Droit des personnes : principes et sources
Droit des personnes : principes et sources
Introduction
Le droit des personnes est l'ensemble des règles de droit relatives à l'existence de la
personne, à son statut. Il ne s'agit pas d'examiner le contenu des prérogatives juridiques de la
personne mais de s'intéresser aux titulaires de droit en tant que telles sans savoir égard à la
diversité des droits dont il peut être investi.
Les sources du droit des personnes : termes de l'article 34 alinéa 2 de la constitution: c'est
la loi quu fixe les règles concernant l'État et la capacité des personnes de même que les règles
relatives au respect de la vie privée au nom, au prénom, domicile , aux actes de l'état civil et
aux incapacités. Le pouvoir réglementaire n'est compétent que pour déterminer des modalités
d' application des règles légales. Ces règles régalées sont pour l'essentiel réunies dans le code
civil et plus précisément dans le livre 1er du code civil: intitulé “des personnes”. → article 7 a
515 - 3.
En réalité dans ce livre premier les titres 5 à 10 sont consacrés à la famille, ce qui démontre la
perméabilité des droits des personnes et de la famille. Nous parlerons de cela au semestre 2.
Existe - il un droit des personnes en dehors du code civil? Il existe en dehors du code civil
des règles relatives aux droits des personnes. Ex: code de commerce (sociétés commerciales)
, code du travail (syndicats..) , code de la santé publique (accès PMA).
Il y a t - il une place pour la jurisprudence comme source de droit? Bien évidemment que
oui, dans l'interprétation, l’application des règles de droit, la jurisprudence française joue un
rôle important. Par exemple cest a la cour de cassation qu’on doit une approche du statut de
l’embryon, du foetus, du statut du cadavre, changement de sexe.
Il faut tenir compte qu’à côté de la jurisprudence française, il existe la jurisprudence
européenne. la cour europenne des droits de l’homme a elle aussi orienter des regles
nouvelles en droit de personnes: jurisprudence europenne sur le droit de mourir, le
transexualisme et le changement de sexe, l’interidction de l’esclavage et du travail force. Le
droit des personnes a été créé pour les personnes physiques (humaines) avec une triple
mission. La 1er mission est de déterminer les personnes (revenir à une summa-divisio entre
les personnes), la 2eme est d'identifier les personnes, et le 3eme est de les protéger. Les
personnes ont la personnalité juridique (aptitude à être titulaire de droit et être assujettis à des
obligations), les personnes sont des sujets de droit alors que les biens sont des objets de droit.
Le droit des personnes distingue les personnes des choses, ce qui n'est pas une personne et
n'aura pas la personnalité juridique sera donc une chose. Par ex, le droit des personnes
répondra à la question de si l'animal est une personne ou un bien ? Le droit des personnes va
appréhender l'animal comme un bien, l'animal n'est pas sujet de droit, il va être objet de droit
mais c'est un objet particulier / atypique. C'est pourquoi l'article 515-14 du code civil vous
précise « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité sous réserve des lois qui les
protègent, les animaux sont soumis au régime des biens”. Cet article est à la charnière du
livre 1er des personnes et du 2ème des biens. Le droit des personnes va faire œuvre
d'individualisation au sein de la société et au sein de la famille. La famille étant la cellule de
base de la société.
Comment faire œuvre d'individualisation? tout simplement en attribuant a la personne un
nom de famille, un prenom, un sexe, un domicile…
Ainsi déterminer, la personne pourra être acteur de la société, par exemple en agissant en
justice, en disposant d'un patrimoine, en passant des actes juridiques , en répondant de ses
faits juridiques. Protéger les personnes, en leur reconnaissant certains droits que l'on appelle
les droits de la personnalité. exemple: le droit à l'image, le droit à l'honneur, le droit à la
dignité et au respect du corps humain. Mais au-delà de ces droits de la personnalité, il va
assurer aux plus faibles une protection particulière aux plus faibles, aux mineurs et certains
majeurs dont les facultés sont atteintes, altérées. Cette protection passera par des systèmes
d'assistance ou de représentation dans l'accomplissement des actes de la vie juridique.
Est ce qu'un mineur ne peut signer un contrat de bail? Est ce que personne atteint d'alzheimer,
besoin d'une protection particulière?
Le droit opère un partage du monde sensible entre deux grandes catégories , les personnes et
les biens. La personne est “l'être qui jouit de la personnalité juridique, c'est-à- dire qui jouit
l'aptitude à un être titulaire de droit et assujetti à des obligations” les personnes sont donc des
sujets de droit autours desquels tout le système juridique du code s'organise. Les personnes,
(livre 1 du code civil), dispose de droits sur des biens, qu'elles échangent grâces à des
conventions (livre 3 du code civil) qu'elles garantissent par des sûretés (livre 4), la notion de
personne va en réalité englober 2 catégories de personnes: les personnes physiques (être de
chair et de sang, des personnes humaines), et de l'autre, les personnes morales. par
mimétisme avec les personnes physique, le droit a ensuite créer un autre type de personne, les
personnes morales qui vont permettre le regroupement autour d'intérêt communs : sociétés
(civiles, commerciales), associations, fondations qui sont des personnes morales de droit
privé les plus courantes. Il coexiste des personnes morales de droit public: region,
departement, commune, union européenne... Parce qu’il y a dualité de personnes, c'est
pourquoi le lexique des termes juridiques proposent la définition suivante de personnalité
juridique: aptitude à être sujet de droit, qui est reconnue pleins droits automatiquement de
tous les êtres humains , et sous certaines conditions, variable selon leur nature, aux personnes
morales.
Le droit est confronté aujourd'hui à des nouvelles questions, doit - il à côté des personnes
physiques et morales, faire une place (étendre la personnalité juridique à d'autres “personnes”
(à la nature, aux animaux, robots)? On va observer que depuis 1804, que le statut de l'animal
a considérablement évolué, il n'était qu'une simple chose , un bien que les personnes
pouvaient approprier, il est aujourd'hui un bien particulier dans article 515-14 → bénéficie
d’un statut hybride. Il bénéficie d'une protection → contre différent types de violences mais
il demeure une chose qui peut être appropriée: un animal peut être un bien par destination,
affectation à perpétuelle demeure (troupeaux de vache).
Ambiguïté du statut animal: - Arrêt du 17 février 2016, → pourvoi 15 -14 121 , cet arrêt
reprend cette formule a propos d'un cheval : “un cheval sous réserve de la protection qu'il lui
est dû en tant qu animal , être vivant doué de sensibilité, et soumis aux régimes des biens et
comme tel susceptible d'appropriation dont la preuve peut être rapportée par une possession à
titre de propriété. Certes il a une protection particulière car être doué de sensibilité mais ça
reste un bien (peur d'être approprié par un être humain).
lecture→ rapport de la cour de cassation “la propriété de la jp dans la cour en cassation.”
Pour les personnes physiques la personnalité juridique s'acquiert par la naissance de l'être
humain viable. Toutefois par le jeu de fiction juridique , la personnalité juridique retroagi
parfois au jour de la conception à la suite : l'enfant né vivant et viable et que cava dans son
intérêt. Elle disparaît au décès sur lequel sera dressé un acte de décès. parfois ce dernier est
inconnu ou incertain. dans ces hypothèses incertaines, inconnus , le droit organise des
procédures (l'absence, la disparition) qui permettent d'aboutir à l'extinction de la personnalité
juridique sans qu'un cadavre soit à disposition = psk il s'agit de mort incertaine, il est possible
de faire renaître la personne (retour à la vie) en cas de retour après une absence.
La personnalité juridique s'acquiert par la naissance de l'être humain vivant et viable. Par
exception, parfois on va rétroagir la réquisition au jour de la conception.
Section 2 : La mort
La mort va marquer la fin de la personnalité juridique comme elle marque la fin de la vie.
On va opposer l'hypothèse d'une mort certaine.
§ 1. La mort certaine
Le premier critère est celui de l'arrêt du coeur et la circulation sanguine qu'on retrouve dans 2
circulaires (3 février 1948, 19 septembre 1958)
- artériotomie : incision chirurgicale de la paroi d'une artère
- l'épreuve de la fluorescéine fluorescéine d’icard → la coloration après une injection
fluorescéine
- signe de éther→ injection sous cutanée d’éther qui sera expulsé à l'injection si la
personne est mort
§ 2. La mort incertaine
Ce sont des hypothèses ou il n'est pas possible de savoir si la conviction que la personne est
encore en vie sans pour autant la certitude qu'elle est dors et déjà décédée. Le code civil nous
amène à distinguer 2 hypothèses.
A. L’absence
article 112 → “ l'absence est le fait pour une personne de savoir cesser de paraître au lieu de
son domicile ou de sa résidence sans que l'on ai plus eu de nouvelle” ou aujourd'hui avec les
réseaux sociaux sans activer dessus.
1. La présomption d’absence
Article 112 à 121 du code civil . La personne a cessé de paraître à son domicile de résidence
sans donner des nouvelles au juge des tutelles peut être saisi à la demande de partie intéressée
(conjoint, père, fille) ou de ministère public (procureur de la république) afin de constater
qu'il y a une présomption d' absence . il désignera souvent parmi les proches, une personne
qui peut représenter la personne présumée absente dans l'accomplissement des actes de la vie
juridique administrative du patrimoine). le présumé absent peut être aussi débiteur de
sommes (ex pere mere d'un enfant ) le présumé absent peut être appelé à une succession qui
aura une vocation à être partagé, le représentant participera au partage sauf opposition
d'intérêt. Dans ce cadre, le représentant sera en conflit d'intérêt avec la personne absente
absente dans cette succession. En cas de détection d'une difficulté, le procureur de la r peut
saisir le juge des tutelles au fin de remplacement du représentant. Pendant cette période de
présomption d'absence, le présumé absent peut reparaître, il devra demander au juge des
tutelles que la mesure prenne fin, il reprendra l'administration de son patrimoine et retrouvera
les biens dans leurs états.
Synthèse
Pendant cette première phase le présumé absent est présumé vivant, il conserve donc la
personnalité juridique, son mariage / son pacs éventuels n'est pas dissout par la présomption
d'absence et sa succession n'est pas ouverte.
2. La déclaration d'absence
Article 122 à 132 du code civil, il peut y avoir déclaration judiciaire d'absence dans deux
hypothèses. D'une part, il s'est écoulé 10 ans depuis le jugement ayant constaté la
présomption d'absence, ou or toute présomption d'absence, il s'est écoulé plus de 20 ans avoir
eu de nouvelles de l'intéressé. Cette procédure sera précédée de différentes mesures de
publicité au fin d'information des tiers et surtout de l'intéressé, en absence de nouvelles de
l'intéressé, le juge des tutelles peut être saisi d'une requête aux fins de déclaration d'absence.
Ce jugement sera transcrit dans les actes de l'état civil et emportera tous les effets d'un décès:
les mesures prises par le jugement présumant l'absence prennent fin, étant considéré comme
décédé, son mariage ou son pacs éventuels est dissout de pleins droits et sa succession
s'ouvre. Si l'intéressé reparaît après le jugement déclaratif d'absence, il devra solliciter
l'annulation dudit jugement, même malgré cela, la dissolution du mariage ou du pacs reste
active. Qu'en est-il de sa succession? Les héritiers doivent lui restituer ses biens dans l'état où
ils se trouvent actuellement. Si un bien a été aliéner, la restitution se fera du prix reçu. Si les
biens en cause ont générés des revenus, une restitution des revenus est due.
B. La disparition
Article 88 envisage deux hypothèses dans lesquelles un jugement constatant la disparition
d'une personne peut être rendue
- Disparition d'une personne « dans des circonstances de nature à mettre sa vie en danger, tel
qu'un naufrage, un accident aérien, un incident ou une catastrophe naturelle ». Ici la mort
n'est pas certaine mais la probabilité du décès a conduit le législateur à mettre en place cette
procédure simplifiée Le décès de l'intéressé est certain mais le cadavre n'a pas été retrouvé.
Le jugement constatant la disparition déterminera / fixera la date du décès. A cette date,
l'intéressé sera considéré comme mort et perdant la personnalité juridique, son mariage... sera
dissout de pleins droits et sa succession s'ouvrira.
Conclusion : jusqu'en 1854, le droit français connaissait une sanction dite de la mort civile, il
s'agissait d'une sanction prononcée judiciairement. L'intéressé, frappé par la mort civile,
perdait la plupart de ses droits, au point de n'avoir quasiment plus la personnalité juridique
(ex, succession ouverte, mariage dissous, il ne pouvait plus conclure aucun acte juridique.
Cette mort civile pouvait dans des circonstances exceptionnelles écoper de la personne:
protesio religiosa, considérant que entrant dans un ordre religieux il n'en a plus besoin. Elle a
été abolie en 1854.
La question de l'existence des personnes morales a nourri un instance débats doctrinale que
l'on peut résumer à partir de 2 aphorismes, tantôt attribués à León Duguit tantôt à Gaston
Jèze, « je n'ai jamais déjeuné avec une personne morale » façon humoristique de contester
leur existence, en réponse, jean Claude soyer dis, « moi non plus mais je l'ai souvent vu payer
l'addition ». De ces aphorismes deux théories ont été mobilisée pour justifier l'existence des
personnes morales et donc la reconnaissance d'une personnalité juridique aux personnes
morales.
- Théorie de la fiction (Savigny): « en 1855 ». Pour lui, l'être humain est le seul véritable
titulaire de droit, reconnaître une personnalité à des groupements ne peut dès lors, selon lui,
que relever d'une fiction juridique. Il s'agit en réalité d'une concession faite par le législateur
pour permettre à ces groupement d'accéder à la vie juridique.
- Théorie de la réalité (Michaud) : 1932, cette théorie s'oppose à la précédente en
considérant que la volonté les buts poursuivis par les groupements leurs sont propres et ne se
confondent pas avec ceux de leurs membres. Ce ne serait pas une concession faite par la loi
mais un donné acte d'une existence qui s'impose aux législateurs. On peut déduire de la
jurisprudence, la consécration de la théorie de la réalité, arrêt de cour de cassation, deuxième
chambre civil 28 janvier 1954 pourvoi 54-07.081: « la personnalité civile n'est pas une
création de la loi, elle appartient en principe à tout groupement pourvus d'une possibilité
d'expression collective pour la défense d'intérêt licites dignes par suite d'être juridiquement
reconnus et protégés. Le législateur a le pouvoir dans un but de haute police de privé de la
personnalité civile telle catégorie déterminée groupement ». (ex, la loi peut donc priver
certains groupements de la personnalité juridique : les fonds communs de placement et les
sociétés en participation n'ont pas, par la loi, la personnalité juridique loi du 23 décembre
1988. A l'inverse, la loi peut décider d'accorder à certains groupements la personnalité
juridique alors qu'il n'en remplirait normalement pas les conditions, la loi accorde la
personnalité juridique à l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, une société à
associé unique qui poursuit un intérêt individuel).
La seconde différence avec les personnes physiques est qu’on ne peut pas faire rétroagir
une personnalité juridique. La responsabilité est la rançon de la personnalité si bien
qu’il est possible d’engager la responsabilité civile voir pénale d’une personne
morale:
- Civile : peut être engagée pour son fait personnel ou en raison d'actes illicites commis
par ses organes. La personne morale est aussi responsable du fait d’autrui lorsque le
dommage est causé par l’une des personnes sur lesquels elle exerce un contrôle
permanent ou un pouvoir de direction (ex, société commerciale se sont entendues pour
harmoniser les prix et éviter la concurrence au dépend des cons, une association de
défense peut agir contre c’est une faute de la société (par ex, une société de:
- transport par route (camions) et l’un de ses chauffeurs à un accident, c’est la
responsabilité civile de la société)
- Pénale : les personnes morales à l’exclusion de l’état engagent leurs responsabilités
pénales pour les faits commis pour leur compte par l’un de leurs organes ou de leur
représentant. (article 122-2 du code pénal) la chambre criminelle de la cour de
cassation admet parfois que la responsabilité pénale d’une personne morale puisse
être engagée par des faits commis par de simples salariés
Il est vrai que le nom, notamment son attribution mais aussi son changement ne relève pas du
plein pouvoir du bon vouloir de la personne, en dehors de l’utilisation commerciale du nom,
il permet une patrimonialisation et bien le nom est inaliénable, intangible, indisponible. Le
nom est le premier vecteur d’individualisation au sein de la société et au sein de la famille.
On comprend qu’il y a un intérêt étatique fort.
Dans le même temps, les lois les plus récentes ont introduit une dose de volonté individuelle
dans l’attribution et dans le changement.
Exemple : la loi du 4 mars 2002 a permis aux parents de choisir le nom de famille de leur
enfant (nom du parent 1 ou parent 2).
Exemple : désormais l’enfant adulte dispose d'une faculté simplifié de changement de nom de
famille auprès de l’officier de l’état civil.
Exemple : art 326 du Code Civil va autoriser l’accouchement sous X, cad autorisé une femme
a refuser de décliner son identité au moment de l’accouchement (masqué son identité).
Les textes supranationaux renforcent cette idée que le nom serait un objet de droit, d’un côté
la CID (convention internationale des droits de l’enfant), elle stipule de son article 7
paragraphe 1, que l’enfant a droit à un nom dès sa naissance. L’art 8 de la CEDH protège le
droit au respect de la vie privée et familiale, et la Cour européenne va juger que le nom en
tant qu’élément de l’identité de la personne doit être protégée.
Si on l’admet qu’il existe un droit sur le nom, il ne s’agit certainement pas d’un droit de
propriété, qui est un droit absolu. Il s’agit plus certainement d’un droit de la personnalité.
§ 1 L’attribution du nom
L’attribution du nom peut recouvrir de plusieurs mécanismes :
Il peut s’agir au sens stricte de l’attribution d’un nom de famille consécutivement à
l’établissement ou à la contestation d’un lien filiation.
Il peut s’agir dans une approche plus large de l’attribution d’un droit d’usage sur un nom.
Ces deux mécanismes doivent être clairement distingués car ils ne portent pas les mêmes
effets. L’attribution d’un nom de famille le rend transmissible aux descendants par opposition
le nom d’usage attribué à une personne est intransmissible. Et il peut même être consenti
pendant une période déterminée.
A. L’attribution d’un nom transmissible
Idée 1 : les règles relatives à la dévolution du nom sont le reflet des conceptions du
législateur s’agissant de la famille. Or le droit de la famille a connu des évolutions
importantes sur les trois dernières décennies qui ont conduit à une adaptation, modification,
réforme des règles de dévolution du nom. Antérieurement, la dévolution du nom était
mécanique, automatique, elle se faisait ex-léguer par la simple application de la loi. Le nom
dévolu était en principe le nom du père. Aujourd’hui, le nom de famille est marqué par un
principe d’égalité au sein du couple, entre les parents, qui a conduit à abandonner cette
prévalence du nom du père.
Textes : loi du 4 mars 2002 , 18 juin 2003, ordonnance du 4 juillet 2005, loi du 16 janvier
2016 et loi du 2 août 2021. Au terme de ces textes, nous avons un principe d’égalité de
traitement entre les parents dans la dévolution du nom qui conduit à les autoriser à choisir les
noms de l’enfant (possibilité double nom) et la loi à titre subsidiaire, prévoit une règle
supplétive (règle qui s’applique à défaut de) en cas de désaccord ou d’absence de choix des
parents. Depuis la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique, est autorisé : l’accès à la PMA
pour les couples de femmes et l’établissement d’un double lien de filiation maternelle par une
déclaration anticipée de volonté. Au-delà de l’accès au PMA, l’adoption est désormais
ouverte à tous les couples quelque soit leur orientation sexuelle.
La loi du 4 mars 2002 a bouleversé ce système de l’attribution du nom de famille, d’une part,
en abrogeant la distinction d’enfant légitime et d’enfant naturel. Et d’autre part, en faisant
dépendre l’attribution du nom des choix des parents (art 311-21 : Lorsque la filiation d'un
enfant est établie à l'égard de ses deux parents au plus tard le jour de la déclaration de sa
naissance ou par la suite mais simultanément, ces derniers choisissent le nom de famille qui
lui est dévolu : soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés dans
l'ordre choisi par eux dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux.)
Cette règle s’applique aussi bien à l’enfant né en mariage qu’à l’enfant né hors-mariage.
Cette règle s’applique quelque soit l’ordre d’établissement de la filiation dès lors que la
double filiation est établie au plus tard au jour de la déclaration de la naissance de l’enfant.
L’enfant est reconnu par sa mère dès le jour de sa naissance.
L’art 311-23, envisage l’hypothèse d’un enfant dont la filiation n’est établie qu’à l’égard d’un
parent. L’enfant prend le nom de ce parent.
En cas de filiation unique, non seulement le parent qui n’a pas établi cette filiation, perd tout
droit de choisir le nom de l’enfant. Mais aussi le parent qui a établi la filiation perd toute
faculté de choix, puisque l’attribution du nom relève alors d’une règle impérative. Cet article
est l’illustration du lien intime qui subsiste entre l’établissement de la filiation et la
dévolution du nom.
L'adoption influe également sur le nom de famille de l’enfant, en principe l’adoptant transmet
son nom à l’adopté. Des distinctions sont toutefois à faire, s' il s’agit d’une adoption plénière
ou simple, s' il s’agit d’une adoption individuelle ou conjointe. Est-ce que la filiation
d’origine de naissance disparaît ou subsiste ?
● Adoption plénière : filiation d’origine disparaît
L’adopté reçoit le nom de l’adoptant qui se substitut en tant que nom de famille au nom des
parents de naissance. Art 357 du Code Civil, lorsque l’enfant est adopté par un couple, les
parents adoptifs disposent des mêmes options que celle des parents avant la déclaration de
naissance de l’enfant.
● Adoption simple : filiation d’origine subsiste
Le nom de l’adoptant ne se substitue pas au nom de l’adopté, il sera accolé. C’est un ajout de
nom de famille (art 363)
Le nom étant l’identification d’une personne, il est impératif que toutes déclarations de
naissance comportent un nom de famille. Et ce, même si l’enfant concerné n’a de filiation
établie à l’égard d’aucun de ses parents.
Art 57-2 :
Lorsqu’elle demande a bénéficie de l’anonymat, la mère peut choisir 3 prénoms, à défaut les
prénoms seront choisis par l'état civil, dans les 2 cas, le dernier des prénoms lui servira de
nom de famille de l’enfant.
Envisage 2 hypothèses :
- Aucune déclaration conjointe est remise aux parents; l’enfant prend le nom de son
parent dont la filiation a été établie en premier lieu
- Si la filiation de l’enfant est simultanément établie : l’enfant prendra le nom de son
père.
En cas de désaccord, et en cas d’établissement simultané de la filiation, l’enfant prend le nom
des 2 parents le jour de la naissance par ordre alphabétique. Ce dispositif d’attribution du
nom est conforme aux exigences de la CEDH : (arrêt
Cusan et Fazzo) 7 janvier 2014, en cause le droit italiens qui reprenait les anciennes règles de
dévolution du droit des familles. Il y a tout de même une hypothèse de l’absence de choix.
En pratique, que nous dise les statistiques, on constate que le double nom entre péniblement
dans les habitudes du couple accueillant un enfant. Très majoritairement, les parents
conservent cette tradition de dévolution du nom du père.
Quid d’un nom attribué à l’étranger à un enfant français, une autorité française peut-elle
refuser sa reconnaissance dans l’acte d’état civil français ?
Exemple: en Espagne, un enfant peut se voir attribuer un nom simple, un double nom en
remontant vers les grand-parents. La transcription de l'acte de naissance de l’enfant doit
retenir le nom de l’enfant tel qu’il résulte de l’acte de naissance étranger ( art 311-24-1 : “En
cas de naissance à l'étranger d'un enfant dont au moins l'un des parents est français, la
transcription de l'acte de naissance de l'enfant doit retenir le nom de l'enfant tel qu'il résulte
de l'acte de naissance étranger”).
Le nom d’usage de l'enfant mineure dans l’art 311-24-2 La loi du 23 déc 1985 a cherché à
assurer une certaine égalité entre les parents, en consacrant la possibilité pour l’enfant mineur
d’utiliser à titre d’usage un nom différent de son nom patronymique
Art 43 : “ Toute personne majeure peut ajouter à son nom, à titre d'usage, le nom de celui de
ses parents qui ne lui a pas transmis le sien.
A l'égard des enfants mineurs, cette faculté est mise en œuvre par les titulaires de l'exercice
de l'autorité parentale.”
La loi de 85 a été abrogée par la loi de 2022 qui reprend pour l’essentiel les règles de 85 tout
en modifiant les modalités de mise en œuvre.
1ère observation : l’art 311-24-2 précise désormais que la faculté d'usage du nom pour
l’enfant mineur est exercée, “par le ou les parents titulaires de l’exercice de l’autorité
parentale” . Des personnes autres que les parents peuvent dans des circonstances exceptionnel
peuvent être titulaire de l’exercice de l’autorité parentale:
Exemple: Le délégataire de l’autorité parentale : l’enfant vit aujourd’hui avec sa grand-mère
et les parents sont en expatriation à l'Inde. Difficile pour les derniers de prendre des décisions
pour l’enfant = possibilité de dmd une délégation de l’exercice de l’autorité parentale à la
grand mère.
Conseil de familles : Les parents de l’enfant sont décédés et un représentant lui a été trouvé, il
y aura un conseil de famille qui sera institué.
L’enfant est né sous X, et donc à l'état civil il n’a pas de parents, il va être accueilli à l’aide
sociale.
Depuis la loi 2002, on exclut que cette faculté de choix de nom d’usage soit mise en œuvre
par des titulaires non parents de l’enfant de l’exercice de l’autorité parentale.
On distinguera lorsque les parents exercent en commun l’autorité parentale, ils doivent
s’accorder sur le choix du nom d’usage de leur enfant mineure
Exemple: Mme Durand et M Dupont ont un enfant, et ils ont choisi le nom Durant et ils
regrettent de ne pas avoir eu le choix. Etant donné qu’on ne peut pas changer le nom de
naissance mais ils peuvent s’accorder sur un nom d’usage.
En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales devra être saisi par l’un des parents. On
distingue selon ce qui est demandé par l’un et refusé par l’autre; s’agit-il d’une substitution
ou d’une adjonction.
● En cas de substitution, il faudra saisir le juge aux affaires familiales pour qu’elle soit
autorisée.
● En cas d’adjonction, la procédure est différente, il suffit d’informer l’autre parent en
temps utile (cad avant de commencer à faire l’usage de ce nom) l’autre parent aura la
possibilité de manifester son opposition à l'adjonction et si le désaccord persiste il lui
appartiendrait de saisir le juge aux affaires familiales afin de trancher le désaccord.
L’opposition n’empêche pas l’usage du nom par adjonction. Ca sera au père de faire
une procédure d’opposition mais dans l’usage, il ne pourra pas s’y opposer.
Dans les deux cas; substitution et adjonction, il est prévu que le consentement du mineur du
“+ 13 ans” soit requis. Art 311-24-2
La loi de 2013, est venue insérée dans l’art 225-1: prévoit la possibilité pour chacun des
époux de porter, à titre d'usage, le nom de l'autre époux, par substitution ou adjonction à son
propre nom dans l'ordre qu'il choisit. adjonction se fait dans la limite d'un nom de famille
pour chacun des époux.
Une règle égalitaire sur le droit d’usage sur le nom du conjoint. Cette règle ne vaut que pour
les époux mais elle vaut pour tous les époux (couples mariés de sexe différents et/ou de
même sexe). Cette règle va susciter une difficulté en cas de divorcee, puisque l’article 225-1
réserve cette faculté d’usage aux époux, en cas de divorce cette faculté d’usage en principe
s'éteint. Cette faculté d’usage survient en cas de veuvage et en cas de séparation de corps.
Art 264 du Code Civil : “A la suite du divorce, chacun des époux perd l'usage du nom de son
conjoint. L'un des époux peut néanmoins conserver l'usage du nom de l'autre, soit avec
l'accord de celui-ci, soit avec l'autorisation du juge, s'il justifie d'un intérêt particulier pour lui
ou pour les enfants.”
Précise qu’un conjoint a l’occasion d’un divorce autorisé que son ex conjoint a continué à
utiliser son nom de famille, l’autorisation de garder le nom d’usage peut être donnée au juge
des affaires familiales.
La jurisprudence est particulièrement restrictive, il s’agira svt de cas dans lesquels l’épouse
n’a utilisé pendant le mariage que le nom du conjoint à la fois dans ses relations familiales /
social / professionnel. Elle n'est connue des tiers que par le nom de son mari. Cour d’appel de
Limoges arrêt du 20 janvier 2014; 28 ans de mariage, 3 enfants communs et activité
professionnelle sous le nom du mari réponse de la cour d’appel il n’est pas fait droit à la
demande de conservation du droit d’usage du nom du conjoint. Premièrement les enfants
sont majeurs et second élément avait une activité professionnelle limitée.
→ Cour de Cassation, 1 chambre civil, 20 avril 2017, pourvoi 16-13-036 (analyse restrictive)
§ 2. La prescription du nom
En principe, le fait de porter un nom pendant de très longues années ne permet pas de
l’acquérir et de demander une modification de son nom de famille à l’état civil. A l’inverse,
le non usage même prolongé pendant de nombreuses années de son nom de famille n'entraîne
pas la perte à l'état civil. Le temps n’a aucun effet acquisitif ou extinctif sur le nom de
famille, c’est ce qu’on appelle la prescription acquisitive et extinctive. Toutefois par souci de
réalisme la jurisprudence admet parfois une sorte de prescription acquisitive du nom par
possession prolongée lorsque la durée de la possession est extrêmement longue. Plusieurs
générations d’usage et absence de fraude à l'origine de cet usage, la Cour nous dira que
l’usage doit avoir été loyal, public, incontesté et prolongé.
Exemple 1 : Cour de Cassation, 1 chambre civil, 15 mars 1988, pourvoi 85-17-162
Exemple 2 : Cour de Cass, 1 chambre civil, 17 déc 2008, pourvoi 07-10.068
Dans ces deux affaires la cour de cassation affirme que la “possession loyal est prolongé d’un
nom est propre à conférer à l'individu qui le porte le droit à ce nom”
Dans la première décision ; la cour ajoute ensuite “que l’usage d’un autre nom ne fait pas
obstacle à la revendication le nom de ses ancêtres ( nom qu’il en portait pas )”
Dans la seconde décision ; l’acquisition d’un nom par un usage et la cour va écarter l’idée
l’acquisition d’un nom par un usage loyal et prolongé au motif que l’usage a une durée de 68
ans et que cet usage à cessé il y a plus de 150 ans.
Dernier arrêt : cour de cassation, 23 mai 2010 pourvoi 08-20.239. La cour souligne ici que la
loi n’a réglé ni la durée ni les conditions d’une possession qui permettrait d’acquérir un nom
(qu’on a utilisé loyal et prolongé) dans cette affaire la requérante avait initialement porté le
nom de sa mère à sa naissance puis elle avait porté le nom de son père et elle souhaitait
revenir à son nom antérieur et elle produisait des pièces sur une période de 10 ans. Les juges
du fond peuvent affirmer que cette durée de 10 ans n'est pas légitime dans l’acquisition d’un
nom.( jurisprudence restrictive)
§ 3. Le changement de nom
Le changement de nom peut être un changement d’état de la personne par exemple : il y a eu
établissement d’un lien de filiation & modification d’un rapport de filiation ou il y eu
destruction d’un lien de filiation. Les actions en recherche de parenté et évidemment aussi les
actions en contestation de parenté. Ce changement de filiation aura un effet sur le nom de
l’enfant, il peut avoir un double lien de filiation l'encontre de son mari et dès lors avoir une
destruction d’un lien de filiation.
→ modification/destruction de la filiation
En dehors de ces hypothèses, la loi a mis en place des procédures de changement volontaire
de nom. Il y aura 2 procédures :
● Etablissement volontaire
Art 311-23 alinéa 2 :
“Lors de l'établissement du second lien de filiation puis durant la minorité de l'enfant, les
parents peuvent, par déclaration conjointe devant l'officier de l'état civil, choisir soit de lui
substituer le nom de famille du parent à l'égard duquel la filiation a été établie en second lieu,
soit d'accoler leurs deux noms, dans l'ordre choisi par eux, dans la limite d'un nom de famille
pour chacun d'eux. Le changement de nom est mentionné en marge de l'acte de naissance. En
cas d'empêchement grave, le parent peut être représenté par un fondé de procuration spéciale
et authentique
L’art ajoute le consentement de l’enfant est nécessaire lorsqu’il a + de 13 ans. Cette règle
suppose un accord des parents, l’un des parents peut bloquer le changement de nom de
l’enfant.
● Etablissement judiciaire
Le cas l'enfant est né d’une mère à l'égard de laquelle il y a eu une filiation unique au moment
de la naissance et cette mère va agir en recherche de paternité, d’un père prétendu.
Cour de cassation, 1re chambre civile 13 septembre 2013 : qu'à l'occasion de l'établissement
d’un second lien de filiation le tribunal puisse attribuer sur le nom de l’enfant et la Cour a
admis puisse statuer sur l’effet de l'établissement judiciaire sur le nom de famille de l’enfant.
La cour a également admis une jonction de nom. La question sera celle de l'intérêt de l’enfant
dans la modification initiale de son nom.
Cour de cassation, 1re chambre civile, 8 juillet 2015, pourvoi : 14-20.417 : la mère pour
l’enfant demandait une substitution du nom du père judiciairement déclarée et elle est refusée
au motif que cette substitution n’est pas conforme à l'intérêt de l’enfant.
La cour nous dit; “qu'il apparaît conforme à son intérêt supérieur de faire droit à la demande
dès lors qu'elle est de nature à rattacher de manière apparente et symbolique l'enfant à un père
qui se refuse à toute relation avec lui et persiste aux termes de ses écritures à « réfuter sa
qualité de père », tout en s'étant abstenu de se soumettre à une mesure propre
scientifiquement à l'établir ou l'écarter avec certitude”
Cour de cassation, 1re chambre civile, 11 mai 2016, pourvoi : 15-17.185 : ici c’est le refus
d’une demande d’adjonction de nom qui est refusée, au motif que cela confronte l’enfant au
rejet dont il est objet de la part de son père.
L’enfant dispose d’une double filiation, et la mère agit en contestation de la paternité avec
cette question : est-ce que l'anéantissement rétroactif de la filiation a un effet sur le nom de
famille de l’enfant ? La destruction du lien de filiation entraîne automatiquement la
modification du nom.
