L’amortissement accéléré et l’amortissement dérogatoire sont deux méthodes comptables
permettant d’amortir un bien de manière plus rapide que l’amortissement linéaire classique.
• Amortissement accéléré : Il consiste à appliquer des taux d’amortissement plus
élevés en début de vie du bien. Il est souvent utilisé en fiscalité pour inciter les investissements en
permettant une déduction plus rapide des charges.
• Amortissement dérogatoire : Il correspond à la différence entre l’amortissement
comptable (linéaire ou dégressif) et un amortissement fiscal autorisé par la loi pour des raisons
d’optimisation fiscale. C’est une technique d’amortissement extra-comptable, utilisée uniquement
pour ajuster le résultat fiscal.
2. Pourquoi faire un amortissement accéléré ou dérogatoire ?
L’objectif principal est d’optimiser la fiscalité des entreprises :
✅ Réduction de l’impôt : En augmentant les charges d’amortissement en début de vie d’un actif, le
bénéfice imposable est réduit.
✅ Encouragement aux investissements : L’État autorise ces mécanismes pour stimuler certains
secteurs en facilitant le renouvellement des équipements.
✅ Alignement fiscal : L’amortissement dérogatoire permet de se conformer aux règles fiscales tout en
conservant un amortissement comptable normal.
Le coût d'acquisition est formé :
a) du prix d'achat augmenté des droits de douane et autres impôts et
taxes non récupérables et diminué des réductions commerciales
obtenues et des taxes légalement récupérables ;
b) des charges accessoires d'achat y afférentes, tels que :
- transports
- frais de transit
- frais de réception
- assurances - transport ...
à l’exclusion des taxes légalement récupérables.
Sont cependant à exclure des charges accessoires d'achat des immobilisations les frais
d'acquisition d'immobilisations qui consistent en :
- droits de mutation (enregistrement) ;
- honoraires et commissions ;
- frais d'actes.
Ces frais sont à inscrire en " charges à répartir sur plusieurs
exercices ", et amortir sur cinq exercices au maximum.
c) des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien,
en état d'utilisation à l’exclusion des frais d'essais et de mise au point
qui sont à classer dans les charges de l’exercice ou, le cas échéant,
susceptibles d'être répartis sur plusieurs exercices.
Les frais généraux et les charges financières engagés pour
l’acquisition d'immobilisations sont exclus du coût d'acquisition de
ces immobilisations.
Toutefois, dans le cas exceptionnel d'un délai d'acquisition supérieur
à un an, les frais financiers spécifiques de préfinancement se
rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût
d'acquisition de ces immobilisations ; avec mention expresse dans
l’ETIC (AI).
2) Le coût de production des immobilisations est formé de la somme :
• du coût d'acquisition des matières et fournitures utilisées pour la
production de l’élément ;
• des charges directes de production tels les charges de
personnel, les services extérieurs, les amortissements ;
• des charges indirectes de production dans la mesure où elles
peuvent être raisonnablement rattachées à la production de
l’immobilisation.
Toutefois, ce coût de production réel et complet comprend pas, sauf
conditions spécifiques de l’activité à justifier dans l’ETIC (AI) :
• les frais d'administration générale de l’entreprise ;
• les frais de stockage ;
• les frais de recherche et développement ;
• les charges financières.
Néanmoins le coût de production des immobilisations peut comprendre le
montant des intérêts relatifs aux dettes contractées pour le financement de
cette production depuis le " préfinancement " spécifique jusqu'à la date
normale d'achèvement de l’immobilisation ou de sa mise en service si elle
est exceptionnellement antérieure à cette date.
Mention doit être faite dans l’ETIC de cette inclusion de charges
financières.