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Étude d'un bâtiment R+7 à Mila

Ce document est un projet de fin d'études pour l'obtention d'un diplôme de Master en Génie Civil, portant sur l'étude d'un bâtiment de type R+7 avec sous-sol à Mila. Il comprend une présentation détaillée du projet, des calculs de dimensionnement, d'analyse sismique et de ferraillage des éléments structuraux. Les auteurs, Moufida Boucheloukh et Rania Boufenneche, remercient leurs encadrants et familles pour leur soutien durant leur parcours académique.

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Étude d'un bâtiment R+7 à Mila

Ce document est un projet de fin d'études pour l'obtention d'un diplôme de Master en Génie Civil, portant sur l'étude d'un bâtiment de type R+7 avec sous-sol à Mila. Il comprend une présentation détaillée du projet, des calculs de dimensionnement, d'analyse sismique et de ferraillage des éléments structuraux. Les auteurs, Moufida Boucheloukh et Rania Boufenneche, remercient leurs encadrants et familles pour leur soutien durant leur parcours académique.

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‫الجمهوريـة الجزائـريـة الديمقراطيـة الشعبيـة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليــم العالـي والبحـث العلمـي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Centre Universitaire Abdelhafid Boussouf-Mila
Institut des Sciences et de Technologie
Département Génie civil et Hydraulique

NoRef :……………

Projet de Fin d’Etude préparé En vue de l’obtention du diplôme


de MASTER
Spécialité : Génie Civil
Option: Structures

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila


boulfousboulfousboulfousboulfousboulfous

Réalisé par :
- BOUCHELOUKH Moufida
- BOUFENNECHE Rania

Soutenu devant le jury:


M. GUETTICHE Abdelheq Président
Mme. DROUNA Karima Examinatrice
Dr. RABEHI Moustefa Promoteur

Année universitaire : 2020/2021


Remerciement
Nous tenons tout d’abord à remercier en
premier lieu ALLAH, le Tout Puissant et
Miséricordieux qui nous a donné la force, la volonté et le courage pour
mener à bonne fin ce travail.

Nous remercions nos familles : qui nous ont toujours encouragés et


soutenus durant toutes nos études.

Nous voudrions remercier chaleureusement notre encadreur Dr


RABEHI Moustafa de nous avoir pris en charge, et pour leur

Disponibilité, leur aide et leurs précieux conseils.

Nous remercions les membres de jury Mr. GUETTICHE.A et

Mme. DROUNA.K d’avoir acceptée de lire et d’examiner ce modeste


travail et d’apporter les critiques nécessaires à la mise en forme de ce
projet.

Nous tenons à adresser nos sincères remerciements à tous les


enseignants de département génie civil qui ont contribué à notre
formation de Master.

Enfin, à tous ceux ou celles qui nous apportés leur soutien de loin ou de
près, trouvent ici, l’expression de nos vivre et sincères
reconnaissances.
Je dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents qui m’ont guidé

Durant les moments les plus pénibles de ce long

Chemin, ma mère Sihem

Et mon père Abdelmadjid qui ont sacrifie toute leur vie afin de me voir
devenir

Ce que je suis, merci mes parents.

A tous mes oncles et mes tantes.

A mon cher frère FADI et sœur RADWA.

A tous ma famille BOUCHELOUKH

A tous mes amis et surtout RANIA, ROUMAISSA, HADJER.

Et à toute la promotion de génie civil : 2020/2021

MOUFIDA
Je dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents qui m’ont guidé

Durant les moments les plus pénibles de ce long

Chemin, ma mère Ghania

Et mon père Naamane qui ont sacrifie toute leur vie afin de me voir
devenir

Ce que je suis, merci mes parents.

A tous mes oncles et mes tantes.

A mon cher frère NASSIM et mes sœurs Wissel et TAKWA.

A tous ma famille BOUFENNECHE

A tous mes amis et surtout MOUFIDA, ROUMAISSA, HADJER.

Et à toute la promotion de génie civil : 2020/2021

RANIA
Sommaire
Introduction générale ………………………………………………………………………… 1

Chapitre I : présentation de projet


I.1 Introduction ……………………………………………………………………………… 2
I.2 Présentation de l’ouvrage ……………………………………………………………….. 2
I.3 Données géotechniques du site ………………………………….……………………… 2
I.4 Caractéristique géométrique du bâtiment ………………………………….................. 3
I.5 Les éléments de l’ouvrage ………………………………………………………………. 7
I.5 1.Les planchers ……………………………………………………………….................. 7
I.5.2 La maçonnerie ………………………………………………………………………… 7
I.5.3 Terrasse ……………………………………………………………….......................... 7
I.5.4 Escaliers ………………………………………………………………………………. 7
I.5.5 Revêtement ……………………………………………………………………………. 7
I.5.6 L’acrotère ……………………………………………………………………………... 8
I.5.7 Ascenseur ……………………………………………………………………………… 8
I.5.8 Ossature ………………………………………………………...................................... 8
I.5.9 Balcons ………………………………………………………………………………… 9
I.5.10 Contreventement …………………………………………………............................. 9
I.5.11 Les façades ………………………............................................................................... 9
I.6 Caractéristiques des matériaux ………………………….............................................. 9

I.6.1 Caractéristiques mécaniques du béton ……………………………………………… 9


I.6.1.1 Déformation du béton ………………………………………………………………. 12
I.6.1.2 Etat limite ……………................................................................................................ 14
I.6.2 Caractéristiques mécaniques de L’acier ………………………................................ 16
I.7 Les actions et sollicitations …………………………………………………………….. 20
I.7.1 Les actions ……………………………………….…..................................................... 20
I.7.2 Sollicitations …………………………………………………………………………… 21
I.8 Règlements et normes utilisés ………………………………………………………….. 21
I.9 Conclusion ………………………………………………………………………………. 21
Chapitre II : pré dimensionnement des éléments
II.1 Introduction ……………………………………………………………………………….. 23
II.2 Pré dimensionnement des éléments non structuraux …………………………………... 23
II.2.1 Les planchers ………...………………………………………………………………….. 23
II.2.1.1 Planchers à corps creux ………………………………………………………………. 23
II.2.1.2 Plancher à dalle pleine ………………………..………………………………………. 25
II.2.2 Pré dimensionnement des balcons …………………...………………………………… 26
II.2.3 Pré dimensionnement des escaliers ………………………...……................................... 26
II.2.4 Pré dimensionnement de L’acrotère …………………………………………………… 29
II.3 Pré dimensionnement des éléments structuraux ………………………………………… 29
II.3.1 Pré dimensionnement des Poteaux …………………………………………………….. 29
II.3.2 Pré dimensionnement des poutres ……………………………………………………… 30
II.3.3 Pré dimensionnement des voiles …………………………………………………...…… 31
II.4 Evaluation des charges et surcharges ……………………………..……………………... 33
II.5 Descente de charge ……………………………………………….……………………….. 37
II.6 Conclusion …………………………………………………………………………………. 43

Chapitre III : calcul des éléments secondaires.


III.1 Introduction ……………………………..………………………………………………... 44
III.2 Etude de l'acrotère ………………..………………………………….……………….….. 44
III.2.1 Hypothèse de calcul ……………………………………………………………………. 44
III.2.2 Évaluation des charges ……………………………………………………………….... 45
III.2.3 Sollicitation et combinaison ………………………….................................................... 45
III.2.4 Calcul du ferraillage ……………………………………………………………………. 46
III.3 Calcul des Escaliers …………………………………........................................................ 49
III.3.1 Escalier type 1: étage courant …………………………………………………………. 49
III.3.2 Escalier type 2 : (RDC) ……………….………………………………………………... 56
III.3.3 Etude de la poutre palière ……………………………………………………………… 63
III.3.3.1 Dimensionnement ……………………………..…........................................................ 63
III.3.3.2 Calcul du ferraillage ………………………………………………………………….. 65
III.3.3.3 Vérifications …………………………………………………………………………... 60
.4 Etude des planchers ………………………………………………………………………. 67
ІІІ.4.1 Calcul des poutrelles …………………............................................................................. 67
ІІІ.4.1.1 Disposition des poutrelles …………………………………………………………….. 67
ІІІ.4.1.2 Méthode de calcul ………………………....................................................................... 68
ІІІ.4.1.3 Calcul des charges revenant aux poutrelles ……………………….………………… 72
ІІІ.4.1.4 Choix de la méthode de calcul des sollicitations …………………………………….. 72
ІІІ4.1.5 Les sollicitations dans les différents types des poutrelles …………………………… 73
ІІІ.4.1.6 Ferraillages des poutrelles ……………………………….…………………..……….. 83
.4.2 Etude de la dalle de compression ………………………………….…………………… 91
III.5 Plancher en dalle pleine ……………………………..………………………................... 91
III.5.1 Evaluation des charges ……………………………………………………………….... 92
III.5.2 Calcul des moments ………………………….………………………………………... 92
III.5.3 Ferraillage de la dalle ………………………………………………………………….. 92
III.5.4 Vérification à l'ELS ……………………………………………………………………. 94
III.6 Balcons ………………..…………………………………………………………………... 96

III.6.1 Evaluation des charges ………………………………………………………………… 96


III.6.2 Combinaison des charges ……………………………………………………………… 96
III.6.3 Calcul des moments ………………………………………............................................ 96
III.6.4 Ferraillage du balcon ……………………………….………………………………….. 97
III.6.5 Vérification à l'ELS …………………………………………………………………….. 98
III.7 Ascenseur ………………………………………………………………………………….. 99
III.7.1 Pré dimensionnement …………………………….…………………………………….. 100
III.7.2 Combinaison des charges ……………………………………………………………… 100

III.7.3 Calcul des efforts ……………………………………………………………………….. 100


III.7.4 Ferraillage de la dalle ……………………….………………………………………….. 101
III.7.5 Vérification à l'ELU……………………………………………………………………... 102
III.7.6 Vérification à l'ELS ………………………….…………………………………………. 103
III.8 Conclusion …………………………………………………………………………………. 105

Chapitre IV: Etude dynamique en zone sismique.


IV.1 Introduction ………………………………………………..……………………………… 107
IV.2 L’étude sismique ………………………………………………………………………….. 107
IV.2.1 Objective de l’étude dynamique ………………………………………...…………….. 107
IV.2.2 Modélisation de la structure …………………………………………………………… 107

IV.3 Méthodes de calcul ………………………………………………….................................. 109


IV.3.1 Méthode statique équivalente …………………………................................................. 109
IV.3.2 Méthode dynamique modale spectrale ……………………………………………….. 114
IV.3.3 Mode de vibration et taux de participation des masses ……………………………… 116
IV.3.4 Les modes de vibrations ………………………………………………………………... 117
IV.4 Vérification des résultats vis-à-vis du RPA 99/Version2003 ……………....................... 118
IV.4.1 Vérification de l'effort tranchant à la base ………………………………………….... 118
IV.4.2 Vérification vis-à-vis des déplacements ……………..................................................... 119
IV.4.3 Justification de l’effet P-Δ ……………………………………………………………. 120
IV.4.4 Effort normal réduits …………………………………………………………………… 121
IV.4.5 Vérification au renversement ………………………………………………………….. 121
IV.5 Exigence du RPA/V2003 pour les systèmes mixtes …………………………………….. 122
IV.6 Conclusion ………………………………………………………………………………… 123

Chapitre V: ferraillage des éléments structuraux


V.1. Introduction …………………...………………………………………………………….. 124

V.2 Les poutres ………………………………………………………………………………… 124

V.2.1 Recommandation du RPA99/Version 2003 …………………..……………………….. 125

V.2.2 Ferraillage des poutres ……………..…………………………………………………… 125

V.2.2.1 Poutre principale …………………………..………………………………………….. 125

V.2.2.2 Poutre secondaire …………………….……………………………………………….. 130

V.3 Les Poteaux …………………………………………........................................................... 134

V.3.1 Recommandations du RPA99/2003 ………………………...…………………………... 135

V.3.2 Ferraillage des poteaux ……………………………………...…………………………. 137

V.3.3 Vérifications ………………………………………...….................................................... 143


V.3.3.1 Vérification au flambement ……………………………...…………………………… 143

V.3.3.2 Vérification des contraintes de cisaillement ………………….................................... 144

V.3.4 Détermination de la zone nodale ………………………….............................................. 144

V.4 Les voiles ……………………………..…………………………………………………… 146

V.4.1 Introduction ……………………………...……………………………………………… 146

V.4.2 Les combinaisons des charges ………………………………………………………….. 146

V.4.3 Procédure de ferraillage des voiles …………………………………………………….. 146

V.4.4 Méthode de calcul ……………………..………………………………………………… 146

V.4.5 Calcule des armatures longitudinales et transversales ………………..……………… 149

V.4.6 Verification à l’état limite ultime (ELU) …………………….………………………… 154

V.4.7 Schéma du ferraillage …………....................................................................................... 149

V.5 Conclusion ………………………………………...………………………………………. 155

Chapitre V : Etude de l’infrastructure

VI.1 Introduction ………………………………………………………………………………. 156


VI.2 Reconnaissance de sol (contraint admissible) …………………………………………... 156
VI.3 Combinaisons de calcul ………………………………..………………………………… 156
VI.4 Choix de type de fondation ……………………………….…… ………………………... 157
VI.4.1 Vérification des semelles isolées ………………...……………………………………… 157
VI.4.2 Vérification de la semelle filante ……………………..………………………………… 158
V.4.3 Radier général ………………………………………………………………………….. 159
V.4.3.1 Différents types de radiers …………………………..……………………………….. 160
VI.4.3.2 Pré dimensionnement de radier …………………………………………………….. 160
VI.4.3.3 Les vérifications ………….…………………………………………………………... 162
VI.4.3.4 Ferraillage du radier …………………..…………………………………………….. 165
VI.4.3.5 Ferraillage des nervures ……………………...…………………………………….. 167
V.5 Voile périphérique …………………………………........................................................... 172
V.5.1 Introduction …………………………………………………………………………….. 172

V.5.2 Dimensionnement du mur ……………………………………………………………… 173


V.5.3 Evaluation des charges et surcharges …………………………………………………. 173
V.5.4 Ferraillage …………………………………………………..…………………………… 174
V.5.5 Vérification à l'ELU………………………………………………..…………………… 174
V.5.6 Vérification à l'ELS ………………………………………….......................................... 175
V.6 Conclusion ………………………………………………………………………………… 176

Conclusion générale ……………………………………………………………………………. 177

Référence bibliographique
Annexes
Liste des tableaux
Chapitre I : généralités
Tableau I.1 : Classification selon la masse volumique ρ ………………........................... 10
Tableau I.2 : Les classes de consistance du béton selon cône d'Abram ………………… 10
Tableau I.3 : Différents types d'aciers ……………………………………………………. 17

Chapitre II : pré dimensionnement des éléments.


Tableau II.1 : Charge permanente et surcharge d’exploitation revenant à l’acrotère ….… 25
Tableau II.2 : évaluation des charges du plancher étage terrasse inaccessible en corps
creu ……………………………………………………………………………………………… 33
Tableau II.3 : évaluation des charges du plancher étage courant en corps creux …….….... 34
Tableau II.4 : évaluation des charges du plancher dalle pleine RDC ..………………..….… 34
Tableau II.5 : évaluation des charges du plancher dalle pleine S-SOL …………………….. 35
Tableau II.6 : évaluation des charges du balcon ….………………………………………...... 35
Tableau II.7: évaluation de la charge permanente des murs extérieurs …………..………. 36
Tableau II.8 : évaluation des charges du palier de repos ……………………………………. 36
Tableau II.9 : évaluation des charges de la volée 1 ...……………………………………..….. 37
Tableau II.10 : évaluation des charges de la volée 2 ...……………………………………….. 37
Tableau II.11 : la descente de charge de poteau ...…………………………………………… 40
Tableau II.12 : Résultat des vérifications au flambement ...………………………………… 43

Chapitre III : Calcul des éléments secondaires.


Tableau III.1 : Les sollicitations de l’acrotère ……………………………………………. 46
Tableau III.2 : Les combinaisons des charges d’escalier type 1 ………………………… 50
Tableau III.3 : Tableau récapitulatif des sollicitations de Volée 01 …………………..… 53
Tableau III.4 : Ferraillage des escaliers ……………………………………………….….. 54
Tableau III.5 : Les armatures de répartition …………………………………………...… 54
Tableau III.6 : Vérification des contraintes à l’ELS …………….……………………...... 55
Tableau III.7 : Les combinaisons des charges d’escalier type 2 ………………………… 57
Tableau III.8 : Tableau récapitulatif des sollicitations de Volée 02 …………………….. 60
Tableau III.9 : Ferraillage des escaliers …………………………………………………... 61
Tableau III.10 : Les armatures de répartition ………………………………...……………. 61
Tableau III.11 : Vérification des contraintes à l’ELS ………………………………………. 62
Tableau III.12 : Tableau récapitulatif de ferraillage de la poutre palière ………………… 65
Tableau III.13 : Vérification des contraintes à l’ELS ……………………………………..… 66

Tableau .14 : Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 1 (terrasse inaccessible)) ………...... 73


Tableau .15 : Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 1 (terrasse inaccessible)) …………… 73
Tableau .16 : Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 2 (terrasse inaccessible)) ……….…. 75

Tableau .17 : Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 2 (terrasse inaccessible)) …….….…. 75

Tableau .18 : Terrasse inaccessible cas de l’E.L.U ………………………………..…..….. 77

Tableau .19 : Terrasse inaccessible cas de l’E.L.S ……………………………...………… 78

Tableau .20 : Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 1 (étage courant)) …………………... 79

Tableau .21 : Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 1 (étage courant)) …………………… 79

Tableau .22 : Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 2 (étage courant)) ……………..…… 81

Tableau .23 : Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 2 (étage courant)) …………………… 81

Tableau III.24 : Sollicitations maximales dans les différents types de poutrelles ………… 83

Tableau III.25 : Calcul du ferraillage des poutrelles ……………………………...………… 85

Tableau III.26 : Vérification a l’ELU ………………………………………………………… 88


Tableau .27 : Vérification a l’ELS ……………………………………….………………… 89
Tableau .28: Vérification des flèches………………………………………………….…… 90

Tableau III.29 : Ferraillage de dalle pleine ............................................................................. 93


Tableau .30 : Vérification a l’ELS ....................................................................................... 95
Tableau III.31: Ferraillage de dalle pleine ………………………………..………….……… 97
Tableau .32 : Vérification des contraintes à l’ELS …………………..…………………… 99
Tableau .33 : Tableau récapitulatif des résultats de ferraillage ……………….………… 101

Tableau III.34 : Vérification des contraintes de la dalle en travée et sur appuis dans les 2
sens …………………………………………………………………………………………...… 103
Tableau III.35 : Vérification des contraintes dans l'acier de la dalle en travée et sur
appuis dans les 2 sens …………………………………………………………………………. 103
Chapitre IV: Etude dynamique en zone sismique.
Tableau IV.1 : Coefficient d’accélération de zone ..……………………………….….… 110
Tableau IV.2 : Valeur de facteur de qualité .………………………………….………… 111

Tableau IV.3 : Valeurs du coefficient de pondération  ………………………….….... 112

Tableau IV.4 : Valeurs du coefficient d’amortissement suivant le système structurel .. 112

Tableau IV.5 : Les valeurs du coefficient CT ……………..……………………….…….. 113

Tableau IV.6 : Valeurs des périodes caractéristiques T1, T2 ........................................ 113


Tableau IV.7 : Modes propres, Périodes propres et Masses effectives …………..…… 117
Tableau IV.8 : Vérification de l'effort tranchant à la base …………………………….. 119

Tableau IV.9 : Vérification des déplacements relatifs selon X-X ……………………... 119

Tableau IV.10 : Vérification des déplacements relatifs selon Y-Y .……………………. 119

Tableau IV.11 : Vérification de l’effet P-Δ selon le sens X-X ..…………………………. 120

Tableau IV.12 : Vérification de l’effet P-Δ selon le sens Y-Y …………………………... 120
Tableau IV.13 : Vérification d’effort normal réduit des poteaux .....…………………... 121
Tableau IV.14 : Moment de renversement provoqué parles charges horizontales
sens (x) ………………….………………………………….………………………………. 122
Tableau IV.15 : Moment de renversement provoqué parles charges horizontales
sens (y) ……………………………………………………………………………….…..… 122

Chapitre V: ferraillage des éléments structuraux


Tableau V.1 : Sollicitations de la poutre principale ………………………………………. 125
Tableau V.2 : Ferraillage des poutres principales ………………………………………… 127
Tableau V.3 : Vérification des contraintes à l’ELS de poutres principales ……………... 129
Tableau V.4 : Sollicitations de la poutre secondaire …………………………………..….. 130
Tableau V.5 : Ferraillage des poutres secondaires ……………………………………...… 131
Tableau V.6 : Vérification des contraintes à l’ELS de poutres principales ………….…. 133
Tableau V.7 : Caractéristiques mécaniques des matériaux ………..…………………….. 135
Tableau V.8 : Sollicitations dans les poteaux ……………………………..……….………. 137
Tableau V.9 : Ferraillage des poteaux ………………………………………….…………. 142
Tableau V.10 : Armatures transversales adoptées pour les poteaux …………………..… 143
Tableau V.11 : Vérification des poteaux au flambement …………………………………. 144
Tableau V.12 : Vérification aux sollicitations tangentielles …………………..………...…. 144
Tableau V.13 : Caractéristique géométrique des voiles ………………………………….... 150
Tableau V.14 : Calcul des sections d'armatures verticale pour RDC, étage 1, étage 2,
étage 3 ………………………………………………………………………….…………….... 151

Tableau V.15 : Calcule des sections d'armatures verticale pour étage 4, étage 5, étage 6,
étage 7 .. …………………………………………………………………….………………… 152
Tableau V.16 : Choix des armatures verticales pou RDC, étage 1, étage 2, étage 3 ……… 153

Tableau V.17 : Choix des armatures verticales pour étage 4, étage 5, étage 6, étage 7 ….. 153

Tableau V.18 : Choix des armatures horizontal pour RDC, étage 1, étage 2, étage 3 …… 154

Tableau V.19 : Choix des armatures horizontal pour étage 4, étage 5, étage 6, étage 7 … 154
Tableau V.20 : Calcule et Vérification la contrainte de de cisaillement …………………. 155

Chapitre V : Etude de l’infrastructure


Tableau VІ.1: Section d’armateur du radier à l’ELU …….................................................. 166
Tableau VІ.2: Vérification des contraintes à l’ELS ………………………………..…...….. 166
Tableau VІ.3: Section d’armateur du radier à l’ELS ……………………………………… 167
Tableau VІ.4 : Sollicitations sur la nervure dans le sens transversal ……………………... 169
Tableau VІ.5: Sollicitations sur la nervure dans le sens longitudinal ………..…….…...… 169
Tableau VІ.6: Sollicitations max sur la nervure dans le sens transversal ……………….. 169
Tableau VІ.7: Sollicitations max sur la nervure dans le sens longitudinal ……………….. 169
Tableau VІ.8: Résultats de ferraillage des nervures ……………………………….………. 170
Tableau VІ.9: Vérification de l’effort tranchant dans les nervures ………………………. 170
Tableau VІ.10: Vérification des contraintes dans l’acier et dans le béton ……………….. 171
Tableau VІ.11: Section d’armateur de la nervure à l’ELS de sens y-y …………..…...…. 171
Tableau VІ.12 : Ferraillage de voile périphérique …………………………………………. 174
Tableau VІ.13: Vérification à l'ELS de voile périphérique …………………….…………. 175
Listes des figures
Chapitre I : généralités
Figure I.1: Situation géographique de l'ouvrage ………………………………………..…. 2
Figure I.2: Coupe en élévation ……………………………………………………………… 3
Figure I.3: Vue de façade principale ……………………………………………………….. 4
Figure I.4: Vue de façade postérieure ………………………………………………...……. 4
Figure I.5: Vue en plan de sous-sol …………………………………………………............ 5
Figure I.6: Vue en plan de terrasse ………………………………………………………… 5
Figure I.7: Vue en plan de RDC ……………………………………………………............. 6
Figure I.8: Vue en plan des autres étages ………………………………………………….. 6
Figure I.9: Essai de compression ………..………………………………….………………. 11
Figure I.10: Shéma de traction par fendage ………………………………………………. 12
Figure I.11: Shéma de traction par flexion ………………………………………………... 12
Figure I.12: Courbe de déformations instantanées (à court terme) du béton …………... 13
Figure I.13: Diagramme contrainte-déformation du béton ……………………………… 15
Figure I.14: Bloc de contrainte rectangulaire simplifié adopté par le BAEL …………… 16
Figure I.15: Diagramme de déformation du béton ………………………………………... 16
Figure I.16: Diagramme expérimentale contrainte-déformation de l'acier ……………... 19
Figure I.17: Diagramme de calcule contrainte-déformation de l'acier …………………... 20

Chapitre II : pré dimensionnement des éléments.


Figure II.1 : Coupe verticale d’un plancher à corps creux ……………………………….... 24
Figure II.2 : Schéma d’une section en T …………………………………………………….. 24
Figure II.3: Dimensions de la section en T ………………………………………………….. 25
Figure II.4: Les composants de l’escalier ………………………….……………..…………. 27
Figure II.5: Schéma d'escalier de l’étage courant ………………………………….............. 27
Figure II.6: Schéma d'escalier de RDC …………….……………….………………………. 28
Figure II.7: Schéma réel et statique de l’acrotère ………………………….………............. 29
Figure II.8: Coupe de voile en élévation ………………………………………….…………. 32
Figure II.9 : Coupes de voiles en plan …………………………………………….…………. 32
Figure II.10: Plancher terrasse inaccessible ………………………………………............... 32
Figure II.11: Détail des constituants du plancher étage courant en corps creu ………….. 33
Figure II.12: Détail des constituants du plancher en dalle pleine …..................................... 34
Figure II.13: Constituants d'un mur extérieur ………………………………………….….. 35
Figure II.14: Constituante d'un mur intérieur ………………………………………...…… 36
Figure II.15: La surface afférente du poteau la plus sollicité ………………………….….. 39

Chapitre III : calcul des éléments secondaires.


Figure III.1: Modèle de calcul de l’acrotère ………………………………………….….. 44
Figure III.2 : Coupe transversale de l’acrotère ………………………………….…….… 44
Figure III.3: Section de l’acrotère à ferrailler …………………………………………... 46
Figure III.4: Schéma de ferraillage de l’acrotère ………………………………...……... 49
Figure III.5: Diagramme des moments et des efforts tranchants en E.L.U ……….…… 53

Figure III.6: Diagramme des moments en E.L.S ……………………………………...…. 53

Figure III.7: Section d’escalier à ferrailler …………………………………………...….. 54


Figure III.8: Diagramme des moments et des efforts tranchants en E.L.U…………..… 60
Figure III.9: Diagramme des moments en E.L.S ……………………………………….... 60
Figure III.10: Section d’escalier à ferrailler ……………………………………..………. 61
Figure III.11: Schéma statique de la poutre palière ……………………………….......... 63
Figure III.12: Schéma de ferraillage d’escalier type 1 …………………………..……… 66
Figure III.13: Schéma de ferraillage de poutre palière …………………………..……... 66
Figure III.14: Schéma de ferraillage d’escalier type 2 …………………………….......... 67
Figure .15: Schéma d’une poutrelle …………………………………………………… 67
Figure .16 : Moments sur une poutre à deux travées ………………………………… 69
Figure .17 : Moments sur une poutre à plus de deux travées ……………………….. 69

Figure .18 : Diagramme des efforts tranchants d’une poutre à 2 travées ………….. 70
Figure .19: Diagramme des efforts tranchants d’une poutre plusieurs travée .......... 70
Figure .20: Paramètres utilisées dans la méthode de Caquot .…………………......... 71
Figure III.21: Evaluation des moments et efforts tranchants type 01 ………….……… 74
Figure .22: Evaluation des moments et efforts tranchants type 02 …………….......... 76
Figure III.23: Evaluation des moments et efforts tranchants type 03 …………..……… 79
Figure III.24:Evaluation des moments et efforts tranchants type 01 …………………... 80
Figure III.25:Evaluation des moments et efforts tranchants type 02 …………..………. 82
Figure III.26: Evaluation des moments et efforts tranchants type 03 ………………….. 83
Figure III.27 : Les schémas de ferraillages des poutrelles ………..……………….......... 90
Figure .28: Schéma de ferraillage de la dalle de compression ………………..…..….. 91
Figure .29: Disposition constructive des armatures de balcon ……………….……… 99
Figure .30: Ferraillage de la dalle machine …………………………………………… 105

Chapitre IV: Etude dynamique en zone sismique.


Figure V.1: Modélisation 3D de la structure …………………………………...…………. 109
Figure V.2: Diagramme de spectre de réponse …………………………………………… 116
Figure V.3: Plans de disposition des voiles …....................................................................... 116
Figure V.4: Mode 1 de déformation (translation suivant l’axe Y-Y) ……………………. 117
Figure V.5: Mode 2 de déformation (translation suivant l’axe X-X) ……………………. 118
Figure V.6: Mode 3 de déformation (rotation suivant Z-Z) ………………………………
118

Chapitre V: ferraillage des éléments structuraux


Figure V.1: Schéma de ferraillage des poutres principales ……………………………….. 130

Figure V.2: Schéma de ferraillage des poutres secondaires ………………………………. 134


Figure V.3: Zone nodale …………………………………………………………………….. 136
Figure V.4: Section du poteau à ferrailler …………………………………………………. 138
Figure V.5: Schéma de ferraillage des poteaux (35*35) …………………………………… 145
Figure V.6: Schéma de ferraillage des poteaux (35*45) …………………………………… 146
Figure V.7: Section entièrement comprimée ……………………………………………………… 147
Figure V.8: Section entièrement tendu ……………………………………………………... 147
Figure V.9: Section partiellement comprimé ……………………………………………… 148
Figure V.10: Schéma de ferraillage des voiles …………………………………………….. 155

Chapitre V : Etude de l’infrastructure

Figure VI.1: Semelle isolé ………………………………………………………………………... 158


Figure VI.2: Semelle filante ……………………………………………………………............... 158
Figure VI.3: Schéma du radier ………………………………………………………………….. 160
Figure VI.4:Coffrage du radier …………………………………………………………………. 161
Figure VI.5: Schéma de Ferraillage du radier …………………………………………………. 167
Figure VI.6: Chargement de la nervure intermédiaire dans le sens X-X …………………….. 168
Figure VI.7: Chargement de la nervure intermédiaire dans le sens Y-Y …………………….. 168
Figure VI.8 : Ferraillages des nervures ………………………………………………………… 172
Figure VI.9: Schéma statique d'un voile périphérique ………………………………............... 173
Figure VI.10: Schéma de ferraillage du voile périphérique …………………………............... 176
Symboles et Notations

Majuscules romaines
A : Section d'acier tendu.
A' : Section d'acier comprimé.
A max, Amin: Section d'acier maximale et minimale.
𝐴𝑡 : Section d'acier transversale.
B : Aire du béton.
𝐵𝑟 : Section réduite du béton d'un poteau.
𝐵𝑡 : Section de la partie tendue.
𝐿𝑡 : Largeur de la section tendue.
E.L.S : Etat Limite de Service.
E.L.U : Etat Limite Ultime.
S.P.C : Section partiellement comprimée.
S.E.C : Section entièrement comprimée.
S.E.T: Section entièrement tendue.
𝐸𝑣𝑗 : Module de déformation longitudinale différée du béton.
𝐸𝑖𝑗: Module de déformation longitudinale instantanée du béton.
G : Module d'élasticité transversale.
Es : Module de déformation longitudinale de l'acier.
I : Moment d'inertie.
𝐼𝑒 : Moment d'inertie équivalent.
M : Moment fléchissant.
𝑀0 : Moment isostatique.
𝑀𝑡 : Moment fléchissant en travée d'une poutre.
𝑀𝑎 : Moment fléchissant en appui d'une poutre.
𝑀𝑢 : Moment fléchissant à l'E.L.U.
𝑀𝑠𝑒𝑟: Moment fléchissant à l'E.L.S.
N : Effort normal.
𝑁𝑠𝑒𝑟 : Effort normal à l'E.L.S.
Nu : Effort normal ultime.
Tu : Effort tranchant ultime.
Tw : Effort tranchant à gauche.
Te : Effort tranchant à droite.
𝑇𝑠𝑒𝑟 : Effort tranchant à l'E.L.S.
F : Effort de traction.
G : Charge permanente.
Q : Charge d'exploitation.
E : Charge sismique.
R : Coefficient de comportement globale.
T1, T2 : période caractéristique, associé à la catégorie du site.
HN : Hauteur mesurée en mètre à partir de la base de la structure jusqu'au dernier niveau.
Minuscules romaines
h: Hauteur de la section du béton.
b : Largeur de la section du béton.
𝑏0 : Largeur de la nervure du béton (section en Té).
𝑐1, 𝑐2, c, c' : Enrobage supérieur et inférieur.
d : Hauteur utile d'une section.
ep : épaisseur.
a : épaisseur du voile.
Fbu : Contrainte de compression du béton à l'E.L.U.R.
𝑓𝑐𝑗 : Résistance caractéristique du béton à la compression à « j » jours.
𝑓𝑐28: Résistance caractéristique du béton à la compression à « 28 » jours.
𝑓𝑒 : Limite d'élasticité de l'acier.
𝑓𝑡𝑗 : Résistance conventionnelle de la traction du béton à « j » jours.
𝑓𝑡28 : Résistance conventionnelle de la traction de béton à «28 » jours.
i : Rayon de giration.
𝑙𝑓 : Longueur de flambement.
St : Espacement d'armature transversale.
𝑆𝑟𝑒𝑝 : Espacement de répartition.
Majuscules grecques
Σ : sommation.
Ф: Diamètre nominal d'une barre d'aciers.
W : poids.
α : Coefficient fonction de l’élancement du poteau.
γ : Coefficient de sécurité.
ε: Déformation relative.
η : Coefficient de fissuration.
λ : Élancement mécanique.
μ : Coefficient de frottement.
ν : Coefficient de POISSON.
σ : Contrainte normale.
τ : Contrainte tangentielle.
Autres notations
C.V : Condition vérifiée.
C.N.V : Condition non vérifiée.
RDC : rez-de-chaussée.
Résumé
Ce projet présent une étude détaillée d’un bâtiment à usage multiple, est constitué
de rez de chaussée plus sept étages.

La structure est implanté dans la wilaya de MILA, classée comme une zone de
moyenne sismicité (zone IIa) selon le Règlement Parasismique Algérien99 version
2003.

Le but de l’étude est d’atteindre la stabilité et la durabilité de la structure, passé


par plusieurs étapes : commencez par le calcul de pré dimensionnement et descente
de charge jusqu’ aux les fondations.

Nous utilisons le logiciel de robot Autodesk 2014 pour connaitre les


sollicitations, le reste de calcul a été effectuée manuellement, selon les
réglementations :

DTR C2.2, BAEL91 et le RPA99v2003.

‫ملخص‬
‫ يحأنف ين طابق أرضي سائد سبغ طىابق‬,‫يؼزض هذا انًشزوع دراسة جفصيهية نًبنً يحؼدد االسحؼًاالت‬
.‫ػهىية‬

‫يقغ انًبنً في والية ييهة و هي ينطقة جصنف ضًن انًناطق انًحىسطة سنشانيا وفقا نقىانين انشالسل‬
. ‫ انجشائزية‬RPA 2003

‫ انطالقا ين‬:‫ و جًث هذه اندراسة ػبز يزاحم‬,ً‫انهدف ين هذه اندراسة هى جحقيق االسحقزار و انديًىية نهًبن‬
.‫حساب األبؼاد األونية و انحىسيغ انكحهي إنً حساب األساسات‬

‫ أيا باقي انحساب فقد جى‬,...‫ نًؼزفة انؼشو و قىي انقص‬RobotAutodesk 2014 ‫اػحًدنا ػهً بزنايج‬
:‫يدويا وفق انًؼاييز و األنظًة‬

DTR C2.2, BAEL91 ‫ و‬le RPA99v2003


Abstract
This project presents a detailed study of a residential building, consists of ground
floor plus seven floors.

The structure is located in the willaya of MILA, classified as a zone of moderate


seismicity (zone IIa) according to the Algerian Parasismic codes 99 version 2003.

The aim of the study is to reach the stability and sustainability of the structure,
going through several stages: start with the calculation of pre-dimensioning and
lowering of the load up to the foundations.

We used the Robot Autodesk 2014 software to know the solicitations; the rest of
computation was carried out manually, according to the codes :

DTR C2.2, BAEL91 and the RPA99v2003.


INTRODUCTION Générale

Introduction Générale
Tout comme d’autres catastrophes naturelles, les séismes sont des phénomènes
Complexes et fortement endommageant, ils ont des manifestations spectaculaires
etdévastatrices. Le phénomène sismique est toujours le souci de l’ingénieur en génie civil
car il est difficile d’apprécier le risque sismique tant la prévision est incertaine et leur
apparition aléatoire. On ne connaît les phénomènes sismiques que de manièreimparfaite et
seuls des séismes majeurs incitent la population à une prise de conscience générale.
A cet effet l’ingénieur en génie civil est censé concevoir des édifices de manière à faire
face à ce phénomène (construction parasismique), il doit en outre tenir compte de différents
facteurs tels que l’économie, l’esthétique, la résistance et surtout la sécurité.
Dans l’analyse et le dimensionnement des structures, l’ingénieur doit appliquerle
règlement afin d’assurer le bon fonctionnement de l’ouvrage, son choix du systèmede
contreventement dépend de certaines considérations à savoir la catégorie du site, lahauteur
et l’usage de la construction ainsi que les contraintes architecturales. Le projet qui nous a été
confié dans le cadre de la préparation de notre projet de fin d’étude porte sur l’étude d’un
bâtiment (R+7+sous sol) à usage multiple. Il est contreventé par un système mixte (voiles-
portiques) étant donné qu’il est situé en zone IIa.
Les calculs ont été menés en respectant les différents codes de calcul et de conception
des structures du génie civil, notamment CBA93, BAEL91, RPA99.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 1


Chapitre I Présentation du projet

I.1 Introduction
L'ingénieur civil doit être conscient de ce qui est nécessaire pour étudier un bâtiment en béton
armé, en plus de certaines exigences de base pour obtenir une structure sécuritaire, durable et
économique.
Nous consacrons donc ce chapitre à quelques rappels et descriptions de ce projet à étudier.
Tous les calculs sont effectués conformément aux règlements en vigueur, à savoir :
➢ BAEL 91 modifiée en 99 et CBA93.
➢ RPA99 version 2003.
I.2 Présentation de l’ouvrage
Le projet consiste à l’étude et le calcul des éléments résistance d’un bâtiment (r + 7 + sous-sol)
a usage multiple constitué de:
• Un rez-de-chaussée(RDC) à usage commercial.
• du 1er au 7éme étage à usage d’habitation (chaque étage contient 4 logements de type F3).
• un sous-sol à usage parking.
• une terrasse inaccessible.
I.3 Données géotechniques du site
Cet ouvrage, est implanté à willaya de Mila classé selon le RPA 99 version 2003 comme zone
de moyenne sismicité (Zone IIa). Sa hauteur totale est inférieur à 48 mètres ce qui nous conduit
à le classer d’après le règlement parasismique algérien RPA 99/version 2003 « article 3.2 » dans
le groupe d’usage 2.

Figure I.1: Situation géographique de l'ouvrage.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 2


Chapitre I Présentation du projet

Le site est considéré comme un sol ferme (S2), avec les caractéristiques suivantes :
- La contrainte du sol est𝜎 sol = 1.5 bar
- L’ancrage minimal des fondations D= 1.5 m
- Le poids spécifique de terre γ = 1.8t / m3
I.4 Caractéristique géométrique du bâtiment
➢ Dimension en élévation
- La hauteur totale du bâtiment par rapport au niveau 0.00 (sans acrotère) ➔28.56 m
- La hauteur de sous-sol ➔3.57 m
- La hauteur de RDC ➔3.57 m
- La hauteur de chaque étage ➔3.06 m
➢ Dimension en plan
- La longueur en plan ➔25 m
- La largeur en plan ➔19.5 m

Figure I.2: Coupe en élévation.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 3


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.3: Vue de façade principale.

Figure I.4: Vue de façade postérieure.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 4


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.5: Vue en plan de sous-sol.

Figure I.6: Vue en plan de Terrasse.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 5


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.7: Vue en plan de RDC.