La cour de cassation a été saisie s’agissant d’un enfant mineur d’une demande de
conservation du nom de famille (nom du père dont l’affiliation a été détruite) au motif que
l’enfant aurait pu avoir une possession loyale et prolongée de ce nom de famille.
Arrêt : Cour de Cassation, 1re chambre civil, 17 mars 2010, pourvoi : 08-14.619 :
L'annulation de la reconnaissance entraîne le changement de patronyme de l'enfant, la
possession d'état ne pouvant constituer un mode autonome d'acquisition du nom
patronymique.
Le fait que l’enfant porte le nom du père depuis ses 1 an , ne lui permet pas d’acquérir ce
nom. Cette rétroactivité est conditionnée pour l’enfant majeur par son consentement car il
peut avoir des complications aux enfants de l’enfant majeur. Et la Cour a précisé que la
notion de majeur - minorité/ majorité de l'enfant s'apprécie non au jour de l’introduction de
l’enfant mais au jour où le jugement est rendu. La paternité de l’enfant est contestée à
l'instant qu’il a 16 ans .
1ère option: le demandeur dispose d’une filiation biologique; il est prévu l’art 61-3-1 exercer
une des options des 3 branches restantes. Il peut prendre le nom du parent qui ne lui a pas
transmis son nom et il peut faire le choix d’un accolement d’une adjonction dans un ordre
différent. La question devient plus délicate lorsque ses parents sont eux- mêmes des enfants
pour lesquels les parents avaient fait le choix d’un double nom.
Question: est ce que je peux à la suite de ce changement je peux prendre le double nom d’un
des parents ou le double nom de l’autre ou l’accolement de tous les noms?
Réponse: à l'occasion de ces choix je ne pourrai prendre que l’un des vocables du double nom
( éviter une multiplicité de nom)
● Hypothèse 1 : l’enfant dispose d’une filiation adoptive, c’est une filiation élective ,
on retrouve une distinction entre l’adoption plénière ( qui entraîne la césure totale de
la filiation d’origine au profit des adoptants) et simple.
Dans l’adoption plénière peut exercer comme l’enfant biologique l’option dont ses parents
adoptifs bénéficient au jour du jugement d’adoption. L’enfant pourra utiliser la procédure
pour prendre le nom de son second parent ou prendre les 2.
Ces règles sont dans l’article 357 :
S’agissant de l’enfant adopté plénièrement, l’art 363 alinéa 4.
Qu’est-ce qu’il est du changement du nom de cet enfant sur ses descendants ?
Le nouveau nom s'étend de pleins droits aux enfants du bénéficiaire mais, le législateur à
opérer une distinction entre l’enfant majeur et l’enfant mineur.
● Pour l’enfant mineur : extension de pleins droit au seuil de 13 ans. Il doit consentir
au changement de nom de famille.
Question : Cette règle peut-elle conduire à modifier le nom d’un descendant qui ne porte pas
le nom du demandeur ?
Réponse : Le changement de nom s'étend de plein droit au mineur de moins de 13 ans à
condition que l’enfant porte le nom du demandeur.
§4 La protection du nom
L'usurpation est le fait pour une personne d'utiliser dans les actes de vie civile un nom sur
lequel elle n’a aucun droit , ni au titre de sa filiation ni au titre de son mariage , il peut donc
s'agir de son nom de famille, pour lequel elle a un droit d’usage . Dans une telle hypothèse le
titulaire bénéficie d'une action particulière , l'action en usurpation de nom. qui est une action
en contestation d'état dans laquelle le titulaire saisit le tribunal judiciaire pour qu'il soit fait
interdiction à l'usurpateur d’en utiliser l'utilisation. Cette interdiction peut être redonnée
éventuellement sous. C'est une condamnation financière qui vient assurer l'effectivité d'une
condamnation principale. Les conditions de cette action sont peu exigeantes puisque le
titulaire du nom n'a pas à démontrer une faute de l'usurpateur ni un préjudice résultant de
l'usurpation. Pour la cour de cassation, la question principale est celle de son intérêt à agir,
elle admet que son intérêt à agir réside dans l'usurpation elle - même. La jurisprudence va
seulement exiger un risque de confusion entre l'usurpateur et la famille portant le nom
usurpée. Cette action est ouverte a tt les titulaires du nom de famille en cause. La jp a même
admis que des descendants n'ayant pas reçu le nom de famille, peuvent eux - même agir.
l’action peut porter sur l'usurpation de nom de famille en totalité mais elles peuvent aussi
une partie du nom de famille présente un prestige particulier :
ex → CC, 1ere chambre civile, arrêt du 28 avril 1970.
un pourvoi 68-11.673 l'action était intentée par Mr. Clerel de Tocqueville voulait interdire à
GROUHARD de Tocqueville de ne s'appeler que “de Tocqueville”.
Une telle utilisation peut avoir été autorisée par la personne, on parlera alors de cession de
nom (généralement cela se fait contre rémunération). = elle ne porte pas atteinte au principe
d’immutabilité dans la mesure où le cédant ne fait qu’autoriser une personne morale à
partager son nom/son utilisation (par cette convention, le cédant ne perd pas son nom de
famille) .
Les victimes d’une utilisation abusive bénéficient d’une protection moins forte qu’en matière
d’usurpation. Cette protection devra emprunter la voie de l’action en responsabilité civile sur
le fondement de l’art 1240 c civ.
hypothèses :
- intention de nuir = démontre la faute
ex : l’auteur d’un roman donne à son perso le + ridicule le nom d’un de ses ennemis, d’une de
ses connaissances
- faute d’imprudence / de négligence
ex : l’auteur n’a pas procédé à cette vérification de l’existence d’une pers réelle titulaire de ce
nom de fam.
- préjudice
Risque de confusion entre le demandeur (le titulaire du nom de fam) et l'œuvre de fict° ou le
produit commercialisé par ex.
Le titulaire du nom de fam devra démontrer un lien de causalité entre la faute et le préjudice.
Conséquence : une personne ne saurait interdit que son nom de fam serve à identifier un
perso de fiction, un produit lorsque son nom de fam est très répandu ou que le perso en cause
évolue dans des conditions très différentes.
ex jp : la fam Bidochon : on a considéré qu’il n’y a pas de rapprochement possible entre les
perso de fict° marginaux et le requérant Mr Bidochon présenté comme un personnage
“honorable et sympathique”.
La tendance jurisprudentielle est à admettre la confusion que pour des noms particulièrement
célèbres ou atypiques.
ex : arrêt c cass 1er chambre civile 16 janv 2013 pourvoi 11-27 780 : l’utilisation par une
société commerciale avec des variations du nom de fam “Inaara” variation : princesse Inaara.
Nom utilisé dans 27 pays de l’UE, Russie et Suisse
En lien avec l’utilisat° abusive, il nous faut dire un mot sur “le numérique”. Le nom de fam
généralement accolé au prénom de l’intéressé peut être utilisé comme mot clé facilitant le
référencement dans un moteur de recherche : “les métabalises” “les métatags”.
Est-ce que l’utilisation au fin de référencement d’une page des prénoms noms comme
métabalise est constitutif d’une faute ?
arrêt c cass 1chmbr civ 10 sept 2014 pourvoi 13-12 464 : les faits = un ind écrit un blog dans
lequel il fait état d’informations critiques à l’égard de personnes publiques et aux fin de
référencement, il tag dans le code de la page nom prénom de la personne = permet d’orienter
les internautes vers la pause
Est une utilisation abusive non autorisé de noms pers
c cass ⇒ NON, le fait d’utiliser le nom de fam d’une pers publique n’est pas en soit fautif,
cette utilisation deviendra fautive au regard du contenu de la page à laquelle le mot clé est
associé.
Cette jp est en décalage avec la jp de la CJUE : arrêt ggl spain cour de justice 13 mai 2014
affaire c - 131/12
La CJUE va quant à elle raisonner sur le droit à l’oubli numérique = droit au déréférencement
des donnés personnelles prévues par une directive 95/46.
Elle va considérer que l’utilisat° du nom aux fins de référencement est contraire à la charte
des dt fond de l’UE, au droit au déréférencement. Cette utilisation ne deviendra légitime que
si l’information présente un intérêt pour le public.
ex d’intérêt pour le public : la personne en cause joue un rôle dans la vie publique.
A. Le choix du prénom
art 57 c civ
1er idée : choix du prénom : conséquence directe de la filiation : les parents (véritables
titulaires de cette liberté de choix) mais en pratique l’officier d’état civ qui mentionne les
prénoms dans l’acte de naissance à l’occasion de la décla de naissance se contentera de
mentionner les prénoms communiqués par le déclarant sans vérifier que ce choix a reçu
l’assentiment des deux parents.
2e idée : Malgré la formulat° de l’art 57, il établit qu’une personne puisse n’avoir qu’un seul
prénom.
3e idée : en cas d’accouchement sous X, le choix des prénoms sera fait par la “mère” et elle
précisera l’ordre (père n’a rien à dire).
av 1993 : le choix des prénoms par les parents était strictement encadré puisque les prénoms
devaient être puisés dans les St du calendrier ou des perso historiques.
La jp faisait toutefois oeuvre de tolérance puisqu’elle admettait aussi le choix comme prénom
de prénoms de perso de romans, théâtre voir de nom de lieux ou de fleurs.
ex : c cass 10 juin 1981 pourvoi 80-11 600 : admet prénom cerise
Depuis la loi du 8 janv 1993, le choix des prénoms est libre. Avec comme limite, l’intérêt de
l’enfant et le droit des tiers. Cette évolution du droit fr est conforme avec la jp de la cour
europ des droits de l’hô : plusieurs arrêts confirmant une liberté de choix des prénoms par les
parents.
ex : arrêt Güzel Erdagoz arrêt contre la Turquie : affirme que le choix du prénom revêt un
caractère intime et affectif et entre donc dans la sphère pv des pers (parents de l’enfants) et
est protégé tant sous l’angle de la vie pv et fam // art 8 CEDH
L’intérêt de l’enfant est ajd le seul mécanisme du contrôle du choix du prénom par les
parents. Le prénom lui-même ou la combinaison du prénom et du nom ne doivent pas porter
atteinte à l’intérêt de l’enfant dans sa vie future.
Ce contrôle repose sur un système relativement complexe : l’officier d’état civil ne peut pas
refuser d’inscrire le/les prénom(s) choisi par les parents. Si il estime que ce choix est
contraire à l’intérêt de l’enfant, il en avise immédiatement le procureur de la rep qui le cas
échéant (à la mm appréciat° que l’officier) saisit le JAF lequel peut ordonner la suppression
du/des prénom(s) sur les registres d'État civil. Il invite alors les parents à faire un nv choix,
s’ils refusent et persistent, le JAF attribuera lui mm un/des prénom(s) à l’enfant.
c cass 1chmbr civ 15 mars 2012, pourvoi 10-27 512 : considère que le contrôle du choix du
prénom relève d’une appréciat° souveraine des juges du fond (= la c cass estime qu’il s’agit
d’une Q de faits qui échappe en grd pt à son contrôle limité aux Q de droit)
ex : interdit prénom titeuf = garnement dont les principales relat° concernent les filles et le
sexe
ce prénom va exposer à des moqueries
ex : ont été admis comme prénom : Tokali, Zébulon, Quanta, Anémone, Toulouse, Clio,
Goarnig, …
CA de Rennes, arrêt 4 mai 2000 : a été admis comme prénom Mégane (nom de fam :
Renaud)
ont été refusé : Assedic, Babar, Ode dont le nom de fam était vaisselle, jumeaux : Dylan +
Dyclan, Nutella, Fraise, Léo-Pard
Si le choix des prénoms par les parents est libre, il doit en outre être conforme à l’alphabet
romain et à la structure fondamentale de la langue française. Ne peuvent être autorisés des
signes diacritiques (pts, accent, cédille) qui n’existent pas dans la langue fr ou des signes
communément prohibés.
cour EDH, affaire 24 sept 2008 BS contre fr affaire 27 977/04 : refus opposé à des autorités fr
à des parents qui avaient choisit le prénom Marti car écrit à la catalane (accent sur le i)
CE de Rennes, 19 nov 2018 affaire Fanch : était en cause l’utilisation du tilde sur le n //
orthographe bretonne⇒ validée par la cour d'Appel.
B. Le changement de prénom
Le corpus législatif/les règles ont été profondément modifiées par la loi du 18 nov 2016 dite
de “modernisation de la justice du 21e” qui a modif la procédure de chgmt de prénom (cond°
de forme) ainsi que ses cond° de fond.
Cette loi a procédé à une déjudiciarisation du chgmt de prénom qui du JAF a été confié à
l'officier de l'état civil. Depuis 2016, le changement de prénom ne se fait plus par procédure
judiciaire mais par déclaration devant un officier d’état civil qui en cas de doute pourra saisir
le proc de la rep qui lui mm pourra judiciariser le chgmt de prénom en saisissant le JAF.
Cette judiciarisation avait été contestée devant le CC a plusieurs égards :
le pts principal était celui financier d’un transfert de coûts av le JAF
grief : transfert de compétences opère un transfert de charge de l’état vers les collectivités
⤷ la loi en cause n’est pas susceptible d'entraîner un accroissement significatif de
charge dans les communes
art 60 + loi 2016 : le dispositif est le même que celui qui préside au choix du prénom
les parents ou l’enfant majeur sont libres du chgmt de prénom sous réserve qu’il ne porte pas
atteinte à l’intérêt de l’enfant.
art 60 envisage différentes modalités de chgmt de prénom : chgmt “pur et simple”, ce chgmt
peut aussi s’entendre par l’adjonction, la suppression ou la modification de l’ordre des
prénoms.
A) le surnom
Surnom / sobriquet = mode de désignation populaire de l’individu qui j’ajt souvent en fait
aux nom de fam. C’est donc les tiers qui l’imposent à l’individu.
Ce surnom s’établit par un usage prolongé et peut être utilisé par l'intéressé dans sa vie civile
: il peut être mentionné sur des pièces admin et judic à cond° d’être accompagné du nom de
fam
Ce surnom, ne peut pas être indiqué dans les actes d’état civ (naissance, mariage, …)
L’usage de ces noms de “convention” n’a rien d’illicite : on peut utiliser dans la vie civile un
pseudo
Qlq txt ponctuels sont venu interdit l'utilisation d’un pseudo
ex : loi 10 fev 1942 : interdit aux étrangers le port de pseudonymes pour éviter que certaines
pers échappent à certains controle ↦abrogée en 1993 // antisémitisme
ex : l’utilisation d’un pseudo est interdit pour l’ex de la médecine, de l’art dentaire ou de la
profession de sage femme art L 4000 131-3 CSP (code santé publique)
Si l’utilisation d’un pseudo est autorisée, le fait de se présenter sous un faux pseudo est
assimilable à l’usage d’un faux nom au sens de l’art 313-1 code pénal.
Selon jp, cette liberté de choix de pseudo n’est pas absolue : il doit être compatible avec
l’honnêteté, la morale, les bonnes moeurs et les droits des tiers = on ne peut pas sous couvert
d’un pseudonyme artistique ou littéraire s’approprier le nom de fam d’autrui et créer une
confusion qui serait moralement ou matériellement préjudiciable au véritable titulaire du nom
Si le choix du pseudo n’est pas discuté, il peut bénef d’une protection en tant que tel.
ex : usurpation de pseudonyme
Chapitre 2 : Le sexe
L’article 55 code civil = place le sexe de l’enfant juste après la date et l’heure de naissance
comme l’une des premières mentions à porter dans l’acte de naissance.
Or le droit fr ne connait que 2 sexes : masculin et féminin.
Pourtant, des individus vont naître avec des ambiguïtés sexuelles (= des caractères sexuelles
-génitaux, gonadiques ou chromosomiques- ne correspondant pas aux def binaires des corps
masculins ou féminins) c’est l’hermaphrodisme.
C’est le cas où le dev des organes génitaux s’est fait d’une manière atypique pdt la vie foetale
entraînant une inadéquation entre leur anatomie et leur profile biologique (caryotype,
hormone)
ex : un individu peut avoir un caryotype XX et une virilisation excessive (ex : forte pilosité)
ex : un individu peut avoir un caryotype XY et un défaut de virilisation (ex : absence de
testicule, dev insuffisant du bourgeons génital).
Cela concerne 0,02% des naissances / an en france soit environ 200 naissances / an.
L’instruction générale à l’état civile 11 mai 1999 : 1er txt qui va comporter des dispositions
particulières relatives aux enfants “de sexe indéterminé”. Ces règles ont ensuite été reprises
par une circulaire du 28 oct 2011.
Cette 1er approche avait été jugée insuffisante et plusieurs assoc notamment de parents et
d’enfants avaient invité le législateur à intervenir + précisément sur le sujet;
2017 : rapport d’information du Sénat a été déposé contenant des recommandations à
l’intention du législateur. Ce rapport a enclenché la révision des lois de bioéthiques; la
consultation du comité consultatif national d’éthique (rend un avis en 2019) et ce rapport à
débouché sur la réforme issue de la loi du 10 août 2021 relative à la bioéthique.
A l’étranger, certains pays avaient autorisés une troisième voie entre sexe H/F
ex : all autorise que soit porté sur l’acte de naissance la mention “sexe indéterminé”
australie peut être porté la mention “genre neutre”
au portugal, la loi a établi un dt à l’autodétermination de l’identité de genre à pt d’un certain
age = peut ss avoir besoin d’un rapport médical demander la modif de leur sexe et prénom
dans rapport d’état civ
En Fr, cette Q du sexe neutre a été très tot posée : dès 1992 souvent de manière incidente
la Q des pers intersexuées était évoquée à l’occas° des affaires concernant les pers trans
Il a fallut attendre l’arrêt c cass 1chmbr civ 4 mai 2017 : affaire 16-17 189 la c cass
directement saisie et pr la première fois par la dmd de la création d’un sexe neutre pr une pers
intersexuée.
⤷ Pers née en 1951 qui a l’état civ avait été identifiée comme étant de sexe masc alors
qu’il était bilogiquement intersexué. Il avait un caryotype masc, une apparence masc mais
aucune prod d’hormones sexuelles et des organes génitaux ambigus.
il avait donc intrduit une dmd de modif de son acte de naissance afin que soit porté la
mention de “sexe neutre”.
En 1er instance : TGI de Tours avait fait droit à sa dmd
sur appel du proc de la rep, la CA de Orléans avait censurée cette décis° et refusée l’inscript°
d’un sexe neutre qui reviendrait à reco ss couvert d’une simple rectification d’état civil
l’existence d’une autre id sexuelle / un autre sexe
c cass rejette ce pourvoi et l’idée de créat° d’un sexe neutre
⤷ cette Q du sexe neutre touche à l’id sexuelle protégée par l’art 8 CEDH,
il en résulte donc que le refus de porter mention d’un sexe neutre dans l’acte d’état civ
constitute un immixion / ingérence dans la vie pv et fam de l’intéressé
MAIS la c cass considère que cette ingérence est justifiée et proportionnée = elle répond ainsi
à un but légitime.
Si l’intro d’un sexe neutre doit se faire, ce n’est pas à l’occasion d’un arrêt ponctuel mais
d’une réforme législative.
Le refus est une atteinte mais cette atteinte est proportionnée et donc légitime.
Ce raisonnement a été validé par cours EDH arrêt 31 janv 2023 requête 768 88/17 : la cour z
consiédéré que la Q du sexe neutre relève de la “marge d’appréciat° des Etats, c’est un choix
de société à la discrétion de l’Etat”
loi 2 août 2021 :
fait le choix d’une terminologie : évoque “les enfants présentants une variation du dev
génital”
En effet, l’expression “enfants intersexués” et l’expression “enfants intersexuels” était rejetée
par les associations de défense des enfants et des parents en raison d’une connotation
péjorative.
Loi modif alinéa 2 de l’art 57 c civ et fixe des règles “en cas d’impossibilité médicalement
constatée de déterminer le sexe de l’enfant au jour de l’établissement de l’acte de naissance”.
Comme l’instruction générale relative à létat civ de 1999 et comme la circulaire de 2011 il est
prévu que l’officier d’état civil peut être autorisé par le procureur de la Republique à ne pas
faire fgurer immédiatement le sexe sur l’acte = autorisation provisioire .
Par cette règle, la loi a implicitement mais nécessairement rejetté l’idée d’une mention autre
(ex : sexe neutre ou indéterminé) = le législateur n’a pas renoncé à la binarité du sexe (H/F)
La loi a prévu un délais de 3 mois pour que soit indiqué le sexe de l’enfant dans l’acte de
naissance : les parents disposent d’un délais de 3 mois pour “choisir le sexe de l’enfant”.
Par comparaison l’instruct° générale relative à l’état civ et la circulaire donnaient à l’officier
d’état civ jusqu’à 2 ans av de porter la mention du sexe dans l’acte de naissance
Dans ce délais de 3 mois, la Q de l’assignation sexuelle du nouveau né sera posée (les parents
choisissent le sexe + discussions avec corps médicales pour les opérations pour faire
correpondre le sexe choisit au corps)
La loi de 2021 s’est également intéressée à la situation d’une pers dont avec le temps il
apparait que la mention de son sexe à l’état civ est érroné (l’intersexualisme n’a pas été vu à
la naissance // art 61-5 et 61-6 c civ : envisage modif sexe et prénom pour ces pers présentant
“tardivement une modif de leur sexe génital”)
il faut attendre majorité ou l'émancipation et c la pers elle mm qui agit.
Section 2 : Le transsexualisme
En l’absence d’une définition par la loi, on utilise généralement une définition scientifique du
sexe qui serait composé de 3 éléments :
- élément anatomique: c’est donc la confirmation organique
- ensuite un élément génétique: chromosomique (XX pour les femmes, XY pour les
hommes)
- élément psychologique: sentiment d’appartenance qu’un un invidividu au sexe que lui
donne son anatomie ou ses gènes.
C’est donc la concordance de ces 3 éléments qui donne à l’individu de ces 3 éléments qui
donne à l’individu son identité sexuelle. en cas de transsexualisme , la composante
psychologique est en désaccord avec les 2 autres. L’individu éprouve un sentiment
irrésistible, oppressant d’appartenir à un sexe opposé à celui qui est génétiquement et
anatomiquement le sien. Sentiment oppressant de changer d’anatomie.
Pour répondre à ce besoin la médecine va offrir d’une part des traitements hormonaux qui
permettent de modifier l’apparence de la personne et d’autre part des interventions
chirurgicales qui quant à elle vont permettre la modification du sexe organique de la personne
et selon les termes parfois utilisés : la création neo-vagin, neo- penis.
Dans ces hypothèses on admettra que les médecins échappent à des poursuites pénales car
l’opération est justifiée par des considérations thérapeutiques.
En droit, la question qui se pose alors c’est de savoir si l’on doit ou pas prendre en
considération ces modifications pour modifier à l’état civil le sexe de la personne , est ce que
le droit doit suivre et accompagner une modification médicale du sexe de la personne. En
effet ces difficultés on les identifie facilement : une distorsion entre le sexe juridique et le
sexe physique (apparence), cette distortion amène la personne dans des situations
particulièrement complexe. C’est qu’on va percevoir aussi: est ce que le droit doit
accompagner , faire droit , cette question met en jeu des questions opposés : d’un côté
l’intérêt de la personne , son droit au respect de sa vie privée et familiale , et de l’autre
l’intérêt de l’état (le sexe comme le nom est une institution poli- civil) et des tiers (impacté) .
§1 : Les conditions du changement de sexe
1992 : jusqu’en 1992, la cour de cassation s’opposait au changement de sexe des
transsexuels, à l’état civil , au nom de l’indisponibilité de l’état de personne. elle n’avait
admis le changement de sexe que dans des hypothèses exceptionnelles , ou ce changement
médicale ne résultait pas de la volonté de la personne mais d’une contrainte extérieur.
L’hypothèse était celle d’une personne qui pendant la SGM avait subit par les médecins nazis
des opérations de changement de sexe. Conséquence : jusqu’en 1992, la C de cass refusait
tout changement de sexe lorsque la personne n’avait pas à la fois perdu les caractères de son
sexe d’origine et acquis en même temps les caractères du sexe opposé. On peut citer quelques
arrêts:
- Cour cass 21 mai 1990: 1 et chambre civil : 1 arret, pourvoi 88-12.829
- 18 décembre 1990 1 pourvoi 88- 10.865
- C Cass, 1ere chambre civile 5 février 1991 , pourvoi 89- 18017
Arrêt de l’union européenne des droits de l’homme : B contre France du 25 mars 1992, la
cour européenne dans cet arrêt va considérer que la situation faite aux transsexuels en France
(ce refus ferme) porte atteinte à leur vie privée , telle que garantie par l’article 8 par la CEDH.
Elle mettait en avant , le fait que sur les papiers de l’état civil la mention d’un sexe est
souvent d’un prénom contraire à leur apparence physique , les contraignait de révéler à
nombreuses occasions du fait de leur vie civile leur conditions de transsexualisme. La cour a
considéré que cette configuration place les transsexuelles dans une situation intolérable. De
l’arrêt B contre France , Les auteurs , la doctrine en avait déduit que les modifications
ponctuelles de droit pouvaient suffire à échapper à une nouvelle censure de l’union
européenne. Il suffisait d’autoriser le changement de prénom et de changement de numéro
INSEE , on devait échapper à une nouvelle censure.
Pourtant la C de Cass a fait le choix à l’occasion de 2 arrêts d’assemblée plénière : 11
décembre 1992 , pourvoi 91-11.900 , et 91-12.373. Dans ces 2 arrêts , elle va autoriser sous
certaines conditions le changement du sexe à l’état civil. La modification de l’état civil ne
heurte pas le principe l’indisponibilité de l’état de personne et trouve sa justification dans le
respect de la vie privée lorsque la métamorphose corporelle réunis 4 conditions :
- l’existence réelle chez la personne d’un syndrome transsexuelle
- dans sa concrétisation, l’intervention d’un traitement médico - chirurgicale administré
à des fins thérapeutiques.
- dans sa manifestation extérieure , la prise par la personne d’une apparence physique le
rapprochant de l’autre sexe
- un comportement social de la personne en adéquation avec cette autre sexe
la cour européenne de son côté est allé plus loin que l’arrêt B contre France et les arrêts de
l’assemblée plénière , lors de l’arrêt Goodwin contre Royaume-Uni (11 juillet 2002) et la C
européenne utilise cette règle : il n’est pas évident que l’élément chromosomique doivent
inévitablement constituer à l'exclusion de tout autre, un critère déterminant de l’attribution
juridique de l’identité sexuelle ou transsexuelle . À partir de cette formule , la Cour va
imposer aux états contractants d’apporter la meilleure des réponses à l’aspiration des
transsexuelle de changer de sexe.
La cour de Cassarion à part des arrêts ultérieurs , préciser , illustrer les conditions de
changement de sexe : 4 décisions
- arrêt , 1ère chambre civile , 7 juin 2012 . pourvoi 10 - 26.947
- arrêt 13 février 2013, pourvoi 11- 22-490
- arrêt 13 février 2013, 11-14.515
- arrêt 13 février 2013, 12-11.949
2 → un arrêt de cour d’appel de Chambéry, 25 janvier 2022, question : la réponse doit être
évidente. Un mineur non émancipé peur il demande de changer de sexe en respectant les
articles 61-5 et 61-6. Un mineur non émancipée ne peut pas modifier de sexe. Le cour d’appel
de chambéry, au visa de l’article 8 de la CEDH, va admettre qu’un mineur non émancipée
puisse bénéficier de l’article 61-5 et modifier son sexe à l’état civil. « Tout autre solution
constitue une atteinte disproportionnée à ses droits. » La cour d’appel de Chambéry réalise
une jurisprudence contra léger en faisant un contrôle de conventionnalité.
Article 61-7: Les effets du changement de sexe pour l’intéressé , mais également pour les
tiers (membres de sa famille).
Quid du mariage d’une personne transsexuelle peut - elle se marier , avec une personne de
son sexe d’origine , après la modification de son sexe ?
La cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt Goodwin (12 juillet 2012), les
personnes transsexuelles ne peuvent pas être privées de leur droit d’être marié. En france
cette question ne se pose plus depuis la loi de 2013 , puisque le mariage est ouvert à tous les
sexes (même , différents ..)
Quid (qu’elle- est-il) d’une personne transsexuelle mariée ? Il faut distinguer 2 périodes:
avant et après la loi du 17 mai 2013 (mariage pour tous)
Depuis la loi du février 2013, il n’est plus question ni de nullité ni de caducité. Reste une
sanction possible , c’est celle du divorce , éventuellement sollicité pour faute.
Quid de l’état civil de la personne : il est prévu par l’article 61-8 , que le jugement lorsqu’il
est définitif se traduira par une modification des actes de l’état civil. Modifitions de noms et
sexe de l’intéressé et avec leur accords , et modification dans les actes d’état civil des
conjoints et des enfants. Ces modifications si elles sont acceptées n’ont pas pour effet de
modifier la nature de la filiation.
Reste la question qui n’est pas réglé par la loi: la question de l’état civil des enfants nés après
la conversion sexuelle : c’est donc l’hypothèse d’une personne qui a changé de sexe à l’état
civil tout en conservant les fonctions reproductives de son sexe intérieure. 2 décisions :
- arrêt cour cassation , 1ère chambre civil , pourvoi 18-50.080 (16 septembre 2020)
Dans cette affaire, Madame G, et monsieur Q, se sont mariés et 2 enfants sont nés de cette
union, en 2009, monsieur Q transitionne et obtient la modification de son changement de sexe
à l’état civil. Et il est donc désormais à l’état civil mentionné qu’il est de sexe féminin (sans
opérations chirurgicales). En 2014, madame G donne naissance à 3eme enfant conçu avec
Madame Q (qui a conservé les fonctionnalités reproductibles masculines). et l’enfant est
déclaré à l’état civil comme étant enfant avec mère madame G, et madame Q demande que
soit porté la transcription de sa reconnaissance de maternité antenatal , reconnaissance
refusée par l’officier de l’état civil. La question est donc de savoir si l’enfant peut avoir 2
mères : la mère qui la porte et la mère qui la procréent. La cour répond au travers de l’article
312-25 « la filiation est établie que la mère par désignation de celle-ci dans l’acte de
naissance de l’enfant » . La cour de cassation va ensuite prononcer l’article 20: «lorsqu’une
filiation est légalement établie; elle fait obstacle à l’établissement d’une autre filiation qui la
contredirait ».
Donc la cour de cassation dans la combinaison de 2 textes: monsieur Q devenue madame Q
ne peut pas apparaître dans l’acte de naissance , comme la mère de l’enfant. La cour de
cassation considère ne peut apparaître que comme étant son père. et la cour de cassation
renvoie l’intéressé au mode d’établissement d’affiliation réservé au père. L’intéressé
demandait pour contourner cette difficulté, à pouvoir apparaître à minima comme « parent
biologique » de l’enfant. ce qui permettrait de masquer « père/mère ».
Cette affaire a été renvoyé devant la cour d’appel de toulouse qui a rendu dès un arrêt le 9
février 2022: dans cet arrêt , la cour d’appel a choisi de résister à la cour de cassation : la
volonté d’établir une deuxième filiation maternelle ne s’inscrit pas à une tentative de fraude à
la loi mais de mise en conformité avec la réalité juridique de l’aplante et sa possession de
l’état de mère qu’elle a en regard de la fillette. (celui qui fait appel) dans une procédure
d’appel , celui qui subit l’appel (l’intimé).
- 2eme argument : la cour de toulouse note l’évolution législative de la loi de 2 août
2021, permettant à un couple de femme de recourir à la PMA, et de reconnaître de
manière anticipé l’enfant à naître. (la double reconnaissance prénatale). Conséquence
: la cour d’appel de Toulouse a accepté de reconnaître l’intéressé comme la mère de
l’enfant.
Question en attente: est ce que cet arrêt de la cour d’appel de toulouse a été frappé par une
pourvoi en cassation ?
Deuxième affaire: CEDH, arrêt 4 avril 2023, une requête 53, 568-18. c’est un arrêt conte
l’allemagne: il s’agissait d’un couple de transsexuelles, l’homme ayant transitionne pour
devenir une femme et la femme ayant transitionne pour devenir un homme. les 2 ayant
conservé leurs appareils reproductifs d’origine , et ils vont donner naissance l’un et l’autre à
un enfant. quel est la mention du sexe qui doit être porté à l’état civil ? Dans cette affaire ,
l’allemagne a considéré que la parenté devait être déduite non de la mention du sexe à l’état
civil mais elle devait être déduite des fonctions procréatrices de l’enfant. La cour européenne
des droits de l’homme a considéré que cette décision ne portait pas atteinte aux articles 8 de
la CEDH: elle refuse de censurer la position des autorités allemandes. La position de la cour
de cassation aurait donc été jugée valable.
Chapitre 3 : le domicile
§1 Le domicile choisi
La liberté de choisir son domicile qui est un prolongement d’aller et venir confère à chacun et
chacune le droit de choisir librement son domicile ; le droit d’en changer , le droit de ne pas
en changer.
ex: chambre de cassation , chambre sociale , 2012, pourvoi 10-18.308 —> arrêt rendu au visa
Article 8 CEDH, 9 CC, article L-1021 du code de travail —> une salarié est embauché en
qualité de gouvernante par une asso tutélaire et elle doit se rendre aux domiciles de personnes
protégées (placés sous curatelles , tutelles). son contrat de travail prévoit une amplitudes de
35h, avec des places horaires imposées, des contraintes et des astreintes, pour que ces
dernières soient respectées , son contrat de travail d’établir son domicile au maximum de
20km, clause non respectée : elle est donc donc licenciée par non respect de clause
domiciliaire. Ce licenciement était-il légitime ? la réponse : il s’agit d’un licenciement
injustifié car cette clause portait atteinte à la liberté de choisir son domicile. dans cet arrêt
émerge l’idée que le domicile renvoie à 2 éléments :
Décret 2016-641 du 19 mai 2016, qui rend applicable la loi Allure (24 mars 2014) , pour les
personnes sans domicile stable , elles ont la possibilité d’élire domicile dans un centre
communal ou intercommunal d’action social ou auprès d’un organisme agréé.
