Étude des Émissions de Véhicules au Bioéthanol
Étude des Émissions de Véhicules au Bioéthanol
Mémoire De Magister
Option : Génie de l’environnement
Thème
Présenté par
r
M BENDADA Mehdi
Année 2011
ENP 10, Avenue Hassan Badi, El-Harrach – Alger.
Remerciement
Je remercie ;
Je dédie ce travail à :
Ma chère femme
Mes chers parents
Mon brave frère et mes douces sœurs
Mes Grands parents
Ma belle famille
Toute ma famille
Tous mes amis et collègues
Et à toutes les personnes qui m’aiment.
Mehdi
Résumé
ﻣﻠﺨﺺ
.ﻣﺮﺣﻞ ﺃﻭﻟﻰ ﺍﻟﺨﺎﺻﻴﺎﺕ ﺍﻟﻔﺰﻳﻮﻛﻤﺎﻭﻳﺔ ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ ﺍﻧﻮﺍﻉ ﺑﻴﻮﺍﺗﺎﻧﻮﻝ ﻣﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻧﻮﺍﻉ ﺑﻨﺰﻳﻦ
ﺓ ﺗﻌﺎﻟﺞ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻓﻲ T3
( ﺍﻟﻨﺎﺗﺠﺔ ﻋﻦ ﺍﻟﺴﻴﺎﺭﺓ ﺍﻟﺨﻔﻴﻔﺔ ﺍﻟﻤﺰﻭﺩﺓ ﺑﺎﻟﺒﻨﺰﻳﻦ ﻭ ﺑﻴﻮﺍﺗﺎﻥﻭﻝ ﺃﺛﻨﺎء ﺣﺎﻟﺔHC ﻭCO2،CO) ﺛﻢ ﺗﻢ ﺍﺟﺮﺍء ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻟﻼﻧﺒﻌﺎﺛﺎﺕ ﺍﺣﺎﺩﻳﺔ ﻟﻜﻞ ﻣﻦ T3
.( ﻹﺟﺮﺍء ﺍﻗﺘﻄﺎﻑ ﻟﻠﻐﺎﺯ ﺍﻟﻤﻨﺒﻌﺚconstant volume sampler ) mini CVS ﺍﻟﺴﻴﺮ ﺍﻟﻔﻌﻠﻲ ﻭ ﻟﺘﺤﻘﻴﻖ ﺫﻟﻚ ﺗﻢ ﺍﺳﺘﻌﻤﺎﻝ ﻧﻈﺎﻡ
. ﻣﺴﺎﺭ ﺷﺒﻪ ﺣﻀﺮﻱ ﻭ ﻣﺴﺎﺭ ﺍﻟﻄﺮﻳﻖ ﺍﻟﺴﺮﻳﻊ، ﻣﺴﺎﺭ ﺣﻀﺮﻱ: ﺍﻧﺪﺭﺟﺖ ﺍﻟﺘﺪﺍﺑﻴﺮ ﻋﻠﻰ ﺛﻼﺛﺔ ﺃﻧﻮﺍﻉ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺴﺎﺭﺍﺕ
ﺗﺒﻴﻦ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺍﻟﻤﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻋﻠﻰ ﺃﻥ ﺍﻟﺒﻴﻮﺍﺗﺎﻧﻮﻝ ﺍﻟﻤﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﺍﻟﺒﻨﺰﻳﻦ ﺍﻟﻐﻴﺮ ﻣﺤﺘﻮﻱ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺮﺻﺎﺹ ﻫﻮ ﺍﻟﻮﻗﻮﺩ ﺍﻷﻗﻞ ﺗﻠﻮﺛﺎ ﻷﻱ ﻧﻮﻉ ﻣﻦ
.ﺃﻧﻮﺍﻉ ﺍﻟﻤﺴﺎﺭﺍﺕ ﻭ ﺃﻥ ﻣﺴﺎﺭ ﺍﻟﻄﺮﻳﻖ ﺍﻟﺴﺮﻳﻊ
. ﺃﻧﻮﺍﻉ ﺍﻟﻤﺴﺎﺭﺍﺕ, ﺍﻟﺒﻴﻮﺍﺗﺎﻧﻮﻝ، mini CVS، ﺍﻻﻧﺒﻌﺎﺛﺎﺕ ﺍﻟﻤﻠﻮﺛﺔ: ﻛﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﺒﺤﺚ
Résumé
L’étude aborde dans un premier volet, la caractérisation d’un bioéthanol de différentes concentrations,
les résultats obtenus ont permis de s’assurer que ces propriétés physico-chimiques respectent les
spécifications en vigueur par les normes algériennes pour les carburants liquides.
Dans un second volet, Une étude des émissions unitaires de CO, CO2 et HC issues de véhicules légers
R R
utilisant des bioéthanols a été réalisée en circulation réelle avec un mini CVS.
Les mesures ont été réalisées sur trois types de cycles : urbain, routier et autoroutier.
Les résultats obtenus montrent que le bioéthanol composé d’essence sans plomb et d’éthanol à hauteur
de 15% le moins polluant en CO, CO 2 et HC par rapport aux carburants classiques.
R R
Mots clé : pollution atmosphérique, mini CVS, Bioéthanols, trafic routier, cycles de conduite.
Abstract
This study, involve a part concerning, the characterization of different Bioethanols, composed of
3T
different gasoline (leaded or not) and different concentration of ethanol, also, their compliance with
Algerian standards for liquid fuels was reached.
The second part, which include, identification of unit emissions of CO, CO2 and HC from lights
3T 3T
vehicles using biofuels was made in real traffic conditions with an embedded system: mini CVS.
Measurements were made on three types of cycles: urban, road and highway.
1T 1T3 1T3 1T3 1T3 1T
The results shown that biofuels composed of free-lead gasoline and ethanol at 15 percent provide low
levels air pollutants of CO,HC and CO2
Keywords: Air Pollution, mini CVS, Biofuels, road traffic, driving cycles.
6T
Liste des Tableaux et figures
Tableau 1 : Augmentation absolue moyenne des émissions (en g/km) pour chaque pourcentage de pente supplémentaire.
Tableau 2 : Surémissions en pourcentage liées aux accélérations (comparaison cycle « réel » et vitesse stabilisée).
Tableau 3 : répartition du parc national automobile selon le genre des véhicules au 31/12/2009.
Tableau 4 : répartition du parc automobile selon l’énergie et le genre de véhicules.
Tableau 5 : répartition du parc national automobile selon les tranches d’âges des véhicules au 31/12/2009.
Tableau 6 : répartition du parc national automobile selon le pays d’origine au 31/12/2009.
Tableau 7 : Caractéristiques de l’essence normal.
Tableau 8 : Caractéristiques de l’essence super.
Tableau 9 : Caractéristiques de l’essence sans plomb.
Tableau 10 : Limites d’émissions des véhicules particuliers en Algérie.
Tableau 11 : Limites d’émissions UE pour les véhicules particuliers (g/km).
Tableau 12: Propriétés physico-chimique de l’éthanol utilisé pour les mélanges au carburant.
Tableau 13: mélange essence normal – éthanol.
Tableau 14 : mélange essence sans plomb – éthanol.
Tableau 15 : mélange essence sans plomb – éthanol.
Tableau 16 : Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence Sans plomb-Ethanol.
Tableau 17: Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence Super-Ethanol.
Tableau 18: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle Urbain pour la Mégane.
Tableau 19 : Résultats des essais en cycle routier de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence Sans plomb-Ethanol.
Tableau 20: Résultats des essais en cycle routier de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence Super-Ethanol.
Tableau 21: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle routier pour la Mégane.
Tableau 22 : Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence Sans plomb-Ethanol.
Tableau 23: Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence Super-Ethanol.
Tableau 24: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle Autoroutier pour la Mégane.
Tableau 25 : Résultats des essais en cycle urbain de l’accent avec l’essence super et ses mélanges en éthanol.
Tableau 26: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle urbain pour l’Accent.
Tableau 27 : Résultats des essais en cycle routier de l’accent avec l’essence super et ses mélanges en éthanol.
Tableau 28: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle routier pour l’Accent.
Tableau 29 : Résultats des essais en cycle autoroutier de l’accent avec l’essence super et ses mélanges en éthanol.
Tableau 30: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle autoroutier pour l’Accent.
Tableau 31 : Nombre d’octane recherché en fonction des valeurs du knockmeter.
