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1172THV 1

Cette étude porte sur le suivi de l'élevage de poulet de chair à Bir Ouled Khelifa, en Algérie, en analysant les performances de poids, santé, alimentation et hygiène. Le taux de mortalité a atteint 2% durant la première semaine, tandis que la consommation alimentaire quotidienne a varié de 21 g à 165 g, avec un poids moyen à l'abattage de 2 kg. Les résultats soulignent l'importance du poulet de chair dans la consommation carnée algérienne.

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Cette étude porte sur le suivi de l'élevage de poulet de chair à Bir Ouled Khelifa, en Algérie, en analysant les performances de poids, santé, alimentation et hygiène. Le taux de mortalité a atteint 2% durant la première semaine, tandis que la consommation alimentaire quotidienne a varié de 21 g à 165 g, avec un poids moyen à l'abattage de 2 kg. Les résultats soulignent l'importance du poulet de chair dans la consommation carnée algérienne.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Institut des Université Saad


Sciences Dahlab-Blida 1-
Vétérinaires-
Blida

Projet de fin d’études en vue de l’obtention du


Diplôme de Docteur Vétérinaire

Suivi d’élevage de poulet de chair dans la commune de Bir Ouled Khelifa


wilaya d’Ain Defla

Présenté par
Djellab Zakaria et Louali Mohamed Yacine

Date : 26/06/2016

Devant le jury :

Président : DAHMANI H. M.A.A ISV Blida 1


Examinateur : AKKOU M. M.A.A ISV Blida 1
Promoteur : OUCHENE N. M.C.A ISV Blida 1

Année : 2015 - 2016


REMERCIEMENTS

Avant tout nous remercie Dieu le tout puissant de nous avoir accorder la foi, le courage, la
santé et les moyens de conception de ce modeste travail. Nous tenons à exprimer nos profonds
remerciements à notre promoteur Monsieur OUCHENE Nassim de nous avoir encadrés, mais
aussi pour ses conseils sa patience, aux cours des entretiens, qu’il trouve ici l’expression de
notre sincère gratitude.

Nos vifs et sincères remerciements à monsieur DAHMANI Hichem pour l'honneur qu'il nous a
fait d'accepter présider ce jury.

Nos vifs remerciements à AKKOU Madjid , d'avoir accepté d'examiner et juger ce travail. Nos
remerciements à nos parents qui n’ont pas cessé ou hésité à tout moment de nous protéger.
DÉDICACES
Avant tous je remercie Allah qui ma donné la volonté pour accomplir ce travail : Je
me fais le plaisir de dédier ce modeste travail à :
Ma très chère Mère qui m’a entouré d’amour et qui m’a consolidé durant les moments les
plus difficiles de ma vie. Qu’Allah la garde.
Mon très cher Père qui m’a encouragé et qui m’a guidé par ses précieux conseils.
Qu’Allah le garde.
Mes frères et Sœurs

Toute la promotion 2016.


A tous ceux que j’aime

DJALLAB Zakaria

Avant tous je remercie Allah qui ma donné la volonté pour accomplir ce travail : Je
me fais le plaisir de dédier ce modeste travail à :
Ma très chère Mère qui m’a entouré d’amour et qui m’a consolidé durant les moments les
plus difficiles de ma vie. Qu’Allah la garde.
Mon très cher Père qui m’a encouragé et qui m’a guidé par ses précieux conseils.
Qu’Allah le garde.
Mon frères et Ma Sœur

Toute la promotion 2016.


A tous ceux que j’aime

LOUALI Mohamed Yacine


Résumé
À côté de la viande rouge, la viande blanche occupe une place importante dans la
consommation carnée des algériens. Notre objectif dans cette étude était le suivi de l’élevage
de poulet de chair de J0 au J-abattage. Les performances de poids, santé, alimentation et
hygiène ont fait l’objet de ce suivi. Le taux de mortalité a atteint son maximum durant la
première semaine de la période de démarrage (2%). Ensuite le taux décline jusqu’à la fin de la
période d’élevage. La consommation journalière varie de 21 gr d’aliment/ jour pour le début
pour atteindre 165 gr/ jour en période de finition. Le poids au démarrage est de 127 gr et il
atteint 2 kg en moyenne à l’abattage. L’ensemble de ces résultats montrent l’importance du
poulet de chair en Algérie.

Mots clés : Poulet de chair, abattage, Algérie, poids


Abstract

Beside red meat, white meat occupies an important place in the meat consumation of Algerians.
Our objective in this study was the monitoring of broiler breeding Day0 day-slaughter. The weight
of performance, health, nutrition and hygiene were the subject of this monitoring. The mortality
rate peaked during the first week of the start-up period (2%). Then the rate declines until the end of
the rearing period. Daily consumption ranges from 21 gram of food / day for the start to 165 gram /
day during the finishing period. The starting weight is 127 grams and it reached 2 kilograms on
average slaughter. All these results demonstrate the importance of the expensive chicken in
Algeria.
Keywords :Broilers, slaughter, Algeria, weight
‫ملخص ‪:‬‬

‫جبانب اللحوم احلمراء اللحوم البيضاء حتتل مكانا هاما يف استهالك اللحوم من اجلزائريني‬

‫كان هدفنا من هذه الدراسة رصد تربية الدواجن من اليوم االو ت ى يوم الذب من تي الونن الححة والتذذية‬

‫والنظافة‪.‬و بعد ان كان معد الوافيات خال االسبوع االو يف فرتة البدء (‪ )٪2‬مث ينخفض املعد ت ى هناية فرتة‬

‫الرتبية‪ .‬االستهالك اليومي خيتلف من ‪ 22‬غرام من العلف ‪ /‬يوم يف البداية إىل ‪ 261‬غرام ‪ /‬اليوم فرتة االنتهاء‪ .‬ويبدأ‬

‫ونن ‪ 221‬جرام ويحل ‪ 2‬كجم يف املتوسط الذب ‪ .‬وتشري كل هذه النتائج اىل أمهية الدجاج يف اجلزائر‪.‬‬

‫الكلمات املفتاتية ‪:‬‬

‫الدواجن ‪ ,‬ذب الدواجن‪ ,‬اجلزائر‪ ,‬الونن‬


Liste des tableaux :

Tableau Titre Page


1 Les normes de température d’élevage pour le poulet de chair 14
2 Matériel d’alimentation pour les poulets standard 16
3 Consommation d’eau par jour pour 1000 sujets 20
4 Besoins moyens en oligo-éléments exprimés par kg d’aliment standard 22
Additions recommandés de vitamines dans les aliments destinés aux
5 23
poulets de chair (en UI/Kg ou en ppm = g/tonne)
6 Composition chimique du blé en % MS 24
7 Principaux nutriments dans le tourteau de soja en % MS 26
8 Composition chimique du maïs en % MS 29
9 Programme vaccinal 33
10 Equipement 36
11 Programme alimentaire 37
12 Qualité de l'eau de boisson 37
13 Protocole vaccinal 38
14 Programme lumineux , température hygrométrie 39
15 Taux de mortalité 41
Liste de figures :

Figure Titre Page


1 L’évolution de la production des viandes blanches en Algérie 4
2 L’exposition du bâtiment d’élevage du poulet de chair 8
3 Implantation optimale du bâtiment par rapport au soleil 9
4 Relation entre la consommation d'aliment et le poids 42
5 Chauffage 42
6 Abreuvoirs et abreuvement 43
7 Mangeoire 43
8 Extracteur 43
9 Ensemble de l'élevage 44
10 Pad Cooling 44
Sommaire
Introduction…………………………………………………………………………………………………………............………..1
Première partie : Etude bibliographique

Chapitre I : Généralités

[Link]érêt de l'élevage de poulet de chair……………….....………………………………….....…………..………..2


[Link] de l'aviculture en Algérie…………………………………………………………………………………..............3
[Link] de la filière……………………………………………………………………………..………...................4
Chapitre 2 : Conception d’élevage de poulet d chair .
1. Introduction ……………………………………………………………………………………………………………………….7
2. l’installation des bâtiments d’élevage………………………………………...…………………………………..……..7
3. L’orientation des bâtiments d’élevage ……………………………………………...……………………..…..…....…8
4. Les Matériaux de construction…………………………………………..………………………………............…………9

Chapitre 3 : Conditions d’ambiances du poulet de chair


1. La température……………………………………………………........………………….....……………………...14
2. L’humidité relative ou Hygrométrie…………………………………………………………......…………………….15
3. L’aménagement intérieur de la salle d’élevage……………….....…………...……....…………………15
4. Ventilation…………………………………………………………………………………….……………...……........…………16

Chapitre 4 : Alimentations du poulet de chair.

[Link]………………………………………………..………………………………………………………………………19
[Link] besoins en eau……………………………………………………………..………………………………………………… 19
[Link] besoins énergétiques………………………………………………….……………………………………………………20
[Link] besoins protéiques…………………...………………………………………………………………………………………20
[Link] éléments minéraux…………………..……………………………………………………………………………………..21
[Link] besoins vitaminiques……….....……………………………………………………………………………………………..22
[Link] Adjuvants………………………...……………………………………………………………………………………………….23
[Link] antibiotiques………………………..………………………………………………………………………………………….23
[Link] anticoccidiens……………………..…………………………………………………………………………………………..23
[Link] forme et composition de l’aliment …………………………………………………………………………………24
[Link] matières grasses……………………………………………………………………………...……………………………27
Chapitre 5 : Hygiènes et prophylaxie.

