Introduction générale
a) Définition
Un accélérateur de particules est un dispositif qui utilise des champs magnétiques ou
électriques pour accélérer des particules chargées à des vitesses élevées, leur transférant ainsi
de l'énergie pour la production et l'émission de particules telles que les ions, les électrons et
les protons générant un faisceau de particules destiné à l'étude ou à d'autres applications.
Il existe principalement trois types d'accélérateurs : linéaires, circulaires et électrostatiques.
b)Historique
Apres la formulation théorique des 4 équations qui décrivent le comportement des champs
électrique et magnétique ainsi que leur interaction avec la matière par James Clark Maxwell
en 1864 qui avaient prédit la propagation d’ondes électromagnétiques dans l'espace à la
vitesse de la lumière.
Heinrich Hertz (1857-1894) a démonté les prédictions de Maxwell expérimentalement en
illustrant plusieurs expériences telles que :
-La Génération des ondes en utilisant un oscillateur composé de deux sphères métalliques
séparées par un petit espace. Lorsque la tension était appliquée aux sphères, des étincelles
passaient de l'une à l'autre, générant des ondes électromagnétiques. Ce dispositif est souvent
appelé un émetteur de Hertz.
-Détecteur (résonateur) qui est sous forme d’un anneau métallique avec un petit écart où des
étincelles pouvaient également se produire dont les ondes électromagnétiques émises par
l'émetteur atteignaient le résonateur, elles induisaient des courants oscillants qui, à leur tour,
généraient des étincelles dans le résonateur.
Hertz a observé que les ondes pouvaient se propager sur différentes distances et étaient
capables de réfléchir sur des surfaces métalliques. Il a mesuré la vitesse de ces ondes et il a
trouvé qu'elles étaient équivalentes à la vitesse de la lumière, en accord avec la théorie des
équations de Maxwell.
Toute après Wilhelm Conrad Röntgen a observé que certains rayonnements invisibles émis
par un tube cathodique pouvaient traverser des matériaux opaques et impressionner des
plaques photographique après qu’il a préparé un tube vide contenant une cathode lier avec une
anode par un générateur de tension continue, dont les électrons sort de la cathode après qu’il
est chauffé vers l’anode qui nous résulte des photons qui sont appelés toutes après les rayons
X ou rayons de röntgen qu’il a nous donner la première radiographie. Ainsi qu’il est
considéré comme le premier accélérateur linéaire qui a mérité le prix Nobel en 1901
Cathode Anode
e(eeeeee) (+)
Générateur
Radiographie de Wilhelm Röntgen (1845-1923)
Tube cathodique de de Wilhelm Röntgen
de la main gauche d'Albert Von Kolliker.
L’énergie produit par l’électron égal à sa charge Multipliée par la différence de potentiel dont
on utilise l’eV comme unité de mesure.
−19
∆ E=q ∆ V ( eV ) →1 eV =1.6 ×10 J
En 1924 Gustave Ising a proposé un dispositif qui échappe la limitation au niveau de
communication entre les particules, puisqu'il faut qu'entre deux points du système existe une
différence de potentiel V et celle-ci est limiter par l'apparition de décharge électrique dont il a
mis des particules positives dans un tube à décharge constituer par une succession d'électrodes
percées par un orifice même que chaque tube charger par impulsion de tension électrique
synchronisée. Pendant cette période, Gustav Ising n'a pas mené d'expériences concrètes.
Quatre ans plus tard Son publication est reprise en modification par l’ingénieur norvégien
Rolf Wideröe en remplacent l’impulsion par une tension radiofréquence et un seul tube de
glissement portant un potentiel alternatif qui peut accélère les ions de potassium à 50 kV.
En 1929 Ernest Lawrence avait démarré deux projets parallèlement avec ses étudiants en
thèse
– Un Linac multitubes pour ions lourds (David Sloan et Lawrence)
– Un accélérateur circulaire en incurvant les trajectoires grâce un champ magnétique (Stanley
Livingstone et Lawrence) c’est le cyclotron.
