TD09 8
TD09 8
ANNEE 2009 N° 08
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 20 juillet 2009
Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie de Dakar pour
obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE (Diplôme D’Etat) par :
Essehin Enock Jocelin BOKA
Né le 01 janvier 1981 à SANDREGUE (République de CÔTE D’IVOIRE)
Jury
Président : M. Bernard Marcel DIOP
Professeur à la Faculté de Médecine,
de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de Dakar
Directeur et rapporteur : M. Yalacé Yamba KABORET
de thèse Professeur à l’E.I.S.M.V. de Dakar
M. Serge N. BAKOU
Maître de conférences agrégé à l’E.I.S.M.V. de Dakar
i
i
PERSONNEL ENSEIGNANT
ii
A. DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES
ET PRODUCTIONS ANIMALES
SERVICES
1. ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE
2. CHIRURGIE –REPRODUCTION
Cheikh LY Professeur
Adrien MANKOR Assistant
Mr Gabriel TENO Moniteur
iii
4. PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE-THERAPEUTIQUE
6. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION
iv
B. DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT
S E R V I C ES
2. MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE
v
4. PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE PATHOLOGIQUE -
CLINIQUE AMBULANTE
5. PHARMACIE-TOXICOLOGIE
vi
C. DEPARTEMENT COMMUNICATION
SERVICE
1. BIBLIOTHEQUE
2. SERVICE AUDIO-VISUEL
D. SCOLARITE
vii
PERSONNEL VACATAIRE (Prévu)
1. BIOPHYSIQUE
Boucar NDONG Assistant Faculté de Médecine et
de Pharmacie UCAD
2. BOTANIQUE
Dr Kandouioura NOBA Maître de Conférences (Cours)
Dr Mame Samba MBAYE Assistant (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. AGRO-PEDOLOGIE
Fary DIOME Maître-Assistant
Institut de Science et de la Terre
(IST)
4. ZOOTECHNIE
viii
5. H I D A O A
ix
PERSONNEL EN MISSION (Prévu)
1. TOXICOLOGIE CLINIQUE
2. PATHOLOGIE CHIRURGICALE
Mohamed AOUINA
Professeur
Ecole Nationale de Médecine
Vétérinaire de TUNISIE
3. REPRODUCTION
4. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION ANIMALE
x
PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV (Prévu)
1. MATHEMATIQUES
Abdoulaye MBAYE Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
2. PHYSIQUE
Issakha YOUM Maître de Conférences (Cours)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. CHIMIE ORGANIQUE
Abdoulaye SAMB Professeur
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
4. CHIMIE PHYSIQUE
Abdoulaye DIOP Maître de Conférences
Mame Diatou GAYE SEYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
xi
Momar NDIAYE Assistant (TD)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
5. BIOLOGIE VEGETALE
7. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE
xii
10. BIOLOGIE ANIMALE (T.P.)
11. GEOLOGIE
. FORMATIONS SEDIMENTAIRES
xiii
DEDICACES
xiv
— A Tonton DATTE et famille.
C’est grâce à ta générosité que je suis arrivé au Sénégal. Que DIEU te soutien tous les
jours et qu’il protège ta famille.
— A mes frères de tous les jours à Dakar, Constant TRA « PRESI », valentin
SOFFO « TINO CONFIANCE», Marcel NDRI « PRESI », Bernard
AGRE « PRESI AGRETO » et Céline N’GUESSAN « CELINA ».
Vous aviez su être des frères pour moi. Sans vous que serais je devenu ? DIEU vous
bénisse et qu’il nous rapproche d’avantage. Je vous embrasse.
xv
— A tous mes aînés docteurs vétérinaires en Côte d’Ivoire en particuliers
Dr SONAN Jean François, Dr KALLO, Dr ATHIAS, Dr BOKA,…
— Aux Pasteurs Félix NDIAYE, Mignane NDOUR, Lamine, et à tous les frères
et sœurs de BETHEL.
— A la cellule des ivoiriens de BETHEL.
— A mes frères du GBU VETO et du GBUD.
— A tous mes compatriotes de la CEVIS et de l’AMEESIS.
— A toute la 36è promotion de l’EISMV.
— A mes amis de Dakar : Dr SAFARI Théogene, Dr Chimelle DAGA, Dr
Kenneth TCHASSOU, ma fille Gisèle, mon petit Walter,……
— A tous ceux que j’ai omis de citer ici, DIEU vous bénisse.
— Très spécialement à Mlle SOLANGE KADIO: Tu m’as appris qu’il est facile
de faire route à deux plutôt que seul. Je prie Le Seigneur pour que le reste du
trajet tu restes à mes côtés. Mon cœur t’as choisi parmi les plus belles et
tendres.
xvi
REMERCIEMENT
Nous adressons nos sincères remerciements :
xvii
A NOS MAÎTRES ET JUGES
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider notre jury de thèse.
Votre approche cordiale et la facilité avec laquelle vous avez répondu
favorablement à notre sollicitation nous ont marqué. Soyez assuré, honorable
président, de notre profonde reconnaissance. Hommage respectueux.
Vous avez su guider d’une main rationnelle ce travail, malgré vos multiples
occupations. Les moments passés ensembles nous ont permis de découvrir en
vous l’exemple même de la simplicité, de la bienveillance et de l’amour pour un
travail bien fait. Soyez rassuré, de notre sincère reconnaissance et de tout
l’amour que nous vous portons. Hommage respectueux.
xviii
A notre Maître et Juge, Monsieur Serge Niangoran BAKOU
Maître de conférences agrégé à l’EISMV
Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant de
juger ce modeste travail. Soyez assuré de notre profonde gratitude et de notre
vive admiration. Hommage respectueux.
Ce travail est le fruit de vos conseils et soutiens continus. Merci pour tout le
temps que vous avez consacré à sa réalisation. Hommage respectueux.
xix
“Par délibération, la faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’Odonto-Stomatologie et l’Ecole Inter-Etats des Sciences et
Médecine Vétérinaires de Dakar ont décidé que les options
émises dans les dissertations qui leur sont présentées, doivent
être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles
n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation”
xx
LISTE DES ANNEXES
la Côte d’Ivoire
district d’Abidjan
Annexe VII : Esquisse pour l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques des
mesures de biosécurité
xxi
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
% : Pourcentage
CA : Centre Avicole
pour le développement
Centre
CS : Coco Service
xxii
DSV : Direction des Services Vétérinaires
FA : Fabriquant d’Aliment
GA : Grippe Aviaire
Hab : Habitant
IP : Institut Pasteur
Kg : kilogramme
xxiii
Max. : Maximum
Min. : Minimum
Moy. : Moyenne
xxiv
LISTE DES FIGURES
xxv
LISTE DES TABLEAUX
xxvi
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE....................................... 1
CHAPITRE I : FILIERE AVICOLE EN CÔTE D’IVOIRE................................ 6
1.1. CARACTERISTIQUES DES SYSTEMES D’ELEVAGE....................... 6
1.1.1. Historique ................................................................................................ 6
1.1.2. Typologie des systèmes d’élevage .......................................................... 6
[Link]. Typologie selon le système avicole ivoirien .................................... 6
[Link]. Typologie selon la FAO ................................................................... 8
1.1.3. Systèmes d’élevage avicole..................................................................... 9
[Link]. Aviculture traditionnelle .................................................................. 9
[Link].1. Importance socio-économique ...................................................... 9
[Link].2. Conduite de l’élevage.................................................................. 10
[Link].3. Production ................................................................................... 11
[Link]. L’aviculture moderne .................................................................... 12
[Link].1. Importance socio-économique .................................................... 12
[Link].2. Conduite de l’élevage.................................................................. 12
[Link].3. Production ................................................................................... 13
[Link]. Structures d’encadrement............................................................... 15
[Link].1. Cadre institutionnel ..................................................................... 15
[Link].2. Organisation professionnelle avicole .......................................... 16
1.2. CIRCUIT DE COMMERCIALISATION DE LA VOLAILLE.............. 17
1.2.1. Commercialisation de la volaille vivante.............................................. 17
[Link]. Cas de la volaille traditionnelle...................................................... 17
[Link]. Cas de la volaille moderne ............................................................. 19
1.2.2. Circuit de commercialisation des autres produits avicoles ................... 22
xxvii
CHAPITRE II : MARCHES DE VOLAILLES VIVANTES............................. 24
2.1. GENERALITES....................................................................................... 24
2.2. TYPOLOGIE DES MARCHES DE VOLAILLES VIVANTE ............. 26
2.2.1. Marchés primaires ................................................................................. 26
2.2.2. Marchés régionaux ............................................................................ 26
2.2.3. Marchés terminaux............................................................................ 27
CHAPITRE III : MESURES DE BIOSECURITE ............................................. 28
3.1. DEFINITION ET PRINCIPE DE LA BIOSECURITE........................... 28
3.1.1. Concept et définition de la biosécurité.................................................. 28
3.1.2. Principe de la biosécurité ...................................................................... 29
[Link]. Isolement ........................................................................................ 29
[Link]. Nettoyage ....................................................................................... 30
[Link]. Désinfection ................................................................................... 30
3.2. MISE EN OEUVRE DES MESURES DE BIOSECURITE ................... 31
3.2.1. Facteurs de risques de biosécurité......................................................... 31
[Link]. Risques liés aux pathologies aviaires............................................. 31
[Link]. Risques liés à la pratique commerciale .......................................... 32
[Link]. Risques liés à l’insuffisance d’encadrement des acteurs ............... 33
3.2.2. Plan de mise en œuvre des mesures de biosécurité............................... 34
[Link]. Isolement ........................................................................................ 34
[Link]. Contrôle des mouvements .............................................................. 35
[Link]. Mesures sanitaires .......................................................................... 35
3.2.3. Suivi et évaluation des mesures mises en place.................................... 36
3.3. CONTRAINTES DE BIOSECURITE DANS LES MARCHES DE...... 37
VOLAILLES VIVANTES.............................................................................. 37
3.3.1. Facteurs liés au transport de la volaille vivante .................................... 37