Section 2 : Les caractères du domicile
Les caractères nécessaires : toute personne à nécessairement un domicile parce que il s’agit
pour l’état de pouvoir exercer ses fonctions de police à l’égard des individus. Le domicile est
comme l’image d’une personne ; une personne ne peut avoir un instant qu’un seul domicile. à
l’occasion d’un acte juridique ponctuel ou d’une procédure judiciaire peut élire domicile chez
un praticien de droit (par ex chez un notaire à l’occasion d’une vente immobilière, chez un
avocat à l’occasion d’une procédure judiciaire) parce qu’il permet de centraliser en un même
lieu unique tous les documents relatif à l’acte à la procédure: article 11 du CC.
Unique et inviolable : inviolabilité du domicile garantit par l’article 226-3 du code pénal : les
forces de sécurité ne peuvent pénétrer dans le domicile de l’intéressé sans une autorisation de
l’intéressé ou une autre autorisation judiciaire. arrêt cour de cassation chambre criminelle 18
septembre 2019, pourvoi 18-84-885.
À côté de l’émancipation par mariage, qui est une hypothèse exceptionnelle est également
prévue une émancipation par décision judiciaire (413-2 du code civil:” Le mineur, même non
marié, pourra être émancipé lorsqu'il aura atteint l'âge de seize ans révolus.
Après audition du mineur, cette émancipation sera prononcée, s'il y a de justes motifs, par le
juge des tutelles, à la demande des père et mère ou de l'un d'eux.
Lorsque la demande sera présentée par un seul des parents, le juge décidera, après avoir
entendu l'autre, à moins que ce dernier soit dans l'impossibilité de manifester sa volonté.”), le
mineur de 16 ans révolu peut à la demande des pères et mères ou de l’un deux être émancipé
par décision du juge des tutelles. Il y aura audition du mineur, et il faudra justifier de juste
motif. Un mineur qui serait laissé par ses parents en France dans l’appartement familial car
l’un et l’autre sont mutés à l’étranger. Les effets de l’émancipation sont précisés à l’article
413-6: “Le mineur émancipé est capable, comme un majeur, de tous les actes de la vie
civile.Il doit néanmoins, pour se marier ou se donner en adoption, observer les mêmes règles
que s'il n'était point émancipé.”comme un majeur il peut accomplir tous les actes de la vie
civile, il ne cesse d’être sous l’autorité de ses parents, cesse d’être responsable de pleins des
dommages qu’il pourrait causer
En vertu de l’article 413-8: “Le mineur émancipé peut être commerçant sur autorisation du
juge des tutelles au moment de la décision d'émancipation et du président du tribunal
judiciaire s'il formule cette demande après avoir été émancipé.”, il peut même exercer une
activité commerciale, en revanche par dérogation il ne peut être adopté ou se marier sans le
consentement de ses parents
Section 2 : L’étendue de l’incapacité du mineur
L’étendu de l’incapacité nous pouvons l'étendre à l’art 414 du code civil, a contrario résultant
des art 388 et 388-1-1, le mineur est uîncapable d’accomplir tous les actes de la vie civile.
Lorsqu’on parcourt plus attentivement ces art on va voir apparaître un îlot de capacité du
mineur non-émancipé ; c’est les actes usuels.
Seconde sanction : art 1149 envisage quant à lui une seconde sanction, la lésion pour les actes
courant accomplis par le mineur ; il s’agit d’acte en principe sont valables mais la lésion peut
être une cause d’annulation de l’acte, l’acte a été valablement passé par le mineur.
Def lésion: préjudice contemporain de l’accord des volontés résultant de la différence de
valeur synallagmatique, un contrat est dit synallagmatique quand vous avez des prestations
réciproques. C’est donc un préjudice que subit l’une des parties au contrat du fait de
l’inégalité originaires des prestations réciproques. L’acte sera dit lésionnaires.
● Cette disproportion existait au jour de l’acte, elle contemporaine de l’accord, il ne
s’agit pas d’une hypothèse où la valeur a varié postérieurement à l’accord
● Pour l’appréciation de la lésion, il faudra rechercher si la dépense était utile et
proportionnée aux moyens du mineur en se plaçant au jour de l’acte. La réponse
dépendra de mineur en mineur, de son âge, de ses revenus et de son patrimoine.
L’art 1342-2 du Code civil introduit une règle particulière sur le paiement fait à un mineur
(hypothèse mineur a vendu) n’est pas valable sauf s' il est prouvé qu’il en a tiré profit.
L’article 1149 apporte 2 précisions quant au régime de la lésion des actes valablement
accompli par un mineur
● première précision : l’art 1149 écartera la nullité pour lésion lorsqu’elle résulte d’un
événement imprévisible
Il s’agit de protéger le mineur contre un contractant capable et peu scrupuleux, il ne s’agit pas
de protéger le mineur contre des événements postérieurs et extérieurs à l’acte. L’article 1149
protège le mineur qui aurait fait une déclaration majorité. La raison d’être de cette règle est
d’imposer aux contractants des vérifications sommaires quant à la capacité des personnes
avec lesquelles elles entrent en relation.
● autre précision de l’art 1149 : impose aux mineurs le respect des engagements qu'ils
ont pu souscrire dans l’exercice de sa profession. Dès lors que son engagement a été
contracté dans l’exercice d’une précision, il n’est plus recevable.
Art 1152 vient préciser le point de départ et le délai de prescription qui est de 5 ans des
actions en nullité pour lésions. Et il commence à courir à compter du jour où le mineur non
émancipé aurait pu accomplir valablement l’acte. Si il agit dans les 5 ans, l’action est
recevable, dans le cas contraire, il sera irrecevable.
Art 1352-4 va nuancer cette idée de restitution des prestations réciproques : “Les restitutions
dues à un mineur non émancipé ou à un majeur protégé sont réduites à proportion du profit
qu'il a retiré de l'acte annulé.”
c’est admettre par dérogation que la restitution par le mineur non-émancipé peut n’être que
partiel, voir ne pas avoir lieu.
Exemple : Le jour de l’acte le mineur reçoit 800€, au jour de l’action il n’a conservé que
150€, le contractant majeur devra restituer ce qu’il a reçu du mineur si tout a été dépensé.
Les actes conservatoires et les actes d’administrations peuvent être accomplis par les
administrateurs légaux conjointement ou séparément (présomption de mandat et présomption
de cogestion, en revanche pour les actes de dispositions il faudra un véritable co-accord, une
véritable co-décision des administrateurs légaux. Toutefois, une nouvelle distinction sera
opérée dans les actes de dispositions entre ceux qui seront autorisés sur décision conjointe et
ceux qui seront interdits radicalement, nous retrouvons cela a l’art 387-1 qui va sous réserve
d’obtenir une autorisation du juge des tutelles listes les actes de dispositions que les
administrateurs légaux peuvent conjointement accomplir, et sont ici listés 8 actes qui peuvent
être conjointement décidé sous réserve d’une autorisation du juge des tutelles (vente de gré à
gré (particulier à particulier) , d’un immeuble, fond de commerce, apport en société,
immeuble appartenant à un mineur, contracté un emprunt au nom de mineur)
Arrêt : Cour de Cassation, 1re chambre civ, 6 oct 2010 ; pourvoi 09-67 827 → les parents
prétendaient se dispenser de l’autorisation des juges du tutelles et mettaient en avant la
modicité de la succession
Réponse : peu importe la modicité de la succession, l’autorisation des juges du tutelles est
requise.
A la liste de l’art 387-1, il faut en ajouter d’autres actes visés par des textes ou des codes
extérieurs au code civil, par exemple en matière d’accident de la circulation, la loi
BADANTAIRE le 5 juillet 1985 a mis en place un système de protection des victimes de la
circulation avec une procédure d’indemnisation, l’assureur du responsable doit formaliser une
proposition de transaction à la victime. Lorsque le mineur est victime, la loi de 1985 soumet
ce processus de transaction à l'autorisation du juge des tutelles (art L 211-15 du code des
assurances: « L'assureur doit soumettre au juge des tutelles ou au conseil de famille,
compétents suivant les cas pour l'autoriser, tout projet de transaction concernant un mineur ou
un majeur en tutelle. Il doit également donner avis sans formalité au juge des tutelles, quinze
jours au moins à l'avance, du paiement du premier arrérage d'une rente ou de toute somme
devant être versée à titre d'indemnité au représentant légal de la personne protégée.
Le paiement qui n'a pas été précédé de l'avis requis ou la transaction qui n'a pas été autorisée
peut être annulé à la demande de tout intéressé ou du ministère public à l'exception de
l'assureur.
Toute clause par laquelle le représentant légal se porte fort de la ratification par le mineur ou
le majeur en tutelle de l'un des actes mentionnés à l'alinéa premier du présent article est
nulle. » ), il est prévu que la transaction qui n’aurait pas été autorisée par le juge des tutelles
est nulle et il est prévu que cette nullité peut être demandée par toutes parties intéressées ou
par le ministère public. Cette disposition précise ensuite que le contrôle du juge des tutelles
va s'étendre au paiement de la somme versée et il précisera sur quel support la somme devra
être versée (livret A, compte courant,etc). En revanche, l’emploi de la somme échappera à
l’autorisation du juge des tutelles pour relever des règles de l'administration légale. A côté
des actes soumis à autorisation du juge des tutelles, l’art 387-2 : « L'administrateur légal ne
peut, même avec une autorisation :
1° Aliéner gratuitement les biens ou les droits du mineur ; 2° Acquérir d'un tiers un droit ou
une créance contre le mineur ;3° Exercer le commerce ou une profession libérale au nom du
mineur ;4° Transférer dans un patrimoine fiduciaire les biens ou les droits du mineur. » liste
quant à lui les actes totalement interdit même avec une autorisation, par exemple sont
radicalement interdit les actes d’aliénation à titre gratuit des biens ou des droits du mineur,
par exemple le mineur a reçu d’un de ses grands-parents un véhicule de collection, est-ce que
les parents pourraient avec une autorisation du juge des tutelles faire une donation à un tiers
de ce bien ? non.
En contrepartie de leur mission qui est donc l’administration légale, les parents se voient
reconnaître une prérogatives sur les biens de leur enfant mineur qui est le droit de jouissance
légale (art 386-1 à 4 du code civil)
Def jouissance légale : usufruit à titre universel accordé par la loi aux administrateurs légaux
sur tous les biens du mineur, conséquence en vertu de ce droit, les parents peuvent percevoir
et s’approprier les revenus des biens appartenant à leur enfant mineur de 16 ans sans avoir à
les restituer à l’enfant au jour de sa majorité, en revanche ils doivent utiliser ces revenus pour
pouvoir à l'entretien de l’enfant art 386-3 : « Les charges de cette jouissance sont :
1° Celles auxquelles sont tenus les usufruitiers ;
2° La nourriture, l'entretien et l'éducation de l'enfant, selon sa fortune ;
3° Les dettes grevant la succession recueillie par l'enfant en tant qu'elles auraient dû être
acquittées sur les revenus. » qui nous précise ce à quoi les revenus de l'enfant mineur et
peuvent être valablement utilisés, au titre des usages possibles, il peut s’agir de s’acquitter de
la nourriture, de l’entretien ou de l’éducation du mineur. Mais également payer des dettes
(fiscale) grevant une succession de l’enfant mineur.
Cette usufruit est soumis à des règles particulière en raison de son origine et de sa finalité :
- À l’inverse de l’usufruit traditionnel la jouissance légale est incessible et insaisissable
; un parent ne peut pas céder à un tiers son droit de jouissance légale. Un créancier
d’un parent ne peut pas saisir des revenus du mineur en l’objet du droit du mineur
- Ce droit de jouissance légale porte sur l’ensemble des biens du mineur à l'exclusion
de certains biens, si bien qu’il n’a pas un caractère universel, par exemple sont exclus
de la jouissance légale : les biens (revenus) provenant du travail du mineur, les biens
recueillis par les enfants d’un héritier indigne, et les sommes venant en réparation
d’un préjudice extra-patrimonial. Ce droit de jouissance légale est bornée dans le
temps (art 386-2), le droit de jouissance légale lorsque l’enfant à 16 et et secondement
va s'éteindre en cas d’extinction
Le retrait ayant pris fin, le parent qui aurait utilisé les revenus de l’enfant mineur devra les lui
restituer sauf à démontrer (charge à la preuve) qui les a utilisés dans l’intérêt du mineur. Le
droit de jouissance légale constitue une présomption d’utilisation des revenus au profit du
mineur.
L’administrateur légal unique, il est des cas ou un parent peut se retrouver à exercer seul
l’administration légal, ce sont les hypothèses ou l’un des parents est décédé ou l’un des
parents s’est vu retirer l’autorité parentale en raison de circonstances graves. Dans ces cas, le
parent pourra accomplir seul les actes que les administrateurs légaux conjoints pouvaient
et/ou devaient accomplir seul ou ensemble mais comme les administrateurs légaux conjoints,
certains actes seront soumis à autorisation du juge des tutelles (art 387-1) et d’autres actes lui
seront totalement interdit. L’administrateur légal dispose des pouvoirs plus étendus que les
administrateurs légaux conjoints ; là ou les actes devaient être accomplis a 2, ils pourront être
accomplis seul.
Les administrateurs légaux sont soumis à certaines obligations et engagent leur responsabilité
si ils n’accomplissent pas leur mission convenable (art 385 du code civil), en cas de faute le
mineur peut engager la responsabilité de ses administrateurs légaux.
Exemple : Devenant majeur, il découvre que ses parents ont utilisé à des fins personnels, un
capital qui lui a été donné, c’est une faute dans la gestion dans laquelle il pourra demander un
remboursement. Pendant sa minorité, et bien cette action en responsabilité peut être intentée
par l’un des administrateurs légaux à l’encontre de l'autre.
- Grand cas d’ouverture automatique : lorsque les pères et mères sont décédés ou
lorsque la filiation de l’enfant n’est pas établie (hypothèse enfant né sous X)
- Ouverture judiciaire : cas grave dans lesquels les parents se sont vu retirer
l’administration légale
Dans les deux cas, l’administration légal va embrasser à la fois la personne du mineure, et les
biens / patrimoine du mineure, le tuteur pourra investir de cette double fonction mais le juge
des tutelles peut aussi distinguer les deux tutelles, n’ouvrir qu’une tutelle à la personne ou
n’ouvrir qu’une tutelle aux biens. Et il peut même distribuer les deux tutelles à des personnes
différentes (art 417).
Par exemple, donnera lieu l’ouverture d’une tutelle l’hypothèse où les parents sont eux même
placés l’un et l’autre sous tutelle. Dans ce cas, le juge pourra opérer une distinction entre les
biens du mineur et la personne.
La tutelle est par nature une mesure temporelle, elle prendra nécessairement fin en cas
d’émancipation du mineur, en cas d’accession à l’âge de la majorité, elle prendra également
fin en cas de décès du pupille ou en cas d’établissement d’une filiation à l’égard du pupille.
Mais également un jugement peut donner mainlevée de la tutelle qui avait été par exemple
ouverte par la défaillance des parents, qui ne sont désormais plus d’actualités. Au moment de
l’extinction de la tutelle, le tuteur devra rendre des comptes.
La tutelle dite de droit commun (tutelle familiale) qu’on retrouve à l'art 394, dans cette tutelle
familiale on distingue 4 organes titulaires :
- Le tuteur : représentant de l’enfant dans la majorité des actes de la vie civile, il vient
se substituer aux administrateurs légaux.
La tutelle est confiée en principe à une seule personne désignée par le conseil de famille,
toute personne majeure peut être désignée comme tuteur (art 395). Le tuteur peut être désigné
selon 2 modalités : tutelle dative, le conseil de famille désigne en son sein le tuteur et à côté il
existe la tutelle testamentaire, dans laquelle les parents avant leur décès avaient déjà désigné
le tuteur pour leur enfant.
Cette tuteur est une charge publique, gratuite et personnelle, elle ne se transmet pas.
- Le subrogé tuteur : désigné par le conseil de famille parmi ses membres, si il a été
choisi par la branche paternelle, le subrogé tuteur sera choisi dans la branche
maternelle.
Sa mission est de surveiller la gestion du tuteur et ponctuellement se substituer au tuteur par
exemple, lorsqu’il adviendrait un conflit d'intérêt entre le tuteur et le mineur, par exemple
parents décédés lors d’un accident de voiture, la grand-mère est la tutelle (côté maternel), le
grand-père est tuteur subrogé (côté paternel) et la grand-mère souhaite faire une donation
sous le nom du mineur, alors le tuteur subrogé intervient dans ce conflit d’intérêt.
- Conseil de famille : organe collégial (au moins 4 membres) qui sera présidé par le
juge des tutelles, dont un tuteur et un subrogé tuteur font partis et ces membres auront
en principe un lien de parenté avec l’enfant (frère - soeur , grand-mère - grand-père,
etc tant qu’ils sont majeur).
Le conseil de famille a pour mission de régler les conditions générales de l’entretien et de
l’éducation du mineur, par exemple nomination du tuteur, du subrogé tuteur, délivrance
d’autorisation ponctuelle comme un acte médical ou de décider d’une orientation scolaire.
- Le juge des tutelles : magistrat du tribunal judiciaire dont le ressort duquel est situé la
résidence habituelle du tuteur, il est président du conseil de famille, il assume la
surveillance générale de la tutelle et garantit son fonctionnement normal. Il désignera
les membres du conseil de famille, il pourvoira a leur remplacement , et de la même
façon il désignera le tuteur et le subrogé tuteur.
Rappel : une personne dont les facultés mentales sont altérées reste civilement responsable
des dommages qu’elle peut causer (art 414-3 CC).
S’agissant des actes passés, l’art 414-1 pose le principe selon lequel pour faire un acte valable
il faut être sain d’esprit, et le texte poursuit s’agissant de la charge de la preuve c’est à ceux
qui agissent en nullité pour cette cause de prouver l’existence d’un trouble mentale.
L'instabilité mentale est un fait juridique si bien que la preuve est libre, cette preuve du
caractère insane peut-être difficile à ramener pour une personne qui agit en nullité, c’est
pourquoi la jurisprudence admet une règle favorable, une présomption de la preuve, démence
habituelle qui permettra de présumer l'insanité d’esprit au moment de la conclusion de l’acte
juridique litigieux. Cette question probatoire relèvera du pouvoir souverain d'appréciation des
juges du fond
Cour de cassation, 1re chambre civ, 25 mai 2004 : ouverture postérieurement à l’acte
sauvegarde de justice puis d’une curatelle ne permet pas à elle seule de présumer l’existence
d’un trouble mental au jour de l’acte litigieux.
La nullité qui sanctionne l'insanité d’esprit est une nullité relative, qu’elle ne peut être
invoquée ou poursuivie que par la personne concernée ou son représentant légal. Du vivant
de la personne l’action peut être tenté que par l’intéressé ou son représentant (arr 491-1,)
après son décès, l’alinéa 2 de l’art 494-2 restreint et précise les personnes qui peuvent agir,
selon l’acte en cause. Pour les actes à titre gratuit, l’action peut être intenté par les héritiers de
la personne après la mort de celui-ci (action ouverture) , pour les autres actes à titre onéreux,
par exemple une vente immobilière, l’action pourra être intenté par les héritiers dans 3 cas :
- acte fait par lui-même la preuve du trouble mental à sa simple lecture (vente
manuscrite et immobilière)
- personne placé sous sauvegarde de justice
- action en nullité avait été introduite de son vivant au fin d’ouverture d’une mesure de
tutelle ou du curatelle
délais de cette action : alinéa 3 art 314-2 : “l’action en nullité de l’acte doit être intentée dans
un délai de 5 ans”. Cet art renvoie à l’art 2224. *
A partir de quelle date ce délai de 5 ans commence ?
A l’égard de la pers, le pts de départ du délais est la date de l’acte qu’elle entend contester
A l’égard des héritiers, l’action pourra être intentée dans les 5 ans qui suivent le décès de la
pers.
On voit qu’est organisé une 1ere modalité de protection en dehors de tout régime de
protection.
art 464 c civ : 2nd régime = permet quant à lui de sanctionner des actes passés moins de 2 ans
av la publicité du jugement d’ouverture de la mesure de protection.
Imaginons que cette personne régularise un acte litigieux et qu'elle soit, dans les 2 ans de cet
acte litigieux, placée sous un régime de protection (=tutelle).
art 464 allège / facilite l'action : il peut demander la réduction de l’acte ou l’annulation de
l’acte dès lors que, placé sous un régime de protection depuis 2 ans, les raisons qui ont
conduit à l’ouverture de la mesure de protection (altération des facultés perso) étaient
notoires ou connues du cocontractant à l’époque où l'acte litigieux a été passé.
Il ne sera pas exigé une preuve de l' insanité de l’esprit mais une preuve que l’altération de
ses facultés perso existait dores et déjà à l’époque.
La règle 464 est une règle complémentaire à l’art 314-2 // arrêt c cass 1 chambre civ 14 mai
1985, pourvoi 84-11 357 : la personne peut fonder son action tantôt sur l’art 414-2 tantôt sur
l’art 464 selon ce qui lui est le + simple à établir.
Pour l’art 464 : le délai de prescription est également de 5 ans mais le point de départ du délai
est décalé à la date du jugement d’ouverture.
= on peut étirer la période jusqu’au maximum 7 ans.
S’agissant de la protection de la pers, si le mandat est étendu à cette Q, le mandataire aura les
mêmes pouv que le curateur et le tuteur // art 457-1 à 459-2 c civ.
Si pdt le mandat, il apparaît que son champ d’application où les pouv dévolus au mandataire
ne permettent pas d’assurer une protection suffisante de la personne protégée. Une protection
judiciaire complémentaire peut être ordonnée et prend la forme tantôt d’une sauvegarde,
tantôt d’une curatelle tantôt d’une tutelle.
Le mandat est trop lim quant au pouv qui ont été donnés ou quant à son périmètre.
Le mandataire est il la pers à laquelle naturellement le juge des tutelles confiera la mesure
judic de protection ?
NON, le juge des tutelles n’est pas tenu de confier la mesure judiciaire au mandataire.
ex : c cass 1chmbr civ 12 janv 2011, pourvoi 09-16 519.
Dans cette affaire, il s’agissait d’un fils auquel le mandat de PFR avait été confié mais ce fils
avait déjà été défaillant dans l’accomplissement de sa mission de mandataire. Les intérêts de
lamère n’avait pas été suffisamment protégé par le mandataire notamment dans le cas de la
vente d’un bien immobilier + le fils mandataire isolait la mère du reste de sa fam.
= on va écarter le mandataire de la mesure judic à venir + le juge peut mettre fin au mandat.
= le mandataire n’est pas la pers naturellement choisi par le juge
Précisons que à coté du mandat le juge des tutelles peut être choisi par le mandataire pour
être autorisé à accomplir un ou plusieurs actes déterminés non couverts par le mandat.
ex : le mandat a été donné dans les termes généraux mais sous seing pv, le mandataire peut
saisir le JT pouravoir une autorisation ponctuelle pour accomplir un acte hors mandat.
le juge peut autoriser le mandataire à passer à l’acte ou désigenr un mandataire ad hoc.
II - La protection judiciaire
A. Les règles communes aux mesures de protection judiciaire
1ere règle : intervention d’une autorité judiciaire : depuis la loi du 23 mars 2019, cette
autorité judiciaire est désormais un juge spécialisé qui remplace l’ancien JT. C’est désormais
le juge des contentieux de la protection = juge spécialisé au sein du tribunal judiciaire.
Cette dénomination a été choisie car l’expression juge des tutelles était considérée comme
stigmatisante et la compétence du juge des contentieux de la protection est élargie = elle
dépasse la simple protection des majeurs.
ex : le JCP est compétent pour statuer en matière de surendettement, de crédit à la
consommation, d’expulsion des pers sans droits ni titre.
RQ : DANS LE COURS ON DIT JT MAIS ON PARLE DE JCP
2e règle : la fam de l'intéressé à un rôle majeur : les règles du droit de la fam peuvent justifier
le refus d’ouvrir une mesure de protection par ex, les règles relatives au régime matrimonial
peuvent suffire pour assurer une gestion convenable du patrimoine de la pers pour laquelle
une gestion du patrimoine est envisagée.
Et au-delà, les membres de la famille, lorsqu’une mesure de protection est nécessaire sont les
mieux placés pour assurer la protection de l'intéressé.
ex : arrêt c cass 1 chambr civ 1 fév 2012, pourvoi 11-11 346 : en l’espèce un ho est placé dans
une sit de comas végétatif profond, son fils dmd l’ouverture d’une mesure de tutelle. Le rôle
centrale de la fam peut être illustré à 2 égards :
- c’est sur la nécessité de la mesure de protection : l'intéressé est marié sous un régime
de communauté universelle == la cour va observer que les règles du régime
matrimonial permettent d’assurer une gestion satisfaisante de son patrimoine.
- Si une mesure de protection était ouverte, elle aurait sans doute été confiée à l’épouse.
3e règle commune : idée de personnalisation de la mesure /: art 415 c civ
Le JT doit choisir la mesure la + adaptée à la sit de l’intéressé (diff régimes de protection) le
juge peut personnalisé la mesure de protection qu’il choisit en renforçant la mesure de
protection ou en l'adoucissant pour certains actes.
ex : c cass 1er chmbr civ 27 fev 2013 pourvoi 11-28 307 : le juge fait le choix d’une mesure
de curatelle qu’il va renfo en l’assortissant d’une interdiction ponctuelle d'acquérir un
véhicule automobile.
4e règle : la place centrale du certif médical circonstancié = la pers qui sollicite l’ouverture
d’une mesure de protection doit accompagner sa dmd d’un certif medic circonstancié rédigé
par un médecin qu’elle aura choisit sur une liste établit par le procureur de la rep // art 431 c
civ.
En l’absence d’un tel certif, la dmd est irrecevable.
Ce certif sera exigé à tous les stades de la procédure lors de l’ouverture, de la modif ou du
renouvellement de la mesure.
Qui de l’hypothèse ou la pers s’entend venir la mesure de protection, chercherait à se
soustraire à ce rdv médic qui peut se solder par l’établissement d’un certif médic
circonstancié.
arret c cass 1chmbr civ 29 juin 2011 : pourvoi 10-21 879 : la pers dont la protection est
envisagée ne peut pas se prévaloir de l’abs du certif médic circonstancié dès lors qu’elle a,
par son fait, rendu impossible ce constat.
arrêt cours cass 1 chambre civ 20 mars 2017 pourvoi 16-17 671 : cet arrêt va admettre que le
certificat médical circonstancié puisse être établi en cas de carence de l'intéressé à pt de
pièces médicales apportées par le requérant.
5e règle : les garanties procédurales accordées à la pers protégée // art 432 c civ
= la pers à l’égard de laquelle une mesure de protection est envisagée doit être entendue par
le juge et peut être accompagnée par un avocat ou avec l’accord du juge, par toute autre
personne de son choix.
Le juge peut toutefois par une décision spécialement motivée et fondée sur l’avis médical
circonstancié, décider de ne pas procéder à l’audition de la pers en cause // hypothèse ou
l’audition serait de nature à porter atteinte à la santé de l'intéressé ou cette personne serait
dores et déjà dans l’impossibilité d’exprimer sa volonté.
Ces règles protectrices peuvent être parfois exploitées par la personne ou par certains de ses
proches pour tenter d’échapper à la mesure de protection.
ex : une mesure de protection est ordonnée hors la présence de la personne protégée mais la
ccass va valider cette mesure en observant que la personne avait été plusieurs fois et
régulièrement convoquée et qu’elle avait fait le choix plusieurs fois de ne pas se présenter.
C’est donc bien la carence de la personne qui explique qu’elle n’a pas été en mesure
d’exprimer ses sentiments.
B. Les règles propres aux mesures de protection judiciaire
1. La sauvegarde de justice
art 433 à 439 c civ.
1ere idée générale : la sauvegarde de justice ne remet pas en cause en principe la capacité de
la personne qui est soumis, elle se borne à lui assurer une protection minimale dans l’attente,
le cas échéant, de l’ouverture d’une mesure d’assistance (curatelle) ou de représentation
(tutelle). De même, la sauvegarde de justice peut être utilisée pour assurer une protection
minimale de transition lorsqu’est envisagé une levée de la curatelle ou de la tutelle.
les conditions :
la pers a protégée // art 433 : c’est une pers dont l’altération des facultés perso est de nature à
empêcher l’expression de sa volonté mais dont l’état actuel ne justifie pas qu’elle soit privée
de sa capacité juridique.
ex : pers agée : on a décelé une perte d’acuité et des mesures d’investigations sont nécessaire
pour savoir si cela va mener à une mesure de curatelle / de tutelle. Dans cette période
d’évaluation, on va prendre une mesure de sauvegarde de justice.
Cette mesure peut être mise en place selon 2 modalités :
- art 434 c civ : l’initiative revient au médecin qui avec l’avis d’un psychiatre déclenche
la mise sous sauvegarde de justice de l'intéressé.
- art 433 c civ : sur décision judiciaire (JT), qui va lorsqu’une procédure d’ouverture
d’une mesure d'assistance ou de représentation est enclenchée décider d’office le
placement sous sauvegarde de justice.
Rq : cette décision du JT est insusceptible de recours, la procédure qui pourra déboucher vers
tutelle / curatelle est enclenchée
fin : mesure temporaire dont la durée est en principe limitée / renouvelable à 1 an // art 439
cciv
Plusieurs hypothèses de fin anticipée de la mesure sont possibles : ouverture d’une mesure
d’assistance, ouverture d’une mesure de représentation, le décès, le constat médical d’une
absence de besoin de mesure de protection.
2. La curatelle
art 440 et suivant du c civ : régime d’assistance qui depuis 2009, ne peut être ouvert que pour
l’une des causes visées à l’art 425 c civ et pour une personne qui n’est pas hors d’état d’agir
seule mais qui a simplement besoin d’être assistée ou contrôlée de manière continue pour les
actes importants de la vie civile.
Depuis 2009, a été supprimé la curatelle qu’on appelait curatelle pour prodigalité, pour
intempérance ou oisiveté.
Les mauvaises qualités de gestionnaires ne sont plus à elles seules les causes permettant
l’ouverture d’une mesure de curatelle
demande d’ouverture : art 430 (parents, proches, alliés de la pers pour laquelle une mesure de
protection est envisagée)
La c cass va opérer un contrôle sur la motivation de la décision d’ouverture de la curatelle :
elle exigera que soit explicité dans la décision les circonstances qui imposent l’ouverture de
la mesure d’assistance.
En revanche, la c cass ne contrôle pas la mesure qui a été dictée ou l’aggravation de la
mesure choisie. Cette adaptation relève du pouv souverain des juges du fond.
c cass 1chmbr civ 1 avril 2015, pourvoi 14-11 051 : motivation suffisante sur la nécessité de
la mesure d’assistance.
acteurs :
3 acteurs principaux : juge, la personne dont la protection est envisagée, le curateur.
le curateur : peut être désigné selon différentes modalités (ces modalités sont alignées sur les
modalités de désignations du tuteur)
modalités :
- art 448 alinéa 1 : la personne peut par anticipation de l’altération de ses facultés perso
avoir désigné celle ou celui qui sera son curateur.
Cette désignation par anticipation va s’imposer au juge sauf 2 cas :
–la personne désignée refuse la mission
–l’intérêt de la personne commande de s’écarter de ce choix.
- art 449 : le curateur légal. A défaut d’anticipation, le juge va nommer comme curateur
alinéa 1 : le conjoint,le partenaire, le concubin de la pers à protéger. Par exception,
cette personne peut être écartée par le JT notamment en cas de cessation de la vie
commune.
alinéa 2 envisage l’hypothèse d’une défaillance de personne dans le 1er rang : pas de
conjoint, partenaire, concubin, à ce moment là, le JT désignera un parent (pere mere
enfant), un allié ou une pers résidant avec la pers à protéger et entretenant avec lui des
liens étroits et stables.
- art 450 : envisage l’hypothèse d’absence de pers susceptible d’être désignée au titre
de l’art 449. Le juge désignera un mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Il
existe une liste des mandataires par ressort des tribunaux judiciaires dans lesquels les
JT peuvent choisir.
ex : arrêt c cass 1 chambre civ 14 avril 2010 pourvoi 08-21 560 : conflit massif entre le
conjoint et les enfants issus d’un précédent lit qui conduit le juge à confier la curatelle à une
personne extérieure à la fam.
arrêt c cass 5 déc 2010 pourvoi 5-2- 611 : a été désigné un tiers sur la base de l’art 450 alors
que la nièce de la personne protégée et la pers en cause demandaient la désignation de cette
nièce au titre de l’art 442 alinéa 2.
pb : pour écarter la nièce, il fallait motiver l’absence de qualité qu’elle avait pour être
désignée comme curatrice.
fct du curateur : il a une simple mission d’assistance = il n’accomplit pas lui même l’acte
juridique en cause, il accompagnera la personne protégée lors de la régulation de l’acte en
cause
ex : c cass chambre com 18 sept 2024, pourvoi 22-24 646 : la personne protégée est associée
d’une société civile et elle doit participer à un vote (=acte de gestion grv). La convocation
adressée à l’associé doit également être adressée au curateur qui devra être présent lors de
l’ass générale pour apposer sa signature à côté de celle de son protégé.
3. La tutelle
2. effet positif : on pallie cette incapacité par un système de représentation permanente :
le majeur placé sous tutelle se retrouve en définitif sous la même situation qu’un
mineur non émancipé. le jugement d’ouverture de la tutelle fera l' objet d’une
inscription au répertoire civil, qui est tenu auprès du tribunal judiciaire, sera
également apportée en marge de l’acte de naissance de l’intéressé, une mention (RC
avec un numéro) , l’objet de cette mention est d'informer les tiers de la mesure de
représentation, qui pourrait être amené à contracter avec l’intéressée, parce qu’elle est
frappé par l’incapacité elle ne peut plus exercer ses propres obligations donc les tiers
vont contracter. Pour savoir à quoi renvoi cette mention RC, les tiers doivent
demander un extrait auprès du répertoire civile tenu près du tribunal judiciaire.
La loi du 5 mars 2007 a ouvert la possibilité d’une mise en place d’une tutelle complète ou
d’une tutelle simplifiée au choix du juge des contentieux de la protection.
● tutelle complète : constitue un conseil de famille présidé par le juge des tutelles
● tutelle simplifiée : nomination d’un tuteur sans conseil de famille
Le tuteur est désigné selon les règles communes à la curatelle et à la tutelle, il en résulte qu’il
est possible de désigner plusieurs tuteurs, on parlera alors de co-tuteurs ; il en résulte qu’il est
possible de distinguer permis les missions dévolue une tutelle aux biens et une tutelle à la
personne.