Donc 1931 David Sloan construit un Linac de 30 électrodes qui accélère un faisceau d’ions
Hg de 0.01 mA à 1.26 MeV avec un oscillateur à 11 MHz – 75 W en appliquant une tension
de radiofréquence de 42 kV à une fréquence de 7 MHz.
Dans la même période van de graff travaille à Princeton sur un principe de bande transportant
des charges électriques. Dont ’il a développé une machine à partir de l'antique électrostatique,
Cette nouvelle option consiste à renoncer à obtenir d'un seul coup, les 10 ou 20 MeV
nécessaires pour pénétrer un noyau, et à chercher plutôt à atteindre ces énergies via des
impulsions électriques alternatives successives. Néanmoins, cette succession d'impulsions
requiert le maintien d'un synchronisme avec la particule accélérée. L'utilisation d'un puissant
électro-aimant, dans lequel les particules sont confinées sous l'emprise d'un fort champ
magnétique, est également envisagée.
Principe de la machine Lawrence et Sloan
Van de Graff 1930
Van de Graff 2 : le Tandem du Louvre
c) Importance des accélérateurs linéaire dans diffèrent
domaine
On a 104 application des accélérateurs linéaires dans le monde
Injection for synchrotrons
Free électron laser
Médical application radiothérapie
Nuclear waste treatement and controlled fission for energy production (ADS)
Spalation source for neutron production
Matériel testing for fusion nuclear reactors
Industrial application :
National security
Material traitement
Ion implantation
Material and food sterilization
d)Conclusion
Accélérateur linéaire électrostatique
van de graff
Générateur électrostatique de Van de graff
Principe de fonctionnement d’un accélérateur
linéaire van de graff 1930
Le Van de Graff est un accélérateur
électrostatique qui utilise une méthode de
charge différente où les charges sont émises
par un générateur de courant continu sous une
tension de10 à 100 kilovolts. Ce type
d'accélérateur collecte les charges sur une
sphère métallique creuse à l'aide d'une
courroie mobile. Lorsque la différence de
potentiel électrostatique de la sphère est
suffisamment grande, le champ est utilisé pour accélérer les particules à travers un tube sous
vide. Cet accélérateur artisanal était capable de produire environ 2 MV (méga Volts) dans
l'air, en fonction des conditions météorologiques locales.
Les composantes
1. Sphère creuse conductrice
2. Peigne supérieure
3. Poulie en nylon
4,5. Courroie en latex
6. Poulie motrice (en PVC)
7. Peigne inférieure
Les lois qui régissent un générateur van de graff
L’effet Couronne
L'effet Couronne résulte de la création d'un champ électrique très intense au voisinage d'un
conducteur. Si ce champ électrique dépasse un certain seuil, il peut ioniser l'air (ou un autre
gaz) autour du conducteur. Les molécules d'air, une fois ionisées, se transforment en plasma,
et des électrons libres commencent à circuler entre le conducteur et l'air environnant. Ce
mouvement d'électrons ionise davantage de molécules d'air, et la réaction peut s'auto-
entretenir tant que la tension reste suffisamment élevée.
L'effet Couronne a plusieurs conséquences notables sur les infrastructures électriques.
Premièrement, il génère une perte d'énergie significative en convertissant l'électricité en
lumière et chaleur, ce qui réduit l'efficacité des lignes électriques, surtout à très haute tension.
Deuxièmement, le phénomène peut être identifié par des bruits tels que le crépitement ou le
bourdonnement, typiques des installations affectées. Troisièmement, il entraîne la production
d'ozone à partir de l'oxygène de l’air ; bien que l'ozone soit utile en haute altitude pour filtrer
les rayons UV, il est néfaste au niveau du sol, où il devient un polluant. Enfin, l'effet
Couronne accélère la détérioration des matériaux isolants et autres composants des lignes
électriques, ce qui peut conduire à une usure prématurée de ces infrastructures. Ces impacts
exigent une attention particulière pour la maintenance et la gestion des réseaux de distribution
d'électricité.