3.3.2. Facteurs liés aux marchés...................................................................... 38
3.3.3. Facteurs liés aux commerçants et aux abatteurs sur les marchés.......... 39
3.3.4. Facteurs liés à l’encadrement des vétérinaires dans les marchés.......... 40
xxviii
DEUXIEME PARTIE : PRATIQUE DES MESURES DE BOSECURITE DANS
LES MARCHES DE VOLAILLES VIVANTES DU DISTRICT D’ABIDJAN.......... 1
CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES................................................... 42
1.1. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ......................................... 42
1.2. MATERIEL.............................................................................................. 44
1.3. METHODES D’ETUDE.......................................................................... 44
1.3.1. Recherche documentaire ....................................................................... 44
1.3.2. Enquête de terrain.................................................................................. 44
[Link]. Elaboration des questionnaires........................................................... 45
[Link]. Echantillonnage .................................................................................. 46
[Link]. Administration des questionnaires ..................................................... 47
1.3.3. Analyse des données ............................................................................. 47
CHAPITRE II : RESULTATS........................................................................... 48
2.1. TYPOLOGIES ......................................................................................... 48
2.1.1. Typologie des marchés de volailles vivantes ........................................ 48
2.1.2. Typologie des tueries de volailles vivantes........................................... 50
2.2. PRATIQUES DES MESURES DE BIOSECURITE .............................. 53
2.2.1. Caractéristiques des marchés de volailles vivantes............................... 53
2.2.2. Organisation des volaillers .................................................................... 54
2.2.3. Pratiques commerciales des volaillers et rôle des consommateurs....... 55
2.2.4. Mesures d’hygiène dans les marchés et gestion sanitaires des volailles
......................................................................................................................... 60
2.2.5. Caractéristiques et hygiène du matériel utilisé par les volaillers.......... 61
2.2.6. Gestion des déchets animaux provenant des marchés de volailles ....... 64
2.3. SYSTEMES D’ENCADREMENT DES VOLAILLERS ....................... 65
CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS ......................... 66
3.1. DISCUSSION .......................................................................................... 66
3.1.1. Discussion de la méthodologie.............................................................. 66
3.1.2. Discussion des résultats......................................................................... 67
3.2. RECOMMANDATIONS......................................................................... 70
xxix
3.2.1. A l’ endroit des autorités étatiques........................................................ 70
3.2.2. A l’ endroit des organisations professionnelles des volaillers ............. 71
xxx
INTRODUCTION
1
L’aviculture ivoirienne, représentée par un secteur traditionnel fermier et un
secteur commercial intensif, a connu un essor considérable au cours de ces dernières
années. La production de viande de volailles et des œufs de consommation est
respectivement de 10 000 tonnes et de 600 millions d’unités en 2007 (DJE, 2007). La
consommation moyenne de viande de volailles est quant à elle estimée à 10 kg/hab./an
en 2003 (IPRAVI, 2000 cité par KONE, 2007). A cause de leurs prix relativement
bas par rapport à ceux des autres denrées animales, les produits avicoles sont
consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours à
l’amélioration de la sécurité alimentaire en protéines d’origine animale. Le secteur
couvre actuellement 91% des besoins en viandes de volailles et 100% des besoins en
œufs de consommation (BAKAYOKO, 2007). Cette progression s’est faite
essentiellement par le développement de l’aviculture commerciale intensive.
Par ailleurs, le secteur avicole ivoirienne offre plus de 30 000 emplois directs et
indirects et représente un chiffre d’affaire de 40 milliards de FCFA par an. Elle
contribue pour près de 2% à la formation du PIB global et pour près de 5% à la
formation du PIB agricole
([Link]
L’objectif de cette étude consiste à évaluer la pratique des mesures de biosécurité dans
les marchés de volailles vivantes, en vue de son amélioration dans le contexte de la
lutte contre les maladies aviaires et de la préservation de la santé publique.
3
Dans une première partie consacrée à la synthèse bibliographique, nous présentons :
4
PREMIERE PARTIE :
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
5
CHAPITRE I : FILIERE AVICOLE EN CÔTE D’IVOIRE
1.1.1. Historique
Dés 1960, l’Etat a institué des Centres Avicoles (CA) dans tout le pays afin
d’initier les populations à l’aviculture moderne. La Société de Développement des
Productions Animales (SODEPRA), créée en 1970 sous la forme de société d’Etat, a
repris la gestion des CA. Elle a mis à la disposition des opérateurs, les intrants, l’appui
technique et les conseils nécessaires au développement de l’aviculture moderne. A
partir de 1976, les structures privées se sont installées progressivement pour suppléer
l’Etat, contribuant ainsi à l’expansion de la filière avicole (DJE, 2008).
6
— L’aviculture familiale
— L’aviculture moderne
D’un côté, les élevages améliorés, de loin les plus nombreux. Les sites de
productions sont situés aux alentours des villes mais aussi à proximité des villages afin
d’être proche des marchés potentiels. Ce sous-secteur compte 1460 fermes en Côte
d’Ivoire (GEUYE, 2008).
7
- dans la ″région″ d’Abidjan: COCO Service (CS), Aliments de Côte d’Ivoire (ALCI),
Société Ivoirienne de Productions Animales (SIPRA), Société de Fabrication
d’Aliments Composés Ivoiriens (FACI),
- dans la ″région″ d’Agnibilékro : Ferme Ouattara Ali Nanan Issa (FOANI) (KONE,
2007)
Les élevages avicoles ont fait l’objet d’une codification élaborée depuis 2004
par la FAO (FAO, 2008c ; GUEYE, 2008 ; KABORET, 2007b). Cette codification a
donné naissance à quatre (04) secteurs de production avicole (secteur 1 à 4) et tient
compte de plusieurs caractéristiques (Tableau I).
— Le secteur 1
Ce secteur est encore appelé système industriel intégré. Les élevages dans ce
secteur ont un niveau de biosécurité élevé. La production est à but commerciale.
— Le secteur 2
Encore appelé système commercial à grande échelle, le secteur 2 est
caractérisé par des élevages dont le niveau de biosécurité est modéré parfois élevé.
— Le secteur 3
Dans ce secteur le niveau de biosécurité est faible parfois minimal. L’essentiel
de la production est vendue au niveau des marchés de volailles vivantes. il correspond
au système commercial à petite échelle.
— Le secteur 4
Elle correspond à l’aviculture familiale dont l’essentiel de la production est
consommé localement. Le niveau de biosécurité dans ces élevages est minimal.
8
Tableau I : Classification simplifiée des systèmes d’aviculture selon la FAO
9
attache une importance particulière comme les jeunes mariés, les femmes qui viennent
d’accoucher, les hôtes à honorer. Aussi, est-il le symbole d’une hiérarchisation au sein
des familles car les parties nobles (cuisses, gésier, bréchet) sont servies aux personnes
âgées ou au chef de la famille, la partie dorsale aux femmes et les jeunes partagent le
reste (pattes, têtes) lors des repas. Le poulet sert également à la réparation d’un tort, le
nombre à donner étant proportionnel à la gravité de la faute commise (BEBAY, 2006).
La robe du poulet (blanche, noire ou blanche tachetée de noir) et l’aspect du plumage
(normal ou plissé) sont des critères importants à considérer pour ces sacrifices
(TRAORE et al., 2006).
Sur le plan économique, elle offre la possibilité aux paysans pauvres, même
démunis de capital foncier, de générer des ressources financières. Ainsi, les revenus
des ventes de la volaille permettent d’entretenir la famille toute l’année et surtout en
période de soudure (KONDOMBO, 2007).
DANHO et al. (2000) ont aussi montré que les mortalités sont plus élevées en saison
sèche (40 à 60%) qu’en saison de pluies (10 à 15%).
Les pertes peuvent aussi être dues au vol, à la pression des prédateurs, aux
pertes par noyade, par accident ou encore par égarement.
[Link].3. Production
L’aviculture moderne dans la sous-région Ouest Africaine est une filière qui
a pris son essor à partir des années 80. Elle se développe beaucoup plus rapidement
dans les pays côtiers disposant d’un marché urbain important ; les deux pays où cette
aviculture connaît un essor important sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal
(UOFAO/UEMOA, 2008).
En Côte d’Ivoire, elle est une source de revenu très importante pour des
populations vivant en zone urbaine et périurbaine. Elle offre plus de 30 000 emplois
directs et représente un chiffre d’affaire de 40 milliards de FCFA par an (DJE, 2007).
Au Sénégal ce système d’élevage est le plus souvent pratiqué par des salariés,
des personnes de professions libérales ou exerçantes dans le secteur tertiaire, qui
engagent des fermiers pour s’occuper de la gestion de leurs exploitations. Cela
représente un chiffre d’affaire de 30 milliards de FCFA (TRAORE et al., 2006).
12
Le système semi-industriel de l’aviculture moderne ivoirienne se compose
d’élevages de très grande taille ayant un ou plusieurs sites de production et un cheptel
important de plus de 10 000 volailles. Les volailles sont hébergées dans des abris
spécialement construits et reçoivent un aliment industriel parfois fabriqué sur place.
Certaines exploitations possèdent leurs propres abattoirs modernes et couvoirs pour
fournir des poussins de remplacement. La production de souche parentale est encore
au stade de démarrage. En Côte d’Ivoire, la taille des élevages de poulets de chair
varie de 60.000 à 120.000 poulets par bande avec en moyenne 100.000 poulets. Et
celle des élevages de poules pondeuses varie de 20.000 à 120.000 poussins ponte avec
en moyenne 50.000 poussins ponte.
[Link].3. Production
14
[Link]. Structures d’encadrement
Le secteur avicole bénéficie aussi des services des laboratoires qui assurent
l’appui scientifique et qualitatif aux productions avicoles (analyses virologique,
bactériologique et nutritionnel).Ces laboratoires concourent ainsi à la production en
quantité et en qualité de viande de volailles en Côte d’Ivoire (KONE, 2007). Il existe
trois grands laboratoires : Laboratoire Central de Nutrition Animale (LACENA),
15
Laboratoire de Pathologie Animale (LPA) et l’Institut Pasteur (IP). Les deux premiers
appartiennent au Laboratoire National d’Appui au Développement Agricole
(LANADA).