1.Règle d’Hygiène…………………………………………………………………………………………………………….……… 31
[Link]…………………………………………………………………………………………………………………..………31
[Link] désinfection……………………………………………………………………………………………………………………..34
[Link] vide sanitaire ………………………………………………………………………………………………………………..…34
[Link] quotidien de l’éleveur……………………………………………………………………………………………....34

Deuxième partie : Partie pratique.

1. Objectif.....................................................................................................................................35
2. Matériel et méthode ...............................................................................................................35
Equipement.................................................................................................................................36
Alimentation ...............................................................................................................................36
Qualité de l'au de boisson............................................................................................................37
Litière...........................................................................................................................................38
[Link] vaccinal.......................................................................................................................38
Programme lumineux température hygrométrie .......................................................................39
4.Résultat .....................................................................................................................................40
[Link]é et éventuel pathologique................................................................................................44
[Link] .................................................................................................................................45
Conclusion perspectives ............................................................................................................46
Introduction :

L’élevage standard de poulets de chair, consiste à mener à terme l’élevage des poussins
jusqu’à l’âge de l’abattage, en respect des normes d’élevage pour une meilleure croissance
(nutrition, densité, température, éclairage, hygiène et sécurité) et des conditions de
préparation du bâtiment et du matériel.

En élevage de poulets de chair, la pratique de la bande unique (un seul âge et une seule
souche par ferme) de façon à respecter le système « tout plein - tout vide » constitue la règle
d’or de l’élevage.

La conception générale des bâtiments permet de rendre facile et efficace les mesures de
protection sanitaire ainsi que les différentes opérations visant l’hygiène et la désinfection
(Quemeneur, 1988). La surface totale maximale utilisable des bâtiments avicoles pour
volailles de chair de toute unité de production est de 1 600 m2 (INAPG, 2003 ; PE, 2005), les
volailles sont élevées au sol, et le nombre maximum de poulets par bâtiment est de 4 800
sujets (INAPG, 2003 ; PE, 2005).

La conduite d’élevage dépend de plusieurs paramètres (conditions d’ambiance), qui agissent


directement ou indirectement seuls ou unis, sur l’état de santé et le rendement zootechnique
des oiseaux (Le menec, 1988 ; Villate, 2001). Les cinq paramètres qui ont plus d’importance
sont la température, l’humidité, les mouvements de l’air, la litière et l’ammoniac (Le menec,
1988).
La consommation varie en fonction de plusieurs facteurs : l’âge de l’animal, la souche, la
présentation physique de l’aliment, l’environnement (température, ventilation, etc. ...) et la
digestibilité de l’aliment (Hagen, 2002).

Pour qu'un poulet de chair atteigne le poids de 1500 g, il fallait 120 jours en 1920, 44 jours en
1980 et 33 jours seulement en 1998 (Albers, 1998). Le poids moyen du poulet de chair a
doublé entre 1967 et 1996, alors que l'indice de consommation diminuait régulièrement
(Reffay, 1998).

En fin, dans cette étude nous avons essayé d’étudier les paramètres et les conditions
d’élevage de poulet de cher en Algérie. On commence au début par une partie
bibliographique et on présentent ensuite la partie expérimentale.
Références bibliographiques

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Alves de Oliveira, 1997 .Du poulet et de la poule pondeuse. Paris. P 227.

Anonyme 1, 2005. Yeast derivatives. Rev. CFNP. TAP.p 138

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Tindouf perspectives de développement. Mém. d’ing. agro. INFSAS, Ouargla. P 37.

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Bougon, 1988 . Guide d’élevage poulet de chair p 58

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Bouzouaia, 1991 . Rapport des statistiques production animale. p 30.

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Brugere-Picoux, 1992. Réflexion sur la situation de l'élevage avicole type chair

Buldgen et Steyaert, 1996. Système d’élevage de poulet de chair

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De Blas et al., 1995 .Elevage du poulet de chair p 87

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Villate, 2001 .Maladies des volailles. Ed France Agricole. (2éme édition).
1
1. Intérêt de l'élevage de poulet de chair

La filière "chair" connaît un degré de structuration plus avancé, par rapport à la filière "ponte" parce
que la biologie du poulet est rapide 8 semaines, mais la biologie de la poule est très longue 18
semaines.

Globalement, des progrès intéressants ont été réalisés dans la satisfaction des besoins internes en
produits biologiques (FERRAH, 1996). Ces derniers sont mis en œuvre que dans le cadre des
systèmes d’élevages familiaux ruraux. Dans ce cas précis, ces élevages contribuent à valoriser les
conditions difficiles caractéristiques de certaines zones agro-écologiques et représentent, de
surcroît,

le seul moyen efficace de lutte contre le processus de paupérisation qui affecte, il faut souligner,
essentiellement les zones rurales. Elles y interviennent par leur capacité à procurer, à améliorer, à
sécuriser et à diversifier les revenus des populations pauvres, ces élevages participent aussi à la
mobilisation de la force de travail inemployée des ménages (enfants, femmes et contribuent à
assurer la transition vers d’autres activités agricoles) (apport de capital). Ainsi, ces élevages assurent
une véritable fonction d’intégration sociale sans compter leurs apports en protéines animales de
qualité et de moindre coût (FERRAH, 2004).

L'aviculture comme la lutte contre la malnutrition urgente des problèmes à résoudre vis-à-vis
une demande en viande toujours croissante. L’élevage avicole présente des avantages qui sont
notamment liés aux :

 Particularités des volailles (durée du cycle biologique)

L’amélioration génétique est élevée, le renouvellement du cheptel est rapide ainsi que
l’accroissement des effectifs. Le métabolisme élevé de la volaille permet la transformation des
matières d’origine végétales en protéine animales.

 Les avantages techniques

Cette production est techniquement réalisable facilement à grande échelle du fait que les normes
de fabrication et de conception des bâtiments, des équipements sont connus et que l’alimentation
est totalement maîtrisée. Les maladies des volailles sont connues et les plans prophylactiques
protègent les élevages avicoles des grandes épidémies. Outre les techniques de conditionnement

2
sont avancées, il y a lieu de souligner que celles ci ont donné des résultats appréciables.

 Les avantages socio-économiques

Au niveau international ce type d’élevage nécessite moins d'investissement que le développement


des élevages ovins et bovins. Il peut favoriser l’intégration des productions végétales locales (orge,
tourteaux, caroubes) à l’échelle de l’exploitation son caractère hors-sol fait que cet élevage n’exige
que peu de place et ne nécessite pas de modification dans le système de culture (FERRAH, 2004).

2. Place de l'aviculture en Algérie

2.1. Période coloniale

Il convient de rappeler que l'élevage en Algérie en général et l'aviculture en particulier n'ont pas
connu un développement notable pendant l'époque coloniale, le modèle dominant était
l'aviculture fermière de type familial. Les petites exploitations, ou les conditions pédo-climatiques
limitent le champ d'application des cultures, sont entretenues avec un certain nombre de volailles.
La conduite est d'une manière globale précaire et la productivité du cheptel est faible. L'habitat est
souvent inexistant et suivant les régions, les animaux s'abritent tant bien que mal, dans un coin très
réduit, parmi les bûches, sous les sarments de vigne, les bois ou les rameaux d'oliviers. Les
croisements génétiques se font au hasard, les races sont dans la plupart des cas locales. L'aviculture
coloniale, quand à elle, était embryonnaire. Elle enregistre une légère impulsion durant la guerre de
libération suite au développement rapide de l'appareil militaro-administratif (OULD ZAOUCH, 2004
et BELOUM, 2000).

2.2. Période après l'indépendance

L'aviculture ne participait que faiblement à la production, en 1960 sa production s'élevant à 1700


tonnes de viande blanche (FENARDJI, 1990) cette faible production est due essentiellement à la
colonisation qui n'a pas permis aux agriculteurs d'investir dans l'aviculture. La reconduction du
modèle agro-exportateur algérien à défavoriser le développement de l'élevage en général et de
l'aviculture en particulier. A cette époque, l'aviculture se trouvant à un stade très marginal en
comparaison avec le niveau atteint dans d'autres pays : axé sur la production des poulets de chair,
elle était basée essentiellement sur l'importation du poussin d'un jour, vu que la production des
oufs à couver ne dépassait guerre 2 millions d'unités/an. Au lendemain de l'indépendance de 1962
jus qu'à 1970, l'élevage était essentiellement fermier sans organisation particulière, les produits
d'origines animales et particulièrement avicoles occupaient une place très modeste dans la
3
structure de la ration alimentaire de l'Algérie (FENARDJI, 1990).

Figure 01 : L’évolution de la production des viandes blanches en Algérie 1970 - 2003)

Sources : FERRAH (1996) et OULD ZAOUCH (2004).