Liste des Tableaux et figures
Figure 44 : Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et sans plomb, pour la
mégane en routier
Figure 45: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et sans plomb, pour la
mégane en routier.
Figure 46: Evolution d’emission unitaire mCO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et sans plomb, pour la
mégane en autoroutier.
Figure 47: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et sans plomb, pour la
mégane en autoroutier.
Figure 48: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et sans plomb, pour la
mégane en autoroutier.
Figure 49 : Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) par cycle de conduite.
Figure 50: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) par cycle de conduite.
Figure 51: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) par cycle de conduite.
Figure 52: Evolution d’emission unitaire de l’essence super en fonction de la vitesse.
Figure 53: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 10 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 54: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 15 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 55: Evolution d’emission unitaire mCO 2 (g/km) par cycle de conduite.
Figure 56: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) par cycle de conduite.
Figure 57: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) par cycle de conduite.
Figure 58: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb en fonction de la vitesse.
Figure 59: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 5% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 60: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 10% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 61 : Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 15% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 62: Evolution d’emission unitaire mCO2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en urbain.
Figure 63: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en urbain.
Figure 64: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en urbain.
Figure 65: Evolution d’emission unitaire mCO2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en routier.
Figure 66: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en routier.
Figure 67: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en routier.
Figure 68: Evolution d’emission unitaire mCO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en
autoroutier.
Figure 69: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en
autoroutier.
Figure 70: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour l’Accent en
auotoroutier.
Figure 71: Evolution d’emission unitaire mCO 2 (g/km) par cycle de conduite.
Figure 72: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) par cycle de conduite.
Figure 73: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) par cycle de conduite.
Figure 74: Evolution d’emission unitaire d’essence super en fonction de la vitesse.
Figure 75: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 5 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 76: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 7.5% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 77: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 10 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 78: Evolution des emissions CO 2 pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 79: Evolution des emissions CO 2 pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10% d’ethanol.
Figure 80: Evolution des emissions CO pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 81: Evolution des emissions CO pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10% d’ethanol.
Figure 82: Evolution des emissions HC pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 83: Evolution des emissions HC pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10% d’ethanol.
Figure 84 : Thermodensimètre au laboratoire NAFTAL-AVM.
Liste des Tableaux et figures
Euro zéro : Normes européennes d’émission de polluant de véhicule en vigueur avant 1992
Euro III : Norme européenne d’émission de polluant de véhicule entrée en vigueur en 2000
PL : Poids Lourd
UE : Union Européenne
VP : véhicule particulier
CO 2 : Dioxyde de carbone
HC : Hydrocarbures
N 2 O: Protoxyde d'azote
NO 2 : Dioxyde d’azote
NO x : Oxydes d’azote
Pb : Plomb
Sommaire
Introduction Générale 1
II – Les carburants 23
II.1 – Les essences 24
II.1.1 - Caractéristique des essences 24
II.1.2 - Spécifications nationales des essences 27
II.2 – Les biocarburants 31
II.2.1 - Historique 31
II.2.2 - Origines et types de biocarburants 31
II.2.3 - Principaux types de biocarburants 34
II.2.4 - le Bioéthanol 37
II.2.5 – Production mondiale du bioéthanol 39
II.2.6 - Effets de l’éthanol sur les propriétés de l’essence 40
II.2.7 – Enjeux socio-économiques et impacts environnementales 41
IV – Méthodologie expérimentale 50
IV.1- Analyse des mélanges éthanol-essence 50
IV.2 - Campagne de mesure des émissions automobile 51
IV.3 - Calcul de la masse des émissions polluantes 56
Sommaire
V- Résultats et Interprétations 56
V.1- Caractérisation du biocarburant 56
V.1.1- Analyse de l’éthanol pur 56
V.1.2 - Analyse des essences et de leurs mélanges avec l’éthanol 57
V.1.3 – Interprétations des analyses 59
V.1.4 – Conclusion 61
V.2- Mesure des émissions 62
V.2.1 - Données cinématiques 62
V.2.2 - Emissions unitaires 65
V.2.2.1 – En utilisant la RENAULT MEGANE 65
V.2.2.2 – En utilisant la Hyundai Accent 81
V.2.2.3 – Comparaison entre les deux véhicules 89
V.2.3 - Conclusion 93
Conclusion Générale 94
Références bibliographiques 95
Annexes 104
Annexe 1 104
Annexe 2 108
Introduction générale
Introduction générale
Plusieurs études effectuées de par le monde ont montré qu’en milieu urbain, le trafic routier
constitue l’une des principales sources de la pollution de l’air ambiant [1]. C’est le cas
également des grandes agglomérations algériennes qui sont de plus en plus confrontées à une
forte dégradation de la qualité de l’air [2 - 8].
Afin de réduire les émissions nocives engendrées par le trafic routier, plusieurs avancées
technologiques ont été réalisées, parmi elles, l’avènement de nouveaux carburants sur les
marchés mondiaux, dit biocarburants ou carburants verts.
Pour évaluer, du point de vue environnemental, la qualité d’un carburant, il est nécessaire de
mesurer la pollution issue de la combustion de ce carburant dans le moteur des véhicules.
Dans une telle évaluation, on s’intéresse plus particulièrement à la mesure des émissions
unitaires des véhicules, c'est-à-dire la quantité de polluant émis par unité de kilomètre
parcouru et ce, si possible, dans des conditions réelles de circulation.
Dans notre pays, vu la complexité de la thématique, il n’y a eu que très peu de travaux sur
l’étude des émissions unitaires de la pollution automobile [5, 9]. Aussi et afin d’étoffer nos
connaissances dans ce domaine, nous nous proposons d’étudier, en collaboration avec
l’entreprise nationale de commercialisation et distribution des produits pétroliers et dérivés
(NAFTAL- Direction centrale de l’engineering DCE), les émissions unitaires de véhicules
roulant au bioéthanol.
1
Introduction générale
Des mesures en circuit réel des émissions unitaires des polluants CO, CO 2 et HC issues de
deux véhicules légers et roulants à l’essence et au bioéthanol ont été réalisées. Une
comparaison des émissions issues de la combustion des deux carburants a été élaborée. Il
s’agit principalement d’évaluer l’apport ou la performance du biocarburant, en matière de
réduction de la pollution, par rapport à l’essence.
2
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Chapitre I
Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Introduction
Par opposition aux rejets industriels qui proviennent de sources fixes, la pollution routière est
le fait de millions de sources mobiles, ce qui ne facilite pas son étude. Le parc automobile
algérien est constitué de plus de 4 millions de véhicules, tous types confondus, au 31
décembre 2009 [10]. Ces dernières années, il a augmenté fortement. Selon un communiqué
des Douanes Algériennes, pour les seuls neuf premiers mois de l’année 2011, l’Algérie a
importé plus de 300.000 véhicules et on s’achemine vers 400.000 véhicules d’ici la fin de
l’année [10].
3
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
4
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
I.1.2 - Les émissions liées à l’évaporation des carburants (les pertes par évaporation)
Les pertes par évaporation se produisent par l'intermédiaire du réservoir de carburant et de
la cuve du carburateur. Elles concernent essentiellement les moteurs à essence car l’essence
est une substance fortement volatile et ainsi il s’évapore très facilement, par contre la
volatilité du diesel étant basse, les pertes par évaporation sont donc inférieures à celle de
l’essence.
Le taux d'évaporation augmente avec la température de l'air ambiant. Ainsi quand le véhicule
est garé dans des terrains découverts sous le soleil, l'évaporation des carburants augmente et
par conséquent les émissions polluantes aussi [14].
Les pertes à partir du réservoir se produisent en raison des changements de température et
du volume de vapeur du carburant soit par respiration diurne ou au moment du remplissage du
réservoir [24]. Les pertes au carburateur sont proportionnelles à la capacité de la cuve, à la
pression à l’entrée et à la température du métal de la cuve, qui peut atteindre 40 à 70 °C, lors
de l’arrêt du moteur chaud [13].
Ces pertes sont amenuisées sur les véhicules récents par des circuits de récupération de
vapeurs qui les stockent temporairement sur des cartouches de charbon actif [12].
5
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
6
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Les oxydes d'azote interviennent dans la formation d’ozone, les dépôts acidifiants et
eutrophisants (effet sur les sols, la faune et la flore mais aussi les bâtiments) et, par effet
indirect, dans l'accroissement de l'effet de serre.
En effet, le protoxyde d'azote (N 2 O) qui est engendré par l'azote présent initialement dans les
combustibles ; qui est très peu réactif dans la troposphère (moins de 11 Km) mais très actif
au-delà, attaquant ainsi la couche d'ozone.
b) CO - Monoxyde de carbone.
Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et insipide. Il est produit par des
combustions incomplètes de matières organiques généralement dues à des installations mal
réglées (surtout le cas des toutes petites installations).
Le CO 2 est émis dès lors qu'il y a combustion d'hydrocarbures, alors que le CO est émis
essentiellement lorsque cette combustion est incomplète. La diffusion du CO est très rapide. Il
disparaît rapidement dès que l'on s'éloigne d'une source d'émission. Le CO est un toxique
puissant qui peut bloquer la fixation de l'oxygène par les globules rouges (anoxie) [14].
7
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
d'hydrogène. Les autres grands groupes de COV sont les composés carbonés (alcanes,
alcènes…) et les composés carboxylés (aldéhydes, cétones, éthers…) [16].
Rappelons que les COV’s sont avec les NO X des polluants précurseurs de la formation
photochimique de l’ozone de la basse atmosphère
f) SO 2 - Dioxyde de soufre.
Les rejets de SO 2 sont dus en grande majorité à l'utilisation de combustibles fossiles soufrés.
Les transports routiers participent pour une faible part aux émissions [15] et les normes sont
de plus en plus sévères quant aux teneurs en soufre des carburants. En se transformant en
acide sulfureux (H 2 SO 3 ) ou en acide sulfurique (H 2 SO 4 ), le SO 2 a longtemps été le principal
responsable des phénomènes d’acidification (pluies acides). Ces acides très agressifs
8
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
s’attaquent aux roches calcaires (dégâts sur les bâtiments, le marbre y compris) mais aussi aux
végétaux. Depuis, ce sont davantage les oxydes d’azote qui sont à l’origine des phénomènes
d’acidification [16].
g) Les particules.
Le terme "particule" concerne, en général, les aérosols créés par la dispersion dans l'air de
solides et de liquides atomisés, poudres ou gouttelettes et implique donc les termes de
poussières, fumées, suies, brumes, brouillards, smog.
Le terme "particules en suspension" concerne essentiellement les poussières de taille
inférieure à 10 µm dont la vitesse de sédimentation est lente, les particules plus grosses ayant
tendance à retomber rapidement près de la source d'émission [14].
Notons que les particules ayant un diamètre inférieur à 10 µm sont désignées par le terme
PM-10 (Particulate Matter), celles ayant un diamètre inférieur à 2,5 µm par PM-2,5. Le
temps de séjour pour les poussières de l'ordre de 1 µm (particules diesel essentiellement) est
proche de 10 jours ; d’une manière générale, les particules fines (PM10) se comportent
comme un gaz et ils suivent la loi de STOCKES.
D'un point de vue biologique et sanitaire, ce sont les particules les plus fines qui sont les plus
préoccupantes ; or les particules émises par les pots d'échappement sont de très petite taille
(notamment pour les particules diesel qui sont responsables de 87 % des particules émises par
le trafic) [17].
9
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
10
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Pour finir, rappelons qu’un véhicule chargé (ou dont l’aérodynamisme est réduit : galerie sur
le toit, fenêtres ouvertes, etc.) émet une plus grande quantité de polluants puisque son moteur
doit développer, pour atteindre une vitesse donnée, plus de puissance (d’où une hausse de la
consommation de carburant) que lorsque le véhicule est vide ou plus aérodynamique.
Le niveau d’équipements de confort (notamment l’air conditionné) accroît aussi, la demande
énergétique [11].
11
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Tableau 1 : Augmentation absolue moyenne des émissions (en g/km) pour chaque pourcentage de pente
supplémentaire [11].
Surémission
(g/km par % 0,850 17,000 0,061 0,490 5,520 L
pente)
12
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Tableau 2 : Surémissions en pourcentage liées aux accélérations (comparaison cycle « réel » et vitesse
stabilisée) [11].
Vitesse
CO CO2 HC NOx Particules Conso.
(km/h)
Ess. non 15 53 18 58 65 33
catalysée 90 47 14 30 11 22
15 2 28 35 30 40 40
Diesel
90 7 17 29 21 27 18
Ce facteur « style de conduite » est important car, d’une part les variations engendrées ne sont
pas négligeables, et d’autre part parce qu’il s’agit d’un des rares facteurs humains (avec
l’accroissement général de l’utilisation des véhicules particuliers, mais aussi l’accroissement
de la puissance et du poids des véhicules ainsi que des éléments de conforts comme la
climatisation) qui intervienne directement sur les émissions [18]. Le style de conduite, bien
que propre à chacun, semble cependant avant tout lié à la culture du pays ; il s’agit donc d’un
facteur vis à vis duquel il est possible de faire évoluer les mentalités. Il ne faut toutefois pas
surestimer son influence sur les émissions : quel que soit le style de conduite du conducteur, il
faut obligatoirement freiner et accélérer.
13
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
que la zone des échanges gazeux de l’appareil respiratoire constitue une interface de 70 m2
environ entre le milieu extérieur et l’organisme [25].
14
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
15
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
L'arsenic, le plomb et le sélénium sont toxiques pour les animaux. Ils se produisent certains
symptômes au niveau du système nerveux, de l'appareil respiratoire et du tube digestif.
Les poussières alcalines provenant des composés du calcaire dans les cimenteries peuvent
provoquer des troubles chez les animaux par des lésions du tube digestif et modifications du
pH [36].
16
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
A coté de la corrosion des matériaux, une autre forme d'impact de la pollution atmosphérique
sur le cadre bâti est constituée par le phénomène de salissure de la surface des matériaux du
fait des dépôts de particules. Les particules fines, et notamment les particules émises par les
moteurs diesel, paraissent particulièrement efficaces et ils peuvent s'infiltrer à l'intérieur des
habitations et provoquent la salissure des murs, plafonds, tapis,…etc.
Cette dégradation de la bâtie (bâtiment, monuments historiques,…) est l'effet le plus visible.
Des relations mathématiques entre la diminution du réfléchissement d’une peinture blanche et
la teneur en particules suies ont été établies [20].
17
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
b) Source d’énergie :
Malgré un vif engouement ces dernières années, de la part des usagers, pour les véhicules
diesel, l’essence reste largement en tète avec plus de 81 % des véhicules roulant du parc
automobile Algérien (voir tableau 4) [10].
Tableau 4 : répartition du parc automobile selon l’énergie et le genre de véhicules [10].
Genre du véhicule Essence Pourcentage Gasoil Pourcentage Total
Véhicule de tourisme 2115242 81,57% 478068 18,43% 2 593 310
Camion 20018 5,53% 342239 94,47% 362 257
Camionnette 525978 64,02% 295648 35,98% 821 626
Autocars-Autobus 1442 2,06% 68628 97,94% 70 070
Tracteur routier 1036 1,63% 62381 98,37% 63 417
Tracteur agricole 2816 2,15% 128023 97,85% 130 839
Moto 10241 93,29% 737 6,71% 10 978
Total 2677120 66,01% 1378735 33,99% 4 055 855*
*Total n’incluant pas les remorques.
18
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Néanmoins une précédente étude du parc algérien [40], basé elle-même sur une étude faite
auparavant [41], a révélé qu’il y avait certaines disparités de tailles entre la réalité et les
chiffres de l’office national algérien des statistiques, cela est du essentiellement à ce que :
• L’ONS considère que tout les véhicules ayant un numéro d’immatriculation comme
faisant partie intégrale du parc national, ce qui peut mener à des surestimations, vu que
beaucoup de vieux véhicules ne sont plus en circulation dus à leurs usures.
Tableau 5 : répartition du parc national automobile selon les tranches d’âges des véhicules au 31/12/2009 [10].
19
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
UE 2114956 82%
Japon 172568 7%
États-Unis 65435 3%
Autres 106356 4%
L’exemple le plus typique de cette tendance à suivre le modèle européen, est la diésélisation
très forte des véhicules de tourismes, des deux parcs automobiles (européens et nationales)
ces dernières années, mais avec un décalage de 5 à 10. Cela est dû notamment aux dernières
avancées technologiques permettant au diesel d’être plus performant et plus économique. En
effet les véhicules de tourisme qui roulent au diesel ne représentaient que 5%, au milieu des
années 90, ce chiffre n’a cessé d’évoluer jusqu’à atteindre ces dernières années plus de 18 %
du parc national (voir figure 3).
Figure 3: évolution du parc automobile selon la source d’énergie pour les véhicules de tourisme au 31/12/2009
[10].