IPRAVI
producteurs industriels
Accouveurs
17
transportés dans des cageots non conformes, pour la plupart en bois. Les pertes sont
essentiellement dues aux conditions pénibles de transport (coups de chaleur, peu ou
pas d’alimentation et d’abreuvement). Les animaux invendus sont parfois retournés et
mélangés à ceux restés en élevage dans les ménages. Le mode de collecte (de
concession en concession, de village en village) et de transport de la volaille présentent
un risque de dissémination de maladies aviaires. D'ailleurs il existe très peu ou pas
d’information sur l’état sanitaire des oiseaux collectés et vendus.
18
[Link]. Cas de la volaille moderne
Dans le premier cas (circuit du vif), les volailles sont vendues vivantes par des
revendeurs sur les marchés ou directement à la ferme par les fermiers, aux
consommateurs. Au niveau des marchés les oiseaux arrivent par l’entremise des
grossistes qui les revendent aux petits détaillants ; ceux-ci les vendent à leur tour aux
consommateurs (NGATCHOU et NGANDEU, 2006). Le consommateur achète la
volaille sur pied. Près de 50% des volailles vendus sur pied sont tuées et éviscérées sur
place par des abatteurs dans les tueries particulières (BARKOK, 2007). L’on note
toutefois que cette activité s’exerce dans des conditions d’insalubrité inquiétantes et
les abatteurs sont exposés aux zoonoses.
Une autre stratégie de vente est celle pratiquée par de petits vendeurs ambulants qui
promènent les animaux (une dizaine) à travers la ville, de quartiers en quartiers. Dans
ce cas, les animaux sont transportés sur la tête ou alors dans une charrette poussée par
le vendeur. Enfin, des lieux de vente illicites sont parfois créés sur les trottoirs de
quelques axes routiers des grandes villes (BEBAY, 2006).
Cependant, il arrive très souvent que les acteurs du circuit vif subissent des pertes
sévères, par suite de mortalités provoquées par des coups de chaleur ou des maladies
19
qui étaient en état de latence voire en incubation et que le stress des mauvaises
conditions de vente auraient révélées (ADAMA, 1990).
Dans le circuit mort, les volailles transitent par des abattoirs ou ateliers
d'abattage. Les produits sont ensuite livrés dans les supermarchés, restaurants,
particuliers etc. En effet, certains éleveurs signent des contrats spécifiques de vente
avec les opérateurs en aval tel que la SIPRA (COQIVOIRE). Ces derniers font abattre
les poulets et les conditionnent pour les revendre aux supermarchés, aux restaurants, à
des particuliers dans des points de vente spécifiques. Dans ce type d’échange c’est la
volaille moderne qui est le plus souvent utilisée, le plus souvent issue des grandes
unités de production (SIPRA, FOANI, COCO Service). Ce circuit a l’avantage de
présenter moins de risque de santé publique et de propagation d’agents pathogènes.
Malheureusement, l’on note une insuffisance de structures d’abattage, de
transformation, de conservation et de conditionnement des volailles (TOURE, 1995).
20
ETAPES ACTEURS
AVICULTEURS
Elevages
INTERMEDIAIRES
Transports
GROSSISTES TRANSPORTEURS
INDEPENDANTS
Vente en gros
Distribution
(détail)
CONSOMMATEURS
Consommateurs
21
1.2.2. Circuit de commercialisation des autres produits avicoles
Les produits concernés dans ce cas de figure sont les œufs et les litières
souillées.
En effet, en aviculture traditionnelle les œufs sont aussi bien couvés que
consommés (FAO, 2008c), parfois donné en cadeau. Il n’est pas rare de voir sur des
marchés traditionnels (zone rurale) des paysans vendre des œufs.
¾ le circuit traditionnel
Les œufs sont le plus souvent commercialisés par des grossistes qui les collectent dans
les fermes ou par des détaillants qui prospectent les élevages. La vente se fait par des
revendeurs détaillants sur les marchés, par des porteurs ambulants parcourant les
quartiers à pied (femmes ou jeunes filles) ou par quelques hommes à bicyclette ou à
motocyclette. Les œufs sont vendus par unité ou par plateau. Ce circuit informel traite
60% du volume des œufs de consommation.
¾ le circuit moderne
Ce circuit semble plus organisé que celui des volailles vivantes (BEBAY, 2006 et
FAO, 2008a). Il fait intervenir des gros producteurs bien organisés. Ceux-ci disposent
d’une clientèle fidèle qui est composée de grossistes, de supermarchés, de restaurants,
etc. Les œufs sont ici calibrés et présentés dans des barquettes allant de 6 à 30 unités
par plateau (KONE, 2007).
22
Quelque soit le circuit, la commercialisation des œufs de consommation peut
être source de dissémination de pathologies aviaires car les alvéoles sont pour la
plupart recyclés sans désinfection préalable.
Quant à la litière, après la réforme des oiseaux, elle ne subit aucun traitement
de neutralisation des pathogènes. La litière est parfois vendue à des horticulteurs ou
jetée dans la nature aux abords des fermes. Elle peut aussi être source de
contamination.
23
CHAPITRE II : MARCHES DE VOLAILLES VIVANTES
2.1. GENERALITES
24
Dans les tueries, l’abattage des oiseaux se fait dans des conditions
d’insalubrité. Les abatteurs n’ont pas de tenues vestimentaires appropriées, aucune
inspection sanitaire des carcasses n’est faite et la désinfection des lieux et du matériel
n’est pratiquement jamais faite.
D’après KALLO (2007a), la plupart des marchés sont situés sur des sites
provisoires.
25
2.2. TYPOLOGIE DES MARCHES DE VOLAILLES VIVANTE
De nombreuses études ont décrits les marchés de volailles vivantes (BRAILLON cité
par BADJE (2007) ; KONDOMBO (2007) ; KALLO (2007a)). Sur la base de ses
études, les marchés peuvent être classés en trois (3) types :
De tailles modestes, ces marchés sont les lieux où les collecteurs locaux
(collecteurs primaires) et les paysans se rencontrent pour les échanges. Ils sont
également appelés marchés de collectes. Une trentaine voire plus de poulets sont
collectés par jour (ADAMA, 1990) et acheminé jusqu’aux marchés soit à bicyclette,
soit à motocyclette, soit à la main. Les acheteurs sont essentiellement des collecteurs
régionaux (collecteurs secondaires). Il est rare que ces marchés s’animent plus d’une
fois par semaine. Ce sont les marchés des petites villes et villages dans les sous-
préfectures et mairies. La spéculation y est très souvent faible et ne concerne que la
volaille villageoise le plus souvent. La figure 8 ci dessous illustre ce type de marché.
26
2.2.3. Marchés terminaux
27
CHAPITRE III : MESURES DE BIOSECURITE
28
Elle peut être considérée comme un ensemble des mesures que l’on prend afin de
préserver la santé des oiseaux si la maladie est absente, empêcher la propagation de la
maladie si elle est présente, et également assurer la protection des personnes exposées
au risque de contamination a dit SANOGO (2008).
D’une manière générale, elle consiste à la protection de la vie aussi bien des
Hommes que des animaux (GEUYE, 2008).
[Link]. Isolement
Elle repose sur deux notions fondamentales qui sont le «bioexclusion» (garder
les vecteurs des maladies à l’extérieur d’une unité de production saine) et le
«bioconfinement» (garder les vecteurs des maladies à l’intérieur d’une unité de
production déjà contaminée) (FAO, 2007b). En pratique, seules les mesures de
« bioconfinement » sont faciles à mettre en ouvre dans les marchés de volailles
vivantes.
29
[Link]. Nettoyage
Notons que le nettoyage, lorsqu’il est bien mis en œuvre, permet de détruire
une grande partie des agents pathogènes. C’est pourquoi un bon nettoyage sans
désinfection vaut mieux qu’une désinfection sans nettoyage.
[Link]. Désinfection
30
de nettoyage et désinfection des marchés de volailles vivantes en Côte d’Ivoire, cela
dans le cadre de la lutte contre l’influenza aviaire.
31
En aviculture familiale, la volaille ne bénéficie d’aucune couverture sanitaire
(KONE, 2007). On note une absence de prophylaxie sanitaire contre l’ensemble des
maladies aussi bien infectieuses que parasitaires. Aussi, les oiseaux jouissent très
rarement de la surveillance du propriétaire (GUEYE, 1999). Les quelques rares soins
se résument à l’administration de préparations issues de la pharmacopée traditionnelle,
notamment des vermifuges comme des extraits de piments ou de feuilles et d’écorce
d’Azadirachta indica dilués dans de l’eau de boisson (BULGEN, 1992). Les
pathologies aviaires les plus courantes sont dans l’ordre d’importance la maladie de
Newcastle, la variole aviaire et les parasitoses internes (BEBAY, 2006).
D'ailleurs, dans ces dernières année, l’IAHP constitue un risque majeur car en
plus d’être très pathogène pour la volaille, elle est une zoonose majeure tant par sa
fréquence que par sa gravité chez l’homme. Cette maladie aviaire a causée dans le
monde, de 2003 au 10 septembre 2007, 326 cas d’infection chez l’Homme dont 200
cas de mortalité avec un taux de létalité de 61% (OMS cité par COULIBALY, 2007).
Les conditions sanitaires et hygiéniques sur les marchés sont parfois précaires.
Les oiseaux arrivent et partent chaque jour en un flux continu dans les deux sens, ce
qui permet aux agents pathogènes de persister et de s’accumuler au fil du temps,
32
transformant les marchés en des sites hautement contaminés (FAO, 2008c). De
même, la traçabilité des oiseaux n’est pas faite sur bon nombre de marché, ce qui fait
qu’aucune information sur l’état de santé des oiseaux n’est fournie. Sur tous les
marchés, le matériel susceptible d’être mis au contact de la volaille devrait être nettoyé
et désinfecté. La prédominance du circuit du vif (volaille vivante), est un risque de
propagation des maladies hors des marchés (BARKOK, 2007). Aussi, les aires
d’abattage et de plumage des oiseaux ne sont pas contrôlables, et le matériel et les
équipements sont inadaptés, difficile à nettoyer et à désinfecter (KABORET, 2007c).
Ces aires sont particulièrement très insalubres et les règles élémentaires d’hygiène sont
à peine connues de tous (BEBAY, 2006).
