1er trimestre
*Aujourd’hui, plus de 90 % des Français vivent dans une aire urbaine. Celle de
Paris domine l’ensemble du territoire en concentrant près de 13 millions
d’habitants. Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille font partie des 13 plus
grandes aires urbaines après Paris. Un Français sur 5 y réside.
*La croissance démographique des aires urbaines est deux fois plus importante
que celle de la population française dans son ensemble. Cela signifie que le
territoire français continue de s’urbaniser. Bordeaux, Montpellier ou encore
Toulouse forment des aires urbaines particulièrement attractives.
*Le territoire français est marqué par la métropolisation. Dans le contexte de la
mondialisation, les hommes, les activités et les pouvoirs se concentrent dans
les plus grandes villes.
*Quand ces grandes villes disposent de fonctions métropolitaines (politiques,
économiques ou culturelles), elles sont très attractives. Elles forment alors
autour d’elles de vastes aires métropolitaines à l’image de Paris, de Toulouse
ou de Lyon.
*Même les aires urbaines plus modestes ont un rayonnement économique sur
les petites villes : elles concentrent en effet services et emplois.
*Une aire urbaine est constituée d’un pôle urbain et d’une couronne
périurbaine. Pour loger plus d’habitants et accueillir de nouvelles activités, les
aires urbaines connaissent un fort étalement. Il est permis par l’usage de la
voiture individuelle et la multiplication des axes de communication.
*Cette périurbanisation explique les nombreuses mobilités pendulaires qui
caractérisent les aires urbaines. Comme le pôle urbain concentre une grande
partie des emplois, les trajets domicile-travail sont très importants.
*Ainsi, une aire urbaine est marquée par une grande variété de paysages :
centres-villes, quartiers d’activités, zones urbaines rénovées, zones
pavillonnaires, zones rurales dynamiques… Mais l’étalement des aires urbaines
se fait au détriment des espaces agricoles et les mouvements pendulaires
provoquent pollution et embouteillages
2éme trimestre
*La modernisation de l’agriculture a façonné des espaces productifs
caractéristiques de l’agriculture intensive.
*D’autres espaces ont su valoriser leur terroir pour se spécialiser dans des
productions viticoles (L’Alsace). Ces espaces exportateurs sont bien intégrés à
la mondialisation.
*Dans les espaces de l’agriculture traditionnelle (polyculture et élevage
extensif) confrontés à la déprise agricole, les agriculteurs misent sur différents
aspects, comme la recherche de la qualité, la conversion des terres en bio.
*Certains espaces agricoles évoluent vers une agriculture durable : plus
respectueuse de l’environnement et plus équitable.
*Le déclin des industries traditionnelles et les délocalisations ont entraîné des
mutations profondes des espaces productifs dans les régions du Nord et de
l’Est notamment.
*Parallèlement, la littoralisation des activités favorise les zones industrialo-
portuaires qui sont des pôles d’échanges mondiaux.
*Les métropoles réunissent les facteurs de localisation recherchés par
l’industrie de haute technologie : un réseau d’axes de communication dense,
des centres de recherche et des universités.
*Ces dynamiques dessinent une nouvelle géographie des espaces productifs. Si
l’Île-de-France demeure le premier espace productif industriel, l’Ouest et le Sud
de la France accueillent les activités innovantes en faisant valoir l’attractivité de
leur territoire (pôle de compétitivité aéronautique de Toulouse).
*Les activités de services augmentent depuis les années 1950. On observe des
dynamiques différenciées avec un net recul des activités de services de
proximité dans les territoires ruraux (petits commerces) et une concentration
des activités de services dans les métropoles. Elles accueillent les fonctions de
commandement notamment dans les quartiers d’affaires. Dans les périphéries
se localisent les centres commerciaux, les activités de transport et de logistique
* La tertiarisation de l’économie est due en partie au développement du
tourisme : la France est la première destination touristique mondiale grâce à
son patrimoine culturel et ses paysages variés qui ont permis le développement
d’une gamme variée de tourisme.
Chapitre 3 : Les espaces de faible densité
*Avec une densité de population inférieure à 25 habitants par ki
lomètre
Carré, les espaces de faible densité occupent plus d’un tiers du t
erritoire.
* Des entreprises s’installent dans des zones peu peuplées mais
à proximité de pôles urbains, créant des emplois.
*Les espaces peu peuplés bénéficier d’une activité agricole
fortement mécanisée comme les régions de céréaliculture,
d’élevage intensif et de viticulture.
* Les « néoruraux » s’installent dans des villages en quittant les
villes, recherchant calme et qualité de vie.