20
Chapitre I Généralités sur la pollution atmosphérique issue du trafic routier
Globalement, c’est tout le parc national qui se diéselise, comme le montre les données de la
figure 4.
Figure 4: évolution du parc automobile selon la source d’énergie pour les véhicules de tourisme au 31/12/2009
[10].
21
Chapitre II Les carburants
Chapitre II
Les carburants
Introduction :
Dans leur immense majorité, les carburants sont des liquides, ce qui permet d’obtenir un
excellent compromis entre la compacité, la facilité et la sécurité de mise en œuvre. Ces pour ces
mêmes raisons que les carburants gazeux ont du mal à se développer d’une manière conséquente
[16].
Quant aux carburants solides (charbon, bois) leur contribution qui fut parfois importante en
période de pénurie énergétique ne revêt plus maintenant qu’un intérêt historique.
Les carburants proviennent essentiellement du pétrole qui, lui-même, assure encore, une part
importante de la consommation d’énergie primaire dans toutes les régions du monde. Mais ces
énergies fossiles sont loin d’être inépuisables, pour faire face donc, aux pénuries prochaines, des
sources d’énergies alternatives se développent, c’est le cas notamment des biocarburants.
Les biocarburants sont des carburants d'origine végétale issus de la biomasse (d'où le
surnom de « carburants verts »).
On les produit à partir de déchets végétaux ou de plantes cultivées dans ce but. Ils possèdent
des propriétés similaires au pétrole et peuvent parfois s'employer dans des moteurs diesel ou des
moteurs à essence ; ils se substituent partiellement ou parfois même dans certains moteurs dédiées,
totalement aux carburants pétroliers.
I. Définition :
Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme
l'énergie chimique du carburant en énergie mécanique.
Comme leur nom l'indique, les carburants contiennent du carbone. (Dans le cas de
l'hydrogène par exemple on parlera de combustible). Souvent sous forme liquide ou gaz, ils peuvent
être classés de différentes manières.
23
Chapitre II Les carburants
Tandis que les seconds, proviennent de plantes ou animaux (non fossilisés). Parmi les
produits les plus développés commercialement à l’étranger, citons le bioéthanol et le biodiesel.
II - Types de carburants :
Pour ce qui nous concerne, on se résumera à une analyse bibliographique de l’essence et du
bioéthanol sujets de notre expérimentation.
a) La densité
La densité est la caractéristique la plus simple à mesurer, elle est influencée par une autre
propriété fondamentale : la composition chimique [43]. Si on utilise une essence de faible densité,
elle entraînera une augmentation de la consommation et, une mauvaise vaporisation. Avec une
24
Chapitre II Les carburants
essence de forte densité, la consommation spécifique diminue, mais la pauvreté du mélange carburé
se traduit par un manque de puissance [44].
b) Distillation ASTM
Les essences sont des mélanges d’un grand nombre d’hydrocarbures ayant chacun des points
d’ébullition différents. L’intervalle va généralement du C 5 - C 6 (environ 35°C) à C 15 - C 16 (environ
210 °C).
Si l’on note, quand on effectue une distillation au laboratoire, la température à laquelle
distille un certain volume d’essence, on obtient des points qui, réunis entre eux, donnent la courbe
de distillation. Les températures sont données en ordonnées, les pourcentages distillés en abscisse.
La courbe de distillation ASTM reflète en un certain sens la composition du produit et que la
comparaison des courbes ASTM permet de tirer des conclusions sur la répartition des hydrocarbures
dans les échantillons analysés. C’est ainsi que le point 10% de la distillation ASTM peut caractériser
suffisamment la richesse en hydrocarbures légers, le point 50%, le niveau moyen de la volatilité
d’ensemble, le point 90% et le point final, la richesse en hydrocarbures lourds à points d’ébullition
élevés [45].
L’examen de la courbe de distillation ASTM d’une essence nous renseigne sur son
comportement dans les moteurs, notamment en ce qui concerne les facilités de départ à froid, les
mises en action, les facultés d’accélération, les dépôts possibles dans les chambres de combustion
[43].
Un suivi strict de la volatilité de l'essence est essentiel pour garantir un bon fonctionnement
du moteur dans toutes les conditions. Si la volatilité est trop faible, le moteur démarre difficilement
par temps froid ; si elle est trop élevée, le moteur peut caler ou présenter des difficultés de
redémarrage par temps chaud, ajouté à cela, les pertes par évaporations lors de l’approvisionnement
qui peuvent être source de pollution [12].
25
Chapitre II Les carburants
Les spécifications de tension de vapeur Reid imposent un maximum à ne pas dépasser : 800
g/cm2 en hiver et 650 g/cm2 en été.
Les éléments volatils favorisent le démarrage à froid en hiver, mais risquent de provoquer le
givrage du carburant pendant la mise en température du moteur, par suite de l’humidité
atmosphérique. On remédie à cet inconvénient en limitant la TVR et en ajoutant des additifs
antigivres (ou antigel) à l’essence [44].
De même en été, une trop forte proportion d’hydrocarbures légers peut provoquer l’arrêt du
moteur par formation d’un bouchon de vapeur ou « vapor lock » [45].
d) Indice d’octane
C’est la caractéristique la plus importante. C’est une mesure de la valeur antidétonante du
carburant ou, encore, son aptitude à supporter la compression.
Les carburants commerciaux étant composés d’un grand nombre d’hydrocarbures, chacun de ces
hydrocarbures réagissant différemment aux paramètres influençant la détonation (pression,
température, richesse etc.). Le carburant idéal devrait posséder des isoparaffines et des oléfines dans
ses fractions légères et des aromatiques dans sa partie lourde [43].
Cette caractéristique intéresse principalement le constructeur en ce qu’elle est déterminante
pour le calcul de base de son moteur ; l’indice d’octane préside, en effet, au choix du taux de
compression ; de ce choix découle les efforts supportés par les organes, donc leur dimensionnement,
la rigidité, la puissance spécifique’ et enfin la consommation [45].
On peut dire que l’amélioration des rendements des voitures depuis ces dernières années est due
pour une large part à l’augmentation de l’indice d’octane des carburants.
La mesure de l’indice d’octane se fait par méthode C. F. R (Cooperative Fuel Research), moteur
monocylindrique, exceptionnellement robuste, à taux de compression variable construit par la
société Wankesha (U.S.A) en 1928 [43].
Il existe deux procédures normalisées de détermination des indices d'octane: la méthode
«Recherche» et la méthode «Moteur». Les indices correspondants sont désignés par les sigles RON
(Research Octane Number) et MON (Motor Octane Number).
Les distinctions entre ces deux procédures portent essentiellement sur les conditions de
fonctionnement du moteur CFR, lors de la mesure; ainsi, dans le premier cas (RON), le moteur
tourne à 600 tr/min et le mélange air-carburant n'est pas réchauffé avant son admission dans le
26
Chapitre II Les carburants
cylindre; dans le second cas (MON), la vitesse de rotation atteint 900 tr/min et la température
d'admission 150 0C.
La plupart des essences classiques présentent un RON compris entre 95 et 99, tandis que le
MON se situe, le plus souvent, entre 85 et 89; plus précisément, la différence RON-MON est
généralement proche de 10 points.
C’est pour accroître l'indice d'octane d'un carburant, qu’on met du plomb tétraméthyle ou du
plomb tétraéthyl. Pour les carburants sans plomb, on utilise des composés organiques, comme le
méthyle tertiobutyl éther [45].
a) Essence normal
C’est un mélange d’hydrocarbures (qui comptent de 4 à 7 atomes de carbone) d’origine
minérale ou de synthèse et éventuellement de composés oxygénés organiques, coloré, selon les
normes algériennes il doit répondre aux spécifications données au du tableau N°7 [48].
27
Chapitre II Les carburants
Distillation
70
10% °C
140
50% °C
195 NA1445
95% °C
205
Point final °C
2
résidu % Vol
b) Essence super
C’est le mélange d’hydrocarbures (qui comptent de 4 à 7 atomes de carbone) d’origine minérale
ou de synthèse et éventuellement de composés oxygénés organiques, coloré, et répondant aux
spécifications du tableau 8: [48].