Pour contrôler et réduire l'effet Couronne, les ingénieurs emploient plusieurs stratégies
efficaces. Premièrement, la conception des conducteurs est optimisée par l'utilisation de
câbles de plus grand diamètre ou par le regroupement de câbles, réduisant ainsi le champ
électrique à proximité du conducteur. Deuxièmement, l'amélioration de l'isolation est cruciale;
cela inclut l'utilisation de matériaux isolants de meilleure qualité et l'augmentation de
l'espacement entre les conducteurs et tout autre matériau conducteur environnant. Enfin,
l'installation de dispositifs de contrôle spécifiques, tels que les anneaux de corona, est
également pratiquée. Ces dispositifs sont conçus pour distribuer de manière uniforme le
champ électrique le long des conducteurs, aidant ainsi à minimiser les effets indésirables de
l'effet Couronne. Ces techniques sont essentielles pour maintenir l'efficacité et la durabilité
des systèmes de transmission électrique à haute tension.
σ
E=
ε0
σ : Est proportionnel à 1 / R.
Effet Triboélectrique
L'effet triboélectrique désigne un phénomène physique dans lequel deux matériaux, une fois
en contact puis séparés, se chargent électriquement en échangeant des électrons, l'un devenant
positivement chargé et l'autre négativement. Ce mécanisme fondamental d'électrostatique est
aussi à l'origine de l'électricité statique quotidienne. Les matériaux impliqués sont classés
selon une série triboélectrique qui prédit leur propension à gagner ou perdre des électrons.
Dans la pratique, l'effet triboélectrique est exploité dans diverses applications, incluant les
générateurs triboélectriques qui transforment l'énergie mécanique en électricité, les
précipitantes électrostatiques pour nettoyer les émissions industrielles et certaines méthodes
de traitement dans l'industrie de l'emballage. Cependant, il peut aussi poser des risques,
notamment en endommageant des composants électroniques sensibles ou en provoquant des
incendies dans des milieux volatiles. Pour limiter ces dangers, on utilise des mesures comme
les matériaux antistatiques, la mise à la terre et le contrôle de l'humidité.
Fonctionnement
Dans un système où une poulie en PVC
est couplée à une courroie en latex, l'effet
triboélectrique entraîne une séparation des
charges en raison des différences de
potentiel électronégatif entre ces deux
matériaux. Le PVC, étant plus
électronégatif, devient négativement
chargé tandis que la courroie en latex
accumule une charge positive, résultant en
une répartition opposée des charges sur chaque élément. Cette interaction augmente la densité
de charge sur la poulie en PVC, qui a une surface relativement plus petite que la courroie,
générant un champ électrique important entre eux, affectant ainsi leur comportement
électrostatique et leur efficacité dans diverses applications. Cette dynamique est essentielle
pour comprendre les interactions triboélectriques dans les dispositifs mécaniques utilisant ces
matériaux.
Parallèlement, l'ionisation de l'air entre un peigne et une
poulie facilite le transfert de charges vers la courroie
grâce à l'effet de couronne. Ce processus est initié par
les champs électriques intenses créés par les charges sur
le peigne, qui ionisent l'air environnant et créent un
passage pour que les charges migrent vers la courroie.
Ces charges sont rapidement dissipées par la
conductivité de la courroie, garantissant ainsi la dispersion rapide des charges électriques et
renforçant la sécurité et l'efficacité du système. Ce mécanisme est crucial pour réduire les
risques de décharges électriques inopinées et pour assurer la stabilité opérationnelle.