Figure I.8: Vue en plan des autres étages.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 6


Chapitre I Présentation du projet

I.5 Les éléments de l’ouvrage


▪ Les planchers
La plancher est une surface horizontale séparant deux niveaux successifs dans une construction ,
qui ont deux fonctions principales qui sont la séparation des différents niveaux et de reprendre les
différentes charges et surcharges, il a d’autres fonctions très importantes relatives au confort
thermique et acoustique, à la sécurité protection incendie et à l’esthétique, sans oublier le rôle
technique de support de canalisations et réseaux divers, dans notre projet on a opté pour (02) deux
types de plancher :
➢ Plancher en corps creux (hourdis + table de compression reposant sur des poutrelles) pour
les différents étages (RDC +7 étages).
➢ Plancher dalle pleine pour le sous- sol.
▪ La maçonnerie
La maçonnerie est l'art de la construction de bâtiments en assemblant des matières premières, et
cela se fait en utilisant la brique creuse.
Dans ce cas, nous utilisons :
➢ Les murs extérieurs seront en double cloison :
- Brique creuse de 15 cm d’épaisseur.
- L’âme d’air de 5 cm d’épaisseur.
- Brique creuse de 10 cm d’épaisseur.
➢ Les murs de séparations intérieurs : seront réalisés en brique creuse de 10 cm.
▪ Terrasse
La terrasse est inaccessible sauf pour entretien avec un acrotère périphérique en béton armé de
60 cm de hauteur.
▪ Escaliers
La structure contient un escalier, et se compose:
- trois volées et deux paliers de repos pour le sous-sol et RDC.
- deux volées et un palier de repos pour le 1er étage au 7 ème étage.
▪ Revêtement
Un revêtement a pour but d'améliorer les propriétés de surface d'un objet. Par exemple, les
revêtements peuvent servir pour préserver ou accroître l'apparence, l'adhésion, la résistance à la
corrosion, la mouillabilité ou ajuster les propriétés de surface de l'objet considéré face aux
contraintes mécaniques et aux différents éléments de l'environnement extérieur.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 7


Chapitre I Présentation du projet

Ils seront réalisés :


- En carrelage pour les planchers et les escaliers et la céramique pour les salles d’eau.
- Mortier de ciment pour les murs de façade.
- En plâtre pour les cloisons intérieures et les plafonds.
• Pour la terrasse:
- Protection gravillon.
- Etanchéité multicouche.
- Forme de pente.
- Polystyrène.
- Enduit en plâtre.
▪ L’acrotère
L’acrotère est un relief constitué par un mur et situé en bordure de la toiture, dans le
prolongement de ses murs de façade.
Généralement en béton armé, ce petite mur et de 60 ou 50 cm de hauteur et 10 cm d’épaisseur,
permet de coller une étanchéité à chaud côté extérieur et possède des passager pour l’évacuation des
eaux de pluie.
▪ Ascenseur
C’est un appareil automatique élévateur installé, comportant une cabine dont les dimensions et
la constitution permettant l’accès des personnes et de matériels aux différents niveaux du bâtiment.
▪ Ossature
Quand on parle d’ossature, on parle de la stabilité de toute la structure, pour cela il faut que
celle-ci soit bien capable de reprendre toutes les sollicitations auxquelles elle sera soumise.
Pour assurer cette fonction il faut opter pour avoir un comportement harmonique entre tous les
éléments qui constituent cette ossature. Dans notre cas on a 3 éléments principaux :
• Les poteaux qui sont destiné à porter les charges verticales de l’ouvrage et les transmettre
aux fondations qui a leur tour les transmettront au sol.
• Les poutres qui sont destinée à transmettre les charges de chaque niveau au poteau
adjacent.
• Les voiles qui sont destinés à reprendre les sollicitations horizontales telles que le séisme et
le vent.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 8


Chapitre I Présentation du projet

▪ Balcons
Par définition le balcon est une saillie pratiquée sur la façade d’un bâtiment et entourée D’une
balustrade. Dans notre cas on aura des balcons forme géométrique simple et le type de balcon sera
en dalle pleine.
▪ Contreventement
L’ouvrage question de l’étude rentre dans le cadre de l’application du RPA99 version 2003,
d’après les conditions de l’article (4-b) pour les structures en béton armé.
Donc on adopte Système de contreventement de structures en portiques, par des voiles en béton
armé.
▪ Les façades
Les façades sont réalisées en double cloison par des éléments de briques comportant des
ouvertures pour fenêtres à certains endroits.
I.6 Caractéristiques des matériaux
Le calcul des ouvrages en béton armé est effectué à partir d’hypothèses des études qui tiennent
compte en particulier des caractéristiques : physiques, chimiques et mécaniques des matériaux
(béton, acier).
Les caractéristiques des matériaux concernent :
➢ les résistances caractéristiques à la compression et à la traction.
➢ Les déformations (allongement et raccourcissement).
➢ Les diagrammes déformations.
I.6.1 Caractéristiques mécaniques du béton
a) Définition de béton
Le béton est un matériau hétérogène, constitué par un mélange de proportion convenables des
granulats (sable, graviers), de ciment, avec l'eau et l'adjuvant si c'est nécessaire.
Le mariage du béton et de l’acier la majorité du béton produit est employé en association avec
des armatures en acier. Est appelé béton armé.
Le rôle fondamental du béton dans une structure est de reprendre les efforts de compression.
Les Quantités courantes du béton par m3 sont :
 Ciment…………….dosé à 350kg/m3
 Sable……………… 0 <D<5mm→400 L
 gravier……………...10mm<D<30mm →800 L
 Eau…………………180 L

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 9


Chapitre I Présentation du projet

a.1 Classifications du béton


La classification du béton est fondée sur plusieurs paramètres, dont les plus importants sont : la
masse volumique, la consistance, la résistance à la compression.
✓ classification selon la masse volumique (𝛒) : on distingue les classes suivantes:
Tableau I.1: Classification selon la masse volumiqueρ
Classes de béton Masse volumique 𝛒 en kg /m3
Béton très lourd ρ ≥ 2500
Béton lourd 1800≤ ρ< 2500
Béton léger 500≤ ρ< 1800
Béton très léger ρ < 500

✓ classification selon la consistance : on distingue les classes suivantes :


Tableau I.2: Les classes de consistance du béton selon cône d’Abram.
Affaissement au cône d’Abram
Classes de consistance Désignations
(cm)
Ferme F 0à4
Plastique P 5à9
Très plastique TP 10 à 15
Fluide FL > 16

✓ Classification selon la résistance à la compression: on distingue pour les ouvrages courants :


Les classes de béton suivantes : B200, B250, B300, B350, B400, etc.… on entend par B250, par
exemple un béton de résistance à la compression égale à 250 bars.
b) Résistance à la compression "CBA.93 (A.2.1, 11)"
Le béton est définit par sa contrainte déterminée à 28 jours d’âges noté fc28.
Pour un dosage courant de 350 Kg/m3de ciment CPA325, la caractéristique en compression à 28
jours est estimée à 25 MPa (fc28= 25 MPA).
➢ Essai de compression
La résistance caractéristique à la compression du béton est déterminée à partir d’essais sur des
éprouvettes normalisées de 16 cm de diamètre et de 32cm de hauteur.
4𝐹
L'essai est effectué sur des cylindres en béton comme suit :𝛿 = 𝜋∅2

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 10


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.9: Essai de compression.


➢ Evolution de la résistance à la compression avec l’âge du béton
La résistance à la compression varie dans le temps selon la loi suivante :
❖ Si j ≤ 28 jours :
 j
f cj = 4,76 + 0,83j f c28 ; pour : f c28  40MPa.


f = j
f c28 ; pour : f c28  40MPa


cj
1,4 + 0,95j
❖ Si j > 28 jours :
fcj = 1.1 fc28.
𝒇𝒄𝒋 : La résistance à la compression à jour.
𝒇𝐜𝟐𝟖 : La résistance à la compression à 28jour ; On appelle aussi la résistance caractéristique du
béton.
C) Résistance à la traction "CBA93 (Article A.1.2, 12)"
La résistance caractéristique du béton à la traction à j jours, notée (ftj), est définie
conventionnellement par les relations :
❖ ftj = 0,6 + 0,06fcj si fc28≤ 60Mpa
❖ ftj = 0,275(ftj ) 2/3 si fc28> 60Mpa
𝐟𝐭𝐣 et𝐟𝐜𝐣 sont exprimés en MPa (N/mm2)
Pour notre cas fc28= 25MPa donc ft28= 2.1MPa

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 11


Chapitre I Présentation du projet

➢ Traction par fendage

Figure I.10: Shéma de Traction par fendage.


➢ Traction par flexion

Figure I.11: Shéma de Traction par flexion.


a : une valeur donnée.
Fr: force de rupture.
I.6.1.1 Déformation du béton
1) Module Déformations longitudinales du béton
a) Déformation instantanées (A court terme) " BAEL 91 (art A.2.1, 21)"
D’après le BAEL91 (Article.2.1.21), sous les contraintes normales d’une durée
d’application inférieure à 24 heures , on admet par défaut de mesures qu’a l’âge de′′ j ′′ jours , le
module de déformation longitudinale de béton est égale à:
3
𝐸𝑖𝑗 =11000√𝑓𝑐𝑗

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 12


Chapitre I Présentation du projet

Donc dans notre cas fc28= 25MPa, on aura : 𝐸𝑖28 =11000∛25=32164.2 MPa.

Figure I.12: Courbe de déformations instantanées (à court terme) du béton.


b) Déformations différées (A long terme) "BAEL 91(art A.2.1 ,22)"
Pour des chargements de longue durée, les déformations différées du béton comprend le retrait
et le fluage. Dans ce cas, le module de déformation longitudinal différé du béton, noté 𝐸𝑣𝑗 est donné
par la formule suivante :
𝐸𝑣𝑗 =3700 3√𝑓𝑐𝑗

Donc dans notre cas fc28=25MPaon aura : 𝐸𝑣28 =3700∛25 =10818.9 MPa
2) Module de déformation transversale du béton
Il est donné par la formule suivante :
𝐸𝑖𝑗
G=
2(1+υ)

Avec :
E : module de Young
𝜈 : Coefficient de poisson
3) Coefficient de dilatation thermique
𝛼 = 10-5.1/i (béton armé). Ce coefficient peut varier de 0,8 à 1,2.10-5 selon la composition du
béton et la nature du granulat.
4) Coefficient de Poisson " BAEL 91(art A.2.1 ,3)"
C’est le rapport entre la déformation transversale et le raccourcissement unitaire de
déformation longitudinale.
𝑑é𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙𝑒
𝑣=
𝑑é𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑖𝑡𝑢𝑑𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒
d / d 0 
 = = t
L / L0 L

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 13


Chapitre I Présentation du projet

Avec :
𝝃𝒕 : Déformation limite transversale.
𝝃𝒍 : Déformation limite longitudinale.
→ v =0 : Pour le calcul des sollicitations à l'ELU (béton fissuré).
→ v =0,2 : Pour le calcul des déformations à l'ELS (béton non fissuré)
I.6.1.2 Etat limite
C’est un état dans lequel se trouve une structure ou un élément de structure et tel que, s’il est
dépassé dans le sens défavorable, cette structure ou cet élément ne répond plus aux
fonctions pour lesquelles il est conçu.
➢ Contraintes limites
Selon le BAEL on distingue deux états limites :
- Etat limite ultime E.L.U
- Etat limite de service E.L.S
Les sollicitations de calcul ne doivent pas dépasser dans le sens défavorable les
sollicitations limites ultimes:
➢ Etat limite ultime ELU
Il correspond à ce que l’on entend généralement par la limite de résistance mécanique au-delà
de laquelle il y a ruine l’ouvrage. Il y a trois états limites:
- Etat limite ultime de l’équilibre statique.
- Etat limite ultime de résistance.
- Etat limite ultime de stabilité de forme.
1) Contraintes à l’état limite ultime "BAEL91 (Article A.4.3.4)"
0,85
𝜎𝑏𝑐 = fc28(MPa)
𝜃×𝛾𝑏

Avec :
0.85 = coefficient réducteur
𝝈𝒃𝒄 : Est un coefficient de sécurité, propre au béton, qui tient compte d’éventuels défauts localisés
aussi que la réduction possible de la résistance du matériau mise en œuvre par rapport à sa
résistance caractéristique définie a priori.
𝜸𝒃 : Coefficient de sécurité pour le béton tel que :
• 𝜸𝒃 = 1.15 → situation accidentelle.
• 𝜸𝒃 = 1.5 → situation courante (durable).
θ : est un coefficient fixé en fonction de la durée d’application de l’action considérée.
➢ 𝜃=1 → pour une durée probable d’application de la combinaison d’action supérieure à 24h.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 14


Chapitre I Présentation du projet

✓ 𝜃=0.9 → pour une durée probable d’application comprise entre 1h et 24h.


✓ 𝜃=0.85 → pour une durée probable d’application inférieure à1h.
Pour le cas de notre étude, on va considérer des durées d’application des actions qui dépassent
les 24 heures, ce qui conduit à :
0,85×25
𝜎𝑏𝑐 = = 14,666 MPa ≅ 14,2 MPa
1×1,5

➢ Contraintes limites de cisaillement


Elle dépend du type de fissuration :
➢ Dans le cas d’une fissuration peu nuisible :
 f 
τ u = min 0.2. c28 ;5MPa   τ u = 3.33MPa
 γb 
➢ Dans le cas d’une fissuration préjudiciable et très préjudiciable :
 f 
τ u = min 0.15. c28 ;4MPa   τ u = 2.5MPa
 γb 
➢ Dans le cas des armatures inclinées

Figure I.13: Diagramme contrainte-déformation du béton.


Lorsque la section considérée n’est pas entièrement comprimé, le calcul à l’état limite ultime
peut être effectué en substituant le diagramme parabole-rectangle par le diagramme rectangulaire
simplifié, défini par la figure suivante :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 15


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.14: Bloc de contrainte rectangulaire simplifié adopté par le BAEL.


E.L.S : Module de déformation du béton à ELS.

Figure I.15: Diagramme de déformation du béton.


𝐸𝑏 : Module de déformation du béton.
𝐸𝑠 : Module de déformation de l’acier
𝐸
Le rapport 𝐸𝑠 est appeler coefficient d’équivalence : n =15
𝑏

I.6.2 Caractéristiques mécaniques de l’acier


1) Définition de L’acier
Le matériau acier un alliage de deux composant (fer + carbone) en faible pourcentage, l’acier
est un matériau caractérisé par une bonne résistance à la traction et faible résistance à la
compression. Et par leur limite élastique et leur module d’élasticité .son rôle est de absorbé les
efforts de traction, de cisaillement et de torsion. On distingue deux types d’aciers :
- Aciers doux ou mi-durs pour 0.15 à 0.25 ٪ de carbone.
- Aciers durs pour 0.25 à 0.40 ٪ de carbone.
Les aciers utilisés pour constituer les pièces en béton armé sont :
- Rondes lisses (RL)
- Barres à haute adhérence (HA)

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 16


Chapitre I Présentation du projet

- Treillis soudés (TS)


Tableau I.3 : Différents types d’aciers.

TYPE NUANCE 𝑓𝑒 (Mpa) EMPLOI

RONDS
FeE 22 215 Cadre et étriers des poutres et des poteaux, annaux de
LISSES levage des pièces préfabriqué
FeE 24 235

ACIER HA FeE 40 400 Emploi très fréquent


TYPE 1 FeE 50 500 Emploi moins fréquent
Tous travaux
en béton armé

ACIER HA FeE 40 400 Emploi fréquent


TYPE 2 FeE 50 500 Emploi moins fréquent

ACIER HA FeTE 400 400


TYPE 3 FeTE 500 500
Emploi sous forme de barres droites ou de treillis en
armature préfabriqué
TREILLIS
SOUDES
TLE 520
(RONDS LISSES 520
θ≤6
TYPE 4)

2) Les contraintes limites de calcul aux limites


a) Etat limite ultime (ELU)
fe
Si  s = → σs =Es .εs
 s  ES
fe
Si   S  10‰ → σs = fe/γs
 s  ES

𝐟𝐞 : Limite d’élasticité de l’acier.

𝛄𝐬 : Coefficient de sécurité de l’acier dépendant de la nature des actions.

𝛆 𝐬 : Allongement relatif.

Es : module d’élasticité longitudinale « ES =200000MPa ».


Tel que Le coefficientγs :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 17


Chapitre I Présentation du projet

➢ 1.15 : en situation durable et transitoire.


➢ 1 : en situation accidentelle.
Contraintes de traction
𝜀𝑠 = 10‰ donc : 𝜎𝑠 = fe/γs
Pour 𝒇𝒆 = 400MPa :
➢ 𝜎𝑠 = 348MPa en situation durable.
➢ 𝜎𝑠 = 400 MPa en situation accidentelle.
b) Etat limite service (ELS)
Selon le BAEL91 (Article 4.5.32), la limitation des ouvertures des fissures en limitant les
contraintes dans les armatures est nécessaire. Donc la valeur de (𝜎𝑠 ) est donnée en fonction de type
de la fissuration dans différents cas :
➢ Fissuration peu nuisible (Art A-4.5.32 BAEL91) [3]
Aucune vérification à faire.
𝜎𝑠𝑡̅̅̅̅̅̅̅̅ = 𝑓
𝑒

➢ Fissuration préjudiciable (Art A-4.5.33 BAEL91)


2
σs = min ( 𝑓𝑒 ; 110√𝜂 × 𝑓𝑡𝑗 )
3
➢ Fissuration très préjudiciable (Art A-4.5.34 BAEL91)
1
σs = min( 2 𝑓𝑒 ; 90√𝜂 × 𝑓𝑡𝑗 )

Avec 𝜂: coefficient de fissuration


𝜂= 1 → Pour les ronds lisses
1.6 → Pour les HA de 𝜙 ≥ 6 𝑚𝑚
3) Diagramme contraintes-déformations "CBA93et le BAEL91"
a) Diagramme expérimental
Ce diagramme est fondé sur les résultats des essais de traction sur des éprouvettes en
acier, il est présenté comme suit:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 18


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.16: Diagramme expérimental contrainte déformation de l’acier.


Avec:
OA : la zone élastique.
AA’ : la zone plastique.
A’B : la zone d’auto durcissement.
BC : la zone de striction.
C: le point de rupture.
b) Diagramme de calcul
Le diagramme de calcul contraintes (σs )-déformations (εs ) à considéré dans le calcul à l’état
limite ultime est conventionnellement définie par la figure ci-dessous. Ce diagramme se compose :
- De la loi de « Hook » de pente Es= 200000MPa « module d’élasticité longitudinale ».
𝑓𝑒
- D’un palier horizontal d’ordonnée : 𝛾𝑠

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 19


Chapitre I Présentation du projet

Figure I.17: Diagramme de calcul contrainte déformation de l’acier.


I.7 Les actions et sollicitations
I.7.1 Les actions
Définitions : Ce sont l’ensemble des forces et couples dus aux charges appliquées (permanentes,
climatique, d’exploitations) à la structure ainsi que les conséquences des modifications statiques
ou d’états (retrait, les variations de température, tassements d’appuis) qui entraînent des
déformations de la structure.
On notera:
• G: Charge permanente (poids propre de la structure + les équipements fixes).
• Q: Charge variable (charges d’exploitations+ charges climatiques).
• E: Charges sismiques.
On distingue trois types d’actions :
• Les actions permanentes (G)
Ce sont des actions dont les variations de l’intensité sont rares ou négligeables par rapport à
la valeur moyenne, elles comportent :
- Poids propres des éléments de construction.
- Le poids de revêtement et cloisons.
- Le poids et les poussées des terres des solides ou des liquides.
- Les déformations imposées à la structure.
• Les actions variables (Q)
Ce sont des actions de courte durée d’application dont l’intensité varie fréquemment dans
le temps, elles comportent en particulier :
- Surcharge d’exploitation.
- Charges appliquées au cours d’exécution (équipement de chantier).
- Charges climatiques (neige, vent).
- Actions de températures, du retrait...etc.
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 20
Chapitre I Présentation du projet

• Les actions accidentelles (FA)


Ce sont des actions dues à des phénomènes qui se produisent rarement et avec une
faible durée d’application citant :
- Séisme.
- Chocs de véhicules routiers.
- Explosion.
❖ Différentes combinaisons d’action données par le RPA
Pour la détermination des sollicitations de calcul dans les éléments, on utilise les combinaisons
suivantes :
➢ Situation durable
• ELU: Nu= 1.35G+1.5Q
• ELS : Nu =G+Q
➢ Situation accidentelle :
• G+Q±E.
• 0.8G±E
I.7.2 Sollicitations
Les sollicitations sont des efforts provoqués en chaque point et sur chaque section de la
structure par les actions qui s’exercent sur elle, elles sont exprimées sous forme des forces,
des efforts (normaux ou tranchants), de moments (de flexion, de torsion).
I.8 Règlements et normes utilisés
Notre étude se fera en respectant les règlements et les normes en vigueur à savoir :
➢ DTR BC 2.48 : Règles Parasismiques Algériennes RPA99/Version 2003.
➢ DTR BC 2.41 : Règle de Conception et de Calcul des Structures en béton armé.
➢ CBA93.
➢ DTR B.C.2.2 : Charges permanentes et charge d’exploitation.
➢ DTR BC 2.331 : Règles de calcul des fondations superficielles.
➢ Béton aux états limites BAEL 91/Version99.
I.9 Conclusion
Dans notre projet en utilise le béton armé comme un matériau de construction, Cette brève
présentation sur les matériaux (béton, acier) permettez-nous de voir que introduire des armatures au
béton amélioré les caractéristique mécaniques de composite telle que la résistance à la compression
et à la traction, la résistance au cisaillement celle-ci rende ce matériau convenable pour la
construction.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 21


Chapitre I Présentation du projet

Béton : Ciment dosé à 350 kg / m3


Fc28 = 25 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑏𝑐 = 14.2 𝑀𝑃𝑎 ; Ft28 = 2.1 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐸𝑖 = 32164.2 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐸𝑣 = 10818.87 𝑀𝑃𝑎 ;
b = 1.5.
Acier : Des barres (HA) : Fe E400
𝐹𝑠𝑢 = 348 𝑀𝑃𝑎; s = 1.15; η = 1.6; Es = 2.105𝑀𝑃𝑎.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 22


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

II.1 Introduction
La construction est un ensemble des éléments qui sont classés en deux catégories : Les éléments
structuraux et non-structuraux.
Le pré dimensionnement a pour but “le pré calcul" et la vérification des dimensions des
différents éléments données dans le plan d’architecture. Pour cela, nos calculs seront basés sur les
règles suivant:
- RPA99 V 2003.
- BAEL 91 modifie 99.
- CBA 93.
- D.T.R.B.C.2.2, charges permanentes et charges d’exploitations.
Pour arriver à déterminer une épaisseur économique afin d’éviter un plus d’acier et du béton.
Les résultats obtenus ne sont pas définitifs, ils peuvent être augmentés après vérifications dans la
phase du dimensionnement.
II.2 Pré dimensionnement des éléments non structuraux
II.2.1 Les planchers
Pour notre bâtiment on a utilisés deux types de planchers :
➢ Plancher à corps creux.
➢ Plancher à dalle pleine.
II.2.1.1 Planchers à corps creux
Ce types de plancher se trouve au niveau de tous les étages, il est constitué de :
- Poutrelles : éléments résistants du plancher coulées sur place.
- une dalle de compression : c’est une dalle en béton armé, sa hauteur varie de 4 à 6 cm.
- Treillis soudés.
- d’hourdis.
L’épaisseur des planchers est choisie d’une manière à satisfaire des conditions d’utilisation plus
que les conditions de résistance. Pour trouver cette épaisseur on vérifiera les conditions ci-après :
➢ Condition acoustique
Pour assurer une isolation phonique minimale, l’épaisseur de plancher doit être supérieure ou
égale à 15 cm ; on adopte une épaisseur de : e=16cm.
➢ Condition de résistance à la flèche "CBA93 (article B.6.8.4.4.2.4)"
La hauteur du plancher doit vérifier la condition suivante :
𝐿
ℎ𝑡 ≥
22.5

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 23


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

L : longueur maximal entre nus d’appuis selon la disposition des poutrelles adoptées.
ℎ𝑡 : Hauteur total du plancher.
300
L =300 cm =>ℎ𝑡 =22.5 = 13.33 cm

Donc on adoptera des planchers à corps creux avec une hauteur de 20cm.
Tel que ℎ𝑡 = ℎ𝑐 + e
ℎ𝑐 = 16 cm : hauteur de corps creux.
e = 4cm : épaisseur de la dalle de compression.

Figure II.1: Coupe verticale d’un plancher à corps creux.


➢ Dimensionnement des poutrelles
Les poutrelles sont des sections en T en béton armé, servant à transmettre les charges réparties
ou concentrées aux poutres principales, elles sont calculées en flexion simple.
1) Calcul de la largeur de la nervure
0.4h ≤ b0 ≤ 0. 8h Avec h = 20cm
8cm ≤ b0 ≤ 16cm ➔On prend b0 = 10cm
2) Calcul de la largeur d’une aile de la section en T
𝐿𝑥 𝐿𝑦
b1 ≤ min ( ;10 )
2

Figure II.2: schéma d’une section en T.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 24


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

b: Largeur efficace.
b0: largeur de la poutrelle (b0 = 10cm).
𝑙𝑥 :La distance entre les faces voisines de deux nervures consécutives.
𝑙𝑦 : Longueur entre nus d’appuis de la travée maximale des poutrelles.
Lx = 65 – b0 = 65 – 10 = 55 cm
Ly =300 cm
55 300
Avec : b1 ≤ min ( 2 ; ) => b1 = min ( 27.5 ; 3) => b1 = 27.5 cm
10

b = 2× b1 + b0 => b = 2 ×27,5 + 10 = 65 cm
On adoptera donc un plancher de (16 + 4) cm avec les dimensions suivantes :
b = 65cm b0 = 10cm ℎ 𝑡 = 20cm h0 = 4cm

Figure II.3: Dimensions de la section en T.


II.2.1.2 Plancher à dalle pleine
a) Condition de sécurité
Selon le R.P.A.99 version 2003 : h0 ≥ ℎ𝑚𝑖𝑛 = 5 cm.
b) Condition de résistance au feu
h0 = 7cm : Pour une heure de coup de feu.
h0 = 11cm : Pour deux heures de coup de feu.
c) Condition de résistance (Husson, 2002)
𝐿𝑥
➢ Si α = < 0.4 → la dalle porte suivant sa petite portée uniquement et son calcul sera
𝐿𝑦

comme une poutre de 1 mètre de largeur.


𝐿𝑥
➢ Si α =𝐿𝑦> 0.4 → La dalle porte suivant les 2 directions x et y, et c’est le cas pour lequel on

pré-dimensionne les planchers.


𝑙𝑥 : Petite portée du plancher.
𝑙𝑦 : Grande portée du plancher.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 25


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

𝑙𝑥
• Dalle pleine portant dans deux directions (𝑙𝑦 > 0.4)
𝑙𝑥 𝑙𝑥
Travée isostatique : 40 ≤ h0 ≤ 25
𝑙𝑥 𝑙𝑥
Travée hyperstatiques : 50 ≤ h0 ≤ 35
𝐿𝑥
• Dalle pleine portant dans une direction ( 𝐿𝑦< 0.4)
𝑙𝑥 𝑙𝑥
Travée isostatique : 30≤ h0 ≤20
𝑙𝑥 𝑙𝑥
Travée hyperstatiques : 35≤ h0 ≤25

Lx étant la plus petite portée de panneau le plus sollicité (cas le plus défavorable).
Dans notre cas les dalles reposant sur quatre appuis ont une portée (Lx= 255 cm ; Ly= 390 cm)
𝑙𝑥 255
Donc α = 𝑙𝑦 = 390 = 0.65> 0.4 ⇒ Le panneau isostatique porte dans les deux directions.

Alors la dalle est reposée sur quatre appuis :


𝐿𝑥 𝐿𝑥 255 255
≤ h0≤ = ≤ h0 ≤ = 6.4 ≤ h0≤ 10.2
40 25 40 25

Finalement et d’après les conditions ci-dessus on prend : h0 = 15 cm


II.2.2 Pré dimensionnement des balcons
𝐿
L'épaisseur est conditionné par: e >20

Avec : L = 125 cm : Largeur de balcon.


On prend la valeur défavorable de " l".
𝐿 125
Donc : e>20 = = 6.26 cm
20

On prendra e = 15cm.
II.2.3 Pré dimensionnement des escaliers
Les escaliers servent à relier les différentes niveaux d’un bâtiment elles sont constitués de
volées classiques en béton armé reposant sur des paliers coulés sur place.
Pour le dimensionnement des marches (g) et les contre marches (h), on utilise la formule de
"BLONDEL".

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 26


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Figure II.4: Les composants de l’escalier.


• Dans notre projet on a deux types d’escalier :
Type I : escalier a deux volées pour les étages courants.
• Type II : escalier a trois volées pour le RDC.
En utilise la formule de BLONDEL pour dimensionner la géométrie de l’escalier.
En pratique, nous avons :
➢ la hauteur " h" des contremarches se situe entre 14 et 18 cm.
➢ la largeur "g" se situe entre 25 et 32 cm.
a) Escalier type (I):étage courant
La hauteur étage courant : 3.06 m

Figure II.5: Schéma d'escalier d’étage courant.


Deux volées de hauteur H=1,53 m, dites : Volée 01
On utilisé la formule de « blondel » : 59 < 2 h + g < 64
𝐿 ℎ
Avec : g = 𝑛−1 et H = 𝑛

n : Le nombre des contre marches


(n-1) : Le nombre des marches
On pose 2 × h +g = 64 ……. (1)
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 27
Chapitre II pré dimensionnement des éléments

On remplace (g) et (h) on (1)


𝐿 ℎ
 + 2 ×𝑛 = 64 => 64× n2 – (64+2×H + L) n+2×H = 0
𝑛−1

On trouve : n = 9 et n-1 = 8 marche ➔g = 30 cm ; h = 17 cm


Détermination de l’épaisseur de la paillasse
𝐻 153
𝑡𝑎𝑛 𝛼 = =240= 0.63 Donc α = 32.52 º.
𝐿

La paillasse est une dalle appuyée sur deux appuis inclinés d’épaisseur e.
240
𝐿𝑣 = =284.63 cm.
cos 𝛼

𝐿𝑇 =𝐿𝑣 + 𝐿𝑝 = 284.63+160= 444.63 cm


𝐿 𝐿 444.63 444.63
≤ 𝑒𝑝 ≤20 => ≤ ep ≤ => 14.821 ≤ ep ≤ 22.23 ➔On choisit : 𝑒𝑝 = 15cm
30 30 20

b) Escalier type (II): (RDC)


La hauteur : 3.06 + 0.51 = 3.57 m avec trois volées comme suit :
➢ Deux volées de hauteur H=1.53 m dites : Volée 01
➢ Une petite volée de hauteur de H=1.02 m dite : Volée 02

Figure II.6: Schéma d'escalier de RDC.


153
Pour Volée 01: Nombre de contre marches : n = = 9 ; n-1 = 8 comme l'étage courant
17
102
Pour Volée 02: Nombre de contre marches : n = = 6 ; n-1 = 5
17

Détermination de l’épaisseur de la paillasse


𝐻 102
tan 𝛼 = = 152= 0.67 Donc α = 33.82º
𝐿
152
𝐿𝑣 = = 183.13 cm
cos 𝛼

𝐿𝑇 =𝐿𝑣 + 𝐿𝑝 = 183.13+160= 343.13cm


𝐿 𝐿 343.13 343.13
≤ 𝑒𝑝 ≤ 20 => ≤ 𝑒𝑝 ≤ => 11.43≤ 𝑒𝑝 ≤ 17
30 30 20

Pour 2 heures de coupe-feu : e> 11 cm➔ on choisit : 𝑒𝑝 = 15 cm

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 28


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

II.2.4 Pré dimensionnement de L’acrotère

Figure II.7: Schéma réel et statique de l’acrotère.


➢ Charge permanente
L’acrotère est soumis à une charge permanente due à son poids propre :
S = S1 +S2 + S3
0.05 ×0.10
S = (0.5 × 0.2) + (0.10 × 0.05) + = 0.1075m²
2

Avec:
• G : poids propre de l’acrotère en mètre linéaire.
• ρ : Poids volumique du béton : 25 KN/m3
Tableau II .1: Charge permanente et surcharge d’exploitation revenant à l’acrotère.

Surcharge
Poids propre Totale
désignation h(m) Surface (m2) d'exploitation Q(KN
G (KN/ml)
/ml)

Acrotère 0.5 0.1075 0.1875 1

II.3 Pré dimensionnement des éléments structuraux


II.3.1 Pré dimensionnement des Poteaux
Le pré dimensionnement des poteaux se fera en fonction des sollicitations de calcul en
compression simple à l’ELU.
Selon les règles du BAEL91, en appliquant les trois critères suivant :
- Critère de résistance.
- Critère de stabilité de forme.
Les dimensions de la section transversale des poteaux selon le RPA99, doivent satisfaire

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 29


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

les conditions suivantes pour la zone IIa :


▪ Min (b, h) ≥ 25cm.
▪ Min (b, h) ≥ he / 20 cm.
𝑏
▪ 0,25 ≤ ≤4

On fixera les dimensions des poteaux après avoir effectué la descente de charge, tout en
vérifiant les recommandations du RPA99 (version 2003) citées ci-dessus. On adopte
Préalablement la section des poteaux comme suit:
Tous les étages
étages
P1 P2
Section (b× 𝒉) cm2 35×45 35×35

II.3.2 Pré dimensionnement des poutres


Les poutres sont des éléments porteurs horizontaux en béton armé, leur pré-dimensionnement,
s’effectue par des formules données par les BAEL91, et vérifiées selon le règlement parasismique
Algérien en vigueur (RPA99), une vérification de la rigidité s’effectue à l’aide des formules
données par la résistance des matériaux (RDM).
II.3.2.1 Les poutres principales
Les poutres principales servent comme appuis pour les poutrelles. Elles sont disposées
perpendiculairement à ces dernières, leurs doivent doit satisfaire les conditions de la flèchedonnée
par le BAEL 91.
𝐿𝑚𝑎𝑥 𝐿𝑚𝑎𝑥
- La hauteur h de la poutre doit être : ≤h≤
15 10

- La largeur b de la poutre doit être : 0,3h ≤ b ≤ 0,7h


𝐿𝑚𝑎𝑥 : La longueur maximale entre les nus (BAEL B.6.1.1).
h = hauteur de la poutre
b = largeur de la poutre
Dans notre cas la poutre la plus sollicitée est de longueur : 𝐿𝑚𝑎𝑥 = 400 cm
400 400
Donc ≤ h ≤ 10 => 26.66 ≤ h ≤ 40 ➔ on prend h = 40 cm
15

Donc 0.3 × 40 ≤ b ≤ 0.7 ×40 => 12 ≤ b ≤ 28 => on prend b = 30 cm


➢ Vérification
Selon les recommandations du RPA 99(version 2003) on doit satisfaire les conditions suivantes :
- b = 30 cm ≥ 20 cm ………………..CV
- h = 40 cm ≥ 30 cm ………………….. CV
ℎ 40
- = = 1.33 ≤ 4 ……………………… CV
𝑏 30

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 30


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

- 𝑏 𝑚𝑎𝑥 ≤ 1.5 h + b1 = 1.5×40 + 27.5 = 87.5 cm …….. CV


La condition est vérifiée, donc on adopte pour les poutres principales une section de :
b × h = (30 cm × 40 cm)
II.3.2.2 Les poutres secondaires
Les poutres secondaires sont des poutres en béton armé horizontales, elles ceinturent les
Façades à chaque étage au niveau du plancher pour les rendre solidaires à la structure, elles
Servent de porte à faux.
𝐿𝑚𝑎𝑥 𝐿𝑚𝑎𝑥
- La hauteur h de la poutre doit être : ≤h≤
15 10

- La largeur b de la poutre doit être : 0.3 h ≤ b ≤ 0.7 h


Dans notre cas la poutre secondaire la plus sollicitée est de longueur : 𝐿𝑚𝑎𝑥 = 300cm.
300 300
Donc ≤h≤ => 20 ≤ h ≤ 33 => on prend h = 30 cm
15 10

Donc 0.3×30 ≤ b ≤ 0.7 × 30 => 9 ≤ b ≤ 21 => on prend b =30 cm


➢ Vérification
Selon RPA 99(version 2003) on doit satisfaire les conditions Suivantes :
- b = 30 cm ≥ 20 cm ……………….. CV
- h = 30 cm ≥ 30 cm ………………….. CV
ℎ 30
- = = 1 ≤ 4 ……………………… CV
𝑏 30

- 𝑏𝑚𝑎𝑥 ≤ 1.5 h × b1 = 1.5 ×30 + 27.5 = 72 cm ……………… CV


La condition est vérifiée, donc on adopte pour les poutres principales une section de :
b × h = (30 cm × 30cm)
II.3.3 Pré dimensionnement des voiles
Le pré- dimensionnement des voiles en béton armé est justifié par l’article 7.7.1 du
RPA99. Les voiles servent d’une part à contreventer le bâtiment en reprenant les efforts
Horizontaux (séisme et vent) et d’autre part de reprendre les efforts verticaux qu’ils
Transmettent aux fondations.
• Les charges verticales : charges permanentes et surcharges.
• Les actions horizontales : effet de séisme et du vent.
• Les voiles assurant le contreventement sont supposés pleins.
• Seuls les efforts de translation seront pris en compte ceux de la rotation ne sont pas connues
dans le cadre de ce pré dimensionnement.).
D’après le RPA 99 article7.7.1 « les éléments satisfaisants la condition (L ≥ 4 a) sont
Considérés comme des voiles, contrairement aux éléments linéaires. »

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 31


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Avec : L : porté du voile.


e : épaisseur du voile.

Figure II.8: Coupe de voile en élévation.


L’article 7.7.1 RPA99 « l’épaisseur minimale est de 15 cm », de plus l’épaisseur doit être
déterminé en fonction de la hauteur libre d’étage ℎ𝑒 et des conditions de rigidité aux extrémités.
𝑒𝑚𝑖𝑛 = 15cm.
➢ A partir de la hauteur de RDC ℎ𝑒 = 3.57 m
ℎ𝑒
e ≥ max (e min ; 22 ) =>ℎ𝑒 = 3.57 - 0.40 = 3.17 m
317
e ≥ max (15 ; 22 ) =>e ≥ max (15 ; 14.40) =>e ≥ 15➔On prend : e = 18 cm

➢ A partir de la hauteur d’étage courant ℎ𝑒 = 3,06 m


ℎ𝑒
e ≥ max (𝑒𝑚𝑖𝑛 ; 22 ) =>ℎ𝑒 = 3.06 - 0.40 = 2.66 m
266
e ≥ max (15 ; 22 ) => e ≥ max (15 ; 12.09)=>e ≥ 15 cm ➔On prend : e =18cm

On adopte pour tous les voiles une épaisseur de : e=18 cm

Figure II.9: Coupes de voiles en plan.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 32


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

II.4 Evaluation des charges et surcharges


Evaluation des charges et surcharges est pour but la détermination des charges et surcharges
revenant à chaque élément porteur au niveau de chaque plancher.
II.4.1 Les planchers
a) Plancher étage terrasse inaccessible en corps creux

Figure II.10: plancher terrasse inaccessible.


Tableau II.2: évaluation des charges du plancher étage terrasse inaccessible en corps creux.

Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Gravillon de protection 0.05 20000 1000
2 Etanchéité multicouches 0.02 6000 120
3 Forme de pente 0.1 22000 2200
4 Isolation thermique 0.04 400 16
5 Dalle à corps creux 0.2 14000 2800
6 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
Charge permanent total GT = 6336
Surcharge d'exploitation QT = 1000

a) Plancher étage courant en corps creux

Figure II.11: Détail des constituants du plancher étage courant en corps creux.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 33


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Tableau II.3: évaluation des charges du plancher étage courant en corps creux.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Carrelage 0.02 20000 400
2 Mortier de pose 0.02 20000 400
3 Couche de sable 0.03 18000 540
4 Plancher à corps creux 0.20 14000 2800
5 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
6 Cloison en brique 0.1 9000 900
Charge permanent total GE = 5240

Surcharge d'exploitation QE = 1500

b) Plancher dalle pleine RDC

Figure II.12: détail des constituants du plancher en dalle pleine.


Tableau II.4: évaluation des charges du plancher dalle pleine RDC.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Carrelage 0.02 20000 400
2 Mortier de pose 0.02 20000 400
3 Lit de sable 0.03 18000 540
4 Dalle pleine 0.15 25000 3750
5 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
6 Cloisons intérieures 0.1 9000 900
Charge permanent total GDP = 6190
Surcharge d'exploitation QDP = 5000

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 34


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

c) Plancher dalle pleine S-SOL


Tableau II.5: évaluation des charges du plancher dalle pleine S-SOL.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Carrelage 0.02 20000 400
2 Mortier de pose 0.02 20000 400
3 Lit de sable 0.03 18000 540
4 Dalle pleine 0.15 25000 3750
5 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
6 Cloisons intérieures 0.1 9000 900
Charge permanent total GDP = 6190
Surcharge d'exploitation QDP = 2500

d) Balcon
Tableau II.6: évaluation des charges du balcon.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Carrelage 0.02 20000 400
2 Mortier de pose 0.02 20000 400
3 Lit de sable 0.03 18000 540
4 Dalle pleine 0.15 25000 3750
5 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
Charge permanent total Gb = 5290
Surcharge d'exploitation Q b = 3500

II.4.2 Les murs

Figure II.13: constituants d'un mur extérieur.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 35


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Figure II.14: constituante d'un mur intérieur.


Tableau II.7: évaluation de la charge permanente des murs extérieurs.
Charges
type de mur Désignation E(m) 𝛄 (N/m3)
(N/m2)
Enduit en
0.02 18000 360
ciment
Brique creuse
0.15 9000 1350
15
Murs
L'âme d'aire 0.05 - -
extérieurs
Brique creuse
0.1 9000 900
10
Enduit en
0.02 10000 200
plâtre
Charge
permanent 2810
totale
II.4.3 Escaliers
✓ Palier de repos
Tableau II.8: évaluation des charges du palier de repos
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
1 Carrelage 0.02 22000 440
2 mortier de pose 0.02 20000 400
3 Lit de sable 0.02 18000 360
4 Dalle pleine 0.15 25000 3750
5 Enduit en plâtre 0.02 10000 200
Charge permanent total 𝑮𝒑𝒓 = 5150
Surcharge d'exploitation 𝑸 𝒑𝒓 = 2500

✓ Paillasse

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 36


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

- Volée 1
Tableau II.9: évaluation des charges de la volée 1.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
Horizontale 0.02 22000 440
1 Carrelage 0.02×(0.17/0.3)×22000
Verticale 0.02h/g 22000
= 249.33
Horizontale 0.02 20000 400
Mortier de
2 0.02×(0.17/0.3)×20000
pose Verticale 0.02h/g 20000
= 226.66
(0.17/2)×25000
3 Poids des marches h/2 25000
= 2125
(0.15/cos32.52)×25000
4 Poids de la paillasse 0.15/𝒄𝒐𝒔𝜶 25000
= 4447.3231
(0.02/cos32.52)×10000
5 Enduit en plâtre 0.02/𝒄𝒐𝒔𝜶 10000
= 237.1905
6 Gardes corps - - 600
Charge permanent total Gp = 8725.5936
Surcharge d'exploitation 𝑸𝒑 = 2500
- Volée 2
Tableau II.10: évaluation des charges de la volée 2.
Charges
N Désignation E(m) 𝜸 (N/m3)
(N/m2)
Horizontale 0.02 22000 440
1 Carrelage 0.02×(0.17/0.3)×22000
Verticale 0.02h/g 22000
= 249.33
Horizontale 0.02 20000 400
Mortier de
2 0.02×(0.17/0.3)×20000
pose Verticale 0.02h/g 20000
= 226.66
(0.17/2)×25000
3 Poids des marches h/2 25000
= 2125
(0.15/cos33.82)×25000
4 Poids de la paillasse 0.15/𝒄𝒐𝒔𝜶 25000
= 4513.77
(0.02/cos33.82)×10000
5 Enduit en plâtre 0.02/𝒄𝒐𝒔𝜶 10000
= 240.73
6 Gardes corps - - 600
Charge permanent total Gp = 8795.49
Surcharge d'exploitation 𝑸𝒑 = 2500

II.5 Descente de charge


La descente de charge est le chemin suivi par les différentes actions (charges et surcharges) du
niveau le plus haut de la structure jusqu'au niveau li plus bas avant leur transmission au sol, on
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Chapitre II pré dimensionnement des éléments

effectuera la descente de charge pour les poteaux plus sollicités et qui ont souvent les plus grandes
surfaces afférentes.
On aura à considérer:
- Le poids propre de l'élément.
- La charge de plancher qu'il supporte.
- La part de cloison répartie qui lui revient.
- Les éléments secondaires (acrotère, escalier…).
Nous appliquons les lois de dégression uniquement pour les étages à usages d'habitation.
Loi de dégression (DTRB.C 2.2) [6] :
Soit Q0 la charge d'exploitation sur le toit ou la terrasse couvrant le bâtiment Q1 , Q2 , Q3 on
les charges d'exploitation respectives des planchers des étages 1,2,3…n numérotés à partir du
sommet du bâtiment.
On adoptera pour le calcul des pointes d'appui les charges d'exploitation suivantes.
Sous toit ou terrasse ………………………. Q0
Sous dernier étage (étage 1) ………………………. Q0 + Q1
Sous étage immédiatement inferieur
(Étage 2) Q0 + 0.95 (Q1 + Q2)
(Étage 3) Q0 + 0.90 (Q1 + Q2 + Q3)
(Étage 4) Q0 + 0.85 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4)
3+𝑛
(Étage n) Q0 + (Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + …𝑄𝑛 )
2𝑛

En tenant compte de la dégression des surcharges de la façon suivante:


∑Q = Q0 = 1000 N
∑Q = Q0 + Q1 = 2500 N
∑Q = Q0 + 0.95 (Q1 + Q2) = 3850 N
∑Q = Q0 + 0.90 (Q1 + Q2 + Q3) = 5050 N
∑Q = Q0 + 0.85 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4) = 6100 N
∑Q = Q0 + 0.80 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + Q5) = 7000 N
∑Q = Q0 + 0.75 (Q1 +… + Q6) = 7750 N
∑Q = Q0 + 0.71 (Q1 +… + Q7) = 8455 N
∑Q = Q0 + 0.68 (Q1 +… + Q8) = 11540 N
Pour la vérification de leur section dans ce cas, on prend un type de poteau suivant :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 38


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Figure II.15: la surface afférente du poteau la plus sollicité.