Le contrôle de la mise en œuvre des mesures de biosécurité sur les marchés est
dévolu aux services vétérinaires. La présence des services vétérinaires sur les marchés
est mal perçue par les volaillers (BEBAY, 2006). C’est ainsi que la confiance n’existe
pas entre ces différentes catégories d’acteurs. Le contrôle, les conseils et les visites
sanitaires, en somme l’encadrement technique, sont insuffisants voire inexistants sur
les marché (KABORET, 2007c). Ces volaillers ne sont parfois pas formés et informés
sur les mesures de biosécurité à mettre en œuvre. L’on note également un faible niveau
d’organisation des volaillers sur les marchés.
33
En résumé, tous les facteurs de risque de biosécurité précédemment énumérés
font des marchés de volailles des lieux à haut risque d’où la nécessité de mettre en
œuvre un plan de biosécurité afin de minimiser ce risque.
Un plan de mise en œuvre des mesures de biosécurité contient trois (03) étapes
fondamentales : l’isolement, le contrôle des mouvements et les mesures sanitaires.
[Link]. Isolement
C’est la première étape. Elle consiste à ériger des barrières ou une frontière
entre les marchés de volailles, les volailles et les sources de maladies. Pour ce faire, il
faut:
34
— Limiter la manipulation des oiseaux sur les marchés ;
— Tenir un registre de traçabilité des oiseaux et du matériel sur les marchés.
Cette première mesure est la plus importante mais elle est parfois difficile à
mettre en œuvre dans certains marchés (FAO, 2008c). D’où la nécessité de passer à la
deuxième étape qui consiste à contrôler les déplacements à l’intérieur des marchés.
Pour que cette étape soit efficace dans la réduction des risques de biosécurité,
il faut :
35
— Une bonne gestion des oiseaux malades et des cadavres ;
— Avoir des aires d’abattage protégées, contrôlables et plus ou moins équipés en
matériels adaptés et faciles à nettoyer et à désinfecter ;
— Faire l’inspection sanitaire des volailles vivantes et des carcasses ;
— Eliminer en toute sécurité les déchets et les eaux usées ;
— Avoir une tenue appropriée pour le transport, la vente et l’abattage des oiseaux.
Il est important que toutes les parties concernées (volaillers, autorités locales,
services vétérinaires, etc.) participent à l’élaboration du plan de biosécurité et qu’ils
comprennent la nécessité de l’adopter, et en perçoivent les avantages (FAO, 2008c). Il
est donc impératif que les mesures de biosécurité recommandées tiennent compte des
réalités socio-économiques chez les personnes censées les appliquer. Cependant, il
n’est pas possible de recommander un seul et unique ensemble standardisé de mesures.
Dans chaque marché, les sources potentielles d’infection doivent être évaluées
périodiquement afin d’identifier les mesures qui auront le plus fort impact.
36
9 Faire une visite complète des lieux.
A la fin, l’auditeur prend un certain temps pour évaluer les résultats et tirer des
conclusions sur le nombre de non-conformités constatées. Une séance de clôture est
organisée pour permettre à l'auditeur de présenter les résultats, expliquer les actions
correctives, et de fournir une évaluation globale de l'efficacité du plan de biosécurité
proposé. Il est important de veiller à ce que les différents acteurs comprennent et
acceptent les mesures correctifs.
VOLAILLES VIVANTES
De façon générale, les volailles sont vendues très loin de leur lieu de productions
(ADAMA, 1990). Ainsi, le ravitaillement des marchés de volailles est assuré par des
grossistes et des collecteurs de volailles. Les pratiques et moyens utilisés par ceux-ci,
présentent un risque de contamination et de dissémination des pathologies aviaires.
Les contraintes liées aux transports de la volaille sont de plusieurs types. En effet, ces
différents acteurs ont très peu ou pas d’information sur l’état sanitaire des oiseaux
qu’ils transportent.
37
Les collecteurs de volailles traditionnelles ramassent les oiseaux en vrac (de
concessions en concessions, de villages en villages). Ils mélangent très souvent des
oiseaux d’âges et d’espèces différents dans la même cage. Il n’est pas rare de
constater, sur les marchés de collectes, la cohabitation entre les poulets, pintades et
pigeons comme cela était dans la basse cour. De même, les oiseaux sont mis dans des
cageots fabriqués de façon artisanale avec un matériel très perméable et très difficile à
nettoyer et désinfecter. On peut citer comme exemple des cageots en bois, en tige de
millet, en raphia, des paniers tressés avec des lianes, etc. La volaille, au cours du
transport, est confinée et reçoit très peu ou pas d’aliment et d’eau. Il est fréquent
d’avoir des mortalités dues à des coups de chaleur. Très souvent l’homme et les
oiseaux empruntent le même moyen de transport (BEBAY, 2006).
En aviculture moderne, dans la majeure partie des cas, la volaille issue des
grandes unités de production est transportée dans des cageots en plastique (KALLO,
2007a). Mais il est très rare que les cages et les véhicules de transport soient nettoyés
et désinfectés avant et immédiatement après le ramassage des oiseaux (FAO, 2007b).
L’activité des grossistes est étroitement liée à la demande du marché et à la
disponibilité des oiseaux chez les fermiers. En effet, les oiseaux sont parfois ramassés
plusieurs fois le même jour et dans plusieurs fermes. Des fois, les véhicules de
transport rentrent sur les exploitations sans être désinfectés et le grossiste peut
soupeser les poulets dans les bâtiments avant leurs achats.
Dans nos pays, les marchés de volailles vivantes sont sous l’autorité des
conseils municipaux ou des collectivités territoriales parfois sous l’autorité des
conseils villageois. Beaucoup de ces marchés sont situés sur des sites provisoires
(CRSA, 2007 et KALLO, 2007a). Ces marchés sont pour la plupart situés dans
d’autres marchés de ventes de denrées diverses (légumes, friperies, etc.) où ils utilisent
un espace très peu ou pas aménagé. De nombreux marchés d’oiseaux ne pratiquent pas
de vide sanitaire (pas de jour de fermeture) pour la mise en place d’un programme de
nettoyage et désinfection (GEUYE, 2008). La volaille y rentre et sort en flux continue
chaque jour. L’on note parfois l’absence de sanitaires, de canaux d’évacuations des
38
déchets et des eaux usées. Le sol est parfois nu; ce qui rend difficile le nettoyage
surtout la désinfection. La majorité des marchés sont ouverts de jour comme de nuit et
des animaux y sont en divagation. Les déchets, lorsqu’ils sont ramassés, sont parfois
stockés non loin dans des décharges. Les conditions d’hygiène sur de nombreux
marchés, petits ou grands, urbains ou ruraux, sont généralement précaires (FAO,
2007b).
3.3.3. Facteurs liés aux commerçants et aux abatteurs sur les marchés
Les commerçants de volailles et les abatteurs sont les acteurs les plus
permanents sur les marchés de volailles vivantes. Dans leur grande majorité, ils ne
sont pas organisés. Ils sont aussi insuffisamment informés et formés sur les mesures de
biosécurité (KABORET, 2007). La notion de visite médicale n’est pas connue de
tous, pourtant ils sont toujours exposés aux zoonoses aviaires du fait de leur contact
permanant avec la volaille.
Le matériel de travail des volaillers est parfois très sale, en mauvais état et de
fabrications artisanales. Il s’agit des cages, des mangeoires qui sont en bois pour la
plupart, les abreuvoirs en boite métallique (KALLO, 2007a). Ils n’ont pas de tenues
appropriées pour le travail. Il est fort de constater des oiseaux de plusieurs espèces et
de plusieurs âges dans les mêmes cages. Le lieu de vente est parfois très sale. Il n’est
pas rare d’observer des déplacements d’oiseaux et de matériels sur le même marché et
entre marchés. Lorsqu’il ya une quantité importante de volailles sur les marchés, les
revendeurs embauchent des employés qui sillonnent les quartiers ou s’arrêtent aux
grands carrefours pour vendre des poulets, souvent à bas prix (ADAMA, 1990).
Très peu de marchés ont un abattoir de volailles mais il existe sur bon nombres
de marché des aires d’abattage de la volaille nommé « tueries particulières »
(KALLO, 2007a). Un point critique majeur est le caractère particulièrement insalubre
de ces tueries de volailles. Les règles d’hygiène sont à peine connues, l’accès à l’eau
est limité voire inexistant et les outils et équipements des abatteurs sont sommaires
(pas de gants, ni de masques, ni de couvre tête..), l’évacuation des déchets n’est pas
systématique et le respect du principe de la marche en avant est inconnu (BEBAY,
39
2006). Il faut noter aussi l’absence d’une chaine de froid et d’inspection sanitaire des
carcasses. Ces tueries sont nettoyées quotidiennement (chaque matin) mais jamais
désinfectées (CRSA, 2007). De plus, le matériel de travail est difficile à désinfecter.
Les abatteurs n’ont pas de tenues appropriées pour ce travail.
La présence des services vétérinaires sur les marchés est perçue par les
volaillers uniquement sous un angle de taxation et de répression. La confiance entre les
services techniques et les volaillers est de ce fait inexistante. Ce qui entraine une sous-
estimation des effectifs présents et vendus, une multiplication des points de vente, et
les revendeurs usent de stratégies diverses pour se soustraire des contrôles (BEBAY,
2006). Le manque de personnel vétérinaire et de véhicule de liaison, accentue les
difficultés de surveillance et de contrôle des marchés de volailles vivantes. C’est ainsi,
que dans des marchés, le contrôle sanitaire n’est pas fait (KALLO, 2007a). Aussi, la
traçabilité des animaux n’est pas fait et des vendeurs ambulants de volailles sont
présents aux abords des marchés et des grands carrefours (ADAMA, 1990 ; BADJE,
2006 ; TRAORE, 2006).
40
DEUXIEME PARTIE :
41
CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES
42
475 hab/Km2 contre 48 hab/Km2 au taux national ([Link]
[Link]/Accueil/Presentation/Abidjan/[Link]).
A la lumière de tout ce qui précède, il ressort que les marchés de volailles dans
le district d’Abidjan présentent des risques sanitaires assez élevés d’où la nécessité de
mettre en œuvre les mesures de biosécurité afin de protéger la santé des hommes et des
animaux.