L’article 449 du Code civil va donner dans la dévolution de la tutelle, une priorité légale au
membre de la famille et aux proches de la personne protégée, de plus elle invite le juge à
prendre en considération les sentiments que la personne protégée exprime ; ses relations
habituelles avec la personne dont la désignation est envisagé .
Ex : Cour de Cassation, 1re chambre civ, arrêt 12 février 2014, pourvoi 13-35 036 est en
cause un fils en qualité de tuteur, dont l’édition est envisagée mais va être écarté car il
bénéficie d’une priorité légale et tenant compte des sentiments exprimées vers sa mère , de la
qualité des relations entre eux, et de l’intérêt qu’il portait à sa mère.
Question : à défaut d’un parent, un ami peut être désigné comme tuteur ?
Réponse : Arrêt, Cour de Cass, 1re chambre civil, 9 juillet 2014 , pourvoi : 13 20 060
→ réponse positive mais à condition ne figure pas au rang utile, bénéficiaire d’une priorité un
membre de la famille
● Subrogé tuteur
Désigne selon les modalités communes au subrogé curateur a la différence du subrige
curateur il aura une mission de représentation du majeur protégé, lorsque les intérêts de
celui-ci sont en opposition avec le tuteur
Ex: acte ou le tuteur est à la fois bénéficiaire de l’acte et celui qui passe l’acte
● Conseil de famille
Organe facultatif (art 456) qui permet d’orienter le dossier vers une tutelle complète ou une
tutelle simplifié selon la consistance de son patrimoine ou la nécessité de la protection de la
personne.
Elle peut avoir été dirigeante d’entreprise, donc avoir un patrimoine professionnel complexe,
alors la nécessité du conseil de famille est importante.
Si tutelle complète, le juge des tutelles compose le conseil de famille comme pour le conseil
de famille des mineurs en tenant compte des sentiments exprimées par la personne protégée,
des relations habituelles entre les intéressées et des recommandations qui peuvent être émise
par les parents ou les alliés. Lorsqu’il est composé le conseil de famille désigné en son sein le
tuteur et le subrogé tuteur, et il donnera les autorisations requises pour les actes les plus
graves (actes de dispositions), Les règles sont les mêmes que le conseil des famille de
mineurs à une exception près ,il n’y a pas ici de fonction du conseil de famille quant à
l’éducation.
4. L’habilitation familiale
Dispositif issu de l’ordonnance du 15 oct 2015 portant simplification et modernisation du
droit de la famille , dispositif inséré aux articles 494-1 a été réformé par la loi du 23 mars
2019.
Objectif : l’habilitation familiale a pour but de permettre aux familles qui sont en mesure
d’assurer la protection d’un proche vulnérable de le faire sans être soumis à un formalisme
excessif, entendu mesure de protection traditionnel qui sont la curatelle ou tutelle.
Initialement l’habilitation familiale était présentée comme une tutelle adoucie dans la forme
et sur le fond.
Dans l’esprit de l’ordonnance de 2015, c’est une mesure intermédiaire entre la tutelle et le
mandat de protection de protection future. C’est une habilitation familiale de représentation,
la loi du 23 mars 2019 est quant à elle venue consacrer la possibilité pour le juge d'habiliter
une personne en vue d' insistance, ce qui rapproche cette fois de la curatelle. Co existant
aujourd’hui l’ordonnance de 2015 une habilitation familiale de représentation et loi de 2019,
une habilitation familiale d’assistance.
Quelque soit la forme, l’habilitation familiale est une mesure de protection judiciaire, elle
sera soumise aux dispositions communes des articles 328 et suivant du code civil et au titre
de cela nous retrouvons le principe de nécessité et de subsidiarité. Ainsi que l’idée de
limitation dans le temps (art 494-2 et 494-6)
- forme : mesure judiciaire une décision des juges des tutelles qui l'ordonne , art 494-3
préciser détail les personnes qui peuvent solliciter une habilitation familiale, ce sont
les parents et proches de la personne à protéger. Elle peut être sollicitée par le
procureur de la république. Quant au choix de la personne, le juge des tutelles
procédera l’audition de la personne qui a fait la demande aux fins d’habilitation mais
aussi des autres personnes qui seraient susceptibles d’habiliter, l’objectif étant
d’assurer de leur absence d’opposition. Après ces auditions le juge peut refuser
l'habilitation familiale , en revanche il ne peut pas imposer une personne qui n’a pas
sollicité à être habilité.
Quant à la durée de la mesure est réglée dans l’art 494-6 alinéa 4 , c’est en principe disant la
mesure peut être étendue jusqu’à 20 ans; elle est beaucoup plus longue que la mesure
curatelle , et comme la mesure de tutelle, elle peut être renouvelé à l’échéance
Quant à la nature de l’habilitation, le juge des tutelles dispose d’un très grand pouvoir de
modulation, de personnalisation. Il peut choisir entre une habilitation de représentation ou
d’assistance, il peut prévoir que cette habilitation sera générale ou spéciale, il peut étendre ou
restreindre l’habilitation quant aux biens ou quant à la personne.
Ex : Cour d’appel de Paris, arrêt du 22 mars 2022 : s’inscrit dans le sillage d’un avis de Cour
de cassation 21-1 70 22, dans cet avis la cour de cass avait admis la possibilité d’une
habilitation familiale aux fins de représentation pour passer une donation et elle précisait les
conditions ; s’assurer de l’intention réelle du majeur protégé ; l’acte envisagé demeure
conforme aux intérêts personnelles et patrimoniaux de la personne protégée.
Dans cet arrêt de Cour de Paris, la fille de la personne protégée sollicite une représentation
d’habilitation pour une consentir une donation notamment aux petites-filles de l’intéressé et
bien dans cet arrêt la Cour d’appel va dans un premier temps caractériser le souhait de
l’intéressée (majeure protégée) , son audition a permis de montrer qu’elle souhaite consentir à
cette donation, ensuite la Cour va adapter les montants envisagés aux nécessités de la
personne protégée : somme de 24 000 donations et la Cour va limiter la somme à 10 000€ par
petits enfants.
En cas de représentation, les pouvoirs de la personne habilitée sont plus larges que ceux d’un
tuteur , l’habilitation peut porter sur des actes que le tuteur peut accomplir seul ou qu’il
devrait accomplir avec autorisation du juge des tutelles, seul les actes a titres gratuits devront
faire l’objet d’une autorisation des juges des tutelles (art 494-6 alinea 4)
Si les pouvoirs de la personne a habilité sont plus larges que celui du tuteur, des actes lui
demeure interdit
Arrêt : 20 oct 2022 , pourvoi : 22-70 011, elle considère que la personne habilitée ne peut pas
accomplir les actes visées dans l’art 509 (actes interdit au tuteur même munie d’une
autorisation) du Code civil. L’art 494-8 précise que la personne protégée conserve l’exercice
de ses droits autre que ceux dont la mise en oeuvre est confié à la personne habilitée, ainsi
contrairement à la tutelle qui frappe d’incapacité la personne protégée pour tous les actes de
la vie civile, la personne sous habilitation familiale peut conserver une capacité résiduelle
(pour les actes qui ne sont pas couvert par l’habilitation familiale).
Une fois habilitation accordée, elle exercera en dehors de tout contrôle judiciaire puisqu'il
n’aura pas de suivi de la mesure par le juge des tutelles et qu’il n’y aura pas d’organe de
surveillance comme un subrogé tuteur ou curateur. Donc mesure qui repose sur la confiance
que le juge des tutelles peut faire à une famille suffisamment unis pour ne pas être soumis
aux formalismes lourds, curatelles et tutelles. Si les textes de l’habilitation familiale renvoie
ponctuellement aux textes de la tutelle ou de la curatelle, aucun renvoie n’est opéré à ces
textes s’agissant de la designation d’un representant ad hoc; d'où cette qst est-il possible dans
la mesure de l’habilitation familiale de désigner un représentant ad hoc quand il existe un
conflit d'intérêt entre la personne protégée et la personne habilitée ?
Ex : une habilitation aux fins de représentation qui est en place, elle a été confiée aux
parents sur la personne de leur fils handicapé avancent en âge les parents souhaitent organiser
leur succession et envisager une modification de leur régime patrimoniale et/ou une donation
à leur enfant, il y a un conflit d'intérêt entre eux et leur enfant, puisqu’en effet quand on
envisage un changement matrimonial , il doit être informé aux enfants qui peuvent s’imposer
: était il envisageant dans ce cas la de nommer un représentant ad hoc ? Au regard des textes,
une telle désignation est en principe impossible : non prévue par les textes mais la Cour
d’appel de Nancy , 9 mai 2022 dans le silence des textes, va accepter la désignation d’un
représentant ad hoc.
La mesure d’habilitation peut être une mesure aux fins de représentation ou assistance. Mais
le sort des actes non conformes : envisage à l’art 494-9 du CC, cela distinguer selon que
l’acte non conforme à été passée par à personne soumise à l’habilitation ou la personne
habilitée.
Art 494-11 : envisage la fin de la mesure d’habilitation, elle peut être levée parce que le
besoin de protection ne se fait plus sentir : rétablissement des facultés personnelles, elle peut
être convertir en curatelle ou en tutelle lorsque l’exécution de l’habilitation familiale risque
de porter atteinte aux intérêts de la personne protégée
Arrêt : Cour d’appel de Paris, 1 mars 2022, représentation aux fins d’habilitation a été
accordée à la conjointe et 6 mois après un conflit massive opposait aux fils notamment à la
gestion patrimonial, en raison d’un conflit il n’était plus possible de faire confiance à cette
famille et la mesure devrait donc être convertir d’habilitation familiale aux fins de
représentation à la tutelle. En revanche, comme il y a un contrôle de tuteur par le juge des
tutelles, la conjointe pouvait devenir tutrice.
Ces règles peuvent recevoir exception lorsque le juge a user de son pouvoir de modulation,
par exemple en matière de curatelle l’art 471 du CC autorise le juge par dérogation de l’art
467 à autoriser certains actes au curatélaire ou à l'inverse interdire certains actes à celui-ci.
Question : que va-t-on faire entrer dans la catégorie des actes d’administration et
conservatoire ?
- actes conservatoires : rassemblent les actes qui ont pour seul effet de
protéger/préserver le patrimoine de la personne protégée
Ex : un bien pourrait faire l’objet d’une acquisition par un tiers du fait de l’écoulement du
temps (delai 30 ans)
→ acte interruptif d’un délai de prescription
Acte de dispositions : acte qui engage le patrimoine de la personne protégée pour le présent
ou pour l’avenir par une modification importante de son contenu, une dépréciation
significative de sa valeur en capital ou d’une altération durable des prérogatives de son
titulaire.
Ex : Achat ou vente d’un immeuble d’un meublé , d’un instrument financier clôture d’un
compte bancaire , ouverture d’un compte de gestion patrimoine , demande de délivrance
d’une carte bancaire de crédit. La qualification de l’acte est une opération complexe.
Arret : 16 févr 2022, pourvoi 21-10 358, une SCI régularise la promesse d’une vente d’un
bien immobilier assorti d’une condition suspensive d’autorisation des juges des tutelles
Qst :s’agissait-il d’un acte de disposition ou d’administration
Rep : acte de disposition
Arrêt : 17 nov 2021, pourvoi 21-12 711, matière d’assurance vie, le souscripteur va désigner
un bénéficiaire entre les mains duquel sera versé le capital au moment du décès
Qst : le changement de clos bénéficiaire est-il un acte d’administration ou un acte de
disposition ?
Rep : acte de disposition soumis au juge des tutelles, en effet vsi une clause bénéficiaire est
révocable elle cesse de l’être si le bénéficiaire en a accepté le bénéfice.
De la même façon constitue des actes soumis à autorisations, les transactions, les clos
compromis soir et les partages amiable (art 506-507 du CC)
Les sanctions figurent pour l'essentiel , l'art 544 du code civil prévoit le sort des actes
accomplis par la personne protégée et le sort des actes accomplies par la personne chargée de
la mesure de protection à compter de la publicité du jugement d’ouverture de la mesure .
La deuxième sanction, art 465, mentionne deuxièmement qui sanctionne une nullité
facultative “la personne protégée a accompli seul un acte pour lequel elle aurait dû être
assistée , l'acte ne peut être annulé que s' il était établi que la personne protégée a subi
préjudice”
ex: les actes de disposition accomplis par le majeur en curatelle ou sous habilitation familiale
avec assistance, ici la nullité ne sera prononcée qu'en cas de grief
La troisième sanction, art 465 mentionne premièrement envisage comme sanction possible la
rescision pour lésion ou la rééducation pour excès “si la personne protégée a accompli seule
un acte qu'elle pouvait faire sans l'assistance ou la représentation de la personne chargée de sa
protection, l'acte reste sujet aux actions en rescision ou en rééducation prévu à l'article 435
comme s'il avait été accompli par une personne placée sous sauvegarde de justice”
ex: il peut s'agir des actes administratif du majeur en curatelle ou plus largement de tous les
actes usuels accomplis par tout majeur protégé.
pour mémoire, l'action en rescision pour lection est une action par laquelle une personne
placée sous un régime de protection (curatelle, tutelle, habilitation familiale) demande en
justice l'annulation d'un acte lésionnaire et pour apprécier le caractère lésionnaire en en
revient à l'article 435 “le tribunal prend notamment en considération l'utilité ou l'inutilité de
l'opération, l'importance ou la consistance du patrimoine et la bonne ou mauvaise foi du
cocontractant ,
ex: achat d'une voiture par un majeur protégé qui n'a pas le permis de conduire. L'action en
réduction pour excès est l'action par laquelle le majeur protégé demande en justice de
ramener à de justes limites / de justes propositions un acte excessif par rapport à sa fortune.
ex. majeur protégé qui vient d'obtenir le permis de conduire er sachete une Ferrari comme
premier véhicule, il y a quelque chose d’excessif.
Ces 2 sanctions étaient admises en matière de sauvegarde de justice, elles étaient également
en matière de curatelle et de tutelle et l'ordonnance du 15 octobre 2015 , les a pas renvoie,
déclare par renvoie déclarées applicables à l'habilitation familiale .
l'article 1152, va quant à lui préciser le délai de prescription des actions en nullité. et l'article
852 va distinguer selon que l'action est intentée par la personne protégée , par la personne
chargée de la mesure de protection ou encore par les héritiers de la personne protégée en
question. Le délai de prescription est de cinq ans au départ.
l'art 466 précise que l'art 465 ne préjudicie pas à l'application éventuelle des art 414-1 et
414-2. ainsi, au choix du demandeur l'action en nullité peut être intentée soit sur le fondement
de l'art 465 soit sur le fondement de l'art 414-1
la sanction va figurer à l'art 465 quatrièmement, il s'agit d'une nullité en droit “ si le tuteur
ou le curateur accompli est un acte qui aurait du être fait par la personne protégée soit
seule soit avec son assistance ou avec l'accord du juge, l'acte est nul de plein droit sans
qu'il soit nécessaire de justifier d'un préjudice” ce texte sanctionne tout d'abord le non
respect de la capacité de la personne protégée dans le cas de la curatelle mais aussi dans le
cas de la tutelle pour les cas exceptionnels où le majeur sous tutelle pouvait accomplir l'acte
lui-même.
ex: actes courants comme la donation
Au- delà , l'art 465 va également sanctionner les cas dans lesquels le tuteur aura agit sans se
munir de l'autorisation exigée par la loi ou les cas dans lequel le curateur sera purement et
simplement substitué au majeur pour passer l'acte en son nom.
La règle de base c'est l'article 425 alinéa 2 va rappeler que sauf précision contraire de la
décision , la mesure de protection a vocation à embrasser à la fois le patrimoine et la
personne du majeur protégé. et on renvoie pour les actes personnes aux articles 457 -1 et
suivants visent les effets de la curatelle et la tutelle qu'à la protection de la personne et par le
jeu des renvoies , ces règles vont aussi s'appliquer à l'habilitation familiale (art 494 - 6
renvoie article 457-1 à 459-2) . La distinction à faire est celle entre les décisions personnelles
et les actes strictement personnels.
Art 459 CC, est construit auteurs alinéa 1 d'une règle de principe , alinéa 2 d'une règle
dérogatoire, et alinéa 3 , d'une règle supra dérogatoire.
(copier articles)
L'ARTICLE 459 CONSTITUE LA RÈGLE DE DROIT COMMUN , du régime décisionnel
en matière d'actes personnels. Ces règles ne s'appliquent qu'à défaut de règles spéciales qui
peuvent exister dans le code civil, dans le code de la santé publique, dans le code de l'action
social et des familles. Ces règles ne s'appliquent qu'à des actes qui ne sont pas strictement
personnels.
En réponse à cette affaire Amandine, la loi du 21 févr 2022 a modifié l’art 350 c civ :
L’art 350 prévoit désormais que le tribunal peut prononcer l’adoption (simple) d’un majeur,
s’il s’avère qu’il est hors d’état d’y consentir personnellement.
+ prévoit que le tribunal ne prononcera l’adoption qu’après avoir entendu le majeur
protégé et considéré que la mesure d’adoption est conforme à son intérêt.
+ précise que le tribunal recueille l’avis de la personne chargée de la mesure de
protection.
Ainsi, désormais, l’adoption d’Amandine peut être prononcée
alinéa 2 : fournit il une liste exhaustive d’actes qu’il doit qualifier de strictement personnel
ou bien seulement des exemples d’actes strictement personnels ?
Liste fermée ou ouverte ?
Liste indicative que la loi répute comme étant strictement personnelle. Des actes non listés
dans cet alinéa peuvent être considérés comme des actes strictement perso
ex : les actions en dmd relative à la filiation, les actions en dmd relative à l’exercice de
l’autorité parentale, l’IVG, le constamment à l’AMP,
arrêt c cass 1chmbr civ 31 janv 2024, pourvoi 22-23 242
arrêt c cass 1chmbr civ 26 juin 2024, pourvoi 23-16 272
La Q était celle des recours que peut intenter la personne protégée contre une mesure de soin
sans consentement. (= hospitalisation d’office).
Les recours sont des actes strictement personnels : ils peuvent être intentés par la pers sans
assistance ni représentation “
Désormais le mariage protège est possible sans autorisation , sans représentation et sans
assistance par la personne chargée de la protection. Le contrôle a été déplacé par l'article 460
au moyen de l'information préalable qui doit être adressé par le couple a la personne chargée
de la mesure de protection.
Quant à la conclusion d'un contrat de mariage , l'art 1339 prévoit un système d'assistance par
le curateur ou par le tuteur, l'intéressé peut saisir le juge des tutelles afin d'être autorisé à
passer seul ce contrat de mariage.
Quant à la sortie du mariage , l'article 249 va envisager l'hypothèse d'un époux sous tutelle ou
curatelle. Le majeur en tutelle est représenté par son tuteur, le majeur en curatelle est assisté
de son curateur toutefois dans les 2 cas, la personne protégée peut accepter seule le principe
de la rupture du mariage sans considération des faits à l'origine de celle - ci. Si la personne
chargée de la mesure de protection est le conjoint, il faudra ici en changer avant de divorcer.
Si la mesure de protection est ouverte pendant la procédure de divroce, la procédure de
divoprce doit être suspendue pour permettre de la régularisation de l'intervention du tuteur ou
de l'assistance du curateur.
3. LE PACS
art 461 curatelle
art 462 tutelle
Le traitement du pacs est aligné sur le traitement du mariage, on retrouve une distinction
entre la conclusion du pacs et la conclusion de la convention du pacs.
Le corps humain est le support de la vie humaine, c'est le vecteur de la personnalité juridique
mais en tant qu’enveloppe le corps va survivre à la personne d'où, pour le droit, une nécessité
d'assurer une double protection du corps humain.
Le corps humain n'est pas traité par le code civil comme une chose, comme un bien car il est
l'élément essentiel de la personne humaine, cette idée se retrouvera sous d'autres modalités
dans le code civil notamment au travers de principes: inviolables du corps humain et
indisponibilité du corps humain.
Certains auteurs rattachent ce principe d'inviolabilité du corps humain a une parole du Christ
ressuscitée a Marie Madeleine “ne me touchez pas”. De nombreux textes fondamentaux vont
reprendre cette idée d'inviolabilité du corps humain. par exemple art 2 de la CEDH qui va
consacrer le droit a lintegrite physique et le droit a la vie mais aussi larticle 3 de la CEDH qui
consacre quant a lui linbterdiction de la torture et du traitememnt degradant / cruels /
inhumains , et ce pirncipe figure eglamemnt dans duatres textes fondamnteux : le pacte des
nations unis 1906 , relatif au droit civil / politique et qui prohibe la torture.
Ex: interdiction d’eslacavage, servitude, travail forcé
DANS LA CONVENTION DE GENÈVE DU 25/08/1926 → le principe de l'insolite du
corps humain de la même manière conduit a interdit les expérimentation forcés sur les
personnes , art 7 du pacte relatif au droit civil et politique. Au travers de ces textes
fondamentaux on voit que le principe d'inviolabilité du corps humain n'apparaît pas en tant
que tel mais en tant que déclinaison de droits.
ils sont également protégés par les normes internes, le droit pénale va réprimer les atteintes à
l'intégrité physique qu'elles soient plus ou moins graves : sont prohibés le meurte, les coups et
blessures, les tortures et actes de barbaries, lles violences, les agressions sexuelles, les
atteintes seuxelles.
⇒ Peut - on justifier certaines de ces atteintes à l'intégrité du corps humain?
Il existe de manière générale un fait justificatif qui permet d'échapper à une condamnation.
ce fait justificatif est la légitime défense. d'autres faits justificatifs ont été souvent invoqués
comme celui de la tradition , art 227 - 24 - 1 du code pénal. Le droit civil protège également
le corps humain au travers de différents textes notamment au travers de la loi bioéthique du
29/07/1994 du 07/07/2011, 02/08/2021. Ces lois sont inscrites et proclament le principe
d'inviolabilité du corps humain dans l'art 16-1 du code civil (16-3). Cette idée de protection
figure également à l'art 16-4 qui louvre. Si ce principe est posé, il est parfois d'une application
nuancée:
ex: violences commises par les titulaires de l'autorité parentales, les parents sur la personne
de l'enfant, le juge civil et le juge pénal essaient de tracer une ligne de démarcation entre les
nécessités de léducation de lenfant (violences admises) et la maltraitance de l'enfant.
2. Toute atteinte à l’intégrité physique d’une personne doit être indemnisée
Si une atteinte à été porté au corps de l’individu, il aura le droit à une indemnité pécuniaire en
réparation de ce préjudice corporel subi. Il ne sera pas toujours facile d’évaluer le juste
montant de cette réparation (barème).
La victime d’un dommage corporel doit bénéficier d’un dommage intégral de son préjudice.
La personne ne peut en principe, se voir imposer une intervention ou un traitement médical
qui permettrait de minimiser, diminuer le dommage corporel qu’elle a subi ou qu’elle subit.
Le droit de la responsabilité civile refuse en l’état de reconnaître une obligation de limiter son
dommage corporel. Cette solution, vaut qlq soit la responsabilité extra contractuel ou
contractuel.
Pour les responsabilité extra contractuel/délictuel : La cour de cassation à plusieurs fois
réaffirmer en principe de réparation intégral du préjudice que « l’auteur d’un dommage doit
en réparer toutes les conséquence et la victime n’est pas tenue de limiter son préjudice dans
l'intérêt du responsable » è2 Civ, 19 juin 2003 00-22 302 mais également, è 01-13 289 (mm
date) : «la victime souffrait de trouble psychique à cause accident de circulation et refusait de
se soumettre à une rééducation orthophonique et psychologique dont selon l’auteur, cette
rééducation aurait permis de limiter son préjudice. Civ 15 janv 2015 13-21 180
Cette solution a été étendue à la responsabilité contractuelle 3 civ 20 mai 2021 20-10 905 : a
rebours de ces arrêts la victime n’a pas l’obligation de minimiser certaines décisions ont pu
considérer que la victime pouvait par son refus réaliser une faute conduisant à minorer le
montant de la réparation qui lui est dû.
En revanche è 2 civ 10 octobre 2024 23-12 612 et 23-13 932 : cette solution à les faveurs du
projet de réforme de la responsabilité civile qui prévoit en son art 1263 : « sauf en cas de
dommage corporel, les dommages et intérêts sont réduit quand la victime n’a pas pris les
mesures sûrs et raisonnables propre à éviter l’aggravation de son préjudice.
B. Les limites du principe de l’inviolabilité
Qql textes ponctuels admettent des exceptions aux principes d’inviolabilité au nom de
l'intérêt général. Par exemple, il en va ainsi des vaccinations obligatoires qui constituent des
atteintes certes minime à des fins de santé publique.
Dans décision du conseil constitutionnel du 20 mars 2015 2015-458 question prioritaire de
constitutionnalité : le conseil constitutionnel à considérer qu’il est loisible au législateur de
définir une politique de vaccination obligatoire afin protéger santé individuelle et collective.
Dans le sciage de cette décision, le conseil d’état à rendu un arrêt le 8 févr.. 2017 sur ce qu’on
appelle les bouquets vaccinaux c'est-à-dire les vaccins comportant plusieurs vaccins. Il dira
que le pouvoir réglementaire peut définir les vaccinations à caractères obligatoire en raison
de la gravité des affections considérées et intérêt public (à l’époque trois vaccins étaient
obligatoires) mais le législateur doit permettre de dissocier ces trois vaccins obligatoires des
autres vaccinations considérées comme recommandées. Le conseil d’état dit que le ministre
chargé de la santé doit prendre les mesures désignées pour permettre la disponibilité de
vaccin obligatoire d’un côté et recommander de l’autre en des doses distinctes. Ce problème à
été résolu par la loi du 30 mars 2017 è L 3111-2 du code de santé publique : en étendant la
listes des vaccins obligatoires. Le législateur va chercher équilibre entre intérêt privé et
intérêt général (port obligatoire du casque, ceinture de sécurité). De la meme façon des
considération de police peuvent rendre obligatoire certaines fouille corporel (en matière
douanière, terrorisme).
§2. Le droit limité de la personne de disposer de son corps
Le droit ne va pas traiter le corps humain comme une simple chose, on en déduit
juridiquement que la personne n’est pas titulaire d’un droit d e propriété sur son corps,
éléments et produits. Des règles vont venir limiter la personne à disposer de son propre corps.
D’un côté ce serait la non-patrimonialité du corps humain (interdiction de disposer à titre
onéreux c'est-à-dire en contrepartie d’argent du corps humain) l’indisponibilité c'est plus
généralement (interdiction de disposer à titre onéreux ou gratuit le corps humain.
A. La non-patrimonialité du corps humain
Loi 29 juillet 1994 : art 16-61 et 16-5
Ça signifie que le corps humain, ses éléments et ses produits sont hors du commerce
juridique, ils ne peuvent pas donner lieu à rémunération, si certaines conventions relatives
aux corps humains sont licites, elles ne peuvent être que gratuites.
Exemple : C’est le cas du don de sang, don de sperme, d’ovule, organe.
Sur le don d’organe est très strictement encadré par la loi – le consentement expresse du
donneur est exigé – doit correspondre à un intérêt thérapeutique direct pour le receveur –
limiter aux proches parents (en principe). Une distinction serait à faire entre le don
d’organe par une personne vivante et morte.
Art L 1241-3 du code de la santé publique détaille la question des prélèvements.
Par dérogation on acceptera la question de la rémunération de certains produits du corps,
peuvent être rémunérés – la vente de cheveux ou de lait maternel.
Principe de non-patrimonialité va s’appliquer à la question d’expérimentation sur le corps
humain – la loi autorise certaines expérimentations sur le corps humain mais ne peut en
aucun cas donner lieu à une rémunération. Art 16-6
Art. 223-8 du code pénal qui réglemente les expérimentations sur le corps humain.
Sur les dons de gamètes/sperme : principe de non-patrimonialité mais comme pour
expérimentation, elle peut bénéficier d’une prise en charge des frais occasionnés Art. L1244
du code de la santé publique.
Article 16-1-1 du Code civil : “Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort.
Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu
à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence.”
Il s’agit là d'un principe à valeur constitutionnelle.
Décision QPC 2024-1110 du 31 octobre 2024 : 4. Le Préambule de la Constitution de 1946 a
réaffirmé et proclamé des droits, libertés et principes constitutionnels en soulignant d’emblée
que : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont
tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau
que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits
inaliénables et sacrés ». Il en ressort que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine
contre toute forme d’asservissement et de dégradation est un principe à valeur
constitutionnelle. Le respect dû à la dignité de la personne humaine ne cesse pas avec la mort.
Cette règle légale a fait l’objet de différentes mobilisations, notamment dans l’affaire “Our
Body à corps ouvert”. L'exposition Our Body : À corps ouvert présente des corps humains
réels pour explorer l'anatomie, mais suscite des controverses éthiques sur la provenance des
corps et le respect des défunts.
C cass, 1ère civ, 16/09/2010, 09-67.456 : une société allait récupérer des cadavres de
personnes, cela portait atteinte aux droits des morts
Au-delà de l’article, la protection du corps du défunt est également protégée par d’autres
règles que celle civile. Elle est assurée par le droit pénal (une section dédiée “Aux atteintes
au respect dû aux morts”)
Article 225-17 : atteinte à l’intégrité du cadavre et la violation ou profanation des tombeaux
ou sépultures.
Ce respect du corps humain est également protégé par le droit administratif qui va également
s'intéresser aux relations que les médecins vont avoir avec le corps des personnes décédées.
Le juge admin est le juge de la déontologie médicale et le CE va régulièrement se pencher sur
l’attitude de médecin pour savoir si après la mort son comportement traduit la violation des
règles de déontologie médicale
CE, 2 juillet 1993 : un médecin avait artificiellement maintenu une personne en état de mort
cérébrale pour se livrer à des expérimentations “scientifiques” en dehors de tout
consentement de l'intéressé ou de ses proches.
Le CE parle de la question des prélèvements d’organes, il va le réglementer dans le CSP
(article L1232-1) : Il est très réglementé, “Le prélèvement d'organes sur une personne dont la
mort a été dûment constatée ne peut être effectué qu'à des fins thérapeutiques ou
scientifiques.” et le consentement de l’intéressé est un impératif. Le respect dû au corps
humain va conduire à restreindre certaines pratiques telles les expertises post-mortem telles
les autopsies.
Les expertises post-mortem : Yves Montand était recherché en paternité par une fille
prétendue Aurore Brossard et de son vivant, Yves Montand s’était refusé à toute expertise
mais après son décès, il avait été déterré pour effectuer un test d’ADN. Cela a conduit à une
règle spécifique présente à l’article 16-11 du Code civil : “Sauf accord exprès de la personne
manifesté de son vivant, aucune identification par empreintes génétiques ne peut être réalisée
après sa mort”.
Sur les autopsies : en matière pénale, elle peut être pratiquée pour les besoins de la
recherche de la vérité, elle peut être ordonnée tantôt par le préfet, tantôt par le procureur de la
République et elle sera réalisé même en cas d’opposition de la famille du défunt dont le seul
droit est d’être informé de l’autopsie judiciaire. La question sera ensuite celle de la restitution
à la famille de la dépouille et des organes.
C cass, Crim, 15 juin 2005 : la Cour va juger “tant le respect dû au mort que celui de la vie
familiale implique le droit de pouvoir enterrer les siens selon ses rites ce qui justifie la
restitution de la dépouille de l'intéressé”, elle a ensuite précisé que certains organes
pouvaient ne pas être restitués
C cass, Crim, 18/01/2011, 10-83.386 : au visa de l’article 99 CPP (procédure pénale), la
question était de savoir si des organes qui ont été prélevé pour autopsie sont des objets
susceptibles de restitution, elle considère que ce ne sont pas des objets susceptibles de
restitution, la dépouille avait été restitué sans certains organes.
Sur cette question la Cour EDH semble valider cette position même si elle a estimé que le
retard de la restitution du cadavre pris par les autorités françaises en raison d’une autopsie
judiciaire portait atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale de la famille
Arrêt Pannullo contre France, 30 octobre 2020 : restitution à des parents du corps de leur
enfant après de longues semaines
Le droit administratif se penche également sur la question de l’organisation des funérailles
(loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles), cette loi va permettre à toute
personne de régler les conditions de ses funérailles en précisant leur caractère civil et
religieux et en choisissant le mode de sépulture (inhumation/crémation). Ce choix personnel
est généralement fait par testament.
Le juge judiciaire peut être saisi s’agissant de l’interprétation des dernières volontés d’un
défunt concernant ses funérailles, l’interprétation des dernières directives et à défaut, il pourra
désigner parmi les proches la personne la mieux placée pour en déterminer les modalités.
C cass, 1ère civ, 30 avril 2014, 13-18.951 : qui entre l’épouse et la mère du défunt était la
mieux placée pour organiser les funérailles, la Cour va valider le fait que la mère était
sûrement la mieux placée.
C cass, 1ère civ, 7 février 2018, 17-18.298 : savoir si l’intéressé devait être inhumé en France
ou s’il devait être déterré pour être enterré au Portugal, débat entre les parents et l’épouse +
enfants.
2024-1110 QPC, CC du 31 octobre 2024 : cette décision porte sur deux articles du Code
général des collectivités territoriales, ce sont les articles L2223-1 et L2223-3. Il s’agit ici de
savoir si une commune peut procéder sans information des tiers procéder à la crémation des
restes d’une personne inhumée en terrain commun, ce sont les sépultures en terrain commun
(sépulture sans droit de concession), la commune peut sans consultation des tiers procéder à
une crémation. Le CC a considéré que ces règles portent atteinte au droit au respect dû au
mort, les tiers doivent être interrogés sur le reste des défunts
Chapitre 2 : Les droits de la personnalité
Ils peuvent être définis comme des droits intangibles et fondamentaux nécessaires à
l’épanouissement de la personne. Il consiste pour la plupart en un droit pour la personne de
s’opposer à une immixtion, à un droit d’exiger le respect de certains éléments essentiels de la
personnalité.