- Poteau intermédiaire (la surface afférente)
S1 = 1.5 × 2 = 3 m2
S2 = 1.4 × 2 = 2.8 m2
S3 = 1.5 × 1.8 = 2.7 m2
S4 = 1.8 × 1.4 = 2.52 m2
Donc: 𝑺𝒂𝒇𝒇 = 11.02 m2
- Poutre
GPP= 0.3×0.4×25× (2+1.8) = 11.4 KN
GPS = 0.3×0.3×25× (1.4+1.5) = 6.525 KN
Donc:𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 11.4+6.525 = 17.925 KN
- Poteau
✓ RDC+S-SOL
Gpot1 = 0.35×0.45×25×3.57 = 14.0568 KN
Gpot2 = 0.35×0.35×25×3.57 = 10.9331 KN
✓ Etage courant
Gpot1 = 0.35×0.45×25×3.06 = 12.0487 KN
Gpot2 = 0.35×0.35×25×3.06 = 9.3712 KN
- Les mures
✓ RDC+S-SOL
S1= (3.57-0.4) ×2 = 6.34 m2
S2 = (3.57-0.4) ×1.8 = 5.06 m2
S3 = (3.57-0.3) ×1.4 = 4.578 m2
S4 = (3.57-0.3) ×1.5 = 4.905 m2
𝑺𝒎𝒖𝒓 𝒊𝒏𝒕 = 21.529 m2

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Chapitre II pré dimensionnement des éléments

𝑮𝒎𝒖𝒓 = S×g = 21.529×1.3 = 27.9877 KN


✓ Etage courant
S1= (3.06-0.4) ×2 = 5.32 m2
S2 = (3.06-0.4) ×1.8 = 4.788 m2
S3 = (3.06-0.3) ×1.4 = 3.864 m2
S4 = (3.06-0.3) ×1.5 = 4.14 m2
𝑺 𝒎𝒖𝒓 𝒊𝒏𝒕 = 18.112 m2
𝑮𝒎𝒖𝒓 = S×g = 18.112×1.3 = 23.5456 KN
Tableau II.11: La descente de charge de poteau.
Niveau Élément G(KN) Q(KN)
Plancher terrasse 69.8227
N0 Poutres 17.925
Total 87.7477 11.02
Venant N0 87.7477
Poteau 1 12.0487
N1 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 132.7132
Venant N1 132.7132
Plancher courant 57.7448
N2
Poutres 17.925
Total 208.383 27.55
Venant N2 208.383
Poteau 1 12.0487
N3 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 253.3485
Venant N3 253.3458
Plancher courant 57.7448
N4
Poutres 17.925
Total 329.0183 42.427
Venant N4 329.0183
Poteau 1 12.0487
N5 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 373.9838
Venant N5 373.9838
Plancher courant 57.7448
N6
Poutres 17.925
Total 449.6536 55.651
Venant N6 449.6536
Poteau 1 12.0487
N7
Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 40


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

Total 494.6191
Venant N7 494.6191
Plancher courant 57.7448
N8
Poutres 17.925
Total 570.2889 67.222
Venant N8 570.2889
Poteau 1 12.0487
N9 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 615.2544
Venant N9 615.2544
Plancher courant 57.7448
N10
Poutres 17.925
Total 690.9242 77.14
Venant N10 690.9242
Poteau 1 12.0487
N11 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 735.8897
Venant N11 735.8897
Plancher courant 57.7448
N12
Poutres 17.925
Total 811.5595 85.405
Venant N12 811.5595
Poteau 1 12.0487
N13 Poteau 2 9.3712
Mur 23.5456
Total 856.525
Venant N13 856.525
Plancher courant 57.7448
N14
Poutres 17.925
Total 932.1948 93.1741
Venant N14 932.1948
Poteau 1 14.0568
N15 Poteau 2 10.9331
Mur 27.9877
Total 985.1724
Venant N15 985.1724
Plancher courant 68.2138
N16
Poutres 17.925
Total 1071.3112 127.1708
Venant N16 1071.3112
Poteau 1 14.0568
N17 Poteau 2 10.9331
Mur 27.9877
Total 1124.2888

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 41


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

- La somme des charges permanente: GTOT = 1124.2888 KN


- La somme des charges d'exploitation: QTOT = 127.1708 KN
Avec: Nu= 1.35G+1.5Q
Selon le CBA93 (article B.8.1.1) nous exige de majorer l'effort Nu come suit:
- 15% … pour les poteaux centraux dans le cas de bâtiment à deux travées.
- 10% … pour les intermédiaires voisins des poteaux de rive dans le cas des bâtiments
comportant au moins trois travées.
Dans notre cas ; on doit majorer l'effort normal de compression ultime Nu de 10%.
Nu= 1.1× ((1.35×1124.2888) + (1.5×127.1708))
Nu=1879.4007 KN
Vérification
▪ Vérification du critère de résistance"(pour les poteaux (35×45) et (35×35))"
𝑁𝑢 0.85×𝑓𝑐28
≤ 𝑓𝑏𝑢 Tel que : 𝑓𝑏𝑢 =
𝐵 𝛾𝑏×𝜃

Avec:
• B: la section brut du béton.
• Fc28: la résistance à la compression à l'âge de 28 jours, fc28=25 𝑀𝑃𝑎.
• 𝜸𝒃 = 1.5 : le coefficient de sécurité du béton.
• 𝜽=1
𝑁𝑢 1879.4007×10−3
𝐵 ≥ 𝑓𝑏𝑢..... 0.1575 ≥ 14.16

0.1575 ≥ 0.1327 …. Condition vérifiée


▪ Vérification du flambement "(BAEL 91 article B.8.4.1)"
L'effort normal ultime Nu agissant d'un poteau doit être au plus égale à la valeur suivante :
𝐵𝑟×𝑓𝑐28 𝐴×𝑓𝑒
𝑁𝑎𝑑𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 = [ + ]
0.9×𝛾𝑏 𝛾𝑠

• 𝑩𝒓 : section réduit du poteau obtenue en réduisant de sa section réelle (1m) d'épaisseur sur
tout son périphérique.
𝐵𝑟 = (h-2) × (b-2)
• 𝜶: coefficient fonction de l'élancement mécanique "λ".
• 𝛾𝑏 = 1.5 ; 𝛾𝑠 = 1.15
• A: la section d'acier comprimé prise en compte dans le calcul.
A=max (ABAEL ; Amin).
→ ABAEL= max (4cm2/m de périmètre ; 0.2 %B).
→ ARPA= 0.8%B (zone a).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 42


Chapitre II pré dimensionnement des éléments

0.7×ℎ𝑒
λ= 0.5 ; Avec: ℎ𝑒 = hauteur libre de l'étage.
√12

0.7×3.57 0.7×3.06
λ1 = 0.5 = 17.3136; λ2 = 0.5 = 14.8421
√12 √12

Donc: λ = 17.3136
0.85
𝛼= λ 2 =0.81
1+0.2( )
35

Br1 = 1419 cm2


Br2 = 1089 cm2
Tableau II.12: Résultat des vérifications au flambement.
Nu ABAEL ARPA A 𝑩𝒓 𝑵̅
poteau 𝜶 condition
(KN) (mm2) (mm2) (mm2) (mm2) (KN)
35×45 1879.4007 0.81 64000 1260 64000 141900 2629.1690 CV
35×35 1879.4007 0.81 56000 980 56000 108900 2018.9579 CV
II.6 Conclusion
Les résultats obtenus dans ce chapitre seront utilisé dans les prochains chapitres comme le
calcul de ferraillage des éléments et l'étude sismique donc ce chapitre une liaison entre la
conception de la structure et son analyse. Et pour cela, nous vous présentant ci-dessous les
différentes dimensions obtenues dans notre structure étudiée:
a) Plancher
Plancher à corps creux 16+4 cm.
Plancher à dalle pleine 15 cm.
b) Poutre
Poutre principale: b=30 cm, h=40 cm.
Poutre chainage: b=30 cm, h=30cm.
c) Poteau
Poteau 01: s-sol, RDC et étage courant: 35×45 cm.
Poteau 02: s-sol, RDC et étage courant: 35×35 cm
d) Voile
Un voile d'épaisseur de 18 cm.
e) Escalier
e = 15cm pour la paillasse.
e = 15 cm pour le palier de repos.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila Page 43


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

III.1 Introduction
Les éléments non structuraux sont des éléments qui ne font pas partie ni du système de
contreventement ni du système porteur. L’étude de ces éléments est indépendante de l’action
sismique. Leur calcul se fait généralement sous l’action des charges permanentes et des surcharges
d’exploitation.
Ce chapitre est consacré aux calculs des éléments ci-après :
➢ Les planchers (corps creux, dalle pleine).
➢ Balcon.
➢ Les escaliers.
➢ L’acrotère.
➢ L’ascenseur.
III.2 Etude de l'acrotère
L’acrotère est un élément non structural coulé sur place comme une console encastrée à
l’extrémité du plancher terrasse, il assurer la sécurité des personnes circulant au niveau de la
terrasse et d’empêcher la filtration des eaux pluviales entre la forme de pente et le plancher
Il est soumis à son Poids propre(G) et une surcharge d’exploitation (Q) due à la main courante qui
crée un moment « MQ » au niveau de l’encastrement et La force sismique (Fp).
Le calcul sera faire en flexion composée au niveau de la section d’encastrement pour une bande
d’un mètre linéaire, la fissuration étant préjudiciable.

Figure III.1: Modèle de calcul de l’acrotère. Figure III.2: Coupe transversale de l’acrotère.

III.2.1 Hypothèse de calcul


- L’acrotère est sollicité en flexion composée.
- La fissuration est considérée comme préjudiciable.
- Le calcul se fait pour une bande de un mètre linéaire.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 44


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

III.2.2 Évaluation des charges


D'après le chapitre précédent on a :
G = 3.0475 KN/ml et Q = 1 KN/ml (plancher terrasse inaccessible).
• La force sismique horizontale FP est donnée par la formule suivante :
FP = 4× 𝐴 × CP× WP……………….. (RPA99/2003, Art 6.2.3)
A : Coefficient d’accélération de zone (groupe d’usage 2, zone IIa , A= 0.15).
CP : Facteur de force horizontal (Cp = 0.8).
WP : Poids de l’acrotère.
Donc : FP = 4 × 0,15 × 0,8 × 3.0475 = 1,4628 KN/ml
Calcul du centre de gravité de la section G (𝑋𝑔 ,𝑌𝑔 ) :
0.1 0.1×0.05 0.1
∑ 𝐴𝑖∗𝑥𝑖 ( 0.2 ×0.5 ×0.1)+(0.05×0.1×(0.2+ ))+( )( 0.2+ ) 0.01+0.00125+0.000583
2 2 3
𝑋𝑔 = = 0.1×0.05 =
∑ 𝐴𝑖 0.2×0.5+0.05×0.1+ 0.1075
2

𝑋𝑔 =0.110074m
0.05 0.1×0.05 0.05
∑ 𝐴𝑖∗𝑦𝑖 (0.2×0.5×0.25)+(0.05×0.1(0.4+ ))+( )(0.4+0.05+ ) 0.025+0.002125+0.001166
2 2 3
𝑌𝑔 = = =
∑ 𝐴𝑖 0.1075 0.1075

𝑌𝑔 = 0.263172 m
III.2.3 Sollicitation et combinaison
• Sous l’action de surcharge
NG : effort de compression du au poids propre : G =3.0475 KN/ml
MG : moment créé par NG : MG = NG ×L = 0 (L = 0)
NQ : effort dû à la surcharge : Q = 1 KN/ml
MQ : moment créé par NQ : MQ=Q×L= 1×0,5 = 0,5 KN .m
• Sous l’action sismique
0.5
MFP = FP × d = 1.4628 × 2 = 0.3657KN.m

• Combinaison des charges


E.L.U: NU =1,35NG + 1,5 NQ =1,35(3.0475) + 1,5(0) NU = 4.1141 KN
MU =1,35MG + 1,5MQ =1, 35(0) + 1,5(0,5) MU = 0,75KN .m
E.L.S: NS = NG + NQ =3.0475 = 3.0475 KN
MS =MG + MQ =0 + 0,5= 0,5 KN .m
• La combinaison accidentelle
G+Q±E = 3.0475+1±1.4628
Sens X : Ma = (1×0.5)+(1.4628×0.263172 = 0.8850 KN.m
Sens Y : Na = G = 3.0475KN/m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 45


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

• Calcul de l’effort tranchant


E.L.U : Vu = Q + FP = 1+ 1.4628 =2.4628 KN/ml
Tableau III.1: Les sollicitations de l’acrotère.

Sollicitations RPA99 ELU ELS


Combinaison de 1,35G +
G+Q±E G+Q
charges 1.5Q
N (KN) 3.0475 4.1141 3.0475
M(𝑲𝑵. 𝒎) 0.8850 0.75 0.5
V (KN/ml) / 2.4628 /
III.2.4 Calcul du ferraillage
• Détermination de l’excentricité

Figure III.3: Section de l’acrotère à ferrailler.


a) à l’état limite ultime
En adopte une excentricité totale de calcule :
e = e0 +e2 + 𝑒𝑎
Avec :
e0 : Excentricité de la résultante.
e2 : Excentricité due aux effets du second ordre liée à la déformation de la structure.
𝑒𝑎 : Excentricité additionnelle traduisant les imperfections géométriques initiales.
1) Calcul l’excentricité de la résultante
𝑀𝑢 0.75 ℎ
e0 = = 4.1141 = 0.1822 m➔e0 > 6
𝑁𝑢
ℎ 0.5
= =0.083 m
6 6

➔ Le centre de pression se trouve à l’extérieur de la section et Nu est un effort de compression


donc la section est partiellement comprimée. le ferraillage se fait par assimilation à la flexion
simple.
2) Calcul l’excentricité additionnelle
ℎ 50
𝑒𝑎 = max (2 cm,250 ) =>𝑒𝑎 = max (2 ; 250) ➔𝑒𝑎 =2 cm =0.02 m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 46


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

e1 = e0 + 𝑒𝑎 = 0.1822 + 0.02 = 0.2022 m


3) Calcul l’excentricité due aux effets du second ordre
L’excentricité du deuxième ordre (𝑒2) liée à la déformation de la structure. Pour déterminer
l'excentricité du second ordre
𝐿𝑓 𝑒1
≤ max (15 ; 20 ℎ )

1
≤max (15 ; 8.008) ➔ 10 ≤ 15 on détermine l'excentricité e2 de façon forfaitaire
0.1
3𝑙2 𝑓
e2 = 104 ℎ (2+𝛼 ∅ )

∅: C’est le rapport de déformation finale due au fluage à la déformation instantanée sous la charge
considérée, il est généralement pris égal à 2.
α: Le rapport du moment du premier ordre, dû aux charges permanentes et quasi-Permanentes, au
moment total du premier ordre, le coefficient αest compris entre 0 et1.
𝑳𝒇 : Longueur de flambement ➔𝐿𝑓 = h×2 = 0.5×2=1 m
h: Hauteur de la section qui est égale à 15cm
𝑀𝐺 0
𝛼= = =0
𝑀𝐺+𝑀𝑄 0+0.5

3×12
e2 = 0.2+104 (2+ 0 × 2) = 0.0015 m

e = e2 + e0 +𝑒𝑎 = 0.0015+ 0.1822 + 0.02 = 0.2037 m


➢ Les sollicitations majorées
MUG = Nu ×e = 4.1141 × 0.2073 = 0.8380 𝐾𝑁. 𝑚
Mua = 𝑀𝑈𝐺 + Nu (d - h0/2) = 0.8380 + 4.1141 (0.18 - 0.2/2) = 1.16712 𝐾𝑁. 𝑚 = 1167.12N.m
𝑓𝑏𝑢 = 14.2 MPA ; 𝑓𝑠𝑡=348 MPA ; b = 1m ; d = 0.18 m.
On applique la formule de la flexion simple :
𝑀 1167.12×103
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑢𝑎 = 1000×802×14.2 = 0.01284 <𝜇 l = 0.391… … … … … AS = 0
𝑓 𝑏𝑢

𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.01284) = 0.01615


Z = d (1- 0.4 𝛼) = 0.18 ( 1-0.4 ×0.01615) = 0.1683 m
𝑀 1167.12×10−6
Au = 𝑍 ×𝑢𝑎𝑓 = =0.000020 m = 0.20 cm2/ml
𝑠𝑡 0.1683×348

➢ Retour à la section réelle


𝑁𝑢 4.1141×10−3
As = Au - = 0.20 ×10−4 - = 0.0000081 m2 = 0.081 cm2
𝑓𝑠𝑡 348

➢ Vérification de condition de non fragilité


𝑓𝑡28 2.1
Amin = 0.23bd = 0.23 ×1× 0.18 ×400 = 2.17 cm2/ml
𝑓𝑒

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 47


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Amin> As On adopte: As = 4HA10 = 3.14 cm² /ml.


➢ Armatures de répartition
𝐴𝑠 3.14
𝐴𝑟 = = = 0.785 cm2 On adopte : 𝐴𝑡 = 4HA6 = 1.13 cm2/ml
4 4

➢ Espacement
1) Armatures principale :
𝑏 100
S t ≤3 = 33.33 cm On adopte St = 25 cm ………CV
3

2) Armatures de répartitions :
ℎ 50
St ≤ 3 = = 16.66 On adopte St = 20 cm………. CV
3

b) à l’état limite service


𝑀 0.5
e = 𝑁𝑠𝑒𝑟 = 3.0475 = 0.1640 m
𝑠𝑒𝑟

ℎ 0.2
e >6 = = 0.033 m
6

Nous avons une section partiellement comprimée on calculera la section en flexion simple sous
l’effort d’un moment fléchissant par rapport au centre de gravité des armatures tendus.

𝑀𝑠𝑒𝑟/𝐴 = 𝑀𝑠𝑒𝑟 + 𝑁𝑠𝑒𝑟 (d - 2 ) = 0.5 + 3.0475(0.18+0.1) = 0.7438 𝐾𝑁. 𝑚 = 743.8 N.m

➢ Calcul de moment limite de service M1


𝛼𝑟 𝛼𝑟 15 𝜎𝑏𝑐
M1 = µr bd2𝜎bc =>µr = (1- ) et 𝛼𝑟 = 15𝜎
2 3 𝑏𝑐 + 𝜎𝑠

➢ La contrainte d’acier
Fissuration préjudiciable
2
𝜎𝑠 = min ( 3fe ; 110√𝜂 × 𝑓𝑡28 ) η = 1.6 =≫𝜎𝑠 = min (266.66 ; 201.63)

 𝜎𝑠 = 201.63 MPA
➢ La contrainte de béton
15×15
𝜎𝑏𝑐 = 0.6 fc28 = 15 MPA Donc : αr = 15×15+201.63 = 0.5273
0.5273 0.5273
µr = (1- ) = 0.2173
2 3

M1 = 0.2173 × 2000 × 180 × 15 ➔ M1 =1173420 N/ mm


𝛼 0.5273
Z = d (1- 0.4 3𝑟 ) = 0.18 (1- 0.4 ) = 0.1673
3
𝑀𝑠𝑒𝑟/𝐴 743.8×103
AS = = 167.34×201.63 = 0.22 cm2 /ml
𝑍×𝜎𝑠
𝑁𝑠𝑒𝑟 3047.5
Aser= As- = 22 - 201.63 = 0.068 cm2/ml
𝜎𝑠

Donc : AS = max (0.068; 0.081; 2.17) ➔On adopter: AS1 = 2.17 cm2/ml ⟹ 4HA10

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 48


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Vérification de condition de cisaillement


On doit vérifier que : 𝜏𝑢 ≤ τ̅̅̅̅u
𝑓𝑐28
τ̅̅̅̅u = min (0.15 ; 4MPa) = 2.5 MPA
𝛾𝑏

𝑇 2.4628×103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.0068 MPa < 2.5 MPa …………………CV
2000×180

Figure III.4: Schéma de ferraillage de l’acrotère.


III.3 Calcul des Escaliers
L’escalier travaille à la flexion simple en considérant la dalle comme une poutre uniformément
chargée et en tenant des types d’appuis sur lesquels elle repose: Pour déterminer les sollicitations,
on a se base sur la méthode RDM.
L’escalier est un élément qui n’est pas exposé aux intempéries, donc les fissurations sont
considérées comme peu nuisibles.
Dans notre projet on a 2 types d’escalier :
• 1 er type : 7 étages.
• 2éme type : (RDC et sous-sol).
III.3.1 Escalier type 1 : étage courant
➢ Volée 01
a) Charges et surcharges
La volée : GV = 8.726 KN/m2
QV = 2.5 KN/m2
Le palier : Gp = 5.150 KN/m2
QP= 2.5 KN/m2
Avec :
GV : Charge permanente de la volée.
QV : Charge variable de la volée.
Gp : Charge permanente du palier.
QP : Charge variable du palier.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 49


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

b) Schéma statique

c) Combinaisons des charges


o E.L.U : Pu = 1,35 G + 1,5 Q
o E.L.S : 𝑃𝑠𝑒𝑟 = G + Q
Les escaliers étudient pour une bande de 1 m.
Tableau III.2 : Les combinaisons des charges d’escalier type 1.

Désignation Volée q1 (KN/ml) Palier q2 (KN/ml)


ELU 15.53 10.703
ELS 11.226 7.65
d) Calcul des sollicitations

e) Calcul des réactions


➢ ELU
∑M⁄B = 0 ⇒ 4RA − (15.53 × 2.4 × 2.8) − (10.703 × 1.6 × 0.8) = 0
⇒ RA = 29.515 KN
∑FV = 0 ⇒ RA + RB = (15.53 × 2.4) + (10.703 × 1.6)
⇒ RB = 24.882 KN
➢ ELS
∑M⁄B = 0 ⇒ 4RA − (11.266× 2.8 × 2.4) − (7.65 × 1.6 × 0.8) = 0
⇒ RA = 21.307 KN.
∑FV = 0 ⇒ RA + RB = (11.226× 2.4) + (7.65 × 1.6)
⇒ RB = 39.182 KN.
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 50
Chapitre III Calcul des éléments secondaires

a) Calcul des moments et efforts tranchants


➢ ELU
• Pour: 0 ≤ x ≤ 2.4 m

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 29.515 – 15.53 x
x=0 → T (x) = 29.515 KN
x = 2.4 → T (x) = −7.757 KN
2) Moment fléchissant
𝑥2
M(x) = 29.515 x – 15.53 2
𝑑𝑀(𝑥)
= 0 ⇒ 15.53 x – 31.86 = 0 ⇒ x = 1.9 m
𝑑𝑥

x = 0 → M (x) = 0 KN. m
x = 1.9 → M (x) = 28.046𝐾𝑁. 𝑚
x = 2.4 → M(x) = 26.11𝐾𝑁. 𝑚
o Pour: 2.4 ≤ x ≤ 4m

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 29.515 -15.53 ×2.4 – (x - 2.4) 10.703
x = 2.4 → T (x) = - 7.757 KN
x = 4 → T (x) = - 24.882 KN

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 51


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

T(x) max = 29.515 KN


2) Moment fléchissant
2.4 (𝑥−2.4)2
M(x) = 29.515 x – 2.4 (x - ) 15.53 - 10.703
2 2

x = 2.4 → M (x) = 26.11𝐾𝑁. 𝑚


x = 4 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
➢ ELS
Pour: 0 ≤ x ≤ 2.4 m

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 21.307 – 11.226 x
x=0 → T (x) = 21.307 KN
x = 2.4 → T (x) = -5.57 KN
2) Moment fléchissant
𝑥2
M(x) = 21.307 x – 11.226 2
𝑑𝑀(𝑥)
= 0 ⇒ 21.375-11.226 x = 0 ⇒ x = 1.9 m
𝑑𝑥

x = 0 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
x =1.9 → 20.22𝐾𝑁. 𝑚
x = 2.4 → M (x) = 18.81𝐾𝑁. 𝑚
Pour: 2.4 ≤ x ≤ 4m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 52


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 21.307-11.226×2.4 - (x - 2.4) 7.65
x = 2.4 → T (x) = 5.64 KN
x = 4 → T (x) = -17.875KN
T(x) max = 21.307 KN
2) Moment fléchissant
2.4 (𝑥−2.4)2
M(x) = 21.307 x – 2.4 (x - ) 11.226 – 7.65
2 2

x = 2.4 → M (x) = 18.81𝐾𝑁. 𝑚


x = 4 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
M(x) max = 21.307𝐾𝑁. 𝑚
On prend la valeur maximale de moment et d’effort tranchant
Le moment sur appuis : Ma = (0.3 ,0.5) M0
Le moment sur travée : Mt = (0.7, 0.85) M0
Tableau III.3: Tableau récapitulatif des sollicitations de Volée 01.
Ma = 0.5Mο Mt = 0.85M0 Tu
Désignation M0 (KN. m)
(KN. m) (KN. m) (KN)
ELU 28.046 14.023 23.84 29.515
ELS 21.307 10.653 18.11
➢ ELU

Figure III.5:Diagramme des moments et des efforts tranchants en ELU.


➢ ELS

Figure III.6: Diagramme des moments en ELS.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 53


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

o Calcul du Ferraillage
L’escalier est calculé comme une poutre à section rectangulaire travaillant à la flexion simple Le
calcul des armatures se fait sur une bande de 1 m de largeur.
Pour simplifier les calculs on prend e = 15 cm.

Figure III.7: Section d’escalier à ferrailler.


Le tableau suivant représente le calcul de ferraillage à la flexion simple.
Tableau III.4: Ferraillage des escaliers.

M b d Z A cal A min A adopte


𝝁𝒃𝒖 𝜶
Désignation (𝑲𝑵. 𝒎) (cm) (cm) (mm) (cm²) (cm²) (cm²)

Travée 23.84 100 13.5 0.09 0.12 128.52 5.33 1.96 5HA12=5.65

Appuis 14.023 100 16.2 0.054 0.07 131.22 3.07 1.96 4HA10=3.14
𝐴𝑠
➢ Les armatures de répartition : 𝐴𝑡 = 4

Tableau III.5 : les armatures de répartition.

Désignation 𝑨𝒕 (cm2) A adopte (cm²)

Travée 1.41 3HA8=1.51


Appuis 0.79 3HA8=1.51
o Espacement entre les armatures
➢ Armatures longitudinales
St ≤ min (3h; 33 cm) = 33 cm
100
Travée ∶ St = = 25cm
4
100
Appuis ∶ St = = 25cm
4

➢ Armatures transversales
St ≤ min (4h; 45 cm) = 45 cm
100
Travée ∶ St = = 33cm
3
100
Appuis ∶ St = = 33cm
3

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 54


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

o Vérifications
➢ Vérification de la contrainte de cisaillement
𝜏𝑢 ≤ 𝜏̅̅u
𝑇 29.515 × 103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.22 MPa
1000×135
0,2 𝑓𝑐28
Fissuration peu nuisible :̅̅u = min ( ; 5 MPA) = min (3.33 ; 5) = 3.33 MPa
𝛾𝑏

𝜏𝑢 = 0.22 MPa ≤ 𝜏̅̅u = 3.33MPa ……..CV


➔ Pas de risque de rupture par cisaillement, donc les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.
➢ Vérification de l’état limite de compression du béton (ELS)
𝑀𝑠𝑒𝑟 ×𝑌
𝜎𝑏𝑐 = ≤ ̅̅̅̅=
𝜎𝑏𝑐 0.6 ×25 = 15MPa
𝐼

o Position de l’axe neutre


1
by2 + 𝑛 (y - d)𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 𝐴𝑆 = 0
2

o Moment d’inertie
1
𝐼= by3+ 𝑛 (y – d) 𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 2𝐴𝑆
3

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le tableau
suivant:
Tableau III.6: Vérification des contraintes à l’ELS.

𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 𝝈𝒃𝒄


̅̅̅̅̅
𝝈𝒃𝒄 ≤ ̅̅̅̅̅
𝝈𝒃𝒄
(KN. m) (cm) (cm4) (MPA) (MPA)

travée 18.11 4.01 9512 7.63 15 C.V

Appuis 10.653 3.13 6087.13 5.48 15 C.V


➢ Vérification de la flèche
La vérification de la flèche n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont vérifiées:
Avec : h = 0.15 m l = 4 m. 𝐴𝑠𝑡t = 5.65 𝑐𝑚2
ℎ 1
≥ 16➔ 0.0375< 0.0625 . . . . . . . . . . CNV
𝑙
ℎ 𝑀
≥ 10×0𝑀 ➔0.0375< 0.085. . . . . . . . . . CNV
𝑙 𝑡

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
≤ ➔0.0019 < 0.010. . . . . . . . . . CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

 Donc il y’a un risque de la flèche:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 55


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Calcul de la flèche
Il faut que :
𝑀 𝐿
f = 10 ×𝐸𝑡×𝐼 ≤ f = 0.05 cm + 100
𝑖 𝑓𝑖

Avec:
𝐼𝑓𝑖 : L’inertie fissurée
𝐸𝑖 : Module instantané de béton (𝐸𝑖 = 32164.2MPa)
1.1𝐼
If = 1+𝜆𝑖 ×0 𝑢 = 14273.44 cm4
1.75 𝑓
𝑡28
u = 1- 4𝜌𝜎 +𝑛𝑓 = 0.28
𝑠 𝑡28

0.05𝑓𝑡28
𝜆𝑖= 𝑏 = 5.25
2+(3 0 )𝜌
𝑏

18.11×106 400
f = 10×32164.2×13154.99 = 0.0043 ≤ f = 0.05 cm + 1000 = 0.45 ……..CV

III.3.2 Escalier type 2 : (RDC)


➢ Volée 02
a) Charges et surcharges
La volée : GV = 8.79 KN/m2
QV = 2.5 KN/m2
Le palier : Gp = 5.15 KN/m2
QP= 2.5 KN/m2
Avec :
GV : Charge permanente de la volée
QV : Charge variable de la volée
Gp : Charge permanente du palier
QP : Charge variable du palier
b) Schéma statique

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Chapitre III Calcul des éléments secondaires

c) Combinaisons des charges


o E.L.U : Pu = 1,35 G + 1,5 Q
o E.L.S : 𝑃𝑠𝑒𝑟 = G + Q
Les escaliers étudient pour une bande de 1 m.
Tableau III.7: Les combinaisons des charges d’escalier type 2.

Désignation Volée q1 (KN/ml) Palier q2 (KN/ml)


ELU 15.62 10.70
ELS 11.29 7.65
✓ Calcul des sollicitations

d) Calcul des réactions


➢ ELU
∑M⁄B = 0 ⇒ 3.12RA − (15.62× 1.52 × 2.36) − (10.70× 1.6 × 0.8) = 0
⇒ RA = 22.34 KN
∑FV = 0 ⇒ RA + RB = (15.62× 1.52) + (10.70 × 1.6)
⇒ RB = 18.52 KN
➢ ELS
∑M⁄B = 0 ⇒ 3.12RA − (11.29 × 0.6 × 1.9) –(7.65 × 1.6 × 0.8) = 0
⇒ RA = 16.12 KN.
∑FV = 0 ⇒ RA + RB = (11.29× 0.6) + (7.65× 1.6)
⇒ RB = 13.28 KN.

e) Calcul des moments et efforts tranchants


➢ ELU
• Pour: 0 ≤ x ≤ 1.52 m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 57


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 22.34– 15.62 x
x=0 → T (x) = 22.34 KN
x = 1.52 → T (x) = -1.4 KN
2) Moment fléchissant
𝑥2
M(x) = 22.34 x – 15.62 2
𝑑𝑀(𝑥)
= 0 ⇒15.62 x – 22.34 = 0 ⇒ x = 1.43 m
𝑑𝑥

x = 0 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
x = 1.43 → M (x) = 15.97𝐾𝑁. 𝑚
x = 1.52 → M(x) = 15.91𝐾𝑁. 𝑚
o Pour:1.52 ≤ x ≤ 3.12 m

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 22.34-15.62×1.52 – (x – 1.52) 10.7
x = 1.52 → T (x) = -1.27 KN
x = 3.12 → T (x) = -18.39 KN
T(x) max = 22.34 KN

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 58


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

2) Moment fléchissant
1.52 (𝑥−1.52)2
M(x) = 22.34 x – 1.52 (x - ) 15.62 - 10.70
2 2

x = 1.52 → M (x) = 15.90𝐾𝑁. 𝑚


x = 3.12 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚

➢ ELS
Pour: 0 ≤ x ≤ 1.52 m

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 16.12– 11.29 x
x=0 → T (x) = 16.12 KN
x = 1.52 → T (x) = -1.04 KN
2) Moment fléchissant
𝑥2
M(x) = 16.12 x – 11.29 2
𝑑𝑀(𝑥)
= 0 ⇒16.12-11.29 x = 0 ⇒ x = 1.43 m
𝑑𝑥

x = 0 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
x =1.43 → 11.51𝐾𝑁. 𝑚
x = 1.52→ M (x) = 11.46𝐾𝑁. 𝑚
Pour:1.52 ≤ x ≤ 3.12 m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 59


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

1) Effort tranchant
∑FV = 0 ⇒ T(x) = 16.12-11.26×1.52+(x – 1.52) 7.65
x = 1.52 → T (x) = -1.03 KN
x =3.12 → T (x) = -13.27 KN
T(x) max = 16.12 KN
2) Moment fléchissant
1.52 (𝑥−1.52)2
M(x) = 16.12 x – 1.52(x - ) 11.29– 7.65
2 2

x = 1.52 → M (x) = 11𝐾𝑁. 𝑚


x = 3.12 → M (x) = 0 𝐾𝑁. 𝑚
M(x) max = 11𝐾𝑁. 𝑚
On prend la valeur maximale de moment et d’effort tranchant.
Tableau III.8: Tableau récapitulatif des sollicitations de Volée 02.
Mt = 0.85M0
Ma = 0.5Mο Tu
Désignation M0 (KN. m) (KN. m)
(KN. m) (KN)

ELU 15.97 8 13.57 22.34


ELS 11.51 5.8 9.8 /

➢ E.L.U

Figure III.8: Diagramme des moments et des efforts tranchants en E.L.U.


➢ E.L.S

Figure III.9: Diagramme des moments en E.L.S.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 60


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

o Calcul du Ferraillage
L’escalier est calculé comme une poutre à section rectangulaire travaillant à la flexion
Simple; Le calcul des armatures se fait sur une bande de 1 m de largeur.
Pour simplifier les calculs on prend e = 15 cm.

Figure III.10: Section d’escalier à ferrailler.


Le tableau suivant représente le calcul de ferraillage à la flexion simple.
Tableau III.9: Ferraillage des escaliers.

M b d Z A cal A min A adopte


𝝁𝒃𝒖 𝜶
Désignation (KN.) (cm) (cm) (mm) (cm²) (cm²) (cm²)

Travée 13.53 100 13.5 0.05 0.07 133.22 2.96 1.96 5HA10=3.93

Appuis 8 100 13.5 0.03 0.04 132.84 1.73 1.96 5HA8=2.51


𝐴𝑠
➢ Les armatures de répartition : 𝐴𝑡 = 4

Tableau III.10: Les armatures de répartition.


A adopte
Désignation 𝑨𝒕 (cm2)
(cm²)
Travée 0.98 3HA8=1.51
Appuis 0.627 3HA8=1.51
o Espacement entre les armatures
➢ Armatures longitudinales
St ≤ min (3h; 33 cm) = 33 cm
100
Travée ∶ St = = 25cm
4
100
Appuis ∶ St = = 25cm
4

➢ Armatures transversales
St ≤ min (4h; 45 cm) = 45 cm
100
Travée ∶ St = = 33cm
3
100
Appuis ∶ St = = 33cm
3

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 61


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

o Vérifications
➢ Vérification de la contrainte de cisaillement
𝜏𝑢 ≤ 𝜏̅̅u
𝑇 22.34 × 103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.17 MPa
1000×135
0,2 𝑓𝑐28
Fissuration peu nuisible :𝜏̅̅u = min ( ; 5 MPA) = min (3.33 ; 5) = 3.33 MPa
𝛾𝑏

𝜏𝑢 = 0.17 MPA ≤ 𝜏̅̅u = 3.33MPa CV


➔ Pas de risque de rupture par cisaillement, donc les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.
➢ Vérification de l’état limite de compression du béton (ELS)
𝑀𝑠𝑒𝑟 ×𝑌
𝜎𝑏𝑐 = ≤ ̅̅̅̅=
𝜎𝑏𝑐 0.6 ×25 = 15MPa
𝐼

o Position de l’axe neutre


1
by2 + 𝑛 (y - d)𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 𝐴𝑆 = 0
2

o Moment d’inertie
1
𝐼= by3+ 𝑛 (y – d) 𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 2𝐴𝑆
3

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le tableau
suivant :
Tableau III.11: Vérification des contraintes à l’ELS.

𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 σ ̅bc


𝝈𝒃𝒄 ≤ ̅̅̅̅̅
𝝈𝒃𝒄
(KN. m) (cm) (cm4) (MPA) (MPA)

travée 9.8 3.44 7322.87 4.6 15 C.V

Appuis 8 2.83 5041.91 4.49 15 C.V


➢ Vérification de la flèche
La vérification de la flèche n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont vérifiées:
Avec : h = 0.15 m l = 3.12m. 𝐴𝑠𝑡t = 1.51 𝑐𝑚2
ℎ 1
≥ 16➔ 0.048< 0.0625 . . . . . . . . . . c.n.v
𝑙
ℎ 𝑀
≥ 10×0𝑀 ➔ 0.048< 0.085. . . . . . . . . . c.n.v
𝑙 𝑡

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
≤ ➔ 0.0019< 0.010. . . . . . . . . . c. v
𝑏𝑑 𝑓𝑒

 Donc il n pas un risque de la flèche:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 62


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Calcul de la flèche
Il faut que :
𝑀 𝐿
f = 10 ×𝐸𝑡×𝐼 ≤ f = 0.05 cm + 100
𝑖 𝑓𝑖

Avec:
𝐼𝑓𝑖 : L’inertie fissurée
𝐸𝑖 : Module instantané de béton (𝐸𝑖 = 32164.2MPa)
1.1𝐼
If = 1+𝜆𝑖 ×0 𝑢 = 17763.61 cm4
1.75 𝑓
𝑡28
u = 1- 4𝜌𝜎 +𝑛𝑓 = -0.28
𝑠 𝑡28

0.05𝑓𝑡28
𝜆𝑖= 𝑏 =14
2+(3 0 )𝜌
𝑏

7.22×106 400
f = 10×32164.2×17763.61 = 0.0012 ≤ f = 0.05 cm + 1000 = 0.45 ……..C.V

III.3.3 Etude de la poutre palière


Cette poutre est soumise à son poids propre et de mur qui repose sur lui-même, aux charges
transmises de l’escalier et aux moments de torsion.

Figure III.11: Schéma statique de la poutre palière.


III.3.3.1 Dimensionnement
On a : L = 2.8 m = 280 cm
❖ D’après le BAEL, la condition de flèche :
𝐿𝑚𝑎𝑥 𝐿𝑚𝑎𝑥
≤h≤ ➔ 18.66 ≤ h ≤ 28➔ h = 35 cm
15 10

0,3h ≤ b ≤ 0,7h ➔ 10.5 ≤ b ≤ 24.5 ➔ b = 30 cm


❖ D’après le RPA :
b = 30 cm ≥ 20 cm ……………….. CV
h = 35 cm ≥ 30 cm ………………….. CV
ℎ 35
= = 1.16 ≤ 4 ……………………… CV
𝑏 30

On adopte une section de (30x35) cm²

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 63


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Calcul à la flexion simple


Charges revenant à la poutre palière:
o Poids propre
G0 = b × h × 𝛾𝑏 = 0.3 × 0.35 × 25 = 2.63 KN/m
o Poids du mur
𝑃𝑚𝑢𝑟 = 𝐺𝑚𝑢𝑟 × ℎ𝑚𝑢𝑟 = 2.810 ×1.53 = 4.3 KN/m
Réaction : La charge transmise par l’escalier : c’est la réaction d’appui au point B
(RB = 𝑞𝑒𝑠𝑐𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 )
o ELU : 𝑞𝑒𝑠𝑐𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 = 27.036 KN
𝑞𝑢 = 1.35 (G0 + 𝑃𝑚𝑢𝑟 ) +𝑞𝑒𝑠𝑐𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 = 1.35 (2.63 + 4.3) + 27.036 = 36.4 KN/m
o ELS :𝑞𝑒𝑠𝑐𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 = 19.475 KN
𝑞𝑢 = G0+ 𝑃𝑚𝑢𝑟 +𝑞𝑒𝑠𝑐𝑎𝑙𝑖𝑒𝑟 2.63 + 4.3 + 19.475 = 26.405 KN/m
➢ Effort tranchant et moment fléchissant
1) Effort tranchant
𝑞𝑢 × 𝐿 36.4 ×2.8
ELU : 𝑇𝑢 = = = 50.96 KN
2 2
𝑞𝑠 × 𝐿 26.405×2.8
ELS : 𝑇𝑠 = = = 36.97 KN
2 2

2) Moment fléchissant
qu × L2 36.4 × 2.82
M0U = = = 35.7 KN
8 8
qu × L2 26.405 × 2.82
M0S = = = 25.9 KN
8 8

o En travée
ELU: Mtu = 0.85 𝑀0 = 0.85 * 35.7 = 30.35 KN. m
ELS: Mts = 0.85 𝑀0 = 0.85 * 25.9 = 22 KN. m
o Sur appuis
ELU: Mau = 0.5 𝑀0 = 17.85 KN. m
ELS: Mas =0.5𝑀0 = 12.95 KN. m
III.3.3.2 Calcul du ferraillage
Calcul de la section d’armature à la flexion simple :
➢ Armatures Principales
On résume les calculs de ferraillage dans le tableau ci-après :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 64


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Tableau III.12: Tableau récapitulatif de ferraillage de la poutre palière.