A partir de 1970 (la Figure 01) montre une croissance considérable dans la production de la viande
blanche durant la période 1970–1990 pour atteindre 269000 tonnes, avec une consommation de
l'ordre de 11,5 kg/hab/an. L'aviculture n'a alors cessé de se développer à travers les différents plans
de développement et les organisations de productions qui interviennent en amont et en aval. Ces
dernières la production nationale de la viande blanche a connu des fluctuations d'une année à
l'autre pendant la période 1991-1999 (la Figure 01). Après on assiste à une croissance considérable
pendant la période 2000-2003 La production nationale a diminué, une chute brutale de la
production a été en 1996 pour atteindre 93000 tonnes avec la diminution du niveau de
consommation de l'ordre de 3,5 kg/hab/an. La filière avicole n'a commencé à absorber le choque
de la libéralisation qu'à partir de 1999 avec une augmentation de la production de 200000 tonnes
avec consommation de l'ordre de 6,7 kg/hab/an et elle a chuté en 2002 et à une augmentation en
2003 de 320646 tonnes (FERRAH, 2004).

3. Structuration de la filière

On peut diviser cette période en deux époques:

3.1. Période 1967-1973

Le premier plan quadriennal (1970 – 1973) Bien que cette époque ait vu naissance de l'Office

4
National des Aliments de Bétail (O.N.A.B) en 1969 qui avait la charge de promouvoir la production
animale au sens large et de réguler des viandes, le développement avicole était approché en terme
d'amélioration de la production fermière, pour la fourniture de protéines à moindre coût et de
valorisation des sous produits fermiers. (FERRAH, 1996; OULD ZAOUCH, 2004 et BELOUM, 2000).

3.2. Période 1974 -1979

Le deuxième plan quadriennal (1974 - 1977) C'est en faveur de la salarisation massive et du


taux d'accroissement démographique 3% que l'on assiste à l'émergence d'une politique avicole
axée essentiellement sur la filière chair intensive. Cette période correspond à l'avènement de la
restructuration de l'environnement de l'entreprise en 1974, à travers laquelle l’Etat a renforcé l'
O.N.A.B par la création d'un certain nombre d'organisme comme l'Institut de Développement
des Petits Elevages (I.D.P.E) en 1978 et l'Institut National de la Santé Animale (I.N.S.A), afin de
promouvoir et de développer la production animale. C'est à partir de la structure de la filière
commence à apparaître, (FERRAH, 1996 et OULD ZAOUCH, 2004).

3.3. Première restructuration de 1981

La restructuration intervenue en 1980, vient après le lancement du premier plan quinquennal


(1980 -1984) au cours duquel l'état a consacré un budget très important aux filières avicoles qui
étaient de 495,7 millions de dinars, soit 41% des investissements alloués au développement des
productions animales durant cette période. En effet, la croissance rapide de la demande et le
recours massif aux importations devenant coûteuses, vont amener l’état à partir de 1980 à
rechercher la remonté de la filière par l'implantation de tous les maillons stratégiques. Cet effort
soutenu c'est surtout concentré sur l'amont des filières, par la mise en place d'une industrie des
aliments du bétail (I.A.B) et les infrastructures d'approvisionnement en facteur de production. Au
cours de celle période, l'aviculture intensive a enregistré une croissance très rapide, elle a bénéficié
d'investissements importants dont le volume est passé de 127 millions de dinars durant les deux
plans quadriennaux (1970 -1973 et 1974 -1977) à 460 millions de dinars pour le seul plan
quinquennal (1980 -1984). (FERRAH, 1996 et OULD ZAOUCH 2004).

5
6
Chapitre 2 : Conception de l'élevage de poulet d chair

1. Introduction

Avant de concevoir un bâtiment d'élevage il faut comprendre que les poulets peuvent modifier
l’ambiance d'une manière sensible après trois semaines de vie. Ainsi la chaleur animale qui se
dégage à travers le plumage, par le bec et même des fientes (excréments) augmentent la
température du local. Cette chaleur doit être utilisée en hiver et éliminée en été. Pour élever le
poulet d’une manière rentable, il est nécessaire d’intensifier de plus en plus des bâtiments
totalement conditionnés ou bien isolés.(guide d’élevage Hubbard) .

2. L’installation des bâtiments d’élevage

Les bâtiments doivent être adaptés au niveau d’intensification, à la taille de l’élevage et aux moyens
disponibles (électricité...). Il convient donc d’adapter les principes généraux et les exemples
proposés ici, une des premières qualités des bâtiments est de permettre à l’élevage de se dérouler
dans des conditions satisfaisantes de sécurité d’hygiène et de faciliter du travail. Pour le choix
d’emplacement des bâtiments, selon LAOUER (1987) Celui-ci doit être parfaitement approprié :
� Il faut éviter les terrains trop humides.
� Ou trop prés de zones d’habitations.
� Ainsi que ceux situés à proximité d’une route à grande circulation (stress).
� Le voisinage immédiat d’un autre lieu d’élevage.
 Le site

Le terrain doit être sablonneux de préférence, ou tout ou moins perméable. Le poulet ne supporte
pas beaucoup les terrains humides ou en cuvettes facilement inondables, donc éviter les sols lourds
et argileux. Un terrain légèrement nécessaire de pratiquer le drainage pour faciliter l’évacuation
des eaux de la pluie et les eaux usées (LAOUER, 1987).

 L’exposition

Le choix d’un lieu sain, protégé des vents forts, sec et bien drainé permet de mieux prévenir
les problèmes sanitaires (Chakroun, 2004).

Les plantations autour du bâtiment permettent d'abaisser la température dans


l'environnement immédiat du bâtiment par absorption du rayonnement solaire (Bouzouaia,
1992), les plantes sont taillés et bien organisés de façon à ne pas offrir d’abri aux oiseaux
sauvages ou aux rongeurs (Appleby et al., 2004).
7
Figure 2. L’exposition du bâtiment d’élevage du poulet de chair (Huart et al., 2004)

Le type de construction

Deux stratégies opposées sont envisageables

• Soit un bâtiment élaboré très isolé à ventilation dynamique thermostatique avec possibilité de
nébulisation d’eau au niveau des entrées d’air pour bénéficier de l’effet de collige. C’est une
solution coûteuse et qui ne peut donner satisfaction qu’à la condition sine qua non que les moyens
humains et matériels nécessaires à sa maintenance peuvent être fournis à tout moment avec
certitude.

• Soit une construction plus simple utilisant des matériaux locaux et où la ventilation statique sera
préférée à la ventilation dynamique en raison des fréquentes coupures d’électricité de
l’investissement souvent lourd d’un groupe électrogène (FEDIDA ,1996).

3. L’orientation des bâtiments d’élevage

C'est à l'Est ce qui permet une utilisation maximale de la lumière naturelle. L'abri contre le vent à
peu d’importance dans l'élevage en claustration complète et Chapitre II Les paramètres
zootechniques du poulet bien au contraire si on adapte une ventilation statique d'un poulailler il est
préférable pour

8
une plus grande efficacité de placer la façade de cette construction à la direction du vent dominant
(LAOUER ,1987). L'orientation du bâtiment doit être décidée en fonction des vents dominants selon
l'effet recherché : Orientation du bâtiment dans une limite de 30 à 45° (FEDIDA, 1996) de part et
d'autre de la perpendiculaire aux vents dominants si l'on souhaite bénéficier de la ventilation
transversale particulièrement en saison chaude (FEDIDA, 1996).

Bâtiment

Position idéale du bâtiment

Figure 3. Implantation optimale du bâtiment par rapport au soleil (Huart et al., 2004)

4. Les matériaux de construction

 Les fondations
Sont indispensables sur sol humide, prévues en briques parpaings pierres du pays ou béton de 40 à
50 cm de profondeur et de 25 cm de largeur afin d'éviter les infiltrations des eaux et la pénétration
des rats (FEDIDA, 1996).
 Les sols

Le sol en ciment est préférable au sol en terre battue car il facilite le nettoyage, la désinfection et
protège la litière contre l'humidité éventuelle du terrain (LAOUER, 1987).

 Les murs

Les murs peuvent être réalisés en briques creuses ou en parpaings, permettent d'édifier de la
construction solide et isotherme.

9
• De contre plaqué et de liège : pour l'isolation facile mais ils sont coûteux

Plusieurs types de béton peuvent être utilisés :

� Béton précontraint

Est une application spéciale de béton armé (béton armé 1400 bar/cm2) assurant une grande
transmission de chaleur peu isolant, présente une très grande résistance à la compression.

� Béton caverneux

Ciment mélangé à des agrégats grossiers ou moyens

� Béton expansé

Ciment plus matériaux supplémentaires fins plus un mélange.

D'autres matériaux peuvent être recommandés

Les plaques en fibrociments : copeaux ou de fibres de bois de sciure…etc. présente une haute
valeur d'isolation thermique due à la présence d'alvéoles ou pores

• Emplies de gaz

• La pierre silice-calcaire : schiste en ajoutant au mélange de l'eau d'aluminium, cette pierre


présente une bonne isolation.

• L'aluminium : matériaux obtenus par l'extraction et l'épuration chimique des minéraux, de


bauxite, la tension admissible est de 200 bar/cm² (LAOUER ,1987).