Dans un autre dispositif où une poulie supérieure en
nylon, moins électronégatif que la courroie, est utilisée,
elle se charge positivement. Cette charge positive induit
une répulsion des charges positives sur le peigne
adjacent, facilitant ainsi le chargement d'une sphère
associée au système. Ce phénomène démontre la
complexité des interactions de charges où la nature des
matériaux et leur positionnement relatif dictent
directement le mouvement et la distribution des charges
électriques. Ces interactions sont cruciales pour l'optimisation des systèmes électrostatiques
employés dans diverses applications technologiques et industrielles.
Calcul de potentiel
Le champ disruptif de l'air, qui est d'environ 36 000 volts par centimètre, est un paramètre
crucial pour déterminer la tension à laquelle l'air commence à se décomposer électriquement.
Dans une situation où la distance de claquage mesurée est de 4 centimètres, on peut calculer le
potentiel nécessaire pour provoquer un claquage. En utilisant la formule du potentiel
V =E × d
E : représente le champ électrique disruptif
d : la distance
V : le potentiel de claquage
V =144 kV pour l ’ air
Ce calcul montre la tension à laquelle l'air entre deux points devient conducteur et peut
permettre une décharge électrique, un aspect fondamental pour comprendre les phénomènes
liés aux hautes tensions et leur gestion dans diverses applications électrotechniques.
Pour une sphère parfaite on utilise la formule ci-dessous pour calculer le potentiel électrique.
Rσ
V=
ε0
Où
R : est le rayon de la sphère
σ : la densité de charge sur la surface
ε 0: la permittivité du vide.
Si R = 10 cm et σ est équivalent à la densité de charge résultant d'un champ électrique
disruptif Edisr , le potentiel électrique atteindrait théoriquement 360 kilovoltsV =360 KV , si l'on
applique cette densité de charge sur une sphère avec un rayon de 10 cm. Cependant, ce niveau
de potentiel n'est jamais atteint en pratique en raison de l'imperfection de la sphère réelle. Les
irrégularités de la surface, même minimes, peuvent influencer significativement la distribution
des charges et donc le potentiel maximal que la sphère peut supporter avant de conduire une
décharge électrique, illustrant l'importance des caractéristiques physiques dans l'analyse des
phénomènes électrostatiques.
Les problèmes qui on a sur un accélérateur van de graff 1930
La particule chargée est accélérée jusqu'à la coupole,
mais elle s'y écrase, ce qui n'est pas très utile. Ainsi
qu’elle entre en collision avec les atomes de l'air sur son
chemin vers la coupole, ce qui peut provoquer des
déviations, des interactions et/ou des échanges de
charge.
Pour générer c’est deux problèmes on a construit un
tube à faisceau vide, appelé ligne de faisceau, est intégré au modèle et traverse le dôme de
part en part. La particule chargée peut désormais accélérer librement vers le dôme, se
déplaçant dans le vide à travers la ligne de faisceau. Toutefois, certains problèmes persistent.
Mais on avait des autres problèmes c’est
que L'accélération n'est pas linéaire, elle
1
varie comme 2
en raison du champ
r
[ ]
−1
dE
électrique. L=∫ dx=∫ . dE
dx
Cela signifie que le champ est très fort près
du dôme et faible ailleurs ainsi Le champ
intense à proximité du dôme peut provoquer des décharges électriques (étincelles), de plus, la
particule chargée parcourt une distance importante à une vitesse relativement faible, ce qui la
rend très susceptible d'être déviée par des champs parasites.
Pour résoudre le problème de l'accélération non linéaire le long du tube, le tube est construit
par segments. Des cylindres de verre sont attachés à des électrodes métalliques plates, chaque
électrode ayant une ouverture au centre. Entre chaque électrode métallique, des résistances
sont connectées, créant un circuit diviseur de tension. Continuellement, la charge s'écoule du
dôme vers la terre à travers ces résistances, nécessitant un réapprovisionnement constant en
charge
Par le système. De ce fait, l'augmentation de la tension est régulée et maintenue uniforme
entre les segments, à condition que les résistances utilisées soient de valeur identique.