Les 𝑨𝒂𝒅𝒑
M b d Z A cal A min
𝝁𝒃𝒖 𝜶
Désignation (𝑲𝑵. 𝒎) (cm) (cm) (mm) (cm²) (cm²) barres (cm²)

Travée 30.35 30 31.5 0.072 0.093 303.28 2.87 1.14 3HA12 3.39
2.36
Appuis 17.85 30 31.5 0.042 0.054 308.2 1.66 1.14 3HA10

➢ Armatures transversales
ℎ 𝑏 35 30
∅𝑡 ≤ min ( , ,∅𝑙 ) ➔∅𝑡 ≤ min ( , ,1.4) ➔∅𝑡 = 1
35 10 35 10

On prend ∅𝑡 = 6 mm donc 4HA6 ➔𝐴𝑡 = 1.31 cm2 (1 cadre + 1 étirer)


➢ L’espacement
D’après CBA93 (Article A.5.1.2.2 et A.5.1.2.3)
St ≤ min (0.9d; 40 cm) = ➔ St ≤ min (0.9×31.5; 40 cm) St = 15 cm
III.3.3.3 Vérifications
➢ Vérification de la contrainte de cisaillement à la flexion simple
𝜏𝑢 ≤ 𝜏̅̅u
𝑇 50.96 × 103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.54 MPa
3000×315
0,2 𝑓𝑐28
Fissuration peu nuisible :̅̅u = min ( ; 5 MPa) = min (3.33 ; 5) = 3.33 MPa
𝛾𝑏

𝜏𝑢 = 0.54 MPa ≤ 𝜏̅̅u = 3.33MPa CV


➔ Pas de risque de rupture par cisaillement, donc les armatures transversales ne sont pas
nécessaires.
➢ Vérification de l’état limite de compression du béton (ELS)
𝑀𝑠𝑒𝑟 ×𝑌
𝜎𝑏𝑐 = ≤ σ ̅̅bc= 0.6 ×25 = 15MPa
𝐼

➢ Position de l’axe neutre


1
by2 + 𝑛 (y - d)𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 𝐴𝑆 = 0
2

➢ Moment d’inertie
1
𝐼= by3+ 𝑛 (y – d) 𝐴𝑆0 – 𝑛(d-y) 2𝐴𝑆
3

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le tableau
suivant :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 65


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Tableau III.13: Vérification des contraintes à l’ELS.

𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 σ ̅bc


𝝈𝒃𝒄 ≤ σ ̅bc
(KN. m) (cm) (cm4) (MPA) (MPA)

Travée 25.9 29.64 260482.10 2.94 15 C.V

Appuis 17.85 7.38 23741.62 5.54 15 C.V


➢ Vérification de la flèche
La vérification de la flèche n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont vérifiées:
ℎ 1
≥ 16➔ 0.185 ≥ 0.0625 . . . . . . . . . . CV
𝑙
ℎ 𝑀
≥ 10×0𝑀 ➔ 0.125 ≥ 0.085. . . . . . . . . . CV
𝑙 𝑡

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
≤ ➔ 0.0024< 0.0105. . . . . . . . . . CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Donc la vérification de la flèche n’est pas nécessaire.

Figure III.12: Schéma de ferraillage d’escalier type 1.

Figure III.13: Schéma de ferraillage de poutre palière.


N.B : le ferraillage de la poutre palière est le même dans la travée et au niveau d’appui.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 66


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Figure III.14: Schéma de ferraillage d’escalier type 2.


.4 Etude des planchers
Ce type de plancher est constitué de corps creux qui ne sont que des éléments de remplissage, de
poutrelles qui sont des éléments principaux de résistance, et d’une dalle de compression. Le calcul
sera fait pour deux éléments :
➢ Poutrelles.
➢ Dalle de compression.
ІІІ.4.1 Calcul des poutrelles
ІІІ.4.1.1 Disposition des poutrelles
La disposition des poutrelles se fait suivant deux critères :
o Critère de la petite portée : Les poutrelles sont disposées parallèlement à la plus petite
portée
o Critère de continuité : Si les deux sens ont les mêmes dimensions, alors la poutre elles
sont disposées parallèlement au sens du plus grand nombre d’appuis.
Dans notre cas les poutrelles sont disposées selon le premier critère. Nos données :
b= 65cm ht = 20cm h0 = 4cm b0= 10cm

Figure .15: Schéma d’une poutrelle.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 67


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

ІІІ.4.1.2 Méthode de calcul


Les poutrelles sont calculées en section en T comme des poutres continues soumise à la flexion
simple et au cisaillement sous la charge Q.
Pour le ferraillage, il faut calculer les sollicitations internes le moment et l’effort tranchant
(M,V) par la méthode de RDM (méthode des 3 moments).
Pour les éléments (poutre continue) on utilise :
➢ la méthode forfaitaire.
➢ la méthode de Caquot.
A. La méthode forfaitaire
A.1 Domaine d’applications: BAEL 91(article B.6.2.2.1.0)
On applique la méthode forfaitaire pour le calcul des planchers à surcharges modérées lorsque
les conditions suivantes sont satisfaites :
➢ Plancher à surcharges modérées : 𝑄 ≤ min(2 𝐺 ; 5 𝐾𝑁/𝑚2 )
𝐿𝑖
➢ Le rapport entre deux travées successives : 0.8 ≤𝐿 ≤ 1.25
𝑖+1

➢ Le moment d’inertie est constant sur tout le long de la travée.


➢ Fissuration peu nuisible.
On note :
▪ Si la première condition n’est pas vérifiée cela signifie que c’est un plancher à surcharge
élevée, donc nous appliquons « la méthode de Caquot ».
▪ Si la première condition est vérifiée mais la seconde, la troisième ou la quatrième condition
ne sont pas vérifiées, nous appliquons « la méthode de Caquot minorée ».
➢ Application de la méthode "BAEL 91(E.1.2)"
Soit une poutre continue soumise à une charge uniformément répartie q
𝑄 𝑄
Et Soit : 𝛼 = avec 𝛼 : Coefficient traduit l’importance de𝑄+𝐺
𝑄+𝐺

➢ Moment sur appuis


1) Appuis de rive: Sur les appuis de rive les moments sont nuls, cependant on les ferrailles
(aciers de fissuration) avec une quantité d’acier équilibrant un moment égale à (-0.15 M0).
2) Appuis intermédiaires:
o Poutres sur deux travées : Les moments sont de l’ordre de (-0.6 M0)

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 68


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Figure .16: Moments sur une poutre à deux travées.


o Poutres à plus de deux travées : Ces moment sont de l’ordre de :
(-0.5 M0) : Pour les appuis voisins de l’appui de rive.
(-0.4 M0) : Pour les autres appuis intermédiaires.

Figure .17: Moments sur une poutre à plus de deux travées.

Tel que M0 : Le maximum des deux moments isostatique encadrant l’appui considéré :
𝑞 𝐿2
M0 = 2

➢ Moment en Travées
Les moments en travée sont déterminés à partir des deux conditions suivantes :
❖ À l’ELU :
𝑀𝑔 +𝑀𝑑
𝑀𝑡+ ≥ Max (1+0.3 M0 ; 1.05 M0)
2
1.2+0.3𝛼
𝑀𝑡 ≥ M0 pour une travée de rive.
2
1+0.3𝛼
𝑀𝑡 ≥ M0 pour une travée intermédiaire.
2

Tel que M0 : Moment isostatique de la travée considérée.


➢ Evaluation des efforts tranchants
Les efforts tranchants sont évalues soit forfaitairement en supposant la discontinuité entre les
travées, dans ce cas les efforts tranchants hyperstatiques sont confondus même avec les efforts
tranchants isostatiques sauf pour les premiers appuis intermédiaires (voisin de rive).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 69


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

L’effort tranchant isostatique doit être majoré de :


• 15 % s’il s’agit d’une poutre à deux travées.
• 10 % s’il s’agit d’une poutre à plus de deux travées.

Figure .18: Diagramme des efforts tranchants d’une poutre à 2 travées.

Figure .19: Diagramme des efforts tranchants d’une poutre plusieurs travées.
A.2 La méthode de Caquot "BAEL 91 (Annexe E.2)"
➢ Domaine d’applications "BAEL 91(article B.6.2.2.20)"
Lorsque l’une des conditions précédentes n’est pas satisfaite, ou si le plancher supporte des
surcharges élevées (Q ≥ min (2 G, 5KN/m²)), on applique la méthode de Caquot.
Le principe repose sur la méthode des trois moments simplifiée et corrigée pour tenir compte de :
▪ La variation des moments d’inerties des sections transversales le long de la ligne moyenne
de la poutre.
▪ L’amortissement des efforts de chargement des travées successives.
• Application de la méthode
➢ Moment sur appuis "BAEL 91(article E.2.2.1)"
Le moment aux appuis est donné par l’expression suivante (sous charge répartie):
𝑞𝑔 × 𝑙′𝑔 3 + 𝑞𝑑 × 𝑙′𝑑 3
𝑀𝑖 =
8.5 (𝑙 ′ 𝑔 +𝑙 ′ 𝑑 )

Tel que :
𝑙′𝑔 Et 𝑙 ′ 𝑑 : longueur fictive.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 70


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

𝑞𝑑 𝑒𝑡 𝑞𝑔 : Chargement à gauche et à droite de l’appui respectivement.


l′ = -0.8 l : travée intermédiaire
1 : travée de rive
➢ Moment en travée "BAEL 91(article E.2.2.2)"
𝑥 𝑥 𝑥
Mt = M0 (x) + Mg (1- 𝑙 ) + Md ( 𝑙 ) Avec M0 = q (2) (l-x)

Figure .20: Paramètres utilisées dans la méthode de Caquot.


𝑙 𝑀𝑔−𝑀𝑑
X= 2 - 𝑞𝑙

➢ Effort tranchant "BAEL 91(Article E.2.2.3)"


Les efforts tranchants sont déterminés en utilisant la méthode de la RDM∶
𝑞𝑙 𝑀𝑔 − 𝑀𝑑
𝑉𝑖 = ± −
2 𝑙
Avec :
𝑀𝑑: Moment sur l’appui de droite de la travée considérée.
𝑀𝑔: Moment sur l’appui de gauche de la travée considérée.
𝑙: Portée de la travée.
➢ Méthode de Caquot minoré
Cette méthode consiste à calculer les moments au niveau des appuis avec la méthode de Caquot
mais en remplaçant la charge permanente G par une charge permanente minorée :
2
G’ = 3 G

Remarque :
Pour le calcul des moments max en travée, nous utilisons la charge permanente réelle G.
➢ Les différents types des poutrelles
Dans notre cas on distingue:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 71


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

• Type 1

• Type 2

• Type 3

ІІІ.4.1.3 Calcul des charges revenant aux poutrelles


Plancher terrasse inaccessible
G = 6.336 KN/m2 Q = 1 KN/m2
𝑞𝑢 = (1.35 ×6.336 +1.5 ×1) 0.65 = 6.53 KN/ml.
𝑞𝑠𝑒𝑟 = (6.336 + 1) 0.65 = 4.77 KN/ml.
Plancher étage courant
G = 5.24 KN/m2 Q = 1.5 KN/m2
𝑞𝑢 = (1.35 ×5.24+1.5 ×1.5) 0.65 = 6.06 KN/ml.
𝑞𝑠𝑒𝑟 = (5.24 + 1.5) 0.65 = 4.4 KN/ml.
ІІІ.4.1.4 Choix de la méthode de calcul des sollicitations
Dans notre projet, nous disposons de deux natures de poutrelles :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 72


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

❖ Poutrelles isostatiques : la détermination des sollicitations se fait par l’application des


méthodes de la RDM.
❖ Poutrelles hyperstatique (continues) : les sollicitations se déterminent soit par l’application
de la méthode forfaitaire ou la méthode de Caquot.
Le choix de la méthode de calcul à suivre pour les différents types est défini dans le tableau
suivant :
Conditions
Types de poutrelles d’application de la Vérification Méthode adoptée
méthode forfaitaire

0.8 ≤𝑳
𝑳𝒊
≤ 1.25 Méthode de Caquot
Types : 1.2 Non vérifiées
𝒊+𝟏 minorée
Poutre
Type : 3 Méthode de la RDM
isostatique
ІІІ.4.1.5 Les sollicitations dans les différents types des poutrelles
➢ Plancher terrasse inaccessible
• Type 1
o ELU
Tableau .14: Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 1 (terrasse inaccessible)).
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 3.1 3.1 6.52 4.68 -0.84 -4.62 1.32 7.66 5.69 8.62 -11.6
BC 3.3 2.64 6.52 4.68 -4.62 -3.16 1.71 8.86 5 11.2 -10.32
CD 2.55 2.04 6.52 4.68 -3.16 -2.9 1.29 5.3 2.27 8.41 -8.21
DE 3.1 2.48 6.52 4.68 -2.9 -2.9 1.55 7.83 4.93 10.106 -10.106
EF 2.55 2.04 6.52 4.68 -2.9 -3.16 1.26 5.3 2.27 8.21 -8.41
FG 3.3 2.64 6.52 4.68 -3.16 -4.62 1.58 8.86 5 10.32 -11.2
GH 3.1 3.1 6.52 4.68 -4.62 -0.84 1.78 7.66 5.69 11.6 -8.62
o ELS
Tableau .15: Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 1 (terrasse inaccessible)).
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 3.1 3.1 4.76 3.4 -0.61 -3.36 1.32 5.6 5.17 6.3 -8.46
BC 3.3 2.64 4.76 3.4 -3.36 -2.3 1.71 6.47 3.66 8.18 -7.53
CD 2.55 2.04 4.76 3.4 -2.3 -2.1 1.29 3.87 1.68 6.15 -6
DE 3.1 2.48 4.76 3.4 -2.1 -2.1 1.55 5.717 2.66 7.38 -7.38
EF 2.55 2.04 4.76 3.4 -2.1 -2.3 1.26 3.87 1.68 6 -6.15
FG 3.3 2.64 4.76 3.4 -2.3 -3.36 1.58 6.47 3.66 7.53 -8.18
GH 3.1 3.1 4.76 3.4 -3.36 -0.61 1.78 5.6 5.17 8.46 -6.3

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 73


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ ELU

T
➢ ELS

M
Figure III.21: Evaluation des moments et efforts tranchants type 01.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 74


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

• Type 2
o ELU
Tableau .16: Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 2 (terrasse inaccessible)).
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 1.85 1.85 6.52 4.68 -0.3 -2.71 0.7 2.62 2.1 4.55 -7.51
BC 3.1 2.48 6.52 4.68 -2.74 -3.62 1.5 7.82 4.67 9.81 -10.4
CD 3.3 2.64 6.52 4.68 -3.62 -3.16 1.67 8.87 5.4 10.9 -10.61
DE 2.55 2.04 6.52 4.68 -3.16 -2.9 1.29 5.3 2.27 8.41 -8.21
EF 3.1 2.48 6.52 4.68 -2.9 -2.9 1.55 7.83 4.93 10.106 -10.106
FG 2.55 2.04 6.52 4.68 -2.9 -3.16 1.26 5.3 2.27 8.21 -8.41
GH 3.3 2.64 6.52 4.68 -3.16 -3.62 1.62 8.87 5.4 10.61 -10.9
HI 3.1 2.48 6.52 4.68 -3.62 -2.74 1.6 7.82 4.67 10.4 -9.81
IJ 1.85 1.85 6.52 4.68 -2.71 -0.3 1.15 2.62 2.1 7.51 -4.55
o ELS
Tableau .17: Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 2 (terrasse inaccessible)).
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 1.85 1.85 4.76 3.4 -0.22 -2 0.7 1.92 1.2 3.32 -5.48
BC 3.1 2.48 4.76 3.4 -2 -2.63 1.5 5.712 3.402 7.17 -7.6
CD 3.3 2.64 4.76 3.4 -2.63 -2.3 1.67 6.48 3.94 8 -7.8
DE 2.55 2.04 4.76 3.4 -2.3 -2.1 1.29 3.87 1.68 6.15 -6
EF 3.1 2.48 4.76 3.4 -2.1 -2.1 1.55 5.71 3.61 7.38 -7.38
FG 2.55 2.04 4.76 3.4 -2.1 -2.3 1.26 3.87 1.68 6 -6.15
GH 3.3 2.64 4.76 3.4 -2.3 -2.63 1.62 6.48 3.94 7.8 -8
HI 3.1 2.48 4.76 3.4 -2.63 -1.97 1.6 5.712 3.402 7.6 -7.17
IJ 1.85 1.85 4.76 3.4 -1.97 -0.21 1.13 1.71 1.05 5.48 -3.32
o ELU

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 75


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

T
➢ ELS

M
Figure III.22: Evaluation des moments et efforts tranchants type 02
• Type 3
➢ Poutrelle à deux travées (Terrasse inaccessible):appliquons la Méthode forfaitaire.
❖ ELU
𝑞𝑢 =6.52 KN
➢ Calcul les moments isostatique
𝑞𝑢 ×𝑙2 6.52×3.12
Travée (𝐴B): MAB = = = 7.83 𝐾𝑁. 𝑚
8 8
𝑞𝑢 ×𝑙2 6.52×3.32
Travée (BC): 𝑀𝐵𝐶 = = = 8.9 𝐾𝑁. 𝑚
8 8

➢ Calcul les moments sur appuis


MA= Mc =-0.15𝑀0 𝑚𝑎𝑥 = -0.15× 8.9 = −1.34 𝐾𝑁. 𝑚
MB= -0.6 max (MA, MB)= -0.6×8.9 = −5.34𝐾𝑁. 𝑚
➢ Calcul les moments sur travée
𝑄 1
Soit α =𝑄+𝐺 = 1+6.33 = 0.14

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 76


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

1.2+0.3× 𝛼
- Travée de rive (𝐴B) : Mt ≥ + ( ) M0 dans une travée de rive.
2
1.2+0.3×0.14
Mt ≥ + ( ) 7.83 = 4.9 KN.m
2
𝑀𝑔+𝑀𝑑
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3𝛼 ; 1.05)] M0
2
0+5.34
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3×0.14 ; 1.05)] 7.83
2

Mt = 5.55 𝐾𝑁. 𝑚➔𝑀𝑡𝐴𝐵 = 5.55 𝐾𝑁. 𝑚


1.2+0.3× 𝛼
- Travée de rive (BC) : Mt ≥ + ( ) M0 dans une travée de rive.
2
1.2+0.3×0.14
Mt ≥ + ( ) 8.9 =5.53KN.m
2
𝑀𝑔+𝑀𝑑
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3𝛼 ; 1.05)] M0
2
5.34+0
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3×0.14 ; 1.05)] 8.9
2

Mt = 6.7KN.m➔𝑀𝑡𝐵𝐶 = 6.7KN.m

Tableau .18: Terrasse inaccessible cas de l’E.L.U.


Travée L M0 Mg Md Mt
AB 3.1 7.83 -1.34 -5.34 4.9

BC 3.3 8.9 -5.34 -1.34 5.53


➢ Evaluation des efforts tranchants
- Travée de rive (𝐴B)
𝑞𝑢 ×𝑙 6.52×3.1
V1= = =10.106 KN
2 2

V2= −1.15 V1= -11.62 KN


- Travée de rive (𝐵C)
V2= 1.15 V1=11.62 KN
𝑞𝑢 ×𝑙 6.52×3.3
V1=- =- =-10.8 KN
2 2

❖ E.L.S
𝑞𝑢 = 4.76 KN
➢ Calcul les moments isostatique
𝑞𝑠 ×𝑙2 4.76×3.12
Travée (𝐴B): MAB = = = 5.72 KN.m
8 8
𝑞𝑠 ×𝑙2 4.76×3.32
Travée (BC): 𝑀𝐵𝐶 = = = 6.48 𝐾𝑁. 𝑚
8 8

➢ Calcul les moments sur appuis


MA= Mc=-0.15 𝑀0 𝑚𝑎𝑥 = -0.15× 6.48 = −1 𝐾𝑁. 𝑚
MB= -0.6 max (MA, MB)= -0.6×6.48 = −3.9 𝐾𝑁. 𝑚

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 77


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Calcul les moments sur travée


𝑄 1
Soit α =𝑄+𝐺 = 1+4.76 = 0.17

- Travée de rive (𝐴B)


1.2+0.3× 𝛼
Mt ≥ + ( ) M0 dans une travée de rive.
2
1.2+0.3×0.17
Mt ≥ + ( ) 5.72 = 3.6 KN.m
2
𝑀𝑔+𝑀𝑑
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3𝛼 ; 1.05)] M0
2
0+6.48
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3×0.17 ; 1.05)] 5.72
2

Mt = 2.77 𝐾𝑁. 𝑚➔𝑀𝑡𝐴𝐵 = 2.77 KN.m


- Travée de rive (BC)
1.2+0.3× 𝛼
Mt ≥ + ( ) M0 dans une travée de rive.
2

1.2+0.3×0.17
Mt ≥ + ( ) 6.48 = 4.05 KN.m
2
𝑀𝑔+𝑀𝑑
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3𝛼 ; 1.05)] M0
2
6.48+0
Mt + ( ) ≥ [𝑚𝑎𝑥 (1 + 0.3×0.14 ; 1.05)] 6.48
2

Mt = 3.6 𝐾𝑁. 𝑚➔𝑀𝑡𝐵𝐶 = 3.6 𝐾𝑁. 𝑚


Tableau .19: Terrasse inaccessible cas de l’E.L.S.
Travée L M0 Mg Md Mt
AB 3.1 5.72 -1 -3.9 2.77
BC 3.3 6.48 -3.9 -1 3.6
➢ Evaluation des efforts tranchants
• Travée de rive (𝐴B)
𝑞𝑠 ×𝑙 4.76×3.1
V1= = =7.4 KN
2 2

V2= −1.15 V1= -8.51 KN


• Travée de rive (𝐵C)
V2= 1.15 V1=8.51 KN
𝑞𝑠 ×𝑙 4.76×3.3
V1=- =- =-7.9 KN
2 2

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 78


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

- ELU

M T

- ELS

M T

Figure III.23: Evaluation des moments et efforts tranchants type 03.

➢ Plancher étage courant


❖ Type 1
o ELU
Tableau .20: Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 1 (étage courant)).
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 3.1 3.1 6.09 4.55 -0.83 -4.5 1.31 7.21 5.31 8 -10.9
BC 3.3 2.64 6.09 4.55 -4.5 -3.1 1.72 8.3 4.84 10.49 -9.64
CD 2.55 2.04 6.09 4.55 -3.1 -2.8 1.29 5 2.05 7.9 -7.66
DE 3.1 2.48 6.09 4.55 -2.8 -2.8 1.55 7.33 4.53 9.46 -9.46
EF 2.55 2.04 6.09 4.55 -2.8 -3.1 1.26 5.5 2.05 7.66 -7.9
FG 3.3 2.64 6.09 4.55 -3.1 -4.5 1.58 8.3 4.84 9.64 -10.49
GH 3.1 3.1 6.09 4.55 -4.5 -0.83 1.77 7.21 5.31 10.9 -8
o ELS
Tableau .21: Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 1 (étage courant))
travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 3.1 3.1 4.407 3.26 -0.6 -3.22 1.31 5.16 3.8 5.78 -7.86
BC 3.3 2.64 4.407 3.26 -3.22 -2.2 1.72 6 3.31 7.57 -7
CD 2.55 2.04 4.407 3.26 -2.2 -2.01 1.29 3.6 1.51 5.71 -5.25

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 79


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

DE 3.1 2.48 4.407 3.26 -2.01 -2.01 1.55 5.28 2.39 6.82 -6.82
EF 2.55 2.04 4.407 3.26 -2.01 -2.2 1.26 3.6 1.51 5.25 -5.71
FG 3.3 2.64 4.407 3.26 -2.2 -3.22 1.58 6 3.31 7 -7.57
GH 3.1 3.1 4.407 3.26 -3.22 -0.6 1.77 5.16 3.8 7.86 -5.78
➢ ELU

T
➢ ELS

M
Figure III.24: Evaluation des moments et efforts tranchants type 01.
❖ Type 2
o ELU

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 80


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Tableau .22: Sollicitation a l’ELU (poutrelle type 2 (étage courant)).


travée 𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 1.85 1.85 6.1 4.55 -0.29 -2.67 0.7 2.46 1.45 4.20 -7.08
BC 3.1 2.48 6.1 4.55 -2.67 -3.52 1.51 7.32 4.25 9.19 -9.73
CD 3.3 2.64 6.1 4.55 -3.52 -3.09 1.67 8.30 5.02 10.20 -9.94
DE 2.55 2.04 6.1 4.55 -3.09 -2.81 1.3 5 2.06 7.89 -7.67
EF 3.1 2.48 6.1 4.55 -2.81 -2.8 1.55 7.33 4.51 9.46 -9.46
FG 2.55 2.04 6.1 4.55 -2.81 -3.09 1.3 5 2.06 7.67 -7.89
GH 3.3 2.64 6.1 4.55 -3.09 -3.52 1.63 8.30 5.02 4.94 -10.20
HI 3.1 2.48 6.1 4.55 -3.52 -2.67 1.6 7.32 4.25 9.73 -9.19
IJ 1.85 1.85 6.1 4.55 -2.67 -0.29 1.17 2.46 1.45 7.08 -4.20
o ELS
Tableau .23 : Sollicitation a l’ELS (poutrelle type 2 (étage courant)).
𝐥 𝐥′ 𝐪𝐮 𝐪′𝐮 𝐌𝐠 𝐌𝐝 x M0 Mt Tg Td
AB 1.85 1.85 4.41 3.26 -0.21 -1.91 0.7 1.78 1.06 3.05 -5.11
BC 3.1 2.48 4.41 3.26 -1.91 -2.52 1.51 5.29 3.09 6.64 -7.04
CD 3.3 2.64 4.41 3.26 -2.52 -2.20 1.67 6 3.66 7.38 -7.18
DE 2.55 2.04 4.41 3.26 -2.20 -2.1 1.3 3.58 1.48 6.69 -6
EF 3.1 2.48 4.41 3.26 -2.1 -2.1 1.55 5.3 3.28 6.84 -5.55
FG 2.55 2.04 4.41 3.26 -2.1 -2.20 1.26 3.58 1.48 5.55 -6.84
GH 3.3 2.64 4.41 3.26 -2.20 -2.52 1.63 6 3.66 7.18 -7.38
HI 3.1 2.48 4.41 3.26 -2.52 -1.91 1.59 5.29 3.09 7.04 -6.64
IJ 1.85 1.85 4.41 3.26 -1.91 -0.21 1.16 1.78 1.06 5.11 -3.05
o ELU

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 81


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

o ELS

T
Figure III.25:Evaluation des moments et efforts tranchants type 02.
• Type 3
➢ Poutrelle à deux travées (étage courant):appliquons la Méthode forfaitaire.
❖ ELU
➢ Calcul les moments isostatique
Travée L M0 Mg Md Mt
AB 3.1 7.33 -1.25 -5 5.31
BC 3.3 8.3 -5 -1.25 6.47
➢ Evaluation des efforts tranchants
- Travée de rive (𝐴B)
𝑞𝑢 ×𝑙 6.1×3.1
V1= = = 9.5 KN
2 2

V2= −1.15 V1= -10.93 KN


- Travée de rive (𝐵C)
V2= 1.15 V1=10.93 KN
𝑞𝑢 ×𝑙 6.1×3.3
V1=- =- =-10.1 KN
2 2

❖ E.L.S
➢ Calcul les moments isostatique
Travée L M0 Mg Md Mt
AB 3.1 5.3 -0.9 -3.6 2.75
BC 3.3 6 -3.6 -0.9 3.4
➢ Evaluation des efforts tranchants
• Travée de rive (𝐴B)
𝑞𝑠 ×𝑙 4.407×3.1
V1= = = 6.83 KN
2 2

V2= −1.15 V1= -7.9 KN

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 82


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

• Travée de rive (𝐵C)


V2= 1.15 V1= 7.9 KN
𝑞𝑠 ×𝑙 4.407×3.3
V1=- =- =-7.27 KN
2 2

➢ ELU

M T
➢ ELS

M T
Figure III.26: Evaluation des moments et efforts tranchants type 03.
Tableau III.24: Sollicitations maximales dans les différents types de poutrelles.
Effort
ELU ELS Trancha
Type des nt
poutrelles 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐯𝐞
𝐌𝐚𝐫𝐢𝐯𝐞 𝐌𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐱 𝐌𝐭 𝐦𝐚𝐱 𝐌𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐱 𝐌𝐭 𝐦𝐚𝐱 𝐓𝐦𝐚𝐱
𝑲𝑵. 𝒎
𝑲𝑵. 𝒎 𝑲𝑵. 𝒎 𝑲𝑵. 𝒎 𝑲𝑵. 𝒎 𝑲𝑵. 𝒎 KN
Terrasse inaccessible
Type 1 -0.84 -4.62 5.69 -0.61 -3.36 5.17 11.6
Type 2 -0.3 -3.62 5.4 0.21 -2.63 3.94 10.9
Type 3 -1.34 -5.34 6.7 -1 -3.9 3.6 11.62
Etage courant
Type 1 -0.83 -4.5 5.31 -0.6 -3.22 3.8 10.9
Type 2 -0.29 -3.52 5.02 -0.21 -2.52 3.66 10.2
Type 3 -1.25 -5 6.47 -0.9 -3.6 3.4 10.93
ІІІ.4.1.6 Ferraillages des poutrelles
✓ Terrasse inaccessible
Type 1
▪ Sollicitations maximales
o ELU

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 83


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

𝑀𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = -0.84 KN.m


𝑀𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = -4.62 KN.m
𝑀𝑡 𝑚𝑎𝑥 = 5.69 KN.m
𝑇𝑚𝑎𝑥 = 11.6KN.m
Calcul a l’ELU :
✓ En travée
Le moment équilibré par la table de compression Mtu :

Mtu = b h0𝑓𝑏𝑢 (d- 0 )
2

b= 65 cm ; h = 20 cm ; d = 0.9 h = 18 cm ; b0 = 10 cm ; h0 = 4 cm ; 𝑓𝑏𝑢 = 14.17 MPA


40
Mtu= 650 ×40 ×14.17 (180- 2 ) = 5.69 KN.m ≥ 𝑀𝑡𝑚𝑎𝑥 = 5.69 KN.m

L’axe neutre passe par la table de compression, donc la table n’est pas entièrement comprimée, la
section en Té sera calculée comme une section rectangulaire :
(b× h) = (65× 20) cm
𝑀 5.69×106
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑡𝑢 = 650×1802×14.17 = 0.019
𝑓 𝑏𝑢

𝜇𝑏𝑢 = 0.019 ≤ 𝜇 AB = 0.186 pivot A


𝜇𝑏𝑢 = 0.019 ≤ 𝜇 l = 0.391 AS = 0
𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.019) = 0.024
Z = d (1- 0.4𝛼) = 180 (1-0.4 ×0.024) = 178.27 mm
𝑀𝑡𝑢 5.69×106
𝐴𝑡 = 𝑓𝑒 = 400 =91.8 mm2➔𝐴𝑡 = 0.92 cm2
𝑍× 178.27×
𝛾𝑠 1.15

➢ Vérification de condition de non fragilité


𝑓𝑡28 2.1
Amin = 0.23bd = 0.23 ×65× 18 ×400 = 1.41 cm2
𝑓𝑒

As = max (1.4 ; 0.92) = 1.41 cm2


On adopte: As = 3HA10 = 2.36 cm²
➢ Aux appuis
Le moment aux appuis est négatif, ce qui revient à dire que la table de compression est tendue,
et le béton tendu n’intervient pas dans la résistance, pour cela, on va considérer une section
rectangulaire : (b0 × h)= (10× 20) cm
➢ Appui de rive
𝑀𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = -0.84 KN.m
𝑀 0.84×106
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑡𝑢 = 100×1802×14.17 = 0.018
𝑓 𝑏𝑢

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 84


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

𝜇𝑏𝑢 = 0.018 ≤ 𝜇 AB = 0.186 pivot A


𝜇𝑏𝑢 = 0.018 ≤ 𝜇 l = 0.391 AS = 0
𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.018) = 0.023
Z = d (1- 0.4𝛼) = 180 (1-0.4 ×0.023) = 178.34 mm
𝑀𝑎 𝑟𝑖𝑣𝑒 0.85×106
Aa rive = 𝑓𝑒 = 400 = 13.70 mm2➔ Aa rive = 0.14 cm2
𝑍 × 178.34×
𝛾𝑠 1.15

➢ Vérification de condition de non fragilité


𝑓𝑡28 2.1
Amin = 0.23bd = 0.23 ×10× 18 × = 0.22 cm2
𝑓𝑒 400

As = max (0.14; 0.22) =0.22 cm2


On adopte: As = 1HA10 = 0.79 cm²
➢ Appui intermédiaire
𝑀𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = -4.62 KN.m
𝑀𝑎 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 4.62×106
𝜇𝑏𝑢 = = 100×1802×14.17 = 0.1
𝑏𝑑2 𝑓𝑏𝑢

𝜇𝑏𝑢 = 0.1≤ 𝜇 AB = 0.186 pivot A


𝜇𝑏𝑢 = 0.1 ≤ 𝜇 l = 0.391 AS = 0
𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.1) = 0.13
Z = d (1- 0.4𝛼) = 180 (1-0.4 ×0.13) = 170.64 mm
𝑀𝑎 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 4.62×106
Aa inter = 𝑓𝑒 = 400 = 77.84 mm2➔ Aa rive = 0.78 cm2
𝑍 × 170.64×
𝛾𝑠 1.15

➢ Vérification de condition de non fragilité


𝑓𝑡28 2.1
Amin = 0.23bd = 0.23 ×10× 18 ×400 = 0.22 cm2
𝑓𝑒

As = max (0.78; 0.22) =0.78 cm2


On adopte: As = 2HA10 = 1.57 cm²
Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau III.25: Calcul du ferraillage des poutrelles.


Type des M Z 𝑨𝒄𝒂𝒍 𝑨𝒎𝒊𝒏 𝑨𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆
Zone 𝝁𝒃𝒖 𝜶
poutrelles 𝑲𝑵. 𝒎 mm cm2 cm2 cm2
Terrasse inaccessible
Travée 5.69 0.019 0.024 178.27 0.92 1.41 3HA10=2.36
Appuis
De -0.84 0.018 0.023 178.34 0.14 0.22 1HA10=0.79
Type 1
rive
Appuis
-4.62 0.1 0.13 170.64 0.78 0.22 2HA10=1.57
Inter

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 85


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Travée 5.4 0.018 0.022 178.41 0.87 1.41 3HA10=2.36


Appuis
De -0.3 0.0063 0.008 179.42 0.05 0.22 1HA10=0.79
Type 2
rive
Appuis
-3.62 0.08 0.10 172.8 0.6 0.22 2HA10=1.57
Inter
Travée 6.7 0.022 0.028 178.41 1.08 0.06 2HA10=1.57
Appuis
De -1.34 0.004 0.005 179.64 0.21 0.06 1HA10=0.79
Type 3
rive
Appuis
-5.34 0.019 0.024 178.27 0.86 0.06 2HA10=1.57
Inter
Etage courant
Travée 5.31 0.017 0.021 178.49 0.86 1.41 3HA10=2.36
Appuis
De -0.83 0.018 0.023 178.34 0.14 0.22 1HA10=0.79
Type 1
rive
Appuis
-4.5 0.1 0.13 170.64 0.78 0.22 2HA10=1.57
Inter
Travée 5.02 0.017 0.025 178.2 0.80 1.41 3HA10=2.36
Appuis
De -0.29 0.006 0.013 179.1 0.04 0.22 1HA10=0.79
Type2
rive
Appuis
-3.52 0.076 0.1 172.8 0.58 0.22 2HA10=1.57
Inter
Travée 6.47 0.022 0.028 178.41 1.04 0.06 2HA10=1.57
Appuis
-1.25 0.0042 0.0053 179.62 0.20 0.06 1HA10=0.79
Type 3 de rive
Appuis
-5 0.017 0.021 178.5 0.8 0.06 2HA10=1.57
Inter
➢ Vérifications à l’ELU
• Vérification de la contrainte de cisaillement
On doit vérifier que : 𝜏𝑢 ≤ τ̅̅u̅̅
𝑇𝑚𝑎𝑥 = 11.6KN.m
Fissuration peu nuisible
τ̅̅̅̅u = min (3.33 ; 5MPa) = 3.33 MPa
𝑇 11.6×103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.64 MPa < 3.33 MPa …………………CV
100×180

 Pas de risque de rupture par cisaillement.


➢ choix des armatures transversales
ℎ 𝑏
𝑄𝑡 ≤ min ( 35 ; 100 ; 𝑄𝑙 𝑚𝑎𝑥 ) ➔𝑄𝑡 ≤ min ( 5.74 ; 10 ; 12 )= 5.71

𝑄𝑡 = 6 mm ➔𝐴𝑡 = 2HA8 = 0.57 cm2

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 86


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Espacement entre cadre (St)


L’espacement des armatures transversales St est définit par le minimum entre les trois
conditions qui suivent:
St1 = min (0.9h; 40cm) = 16.2 cm
𝐴𝑡×𝑓𝑒 0.57×400
St2= = = 57 cm
0.4 𝑏0 0.4×10
0.9×𝐴𝑡×𝑓𝑒 0.9×0.57×400
St3 = 𝑏× 𝛾 (𝜏 = 10×1.15(0.64−0.3×2.1) = 1784.34cm
𝑠 𝑢 −0.3𝑓𝑡28 )

St= 16.2 ➔ St = 15 cm
➢ Vérification des armatures longitudinales Al vis-à-vis de l’effort Tu
❖ Appuis de rive
𝛾𝑠
Al ≥ 𝑓𝑒 Tu

Al = 𝐴𝑡𝑟𝑎𝑣é𝑒 = 𝐴𝑟𝑖𝑣𝑒 = 2.36 + 0.79 = 3.15 cm2


1.15
Al ≥ (11.6×103) = 33.35 mm2 ≥ 0.29 cm2 ……….CV
400

• Appuis intermédiaires
𝛾𝑠 𝑀𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟
Al ≥ 𝑓𝑒 (Tu + )
0.9 𝑑

1.15 4.62 ×106


Al ≥ (11.6 ×103- ) = -32.9 mm2 < 0 … Pas de vérification à faire au niveau de l’appui
400 0.9×180

intermédiaire, car l’effort est négligeable devant l’effet du moment.


• Vérification de la bielle
0.8 𝑓𝑐28 2 𝑇𝑈
𝝈𝒃𝒄 ≤ Et 𝜎𝑏𝑐 =
𝛾𝑏 𝑎 𝑏0
0.8 𝑓𝑐28 ×𝑎 𝑏0
Tu ≤ 1.5 ×2

a= min (0.9×18 ; 40-4 cm)= 16.2 cm


Tu= (0.267 ×16.2 ×100×25) 10−3 = 108.14 KN
Tu = 11.6 KN≤ 108.14 KN …………..CV
 Pas de risque d’écrasement du béton au niveau de l’appui.
• Vérification de la jonction table-nervure
On doit vérifier que :
𝑇 𝑏
𝑢 1
𝜏𝑢 = 0.9𝑏𝑑ℎ ≤ ̅̅̅
𝜏𝑢
0

𝑏1 = 27.5 cm 𝜏𝑢 = 3.33 MPa


̅̅̅
11.6 ×103 ×27.5
𝜏𝑢 = 0.9×650×180×40 = 0.07 MPa ≤3.33 MPa……………CV

Pas de risque de rupture à la jonction table nervure.


Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 87
Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Tableau III.26 : Vérification a l’ELU.


Vérification Armature longitudinale Aux Vérification
de la appuis de la
Vérification
Types contrainte jonction
de la bielle
de Appui rive Appui inter table
cisaillement nervure
𝜸𝒔 Al ≥ Tu ≤ 𝑻𝒖 𝒃𝟏
𝝉𝒖 = 𝟎.𝟗𝒃𝒅𝒉
𝑻𝒖 Al ≥ 𝒇𝒆 Tu 𝜸𝒔 𝑴𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓 𝟎.𝟖 𝒇𝒄𝟐𝟖 ×𝒂 𝒃𝟎 𝟎
𝝉𝒖 = 𝒃𝒅 ≤𝝉
̅̅̅𝒖 𝒇𝒆
(Tu + 𝟎.𝟗 𝒅
) ≤ ̅̅̅
𝝉𝒖
𝟏.𝟓 ×𝟐

Terrasse inaccessible
Type 1 0.64 ≤ 3.33 3.15 ≥ 0.33 3.15 ≥-0.48 11.6 ≤108.14 0.71≤3.33
Type 2 0.6≤3.33 3.15≥0.31 3.15 ≥-0.32 10.9≤108.14 0.71≤3.33
Type 3 0.65 ≤ 3.33 2.36≥0.33 / 11.62≤108.14 /
Etage courant
Type 1 0.6≤3.33 3.15≥0.31 3.15 ≥-0.32 10.9≤108.14 0.67≤3.33
Type2 0.57≤3.33 3.15 ≥ 0.38 3.15 ≥-0.33 11.6 ≤108.14 0.67≤3.33
Type 3 0.61 ≤ 3.33 2.36≥0.33 / 10.20≤108.14 /
✓ Vérifications à l’ELS
➢ Vérification des contraintes
❖ En travée
𝑀𝑡𝑚𝑎𝑥 = 5.17 KN.m
𝝈𝒃𝒄 ≤ ̅̅̅̅̅
𝝈𝒃𝒄 = 15 MPa
𝑴𝒔𝒆𝒓 ×𝒚
𝝈𝒃𝒄 = 𝑰

➢ Position de l’axe neutre


𝑏ℎ02 65×42
H= -15𝐴𝑡 (d-ℎ0 ) = -15×2.36 (18-4) = 24.4 cm2
2 2

H> 0➔ l’axe neutre passe par la table; d’où calcul d’une section rectangulaire b × h.
➢ Calcul y
1
b𝑦 2 + n (y-d) As - n (d-y) A As = 0
2

Y= 3.92 m
➢ Moment d’inertie
1
𝐼 = 3 b𝑦 3 +n (d-y)2A+ n(y-d) As 𝐴𝑠 = 0

𝐼 = 8323.04 cm4
5.17 ×39.2×106
𝜎𝑏𝑐 = = 2.43 MPa
8323.04×104

𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa ……………………….CV


𝜎𝑏𝑐 = 2.43 MPa ≤ ̅̅̅̅
❖ Sur appuis intermédiaires
𝑀𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟 = -3.36 KN.m
𝝈𝒃𝒄 ≤ ̅̅̅̅̅
𝝈𝒃𝒄 = 15 MPa
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 88
Chapitre III Calcul des éléments secondaires

𝑴𝒔𝒆𝒓 ×𝒚
𝝈𝒃𝒄 = 𝑰

➢ Position de l’axe neutre


𝑏ℎ02 65×42
H= -15𝐴𝑡 (d-ℎ0 ) = -15×1.57 (18-4) = 190.30cm2
2 2

H> 0➔ l’axe neutre passe par la table; d’où calcul d’une section rectangulaire b × h .
➢ Calcul y
1
b𝑦 2 + n (y-d) As - n (d-y) A As = 0Y= 3.27 m
2

➢ Moment d’inertie
1
𝐼 = 3 b𝑦 3 +n (d-y)2A+ n(y-d) As 𝐴𝑠 = 0 𝐼 = 5867.30 cm4
3.36 ×32.7×106
𝜎𝑏𝑐 = = 1.9 MPa
5867.3×104

𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa ……………………….CV


𝜎𝑏𝑐 = 1.9 MPA ≤ ̅̅̅̅
Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau .27: Vérification a l’ELS.
Typ En travée En appui
𝑴𝒕 Y 𝝈𝒃𝒄 𝑴𝒂 𝝈𝒃𝒄 ̅̅̅̅̅
𝝈 𝒃𝒄
𝑰 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 ≤
(KN (cm (MPA (KN. m) (MP (M
(cm4) (cm) (cm4) 𝝈𝒃𝒄
̅̅̅̅̅
. m) ) ) A) PA)
Terrasse inaccessible
Typ
5.17 3.92 8323.04 2.43 -3.36 3.27 5867.30 1.9 1.5 Cv
1
Typ
3.94 3.92 8323.04 1.85 -2.63 3.27 5867.30 1.46 15 Cv
2
Typ
3.6 3.27 5929.93 2 -3.9 3.27 5929.93 2.15 15 Cv
3
Etage courant
Typ
3.8 3.92 8323.04 1.8 -3.22 3.27 5867.30 1.8 15 Cv
1
Typ
3.6 3.92 8323.04 1.72 -2.52 3.27 5867.30 1.4 15 Cv
2
Typ
3.4 3.27 5929.93 1.87 -3.6 3.27 5929.93 2 15 Cv
3
➢ Vérification de la flèche "BAEL 91(article B.6.5.1)"
ℎ 1
• ≥ 16
𝑙
ℎ 𝑀
• ≥ 10×0𝑀
𝑙 𝑡

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
• ≤
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Les trois conditions ne sont pas vérifiées, donc il est nécessaire de calculer la flèche
Il faut que:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 89


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

𝑀 𝐿
f = 10 ×𝐸𝑡×𝐼 ≤ f = 0.05 cm + 100
𝑖 𝑓𝑖

𝐼𝑓𝑖 : L’inertie fissurée


𝐸𝑖 : Module instantané de béton (𝐸𝑖 = 32164.2MPa)
1.1𝐼
If = 1+𝜆𝑖 ×0 𝑢
1.75 𝑓
𝑡28
u = 1- 4𝜌𝜎 +𝑛𝑓 =
𝑠 𝑡28

0.05𝑓𝑡28
𝜆𝑖= 𝑏
2+(3 0 )𝜌
𝑏

Tableau .28 : Vérification des flèches


Type If u 𝝀𝒊 f ≤f
Terrasse inaccessible
Type 1 47148.63 0.62 5.25 0.0009≤0.45
Type2 12174.53 0.62 5.25 0.001≤0.45
Type 3 11301.18 0.67 5.25 0.0009≤0.45
Etage courant
Type 1 12497.23 0.6 5.25 0.0009≤0.45
Type 2 12497.23 0.6 5.25 0.0009≤0.45
Type 3 11427.59 0.66 5.25 0.002≤0.45
➢ Schéma de ferraillage
❖ Type 1 et 2 (étage courant, terrasse inaccessible)
Travée appui intermédiaire appui de rive

❖ Type 3 (étage courant, terrasse inaccessible)


Travée appui intermédiaire appui de rive

Figure .27 : Les schémas de ferraillages des poutrelles.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 90


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

.4.2 Etude de la dalle de compression "CBA93 article(B.6.8.4.2.3)"


Selon le CBA93 article(B.6.8.4.2.3) la dalle de compression, sera armée par un quadrillage de
barres dont les dimensions de mailles ne doivent pas dépasser :
➢ 20 cm (5 p.m.) pour les armatures perpendiculaires aux nervures.

