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Lits Bactériens RP

Le chapitre traite des lits bactériens, une méthode d'épuration biologique des eaux usées, qui utilise des micro-organismes fixés sur des matériaux poreux pour éliminer la matière organique et nitrifier l'azote. Il décrit le fonctionnement, les matériaux utilisés, et les caractéristiques du biofilm formé, ainsi que les différents types de charges et les avantages et inconvénients de cette technique. Bien que moins performants que les boues activées, les lits bactériens offrent une faible consommation d'énergie et une bonne décantabilité des boues, mais nécessitent un prétraitement efficace et peuvent être sensibles au colmatage.

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Lits Bactériens RP

Le chapitre traite des lits bactériens, une méthode d'épuration biologique des eaux usées, qui utilise des micro-organismes fixés sur des matériaux poreux pour éliminer la matière organique et nitrifier l'azote. Il décrit le fonctionnement, les matériaux utilisés, et les caractéristiques du biofilm formé, ainsi que les différents types de charges et les avantages et inconvénients de cette technique. Bien que moins performants que les boues activées, les lits bactériens offrent une faible consommation d'énergie et une bonne décantabilité des boues, mais nécessitent un prétraitement efficace et peuvent être sensibles au colmatage.

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Chapitre V Les lits bactériens

1
LES LITS BACTERIENS

1) Introduction : L’épuration des eaux par lit bactérien est une méthode d’épuration biologique par cultures
fixées, les premières installations remontent à 1870. Ce système est le plus souvent utilisé pour les eaux
usées et les eaux très chargées provenant d’industries, le but du procédé est de :
- Eliminer la matière organique biodégradable,
- Réaliser la nitrification de l’azote contenue dans l’eau.
L’épuration par lit bactérien permet pour une station de traiter des charges de pollution de 100 à 3000 éq-
hab, mais convient surtout pour des charges de 300 à 2000 éq-hab (équivalent habitant).

2) Description : Cette technique consiste à faire supporter les micro-organismes épurateurs par des
matériaux poreux ou caverneux (pierres concassées, pouzzolane, mâchefers ou de garnitures plastiques).
L'eau à traiter est dispersée en tête de réacteur, traverse le garnissage et peut être reprise pour une re-
circulation. Dans les lits bactériens (ou filtres bactériens ou bio-filtre), la masse active des micro-organismes
se fixe sur des supports poreux inertes ayant un taux de vide d'environ 50% (minéraux, comme la pouzzolane
et le coke métallurgique, plastiques, les roches volcaniques, les cailloux) à travers lesquels on filtre l'effluent
à traiter.
Pour ne pas avoir un colmatage rapide de la culture bactérienne, il faut effectuer les opérations de pré-
traitement suivantes : dégrillage, dessablage, dégraissage et décantation primaire (décanteur-digesteur). Puis,
l'effluent (eau à traiter) est réparti aussi uniformément que possible (dispersion en pluie par une grille de
répartition rigoureusement plane) à la surface du filtre (Figure 1).x

Figure I : Schéma de principe d’une filière type par lit bactérien.

Ensuite l’effluent (eaux à traiter) va être aspergé sur le lit bactérien grâce à un gicleur, là les bactéries
aérobies vont minéraliser la matière organique en suspension. L'aération dans le lit bactérien est réalisée par
tirage naturel ou par ventilation. Ainsi, une aération abondante, par le sommet et le bas du massif filtrant
provoque sur ce dernier le développement d'une flore microbienne aérobie, de plus, la percolation lente de
l’effluent rend le processus d'oxydation efficace.

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Chapitre V Les lits bactériens
Lorsque la pellicule bactérienne devient trop importante, elle se détache naturellement; elle doit alors être 2
séparée de l'effluent par décantation. L’eau va donc dans un décanteur secondaire (ou clarificateur) afin
d’éliminer les éventuelles boues restantes.
3) formation d’un biofilm sur un matériau: Un biofilm peut être défini comme étant une communauté
microbienne généralement contenue dans une matrice de polymères organiques, adhérant à une surface.