28
Chapitre II Les carburants
Distillation
70
10% °C
140
50% °C
195 NA1445
95% °C
205
Point final °C
2
résidu % Vol
29
Chapitre II Les carburants
30
Chapitre II Les carburants
II.2.1 - Historique :
Les biocarburants sont connus depuis les débuts de l'industrie automobile. En effet, Nikolaus
Otto, l'inventeur du moteur à explosion avait conçu son invention pour utiliser de l'éthanol ; tandis
que Rudolf Diesel l'inventeur du moteur à combustion faisait tourner ses machines à l'huile
d'arachide [50].
Avec le premier et second choc pétrolier de 1973 et 1979, les autorités publiques, et les
milieux académiques s'intéressèrent davantage aux biocarburants.
De nombreuses études furent ainsi menées à la fin des années 1970 et au début des années
1980. C’était le Brésil qui avait pris les devants dès les années 1970 en lançant un vaste programme
de développement de l'éthanol à partir de la canne à sucre. Pour cela le gouvernement (par le biais
de la société pétrolière nationale Petrobras) s'était engagé à acheter à bon prix tout l'éthanol que les
paysans pourraient produire. Petrobras revendait ensuite cet éthanol aux automobilistes dans tout le
pays [50].
Mais, avec le contre-choc pétrolier de 1986 (baisse des prix de l'or noir), l'enthousiasme
international pour les énergies renouvelables en général et pour les biocarburants en particuliers
retombèrent rapidement.
Finalement, au début et milieu des années 2000, avec la nouvelle hausse du prix du baril de
pétrole, et la crainte du pic pétrolier, la volonté de lutter contre l'effet de serre, et avec les craintes
sur la stabilité de certains pays producteurs, les gouvernements multiplièrent les discours et aides
pour le secteur des biocarburants.
31
Chapitre II Les carburants
Les biocarburants de 1ere génération regroupent l’ensemble des produits dont il est
possible d’extraire de l’huile végétale pour la production de biodiesel pour les moteurs
diesel, à savoir le colza, le tournesol, le soja, le palmier à huile, etc., ainsi que les produits
dont il est possible de fermenter les sucres pour la production d’éthanol pour les moteurs à
essence, à savoir la betterave sucrière, la canne à sucre, les céréales riches en amidon (blé, maïs)
[51].
Les biocarburants de 2eme génération ou filières du future, désignées aussi sous le terme
de matières lignocellulosiques (bois, paille), correspondent à l’ensemble des produits
composés de cellulose, hémicellulose et lignine transformables en substitut au gazole et au
kérosène (filière Biomass-to-Liquid) ou à l’essence (éthanol) comme indiqué sur la figure 5 [52].
Potentiel Algérien :
En Algérie, le potentiel forestier actuel est évalué à environ plus de 37 Millions de TEP
(Tonnes équivalent pétrole). Le potentiel récupérable est de l'ordre 3,7 Millions de TEP. Soit un
taux de récupération actuel de l'ordre de 10% [53].
32
Chapitre II Les carburants
33
Chapitre II Les carburants
34
Chapitre II Les carburants
b) Méthanol
Le méthanol est produit abondamment dans le monde, à partir de gaz naturel. Il peut
être produit également à partir de biomasse, et de bois en particulier. Le méthanol produit pourrait
servir de constituant pour fabriquer des esters méthyliques d’huile végétale ou du MTBE
(méthyl-tertiobutyl-éther) [56].
c) ETBE (éthyl-tertiobutyl-éther)
L’ETBE peut être produit industriellement à partir de différentes matières premières et de
différents procédés à partir d’éthanol et d’isobutène [56].
d) MTBE (méthyl-tertiobutyl-éther)
Le MTBE peut être produit industriellement à partir de différentes matières premières et de
différents procédés à partir de méthanol et d’isobutène [56].
35
Chapitre II Les carburants
De nombreux esters peuvent être obtenus avec des caractéristiques différentes selon
leur longueur de chaîne carbonée. Les acides gras des huiles végétales sont estérifiés couramment
avec l’alcool dont la formule est la plus simple, le méthanol. L’éthanol peut être également
utilisé, mais la purification de l’ester semble industriellement plus délicate que celle de l’ester
méthylique. La réaction utilisée est dans ce cas la transestérification donnant ainsi un ester
méthylique d’huile végétale (EMHV):
36
Chapitre II Les carburants
II.2.3.3 - Biogaz
La méthanisation est une technologie de conversion énergétique de la biomasse et
une technologie de dépollution. Ce procédé est utilisé pour le traitement des boues urbaines par les
stations d’épuration, des effluents industriels, des déchets ménagers organiques et des
déjections d’élevage. Il peut s’appliquer à la transformation de la plupart des végétaux si la
teneur en lignocellulose est faible [58].
II.2.4 - le Bioéthanol :
Sujet de notre étude, le bioéthanol est un biocarburant destiné aux moteurs à essence.
Comme il a été décrit auparavant, il s'agit d'un vecteur énergétique issu de l’agriculture et
appartenant à la famille des énergies renouvelables.
On parle généralement de filière "sucre" pour désigner cette filière de production du
bioéthanol. Cet éthanol d’origine biologique n’est rien d’autre que de l’alcool éthylique, le même
que celui que l’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées. Il peut être mélangé à l’essence en des
proportions allant de 5 à 85 % [50]. Néanmoins, au-delà de 20 % des adaptations aux moteurs de
voitures sont souvent nécessaires, dues notamment à sa corrosivité élevé, qui endommage les
jointures [51, 55].
a) Fabrication :
Les végétaux contenant du saccharose (betterave, canne à sucre ou dattes) ou de l’amidon
(blé, maïs…) peuvent être transformés pour donner du bioéthanol, obtenu par fermentation du sucre
extrait de la plante sucrière ou par distillation de l’amidon du froment ou du maïs (voir figure 8)
[50].
37
Chapitre II Les carburants
La filière "sucre" est de loin la plus développée dans le monde, principalement au Brésil, où
le bioéthanol de canne à sucre couvre 22 % des besoins nationaux en carburant, et aux États-Unis,
où plus de 10 % de l’essence contient du bioéthanol à hauteur de 10 % [54].
b) Moteurs à éthanol :
Les moteurs à éthanol actuels, sont des moteurs à essence légèrement modifiés, notamment
au niveau des joints qui sont améliorés pour résister à l'effet corrosif de l'alcool. Les véhicules sont
équipés soit de ces moteurs spécifiquement conçus pour l'éthanol, soit de moteurs dit "Flex-Fuel"
capables de fonctionner aussi bien à l'essence qu'à l'éthanol [52].
La consommation d'un moteur à éthanol est supérieure d'environ 34% à celle d'un moteur à
essence; toutefois, ses taux de compression sont plus élevés ce qui permet d'exploiter plus de
puissance. En général, les moteurs à éthanol sont étudiés pour fournir des puissances et couples
similaires à ceux des moteurs à essence [51].
On les désigne par la lettre E suivie du pourcentage d'éthanol dans le mélange: par exemple
le E85 représente un carburant contenant 85% d'éthanol anhydre et 15% d'essence. Dans cette
nomenclature, E100 désigne l'éthanol pur. On trouve ainsi de l’E5, E7, E10, E15, E20, E85, E95,
E100 en fonction du pays dans lequel on se trouve et de l'utilisation que l'on veut en faire.
Il est à noter que dans notre étude nous avons utilisé le E5, E10 et E15, cela afin d’éviter les
contraintes liées à la corrosion des joints de moteurs au delà de 20% d’éthanol [51, 55].
38
Chapitre II Les carburants
Les deux plus grands producteurs de bioéthanol sont les États-Unis et le Brésil avec 16 et
15,5 milliards de litres produits en 2005. Union européenne : 900 millions de litres (le principal
producteur est l'Espagne) [58, 59].
Comme il a été décrit auparavant, l’Algérie a un fort potentiel en biomasse pouvant servir à
la création de base importante pour la formulation d’éthanol, plusieurs études ayant des résultats
optimistes pour la production de biocarburants à partir des écarts de dattes (déchets de la datte) dans
cette optique ont été réalisées [60-62].
39
Chapitre II Les carburants
40
Chapitre II Les carburants
Il reste que la production de biocarburants peut aussi s'avérer non « écologique » ou non
durable, si les matières premières sont produites grâce à une agriculture intensive qui entraîne un
épuisement des nappes phréatiques et pollution des eaux par l'usage d'engrais et pesticides. De plus,
certaines experts considèrent comme dangereux l'usage de plantes OGM qui permettraient d'obtenir
de plus hauts rendements [67].
Il n'y a pas que les plantes qui peuvent être modifiées génétiquement. Par exemple, dans la
fabrication du bioéthanol, l'ADN des levures est aussi souvent modifiée pour permettre une
transformation plus rapide du sucre en éthanol [55].