L’expression droit de la personnalité est dû à Saleilles qui est le premier à l’avoir utilisé et
Perreau qui a le premier consacrer un célèbre article intitulé “Les droits de la personnalité”
A l’inverse, d’autres auteurs ont contesté l’existence même d’un droit à la personnalité, par
exemple Roubier qui a pu dire que : “les droits de la personnalité était l’une des théories les
plus absurdes du droit civil”. De même Nerson a considéré que “les droits de la personnalité
ne sont pas des droits subjectifs, tout au plus, il s’agirait de droit processuel permettant de
défendre des intérêts extra-patrimoniaux”. Carbonnier à évidemment plaider en faveur de ces
droits et les a qualifiés “de droit primordial de la personne humaine”, il met en avant 3
caractéristiques : ce sont des droits généraux (toute personne humaine en est dotée), des
droits extra-patrimoniaux (protéger la personne même si la sanction de leur violation se
traduire par l’octroi de dommages et intérêts) et ce sont enfin des droits absolus (s’impose à
tous et à toutes, aux particuliers et à l’Etat)
Il s’agit de protéger la personne humaine, la réputation, la vie privée et l’image
Section 1. La réputation
Le terme de réputation n’est pas employé en tant que telle dans les textes, il est envisagé deux
composantes qui la protège : l’honneur et la présomption d’innocence
§1. L’honneur
A. L’honneur des vivants
Le droit va reconnaître à chacun comme un droit de la personnalité, un droit de faire respecter
son honneur.
Il peut être défini comme l’estime que l’on a de soi-même, comme la dignité que nous
sommes en droit de faire respecter de chacun.
La question est alors de savoir si l’honneur doit être l’objet d’une interprétation, d’une
appréciation objective (in abstracto) ou subjective (in concreto).
Sur cette question, la CC semble avoir opté pour une appréciation objective de l’honneur, tel
propos ou affirmation est réputé déshonorante en générale, sans considération de la personne
à laquelle est imputé ce propos.
2ème heure
C cass, Crim, 8 janvier 1975, 74-91.561 : traité une personne de bourreau constitue-t-il une
atteinte à l’honneur ? De manière objective, il s’agit d’une atteinte à l’honneur mais au cas
présent et de manière subjective, l’article du journal portait sur un homme politique (Le Pen)
qui avait déclaré être favorable à la torture et l’avait pratiqué en Algérie, cela ne portait
peut-être plus atteinte à l’honneur. La CC considère qu’il y a diffamation, elle place
l’appréciation de l’honneur de manière objective.
L’honneur fait l’objet d’une protection par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
va envisager deux incriminations à l’article 29, le 29 alinéa 1 porte sur le délit de diffamation
(dire à une personne que c’est un violeur) et le 29 alinéa 2 envisage l’injure (dire à une
personne que c’est un con).
Article 29 : “Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la
considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation.”
“Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation
d'aucun fait est une injure.”
C cass, 1ère civ, 11 mai 2022, 21-16.497 : Sandra Muller opposé à Éric Brion, les propos de
Sandra Muller, journaliste s’inscrivent dans le mouvement “Me too”, elle livre un tweet avec
le #balancetonporc et la formule (“tu as des gros seins, tu es mon type de femme et je vais te
faire jouir toute le nuit”) ainsi que le nom de la personne ayant écrit cette phrase. Le fait que
cette formule se voit adjoindre ce # constitue une imputation d'un fait pouvant porter atteinte
à l’honneur, on est sur une allégation d’atteinte et d’agression sexuelle, on va considérer que
l'on est en présence d’une diffamation. Cette diffamation ne devait pas faire l’objet d’une
sanction car elle s’inscrivait dans un contexte beaucoup plus large d’intérêt général sur les
violences commises envers les femmes et la libération de leur parole.
C cass, Crim, 25 octobre 2019, 17-86.605 : journal satirique (Charlie Hebdo) publiait à
l'occasion d’élection une série de portrait, une candidate était dessinée avec “à ses côtés un
tas d’excrément fumant” surmonté de la mention “la candidate qui vous ressemble”. Cela est
très péjoratif mais il demeure sur le terrain de l’injure. Dans cette affaire, la CC va considérer
à excuser le caractère injurieux du dessein du fait que ce soit un journal satirique et que ce
soit un débat politique et public.
La distinction se fait sur l’imputation d’un fait qui va porter atteinte à l’honneur de la
personne. Ces deux faits vont être sanctionnés potentiellement sur le terrain pénal, elles
relèvent du tribunal correctionnel. Ils seront aussi sanctionnés sur le terrain civil sur le
principe de l’article 1240 du Code civil (responsabilité civile délictuelle), il faudra toutefois
pour le demandeur faire le choix soit d’une action sur le fondement de la loi de 1881, soit sur
le fondement de l’article 1240 du Code civil. Ces deux fondements ont tendance à être
rapproché par la CC et à soumettre une procédure engagée sur le terrain de l’article 1240 aux
mêmes conditions de fond et de procédure que celle posé par la loi de 1881
Une personne victime ne déplace pas sa demande sur l’article 1240 pour échapper au
formalisme des sanctions de la loi du 29 juillet 1881
B Le respect des morts
S’agissant des morts, la personnalité et donc les droits de la personnalité vont s’éteindre et se
perdre avec la vie.
Peut-on agir pour des atteintes à la mémoire des morts, à l’honneur des morts ?
La protection qui était dû à l’honneur des vivants cesse au moment du décès, ce qui sera
sanctionné sera non plus les injures et diffamations à l’égard du mort mais ce qui sera
sanctionné seront les atteintes par ricochet aux héritiers survivants. (Article 34 de la loi de
1881), il dit que les : ”diffamations ou injures dirigées contre la mémoire des morts que dans
le cas où les auteurs de ces diffamations ou injures auraient eu l'intention de porter atteinte à
l'honneur ou à la considération des héritiers, époux ou légataires universels vivants.”
§2 La présomption d’innocence
Elle est protégée sur le terrain civil par plusieurs textes (DDHC à l’article 9 et par le Code
civil à l’article 9-1 : “Chacun a droit au respect de la présomption d'innocence.”)
Une personne lorsqu’elle est placée en GAV, mise en examen, avant toute condamnation
pénale définitive doit être considérée comme innocente des faits qu’on lui impute.
Constitue une violation de la présomption d’innocence le fait de présenter publiquement une
personne comme coupable alors qu’elle n’est pas encore condamnée.
La personne poursuivie est la bonne formule et pas la personne présumée (utilisée par les
journalistes).
L’article 9-1 du Code civil sanctionne donc ces atteintes à la présomption d’innocence de
différentes manières, tout d’abord à titre préventif, une action peut être introduite en référé
pour faire cesser en urgence l’atteinte à la présomption d'innocence, il s’agira par exemple de
faire cesser la diffusion d’un journal, la vente d’un livre contenant des allégations contraires à
ce principe.
Au-delà l’article 9-1 envisage des actions en réparation du préjudice causé par une atteinte à
la présomption d’innocence, se posera alors la question de l’existence d’une telle atteinte.
C cass, 1ère civ, 6 mars 1996 : article contenant des conclusions sur la culpabilité d’une
personne pas encore condamné porte atteinte au principe de présomption d’innocence, pour
ne pas porter atteinte à cela, l’ouvrage doit rappeler le fait que subsiste un doute sur la
culpabilité ou le fait qu’une procédure pénale est encore en cours.
Est-ce que cette présomption d'innocence bénéficie au-delà des personnes physiques aux
personnes morales ?
La présomption d’innocence bénéficie à la fois aux personnes physiques et morales.
L’article 9-1 s’agissant de la réparation du préjudice constitue une règle favorable en ce sens
qu’elle déroge aux exigences de l’article 1240 qui exige que soit démontrer une faute un
préjudice et un lien de causalité. La Cour considère que l’article 9-1 conduit à préjuger
l’existence d’un préjudice. La victime n’a pas à démontrer l'existence d’un préjudice, elle
devra démontrer simplement la faute subie, la difficulté sera celle du juste prix pour la
réparation.
Certains auteurs ont proposé que la réparation soit calquée sur les bénéfices qu’a pu réaliser
l’organe de presse ayant commis un préjudice. Cette approche n’est pas celle retenue par la
jurisprudence.
Le droit français va ensuite envisager la question de l’indemnisation de la personne
innocentée, personne qui a été objet de la procédure pénale et qui a fait l’objet d’une GAV,
d’une mise en examen ou d’une assignation en résidence et qui a été innocenté (articles 149
et 150 du CPP envisage l’hypothèse de la personne détenue).
Le droit français envisage ensuite la question de l’effacement des données collectés sur la
personne innocentée, à l'occasion de la procédure pénale, des données sont collectés et
viennent alimenter des fichiers (FNAEG et STIC remplacé par le TAJ, Traitement des
antécédents judiciaires), le TAJ va agréger l’ensemble des infos collectés à l'occasion
d’enquêtes de police et de rapport d’intervention indépendamment de la question de
culpabilité de la personne.
Une personne innocentée peut-elle solliciter l’effacement des données ?
Article 230-8 CPP, la personne innocentée a le droit de solliciter l’effacement de ses données
du TAJ mais dans le même temps, le Procureur peut pour certaines infractions s’opposer à la
demande d’effacement. Le refus du Procureur est susceptible d’un recours juridictionnel.
3ème heure
Section 2. Le droit à la vie privée
§1. La notion de vie privée
Au sens du droit interne, on peut représenter la vie privée comme un cercle autour de la
personne dans lequel un tiers ne peut pas s'immiscer sans autorisation de la personne
concernée, ce cercle va comprendre différents éléments qui composent la vie privée.
Cette protection ne vaudra que pour la personne vivante, la JP considère que la personne
morte n’a plus de vie privée protégée au titre de l’article 9 du Code civil.
C cass, 1ère civ, 14/12/1999, affaire François Mitterrand : révélation faite par son médecin
après son décès, il n’y a pas de protection de la vie privée
C cass, 1ère civ, 25/01/2000, affaire Erignac : préfet qui avait été photographié après avoir été
assassiné, pas de protection
Ces arrêts expliquent qu’il peut y avoir en revanche au travers de la publication en cause une
atteinte à la vie privée des proches dans la mesure où cette publication est venue troubler le
temps de deuil.
La notion de vie privée est une notion qui est évolutive et relative.
Évolutive : il faut tenir compte de l’époque considéré (proche ou loin), la notion de vie
privée n’est pas la même en fonction de l’époque, le développement des nouvelles
technologies et l’usage fait des réseaux sociaux perturbe la notion de vie privée au point où
certains oublient la notion de vie privée. Qu’est-ce qui est encore dans le domaine de la vie
privée ?
Relative : elle dépend de la personne dont il s’agit, la distinction apparaîtra entre les
personnes privées et les personnes publiques, la même information pourra pour certains
porter à leur vie privée et pour d’autres relever d’un débat d’intérêt général
Exemple : relations plus ou moins consenties entre adulte est du domaine de la vie privée
mais pour un président d’une organisation internationale d’avoir une relation avec une femme
de ménage lors d’un voyage relève d’une information d’intérêt public
Vont entrer dans la vie privée des données concernant l’identité de la personne, l’origine
raciale de la personne, la santé, le caractère, les mœurs, l’identité génétique.
Pour d’autres données un débat intervient, le domicile qui est apparemment un élément de la
vie privée au point où sa violation est sanctionnée pénalement comme une atteinte à la vie
privée. Le domicile est parfois l’objet de révélation spontanée de l’intéressé, il doit révéler
son domicile à ses créanciers pour effectuer une saisie, l'intéressé peut lui-même révéler
l’adresse de son domicile.
Entre dans le domaine de la vie privée, la vie sentimentale, les loisirs, le statut conjugal, les
relations amicales ou extra-conjugales. Entre aussi des informations relatives à un projet de
divorce, une grossesse, la religion, la profession…
La vie privée des personnes publiques est la même que celle des particuliers ?
Le constat est que la vie privée va reculer face aux nécessités et au droit à l’information du
public
La JP française et européenne va considérer que la révélation d’une donnée qui pourrait
relever de la vie privée est légitime lorsqu’elle contribue à un débat d’intérêt général
CEDH, 10/11/2015, affaire Couderc et Hachette : est-ce que réalise une atteinte à la vie
privée, la publication d’un livre faisant état d’un enfant caché d’Albert de Monaco, elle
touche en principe au cercle privée, mais dans ce cas elle participe à un débat d’intérêt
général et donc cette atteinte sera justifiée par la nécessité d’information du public.
CEDH, 21/02/2017, arrêt Roubio Dosamantes : s’agissait d’une célèbre chanteuse qui
invoquait une violation de sa vie privée à raison de la divulgation de sa bisexualité et
d’allégation d’humiliation qu’elle aurait fait subir à son compagnon. La CEDH considère que
ces informations n’avaient pas vocation à être révélées.
La question est celle de la mise en balance entre l’intérêt général pour le public et la
protection subsistante de la vie privée de la personne.
Au titre des atteintes, il y a celle concernant le patrimoine.
Les revenus constituent-ils un élément de la vie privée ?
Il y a eu une évolution jurisprudentielle, pendant longtemps, cela constituait un élément privé
qui ne devait pas être révélé. Pourtant certains textes étaient venus porter atteinte à cette
protection et ont donné un caractère public aux données patrimoniales.
Exemple : en matière fiscale, chaque commune tient à la disposition de ses habitants une liste
des contribuables qui peut être consulté pour trouver l’information sur le fait d’être assujetti
ou non à l’impôt sur le revenu, si oui le montant de l’impôt sur le revenu
Un créancier d’aliment (pension alimentaire) peut interroger le service des impôts pour
connaître le revenu fiscal de référence du débiteur pour permettre au créancier de faire
pratiquer des saisies ou faire réviser une pension alimentaire
Pour certains élus (loi du 11 octobre 2013) il est prévu une loi de transparence de la vie
publique. Elle vaut pour des élus qui doivent souvent publier une déclaration exhaustive,
exacte et sincère de leur situation patrimoniale. En raison de ces atteintes, la JP a évolué.
Virage dans les années 1990 en considérant que la publication d’informations patrimoniales
ne constitue pas une atteinte à la vie privée dès lors qu’il y n’y a aucune allusion au train de
vie ou à la personnalité de l’intéressé
C cass, 1ère civ, 28 mai 1991
Confirmé par la CEDH dans un arrêt du 21 janvier 1999, affaire Calvet : ancien dirigeant de
Peugeot, publication de l’intégralité des revenus d’imposition par un journal.
Semestre 2
Introduction
3 citations:
Jean Carbonnier, dans flexible droit “familles: si les savants d’il y à 100 ans se demandent
d’où elle venait, ceux d’aujourd’hui se demande plutôt ou elle va”
Alfred De Musset “j’abolis ma famille et rompt le mariage , voilà quant aux enfant en ferons
qui pourront, ce qui voudront trouver leur pere chercherons “
Vianney: “Je n’avais pas prévu d’un jour adopter mon enfant … “
La famille est souvent présenté comme la cellule de base de la société “la pépinière de l’état”
et cette formule ont la doit à Porte Alis, est l’un des rédacteurs du Code Civil , on la retrouve
aussi dans la DDHC (art 8) : “la famille est l’élément naturel et fondamentale de la société et
à droit à protection de la société et de l’état “ La famille est une notion complexe pour
laquelle plusieurs facteurs notamment sociologiques interviennent dans la définition. Constat:
le code civil quant à lui n’a pas pris le risque d’en donner une définition. Ni en 1804, ni en
2025. La famille si elle n’est pas définie par le code civil , la famille n’est pas un sujet de
droit. (C’est une personne dotée d'une personnalité juridique.)
N’a pas d’obligations/ droit. N’a pas de personnalité juridique. En revanche, les personnes
qui composent la famille ont la personnalité juridique , ils en résultent que la famille n’a pas
la capacité juridique , elle n’a pas la possibilité d’agir en justice , elle n’a pas de patrimoine .
n’auront ces prérogatives que les membres de la famille. Pourtant le code civil utilise parfois
des expressions ambiguës qui peuvent faire penser qu'elle à une personnalité juridique
ex : “patrimoine famíliale le logement de la famille
B) L’alliance
“L’alliance est le lien juridique existant du fait du mariage entre un époux et les parents de
son conjoint , il crée entre les alliés des droits des obligations et des interdictions, le pacte
civil ne crée aucun lien d’alliance, de même le concubinage ne créer aucun lien d’alliance ,
l’alliance ne n’ait que d’un mariage” L’alliance créer des droits / obligations et des
interdictions.
Articles: 161 et suivants, 184, 206.
copier coller ⇒
161: interdiction
206:
Le mariage est aujourd’hui un mode de conjugalité concurrence par 2 autres formes de vie de
couple: concubinage (aussi en ancien que le mariage) depuis 1999, le pacte civil de solidarité
(PACS), historiquement , le code civil à conçu le mariage comme le lieu privilégié pour la
procréation charnelle , pourtant au fils des années le nombre de naissance hors mariage à
fortement augmenté au point qu' aujourd’hui + d’ ½ enfant né hors mariage. En 2021, 64%
des naissances étaient hors mariage. En 2023, ce nombre est passé à 58.8% . Le constat est
que les individus se marient souvent plus tard , voire jamais , et qu’ils fondent leur famille en
dehors du cadre juridique proposé par la loi qui été le mariage. en 2025, on peut donc dire
qu’en droit il y à 2 façons de créer une famille:
- le mariage (célébration est l’acte fondateur de la famille)
- la naissance d’un enfant (lorsque les parents ne sont pas mariés ensemble )
Quels sont leurs poids respectifs ? En fonction de la prépondérance qu’on accordés tantôt à la
parenté tantôt à l’alliance émerge 2 conceptions de la famille :
Dans cette première conception, on donne une primauté au lien de parenté , on trouve
généralement un cercle famille assez étendue avec une domination d’un un chef de famille
(pater familias)
en 1804, le CC à été construit sur un modèle unique , celui du mariage , ce choix , à conduit à
stigmatiser non seulement les couplée non mariés mais également à pénaliser les enfants ne
hors mariage , mais les individus ont malgré tout continuer à vivre hors mariage à procréer
hors mariage si bien que le droit social plus pragmatique que le droit civil à progressivement
reconnu une diversité des modes de conjugalité, d'une part en accordant des droite similaires ,
quels que soit le lien de filiation , entre temps l’enfant naturel comme l'est un enfant légitime
, en accordant une prestation nationale et en accordant des droite sociaux aux conjoints de
faits. en reconnaissant par exemple , la qualité ayant droit au titre maladie maternite aux
concubins.
famille unilinéaire: famille dans lequel la filiation est établi à l’égard que de l’un de
ses parents (mère ou père ) si bien que l’enfant n’a d’ascendance que dans 1 seule
ligne
famille homoparentale: famille formée de parents de même sexe, qui marié, partenaire
ou concubins, qui élèvent ensemble un enfant qu’il soit ne dune précédente union, ou
adopte par l’un des membres du couple ou par les deux, ou qu’ils soit conçu dans le
cadre d’un projet parental.
De ces différents vocables , ils ressortent 3 types de liens de familles :
- liens de sang : parenté (communauté de sang est la base historique et
biologique de la famille)
- les liens ensuite de droit : aussi des liens de sang mais le code civil consacre
des liens de droit sans communauté de sang (ex: l’alliance, adoption)
- lien d’affection: sur la place de la droit de la famille doit accorder aux beaux
parents : faits ils parit de la famille au point de pouvoir exercer des
prérogatives parentales ?
Le droit fiscal est également le droit des sources de droit de la famille: il existe un statut
fiscal du conjoint survivant ; qui est révélateur de notre politique familiale de protection à son
égard.
Le conjoint survivant ne paie pas de droit de succession alors que les enfants sont soumis à
une fiscalité.
le droit constit propose un visage d’la famille puisque le CC a dégage le principe d’égalité
d’homme/ femme qui explique les évolutions du droit d’la famille et notamment légalité
entres les parente et les conjoints.
Pour certains de ces textes, à été indiqué une juridiction supranationale chargée d’assurer le
respect. Nous aborderons d’un côté la CEDH et de l’autre, la cour de justice de l’UE, chargée
d’assurer le respect du droit de l’UE.
L’influence de ces textes juridictionnels est souvent divisée par une partie de la doctrine
française.
- le droit patrimonial : le droit des relations des relations patrimonial entre les membres
d’la famille , il s’agit essentiellement des droite des régimes matrimoniaux (quel est le
mode de priorité et gestions des biens au sain d’un couple marie)
Que fait-on du patrimoine d'une personne décédée ? Comment répartir entre héritiers légaux ?
Le défunt peut- il transmettre le tout de son patrimoine à des tiers de sa famille ? ⇒ le droit
de successions
- le droit extra patrimonial: le droit des relations personnelles entre les membres de la
famille , droit qui conduit à distinguer deux axes , deux dimensions (vertical /
horizontal), le couple d’un côté et les enfants de l’autre.
Certaines questions sont parfois difficiles à classer entre le droit patri/ extra patri.
2 exemples
Le régime des biens des partenaires liés par un PACS est traditionnellement traité en droit
extra patri d’la famille.
La question des obligations alimentaires est traitée en droit extrapatrimonial de la famille.
§1 : La contractualisation
Portalis disait que les familles se forment par le mariage et sont la pépinière de l'État , chaque
famille est une société particulière et distincte dont le gouvernement importe à la grande
famille qui les comprend toutes. Dans cette formule on retrouve à la fois la promotion d'une
seule forme de famille: la famille légitime , et les motivations de l’investissement étatique ,
c’est à dire le contrôle des représentations familiales , la primauté de la famille légitime à
pendant très longtemps ordonne l’ensemble du système législatif, le code civil offrait un
statut familial unique (le mariage voulue comme le plus stable possible) et donnait des effets
les plus complets. La seule solution pour les couples alternatifs était de vivre en concubinage,
une situation de pur fait , donnait naissance à un rapport de filiation de second ordre avec des
droits amoindrie. Dans un tel système (1804), les volontaires individuels n’avaient qu'un rôle
extrêmement limité : la manifestation d'une volonté de rentrer dans un mariage offert par le
législateur. Les règles du mariage étaient très largement d’ordre public, entendissent des
règles impératives auxquelles les individus ne pouvaient pas déroger , aménager , ce faisant ,
l’institution verrouait l’ordre social , assurant que le mariage était le seul expression des
relations familiales.
Aux virages des années 1960, l’état providence va accorder de nombreuses aides sociales aux
familles (toutes), et en parallèle l’état providence va se désengager du contrôle étatique des
formes familiales . En 1804, on pouvait constater que le CC était construit sur un monisme
juridique . Au virage des années 1969 apparaît un pluralisme juridique , le mariage devenant
progressivement un modèle privilégié proposé aux familles , mais il sera plus le seul modèle
familial proposé aux familles. Le législateur va faire une place à cette époque aux volontés
individuelles pour déroger aux règles légales et il va progressivement faire place aux
nouvelles réalités familiales ; les familles hors mariage.
ex: loi du 3 janvier 1972, relatif à la filiation , affaiblît la pression qui était exerce sur le
concubinage en facilitant l’établissement des filiations hors mariage
le droit civil a progressivement abandonné ce qu'on appelle les interdits substantielles : les
immutabilités (du régime matrimonial),
les reculée des indissolubilités ou des quasi indissolubilités: le divorce était à un temps
interdit , le mariage était donc indissoluble avec le recul des prohibitions : par exemple (des
pacs sur successions futur )
le droit de la famille à lever ses freins à autoriser les époux de changer de régime
matrimoniale par le mariage , en autorisant à passer des contrats entre eux (vente, société ,
travail ..)
Admissions des libéralités (faites aux enfants de son conjoint )
2eme mouvement: le droit de la famille à fait une place aux faveurs aux accord familiaux,
qu’il va placer sous le contrôle obligatoire du juge étatique , au travers de la promotion de la
juridiction gracieuse. On admet la possibilité de conclusion d’accord , en imposant toutefois
un contrôle judiciaire systématique, pour s’assurer que ces accords protègent suffisamment
les intérêts des membres de la famille et vérifient le vice du consentement. Ex: les parents
peuvent conclure une convention parentale (chez qui l’enfant vit ?) , mais elle devra être
soumise à un contrôle du juge aux affaires familiales qui l'homologue.
3ème mouvement: désormais des accords importants vont échapper à tout contrôle étatique ,
dès lors qu’il n’existe pas de contentieux entre les parents, ces accords ne seront donc plus
évalués et réévalués par le juge aux affaires familiales. Il y à ici 2 phénomènes qui se
conjuguent, la contractualisation et la de La déjudiciarisation
On le verra quand il s'agit du divorce par consentement mutuel , contrat signé par l’avocat :
les époux se divorcent désormais hors tour contrôle judiciaire .
Pendant très longtemps , le droit de la famille à été marqué par un ordre du droit public
prohibitif et organisé d’un statut : le mariage.
Depuis 1960, les volonté individuelles ont percé en droit de la famille , que ce soit à
l'occasion de l’établissement du lien familial , ou à l’occasion de la gestion de la relation
familiale . Le droit d’
La famille qui à été dominée par les institutions fait désormais une place importante aux
contrats.
$2: La fondamentalisation
Ce terme renvoie à l’influence , à l’emprise qu’exerce les droits et les libertés fondant eux sur
le droit de la famille avant d’être des normes juridiques , les droits et libertés fondamentaux
sont des valeurs pol, chacun/ chacune invoque en société , dans sa famille , sa liberté de, son
droit à.. , au doutent de revendication ind ou communautaire. Dans cette perspective , les
souhaits des uns entrent en conflit avec les intérêts des autres.
Les droits et les libertés fondamentaux ont pour limites, tantôt les droits d'autrui tantôt le bien
commun.
S’agissant des couples: arrêt CEDH, elle a ordonne l’admission du mariage du transsexuelle
avec son sexe biologique : arrêt du 11 juillet 2002, Goodwin.
La CEDH à remis en cause la prohibition du mariage entre alliées: 13 septembre 2005, un
arrêt B.I cela à conduit à mariage incestieux aux entre sa belle fille et le beau père.
= la cour à condamner l’inférieur successorale de l’enfant adultérin ce qui conduit à fragiliser
le devoir de fidélité + CEDH: arrêt 2000 ,Mazurek
Par touches successives , rythme plus ou moins soutenu, le duo liberté égalité , à conduit à
profondément renouveler les règles du droit d’la famille française.
3: la dejudiciarisation
L’entier droit de la famille s’est construit en 1804 autour d’un pillier; le mariage , considéré
comme l’institution fondamentale mais à ce jour le mariage est concurrencé par différents
modes de conjugalités alternatives: concubinage et le PACS
Le mariage tout d’abord c’est un engagements prit par chacun des époux à l’égard de l’autre ,
c’est aussi une institution en ce sens , quelques citations :
- portails disait « le mariage est la société conjugale de l’homme et de la femme qui
s’unissent pour perpétuer l’espèce, pour s’aider par des secours mutuels. à porter le
poids de la vie et pour partager leur commune destinée. »
- carbonier « l’acte par lequellle un homme et une femme qui se sont mutuellement
choisi et s’engagent et vivent ensemble jusqu’à la mort »
Dans ces 2 citations , ressors la grande controverse sur la nature du mariage; le mariage a une
nature hybride pour certains aspects , le mariage est un contrat et de l’autre , le mariage est
une institution : un statut légal qui va s’imposer aux époux à raison de leur union. Le mariage
est ensuite un engagement civil. depuis 1791, et la sécularisation du mariage, le mariage est
par principe , un engagement laïque, une célébration religieuse du mariage demeure possible ,
à la condition que le rite civil était préalablement respectée, ce caractère civil se traduit par
des sanctions pénales qui peuvent venir frapper le ministre d'un culte, d'une sanction pénale,
s'il ne s'est pas assurée d'une célébration civile antérieure à son office (art. 433-21 code pénal;
art 433-21-2 qui vise les ministres de fait).
Un mariage est aussi une liberté → article 16 de la DUDH + article 12 de CEDH
de cette liberté matrimoniale résulte 2 conséquences:
que cette question du sort de ces objets, le raisonnement mené par analogie avec l'article 1088
du cc + art 854 du cc. En principe les cadeaux d'usage sont conservés par chacun des fiancés
mais par dérogation, la JP admet une bonne action une restitution lorsque le bijou est un bien
de famille ou lorsque par son prix le cadeau cesse d'être un présent d’usage.
exemples:
- si le bijou est offerte est une bague qui appartenait à la grand mère
- si un prêt était fait pour payer cette bague alors que la personne est étudiante et quelle
na pas bcp de revenu
La JP cite “le droit au mariage est un droit individuel d’ordre public qui ne peut se limiter ni
s’aliéner”, on en déduit que par principe ces clauses de célibat sont a priori illicites. La JP ne
les admettra que dans des hypothèses exceptionnelles: des raisons impérieuses évidentes.
Ex: Cour de cassation, chambre sociale , 7 février 1968, pourvoi 65-40.622 : évidemment
NON
Si c’est une liberté qui est protégée , puis-je imaginer limiter cette liberté à l’occasion d’une
libéralité ? qu’est ce qu’une libéralité: acte juridique fait entre vifs (personnes vivantes) ou
dans une disposition testamentaire par lequel une personne transfère au profit d’une autre (le
légataire), un droit ou un bien dépendant de son patrimoine.
ex: je suis marié sous un régime de séparation de bien, je suis propriétaire d’un appartement à
megève et , j’imagine rédiger mon testament en disant que ce bien je le lègue à mon conjoint
survivant à la condition qu’il ne se remarie pas et je fais de l’absence de remariage une
condition de caducité de la libéralité.
Pour la JP, cette clause insérée dans une libéralité sont par principe licites, elles deviennent
illicites que si l’intéressé poursuivait une cause immorale. Par exemple : je suis le pere d’une
fille , et que je prévois de lui laisser à mon décès appartement à megeve, mais je met une
clause qu’elle ne se marie pas un ouvrier par exemple : cause immorale , la libéralité est donc
immorale.
Des clauses de non remariage peuvent aussi être stipulées dans une convention de divorce ,
par exemple par consentement mutuel.
ex: je prévois dans ma convention de divorce par accord mutuel, le paiement d’une prestation
compensatoire , le paiement est sous une rente viagère et je précise que cette rente cesse
d’être dû en cas de remariage de l’époux créancier = licite.
Le mariage en tant que contrat est soumis à des conditions de formations de fond et de forme,
dont la violation conduira à se questionner sur sa sanction.
Les conditions de fond touchent la personne des futurs époux , s’agissant des futur époux il
n’y a tout d’abord des conditions d’ordre physiologique qui touchent à l’individu , il y a
ensuite des conditions d’ordre psychologique et il y a enfin des conditions d’ordre sociétales.
L’article 144 évoque l’âge des époux et dispose “le mariage ne peut être contracté avant 18
ans révolus” Dans le droit canin le système amenait à distinguer les hommes et les femmes
puisque l’âge c’était 12 ans pour les filles et 14 ans pur les hommes. Dans le droit
révolutionnaire, le système conduit à distinguer 13 ans pour les filles et 15 ans pour les
garçons. Dans le code civil, c'était 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons. Cette
limite d’âge est restée jusqu’à la loi du 4 avril 2006. Cette loi à aligner l’âge de célébration
des femmes. sur celui des hommes en restant ce seul unique de 18 ans. Le législateur avait
identifié sur certaines pratiques du mariage forcé , malgré tout qu’à l’article 145 du code civil
il prévoit le procureur de la république peut accorder une dispense d’âge pour des motifs
graves et il s’agit d’un pouvoir discrétionnaire qui ne peut pas faire l’objet d’un recours en
cas de refus de délivrance d’une dispense.
ex: la grossesse d’une jeune femme de 16 ans et qui souhaiterai se marier ou encore la
mobilisation d’une classe d’âge. Cette dispense doit être annexée au dossier de mariage, elle
constitue une des pièces du mariage du mineur.
Existe-t-il un âge maximum pour la mariée? NON, la seule question qui pourrait se poser est
celle de l’intégralité du consentement donné à partir d’un certain âge. Le mariage in extremis
(aux portes de la mort) est parfaitement valable.
C) La santé
Seconde question : est - il possible d' exiger à sa future épouse un certificat de virginité ?
Cette question a été abordée à l’occasion de la loi du 24 août 2021 qui a fait de l’examen de
virginité , une infraction pénale. L’article 225-4-11 et 225-4-12 du code pénal et l’article
1110-1-3 et 1115-3 du code de la santé. ⇒ infraction
La nullité du mariage peut être obtenue par défaut de consentement ou pour vice de
consentement.
1. L’existence du consentement
L’article 146 du code civil: “ il n’y a pas de mariage quand il n’y a point de consentement”.
Cet article instaure un cas de nullité absolue du mariage, on en déduit que le consentement
doit être exprimé et extériorisé et la valeur des signes d’expression est librement appréciée
par l’officier d’état civil célébrant ou par le tribunal judiciaire en cas de contestation sur la
validité.
le consentement matrimonial manifeste une adhésion des époux à l’état de mariage, c’est un
consentement abstrait et inconditionnel pour lesquels aucune modalité n’affecte le mariage.
Ce consentement est l’affirmation d’une volonté de vivre une vraie vie conjugale et d’en
assumer toutes les conséquences personnelles et patrimoniales.
Un mariage simulé c'est l'hypothèse où les époux se marient non pas pour fonder une famille
mais simplement pour obtenir un effet second du mariage, une fois cet effet atteint , le plus
souvent ils demanderont la dissolution. On appelle ça les mariages blancs. Les mariages gris
sont les mariages où l’un des époux trompe l’autre sur son intention matrimoniale.
→ obtention de la nationalité française ou titre de séjour.
Le mariage posthume: si nous partons du principe que chacun des époux doit émettre un
consentement à mariage, nous devons en déduire une impossibilité de célébrer tout mariage
posthume (mariage avec une personne déjà morte). Pourtant l’article 171 du code civil
autorise la célébration d’un mariage posthume. Le mariage posthume était une institution
inexistante jusqu’à 1959, mais le 2 décembre 1959 il y a une tragédie: un barrage qui cède au
niveau qui reyran qui entraîne une vague de 50 m qui va emporter plusieurs villages et qui va
notamment décéder d' un fiancé qui devait se marier. Le législateur a décidé d’intervenir ; loi
du 31 décembre 1959 à consacrer la possibilité d’un mariage posthume, elle conditionne le
mariage à 3 conditions: il faut une certitude du consentement matrimonial du futur époux
prédécédé , jusqu’à la loi du 17 mai 2011, décembre était exigé à l’accomplissement de
formalité officiels (notamment la publication des bans). cette loi de 2011 à exiger une réunion
de faits suffisants démontrant sans équivoque le consentement
- il faut des motifs graves et ii seront souverainement appréciés , il peut s’agir de « la
question de légitimer un enfant »
- il faut une dispense accordée par le PDR , et il y a envision 60 mariages posthume par
an, en mai 2017 , il y a eu un mariage posthume médiatisée; celui de Xavier Jugele
Le empilage posthume est souvent présenté comme un demi mariage car (alinéa 3 de l’article
171) , il n'a pas de conséquences matrimoniales; aucun droit successoral , ne donne naissance
a qu’un régime matrimonial.
