0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
464 vues31 pages

Cours D'element de Droit Fiscal 2023

Le document présente un cours d'élément de droit fiscal destiné aux étudiants de BAC 2 en Sciences Commerciales et Financières à l'Institut Supérieur de Statistique de Lubumbashi. Il aborde la théorie générale de l'impôt, les impôts en vigueur en RDC, les sanctions fiscales, et le contentieux fiscal, tout en définissant les caractéristiques et éléments constitutifs de l'impôt. Le cours souligne l'importance de la fiscalité dans la gestion des ressources publiques et l'intervention de l'État dans les domaines économique et social.

Transféré par

kalumbuchristelle5
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
464 vues31 pages

Cours D'element de Droit Fiscal 2023

Le document présente un cours d'élément de droit fiscal destiné aux étudiants de BAC 2 en Sciences Commerciales et Financières à l'Institut Supérieur de Statistique de Lubumbashi. Il aborde la théorie générale de l'impôt, les impôts en vigueur en RDC, les sanctions fiscales, et le contentieux fiscal, tout en définissant les caractéristiques et éléments constitutifs de l'impôt. Le cours souligne l'importance de la fiscalité dans la gestion des ressources publiques et l'intervention de l'État dans les domaines économique et social.

Transféré par

kalumbuchristelle5
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DE STATISTIQUE


Lubumbashi
Département des Sciences Commerciales et Financières

Elément de Droit Fiscal


Cours destiné aux étudiants de BAC 2 SCOFI/DOUANE
Section Soir

KAPYA MANGI Francis


Assistant

Année-académique
2022-2023
1

QUELQUES SIGLES ET ABREVIATIONS


 OGEFREMM : Office Congolais de Gestion du Fret Maritime
 DGI : Direction Générale des Impôts
 IRL : Impôt sur les Revenus Locatifs
 IBP : Impôt sur les Bénéfices et Profits
 IM : Impôt Mobiliers
 IPR : Impôt Professionnel sur les Rémunérations
 IERE : Impôt Exceptionnel sur les Rémunérations du personnel Expatrié
 TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
 Ff : Franc fiscaux
 ASBL : Association Sans But Lucratif
 ONG : Organisation Non Gouvernementale
 FRC : Franc Congolais
 IFD : Introduction à la Fiscalité Douanière
 RDC : République Démocratique du Congo
 CADECO : Caisse Générale d’Epargne du Congo
 PME : Petite et Moyenne Entreprise
2

PLAN DU COURS

INTRODUCTION

Chapitre 1er : Théorie générale de l’impôt


Section 1ère : Définition, caractéristiques et éléments constitutifs de l’impôt
§ 1er : Définition de l’Impôt
§2e : Caractéristiques de l’Impôt
§3e : Eléments constitutifs de l’impôt
Section 2 : L’impôt et les autres prélèvements obligatoires
§1er : L’Impôt et la Taxe
§2e : La Taxe administrative et la Taxe parafiscale
§3e : La Taxe et la Redevance
Chapitre 2 : Les Impôts en vigueur en RDC
Section 1ère : Les Impôts directs
§1er : Les Impôts réels
1. L’Impôt foncier
2. L’Impôt sur les Véhicules
3. L’Impôt sur la superficie des concessions minières et d’hydrocarbures
§2 : Les Impôts cédulaires sur les revenus
1. L’Impôt sur les Revenus locatifs (IRL)
2. L’Impôt sur les Bénéfices et profits (IBP)
3. L’Impôt Mobiliers (IM)
4. L’Impôt Professionnel sur les Rémunérations (IPR)
5. L’Impôt Exceptionnel sur les Rémunérations du personnel Expatrié
(IERE).
6. L’Impôt sur les profits des professions libérales et autres occupations
lucratives
Section2 : Les Impôts indirects
§1er : Les Droits de douane
§2 : Les Droits d’accises
§3 : Taxe sur la valeur ajoutée
3

Chapitre 3 : Les sanctions fiscales


Section 1ère : Les Pénalités d’assiette
Section 2 : Les Pénalités de recouvrement
Section 3 : Les Astreintes
Section 4 : Les Amendes administratives
Section 5 : Les Sanctions pénales
Chapitre 4 : Le contentieux fiscal
Section 1ère : Les Recours administratifs : La Phase administrative
§1er : Le Recours gracieux
§2 : Le Recours hiérarchique
§3 : Le Recours de tutelle.
Section 3 : Le Recours contentieux : La phase juridictionnelle
Section 9 : Le Recours pour Excès de Pouvoir

CONCLUSION
4

INTRODUCTION

Le droit fiscal est un ensemble de règles et de principes qui régissent les impôts en
un moment donné, dans un pays déterminé, ces règles et principes portent sur la création, la
perception et le recouvrement des Impôts.
Le cours d’élément de droit fiscal présente une importance indéniable pour tout futur
fiscaliste.
Le prélèvement des impôts a existé avant la naissance de l’Etat. A cette époque les
habitants payer régulièrement le « Tribut » pour le compte du Monarque (Roi) celui-ci
envoyait ses délégués auprès de ses sujets afin de prélever le tribut dans l’empire romain, le
panier dans lequel le délégué du roi césar encaissait les tributs prélevés s’appelait « FIscus »
d’où le sens étymologique du terme « Fiscalité » En effet, comparativement au droit fiscal,
la fiscalité est un ensemble de règle et principes qui s’appliquent aux impôts et aux taxes.
A l’avènement de l’Etat, les Impôts étaient prélevés pour le compte du trésor public.
Les ressources générées par la perception des impôts ne servaient qu’au paiement des
dépenses liées à la police, à la gendarmerie à la diplomatie et à l’administration publique. A
cette époque l’Etat était dit « Etat gendarme » puisqu’il n’intervenait pas en matière
économique et sociale, l’impôt ne jouait qu’un « rôle financier » c'est-à-dire il ne servait
qu’au paiement des dépenses de l’Etat, les matières économiques et sociale n’étaient
exercées que par les particuliers.
Avec l’évolution, l’Etat constata que certains particuliers ne parvenaient plus à
rendre des services satisfaisants aux citoyens. Tel fut le cas par exemple d’une société
d’électricité qui ne pouvait plus fournir l’énergie électrique à tous ses clients. Ou d’une
Industrie de fabrication des produits alimentaires qui ne fournissait plus des données
suffisantes aux consommateurs. C’est ainsi que, dans le but de rendre un service plus au
moins éminent aux citoyens, l’Etat commença à intervenir en matière économique et social.
L’Etat pouvait maintenant créer aussi des entreprises commerciales ou industrielles, des
écoles des hôpitaux etc. l’Etat prit l’appellation de « Etat providence » ou Etat
interventionniste » car les Impôts perçus par lui ne servaient plus seulement à faire face aux
dépenses publiques, mais aussi à permettre l’Etat d’intervenir en matière économique et
social.
5

