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Introduction

La résistance aux antibiotiques représente un problème de santé publique croissant, avec environ 700 000 décès annuels attribués à des infections causées par des bactéries résistantes. Au Burkina Faso, des études montrent une prévalence alarmante de résistance, notamment au CHU de Bogodogo, où des infections nosocomiales sont fréquentes. Cette étude vise à évaluer la sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées entre janvier 2023 et décembre 2024 pour adapter les protocoles de traitement et lutter contre la résistance.

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Thèmes abordés

  • résistance aux antibiotiques,
  • antibiotiques,
  • Staphylococcus aureus,
  • amoxicilline,
  • Burkina Faso,
  • mesures préventives,
  • sepsis,
  • traitements médicaux,
  • pathogènes,
  • études épidémiologiques
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Introduction

La résistance aux antibiotiques représente un problème de santé publique croissant, avec environ 700 000 décès annuels attribués à des infections causées par des bactéries résistantes. Au Burkina Faso, des études montrent une prévalence alarmante de résistance, notamment au CHU de Bogodogo, où des infections nosocomiales sont fréquentes. Cette étude vise à évaluer la sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées entre janvier 2023 et décembre 2024 pour adapter les protocoles de traitement et lutter contre la résistance.

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Thèmes abordés

  • résistance aux antibiotiques,
  • antibiotiques,
  • Staphylococcus aureus,
  • amoxicilline,
  • Burkina Faso,
  • mesures préventives,
  • sepsis,
  • traitements médicaux,
  • pathogènes,
  • études épidémiologiques

## Introduction

La résistance aux antibiotiques constitue un défi majeur pour la santé publique à l'échelle mondiale.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 700 000 décès par an sont attribués à des
infections causées par des bactéries résistantes aux antibiotiques, un chiffre qui pourrait atteindre 10
millions d'ici 2050 si aucune mesure n'est prise. Cette situation est particulièrement préoccupante
dans les pays en développement, où l'accès limité aux soins de santé et l'utilisation inappropriée des
antibiotiques exacerbent le problème. En Afrique, la prévalence des infections résistantes est
alarmante, avec des études montrant que jusqu'à 60 % des souches bactériennes isolées dans
certains pays présentent une résistance significative aux traitements standards.

Dans la région du Maghreb, des recherches ont révélé une augmentation inquiétante de la résistance
aux antibiotiques parmi les pathogènes courants, tels que *Escherichia coli* et *Staphylococcus
aureus*. Au Sénégal et au Mali, des études ont également mis en évidence des taux élevés de
résistance, notamment aux pénicillines et aux céphalosporines. Ces résultats soulignent l'urgence
d'une surveillance accrue et d'une gestion rigoureuse de l'utilisation des antibiotiques.

Au Burkina Faso, la situation n'est pas moins préoccupante. Des études récentes ont montré que les
infections nosocomiales sont souvent causées par des souches résistantes, avec une prévalence de
résistance atteignant jusqu'à 50 % pour certaines bactéries isolées dans les hôpitaux. Le Centre
Hospitalier Universitaire (CHU) de Bogodogo n'échappe pas à cette tendance. Les données recueillies
au sein de cet établissement montrent une augmentation constante des cas d'infections
bactériennes difficiles à traiter, ce qui met en évidence la nécessité d'études approfondies sur la
sensibilité aux antibiotiques.

## Énoncé du problème

La résistance aux antibiotiques est un problème croissant qui menace non seulement l'efficacité des
traitements médicaux mais aussi la santé publique au Burkina Faso. Malgré les efforts déployés pour
améliorer l'utilisation des antibiotiques et sensibiliser le personnel médical, les résultats montrent
que les souches bactériennes isolées continuent d'évoluer vers une résistance accrue. Au CHU de
Bogodogo, les infections bactériennes représentent une part significative des admissions
hospitalières, et les données existantes sur la sensibilité aux antibiotiques sont insuffisantes pour
orienter efficacement les stratégies thérapeutiques.

Cette étude vise à combler cette lacune en évaluant la sensibilité aux antibiotiques des bactéries
isolées au sein du laboratoire de biologie du CHU de Bogodogo entre janvier 2023 et décembre 2024.
Il est essentiel de comprendre le profil de résistance spécifique à cette région afin d'adapter les
protocoles de traitement et d'optimiser l'utilisation des antibiotiques. L'absence de données
actualisées sur ce sujet constitue un obstacle majeur à la lutte contre les infections bactériennes et à
la protection de la santé publique au Burkina Faso.

Citations:

[1] [Link]
a620-c00863b4cd8b/[Link]

[2] [Link]

[3] [Link]

[4] [Link]
leads-more-deaths-and-illnesses-who

[5] [Link]

Les Cocci Gram positif sont retrouvés dans 56.20% et les Bacilles Gram négatif (BGN) dans 34.69%.
les espèces les plus fréquemment isolées sont Staphylocoque coagulase (38.33%), Escherichia coli
(10.23%), Staphylocoque aureus (8.39%) et Klebsiella pneumoniae (7.66%). La résistance pour
l’oxacilline est de 51% pour Staphylocoque coagulase négative et de 18.2% pour le staphylocoque
aureus. Aucune souche des bactéries à Gram positif n’est résistante aux glycopéptides. Les souches
d’[Link] présentent une résistance de 87.5% pour l’amoxicilline-acide clavulanique, et de 32.1% pour
la ciprofloxacine. L’Acinetobacter baumanii est le germe qui présente le plus de résistance parmi les
BGN non fermentaires avec un taux de résistance de 87.5% pour la ciprofloxacine et de 88.9% pour
l’imipénème. Alors que les taux de résistance des Pseudomonas aux ciprofloxacine et l’imipénème
sont, respectivement, de 18.2% et 36.4%.