 Les toits

Le toit sera en éternit ondulé ou de préférence en tôle d'aluminium le toiture doit être en pente,
pour les bâtiments dépassant 8 mètres, prévoir un toit à double pente avec lanterneau ou mieux en
toit d'aluminium de préférence double à l'intérieur soit par un faux plafond constitué d'un matériau
lisse imperméable à l'eau et bien isolant (liège, bois). Soit par des sous-toitures en amiante, ciment
avec intercalaire de laine minérale, soit par des sous-toitures en résine expansée (LAOUER ,1987).

 Les fenêtres

10
Les fenêtres assurant la ventilation sont situées sur les deux (2) longueurs du poulailler et doivent
occuper 1/10 ème de la surface du sol donc la surface totale doit représenter le un dixième de la
surface totale du sol. Leur ouverture doit être réglable et leur visage réalisé en verre matériau plus
facile à nettoyer que les matériaux synthétiques (LAOUER ,1987).

 Les portes

De nature variable mais seront posées de façon à faciliter le service

 L'isolation

L'isolation est un moyen très efficace et certainement bien moins onéreux que le chauffage pour
obtenir la maîtrise de la température, elle permet en effet de limiter les transmissions thermiques
entre l'intérieur et l'extérieur et donc de protéger le local des conditions extrêmes du dehors.

Un bon isolant doit être également peu perméable à la vapeur d'eau si non il perd ces qualités il est
nécessaire de disposer un para-vapeur du coté intérieur du poulailler. Une bonne résistance au feu
est aussi un atout efficace et réduit les primes d'assurance. Il faut également que cet isolant soit
résistant aux chocs que l'on puisse sans dommage le nettoyage au jet et qu'il soit aisé de le
désinfecter de préférence il est également souhaitable que les insectes et les rongeurs ne le
détruisent pas facilement.

Enfin il est fondamental de bien connaître le rapport existant entre le prix de l'isolant et la
performance zootechnique qu'il peut permettre de réaliser il s'agit bien entendu du prix posé car la
mise en oeuvre peut intervenir très sensiblement sur le coût total. Plusieurs isolants peuvent être
utilisés

� Le polystyrène extructé

� le polystyrène expansé

� la fibre de verre

� Les mousses thermo-comprimées : (SURDEAU et HENAFF, 1979).

 Pédiluve

Il faudra obligatoirement installer un pédiluve contenant un désinfectant devant l'entrée de la salle

11
de production selon BELLAOUI (1990) construit en ciment. Sa dimension est de (80 x 40 cm), et
contient à permanence un désinfectant :

� Eau de javel à 10 %

� Grésil à 4 %

� Ammoniac quaternaire en solution à 2 %

12
13
Chapitre 3 : Les condition d'ambiances

1. La température

Pendant la première semaine, la température sous l'éleveuse (à la hauteur du dos des poussins)
est de 37-38 °C (Proudfoot et Hamilton, 2002 ; Villate, 2001). A partir de deux (2) semaines, on doit
d’ailleurs distinguer deux tempé[Link] éleveuse lorsqu’il est inactif. La température ambiante
du local dans lequel il se déplace. Si on ne possède pas d’éleveuse il est nécessaire de démarrer les
poussins seulement vers 29°C (SURDEAU et HENAFF, 1979). La croissance est diminuée à partir de
24 °C. la respiration du poulet augmente ainsi que sa consommation d’eau. Si la température
dépasse 29 °C le poulet abaisse sa consommation alimentaire et recherche les endroits ventilés.

A l’inverse lorsqu’il a froid on observe chez le poulet une augmentation très sensible de la
consommation (SURDEAU et HENAFF, 1979).

Tableau1 : Les normes de température d’élevage pour le poulet de chair (Toudic, 2005)

Démarrage en
Démarrage localisé
ambiance

Température Température au température


Evolution du
Age sous chauffage bord de l’aire de ambiante
plumage
(jours) (°C) vie (°C) (°C)

0à3j 38 28 31 à 33 Duvet

3à7j 35 28 32 à 31 Duvet+ailes

7 à 14 j 32 28-27 31 à 29 Duvet+ailes

14 à 21 j 29 27-26 29 à 27 Ailes+dos

Ailes + dos
21 à 28 j 26-23 27 à 23
+bréchet
Fin
28 à 35 j 23-20 23 à 20
d’emplumement
Après 35 j 20-18 20 à 18

14
2. L’humidité relative ou Hygrométrie

N’a pas d’action directe sur le comportement du poulet mais peut causer indirectement des
troubles. la majorité des auteurs sont d'accord pour qu’en général le degré hygrométrique
acceptable est situé entre 55% et 70% (SURDEAU et HENAFF, 1979 ; FEDIDA ,1996 et BELLAOUI,
1990) Elle correspond au rapport de la quantité de vapeur d’eau présente dans un volume
d’air à la quantité de vapeur d’eau saturant ce même volume d’air dans des conditions similaires
de température et de pression (Brugere-Picoux, 1992). Mais d’après (LAOUER ,1987) le degré
d’humidité doit se maintenir entre 60% et 80%, la régulation de l’hygrométrie ambiante est liée
d’une part à la ventilation et d’autre part à la température du local. Cette humidité conditionne
l’état de la litière, la densité et la nature des poussières en suspension à l’intérieur du bâtiment
(le menec, 1988 ; Brugere-Picoux, 1992 ; Anonyme, 1997).

3. L’aménagement intérieur de la salle d’élevage

 Litière

la formule classique consiste à mettre en place une litière par chaque bande et à la sortie
seulement au départ de cette bande. Il faut que cette litière soit capable d’absorber les déjections
des volailles qui sont très liquides et que la masse ne soit ni trop sèche pour éviter la poussière
irritant les yeux, la gorge des poulets, ni trop humide, car elle « croûterait » et favoriserait les
maladies (CASTANIG, 1979). Une couche de litière d’environ 7-10 cm est importante pour
contrôler l’humidité du bâtiment (Dufour et Silim, 1992), elle dépend de la nature du sol du
bâtiment, de la saison, de la possibilité et de la capacité de l’éleveur à bien maîtriser la
ventilation en toute circonstance (Quemeneur, 1988).

Rôle de la litière

� C’est un isolant contre le froid du sol.


� Elle absorbe l’humidité des déjections (C.N.P.A, 1986)
Installer les mangeoires et les abreuvoirs de premier âge abreuvoirs circulaires de 3 placés à
l’intervalle réguliers avec la mangeoire au bord de l’éleveuse (LAOUER, 1987 ; C.N.P.A ,1986 et
BELLAOUI, 1990).
 Mangeoires et abreuvoirs

15
Les mangeoires et abreuvoirs en plastique ou en tôle galvanisée pour en faciliter le nettoyage,
avec des dimensions adaptées à la taille des oiseaux (Buldgen et Steyaert, 1996) Il en existe
plusieurs modèles dans le commerce :

- Un modèle linéaire en tôle pliée de 1m de longueur avec ou sans grille.

- Un modèle rond en plastique moulé. L’intérieur est parsemé de petites cavités jouant un rôle
antidérapant (SURDEAU et HENAFF, 1979) Pendant les premiers jours, il est important de placer
les mangeoires et les abreuvoirs à des distances variées de la source de chaleur pour que les
poussins puissent manger et boire quelle que soit la distance qui les sépare de la source de
chaleur (Proudfoot et Hamilton, 2002).

Tableau2 : Matériel d’alimentation pour les poulets standard (Villate, 2001).

MATÉRIEL Age Type Nombre pour


1000 poulets

A la place ou en complément du

1-14 jours 10
matériel « adulte » plateau de
Mangeoires
démarrage ou, les deux premiers
jours, alvéoles à œufs ou papier fort
Après 14 Assiettes avec ou sans réserve 14-15

non lisse
A la place ou en complément du
1-14 jours 10
Jours Chaîne linéaire 30 m
Abreuvoirs matériel « adulte ». abreuvoirs

Après 14 Abreuvoirs cylindriques 8


syphoïdes manuel ou mini abreuvoir
automatique
Automatiques
[Link]
La ventilation joue unJours
rôle très important en plus de son rôle dans l'approvisionnement des
animaux en oxygène, l’élimination du gaz carbonique, des gaz nocifs produits par la litière, des
poussières et de l'eau, elle contribue à l'élimination des calories excédentaires (Bouzouaia, 1991
; Crac, 2003). A poids égal un oiseau a besoin de 20 fois (LAOUER, 1987) plus d'air qu'un mammifère
la ventilation doit permettre un renouvellement de l'air suffisamment rapide mais sans courant
d'air. L’objectif de la ventilation est bien sûr de renouveler l’air dans le bâtiment d’élevage afin:
- D’assurer une bonne oxygénation des sujets en fournissant de l’air frais
16
- D’évacuer l’air vicié chargé de gaz nocifs produits par les animaux, la litière et les appareils
de chauffages, tels que CO2, NH3, H2S, CO….
- D’éliminer les poussières et les microbes en suspension dans l’air.
- De régler le niveau des apports et des pertes de chaleur dans le bâtiment.
- De gérer l’ambiance du bâtiment.(site :[Link] 26 / 04/ 2016)

17
18
Chapitre 4 : Alimentation du poulet de chair

1. Introduction

Les volailles sont généralement nourries à volonté et ce sont les caractéristiques de l’aliment
(niveau énergétique, équilibre des constituants) (BESSE, 1969). Pour une croissance rapide et donc
économique, les poulets de chair reçoivent à volonté :
� De l’eau
� Des aliments (CASTANIG, 1979).

