BIBLIOTHEQUE ALPHA
Parapsychologie,
Science et Spiritualité
Par le Pr. Francis Dessart
Président d’honneur d’ALPHA INTERNATIONAL
L’existence de manifestations paranormales est attestée chez tous les peuples de la
Terre et le mot paranormal pour désigner des évènements qui font partie de l’ordre naturel est
aujourd’hui terriblement galvaudé et aussi mal adapté que l’attitude de certains
« rationalistes » à cet égard.
L’objectif prioritaire de la nouvelle parapsychologie est de faire prendre conscience à
chaque individu des pouvoirs cachés qu’il porte en lui, et à inventer des moyens constructifs
de libérer ces pouvoirs au bénéfice du genre humain tout entier.
« Nous faisons partie d’un univers culturel à l’échelle mondiale dans lequel on nous
affirme, a dit Stanley Krippner (du Laboratoire du Rêve Maimonides Center de Brooklyun)
que le paranormal n’existe pas. C’est pourquoi un grand nombre de scientifiques refusent
encore d’envisager les phénomènes paranormaux les plus manifestes et c’est aussi ce qui les
pousse à poursuivre des expériences anodines qui ne sont pas d’un très grand intérêt lorsqu’il
s’agit d’expliquer le déroulement des phénomènes Psi ».
La masse des évènements psychiques est imposante et souvent méconnue : aptitudes et
sciences infuses, auras, bilocation, clairvoyance, clairaudience, double-vue, ectoplasmie,
empire sur les animaux et la nature, fragrance, guérison psi, hantise, hyperthermie, hypnose et
sophrologie, incombustibilité, inédie, lévitation, poltergeist, précognition, rétrocognition,
radiesthésie et radarsthésie, psychokinésie, psychométrie, réincarnation, stigmates, télépathie,
visions et voix…. auxquels on peut ajouter les différentes mancies (il en existe plus de deux
cents) capables de susciter la mise en œuvre de certaines facultés et en particulier
prémonitoires :oniromancie,symbolomancie, nécromancie, cartomancie, chirologie,
graphologie, numérologie, voyance avec support… Enfin, un événement heureusement plus
rare : les parapyrogénies ou combustions spontanées d’êtres humains.
On regroupe aujourd’hui tous les phénomènes psychiques mentaux tels que télépathie
ou précognition, sous le terme général de perception extra-sensorielle (PES) qui est une
interprétation et non une définition, tandis que les phénomènes physiques, comme les
mouvements inexplicables d’un objet, sont étudiés sous la dénomination de psychokinésie
(PK).
Perception extra-sensorielle et psychokinésie sont souvent combinés au cours d’une
seule expérience et les sujets qui ont d’exceptionnelles facultés de PES possèdent
généralement aussi celles de PK, et inversement.
La supraconscience capte l’intention (le signifié) et non l’information (le signifiant).
On ne transmet en télépathie que la sphère de l’émotionnel et sur cette onde porteuse, en
quelque sorte, peut se moduler la transmission de pensée. C’est ainsi que lors du vol d’Apollo
14, en février 1971, des tests classiques entre l’astronaute Edgar D. Mitchell et des sujets
sélectionnés restés sur Terre, ont donné des résultats positifs alors qu’on aurait dû s’attendre à
un résultat nul, étant donné que toute émission de nature physique aurait été soumise à la loi
du carré inverse de la distance. Il ne s’agit donc pas de l’une des formes d’énergie connues
des physiciens. Ce qui a permis à Georges Clausure (Institut Métapsychique International)
d’élaborer un code de transmission permettant de communiquer avec des sous-marins en
2
plongée, véritables cages de Faraday imperméables aux énergies électromagnétiques, mais
laissant passer le psychique ou noétique.
C’est un processus qui pourrait expliquer le don des langues que l’Ecriture attribue
aux apôtres lors de la Pentecôte et qui serait la possibilité virtuelle inhérente au cerveau de
traduire dans la langue de chaque auditeur l’intention sous-jacente exprimée en quelque
langue que ce soit. Donc la possibilité de comprendre et non de s’exprimer dans une langue
que l’on ignore.