CHAPITRE PREMIER : THEORIE GENERALE DE L’IMPOT

Les Impôts font partie des ressources budgétaires de l’Etat. C’est à dire qu’ils
constituent des ressources budgétaires au même titre que les emprunts, les Ressources non
fiscales (Taxes administratives et Redevances) et les Revenus du domaine et du portefeuille.
L’étude du présent Cours étant essentiellement axée sur les impôts, il convient de
définir l’Impôt et d’en relever les caractéristiques.
Section 1ère : DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DE L’IMPOT
§1er : Définition de l’Impôt

Un impôt est une prestation pécuniaire requise des personnes physiques et morales
de droit privé, ou même public, d’après leurs facultés contributives, à titre définitif, par voie
d’autorité et sans contrepartie directe, en vue de la couverture des charges publiques et de
l’interventionnisme des puissances publiques.
Les caractéristiques de l’impôt découlent logiquement de cette définition.
§2. Caractéristiques de l’Impôt

Les caractéristiques de l’Impôt peuvent être précisées dans les 7 points suivants :
1°) L’Impôt est une prestation pécuniaire
L’Impôt a un caractère obligatoire et doit être payé en argent. Le paiement de l’impôt
ne peut donc se faire en nature ou en scripturale (par Chèque) ;
2°) L’Impôt est requis des personnes physiques ou morales de droit privé ou même public.
Les personnes visées ici sont les débiteurs de l’Impôt. Elles sont définies par la Loi
fiscale et sont astreintes au paiement de l’impôt. On les appelle encore Contribuables,
Redevables, Personnes imposables ou Assujettis.
Certains organismes publics sont soumis au paiement des Impôts conformément à la
Loi fiscale. Tel est le cas notamment de l’OGEFREM qui doit payer au Trésor public l’ICA
calculé au taux de 18% de la Commission OGEFREM prélevée lors de l’importation des
Marchandises ayant trafiquées sur la mer avant d’être introduites en RDC.
3°) L’impôt est prélevé d’après les facultés contributives des contribuables
Par faculté contributive (capacité contributive)
On entend ici la limite de la charge fiscale que peut supporter un Contribuable. Ainsi,
il ne peut être demandé à ce dernier de payer un montant dépassant ce qui est dû.
4°) L’impôt est perçu acquitté d’un définitif
6

Après s’être acquitté d’un Impôt, le Contribuable ne peut se faire rembourser ou


resituer le montant payé, excepté en cas de paiement d’un Impôt indu ou d’un montant
dépassant ce qui est dû, à la suite d’une erreur émanant du Redevable. Le fisc
(Administration des Impôts) peut procéder à la restitution, consécutivement à une demande
lui adressé par le Contribuable.
5°) L’impôt est perçu par voie d’autorité
Lorsque le Contribuable ne s’est pas acquitté d’un ou plusieurs Impôts dans le délai
lui imparti par la Loi fiscale, il doit être soumis aux Sanctions.
6°) Le prélèvement de l’impôt s’opère sans contrepartie directe
Le Contribuable qui s’acquitte de l’impôt ne peut pas s’attendre ou n’aura droit à
aucun service ou avantage particuliers. Il est évident que le Contribuable bénéficie de la
sécurité, de l’ordre public et bien d’autres avantages que lui procure l’existence de l’Etat,
mais il n’y a aucune proportion ni relation directe entre les avantages reçues et l’Impôt payé.
7°) L’impôt est perçu en vue de la couverture des charges publiques et de
l’interventionnisme des puissances publiques
Cette dernière partie de la définition de l’impôt montre les deux rôles de l’Impôt :
 Le rôle financier : la couverture des charges publiques telles que la construction
des routes, le paiement des salaires des fonctionnaires etc.
 Le rôle économique : la fourniture à l’Etat des moyens lui permettant d’intervenir
en matières économique et sociale. Ainsi, avec les ressources générées par le
prélèvent des Impôts, l’Etat peut procéder à la création ou à l’entretien des
Entreprises publiques, des Ecoles ou Universités publiques, des hôpitaux publics
etc.
 Rôle politique : l’impôt, phénomène politique du fait de son établissement lié à la
l’exercice de la souveraineté et du problème qu’il pose de la conciliation du pouvoir
public et des libertés individuelles, constitue un instrument d’une action politique.
 Rôle social : l’impôt un instrument qui doit être utilisé pour corriger les inégalités
sociales, assure également la répartition du revenu national et permet une certaine
égalisation des conditions de vie ou des conditions sociales à travers le nivellement
susceptible des fortunes et l’imposition forte des revenus élevés.

L’impôt ainsi défini et expliqué, se distingue des autres prélèvements obligatoires.


§3. Eléments constitutifs de l’impôt
Pour qu’un prélèvement soit considéré comme étant un impôt, il doit être constitué
des éléments suivants :
7

 La matière imposable : c’est l’élément économique dans lequel l’impôt


prend sa source directement ou indirectement. Cet élément peut être un
bien, un revenu, une transaction, un service…
 L’assiette de l’impôt ; c’est la base de calcul de l’impôt, c’est-à-dire la
caractéristique de la matière imposable sur lequel l’impôt est calculé, appelé
aussi base imposable ou base d’imposition ;
 Le taux de l’impôt ; c’est le tarif ou le prix fixé, par la loi, de l’impôt ;
 Le fait générateur : c’est l’évènement qui donne naissance à la créance
fiscale ou l’acte juridique qui rend exigible le paiement de l’impôt.
L’exigibilité est la date à partir duquel l’administration fiscale a droit de
recouvrer l’impôt :
 La personne imposable : c’est la personne assujettie c’est-à-dire qui
supporte la charge de l’impôt ou la personne qui a l’obligation de payé
l’impôt. On distingue le redevable réel, le contribuable, …

Section 2. L’IMPOT ET LES AUTRES PRELEVEMENTS

Par prélèvement obligatoire, il faut entendre les impositions de toutes natures devant
être supportées par les assujettis, par voie d’autorité : les Impôts, les Taxes administratives,
les Taxes parafiscales, les Redevances etc.

§1er : L’Impôt et la Taxe


Une taxe est le prix payé par un usager pour un service précis et
déterminé qui lui est rendu par la collectivité publique ou tout au moins miseà la disposi
tion du redevable. Elle peut aussi être définie comme un procédé de répartition des charges
publiques proportionnellement aux services rendus dont le bénéficiaire doit payer la pre
station fournie par l’autorité publique.
La différence à établir entre l’Impôt et la Taxe (administrative ou parafiscale) réside
dans le fait que l’Impôt est prélevé sans contrepartie déterminée, tandis que le prélèvement
de la Taxe correspond à une contrepartie. En effet, l’Assujetti qui s’acquitte d’une Taxe
s’attend à un avantage quelconque qui constitue la contrepartie de la Taxe acquittée. Cette
contrepartie est une prestation fournie ou un service qui doit être rendu à l’Assujetti par
l’organisme public qui a perçu la Taxe.
Exemple : L’automobiliste qui payé la Taxe spéciale de circulation routière doit, en
contrepartie, bénéficier du droit de circuler sur les toutes les routes publiques.
8

Parfois le service à rendre par l’organisme public peut être postérieur à la perception
de la Taxe. Tel est le cas notamment du service rendu à l’étranger par l’OGEFREM au profit
des importateurs, en contrepartie duquel ces importateurs paient la Taxe OGEFREM lorsque
leurs Marchandises arrivent en douane en RDC.
Certaines Taxes sont affectées aux dépenses de l’organisme qui a rendu service aux
usages, tandis que tous les impôts obéissent à la règle de la non-affectation. La règle de la
non-affectation veut qu’une recette particulière ne soit pas affectée à une dépense
particulière, mais qu’elle fasse partie de la masse des recettes pouvant faire face de
l’ensemble des dépenses de l’Etat.