Pour pouvoir transformer l’aliment en viande avec la meilleure efficacité, l’animal a besoin :
d’énergie, de matériaux de construction des tissus et de facteurs de fonctionnement pour activer
et diriger les nombreuses réactions biochimiques qui s’effectuent dans leur organisme (Bougon,
1988).

2. Les besoins en eau

L'eau constitue l'élément le plus important de la nutrition des oiseaux (Quemeneur, 1988 ; Crac,
2003) l'eau propre doit être constamment à la disposition des oiseaux le mode de distribution
envisage : abreuvoirs automatiques, dispositifs gouttes à gouttes ….etc. ceux-ci doivent donc être à
la hauteur correspondante à la taille des poulets, être suffisamment nombreux pour permettre
l’accès à tous et être propre pour ne pas gêner la consommation donc leur alimentation doit être
assurée sans interruption avec une eau saine (SURDEAU

et HENAFF1979). Le poussin est constitué de 85 % d’eau et 60% à l’âge adulte. La consommation


d’eau par les volailles dans les conditions tempérées représente environ 1.8 fois la consommation
d’aliment (Anonyme, 2000).

19
Tableau3 : Consommation d’eau par jour pour 1000 sujets

Age en semaine 1 3 5 7 10

Eau par jour pour

1000 sujets (en 20 _ 30 50 _ 70 80 _ 100 120 _ 150 130 _ 180

litre)…

Source : SURDEAU et HENAFF, 1979

La qualité de l’eau de boisson est à vérifier et à analyser régulièrement, surtout en climat


chaud et humide, et les caractéristiques de l’eau doivent répondre aux dispositions
applicables à l’eau destinée à l’alimentation humaine (Anonyme, 2002).

3. Les besoins énergétiques

L’énergie métabolisable dépend de la qualité de l’aliment, et de son pourcentage de matières


sèche (Julian, 2000), La volaille cherche avant tout à satisfaire un certain besoin énergétique et la
consommation d’aliment est fonction de la concentration énergétique de la ration (BESSE,1969).

Des aliments du poulet sont actuellement mesurés en calories d’énergie métabolisable, cette
énergie est l’ensemble des calories totales absorbées avec l’aliment moins l’ensemble de l’énergie
rejetée dans les excréments (fèces + urine) : l’unité de mesure est le Kilocalorie ([Link]) qui est égale
1000 calories (SURDEAU et HENAFF, 1979).

4. Les besoins protéiques

Les protéines sont une grande classe complexe des éléments nutritifs composée de plus petites
unités d'acides aminés. Les acides aminés sont groupés en deux catégories: (indispensable) et (non
indispensable) (Kenneth et Beyer, 2000). Les besoins protéiques sont décomposés en besoin
d’entretien et besoin de croissance (Larbier et Leclercq, 1992) Les besoins protéiques décomposés
en besoins d’entretien et besoins de croissance, le gain du poids dépend de la teneur du régime en
protéines brutes, du moins lorsque l’apport n’est pas très élevé. A partir de 24 % de protéines
brutes, le poids vif cesse d’augmenter. Cependant la consommation diminue encore jusqu’à 28
% dans le régime (Blum, 1988).

20
Les principaux acides aminés indispensables ou essentiels selon LAOUER (1987) sont : arginine,
méthionine, cystéine, lysine, tryptophane, glycocolle.

Par contre (SURDEAU et HENAFF, 1979), classent trois acides aminés indispensables sont : - lysine,
la méthionine et la thréonine. Il faut veiller à ce qu’ils soient présents dans l’aliment destiné au
poulet surtout lorsque la croissance est intensive. De ce fait, la quantité de ces éléments nutritifs de
haute qualité est souvent exprimée par rapport à une valeur énergétique.

5. Les éléments minéraux

Les éléments minéraux sont indispensables pour la vie. Ce sont des constituants essentiels du tissu
osseux (calcium, phosphore) ou de l’équilibre osmotique de l’animal (sodium, chlore, potassium)
(FEDIDA ,1996 ; LARBIER et LECLERCQ, 1991). Les oligo-éléments ils sont présents dans l’organisme
en faible quantité ou à l’état de traces et ils sont indispensables au déroulement de nombreuses
réactions biochimiques du métabolisme (fer, cuivre, zinc, manganèse, sélénium, iode, fluor, cobalt,
magnésium, potassium (CASTANIG, 1979 et FEDIDA ,1996). Le pourcentage des éléments minéraux
dans l’aliment d’environ 4 à 5 % pour les poulets de chair (BESSE, 1969).

21
Tableau 4 : Besoins moyens en oligo-éléments exprimés par kg d’aliment standard
Oligo-éléments (mg) Poulette et poulet de chair
Zinc 50
Cuivre 6
Fer 50
Manganèse 70
Iode 1
cobalt 0,5
Selenium 0,2

Source : FEDIDA, 19 96.

6. Les besoins vitaminiques

Ils sont présents dans l’organisme en faible quantité ou à l’état de traces et ils sont indispensables à
la protection de l’organisme et à une bonne production (FEDIDA ,1996). Les vitamines sont
divisées en deux classes: Les vitamines liposolubles incluent les vitamines A, D3, E, et K, et

les vitamines hydrosolubles incluent : Les vitamines du groupe B (vitamine B12, biotine,
choline, folacine, niacine, acide pantothénique, pyridoxine, riboflavine, et thiamine) et vitamine
C (Bougon, 1988 ; Larbier et Leclercq, 1992 ; Kenneth et Beyer, 2000). Les vitamines très facilement
destructibles, les facteurs qui interviennent le plus souvent sont : la lumière, la chaleur, le processus
d’oxydation (LAOUER, 1987), le pourcentage des vitamines dans la ration est de 4 à 9% (BESSE,
1969).

22
Tableau5: Additions recommandés de vitamines dans les aliments destinés aux poulets de chair (en
UI/Kg ou en ppm = g/tonne) (Larbier et Leclercq, 1992).

Vitamine 0 à 4 semaines 5 à 8 semaines

A UI/kg 12 000 10 000


D3 UI/kg 2 000 1 500
E ppm 30 20
K3 ppm 2,5 2
Thiamine (B1) ppm 2 2
Riboflavine (B2) ppm 6 4
Ac. Pantothénique ppm 15 10
Pyridoxine (B6) ppm 3 2,5
B12 ppm 0,02 0,01
PP ppm 30 20
Acide folique ppm 1 20
Biotine ppm 0,1 0,05
Choline ppm 600 500

7. Les Adjuvants

Utilisés en quantité plus faible pour permettre une croissance plus rapide (BESSE ,1969). Les
Adjuvants (anti-biotiques, anticoccidiens et anti-oxydants).

8. Les antibiotiques

On incorpore couramment 10 à 30g d’anti-biotiques par tonne d’aliment complet : c’est une
quantité faible autorisée par la loi. Une douzaine d’anti-biotique sont utilisés, seuls ou associés :
auréomycine, cholortétracycline, bacitracine, érythromycine, oléandomycine, pénicilline,
sofiamycine, terramycine…etc. Les doses sont beaucoup trop faibles pour opérer une cure, même
préventive ; mais on constate que les anti-biotiques améliorent la croissance de 10% et «
économisent » 5 à 10% de nourriture (CASTANIG, 1979).

9. Les anticoccidiens
Pour but de prévenir la coccidiose ; sous forme de nicrabazine à la dose 12g/100Kg d’aliments
composés et de furaxone à la dose de 15g/ 100 Kg d’aliments (LAOUER, 1987).
On préfère pour les poulets de chair les aliments en farine de miettes, des granulés fins vermicelles

23
10. La forme et composition de l’aliment

ou de granulés sont trop vite mangés (CASTANIG, 1979 et SURDEAU et HENAFF, 1979). La
présentation de la ration doit être adaptée à l’âge des poulets et au matériel utilisé pour la
distribution. Les éléments impalpables contenus dans les farines. Les granulés pourraient être
utilisés pour l’aliment croissance (SURDEAU et HENAFF, 1979).

 Blé

Le blé est très utilisé en alimentation aviaire. Il peut substituer entièrement le maïs dans les rations
des monogastriques. Cependant, ses quantités variables de pentosanes sont difficilement digérées et
confèrent au blé une texture poudreuse, d'où le besoin de granuler les rations à haut pourcentage de
blé.

- Composition chimique

La composition chimique du blé est présentée dans le tableau.

Tableau6 : Composition chimique du blé en % MS (FEDNA, 2003)

Matière sèche 89.4

Protéines brutes 11.6

Cellulose brute 2.8

Matières grasses 1.9

Cendres brutes 1.6

Phosphore 0.35

Potassium 0.41

Magnésium 0.12

Amidon 59.4

24
Le blé contient peu de matière grasse, ce qui évite l'accumulation de la graisse non saturée dans la
chair de l'animal quand on y inclut une grande quantité dans les rations (Fernandez et Ruiz Matas,
2003).

 Orge:

L'orge est peu utilisée dans l'alimentation des volailles à cause de sa concentration énergétique
relativement faible (2800 kcal/kg brut). Ces paramètres nutritifs varient grandement avec la variété,
les conditions d'environnement, de culture, etc. (Brufau, 1990).