En ce qui concerne les gaz émis lors de la combustion des biocarburants, la comparaison
avec le pétrole est nuancée. Les biocarburants produisent généralement moins de SO x , mais parfois
plus de NO x [58].
41
Chapitre II Les carburants
Aujourd’hui, les développements des filières biocarburants ont montré qu’elles ne pourront
certainement jamais se substituer entièrement au pétrole. Les biocarburants sont une solution
d’appoint à l’essence ou au gazole. Leur mode d’utilisation en mélange est d’ailleurs leur point fort
puisque, contrairement à d’autres carburants alternatifs (GNC surtout, GPL à moindre degré), ils
peuvent bénéficier des réseaux actuels de distribution de carburants présent dans notre pays, et être
utilisés sans adaptation particulière des véhicules à des concentrations volumique ne dépassant pas
les 10 à 15 % selon les modèles de véhicules [51].
42
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
Chapitre III
Techniques de mesure des émissions automobile
L’étude des émissions automobiles consiste à mesurer les émissions unitaires qui représentent la
quantité de polluant émis à l’échappement par unité de kilomètres parcourus. La méthode de
mesure des émissions nécessite, d’une part un système de prélèvement des gaz d’émission, et
d’autre part la connaissance de la cinématique du trajet parcouru c'est-à-dire le cycle de conduite.
43
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
b) Méthode Mini-CVS :
Une technique similaire à la méthode CVS sur le principe mais qui utilise un système de
mesure réduit et simplifié, appelé mini CVS.
En effet, sa compactibilité et sa simplicité font que les couts des installations sont réduits, ce qui
en facilite l’accès à cette technologie [5, 9]. Cette même compactibilité, lui permet d’être
embarqué à bord du véhicule et de travailler en circulation réelle, et des donnés d’émissions sont
obtenues dans des conditions réelles.
De part le monde, plusieurs études ont été réalisés avec ce système, notamment au japon
[70] et en Algérie [5, 9], d’autres ont même réussi à faire des rapprochements entre les deux
méthodes (CVS et mini-CVS) et prouvant ainsi l’efficacité et la crédibilité des systèmes portatifs,
atteignant des concordances de l’ordre de 90% entre les données rapportées par les deux méthodes
[71].
Le mini-CVS selon [5, 9] élimine entre autre, les problèmes et les incertitudes liées
l’étalonnage du banc à rouleaux, au refroidissement du moteur, à l’environnement réel du véhicule
(état effectif des routes, température ambiante, conditions climatique).
44
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
Figure 13 : Principe de mesure FID Figure 14 : Schéma du four dans un système FID
45
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
De ce fait, ces cycles sont nécessairement courts et simplifiés, compte tenu de leur objectif de
reproductibilité et de fiabilité élevée des résultats, pour des tests de type "contrôle ou mesure par
rapport à des valeurs limites" [69].
Il s'appuie sur un cycle plus ancien : ECE-15, à dominante urbaine, qui est répété 4 fois et auquel
s'ajoute un cycle extra-urbain (voir figure 15).
46
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
Cette procédure est l'objet de révisions en vue d'intégrer des conditions d'accélérations fortes et de
vitesses élevées mal décrites par le cycle actuel [72].
Le cycle FTP75 (Federal Test Procedure de 1975) est utilisé aux États-Unis pour contrôler les
émissions des véhicules légers.
Ce cycle, construit sur la base d'un itinéraire étudié à Los Angeles en 1972 et révisé plus tard en
1975, simule un parcours urbain de composé de 18 km avec des arrêts allant jusqu’à 20% de la
durée du test. Il se compose de deux phases FTP72-1 et FTP72-2 mais exécutée en trois étapes :
- La première étape, c’est la phase FTP72-1 qui est exécutée avec un démarrage à froid,
- La deuxième étape, c’est la phase FTP72-2 qui est exécutée, cette phase représente une
partie lente avec des arrêts répétés afin de reproduire aux mieux la densité du trafic routier,
- La troisième étape est composer de la phase 1 (FTP72-1) mais qui est exécutée cette fois-
ci avec des démarrages à chaud.
47
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
Le cycle Highway qui est exécutée à chaud, qui est caractérisé des pointes de vitesses allant
jusqu’à plus de 96 km/h.
Il est remarquable de noter que les conditions éventuelles de passage des rapports de boîte de
vitesse dans les deux cycles sont laissées à l'initiative du constructeur du véhicule à homologuer,
cela peut avoir une incidence sur l’interprétation de ces données par rapport à la manière de
conduire qui selon certaine étude a une influence particulière sur les émissions, selon que la
conduite soit agressive ou dite sportive, avec des passages de vitesses très rapide [69].
48
Chapitre III Techniques de mesure des émissions automobile
Cette norme apparue en novembre 2003, qui impose pourtant un contrôle de conformité aux
véhicules neufs entrant sur le sol algérien, qui s’inspire par ses valeurs limites, largement d’EURO
3 (norme européenne) ne fait état ni de comment (quelle méthode) et de par quelle institution ou
par rapport à quel model de cycle de conduite les mesures d’émissions doivent se faire.
49
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
Chapitre IV
Méthodologie Expérimentale
50
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
inférieur (PCI) alors que, si l’on condense la vapeur d’eau dans les fumées à 15°C, on obtient le
pouvoir calorifique supérieur (PCS). La différence entre ces deux valeurs représente la
chaleur de condensation de l’eau à 15°C, soit 588 kcal/kg d’eau [45].
51
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
Le cinémomètre utilisée est un appareil de type DRS-6/1aa de marque BS2 Multidata GmbH à
effet Doppler avec une gamme de mesure de 0 à 200 km/h. La résolution est de 3,8829 mm par
pulsation fonctionnant à une fréquence de 24,125 GHz. La précision du cinémomètre est de 0,1
km/h (voir figure 19)
é
Figure 19 : Cinémomètre installé accroché à la portière d’une voiture.
52
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
Les gaz émis par le véhicule sont donc dilué avec de l’air ambiant filtré (rapport de dilution de
l’ordre de 1/8), afin d’obtenir un débit d’air-gaz constant : en effet un ensemble de huit pompes
permet de collecter en continu.
La collecte des gaz se fait dans des sacs TEDLAR d’une capacité de 70 litres (voir figure 23)
Figure 23: Sac TEDLAR et autres matériels embarqués à l’arrière d’un véhicule.
53
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
54
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
Véhicules étudiés :
Les véhicules utilisés sont :
HYUNDAI ACCENT – GLS 2004 : 133 520 km au compteur avant utilisation, moteur dédiée
essence super (voir figure 25).
55
Chapitre IV Méthodologie Expérimentale
Circuits empruntés :
Les essais ont été réalisés dans la ville de Blida en juin 2009 sur différents types de circuit.
Le circuit urbain d’une longueur de 3,2 km a été choisi de telle manière à représenter les artères et
les rues de la ville de Blida les plus fréquentées (voir figure 27) et correspondant à une vitesse
moyenne de 15 km/h.
Les circuits routier et autoroutier sont respectivement d’une longueur de 5,7 km et 11,3 km
(figures 28 et 29) et correspondant à des vitesses moyennes de 28 et 70 Km/h.
56
Chapitre V Résultats et Interprétations
Chapitre V
Résultats et Interprétations :
Tableau 12: Propriétés physico-chimique de l’éthanol utilisé pour les mélanges au carburant.
les exigences de la Limites
Caractéristique méthode d'essai unités Ethanol
Norme Min Max
mg/100
teneur en produits non volatils NF 15376:2007 10 max 0,01
ml
56
Chapitre V Résultats et Interprétations
Ess.
Caractéristique unité min max 5% 7,5% 10% 15%
Normal
Pouvoir
MJ/Kg - - 43,02 42,94 42,81 42,72 42,05
Calorifique
Indice d'octane
89,00 91,39 91,65 93,14 94,12 94,68
(NOR)
Corrosion à la
Cotation 1b 1a 1a 1a 1a 1b
lame de cuivre
57
Chapitre V Résultats et Interprétations
Ess.
Caractéristique unité min max 5% 7,5% 10% 15%
SP
Pouvoir
MJ/Kg - - 42,00 41,88 41,78 41,23 41,11
Calorifique
Indice d'octane
89,00 95,01 95,29 95,39 95,53 96,54
(NOR)
Corrosion à la
Cotation 1a 1a 1a 1a 1a 1a
lame de cuivre
Ess.