2. L’intégrité du consentement
L’article 180 du code civil du qu’il est nécessaire d’un consentement libre. L’article 180
insaturé 2 cas de nullité relatives du mariage en posant l’exigence d’un consentement libre et
lucide.
a) Un consentement libre
On renvoie ici aux vices de violence qui peuvent affecter le consentement, on peut le
retrouver à l’article 1140 du CC. Au travers de l'article 180, on relève des menaces du futur
époux de son entourage qui ont lieu en amont de la célébration du mariage. On peut donc
envisager des menaces à l’égard de la personne du futur époux.
27 juin 1949, cours d’appel de bastia ; le futur époux et l’officier d’état civil avaient fait
l’objet de menaces de la famille de la fiancée pour contredire la célébration.
Cette pression peut évidemment être physique, morale ou financière. À ces hypothèses de
violences, l’alinéa 1 ajoute ce qu’on appelle la crainte révérencielle = obéissance craintive
que certains enfants adultes conservent à l’égard de leurs parents.
Exemple: CC, 14 novembre 2000, pourvoi 96-21.864; questions autour de la manipulation.
conjoint qui a isolé la conjointe de tout le monde.
b) Un consentement plein
L’alinéa 2, s’il y a eu erreur sur la personne ou sur les qualités essentielles de la personne,
l’autre époux peut demander la nullité du mariage. Avant d’évoquer l’erreur, évoquant le dol,
article 1137, donne une définition « le dol est le fait pour un contractant d’obtenir le
consentement de l’autre par de manœuvres ou de mensonges. »
L’article 1180 n’évoque pas le dol et n’aborde que l’erreur , c’est du à un celebrate adage de
Loysel « en mariage trompé qui peut ». s’il s’agit pour Loysel de s'exprimer le fait qu’il y a
toujours dans l'entrée en mariage une part de manœuvre, d’arrangement , une part de
mensonge. En revanche , l’article 180 envisage l’erreur en opposant 2 hypothèses : l’erreur
dans la personne et dans l’erreur sur les qualités essentielles de la personne.
ex L’erreur dans la personne: on s’est marié avec le jumeau du prétendu époux
l’erreur sur les qualités de la personne (art 1134) n’est une cause de nullité dans les contrats
conclus.
exemple : CC, 13 décembre 2005, pourvoi 02-21.259: le fait de découvrir poste mariage , une
relation entretenue par son futur conjoint est une cause de nullité pour un erreur sur une
qualité essentielle ? La cour de cassation va considérer que cette relation est une cause de
nullité malgré les convictions religieuses de l’épouse que s’il était démontré l’intention du
futur époux de continuer cette relation après le mariage.
Exemple: affaire qui débute devant le tribunal de l’île (1er avril 2008: un mariage est
célébrée et l’épouse s’était présenté comme vierge et postérieurement au mariage , le
mari découvre que sa femme n’était pas vierge , le mari invoque le fait qu’il était
déterminant pour lui qu’elle soit vierge). Dans la première décision rendue, le tribunal
avait fait droit à la demande de nullité considérant que pour les époux la virginité de l’épouse
était entrée dans le champ contractuel, elle savait que c’était déterminant pour lui et lui avait
menti. Le ministère public avait fait appel à cette décision de cette décision considérant
qu’elle portait atteinte à l’ordre public et le ministère public avait souligné qu’il importait peu
que l’épouse acquiesce la nullité du mariage pour défaut de virginité
Réponse de la Cour d’Appel de Douai 17 novembre 2008: le mensonge qui ne porte pas sur
une qualité essentielle n’est pas un fondement valide pour l’annulation du mariage et tel
est particulièrement le cas quand le mensonge aurait porté sur sa la vie sentimentalité
de l’épouse et sur sa virginité , qui n’est pas une qualité essentielle en ce que son absence
n’a pas d’incidence sur la vie patrimoniale. Par cet arrêt , on comprend que l’appréciation
de la qualité essentielle doit se faire de manière objective en recherchant si la qualité
recherchée a une vraie incidence sur la vie conjugale
Est- ce que l’aptitude à avoir des relations sexuelles est une qualité essentielle ?
Jurisprudence: l’impuissance du mari est une erreur sur une qualité essentielle du mariage est
une cause du nullité de mariage
B) Le consentement familial
Certains mariages vont nécessiter une autorisation spéciale , laissons de côté des autorisations
à mariage pour certains fonctionnaires , essentiellement les militaires , les agents
diplomatiques et consulaires pour lesquels le ministre de tutelle peut refuser au nom de la
défense nationale , la célébration d’un mariage.
1. Les mineurs
La loi du 4 avril 2006 porte à 18 ans l’âge de la puberté légale. Le procureur de la république
peut accorder une dispense d’âge pour des motifs graves , cette dispense est insuffisante à la
célébration du mariage. En effet, l’article 148 exigera pour ce mineur un consentement
parental.
- les 2 parents consentent = le mariage est possible
- un seul parent consent, l’autre refuse ou est décédée = l’un des parent suffira
- les 2 parents sont décédés = l’enfant devra recueillir consentement de ses aïeuls
(grand père , grand mère ), cas de désaccord, un se suffira
- en l’absence d’ascendant , il reviendra au conseil de famille de donner leur accord
- Si les parents sont vivants , on considère que l'autorisation est une prérogative
classique de l’autorité parentale, il s’agit en effet de protéger le mineur. Ce
consentement doit être maintenu jusqu'au jour du mariage. Il peut être retiré à tout
moment. Quant à la forme de ce consentement , l’article 73 envisage 2 hypothèses:
soit une forme orale soit un consentement écrit.
Existe-il comme pour le procureur de la rep, existe il un recours de l’enfant contre ses
parents? Non c’est une prérogative discrétionnaire.
Depuis la loi du 23 mars 2019, le majeur sous protection n’a qu’une obligation d’information
du projet de mariage auprès de la personne chargée de la mesure de protection, ce dernier n’a
pas à consentir ou à assister le majeur protégé lors du mariage.
L’inceste est présentée comme le grand taboo de l’humanité. Il y a derrière ce grand tabou des
considérations morales , religieuses , eugéniques, sociales notamment en ce que cet
empêchement tente de préserver la paix des familles. Le code civil distingue toutefois les
différents degrés de linceste. Certains sont absolus et d’autres relatifs. On distingue selon le
rapport de parenté : s’il s’agit d’un rapport direct ou collatéral ou s’agit il d’un rapport
d’alliance.
L’article 161 pose un interdit en ligne direct
l’article 162 interdit quant à lui interdit le mariage entre frère et sœur
l’article 163 interdit le mariage entre l’oncle et la nièce / neveux et la tante nièce neveux.
Toute fois le CC a engager certaines dispenses , à l’article 164 « il est loisible au président de
la république de lever pour des causes graves (ex: existence d’un enfant), les prohibitions
suivantes: mariage entre alliés en ligne directe , lorsque la personne qui a créer l’alliance est
décédée, on épouse une femme, on ne peut plus épouser sa mère même en cas de divorce sauf
si votre première femme décède , on peut alors épouser sa mère sur autorisation du président.
Cette règle a été ponctuellement mise en place par la Cc du 4 décembre 1980, le couple
divorce , 3 ans après l'ex belle fille contracté le mariage avec son ex beau père pendant ce
second mariage , le fils ne voit aucune difficulté à cette union et l’officier de l’état civil non
plus, au moment du décès du second mariage , la question de la validité de ce mariage se
pose/
En droit français le mariage est par principe une union monogamique. Ce principe
monogamique n’est pas nécessairement partagé par tous les États (ex: Maroc…), gardé à
l’esprit qu’il existe des territoires ultra marins français ou il existe des lois locales qui
peuvent déroger aux lois métropolitaines. Art 430-20 du code pénal impose une sanction au
principe de monogamie s' il n’est pas respecté. L’article 227 du code civil autorise une
polygamie successive. La loi du 26 mai 2004 a supprimé ce qu’on appelle jusqu’à l’heure le
délai de viduité: avant cette loi la femme devait attendre 300 jours pour se remarier.
Art 63, 70 et 71 du code civil. Les époux doivent déposer leur dossier de mariage et les pièces
impératives qui composent ce dossier on les retrouve dans ces articles. Doit figurer une copie
intégrale de l’acte de naissance de chacun des futurs époux de moins de 3 mois si cet acte de
naissance est tenu par une autorité française et de moins de 6 mois si cet acte de naissance est
étranger. Il faut aussi une pièce d’identité, les informations relatives aux témoins, un
justificatif de domicile, et pièces complémentaires: les autorisation à mariage requises
(hypothèse du mineur par ex), justificatif de la dissolution d’un précédent mariage.
B. Le rituel du mariage
Les présents sont évoqués à l’article 75 du code civil:
-les époux doivent nécessairement être présents, l’objet de leur présence est évidemment de
permettre à l’officier d’état civil de s’assurer de l’existence de l’intégrité de leur
consentement (art 96-1 du code civil: mariage par procuration est envisagé)
-les témoins, il est prévu que les époux doivent être accompagnés de 2 à 4 témoins. Leur
présence s’explique par la nécessité de certifier l’identité des partis et au delà donner un
caractère solennel (art 37 et 63)
-l’officier d’état civil, il s’agira souvent du maire mais aussi parfois d’un adjoint d’un maire
qui bénéficie d’une délégation. L’article 75 précise le rituel, le rituel commence par la lecture
des articles évoqués à l'art 75. L’officier d’état civil va interpeller les époux ensuite sur
l’éventuelle existence d’un contrat de mariage (a ne pas confondre avec l’acte de mariage).
Le contrat de mariage est un contrat optionnel par lequel les époux choisissent un régime
pour leurs biens. L’officier va aussi recueillir le consentement de chacun des époux.
§3 : Les formalités postérieures
L’article 75 prévoit que l’officier d’état civil va rédiger l’acte de mariage dont le contenu est
précisé à l’article 39. Cet acte en revanche sera conservé dans les registres de letat civil de la
mairie du mariage et recevra en mention marginale: mention de certains événements
affectant le mariage (ex: décès d’un des époux, divorce des époux, changement d’un régime
matrimonial…). Autre formalité: l’officier d’état civil célébrant se chargera d’informer les
mairies de naissance des époux afin que soit porté mention sur leur acte de naissance le
mariage qui vient d’être célébré.
Le jour même l’officier d’état civil remettra un livret de famille, ce livret fait l’objet d’une
réglementation (se référer a arrêt du 24 mai 2013).
Section 3 : Les nullités du mariage
§ 1 : Les causes de nullité
Il y a une distinction des formations de mariage entre les empêchements à mariage: toutes les
conditions de formation de mariage ne sont pas sanctionnés par l’annulation. Un
empêchement est dit prohibitif quand il fait obstacle au mariage sans pour autant, devoir
entraîner l’annulation (ex: le défaut de publication des bancs, l’existence d’une opinion au
mariage non levée).
D’autres empêchements vont être qualifiés de dirimants, c’est donc une condition grave dont
la violation entraîne presque systématiquement la nullité du mariage.
La nullité est nécessairement judiciaire, il n’existe pas de nullité de plein droit ou
extra-judiciaire, la nullité est nécessairement prononcée par un tribunal judiciaire. Si la
nullité est nécessairement judiciaire, une distinction devra ensuite être faite entre 2 types de
nullité: nullité absolue ou relative.
A. Les nullités absolues
La nullité absolue est une nullité de direction, il s’agit au delà des époux d’assurer la défense
de l’intérêt général de l’intérêt sociétal. Ces cas de nullité absolue on les retrouve dans
l’article 184 qui liste l’ensemble des conditions de formation (de fond et de forme), par ex:
l’impuberté, le défaut de consentement, l’absence de comparution personnelle, la bigamie,
l’existence d’un lien de parenté ou d’alliance prohibée…
On trouvera également un cas supplémentaire à la nullité absolue à l'article 191:
nullité pour l’incompétence de l’officier d’état civil ou clandestinité du mariage. Cette
nullité de forme est laissée à l’appréciation du tribunal.
D’un côté, le ministère public est légitime à agir en nullité. A côté du ministère public, des
particuliers peuvent avoir un intérêt à agir, pour certains particuliers: leur seule qualité
suffira et les autorise à agir, la qualité de la personne vaudra intérêt à agir (par ex: le premier
conjoint de l' époux bigame). Le plus souvent, le particulier devra justifier d’un intérêt à agir
: il pourra être moral
ou matériel (ex: en cas de défaut de consentement, les héritiers du défunt peuvent avoir un
intérêt à agir en nullité du mariage).
Les obstacles à l’action en nullité:
-le temps, l’action en nullité absolue doit être introduite dans le délai de prescription
trentenaire dont le point de départ est la célébration du mariage.
-le décès n’est un obstacle à l’action en nullité que s’agissant de l’action du ministère public
-(art 196) possession d’état, les époux ne peuvent pas agir en raison du vice de forme de
célébration du mariage lorsqu’ils ont eu une possession d’état d’époux: lorsqu’ils se sont
comporté comme des conjoints auprès de leurs proches, de leurs famille… ce comportement
d’époux les empêche de demander la nullité absolue pour vice de forme.
B. Les nullités relatives
Une nullité relative est une nullité de protection et dont la finalité est exclusivement la
protection de l'un des époux. Il y a 2 conditions qui peuvent conduire à une nullité relative:
-le vice de consentement, hypothèse ou le consentement est vicié par erreur -le défaut
d’autorisation
Il en résulte des différences, quant aux personnes qui peuvent demander la nullité: s’agissant
du vice de consentement l’action en nullité est dite attitrée, seul peuvent agir les personnes
protégées par la nullité (art 180: l’époux dont le consentement est vicié qui peut agir), Par
dérogation le ministère public va lui aussi pouvoir agir en nullité relative pour vice de
consentement. Les conséquences sont que cette action en nullité est personnelle, on en déduit
qu’en cas de décès cette action ne se transmet pas aux héritiers. Les héritiers peuvent agir en
nullité relative pour défaut de consentement mais pas pour vice de consentement. L’autre
conséquence est que cette action ne peut pas être intentée par la voie de l’action oblique par
ex: par un créancier de l'un des époux.
Le défaut d'autorisation: cette action est aussi attitrée sauf que l’action pourra être par la
personne dont l’autorisation était requise mais aussi à l’époux qui avait besoin de cette
autorisation. Comme pour la nullité absolue il existe des obstacles:
-en cas d’action en nullité pour vice de consentement, l’obstacle traditionnel sera
l’écoulement du temps/ la prescription, mais le délai de prescription sera quinquennale (art
181) à partir de la découverte de l’erreur ou de la cessation de la violence.
-en cas d’action en nullité pour défaut d’autorisation: il est prévu que la nullité ne peut plus
être demandée si l'autorisation a été donnée postérieurement , expressément ou tacitement :
article 183.
§ 2 : Les conséquences de la nullité
A la différence du divorce, la nullité a un effet rétroactif, le mariage est sensé
n’avoir jamais existé.
A. La rétroactivité de l’annulation
Pour les époux, le mariage n'a jamais existé en droit, aucun effet patrimonial ou personnel ne
peut en être tiré. Les 2 « époux » seront considérés comme étant étrangers l'un à l’autre
depuis toujours, au mieux nous les traiterons comme de simples concubins. Pour les enfants,
(art 202) le mariage annulé produit ses effets à leur égard indépendamment de savoir si les
époux ont étaient de bonne foi, par ex: la filiation de l’enfant demeurera à l’égard du « mari
de sa mère » malgré l’annulation du mariage.
B. Le tempérament de la putativité
Le mariage putatif est un mariage nul, un mariage qui a était annulé mais que l’on va traiter
comme un mariage valable parce que la cause de nullité était ignoré par l’un ou par les 2
époux, il s’agit de maintenir les effets du mariage malgré l’annulation de l’union (art 201).
Sur cette condition de bonne foi il faudra à minima que le mariage soit célébré et il faudra
ensuite démontrer l’ignorance de l’empêchement qui s'oppose à la célébration du mariage, il
s’agit donc d'une erreur commise en faits ou en droits, erreur qui doit être excusable. La
bonne foi est toujours présumée. Si l'un des époux souhaite s’opposer à cette putativité il
devra démontrer la mauvaise fois de son
conjoint. Ex: une femme qui a épouser un homme polygame sera admise au bénéfice de la
putativité sauf si il est démontré quelle avait eu avant le mariage connaissance de l’existence
d’un précédent mariage. Cette question de la putativité ne peut être évoquée jugée qu’à
l’occasion de l’action en nullité.
La question des effets du mariage est souvent abordée à l’occasion du divorce et au travers
du divorce. Le juge aux affaires familiales étant saisi d’une demande de divorce pour faute,
la faute consistera en une violation grave ou renouvelée des obligations du mariage mais la
question des effets du mariage peut aussi se poser pendant la vie commune à l’occasion des
faits ou d’un acte impliquant l’un des époux et qui a des incidences/répercussions sur l’autre
époux ou sur les membres de la famille. Se référer à art 212 à 226 qui évoque les devoirs et
droits des époux respectifs qui s’appliquent à tous les époux par le mariage. Au sein du
régime primaire impératif on va distinguer d’un côté les effets personnels et les effets
patrimoniaux.
§1 : Les devoirs
Le mariage a pendant longtemps était une institution inégalitaire, dans un premier temps les
devoirs de l’épouse étaient définies par les théologiens (4eme-5eme siècle) comme
communes au mari et a la femme et ils mentionne anti le devoir conjugal, la fidélité et
l’assistance. Mais déjà a cette époque la femme avait d’autres devoirs: respect et obéissance,
qui légitimer un droit de correction maritale. Le droit coutumier (moyen âge) avait conservé
ce droit de correction maritale que l’on retrouvait dans 2 coutumes:
-dans la coutume de Bretagne: les femmes doivent craindre leur mari, statut d’infertilité de la
femme
-dans la coutume du bauvesie: le mari avait le droit de battre sa femme quand elle le
corrigeait publiquement
En 1804, ce droit de correction est supprimé mais va maintenir le statut d’épouse dans un
cadre inférieur: elle sera frappée d’incapacités. Il faudra attendre 1938 pour que soit levé
l’incapacité de la femme mariée mais attention la loi de 1938 maintenait la puissance
maritale. La marche vers l’égalité va être le fruit de lois successives: 1965, 1970, 1975 et il
faudra pour une parfaite égalité attendre la loi de 1985. Aujourd’hui, les droits et devoirs des
époux sont définis sans considération de sexe: art 212 dispose que les époux se doivent
mutuellement respect, fidélité, secours et assistance et art 215 dispose que les époux
s’obligent mutuellement a une communauté de vie: c’est ce qu’on appelle les devoirs
nommés (définis par la loi).
A. Le respect
Le respect est le premier devoir mentionné à l’article 212, c’est un choix du législateur, il a
été ajouté par la loi du 4 avril 2006 dont l’objectif était de renforcer la prévention et la
répression des violences au sein du couple et à l’égard des enfants. L’existence de ce devoir
avait implicitement été consacrée par la JP au visa de l’article 212, il était innomé avant
2006. Ce devoir traduit une exigence contemporaine: celle du respect de la divinité de la
personne humaine, appliqué au mariage cela signifie que l’époux ne doit recevoir aucune
violence de l’autre, c’est pourquoi au
Au-delà du caractère symbolique de ce devoir, le législateur a mis en place des dispositifs de
protection contre les violences conjugales (ordonnances de protection). Au-delà de l’intégrité
physique, le devoir de respect impose de respecter l’intégrité morale de son conjoint, c'est -à
-dire de le traiter avec bienveillance.
B. La fidélité
L’adultère n’est plus une infraction pénale depuis la loi du 11 juillet 1975, il demeure une
faute civile, l’article 212 indique que le devoir de fidélité n’est pas défini et qu’il est renvoyé
à l’état es mœurs et à la conception du mariage ce qui laisse place à des éventualité
possibles. Ce devoir de fidélité on peut l’observer de façon positive ou négative. C’est à la
fois l’obligation de ne pas avoir de relations sexuelles hors mariage mais c’est aussi une
obligation de n'entretient aucune relation même strictement sentimentale avec un tiers.
L’adultère peut être charnel mais aussi sentimental.
(Ex: arrêt cour de cassation, 11 mars 2009, 08-12.773: le devoir de fidélité subsiste il tout au
long de la procédure de divorce: réponse: oui.)
C. Le secours et l’assistance
L’article 212 impose aux époux 2 devoirs d'une autre nature qui établissent une solidarité
entre les époux pour les besoins de la vie et face aux vicissitudes de la vie: ils doivent se
secourir et s’assister. Cette solidarité est à la fois morale et matérielle. Pendant le mariage ces
devoirs ont tendance à se fusionner/confondre et on parlera du devoir de secours et
d’assistance et ils seront absorbés dans un mécanisme que l’on appellera la contribution à la
charge du mariage. Les époux se porteront secours et assistance et contribueront ainsi aux
charges du mariage, ce sera à l' occasion de crises du mariage que ces devoirs vont pouvoir
être distingués. Le devoir d’assistance exprime une exigence de soutien conjugal d’ordre
physique et moral (ex: prendre la forme d'une aide matérielle de l'un dans la profession de
l’autre). Cette aide/assistance matérielle va procurer une richesse économique
supplémentaire à l’autre époux, la question sera alors de savoir si cette assistance est restée
dans le cadre de la contribution aux charges du mariage (une assistance normale) ou si elle a
excédé cette contribution aux charges du mariage (contribution excessive). Dans la 2ème
hypothèse elle pourra donner lieu à une compensation financière au moment de la liquidation
du régime matrimonial (post divorce). Le devoir de secours auto limitera lui aussi en
présence d'une crise conjugale, cette crise se matérialise par l’introduction d’une procédure
de divorce, avant la demande en divorce le devoir de secours restera absorbé dans la
contribution en charge du mariage a compter de la demande en divorce il s'autonomise et
pourra être sanctionnée en tant que tel par l’octroi d’une pension alimentaire dont l’objet sera
d’assurer le maintien du niveau de vie auquel le conjoint a droit eu égard aux capacités de
l’autre. Tant que les époux vivent ensemble ils ont une obligation de contribuer aux charges
du mariage.
D. La communauté de vie
Article 215 code civil = il va poser une exigence de communauté de vie : il détermine les
conditions de la fixation du lieu de la résidence de la famille et assure la protection du
logement de la famille.
Sans communauté de vie, le mariage n’aurait pas de réalité tangible. La communauté de vie
est la clé de voûte du mariage. Sous l’expression de communauté de vie on perçoit 3
communautés : la communauté de lit, la communauté de résidence (=toit) et la communauté
de sentiment.
-La communauté de lit = il y aurait dans le mariage une notion de devoir conjugal qui n’est
pas expressément formulée par le code, qui résulterait des coutumes et de l’influence du droit
canon. Il y aurait donc une obligation d’avoir des relations charnelles pendant le mariage,
d’où une nullité du mariage qui peut être encourue pour impuissance du mari. Cette
communauté de lit et ce devoir conjugal peut être nuancé de deux manières =
• D’abord, Arrêt Cour de Cass, ch. Crim. 11 juin 1992 -> c’est un arrêt qui revient sur la
question du « viol entre époux » = peut-on poursuivre un époux pour un viol ? Réponse de la
Cour : la présomption de consentement des époux aux actes sexuels accomplis dans l’intimité
de la vie conjugale ne vaut que jusqu’à preuve du contraire. CAD, que le viol entre époux est
une infraction qui existe, et c’est un comportement qui est pénalement répréhensible. Depuis
la loi du 4 avril 2006, le fait que les personnes mariées est une circonstance aggravante du
viol.
• Ensuite, un arrêt CourEDH du 23 janvier 2025, une affaire HW contre France : dans cette
affaire une épouse qui se refusait à avoir des relations sexuelles avec son mari se voit
condamnée au prononcé d’un divorce pour faute, à ses tords exclusifs. L’affaire va ensuite
remonter jusqu’à la CourEDH qui va considérer que « l’existence d’une telle obligation
matrimoniale est contraire à la fois à la liberté sexuelle, au droit de disposer de son corps, et à
l’obligation positive de prévention en matière de lutte contre les violences domestiques et
sexuelles. Donc, la France est condamnée pour un divorce au tord exclusif de l’épouse qui ne
souhaitait pas entretenir un « devoir conjugal » d’avoir des relations sexuelles avec son mari.
-La communauté de toit = le principe est que les époux par le mariage s’obligent à vivre
ensemble, même si pour des raisons notamment professionnelles ils peuvent avoir
ponctuellement des habitations distinctes. Il y aura un logement de la famille existant. Une
décision judiciaire (séparation de corps/divorce) peut dispenser les époux de cette obligation
de cohabiter ensemble.
-La communauté de sentiment (affective) = Le code civil n’est pas aller jusqu’à imposer
aux époux de s’aimer au jour du mariage et de s’aimer sur toute la durée du mariage, mais on
peut estimer que par principe cette communauté existe.
§2 : Les missions
Nous avons dit que les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance,
et les époux ont, au-delà de ses devoirs, des missions à accomplir au profit de leur famille. On
les retrouvera au travers de deux dispositions = l’article 213 et 203 du code civil, qui
s’intéressent au fonctionnement de la communauté conjugale.
- art 213 : les époux assurent ensemble la direction matérielle et morale de la famille, ils
pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.
- art 203 : les époux contractent ensemble par le seul fait du mariage, l’obligation de nourrir,
entretenir et élever leurs enfants.
L’idée, c’est donc une mission qu’ils assurent conjointement, et depuis 1985, les époux sont
placés (quelque soit leur orientation) sur un stricte pied d’égalité. = Ils sont le gouvernement
de la famille.
Donc, ils choisissent ensemble le logement de la famille, ils prennent ensemble les décisions
importantes relatives à la vie de la famille mais pour simplifier leur action, l’article 213
suggère que lorsque l’un agit, il le fait avec l’accord présumé de l’autre. S’il y a un vrai
désaccord sur des décisions importantes, il n’y aura que l’intervention d’un juge aux affaires
familiales pour trancher car aucun ne pourra choisir avec le désaccord de l’autre.
Section 2 : Les effets pécuniaires
Le mariage donne naissance entre les époux à un régime matrimonial préalablement à la
célébration de leur union, les époux (futurs époux) peuvent passer un contrat de mariage par
lequel ils organisent leurs rapports patrimoniaux à venir. Ce contrat précisera les règles de
propriété des biens et les règles de gestion des biens. Ils peuvent par contrat de mariage, faire
le choix d’un quelconque régime conventionnel (ex : ils peuvent choisir le régime de la
séparation des biens, ils peuvent choisir un régime de communauté universelle, et entre les
deux il existe plusieurs autres régimes conventionnels, comme par exemple le régime de
participation aux acquets, qui est un régime de séparation de biens MAIS au moment du
divorce, on regardera celui qui s'est le + enrichit, et ce dernier devra une indemnité de
participation à l’autre).
À défaut de contrat de mariage, les époux seront soumis au régime légal supplétif de volonté
de la communauté de biens réduite aux acquêts. Chacun reste propriétaire de ses biens, les
biens acquis pendant le mariage sont partageables par moitié, et par dérogation certains de
ces biens échappent à la communauté (ex : donation, succession…).
§ 1 : Le régime primaire
Les articles 212 et suivants du code civil, fixent des règles impératives qui s’imposent aux
époux, quel que soit leur régime matrimonial. Ce régime primaire fixe plusieurs effets
pécuniaires entres époux.
Article 214 code civil (faire copier/coller) = Que dire du vocable de charge de mariage ?
Cette contribution couvre les dépenses d’entretien du mariage et d’éducation des enfants =
donc frais de nourriture, vêtements, logement. Cette expression de charge du mariage va aussi
englober ce qu’on appelle les « dépenses d’agréments » donc par exemple des frais de
vacances, frais d’une résidence secondaire, d’entretien, etc..
L’article envisage une contribution en charge du mariage : quelles sont ces différentes
formes ?
-D’abord, une contribution financière, ou encore une prise en charge des enfants, du ménage,
etc..
L’article nous dit aussi que cette contribution doit être proportionnée = c'est à dire que chacun
participe en fonction de ses capacités contributives. En cas d’excès contributif (ex : les deux
époux qui n’ont pas le même salaire, ne versent pas la même somme d’argent sur leur compte
commun, surtout si l’époux « le plus riche » paye moins que l’époux qui gagne moins que
lui).
Pendant le mariage, si l’un des conjoints ne s’exécute pas spontanément, l’autre dispose
d’une action en contribution aux charges du mariage (devant le juge des affaires familiales).
L’hypothèse, c’est souvent celle de couples séparés pour lesquels aucune procédure de
divorce n’est intentée, et dans cette séparation, l’un des conjoints est financièrement
dépendant et bien il peut demander une contribution en charge du mariage.
La sanction : article 215 précise que l’acte en cause (résiliation d’un bail, vente d’un
logement), la sanction est celle de la nullité, et l’action en nullité doit être intentée dans
l’année de l’acte.
Arrêt, Cour de Cass, 1ère ch.civ., 22 mai 2019 n°18-16 666 = Les faits : le mari était
propriétaire du logement de la famille et il décide (pdt le mariage) de faire une donation à ses
enfants (pas ceux de son épouse) en se réservant un droit d’usufruit du bien. = Un droit
d’occupation du bien (usage) et éventuellement un droit de faire fructifier le bien (louer) le
bien, et il décède. L’épouse imagine agir en nullité de cette donation. La question est : cette
donation avec réserve d’usufruit portait-elle atteinte à la protection du logement de la famille.
La réponse est négative. Si l’époux s’était réservé l’usufruit du bien, cette donation ne portait
pas atteinte car la famille est restée dans le logement, donc cette demande est rejetée.
Cette règle est importante car elle favorise l’autonomie des époux pour les créanciers qui
n’auront pas l’obligation de vérifier le régime matrimonial des époux lorsqu’ils contractent
avec un seul des époux.
Pour l’éducation des enfants, il peut s’agir d’enfants mineurs mais aussi majeurs. Pour les
dettes, il s’agira souvent de frais de scolarité, de frais d’études supérieures, de voyage
scolaire à l’étranger, etc..
Pour l’entretien du ménage, l’expression va renvoyée à des dettes courantes dotées d’une
certaine périodicité (chauffage, transport..) mais également de dettes relatives au logement de
la famille (ex : loyer) et enfin de dettes relatives à l’ameublement du logement de la famille.
L’article 220 du code civil évoque les contrats (faire copier coller). Cet article a t-il vocation
à ne s’appliquer à des dettes d’origine contractuelles ? La jurisprudence s’est émancipé de la
lettre de l’article 120 pour en faire primer l’esprit, et elle accepte que la solidarité s’applique
à certaines dettes non contractuelles, à des dettes d’origine locales. Exemple = on a une
famille qui emploie a domicile du personnel (femme de ménage par ex). On a d’un côté la
dette contractuelle (salaire) et de l’autre une dette légale (contrat de travail= dette de
cotisations), patronales et salariales.
Les alinéas 2 et 3 de l’art 120 vont tempérer l’obligation solidaire des époux. En écartant
cette solidarité, par exemple, pour des dépenses manifestement excessive eu égard au train de
vie des ménages, à l’utilité ou l'inutilité de l'opération à la bonne ou à la mauvaise foi du
contractant.
Exemple = on a une famille dont les 2 époux sont l’un et l’autre des salariés avec un salaire
aux alentours du SMIC et monsieur rêvait d’acheter une Porsche 911, ce qu’il a fait à crédit.
Est-ce que cette dette entre dans le périmètre de l’article 120 ? La solidarité serait à priori
écartée, car dépense excessive.
- 1816 = la loi De Bonald (8 mai 1816) = elle rétablit la religion catholique comme
religion d’Etat conséquence = le divorce est aboli ?
- 1884 = la loi Naquet du 27 juillet = elle rétablit le divorce mais uniquement à titre de
sanction judiciaire pour des fautes commises par l’un à l’égard de l’autre. Le divorce
par consentement mutuel n’est pas repris par la loi Naquet. Conséquence ? La
pratique était celle des lettres d’insultes, donc les époux s’envoyaient des lettres
d’insultes pour pouvoir créer des fautes artificielles pour pouvoir divorcer.
- 1975 = la loi du 11 juillet = elle va élargir les causes de divorce et réintroduire le
divorce par consentement mutuel.
Le juge doit alors en cas de double demande, (l’une pour divorce et l’autre pour
séparation de corps), en premier lieu étudier la demande en divorce et s’il la rejette, il
examinera ensuite la demande en séparation de corps.
Art. 297-1 : Si la demande principale est une demande de divorce pour faute, la demande
reconventionnelle en divorce peut être fondée sur l’une ou quelconque des fautes. Si, la
demande reconventionnelle est une demande de divorce pour faute, le juge peut décider
d’accueillir simultanément les deux demandes, et il prononcera un divorce au tort partagé. La
demande reconventionnelle peut aussi tendre au prononcé du divorce pour altération
définitive du lien conjugal (ALDLC). Dans cette hypothèse, le juge étudie d’abord la
demande de divorce pour faute, et s’il la rejette, il prononcera le divorce pour ALDLC même
si la durée d’altération d’1 an n’est pas remplie (exceptionnellement) = Art 246.
E. Le sort de la convention
L’hypothèse où le juge aux affaires familiales a prononcé le divorce et par la même décision
homologue la convention portant sur les effets du divorce. L’homologation va donner à la
convention une force contraignante, on dira que la convention fait corps/ fait 1 avec le
jugement de divorce. Il en résulte que la remise en cause de cette convention est extrêmement
difficile, la cour de cassation va considérer que la convention a une double nature:
contractuelle d’un côté et judiciaire de l’autre. Au visa de l’article 279 du code civil, elle va
considérer que la convention va échapper aux voix de contestation habituelles s’agissant des
contrats, elle ne pourra être attaquée que par les voies de recours ouvertes par la loi. Aucune
action en nullité de la convention pour vice de consentement ou pour lésion n’est possible. Le
seul recours sera judiciaire et donc un pourvoi en cassation.