Les grains peuvent être utilisés entiers, broyés ou en farine, mais le degré de mouture n'a aucune
influence sur la digestibilité de ces aliments chez les volailles.

- Composition chimique

Le grain de l'orge est composé par 3,5% de germes, 18% de péricarpe et 78,5% d'endosperme. Le
germe est riche en glucose (saccharose et fructose) (De Blas et al., 1995).

Les valeurs des principaux nutriments de l'orge, rapportés à la matière sèche, sont les suivantes:
12,1% de matières azotées, 6,5% de fibres et 2,7% de cendres (Hajjaji 1995 cité par Araba 1997).

Le faible contenu en graisse de l'orge (2%) évite l'accumulation excessive de graisse non saturée
dans la chair des animaux. C'est pourquoi son inclusion favorise l'obtention de graisse saturée. On
l'utilise donc dans les aliments de finition pour les monogastriques comme substitution du maïs (De
Blas et al., 1995).

D'après Brufau et al. (1998), l'apport de l'orge à raison de 30 puis 40%, augmente la consommation
de l'eau.

 Le tourteau de soja

Il s'agit du sous-produit de l'extraction de l'huile des graines oléagineuses du soja. C'est une matière
première pauvre en matières grasses. Le tourteau de soja est la principale matière protéique
utilisée en alimentation des volailles comme source de protéines/d'acides aminés (taux protéique
25
de l'ordre de 30 à 50%).

- Composition chimique

La composition chimique du tourteau de soja est présentée dans le tableau .

Tableau 7 : Principaux nutriments dans le tourteau de soja en % MS (Anonyme 1, 2005)

Matière sèche 88.09

Protéines brutes 51.52

Cellulose brute 6.25

Matières grasses brutes 1.98

Cendres brutes 7.13

Calcium 0.34

Phosphore 0.73

Potassium 2.40

Sodium 0.020

Magnésium 0.33

NDF (Neutral Detergent Fiber) 12.44

ADF (Acid Detergent Fiber) 7.89

Lignine 0.66

Amidon 5.27

26
 Le son de blé

C'est le sous-produit de la transformation des grains de blé en farine. Il est très riche en fibres.

Le son de blé est une bonne source d'acide linoléique, qui représente 57% de la MG totale, et de
minéraux. Il présente un contenu appréciable en protéines, composantes principales de l'albumen.
Par conséquent, son contenu en lysine est le double de celui de la graine du blé elle-même.
Cependant, sa digestibilité est nettement plus inférieure.

Le son de blé présente une valeur énergétique égale à 1750 kcal/kg et un coefficient de digestibilité
des protéines de 76%.

Il est incorporé dans les concentrés pour poulets de chair à des taux de 4% et 6% respectivement
en cours du démarrage et l'engraissement (De Blas et al., 1995).

11. Les matières grasses

L'incorporation de matières grasses dans les aliments destinés aux animaux permet d'élever la
concentration énergétique du régime et d'apporter des acides gras, dont certains ne sont pas
synthétisés par l'organisme ; ce sont les acides gras essentiels.

L'adjonction de matières grasses est couramment effectuée dans les aliments pour volailles.

Les matières grasses ont des propriétés lubrifiantes recherchées sur le plan technique pour la
fabrication des aliments composés. Elles permettent notamment de réduire le coût énergétique et
l'usure du matériel et améliore leur palatabilité (Drogoul et al., 2004).

La graisse possède un effet extra calorique qui réduit la vitesse du transit digestif de la ration, en
améliorant ainsi l'absorption du reste des nutriments. De ce fait, l'apport d'énergie nette des
rations avec un contenu de 5% de matières grasses est supérieur à ce que l'on pourrait prévoir par
la simple activité du contenu énergétique des ingrédients (Fernandez et Ruiz Matas, 2003).

Les matières grasses utilisées sont d'origine animale (sous-produits des abattoirs) ou végétale
(sous-produits du raffinage des huiles végétales), l'important c'est le degré de saturation des acides

27
gras constitutifs. Les MG riches en acides gras insaturés présentent un aspect mou et risquent de
s'oxyder, donc de rancir. Les MG riches en acides gras saturés, doivent être chauffées avant d'être
incorporé dans les aliments. Actuellement, l'utilisation des graisses d'origine animale a été interdite
dans l'alimentation de toutes les espèces animales et ont été remplacées par des huiles végétales.

 Les céréales

Elles présentent les principales matières premières des aliments composés pour les
monogastriques.
Elles couvrent:
· 70 à 90% du besoin énergétique des volailles
· 35 à 50% de l'apport azoté ( Alves de Oliveira, 1997).
Les grains les plus utilisés sont le maïs et le blé. Ces deux céréales présentent l'avantage d'être
régulières, leur valeur énergétique (par rapport à la matière sèche) varie peu d'une année à l'autre.

 Maïs

La production globale du maïs dans le monde en 2003 a dépassé 630 Mt, ce qui le place premier
devant le blé (550 Mt). La production de maïs a augmenté par à peu prés 30% depuis 1993.
Cependant, la production de blé, sorgho et orge sont restés relativement constants. En effet, la
production de maïs pour l'industrie du carburant en tant qu'éthanol, est sans doute l'un des
facteurs qui ont justifié l'augmentation de sa production durant la dernière décennie (Aaron, 2005).

-Composition chimique

Le maïs est la céréale de choix pour l'alimentation des volailles. C'est l'ingrédient le plus utilisé dans
l'alimentation des monogastriques. Sa composition chimique est représentée dans le tableau

28
Tableau 8 : Composition chimique du mas en % MS (Zea mays L.) (Anonyme 1, 2005)

Matière sèche 86.42

Protéines brutes 9.57

Cellulose brute 2.46

Matières grasses 4.38

Cendres brutes 1.43

Calcium 0.050

Phosphore 0.30

Potassium 0.37

Magnésium 0.12

NDF 12.23

ADF 3.00

Lignine 0.58

Amidon 73.35

29
30
Chapitre 5: Hygiène et prophylaxie

L’hygiène permet, en limitant les risques de maladie, de conserver les animaux en bonne santé et
de les faire vivre dans un environnement favorable à leur développement. D’après BELLAOUI
(1990)

1. Règles d’Hygiène

Avant la réception des poussins de suite après l’enlèvement d’une bande, il faut selon BELLAOUI
(1990) :

• Procéder au lavage, nettoyage complet et rigoureux général des bâtiments après avoir sorti tout
le matériel, la litière et respect du vide sanitaire.

• Limiter les contacts avec l’extérieur pour réduire les risques de contamination.

• Assurer une ventilation suffisante et régulière entretenir et protéger les litières de l’humidité.

• Réduire les conséquences néfastes des excès de chaleur et des variations brutales de
température par un ensemble de dispositions appropriées (ventilation, isolation, apports vitamines
périodiques dans l’eau de boisson).

2. Prophylaxie

La prophylaxie est un ensemble de mesures mises en œuvre pour prévenir la ou les maladies
contagieuses en limitant la diffusion ou pour suivre l’extension. La prophylaxie repose sur les
mesures sanitaires (hygiéniques) mais aussi sur des mesures médicales (utilisation les substances
médicamenteuses ou bien sur l’association des deux à la fois médicaux sanitaires.

On a deux types de prophylaxies :

a) Prophylaxie sanitaire

Elle passe par une action sur le milieu (sol, logement) et sur l’alimentation (équilibre de la
ration, qualité et quantité de la ration, adaptation aux besoins) (Anonyme, 2002). Les mesures
de protection sanitaire à mettre en place sont présentées ci-après :
• L’air et les poussières : Choisir un site éloigné d’autres bâtiments d’élevage
(FEDIDA, 1996).

31
• L’eau et l’alimentation : L’eau doit répondre aux normes de potabilité, et l’aliment doit être
fabriqué à partir de matières premières saines.
• La litière : Il ne faut pas utiliser les litières humides et il faut dératiser régulièrement son lieu de
stockage.
• Les volailles : Veiller à la qualité sanitaire des animaux introduits.
• Les animaux : Limiter les visites au strict minimum l’installation d’un pédiluve (utiliser de grésyl à
4%, eau de javel à 10%, ammonium quaternaire en solution à 2 %) et d’un sas à l’entrée du
bâtiment (lavabo, blouses, bottes) (LAOUER, 1987 et FEDIDA, 1996). L’installation d’une autolive, il
est fait de la même manière qu’un pédiluve mais plus volumineux ou espace contenant un
désinfectant pour désinfecter les véhicules venant du dehors et du de dans de l’exploitation,
(LAOUER, 1987 et FEDIDA, 1996).
b) Prophylaxie médicale (Vaccination)

C’est la prévention vaccinale, immunologique, chimique. L’immunité permet à l’individu de


développer un système biologique de reconnaissance spécifique et de neutralisation ou de
destruction des agents pathogènes (FEDIDA, 1996). La prévention est constante par la protection
de l’élevage contre les « chocs » provoqués sur les animaux et contre les porteurs de microbes
indésirables : visiteurs, insectes, chiens, chats, rats ou autres animaux de basse-cour. Et voila de
cette prophylaxie selon FEDIDA (1996).