Le Prof. Taylor et le physicien Balanovski, ont pu contrôler le pliage paranormal des
métaux à l’aide de différentes méthodes et notamment celle du tube scellé, la meilleure de
toutes, parce qu’elle donne les résultats les plus indiscutables obtenus en isolant l’agent dans
une pièce sous surveillance d’un appareil vidéo pour éviter précisément un climat éventuel
négatif dû à la présence de détracteurs.
Lors du Centenaire de la fondation de la Société d’Etudes Psychiques de Londres
célébré en 1982 dans le cadre prestigieux du Trinity College de Cambridge, tous ont assisté à
la démonstration d’un système de mesure instantané des effets P.K., fondé sur les propriétés
piezo-électriques du quartz, présentées par la psychologue britannique Julian Isaacs. On sait
que le quartz produit un flux électrique mesurable chaque fois qu’il est soumis à la moindre
pression ou déformation. Il s’est avéré que plus de 5% de sujets adultes attestaient par cette
méthode un pouvoir de psychokinésie à distance (*).
LES RECHERCHERS D’AMBROISE ROUX
Frappé par l’insuffisance dramatique de la science « officielle » française, un grand
chef d’entreprise, acteur économique de premier plan, Ambroise Roux, décida de créer à
l’intérieur de la Compagnie Générale d’Electricité, un laboratoire spécialisé pour faire
progresser la connaissance des phénomènes psy. L’existence de la télépathie étant démontrée
et utilisée, Ambroise Roux s’est attaché plus spécialement à la psychokinésie. Or, de
nouveaux travaux dans ce domaine étaient rendus possibles par un appareil révolutionnaire, le
tycoscope dont la conception de base est due à l’ingénieur français Pierre Janin.
Il s’agit d’un appareil qui se déplace sur une table en traçant une courbe complexe de
fonctionnement aléatoire, vérifiée à chaque instant par ordinateur. L’influence Psy peut ainsi
s’exercer sur ce mobile sans jamais avoir à vaincre préalablement les forces de frottement.
On demande à un sujet de regarder le tycoscope et de tenter de lui imprimer un
mouvement, par exemple de l’attirer.
« On se trouve alors, résume le rapport d’Ambroise Roux, dans quatre cas différents.
Dans le premier cas il ne se passe rien. La trajectoire visible ne change pas et l’ordinateur
indique que la courbe est restée aléatoire.
* (Cf. Program and presented papers Vol 2. Society for Psychical Research 1882-1982
Parapsychological Association 1957-1982 Centenary Jubilee Conference Trinity College,
Cambridge, 16-21 August 1982, Symposium : Psychokinetic Metal Bending (PKMB)
Convener : Julian Isaacs).
3
« Le deuxième cas assez fréquent, c’est celui où il n’a pas l’air de se passer quelque
chose, où l’on ne détecte rien de spécial à l’œil nu mais où la courbe, passée à l’ordinateur,
montre que le phénomène n’est plus aléatoire.
« Le troisième cas, moins fréquent, est celui où la force psy est appliquée dans des
conditions où il y a une action perturbatrice qui est parfaitement visible. Par exemple, le sujet
peut, sur une durée de dix à quinze minutes, mener progressivement le tychoscope vers lui
tout en lui laissant naturellement parcourir une courbe très complexe et qui pourrait donner
l’impression d’être aléatoire, s’il n’y avait cette direction privilégiée qui lui est imposée.
« Le quatrième cas qui est le plus frappent (réservé à certains sujets d’élite) est celui
où la manifestation prend une ampleur spectaculaire. Tel le cas d’une jeune femme qui
n’avait jamais participé à des expériences de parapsychologie, et qui a été capable de faire
traverser en ligne droite au tychoscope une table de 3,5 m et de le faire tomber sur ses
genoux. Lorsqu’on assiste à une expérience de cet ordre, il est difficile de ne pas être
convaincu de l’existence de la parapsychologie. »
Ce laboratoire a travaillé pendant trois ans mais la C.G.E., une fois nationalisée, a pris
la décision d’en arrêter les investigations. Fort heureusement cet arrêt s’est produit à la fin
d’une série d’expériences importantes et significatives ce qui permit d’en présenter les
conclusions.
