminer la bonne ou la mauvaise boue.

Matériels et méthodes
Avec une pipette en prend une goutte d'eau de l'échantillon à tester et on la dépose sur une lame
bien propre que l'on nettoie avec de l'eau distillé en couvre avec une lamelle. En règle la lumière
du microscope pour qu’elle soit bien milieu en dépose notre lame sur le port lame et en choisie
l'objectif voulu.

43
Chapitre IV : Résultats et
discussion
Chapitre IV : Résultats et discussion

IV.1 Résultats des analyses physico-chimiques


Après analyse physico-chimique, les résultats obtenus ont été récapitulés dans des tableaux et
interprétées par des courbes.

Tableau IV.1 : Résultats de mesure du débit, pH, la température, la conductivité, les MES à
l’entrée et la sortie de la STEP (eau brute, eau épuré).

Paramètre pH Température Conductivité MES


(°c) (µs/cm) (mg/l)
Les dates EB EE EB EE EB EE EB EE
23/02/2019 7,74 7,74 13,3 8,1 1659 1609
24/02/2019 7,69 7,73 11,3 12,5 1680 1620
25/02/2019 7,78 7,74 12,5 13,1 1725 1717
26/02/2019 7,75 7,75 9,0 8,8 1418 1518
27/02/2019 7,53 7,59 8,4 8,8 1498 1451
01/03/2019 7,70 7,69 10,1 10,3 1633 1610
02/03/2019 7,65 7,76 9,2 12,2 1940 1891
03/03/2019 7,77 7,73 10,4 10,3 1755 1688
04/03/2019 7,30 7,84 15,8 18,3 1894 2150
05/03/2019 7,58 7,72 9,9 19,1 1766 1688

Tableau IV.2 : Résultats de mesure d’azote total, PO43-, NO2-, NO3- à l’entrée et la sortie de la
STEP.

paramètre NTOTAL PO43- NO2- NO3- NH+4


Les dates EB EE EB EE EB EE EB EE EB EE
23/02/2019 29 28 4,5 3,86 0,099 0,199 0,509 9,77 35,6 28,2
26/02/2019 49 42 5,82 7,82 0,172 0,211 0,659 7,61 35,6 35,2
01/03/2019 39 33 6,14 8,28 0,138 0,192 0,566 8,48 29,2 24,2
04/03/2019 5,15 7,22 0,149 0,178 0,711 6,15 35,2 29,4

Tableau IV.3 : Résultats de mesure de DCO et DBO5 à l’entrée et la sortie de la STEP.

45
Chapitre IV : Résultats et discussion

paramètre DCO (mg/l) DBO5 (mg/l)


Les dates EB EE EB EE
23/02/2019 566,08 64,96 230 12
24/02/2019 492,2 59,8
25/02/2019 446,88 45,60
26/02/2019 501,6 63,84 300 14
27/02/2019 404,80 64,40
01/03/2019 547,52 64,96 300 18
02/03/2019 547,52 69,60
03/03/2019 552,16 69,6
04/03/2019 603,20 46,40 250 12
05/03/2019 644,96 74,24

IV.2. interprétation des résultats

1-pH

7,9
7,8
7,7
7,6
7,5
7,4
Ph EB
7,3
Ph EE
7,2
7,1
7

Figure IV.1: graphe représentant la variation du pH des eaux brutes et des eaux épurées

Les valeurs de pH des eaux usées avant traitement sont comprises entre 7,30 et 7,78, avec une
moyenne de 7,54.

En ce qui concerne les eaux traitées, elles ont enregistré un pH compris entre 7,59 et 7,84, avec
une moyenne de 7,71, respectant la norme de rejet délimitée entre 6,5 et 8,5. Les bactéries des
boues de la station favorisent la croissance dans ce milieu légèrement basique.

46
Chapitre IV : Résultats et discussion

2- température

25

20

15

10 Température (°c) EB
Température (°c) EE
5

Figure IV.2 : graphe de la variation de la température des eaux brutes et des eaux traité

La température est un facteur qui intervient dans l’augmentation de l’activité bactérienne et


l’évaporation de l’eau dans le milieu aquatique. Les résultats obtenus (Figure IV.2) montrant

Que les valeurs de température se situent dans un intervalle qui va du minimum de 8,4C° au
maximum de 15,8C° à l’entrée et entre 8,1C° et 19,1C° pour les eaux épurées.

Ces valeurs sont en fonction de l’heure de prélèvement et des conditions météorologiques et


elles sont dans les normes <30.