➢ 33 cm (3 p.m.) pour les armatures parallèles aux nervures.


D’après le même article cité ci-dessus les sections des armatures sont calculées comme suit :
➢ Armatures perpendiculaires aux poutrelles
50 cm ≤ entre axes des poutrelles 𝐼0 = 65 cm ≤ 80 cm
4×𝐼0
𝐴perpendiculair =
𝑓𝑒

𝑓𝑒 = 235 MPa: Car c’est du treillis soudés (Rond Lisse « RL »).


4×65
𝐴perpendiculair = = 1.106 cm2/ml
235

Avec St = 20 cm
➢ Armatures parallèles aux poutrelles
𝐴perpendiculair 1.106
𝐴𝐩𝐚𝐫𝐚𝐥𝐥è𝐥𝐞 = =
2 2

𝐴𝐩𝐚𝐫𝐚𝐥𝐥è𝐥𝐞 = 0.533 cm2/ml


Avec St =33 cm
On choisit : Un treillis soudés ∅6 (150 ×150) mm2
5HA 6/ml = 1.41 cm2 perpendiculaires aux poutrelles et St = 20cm ≤ 20cm ………..vérifiée.
4HA 6/ml = 1.13 cm2 parallèles aux poutrelles St = 25 cm ≤ 33cm ………………….vérifiée.

Figure .28: Schéma de ferraillage de la dalle de compression.


III.5 plancher en dalle pleine
Les dalles pleines sont des éléments d’épaisseur faible par rapport aux autres dimensions,
chargées perpendiculairement à leur plan moyen reposant sur deux, trois ou quatre appuis et
même des dalles pleines en porte à faux (console).
Dans notre structure, nous avons des dalles pleines sous forme rectangulaire qui reposent
sur quatre appuis, pour le calcul nous choisissons la dalle la plus sollicitée.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 91


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

III.5.1 Evaluation des charges


G= 6230 N/m2
Q=5000 N/m2
a) ELU

𝑞𝑢 =1,35G +1,5Q = 1,35× 6230 +1,5× 5000


𝑞𝑢= 15910.5 N/m2
b) ELS
𝑞𝑠𝑒𝑟=G+Q=5230 +5000= 11230 N/m2
𝑙𝑥 300
𝜌 = 𝑙𝑦= 400= 0.75>0.4 ➔La dalle travaille dans les deux sens

Dans ce cas les moments sont déterminés suivant les deux directions 𝑙𝑥et𝑙𝑦.
III.5.2 Calcule des moments
Pour le calcul des moments on utilise les dispositions indiquées a l’annexe E3 des règles
BAEL91 :
✓Dans le sens de la petite portée : 𝑀𝑥 = 𝜇𝑥𝑞𝑢𝐿x2
✓Dans le sens de la grande portée : 𝑀𝑦 = 𝜇𝑦𝑀𝑥
Les coefficients 𝜇𝑥 et 𝜇𝑦 sont fonction de :
𝒍𝒙
𝜌 = 𝒍𝒚 et ν

Avec : ν: coefficient de poisson


𝜇𝑥et 𝜇𝑦 sont donnés par l’abaque de calcul des dalles rectangulaire
𝜌 = 0.75
→ 𝜇𝑥 = 0.062
→ 𝜇𝑦 = 0.509
𝑀𝑥 = 𝜇𝑥𝑞𝑢𝐿x2 = 8878.06 N.m
𝑀𝑦 = 𝜇𝑦𝑀x = 4518.93 N.m
• Moments en travées
𝑀𝑡𝑥=0,75Mx= 0,75× 8878.06 = 6658.55𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦=0,75My 0,75×4518.93 = 3389.19𝑁. 𝑚
• Moment sur appuis
Max=May= 0.5×Mx = 4439.03 N.m
III.5.3 Ferraillage de la dalle
B =100 cm; h =15 cm; d = 0,9h=13.5 cm ; 𝑓𝑒=400MPa
fc28=25MPa ; ft28=2,1MPa ; 𝜎𝑠=348MPa; 𝑓𝑏𝑐=14.16 MPa

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 92


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Les résultats sont récapitulés dans le tableau suivant :


Tableau III.29 : Ferraillage de dalle pleine.
Mu As' Z 𝑨𝒄𝒂𝒍 𝑨𝒂𝒅𝒑
sens 𝝁 𝜶 Choix
(N.m) (cm2) (cm2) (cm2) (cm2)
x-x 6658.55 0.025 0 0.031 13.33 1.43 4HA8 2.01
travée

y-y 3389.19 0.013 0 0.016 13.41 1.42 4HA8 2.01


appuis

x-x
4439.03 0.017 0 0.021 13.38 0.95 3HA8 1.51
y-y

a) Espacement
✓ Travée
100
Sens x-x: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4
100
Sens y-y: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4

✓ Appuis
100
Sens x-x: st = = 33 cm < min (3h; 33cm) …… CV
3
100
Sens y-y: st = = 33 cm < min (3h; 33cm) …… CV
3

b) Condition de non fragilité"(𝐁𝐀𝐄𝐋A.4.2.1)"


h=e= 15 cm ; b=100cm
(3−ρ)
𝐴𝑥 ≥𝜌0 2
𝑏ℎ= 1.35 cm2

𝐴𝑦≥𝜌0bh = 1.2 cm2

Avec: 𝜌0 = 0.08% pour les barres haut adhérence


𝒍𝒙
𝜌= 𝒍𝒚= 0.75

✓Travée
Sens x-x:𝐴𝑥=3.14 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=0.99 cm2...............vérifiée
Sens y-y:𝐴𝑦 =1.51cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=0.88 cm2..................vérifiée
✓Appuis
Sens x-x:𝐴𝑥 =2.01 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=0.99cm2.................vérifiée
Sens y-y: 𝐴𝑦 =2.01cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=0.88cm2...................vérifiée

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 93


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

c) Vérification de l'effort tranchante


𝜏𝑢 ≤ 𝛕𝐮
̅̅̅̅
𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑
𝑞𝑢𝑙𝑥𝑙𝑦
𝑉𝑢𝑥 = 2𝑙𝑥+𝑙𝑦 = 19092.6 N
𝑞𝑢𝑙𝑥
𝑉𝑢𝑦= = 15910.5 N
3

𝑉𝑢𝑚𝑎𝑥= max (𝑣𝑢𝑥;𝑣𝑢𝑦) ➔𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥= 19092.6 N


19092.6
𝜏𝑢 = = 0.14 𝑀𝑃𝑎
1000×135

- Fissuration préjudiciable:
𝑓𝑐28
̅̅̅ =min (0.15
τu ; 4MPa)
𝛾𝑏

̅̅̅ =min (2.5 ; 4𝑀𝑃𝑎 )➔τu


τu ̅̅̅ = 2.5 MPa
̅̅̅ = 2.5 MPa ………………. CV
𝜏𝑢 = 0.16MPa≤ τu
Pas de risque de rupture par cisaillement ; donc les armatures transversale ne sont pas
nécessaire.
III.5.4 Vérification à l'ELS
a) Evaluation des sollicitations à ELS
𝒍𝒙
𝜌 = 𝒍𝒚= 0.75 ➔ν =0.2

μx = 0.0685
𝜇𝑦 = 0.643

𝑀𝑥= μxqserlx2 = 6978.78 N.m


𝑀𝑦= 𝜇𝑦Mx = 4487.35 N.m

𝑀𝑡𝑥= 0.85Mx = 5931.96 N.m


𝑀𝑡𝑦 = 0.85My = 3814.24 N.m
𝑀𝑎 = 0.3Mx = 2093.63 N.m
b) Vérification des contraintes
bc≤ 
̅̅̅̅̅
𝒃𝒄
̅̅
̅̅𝑏c = 0.6fc28 = 15 𝑀𝑃𝑎
✓Détermination de la valeur de « y » :
1
b y2+ n(y-c')As - n(d-y)As = avec n = 0
2

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 94


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

✓Moment d’inertie :
1
I = 3 by3+ n(d-c')As + n(d-y)2As =0

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le
tableau suivant :
Tableau .30 : Vérification à l’ELS.

bc≤
As
𝑴𝒔𝒆𝒓(N.m) Y (cm) I (cm) 𝒃𝒄(𝑴𝑷𝒂) 𝐛𝐜
̅̅̅̅̅
(cm2)
travé

vérifiée
x-x 5931.96 3.14 3.13 6087.13 3.05
e

y-y 3814.24 1.51 2.26 3246.32 2.65


appuis 2093.63 2.01 2.57 4167.69 1.29

c) Vérification de la flèche "(B𝐀𝐄𝐋B.6.5, 1)"


Si les trois conditions suivantes de la flèche sont vérifiées, le calcul de la flèche ne
s’imposera pas :
ℎ 1
≥ ➔ 0.0375≥ 0.0625 ……. CNV
𝑙 16
ℎ 1 𝑀𝑡
≥ 10 × 𝑀0➔ 0.0375≥ 0.085 …….. CNV
𝑙
𝐴𝑠 4.2
≤ ➔ 0.002 ≤ 0.0105 ………. CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Donc il y’a un risque de la flèche :


Il faut que
𝑀 𝐿
f = 10 ×𝐸𝑡×𝐼 ≤ f = 0.05 cm + 100
𝑖 𝑓𝑖

Avec:
𝐼𝑓𝑖 : L’inertie fissurée
𝐸𝑖 : Module instantané de béton (𝐸𝑖 = 32164.2MPa)
1.1𝐼
If = 1+𝜆𝑖 ×0 𝑢 = 2764.21 cm4
1.75 𝑓
𝑡28
u = 1- 4𝜌𝜎 +𝑛𝑓 = 0.52
𝑠 𝑡28

0.05𝑓𝑡28
𝜆𝑖= 𝑏 =21
2+(3 0 )𝜌
𝑏

7.22×106 400
f = 10×32164.2×17763.61 = 0.004 ≤ f = 0.05 cm + 1000 = 0.45 ……..CV

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 95


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

III.6 Balcons
Les balcons sont des plaques minces et planes est définie comme une plaque horizontale, dont
l’épaisseur est relativement faible par rapport aux autres dimensions. Cette plaque peut être
encastrée sur deux ou plusieurs appuis, comme elle peut être assimilée à une console (Balcon).
Dans notre cas on a des balcons reposant sur trois appuis. Donc le calcul se fait comme une
dalle pleine.
III.6.1 Evaluation des charges
G=5330 N/m2
Q= 3500 N/m2
III.6.2 Combinaison des charges
❖ ELU
𝑞𝑢=1.35G +1.5Q = 1.35× 5330 +1.5× 3500 = 12445.5 N/m2
❖ ELS
𝑞𝑠𝑒𝑟=G+Q=5330 +3500= 8830 N/m2
𝒍𝒙 𝟏.𝟐𝟓
𝜌 =𝒍𝒚 = 𝟐.𝟐𝟓

𝜌 = 0,55> 0,4 ⇒La dalle travaille dans les deux sens


Dans ce cas les moments sont déterminés suivant les deux directions lx et ly.
III.6.3 Calcule des moments
Pour le calcul des moments on utilise les dispositions indiquées a l’annexe E3 des règles
BAEL91 :
✓Dans le sens de la petite portée : 𝑀𝑥 = 𝜇𝑥𝑞𝑢𝐿x2
✓Dans le sens de la grande portée : 𝑀𝑦 = 𝜇𝑦𝑀𝑥
Les coefficients 𝜇𝑥 et 𝜇𝑦 sont fonction de :
𝒍𝒙
𝜌 = 𝒍𝒚 et ν

Avec : ν: coefficient de poisson


𝜇 x et 𝜇 y sont donnés par l’abaque de calcul des dalles rectangulaire.
𝜌 = 0.55 𝐷𝑜𝑛𝑐∶𝜇𝑥= 0.088
𝜇𝑦 ne sont pas prendre en considération 𝜌< 0.557
𝑀𝑥 =𝜇𝑥𝑞𝑢𝐿x2= 1711.26 N.m
𝑀𝑦= 𝑀𝑥= 1711.26 N.m
➢ Moment en travée
𝑀𝑡𝑥 = 𝑀𝑡𝑦= 0.85 𝑀𝑥 = 0.85 × 1711.26 = 1454.57 N.m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 96


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

➢ Moment sur appuis


Max = May= 0.3Mx= 0.3 × 1711.26 = 513. 38 N.m
Max = May= 0.5Mx= 0.5 × 1711.26 = 855.63 N.m
III.6.4 Ferraillage du balcon
B =100cm ; h =15 cm ; d = 0,9h=13.5cm ; 𝑓𝑒=400MPa
fc28=25MPa ; ft28=2,1MPa ; 𝜎𝑠=348MPa; 𝑓𝑏𝑐=14.16 MPa
Les résultats sont récapitulés dans le tableau suivant :
Tableau III.31: Ferraillage de dalle pleine.
Mu As' Z 𝑨𝒄𝒂𝒍
sens 𝝁 𝜶 Choix 𝑨𝒂𝒅𝒑(cm2)
(N/m2) (cm2) (cm2) (cm2)
travée

x-x
1454.57 0.0056 0 0.007 13.46 0.31 4HA8 2.01
y-y
appuis

x-x
855.63 0.0033 0 0.0041 13.48 0.18 4HA8 2.01
y-y

d) Espacement
✓ Travée:
100
Sens x-x: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4
100
Sens y-y: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4

✓ Appuis:
100
Sens x-x: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4
100
Sens y-y: st = = 25 cm < min (3h; 33cm) …… CV
4

e) Condition de non fragilité "(𝐁𝐀𝐄𝐋A.4.2.1)"


h=e= 15 cm ; b=100cm
(3−ρ)
𝐴𝑥≥𝜌0 2
𝑏ℎ= 1.47 cm2

𝐴𝑦≥𝜌0bh

Avec: 𝜌0 = 0.08% pour les barres haut adhérence


𝒍𝒙
𝜌= 𝒍𝒚= 0.55

✓Travée
Sens x-x:𝐴𝑥=2.01 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=1,47cm2...............vérifiée
Sens y-y: 𝐴𝑦=2.01 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=1,2 cm2..................vérifiée
Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 97
Chapitre III Calcul des éléments secondaires

✓Appuis
Sens x-x:𝐴𝑥 =2.01 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=1,47cm2.................vérifiée
Sens y-y: 𝐴𝑦 =2.01 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=1,2 cm2...................vérifiée
f) Vérification de l'effort tranchante
𝜏𝑢 ≤ 𝛕𝐮
̅̅̅̅
𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑
𝑞𝑢𝑙𝑥𝑙𝑦
𝑉𝑢𝑥 = 2𝑙𝑥+𝑙𝑦 = 7369.05 N
𝑞𝑢𝑙𝑥
𝑉𝑢𝑦= = 5185.63 N
3

𝑉𝑢𝑚𝑎𝑥= max (𝑣𝑢𝑥; 𝑣𝑢𝑦) ➔𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥= 7369.05 N


7369.05
𝜏𝑢 = = 0.055 MPa
1000×135
- Fissuration préjudiciable:
𝑓𝑐28
̅̅̅ =min (0.15
τu ; 4MPa)
𝛾𝑏

̅̅̅ =min (2.5 ; 4 MPa) ➔τu


τu ̅̅̅ = 2.5 MPa
̅̅̅ = 2.5 MPa ………………. CV
𝜏𝑢 = 0.055 𝑀𝑃𝑎 ≤ τu
Pas de risque de rupture par cisaillement ; donc les armatures transversale ne sont pas nécessaire.
III.6.5 Vérification à l'ELS
c) Evaluation des sollicitations à ELS
𝒍𝒙
𝜌 = 𝒍𝒚= 0.55 ➔ν =0.2

μx = 0.092
𝜇𝑦 = 0.420

𝑀𝑥= μxqserlx2 = 1269.31 N.m


𝑀𝑦= 𝜇𝑦Mx = 533.11 N.m

𝑀𝑡𝑥 = 0.85Mx = 1078.91 N.m


𝑀𝑡𝑦 = 0.85My = 453.14 N.m
𝑀𝑎 = 0.3Mx = 380.79 N.m
d) Vérification des contraintes
bc≤ 
̅̅̅̅̅
𝒃𝒄
̅̅
̅̅𝑏c = 0.6fc28 = 15 𝑀𝑃𝑎

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 98


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

✓Détermination de la valeur de « y » :
1
b y2+ n(y-c')As - n(d-y)As = avec n = 0
2

✓Moment d’inertie :
1
I = 3 by3+ n(d-c')As + n(d-y)2As =0

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le
tableau suivant :
Tableau .32 : Vérification des contraintes à l’ELS.
bc≤
As
𝑴𝒔𝒆𝒓(N.m) Y (cm) I (cm) 𝒃𝒄(𝑴𝑷𝒂) 𝐛𝐜
̅̅̅̅̅
(cm2)
travé

vérifiée
x-x 1078.91 2.01 2.57 4167.69 0.66
e

y-y 453.14 2.01 2.57 4167.69 0.28


appuis 380.79 2.01 2.57 4167.69 0.23
C) vérification de la flèche"(B𝐀𝐄𝐋B.6.5, 1)"
Si les trois conditions suivantes de la flèche sont vérifiées, le calcul de la flèche ne
s’imposera pas :
Avec : h=0.15 m ; l= 1.25 m ;= 2.01 𝑐𝑚2
ℎ 1
≥ 16➔ 0.12 ≥ 0.06 ……. CV
𝑙
ℎ 1 𝑀𝑡
≥ 10 × 𝑀0➔ 0.12 ≥ 0.085 …….. CV
𝑙
𝐴𝑠 4.2
≤ ➔ 0.0014 ≤ 0.0105 ………. CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Les trois conditions sont vérifiées, donc le calculer de la flèche ne s’impose pas.

Figure .29: Disposition constructive des armatures de balcon.


III.7 Ascenseur
L’ascenseur est un appareil mécanique, servant au déplacement des personnes vers les
différents niveaux. Il se constitue d’une cabine, qui se déplace le long d’une glissière verticale
munie d’un dispositif mécanique permettant le déplacement de la cabine.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 99


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

III.7.1 pré dimensionnement


La dalle d’ascenseur doit avoir une certaine rigidité vu le poids de la machine.
Nous avons deux conditions à vérifier :

• Résistance à la flexion
𝑙𝑥 𝑙𝑥
≤e ≤
50 40

3 ≤ e ≤ 3.75
• Condition de l'ENA
L’entreprise nationale des ascenseurs (E.N.A) préconise que l’épaisseur de la dalle
machine est e 25cm
On prend : e=25cm
III.7.2 combinaison des charges
G= 59.54 KN
Q= 1 KN
o ELU: 𝑞𝑢=1.35G+1.5Q = 81.88 KN
o ELS:𝑞𝑠𝑒𝑟= G+Q= 60.54 KN
III.7.3 calcul des efforts
Le calcul des efforts de la dalle se fait selon la méthode de calcul des dalles
reposantes sur 4 côtés.
➢ Calcul de "𝝆 "
𝒍𝒙 1.5
𝜌 = 𝒍𝒚= = 0.54
2.8

0.4 ≤ 0.54 ≤ 1 ➔la dalle travaille dans les deux sens


𝑀𝑥=𝜇𝑥qulx2
𝑀𝑦= 𝜇𝑦Mx

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 100


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

▪ ELU
𝜇𝑥 = 0.089
𝜇𝑦 ne sont pas prendre en considération 𝜌< 0.557
𝑀𝑥 = 16.40 KN
𝑀𝑦=𝑀𝑥= 16.40 KN
✓ Moment en travée
𝑀𝑡𝑥=𝑀𝑡𝑦 =0,85Mx= 13.94 𝐾𝑁. 𝑚
✓ Moments sur appuis
Ma= 0.3Mx= 4.92 𝐾𝑁. 𝑚
▪ ELS
𝜇𝑥 = 0.093 ➔𝑀𝑥= 12.67 𝐾𝑁. 𝑚
𝜇𝑦 = 0.411 ➔𝑀𝑌= 5.21𝐾𝑁. 𝑚
✓ Moment en travée
𝑀𝑡𝑥=0,85Mx =10.77 𝐾𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦=0,85My = 4.43 𝐾𝑁. 𝑚
✓ Moments sur appuis
Max=0,3Mx= 3.801 𝐾𝑁. 𝑚
May=0,3My= 1.563 𝐾𝑁. 𝑚
Ma=Max (Max ; May) = 3.801 𝐾𝑁. 𝑚
III.7.4 Ferraillage de la dalle
Le ferraillage de la dalle machine se fait comme suit :
Pour une bande de 1m, on aura une section (b x h) = (100x25) cm2 qui travaille en flexion
simple.
On a: b=100 cm; h=25cm; d=0,9h=22,5cm ;
𝜎𝑏𝑐= 14,17MPa ;𝜎𝑠=348MPa
Tableau .33 : Tableau récapitulatif des résultats de ferraillage.
As' Z As
Mt(𝑲𝑵. 𝒎) 𝝁 𝜶 choix 𝑨𝒂𝒅𝒑(cm2)
(cm2) (cm2) (cm2)
x-x 13.94 0.019 0 0.025 22.28 1.79 5HA8 2.51
travée
y-y 13.94 0.019 0 0.025 22.28 1.79 5HA8 2.51
x-x 4.92 0.006 0 0.0075 22.43 0.63 5HA8 2.51
appuis
y-y 4.92 0.006 0 0.0075 22.43 0.63 5HA8 2.51

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 101


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

▪ Espacement
✓ En travée
Sens (x-x)
100
St= = 20 cm ≤ min (3h; 33cm)=33 cm ………. CV
5

Sens (y-y)
100
St= = 20 cm ≤ min (4h ; 45cm)=45 cm ………. CV
5

✓ Sur appuis
Sens (x-x)
100
St= = 20 cm ≤ min (3h ; 33cm)=33 cm ………. CV
5

Sens (y-y)
100
St= = 20 cm ≤ min (4h ; 45cm)=45 cm ………. CV
5

III.7.5 Vérification à l'ELU


a) Condition de non fragilité
(3−ρ)
𝐴𝑥 ≥ 𝜌0 𝑏ℎ= 1.47 cm2 ➔𝐴𝑥= 2.46 cm2
2

𝐴𝑦≥ 𝜌0bh ➔𝐴𝑦 =2 cm2

Avec: 𝜌0 = 0.08% pour les barres haut adhérence


𝒍𝒙
𝜌= 𝒍𝒚= 0.55

✓Travée
Sens x-x:𝐴𝑥=2.51 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=2.46 cm2...............vérifiée
Sens y-y : 𝐴𝑦 =2.51 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=2 cm2..................vérifiée
✓Appuis
Sens x-x : 𝐴𝑥 =2.51 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=2.46 cm2.................vérifiée
Sens y-y : 𝐴𝑦 =2.51 cm2𝐴𝑠𝑚𝑖𝑛=2 cm2...................vérifiée
b) Vérification de la contrainte de cisaillement
𝜏𝑢 ≤ 𝛕𝐮
̅̅̅̅
𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑
𝑞𝑢𝑙𝑥𝑙𝑦
𝑉𝑢𝑥 = 2𝑙𝑥+𝑙𝑦 = 59.29 KN
𝑞𝑢𝑙𝑥
𝑉𝑢𝑦= = 40.94 KN
3

𝑉𝑢𝑚𝑎𝑥= max (𝑣𝑢𝑥; 𝑣𝑢𝑦) ➔𝑣𝑢𝑚𝑎𝑥= 59.29 KN

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 102


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

7369.05
𝜏𝑢 =1000×135= 0.26 MPa

- Fissuration préjudiciable:
̅̅̅ =0.05fc28 =1.25 𝑀𝑃𝑎
τu
̅̅̅ = 1.25 MPa ………………. CV
𝜏𝑢 = 0.26 𝑀𝑃𝑎 ≤ τu
Pas de risque de rupture par cisaillement ; donc les armatures transversale ne sont pas nécessaire.
III.7.6 Vérification à l'ELS
a) La contrainte dans le béton
bc≤ 
̅̅̅̅̅
𝒃𝒄
̅̅
̅̅𝑏c = 0.6fc28 = 15 𝑀𝑃𝑎
✓Détermination de la valeur de « y » :
1
b y2+ n(y-c')As - n(d-y)As = avec n = 0
2

✓Moment d’inertie :
1
I = 3 by3+ n(d-c')As + n(d-y)2As =0

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le
tableau suivant :
Tableau III.34: Vérification des contraintes de la dalle en travée et sur appuis dans les 2 sens.
As bc≤ ̅̅̅̅̅
𝐛𝐜
Mt(𝑲𝑵. 𝒎) 2 Y(cm) I(cm) 𝒃𝒄(𝑴𝑷𝒂)
(cm )
x-x 10.77 2.51 3.76 14994.13 2.7
vée
tra

vérifi
ée
y-y 4.43 2.51 3.76 14994.13 1.11
appuis 3.801 2.51 3.76 14994.13 0.95

b) La contrainte dans l'acier


𝜎𝑠𝑡 ≤ ̅̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡
15𝑀𝑠(𝑑−𝑦)
𝜎𝑠𝑡 = 𝐼

Fissuration préjudiciable:
1
̅̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 ≤min (2 fe ; 110√µ × 𝑓𝑡𝑗 )

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le
tableau suivant :
Tableau III.35 : Vérification des contraintes dans l'acier de la dalle en travée et sur appuis dans les 2 sens.
st≤ 𝝈𝒔𝒕
̅̅̅̅̅̅
Ms(𝑲𝑵. 𝒎) st(𝑴𝑷𝒂) ̅̅̅̅̅
𝝈𝒔𝒕
x-x 10.77 201.91 201.63 C.N.V
Travée
y-y 4.43 83.05 201.63 C.V
appuis 3.801 71.26 201.63 C.V

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 103


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

c) Vérification de la flèche
Si les trois conditions suivantes de la flèche sont vérifiées, le calcul de la flèche ne s’imposera pas :
• Sens (x-x)
ℎ 1
≥ 16➔ 0.166 ≥ 0.0625 ……. CV
𝑙
ℎ 1 𝑀𝑡
≥ 10 × 𝑀0➔ 0.166 ≥ 0.085 …….. CV
𝑙
𝐴𝑠 4.2
≤ ➔ 0.0014 ≤ 0.0105 ………. CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

• Sens (y-y)
ℎ 1
≥ 16➔ 0.089 ≥ 0.0625 ……. CV
𝑙
ℎ 1 𝑀𝑡
≥ 10 × 𝑀0➔ 0.089 ≥ 0.085 …….. CV
𝑙
𝐴𝑠 4.2
≤ ➔ 0.0014 ≤ 0.0105 ………. CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Les trois conditions sont vérifiées, donc le calculer de la flèche ne s’impose pas.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 104


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

Figure .30: Ferraillage de la dalle machine.


III.8 Conclusion
Dans ce chapitre; on a pour déterminer le ferraillage des éléments secondaires de notre structure,
et ceci on répond à toutes les exigences du RPA99 version 2003, BAEL 91 modifié en 99, et le
CBA 93.
1) L'acrotère:
- Les armatures longitudinales: 4HA10
- Les armatures transversales: 4HA6
2) Les escaliers:
• Type 01:
- Les armatures longitudinales
Appuis : 4HA10 travées: 5HA12
- Les armatures transversales
Appuis : 3HA8 travées: 4HA8
• Type 02:
- Les armatures longitudinales
Appuis: 4HA16 travées: 5HA8
- Les armatures transversales:
Appuis: 3HA8 travées: 3HA8
• La poutre palière:
- Les armatures longitudinales
Appuis: 3HA14+1HA12 travées: 3HA14
- Les armatures transversales: 4HA8

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 105


Chapitre III Calcul des éléments secondaires

3) Les planchers
• Type 01 et 02:
- Les armatures longitudinales:
Appuis: 2HA10 travées: 1HA10
- Les armatures transversales: 1 étier ∅6
• Type 03:
- armatures longitudinales:
Appuis: 2HA10 travées: 1HA10
- Les armatures transversales: 1 étier ∅6
4) Dalle pleine:
• Sens x-x
Appuis: 3HA8 travées: 4HA8
• Sens y-y
Appuis: 3HA8 travées: 4HA8
5) Balcon:
• Sens x-x
Appuis: 4HA8 travées: 4HA8
• Sens y-y
Appuis: 4HA8 travées: 4HA8
6) L'ascenseur:
• Sens x-x
Appuis: 5HA8 travées: 5HA8
• Sens y-y
Appuis: 5HA8 travées: 5HA8

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 106


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

IV.1 Introduction
Un séisme est une libération soudaine d’énergie qui se produit à l’intérieur de la terre et qui peut
occasionner des dégâts considérables à cause des ondes élastiques qui se propagent depuis le foyer
jusqu’à n’importe quel point de la surface.
Il se produit de très nombreux séismes tous les jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les
humains. Environ cent mille séismes sont enregistrés chaque année sur la planète. Les plus
puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.
Les règlements parasismiques visent à assurer une protection acceptable des vies humaines et
des constructions vis-à-vis des effets des actions sismiques par une conception et un
dimensionnement appropriés.
En Algérie, les règles parasismiques Algériennes « RPA 99/ V 2003 » définissent les règles
ainsi que les dispositions constructives.
IV.2 l’étude sismique
IV.2.1 Objective de l’étude dynamique
L’analyse dynamique de structure a pour but de connaître son comportement vibratoire en
réponse à des forces d’excitations dynamiques. Cela permet d’éviter un problème de résonance ou
de corriger les dimensionner des éléments.
L’objectif initial de l’étude dynamique d’une structure est la détermination de ses
caractéristiques dynamiques propres lors de ces vibrations libre non- amortie. Cela nous permet de
calculer les efforts et les déplacements maximums lors d’un séisme.
IV.2.2 Modélisation de la structure
Pour l'évaluation des forces sismiques, on utilise le logiciel «Autodesk Robot Structural
Analysais Professional 2014» qui contient différentes méthodes de calcul sismique.
Pour notre cas, on a choisie « Analyse modale spectrale » qui est basée sur la méthode
dynamique modale spectrale qui prend en compte la réponse de la structure suivant les modes
déterminés en se basant sur les hypothèses suivantes:
✓ Masse supposée concentrée au niveau des nœuds principaux (nœud maître).
✓ Seuls les déplacements horizontaux sont pris en compte.
✓ Les planchers et les fondations sont considérés rigides dans leur plan.
✓ Le nombre de mode à prendre en compte est tel que la somme des coefficients de
participation modale soit au moins égale à 90%.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 107


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

➢ Présentation du logiciel de calcul (Autodesk Robot 2014)


Robot est un logiciel dérivé de la société Autodesk. Il est destiné à modéliser, analyser et
dimensionner les différents types de structure, grâce à une interface graphique unique. Il offre de
nombreuses possibilités pour l’analyse statique et dynamique, il est basé sur la méthode des
éléments finis.
Ce logiciel permet de créer des structures, les calculées, vérifier les résultats obtenus,
dimensionner les éléments spécifiques de la structure, la dernière étape gérée par robot permet de
définir la note de calcul ainsi que des plans de ferraillage. Ce logiciel offre un calcul plus étendu par
rapport aux autres codes car il est avantagé par l’intégration du règlement RPA et la configuration
aves le règlement international BAEL.
➢ Modélisation des éléments structuraux
La modélisation des éléments structuraux est effectuée comme suit :
✓ Les éléments en portique (poutres-poteaux) ont été modélisés par des éléments finis de type
poutre à deux nœuds ayant six degrés de liberté par nœud.
✓ Les voiles ont été modélisés par des éléments coques à quatre nœuds.
✓ Les planchers sont simulés par des diaphragmes rigides et le sens des poutrelles peut être
automatiquement introduit.
➢ Modélisation de la masse
La masse de la structure est calculée par l’équation (G+βQ) imposée par RPA/ version 2003
(dans notre cas β =0,2) pour un bâtiment à usage d’habitation.
La masse volumique attribuée au matériau constituant les éléments modélisée est prise égale à
celle du béton armé 25KN/m3 .
La masse des éléments non structuraux (l’acrotère et des murs extérieurs …) a été répartie sur
les poutres concernées.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 108


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Figure V.1: Modélisation 3D de la structure.


IV.3 Méthode de calcul
Selon l’article 4.1.1 de RPA99, les forces sismiques peuvent être déterminées par trois
méthodes :
• par la méthode statique équivalente.
• par la méthode d’analyse modale spectrale.
• par la méthode d’analyse dynamique par accéléra grammes.
IV.3.1 Méthode statique équivalente (article 4.2 du RPA99/2003)
Selon cette méthode les forces réelles dynamiques développées dans la structure sont
remplacées par un système de forces statiques fictives appliquées successivement suivant deux
directions orthogonales et ayant des effets équivalents à ceux des forces réelles.
a) Conditions d’application
La méthode statique équivalente peut être utilisée dans les conditions suivantes :
➢ Le bâtiment ou bloc étudié, satisfaisait aux conditions de régularité en plan et en élévation
prescrites au chapitre III, paragraphe 3.5 avec une hauteur au plus égale à 65m en zones I et
II et à 30m en zones III.
➢ Le bâtiment ou bloc étudié présente une configuration irrégulière tout en respectant, outres
les conditions de hauteur énoncées en a), les conditions complémentaires suivantes :
1) Zone I : Tous groupes
2) Zone II : Groupe d’usage 3
- Groupe d’usage 2, si la hauteur est inférieure ou égale à 7 niveaux ou 23m.
- Groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
- Groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10m.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 109


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

3) Zone III : Groupes d’usage 3 et 2, si hauteur est inférieure ou égale à 5 niveaux ou 17m.
- Groupe d’usage 1B, si la hauteur est inférieure ou égale à 3 niveaux ou 10m.
- Groupe d’usage 1A, si la hauteur est inférieure ou égale à 2 niveaux ou 8m.
b) Méthode de modélisation
➢ Le modèle du bâtiment à utiliser dans chacune des deux directions de calcul est plan avec
les masses concentrées au centre de gravité des planchers et un seul degré de liberté en
translation horizontale par niveau sous réserve que les systèmes de contreventement dans
les deux (2) directions puissent être découplés
➢ La rigidité latérale des éléments porteurs du système de contreventement est calculée à
partir de sections non fissurées pour les structures en béton armé ou en maçonnerie.
➢ Seul le mode fondamental de vibration de la structure est à considérer dans le calcul de la
force sismique totale.
c) Calcul de la force sismique totale (𝐑𝐏𝐀 art 4, 2,3)
La force sismique totale V, appliquée à la base de la structure, doit être calculée successivement
dans deux directions horizontales orthogonales selon la formule :
𝐴×𝐷×𝑄
𝑉= ×W
𝑅

Avec:
A: Coefficient d’accélération de zone.
Le coefficient d’accélération de zone dépend de la zone sismique et le groupe d’usage du
bâtiment:
Tableau IV.1: Coefficient d’accélération de zone.
Zone
Groupe I II III
1A 0.12 0.25 0.35
1b 0.10 0.20 0.30
2 0.08 0.15 0.25
3 0.05 0.10 0.15
Dans notre cas :
• Groupe d’usage 2
• Zone sismique a (Mila)
 Donc : A = 0.15
R : Coefficient de comportement global de la structure.
Sa valeur est donnée par le tableau 4.3 du RPA99/Version 2003 en fonction du système de
contreventement. Pour notre structure, on a un système contreventé par des voiles.
 Donc : R = 4

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 110


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Q : facteur de qualité.
Le facteur de qualité de la structure est fonction de :
- la redondance et de la géométrie des éléments qui la constituent.
- la régularité en plan et en élévation.
- la qualité du contrôle de la construction.
La valeur de Q est déterminée par la formule :
Q = 1+ ∑51 𝑝𝑞
𝑷𝒒 : est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité q " est satisfait ou non". Sa valeur est
donnée au tableau 4.4 du RPA.
Tableau IV.2: Valeur de facteur de qualité.
𝒑𝒒
Non
Critère q Observé 𝒑𝒒𝒙 𝒑𝒒𝒚
Observé
1. Conditions minimales sur les files de
non 0.05 non 0.05
contreventement
2. Redondance en plan non 0.05 oui 0
3. Régularité en plan non 0.05 non 0.05
4. Régularité en élévation non 0.05 non 0.05
5. Contrôle de la qualité des matériaux oui 0 oui 0
6. Contrôle de la qualité de l’exécution oui 0 oui 0

𝑄𝑥 =1+0.05+0.05+0.05+0.1= 1.2
𝑄𝑦 =1+0.05+0.05+0.1= 1.15
Donc on majoré le facteur de qualité et on adopte : 𝑄𝑥 = 𝑄𝑦 = 1.2
W : poids total de la structure :
W est égal à la somme des poids Wi, calculés à chaque niveau (i)
n
W= i =1
𝑊𝑖 avec 𝑊𝑖 = 𝑊𝐺𝑖 + 𝛽𝑊𝑄𝑖

𝑾𝑮𝒊 : Poids dû aux charges permanentes et à celles des équipements fixes éventuels, solidaires de la
structure.
𝑾𝑸𝒊 : Charges d’exploitation.
𝜷 : Coefficient de pondération, fonction de la nature et de la durée de la charge d’exploitation et
donné par le tableau 4.5 du RPA.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 111


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Tableau IV.3: Valeurs du coefficient de pondération  .


Cas Type d'ouvrage 𝜷
1 Bâtiments d’habitation, bureaux ou assimilés 0.20
2 Bâtiments recevant du public temporairement :
• Salles d’exposition, de sport, lieux de culte, salles de réunions
avec places debout. 0.30
• salles de classes, restaurants, dortoirs, salles de réunions avec
places assises 0.40
3 Entrepôts, hangars 0.50
4 Archives, bibliothèques, réservoirs et ouvrages assimilés 1.00
5 Autres locaux non visés ci-dessus 0.60
Dans notre cas : 𝜷 = 0.2
W= G + 0.2 Q = 37069.10 KN
D: facteur d’amplification dynamique moyen, en fonction de la catégorie de site, du facteur de
correction d’amortissement ( 𝜉 ) et de la période fondamentale de la structure (T).


2,5 Si 0  T  T2
 2
  T2  3
D = 2,5   Si T2  T  3,0 sec
 T 
 2 5
2,5  T2  . 3,0 
3 3
Si T  3,0 sec
  3,0   T 

𝐓𝟐 : Période caractéristique, associée à la catégorie du site et donnée par le tableau 4.7 du RPA.
Ƞ : facteur de correction d’amortissement donné par la formule :
7
Ƞ = √(2+𝜉) ≥ 0.7

Où ξ (%) est le pourcentage d’amortissement critique fonction du matériau constitutif, du type


de structure et de l’importance des remplissages.  est donné par le tableau (4-1) présenté ci-après.
Tableau IV.4: Valeurs du coefficient d’amortissement suivant le système structurel.