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Tableau 9 : Programme vaccinal
Vaccination
(jour) Traitement Observations
Gamme des vaccins
Newcastle
(atténué, souche
hitchner B1,
VIGAL 2X
1jour nébulisation)
3jours
Bronchite infectieuse
(atténué H120,
nébulisation)
Gumboro
(atténué, souche
7jour SUPERAVITAMINOL
intermédiaire, eau
de boisson)
Gumboro
(atténué, souche VIGAL 2X Changement
14jour
« chaude », eau de 3 jours d’aliment
boisson)
Newcastale
(Hitchner B1 ou la
Sota + VIGAL 2X)
3ème semaine VETACOXS *
+ Bronchite
infectieuse (H 120),
eau de boisson
Variole aviaries VESONIL
4ème semaine
(atténué, Wing Web) 2 jours
SUPRAVITAMINOL Changement
29jour
2 jours d’aliment
45 jour > VETACOXS *
50 jour SUPRAVITAMINOL
Source : FEDIDA, 1996.

*VETACOXS : programme de traitement


33
3 jours puis 2 jours sans traitement, puis 3 jours

3. La désinfection

La désinfection comporte certes la lutte contre les poux et autres parasites dont nous signalons
leurs agressions dans la partie des maladies, mais également la lutte contre les insectes en
apparence inoffensive (LAOUER, 1987).

4. Le vide sanitaire

Les intervalles de repos minimum sont de l’ordre de 15 jours pour des poulets de chair (LAOUER,
1987 et CASTANIG, 1979). Mais selon (FEDIDA, 1996) les durée de vide sanitaire de trois semaines
(2 semaines au minimum). la mise en place de nouveaux sujets ne doit intervenir que 3 semaines
après le dernier enlèvement (Proudfoot et Hamilton, 2002) Le vide sanitaire joue plusieurs rôles
d’après LAOUER (1987)
• Il permet le séchage des locaux
• Il permet d’effectuer des réparations nécessaires et de bien préparer l’arrivée de la nouvelle
bande
• Il permet de lutter contre les rongeurs
• Il permet enfin de disposer d’un peu de temps pour compléter la formation du personnel.

5. Travail quotidien de l’éleveur

L’éleveur est tenu de se vêtir d’une combinaison et se chausser de bottes, avant de pénétrer dans
le poulailler, il doit séjourner les pieds dans le pédiluve afin de désinfecter les semelles de ses
bottes une fois à l’intérieur du bâtiment il doit : selon BELLAOUI 1990) et ARAB (2002).
• Rechercher s’il n’y a pas de mortalité.
• S’assurer du bon fonctionnement des abreuvoirs, et éventuellement mélanger à l’eau les
médicaments administrés.
• Précéder à la première distribution de l’aliment.
• Contrôler les conditions d’ambiance et leur dispositif de fonctionnement (température, ambiante,
ventilation, lampes d’éclairage).
• Contrôler l’état sanitaire des sujets.
• Porter sur la fiche d’enregistrement journalière ; la quantité d’aliment distribuée et
éventuellement les mortalités.

34
Partie pratique

Introduction :

La croissance démographique, progresse d’une façon exponentielle dans le monde d’où


l'exigence d'une alimentation polyvalente. La mondialisation incite notre pays à suivre la
technologie dans la majorité des secteurs, particulièrement le secteur agricole.

Ce mémoire vise le secteur de l’aviculture en général et le poulet de chair en particulier, vu sa


demande sur le marché national puisqu’il est à la capacité de tout citoyen à faible revenue.

Par conséquent il est impératif de suivre les instructions pour bien mener l’élevage et surtout
donner un excellent rendement à fin de répondre aux besoins intérieurs et pourquoi pas à
l’extérieur.

1. Objectif

dans la période entre de décembre 2015 jusqu’au début février 2016 a la ferme de
d’aviculture de Bir de Ouled Khlifa, période dans laquelle nous avons constaté que le nombre
poulet ayant atteint le chiffre de 12000 sujets. Notre mission est de suivre minutieusement
l’évolution de ces poussins de J0 au J-abattage. Les performances de poids, santé, alimentation
et hygiène ont fait l’objet de ce suivi.

2. Matériel et méthode

 Bâtiment d’élevage

Pour une meilleure rentabilité, les élevages de la station on précisant toujours dans le site de
Bir Oueld Khlifa ont appliqué la règle d’or : bande unique un seul âge et une espèce par ferme
de façon a respecté le system (tout plein ou tout vide).

Le choix du site de la ferme et la conception des bâtiments viseront a préserver au maximum


l’élevage de toute source de contamination.

La protection est renforcée par la mise en place de barrières sanitaires. Un vestiaire est installé
a l’entrée de l’élevage, il est utilisé par toute personne pénétrant dans le site (changement de
tenue) le tout est entouré par un grillage et une clôture (accès contrôlé).

35
Il existe 4 stations et chaque station comprend 10 bâtiments (5 de chaque coté) avec un
intervalle de 20 mètres entre eux.

Ils sont facile à désinfecter (paroi lisse) avec une chambre de désinfection à l’entrée de 4 M. les
démentions : 84 M de longueur sur 12 M largeur et 5M de hauteur. Ce qui assure une isolation
thermique convenable. Des pédiluves sont installés devant l’entrée de chaque bâtiment.

 Équipement :

Tableau 10 : Equipement et matériel d’élevage

Ambiance 80-100w /m2


Chauffage
4 sondes de température /1000m2 asservies a la ventilation

Ronds : 1/100 poussins


Abreuvement
Linéaires : 2 cm /tète
Chaines : 15m /1000 poussins
Alimentation
Assiettes : 1/60-70 poussins
Ventilations Dynamique : 6m3 /kg poids vif /h
Pad cooling de 10 cm d’épaisseur :
Refroidissement
Pour 100000m3 /heure

 Alimentation

Un programme d’alimentation rigoureux a été appliqué et ce selon les périodes de croissances


des animaux (démarrage, croissance et finition)

Des travaux récent ont montré que l’alimentation précoce du poussin stimule le
développement et le fonctionnement de l’appareil digestif (intestin, villosités, foie, pancréas)

36
Tableau 11: Programme alimentaire

Consommation Consommation
Nature Age Poids moyen
(g) sujet/jour (g) sujet/semaine
01 a 07 j 21 gr 147 gr 127 gr
Démarrage
08 a 10 j 34.5 gr 103 gr
298 gr
11 a 14 j 55.5 gr 222 gr
15 a 21 j 58 gr 406 gr 560 gr
Croissance 22 a 28 j 70 gr 490 gr 785 gr
29 a 35 j 81 gr 567 gr 1051 gr
36 a 40 j 110 gr 565 gr 1333 gr
41 a 42 j 135 gr 270 gr
1614 gr
Fnition 43 a 49 j 153.5 gr 1075 gr
50 a 56 j 165 gr 1155 gr 2000 gr

 La qualité de l’eau de boisson

Les poussins doivent recevoir pendant toute leur vie une eau potable

Tableau 12 :Quantité d’eau distribué durant la période de l’élevage

Age (jours) Ml d’eau par kg de poids vif


7 370
14 270
21 210
28 180
35 155
42 135
49 125

On se basera sur ces valeurs pour effectuer tous traitement par eau de boisson, en période de
chaleur, la consommation d’eau peut être le double de celle observé en période tempéré

37
 La litière

Les copeaux de bois sont les plus répandus dans l’ensemble des unités de production,

Elle est épandue au sol à une épaisseur de 7 à 10 cm et on ajoute les copeaux de bois tous les

3 jours pour absorber l’excès d’humidité et réduire le développement des œufs et des larves
des parasites durant la période d’élevage (diminuer les facteurs favorables au développement
des ennemis du poulet).

3. Protocol vaccinal

Tableau 13 : Un protocole vaccinal rigoureux a été suivie du premier jour jusqu’à l’abattage.

Jours Vaccin
Bronchite (bi) New castel (h1 b1) par nébulisation
1 er jours
Mise en place un antistress Renyl+tylosine :colistine durant 5j
10 jours Gallivac IB 88 (BI) dans l’eau
14 jours AD3E poly vit B pour l’engraissement jusqu'à 35 jours
16 jours IBDL5 Goumbourou dans eau
21 jours Rappel new castel (la sota)
28 jours Rappel BI (h120)
35 jours Rappel new castel (la sota)

38
Tableau 14 : Programme lumineux, température et hygrométrie utilisé durant les semaine de

Age Horaire Température


Éclairage(h) Obscurité(h) hygrométrie
d’obscurité d’ambiance
Semaine Jour
1-3
1ere Totale 33°c 55%
semaine
4-7 20 4 20h 00h 32°C 55%
2eme 8-11 17 7 20h 03h 31°c 60%
semaine 12-14 17 7 20h 03h 30°c 60%
15-17 18 6 20h 02h 29°c 60%
3eme
18-19 18 6 20h 02h 28°c 60%
semaine
20-21 18 6 20h 02h 27°c 60%
22-23 20 4 20h 00h 26°C 65%
4eme
24-25 20 4 20h 00h 25°c 65%
semaine
26-27 20 4 20h 00h 24°c 65%
28-29 21 3 20h 23h 23°c 70%
5eme
30-31 21 3 20h 23h 22°c 70%
semaine
32-33 21 3 20h 23h 21°c 70%
34-35 21 3 20h 23h 20°c 70%
6eme
36et
semaine 22 2 20h 22h 19°c 70%
plus

Le tableau montre le programme lumineux appliqué durant la période d’élevage.