3-condictivité

2500
2000
1500
1000
Conductivité (µs/cm) EB
500
Conductivité (µs/cm) EE
0
23/02/2019
24/02/2019
25/02/2019
26/02/2019
27/02/2019
28/02/2019
01/03/2019
02/03/2019
03/03/2019
04/03/2019
05/03/2019

Figure IV.3 : graphe représentant la variation de la conductivité des eaux brutes et les eaux
traitées
47
Chapitre IV : Résultats et discussion

La conductivité permet d’apprécier le degré de minéralisation de la mesure ou la plupart des


matières dissoutes dans l’eau se trouvent sous forme d’ions charges électriques.

Les résultats obtenus (Figure IV.4) montrant que les valeurs les plus faibles ont été enregistrées
avant et après le traitement entre 1418(µs/cm) et 1451(µs/cm). Par contre une grande valeur a été
enregistrée entre 2150 (µs/cm) à la sortie que ne répond pas aux normes l’OMS [200 ; 2000].

4. matière en suspension
On a pas des résultats parce qu’ on n’a pas terminé notre stage à cause de la crise sanitaire.

5. azote total

60
50
40
30
NTOTAL EB
20
NTOTAL EE
10
0

Figure IV.5: graphe représentant la concentration l’azote total des eaux brutes et épurées

Nos résultats (Figure IV.5) montrant que la valeur de l’azote total avant traitement enregistrée
entre 29 mg/l minimal et maximal 49 mg/l.

La valeur de l’azote total des eaux traitées enregistrée entre 28mg/l minimal et 42mg/l maximal.
Ces valeurs sont inferieur à la norme qui est de l’ordre de 50 mg/l.

48
Chapitre IV : Résultats et discussion

6- des Ortho Phosphates

9
8
7
6
5
4
PO4 EB
3
PO4 EE
2
1
0

Figure IV.6: graphe représentant la concentration de l’Ortho Phosphate des eaux brutes et
épurées

On remarque d’après les résultats obtenus (Figure IV.6) que la valeur de ortho phosphate d’eau
brute est de 4,5 mg /L minimale et de 6,14 mg/l maximale.

Par contre la valeur d’ortho phosphate d’eau épurée enregistré des valeurs comprises entre
3,56mg/l minimale et 8,28 mg/l maximale. Le phosphate est utilisé pour protéger leur forme de
corps par l’adsorption au cours du traitement biologique.

7- nitrite

0,25

0,2

0,15
NO2- EB
0,1
NO2- EE
0,05

Figure IV.7: graphe représentant la concentration des nitrites des eaux brutes et épurées

49
Chapitre IV : Résultats et discussion

Nos résultats obtenus (Figure IV.7) montrant que la concentration des nitrites des eaux brutes
enregistrée de 0,099mg/l minimale et 0,172mg/l maximale.

Et dans l’eau traitée la valeur minimale est de 0,159 mg/l et la valeur maximale est égale à
0,211mg/l.

Ces valeurs sont inferieur à la norme qui est de l’ordre <1mg/l.

8- nitrate

12

10

6
NO3- EB
4
NO3- EE
2

Figure IV.8: graphe représentant la concentration des nitrates des eaux brutes et épurées

On remarque que la concentration des nitrates à l’entrée est de 0,509mg/l minimale et 0,711mg/l
maximale.

Les concentrations des nitrates à la sortie est de 6,15mg/l minimale et de 9,77mg /l maximale.

Ces résultats ne sont pas dans les normes.

50
Chapitre IV : Résultats et discussion
9- ammonium

40
35
30
25
20
NH+4 EB
15
NH+4 EE
10
5
0

Figure IV.9: graphe représentant la concentration des ammoniums des eaux brutes et épurées

Nos résultats obtenus (Figure IV.9) la valeur d’ammonium avant traitement enregistrée est de
29mg/l minimale et la valeur maximale est 35,6mg/l.

La valeur d’ammonium après traitement est 24,8mg/l minimale et de 35,2mg/l maximale.

10- la demande chimique en oxygène

Figure IV.10: Graphe représentant la concentration de la DCO des eaux brutes et traitées

51
Chapitre IV : Résultats et discussion

On remarque que les valeurs de la DCO de l’eau brute est variable, elles oscillent entre 404,8mg/l
minimale et 644,96mg/l.

Concernant l’effluent traité, les valeurs enregistrées de la DCO sont inférieure à celle de l’eau
brute, elle est entre 45,6mg/l minimale et 74,24mg/l maximale. Ces valeurs sont inferieur à la
norme qui est d’ordre <90mg/l.

11- demande biologique en oxygène pendant 5 jours

350

300

250

200

150 DBO5 EB
100 DBO5 EE

50

Figure IV.11: graphe représentant les résultats de la DBO 5 des eaux brutes et traitées

Les résultats obtenus Figure IV.11, la valeur minimale de la demande biologique en oxygène
(DBO5) des eaux d’entrée est 250mg/l et la valeur maximale est 300mg/l.