Ainsi furent examinés deux cent quinze sujets au total, moitié hommes, moitié
femmes : 60% de cadres, 10% d’employés, 15% d’étudiants, 15% de femmes au foyer. Ont
été systématiquement évités les « monstres sacrés » type Uri Geller ou autres, de sorte que
214 sur 215 de ces sujets n’avaient jamais participé à des expériences de parapsychologie. Le
tychoscope ayant été construit dans les laboratoires de la C.G.E., une possibilité de trucage ne
saurait être imaginée.
Il a été trouvé au total des anomalies indiscutables pour 40% des sujets d’expérience
dont il n’a été retenu que les anomalies de forte probabilité définies comme supérieures à 10-15
c’est à dire au 1/100.000 ; 18% des sujets répondent à cette condition , 6% ont réalisé des
expériences dont les improbabilités vont de 10-5 à 10-6, c’est à dire que leur improbabilité
s’étale entre 1/100.000 et un millionième, 8% entre 10-6 et 10-9 c’est à dire que leur
improbabilité de trajectoire est comprise entre un millionième et un milliardième. Et 4% dont
l’improbabilité des trajectoires va de 10-9 à 10-18, chiffre difficile à appréhender car il
représente le nombre de secondes depuis le début de l’Univers il y a quinze milliards d’années
si l’on admet l’hypothèse du big-bang de Fred Hoyle.
En résumé, un sujet sur cinq, crée dans la trajectoire du tychoscope, par la force de sa
volonté, des anomalies dont l’improbabilité s’étale entre 10-5 et 10-18, prouvant avec une
grande rigueur expérimentale l’existence de la psychokinèse dont les effets ont d’autre part
été démontrés sur la vie organisée.
UN PROBLEME DE METHODOLOGIE
L’investigation des évènements Psy pose des problèmes méthodologiques qui n’ont
jamais été directement abordés.
4
« Il faut distinguer avec le plus grand soin, souligne le polytechnicien François Russo
dans La Jaune et la Rouge (revue des Polytechniciens, Juin 1979, n°142, p.29),
l’établissement d’un fait, de son explication ». Il constate que « bien souvent, étudiant une
catégorie déterminée de phénomènes, on enfreint aujourd’hui le devoir strict de prendre
connaissance de toutes les observations dont ils ont fait l’objet avant de formuler toute
conclusion d’ordre général surtout lorsqu’on traite de la question devant le grand public. Or,
cette règle élémentaire n’est pas respectée. »
Tandis que la recherche parapsychologique fut officiellement encouragée en URSS et
Europe de l’Est, pays alors de philosophie matérialiste, il est inadmissible que ceux qui
opposèrent leur veto en France, le firent au nom de la défense de vieilles théories qui avaient
encore cours à l’époque des luttes clérico-religieuses… La parapsychologie serait-elle
toujours livrée à l’ostracisme d’opposants systématiques, nantis d’une chaire officielle et dont
le souci majeur est trop souvent de sauvegarder quelque subvention…
La parapsychologie aurait dû progresser à pas de géants et présenter une courbe
exponentielle de découvertes croissantes à laquelle nous étions en droit de nous attendre étant
donné les instruments sophistiqués dont nous disposons.
Le retard que l’on constate par rapport à l’évolution de la physique nouvelle comme
aux inquiétantes investigations de l’ingénierie génétique tient à une approche inadéquate des
phénomènes relevant d’un ordre de la nature différent et du désir de réitérer des résultats dans
une discipline qui ne s’y prête guère.
VERS UN MODELE NON MATERIALISTE DE L’UNIVERS
« Jusqu’à présent, écrit le cosmonaute Edgar [Link], notre façon d’aborder les
systèmes vivants a été parcellaire. Le biologiste, le physiologiste, le psychologue, travaillent
chacun de son côté. On ne peut plus s’en tenir à cette méthodologie. Nous sommes un certain
nombre de chercheurs à nous être mués en généralistes et nous avons commencé à essayer
d’unifier les différents postes de recherches. Pour étudier ce problème complexe, le fait de se
concentrer exclusivement sur une approche spécifique qui ne nous apportera jamais
entièrement la bonne réponse ne suffit pas… »
« Les preuves indiquant que notre modèle matérialiste de l’univers, fruit d’un modèle
réducteur, est très vraisemblablement erroné, ne cessent de s’accumuler… » (« La conscience
concept unificateur », in Les Energies du Corps Vivant, [Link] et [Link], Tchou,
1977).