§2. La Taxe administrative et la Taxe parafiscale

La Taxe administrative et la Taxe parafiscale se ressemblent en ce sens qu’elles


correspondent, toutes, à une contrepartie. Cependant, les deux prélèvements obligatoires se
distinguent par le fait que la Taxe administrative peut être destinée au Trésor public, tandis
que la Taxe parafiscale doit être affectée l’organisme percepteur qui a rendu service aux
assujettis.
Le prélèvement des Taxes parafiscales relève de la parafiscalité, qu’on appelle
encore la Fiscalité para budgétaire. Celle-ci se distingue de la fiscalité en ce sens que les
ressources qui la constituent ne sont pas comptabilisées au Budget de l’Etat. Elle se justifie
par le fait que l’Etat, ayant des multiples charges couvrir, se décharge du financement de
certains services en permettant aux organismes rendant ces services de se financer auprès
des usagers.
§3. La Taxe et la Redevance

La redevance est une somme versée à échéances périodiques, en contrepartie d’un avantage
concédé contractuellement par l’Etat à l’usager. Exemple : La somme à verser
périodiquement à l’Administration douanière par un Concessionnaire d’Entrepôt public, ou
encore les loyers à payer par les particuliers dont les Bureaux sont installés dans les
Bâtiments publics.
La Taxe et la Redevance se ressemblent dans la mesure où elles correspondent toutes
à une contrepartie. Cependant, elles se distinguent par le fait que le montant de la Redevance
est fixé en proportion de la valeur du service rendu, tandis que celui de la Taxe est sans
corrélation avec l’importance du service rendu.
9

CHAPITRE DEUXIEME : LES IMPOTS EN VIGUEUR EN RDC


Le système fiscal congolais, comme beaucoup d’autres systèmes fiscaux dans le
monde, regroupe les impôts en deux grandes catégories :
les Impôts directs et les impôts indirects
Pour le Professeur Maurice COZIAN, les impôts directs sont ceux qui
sont assis sur des données constantes, revenues ou capitales, permettant la
perception à un intervalle régulier, une fois par an en principe tandis que
Les impôts indirects portent sur les faits intermittents, les dépenses et leurs
perceptions se produisent tout au long de l’année .
Le professeur BUABUA Wa KAYEMBE considère que les impôts
directs sont ceux dont la charge demeure définitivement supportée par celui
qui en est assujetti, le contribuable n’ayant pas la possibilité de la répercuter
sur autrui tandis que les impôts indirects sont ceux dont la charge est
Répercutée sur autrui.
10

Section 1ère : LES IMPOTS DIRECTS

Parmi les Impôts directs, le Législateur congolais a classé d’une part les impôts réels (§1er)
et, d’autre part, les Impôts cédulaires sur les revenues (§2).
§1er : Les Impôts réels

Les Impôts réels sont ceux qui frappent les biens (choses). Ainsi, le mot réel vient du Latin
« Res » qui veut dire chose.
Les Impôts réels sont prévus dans l’Ordonnance-Loi n° 69-006 du 10 février 1969 portant
Impôt réel. Ce texte prévoit 3 sortes d’Impôts réels à savoir : l’Impôt foncier, l’Impôt sur les
Véhicules, ainsi que l’Impôt sur la superficie des concessions minières et d’hydrocarbures.
1. L’impôt foncier
L’Impôt foncier frappe les propriétés bâties (Maisons) et les concessions non bâties (Terrains).
Les taux de cet impôt sont fixés selon que la Maison ou le Terrain est situé dans une localité de
1er, de 2ème, de 3ème ou de 4ème Rang.
Par exemple : Au Nord-Kivu, les localités sont fixées (établies) comme suit :
 Localité de 1er Rang : Le centre commercial et résidentiel de Goma et le quartier Himbi
(30 Ff par étage et 11 Ff pour les autres immeubles) ;
 Localité de 2ème Rang : Les centres commercial et résidentiel de Butembo et Beni (19 Ff
par étage et 7,5 Ff pour les autres immeubles) ;
 Localité de 3ème Rang : Le quartier Katindo-Gauche Goma (7,5 Ff par étage et 7,5 Ff pour
les autres immeubles) ;
 Localité de 4ème Rang : Tous les autres quartiers de Goma non cités (4 Ff par étage et 1,5
Ff pour les autres immeubles) ;
L’Impôt foncier est perçu annuellement quelle que soit la date d’acquisition ou de la fin de
la construction de l’immeuble. Il doit être déclaré et payé au plus tard le 1er février de l’année
suivante, sous peine des Sanctions à l’encontre du contribuable.
Lorsqu’un Immeuble par incorporation (une Maison) est érigé sur le Terrain, l’Impôt
foncier sera payé une seule fois (et frappera la Maison), cela pour éviter la double imposition.
Sont exemptés de l’Impôt foncier :
1°. L’Etat congolais et ses subdivisions (Provinces, Communes, Villes, Services et
Etablissements publics) ;
2°. Les Maisons ou Terrains appartenant aux Ambassades ou Consulats étrangers, sous réserve
de réciprocité, ou aux Organismes internationaux ;
11

3°. Les ASBL ou ONG ayant dotées de la personnalité morale ;


4°. Les propriétaires des Maisons ou Terrains, âgés de plus de 55 ans ;
5°. Les Maisons ou Terrains affectés à l’Agriculture ou à l’Elevage ;
6°. Les Maisons affectées aux activités à caractère social telles que le Culte religieux,
l’Enseignement etc.
2. L’Impôt sur les Véhicules
L’Impôt sur les Véhicules frappe les Véhicules à moteur. Le Contribuable en est soit le
propriétaire ou l’utilisateur.
Les Taux de cet Impôt sont fixés comme suit :
CATEGORIE VIGNETTE TSCR1 TOTAL22
Pers 1-10 CV 35 19 54
physiques 11-15 CV 44 25 69
+15 CV 49 25 74
Pers morales 1-10 CV 64 35 99
11-15 CV 84 35 139
+15 CV 101 78 179
Véhicules -2,5 T 47 112 159
utilitaires 2,5 à 10 T 51 183 234
+10 T 54 270 324
REMORQUES
2
-2,5 T - 112 112 3