Portique Voile ou murs


Remplissage
Béton Armé Acier Béton Armé / Maçonnerie

Léger 6 4
10
Dense 7 5
Nous avons un système de contreventement en portique par des voiles en béton armé.
On prend :  = 7 %➔ = 0,8819> 0, 7

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 112


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

d) Estimation de la période fondamentale de la structure


La valeur de la période fondamentale (T) de la structure peut être estimée à partir de formules
empirique en calculée par des méthodes analytiques ou numériques.
T = Ct.hN3/4.
ℎ𝑁 : Hauteur mesurée en mètres à partir de la base de la structure jusqu'à dernier niveau (N).
Ct : coefficient fonction du système de contreventement du type de remplissage et donné par le
tableau 4.6 du RPA.
Tableau IV.5: Les valeurs du coefficient CT.

cas Système de contreventement Ct


1 Portiques auto stables en béton armé sans remplissage en 0.075
2 maçonnerie.
3 Portiques auto stables en acier sans remplissage en maçonnerie 0.085
Portiques auto stables en béton armé ou en acier avec remplissage 0.05
en maçonnerie.
4 Contreventement assuré partiellement ou totalement par des voiles
en béton armé, des palées triangulées et des murs en maçonnerie. 0.05
➢ Période caractéristique associée à la catégorie de site.
➔ T1, T2 : période caractéristique associée à la catégorie du site.
Tableau IV.6: Valeurs des périodes caractéristiques T1, T2.
Site S1 S2 S3 S4
𝑻𝟏 sec 0.15 0.15 0.15 0.15
𝑻𝟐 sec 0.30 0.40 0.50 0.70
 Sol ferme  site 2 donc T1 = 0,15 sec et T2 = 0,4 sec.
➢ Calcul de période fondamentale de la structure T :
T = Ct.hN3/4.
Dans notre cas : 𝐶𝑇 = 0.050 ; ℎ𝑁 = 24.99 m
Donc : T = 0,050(24.99) 3 4 = 0.558 sec.
0.09  hN
On peut également utiliser aussi la formule suivante : T =
D
Où D est la dimension du bâtiment mesurée à sa base dans la direction de calcul considérée.
𝐷𝑥 =25 m, 𝐷𝑦 =19.5 m

Tx = 0.45s

T y = 0.51s
- 𝑇𝑥 = min (𝑇𝑥 ; T) = min (0.45 ; 0.558) = 0.45 s
- 𝑇𝑦 = min (𝑇𝑦 ; T) = min (0.51 ; 0.558) = 0.51 s
Donc la Période fondamentale statique majorée de 30 % est :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 113


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

- 𝑇𝑥 = 1.3 × 0.45 = 0.585 s


- 𝑇𝑦 = 1.3 × 0.51 = 0.663 s
On a :
2/3
 D = 2.5  2   D x = 2.04
T
 T Car 0.4  T  3.0 s ➔ 
 D y = 1.88

La force sismique totale à la base de la structure est :


A D Q
Vst = W
R
0.15  2.04  1.2
Vst x =  37069.10 = 3402.94KN
4
0.15  1.88  1.2
Vst y =  37069.10 = 3136.04KN
4
IV.3.2 Méthode dynamique modale spectrale
a) Principe de la méthode dynamique modale spectrale
Par cette méthode, il est recherché pour chaque mode de vibration, le maximum des effets
engendrés dans la structure par les forces sismiques représentées par un spectre de réponse de
calcul. Ces effets sont par la suite combinés pour obtenir la réponse de la structure.
b) Modélisation
1) Pour les structures régulières en plan comportant des planchers rigides, l’analyse est faite
séparément dans chacune des deux directions principales du bâtiment. Celui-ci est alors
représenté dans chacune des deux directions de calcul par un modèle plan, encastré à la base
et où les masses sont concentrées au niveau des centres de gravité des planchers avec un seul
DDL en translation horizontale.
2) Pour les structures irrégulières en plan, sujettes à la torsion et comportant des planchers
rigides, elles sont représentées par un modèle tridimensionnel, encastré à la base et où les
masses sont concentrées au niveau des centres de gravité des planchers avec trois (03) DDL
(2 translations horizontales et une rotation d’axe vertical).
3) Pour les structures régulières ou non régulières comportant des planchers flexibles, elles
sont représentées par des modèles tridimensionnels encastrés à la base et à plusieurs DDL
par plancher.
4) La déformabilité du sol de fondation doit être prise en compte dans le modèle toutes les fois
où la réponse de la structure en dépend de façon significative.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 114


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

5) Le modèle de bâtiment à utiliser doit représenter au mieux les distributions des rigidités et
des masses de façon à prendre en compte tous les modes de déformation significatifs dans le
calcul des forces d’inertie sismiques (ex : contribution des zones nodales et des éléments
non structuraux à la rigidité du bâtiment).
6) Dans le cas des bâtiments en béton armé ou en maçonnerie la rigidité des éléments porteurs
doit être calculée en considérant les sections non fissurées. Si les déplacements sont
critiques particulièrement dans le cas de structures associées à des valeurs élevées du
coefficient de comportement, une estimation plus précise de la rigidité devient nécessaire
par la prise en compte de sections fissurées.
c) Spectre de calcul: L’action sismique est représentée par le spectre de calcul suivant :
Comme il est indiqué dans l’article : 4.3.3 du RPA 99 / version 2003.
  T  Q 
1,25 A1 +  2,5 − 1 si 0  T  T1
  T1  R 
 Q
2,5 (1,25 A)  si T1  T  T2
Sa 
 R
= 2
g 2,5 (1,25 A) Q  T2 
3
  si T2  T  3,0sec
  R  T 


2 5
 T2  3  3  3  Q 
2,5 (1,25 A)      si T  3,0sec

  3,0   T   R 

Pour notre étude le spectre de repense étant intégrée dans le logiciel robot structural
analysais avec lequel nous avons modélisé la structure, les données correspondantes à notre
projet sont :
➢ La zone IIa.
➢ Groupe d’usage 2.
➢ Facteur de qualité (𝑄𝑥 =𝑄𝑦 =1.25).
➢ Coefficient de comportement global de la structure R=4.
➢ Site ferme S2.
➢ Le pourcentage d’amortissement critique = 7.
Pour notre l’étude de ce projet le spectre de réponse est donné par le logiciel.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 115


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

❖ Représentation graphique du spectre de réponse :

FigureV.2: Diagramme de spectre de réponse.


➢ Disposition des voiles de contreventement
Cette étape elle dépend des résultats modales avant de mettre les voiles pour avoir une idée de la
déformation de la structure (torsion, translation suivant x et y) et de la période des modes
principaux (x) et (y), toujours on essayer d’éliminer la torsion dans les deux premiers modes et
diminuer les périodes suivant x et y et on approche le centre de rigidité vers le centre de gravité.
La disposition idéale que nous avons trouvée est représentée dans la figure suivante :

Figure V.3: Plans de disposition des voiles.


IV.3.3 Mode de vibration et taux de participation des masses
Les différents modes de vibration ainsi que la période et le taux de participation massique qui
leur revient sont résumés dans le tableau suivant :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 116


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Tableau IV.7: Modes propres, Périodes propres et Masses effectives.

Masse Masse Masses Masses


Fréquence Période
Mode Cumulés Cumulés Modale Modale
[Hz] [sec]
UX [%] UY [%] UX [%] UY [%]

1 ,168 0.59 0.00 72.72 0.00 72.72


2 1.87 0.53 62.30 72.72 62.30 0.00
3 2.08 0.48 71.94 72.72 9.64 0.00
4 6.35 0.16 71.95 88.28 0.00 15.56
5 7.13 0.14 85.86 88.28 13.91 0.00
6 8.28 0.12 88 88.28 2.15 0.00
7 13.61 0.07 88 93.91 0.00 5.63
8 15.45 0.06 93.19 93.91 5.19 0.00
9 18.21 0.05 93.65 93.91 0.46 0.00
10 21.81 0.05 93.65 93.91 0.00 2.60

➢ Analyse des résultats


D’après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus, on voit bien que le taux de participation
massique selon l’axe Y atteint les 90% au bout du 7 émé
mode, et selon l’axe X au bout du 8émé
mode.
IV.3.4 Les modes de vibrations
- Le premier mode est un mode de translation suivant l’axe Y-Y :

Figure V.4: Mode 1 de déformation (translation suivant l’axe Y-Y).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 117


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

- Le deuxième mode est un mode de translation suivant l’axe X-X :

Figure.V.5 : Mode 2 de déformation (translation suivant l’axe X-X).


- Le troisième mode est une rotation selon l’axe Z-Z :

Figure.V.6: Mode 3 de déformation (rotation suivant Z-Z).


IV.4 Vérification des résultats vis-à-vis du RPA 99/Version2003
IV.4.1 Vérification de l’effort tranchant à la base
En se référant à l’article 4-3-6 du RPA99/Version2003, qui stipule que la résultante des forces
sismiques à la base 𝑉𝑡 obtenue par combinaison des valeurs modales ne doit pas être inférieure à
80% de la résultante des forces sismiques déterminée par la méthode statique équivalente.𝑉𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒
A Q  D 
Vdynamique = W
R
On doit vérifier que 𝑉𝑑𝑦𝑛𝑎𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 ≥ 0.8 𝑉𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒
Avec :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 118


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Vdynamique : L’effort tranchant dynamique (calculé par la méthode spectrale modale).


Si Vdynamique < 0.8Vstatique il faudra augmenter tous les paramètres de la réponse dans le rapport :
0.8Vstatique
Vdynamique

Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :


Tableau IV.8: Vérification de l’effort tranchant à la base.

Sens 𝐕𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 (KN) 𝐕𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 (KN) 0.8 𝐕𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 Remarque


x-x 2840.27 3402.94 2722.35 𝑽𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 ≥ 0.8 𝑽𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆
y-y 2757.52 3136.04 2508.83 𝑽𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 ≥ 0.8 𝑽𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆
IV.4.2 Vérification vis-à-vis des déplacements
Le déplacement horizontal à chaque niveau K de la structure est calculé par :
 k = R   ek RPA99 (Article 4.4.3).
 ek : Déplacement dû aux forces Fi (y compris l’effet de torsion).
R : Coefficient de comportement.
Le déplacement relatif au niveau K par rapport au niveau K-1 est égal à :
 k =  k −  k −1

Avec :  k  1%  he RPA99 (Article 5.10)

Tableau IV.9: Vérification des déplacements relatifs selon X-X.


 ek 𝛅𝐤 𝛅𝐊−𝟏 ∆𝐊 𝐡𝐊 ∆𝐊
Niveau (%) Observation
(cm) (cm) (cm) (cm) 𝐡𝐤
(cm)
RDC 0.3 1.2 0 1.2 357 0.0033 Vérifier
01 0.81 3.24 1.2 2.04 306 0.0066 Vérifier
02 1.438 5.752 3.24 2.512 306 0.0082 Vérifier
03 2.11 8.44 5.752 2.688 306 0.0088 Vérifier
04 2.774 11.096 8.44 2.656 306 0.0087 Vérifier
05 3.394 13.576 11.096 2.48 306 0.0081 Vérifier
06 3.953 15.812 13.576 5.236 306 0.0171 Vérifier
07 4.473 17.892 15.812 2.08 306 0.0068 Vérifier
Tableau IV.10: Vérification des déplacements relatifs selon Y-Y.
 ek 𝛅𝐤 𝛅𝐊−𝟏 ∆𝐊 𝐡𝐊 ∆𝐊
Niveau (%) Observation
(cm) (cm) (cm) (cm) (cm) 𝐡𝐤

RDC 0.396 1.584 0 1.584 357 0.0044 Vérifier


01 0.974 3.896 1.584 2.312 306 0.0075 Vérifier
02 1.714 6.856 3.896 2.96 306 0.0097 Vérifier
03 2.501 10.004 6.856 3.148 306 0.0102 Vérifier
04 3.270 13.08 10.004 3.076 306 0.0100 Vérifier
05 3.981 15.924 13.08 2.844 306 0.0093 Vérifier
06 4.613 18.452 15.924 2.528 306 0.0082 Vérifier
07 5.157 20.628 18.452 2.176 306 0.0071 Vérifier

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 119


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

IV.4.3 Justification de l’effet P-Δ


L’effet du second ordre (ou effet de P-Δ) peut être négligé lorsque la condition
suivante est satisfaire à tous les niveaux:
PkΔk
𝜃= Vkhk ≤ 0,10 L’article 5.9 duRPA99/version2003

-PK: poids total de la structure et des charges des exploitations associés au-dessus du niveau "K".
-VK: effort tranchant d'étage au niveau "K" (VK = 𝐹𝑡 +∑ Fi).
-ΔK: déplacement relatif du niveau "K" par rapport a K-1.
-ℎ𝑘 : hauteur de l'étage "K".
• Si 0.10 ≤ 𝜃𝑘 ≤ 0.20, les effets P- Δ peuvent être pris en compte de manière approximative en
amplifiant les effets de l'action sismique calculés au moyen d'une analyse élastique du 1°
1
ordre par le facteur :
1−K

• Si 𝜃𝑘 > 0.20 la structure est partiellement instable et doit être redimensionnée.


Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau IV.11: Vérification de l’effet P-Δ selon le sens X-X.
Etage 𝑷𝑲 (KN) ∆𝒌 (m) 𝑽𝒌 (KN) 𝒉𝒌 (m) 𝜃
RDC 36352.37 0.003 2840.25 3.57 0.01
01 31039.11 0.0051 2753.79 3.06 0.0187
02 26237.92 0.0063 2577.28 3.06 0.0209
03 21201.49 0.0067 2316.76 3.06 0.0200
04 16370.07 0.0066 1983.54 3.06 0.0178
05 11538.66 0.0062 1562.47 3.06 0.0149
06 6707.25 0.0056 1042.67 3.06 0.0117
07 1874.85 0.0052 351.48 3.06 0.0090
Tableau IV.12: Vérification de l’effet P-Δ selon le sens Y-Y.
Etage 𝑷𝑲 (KN) ∆𝒌 (m) 𝑽𝒌 (KN) 𝒉𝒌 (m) 𝜃
RDC 36352.37 0.0037 2757.52 3.57 0.0136
01 31039.11 0.0061 2661.40 3.06 0.0232
02 26237.92 0.0074 2488.95 3.06 0.0254
03 21201.49 0.0079 2231.46 3.06 0.0245
04 16370.07 0.0077 1910.68 3.06 0.0215
05 11538.66 0.0071 1508.12 3.06 0.0177
06 6707.25 0.0063 1008.42 3.06 0.0136
07 1874.85 0.0054 750.34 3.06 0.009
Remarque :
On voit bien que la condition est largement satisfaite, donc l’effet P-Δ n’est pas à prendre en
considération dans les calculs.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 120


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

IV.4.4 Effort normal réduits


Dans le but d’éviter ou limiter le risque de rupture fragile sous sollicitation d’ensemble dues au
séisme. Le RPA99 (7.4.3.1) exige de vérifier l’effort normal de compression de calcul qui est limité
par la condition suivante :
On entend par effort normal réduit, le rapport :
𝑁𝑑
V= ≤ 0.3
𝐵𝑐 ×𝑓𝑐28

Avec :
𝑁𝑑 : désigne l'effort normal de calcul s'exerçant sur une section de béton.
𝐵𝑐 : est l'aire (section brut) de cette dernière.
𝑓𝑐𝑗 : est la résistance caractéristique du béton.
Pour calculer l’effort normal «𝑁𝑑 » selon le CBA, (l'Article B.8.2.2) pour un poteau soumis aux
charges dues à la pesanteur et au séisme: "Les combinaisons d'action à considérer sont celles
données par les RPA." Les combinaisons du RPA pour un ouvrage avec des voiles (mixte) sont
connues :
✓ Vérification d’effort normal réduit des poteaux
𝑁𝑑
V= ≤ 0.3
𝐵𝑐 ×𝑓𝑐28

Tableau IV.13: Vérification d’effort normal réduit des poteaux.


Poteau 𝑵𝒅 (N) 𝑩𝒄 (mm2) 𝒇𝒄𝟐𝟖 V observation
35*35 804884.57 122500 25 0.26 CV
35*45 1039014.08 157500 25 0.26 CV
IV.4.5 Vérification au renversement
Le moment de renversement qui peut être causé par l’action sismique doit être calculé par
rapport au niveau de contact sol-fondation.
La vérification au renversement de la structure s'avère nécessaire pour justifier
la stabilité d'un ouvrage sollicité par des efforts d'origine sismique. Donc il faut
vérifier que:
Ms/ Mr ≥ 1,5
Mr: moment de renversement provoqué par les charges horizontales.
Mr=∑𝑉𝑖×ℎ𝑖
Ms: moment stabilisateur provoqué par les charges verticales.
Ms = W×L/2
W: le poids total de la structure

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 121


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

Tableau IV.14: Moment de renversement provoqué par les charges horizontales sens (x).
ETAGE Vx (KN) hi (m) Mr (KN) 𝑿𝒈 (m) W (KN) Ms (KN)
RDC 2840,25 3.57 308.6622
01 2753,79 6.63 1170.2613
02 2577,28 9.69 2524.4388
03 2316,76 12.75 4248.555
12.5 37069.1 463363.75
04 1983,54 15.81 6657.1167
05 1562,47 18.87 9808.626
06 1042,67 21.93 15157.797
07 351,48 24.99 8783.4852
- Verifications
MR= 48658.9422 KN
MS= 463363.75 KN
MS
• =9.52 ≥ 1.5………….La condition est vérifiée.
MR

Tableau IV.15: Moment de renversement provoqué par les charges horizontales sens (y).
ETAGE 𝑽𝒚 (KN) hi (m) Mr (KN) 𝒚𝒈 (m) W (KN) Ms (KN)
RDC 2757.52 3.57 343.1484
01 2661.4 6.63 1143.3435
02 2488.95 9.69 2495.0781
03 2231.46 12.75 4089.945
9.75 37069.1 361423.73
04 1910.68 15.81 6364.4736
05 1508.12 18.87 9429.339
06 1008.42 21.93 14431.694
07 350.34 24.99 8754.9966
- Verifications
MR= 47052.0182 KN
MS= 361423.73 KN
MS
• =7.68 ≥ 1.5………….La condition est vérifiée.
MR

 La stabilité au renversement est alors vérifiée pour les deux sens.

IV.5 Exigence du RPA99/V2003 pour les systèmes mixtes


Le RPA99 (Article 3.4.A) exige pour les systèmes mixtes ce qui suit:
❖ Sous charges verticales
Les voiles doivent reprendre au moins 20% des sollicitations.
Les portiques doivent reprendre au plus 80% des sollicitations.
❖ Sous charges horizontales
Les voiles doivent reprendre au moins 75% des sollicitations.
Les portiques doivent reprendre au plus 25% des sollicitations.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 122


Chapitre IV Etude dynamique en zone sismique

IV.6 Conclusion
Plusieurs dispositions ont été modélisées afin d’arriver à satisfaire toutes les exigences du
RPA99/Version 2003, car l’aspect architectural a été un véritable obstacle pour la disposition des
voiles.
Dimensions finales des différents éléments :
- les voiles : e = 18 cm.
- Les poutres : Poutre principale: (30×30).
Poutre chainage: (30×40).
- Les poteaux : Poteau 01: s-sol, RDC et étage courant: (35×45).
Poteau 02: s-sol, RDC et étage courant: (35×35).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 123


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

V.1 Introduction
La structure est un ensemble tridimensionnel des poteaux, poutres et voiles, liés rigidement et
capables de reprendre la totalité des forces verticales et horizontales (ossature auto stable).
L'étude des portiques sera effectuée en se basant sur le calcul du portique le plus défavorable et
sous différentes sollicitations. Le portique est constitué par l'assemblage des poteaux et des poutres.
❖ Poteaux : Ce sont des éléments porteurs verticaux en béton armé, ils constituent les points
d'appui pour transmettre les charges aux fondations.
Ils sont sollicités en compression simple ou en flexion composée.
❖ Poutres : Ce sont des éléments porteurs horizontaux en béton armé, elles transmettent les
charges aux poteaux, leur mode de sollicitation est la flexion simple.
Pour pouvoir ferrailler les éléments de la structure, on a utilisé l’outil informatique à travers le
logiciel d’analyse des structures (Robot Structural Analysais 2014), qui permet la détermination des
différents efforts internes de chaque section des éléments pour les différentes combinaisons de
calcul.
V.2 Les poutres
Les poutres sont les éléments horizontaux qui ont le rôle de transmettre les charges apportées
par les dalles aux poteaux
Le calcul des poutres est effectué pour chaque axe en fonction des moments maximums en
travée et en appui, les calculs seront donc faits en flexion simple à partirdu règlement BAEL 91 ;
puis, on se rapportera au règlement du RPA 99 V 2003 pour vérifier le ferraillage minimum qui
est en fonction de la section du béton.
Le calcul se fait avec les combinaisons suivantes :
• Combinaison fondamentale : BAEL 91
E.L.U : 1,35 G + 1,5 Q
E.L.S : G + Q
• Combinaison accidentelle : RPA 99 V 2003
G + Q  E

0,8 G  E
Pour les combinaisons accidentelles et fondamentales, on prend les moments maximums et on
vérifier avec la combinaison ELS.
Concernant notre structure, nous avons deux types de poutres à étudier :
➢ Poutres principales (30 × 40).
➢ Poutres secondaires (30 × 30).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 124


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

V.2.1 Recommandation du RPA99/Version 2003


❖ Armatures longitudinales (Art 7.5.2.1)
➢ Le pourcentage total minimum des aciers longitudinaux sur toute la longueur de la poutre
est de 0.5% en toute section du béton.
➢ Le pourcentage total maximum des aciers longitudinaux est de :
- 4% en zone courante.
- 6% en zone de recouvrement.
➢ La longueur minimale de recouvrement est de 40 Ø en zone II.
➢ L’ancrage des armatures longitudinales supérieures et inférieures dans les poteaux de rive et
d’angle doit être effectué avec des crochets à 90°.
❖ Armatures transversales (Art 7.5.2.2)
➢ La quantité d’armatures transversales minimale est donnée par :
𝐴𝑡 = 0.003 × 𝑆𝑡 × b
➢ L’espacement maximum entre les armatures transversales, est donné comme suit :

- 𝑆𝑡 = min (4 ; 12 × ∅𝑙 ) Dans la zone nodale et en travée si les armatures

Comprimées sont nécessaires.



- 𝑆𝑡 ≤ 2 : en dehors de la zone nodale.

➢ La valeur du diamètre des armatures longitudinales ∅l à prendre est le plus petit diamètre
utilisé et dans le cas d’une section en travée avec des armatures comprimées, c’est le
diamètre le plus petit des aciers comprimés.
➢ Les premières armatures transversales doivent être disposées à 5cm au plus du nu de l’appui
ou de l’encastrement.
V.2.2 Ferraillage des poutres
V.2.2.1 Poutre principale
a) Les armatures longitudinales
Les sollicitations obtenues pour les différentes combinaisons sont données par le logiciel robot
2014.
Tableau V.1: Sollicitations de la poutre principale.
ELU (KN.m) ELS (KN.m) 0.8G+E (KN.m)
section 𝑴𝒕 𝑴𝒂 𝑴𝒕 𝑴𝒂 𝑴𝒕 𝑴𝒂
30×40 28.48 -64.32 20.65 -46.71 108.48 -119.40
❖ Ferraillage en travée
𝑀𝑡 𝑚𝑎𝑥 = 108.48 KN.m
b= 30 cm h= 40 cm d= 0.9 × h = 0.9 ×40 = 36 cm

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 125


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

M 108.48×106
μbu = bd2tu = 300×3602×14.17 = 0.197
f bu

μbu = 0.197 ≤ μl = 0.391 AS’ = 0


α= 1.25 × (1-√1 − 2μ ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.197) = 0.277
Z = d (1- 0.4α) = 360 (1-0.4 ×0.277) = 320.112 mm
Mtu 108.48×106
At = fe = 400 = 974.284 mm2 ➔At = 9.74 cm2
Z× 320.112×
γs 1.15

On adopte : 3HA16 + 3HA14 = 10.65 cm2


❖ Vérification de la condition de non fragilité
ft28
Amin = 0.23 b d fe

𝑓𝑡28 = 0.6+0.06 𝑓𝑐28 = 0.6+0.06×25= 2.1 MPA


2.1
Amin = 0.23 ×300× 360 ×400 = 130.41 mm2 ➔ Amin = 1.30 cm2

𝐴𝑠 = max (𝐴𝑚𝑖𝑛 ;𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 ) = max (1.30 ; 9.74) = 9.74 cm2


𝐴𝑠 = 9.74 cm2 ≥ Amin = 1.30 cm2 …………………….. CV
❖ Ferraillage en appui
Ma max = -119.40 KN.m
M 119.40×106
μbu = bd2au = 300×3602×14.17 = 0.217
f bu

μbu = 0.217 ≤ μl = 0.391 AS’ = 0


α= 1.25 × (1-√1 − 2μ ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.217) = 0.310
Z = d (1- 0.4α) = 360 (1-0.4 ×0.310) = 315.36 mm
Mtu 119.40×106
At = fe = 400 = 1088.52 mm2 ➔At = 10.88 cm2
Z× 315.36×
γs 1.15

On adopte : 3HA16+ 3HA16 = 12.06 cm2


❖ Vérification de la condition de non fragilité
ft28
Amin = 0.23 b d fe

ft28 = 0.6+0.06 fc28 = 0.6+0.06×25= 2.1 MPa


2.1
Amin = 0.23 ×300× 360 ×400 = 130.41 mm2 ➔ Amin = 1.30 cm2

As = max (Amin ;Acalcul ) = max (1.30 ; 10.88) = 10.88 cm2


As = 10.88cm2 ≥ Amin = 1.30 cm2 …………………….. CV

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 126


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Tableau V.2: Ferraillage des poutres principales.

M b d A cal A min A adopte


𝝁𝒃𝒖 𝜶 Z (mm)
Désignation (𝑲𝑵. 𝒎) (cm) (cm) (cm²) (cm²) (cm²)

Travée 108.48 300 360 0.197 0.277 320.112 9.74 1.30 3HA16+3HA14=10.65

Appuis -119.40 300 360 0.217 0.310 315.36 10.88 1.30 3HA16+3HA26=12.06
➢ Vérification du ferraillage des poutres principales
❖ Armatures minimales : (RPA. Art.7.5.2.1)
b= 30 cm h= 40 cm
Amin = 0,005× b × h =0,005×30×40 = 6 cm2
❖ Armatures maximales : (RPA A.7.5.2.1)
Zone nodale : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 4% (b × h) = 0.04 × 30× 40 = 48 cm²
Zone de recouvrement : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 6% (b x h) = 0.06 ×30 ×40 = 72 cm²
➢ Vérifications à l’ELU
• Vérification de la contrainte de cisaillement
On doit vérifier que : 𝜏𝑢 ≤ τ̅̅u̅̅
𝑇𝑚𝑎𝑥 = 78.99 KN.m
Fissuration non préjudiciable
𝑓 25
τ̅̅̅̅u = min (0.2 𝛾𝑐28 ; 5MPa) = min (0.21.5 ; 5MPa) = 3.33 MPa
𝑏

𝑇 78.99×103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.731MPA < 3.33 MPa ………………CV
300×360

 Pas de risque de rupture par cisaillement.


b) Calcul du ferraillage transversal
Les armatures transversales des poutres sont calculées à l’aide de la formule (BAEL91) :
ℎ 𝑏
∅𝑡 ≤ min ( 35 ;10;∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 )

Avec : ∅ : 𝑙𝑒𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑑𝑒𝑠𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠𝑙𝑜𝑛𝑔𝑖𝑡𝑢𝑑𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠𝑑𝑢 poutre.


400 300
∅𝑡 ≤ min ( 35 ; ; 1.2) ➔∅𝑡 = 1.2 cm Donc on prend ∅𝑡 = 8 mm
10

 𝐴𝑡 = 4HA8 = 2.01 cm² (un cadre et un étrier).


➢ Calcul de l’espacement
o Selon BAEL91
L’espacement des armatures transversales St est définit par le minimum entre les trois
conditions qui suivent:
St1 = min (0.9h; 40cm) = min (0.9×40; 40 cm) = 36 cm

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 127


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

At×fe 2.01×400
St2= = = 67 cm
0.4 b 0.4×30
0.9×At×fe 0.9×2.01×400
St3 = = 30×1.15 (0.731−0.3×2.1) = 207.66 cm
b× γs (τu −0.3ft28 )

St = min (St1 ; St2 ; St3) ➔ St = 36 cm


o Selon RPA 99
L’espacement est calculé par le RPA99 V2003 :

- dans la zone nodale : 𝑆𝑡 = min (4; 12 ×∅𝑙 )
40
St = min ( ; 12 × 1.2) = 10cm.
4

Donc on adopte St = 8 cm
ℎ 40
- En dehors de la zone nodale: 𝑆𝑡 ≤ 2 = = 20cm
2

Donc on adopte St = 15 cm
➢ Vérification des sections d’armatures transversales minimales
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝐴𝑡
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 0,3% × St × b = 0.003 ×15×30 = 1,35 cm2
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 1.35 cm2 ≤𝐴𝑡 = 2.01 cm2 ……………..CV
➢ La longueur minimale de recouvrement :
𝐿𝑟 = 40×∅𝑙 = 40×1.2 = 48 cm.
➢ Vérifications à l’ELS
➢ Vérification des contraintes
𝜎𝑏𝑐 ≤ ̅̅̅̅
𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa
𝑀𝑠𝑒𝑟 ×𝑦
𝜎𝑏𝑐 = 𝐼

❖ En travée
𝑀𝑡𝑚𝑎𝑥 =20.65 KN.m
➢ Position de l’axe neutre
1
b𝑦 2 + n (d-y) As’ - n (d-y) As = 0
2

As = 0 n = 15 As = 10.65➔y = 14cm
➢ Moment d’inertie
1
I= 3 b𝑦 3 + n (d-y)2 As + n(d-y ) As ➔I= 100403 cm4
20.65 ×140×106
𝜎𝑏𝑐 = 𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa …………….CV
= 7.444 MPa ≤ ̅̅̅̅
100403×104

❖ Sur appuis
𝑀𝑎 = -46.71 KN.m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 128


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

➢ Position de l’axe neutre


1
b𝑦 2 + n (d-y) As’ - n (d-y) A s
2

As’ = 0 n= 15 As = 12.06➔y= 16 cm
➢ Moment d’inertie
1
➢ I= 3 b𝑦 3 + n (d-y)2 As + n(d-y ) As ➔I = 117820 cm4
46.71 ×160×106
𝜎𝑏𝑐 = 𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa …………….CV
= 6.343 MPa ≤ ̅̅̅̅
117820×104

Tableau V.3: Vérification des contraintes à l’ELS de poutres principales.

𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 σ ̅bc


𝝈𝒃𝒄 ≤ σ ̅bc
(KN. m) (cm) (cm4) (MPA) (MPA)

Travée 20.65 14 100403 7.444 15 CV

Appuis -46.71 16 117820 6.343 15 CV


➢ Vérification de la flèche
La vérification de la flèche n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont vérifiées:
L= 4m h= 0.4 m
ℎ 1
≥ 16➔ 0.1 ≥ 0.0625 . . . . . . . . . . CV
𝑙
ℎ 𝑀
≥ 10×𝑡𝑀 ➔ 0.1 ≥ 0.085. . . . . . . . . . CV
𝑙 0

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
≤ ➔ 0.009 < 0.0105. . . . . . . . . . CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Donc la vérification de la flèche n’est pas nécessaire.

Appui travée

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 129


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Figure V.1: Schéma de ferraillage des poutres principales.


V.2.2.2 Poutre secondaire
a) Les armatures longitudinales
Les sollicitations obtenues pour les différentes combinaisons sont données par le logiciel
robot2014.
Tableau V.4: Sollicitations de la poutre secondaire.
ELU (KN.m) ELS (KN.m) 0.8G+E (KN.m)
section 𝑴𝒕 𝑴𝒂 𝑴𝒕 𝑴𝒂 𝑴𝒕 𝑴𝒂
30×30 39.15 -43.39 28.58 -31.58 69.90 -72.55
❖ Ferraillage en travée
𝑀𝑡 𝑚𝑎𝑥 = 69.90 KN.m
b= 30 cm h= 30 cm d= 0.9 × h = 0.9 ×30 = 27 cm
𝑀 69.90×106
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑡𝑢 = 300×2702×14.17 = 0.23
𝑓 𝑏𝑢

𝜇𝑏𝑢 = 0.23 ≤𝜇 l = 0.391 AS = 0


𝛼= 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.23) = 0.33
Z = d (1- 0.4𝛼) = 270 (1-0.4 ×0.33) = 234.36 mm
𝑀𝑡𝑢 69.90×106
𝐴𝑡 = 𝑓𝑒 = 400 = 857.5 mm2 ➔𝐴𝑡 = 8.58 cm2
𝑍× 234.36×
𝛾𝑠 1.15

On adopte : 6HA14 = 9.24 cm2


❖ Vérification de la condition de non fragilité
𝑓𝑡28
Amin = 0.23 b d 𝑓𝑒

𝑓𝑡28 = 0.6+0.06 𝑓𝑐28 = 0.6+0.06×25= 2.1 MPa


2.1
Amin = 0.23 ×300× 270 ×400 = 87.81 mm2 ➔ Amin = 0.88 cm2

𝐴𝑠 = max (𝐴𝑚𝑖𝑛 ;𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 ) = max (0.88 ; 8.58) = 8.58 cm2


𝐴𝑠 = 8.58 cm2 ≥ Amin = 0.88 cm2 …………………….. CV

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 130


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

❖ Ferraillage en appui
𝑀𝑎 𝑚𝑎𝑥 = -72.55 KN.m
𝑀 72.55×106
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑎𝑢 = 300×2702×14.17 = 0.234
𝑓 𝑏𝑢

𝜇𝑏𝑢 = 0.234 ≤ 𝜇 l = 0.391 AS = 0


𝛼= 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.234) = 0.338
Z = d (1- 0.4𝛼) = 270 (1-0.4 ×0.338) = 233.5 mm
𝑀𝑡𝑢 72.55×106
𝐴𝑡 = 𝑓𝑒 = 400 = 893.3 mm2➔𝐴𝑡 = 8.93 cm2
𝑍× 233.5×
𝛾𝑠 1.15

On adopte : 6HA14= 9.24 cm2


❖ Vérification de la condition de non fragilité
𝑓𝑡28
Amin = 0.23 b d 𝑓𝑒

𝑓𝑡28 = 0.6+0.06 𝑓𝑐28 = 0.6+0.06×25= 2.1 MPa


2.1
Amin = 0.23 ×300× 270 ×400 = 87.81 mm2 ➔ Amin = 0.88 cm2

𝐴𝑠 = max (𝐴𝑚𝑖𝑛 ;𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 ) = max (0.88 ; 8.58) = 8.58 cm2


𝐴𝑠 = 8.58 cm2 ≥ Amin = 0.88 cm2 …………………….. CV
Tableau V.5: Ferraillage des poutres secondaires.

M b d Z A cal A min A adopte


𝝁𝒃𝒖 𝜶
Désignation (𝑲𝑵. 𝒎) (cm) (cm) (mm) (cm²) (cm²) (cm²)

Travée 69.90 300 270 0.23 0.33 234.36 8.58 0.88 6HA14=9.24

Appuis -72.55 300 270 0.234 0.338 233.5 8.93 0.88 6HA14=9.24
➢ Vérification du ferraillage des poutres secondaires
❖ Armatures minimales (RPA. Art.7.5.2.1)
b= 30 cm h= 30 cm
Amin = 0,005× b × h =0,005×30×30 = 4.5 cm2
❖ Armatures maximales : (RPA A.7.5.2.1)
Zone nodale : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 4% (b × h) = 0.04 × 30× 30 =36cm²
Zone de recouvrement : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 6% (b x h) = 0.06 ×30 ×40 = 54 cm²
➢ Vérifications à l’ELU
• Vérification de la contrainte de cisaillement
On doit vérifier que : 𝜏𝑢 ≤ τ̅̅u̅̅
𝑇𝑚𝑎𝑥 = 32.13 KN.m
Fissuration non préjudiciable

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 131


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

𝑓 25
τ̅̅̅̅u = min (0.2 𝛾𝑐28 ; 5MPa) = min (0.21.5 ; 5MPa) = 3.33 MPa
𝑏

𝑇 32.13×103
𝜏𝑢 = 𝑏𝑑𝑢 = = 0.4 MPa < 3.33 MPa ………………CV
300×270

 Pas de risque de rupture par cisaillement.


b) Calcul du ferraillage transversal
Les armatures transversales des poutres sont calculées à l’aide de la formule (BAEL91) :
ℎ 𝑏
∅𝑡 ≤ min ( 35 ;10;∅𝑙 𝑚𝑖𝑛 )

Avec : ∅ : le diamètre minimale des armatures longitudinales de la poutre.


300 300
∅𝑡 ≤ min ( 35 ; ; 1.4) ➔∅𝑡 = 1.4 cm Donc on prend ∅𝑡 = 8 mm
10

 𝐴𝑡 = 4HA8 = 2.01 cm² (un cadre et un étrier).

➢ Calcul de l’espacement
o Selon BAEL91
L’espacement des armatures transversales St est définit par le minimum entre les trois
conditions qui suivent:
St1 = min (0.9h; 40cm) = min (0.9×30 ; 40 cm) =27 cm
𝐴𝑡×𝑓𝑒 2.01×400
St2= 0.4 ×𝑏 = = 67 cm
0.4×30
0.9×𝐴𝑡×𝑓𝑒 0.9×2.01×400
St3 = 𝑏× 𝛾 (𝜏 = 30×1.15 (0.4−0.3×2.1) = - 91.19 cm
𝑠 𝑢 −0.3𝑓𝑡28 )

St = min (St1 ; St2 ; St3) ➔ St = 27 cm


o Selon RPA 99
L’espacement est calculé par le RPA99 V2003 :

- dans la zone nodale : 𝑆𝑡 = min (4; 12 ×∅𝑙 )
30
St = min ( ; 12 × 1.4) = 7.5 cm.
4

Donc on adopte St = 7 cm
ℎ 30
- dans la zone courant : 𝑆𝑡 ≤ 2 = = 15 cm
2

Donc on adopte St = 15 cm
➢ Vérification des sections d’armatures transversales minimales
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝐴𝑡
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 0,3% × 15 × b = 0.003 ×15×30 = 1,35 cm2
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 1.35 cm2 ≤𝐴𝑡 = 2.01 cm2 ……………..CV
➢ La longueur minimale de recouvrement :
𝐿𝑟 = 40×∅𝑙 = 40×1.4 = 56 cm.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 132


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

➢ Vérifications à l’ELS
➢ Vérification des contraintes
𝜎𝑏𝑐 ≤ ̅̅̅̅
𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa
𝑀𝑠𝑒𝑟 ×𝑦
𝜎𝑏𝑐 = 𝐼

❖ En travée
𝑀𝑡𝑚𝑎𝑥 =28.58 KN.m
➢ Position de l’axe neutre
1
b𝑦 2 + n (d-y) As’ - n (d-y) As = 0
2

As = 0 n = 15 As = 10.05 ➔Y=11.84 cm
➢ Moment d’inertie
1
I= 3 b𝑦 3 + n (d-y)2As + n(d-y ) As

I= 4845.803 cm4
28.58 ×118.4×106
𝜎𝑏𝑐 = = 6.98 MPa
4845.8032×104

𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa ……………………….CV


𝜎𝑏𝑐 = 6.98MPa ≤ ̅̅̅̅
❖ Sur appuis
𝑀𝑎 = -31.58 KN.m
➢ Position de l’axe neutre
1
b𝑦 2 + n (d-y) As’ - n (d-y) A s
2

As = 0 n= 15 As = 12.81 ➔Y= 11.84 cm


➢ Moment d’inertie
1
I= 3 b𝑦 3 + n (d-y)2As + n(d-y ) As ➔I = 4845.803 cm4
31.58 ×118.4×106
𝜎𝑏𝑐 = = 7.71MPa
4845.8032×104

𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa ……………………….CV


𝜎𝑏𝑐 = 7.71 MPa ≤ ̅̅̅̅
Tableau V.6: Vérification des contraintes à l’ELS de poutres principales.

𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝑰 𝝈𝒃𝒄 σ ̅bc


𝝈𝒃𝒄 ≤ σ ̅bc
(KN. m) (cm) (cm4) (MPA) (MPA)

Travée 28.58 11.84 4845.8032 6.98 15 C.V

Appuis -31.58 11.84 4845.8032 7.71 15 C.V


❖ Vérification de la flèche
La vérification de la flèche n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont vérifiées:
L= 3.3 m h= 0.4 m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 133


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

ℎ 1
≥ 16➔ 0.12 ≥ 0.0625 . . . . . . . . . . CV
𝑙
ℎ 𝑀
≥ 10×𝑡𝑀 ➔ 0.12 ≥ 0.085. . . . . . . . . . CV
𝑙 0

𝐴𝑆 𝑎𝑝𝑝 4.2
≤ ➔ 0.000114< 0.0105. . . . . . . . . . CV
𝑏𝑑 𝑓𝑒

Donc la vérification de la flèche n’est pas nécessaire.


Travée Appui

Figure V.2: Schéma de ferraillage des poutres secondaires.


V.3 Les Poteaux
Les poteaux est soumis à un effort normal « N » et à un moment de flexion « M » dans les
deux directions longitudinal et transversale donc les poteaux sont sollicités en flexion compos
Il est recommandé de calculer le ferraillage du poteau central, considéré comme le plus sollicité et
de généraliser le ferraillage trouvé pour ceux d’angle et de rive.
Les armatures sont obtenues à l’état l’imite ultime sous l’effort de sollicitations les plus
défavorables suivants les deux directions :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 134


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

➢ Caractéristiques mécaniques des matériaux


Tableau V.7: Caractéristiques mécaniques des matériaux.
Béton Acier (FeE400)
Situation
b Fc28 (Mpa) 𝒇𝒃𝒖 (MPa) s Fe (MPa) s (MPa)
Durable 1,5 25 14,17 1,15 400 347.82
Accidentelle 1,15 25 18.48 1 400 400
En fonction du type de sollicitation, nous distinguons les différentes combinaisons suivantes :
• 1.35G+1.5Q
• G+Q+E
• G+Q-E
• G+Q
• 0.8G+E
• 0.8G-E
La section d’acier sera calculée pour différentes combinaisons d’efforts internes
✓ NMax ; Mcorrespondant
✓ NMin ; Mcorrespondant
✓ MMax ; Ncorrespondant
V.3.1 Recommandations du RPA99/2003
❖ Coffrage RPA (Art 7.4.1)
Les dimensions de la section transversales des poteaux doivent satisfaire les conditions
suivantes :
- Min (𝑏1 ; ℎ1 ) ≥ 25 cm

- Min (𝑏1 ; ℎ1 ) ≥ 20𝑒
𝑏1
- 1/4 ≤ ℎ1
≤4

❖ Armatures longitudinales (Art 7.4.2.1)


Les armatures longitudinales de nos poteaux (Zone IIa) doivent être à haute adhérence, droites
et sans crochets :
- Leur pourcentage minimal sera de : 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0.8%
- Leur pourcentage maximal sera de :
- 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 4% en zone courante
- 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 6% en zone de recouvrement
- Le diamètre minimum est de 12 mm
- La longueur minimale des recouvrements est de : 40 ∅ en Zone II

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 135


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

- La distance entre les barres verticales dans une face du poteau ne doit pas dépasser : 25 cm
en Zone II
- Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible, à l’extérieur des zones
nodales (zones critiques).
- La zone nodale est constituée par le nœud poutres poteaux proprement dit et les extrémités
des barres qui y concourent.
Les longueurs à prendre en compte pour chaque barre sont données dans la figure V.3.

h'= Max( 6𝑒 ;𝑏1 ;𝑏1 ;ℎ1 ;60 cm)

l' =2h
ℎ𝑒 :est la hauteur de l’étage
𝑏1 ; ℎ1 : Dimensions de la section transversale du poteau

Figure V.3: Zone nodale.