43
1.2. MATERIEL
Les déplacements sur le terrain ont été faits aux moyens de taxis ou d’autobus,
parfois à pied. Au total, 61 marchés de volailles vivantes, de nombreux ménages et les
services vétérinaires ont été interrogés. Cela correspond à 285 questionnaires
administrés. Un ordinateur portable a été aussi utilisé pour la saisie des données.
Cette enquête documentaire a été réalisée dans les bibliothèques locales aussi
bien à Abidjan qu’à Dakar, mais aussi auprès des services techniques et sur l’internet.
A Abidjan, les bibliothèques de la Direction des Services Vétérinaires et de la
Direction des Productions d’Elevage du MIPARH ont été visitées. A Dakar, celles de
l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecines vétérinaire (EISVM) et de l’Université
Cheickh Anta Diop (UCAD) ont été également visitées. Les documents consultés sont
pour l’essentiel, des thèses, des revues et des livres. Les informations recherchées
portaient essentiellement sur les mots clés de notre thème à savoir la biosécurité, les
marchés de volailles, le district d’Abidjan aussi sur l’aviculture et les circuits de
commercialisation de certains produits avicoles. Nous avons également participé à des
séminaires sur la biosécurité dont les conclusions ont enrichi notre documentation.
44
[Link]. Elaboration des questionnaires
Les questionnaires de l’enquête ont été élaborés sur la base des résultats de
l’enquête documentaire et des visites réalisées sur le terrain. Ces visites ont, d’une part
permis d’identifier les différents marchés, et d’autre part aidé à tester les
questionnaires sur le terrain. Pour ce test, deux (02) marchés ont été ciblés dans la
communes de Port-Bouët (les marchés « abattoir I » et « abattoir II »). A l’issue de ce
test des aménagements ont été apportés aux différents questionnaires.
Les questionnaires ont été adressés aux volaillers sur les marchés et aux
consommateurs de volailles. Les questions posées sont ouvertes et suivie d’un
diagnostic formel, cela pour mieux faire ressortir la réalité du terrain.
45
— guide d’entretien auprès des services vétérinaires (annexe V)
Des entretiens avec les services vétérinaires ont été réalisés. Ainsi, la
Direction des Services Vétérinaires (DSV) à travers la Sous Direction de la Santé
Animale (SDSA) et les Services Vétérinaires du District d’Abidjan (SVDA) à travers
la Sous Direction de l’Hygiène Alimentaire (SDHA) ont été rencontrés. L’entretien
s’est déroulé avec chaque responsable des dites structures. Il a porté essentiellement
sur les actions menées en faveur d’une meilleure biosécurité dans les marchés de
volailles, les difficultés qu’ils ont rencontrées et enfin leurs propositions
d’amélioration.
[Link]. Echantillonnage
Concernant les consommateurs, les échantillons ont été pris au hasard dans
les 11 communes où l’on rencontre des marchés de volailles. Au total 130 ménages ont
été interrogés.
Pour ce qui concerne les services vétérinaires, deux (02) fiches d’entretien ont
été introduites auprès des responsables de la SDSA et de la SDHA.
Le nombre d’échantillon par catégories d’acteurs est représenté dans le tableau II.
46
[Link]. Administration des questionnaires
Les questionnaires ont été administrés sur la base de questions posées aux
personnes cibles mais aussi sur la base d’un diagnostic formel.
En effet, sur les marchés, l’enquête s’est déroulée sous forme de réunion avec
les responsables des volaillers (grossistes, détaillants et abatteurs) présents sur les
marchés. Des questions ont été posées et les questionnaires ont été remplis selon les
dires des enquêtés. En suite, tout le marché est visité afin de faire des observations et
des remarques en lieu et place. Ces observations et remarques ont servi à apprécier les
dires des enquêtés.
En ce qui concerne les consommateurs, ils ont été interrogés soit sur les
marchés lors de l’achat de volailles, soit dans les ménages.
Le français a été la principale langue utilisée au cours de ces enquêtés mais il a fallu
parfois, dans certains marchés mal organisés, utiliser le Malinké.
Les données recueillies ont été enregistrées puis analysées à l’aide d’outil
informatique. Les enregistrements ont eu lieu dans le tableur Microsoft Office EXCEL
2003 et les analyses ont été effectuées avec le logiciel SPSS version10.0 (Statistics
Package of Social Science). L’analyse appliquée a été descriptive. Le tableur
Microsoft Office EXCEL 2003 a aussi servi pour la production des tableaux.
47
CHAPITRE II : RESULTATS
2.1. TYPOLOGIES
Les marchés de volailles vivantes et les tueries qui ont été recensés, ont fait
l’objet d’une classification. Cette classification tient compte de plusieurs paramètres
dont la taille, les effectifs de volailles vivantes et de carcasses de volailles, le nombre
d’opérateurs, et les infrastructures et les équipements présents.
Les marchés de type II sont des marchés de taille moyenne. Ils sont retrouvés
dans toutes les communes du district d’Abidjan et sont les plus nombreux (34,42%).
L’effectif moyen de la volaille vendue dans ces marchés est de 3371,43 ± 2121,83
oiseaux. Les commerçants y sont moyennement organisés et sont en moyenne 18,81 ±
12,80 personnes par marché.
Ces marchés ont presque la même configuration que ceux du type II. La
différence est surtout liée à leur petite taille. Ces marchés sont animés en moyenne par
11,64 ± 4,63 volaillers qui vendent en moyenne 913,64 ± 100,23 oiseaux par jour. Ils
48
représentent 18,03% des marchés présents dans le district d’Abidjan, tout comme les
marchés de type I.
Dans ce dernier cas, les marchés sont de très petites tailles avec en moyenne
4,39 ± 2,64 acteurs par marché. L’ensemble des cageots détenus par ces petits
commerçants ne peut contenir en moyen que 346,11 ± 143,00 oiseaux. Ces marchés
représentent 29,50% des marchés de volailles et sont présents dans toutes les
communes.
49
2.1.2. Typologie des tueries de volailles vivantes
Dans les tueries de type II, la volaille est abattue à ciel ouvert et le lieu
d’abattage est plus ou moins cimenté (figure 16, page 52). Le recensement qui a été
fait au cours de nos enquêtes montre qu’il existe vingt cinq (25) tueries de ce type avec
en moyenne 6,50 ± 4,66 personnes par unités d’abattage. Le niveau de production est
estimé à 158,75 ± 164,25 carcasses de volailles/jour et par tuerie. Le matériel de
travail est très diversifié et de fabrication artisanale.
50
— Les tueries de type III
De nombre plus important, ces tueries ont été retrouvées dans 37 marchés
(60,65%). Mise à part le fait que le lieu d’abattage des oiseaux est sur un sol nu
(figure 17, page 52), ces unités d’abattage ont les mêmes équipements et les mêmes
conditions de préparation des volailles que celles du type II. Néanmoins, dans certains
petits marchés ces tueries passent inaperçues et cela à cause du faible nombre
d’oiseaux abattus par jour et des équipements qui sont très sommaires et facilement
déplaçables.
51
Figure 12 : tuerie de type I au Figure 13 : Plumeuse mécanique au marché
grand marché de Treichville Coofelpalm (Cocody)
2 3
52
2.2. PRATIQUES DES MESURES DE BIOSECURITE
La plupart des marchés de volailles du district d’Abidjan ont été construits sur
des sites non appropriés, et sont également mal entretenus et très peu aménagés. Ainsi,
comme l’indique le tableau V, 44,3% des marchés dans le district d’Abidjan occupent
un site provisoire, 11,33% situés près d’une décharge et 45,5% non loin des
habitations, ce qui pourrait constituer une source d’insalubrité et de pollution pour les
populations. L’occupation de ces places (marchés) fait néanmoins l’objet d’un accord
avec les services des mairies. Aussi, 49 marchés sont situés dans d’autres marchés plus
grands où sont vendus des denrées diverses (légumes, friperies, viandes etc.).
Des animaux en divagation ont été observés dans 31,1% des marchés. Ces
animaux sont essentiellement des carnivores errants (chien et surtout chat), des ovins
mais souvent des dindons et des canards en liberté.
En plus, des élevages d’animaux existent dans certains marchés. Les animaux élevés
sont des rongeurs (lapins, cobayes), des volailles (pigeons, poulet de chair) et même
des ovins.
53
Il n’existe pas de local pour la conservation des aliments dans les marchés. De
même, il n’existe pas de sanitaires et de vestiaires dans la plupart des marchés.
PARAMETRES POURCENTAGE(%)
Site provisoire 44,3
Près d’habitation 45,5
Dans un autre marché 80,3
Près d’une décharge 21,3
A proximité d’une route à 67,2
grande circulation
Près d’abattoir 3,33
Enclavé 16,4
Animaux en divagation 31,1
Animaux nuisibles (rongeurs) 100,0
Elevage d’animaux 9,83
Magasin des aliments 0,0
vestiaires 0,0
Visite médicale des volaillers 0,0
Marchés ouverts tous les jours 100,0
Sol nu 78,6
Les volaillers sont des commerçants de volailles présents dans les marchés.
Nous avons rencontré aussi bien des hommes que des femmes, des nationaux que des
non nationaux (Haoussa du Niger, Mossi du Burkina Faso, Malinké du Mali).
Au cours de cette enquête, 1 323 volaillers ont été recensés dont 132
grossistes, 835 détaillants et 356 abatteurs et/ou plumeurs de volailles, presque tous
analphabètes. Ces acteurs sont en général tant bien que mal regroupés en associations
ou en coopératives. Six (6) organisations professionnelles ont été recensées dans 36
marchés (59,0%). Parmi elles, l’Association Nationale des Revendeurs de Volailles de
Côte d’Ivoire (ANAREV-CI) est la plus grande. Elle regroupe plusieurs marchés et est
présente dans toutes les communes. Cependant, dans près de la moitié des marchés, les
volaillers ne sont pas organisés (figure 18).