2,5 à 10 T - 183 183


+10 T - 270 270
MOTO MOTO 5 5 10
Bateaux T.M.R.T 18/CV - 18/CV
T.M.R 15CV - 15CV
BBER 23/m 3de jauge - 23/m 3de
EPPM 35/CV - jauge
35/CV

1
TSCR= Taxe Spéciale de Circulation Routière
2
Contre-Valeur au cours vendeur du jour de paiement (USD=CDF) appliqué à la banque
3
Total par exercice fiscal
12

Sont exonérés, les Véhicules appartenant à l’Etat congolais, aux Organismes privés à
caractère social ayant une personnalité morale (ASBL, ONG, Eglises), aux Ambassades ou
Consulats étrangers (sous réserve de réciprocité), aux Organismes internationaux, aux
Etablissements d’utilité publique ; les Véhicules destinés à l’Agriculture, à l’Elevage, ainsi que les
Ambulances.
L’Impôt sur les Véhicules est perçu annuellement. Sa déclaration doit être faite au plus tard
le 1er avril de l’Année suivante, sous peine des pénalités à l’encontre du Redevable. Pour ce qui
concerne les nouvelles acquisitions, la déclaration est faite au moment de l’immatriculation.
En cas de vente, de cession, d’échange, de modification ou de mise hors d’usage temporaire
ou définie du Véhicule imposable, le Redevable doit en faire la déclaration à l’Administration des
Impôts dans les 30 jours de la survenance de l’avènement.

3. L’Impôt sur a superficie des concessions minières et d’hydrocarbures


Cet impôt frappe les Terrains concédés par l’Etat aux Organismes privés nationaux ou
étrangers pour permettre à ces derniers d’effectuer les activités relatives à la recherche et à
l’exploitation des minerais ou des hydrocarbures. Le paiement de cet Impôt est annuel. Son
Taux est fixé à 0,04 Ff par hectare.
La déclaration de cet Impôt doit être faite au plus tard le 1er février de l’Année suivante, sous
peine des poursuites à l’encontre du Redevable.
§2. Les Impôts cédulaires sur les Revenus

Les Impôts cédulaires sur les Revenus frappent l’acquisition des richesses. C’est pourquoi
ils frappent les Revenus acquis par les Contribuables. Ces Revenus leur sont procurés soit par leurs
biens, soit par leurs activités.
Ces impôts sont fragmentés comme suit :
1. L’Impôt sur les Revenus Locatifs (IRL)
Cet Impôt frappe les Loyers perçus par les Bailleurs. Par loyer, il faut entendre le Prix de la
Location d’un local d’habitation ou professionnel.
Le Taux de l’IRL est fixé à 22 % du montant du Loyer payé. Le Redevable légal est, à
grande partie, le Locataire, tandis que le Contribuable réel en est le Bailleur.
En effet, le Locataire est tenu de payer 20 % du Loyer, pour le compte du Bailleur, et ce
dernier doit payer les 2% restants. Les 20 % du Loyer à payer par le Locataire sont retenus à la
source.
13

Son exemptés de l’IRL : L’Etat et ses subdivisions, les Organismes privés à caractère social
ayant une personnalité morale (Institutions religieuses, scientifiques ou philanthropiques, les
établissements d’utilité publique, les Eglises, les ONG, les ASBL etc.).
Exemple :
Monsieur KASILEMBO a donné en Location ses deux immeubles par incorporation à la
Compagnie d’aviation HEWE BORA. Cette dernière utilise un immeuble pour ses Bureaux et un
autre pour l’habitation de son chef du personnel.
D’après les clauses du contrat de Location, les Loyers à payer annuellement pour ces deux
immeubles sont fixés successivement à 100.000 FRC et 125.000 FRC et doivent être payés avant
l’usage des immeubles.
Calculer l’IRL à payer par le Locataire et par le bailleur, le Montant total de l’IRL, ainsi
que le revenu du Bailleur après acquittement de l’IRL.
Solution :
 Montant total du Loyer à payer : 100.000+125.000 = 225.000 FRC
 L’impôt à payer par HEWA BORA = 225.000 X 20   45.000 FRC
 L’impôt à payer par M. KASILEMBO = 225.000 X 2   4.500 FRC
 Montant total de l’IRL. = 45.000 + 4.5000 FRC = 49.5000 FRC
 Revenu du Bailleur après acquittement  225.000 – 49.500 = 175.500 FRC
Après avoir retenu les 45.000 FRC à la source, le Locataire HEWA BORA a remis au Bailleur, M.
KASILEMBO, un Montant de 180.000 FC (225.000 – 45.000). Le Bailleur, après s’être acquitté
des 2% du Loyer (4.500FC), est resté avec un Montant de 175.500 FRC (180.000- 4.500).
2. L’Impôt sur les Bénéfices et profits (IBP)
Cet Impôt frappe les Bénéfices annuels réalisés par les Entreprises commerciales, industrielles
ou artisanales. Ces Bénéfices sont établis par le service comptable de l’Entreprise redevable.
Le Taux de cet Impôt est fixé à 30 % du montant du Bénéfice réalisé annuellement. Les
Agents de l’Administration des Impôts (la DGI), notamment le Receveur des Impôts, sont habilités
à vérifier les Livres et Pièces comptables des Entreprises, afin de se rendre compte de l’exactitude
du Bénéfice déclaré. Les Entreprises concernées sont tenues de communiquer tous les documents
exigés par les Agents des Impôts, car ces derniers bénéficient du « droit de communication » leur
reconnu par la Loi fiscale.
Lorsque, au lieu de réaliser un Bénéfice, l’Entreprise a connu une perte, elle doit déclarer
cette perte auprès de l’Administration des Impôts, et peut demander par écrit, que le montant de la
perte soit déduit sur les Bénéfices postérieurs à réaliser. L’administration des impôts, après
14

vérification de la perte, peut accepter cette demande, afin de sauvegarder la survie de l’Entreprise
déficitaire. Les pertes sont déduites jusqu’à la 5ème année suivant l’exercice déficitaire.
La déclaration et le paiement de l’IBP à la DGI doit être faites au plus tard le 31 mars de
l’année qui suit celle de la réalisation du bénéfice. Elle doit être faite même en cas de perte.
Cependant, ce cas de dissolution, de liquidation ou de cessation des activités de la société, la
déclaration et le paiement de l’impôt sur les bénéfices dans le mois de la survenance de
l’événement.