Au cours de cette période, le dispositif a été utilisé pour des études avancées sur la fission
nucléaire et les rayons X de haute énergie. Dans ce contexte, des ions ou des particules
chargées sont accélérés à l'intérieur d'un tube à vide situé entre le dôme et le sol d'un
accélérateur tel que le Van de Graff. Pour maximiser l'efficacité de l'accélération, la colonne
de l'accélérateur est rigoureusement isolée de tout champ électrique extérieur, ce qui permet
d'uniformiser le champ électrique à l'intérieur du tube. Cette gestion précise du champ
électrique facilite la création d'un faisceau de haute énergie constitué de particules chargées.
L'utilisation de ce faisceau est cruciale pour la recherche en physique, car elle permet
d'explorer des phénomènes complexes tels que la fission atomique et les propriétés des rayons
X de haute énergie, ouvrant ainsi la voie à des
découvertes significatives dans le domaine de la
physique nucléaire et des applications médicales.
Un autre problème survient lorsque la particule chargée, en accélérant à l'approche de la
région terminale, commence à décélérer une fois qu'elle la dépasse, oscillant dans le tube
jusqu'à s'immobiliser finalement dans cette région. En somme, il n'existe pas de solution sans
contrepartie. Pour résoudre ce dilemme, l'approche adoptée est particulièrement ingénieuse,
raison pour laquelle l'accélérateur FN est surnommé "tandem".
Conclusion
Les énergies produites par un générateur Van de Graff ne sont pas assez importantes pour
créer de nouvelles particules, mais la machine a joué un rôle important dans l'exploration
précoce du noyau atomique.
L’accélérateur linéaire Tandem
Introduction
Vue schématique du système d'accélérateur
En physique nucléaire, l'utilisation de l'accélérateur Van de Graff a été révolutionnée par
l'introduction de la technologie Tandem, qui implique deux phases distinctes d'accélération.
Ce processus commence avec un faisceau d'ions positifs, choisis en raison de la disponibilité
plus élevée des sources par rapport aux ions négatifs. Ces ions traversent ensuite un gaz à
faible pression où ils capturent un ou deux électrons, devenant des ions négatifs. Un aimant
est utilisé pour séparer les particules neutres et les ions positifs restants de ces nouveaux ions
négatifs. Ces derniers pénètrent alors dans le premier accélérateur Van de Graff où ils sont
accélérés. Après cette étape, les ions, ayant perdu leurs électrons supplémentaires et devenus à
nouveau positifs, entrent dans un second accélérateur Van de Graff. Ce dernier a un champ
électrique orienté dans la direction opposée au premier, permettant une nouvelle accélération
qui augmente significativement leur énergie au-delà de celle obtenue dans la première phase
d'accélération. Cette technologie Tandem permet ainsi d'atteindre des niveaux d'énergie
considérablement plus élevés, essentiels pour les recherches avancées en physique nucléaire.
Les composantes de van de graff
Dans un accélérateur Van de Graff, l'accélération des particules chargées est réalisée grâce à
une différence de potentiel électrique. Dans ce dispositif, cette différence est générée par une
courroie qui transporte des charges électriques. Cette courroie, passant par deux balais,
déplace les charges d'un point connecté à la terre vers une zone isolée. Cette partie isolée du
système est cruciale pour le fonctionnement de l'accélérateur, car elle contient tous les
composants nécessaires à la manipulation et à l'accélération des particules. Ces éléments sont
conçus pour maintenir les charges en place et maximiser l'efficacité de l'accélération,
permettant ainsi aux particules de gagner en énergie et en vitesse de manière contrôlée et
efficace.