❖ Armatures transversales (Art 7.4.2.2)
Le rôle des armatures transversales consiste à :
➢ Empêcher les déformations transversales du béton et le flambement des armatures
longitudinales.
➢ Reprendre les efforts tranchants et les sollicitations des poteaux au cisaillement.
➢ Maintenir les armatures longitudinales.
D’après (ART 7.4.2.2) RPA99/version2003, les armatures transversales des poteaux sont calculées
à l'aide de la formule :
𝐴𝑡 𝑃×𝑉𝑢
=ℎ
𝑡 1 ×𝑓𝑒

Avec :
𝐕𝐮: L’effort tranchant de calcul.
𝒉𝟏 : Hauteur totale de la section brute.
𝒇𝒆: Contrainte limite élastique de l’acier d’armature transversale.
𝛒: est un coefficient correcteur qui tient compte du mode fragile de la rupture.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 136


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

ρ = 2,5 Si λg ≥ 5
{ => λg Est l'élancement géométrique du poteau.
ρ = 3,75 Si λg ≤ 5
Lf Lf
λg = a Ou b => Lf = 0,7h0

ℎ0 : Hauteur libre. / a et b : sont les dimensions de la section du poteau.et 𝑙𝑓 longueur de flambement


du poteau
𝒕: Espacement entre les armatures transversales telle que :
➢ En zone nodale : t  min (10∅𝑙 , 15 cm)
➢ En zone courante : t  15∅𝑙
∅𝑙 : Diamètre minimal des armatures longitudinales du poteau.
La quantité d’armatures transversales minimales :
0,30% Si λg ≥ 5
At
≥{ 0,80% Si λg ≤ 3
b. t
interpoler entre les valeurs limites précédentes Si 3 ≤ λ ≤ 5
Les cadres et les étriers doivent être fermés par des crochets à 135° ayant une longueur droite de
10 ∅ 𝑡 minimums.
V.3.2 Ferraillage des poteaux
➢ Sollicitations dans les poteaux
Tableau V.8: Sollicitations dans les poteaux.

ELU G+Q+E 0.8G+E

𝑴𝒄𝒐𝒓𝒓
𝑵𝒎𝒂𝒙 𝑴𝒄𝒐𝒓𝒓 𝑴𝒎𝒂𝒙 𝑵𝒄𝒐𝒓𝒓 𝑵𝒎𝒊𝒏
(KN.
(KN) (KN.M) (KN.M) (KN) (KN)
M)
35×35 752.80 4.23 - 51.91 270.35 -1030.02 -31.04

35×45 1006.87 1.1 -74.62 424.11 -596.67 -19.09

Exemple de calcul
1) Armatures longitudinales
Nous exposerons un exemple de calcul pour les poteaux de l’étage courant, et le reste des
résultats de ferraillage des autres niveaux seront donnés dans un tableau récapitulatif.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 137


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Figure V.4: Section du poteau à ferrailler.


a) 1er cas : 𝑵𝒎𝒂𝒙 ➔𝑴𝒄𝒐𝒓𝒓
𝑁𝑚𝑎𝑥 = 752.80 KN
𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟 = 4.23 KN.m
Nu > 0 : donc le poteau est soumis à un effort de compression.
• Calcul de l'excentricité
En adopte une excentricité totale de calcule :
e = e0 +e2 + 𝑒𝑎
Avec :
e0 : Excentricité de la résultante.
e2 : Excentricité due aux effets du second ordre liée à la déformation de la structure.
𝑒𝑎 : Excentricité additionnelle traduisant les imperfections géométriques initiales.
• Calcul l’excentricité de la résultante
𝑀𝑢 4.23
e0 = = 752.80 = 0.0056 m
𝑁𝑢

• Calcul l’excentricité additionnelle


𝐿 306
𝑒𝑎 = max (2 cm,250 ) ➔𝑒𝑎 = max (2 ; 250) ➔𝑒𝑎 =2 cm = 0.02 m

e1 = e0 + 𝑒𝑎 = 0.0056 + 0.02 = 0.0256 m


• Calcul l’excentricité due aux effets du second ordre
L’excentricité du deuxième ordre (𝑒2) liée à la déformation de la structure. Pour déterminer
l'excentricité du second ordre.
𝐿𝑓 𝑒1
≤ max (15 ; 20 )
ℎ 𝐿

𝐿𝑓 : Longueur de flambement de la pièce : 𝐿𝑓 = L × 0.7 ➔𝐿𝑓 = 3.06 × 0.7= 2.142 m


h: hauteur totale de la section dans la direction du flambement.
214.2
= 6.12 ≤ max (15 ; 0.083) ……. CV
35

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 138


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Donc le calcul se faire dans la flexion composée :


- Donc on calcul e2
3𝑙2 𝑓
e2 = 104 ℎ (2+𝛼 ∅ )

α : le rapport de moment de première ordre de la charge permanente au moment total de premier


ordre
𝑀𝐺 16.68
𝛼= = = 0.86 φ=2
𝑀𝐺+𝑀𝑄 16.68+2.75

3×2.1422
e2 = 0.35×104 (2 + 0.86× 2) = 0.015 m

e =𝑒2 + 𝑒0 + 𝑒𝑎 = 0.015+ 0.0056 + 0.02 = 0.0406 m


Il faut vérifier que :

𝑀2 = 𝑁𝑢 – (b ×h ×𝑓𝑏𝑢 ) ( 2 - 𝑑 ′ ) >𝑀𝑈

𝑀2 = 752.80-(0.35 ×0.35×14170) (0.175-0.03) = 501.11 KN.m>𝑀𝑈 ….. CV



𝑀3 = 𝑁𝑢 (2 - 𝑑′) - (0.337ℎ - 0.81𝑑′) (b × h×𝑓𝑏𝑢 )<𝑀𝑈

𝑀3 = 752.8 (0.175-0.03)-(0.337×0.35-0.81×0.03)(0.35×0.35×14170)
𝑀3 = -53.404 KN.m <𝑀𝑈 ………… CNV
Donc il faut calculer :

0.3754×𝑏×ℎ2 ×𝑓𝑏𝑢 + 𝑁𝑢 ( −𝑑′ )−𝑀𝑈 0.3754×0.35×0.352 ×14170+ 752.8( 0.175−0.03)−4.23
ψ= 2
=ψ= =0.7
(0.871×ℎ−𝑑′ )(b ×h ×𝑓 𝑏𝑢 ) (0.871×0.35−0.03)(0.35×0.35 ×14170)

Donc Ψ ≤ 0.8095
La section est partiellement tendue et le calcul sera fait par assimilation à la flexion simple.
𝑀𝑢 = Nu .e =752.80× 0.0406 = 30.56 KN.m

𝑀𝑢𝑎 = Mu +Nu × (d - 2) = 30.56 +752.8 × (0.32 - 0.175) = 140 KN.m
𝑀 140×106
𝜇𝑏𝑢 = 𝑏𝑑2𝑢𝑎 = 350×3202×14.17 = 0.3 <𝜇 l = 0.391… … … … … AS = 0
𝑓 𝑏𝑢

𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.3) = 0.5


Z = d (1- 0.4 𝛼) = 0.32 ( 1-0.4 ×0.5) = 0.260 m
𝑀 140×106
𝐴𝑢1 = 𝑍 ×𝑢𝑎 = 400 =15.48 cm2
𝜎 𝑠𝑡 260×
1.15

b) 2éme cas : 𝑴𝒎𝒂𝒙 ➔𝑵𝒄𝒐𝒓𝒓


𝑀𝑚𝑎𝑥 = -51.91 KN.m
𝑁𝑐𝑜𝑟𝑟 = 270.35 KN
Nu > 0 : donc le poteau est soumis à un effort de compression.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 139


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

• Calcul de l'excentricité
En adopte une excentricité totale de calcule :
e = e0 +e2 + 𝑒𝑎
1) Calcul l’excentricité de la résultante
𝑀𝑢 −51.91
e0 = = 270.35 = -0.19 m
𝑁𝑢

2) Calcul l’excentricité additionnelle


𝐿 306
𝑒𝑎 = max (2 cm,250 ) =>𝑒𝑎 = max (2 ; 250) ➔𝑒𝑎 =2 cm = 0.02 m

e1 = e0 + 𝑒𝑎 = 0.02 -0.19 = -0.17 m


3) Calcul l’excentricité due aux effets du second ordre
L’excentricité du deuxième ordre (𝑒2) liée à la déformation de la structure. Pour déterminer
l'excentricité du second ordre
𝐿𝑓 𝑒1

≤ max (15 ; 20 ℎ
)

𝐿𝑓 : Longueur de flambement de la pièce : 𝐿𝑓 = L × 0.7 ➔𝐿𝑓 = 3.06 × 0.7= 2.142 m


h: hauteur totale de la section dans la direction du flambement.
214.2
= 6.12 ≤ max (15 ; 0.07) ……. CV
35

Donc le calcul se faire dans la flexion composée :


- Donc on calcul e2
3𝑙2 𝑓
e2 = 104 ℎ (2+𝛼 ∅ )

α : le rapport de moment de première ordre de la charge permanente au moment total de premier


ordre
𝑀𝐺 16.68
𝛼= = = 086 φ=2
𝑀𝐺+𝑀𝑄 16.68+2.75

3×2.1422
e2 = 0.35×104 (2 + 0.86 × 2) = 0.015 m

e = e2 + e0 +𝑒𝑎 = 0.015+-0.19+ 0.02 = -0.155 m


Il faut vérifier que :

𝑀2 = 𝑁𝑢 – (b ×h ×𝑓𝑏𝑢 ) ( 2 - 𝑑 ′ ) >𝑀𝑈

𝑀2 = 270.35-(0.35 ×0.35×14170) (0.175-0.03) = -212.5 KN.m <𝑀𝑈 ….. CV



𝑀3 = 𝑁𝑢 (2 - 𝑑′) - (0.337ℎ - 0.81𝑑′) (b × h×𝑓𝑏𝑢 )<𝑀𝑈

𝑀3 = 270.35 (0.175-0.03)-(0.337×0.35-0.81×0.03)(0.35×0.35×14170)
𝑀3 = -123.20 KN.m <𝑀𝑈 ………… CNV

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 140


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Donc il faut calculer :



0.3754×𝑏×ℎ2 ×𝑓𝑏𝑢 + 𝑁𝑢 ( −𝑑′ )−𝑀𝑈
ψ= 2
(0.871×ℎ−𝑑′ )(b ×h ×𝑓𝑏𝑢 )

0.3754×0.35×0.352 ×14170+ 270.35( 0.175−0.03)+51.91


ψ= =0.19
(0.871×0.35−0.03)(0.35×0.35 ×14170)

Donc Ψ ≤ 0.8095
La section est partiellement tendue et le calcul sera fait par assimilation à la flexion simple.
𝑀𝑢 = Nu .e =270.35× (-0.155)= -41.90 KN.m

𝑀𝑢𝑎 = Mu +Nu × (d - ) = -41.90 +270.35 × (0.32 - 0.175) = -2.7 KN.m
2

𝛼 = 1.25 × (1-√1 − 2𝜇 ) = 1.25 × (1- √1 − 2(0.005) = 0.006


Z = d (1- 0.4 𝛼) = 0.32 ( 1-0.4 ×0.006) = 0.319 m
𝑀 2.7×106
𝐴𝑢1 = 𝑍 ×𝑢𝑎 = 400 =0.24 cm2
𝜎 𝑠𝑡 319×
1.15

c) 3éme cas : 𝑵𝒎𝒊𝒏 ➔𝑴𝒄𝒐𝒓𝒓


𝑀 −31.04
𝑒𝐺 = 𝑁𝑢 = −1030.02 = 0.030 m = 3 cm
𝑢

ℎ 35
𝑒𝐺 ≤ d - = 32 - La section est entièrement comprimée
2 2

𝑀𝑢𝑎 = 𝑁𝑢 (d- 2+ 𝑒𝐺 ) = -1030.02 ( 0.32-0.175+0.03) = -118.45 KN.m
𝑀 118.45 ×106
𝐴1 = (𝑑−𝑑𝑢𝑎′ )𝜎 = (320−30)347.83 = 11.74 cm2
𝑠

𝑁 1030.02 ×103
𝐴2 = 𝜎𝑢 -𝐴1 = -1174= 17.87 cm2
𝑠 347.83

A = 𝐴1 + 𝐴2 = 11.74+17.87= 29.61 cm2


➢ La section d’acier minimale
SelonRPA99/Version 2003 :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0.8% × b × h ⟹ Amin = 0.008 × 35 × 35 ➔𝐴𝑚𝑖𝑛 = 9.8 cm2
➢ La section d’acier maximale
Selon RPA99/Version 2003 :
En zone courante : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 4% × b × h ⟹𝐴𝑚𝑎𝑥 = 0.04 × 35 × 35= 49cm2
En zone de recouvrement : 𝐴𝑚𝑎𝑥 = = 6% × b × h ⟹𝐴𝑚𝑎𝑥 = 0.06 × 35 × 35 = 73.5 cm2

➢ Armatures finales
𝐴𝑓 = max (𝐴𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒é ;𝐴𝑅𝑃𝐴 ) = 29.61 cm²
Le calcul du ferraillage des poteaux des différents niveaux a été mené de la même manière, les
résultats sont résumés dans le tableau suivant :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 141


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Tableau V.9: Ferraillage des poteaux.


La section (cm²)
𝑨𝒎𝒊𝒏 𝑨𝒄𝒂𝒍𝒄𝒖𝒍 𝑨𝒎𝒂𝒙 𝑨𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕é𝒆 Choix des
b
h (cm) Cm2 Cm2 Cm2 Cm2 barres
(cm)
35 35 9.8 29.61 29.61 31.42 10HA20

35 45 12.60 19.06 19.06 20.61 4HA20+4HA16


2) Les armatures transversales
Soit à calculer les armatures transversales du poteau du RDC de section (35x35) cm.
𝐴𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 37.30 cm2 = 12HA20
Donc 𝜑𝑙 𝑚𝑖𝑛 = 2 cm 𝐿𝑓 = 0.7 × 3.06 = 2.142 m
Calcul de la section de ferraillage transversale 𝐴𝑡 :
l l 
 g =  
f f
ou
 a b 

 2.142 2.142 
g =  ou   g=(6.12 ; 6.12) >5 alors : ρa =2.5
 0.35 0.35 
D’aprés les recommandations du RPA l’espacement t est pris égale à :
➢ En zone nodale : t  min (10∅𝑙 , 15 cm) = min ( 10×2 ;15 cm) = 15 cm ➔ t ≤ 15 cm
On adoptera alors t = 10 cm
➢ En zone courante : t  15∅𝑙 = 15× 2 = 30 cm
On adoptera alors t = 15 cm
At P×Vu P×Vu 2.5×65.82×103
=h ➔𝐴𝑡 = h t= ×150 = 1.77 cm2
t 1 ×fe 1 ×fe 350×400

Calcul de la section de ferraillage transversale minimale 𝐴𝑡 𝑚𝑖𝑛


λg = 6.12 ➔𝐴𝑡 𝑚𝑖𝑛 = 0.3% ×t× b = 0.003×15×35= 1.6 cm2

Le diamètre des armatures transversales : t 
3
l 20
t  = = 6.66mm
3 3
Le tableau ci-après résume la résultante de calcul des armatures transversales pour les différents
poteaux des différents niveaux.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 142


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Tableau V.10: Armatures transversales adoptées pour les poteaux.


Sections (cm2) 35×35 35×45
𝝋𝒍 𝒎𝒊𝒏 (cm) 2 1.6
𝑳𝒇 (cm) 2.5 2.5
𝑳𝒓 (cm) 80 64
𝛌𝐠 (cm) 7.14 5.6
ρa 2.5 2.5
V (KN) 65.82 108.52
𝒕𝒛𝒐𝒏𝒆 𝒏𝒐𝒅𝒂𝒍𝒆 (cm) 10 10
𝒕𝒛𝒐𝒏𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒂𝒏𝒕𝒆 (cm) 15 15
𝑨𝒕 (cm2) 1.77 2.54
𝑨𝒕 𝒎𝒊𝒏 (cm2) 1.6 1.6
𝑨𝒕𝒅𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕éé (cm2) 2.01 3.02
Nombre des
4HA8 6HA8
barres
V.3.3 Vérifications
V.3.3.1 Vérification au flambement
Les éléments soumis à la flexion composée doivent être justifiés vis-à-vis du flambement;
l’effort normal ultime est définit comme étant l’effort axial maximal que peut supporter un poteau
sans subir des instabilités par flambement.
𝑟 𝐵 ×𝑓
𝑐28 𝑓
𝑁𝑢 = 𝛼 [ 0.9×𝛾 + 𝐴𝑠 𝛾𝑒 ]
𝑏 𝑠

𝛼: Coefficient fonction de l’élancement


𝐵𝑟 : Section réduite du béton
𝐴𝑠 : Section d’acier comprimée prise en compte dans le calcul.
0.85
𝛼= λ 2 ....................... Si λ ≤50
1+0.2( )
35

50 2
𝛼 =0.6 ( λ ) ……………… si 50 ≤λ ≤70

Exemple de calcul (RDC) (35× 45) cm2


𝐿𝑓 = 0.7× 𝐿0 = 0.7× 3.57 = 2.5 m (Longueur de flambement).

𝐼 ℎ2 0.452
𝑖= √𝑏×ℎ = √12 = √ = 0.13 m (Rayon de giration).
12

𝐿𝑓 2.5
λ= = 0.13 = 19.23➔𝛼 = 0.80
𝑖

𝐵𝑟 = (h-0.02) (b-0.02)= (0.35-0.02)(0.45-0.02)= 0.1419 cm2


𝛾𝑏 = 1.50 ;𝛾𝑠 = 1.15 ; 𝐴𝑠 = 24.13 cm2
0.1419 ×25 400
𝑁𝑢 = 0.8 [ + 24.13 × 10−4 1.15] = 2775.44 KN
0.9×1.5

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 143


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

On a 𝑁𝑚𝑎𝑥 = 1006.87 KN <𝑁𝑢 =2775.44 KN condition vérifiée, Il n’y a pas de risque de


flambement.
Le même calcul s’applique pour tous les autres poteaux, et les résultats sont représenté dans le
tableau:
Tableau V.11 : Vérification des poteaux au flambement.
sectio 𝑳𝟎 𝒊 𝑨𝒔 𝑩𝒓 𝑵𝒖 𝑵𝒎𝒂𝒙
𝑳𝒇 (m) 𝛌 𝜶
n (m) (cm) (cm2) (cm2) (KN) (KN)
35×35 3.57 2.5 0.10 25 0.77 37.70 1089 2562.8 752.80
2775.4
35×45 3.57 2.5 0.13 19.23 0.8 24.13 1419 1006.87
4
On voit bien que 𝑁𝑚𝑎𝑥 <𝑁𝑢 pour tous les niveaux, donc il n’y a pas de risque de flambement
V.3.3.2 Vérification des contraintes de cisaillement
Selon le RPA 99 (Art : 7.4.3.2)
𝜏𝑏𝑢 ≤ ̅̅̅̅Tel
𝜏𝑏𝑢 que 𝜏𝑏𝑢 𝜌𝑑 × 𝑓𝑐28
̅̅̅̅=
0,075 𝑠𝑖𝜆𝑔 ≥ 5 𝑙 𝑙
Avec : 𝜌𝑑 = { 𝜆𝑔 = 𝑎𝑓 ou 𝜆𝑔 = 𝑏𝑓
0,04 𝑠𝑖𝜆𝑔 < 5
𝑉𝑢
𝜏𝑏𝑢 =
𝑏 ×𝑑
Tous les résultats de calculs effectués sont représentés dans le tableau suivant :
Tableau V.12: Vérification aux sollicitations tangentielles.
Section d 𝑽𝒖 𝝉𝒃𝒖 𝝉𝒃𝒖
̅̅̅̅̅
2 𝑳𝒇 (m) 𝝀𝒈 𝝆𝒅
(cm ) (cm) (KN) (MPa) (MPa)
35×35 2.142 6.12 0.075 32 65.82 0.6 1.875
35×45 2.5 5.6 0.04 42 108.52 0.74 1
On déduit que la condition exigée par le RPA99/2003 sur les sollicitations tangentielles est
vérifiée pour tous les étages.
V.3.4 Détermination de la zone nodale
La détermination de la zone nodale est nécessaire car à ce niveau qu’on disposera les armatures
transversales d’une façon à avoir des espacements très rapprochés à cause de la sensibilité de cet
endroit qu’est constitué par le nœud poteau poutre.
Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible à l’extérieur de ces zones nodales
sensibles…….. (Selon le RPA).

h'= Max( 6𝑒 ;𝑏1 ;ℎ1 ;60 cm)

l' =2h

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 144


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

ℎ𝑒 :est la hauteur de l’étage


𝑏1 ; ℎ1 : Dimensions de la section transversale du poteau
1) RDC et sous-sol (35×45)
l' =2 × 45 = 90 cm
357
h'= Max( ;45; 35; 60 cm) = 60
6

2) RDC et sous-sol (35×35)


l' =2 × 35 = 70 cm
357
h'= Max( ;35; 35; 60 cm) = 60
6

3) Etages courante (35×45)


l' =2 × 45 = 90 cm
357
h'= Max( ;45; 35; 60 cm) = 60
6

4) Etages courante (35×35)


l' =2 × 45 = 90 cm
357
h'= Max( ;35; 35; 60 cm) = 60
6

Figure V.5: Schéma de ferraillage des poteaux (35×35).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 145


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Figure V.6: Schéma de ferraillage des poteaux (35× 45).


V.4 Les Voiles
V.4.1 Introduction
Les voiles sont des éléments structuraux de contreventement qui doivent reprendres les forces
horizontales dues au vent (action climatique) ou aux séismes (action géologique), ils sont
particulièrement efficaces pour assurer la résistance aux forceshorizontales grâces à leur rigidités
importante dans ce plan. Leur calcule se fait dans les deux directions, horizontalement pour résister à
l’effort tranchant dues aux action sismiques (E) et verticalement à la flexion composée sous un effort
normal et un moment de flexiondues aux chargespermanentes (G) et aux surcharges d’exploitation
(Q).
V.4.2 Les combinaisons des charges
Selon le règlement parasismique algérienne (RPA99) les combonaisons à considérer dans notre
cas (voiles) sont les suivants:
❖ Etat limite ultime:
- situation durable: 1,35G+1,Q
- situation accidentelle: G+Q±𝐸
0,8G±𝐸
❖ Etat limite servise: G+Q
V.4.3 Procédure de ferraillage des voiles
Le calcul des armatures sera fait par la méthode des contraintes et vérifié selon RPA99.V2003
sous les sollicitations suivantes:
• S1: Mmax ; Ncorrespondant
• S2: Nmax ; Mcorresponsant
• S3: Nmin ; Mcorrespondant
V.4.4 Méthode de calcul
Pour le calcul du ferraillage on a partagé l'ouvrage en deux parties:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 146


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

o Partie 1: RDC, étage 1, étage 2, étage 3.


o Partie 2: étage 4, étage 5, étage 6, étage 4.
La méthode consiste à déterminer le diagramme des contraintes à partir des sollicitations les
plus défavorables, en utilisant la méthode de NAVIER-BERNOULLIE pour déterminer les
contraintes :
N M×V N M×V
σa = + σb = −
A I A I
Telle que:
𝑁: 𝐿′ 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é .
𝐴: 𝐿𝑎𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙𝑒𝑑𝑢𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒.
𝑀: 𝐿𝑒𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑓𝑙é𝑐ℎ𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é.
𝑉 ∶ 𝐿𝑒𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑑𝑒𝑔𝑟𝑎𝑣𝑖𝑡é𝑑𝑒𝑙𝑎𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑑𝑢𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒𝑑𝑎𝑛𝑠𝑙𝑒𝑠𝑒𝑛𝑠𝑑𝑢𝑝𝑙𝑎𝑛𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛.
{ 𝐼 ∶ 𝐿𝑒𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑑’𝑖𝑛𝑒𝑟𝑡𝑖𝑒𝑑𝑢𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒.
➢ Suivant la position de l’axe neutre et l’effort appliqué la section peut-être :
• 1ére cas (SEC) : Si( σa , σb )> 0 ⇒ La section du voile est entiérement comprimé (SEC) pas
de zone tendu, la zone courante est armée par le minimum exigé par le
RPA99/Version2003(𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,2% . 𝐵).

Figure V.7: Section entièrement comprimée.

• 2 éme cas (SET) : Si( 𝜎𝑎 , 𝜎𝑏 )< 0 ⇒ La section du voile est entiérement tendu (SET) pas de
zone comprimé .
(𝜎𝑎 +𝜎𝑏 )×𝐿×𝑒
✓ l’effort de traction égale à : 𝐹𝑇 = 2
F
✓ La section d'armature verticale égale à :AT = σ T
st

Figure V.8: Section entièrement tendue.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 147


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

• 3 éme cas (SPC) : Si( 𝜎𝑎 , 𝜎𝑏 )sont des signes différent la section du voile est partiellement
comprimé , on calcule le volume des contraintes pour la zone tendu .
𝐿
✓ La longueur de la zone tendue égale à : 𝜇 = 𝜎
( 𝑎 +1)
𝜎𝑏

𝜎𝑏 ×𝜇×𝑒
✓ L’effort de traction égale à : 𝐹𝑇 = 2
F
✓ La section d'armature verticale égale à :AT = σ T
st

Figure V.9: Section partiellement comprimée.


V.4.4.1 Calcul de 𝐋𝐜 et 𝑳𝒕
 section entièrement tendue (SET): 𝐿𝑡 = L
σ1
 section partiellement comprimée (SPC):𝐿𝑡 = L (σ1+σ2)

 section entièrement comprimée (SEC): Lc = L


V.4.4.2 Calcul de l'effort normal ultime
𝝈𝟏+𝝈𝟐
 entièrement tendue (SET): 𝐿𝑡 × 𝑒
𝟐
𝝈𝟐
 section partiellement comprimée (SPC): 𝟐 𝐿𝑡 × 𝑒
𝝈𝟏+𝝈𝟐
 section entièrement comprimée (SEC): 𝐿𝑐 × 𝑒
𝟐

V.4.4.3 Calcul des armatures vertical


 entièrement tendue (SET):Av = Nul-B×Fc28
𝑁𝑢𝑙
 section partiellement comprimée (SPC):Av = 𝑓𝑒
𝑁𝑢𝑙−𝐵∗𝑓𝑐28
 section entièrement comprimée (SEC):Av = 𝑓𝑒

V.4.4.4 Armature minimale de RPA99


D'aprés le RPA 2003 (ART 7.7.4.1)
𝐴min 𝑟𝑝𝑎 = 0,20%×b×𝐿𝑡 pour (SET et SPC)
𝐴min 𝑟𝑝𝑎 = 0,20%×b× 𝐿𝑐 pour (SEC)
Avec:
b: l'épaisseur du voile.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 148


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

𝐿𝑡 et 𝐿𝑐 : longueur de la section tendue ou comprimée.


V.4.5 Calcule des armatures longitudinales et transversales
• Recommandation du RPA (V2003.ART.7.7.4)
➢ Armature longitudinale
Les armatures verticales reprennent les efforts de flexion, Ils sont calculés en
flexion composée, et disposés en deux nappes parallèles aux faces des voiles. Ces
armatures doivent respecter les conditions suivantes :
✓ Le pourcentage minimum des armatures verticales sur toute la zone tendue sous
l’action des forces verticales et horizontales est :
Amin = 0,2% . B
✓ Les barres verticales des zones extrêmes doivent être ligaturés avec des cadres
horizontaux dont l’espacement (St < e).
✓ Si des efforts importants de compression agissent sur l'extrémité, les barres verticales
doivent respecter les conditions imposées aux poteaux.
✓ Les barres verticales du dernier niveau doivent être munies de crochets à la partie
supérieure. Toutes les autres barres n'ont pas de crochets (jonction par
recouvrement).
✓ A chaque extrémité du voile, l’espacement des barres doit être réduit de moitié sur
1/10 de la longueur du voile. Cet espacement d’extrémité doit être au plus égal à 15
cm.
➢ Armature horizontale
AH ≥0.15 %. B
Les armatures horizontales sont destinées à reprendre les efforts tranchants, elles
doivent être disposées en deux nappes vers les extrémités des armatures verticales
pour empêcher leurs flambements et munies de crochets à 135° ayant une longueur
de 10 ∅.
➢ Armature transversale
Les armatures transversales sont destinées essentiellement à retenir les barres
verticales intermédiaires contre le flambement, elles sont au minimum en nombre de
quatre épingles par mètre carré.
➢ Armature potelets
On doit prévoir à chaque extrémité du voile (où du trumeau) un potelet armé par
des barres verticales dont la section est supérieure ou égale à 4 ∅10.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 149


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

❖ Règles communes entre les armateurs verticales et horizontales (art A7-7-4-


3RPA99)
• Le pourcentage minimum d'armatures verticales et horizontales des trumeaux, est
donné comme suit :
✓ Globalement dans la section du voile 0,15 %.
✓ En zone courante 0,10 %.
• L'espacement des barres horizontales et verticales doit être inférieur à la plus
petite des deux (2) valeurs suivantes : S ≤ (30 cm , 1,5e )
• La longueur de recouvrement doit être égale à :
✓ 40∅ pour les barres situées dans les zones où le renversement du signe des
efforts est possible.
✓ 20∅ pour les barres situées dans les zones comprimées sous l'action de
toutes les combinaisons possibles de charges.
❖ Recommandation BAEL
➢ Armature longitudinale
Nu ft28
✓ Section entièrement tendue : Amin ≥ max ( ;B . ; 0,005. B )
2σs fe
ft28
✓ Section partiellement comprimée : Amin ≥ max(0,23. B . ; 0,005. B )
fe

✓ Section entièrement comprimée : Amin ≥ 4 cm²/ml


➢ Armature horizontale
τu×e×st 1,4Vd
AH = avec: 𝜏𝑢= e×d
0,8×fe

❖ Les résultats de calcules des armatures longitudinales sont affichée dans les tableaux ci-
dessous:
• On a six types de voile leurs Caractéristiques géométriques sont afficheé dans le tableau
suivant :
Tableau V.13: Caractéristique géométrique des voiles.
L(m) e(m) V(m) B(m²) I(m4)
Vx1
(L=3,10m) 3,10 0,18 1,55 0,558 0,447
(e=0,18m)
Vx2
(L=2,55m) 2,55 0,18 1,275 0,459 0,249
(e=0,18m)
Vx3
(L=1,90m) 1,90 0,18 0,95 0,342 0,103
(e=0,18m)
Vx4
(L=1,80m) 1,80 0,18 0,9 0,324 0,087
(e=0,2m)

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 150


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Vy1
(L=3m) 3 0,18 1,5 0,54 0,405
(e=0,18m)
Vy2
(L=1,65m) 1,65 0,18 0,825 0,297 0,067
(e=0,18m)
❖ La quantité d’armature verticale nécessaire pour RDC , étage 1 ,étage 2 ,étage 3
est résumé dans le tableau suivant :
Tableau V.14: Calcule des sections d'armatures verticale pour RDC, étage 1, étage 2, étage 3.
cas N M 𝝈𝒂(𝒌𝒏) 𝝈𝒃(𝒌𝒏) Nature LT(m) F(Kn) As
(Kn) (Kn.m) (cm2)
Nmax 1197,57 92,55 2467,55 1824,82 E.C // // 11,16
Mcorr
Nmin 350,41 268,62 1559,71 - 303,76 P.C 0,51 13,81 0,40
Vx1
Mcorr
Mmax 875,10 868,91 4592,57 -1478,19 P.C 0,75 100,42 2,89
Ncorr
Nmax 1695,26 20,74 3799,69 3587,06 E.C // // 9,18
Mcorr
Nmin 226,30 148,40 6046,23 -2958,21 P.C 0,45 10,81 0,31
Vx2
Mcorr
Mmax 708,70 878,27 1253,76 -267,70 P.C 0,84 223,04 6,41
Ncorr
Nmax 1471,75 567,68 9545,10 -938,37 P.C 0,17 14,36 0,41
Mcorr
Nmin 228,36 551,74 5762,27 -4426,27 P.C 0,83 328,89 9,45
Vx3
Mcorr
Mmax 1471,75 567,68 9545,10 -938,37 P.C 0,17 14,36 0,41
Ncorr
Nmax 1002,65 10,88 3206,53 2982,66 E.C // // 6,48
Mcorr
Nmin 209,41 47,77 1137,79 154,87 E.C // // 6,48
Vx4
Mcorr
Mmax 797,11 615,70 8794,58 -3874,15 P.C 0,55 191,93 5,52
Ncorr
Nmax 1308,67 2377,46 11228,87 -6381,94 P.C 1,09 624,44 17,94
Mcorr
Nmin 122,91 390,63 1674,39 -1219,17 P.C 1,26 138,69 3,99
Vy1 Mcorr
Mmax 446,20 2380,84 9644,22 -7991,63 P.C 1,36 977,77 28,10
Ncorr

Nmax 1454,60 381,35 9566,76 228,53 E.C // // 5,94


Mcorr
Nmin 345,21 61,53 1915,67 408,87 E.C // // 5,94
Vy2
Mcorr
Mmax 1454,60 381,35 9566,76 228,53 E.C // // 5,94
Ncorr

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 151


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

• La quantité d’armature verticale nécessaire pour étage 4 , étage 5 ,étage 6 ,étage 7 est
résumé dans le tableau suivant :
Tableau V.15: Calcule des sections d'armatures verticale pour étage 4, étage 5, étage 6, étage 7.
cas N M 𝝈𝒂(𝒌𝒏) 𝝈𝒃(𝒌𝒏) Nature LT(m) F(Kn) As(cm2)
(Kn) (Kn.m)
Nmax 666,01 34,45 1313,06 1074,07 E.C // // 11,16
Mcorr
Nmin 95,89 64,88 396,89 -53,20 P.C 0,37 1,75 0,05
Vx1
Mcorr
Mmax 195,17 112,85 741,20 -41,67 P.C 0,17 0,62 0,02
Ncorr
Nmax 788,91 20,94 1826,10 1611,41 E.C // // 9,18
Mcorr
Nmin 37,08 80,21 491,96 -330,39 P.C 1,02 30,46 0,88
Vx2
Mcorr
Mmax 119,96 119,93 876,07 -353,50 P.C 0,73 23,32 0,67
Ncorr
Nmax 680,30 0,45 1794,00 1785,52 E.C // // 6,84
Mcorr
Nmin 35,96 7,49 156,88 32,39 E.C // // 6,84
Vx3
Mcorr
Mmax 439,38 75,56 1784,19 528,34 E.C // // 6,84
Ncorr
Nmax 462,56 3,39 1316,28 1253,50 E.C // // 6,48
Mcorr
Nmin 17,06 8,67 127,67 -32,89 P.C 0,37 1,21 0,03
Vx4
Mcorr
Mmax 352,05 98,39 1888,94 66,90 E.C // // 6,48
Ncorr
Nmax 668,76 198,03 1773,43 453,23 E.C // // 10,8
Mcorr
Nmin 10,76 254,88 867,53 -867,67 P.C 1,47 122,12 3,51
Vy1
Mcorr
Mmax 57,05 343,77 1240,98 -1050,82 P.C 1,38 144,54 4,15
Ncorr
Nmax 409,88 4,76 1294,51 1189,61 E.C // // 5,94
Mcorr
Nmin 14,26 6,75 117,59 -31,17 P.C 0,35 1,08 0,03
Vy2
Mcorr
Mmax 131,67 63,99 1104,12 -306,12 P.C 0,36 10,96 0,32
Ncorr
• On prend le max entre (As, ARPA ,ABAEL ) pour le choix de la quantité nécessaire des
armatures verticales :

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 152


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Tableau V.16: Choix des armatures verticales pou RDC, étage 1, étage 2, étage 3.
zone L(m) LT(m) ARPA ABAEL As A Choix des barres Espacement
(cm2) (cm2) Calcule adopté (cm)
(cm2)
3,10 3,10 11,6 26,24 11,6 30,76 2(14HA12) 25

2,55 2,55 9,18 21,6 9,18 22,62 2(10HA12) 25

1,90 0,83 2,99 17,1 9,45 18,1 2(8HA12) 25

1 1,80 1,80 6,48 15,84 6,48 18,1 2(8HA12) 25

3 1,36 4,89 27 28,10 30,76 2(14HA12) 25

1,65 1,65 5,94 14,64 5,94 18,1 2(8HA12) 25

Tableau V.17: Choix des armatures verticales pour étage 4, étage 5, étage 6, étage 7.
As
ARPA ABAEL A Espacement
zone L(m) LT(m) Calcule Choix des barres
(cm2) (cm2) adopté (cm)
(cm2)

3,10 3,10 11,6 26,24 11,6 30,76 2(14HA12) 25

2(10HA12)
2,55 2,55 9,18 21,6 9,18 22,62 25

2(8HA12)
1,90 1,90 6,84 16,64 6,84 18,1 25

2 2(8HA12)
1,80 6,48 15,84 6,48 18,1 25
1,80

3 1,80 10,8 25,44 10,8 30,76 2(14HA12) 25

1,65 1,65 5,94 14,64 5,94 18,1 2(8HA12) 25

▪ Les résultat de calcules des armatures horizontles sont affichée dans les tableaux ci-dessous:

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 153


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

Tableau V.18: Choix des armatures horizontal pour RDC, étage 1, étage 2, étage 3.
Ah Nombre des 𝑨𝒂𝒅𝒑 espacements
2 𝑨𝒉 𝒎𝒊𝒏(cm2)
(cm ) barres (cm2) (cm)
Vx1
(L=3,10m) 1,3 8,37 10HA12 11,31 25
(e=0,18m)
Vx2
(L=2,55m) 0,94 6,88 8HA12 9,05 25
(e=0,18m)
Vx3
(L=1,90m) 0,65 5,13 8HA12 9,05 25
(e=0,18m)
Vx4
(L=1,80m) 0,31 4,86 6HA12 6,79 25
(e=0,2m)
Vy1
(L=3m) 1,73 8,1 10HA12 11,31 25
(e=0,18m)
Vy2
(L=1,65m) 0,48 4,46 6HA12 6,79 25
(e=0,18m)
Tableau V.19 : Choix des armatures horizontal pour étage 4, étage 5, étage 6, étage 7.
Ah 𝑨𝒉 𝒎𝒊𝒏 𝑨𝒂𝒅𝒑 espacements
Nombre des barres
(cm2) (cm2) 2
(cm ) (cm)
Vx1
(L=3,10m) 0,53 8,37 10HA12 11,31 25
(e=0,18m)
Vx2
(L=2,55m) 0,37 6,88 8HA12 9,05 25
(e=0,18m)
Vx3
(L=1,90m) 0,18 5,13 8HA12 9,05 25
(e=0,18m)
Vx4
(L=1,80m) 0,36 4,86 6HA12 6,79 25
(e=0,2m)
Vy1
(L=3m) 0,66 8,1 10HA12 11,31 25
(e=0,18m)
Vy2
(L=1,65m) 0,27 4,46 6HA12 6,79 25
(e=0,18m)
V.4.6 Vérification à L’état limite ultime (ELU)
• Vérification de la contrainte de cisaillement
➢ Selon RPA V2003 (ART 7.7.2)
𝝉𝒃 ≤ ̅̅̅
𝝉𝒃
̅
𝑽
𝝉𝒃 =
𝒃𝟎 . 𝒅

̅ : 𝐿′ 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡 𝑽
𝑉 ̅ = 𝟏, 𝟒 𝑽
Ou : {𝑏0 : 𝐸𝑝𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑙𝑒
𝑑: Hauteur utile d = 0,9h

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 154


Chapitre V ferraillage des éléments structuraux

𝝉̅𝒃 = 0,2𝑓𝑐28 = 5 MPA


➢ Selon BAEL
𝝉𝒃 ≤ ̅̅̅
𝝉𝒃
𝑽𝑼 𝑓𝑐28
𝝉𝒃 = 𝜏𝑢 = 𝑚𝑖𝑛 (0,15
̅̅̅ ; 4𝑀𝑃𝑎) = 2,5 𝑀𝑃𝑎
𝒃𝟎 . 𝒅 𝛾𝑏

❖ Les résulatas des calcules et vérification sont affichées dans le tableau suivant :
Tableau V.20:Calcule et Vérification la contrainte de de cisaillement.
zone voile 𝑽(KN) ̅
𝑽 𝝉𝒃𝒂𝒆𝒍 𝝉rpa 𝝉̅ bael 𝝉̅ rpa Observation
3,10 335,80 470,12 0,67 0,93 2,5 5 CV
2,55 243,14 340,40 0,59 0,82 2,5 5 CV
1,90 167,36 234,31 0,54 0,76 2,5 5 CV
1
1,80 84,17 117,84 0,29 0,40 2,5 5 CV
3 443,98 621,57 0,91 1,28 2,5 5 CV
1,65 126,44 177,02 0,47 0,66 2,5 5 CV
3,10 137,58 192,61 0,27 0,38 2,5 5 CV
2,55 98,06 137,28 0,24 0,33 2,5 5 CV
1,90 45,59 63,83 0,15 0,21 2,5 5 CV
2 1,80 91,19 127,67 0,31 0,44 2,5 5 CV
3 170,59 238,83 0,35 0,49 2,5 5 CV
1,65 68,98 96,57 0,25 0,36 2,5 5 CV

V.4.7 Schéma du ferraillage


Comme un exemple de schéma du ferraillage, on a choisi le voile 1 (3,10m), Pour RDC,
étage 1, étage 2, étage 3:

Figure V.10: Schéma de ferraillage des voiles.