L’éclairage varie de 17 à 22 heures par jour. La température d’ambiance varie de 33°C au début
pour diminuer progressivement à 19°C à l’abattage.

L’hygrométrie augmente avec l’âge des poussins; elle est de 55% au début pour atteindre 70%
en fin d’élevage.

39
4.Résultats

 Réception des poussins


La souche provenant du couvoir de wilaya de BOUIRA.

La poussinière doit être équipée avant l'arrivage de la nouvelle bande en prenant soins d’avoir :

• Nouvelle litière.

• Abreuvoirs et mangeoires propres.

• Allumer les éleveuses.

• Placer le thermomètre.

• Contrôler la température ambiante de la salle (37 à 38 °c)

• La température de l'eau dans les abreuvoirs doit être tiède (16 à 20 °c)

• Arrondir les coins de la poussinière avec du carton cette méthode n’est pas utilisée, en effet
la surface est limitée par une bande de film plastique, cette pratique est faite dans tous les
bâtiments.

L'aliment doit être distribué sur du papier pendant les 5 premiers jours.

 Surveillance
La surveillance est obligatoire, pendant la première semaine (jours et nuits).

L'aviculteur doit être vigilent et veiller à :

• Vérification de la température.

• Disponibilité en eau et en aliments.

• Vérification de l'éclairage.

• Éviter la stagnation d'eau au niveau de la litière (humidité)

• Sortir les sujets morts et incinération (cadavres).


40
Après un élevage de 56 jours, les animaux sont envoyés à l’abattage. la période d’élevage est
divisée en trois phase :

Une période de démarrage : de 1-10 jours

Une période de croissance 11-40 jours

Une période de finition : 41- abattage

 Taux de mortalité

Tableau 15 : Le taux de mortalité pendant toute la période de l’élevage

Age Taux Mort

01 à 07 j 2%
08 à 10 j
1%
11 à 14 j
15 à 21 j 0 .50%
22 à 28 j 0 .50%
29 à 35 j 0 .50%
36 à 40 j 0.36%
41 à 42 j
0.40%
43 à 49 j
50 à 56 j 0 .50%

Le taux de mortalité a atteint sont maximum durant la première semaine de la période de


démarrage (2%). Ensuite le taux décline jusqu’à la fin de la période d’élevage.

La consommation journalière varie de 21 gr d’aliment/ jour pour le début pour atteindre 165
gr/ jour en période de finition.

Le poids au démarrage est de 127 gr et il atteint 2 kg en moyenne à l’abattage.

41
2500

2000

1500
Cons (g)/j
Cons (g)/S
1000
Pds moyen

500

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Figure 4 : Relation entre la consommation alimentaire et le poids

Selon la figure sus présentée, nous observons une nette corrélation entre la quantité
d’alimentation consommée et le poids.

 Photo :

Figure 5 : Montre le type de chauffage utilisé

42
Figure 6 : Les abreuvoirs

Figure 7 : Les mangeoires utilisées pour les poussins

Figure 8: Extracteur
43
Figure 9 : Ensemble de l’élevage

Figure 10 : Pad cooling

[Link]é et éventuelles pathologies

Durant nos visites régulières dans l’élevage, une maladie de Gumboro a été suspectée. Mais
suite à des analyses faites aucun cas n’a été confirmé.

La présence ou non d’anticorps maternels conditionne l’ensemble du plan de prophylaxie. Il est


difficile de connaitre le niveau de l’immunité passive d’un lot de poussins, en raison de
l’hétérogénéité du niveau des anticorps maternels transmis. L’absence d’anticorps expose les
poussins à la maladie de Gumboro dont les effets immunodépresseurs sont bien connus vis-à-
vis de certaines affections (Marek, Newcastle, colibacillose, salmonellose).

L’établissement d’un diagnostic précis est indispensable. L’éleveur est le premier observateur
capable de donner les renseignements sur le comportement de lot et de déclenché les

44
investigations nécessaires (baisse de consommation d’eau ou d’aliment, prostration, signe
respiratoires, etc.)

Une visite approfondie de l’élevage et les autopsies pratiquées sur place doivent permettre
d’orienter le diagnostic et de mettre en place un traitement d’urgence des prélèvements
judicieux doivent êtres acheminé vers un laboratoire d’analyse de biologie vétérinaire,
accompagné des commémoratifs, afin d’orienté les recherche

Le choix thérapeutique est une décision médicale .il suppose une connaissance suffisante des
propriétés des produit utilisé, connaissances facilité par les notices d’emploi accompagnant
tout produit bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché .un mauvais choix entraine
fréquemment des pertes supérieurs a celles de la maladie elle-même (baisse de consommation,
intoxication, altération, de qualité de la carcasse, etc.).

[Link]

L’objectif du producteur du poulet de chair est d’atteindre les performances du lot (conversion
alimentaire, uniformité et production de viande). Les premières deux semaines de vie d’un lot
sont critiques et requièrent une attention particulière. La gestion des poussins durant le
démarrage et la croissance est importante; étant donné que la production est un processus
séquentiel duquel dépend la performance future. Pour obtenir une performance maximale, on
doit évaluer étape par étape, en instaurant constamment des améliorations requises.

La filière avicole comprend de nombreux intervenants : les sélectionneurs génétiques, les


éleveurs de reproductrices qui fournissent les œufs à couver, les éleveurs qui organisent les
bandes d’élevage, les fabricants d’aliments de bétail, les abattoirs qui commercialisent le
produit et assurent la rémunération de l’ensemble des intervenants, les importateurs des
matières premières, les commerçants et enfin les consommateurs.

Tous ces acteurs sont interdépendants mais Ils ne disposent pas à ce jour de cadre dynamique
et interactif leur permettant de renforcer leur organisation en filière structurée pour travailler
ensemble.

Cette charte de qualité et pacte de croissance ambitionne de poser ce cadre de travail pour que
toutes les énergies et compétences de la filière puissent converger dans le même sens, que les

45
opérateurs apprennent à travailler ensemble de manière performante, assurant ainsi
l’approvisionnement du marché national à des conditions satisfaisantes pour le consommateur.

Ces conditions réunies influeront positivement sur la demande et donc sur la production en
inscrivant la production avicole nationale sur une courbe de croissance durable qui permettra à
n’en pas douter de dégager des surplus à l’exportation.

La performance finale du poulet de chair et sa rentabilité dépendent de l’attention accordée


aux oiseaux lors de processus de production. Cela, implique une bonne gestion de la santé des
reproductrices, l’hygiène au niveau du Couvoir, et au moment de la remise du poussin (qualité,
uniformité). La qualité du poulet dépendra de ce processus. La qualité du poussin c’est
l’interaction de la gestion, de la santé, et de la nutrition des reproductrices, en plus de la
manipulation de l’oeuf durant l’incubation. Si a un poussin de bonne qualité on l’offre un bon
aliment et une bonne conduite durant le démarrage jusqu’à 7 jours, la mortalité devra être
inférieure à 0,7 % et le poids standard s’obtiendra avec uniformité.

Dans notre étude les poussins ont été bien choisis. Par contre au début de l’élevage, le taux de
mortalité a atteint 2%.

Pour qu’un poulet de chair atteigne le poids de 1500 g il fallait 120 jours en 1920, 44 jours en
1980 et 33 jours seulement en 1998 ; cette espèce a connu une amélioration spectaculaire de
sa productivité, grâce aux progrès concomitants des méthodes d’élevage, de la nutrition, de la
médecine vétérinaire et de la sélection génétique (Sanchez A., Plouzeau M., Rault P., Picard M.,
2000).

 Conclusion et perspectives

Notre travail qui consiste de faire une étude sur la conduite de l’élevage du poulet de chair et
ses contraintes de développement au niveau de la région de Bir ouled khelifa. L’élevage avicole
demande de facteurs de production (Poussins, aliments, produits vétérinaires, charges
annexes) et une main d’œuvre spécialisée pour la maîtrise des techniques de l’élevage. Cette
dernière sont en prés en considération (application des règles d’hygiène, respect de vide
sanitaire, le matériel d’alimentation et abreuvement suffisant)

46
L’élevage du poulet exige un investissement variable selon les disponibilités financières du
producteur (construction, équipement,...). La rentabilité du poulailler sera en fonction de
l’activité au cours de l’année.

Le développement de l’aviculture ne peut se progresser que par :

•L’amélioration de conditions de l’élevage.

• Création des unités d’approvisionnement aliments et poussins

• Organisation des unités de ventes (marché).

• Perfectionnement de la main d’œuvre par des stages de formation et de vulgarisation. Enfin il


faut présenter au consommateur un poulet propre, sain et de bonne qualité gustative. Les
mesures strictes en hygiène qui ont été prises pendant notre visite sur les lieux, favorisent un
meilleur rendement dans la production en poulet de chair.

Notre mission est d’augmenter la production en multipliant les unités d’élevage à travers le
pays, prévoir des unités de congélation pour le stockage, et des unités de conserverie pour
encourager les éleveurs à augmenter leurs productions, et pour une autosuffisance définitive.

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