B. Le dépôt de la convention
- une fois signée , la convention est adressée au notaire, en principe par lettre
recommande dans un délai de 7 jours, le notaire aura lieu alors à compter de la
réception un délai de 15 jours pour déposer la convention au rang de ces minutes, il
délivrera aux époux une attestation de dépôt qui permettra aux avocats de faire
procéder aux formalités du divorce en marge des actes d'état civil.
- Cette attestation de dépôt pourra être communiquée aux tiers pour prouver leur
divorce dans l'attente de la mise à jour des actes d'état civil.
(def : une minute est l'original d'un act authentique, c'est une obligation conservée par
l'autorité qui le détient , l'officier d'état civil par ex détient les originaux des actes qu'il a
rédigé, le rang des minutes les comporte par ordre chronologique. Cet acte est conservé
pendant 75 ans avec interdiction de s'en dessaisir).
- le notaire peut délivrer des copies des minutes qu'il conserve
- art 229-1 du CC→ le notaire a un rôle de contrôle avant le dépôt, il va vérifier les
mentions obligatoires, la présence des annexes attendues et le respect du délai de
réflexion de 15 jours (parmi les annexes attendues, on trouve le formulaire de l'enfant
discernant).
1ere question de la date des effets du divorce est envisagée dans les art (262) , ces articles
distinguent s'agissant de la date des effets entre les effets personnels et les effets
patrimoniaux et les effets auprès des tiers.
s'agissant des effets personnels, le divorce prend effet à la date à laquelle la décision de
divorce devient définitif (ex: les époux ont, suite au jugement de divroce, échange des actes
d'acquiescement, la date des effets personnels du divorce sera celle du deuxième acte
d'acquiescement). Par exemple, dans le cadre d'un divroce sans juge, la date des effets sera
celle du dépôt de la convention au rang des minutes du notaire.
quant aux effets patrimoniaux, le divorce prend effet dans les rapport entre les époux en ce
qui concerne leurs bien à une date qui varie selon le type de divroce (judiciaire ou
extrajudiciaire)
- en cas de divorce par consentement mutuel: les époux vont fixer dans leur convention
, la date des effets relatifs à leurs biens.
- dans un divroce contentieux → la date des effets s'agissant des biens sera fixée à la
date de la demande en divorce autrement dit à la date de l'assignation ou la date de la
requête conjointe.
- s'agissant des tiers, la date du divroce a leur égard sera la date de la publicité du
jugement de divorce à l'état civil donc concrètement tant que les tiers ne sont pas
informés par la mention à l'état civil du divorce, ils peuvent donc considérer les époux
comme étant toujours mariés), la date est donc celle de la mention en marge des actes
d'état civil.
- du fait de divorce, chacun des époux obtient une entiere liberte matrimoniale pendant
la qualité de conjoint, les devoirs et obligations de mariage disparaissent (chacun des
époux pourra se remarier sans que, depuis 2004, l'épouse devait respecter un délai de
300 jours.
§2 : Le maintien de certains effets personnels du mariage
- malgre le divroce, certains effets personnels du mariage vont subsister
- le premier effet etant leffet emancipateur, lke mineur emancipe par mariage demeure
cpaable apres sans divorce etabt mineur.
- le deuxieme effetm letranger devenju francais par mariage reste malgre le divorce
- leffet de lallaicne perssiste, une femme ne pourra epoouser son ex belle mere ou beau
pere
- dans le cadre du divroce, la convention ou le jugement peut autoriser l'un des
conjoints à conserver le droit d'usage du nom de famille de l'autre
- s'agissant des enfants (art 286 du CC), le divroce ne remet pas en caisse le principe de
l'exercice en commun de l'autorité parentale a la garde des enfants communs.
Chapitre 1 : Le concubinage
Carbonnier : “un couple vivait dans la pureté du non être juridique mais des désirs de droits
se sont manifestés aux dedans de lui ou au dehors pour ou contre lui dans la société. et voici
maintenant que le non droit va se réfugier dans le droit va se réfugier dans le mvt inverse, le
droit envahira le non droit” , cette formule rappelle une autre formule célèbre qui elle est
attribuée à Napoléon Bonaparte “les concubins se passent de la loi, la loi de désintéresse des
concubins). pourtant depuis les années 1970, les concubins ont manifestes des revendications
de droit , le droit à une protection sociale, à une indemnisation, et dans le même temps le
droit a cherché à réglementer certains aspects du concubinage notamment pour ne pas
favoriser les concubins aux dépens des époux, par exemple les prestations sociales versées
sous conditions de ressources tiennent compte du foyer, sans distinguer selon que les
membres sont mariés ou non mariés. Désormais le droit s'est penché sur les concubins et
propose une définition: le concubinage demeure essentiellement une situation de fait.
le concubinage ne donne naissance a aucun lien de droit entre les intéressés, ils sont donc
juridiquement étrangers l'un à l'autre, il n'y a pas de devoir de fidélité, de secours et
d'assistance. Le seul devoir qu'ils se doivent c'est le devoir de respect. paradoxalement, si on
cherche d' effets personnels du concubinage et on retoruve sur le terrain des enfants. Par
exemple, c'est la loi du 29 juillet 1994 qui a autorisé les couples de concubins a recourir a la
PMA, à l'époque la PMA était réservée aux couples hétérosexuels mariés sur indication
médicale. Depuis la loi du 2 août 2021, la PMA était ouverte à tous les couples mais aussi
aux femmes célibataires. la loi du 21 février à réformer l'adoption, en ouvrant accès à
l'adoption à tous les couples, antérieurement l'adoption était réservée aux couples mariés et
aux personnes célibataires.
l'article L-213-3 du COJ prévoit que le juge aux affaires familiales est compétent sur la
liquidation / partage des intérêts des droits patrimoniaux des concubins. Il n'existe malgré
cette compétence aucun régime matrimonial appliqué aux concubins. Le JAF utilisera des
règles du droit commun des biens/ des obligations pour liquider des intérêts patrimoniaux des
concubins.
art 1873 du CC → l'idée est donc de considérer que le couple de concubin est en fait une
société dont il convient au moment de la séparation de liquider, il faudra préalablement à
cette liquidation, prouver les éléments constitutifs de la société créée de fait:
- l'existence d'apports mutuel (par ex en industrie)
- la vocation de chaque concubin à participer aux résultats de lentreprise (partager les
bénéfices, les pertes)
- l'affectio socio etatif → l'intention et de travailler sur un pied d'égalité
de la JP, il résulte que chacun de ces éléments constitutifs doit être établi séparément et que
l'un ne peut pas être déduit de l'autre et la cour de cassation d'affiner que la mise en commun
d'intérêt pendant le concubinage ne suffit par exemple pas de prouver la volonté de sassicier
ex: arrêt CC, 20 janv 2010, arrêt 0-16.105 : concubine va participer de manière extensive
dans l'entreprise de son concubin, le CC va considérer que malgré l'ampleur de travail
accomplie, absence de collaboration avec elle. Cela suppose que l'existence de société de fait
soit retenue, on restituera à chacun ses apports respectifs, ce qui fait sens , on appuie le passif
et on partage le bénéfice.
2. L’enrichissement injustifié
Les ex-concubins peuvent également tenter d’exercer une action, avant appelée action en enrichissement
sans cause, aujourd'hui appelée action en enrichissement injustifié (art. 1303 à 1303-4 du code civil).
L’objet de cette action est de rétablir un équilibre des patrimoines dès lors que ce déséquilibre est
dépourvu d’une cause légitime. Cette action présente un caractère subsidiaire : elle ne peut être intentée
que si aucune autre action ne permet d’obtenir le résultat escompté. Il s’agira souvent d’hypothèses dans
lesquelles l’un des concubins a développé une activité qui a contribué à enrichir l’autre à ses dépends. Il
faudra donc établir trois éléments : tout d’abord un enrichissement (une plus-value apportée ou une
dépense évitée), ensuite un appauvrissement corrélatif (une perte ou un manque à gagner) et enfin une
absence de cause.
Le concubinage est une union de fait. Sa dissolution n’est donc soumise à aucun formalisme particulier.
En réalité, il y a deux causes de dissolution du concubinage : la première c'est le décès de l’un des
concubins et la seconde c'est la rupture volontaire à l’initiative de l’un ou des deux conjointement.
Le concubin survivant n’est pas appelé par la loi à la succession du concubin prédécédé, il n’est pas un
héritier légal. Il faudra donc, pour les concubins, anticiper cette absence de vocation successorale ab
intestat en prenant des dispositions. Il pourra s’agir d’une donation entre vifs ou d’une libéralité à cause
de mort. Pour ces dernières, la jurisprudence a évolué en faveur d’une validité largement reconnue.
Avant cet arrêt, une libéralité entre concubins pouvait être annulée si elle avait une cause immorale,
c’est-à-dire si elle venait provoquer une relation, favoriser le maintien ou la reprise d’une relation. En
revanche, une telle libéralité était valable si elle venait compenser des services rendus ou une assistance
prolongée pendant la vie commune. Dans l’arrêt Galopin, un homme marié avait consenti une libéralité à
une jeune femme qui, pendant près de 15 ans, avait accepté d’entretenir des relations sexuelles avec lui et
l’objet de cette libéralité était de s’assurer que ces faveurs se maintiendraient jusqu’à la fin. Il décède et
cette libéralité est activée. Elle conduisait à déshériter la conjointe survivante au profit de la maîtresse. La
Cour de cassation juge que « n’est pas nulle comme ayant une cause contraire aux bonnes mœurs la
libéralité consentie à l’occasion d’une relation adultère ». Cet arrêt a été fortement décrié par la doctrine
notamment par le professeur Malaurie (« les voyous du sexe face à la Cour de cassation »).
Le concubin survivant sera en revanche mal traité, mal aimé par le droit fiscal puisqu’il sera taxé à
hauteur de 60 %.
La Cour de cassation a marginalisé, pendant plusieurs années, les couples de même sexe en refusant de
les qualifier de concubins. Au virage des années 1980, des revendications de plus en plus fortes se sont
faites en faveur de la reconnaissance légale des couples de même sexe. Deux considérations étaient mises
en avant : d’abord le droit et ensuite le fait. Le droit c'est de mettre en avant une prétendue discrimination
fondée sur l’orientation sexuelle entre les couples de sexe différent qui ne peuvent pas se marier et donc
les couples de même sexe qui pouvaient se marier. Il y a eu l’émergence d’une maladie, le SIDA, qui a
frappé la communauté homosexuelle plaçant les survivants et les malades dans une situation de précarité
humaine et économique. Dans le même temps, plusieurs États européens ont accepté de mettre en place
un statut légal protecteur réservé aux couples homosexuels, ce qu’ils appelleront le partenariat enregistré
(ex : en 1989, le Danemark instaure une loi sur le partenariat enregistré). Ce partenariat est un décalque
du mariage, exception faite de la filiation et de l’adoption.
Lorsque le législateur français s’est posé la question d’un statut, trois options doctrinales étaient sur la
table :
- donner au concubinage une définition légale englobant à la fois les couples de même sexe et les couples
de sexe différent avec un renforcement de certaines droits sociaux voire fiscaux ;
- créer un statut légal pour les personnes partageant une communauté de vie (qui aurait être ouvert aux
concubins mais aussi aux fratries ou aux personnes âgées vivant ensemble) : c’était le PIC (pacte
d’intérêt commun) ;
- créer un véritable statut légal du concubinage en décidant soit de le réserver aux couples de même sexe,
soit de l’ouvrir à tous les couples non mariés.
Entre les trois, le législateur a choisi de ne retenir aucune de ces options. Il a choisi de mettre en place un
statut à prédominance contractuelle avec des effets substantiellement différents de ceux du mariage : c'est
le PACS (pacte civil de solidarité) introduit dans le code civil aux art. 515-1 et suivants par la loi du 15
novembre 1999.
Quelle est sa nature ? Elle est donnée à l’art. 515-1 du code civil : « le PACS est un contrat conclu par
deux personnes physiques majeures … vie commune ». Le PACS est un contrat spécial dans la mesure où
il vise à organiser une vie commune. C’est ensuite un contrat particulier car il trouve place dans le livre
premier Des personnes du code civil. C’est enfin un contrat atypique puisqu’il est mentionné, depuis la
loi du 23 juin 2006, en marge de l’acte de naissance de chacun des partenaires (art. 515-3-1 du code
civil).
Quant à son objet, il a pour but d’organiser une vie commune, notion que le Conseil constitutionnel a
précisé dans sa décision du 9 novembre 1999 : « la notion de vie commune ne recouvre pas seulement
une communauté d’intérêts et ne se limite pas à l’exigence d’une simple cohabitation entre les deux
personnes ; la vie commune suppose outre une résidence commune, une vie de couple (une communauté
charnelle) ». C’est pourquoi la loi du 23 juin 2006 a fait de la communauté de vie non plus simplement
l’objet du PACS mais un effet, une obligation du PACS.
Pour l’année 2023, nous avons compté 204 061 PACS pour 242 000 mariages. Sur les PACS, il y a 10
627 PACS de personnes de même sexe et sur les mariages, il y a 7 000 mariages de personnes de même
sexe. On comprend que les couples de sexe différent ont désinvesti le mariage pour s’investir dans le
PACS.
L’art. 515-1 du code civil nous dit que le PACS est conclu « entre deux personnes physiques majeures ».
À la lettre, on comprend que les mineurs ne peuvent pas conclure un PACS. Il n’existe pas, en PACS, de
système équivalent d’autorisation de dispense d’âge comme c'est le cas pour le mariage. Il y a une
apparente contradiction entre l’art. 515-1 qui réserve le PACS aux personnes majeures et l’art. 413-8 qui
met sur un pied d’égalité le mineur émancipé et le majeur. L’art. 515-1 prime et le PACS est strictement
réservé aux majeurs. Seconde condition : le consentement. Le PACS étant un contrat, les partenaires
doivent être sains d’esprit et émettre un consentement plein et libre (vice de violence, erreur sur les
qualités essentielles). La capacité (art. 515-1) apparaît, quant à elle, aux art. 461 (majeur sous curatelle) et
462 (majeur sous tutelle). Il y a la distinction ici entre la signature du PACS et la déclaration du PACS.
Le Conseil constitutionnel avait insisté, dans sa décision, sur le fait que l’objet du PACS évoque, se
rapproche de celui du mariage si bien que le législateur pouvait instituer des empêchements à PACS
décalqués de ceux du mariage (art. 515-2 du code civil : empêchements liés à la parenté, à l’alliance et à
l’existence d’un précédent PACS non dissout). On voit apparaître de cet article une hiérarchisation entre
le mariage et le PACS : le PACS n’a jamais été un empêchement à mariage alors que le mariage est un
empêchement à PACS.
Le PACS est un contrat solennel en ce sens qu’un écrit est exigé pour sa validité. Le simple échange de
consentement vaut contrat. Cet écrit devra être produit par les partenaires au moment de la déclaration et
de l’enregistrement du PACS. Il peut s’agir d’un acte sous seing privé. Le PACS peut ensuite être passé
en la forme authentique depuis la loi du 28 mars 2011. L’avantage de l’acte authentique c'est la force
probante, la force exécutoire, la conservation et la possibilité de bénéficier d’un audit complet du notaire.
Le PACS peut aussi être passé par acte d’avocat (loi du 28 mars 2011). En pratique, les partenaires
recourent à la première ou à la deuxième forme.
1. La publicité du Pacs
Le PACS fera l’objet d’une mesure de publicité depuis 2006 en marge de l’acte de naissance de chacun
des partenaires. L’officier d’état civil d’enregistrement va adresser aux mairies de naissance un avis
d’enregistrement pour mise à jour des actes de naissance des intéressés. Cette publicité en marge des
actes de naissance n’existait pas en 1999, le législateur, ayant souhaité à l’époque, préserver le secret de
l’orientation sexuelle des intéressés en ne prévoyant aucune mention en marge des actes de l’état civil. En
2006, lorsque la loi est venue prévoir cette mesure de publicité, on a laissé un an aux anciens partenaires
pour dissoudre leur PACS s’ils souhaitaient échapper à la mesure de publicité.
2. La preuve du Pacs
Quant à la preuve du PACS, elle se fera très simplement par la production d’une copie intégrale ou d’un
extrait d’acte de naissance.
Quant à la date d’effet du PACS, on distinguera l’effet entre les partenaires et l’effet à l’égard des tiers.
Entre les partenaires, le PACS produit l’effet à compter de son enregistrement par l’officier d’état civil. A
l’égard des tiers, l’opposabilité sera conditionnée par l’accomplissement de la mesure de publicité en
marge des actes de naissance.
Les partenaires peuvent, pendant leur relation, modifier par une nouvelle convention leur convention
initiale. Cette nouvelle convention sera soumise aux mêmes formalités de publicité que la convention
initiale. Elle doit donc être adressée par les partenaires à l’officier d’état civil qui avait enregistré la
convention initiale afin qu’il procède à ce nouvel enregistrement. De la même façon, cette convention
modificative produira ses effets à l’égard des tiers à compter de l’enregistrement de la convention et à
l’égard des tiers à compter de la seconde publicité en marge des actes de naissance.
En 1999, la conclusion d’un PACS n’entraînait aucun effet personnel puisqu’il n’avait aucune incidence
sur l’état des personnes. Depuis 2006, le PACS s’est rapproché des mariages et a été doté d’un régime
primaire impératif produisant des effets tantôt personnels tantôt patrimoniaux.
A. La vie commune
La vie commune, en 1999, était non un effet du PACS mais l’objet de ce contrat. Depuis la loi du 23
novembre 2006, la vie commune est devenue une obligation des partenaires. Pour autant, il n’existe pas,
dans le PACS, d’équivalent à l’art. 215 du code civil (protection du logement de la famille) ou
d’équivalent à l’art. 1751 du code civil (cotitularité du bail d’habitation). La loi de 2006 a plus
modestement renforcé les droits du partenaire sur le logement en cas de décès (art. 515-6, al. 3 renvoie à
l’art. 763 du code civil). S’il existe aujourd'hui une obligation de vie commune dont une obligation de vie
de couple, a-t-elle pour conséquence d’imposer au partenaire une obligation de fidélité ? Il n’existe pas,
en matière de PACS, d’obligation de fidélité entre les intéressés. Sous l’art. 515-6, il y a une référence à
une décision du tribunal de grande instance de Lille affirmant que « l’obligation de devoir exécuter
loyalement le devoir de communauté de vie commande de sanctionner toute forme d’infidélité entre les
partenaires ». Il n’existe pas d’obligation de fidélité entre les partenaires.
B. L’assistance réciproque
La loi de 2006 a imposé aux partenaires un devoir d’assistance inspiré de celui des époux. Pour autant, il
est, de fait, impossible de prétendre de faire judiciairement sanctionner ce devoir. À partir du moment où
il suffit en un instant de dissoudre le PACS, il n’y aucune place pour une véritable sanction de ce devoir.
C’est donc dans les deux cas des effets personnels d’affichage que de personnalité.
Elle est visée à l’art. 515-4 du code civil qui renvoie à la convention des partenaires pour en préciser les
proportions et à la loi en cas de silence de la convention.
L’art. 515-4, al. 2, du code civil reprend presque mot pour mot les termes de l’art. 220 du code civil. Il est
tout à fait raisonnable que la jurisprudence importe dans l’art. 515-4 les interprétations qu’elle a dégagées
dans l’art. 220. Est-ce que cette solidarité vaut au-delà des dettes contractées au niveau légal ?
B. Le régime partenarial/pacsimonial
Coexistent aujourd'hui encore deux régimes légaux de biens selon la date de conclusion du PACS.
• Pour les PACS enregistrés avant le 1er janvier 2007, le législateur avait fait le choix du
régime légal de l’indivision présumant indivis par moitié tous les biens dont les partenaires deviennent
propriétaires à titre onéreux pendant le PACS. Ce régime d’indivision par moitié présentait un avantage
fabuleux : de permettre une transmission de patrimoine entre les intéressés (ex : aux dépends des héritiers
réservataires). La gestion des biens était particulièrement lourde puisque, sauf exception (actes
conservatoires), elle supposait un acte des partenaires pour tous les actes.
• Pour les PACS enregistrés à compter du 1er janvier 2007, le législateur de 2006 a fait le
choix du régime légal de la séparation des patrimoines. Chacun des partenaires va conserver
l’administration, la jouissance, la libre disposition de ses biens personnels, biens dont il était propriétaire
au jour du PACS mais aussi biens qu’il a pu acquérir pendant le PACS. La difficulté sera de prouver sa
propriété exclusive relativement à tel bien. En cas d’impossibilité, on revient à la règle antérieure : le bien
sera alors présumé indivis par moitié. Par dérogation, les partenaires conservent la possibilité ou bien tout
en ayant le régime légal de contracter des indivisions ponctuelles ou bien en s’écartant du régime légal de
faire le choix du régime conventionnel de l’indivision.
A. Le décès
C. La volonté
1. La dissolution par consentement mutuel
Le partenaire qui souhaite se défaire du PACS signifiera sa décision par huissier et cette signification sera
ensuite doublée à l’autorité enregistrante.
Le premier des effets c'est l’invitation adressée aux partenaires de procéder à la liquidation de leurs droits
et obligations. S’ils avaient fait le choix de la séparation des biens et s’ils avaient pratiqué cette
séparation, il ne devrait pas y avoir lieu à liquidation. Procéder à la liquidation de droits et obligations,
c'est l’hypothèse où les partenaires ont fait le choix d’un régime conventionnel de l’indivision ou ils ont
ponctuellement souscrit des indivisions.
B. Le droit à réparation
La question d’une réparation financière peut se poser pour l’un des partenaires. A défaut de règles
équivalentes à celles de la prestation compensatoire, peuvent être sollicitées les règles générales de la
responsabilité délictuelle ou contractuelle. Dans sa décision, le Conseil constitutionnel (9 novembre
1995) a rappelé que le droit à la réparation présente un caractère d’ordre public si bien que les partenaires
peuvent invoquer l’art. 1240 du code civil pour venir réparer un éventuel préjudice. Pour la responsabilité
contractuelle, le PACS étant un contrat, les partenaires peuvent introduire dans leur convention des
clauses relatives à l’indemnisation consécutive à la rupture. Les partenaires peuvent contractuellement
préciser des règles s’agissant de l’indemnisation en cas de rupture de PACS. Il existe deux types de
clauses :
- une clause dite pénale : c'est une clause d’évaluation forfaitaire du montant des dommages-intérêts qui
sont dus en cas de rupture du PACS ;
- à l’inverse, ils peuvent insérer dans leur convention une clause limitative voire exonératoire (soit
limitant le montant des dommages-intérêts soit excluant le principe d’une réparation).
La licéité de telles clauses est admise sauf en cas de dol, de faute lourde et de dommages causés à
l’intégrité physique de la personne.
PARTIE 2 : L’ENFANT
La filiation est un lien de droit qui unit un individu à son père (filiation paternelle) et à sa mère (filiation
maternelle). Le droit de la famille admet l’établissement d’une double filiation paternelle ou d’une double
filiation maternelle.
Pendant des siècles, le système de filiation était basé sur le mariage célébré entre le père et la mère. De
cette époque, résultait une distinction entre quatre types de filiation : la filiation légitime (filiation d’un
enfant, né dans le cadre d’un mariage, à l’égard des époux), la filiation naturelle (filiation d’un enfant né
d’un père et d’une mère qui n’étaient pas mariés), la filiation adultérine (filiation d’un enfant nés d’un
père et d’une mère qui n’étaient pas mariés ensemble : l’un et ou l’autre étant marié avec un tiers) et la
filiation incestueuse (filiation d’un enfant né d’un père et d’une mère qui, à raison d’un empêchement à
mariage, ne pouvaient pas se marier ensemble).
Le législateur a fait le choix d’abandonner certaines de ces distinctions au nom de l’égalité entre les
enfants et entre les parents. Ces distinctions se traduisent par des effets négatifs accolés à la filiation
naturelle, à la filiation adultérine et à la filiation incestueuse. Par exemple, en matière de filiation
naturelle, le législateur avait, pendant longtemps (jusqu’en 1912), prohibé les actions en recherche de
paternité puis, les admettant, les avait enfermées dans des conditions rigides. Au-delà, l’enfant naturel ne
bénéficiait que de droits restreints, notamment en matière successorale où il n’avait pas les mêmes droits
que l’enfant légitime. L’enfant adultérin, quant à lui, était frappé d’une indignité qui conduisait à le
stigmatiser sur le terrain successoral.
C’est à partir des années 1970 que le législateur a entamé sa marche en faveur de l’égalité entre les
enfants et entre les parents. Entre 1972 et 2005, le législateur avait conservé la distinction entre ces
différentes filiations mais avait atténué les effets négatifs attachés aux trois dernières (ex : l’enfant
adultérin pouvait désormais succéder mais simplement à la hauteur de la moitié des droits qu’il aurait eus
s’il avait été légitime). Depuis 2005, il existe une égalité réelle entre les enfants qui s’est traduite par la
disparition de la distinction entre la filiation légitime, naturelle et adultérine. Désormais, ces termes ne
peuvent plus être utilisés. Les auteurs ont mis en avant la nouvelle devise du droit de la filiation :
« Égalité, Vérité et Stabilité ». On la retrouve en creux à l’art. 310 du code civil.
TITRE 1 : LA FILIATION
Le code civil distingue selon trois filiations : la filiation par procréation charnelle, la filiation par
adoption et la filiation par procréation médicalement assistée. Il existe d’autres filiations. Nous parlerons
de filiation par procréation amicalement assistée.
Des arts. 310-1 et suivants du code civil, nous verrons une distinction entre l’établissement non
contentieux de cette filiation charnelle et le contentieux de la filiation (établissement et contestation).
L’art. 310-1, al. 1 du code civil liste les modes non contentieux d’établissement de la filiation et il évoque
trois modes d’établissement non contentieux de la filiation.
Il s’agit d’hypothèses où la filiation est établie par l’autorité de la loi sans que les pères et mères n’aient
une démarche particulière à accomplir. Les règles vont toutefois varier selon qu’est en cause une filiation
maternelle ou une filiation paternelle. En effet, dans l’esprit de la loi, la mère est toujours certaine dans la
mesure où elle porte l’enfant pendant la grossesse et lui donne naissance par l’accouchement. En
revanche, pour le père, un doute est toujours permis quant à sa paternité à l’égard de l’enfant. Ce lien
entre l’homme et l’enfant ne se matérialise pas, ne s’externalise pas comme la grossesse ou
l’accouchement pour la femme. Ce qu’on vient de dire peut, dans certaines hypothèses, être questionné.
A. La filiation maternelle
Pour la filiation maternelle, l’adage est « mater semper certa est » (= la mère est toujours certaine). En
France, la gestation pour autrui est prohibée si bien que c'est l’accouchement qui fait la mère. L’acte de
naissance mentionnera, en principe, le nom de la femme qui a donné naissance à l’enfant et cette simple
mention entraînera l’établissement du lien de filiation maternelle (art. 311-25 : « la filiation est établie à
l’égard de la mère par la désignation de celle-ci dans l’acte de naissance de l’enfant »). L’art. 55 du code
civil précise que la déclaration de naissance doit être faite dans les 5 jours de l’accouchement à l’officier
d’état civil du lieu de naissance. L’acte de naissance sera établi à partir de la production d’un certificat
d’accouchement ou sur la base des déclarations des témoins d’un accouchement. Le certificat
d’accouchement précisera les date, jour, heure et lieu de naissance de l’enfant. L’acte de naissance
mentionnera l’identité du déclarant qui peut être le père de l’enfant, une sage-femme ou un personnel de
l’hôpital.
Avant 2005, cette modalité d’établissement de la filiation maternelle était réservée à la femme mariée.
Pour les « enfants naturels », la mère devait faire un acte de reconnaissance pour établir sa filiation à
l’égard de l’enfant. Avec l’ordonnance de 2005, cette modalité d’établissement de la filiation a été étendu
à toutes les femmes quel que soit leur statut matrimonial.
B. La filiation paternelle
L’établissement de la filiation paternelle par l’effet de la loi se fait grâce à une présomption qui reprend
l’adage « pater is est » (le père est celui que le mariage désigne).
1. Le jeu de la présomption « Pater is est »
Le jeu de cette présomption est désormais repris à l’art. 312 du code civil qui énonce que « l’enfant
conçu ou né pendant le mariage a pour père le mari » de la mère. Initialement, cette présomption de
paternité était extrêmement forte : seule le mari pouvait tenter de la renverser dans des conditions strictes
encadrant ce qu’on appelait le désaveu de paternité. Cette règle assurait une stabilité de la famille
légitime à un ordre social reléguant, au second rang, la vérité biologique. Cette présomption repose sur
les devoirs réciproques des époux dont celui de fidélité. En pratique, un enfant né pendant le mariage a
automatiquement une double filiation établie. Par la mention du nom des père et mère dans son acte de
naissance, sa filiation établie à l’égard de sa mère entraîne l’établissement de sa filiation à l’égard du
mari. Pour l’enfant conçu pendant le mariage, une question se posera relativement à la date de conception
(ex : hypothèse d’un enfant né après le décès du mari). Se posera la question de la date de conception qui
sera déterminée au moyen d’une seconde présomption (art. 311 du code civil), celle de l’infans conceptus
(entre le 300e et 180e jour avant la naissance). Cette présomption permettra de rattacher au mari un enfant
né après la dissolution du mariage.
Le législateur a tenu compte de certaines circonstances qui peuvent rendre invraisemblable la paternité du
mari de la mère (art. 313) :
- le nom du mari de la mère n’est pas mentionné dans l’acte de naissance de l’enfant. De ce
comportement, l’art. 313 en déduit le caractère douteux de la paternité du mari et la présomption sera
automatiquement écartée ;
- l’enfant a été conçu pendant une période légale de séparation des parents : alors que les époux sont
toujours mariés, l’enfant est né plus de 300 jours après l’ordonnance sur mesures provisoires actant de la
séparation des époux.
2. La mise à l'écart de la présomption
C'est une présomption donc le législateur a tenu compte de certaines circonstances et il a identifié deux
hypothèses douteuses à l'art 313 :
• Le nom du mari de la mère n'est pas mentionné dans l'acte de naissance de l'enfant. Donc hypothèse de
la mère qui a accouché sans déclarer la naissance sans aucune référence à son mariage et à son époux →
caractère douteux de la paternité du mari.
• L'enfant a été conçu pendant une période légale de séparation des parents : alors que les époux sont tjr
mariés, l'enfant est né plus de 300 jours après l'ordonnance sur mesure provisoire actant de la séparation
des époux. → il sera légitime de douter de la paternité du mari.
3. Le rétablissement de la présomption
Ensuite on a les art 314 et 315 qui distinguent deux modalités de rétablissement de la présomption de
paternité.
La 1ere modalité de la présomption de paternité peut être rétablie de pleins droits. Hypothèse dans
laquelle l'enfant va "avoir une possession d'état à l'égard du mari de la mère" c'est l'hypothèse où les
époux ont repris la vie commune, et hypothèse où le mari de la mère s'est comporté comme étant le père
de l'enfant. L'art 314 précise que ce rétablissement ne joue pas lorsque l'enfant a dores et déjà une
filiation établie à l'égard d'un tiers.
L'art 315 envisage la possibilité de dmd en justice au rétablissement de la présomption de paternité. Le
demandeur (mari de la mère, mère, enfant) devra alors établir que le mari est le père véritable de l'enfant.
C. La filiation de l'enfant né sous X
La pratique de l'accouchement sous X remonte en France au XVIème siècle : c'est un édit royal de 1556
Henri II : rendit obligatoire la déclaration de grossesse et d'accouchement, pourtant cette pratique à
subsister et des asiles continuaient à recevoir des femmes désirant accoucher de manière clandestine. La
pratique de ces asiles c'était sur le libre d'entrée de ne porter qu’une mention « secret » en lieu et place de
la mère qui venait d'accoucher. Cette pratique a été reprise dans un décret de 1953 qui a été consacré
d'une loi du 6 janvier 1986 qui est venue consacrer un droit légal à l'anonymat pour les femmes
souhaitant accoucher dans le secret.
-> Ce dispositif est atypique au niveau des pays européens : Italie et Luxembourg.
-> Art 326 du code civil sur l'anonymat.
Le débat autour de ce droit au secret conduit à opposer des intérêts :
• La protection de l'enfant : pour les partisans de l'accouchement sous X, il permettrait de préserver la
santé de la mère et en même temps la vie de l'enfant. Pour les opposants à l'accouchement sous X, cette
vertu n'existerait pas véritablement car les statistiques des autres pays ne démontrent pas un taux de
mortalité des mères et d'infanticides supérieurs.
• L'accouchement sous X serai protecteur de la liberté de la mère : onc ce serai une composante d
droit à la vie privée et familiale, et du droit à la femme de disposer de la liberté de son corps et pour les
opposants, ce serait l'abandon de l'enfant qui protègerait la mère.
• Cet accouchement rendrait impossible ou extrêmement difficile d'établir la filiation du père à
l'égard de l'enfant né sous X et d'autres ont pu dire qu'il aurai une discrimination car le père ne
disposerait pas de cette faculté de disposer de l'anonymat
• Enfin pour l'enfant : il est dit que cet accouchement porterait atteinte au droit de l'enfant a connaitre
ses origines, son histoire familiale qui est protégée, notamment par l'article 7 de la SIDE (Convention
internationale sur les droits de l'enfant). Pour les autres, l'accouchement sous X préserverait suffisamment
la préservation de l'enfant, car il peut accéder à certaines infos non identifiants lui permettant d'adopter
une partie de sa vie familiale.
Ce dispositif a été soumis à un contrôle de conventionalité : arrêt Odièvre, CourEDH, 13 février 2003
= ici, une femme née sous X se plaignait de l'impossibilité d'accéder à des infos identifiantes sur sa
famille biologique d'origine et mettait en avant le fait que ce dispositif portait atteinte à son droit
d'identité et d'épanouissement personnel. La cour met en avant le fait que l'intéressée avait pu accéder à
des informations identifiantes sur sa mère et sur sa famille biologique.
La femme qui souhaite procéder à l'accouchement sous X doit donc demander à en bénéficier au moment
de l'admission.
Quelques questions :
- Est-il possible d'évoquer un vice de consentement, voire pour une femme mineure, une incapacité de
consentir à un accouchement sous X. Réponse dans un arrêt CC 1ere ch. civ, 5 nov. 1996, 96-11 073 = la
cour a considéré que l'accouchement sous X serait un fait juridique, si bien qu'il n'y a pas matière à
discussion sous l'angle d'une incapacité à consentir ou d'un vice de consentement.