54
Figure 18 : Répartition des organisations de volaillers en fonction des marchés
ANAREVCI : Association national des revendeurs de volailles de Côte d’Ivoire
56
L’eau d’abreuvement des oiseaux, est de mauvaise qualité (couleur verdâtre,
sombre, etc.) dans 36,1% des marchés avec parfois des débris, des morceaux de pierre
et des fientes d’oiseaux dans les abreuvoirs (figure 22, page 59).
Les volailles nouvellement achetées ne sont pas mélangées aux anciennes pour
des problèmes de compte et non de sens. A la tombé de la nuit, les oiseaux reste sur
les lieux et aucun retour d’oiseaux dans les domiciles et dans les fermes n’a été
observé ou signalé.
Tous les marchés de volailles sont fréquentés par des consommateurs. Les
périodes festives sont les moments de grande consommation d’oiseaux chez ces
acteurs (56,2%). Toutes les espèces aviaires commercialisées sont consommées,
principalement la volaille moderne. Les lieux d’achat des volailles sont nombreux
(tableau VI). Cependant, 74,6% des consommateurs enquêtés achètent la volaille dans
les marchés de volailles et 7,7% achètent chez des vendeurs ambulants. Aussi, 70,0%
de ces acteurs préfèrent les volailles vivantes aux carcasses de volailles, importées ou
préparées dans les marchés. Cette préférence a des motivations d’ordre culturel,
religieux surtout sécuritaire (éviter la consommation d’oiseaux morts). En revanche,
des oiseaux vivants sont parfois achetés à des fins de production (22,3%). Ceux-ci
peuvent être des sources de dissémination de germes pathogènes dans les ménages si
ces oiseaux ne sont pas isolés des autres.
Lorsque les consommateurs veulent emporter des ˝produits près à cuir˝, les
oiseaux vivants achetés sont remis aux abatteurs dans les tueries. Dans ces tueries de
volailles, les carcasses d’oiseaux sont préparées dans des conditions d’hygiène
déplorables. En effet dans toutes les tueries, les règles élémentaires d’hygiène sont
inconnues de tous. L’accès à l’eau est limité voire inexistant dans la majorité des cas.
Les outils et équipements des abatteurs sont sommaires (pas de gants, ni de masques,
ni de couvre tête..). L’eau d’échaudage n’est pas renouvelée entre deux lots d’abattage
dans 96,3% des cas ; ce qui peut entraîner des contaminations croisées entre carcasses.
Il n’est pas rare de constater que plusieurs espèces (poulet, pigeon, lapin,..) sont
échaudées ensemble dans le même bac puis préparées sur la même table (figure 23,
page 59). Les oiseaux sont plumés à la main dans 93,8% des tueries, parfois à même le
57
sol (24,3%). Dans 24,7% des tueries, la saignée des volailles est faite au sol et pire
encore aucune carcasse ne fait l’objet d’inspection sanitaire.
Tableau VI : Pratiques commerciale des volaillers et rôle des consommateurs
58
Figure 19 : Poulet et pintade logés dans la Figure 20 : Volailles à même le sol dans
même cage au marché de Mossikro des cages au marché de Sicogi
59
2.2.4. Mesures d’hygiène dans les marchés et gestion sanitaires des volailles
Dans les marchés, les lieux de vente sont parfois malpropres mais dans la
majorité des cas (63,9%), ils sont plus ou moins salubres et peu polluants. En
revanche, les sites d’abattage sont particulièrement insalubres dans tous les marchés.
Les cages de vente sont parfois nettoyés (balayage) deux fois par semaine (41,7% des
cas) rarement quotidiennement (8,2%), mais jamais désinfectés. Ce nettoyage a
souvent eu lieu après l’épuisement d’un stock de volaille afin de préparer la réception
des nouveaux oiseaux. Les abreuvoirs et les mangeoires ne sont ni nettoyés, ni
désinfectés dans la plupart des marchés. En général, sur les marchés tout le matériel de
vente est vieux et très sale.
Le nettoyage des tueries est quotidien dans la plupart des cas, mais la
désinfection n’est jamais faite. Même dans les tueries de type I, le respect du principe
de séparation des secteurs (secteur sain et secteur souillé) et de la marche en avant
sont inconnus. Les abatteurs sont très sales et des tenues de travail ont été observés que
dans trois (03) tueries, tous de type I. Toutefois, ces tenues sont dans un mauvais état
physique et hygiénique.
Les caisses et les véhicules de transport des oiseaux ne sont pas désinfectés sur
les marchés. Parfois, à l’entrée de certaines grandes fermes (SIPRA, COCO
Service,…), les véhicules sont désinfectés et les caisses en plastique reçoivent des jets
d’eaux chaudes pour être nettoyées.
Des cas de maladie ont été signalés dans 27,9% des marchés. Même si elles
existent, selon les dires des enquêtés, ces maladies ont pour cause la fatigue des
oiseaux pendant le transport des fermes vers les marchés. En réalité, les volailles sont
fréquemment stressées sur les marchés, cela est dû aux nombreuses manipulations des
oiseaux par les commerçants et à la sous alimentation. Ce stress peut entraîner le réveil
des maladies en état de dormance. Mais, selon eux, les volailles malades recevaient
des soins avant d’être vendues. Aucun médicament utilisé à cet effet n’a été observé.
Selon les dires de quelques honnêtes volaillers, les oiseaux malades sont parfois
abattus à des fins de consommation.
60
En résumé, les conditions d’hygiène sur les marchés sont précaires. Même si
quelque fois le nettoyage est tant bien que mal fait, la désinfection n’est jamais réalisée
sur tous les marchés. De plus, aucun programme de nettoyage et de désinfection n’a
été observé sur aucun marché.
Le matériel de travail des volaillers est très diversifié (tableau VII, page 62).
Les cages de vente, dans tous les marchés, sont conçues avec du bois
(100,0%) ; ce qui rend difficile leur désinfection (68,9%). Aussi, les abreuvoirs et les
mangeoires des oiseaux sont de fabrication artisanale et seulement quelques
commerçants utilisent du matériel moderne.
Dans les tueries, le matériel de travail des abatteurs est aussi de fabrication
artisanal dans tous les cas. Toutefois dans les tueries de type I, les équipements sont
plus ou moins acceptables car faciles à désinfecter. Mais au contraire, dans les autres
types de tueries le matériel est généralement malpropre et non conforme. Néanmoins,
dans l’essentiel des tueries (97,56%), le matériel d’abattage est dans un mauvais état
physique et hygiénique ; ce qui rend très difficile leurs désinfections. Les tables de
découpe et les bacs à échaudages sont très difficiles à nettoyer et à désinfecter
respectivement dans 84,0% et dans 74,0% des tueries (tableau VIII, page 63).
61
Tableau VII : Description du matériel de vente
MATERIELS POURCENTAGE(%)
Cages de Types Bois + grillage/filet 98,4
vente Bois 57,4
Autres type 54,1
Qualité Neuve 26,2
Vieille 96,7
Abreuvoirs Types Boite métallique 93,4
Matériel plastique 52,5
Qualité Moderne 11,5
Artisanale 100,0
MATERIELS Mangeoires Types Bois 88,5
DES VENTES Boite métallique 26,2
Matériel plastique 8,2
Tôle 4,9
Qualité Moderne 4,9
Artisanale 100,0
Cageots de Types Plastique 100,0
transport Bois 21,3
MATERIELS moyens de statut Personnel 3,3
DES transport Location 96,7
TRANSPORT type Camoin 27,3
Camionnette 84,1
Taxi 9,1
Moto 6,1
Plumeuse Présente 6,2
artisanale Absente 93,8
Bac à Présent 100,0
échaudage Absent 0,0
Qualité Fût métal ou 5,0
MATERIELS aluminium
DES TUERIES artisanal 95,0
Bac à Présent 75,3
saignée Absence 24,7
Qualité Fût en plastique 6,5
artisanal 93,5
Table de Présent 100,0
découpe Absent 0,0
Qualité Paillasse ± carrelage 5,0
En bois 95,0
62
Tableau VIII : Nettoyage et désinfection du matériel
63
2.2.6. Gestion des déchets animaux provenant des marchés de volailles
Après le nettoyage des cages, la litière souillée est d’abord stockée sur place
puis donnée ou vendue aux horticulteurs dans 37,7% des marchés, parfois jetée dans la
nature (13,1%) ou dans les décharges.
Les cadavres d’oiseaux ne sont ni vendus, ni consommés mais jetés dans des
poubelles (95,1%) selon des volaillers. Cependant, ils sont parfois offerts à des non
musulmans.
L’évacuation des déchets n’est pas systématique dans les tueries, ils sont stockés sur
place (figure 26 et figue 27). Il a été constaté dans certaines tueries (8,53%), des
femmes qui achètent les sous produits (têtes, foies, pattes, intestins,..). Sur la plupart
des marchés, la gestion des déchets est laissée à la main des services chargés de
l’hygiène sur les marchés. Les déchets sont ramassés, presque tous les soirs, puis jetés
dans des poubelles ou des décharges situées non loin des marchés. Ils peuvent y passer
des jours ou des semaines, participant ainsi au dégagement d’odeur nauséabonde que
l’on perçoit aux abords des marchés.
64
2.3. SYSTEMES D’ENCADREMENT DES VOLAILLERS
Avant l’apparition de l’IAHP dans nos pays, très peu d’importance était
accordé aux marchés de volailles vivantes. De même, le concept de biosécurité dans
les marchés de volailles a été connu en Côte d’Ivoire que dans le cadre de la lutte
contre la Grippe Aviaire (GA). Par ailleurs, les autorités compétentes (MIPARH), à
travers la DSV et le SVDA, ont mené dans le cadre de la lutte contre cette maladie,
plusieurs actions visant à améliorer la biosécurité dans les marchés de volailles surtout
dans le district d’Abidjan.
Les autorités vétérinaires ont également mené une vaste campagne de nettoyage et de
désinfection des marchés de volailles au plan national. Cette campagne de
désinfection, sur le district d’Abidjan, a eu lieu dans 48 marchés de volailles.
D'ailleurs, en vue d’une bonne traçabilité des oiseaux présents sur les marchés, le
SVDA à travers la SHA, a mis à la disposition des responsables des volaillers des
registres.
65
CHAPITRE III : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS
3.1. DISCUSSION
66
3.1.2. Discussion des résultats
En plus, des élevages d’animaux (9,83%) et des animaux en divagation ont été
observés (31,1%). Ces animaux errants ont été aussi observés par KALLO (2008a).