V.5 Conclusion
Les éléments principaux jouent un rôle prépondérant dans la résistance et la transmission des
sollicitations. Ils doivent donc être correctement dimensionnés et bien armés. Dans la détermination
des ferraillages des différents éléments principaux, Au terme de ce chapitre, nous avons étudié ces

différents éléments principaux.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 155


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

VI.1 Introduction
Une fondation est une partie de l'ouvrage en contact avec le sol auquel il va transmettre toutes
les charges permanentes et variables supportées par cet ouvrage au sol dans de bonnes conditions,
de façon à assurer la stabilité de l’ouvrage , et pour reprendre les charges et surcharges supportées
par la structure.La fondation est donc une partie importante de l’ouvrage car de sa bonne
réalisation résulte de la tenue de l’ensemble leur choix dépend essentiellement de la contrainte du
sol et des charges de l’ouvrage on distingue deux type de fondation :
❖ Fondation superficielles : Elles sont utilisables pour les sols de bonne capacité
portante,elles permettent la transmission directe des efforts au sol, cas des semelles isolées,
semelles filantes, radiers.
❖ Fondations profondes : Elles sont utilisées pour les mauvais sols de faible capacité
portantela transmission des efforts est assurée par d’autre éléments : cas des semelles sur
pieux ou puits.
VI.2 Reconnaissance de sol
Pour projeter correctement une fondation, on doit avoir une bonne connaissance de l’état de
lieux au voisinage de construction a édifié, mais il est fondamental de connaitre avec précision les
caractéristiques géotechniques des différents couches constituant le terrain.
D’après l’étude géotechnique qui nous a été confiée par le bureau d’étude du sol sont les
suivants :
➢ Capacité portante admissible de sol 𝝈𝒔𝒐𝒍 = 1.5 bar
VI.3 Combinaisons de calcul
Le dimensionnement des fondations superficielles, selon RPA99 (Article 10.1.4.1), se fait sous
les combinaisons suivantes:
- 0,8G –E
- 0,8G +E
- G+Q-E
- G+Q+E
➢ Calcul de la contrainte
𝑟𝑒𝑒𝑙
𝑞𝑢
𝜎𝑎𝑑𝑚 (ELU) = 𝛾𝑞
𝑟𝑒𝑒𝑙
𝑞𝑢
𝜎𝑎𝑑𝑚 (ELS) = 𝛾𝑞

Avec :
𝛾𝑞 : Coefficient de sécurité sous les différents états limites.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 156


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

𝛾𝑞 = 2 (ELU)
𝛾𝑞 = 3 (ELS)
Il est a noté que la contrainte admissible du sol figurant dans le rapport de sol est prise à l’ELS (
𝜎𝑠𝑜𝑙 = 1.5 bars)
̅̅̅̅̅
𝑟𝑒𝑒𝑙
𝑞𝑢
𝜎𝐸𝐿𝑆 (ELU) = ➔𝑞𝑢𝑟𝑒𝑒𝑙 = 3𝜎𝐸𝐿𝑆
𝛾𝑞
𝑟𝑒𝑒𝑙
𝑞𝑢
𝜎𝐸𝐿𝑈 (ELS) = ➔𝑞𝑢𝑟𝑒𝑒𝑙 = 2𝜎𝐸𝐿𝑆
𝛾𝑞

3 3
 𝜎𝐸𝐿𝑈 = 2 𝜎𝐸𝐿𝑆 = 2 × 1.5 = 2.25 bars

VI.4 Choix de type de fondation


Le choix de type de fondations est en fonction de plusieurs paramètres qui sont :
➢ La capacité portant de terrain de fondation.
➢ La distance entre axes des poteaux.
➢ Les charges transmises au sol.
➢ L’incidence économique.
➢ La nature et l’homogénéité du bon sol.
➢ La facilité de réalisation.
Pour notre structure, les types de fondations sont :
➢ Semelles isolées.
➢ Semelles filantes sous deux poteaux et les voiles.
➢ Radiers.
VI.4.1 Vérification des semelles isolées
Nous proposant en premier lieu des semelle isolées pour cela, nous allons procéder a une petite
vérification.
𝑁
La vérification à faire :𝐴×𝐵 ≤ ̅̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑜𝑙

N.B : Pour cette vérification on prend la semelle la plus sollicitée.


N : effort normal transmis par la semelle au sol.
𝜎𝑠𝑜𝑙 Contrainte admissible du sol, ̅̅̅̅̅=
̅̅̅̅̅: 𝜎𝑠𝑜𝑙 1.5 bars = 150 KN.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 157


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Figure VI.1: Semelle isolé.


𝑁 𝑁
≤ ̅̅̅̅̅➔
𝜎𝑠𝑜𝑙 A×B ≥ ̅̅̅̅̅̅
𝐴×𝐵 𝜎 𝑠𝑜𝑙

On a une semelle rectangulaire, donc on doit satisfaire la condition d’homothétie.


𝐴 𝐵 𝑎×𝐵 𝑏×𝑁
= 𝑏 ➔ A= ➔ B ≥√𝑎×𝜎̅̅̅̅̅̅
𝑎 𝑏 𝑠𝑜𝑙

a, b : Dimensions du poteau à la base.


0.45×1006.87
 ELU : N= 1006.87 KN ➔ B ≥√ = 2.4 m
0.35×225

0.45×733.67
 ELS : N= 733.67 KN ➔ B ≥√ = 2.51 m
0.35×150

0.45×1407.39
 ELA : N= 1407.39 KN ➔ B ≥√ = 2.84 m
0.35×225

D’après le résultat, et en tenant compte des distances entre les poteaux dans les deux directions,
on remarque que l’utilisation des semelles isolées ne convient pas pour notre cas à cause du
chevauchement des semelles voisines, ce qui nous a conduits à vérifier les semelles filantes.
VI.4.2 Vérification de la semelle filante
Pour la vérification, nous allons choisir la file de portique qui nous semble être la plus sollicitée
(dans le sens xx). La surface totale des semelles est donné par :

Figure VI.2: Semelle filante.


𝑁 𝑁 𝑁
𝜎𝑠𝑜𝑙 ≥
̅̅̅̅̅ = 𝐵×𝐿➔ B ≥ ̅̅̅̅̅̅×𝐿
𝑆 𝜎 𝑠𝑜𝑙

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 158


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Avec :
B: Largeur de la semelle.
L: Longueur de la semelle.
𝑁𝑖 : L’effort normal provenant du poteau « i ».
• Portique sens X-X
𝑁𝑠𝑒𝑟 = 39865.99 KN
L = 25 m
σsol (ELU) =2.25 bars
𝑁𝑠𝑒𝑟 𝑁 𝑠𝑒𝑟 𝑁𝑠𝑒𝑟
La vérification à faire est : σsol ≥ = B×L ➔ B≥ σ
S sol ×L

𝑁𝑠𝑒𝑟 39865.99
B≥ σ = = 7.08 m
sol ×L 225×25

Vu la distance entre les axes des deux portiques parallèles on remarque qu’il y a un
chevauchement entre les deux semelles filantes, d’où l’emploi des semelles filantes est impossible,
donc on passe au radier général.
V.4.3 Radier général
Un radier est une dalle pleine de très grandes dimensions réalisée sous toute la surface de la
construction.
Cette dalle peut être massive (de forte épaisseur) ou nervurée; dans ce cas la dalle est mince
mais elle est raidie par des nervures croisées de grande hauteur.
Dans notre cas, on optera pour un radier nervuré (plus économique que pratique).
Le radier se trouve justifié, si les semelles continues ou isolées deviennent très larges en raison :
- De la faible capacité portante du sol.
- Des charges élevées du bâtiment.
- Du rapprochement des poteaux.
- Des difficultés d’établir des pieux (vibration nuisible).
- De charges excentrées en rive de bâtiment.
Ce type de fondation présente plusieurs avantages qui sont :
- L'augmentation de la surface de la semelle, minimise la forte pression apportée par la
structure.
- La réduction des tassements différentiels.
- Néglige les irrégularités ou l'hétérogénéité du sol.
- La facilité d'exécution.
- Lorsque le sous-sol d'un bâtiment est inondable : le radier joue alors le rôle d'un cuvelage
étanche pouvant résister aux sous-pressions.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 159


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

- Lorsque la capacité portante du sol est faible : le radier est alors conçu pour jouer un rôle
répartiteur de charges. Son étude doit toujours s'accompagner d'une vérification du
tassement général de la construction.
V.4.3.1 Différents types de radiers
Tous les radiers sont mis en place sur un béton de propreté ou un lit de sable.
➢ Radier plat d’épaisseur constante.
➢ Radier nervuré (le plus économique).
➢ Radier vouté.
➢ Radier champignon.

Figure VI.3: Schéma du radier.


VI.4.3.2 Pré dimensionnement de radier
• Condition de coffrage
ℎ𝑡 : Hauteur des nervures.
ℎ𝑟 : Hauteur de la dalle.
𝐿𝑚𝑎𝑥 : La plus grande portée entre deux éléments porteurs successifs. 𝐿𝑚𝑎𝑥 = 4 m
➢ La nervure
Lmax 400
ht ≥ = = 40 cm ➔ on prend hn = 50 cm
10 10
ℎ 60
𝑏𝑛 ≥ 2𝑛 = = 30 cm ➔ on prend 𝑏𝑛 = 40 cm
2

➢ La dalle
Lmax 400
hr ≥ = = 20 cm ➔ on prend hd = 30 cm
20 20

➢ Remarque :
Pour éviter une section d’armatures très grandes on va augmenter les dimensions des nervures et
la dalle, on prend:
• hn = 80 cm
• 𝑏𝑛 = 50 cm

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 160


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

• hd = 40 cm

Figure VI.4: Coffrage du radier.


• Condition de rigidité
𝜋
𝐿𝑚𝑎𝑥 ≤ 2 𝐿𝑒

𝐿𝑚𝑎𝑥 : Plus grande distance entre deux poteaux :


𝐿𝑒 : Longueur élastique.

4 4×E×I
Le ≥ √
k×b

E : Module d’élasticité du béton, E = 3,216 107 KN/m2


3
I : inertie d’une bande d’1 m de radier. I = bh
12
K : coefficient de raideur du sol, rapporté à l'unité de surface pour un sol moyen K= 4×104 KN/m3
b : largeur du radier (bande de 1m).
D’où:
48L 3 K 4 48×4 ∗4×10
3 4 4
ht ≥ √ πmax
4 E
= √3,144 ×3,216×107 = 0.54 m ➔ht ≥ 0.54 m

On a :
ht = 80 cm Le = 2.76 m
π
I = 0.43 m4Lmax = 4 ≤ 2 ×6.09 = 9.56 m ………..Condition vérifiée

➢ Calcul de la surface du radier


N
Srad ≥
𝜎𝑠𝑜𝑙
̅̅̅̅̅
Srad : Surface totale du radier.
N : effort normal total transmis par l’ouvrage (le plus défavorable).
𝜎𝑠𝑜𝑙 Contrainte admissible du sol
̅̅̅̅̅:
• ELU : N= 54477.90 KN

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 161


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

54477.90
Srad ≥ = 242.124 m2
225

• ELS : N= 39865.99 KN
39865.99
Srad ≥ = 265.8 m2
150

Donc : Srad = 265.8 m2


On a : 𝑆𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 = 407.23 m2
Srad = 265.8 < Sbat = 407.23 m2 ➔Le radier ne comporte pas de débord
Srad = Sbat = 407.23 m2

➢ Dimensions du radier :
Nous adopterons pour les dimensions suivantes:
- Hauteur de la nervure : ℎ𝑡 = 80 cm
- Hauteur de la table du radier : ℎ𝑟 = 40 cm
-
La surface du radier :Srad = 407.23 m2
VI.4.3.3 Les vérifications
1) Vérification au poinçonnement
Le poinçonnement se manifeste là où il y a une concentration des charges. Pour vérifier le non
poinçonnement du radier (dalle) le BAEL 91 propose de vérifier la condition suivante :
(Article A.5.2.42) BAEL 91.
fc28
𝑁𝑢 ≤ 0,045 × hn × Uc ×
γb
Nu : L’effort normal sur le poteau
Uc : Le périmètre du contour cisaillé projeté sur le plan moyen du radier.
Nu = 1326.97 KN
ℎ𝑡 = 80 cm
On a : A= a+ h = 0.35 + 0.8 = 1.15 m
B= b +h = 0.45 +0.8 = 1.25 m
Uc = 2(A+B) = 2(1.15 + 1.25) = 9.6 m
25×103
Nu = 1326.97 ≤ 0,045 × 9.6 × 0.8 × 1.5

Nu = 1326.97 ≤ 5760 KN ……………. Condition vérifiée


Donc il n’y a pas risque de poinçonnement du radier.
2) Vérification au cisaillement
dV 𝑓𝑐28
τu = b×d ≤ 𝜏̅̅̅
𝑢 = min (0.15 ; 4MPa) = 2,5 MPa
𝛾𝑏

On considère une bande de largeur b =1m

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 162


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Nd : Effort normal de calcul résultant de la combinaison la plus défavorable.


Nd = 39865.99 KN
Nd ×Lmax 39865.99 ×4×1
Vd = = = 195.8 KN
2×𝑆𝑟𝑎𝑑 2×407.23

𝑉 195.8×103
d ≥ 𝑏×𝜏𝑑̅̅̅̅ = = 0.08 m ➔ d= 25 cm
𝑢 1000×2.5

195.8×10−3
τu = = 0.01 MPa ≤ τ̅ = 2,5 MPa ……. Condition vérifiée
1×25

3) Vérification sous l’effet de la pression hydrostatique


N ≥ Fs × γw × H × Sradier
Avec :
N : Poids total du bâtiment à la base du radier : N = 39865.99 KN
Fs : oefficient de sécurité vis à vis du soulèvement Fs = 1,5.
γw : Poids volumique de l’eau γw = 10 Kn/m3
H : hauteur de la partie ancrée du bâtiment H = 3.57 m
Sradier :surface du radier (S = 407.23 m2 ).
Fs × γw × H × Sradier = 1,5 x 10 x 3.57x 407.23=21807.17 KN ≤ 39865.99KN …… C.V
4) Vérification des contraintes des sols
Cette vérification consiste à satisfaire la condition suivante dans le sens longitudinal et
transversal.
̅̅̅̅̅=
On a :𝝈 𝒔𝒐𝒍 1.5 bars
3σmax + σmin
σm = ≤ ̅̅̅̅̅
𝝈𝒔𝒐𝒍
4
N My
σx,y = ± (x,y)
s I

➢ Caractéristique géométrique
Position du centre de gravité du radier :
- 𝑋𝐺 = 12.5m
- 𝑌𝑔 = 9.75 m
Les coordonnées du centre de gravité du bâtiment :
- 𝑋𝐺 𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 = 12.42 m
- 𝑌𝐺 𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 = 9.37 m
➢ Moments d'inertie
Il est donné par :
I = (Ii + Si di2) Avec :
Ii : moment d'inertie du panneau (i).

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 163


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Si : aire du panneau considéré (i).


di : distance entre le CDG du panneau (i) et le CDG du radier
Les moments d’inertie du radier suivant les deux directions sont :
-
𝐼𝑥𝑥 = 20100.84 m4
-
𝐼𝑦𝑦 = 9939.83 m4
➢ Calcul de l’excentricité
L’excentricité entre le centre d’application des résultantes des efforts de la superstructure et le
centre de gravité du radier est donnée comme suit :
𝑒𝑥 = |12.5− 12,42| = 0,08 m.
𝑒𝑦 = |9,75 − 9,37| = 0,38 m.
➢ Le radier est sollicité par les efforts suivants
N : Effort normal du au charges verticales.
N= 𝑁𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 + 𝑁𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟
𝑁𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = (𝑠𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 × h ×25) + (0.5 ×0.8 ×25×234.4)= 5830.3 KN
𝑁𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 = 39855.99 KN
N= 6415.3 + 39855.99 = 46271.29 KN
M : Moment d’excentricité dus aux charges verticales.
M = N× e
𝑀𝑋 = N×𝑒𝑥 = 46271.29 ×0.08 =3701.7 KN.m
𝑀𝑦 = N×𝑒𝑦 = 46271.29 ×0.38 =1758.09 KN.m
5) Vérification au non soulèvement des fondations
• Sens X-X
N= 46271.29KN , M =3701.7KN.m,
𝑁 𝑀
𝜎𝑚𝑎𝑥 = + × 𝑦 = 115.42 KN/m²
𝑆 𝐼
𝑁 𝑀
𝜎𝑚𝑖𝑛 = 𝑆 − × 𝑦 =111.83 KN/m²
𝐼
3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛
𝜎𝑚 = 𝝈𝒔𝒐𝒍 150 …..Condition vérifiée
= 114.5 KN/m²≤ ̅̅̅̅̅=
4

• Sens Y-Y
N=4627129 KN , M= 17580.6 KN.m
𝑁 𝑀
𝜎𝑚𝑎𝑥 = + × 𝑋 = 135.73 KN/m²
𝑆 𝐼
𝑁 𝑀
𝜎𝑚𝑖𝑛 = 𝑆 − × 𝑋 = 91.51KN/m²
𝐼
3𝜎𝑚𝑎𝑥 +𝜎𝑚𝑖𝑛
𝜎𝑚 = 𝝈𝒔𝒐𝒍 150 …..Condition vérifiée
= 124.67KN/m²≤ ̅̅̅̅̅=
4

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 164


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

➢ Vérification la stabilité au renversement du radier


D’après RPA2003 (art 10.1.5) le radier reste stable si cette condition est vérifiée :
M B
e= ≤
N 4
• Sens X-X
3654.9 25
e = 45686.29 = 0.08 m ≤ =6.25 m ……………..Condition vérifiée
4

• Sens Y-Y
17360.8 11.24
e = 45686.29 = 0.38 m ≤ = 4.88 m …………. Condition vérifiée
4

VI.4.3.4 Ferraillage du radier


1) Ferraillage de la dalle du radier
Le radier sera calculé comme une dalle pleine renversée, et sollicité en flexion simple causée
par la réaction du sol, il faut considérer le poids propre du radier comme une charge favorable. On
calculera le panneau le plus défavorable et on adoptera le même ferraillage pour tout le radier.
A. Calcul des sollicitations
➢ ELU
𝑁𝑢 60308.2
𝑞𝑢 =𝑆 = = 148.1 KN/m2
𝑟𝑎𝑑 407.23

𝐿𝑥 = 3.3 m ; 𝐿𝑦 = 4.3 m
𝐿 3.3
𝜌 = 𝐿𝑥 = = 0.76 > 0.4 ➔ La dalle travaille dans les deux directions
𝑦 4.3

•ELU (v =0)
𝑢𝑥 = 0.0608
{𝑢 = 0,5274 (Annexe 3)
𝑦

Le calcul des sollicitations se fait en supposant que la dalle est simplement appuyée.
𝑀 = 𝑢𝑥 × 𝑙𝑥2 × 𝑞𝑢 = 98.06𝐾𝑁. 𝑚
{ 𝑜𝑥
𝑀𝑜𝑦 = 𝑀𝑜𝑥 × 𝑢𝑦 = 51.72 𝐾𝑁. 𝑚
Moment en travée
𝑀𝑡𝑥 = 0,85 × 𝑀𝑜𝑥 = 83.35 𝐾𝑁. 𝑚
{ 𝑦
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀𝑜𝑦 = 44 𝐾𝑁. 𝑚
Moment aux appuis
𝑦
𝑀𝑎𝑥 = −0,5 × 𝑀𝑜𝑥 = 𝑀𝑎 = −49 𝐾𝑁. 𝑚
Le ferraillage se fait pour une section (b × h)= (1× 0,4) m2
➢ condition de non fragilité suivante
3−ρ
𝐴𝑚𝑖𝑛
𝑥 = 𝜌0 ( ) 𝑏ℎ
Pour h> 12cm et 𝜌 > 0.4 { 2
𝐴𝑚𝑖𝑛
𝑦 = 𝜌0 𝑏ℎ

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 165


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Pour les HA FeE400 ; 𝜌0 = 0,0008


Les résultats du ferraillage sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau VІ.1: Section d’armateur du radier à l’ELU.

𝑨𝒄𝒂𝒍 𝑨𝒎𝒊𝒏 𝑨𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆é Nombre


Localisation M(KN.m)
Cm2 Cm2 Cm2 des barres

Sens xx
𝟖𝟑. 𝟑𝟓 6.82 3.52 7.70 5HA14
travée
Sens yy
𝟒𝟒 3.55 3.2 4.62 3HA14

appuis
−𝟒𝟗 3.96 3.52 4.62 3HA14

B. Vérifications à l’ELS
𝑁𝑆 45696.3
𝑞𝑠 =𝑆 = = 112.21 KN/m2
𝑟𝑎𝑑 407.23

•ELS (v=0.2)
𝑢𝑥 = 0.0672
{ 𝑢 = 0,658 (Annexe 3)
𝑦

Le calcul des sollicitations se fait en supposant que la dalle est simplement appuyée
𝑀 = 𝑢𝑥 × 𝑙𝑥2 × 𝑞𝑢 = 82.11𝐾𝑁. 𝑚
{ 𝑜𝑥
𝑀𝑜𝑦 = 𝑀𝑜𝑥 × 𝑢𝑦 = 54.02 𝐾𝑁. 𝑚
Moment en travée :
𝑀𝑡𝑥 = 0,85 × 𝑀𝑜𝑥 = 69.8 𝐾𝑁. 𝑚
{ 𝑦
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀𝑜𝑦 = 46 𝐾𝑁. 𝑚
Moment aux appuis :
𝑦
𝑀𝑎𝑥 = −0,5 × 𝑀𝑜𝑥 = 𝑀𝑎 = −41.1 𝐾𝑁. 𝑚
Les résultats de calcul des contraintes sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau VІ.2: Vérification des contraintes à l’ELS.

𝑴𝒔𝒆𝒓 𝝈𝒃𝒄 ≤
Localisation Y 𝐈 𝝈𝒔𝒕 ≤ ̅̅̅
𝝈𝒔
(KN.m) 𝝈𝒃𝒄
̅̅̅̅̅ obs. obs.
(Cm) (Cm4)
MPa
xx 𝟔𝟗. 𝟖 8 107618.7 5.18≤15 CV 272.4≥201.63 CNV
travée
yy 𝟒𝟔 6.4 69456.02 4.23≤15 CV 294.05≥201.63 CNV

-41.1
Appuis 6.4 69456.02 3.78≤15 CV 262.73≥201.63 CNV

La contrainte de traction n’est pas vérifiée, donc on doit calculer les armatures à l’ELS.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 166


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Tableau VІ.3: Section d’armateur du radier à l’ELS.

𝑨𝒄𝒂𝒍 𝑨𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆é Nombre des


Localisation M(KN.m) St
(Cm2) (Cm2) barres

Sens xx
69.8 11.66 12.06 6HA16 20
travée
Sens yy
𝟒𝟔 7.68 8.04 4HA16 20

appuis
−𝟒𝟏. 𝟏 6.87 7.70 5HA14 20

➢ Vérification des espacements


Selon x-x: 𝑆𝑡 = 20 cm ≤ min (2,5 h𝑟, 25 𝑐𝑚) = 25 𝑐𝑚
Selon y-y: 𝑆𝑡 = 20 𝑐𝑚< min (3 h𝑟 ; 33𝑐𝑚) = 33cm
C. Schémas de ferraillage

Figure VI.5: Schéma de Ferraillage du radier.


VI.4.3.5 ferraillage des nervures
Les nervures servent d’appuis au radier, la répartition des charges sur chaque travée est
triangulaire ou trapézoïdale (selon les lignes de rupture).
Pour la simplification des calculs on ferraille la nervure la plus sollicitée, et on adopte le même
ferraillage pour les autres nervures.
• Estimation des charges revenant aux nervures et calcul des sollicitations
Pour simplifier les calculs on remplace les charges trapézoïdales et les charges triangulaires par
des charges uniformément réparties.
▪Charges trapézoïdales
𝑝 𝜌𝑔2 𝜌𝑑2
𝑝𝑚 = [(1 − ) 𝑙𝑔𝑥 + ( 1 − )𝑙𝑥𝑑 ]
2 3 3
𝑝 ρg ρd
{ 𝑝𝑣 = 2 [(1 − 3 ) lgx + ( 1 − 3 )lxd ]
lxg l
ρ𝐠 = l et ρd = lxd
yg yd

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 167


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

▪Charges triangulaires
p ∑ L2
q 𝑚 = q v =2 × ∑ Lxi➔Dans le cas de plusieurs charges triangulaires sur la même travée
xi

2
𝑞𝑚 = × 𝑝 × 𝐿𝑥
3
1
𝑞𝑣 = 2 × 𝑝 × 𝐿𝑥 ➔ Dans le cas d′une seul charge triangulaire par travée

𝑞𝑢 = 148.1 KN/m2 ; 𝑞𝑠 = 112.21 KN/m2


➢ Sens X-X

1.85 3.1 3.3 2.55 3.1 2.55 3.3 3.1 1.85

Figure VI.6: Chargement de la nervure intermédiaire dans le sens X-X.


➢ Sens Y-Y

3.9 4.3 2.8 4.3 3.9

Figure.VI.7: Chargement de la nervure intermédiaire dans le sens Y-Y.


➢ Calcul des sollicitations
Pour chaque sens, on fait le calcul pour la nervure la plus défavorable, puis on généralise l’étude
sur toutes les nervures. Pour la détermination des moments, on va utiliser la méthode de Caquot.
• Moments aux appuis
′3 +𝑝 ×𝑙 ′3
𝑝𝑔 ×𝑙𝑔 𝑑 𝑑
𝑀𝑎 = ′ +𝑙 ′ )
8.5×(𝑙𝑔 𝑑

Avec :
Les longueurs fictives : l’= l si ➔ c ′ est une travée de rive
0.8 × l si ➔ c ′ est une travée intermédiaire
Pour l’appui de rive, on a :
𝑞×𝑙2
𝑀𝑎 =0.15×𝑀0 Avec 𝑀0 = 8

• Moment en travée
𝑥 𝑥
𝑀𝑡 (x)=𝑀0 (x) +𝑀𝑔 (1 − 𝑙 ) + 𝑀𝑑 ( 𝑙 )
𝑞×𝑥
𝑀0 (x) = (𝑙 − 𝑥)
2
𝑙 𝑀𝑔 −𝑀𝑑
𝑥=2− 𝑞×𝑙

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Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Mg et Md : moments sur appuis de gauche et droite respectivement.


1) Les sollicitations dans les nervures
➢ Sollicitations de la nervure (sens X-X)
Les résultats des calculs sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VІ.4:Sollicitations sur la nervure dans le sens transversal.
ELU ELS ELU ELS
L’ 𝑴𝒂 (KN.m) 𝑴𝒂 (KN.m)
Travée L (m) X(m) 𝑴𝒕 𝑴𝒕
(m)
𝑴𝒈 𝑴𝒅 𝑴𝒈 𝑴𝒅 (KN.m) (KN.m)
AB 1.85 1.48 8.8 117.24 8.4 88.6 1.35 134.17 102
BC 3.1 2.48 117.24 183.8 88.6 139.1 1.64 427.33 323.55
CD 3.3 2.64 183.8 153.34 139.1 116.2 1.61 474.24 379.83
DE 2.55 2.04 153.34 132.9 116.2 100.7 1.23 296.8 224.9
EF 3.1 2.48 132.9 132.9 100.7 100.7 1.55 338.42 309
FG 2.55 2.04 132.9 153.34 100.7 116.2 1.31 296.8 224.9
GH 3.3 2.64 153.34 183.8 116.2 139.1 1.68 501.45 379.81
HI 3.1 2.48 183.8 117.24 139.1 88.6 1.26 422.9 319.6
IJ 1.85 1.48 117.24 8.8 88.6 8.4 0.5 134.17 102
➢ Sollicitations de la nervure sens (Y-Y)
Tableau VІ.5:Sollicitations sur la nervure dans le sens longitudinal.
ELU ELS ELU ELS
L’ 𝑴 (KN.m) 𝑴
Travée L (m) 𝒂 𝒂 (KN.m) X(m) 𝑴𝒕 𝑴𝒕
(m)
𝑴𝒈 𝑴𝒅 𝑴𝒈 𝑴𝒅 (KN.m) (KN.m)
AB 3.9 3.12 13.09 257.47 9.95 223.86 3.52 265.33 226.3
BC 4.3 3.44 257.47 300.37 223.86 260.3 2.18 1015 891
CD 2.8 2.24 300.37 300.37 260.3 260.3 1.4 434.6 361.41
DE 4.3 3.44 300.37 275.47 260.3 223.86 3.52 1015 891
EF 3.9 3.12 275.47 13.09 223.86 9.95 2.18 256.33 226.3
2) Les sollicitations maximales dans les nervures :
➢ Sens transversal (X-X)
Les résultats des calculs sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VІ.6: Sollicitations max sur la nervure dans le sens transversal.
Localisation Travée Appui
𝑴𝒖 (KN.m) 501.45 183.8
𝑴𝒔 (KN.m) 379.83 139.8
➢ Sens longitudinal (Y-Y)
Les résultats des calculs sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VІ.7: Sollicitations max sur la nervure dans le sens longitudinal.
Localisation Travée Appui
𝑴𝒖 (KN.m) 1015 300.37
𝑴𝒔 (KN.m) 891 260.3

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 169


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

3) Ferraillage des nervures


Le ferraillage se fera pour une section en Té en flexion simple.
➢ Sens (X-X)
h𝑡 = 80 cm ; h0 = 40 cm ; b0 = 50 cm
𝐿𝑦 𝐿 3.3 2.8
b1 =≤min (10 ; 2𝑥 ) b1 =≤min ( 2 ; 10 )

b1 =≤min (1.65 ; 0.28) soit b1 =0.28 m


b= 2b1 +b0 = 2×28 +50 soit b =106cm
➢ Sens (Y-Y)
h𝑡 = 80 cm ; h0 = 40 cm ; b0 = 50 cm
𝐿𝑦 𝐿 4.3 2.55
b1 =≤min (10 ; 2𝑥 ) b1 =≤min ( 10 ; )
2

b1 =≤min (0.43 ; 1.28) soit b1 =0.42 m


b= 2b1 +b0 = 2×42 +50 soit b =134cm
Les résultats de ferraillage sont récapitulés dans le tableau suivant
Tableau VІ.8: Résultats de ferraillage des nervures.
Nombre
localisation M (KN.m) 𝑨𝒄𝒂𝒍 (cm2) 𝑨𝒎𝒊𝒏 (cm2) 𝑨𝒂𝒅𝒑 (cm2)
des barres
travée 501.45 19.83 9.59 20.11 10HA16
X-X
appui 183.8 7.13 9.59 10.05 5HA16
travée 1015 40.95 12.13 41.47 10HA20+5HA16
Y-Y
appui 300.37 11.67 12.13 12.06 6HA16
4) armatures transversales
Le diamètre des armatures transversales est donné par la relation suivante :
ℎ 𝑏
∅ ≤ ( 𝜑𝑙 𝑚𝑖𝑛 ; 35; 100 ) ⟹∅ ≤ 𝑚𝑖𝑛(16; 17.14; 50)

𝑠𝑜𝑖𝑡∅ = 10 𝑚𝑚𝑒𝑡𝐴𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠 = 4∅10 = 3.14 𝑐𝑚2 (2 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒𝑠∅10)


On adopte un espacement entre les armatures transversales St = 15 cm
5) Vérification de l’effort tranchant:
uV
τu = b∗d ≤ τ̅ = min (0.1fc28 ; 4MPa) =2,5 MPa

Tableau VІ.9 : Vérification de l’effort tranchant dans les nervures.


Sens Vu (KN) 𝝉𝒖 (MPa) Observation
xx 244.4 0.31 Vérifiée
yy 342.8 0.37 Vérifiée
On remarque que les contraintes de cisaillement dans les nervures sont vérifiées.
6) Vérification à l’ELS

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 170


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

➢ État limite de compression du béton


Mser ×y
σbc = ≤ ̅̅̅̅
σbc = 0,6 × fc28 = 15 MPa
I

➢ Les contraintes dans l’acier


La fissuration est préjudiciable, donc la contrainte de traction des armatures est limitée, c’est le
cas des éléments exposés aux intempéries.
2
σs ≤min (3 × fe , 110√η × 𝑓𝑡𝑗 ) = 201.63MPa
Mser ×(d−y)
σs =15× ≤ ̅̅̅=201.63
σs MPa
I
b×y2
Calcul de y : ̀ )× y−15×(d× As+d̀ × As
+15(As+As ̀ )=0
2
b0 ×y3
Calcul de I : ̀ 2]
+15[As × (d − y)2 + As̀ × (y − d)
3

Les résultats de calcul des contraintes sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau VІ.10 : Vérification des contraintes dans l’acier et dans le béton.
𝝈𝒃𝒄 ≤
Localisation 𝑴𝒔𝒆𝒓 Y 𝐈
𝝈𝒃𝒄
̅̅̅̅̅ obs 𝝈𝒔𝒕 ≤ ̅̅̅
𝝈𝒔 obs.
(KN.m) (Cm) (Cm4)
MPa
Travée 379.83 18 12075689.85 0.56≤15 CV 26.89≤201.63 CV
x-x
Appuis 139.8 13.23 891509.44 3.21≤15 CV 165.2≥201.63 CV
Travée 891 20.66 2222867.4 0.04≤15 CV 326.71≥201.63 CNV
y-y
Appuis 260.3 16.03 793506.3 0.11≤15 CV 2901.66≥201.63 CNV
On remarque que les contraintes de traction dans l’acier dans le sens y- y ne sont pas vérifiées,
donc on doit recalculer les sections d’armatures à l’ELS.
Tableau VІ.11: Section d’armateur de la nervure à l’ELS de sens Y-Y.

𝑨𝒄𝒂𝒍 𝑨𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆é Nombre des


Localisation M(KN.m)
(Cm2) (Cm2) barres

Travée 891 71.56 72.83 9HA32


Y-Y
Appuis 260.3 20.90 31.42 10HA20

7) Schéma de ferraillage des nervures


➢ Sens X-X

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 171


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

➢ Sens Y-Y

Figure V.8 : Ferraillages des nervures.


V.5 voile périphérique
V.5.1 Introduction
Notre structure comporte un voile périphérique qui s'élève du niveau de fondation jusqu'au
niveau du plancher de RDC.
Il forme par sa grande rigidité crée à la base un caisson rigide et indéformable avec les
planchers du RDC, sous-sol et les fondations.
D'après RPA (Art10.1.2):
• Le voile périphérique doit avoir les caractéristiques minimales ci-dessous:
✓ L'épaisseur du voile doit être supérieure ou égale à 15 cm.
✓ Les armatures sont constituées de deux nappes.
✓ Le pourcentage minimal est de 0,10% dans les deux sens horizontal et vertical.
• Les ossatures au-dessous du niveau de base comportent un voile périphérique continu entre
le niveau de fondation et le niveau de base.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 172


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

V.5.2 Dimensionnement du mur


On considère le voile comme une dalle pleine reposant sur 4 appuis et qui support les charges
horizontales dues aux poussées des terres. On considère le tronçon le plus défavorable.
L'épaisseur (e) du mur sera donnée par la condition suivante:
ℎ𝑒 ℎ𝑒 ℎ𝑒
𝑒≥( , , , 15𝑐𝑚)
25 22 20
ℎ𝑒 : la hauteur de mur ( ℎ𝑒 = 3,57𝑚)
Alors e= 18 cm
L= 4,3 m
❖ Caractéristique du sol
Poids spécifique: 𝛾ℎ = 18 𝐾𝑁/m2
Angle de frottement: ∅ = 30°
Cohésion: C= 0 bar

Figure VI.9: Schéma statique d'un voile périphérique.


V.5.3 Evaluation des charges et surcharges
Les charges et surcharges prise uniformément répartie sur une bande de 1m se situe à la base du
voile (cas le plus défavorable).
Selon BAEL91 modifier 99, la charge de poussées des terres est données par:
𝑝 = 𝛾𝑑 × ℎ × 𝑘0
𝛾𝑑 = 18𝐾𝑁/𝑚2 : poids spécifique
K0: coefficient de poussée
𝜋 𝜋
K0= tg2 (4 − ) = 0,33
2

Donc:
𝑃 = 18 ∗ 0,33 ∗ 3,57 = 21,21 KN/m𝑙
𝑞𝑢 = 1,35 ∗ 𝑃 = 28,63 𝐾𝑁/𝑚𝑙
𝑞𝑠𝑒𝑟 = 𝑝 = 21,21 𝐾𝑁/𝑚𝑙

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 173


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

Pour le calcul des moments on utilise les dispositions indiquées a l’annexe E3 des règles
BAEL91.
✓Dans le sens de la petite portée : 𝑀𝑥 = 𝜇𝑥𝑞𝑢𝐿x2
✓Dans le sens de la grande portée : 𝑀𝑦 = 𝜇𝑦𝑀𝑥
Les coefficients 𝜇𝑥 et 𝜇𝑦 sont fonction de :
𝒍𝒙
𝜌 = 𝒍𝒚 et ν

Avec: ν: coefficient de poisson


𝜇𝑥et 𝜇𝑦 sont donnés par l’abaque de calcul des dalles rectangulaire
• Moments en travées :
𝑀𝑡𝑥 = 0,85 ∗ 𝑀𝑥
𝑀𝑡𝑦 = 0,85 ∗ 𝑀𝑦
• Moments en appuis:
𝑀𝑎𝑥 = 𝑀𝑎𝑦 = 0,5 ∗ 𝑀𝑥
V.5.4 Ferraillage
Le calcul des armatures se fait à la flexion simple pour une bande de 1m de largeur
b= 100m, h= 18 cm, d= 16,2 cm
Avec: 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,1% ∗ 𝑏 ∗ ℎ = 1,8 cm2/𝑚𝑙
❖ Tableau récapitulatif des résultats:
Tableau VІ.12 : Ferraillage de voile périphérique.
𝑨 𝒄𝒂𝒍 (cm
sens 𝑴(𝑲𝑵. 𝒎) 𝝁𝒃𝒖 𝜶 𝒁(𝒎𝒎) 2) 𝑨𝒎𝒊𝒏 (cm2) 𝑨𝒂𝒅𝒑 (cm2)
x-x 16,44 0,044 0,056 158,37 2,98 1,8 6HA10=4,71
vée
tra

y-y 10,67 0,028 0,035 159,73 1,92 1,8 6HA10=4,71


appui 9,67 0,026 0,032 159,92 1,73 1,8 6HA10=4,71
❖ Espacement
Sens x-x: st≤ min (2e ; 25 cm) ➔st= 25 cm
Sens y-y: st≤ min (3e ; 33cm) ➔ st= 33cm
On prend st= 22 cm
V.5.5 Vérification à l'ELU
➢ Vérification de la contrainte de cisaillement
𝜏𝑢 ≤ 𝛕𝐮
̅̅̅̅
𝑣𝑢
𝜏𝑢 =
𝑏𝑑
𝑞𝑢𝑙𝑥 𝑙𝑦4
𝑉𝑢𝑥 = + 𝑙𝑥4+𝑙𝑦4= 51, 78 KN
2

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 174


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

𝑞𝑢𝑙𝑦 𝑙𝑥4
𝑉𝑢𝑦= + 𝑙𝑥4+𝑙𝑦4= 61, 88 KN
2

𝑉𝑢= max (𝑣𝑢𝑥;𝑣𝑢𝑦) ➔𝑣𝑢= 61, 88 KN


61,88∗10ˆ3
𝜏𝑢 = 1000×162 = 0.38 𝑀𝑃𝑎

- Fissuration préjudiciable:
𝑓𝑐28
̅̅̅ =min (0.15
τu ; 4MPa)
𝛾𝑏

̅̅̅ =min (2.5; 4𝑀𝑃𝑎 )➔τu


τu ̅̅̅ = 2.5 MPa
̅̅̅ = 2.5 MPa ………………. CV
𝜏𝑢 = 0.38 MPa≤ τu
Pas de risque de rupture par cisaillement; donc les armatures transversale ne sont pas
nécessaire.
V.5.6 Vérification à l'ELS
➢ Vérification des contraintes dans le béton
𝒃𝒄 ≤ 
̅̅̅̅̅
𝒃𝒄
bc = 0.6fc28 = 15 MPa
̅̅̅̅
Mser ×y
σbc = I

✓ Détermination de la valeur de « y » :
1
b y2+ n(y-c')As - n(d-y)As=0 ; avec As' = 0
2

✓ Moment d’inertie :
1
I = 3 by3+ n(d-c')As + n(d-y)2As =0

➢ Vérification des contraintes dans le béton


̅̅̅̅̅
𝝈𝒔𝒕 ≤ 𝝈𝒔𝒕

15𝑀𝑠(𝑑−𝑦)
𝜎𝑠𝑡 =
𝐼

Fissuration préjudiciable:
1
̅̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 ≤min (2 fe ; 110√µ × 𝑓𝑡𝑗 )

Les résultats trouvés en travée et sur appui dans les deux sens sont regroupés dans le tableau
suivant:
Tableau VІ.13: Vérification à l'ELS de voile périphérique.
Y 𝐛𝐜 ̅̅̅̅̅
𝐛𝐜 𝝈𝒔𝒕 ̅̅̅̅̅
𝝈𝒔𝒕 Obser
sens 𝑴(𝑲𝑵. 𝒎) I(cm4) Obser
(cm) (𝑴𝑷𝒂) (𝑴𝑷) (𝑴𝑷) (𝑴𝑷) vation
x-x 13,97 5,54 13696,07 5,65 15 CV 163,09 201,63 CV
vée
tra

y-y 11,72 5,54 13696,07 4,74 15 CV 136,83 201,63 CV


appui 8,11 5,54 13696,07 3,28 15 CV 94,68 201,63 CV

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 175


Chapitre VI Etude de l’infrastructure

❖ Schéma de ferraillage

Figure VI.10: Schéma de ferraillage du voile périphérique.


V.6 Conclusion
Pour connaître le type de fondation qui convient à notre structure, nous avons procédé à un
calcul avec semelles isolées. Ces dernières ne convenaient pas à cause du chevauchement qu’elles
engendraient. Le même calcul a été mené avec des semelles filantes. Ces dernières ne convenaient
pas non plus pour les mêmes raisons.
Nous sommes ensuite passé à un calcul avec fondation sur radier général. Ce dernier a été
calculé comme un plancher renversé. Le ferraillage adopté a été vérifié et s’est avéré satisfais.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page 176


Conclusion générale

Conclusion générale

La recherche du bon comportement dynamique de la structure a conduits à dégager un


certain nombre de conclusions dont les plus importantes sont :
❖ La simplicité de la structure doit être respectée en priorité par le concepteur car sa
modélisation, son calcul, son dimensionnement et même sa mise en œuvre
permettent de prévoir aisément son comportement en cas de séisme.
❖ La disposition des voiles influe directement sur le bon comportement de la structure
vis-à-vis des sollicitations.
❖ La vérification de l’interaction entre les voiles et les portiques dans les
constructions mixtes est déterminante pour le dimensionnement des éléments
structuraux.
❖ Vu la particularité de cette structure avec le phénomène de poteaux court ou de
colonnes courtes et massives, il se produit un énorme gradient de moment et ainsi
un grand effort tranchant a ce niveau, qui entraine, avant même d’atteindre le
moment plastique ,une rupture par cisaillement.
❖ Pour garantir une stabilité totale de la structure vis-à-vis des déplacements
horizontaux, nous avons vérifié l’effet du second ordre (effet P-delta).
❖ Afin d’éviter toute altération de la zone nodale, avec la formation des rotules
plastiques aux niveaux des poteaux, on doit impérativement vérifier les moments
résistants aux niveaux des zones nodales.
❖ le radier est le type de fondation choisi, vu les charges importantes et les petites
trames.
Enfin, le travail que nous avons présenté est le couronnement de cinq années d’étude. Il
nous permis de faire une rétrospective de nos connaissances accumulées pendant notre cursus
universitaire.
Enfin, nous espérons avoir atteint nos objectifs et nous permettra d’exploiter ces
connaissances dans la vie pratique.

Etude d’un bâtiment R+7 avec sous-sol à Mila. Page - 177 -


 Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en béton armé
suivant la méthode des états limites révisées 99(BAEL91)
 Règles de conception et de calcul des structures en béton armé (C.B.A93).
 Mr. GUETTICHE.A Cours de béton armé 3éme année génie civil Université de Mila s.n
2018/2019
 Règles Parasismiques Algériennes, Edition CGS, RPA 99 / version 2003.
 Document Technique Réglementaire (DTR B.C.2.2), Charges permanentes et surcharges
d’exploitation .1992
 Mr. DROUNA.k Cours de béton Master 1 année génie civil option structure. Université de
Mila s.n 2019/2020.

Logiciels utilisés :

- Robot 2014.
- AutoCad 2016.
- Application de calcul Excel.

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