Caractéristique unité min max 5% 7,5% 10% 15%
Super
Pouvoir
MJ/Kg - - 42,48 42,42 42,34 42,29 42,16
Calorifique
Indice d'octane
96,00 96,00 96,23 96,73 96,92 97,04
(NOR)
Corrosion à la
Cotation 1a 1a 1a 1a 1a 1b
lame de cuivre
Notons que dans l’ensemble, tous les mélanges éthanol-essences sont conformes aux
spécifications et normes Algériennes.
58
Chapitre V Résultats et Interprétations
b) Evolution de la TVR
La figure N°31, résume l’évolution de la TVR en fonction du taux d’éthanol.
La probabilité de formations de bouchon de vapeurs dans les moteurs par les différents mélanges
est très réduite du faite que ces derniers respectent la spécification donnée par la norme algérienne
en matière de TVR.
59
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 32: evolution de l’indice d’octane des mélanges en fonction du pourcentage d’ethanol.
60
Chapitre V Résultats et Interprétations
V.1.4 – Conclusion :
Certaines propriétés de l’éthanol présentent des améliorations intéressantes pour l’utilisation de ce
produit comme carburant notamment l’augmentation sensible de l’indice d’octane qui peut se
traduire theoriquement par une meilleure combustion que les essences pures et de ce faite une
réduction sensible des emissions en CO 2 .
Par contre, d’autres propriétés, telle que l’augmentation de 8 à 10 % de la TVR des mélanges par
rapport aux essences pures mais qui reste à un niveau acceptable par rapport aux normes
algériennes, peut toutefois sous certaines conditions climatiques (froid extremes) provoquer des
problemes de démarrage.
Aussi, il faut noter que la baisse du pouvoir calorifique des mélange de 1 à 2 % en moyenne
influera sur la consommation volumique en carburant causant une augmentation de cette derniere,
constaté notamment lors d’une etude précedente sur l’ajout d’ethanol à l’essence [79].
Il est aussi constaté que les resultats obtenues rejoignent sensiblement ceux d’etudes précédentes
portant sur la caractérisation d’un biocarburant constitué d’essence (normal, super et sans plomb)
et de differentes concentrations d’ethanol, allant de 2% jusqu’à 10% en volume [60, 63 et 80].
61
Chapitre V Résultats et Interprétations
Circuit routier : Il simule une circulation routière après démarrage du moteur à chaud, le
parcours de 5,7 km est effectué à une vitesse moyenne de 18,33 km/h pendant 761 secondes
(figure 35).
Essai n°28 : 08 Juin 2009
Circuit routier à 17h18
Hyundai Accent GLS 2004
Essence Super + 7.5 % Ethanol
Distance parcourue : 5.7 km
Durée du cycle : 761 s
Vitesse moyenne : 18.33 km/h
Vitesse maximale : 65.43 km/h
62
Chapitre V Résultats et Interprétations
Circuit autoroutier : Il simule une circulation auto routière après démarrage du moteur à chaud,
le parcours de 11,3 km est effectué à une vitesse moyenne de 66,64 km/h pendant 605 secondes
(figure 36)
Circuit routier : Il simule une circulation routière après démarrage du moteur à chaud, le
parcours de 5,7 km est effectué à une vitesse moyenne de 17,64 km/h pendant 796 secondes
(figure 38).
63
Chapitre V Résultats et Interprétations
Circuit autoroutier : Il simule une circulation auto routière après démarrage du moteur à chaud,
le parcours de 11,3 km est effectué à une vitesse moyenne de 58,95 km/h pendant 661 secondes
(figure 39) Essai n°13 : 13 Juin 2009
Circuit urbain à 17h09
Renault Mégane 2003
Essence Super
Distance parcourue 11.3 km
Durée du cycle : 661 s
Vitesse moyenne : 58.95 km/h
Vitesse maximale : 81.75 km/h
En Conclusion :
Les différents cycles cinématiques obtenues lors des différents essais pour chaque type de circuits
(urbain, routier et autoroutier), avec certaine tolérance, sont très ressemblants, avec des vitesses
moyennes et des durées de cycle très proches, mais certaines différences sont dues notamment à la
réalité du terrain. En effet, les fluctuations réelles du trafic routier de par sa densité changeante,
ainsi qu’à la conduite propre du véhicule (fluctuation dans la manière de conduire : fatigue ou
autres de la part du conducteur, vu le nombre d’essai par jours, qu’on soit en début ou en fin de
journée).
Mais globalement, la réitération démontrée de ces cycles, nous permet de pouvoir comparer sur
des bases solides, les différentes émissions dans les différents cycles entre les deux véhicules.
64
Chapitre V Résultats et Interprétations
L’ensemble des résultats d’émission unitaires sont présentés en unité de masse par unité de
distance parcourue (g/km), ces résultats sont résumés dans les tableaux 15 et 16 comme suit :
Tableau 16 : Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence
Sans plomb-Ethanol.
Essence Sans Es. S/P + 5% Es. S/P + 10% Es. S/P + 15%
Plomb Ethanol Ethanol Ethanol
Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
HC (ppm) 140 115 96 145 148 132 158 131 176 116 88 105
CO (ppm) 199 249 241 249 195 175 348 338 417 147 113 180
CO 2 (%) 1,083 1,117 0,962 1,372 1,135 1,188 1,288 1,072 1,338 1,108 1,151 1,006
Durée essai (s) 723 729 829 734 620 602 700 720 649 623 635 766
Vitesse moy
15,93 15,80 13,90 15,69 18,58 19,14 16,46 16,00 17,75 18,49 18,14 15,04
(km/h)
Volume (m3) 0,451 0,461 0,527 0,478 0,396 0,385 0,401 0,513 0,422 0,415 0,393 0,509
Température
ambiante 29,5 33,8 34,2 35,1 36,2 34,0 34,5 38,2 39,7 37,0 36,4 36,4
moyenne
Tableau 17: Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence
Super-Ethanol.
65
Chapitre V Résultats et Interprétations
Es. S + 15%
Essence Super Es. S + 10% Ethanol
Ethanol
Durée essai (s) 653 838 606 719 561 609 695 686
Vitesse moy (km/h) 17,64 13,75 19,01 16,02 20,53 18,92 16,58 16,79
Volume (m3) 0,426 0,563 0,410 0,473 0,373 0,408 0,453 0,439
Température ambiante
29,1 34,0 34,5 40,2 42,0 41,6 38,2 36,5
moyenne
En faisant la moyenne des essais, et en calculant les émissions unitaires tel que décrit dans
l’annexe 2, on obtient les résultats représentés dans le tableau suivant:
Tableau 18: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle Urbain pour la
Mégane.
66
Chapitre V Résultats et Interprétations
Du dernier tableau, on peut déduire les figures suivantes (voir les figures 40 à 42):
Figure 40: Evolution d’emission unitaire CO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en urbain.
En constate que l’ethanol mélangé à l’essence sans plomb reduit considerablement les emissions
en monoxyde de carbone, et cela peut etre due au fait de l’amélioration de l’indice d’octane
constaté lors de la caracterisation des carburants.
En revanche le mélange à l’essence super ne parait pas apporter grand chose, si ce n’est une
diminution très légere des emissions.
La norme algérienne, qui introduit une valeur de 2.5 g/km pour le monoxyde de carbone est
largement dépassés par les emissions issues des deux carburant (essence sans plomb et super) sans
addition d’ethanol, cela peut s’expliquer par le fait que le vehicule était dédié essence sans plomb,
mais son fonctionnement sur une longue durée avec de l’essence super, aurait endommager sont
pot catalytique, ce qui influrait fortement sur ses emissions en monoxyde de carbone.
67
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 41: Evolution de d’emission unitaire CO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en urbain.
L’effet d’amélioration de l’indice d’octane sur l’essence sans plomb est la aussi très visible, de par
la diminution des emissions en CO 2 .
Par contre, l’essence super réagit très mal à l’addition d’ethanol, ses emissions en CO 2 ont meme
presque doublé avec une addition de de 15% d’ethanol.
Figure 42: Evolution d’emission unitaire HC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en urbain.
La tendence de l’evolution des emissions en HC totaux n’est pas evidente à determiner , en peut
seulement noter que tout les carburants respectent la norme algérienne en vigueur.
68
Chapitre V Résultats et Interprétations
Tableau 19 : Résultats des essais en cycle routier de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence
Sans plomb-Ethanol.