On peut déjà noter un certain nombre de phénomènes qui démentent les prémices
reconnus de la science. Il s’agit de huit données de nature à transformer notre méthodologie
scientifique toute entière ainsi que les paradigmes fondamentaux sur lesquels nous nous
appuyons.
1. Les êtres humains semblent avoir la capacité de transférer l’information autrement que
par les techniques connues et admises, procédant de la théorie de l’information.
2. Il existe des indications selon lesquelles une personne peut apparemment agir sur la
matière par ses seuls mécanismes mentaux.
5
3. Il semble qu’une personne soit capable d’influer sur la santé et le bien être d’un autre
système vivant en utilisant de manière appropriée ses processus mentaux ou en
canalisant certaines formes d’énergie vers la conscience d’autrui.
4. Les indices dont nous disposons tendent à montrer que l’individu est capable
d’influencer son propre bien-être physique simplement par sa façon de penser.
5. L’individu semble capable de se projeter spirituellement ailleurs que dans l’espace
qu’il occupe et d’observer les évènements lointains depuis cet espace.
6. Les gens semblent posséder des champs d’énergie que les instruments à lecture directe
actuellement en usage ne décèlent pas. La photographie Kirlian et certains procédés à
l’étude actuellement donneront peut-être naissance aux appareils nécessaires pour
mesurer ce phénomène et notamment la biophosélectronique.
7. L’individu semble capable de modifier sa propre conscience pour percevoir des
réalités différentes de celles observées normalement à l’état de veille ou dans le
continuum espace-temps normal.
8. On ne peut écarter les indications permettant de penser que la mémoire, la conscience
et l’identité sont des attributs permanents de la vie transcendant notre présente
existence.
C’est par une prise de conscience directe de notre Être réel que les Guides spirituels de
l’humanité sont parvenus à la Connaissance. Les divergences apparentes de leurs
enseignements ne tiennent qu’à l’accent qu’ils ont mis sur une qualité plus spécialement
nécessaire à l’évolution du monde dans lequel ils se sont manifestés.
Les évènements de la parapsychologie resteront méconnus et inexplicables tant que
des « spécialistes » voudront les analyser avec une grille de logique « cartésienne » applicable
à des mécanismes physiques, mais insuffisants lorsque le subjectif et le non-reproductible ne
peuvent être séparés de l’objectif et de l’apparence. Il tient au fait de considérer les choses du
dehors ou du dedans, du local au global, à l’instar des pseudo-gnostiques de Princeton.
En effet, tandis que le méditant-yogi, ravi en extase, hors du temps, conscient de son
unité avec le Cosmos, plongé dans une lumière vivante et une joie ineffable, découvre une
fois de plus l’Etre en soi et son unité avec l’Univers, quel sens l’homme de laboratoire qui
procède à l’enregistrement polygraphique des épisodes qui conduisent son patient volontaire,
aux états de conscience et aux charismes les plus hauts, par l’éveil provoqué de ses différents
chakras ou centres capteurs d’énergie, peut-il titrer de son protocole expérimental, sinon la
conviction de l’impuissance d’une approche qui ne saisit que les épiphénomènes ?
« La véritable parapsychologie, enseignait à la Sorbonne le Prof. Delpech, se doit
d’acheminer l’homme vers la libération, donc vers le dépassement de lui-même, de son
obscurité, lui conférant une condition nouvelle de comportement non par des pouvoirs acquis,
mais grâce à un autre mode de connaissance ». C’est pourquoi nous avons promu une
approche nouvelle de la parapsychologie, destinée à élargir les consciences et leur apporter
des certitudes dans les domaines essentiels.
6
La parapsychologie reconnue comme une science à part entière par l’une des plus
exigeantes instances (l’Association américaine pour l’Avancement des Sciences) s’imposera
inéluctablement quand :
1. Sera exploitée la mine inépuisable des faits accumulés depuis plus d’un siècle par les
différents Instituts, Sociétés savantes et Centres de recherches psychiques du monde
entier.
2. Quand sera appliquée la « bio-information contingente » qui aborde l’étude des
phénomènes paranormaux dans la vie de tous les jours que la conscience de notre
monde des apparences nous cache.
3. Quand le composé humain sera conçu comme une endosymbiose trichotomique :
corps, âme complexe, Esprit, ainsi que nous l’avons exposé il y a plus de dix ans.