Caractéristiques du biofilm : Apres ruissellement de l’eau sur un solide, il se forme alors à la surface de ce
solide une « zooglée » ou biofilm constituée de deux zones une zone aérobie et une zone anaérobie

Les principales caractéristiques


du biofilm sont :
• Structure
• Épaisseur
• Densité
• Activité
• Détachement

Remarques
- Epaisseur de la zooglée est de
2 à 3 mm (en forte charge).
- L’aération est soit naturelle,
soit artificielle.
-sur les matériaux plastiques, la
zooglée adhère moins bien

4) Matériaux : Ils doivent être assez solides et résister à la pression. On emploie donc des pouzzolanes, du
coke, du mâchefer ou tout simplement des pierres. La granulométrie de ces pierres n’est pas quelconque,
elles ont entre 4 et 8 cm de diamètre.
 l’indice de vide des matériaux classiques est de 0,5 sans zooglée, mais quand la zooglée se développe,
l’indice est ramené à 0,15
 il existe maintenant des matériaux synthétiques, légers et donnants un indice de vide élevé :

ρ (kg/m3) Aire spécifique (m2/m3) « n » indice de vide


Flocor 37 87 0,98
Cloisonyle 80 220 0,94
pierre 1350 105 0,50

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La nature du garnissage du lit bactérien définit : 3
- Le mode d’alimentation de l’ouvrage (arrosage ou submersion)
- Le mode d’aération (naturelle ou insufflation d’air)
- Le mode de clarification (décantation ou filtration)
- Le mode d’extraction des boues biologiques en excès (pompage dans le décanteur ou lavage
cyclique du garnissage)

5) TRANSFERT DE MATIERE

1. Transfert de l'oxygène dans


la phase liquide;

2. Transfert des substrats à


travers l’interface liquide-biofilm;

3. Transfert du substrat et de
l’oxygène dans le biofilm, suivi de
bioréactions d’oxydation;

4. Détachement du biofilm
(cisaillement, abrasion, collisions
des bioparticules).

5.1) BIOCINETIQUE: La cinétique de Biodégradation va dépendre de :

• L’activité biologique

• La concentration en bactéries de la biomasse active

• Le flux diffusionnel du polluant et de l’oxygène dans le biofilm

5.2) Les expressions générales de la cinétique dépendent de :

• La croissance

• Maintenance et ralentissement (déclin) endogène

• La mort

• Assimilation du substrat

Pour les lits bactériens, on se place dans la phase de croissance ralentie des bactéries, nous avons donc

Lf/Lo=1/(1+KXt)

t= temps de passage sur le lit bactérien


Av = aire spécifique en m2/m3
t/H= C’Avm/qn q = charge hydraulique m3/m2*h
H = hauteur du lit

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Remarque 1 : ce genre de formule est peu commode et le temps de passage est, en fait, déterminé 4
expérimentalement.

Remarque 2 : la hauteur du lit est généralement de 1 à 3 m, il ne faut pas qu’il soit trop haut car il y aurait
alors des problèmes d’aération.
θ
 l’aération se fait en général naturellement, soit par en haut, soit par en bas. On essaie également d’aérer
l’eau, pour cela on utilise les « sprinklers »
 Pour que l’aération se fasse naturellement, il faut une différence de température entre l’air extérieur et
le lit d’au moins 2°C pour que le lit marche correctement. On a donc :

r = volume de l’effluent clarifié retournant au L.B/volume d’eau décantée arrivant au L.B.