67
Ces animaux peuvent être des vecteurs de contamination et de dissémination de
maladies aviaires hors des marchés.
Aux abords de 44,3% des marchés, des marchands ambulants ont été observés.
Ces marchands sillonnent les carrefours des grandes voies de circulation avec à la
main des oiseaux qu’ils proposent aux automobilismes et aux usagers. Cette
observation concorde avec celle faite par ADAMA (1990). Il ajoute que ces vendeurs
ambulants sont parfois employés par les commerçants sur les marchés pour écouler le
surplus d’oiseaux souvent à des prix très bas. BADJE (2007) et TRAORE (2007) ont
aussi confirmés la présence de ces vendeurs ambulants respectivement dans les rues de
Lomé et de Dakar. Ces vendeurs ambulants constituent des facteurs de risque
important de dissémination de maladies aviaires.
Bien que la plupart des responsables aient participés à des ateliers de
formation et d’information sur les mesures de biosécurité, la pratique commerciale de
l’ensemble des volaillers est plus ou moins contraire aux pratiques de biosécurité à
mettre en œuvre dans un marché de volailles. En effet, les mélanges d’espèces aviaires
sont fréquemment rencontrés (42,6%). De même, sur presque tous les marchés
(96,7%) des oiseaux de basse-cour d’âge différents ont été trouvés logés dans la même
cage. En période de soudure les oiseaux peuvent durer plusieurs jours à plusieurs
semaines sur les marchés, ce qui selon ADAMA (1990) peut entraîner parfois des
déplacements d’oiseaux à l’intérieur d’un marché ou d’un marché à un autre. Ces
déplacements d’oiseaux peuvent être source de dissémination d’agents pathogènes.
Aussi, le matériel utilisé par les volaillers est non conforme au principe de
nettoyage et désinfection dans tous les marchés. En effet, les cages de vente sont toutes
en bois (100,0%) et parfois très vielles (54,1%) donc difficiles à désinfecter. Les
mangeoires et abreuvoirs sont de fabrication artisanale dans tous les marchés. Les
caisses de transport de la volaille traditionnelle sont conçues avec des matériaux en
bois et celles utilisées pour le transport des oiseaux exotiques sont en plastique
(97,0%), parfois très vielles et sales (66,7%), et jamais désinfectés. Les véhicules de
transport de la volaille sont pour la plupart loués auprès des particuliers (97,0%). Dans
90.9% des cas, les grossistes approvisionnent plusieurs marchés dans le même jour et
68
ramassent les oiseaux de fermes en fermes (72,7%). Ces pratiques peuvent être source
de dissémination des agents pathogènes aussi bien de marchés en marchés, des
marchés vers les fermes, de fermes en fermes et vice versa. Cela a été confirmé par
BARKOK (2007) au Maroc.
Après le balayage des cages, la litière est donnée ou vendue aux horticulteurs
dans 37,7% des marchés, parfois jetée dans la nature (13,1%). Cette litière, souvent
très riche en agents pathogènes, peut être source de contamination.
Près de la moitié de la volaille commercialisée dans ces marchés est tuée et
éviscérée sur place par les abatteurs de volailles. Les carcasses de volailles, dans ces
tueries, sont préparées dans des conditions d’insalubrité et sont destinées à la
consommation finale sans conservation préalable. Et pire encore, aucune inspection
post mortem n’est faite (estampille des carcasses). Cette observation a été aussi faite
par KALLO (2008a) lors de ces précédentes enquêtes. Il affirme par ailleurs que dans
l’ensemble des tueries, le matériel d’abattage est globalement non conforme car il est
dans un mauvais état physique et hygiénique. Au Togo, BADJE (2007) qualifie ces
aires d’abattage des volailles de “point critique majeur dans les marchés de volaille” à
cause de leur caractère particulièrement insalubre.
69
3.2. RECOMMANDATIONS
Il est proposé de :
9 créer un cadre d’élaboration d’un plan de biosécurité, sous forme d’un manuel,
pour les marchés de volailles, tout en impliquant tous les acteurs (volaillers,
autorités locales, services vétérinaires). (Proposition en annexe VII).
Mais au préalable, il est important dans un bref délai de faire une étude socio-
économique afin d’évaluer l’acceptabilité sociale et culturelle des mesures
proposées et le niveau des coûts que peuvent supporter les intéressés ;
9 Mettre en place un programme de suivie et d’évaluation périodique des mesures
mises en place ;(proposition en annexe VIII).
9 Créer un cadre permanent de communication entre les différents acteurs;
9 Renforcer les capacités des services vétérinaires pour la surveillance et le
contrôle sur les marchés ;
9 Réglementer les zones d’abattage et les activités commerciales des volaillers ;
9 Continuer à encourager les volaillers dans leurs élans d’organisation ;
9 Aménager et équiper les marchés de volailles vivantes recensés.
— Mesures à long terme
Nous proposons de :
9 Mettre en œuvre un programme de développement de l’aviculture
traditionnelle ;
9 Construire des abattoirs modernes de volailles ;
9 Construire des marchés adaptés ;
9 Formaliser le circuit de transaction des oiseaux vivants en Côte d’Ivoire.
70
3.2.2. A l’endroit des organisations professionnelles des volaillers
9 Doter tous les marchés d’une coopérative ou d’une association des volaillers ;
9 veiller à l’application effective des mesures qui seront proposées ;
9 d’éduquer les volaillers aux changements de comportement, favorable à la mise
en œuvre des mesures de biosécurité.
71
CONCLUSION
72
En Côte d’Ivoire, l’aviculture occupe une place prépondérante dans la
production animale. Elle constitue une importante source de protéines animales et, est
génératrice de revenus pour les populations rurales et urbaines. Le développement de
ce secteur reste, néanmoins tributaire de la mise à niveau du maillon faible de la
filière, à savoir les circuits de commercialisation des produits avicoles.
Cette étude qui s’est déroulée de septembre à novembre 2008 dans le district
d’Abidjan, vise à évaluer la pratique des mesures de biosécurité dans les marchés de
volailles vivantes. Les enquêtes se sont déroulées, d’une part auprès des volaillers
dans les marchés et d’autre part auprès des consommateurs et des services vétérinaires.
73
moitié (44,3%) des marchés sont construits sur des sites provisoires et 45,5% non loin
d’habitations. Des animaux en divagation ont été observés sur 31,1% des marchés,
ainsi que des élevages d’animaux. Des vendeurs ambulants de volailles ont également
été observés aux abords de 44,26% des marchés visités.
Le matériel de travail des volaillers est pour la plupart non conforme car
difficiles à être désinfecté. En effet, les oiseaux de basse-cour sont transportés dans des
cageots en bois et ceux des élevages modernes, dans des caisses en plastiques. Ces
caisses en plastiques sont parfois dans un mauvais état physique et hygiénique. De
même, dans les marchés, les oiseaux sont logés dans des cages en bois. Les abreuvoirs
et les mangeoires sont de fabrication artisanale et ne sont pas désinfectés. Dans les
tueries, les outils et équipements des abatteurs sont sommaires. En effet, les tables de
découpes et les bacs à échaudage sont dans un mauvais état physique et sont également
très difficiles à être désinfectées, respectivement, dans 84,0% et 74,0% des tueries.
Sur les marchés, les déplacements d’oiseaux et de matériels sont fréquents. Des
volailles d’âges différents ont été logées dans la même cage dans 96,7% des marchés,
toutes issues de l’aviculture traditionnelle. De même, dans 42,6% des marchés, des
espèces différentes ont été également logées ensembles. Il a été aussi observé, dans
44,3% des marchés, des animaux logés à même le sol dans des cages. Aussi, sur tous
les marchés, les volailles traditionnelles sont mises dans des cages sans litières. L’eau
d’abreuvement des oiseaux, dans 36,1% des cas, est de mauvaise qualité et les oiseaux
reçoivent une très petite quantité d’aliment.
Les tueries particulières de volailles sont présentes sur tous les marchés. Ces aires
d’abattages des volailles sont un point critique majeur dans les marchés à cause de
leurs caractères particulièrement insalubres. Les déchets sont stockés sur place et
74
l’accès à l’eau est limité. Les notions élémentaires d’hygiène ne sont pas connues des
abatteurs. Ces acteurs sont particulièrement exposés aux zoonoses aviaires et les
carcasses d’oiseaux sont préparées dans des conditions d’hygiène inquiétantes.
75
LISTE BIBLIOGRAPHIQUE
76
1. ADAMA D. K, 1990. L’aviculture en Côte d’Ivoire. Situation actuelle et contribution à
l’étude des conditions de productions de l’œuf de consommation. Thèse : Méd. Vêt. : Nantes
10. CRSA, 2007 Atelier régional sur les approches de la biosécurité dans les marchés de
volailles vivantes, Rapport de formation, Bamako : MALI, du 15-17 août 2007.-20p
12. CÔTE D’IVOIRE : Comité National de Lutte Contre la Grippe Aviaire, 2006a
Plan national de prévention et de lutte contre la grippe aviaire en Côte d’Ivoire.-Abidjan.-36p
77
14. CÔTE D’IVOIRE : Ministère de la production Animale et des Ressources
Halieutiques/DSV, 2008 Actions d’amélioration de la biosécurité dans la filière avicole en
Côte d’Ivoire, Projet de mission.-DSV : Abidjan.-7p
15. COULIBALY D, 2007 Grippe aviaire et risque pour la santé publique (2-15)
in : séminaire sur la biosécurité dans les fermes et les marchés de volailles vivantes, Grand
Bassam, Côte d’Ivoire, du 26-28 septembre 2007.