- Si la mère demande à bénéficier de l'anonymat, dispose-t-elle de certains droits à l'égard de l'enfant.
Aucun lien de filiation ne sera établi entre la mère biologique et l'enfant. Pour autant, l'article 53 du
code civil va l'autoriser à faire connaître les prénoms qu'elle souhaite voir donner à l'enfant : si elle n'a
pas fait ce choix de prénom, ce sera l'officier de l'état civil qui lui en donnera 3.
- Cet anonymat est-il absolu ? Cet anonymat interdit-il toute action en recherche de maternité à l'égard de
la mère ? Imaginons que le père ait réussi à "récupérer l'enfant" et imagine introduire une action en
recherche de maternité. La réponse est négative : l'accouchement sous X n'est plus depuis 2009, une fin
de non-recevoir à l'action en recherche de maternité.
→ Art L147-1 à -11 du code de l'action sociale et des familles et L222-6 : on y trouve la
réglementation plus précise de l'accouchement sous X.
→ La mère peut laisser des renseignements sur sa santé, sur celle du père, sur les origines de l'enfant et
sur les circonstances de sa naissance. Elle peut aussi, sous pli fermé, laisser son identité.
Quant au père, l'accouchement sous X risque d'être un obstacle pour le père biologique insurmontable
pour l'établissement de sa paternité à l'égard de l'enfant.
Une affaire qui a donné lieu à 2 décisions : TGI de Cusset du 5 juillet 1997 et rendu ensuite à un arrêt
de la CA de Rillons, le 16 déc. 1997. Les faits : dans cette affaire, un enfant né sous X le 5 sept 1993.
Le père avait procédé à une reconnaissance prénatale de la paternité devant le notaire dans laquelle il
indiquait que cet enfant devait à priori naître entre le 10 et le 20 septembre. La mère à cacher la naissance
de l'enfant au père, lui faisant croire que l'enfant était mort né, avant, après plusieurs semaines, de lui
révéler qu'elle avait accouché sous X. Il avait alors procédé à une seconde reconnaissance de l'enfant en
date du 31 janvier 1997, mais à cette date l'enfant venait d'être placé dans une famille d'accueil pour être
adopté. Le père introduit donc une action en restitution de l'enfant.
Donc dans la première décision, le tribunal va ordonner une expertise sanguine pour vérifier si l'enfant
est bien le père de l'enfant prétendu. Sur appel, la cour va invalidé ce jugement considérant que la mère
ayant demandé à bénéficier de l'anonymat est réputée n'avoir jamais accouchée → donc la reconnaissance
qui portait sur l'enfant né de cette femme n'avait aucun effet. Donc cette affaire a constitué un
traumatisme judiciaire, et pour lutter contre cet effet, le législateur a introduit à l'art 62-1 une règle
complémentaire : il est prévu que le procureur de la rép, lorsque la transcription de la reconnaissance
paternelle est impossible, il doit prêter son concours et rechercher les date et lieu de naissance de l'enfant.
Le père peut espérer rapidement faire porter sur l'acte de naissance de l'enfant sa reconnaissance de
l'enfant avant qu'il soit adopté.
Ce dispositif a fait l'objet d'une QPC -> décision QPC 2012-248 du 16 mai 2012 : le conseil constit a
considéré que le dispositif français préservent suffisamment les intérêts en présence.
- Mise en place du CNAOP : conseil national pour l'accès aux origines personnelles = le CNAOP créé
en 2002 est un organisme dont la mission sert d'intermédiaire entre l'enfant qui souhaite accéder à des
informations et la mère de naissance, et c'est le CNAOP qui va répondre aux demandes de l'enfant
(données non identifiantes) et va conserver éventuellement la lettre qui aurait été laissée par la mère. La
mère de naissance peut venir vers le CNAOP pour indiquer qu'elle accepte de lever l'anonymat qui
entourait l'enfant. Donc à la prochaine demande de l'enfant, on lui dira que la mère à lever l'anonymat,
qu'il y a désormais une enveloppe qu'il pourra ouvrir, pour découvrir les infos que l'enfant voulait. Cela
n'établira pas de lien de filiation.
Paragraphe 2 : La filiation par reconnaissance volontaire
La reconnaissance est un acte juridique par lequel la mère ou le père d'un enfant va avouer sa maternité
ou sa paternité à l'égard de l'enfant et prendre l'engagement d'en assumer les conséquences légales.
-> Articles 316 et 62 code civil
• L'art 316 précise que la reconnaissance traduit la divisibilité de la filiation : elle n'a d'effet qu'entre
l'auteur de la reconnaissance et l'enfant.
• L'art 62 précise les formes et mentions obligatoires de l'acte de reconnaissance.
Précisons qu'historiquement, cette modalité d'établissement de la filiation était réservée aux "enfants
naturels". Elle est désormais étendue à l'ensemble des enfants : ordonnance de 2005. A-t-elle un intérêt
identique pour le père et la mère ? La reconnaissance n'a d'intérêt que marginal. En vertu du principe
chronologique, une reconnaissance post-natale est impossible, mais une reconnaissance prénatale est
possible. Quel pourrait en être l'intérêt ? Ce serait pour la mère, s'assurer que l'enfant portera son nom ou
au moins tenter que l'enfant porte son nom. Pour le père, la reconnaissance de filiation a un intérêt à tout
le moins dans 3 hypothèses :
• Pour l'enfant né hors mariage = c'est donc l'enfant pour lequel le père ne bénéficie pas de la
présomption de paternité
• Pour l'enfant adultérin = c'est donc quand l'amant de la mère souhaite faire obstacle au rétablissement
de la présomption de paternité qui avait été écartée et qui risquerais d'être rétablie en cas de reprise de la
vie commune, entre les époux.
• Pour l'enfant né dans le mariage = pour le mari de la mère qui souhaite palier la mise à l'écart de la
présomption de paternité et bloquer l'établissement d'une filiation à l'égard de l'amant de son épouse.
-> Art 320 du code civil + principe de chronologie
A. Les conditions de la reconnaissance
1. 1. Les conditions relatives à l’enfant
Elle est désormais réservée à tous les enfants en revanche des conditions demeurent :
• La viabilité de l'enfant → art 318 : l'art 318 ne vise pas la reconnaissance. Pourtant, les auteurs
considèrent que cet art formule un principe général qui vaut à la fois pour les actions mais aussi pour la
reconnaissance, quant à l'"explication, pour comprendre la raison de cette règle, l'enfant qui n'est pas né
viable, n'a pas eu la personnalité juridique et n'ayant pas eu cette personnalité juridique n'a pas
d'existence juridique permettant l'établissement d'un lien de filiation. Pour ces enfants, des règles ont été
dédiées : cet enfant qui n'a pas d'existence en droit peut tou de même être mentionné sur le livret de
famille, les parents peuvent lui choisir un prénom/nom mais il n'y a pas de lien de filiation.
• L'enfant qui est né de relations entre des personnes ne pouvant pas se marier ensemble en raison
d'un lien de parenté : donc l'enfant né des relations entre une fille et son père ou un frère et sa sœur. On
interdit ici l'établissement du double lien de filiation : la mère peut établir la filiation pour l'enfant mais le
père ne pourrait jamais établir le lien de filiation paternel. Cour de Cassation, arrêt 6 janvier 2004,
01-01600 : la Cour a donner une amplitude à cette interdiction considérant que le père ne peut pas
contourner cette prohibition par le recours à une adoption de l'enfant.
2. Les conditions relatives à l’auteur
La reconnaissance étant un acte juridique, son auteur doit avoir une volonté réelle et non viciée de
reconnaître l'enfant. On peut donc imaginer une action en nullité de la reconnaissance pour erreur ou pour
violences. S'agissant d'une nullité relative, elle devra être exercée dans le délai de 5 ans.
Quant à la capacité → art 458 code civil : il n'est pas nécessaire d'avoir la pleine capacité juridique pour
reconnaître un enfant.
Ex : pour un majeur protégé, la reconnaissance est un acte éminemment personnel, qu'il
pourra établir seul sans représentation ni assistance, tout comme pour un parent mineur.
3. Les conditions de forme
a. La forme de la reconnaissance
→ L'art 316 envisage 2 formes principales pour reconnaître un enfant, on en ajoutera une
3ème :
• L'acte authentique : une reconnaissance peut-être établie sous la forme authentique, ce
sera par exemple le cas d'une reconnaissance faite devant le notaire, soit à l'occasion d'un acte
autonome (notarié) soit à l'occasion d'un acte principal (ex : testament authentique/contrat de
mariage). Dans l'hypothèse de la reconnaissance dans le contrat de mariage, la
reconnaissance même insérée dans le contrat demeure distincte du contrat de mariage. Un
contrat de mariage est conclu sous la condition du mariage des intéressés et si le mariage ne
suit pas, le contrat de mariage est caduc : la caducité du contrat de mariage n'affecte pas la
validité, l'efficacité de la reconnaissance de l'enfant.
• L'officier de l'état civil : la reconnaissance peut être faite dans la déclaration de naissance
de l'enfant et aussi dans un acte autonome, qu'on appellera '"l'acte de déclaration de
reconnaissance".
• On peut ajouter la reconnaissance en justice : C'est ici le cas d'un aveu judiciaire fait par
exemple à l'occasion d'une action en recherche de paternité.
b. Les caractères de l’acte de reconnaissance
C'est un acte solennel : il y a donc un formalisme renforcé, soit une déclaration de l'officier
de l'état civil, soit un acte authentique. C'est le fait d'attirer l'attention de l'auteur de la
reconnaissance sur l'engagement qu'il prend.
C'est un acte individuel : cela renvoie à l'idée de divisibilité de la filiation : l'acte ne vaut
qu'à l'égard de l'auteur de la reconnaissance. Il n'a pas à consulter ou à recueillir l'assentiment
de l'autre parent.
C'est un acte personnel : aucune représentation n'est possible : ex on ne peut pas donner
mandat à un tiers de reconnaître l'enfant en notre nom et pour notre compte : seulement nous
pouvons reconnaître notre enfant.
→ On trouve tout de même des décisions qui disent que le tuteur peut quand même
reconnaître l'enfant du majeur protégé.
C'est un acte irrévocable : il n'y a pas de caducité envisageable de la reconnaissance : la seule
remise en cause possible, ce serait une action en nullité. Par ex pour vice ou défaut de
consentement.
C'est un acte déclaratif : un acte qui ne fait que constater un lien de filiation préexistant. Il en
résulte que la reconnaissance rétroagira a jour de la naissance de l'enfant.
c. Le moment de la reconnaissance
La reconnaissance peut intervenir à tout moment. Par application de l'adage de "l'infans
conceptus" la reconnaissance peut intervenir avant la naissance de l'enfant. Cette
reconnaissance pré natale n'aura d'efficacité que si l'enfant nait vivant et viable et cette
reconnaissance peut intervenir après la naissance de l'enfant. Cette reconnaissance
post-natale, il faudra la coupler avec 2 des principes deux droits de la filiation = le principe
chronologique et le principe de subsidiarité.
- Principe chronologique -> art 320 code civil : Je ne peux établir une filiation par
reconnaissance à l'égard d'un enfant disposant d'ores et déjà d'une filiation établie. Il faudra
d'abord intenter une action en contestation de paternité, pour pouvoir ensuite et en cas de
succès, reconnaître l'enfant.
- Principe de subsidiarité : l'établissement d'une filiation par reconnaissance est impossible
lorsque ma filiation à l'égard de l'enfant est dores et déjà établie selon une autre modalité.
Exemples = la mère dont le nom a été mentionné dans l'acte de naissance, ne peut plus
reconnaître l'enfant après sa naissance, car la filiation est déjà établie. Autre exemple : je suis
le mari de la mère, mon nom à été précisé dans l'acte de naissance de l'enfant, je ne peut donc
plus reconnaître l'enfant après la naissance car ma paternité est déjà établie.
L'article 336-1 envisage quant à lui l'hypothèse d'un conflit de paternité entre d'un côté une
reconnaissance pré natale et de l'autre, une présomption de paternité.
Hypothèse d'une reconnaissance prénatale d'un avec l'amant de la mère et une reconnaissance
de paternité de l'époux de la mère. Dans cette hypothèse, l'officier de l'état civil " établira
filiation sur la base des déclarations faites par le déclarant (mari de la mère) et il transmettra
le dossier au procureur de la république pour qu'il "élève un conflit de paternité". Primauté
donnée au mari de la mère. Une expertise génétique sera faite et viendra soit confirmer la
paternité du mari de la mère, soit elle viendra invalider la paternité du mari de la mère, et
donc cette paternité sera écartée et la reconnaissance produira son effet.
→ Art 316-1 : cet article envisage la question de l'hypothèse de reconnaissance frauduleuse.
Le père d'un enfant français peut bénéficier d'une protection en termes d'entrée et de séjour
sur le territoire français. On verra ici un mécanisme d'opposition à reconnaissance et on verra
la procédure de mainlevée de l'opposition, aux articles 316-2 et suivants.
B. Les effets de la reconnaissance
La reconnaissance entraîne l'établissement de la filiation maternelle ou paternelle,
établissement rétroactif au jour de la naissance de l'enfant. Cette rétroactivité peut remonter
éventuellement jusqu'à la conception de l'enfant = théorie de "l'infans conceptus".
§ 3 : La filiation par possession d’état constatée par un acte de notoriété
C'est la troisième modalité d'établissement volontaire (ou extrajudiciaire) de la filiation, en
raison du principe de subsidiarité elle n'interviendra qu'à défaut d'une autre modalité ayant
permis l'établissement du lien de filiation.
Exemple : le père a rédigé un testament olographe (= sous seing privé) dans lequel il déclare
que tel enfant est le sien et prévoit dans son testament de lui transmettre son patrimoine. Cette
reconnaissance n'est donc pas valable, car on a pas eu d'établissement de filiation avant.
La possession d'état est un mécanisme que le droit des biens et le droit de la famille
partagent. Il s'agit d'une présomption légale qui conduit à déduire de fait connus (une
apparence de filiation), un fait inconnu : l'enfant apparaît en fait comme étant issu de tel
parent = la présomption liée à la possession d'état conduira à la rattacher à ce parent en droit.
Ce modèle d'établissement de la filiation, avant 2005, ne jouait que pour la filiation légitime.
A. La notion de possession d’état
1. Les éléments constitutifs
Listés à l'article 311-1 = cet article détaille les éléments constitutifs de la possession d'état
rassemblés autour de 3 éléments constitutifs :
• Le tractatus / Le traitement = C'est l'élément constitutif le + important car il apparaît aux
2 premiers points de l'art 311-1 : c'est donc le fait que le parent ait traité l'enfant comme étant
le sien et c'est le fait que l'enfant ait considéré ce parent comme étant le sien. Ces actes ne
doivent pas pouvoir s'expliquer par d'autres considérations que la volonté de l'intéressé.
• La fama / réputation = C'est la reconnaissance d'un lien de filiation par le milieu familial,
amical, social, voire l'administration = une croyance partagée
• Le nomen / le nom = Le fait que l'enfant porte dans la vie de tous les jours le nom du
parent dont on le pense issu : il a désormais une place moins importante car il devient plus
fréquent aujd que l'enfant porte le nom de sa mère ou un double nom.
Les juges apprécieront souverainement l'existence des éléments constitutifs de la possession
de l'état, les éléments listés à l'art 311-1 ne sont pas exhaustifs, d'autres éléments peuvent
être utilisés pour caractériser une possession d'état. Exemple : l'enfant avait fait l'objet d'une
reconnaissance pré natale sous seing privé par celui qui serait à priori le père de l'enfant.
Autre ex : l'enfant a des photos de la famille de son parent prétendu.
Il n'est pas nécessaire que ces éléments coexistent au même moment pdt la durée de la
possession d'état. On peut admettre qu'ils se succèdent éventuellement dans le temps.
2. Les qualités
-> art 311-2 :
• Continuité de la possession de l'état (pas des éléments constitutifs) : la possession d'état
ne peut pas résulter d'un comportement partagé, de simples faits isolés. Elle suppose qu'elle
s'inscrive dans un temps long. En revanche, ce temps peut débuter au moment de la naissance
de l'enfant, ou plus tard.
• Paisible : la possession de l'État ne doit pas avoir débuté par une violence ou une fraude.
Exemple : l'enfant aurait été frauduleusement enlevé de ses parents. = On ne pourra pas
invoquer une possession d'État.
• Publique : elle doit donc s'extérioriser ce qui semble double né avec la fama (la réputation)
: ce caractère public doit être apprécié eu égard au contexte ; une filiation adultérine sera sans
doute plus restreinte qu'une filiation non adultérine.
• Non équivoque : la possession d'état, le comportement de l'intéressé ne doit pas pouvoir
s'expliquer par d'autres considérations que l'existence d'un lien de filiation. Exemple
dramatique : le père est décédé avant la naissance de l'enfant avant l'avoir reconnu. Le frère
de père de l'enfant a élevé cet enfant : ici on a une équivoque on ne considérera pas qu'il y ait
une possession d'état.
est - il possinble de se retracter une fois que le consentement est etbali? art 348-5
→ il oeuyt etre retracte dans les 2 mois. Passe ce delai de retrcation (2 mois), lenfant peut
encore etre lobjet dune demande de restitution par ses parents, a la condition que cet enfant
na pas ete place, ce placement bloquera tout demande de restitution.
est - il possible de passer outre un refus de consentement? (hypothese ou lun des parents a
consenti a ladoption pleniere et lautre parent sy refuse). Art 348-7 = le tribunal dispose dun
pouvoir dappreciuation de consetenement abusif, le tribunal peut decider de passer outre de
proncincer quand meme ladotpion pleniere.
art 350 code civil: envisage lhypothese dune personne qui serait dans lincapacite factuelle de
consentir a ladoption pleniere.
- ldfant sans filiation : hypothese de lenfant ne sous X, pour lequel le pere na pas non
plsu fait etablir une paternite. cet emnfant sera admis sans filiation, donc au statut
provisoire de “pupille de l’etat: et deux mois apres, il y sera admis a titre definir (si la
mere nest pas venu recuperer lefant)
- lenfant dont la famille est defaillante: il peut sagir dhyptheses dans lesquelles les
parents prennent la deicison de remettre lenfant spontanément au service de laide
sociale a elnfant ou encore lhyptohes des parents auxquels lautorite parentale a ete
retiree,
Pour ces enfants, ils seront adoptables par leur statut, un consetnement a ladoption sera
necessaire, et sera donne par le conseil des familles des pupilles de letat. Il y aura un double
objet= ce sera dabord le placement de lefant en famille decceuil et ensuite par ladotpion de
l'enfant.
c. Enfants judiciairement déclarés (abandonnés) délaissés
- conditions de difference dage → art 347: il doit exister une difference dage dau minimum
15 ans entre les adoptants et ladopte.
- conditions dune periode essai → art 345 : ladoption pleniere devra etre precedee dune
periode dessai de vie commune entre adoptant et adoptes dau moins 6 mois.
le placement de lefnant va concerner un pupille de letat. ce placement ne peut se faire quau foyer dune
personne qui ait obtemu un agreemnt pour adopter et il produit des effets quand a la prise de charge
quotidienne des efants , avant meme de pronconcer ladotpion pleniere. ce placement sera decide par les
services du conseil detat, entre des personnes disposant dun agreemnt pour adopter. Il sagit dassurer que
le/les canditas a ladotpion presentent toutes els conditions requises → art L.225-1-10 du code de laction
sociales des familles. et ensuite, lenfant fait l’objet dun placement et ce placement va produire certains
effets. Quels sont ces effets?
● lenfant va le temps du placement, rester sous la tutelle du conseil de famille des pupilles de
letat. pendant ce placement , les accueillants vont pouvoir prendre les actes usuuesl de
lauoritre parentale. la famille dacceiol devra pourvoir aux frais usuuels dentreain de lenfant.
● a compter du placement pour les parenrts dorigiunes, aucune revendicatio de lenfant nest
plus possible. en theorie cette revendication est jugee comme conforme a la constitution =
deicison du CC du 7 fevrier 2020, 2019-826 QPC. En pratique, une revendication serait en
totu etat extremement complexe puisque le placement est secret: seul la famille dacceuik et
les services connaissent le lieu de placement.
La fin du placement = ce placement va pouvoir se traduire par un echec, cest a dire que la famille
ne souhaite pas poursuivre le processus adoption , ou autre hypothese, lenfant manifeste son
oopoisition a ladoption. lenfant sera dionc retire.
§3 La procédure d’adoption
art . 1157 CPC: une proecdure graciesye dans laquelle intervient deux personnes : les parents dorigine de
lenfant et les adoptants/ adoptes. ils ont parfois contenti a ladoption maus ny ont pas participe. cette
procedure relevera de la competence exclusive du tribunal juducaire: art 1166 CPC: “le tribunal doit
statuer dans les 6 mois du depot de la requete eb adoption pleniere, et le procrurer est partie jointe :
laffaire lui est communque et il dlit émettre un avis sur la légalité du projet adoption pleniere et la
confirmite de ce projet a linteret supérieur de l'enfant.
Si l'adoption est prononcée , la décision doit comporter dans son dispositif les informations relatioves a
ladopte/adoptamnta permettenat letabliseement des actes de letat civil. si le tribunal rejette la demande de
ladoption pleniere, le jugement doit alors etre motive. cette décision pourra faire lobjet dun recours dans
un delai de 15 jours : soit un probleme de legalite du projet de l’adoption.
● la disparition des liens de famille entre ladopte et sa famille dorigine → art 356 mais les
empechement a mariage subsistent : lacte de naissance originel de lenfant peur etre
consulte par le procureur de la rep aux fins de s'assurer de lasbesnce dun lien familial.
consequence? il perd son nom dorigine, il cesse detre soumis au regime de protettion
antierure , il perd tout droit alimentaire, succer=sriaux dans sa famille dorigine, si cela est
conforme a linteret supeoireur de lenfant.
● la creation dun lien de famille entre ladoptantn et sa famille accueil: art 357 = effet sur le
nom de lenfant qui prendra le nom de ldoptant. a loccasion de ladoption pleniere , le
prenom de lenfant peut etre mpdifie, lautorite parentale sera desormais devolue , exercee
par les parenta adoptida et un rapport alimentaire et successoral nait.
art 359 ⇒ ladoption pleniere esr irreovcable quoi quil se passe en bien ou mal dans cette adoption
renvoie aux conditions de ladoption pleniere: lenfant sil est mineur doit etre adoptable, sil est majeur , la
qst du consentement des parents dorigine ne se posera plus, il ne sera alors en question que du
consentement du majeur. Quelques JP ont montre un detouyrneemnt dinsitutiton.
Ex: avant linsutration du PACS et du mariages aux couples du meme sexe, ladotpopm etait parfois
sollcitr aux couples du meme sexe aux fins de transmission patrimoniales.
autre exemple: CC 1ere chambre civil, 23 juin 2010, n’09-66 782 = une femme divorcee demdnait a
adopter son ex mari pour quelle souhaitait etre la grand mere des enfants des de la nouvelle union de son
ex mari. (la Cour a considéré qu'il y a un détournement d'institution de ladoption)
art 350 du CC: est lui aussi applicable aux adoptions simples. on retrouve la conditions de difference
dage , il ny a pas de necessite accueil denfants au foyer comme préalable a l'adoption simple.
§2 La procédure d’adoption
cest la meme que pour ladoption pleniere mais il y a une difference notable sagissant des actes
condectuifs adoption. En cas adoption pleniere , lacte de neiossance origjnale de lenfant est annule et un
nouvel acte de naissance est dresse. ne sera plus delivre que ce dernier acte de naissance mentionnant
comme parent : les parents adoptifa.
dans ladotpion simple, lacte de naissance originel demeure , une mention marginale y sera opposee ,
precisant la date et la juridiction ayant rendu la deicision et les éléments d'identification de l'adoptant.
L'adopté continue d'appartenir à sa famille d'origine tout en entrant dans sa famille d'adoption. C'est le
maintien des liens entre l'adopté et sa famille d'origine; l'adoption simple créé un lien supplémentaire qui
se traduit par différents niveaux :
● Le nom de famille - art 353 code civil = pour l'adopté mineur, le principe est celui
d'adjonction des noms de famille. Pour l'adopté majeur, le principe est celui de la
conservation du nom de famille d'origine.
● Les prénoms - ils peuvent être modifiés par le jugement d'adoption simple sans qu'il soit
nécessaire de saisir le JAF d'une procédure ultérieure.
● Les empêchements à mariage → ils subsistent avec la famille d'origine -> art 360 et 361 =
la révélation des empêchements à mariage est bcp plus simple dans le cadre d'une adoption
simple.
● L'autorité parentale - art 362, le jugement d'adoption simple emporte transfert de l'autorité
parentale aux parents adoptifs. Conséquence, les parents d'origine perdent leurs droits
parentaux, à la fois sur le terrain de l'autorité parentale et sur le terrain de l'administration
légale. En cas de décès des adoptants, l'autorité parentale ne leur sera pas restituée.
- Les obligations alimentaires → art 364 code civil: on va organiser des rapports alimentaires
en les hiérarchisants. Dans les rapports entre l'adoptant et les adoptés, ils sont tenus à un
rapport alimentaire réciproque. Dans les rapports entre l'adopté et sa famille d'origine, un
rapport alimentaire atypique existe. Il est prévu que les parents d'origine demeurent tenus de
fournir des aliments mais à titre subsidiaire = si et seulement si l'adopté ne peut obtenir
d'aliments de l'adoptant. De la même façon l'adopté peut être tenu de verser des aliments à
ses parents d'origine, sauf hypothèse d'admission de l'enfant en qualité de pupille de l'état ou
de placement de l'enfant à l'aide sociale à l'enfance. Dans ces hypothèses là, il y a sans
doute une forme de désintérêt des parents à l'égard de leur enfant.
-
- En matière successorale → l'adopté conserve dans sa famille d'origine des droits
successoraux normaux. Dans sa famille adoptive, ces droits sucessoraux dépendront de la
succession à laquelle il est appelé. S'il est appelé à la succession de l'adoptant, il bénéficiera
de droits sucecssoraux normaux, il sera par exemple héritier réservataire = il ne pourra
pasêtre déshérité totalement. Sil est appelé à la succession de ses grands parents adoptifs,
ses droits successoraux sont amoindris. Il n'est plus alors héritier réservataire, si bien que
ses grands parents adoptifs peuvent le déshériter. Hypothèse où l'adoptant est décédé avant
les grands-parents.
L'art 368 du code civil prévoit que l'adoption simple est révocable, MAIS cette révocation n'est pas libre,
elle est nécessairement le résultat d'une décision judiciaire qui doit être prononcée exclusivement pour
des motifs graves. Ces motifs graves font l'objet d'hypothèses 1. dans lesquelles des faits violents ont pu
être commis par l'adopté sur l'adoptant, ou à l'inverse 2. des violences sexuelles ont pu être commises par
l'adoptant sur l'adopté.
Cette adoption simple (art 345) peut éventuellement faire l'objet d'une conversion à l'adoptio plénière.
Hypothèse d'un enfant qui a fait l'objet d'une adoption simple avant 15 ans et qui pourra de 15 à 21 ans
faire l'objet d'une adoption plénière.
Socle issu de deux lois , du 29 juillet 1994 et il a ensuite ete enrichi et modifie en 2004, 2011 et en
dernier lieu, en 2021 dans la loi du 2 aout relative a la bibliothèque et cela a permis douvrir la PMA aux
couples de femmes et aux femmes seules.
les lois bibliothèque de 1994 ont mis en place un cadre legislatid et reglementaire stricte important aux
practiciesn detre titulaire dhabilitation et dagremment pour intevrnir dans un processus de PMA. Il doit
avoir lieu dans un etablissement de sante , dote dune autorisation administractive socuale et lactivite de
ces etabliseementa de sante fait lobjet dune evaluation tout les 5 ans et dun controle par lagence de
biomedecine.
on a une distinctiion selon que la pMA est endogene (= PMA pratiquee sans recours a un don exterieur
mais avec les seules forces genetiques du couple) ou exogene (= PMA pratiquee avec necessite dun
recours a des forces genetiques exteroeurs avec lintervention dun voire de deux tiers donneurs).
C’est une insemniation artificielle ppur une raison philisopgique, medicale, la procreation medicale ne
fonctionne pas pour ce couple et ile st necessaure de prelever chez l’homme des spermatoixoides net chez
la femme un ovule et de proceder invitro a une fecondation. Le spermatozoïde sera implanté chez la
mère.
la loi va autoriser le recours a un tkers donneurs dans des hypotheses exceptionelles. il sagiora par
exemple dun risque de transmission dune maladie dune particuliere gravite a lenfant ou a un membre du
couple.
Exemple:
il pourra sagir de deux dons possibles : cote de lhomme avec un don de spermatozidide et cote de la
femme avec un don de lovule. sagissant de ce don, il doit etre anonyme et gratuit = on ne choisi pas sur
catalogue son donneur et on ne le remunere pas. l’art 16-8 nautorise dacces a des information sur le
donneyr quen cas de necessite therapeutique et pput els medecins.
b. La procréation assistée avec deux donneurs
cette pma presente un caractere excpetionenel, dans lesprit du legislateur → art. L 2141-3 = cest ici
lhypothese dun don dembryon. Pour proceder a une procréation assistee avec 2 donneurs , il faut que les
2 membres du couple soient steriles et il ne peut sagir que dembryons surnuméraires, cest a dire
dembryon qui ont ete congeles en vue dune implantation futur et qui, ne serviront a rien.
1. La maternité de substitution
lidee quune femme acceprte detre inseminee artificiellement avec le sperme dun homme dont la
concubine est sterule , accepte de mener a terme une groesses et accepte dabndonner lenfant est
totalement prohibe par le droit interne.
Arret CC , assemblee pleniere 31 mai 1991: la cour de cassation a dit que cette adoption nest que lultime
dun processus desnemble qui consittue un douterneement de linsitutiton de ladoption.
le contrat porte ici uniquement sur ka gestation = lenfant nest pas concu avec le materiel genetique de la
mere. lembryon a ete concu in vitro avec souvent la gamette du couple et parfois, avec un tiers donneur.
la mere gestatrice “porteuse” porte un enfant qui nest pas genetiquement le sien. certains auteurs on dit
quelle nitervient que comme une mere couveuse. de la meme facon , cette convention est prohibiee par
lart 16-7. lenfant qui nait dans le cadre dune gestation pour autrui nest pas juridiquement lie a la mere,
donc il y aurait des provblemes dans le droit.
Historiqueemnt, (jusquen aout 2021), la PMA avait pour but de remedier aux transmissions de maladies
et son objet principal etait de remedier a linfertilite dun couple. par cette definition, etait de facto exclus
les couples de femmes et les femmes celibataires. en revanche, la PMA etait ouverte aux couples
heteroseuxuels maries ou non maries. Depuis la loi du 2 aout 2022, la PMA doit desormais au dela de
linfertilite dun couple, repondre a un projet parental → art L 2141-2 du code de la SANTE PUBLIQUE.
B. Le consentement à la PMA
1. La forme du consentement
le consetneement a la PMA est dabvord receuillis par lequipe medicale chargee de la mise en oeuvre de la
technique de la PMA. le couple doit etre recu par les services qui va en eproyver la motivation, leur
rappeler les possibilites de ce quoffre ladoption, et ensuite les informes sur la penibilite de la PMA sur le
dispositif de consentement est renforce avec une distinction selon quil sagit de recouvrir a un don de
gamettes (sperme ou ovule), ou a un don dembryon. → art. 342-10 sur le don de gamettes et art L 2141-6
du code de la sante public sur le don de lembryon = dans les deux hypothses , le couple devra donner
prealbalemment a la PMA son consentement devant le notaire.
2. La persistance du consentement
chacun des membres du couple peur revoquer a tout moment son consentement a la PMA. ette revocation
se fait de maniere écrite entre les mains du service qui met en oeuvre la PMA et au dela de cela, on
retrouve lart . 2141-2 du code de la sante publique, deux hypothbses de caducite de consentement a la
PMA comme le deces de lun des membres du couple, ou encore lintroduction dune procedure de divorce
ou de separation de corps.
les règles traditionnelles au droit de filiation , on retoruve lidee que la mere est celle qui donne naissance
a lenfant.
Sil sagissait dun couple marie, la mention du nom de la mere dans lacte de naissance emportera
letabliseemement de sa filiation, et a legard du pere eltabliseement de la filiation resuktera de la
présomption de la paternite. si le couple nest pas marie, pour la mere, la filitoon regardera par
l’etablissement de lacte de naissance / mention de son nom. pour le pere eltabliseemnt de la filiation a son
egard passera par le biais par une reconnaissance paternité volontaire . mais lorsque lhomme refuse de
procede par la reconnaissance de lenfant : art 293 du CC . La loi va poser 2 conseuqences severes:
- le don (gamète /embryon) est anonyme et gratuit. donc l'article 342-9 en déduire qu'aucune
lien de filiation ne peut être recherché et établi entre l'auteur et l'enfant issu de la PMA
- aucune action en responsabilité est possible contre le donneur.
B. La filiation de l’enfant
Il va falloir dinsituguer selon quil sagit de lenfant dune femme seule, ou de lenfant dun couple de sexe
different ou lenfant dun couple de femme: art 342-11 ert suivants ⇒
- enfant issu dune femme seule: pas de difficulte, la filaition ders etabili par la desognation de
la mere dans lacte de naissance
- enfant est issu de couple de sexe different : une disticnion sera a faire (marie / non marie)
mariees → art 342-13 : des lors que le mari de la mere a donne son contesementn a la PMA a tier
donneur, il est irrecevable a contester sa paternité à l'égard de lenfant. la filiation resultyera de cette
volonte procreative.
- pour lenfant dun couple de femmes : la loi de 2021 avait mit en place un dispositif
transitoire jusqua 3 aout 2024, il visait sepcfiiquement les couples de femmes ayant eu
recours a la PMA a letranger avant sa legalisation en France. Le dispositif actuel : art
242-11-13 . ce couple de femme pour lequel va avoir recours au PMA , va etre amener a
etablir une reocnaissance conjointe anticipee. il sagira dun acte notarial. cette reconasisance
conjointe anticipee sera remise a lofficier de letat civil sera remise au moment de la
delcaration de naissance de lenfant. la filiation a leagrd de la mere qui accouche sera a
raison de la mention de son nom de famille dans lacte de naissance et la filiation a leagrd de
lautre mere reste de la reconnaissance anticipee.