3. L’Impôt Mobiliers (IM)


Cet Impôt frappe les Dividendes des Associés ou, selon le cas, des Actionnaires. Les
Associés sont les membres d’une Société des personnes, tandis que les Actionnaires sont les
membres d’une Société des capitaux. Une Dividende est la part du Bénéfice qui revient à chaque
Associé ou Actionnaire après paiement de l’IBP et après partage. Le Montant à partager entre les
Associés ou Actionnaires est appelé « Bénéfice net à partager ».
Le Taux de l’IM est fixé à 20 % du Montant de la Dividende reçue par chaque Associé ou
Actionnaire. Le Redevable légal de cet Impôt est la Société ayant réalisée un Bénéfice, tandis que
le Contribuable réel est chaque Associé ou Actionnaire ayant reçu la Dividende. C’est pourquoi le
Montant de l’IM est retenu à la source par la Société avant le partage.
Exemple : La société TGG Sprl a réalisé un Bénéfice de 3.500.000 FRC. Conformément
aux Statuts de la Société, ses Associés (TATIANA, GUNES et GREATNESS), doivent se partager
le Bénéfice net respectivement à 45%, 25% et 30%.
Travail demandé : Calculez :
 L’Impôt sur le Bénéfice et profit ;
 Le Bénéfice net à partager ;
 Le dividende pour chaque Associé ;
 Le Montant de l’IM, pour chaque associé, à retenir à la source par la Société ;
 Le Montant restant pour chaque Associé.
Solution :
 Impôt sur les Bénéfices : 3.500.000 X 30   1 050 000 FRC
 Bénéfice net à partager : 3.500.000 – 1 050 000 = 2 450 000FRC
 Dividende pour chaque Associé :
* Dividende pour TATIANA : 2 450 000 X 45   1 102 500 FRC ;
* Dividende pour GUNES : 2 450 000 X 25   612 500 FRC
* Dividende pour GREATNESS : 2 450 000 X 30   735 000 FRC
15

 IM à retenir à la source pour chaque associé :

 IM à retenir pour TATIANA : 1 102 000 X 20   220 500 FRC


 IM à retenir pour GUNES : 612 500 X 20   122 500 FRC
 IM à retenir pour GREATNESS : 735 000 X 20   147 000 FRC
La Société redevable doit déclarer l’IM dans les 10 jours qui suivent le mois au cours duquel les
Dividendes ont été mises à la disposition des Associés ou Actionnaires.
 Montant restant pour chaque associé = dividende pour chaque associé – impôt
mobilier pour chaque associé
4. L’Impôt Professionnel sur les Rémunérations (IPR)
L’IPR frappe les Rémunérations des Salariés. Par Salarié, il faut entendre une personne
physique liée à une Entreprise ou à tout autre Organisme par un Contrat de travail, c’est-à-dire un
Employé.
La Rémunération est un ensemble composé du Salaire de base, majoré des avantages
sociaux dont le Salarié a été bénéficiaire. Cependant, certains avantages acquis par le Salarié sont
déductibles lors de la détermination de la Rémunération imposable, c'est-à-dire ces avantages ne
sont pas à prendre en considération ou à inclure dans le calcul de la Rémunération imposable. Il
s’agit des avantages suivants :
- Les indemnités de logement (pour les Salariés Locataires) ;
- Les Indemnités de transport (pour les Salariés non véhiculés) ;
- Les Allocations familiales ;
- Les Frais de mission, de représentation etc.
Les Taux de l’IPR sont progressifs, c'est-à-dire varient selon l’importance de la Rémunération
perçue par le Salarié. Ils sont fixés de la manière suivante :
1. Pour une Rémunération allant de 0 FRC à 1 944 000 FRC : 0%
2. Pour une Rémunération allant de 1 944 001 FRC à 21 600 000 FRC : 15%
3. Pour une Rémunération allant de 21 600 001 FRC à 43 200 000 FRC : 30%
4. Pour une Rémunération de plus de 43 200 001 FRC : 40%

Exemple : Monsieur Daniel est Cadre au sein de la Société TGG depuis 1998. Au mois
d’août 2022, sa Rémunération mensuelle est composée d’éléments suivants :

- Salaire de base : 1 500.000 FRC


-Prime de fonction : 450.000 FRC
16

-Allocation familiales : 125.000 FRC


-Indemnités de transport : 80.000 FRC
-Gratifications : 200.000 FRC
-Indemnités de logement : 630.000 FRC
-Prime d’ancienneté : 180.000 FRC
Calculez l’IPR à payer par Monsieur Daniel
Solution
- Rémunération brute  1 500 000 + 450.000 + 125.000 + 80.000 + 200.000 + 630.000 + 180.000
 ……………………………….
- Rémunération imposable  1 500 000 + 450.000 + 200.000 + 180.000  ……………………
- IPR 
- Rémunération nette à payer 

L’IPR est déclaré à la DGI chaque mois dans les 10 jours qui suivent le mois au cours
duquel les rémunérations ont été versées aux salariés.
A la fin de l’année comptable, une Déclaration récapitulative des IPR est souscrite et
déposée à la DGI.
Le Redevable légal de l’IPR est l’Entreprise ou l’Organisme qui emploie des Salariés. Ces
derniers en sont les Contribuables réels. Ainsi, chaque montant correspondant à l’IPR est retenu à
la source, par l’Employeur, avant le paiement de la Rémunération nette au Salarié. Pour ce qui
concerne l’Exemple précédent, le montant de 574.000 FRC doit être retenu à la source avant le
paiement de la Rémunération nette à Monsieur Daniel.

5. L’impôt Exceptionnel sur les Rémunérations du personnel Expatrié (IERE)

L’IERE est prélevé sur les Rémunérations des Expatriés. Un Expatrié est un Salarié de
nationalité étrangère, qui travaille au sein d’une Entreprise ou Organisme de Droit congolais situé
dans le Territoire de la RDC.
L’IERE est calculé sur la Rémunération imposable de l’Expatrié. Cependant, l’Employeur
de l’Expatrié est en même temps Redevable légal et Contribuable réel de l’IERE. En effet, le
Montant de l’IERE n’est pas retenu à la source ; l’Employeur le supporte seul. C’est ainsi que
maints Auteurs qualifient l’IERE « d’Impôt Sanction » à l’encontre des Employeurs qui engagent
des Expatriés.
17

N.B. les Travailleurs originaires des Pays limitrophes de la RDC sont assimilés aux
Nationaux et ne sont, par conséquent, pas soumis à l’IERE.

6. L’Impôt sur les Bénéfices des Entreprises individuelles, familiales et des Petites et
Moyennes Entreprises
Cet Impôt se distingue de l’Impôt prélevé sur les Bénéfices des grandes Sociétés, dans la
mesure où il ne frappe que les Bénéfices des Entreprises susvisées, et où ses Taux sont progressifs.
Ces Taux sont répartis de la même manière que ceux relatifs l’IPR proportionnellement au Montant
du Bénéfice réalisé par une Entreprise individuelle (un Etablissement), familiale ou une PME. Les
Agents de l’Administration des Impôts sont habilités à contrôler et vérifier la tenue de la
Comptabilité de toutes ces Entreprisses, afin de se rendre compte de la véracité des Bénéfices
déclarés ou à déclarer.