θ =Text-Tint

La vitesse de passage de l’air est : v= 0,075(θ-2) en m/min

On voit donc que pour un écart de 6°C, on a v= 0,075.4=0,3 m/mn ou v = 18 m/h

- il sera quelquefois nécessaire d’avoir une aération artificielle (bassin couvert), on calculera alors les
soufflantes pour avoir une circulation d’air de 18 m/h, c'est-à-dire correspondant à un écart de
température de 6°C
- en générale : bassin couvert ------ grande agglomération
bassin découvert------petite agglomération

Notion de charge : On définit 3 sortes de charges :

 la charge massique : Cm = L0Q/Xt

 la charge volumique Cv=L0Q/V

 la charge hydraulique Ch=Q/S(nb de m3 quotidien que l’on peut faire passer par m2 d’épurateur

La charge massique est difficilement accessible pour les L.B. on utilise donc surtout C v

 il y a deux sortes de L.B. :



- les L.B. à Fortes charges L B F
- les L.B. à faibles charges L B f

Charge Fortes charges L B F faibles charges L B f

Volumique 0,7-4,8 0,08-0,4


D.B.O./m3.j kg
Hydraulique m3/m2.j 40-15 8-10

 aux fortes charges volumiques correspond donc de fortes charges hydrauliques ceci se comprend par le
fait qu’une DBO élevée implique un grand accroissement de la zooglée, il est alors nécessaire d’avoir
une forte charge hydraulique pour détacher cette zooglée. Cette zooglée sera par ailleurs de la matière
organique peu minéralisée, il faudra donc décanter les boues et les envoyer dans des digesteurs.
 Aux faibles charges, peu de pollution, donc DBO bien assimilée, donc grosse minéralisation et petit
développement de la zooglée. Les boues qui sortent des L.B.f sont pratiquement terreuses, elles se
décantent bien et ont l’odeur d’humus. Le rendement de l’épuration par L.B.f est élevé (95%)

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Remarque : il existe des matériaux plastiques dont l’indice de vide va de 0,9 à 0,98. on peut alors avoir des 5
Cv= 10 kg/ m3.j, Ch= 240 m3/m2.j, avec des hauteurs de L.B. allant jusqu’à 12 m de haut et des DBO
atteignant 5000mg de DBO à l’entrée.

Amélioration : la recirculaton

elle consiste à renvoyer une partie des eaux épurées en tête de L.B, on recycle ainsi de 20 à 90% des eaux.
L’avantage est la dilution de l’eau envoyée sur le L.B et la réoxygénation du lit.

Taux de recyclage: r = volume de l’effluent clarifié retournant au L.B/volume d’eau décantée arrivant au
L.B.

Décanteur secondaire d’un L.B.: Le temps de séjour est de 1 à 1h30 (même technique de calcul que pour les
décanteurs primaries)

Remarque :

Un L.B.F possède environ 3200 à 6300g de matière sèche/m3 de lit


Un L.B.f possède environ 4700 à 7200g de matière sèche/m3 de lit

Pour un L.B.F : on a Cv= 875g/m3.j ( valeur optimale suivant Imhoff)

Cm=875/3200 à 6300=0,14 à 0,27g fde DBO 5/g de M.S

Pour un L.B.f on a Cv= 175g/m3.j (valeur optimale de Imhoff)

Cm=175/4700 à 7200=0,025 à 0,037g de DBO 5/g de M.S

Avantages et inconvénients :

Ce système d’épuration présente certains avantages : faible consommation d'énergie ; fonctionnement


simple demandant peu d'entretien et de contrôle ; peut être installé en amont d'une station à boue activée afin
de déconcentrer les effluents du type agroalimentaire ;
bonne décantabilité des boues ;
plus faible sensibilité aux variations de charges et aux toxiques que les boues activées.
Mais aussi des inconvénients :
performances généralement plus faibles qu'une technique par boues activées, qui tient en grande
partie aux pratiques anciennes de conception. Un dimensionnement plus réaliste doit par conséquent
permettre d'atteindre des qualités d'eau traitée satisfaisantes ;
coûts d'investissement assez élevés ;
nécessité de pré-traitements efficaces ;
sensibilité au colmatage et au froid ;
source de développement d'insectes (en cas de conception et/ou d'exploitation défectueuse) ;
boues fermentescibles ;
ouvrages de taille importante si des objectifs d'élimination de l'azote sont imposés.

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