Les valeurs de la DBO5 dans les eaux de sortie est 12mg/l minimale et 18mg/l maximale, elle est
inférieur aux normes 30mg/l.

52
Conclusion
Conclusion

Les eaux usées ont des origines différentes. On distingue en particulier les eaux usées
domestiques des eaux usées industrielles. Celles-ci contiennent différents polluants qu'il faut
éliminer avant le rejet de ces eaux en milieu naturel. Ces polluants sont éliminés par le biais de
stations d'épuration. Il existe différents types de station d'épuration qui traite les eaux usées de
différentes manières. Le traitement diffère surtout dans la chaîne biologique. Les boues activées
peuvent être utilisées et mises en parallèle aux roseaux. Les eaux usées sont traitées dans le but
d'être rejetées en milieu naturel. Elles se doivent de respecter certaines normes de dépollution.

Ce travail s'était fixé comme objectif principale de contrôler le traitement des eaux usées par les
procédés a boue activée utilisé par la station de traitement des eaux-ONA de Wilaya de
Mostaganem. Les points de prélèvement choisis pour ça, sont l'eau usée brute à l'entrée de la
station de traitement, ainsi que l'eau usée à la sortie.

Les résultats obtenus permettent de conclure que les procédés de traitement utilisés au niveau de
la station sont efficaces à l’ exception de quelques paramètres.

En perspective de ce travail, nous suggérons :

-Ces eaux nécessitent un traitement tertiaire pour l’abattement du taux des micro-organismes et
pour l’élimination totale des nitrites, nitrates et du phosphore dans le but d’utiliser les eaux
épurées dans l’irrigation.

-UN suivi périodique de détermination du niveau de qualité sanitaire des eaux

Usées traitées, en sortie de la station.

54
Références bibliographiques

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2) BAUMONT S, Camard J-P, Lefranc A, Franconi A 2004). Réutilisation des eaux usées:
risques sanitaires et faisabilité en Île-de-France. Rapport ORS, 220p.

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4) www4.ac-nancy-metz.fr/ia54 circos/ienstmax/sites/ienstmax /IMG/pdf_pdf_Les eaux usées et


leur épuration.pdf.

5) KOLLER, E., (2009). Traitement des pollutions industrielles, Eau, Air, Déchets, Sols, Boues, 2
éme édition, Dunod, 569p.

6) SATIN, M, SELMI, B., (2006). Guide technique de l’assainissement, 3 éme édition le moniteur
référence technique, Paris, 726p.

7) Chellé F., Dellale M., Dewachter M., Mapakou F., Vermey L, (2005)., L'épuration des eaux :
pourquoi et comment épurer Office international de l'eau, 15p.

8) BADAI-GONDARD, F., (2003). L’assainissement des eaux usées, édition Technicité, France,
227p

9) AUDIC, J-M., (2002). Guide de traitement des eaux usées urbaines, édition Lyonnaise des eaux
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10) RODIER, (2009). « (L'analyse de l'eau » 9éme édition, Dunond, Paris.

11) Asano T, (1998). Wastewater reclamation and reuse. Water quality management library, 1475p.

12) Desjardins R, (1997). Le traitement des eaux. 2éme édition. Ed. Ecole polytechnique Lausanne.

13) Afir D et Mezaoua, (1984), « Application et dimensionnement d'un procédé de coagulation


floculation pour le traitement des eaux résiduaires de la papeterie de Baba Ali », mémoire
d'ingéniorat, école nationale de polytechnique.

14) JOHANET Benoit, JOHANET Vincent. Guide de l’eau 2004-2005. 34e édition. Paris : Les
éditions Johanet, 2004, pp63-64, 296p. ISBN-10: 2900086523

15) Mémoire, DERRAG Yassamina, 2019, Conception & Réalisation d’un Banc de Traitement des
Eaux Usées (BTEU), p9

16) Baumont. S., 1999. Réutilisation des eaux usées épurées : risques sanitaires et faisabilité en Île-
de-France. 176p

17) Journal réflexion. Octobre 2016, Mostaganem,

18) Monod. J., 1989. Mémento technique de l’eau. Tome I. 1989. Ed : Degrémont. 9éme édition.
592p
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ANNEXE

Tableau 1 : Les normes internationales des paramètres physico-chimiques d’un rejet.

Paramètre Unité Normes utilisées (OMS)


physicochimique
pH - 6.5-8.5
DBO5 Mg/l <30
DCO Mg/l <90
MES Mg/l <30
NH4+ Mg/l <0.5
NO2 Mg/l 1
NO3 Mg/l <1
P2O5 Mg/l <2
Température (T) C° <30

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