7. L’Impôt sur les Profits des Professions libérales et autres Occupations lucratives
A la différence des Entreprises, les Professions libérales (profession d’Avocat et de Médecin
notamment) et les Occupations lucratives sont imposables non pas sur base des Résultats
comptables, mais sur base de la différence entre les recettes effectives réalisées et les dépenses
effectives inhérentes à l’exercice de la Profession. Cette différence constitue le Profit imposable.
Les créances et les dettes n’entrent pas en ligne de compte.
Les Agents de l’Administration des Impôts utilisent des mécanismes appropriés pour vérifier
les profits déclarés. Toutefois, la Loi peut fixer des Montants forfaitaires à payer part les
Professions libérales ou autres Occupations lucratives. C’est le cas notamment de l’Arrêté
Ministériel n° 002 du 8 Octobre 1997 qui fixe les sommes à payer par les Avocats comme suit :
- Pour les Avocats inscrit au Barreau depuis 2 ans : 300 USD/An
- Pour les Avocats inscrit au Barreau depuis plus de 2 ans : 500 USD/An
L’Impôt sur les Profits des Professions libérales et autres Occupations lucratives est faite au plus
tard le 31 mars de l’Année suivant celle de réalisation des Profits.
Section 2 : LES IMPOTS INDIRECTS
§.1. Les droits de douane et accises

1. Droits d’entrée et de sortie

1.1. Droits à l’importation (droit d’entrée)


18

Ils ont pour objectif de protéger la production intérieure contre la concurrence


étrangère et de fournir à l’Etat des ressources fiscales complémentaires.

Ces deux objectifs sont dans une certaine mesure contradictoire si ces
droits réussissent à décourager l’importation des produits qu’ils frappent, le
trésor percevra moins de recettes.

1.2. Droits a l’exportation (droit de sortie)

Ils sont propres aux pays en voie de développement, ils frappent les
matières premières exportées comme le pétrole, le cacao; le bois en grume.

Le taux doit être aménagé de façon à être répercuté dans les prix afin
de ne pas entraver les échanges. De plus leur rendement est très variable en
fonction de la conjoncture économique mondiale et de certaines matières
premières. Ces pays continuent à tirer de leur fiscalité extérieure une part
importante de leurs ressources budgétaires.

§.2. Notions et sortes de droits d’accises

2.1. Notions

Au début, les droits d’accises désignaient les prélèvements intérieurs


effectués sur la production de certains produits. Ce concept a pris de
l’extension, englobant aujourd’hui aussi bien les taxes sur la vente que sur
la production de certaines marchandises particulières à un taux spécifique
ou à un taux ad valorem.

Traditionnellement, les accises s’appliquent aux seules marchandises


produites à l’intérieur du pays. Quand elles entrent en vigueur, leurs taux
sont fixés à un niveau calculé en fonction des droits de douane.

Quelques accises, d’introduction récente, s’appliquent aussi bien aux


produits importés qu’aux produits similaires d’origine nationale.
19

principalement considérées comme des taxes fiscales spéciales frappant à l’importation


quelques produits tels que les bois ou les huiles végétales ou animales.
Il s’agit également des taxes indirectes à l’importation sur des « denrées
tropicales » telles que le café ou le thé.
20

2.2. Sortes de droits d’accises

On distingue comme droits d’accises :


- Les droits sur les carburants ;
- les accises sur les services ;
- les droits spéciaux divers ;
- les accises généralisées.

a. Les accises somptuaires

Ce sont des prélèvements traditionnels sur les spiritueux et les tabacs.


Ils sont les plus anciens droits d’accises et les importants du point de vue
des recettes produites. Ils frappent la bière, le vin, les spiritueux et les
tabacs et produisent des recettes fiscales importantes sans trop gêner le
développement de l’économie.

Du point de vue fiscal, les accises sont faciles à percevoir. Souvent, le


nombre des producteurs est faible et le contrôle facile à exercer, de sorte que
l’application de l’impôt ne pose pas de problème.

b. Les droits d’accises sur les carburants

Beaucoup de pays qui ont des raffineries, prélèvent les droits d’accises
sur les carburants. Des raisons de justice autorisent à faire payer les
usagers de ces produits et cela est d’ailleurs nécessaire à l’affectation
optimale des ressources. Comme le prouve l’expérience de nombreux pays, il
vaut mieux pour cela grever les carburants que percevoir les péages.

En faisant payer les usagers, l’Etat devient moins tributaire d’autres impôts
qui risquent d’exercer une action préjudiciable à l’activité économique.
21

c. Les droits d’accises sur les services

Ils sont communément perçus sur certains types de services, surtout


quand ils sont réputés services de luxe. On y trouve plus couramment la
taxe sur les spectacles. Les taxes sur l’hôtellerie et la restauration, la taxe
d’aéroport (au départ) ainsi que la taxe sur les services de transport et les
droits sur le jeu.

d. les droits spéciaux divers

Un petit nombre de pays perçoivent des accises à des taux relativement fors, du ge
nre des accises somptuaires, sur d’autres articles considérés comme offrant des moyens
particulièrement bon de mesurer la faculté contributive. Le sucre en constitue un bon exe
mple.

En somalie, ce sont les prélèvements sur H sucre qui, en 1968, procuraient à l’Etat 15 %
des ses recettes fiscales.

En Mauritanie, cet apport s’élevait à 6 %. Le Royaume-Uni a toujours perçu


une forte accise sur le thé et les pays scandinaves sur la confiserie. Ces taxes sont très critiqué
es du fait qu’elles exercent une discrimination au dépend des gens qui ont un goût particulier pou
r les produits taxés et du fait d’un fardeau fiscal excessif peut être créé par la distorsion de la struct
ure de
consommation.
C. La taxe sur la valeur ajoutée

Section 3. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)


Une taxe est le prix payé par un usager pour un service précis et
déterminé qui lui est rendu par la collectivité publique ou tout au moins
mise à la disposition du redevable

Elle peut aussi être définie comme un procédé de répartition des


charges publiques proportionnellement aux services rendus dont le
bénéficiaire doit payer la prestation fournie par l’autorité publique.

Le terme « taxe » est souvent employé dans un sens autre que comme
défini ci-haut. Nous observons que certains impôts sont qualifiés des taxes
22

qui, en réalité, ne les sont pas au sens de sa définition. C’est ainsi que l’on
parle parfois de la taxe sur le chiffre d’affaires ou de la taxe sur la valeur
ajoutée alors qu’il s’agit des impôts qui sont des prélèvements obligatoires
effectués par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la
couverture des charges publiques, et non des taxes au vrai sens du mots.

3.1. APERÇU GÉNÉRAL SUR LA T.V.A


3.1.1. Définition

La TVA est une synthèse de l’impôt


dont elle réunit des avantages respectifs: neutralité et rendement

A en croire Jean DUSSART et Robert DUSSART, la T.V.A est une taxe unique à la
consommation, mais à paiement fractionnés et étalés sur divers
stades ou une taxe générale sur les revenus bruts d’une entreprise, diminuées du montant
des achats et calculé sur la valeur ajoutée .