Cette notion s’accrédite aujourd’hui auprès de ceux qui se sont donnés la peine de
l’examiner avec indépendance et sérieux.
4. Quand on classera conformément au métapsychiste gênois Ernesto Bozzano (1852-
1943), la totalité des évènements paranormaux en animiques et spiritologiques, selon
que la « Conscience-Energie » définie par le doctoresse Thérèse Brosse de Pegomas,
est incarnée ou désincarnée.
5. Quand, selon le principe posé par Auguste Comte qui veut que les sciences se
hiérarchisent selon la complexité de leur objet, une place sans cesse plus large sera
faite à l’élément noétique, à l’Esprit qui intègrerait à l’ultime toutes les énergies
connues et les différentes disciplines des sciences humaines, conformément à la
théorie du cosmonaute Edgar [Link].
6. Quand sera tenu compte de l’existence d’une humanité posthume à différents états de
conscience et stades d’évolution, réalité attestée aujourd’hui par les recherches de
psychophonie conduites partout dans le monde et en particulier à l’Université de
Latran (Vatican).
7. Quand la réincarnation sera admise comme une réalité irrécusable.
Nous avons dit à maintes reprises et nous affirmons plus que jamais, dans le contexte
actuel, qu’une parapsychologie amputée d’un spiritualisme expérimental, n’est pas viable et
dépourvue de tout intérêt.
PREUVES DE LA SURVIVANCE
Ce qui importe au premier chef, c’est une démonstration scientifique de la survivance.
Pour Ernesto Bozzano, l’hypothèse « spirite » c’est-à-dire celle de la survie de l’entité
humaine, est applicable à la manifestation de tout événement paranormal. Lorsque l’énergie
spirituelle se révèle dans les conditions de notre vie sur terre, c’est-à-dire par l’intermédiaire
de notre corps physique, elle provoque les évènements animiques. Par contre les phénomènes
relevant de l’Esprit hors de son support physique, pourraient être abordés avec des méthodes
particulières adaptées au domaine de la survivance, selon le vœu exprimé par Giogio di
Simone dans la revue Italienne Metapsychica (1980).
7
La méthodologie de Bozzano s’applique aussi bien à l’étude des phénomènes
paranormaux qu’à la recherche spécifique de la survivance. Elle revêt aujourd’hui une
particulière valeur théorique et pratique parce que les récits des désincarnés confirment quant
à la similitude, ceux des sursitaires, considérés comme « cliniquement morts », recueillis par
le docteur Moody et ses continuateurs. Ils attestent leur nature transcendante et démontrent
indéniablement la survie et l’existence d’une humanité posthume.
Les preuves de la survivance se trouvent en abondance dans la littérature disponible, il
suffit de les sélectionner et de les classer dans des ensembles cohérents, des monographies
montrant la convergence d’une multitude hétérogène de faits apportant ainsi une « preuve
cruciale » ou « preuve des preuves ».
L’homme posséderait incontestablement, selon le même Bozzano, des facultés
psycho-sensorielles d’un ordre très élevé, des sens spirituels, destinés à surgir et à s’épanouir
après la crise de la mort, tout comme préexistent dans le fœtus les sens de la vie terrestre, en
attendant d’émerger après la crise de la naissance.
Parmi les milliers de faits d’ordre psychique analysés par Bozzano et des hypothèses
avancées pour lesquelles il a combattu, une seule sort victorieuse et devient par là même une
vérité que la science se doit d’admettre : la survivance.
Douze points fondamentaux sur lesquels se trouvent d’accord les esprits auteurs des
messages, présentent des traits communs qui permettent d’en dresser un tableau-robot :
1. Les Esprits affirment tous s’être retrouvés en forme humaine dans le monde spirituel.
2. Certains ont ignoré pendant un temps plus ou moins long qu’ils étaient morts.
3. Ils disent être passés au cours de la crise pré-agonique ou peu après par la
réminiscence synthétique et panoramique des évènements de leur existence.
4. Ils confirment avoir été accueillis dans le monde spirituel par leur famille et leurs amis
décédés.
5. Ils déclarent être passés presque tous, par une phase plus ou moins longue de sommeil
réparateur (Cf. Jean XI : 11-14).