17. DANHO T. ; BODJO C.; ADON H.; KACOU A. et COUACY-HYMANN E., 2000
Amélioration de l’environnement sanitaire de la volaille traditionnelle: cas de la Côte d’Ivoire
Rapport technique du Laboratoire Centre de Pathologie Aviaire (LCPA). – 211p
19. DJE K, 1998 Importation des produits de volaille. ré[Link] avicole, (14) : 3
20. DJE K, 2007 Impact économique de l’influenza aviaire sur les marchés des produits
avicoles en Côte d’Ivoire (3-7) in : séminaire sur la biosécurité dans les fermes et les marchés
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21. DJE K, 2008 Discours (24-27) in : première journée technique avicole : acte de l’atelier
organisé par l’Union des Organisations de la Filière Avicole (UOFA) des pays de l’UEMOA,
Abidjan, Côte d’Ivoire, du 16-18 janvier 2008.-37p
22. ESSOH A. F. E., 2006 Les importations de viandes de volaille et la filière avicole en
Côte d’ivoire. Thèse : Méd. Vét : Dakar ; 1
25. FAO, 2007b L’importance de la biosécurité dans la réduction du risque de grippe aviaire
dans les élevages et les marchés in : Conférence ministérielle internationale sur la grippe
aviaire et la grippe pandémique, New Delhi, INDE, du 4-6 décembre.- 12p
78
28. FAO, 2008b Cours régional sur la biosécurité des exploitations avicoles et les marchés
en Afrique de l’ouest, Bamako, Mali, du 13-17octobre2008
29. FAO, 2008c La biosécurité au service de la lutte contre l’influenza aviaire hautement
pathogène : contraintes et solutions possibles.-165.-Rome : FAO.-90p
31. GUEYE E.F, 1998 Village egg and fowl meat production in Africa
World’s Poultry Science Journal 54:73- 86
32. GUEYE E. F, 2008 Biosécurité pour les fermes avicoles (Secteurs3 & 4) et les
marchés de volailles vivantes.-Rome : FAO.-43p
33. GUEYE E. F, 2009 The role of networks in information dissemination to family poultry
farmers, World's Poult. Scien. Journ., 65:115-124
34. IPRAVI, 2006 Rapport moral et financier 2004, 2005 et du premier semestre 2006
La Lettre Avicole(Abidjan) :2-6
35. JACQUES. L.C, 1982 La ville d’Abidjan.- Fraternité Matin : Abidjan, 12 février1982
38. KALLO V, 2007a Enquêtes descriptives dans les marchés de volailles vivantes du
district d’Abidjan. Rapport final, Abidjan.-21p
40. KOE. P.F, 2001 Contribution à l’étude de l’impact économique de la coccidiose chez
les poules pondeuses dans les élevages semi industriels au Sénégal
Thèse : Méd.Vét : Dakar ; 7
79
41. KONDOMBO S. R, 2007 Structure, importance et perspectives du secteur avicole au
Burkina Faso.- Rapport final, Rome: FAO.-54p
50. TOURE.P.M, 1995 Etude des coopératives de productions animales en Côte d’Ivoire.
Thèse : Méd. Vét : Lyon; 95
51. TRAORE E. H.; SALL C.; FALL A. A. et FAYE P, 2006 Enjeux économiques de
l’influenza aviaire sur la filière avicole sénégalaise. Bull. RIDAF, 16(1):24-32
80
WEBOGRAPHIE
54. Abidjan-Wikipédia[En ligne]
Accès internet :[Link]
(Page consultée le 13 /02/2009)
57. Côte d’Ivoire: Ministère de l’Economie et des Finances /DGTCP. Fiche Technique de
la Circonscription Financière d’Abidjan[En ligne]
Accès internet : [Link]
(Page consultée le 13 /05/09)
81
ANNEXES
82
Annexe I : Circuit de distribution de la volaille vivante entre le Burkina Faso et la
Côte d’Ivoire
Collecteurs
primaires
(5 à 10 volailles)
Collecteurs
secondaires
(50 à 100 volailles)
Vendeurs
Ouagadougou (Burkina Faso) (250 à500 volailles)
Gare
(5. 000 volailles/ voyages) ferroviaire
Gare
Abidjan (Côte d’Ivoire) (3. 750 volailles) ferroviaire
Côte d’Ivoire
Consommateurs
83
Annexe II: Quelques désinfectants usuels
4. Acides
4a. Acide Chlorhydrique Acide concentré (10 10 minutes corrosif sur
Molaire) 10minutes de
Corrosif sur de nombreux métaux ; à
nombreux métaux ; à utiliser seulement s’il de
utiliser meilleurs désinfectants
seulement s'il à 2% (1 en sont pas disponibles.
:50) de
4b. Acide Citrique meilleurs désinfectants
ne sont 30 minutes
pas disponibles. sans danger pour
désinfecter les vêtements
Poudre 30 minutes 0.2% et
(2 g/l) le corps
Sans danger pour
désinfecter
les vêtements et le corps
85
Annexe III: Questionnaires pour les volaillers
traditionnels
Détaillants
86
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
25. Nettoyage/désinfection du matériel de vente : facile difficile impossible
26. Existe-t-il des cas de maladie ? oui non
27. Quelles sont les pathologies rencontrées ?........................................................................
28. Les oiseaux malades sont-ils vendus ? oui non
(Si non comment les gérés vous ?........................................................................)
29. Les cadavres sont : détruits jetés à la poubelle jetés dans la nature
Consommés vendus
Grossistes
Abatteurs
43. Description du matériel d’abattage :
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………….
44. Nettoyage/désinfection du matériel : facile difficile impossible
45. Fréquence du nettoyage/désinfection :
entre 2 carcasses entre 2 lots d’abattage après l’abattage
55. Les déchets sont ramassés tous les jours par le service d’hygiène : oui non
Si non comment sont-ils gérés ?:…………………………………………………
56. Les fientes sont : détruits jetés à la poubelle jetés dans la nature
(Si autres, précisez :……………………………………………………………………..)
57. Salubrité du lieu de vente : bon acceptable mauvais très mauvais
58. Les cadavres sont : consommés vendus jetés dans la nature autre :
59. Salubrité des lieux : acceptable mauvais très mauvais
60. Que savez-vous de la biosécurité ?...................................................................................
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
61. Formation et conseil sur la biosécurité : oui non
62. Comment verrez-vous un guide de bonne pratique de biosécurité ?................................
…………………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………………...
Les observations
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
88
Annexe VI : Questionnaire pour les consommateurs de volailles
9. Où achetez-vous la volaille ? :
Marché abattoir de volaille marchands ambulants magasin
Pourquoi ? :……………………………………………………………………………..
89
Annexe V : Guide d’entretien auprès des services vétérinaires
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
5. Vos actions en faveur d’une meilleure biosécurité dans les marchés de volaille :……
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
90
Annexe VI : Régions de provenances de la volaille vendue sur les marchés du district
d’Abidjan
SAVANES
ZANZAN
VALLEE DU
BANDAMA
HAUT SANSSADRA
AGNEBY
LAGUNES
DISTRICT
D’ABIDJAN
Zone d’enquête
91
Annexe VII : Esquisse pour l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques des mesures
de biosécurité.
92
Aux détaillants
Aux abatteurs
93
II. Mesures destiné aux services vétérinaires.
NB : cette liste n’est pas exhaustive. Des éléments peuvent être ajoutés ou retirés selon les
besoins du moment. Il va falloir toujours tenir compte du niveau d’acceptabilité des
destinateurs. C'est-à-dire avoir l’approbation de tous ces acteurs.
94
Annexe VIII: Audit procédural dans un marché de volailles vivantes
(District d’Abidjan)
I. IDENTIFICATION DU MARCHE
Numéro du questionnaire :
95
III. ANALYSE DE RISQUE FONCTIONNEL ET STRUCTURELLE
Marché fermé ?
100% ?
50 %?
½50%
100% ?
50 %?
½50%
100% ?
50 %?
½50%
96
Oiseaux de mêmes âges par cages ?
Mise en quarantaine ?
ne sont pas :
vendus ?
97
litières ne sont Utilisées comme engrais ?
pas
Stockées sur place ?
Cadavres Consommés ?
d’oiseaux ne
sont pas Jetés dans la nature ?
Sont détruits ?
Toujours préciser le type de produit utilisé pour le nettoyage et la désinfection ainsi que le
mode opératoire (en observation)
Pour chaque réponse négative, l’auditeur est tenu de consigner les observations faites suivie
de commentaires et de proposer des mesures correctives à appliquer dans ce cas. A la fin de
l’audit, une évaluation des mesures de biosécurité dans le marché est faite, basée sur des
critères d’évaluations, à travers le calcul de la somme des réponses positives.
L’amélioration tient compte des mesures correctives. Lorsque les mesures sont inacceptables,
tout le système est mis en cause et les mesures de biosécurité doivent être réappliquées dans
leur ensemble.
Les questions proposées peuvent évoluer selon la situation épidémiologique qui prévaut.
Il faut prévoir un système de recours, mais aussi de sanction en cas de non application des
mesures correctives.
98
Annexe IX : Liste des marchés de volailles vivantes dans le district d’Abidjan
Légende :
Gd: grand km: kilomètre willi: Williamsville Cdy: Cocody Esp: espace
C: Camp R9 : rue 9 Nv : nouveau PB. II(A) : Port-Bouët II (Ancien)
PB. II(N) : Port-Bouët II (Nouveau) Attécoub : Attécoubé Libafriqu : libafrique
99
SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR
100
LE (LA) CANDIDAT (E)
VU VU
VU
LE PRESIDENT
LE DOYEN DU JURY
DE LA FACULTE DE MEDECINE,
DE PHARMACIE ET
D’ONDONTOSTOMATOLOGIE DE
L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA
VU ET PERMIS D’IMPRIMER
DADAR, LE
101
PRATIQUE DES MESURES DE BIOSECURITE DANS LES MARCHES
DE VOLAILLES VIVANTES EN CÔTE D’IVOIRE :
CAS DU DISTRICT D’ABIDJAN
RESUME
La présente étude porte sur la pratique des mesures de biosécurité dans
les marchés de volailles vivantes du district d’Abidjan.
Elle vise à évaluer la pratique des mesures de biosécurité dans les marchés de
volailles vivantes, en vu de son amélioration dans le contexte de la lutte contre
les maladies aviaires.
La biosécurité est le moyen, le plus efficace et le moins coûteux,
actuellement utilisé dans la lutte contre les pathologies aviaires. Elle consiste à
un ensemble de mesures et de pratiques mises en œuvre pour lutter contre
l’introduction, le maintien et la dissémination de germes pathogènes.
102