Pour le Professeur Laurent MABIALA, la T.V.A peut être définie par les
caractéristiques suivantes :
Un impôt sur la consommation qui frappe l’utilisation des revenus, la
dépense ou la consommation finale des biens ou des services ;

Un impôt réel, car il ne tient pas compte de la situation personnelle du


consommateur au regard de ses revenus ou de ses charges de famille ;

Un impôt unique : tout se passe comme si le bien n’était taxé qu’une


seule fois au stade de la consommation finale ;

Un impôt indirect qui n’est pas payée directement au Trésor par le


consommateur final (redevable réel) mais plutôt par les entreprises de
toute nature (redevables légaux) ;

Un impôt à payements fractionnés : la taxe relative à un produit ou un


service consommé est encaissé par le Trésor en plusieurs paiements.
Ceux-ci interviennent à chaque stade du circuit de production ou de
distribution. Par le mécanisme de déduction, chaque intermédiaire
acquitte la TVA sur le supplément de la valeur qu’il ajoute au
produit
23

George EGRET affirme que la TVA est un impôt général sur les
produits et les services, assurant une égalité de taxation au niveau du
consommateur final entre les produits créés dans les pays et ceux importés,
et cela quelle que soit la longueur du circuit de production et de distribution
et la nature des moyens mise en œuvre .

De son côté, Bernard BRACHET considère qu’il s’agit d’un impôt


indirect qui frappe de façon proportionnelle la différence entre le coût de
revient et le prix de vente d’un produit .

3.1.2. Principe de la T.V.A

Le principe de la T.V.A est que chaque Assujetti doit payer l’impôt

seulement sur la valeur qu’il a ajoutée au produit qu’il a façonné. Pour


parvenir à ce résultat, la T.V.A est calculée sur le prix de vente du produit,
mais on impute sur elle la taxe qui a déjà grevé les éléments du coût de
revient.
L’étude de cette taxe suppose donc la maîtrise du concept de la valeur
ajoutée.
24

CHAPITRE TROISIEME. LES SANCTIONS FISCALES

Les sanctions fiscales sont des peines à soumettre aux contribuables qui se sont rendus
coupables des fraudes fiscales et autres irrégularité.
La fraude fiscale se définit comme étant la violation de la loi fiscale en vue d’éluder
totalement ou partiellement, les impositions dues en ne faisant pas des déclarations ou en faisant
des fausses déclarations.
Les auteurs et autres coupables des fraudes fiscales et autres irrégularités encourent les
pénalités d’assiette (section 1ère), les pénalités de recouvrement (section 2), les astreintes (section
3), les amendes administratives (section 4) ou les sanctions générales (section 5). Toutes ces
sanctions sont prévues aux articles 83 à 103 de la loi n°004-2003 du 13 mars 2003 portant réforme
des procédures fiscales.
Section 1ère : Les pénalités d’assiette

Les pénalités d’assiette sanctionnent les Redevables qui n’ont pas fait des déclarations dans les
délais légaux ou qui ont fait des déclarations inexactes, incomplètes ou fausses.
Le taux des pénalités d’assiette est fixé à 50% du montant de l’impôt dû en cas de récidive
ce taux est majoré à 100% du montant de l’impôt dû.
La Récidive est le fait de commettre la même infraction fiscale déjà sanctionnée, dans un
délai de 2 ans (pour les impôts annuels) ou de 6 mois (pour les autres impôts).
Section 2 : Les pénalités de recouvrement

Les pénalités de recouvrement sanctionnent le retard dans le paiement des impôts. Le taux
de ces pénalités est fixé à 10% du montant de l’impôt par mois de retard.
Exemple : la société LA COLOMBE a déclaré mais n’a pas payé l’impôt professionnel sur
les Bénéfices réalisée au cours de l’année 2007. Ces bénéfices avaient été de 34.000.000 FRC.
L’impôt est payé au mois de l’année 2008 calculez les pénalités de recouvrement qui sanctionnent
la société LA COLOMBE.
25

Solution
- IBP à payer = 34.000.000 x 30% = 10 200 000 FRC.
- Mois de retard = 3 mois de ; Mai, juin et juillet 2007, car l’IBP doit être payé au plus tard
au mois d’Avril de l’année suivant celle de réalisation des bénéfices.
- Pénalités de recouvrement : 13.600.000 x 10% = 1.360.000 FRC x 3 = 4.080.000 FRC.
Section 3 : Les astreintes
Les astreintes sanctionnent le non-respect par le contribuable, aux demandes des
renseignements faites par les agents des impôts lors des contrôles fiscaux. Tel est le cas notamment
d’une entreprise qui se fourni les livres ou pièces comptables aux agents des impôts lorsqu’ils
exercent leur droit de communication.
Les taux des astreintes sont fixés à 100 FC pour les personnes morales et 25 FC pour les
personnes physiques, par jour de retard, jusqu’au jour où les informations demandées seront
communiquées.
Section 4 : Les amendes administratives
Les amendes administratives sanctionnent les entreprises redevables qui se sont rendues
coupables du non-respect des formalités comptables, c'est-à-dire qui ne tiennent pas de
comptabilité ou tiennent de comptabilités non-conformes au plan comptable général congolais.
Les amendes sanctionnent également les entreprises ayant communiqué des faux renseignements
ou qui ont communiqué des renseignements incomplets aux agents des impôts. Ainsi, lors de la
communication des faux renseignements es amendes sont de 1.500 FC pour les coupables
personnes morales et de 250 FC pour les coupables personnes physiques. Tandis que lors de la
communication des renseignements incomplets, les amendes sont de 750 FC pour les coupables
personnes physiques et de 125FC pour les coupables personnes morales.
Section 5 : les sanctions pénales
Les sanctions pénales sont infligées aux redevables qui se sont rendues coupables des
infractions fiscales ci-après :
- L’omission volontaire de déclaration ;
- La dissimulation volontaire des sujettes à l’impôt ;
- La passation délibérée des écritures fictives ou inexactes dans les livres comptables ;
- L’incitation du public à refuser ou à retarder le paiement de l’impôt ;
26

- L’émission des fausses factures ;


- L’opposition à l’action de l’administration des impôts ;
- L’agression ou l’outrage envers un agent de l’administration des impôts.
La poursuite de ces infractions fiscales est exercée par le procureur de la République à la requête
de l’agent de l’Administration des impôts revêtu de la qualité d’officier de police judiciaire (OPJ)
à compétence restreinte, du directeur général ou du directeur provincial. Après instruction et
administration des preuves par l’Administration des impôts, le juge pénal prononce, à l’issue de
procès l’une de l’autre de sanctions suivantes :
 Un emprisonnement d’un à trente jours ;
 Une amende égale au montant de l’impôt éludé ou non payé dans le délai.
27