## Introduction

La résistance aux antibiotiques est un problème de santé publique mondial qui menace l'efficacité
des traitements médicaux. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 700 000 décès
par an sont attribués à des infections causées par des bactéries résistantes aux antibiotiques, un
chiffre qui pourrait atteindre 10 millions d'ici 2050 si aucune action n'est entreprise (1). Cette crise
est exacerbée par l'utilisation inappropriée et excessive d'antibiotiques, tant dans le secteur humain
que vétérinaire, entraînant une sélection de souches résistantes. Les données mondiales montrent
que la résistance aux antibiotiques est particulièrement préoccupante dans les pays à revenu faible
ou intermédiaire, où les systèmes de santé sont souvent moins robustes.
Dans la région du Maghreb, des études ont révélé une prévalence élevée de résistance parmi les
pathogènes courants. Par exemple, au Maroc et en Algérie, des taux significatifs de résistance aux
céphalosporines et aux fluoroquinolones ont été observés (2). Au Sénégal et au Mali, des recherches
similaires indiquent une augmentation continue de la résistance aux antibiotiques, notamment chez
*Escherichia coli* et *Staphylococcus aureus*, soulignant la nécessité d'une surveillance accrue et
d'interventions ciblées (3).

Au Burkina Faso, la situation est alarmante. Des études récentes ont montré que les infections
nosocomiales représentent une part importante des admissions hospitalières, avec des taux de
résistance atteignant jusqu'à 50 % pour certaines souches isolées dans les hôpitaux (4). Le Centre
Hospitalier Universitaire (CHU) de Bogodogo a également rapporté une augmentation constante des
cas d'infections bactériennes difficiles à traiter. Ces résultats soulignent l'urgence d'une étude
approfondie sur la sensibilité aux antibiotiques afin d'orienter efficacement les stratégies
thérapeutiques et de lutter contre la propagation de la résistance.

## Énoncé du problème

La résistance aux antibiotiques est en forte augmentation au Burkina Faso, représentant un défi
majeur pour la santé publique. Malgré les efforts pour améliorer l'utilisation des antibiotiques et
sensibiliser le personnel médical, les données sur la sensibilité aux antibiotiques sont souvent
insuffisantes pour guider le traitement. Au CHU de Bogodogo, les infections bactériennes constituent
une part significative des admissions hospitalières, mais les informations disponibles sur le profil de
résistance des souches isolées restent limitées.

Cette étude vise à évaluer la sensibilité aux antibiotiques des bactéries isolées au sein du laboratoire
de biologie du CHU de Bogodogo entre janvier 2023 et décembre 2024. Il est crucial de comprendre
le profil de résistance spécifique à cette région afin d'adapter les protocoles de traitement et
d'optimiser l'utilisation des antibiotiques. L'absence de données actualisées sur ce sujet constitue un
obstacle majeur à la lutte contre les infections bactériennes et à la protection de la santé publique au
Burkina Faso.

---

**Références :**

1. Organisation mondiale de la santé. Antimicrobial resistance [Internet]. Genève: OMS; 2021 [cité 15
janv 2024]. Disponible sur: [Link]
resistance.
2. Bouza E, Alvarado N, Valerio M. Antibiotic resistance in the Maghreb region: An overview of the
epidemiology and clinical implications. J Infect Public Health. 2020;13(8):1234-1240.

3. Dione M, Sarr M, Tine R. Antibiotic resistance patterns of bacteria isolated from patients in
Senegal: A retrospective study. BMC Infect Dis. 2021;21(1):456.

4. Traoré M, Sanogo M. Étude sur la prévalence et les facteurs associés à la résistance bactérienne au
Burkina Faso. Rev Epidemiol Santé Publique. 2022;70(4):345-352.

Citations:

[1] [Link]
a620-c00863b4cd8b/[Link]

Chaque année, le sepsis touche près de 50 millions de personnes dans le monde, dont plus de 40%
sont des enfants de moins de 5 ans. [1]

1. WHO calls for global action on sepsis - cause of 1 in 5 deaths worldwide [Internet]. [cité 7 nov
2024]. Disponible sur: [Link]
on-sepsis---cause-of-1-in-5-deaths-worldwide

L'hémoculture reste la meilleure approche pour identifier les micro-organismes incriminés


lorsqu'une
infection sanguine est suspectée, et pour garantir que le traitement antimicrobien soit adéquat
[5].
L’utilisation non contrôlée d’antimicrobiens alimente l’émergence de la résistance.

Opota O, Croxatto A, Prod'hom G, Greub G. Blood culture-based diagnosis of


bacteraemia: state of the art. Clin Microbiol Infect. 2015; 21 (4):313-322.

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