a. La Source de tension de Van de Graff
Une charge électrique est générée par l'effet d'une décharge corona sur une courroie isolante
qui tourne rapidement, grâce à un petit générateur de puissance intégré au système. Cette
décharge continue alimente la courroie en charge, qui est ensuite mécaniquement acheminée
jusqu'au terminal haute tension, une coupole métallique. Au niveau de ce terminal, la charge
est transférée de la courroie au métal par l'intermédiaire d'un peigne métallique, par influence,
élevant ainsi la coupole à un potentiel élevé par rapport à la terre. Pour maintenir cette haute
tension de manière constante, une charge circule en continu jusqu'à la terre via un diviseur de
tension à très haute résistance. La coupole haute tension est isolée de l'environnement
extérieur par un mélange de gaz sous pression composé d'azote, de dioxyde de carbone et
d'une petite quantité d'hexafluorure de soufre, ce qui aide à prévenir les décharges corona et
les arcs électriques. La variation du flux de charges électriques dirigé vers le terminal permet
également de moduler la tension générée de façon similaire.
b. Le réservoir
Le réservoir de l'accélérateur contient les gaz tels que l'hydrogène, l'hélium ou le deutérium,
qui sont destinés à être ionisés afin de produire des particules chargées qui seront ensuite
accélérées. Ce réservoir est directement connecté à la source à ions par une vanne en
palladium. Cette configuration permet un contrôle précis du flux de gaz vers la source à ions,
où ils sont ionisés avant d'entrer dans le système d'accélération. Cette étape est cruciale pour
assurer l'efficacité et la précision du processus d'accélération des particules, car elle influence
directement la qualité et la quantité des ions générés pour les expériences subséquentes.
Photo de l’intérieur de l’accélérateur montrant le réservoir
c. La source d’ions
La source ionique de l'accélérateur est une sphère de verre équipée d'une pointe qui ionise le
gaz à une fréquence optimale pour produire des particules chargées. Cette source est
connectée par un petit orifice à la cavité accélératrice, où une haute différence de potentiel est
maintenue. Le gaz, introduit dans la source ionique via une vanne contrôlée à distance, est
ionisé grâce à l'énergie fournie par un oscillateur radiofréquence, conduisant à la création de
plasma, qui est un gaz ionisé. Une tension positive appliquée à l'électrode d'éjection de la
source projette alors les ions positifs du plasma dans la colonne d'accélération. Cette méthode
permet une génération efficace et contrôlée des ions nécessaires pour les processus
d'accélération dans diverses applications scientifiques et technologiques.
d. Le tube accélérateur
Les ions positifs extraits par l’électrode d’extraction sont alors focalisés et accélérés au moyen
d’un champ électrique le long de ce tube d’accélération (il est constitué d’un ensemble
d’électrodes), préalablement vidé de son air, chaque électrode métallique est connectée à une
équipotentielle correspondante (la tension diminue le long de ce tube) dont le potentiel
continu est maintenu par le diviseur de tension. À cause de la différence de potentiel entre le
coté terminal et le coté relié à la terre du tube accélérateur, les ions positifs quittent ce tube
avec une grande énergie pouvant monter jusqu’à 1MeV. Mais la nature continue de la tension
d’accélération nous permet d’avoir un faisceau de particules possédant une énergie homogène
à tout instant.
Tube d'accélération de VDG
e. Le dipôle de déflection
Après avoir quitté l'accélérateur, le faisceau de particules circule dans un tube métallique vidé
de son air. Bien que les ajustements possibles sur la tension de l'électrode d'éjection, la charge
de la coupole, et la composition en gaz de la source ionique n'offrent pas une sélection
extrêmement précise de l'énergie des particules incidentes, cette précision est améliorée par
l'utilisation de la loi de Lorentz via un aimant dipolaire. En pratique, cet aimant est positionné
sur le trajet du faisceau pour dévier les particules chargées à un angle déterminé par leur
charge et leur énergie. Le tube est alors orienté à un angle précis par rapport à la direction
initiale, avant l'intervention de l'aimant. Cette configuration permet de calculer l'énergie des
particules en fonction de l'angle de déviation, de la force du champ magnétique généré par les
bobines de l'aimant et de la charge des particules. La relation entre l'énergie du faisceau dans
le tube et le courant dans les bobines du dipôle peut ainsi être précisément ajustée depuis la
salle de commande, optimisant l'efficacité des expériences conduites avec le faisceau de
particules.