6. Presque tous disent s’être trouvés dans un milieu spirituel radieux ou merveilleux
(dans le cas des trépassés moralement normaux) et dans un milieu ténébreux (dans le
cas de décédés moralement dépravés).
7. Ils déclarent avoir pensé que le monde spirituel était objectif, substantiel, réel
analogue au milieu terrestre spiritualisé.
8. Ils ont appris que cela était dû au fait que, dans le monde spirituel, la pensée constitue
une force créatrice capable de reproduire autour d’elle le milieu de ses souvenirs.
8
9. Ils n’ont pas tardé à comprendre que la transmission de pensée constituait le langage
spirituel, quoique les esprits nouveaux-venus s’illusionnent et croient communiquer au
moyen de la parole.
10. Ils ont remarqué que, grâce à la faculté de vision spirituelle ils étaient en mesure de
percevoir les objets à l’intérieur et à travers eux.
11. Ils ont constaté que les esprits peuvent se transporter instantanément d’un endroit à
l’autre, même très éloigné, grâce à un acte de volonté, ou se promener dans le milieu
spirituel ou survoler à quelque distance du sol.
12. Ils disent avoir appris que les décédés gravitent fatalement et automatiquement vers la
sphère qui leur convient grâce à la « loi d’affinité ».
Mais le vocabulaire des témoignages reste lié au précédent contexte terrestre. Il y a
donc lieu de relativiser.
CONCLUSION
« Existe-t-il une approche scientifique de la parapsychologie ? demandait le docteur
Hubert Larcher, dans sa Préface à l’Univers de la Parapsychologie (Ed. Martinsart, 1975).
Pour répondre à cette question il convient de définir cette discipline dans ses rapports avec la
métapsychique et la psychotronique, puis d’examiner si son objet est réductible aux exigences
de la science, enfin se demander si ce n’est pas à la science elle-même qu’il appartient de
modifier ses limites si elle veut appréhender la nature des faits paranormaux. »
Notre approche de la parapsychologie s’appuie sur les travaux d’Ernesto Bozzano et la
vision noétique globale d’Egar [Link] qu’il développe à l’Institut for Noetic Studies, à
Palo Alto, en Californie.
Des scientifiques attardés cherchent à oublier ou ignorant l’œuvre d’Ernesto Bozzano,
dont la revue Luce e Ombra de Verone, a célébré en 1983, le 40e anniversaire de sa mort.
Bozzano est un « naturaliste » classificateur systématique des manifestations et des faits
psychiques. Le Prix Nobel de Physiologie Charles Richet, dans une lettre, témoigne « son
adhésion et son respect pour la méthode Bozzano et ses « magistrales monographies que je
lis, dit-il, avec une religieuse attention. Elles contrastent étrangement avec les théories qui
encombrent notre science ». (Gaston de Boni, l’Uomo alla conquista de l’Anima, Verone,
1967 p.391).
Une citation du philosophe anglais Herbert Spencer, dont Bozzano se déclarait
l’apôtre, rapproche singulièrement celui-ci du cosmonaute Edgar [Link] et préfigure la
noétique : « La Force qui se manifeste partout (déclare en effet Herbert Spencer) est celle-là
même qui se révèle sous forme de conscience. »
9
AVERTISSEMENT
Les monographies éditées sous la dénomination “Bibliothèque Alpha” traitent de sujets
se rapportant aux questions philosophiques, spirituelles ou ésotériques. Elles sont proposées à
nos membres car nous pensons que leur lecture peut être pour eux très édifiante et leur
apporter des éléments de réflexion importants.
Toutefois, les idées présentées dans ces monographies sont celles de leurs auteurs,
idées qu’ils se sont forgées à partir de leur interprétation personnelle des enseignements
ésotériques ou bien d’expériences spirituelles diverses. Elles n’engagent donc en aucune
manière l’association ALPHA, dont l’enseignement non dogmatique et non religieux, est
délivré uniquement dans ses “Cours de Sciences Psychiques.”
Conformément à la tradition cet enseignement est confidentiel et délivré
exclusivement aux membres qui ont été acceptés dans l’association.
Les demandes concernant nos Cours de Sciences Psychiques doivent être adressées par
email à : assoalpha@[Link] ou au siège de l’association :
Alpha International
B.P 25531
34071 Montpellier Cedex 3
© 2005 Alpha International
10