CHAPITRE IV. LE CONTENTIEUX FISCAL


Un contentieux fiscal est un litige qui oppose l’administration des impôts à un ou plusieurs
contentieux. Il naît lorsqu’un ou plusieurs contribuables contestent une décision de
l’administration des impôts jugée, par eux illégale ou injuste.
La loi fiscale prévoit les droits des contribuables en cas de contentieux en ce sens qu’elle
leur accorde le droit d’exercer des recours lorsqu’ils contestent une décision de l’administration
des impôts. C’est ainsi que les contribuables peuvent exercer trois voies de recours : le Recours
administratif (section 1ère), le Recours contentieux (section 2), et le recours pour excès des pouvoirs
(section 3)
Section 1ère : le recours administratif la phase administrative
Les recours administratifs sont exercés par les contribuables auprès de l’administration des
impôts ils s’exercent lorsqu’un litige est reglé ou tranché au niveau de l’administration des impôts
et non par le juge administratif. Dans le contentieux fiscal le recours administratif est un point de
passage obligé pour tout contribuable voulant faire valoir ses droits, c'est-à-dire que ce dernier ne
peut saisir le juge administratif avant d’épuiser les réclamations au sein de l’administration des
impôts. Dans le cas contraire sera déclarée irrecevable par le juge administratif.
Les recours administratifs comprennent 3 étapes à savoir : le Recours gracieux, le recours
hiérarchique et le recours de tutelle.
§1er : le recours gracieux.
Dans le recours gracieux, le contribuable qui se sent laisé par une décision prise contre lui,
par un agent des impôts demande, par écrit, à cet agent de revoir ou d’annuler sa décision. Au cas
où la demande du contribuable est déclarée recevable et fondée l’agent des impôts peut revoir oud
annuler sa décision par cette révision ou annulation le contentieux prend fin.
Dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsque l’agent des impôts rejette la demande du
contribuable, celui-ci peut exercer le recours hiérarchique.
§2 : Le recours hiérarchique
Il y a recours hiérarchique lorsque le contentieux qui n’a pas été satisfait après le recours
gracieux expédie une demande de révision ou d’annulation de la décision conteste auprès de
l’autorité hiérarchiquement supérieure à celle qui a pris la décision. Tel est le cas notamment d’une
société sanctionnée par le receveur des impôts qui, après avoir exercé le recours gracieux, fait une
demande de révision ou d’annulation de la sanction du receveur auprès du directeur provincial.
28

L’autorité qui reçoit une demande en cas de recours hiérarchique peut soit entérine, soit
infirmer la décision de son subordonné ; Au cas où cette infirme ou annule la décision contestée
par le contribuable, le contribuable requérant peut soit saisi le tribunal administratif ou continuer
la phase administrative en exercent un recours de tutelle
§3. Le recours de tutelle
Le contribuable dont la demande a été déboutée en cas de recours hiérarchique, peut
adresser une demande auprès de l’autorité de tutelle de la DGI (le Ministre des Finances), c’est ce
qu’on appelle recours de tutelle.
Dans l’hypothèse où l’autorité de telle déclare la demande du contribuable recevable et
fondée, et révise ou annule la décision de l’administration des impôts, le contentieux fiscal prend
fin. Dans le cas contraire, le contribuable requérant peut saisir le juge administratif en exerçant le
recours contentieux.
Section2. Le recours contentieux : la phrase juridictionnelle
Le contribuable ayant épuisé du recours administratif peut sans trouver satisfaction, peut
attaquer la décision de l’administration des impôts devant les juridictions administratives. Ainsi,
le contribuable peut saisir le tribunal administratif du ressort où la décision consistée des impôts a
été prise.
Se le contribuable n’obtient pas gain de cause, il est en droit comme tout autre justiciable,
d’interjeter appel devant la cours administrative d’appel et voire le conseil d’état.
Signalons-le néanmoins que les juridictions de l’ordre administratif (tribunaux
administratifs, cours administratives d’appel et conseil d’état) bien que prévues aux articles 154 et
155 de la constitution du 18 janvier 2006, ne sont pas encore effectivement crées. Ainsi, en cas de
contentieux administratif en général et en particulier en cas de contentieux fiscal, les justiciables
portent leurs affaires devant les chambres administratives des cours d’appel et de la cours suprême
de justice en attendant la création effective des juridictions administratives.
Section 3. Le recours pour excès de pouvoir
En matière fiscale, l’exercice du recours pour l’excès de pouvoir est reconnu à tout
contribuable qui a été victime des voies de fait, des concussions ou des recours disproportionnés
aux agents de l’ordre commis par les impôts lors des contrôles fiscaux.
29

Lorsque les comportements des agents des impôts ont porté préjudice aux contribuables, la
responsabilité de l’administration des impôts doit nécessairement être engagée. Ces
comportements peuvent être explicités :
 Les voies de fait consistent, pour les Agents des impôts, à outrager, menacer ou agresser les
contribuables lors des contrôles fiscaux.
 La concussion. En matière fiscale, est le fait, parlé agent des impôts, d’exiger
30

TABLE DES MATIERES


QUELQUES SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................ 1
PLAN DU COURS ....................................................................................................... 2
INTRODUCTION........................................................................................................ 4
Section 1ère : DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DE L’IMPOT ................................... 5
§1er : Définition de l’Impôt ..................................................................................................... 5
§2. Caractéristiques de l’Impôt ............................................................................................... 5
§3. Eléments constitutifs de l’impôt ....................................................................................... 6
Section 2. L’IMPOT ET LES AUTRES PRELEVEMENTS ..................................................... 7
§3. La Taxe et la Redevance ................................................................................................... 8
CHAPITRE DEUXIEME : LES IMPOTS EN VIGUEUR EN RDC .............................. 9
Section 1ère : LES IMPOTS DIRECTS ..................................................................................... 10
§1er : Les Impôts réels ........................................................................................................... 10
§2. Les Impôts cédulaires sur les Revenus ........................................................................... 12
Section 2 : LES IMPOTS INDIRECTS .................................................................................... 17
CHAPITRE TROISIEME. LES SANCTIONS FISCALES ......................................... 24
Section 1ère : Les pénalités d’assiette ........................................................................................ 24
Section 2 : Les pénalités de recouvrement ................................................................................ 24
Section 3 : Les astreintes........................................................................................................... 25
Section 4 : Les amendes administratives .................................................................................. 25
Section 5 : les sanctions pénales ............................................................................................... 25
CHAPITRE IV. LE CONTENTIEUX FISCAL .......................................................... 27
Section 1ère : le recours administratif la phase administrative .................................................. 27
§1er : le recours gracieux. ...................................................................................................... 27
§2 : Le recours hiérarchique ................................................................................................. 27
§3. Le recours de tutelle ........................................................................................................ 28
Section2. Le recours contentieux : la phrase juridictionnelle ................................................... 28
Section 3. Le recours pour excès de pouvoir ............................................................................ 28
TABLE DES MATIERES .......................................................................................... 30

Vous aimerez peut-être aussi