f. Les slits
À la sortie du dipôle de déflection du faisceau, un système de slits, constitué de deux barrettes
métalliques réglables manuellement et positionnées de chaque côté du trajet prévu pour le
faisceau, est installé. Ce dispositif ne laisse passer que les ions dont l'énergie correspond à
celle sélectionnée par le dipôle, dirigeant ces ions vers la cible située à l'extrémité du système.
La mesure de la quantité relative de faisceau atteignant chaque slit, effectuée grâce à un
comparateur électronique, indique l'étalement du faisceau. En effet, si l'énergie du faisceau
diffère légèrement de celle définie par le dipôle, une des slits recevra une charge plus
importante que l'autre. Le mode slits est utilisé pour ajuster précisément l'énergie du faisceau,
en modifiant la charge portée par le terminal à l'aide de la pointe Corona, de sorte que les
deux extrémités des slits reçoivent une quantité égale de charge. Lorsque le champ
magnétique du dipôle varie, cela affecte directement l'énergie des ions, modifiant leur angle
de déviation et, par conséquent, la répartition de la charge entre les slits. Cette différence de
charge induit un courant Corona, ajustant la charge sur le terminal. Dans d'autres modes, ce
réglage doit être fait manuellement. Ce contrôle via la corona stabilise la tension du Van de
Graff, assurant ainsi que le faisceau d'ions émergent du dipôle présente une homogénéité
énergétique significative.
g. Les quadripôles de focalisation
Afin d'optimiser la concentration du faisceau et ainsi favoriser une réaction plus significative
entre les ions incidents et la cible, deux aimants quadripôles sont positionnés sur le parcours
du faisceau, juste après les slits. Ces aimants quadripôles ont la capacité de focaliser les
particules chargées dans un plan donné, perpendiculaire à la direction du faisceau, tout en
induisant une délocalisation dans le plan perpendiculaire au premier. Par un agencement
adéquat de deux quadripôles successifs, il est possible de focaliser le faisceau dans les deux
plans. Ce système, comparable à l'assemblage d'une lentille convergente et d'une lentille
divergente pour obtenir une lentille convergente, permet de concentrer le faisceau au centre
du tube, ce qui facilite la détection de la réaction.
h. La chambre de réaction
Le faisceau, après avoir traversé les dispositifs de focalisation, termine sa trajectoire dans la
chambre à réaction, où il peut être détecté de deux manières différentes. La première
possibilité est que le faisceau traverse la chambre sans subir de réaction significative et
termine son parcours dans une cage de Faraday, dispositif utilisé pour mesurer et absorber les
charges électriques. La seconde possibilité est que le faisceau interagisse avec un échantillon
placé dans la chambre, provoquant une diffusion des particules. Les particules diffusées sont
ensuite détectées par un détecteur placé à un angle spécifique, ajustable selon la méthode
d'analyse employée. Par exemple, pour l'analyse par PIXE (Particule Indue X-ray Emission),
le détecteur est positionné à un angle de 120° par rapport à la direction initiale du faisceau.
Cette configuration permet de capter efficacement les signaux générés par les interactions
entre le faisceau et l'échantillon.
i. Le vide
Pour maintenir une intensité constante du faisceau et éviter les collisions des ions avec les
particules de l'air, il est crucial de créer un vide poussé dans toute l'enceinte de l'accélérateur.
L'objectif est d'atteindre un vide de l'ordre de 10−6mbars. Afin de réaliser cet environnement
sous vide, le système est divisé en trois groupes distincts, chacun isolé par des vannes
électropneumatiques contrôlées depuis la salle de commande. Chaque groupe est équipé d'une
pompe rotative à palettes, qui permet d'obtenir un vide primaire de 10−3 mbars, et d'une pompe
à diffusion d'huile, qui atteint un vide secondaire de 10−5 mbars. Cette configuration segmentée
et précisément contrôlée garantit les conditions optimales pour que le faisceau d'ions circule
sans interférence, maximisant ainsi l'efficacité des expérimentations menées.
j. Le pupitre des commandes
Pour cette section de l'accélérateur, nous disposons de deux racks, chacun contenant une
partie des contrôles nécessaires.
Le premier rack de l'accélérateur est dédié aux commandes du système de vide. Depuis ce
point central, il est possible d'ouvrir ou de fermer les vannes pneumatiques, d'activer ou de
désactiver les différentes pompes à palettes ou à diffusion, et de vérifier l'état du vide. Ce
même rack est également équipé pour contrôler les slits, incluant l'activation de ces derniers
ainsi que la surveillance de la tension appliquée à chaque extrémité des slits. Ce contrôle est
crucial pour deux raisons principales : premièrement, il permet de confirmer la circulation
effective du faisceau dans les tubes, et deuxièmement, il assure le bon fonctionnement du
système de régulation de la tension du Van de Graff, garantissant ainsi la stabilité et
l'efficacité de l'accélérateur.
Sur ce même rack, on trouve également les commandes dédiées aux aimants dipolaires et
quadripôles. Pour les aimants dipolaires, il est nécessaire de sélectionner la valeur du courant
circulant dans les bobines. Ce courant induit un champ magnétique qui permet de sélectionner
l'énergie des particules incidentes, facilitant ainsi leur tri selon les besoins spécifiques de
l'expérience. Quant aux quadripôles, chaque aimant est contrôlé par une commande
individuelle. Il n'est pas essentiel de connaître la valeur exacte du champ magnétique induit
par ces aimants, car leur fonction principale est d'améliorer la focalisation du faisceau. Cette
meilleure focalisation permet d'augmenter l'intensité du signal détecté, optimisant les résultats
obtenus lors des mesures.
Le deuxième rack, qui est le centre de commande de l'accélérateur, permet d'effectuer une
série d'opérations critiques pour le fonctionnement optimal de l'appareil. Parmi ces opérations,
nous avons l'enclenchement du moteur de la courroie isolante, essentiel pour le transport des
charges électriques. Il permet également l'augmentation de la teneur en gaz dans la source
ionique, ce qui est crucial pour la production efficace d'ions. De plus, ce rack offre la
possibilité de régler la distance entre le point corona et la coupole chargée, ainsi que de régler
la tension de l'électrode d'extraction, ce qui influence directement la qualité et la précision du
faisceau d'ions.
Concernant le réglage de l'énergie du faisceau, le rack permet de choisir entre plusieurs modes
de régulation. Le mode slits, par exemple, utilise la pointe Corona pour ajuster la charge
portée par le terminal de manière à ce que chaque extrémité des slits reçoive une quantité
égale de charge, assurant ainsi une distribution uniforme de l'énergie du faisceau. Pour les
autres modes de régulation, les ajustements doivent être réalisés manuellement, permettant
une personnalisation plus fine selon les besoins spécifiques de l'expérience en cours.
La physique derrière l'accélération :
Applications des accélérateurs linéaire
Rencontres de Physique de l’infiniment grand a l’infiniment petit 2013 : promotion
Emmy Noether (Eric Baron – GANIL, Les accélérateurs de particules Partie 1:
Historique)
Division des Techniques Nucléaires Au niveau de l’accélérateur de Van de Graff Le
31 décembre 2
Introduction a la théorie des accelerateurs linéaires.
La Machine de Van de Graff (Présentation PHY241)