Essence Sans Plomb Es. S/P + 5% Ethanol Es. S/P + 10% Ethanol Es. S/P + 15% Ethanol
Durée essai (s) 737 712 784 707 787 781 664 811
Vitesse moy (km/h) 27,84 28,82 26,17 29,02 26,07 26,27 30,90 25,30
Volume (m3) 0,487 0,461 0,507 0,367 0,483 0,449 0,430 0,542
Température ambiante
38,4 39,7 37,2 35,8 36,2 37,0 31,5 33,3
moyenne
Tableau 20: Résultats des essais en cycle routier de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence
Super-Ethanol.
Essence Super Es. S + 10% Ethanol Es. S + 15% Ethanol
Durée essai (s) 749 774 729 814 700 742 753
Vitesse moy (km/h) 27,40 26,51 28,15 25,21 29,31 27,65 27,25
Température ambiante
36,9 39,6 40,0 39,4 41,0 35,2 34,6
moyenne
69
Chapitre V Résultats et Interprétations
En calculant les moyennes des essais, et en déduisant les émissions unitaires tel que décrit dans
l’annexe 2, on obtient les résultats représentés dans le tableau suivant:
Tableau 21: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle routier pour la Mégane.
V(moy) CO 2 CO HC
Figure 43: Evolution d’emission unitaire CO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en routier.
Tel qu’il a été démontré auparavant, malgré quelque fluctuations, pour l’essence sans plomb
l’addition d’ethanol reduit considerablement les emissions CO 2 , ce qui est tout a fait à l’opposé
pour l’essence super.
70
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 44 : Evolution d’emission unitaire CO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en routier
Les mélanges d’ethanol aux deux essences n’ont pas apporter grand chose, si ce n’est une
diminution très légere des emissions.
En revanche on peut remarquer qu’en cycle routier contrairement à l’urbain, les emissions des
carburants pure (essence sans plomb et super) respectent la norme algérienne.
Figure 45: Evolution d’emission unitaire HC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en routier.
Une augmentation légère des HC est remarquée dans tous les carburants mélanges par rapports
aux essences pures, sans toutefois dépasser la norme algérienne.
71
Chapitre V Résultats et Interprétations
Tableau 22 : Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence sans plomb et mélanges Essence
Sans plomb-Ethanol.
Durée essai (s) 660 610 651 683 707 681 647 585
Vitesse moy (km/h) 61,636364 66,688525 62,488479 59,560761 57,538897 59,735683 62,874807 69,538462
Volume (m3) 0,429 0,392 0,398 0,452 0,464 0,447 0,417 0,384
Température ambiante moyenne 39,3 35,5 32,7 37,2 38 38,5 37,2 36,5
Tableau 23: Résultats des essais en cycle urbain de la Mégane en Essence Super et mélanges Essence Super-Ethanol.
CO 2 (%) 2,052 2,235 3,92 2,31 2,35 2,43 2,206 2,249 2,37 2,54 2,229 2,72
Durée essai (s) 655 616 610 658 636 614 665 557 666 613 630 677
Vitesse moy (km/h) 62,11 66,04 66,69 61,82 63,96 66,25 61,17 73,03 61,08 66,36 64,57 60,09
Volume (m3) 0,422 0,394 0,381 0,426 0,426 0,39 0,423 0,422 0,429 0,401 0,4 0,388
Température ambiante
38,8 40 41,6 39,1 37,8 37,5 32,2 33 34,6 42,6 42,3 41,7
moyenne
72
Chapitre V Résultats et Interprétations
En moyennant les essais, et en calculant les émissions unitaires tel que décrit dans l’annexe 2, on
obtient les résultats représentés dans le tableau suivant:
Tableau 24: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle Autoroutier pour la Mégane.
V(moy) CO 2 CO HC
Figure 46: Evolution d’emission unitaire CO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en autoroutier.
Contrairement, au cycle routier et urbain, l’addition d’ethanol aux super n’a pas un effet degradant
en matiere d’emission CO 2 , en revanche, l’evolution de l’essence sans plomb vers des emissions
moins chargé en CO 2 et sans conteste.
73
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 47: Evolution d’emission unitaire CO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en autoroutier.
Les resultats obtenues en autoroutier pour l’essence sans plomb sont similaires aux resultats
obtenues lors des deux cycles précedents :
- Diminution des emissions en CO avec l’addition d’ethanol.
- Un effet nul voir parfois dégradant de l’ethanol sur l’essence super.
Figure 48: Evolution d’emission unitaire HC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super et
sans plomb, pour la mégane en autoroutier.
Les émissions en HC n’évoluent peu ou pas, mais dans l’ensemble on est bien au-dessous de la
norme algérienne qui stipule 1.2 g/km.
74
Chapitre V Résultats et Interprétations
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir figures 49-51) :
75
Chapitre V Résultats et Interprétations
L’addition d’ethanol à l’essence super, d’après les resultats obtenues (voir figure18-20) ,
n’améliore guere les performances de ce dernier, cela pourtant est à l’opposé des experimentations
faite sur les mélanges qui montrent que l’indice d’octane du mélange est superieure à celui de
l’essence super pure, et de ce faite les mélanges presenteraient une meilleure combustion, cette
contradiction peut s’expliquer par une these faite auparavant sur les mélanges essences et produit
oxygénés [80] , qui avance que l’addition d’ethanol à l’essence super augmenterait bel et bien son
indice d’octane mais en revanche diluerait le plomb contenu dans ce dernier, mais qui éleverait
aussi les teneurs en aromatiques contenu dans l’essence super, ce qui se traduit par des taux
d’emissions en HC totaux plus élevé en moyenne qu’emis par une essence pure.
76
Chapitre V Résultats et Interprétations
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir les figures 52-54) :
Figure 53: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 10 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 54: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 15 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
77
Chapitre V Résultats et Interprétations
En constate que les emissions unitaires de l’essence super et de ces differents mélanges à
l’ethanol, à moins de 13 km/h (cycle urbain), dépassent largement la norme algérienne en vigueur,
cela dit, plus la vitesse augmente plus les emissions diminuent considerablement, jusqu’à
descendre en dessous de la norme, pour des vitesses moyennes dépassant les 40 km/h (cycle
autoroutier).
Les trois graphes (voir figures 52-54) montrent dans l’ensemble une evolution similaire des
emissions, l’apport de l’ethanol est quasiment nul voir meme par fois ayant un effet inverse
(augmente les emissions), cela peut se traduire à ce que l’addition de produits oxygénés à
l’essence réagit mal avec la présence de plomb [80].
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir les figures 55-57) :
L’addition d’ethanol à l’essence sans plomb semble améliorer considerablement les performances
de ce derniern, en effet la combustion des mélanges d’essences sans plomb émettent moins de CO
et HC totaux dans l’ensemble (voir figures 55-57).
En fonction de la vitesse :
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir figures 58-61) :
Figure 58: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb en fonction de la vitesse.
79
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 59: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 5% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 60: Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 10% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 61 : Evolution d’emission unitaire d’essance sans plomb + 15% d’ethanol en fonction de la vitesse.
80
Chapitre V Résultats et Interprétations
De meme que pour l’essence super, l’essence sans plomb et ces differents mélanges à l’ethanol, à
moins de 13 km/h (cycle urbain), presentent des emissions qui dépassent largement la norme
algérienne en vigueur, cela dit, plus la vitesse augmente plus les emissions diminuent
considerablement, jusqu’à descendre en dessous de la norme, pour des vitesses moyennes
dépassant les 40 km/h (cycle autoroutier).
L’ensemble des résultats d’émission unitaires sont présentés en unité de masse par unité de
distance parcourue (g/km), ces résultats sont résumés comme suit :
Tableau 25 : Résultats des essais en cycle urbain de l’accent avec l’essence super et ses mélanges en
éthanol.
Essence Super Es. S + 5% Ethanol Es. S + 7,5% Ethanol Es. S + 10% Ethanol
HCm (ppm) 7,5 7,2 6,6 8,9 8,2 7,2 29,7 50,7 24,4 12,5 15,2 7,8
HCt (ppm) 285 261 288 422 326 349 718 734 485 507 447 380
CO (ppm) 1379 1272 1137 1436 1413 1253 1900 2640 1840 1164 1481 853
CO 2 (%) 0,818 0,733 0,789 1,008 0,915 0,855 0,939 0,735 0,779 0,987 0,922 0,846
Durée essai (s) 725 842 771 670 661 676 593 595 651 615 593 611
Vitesse moy (km/h) 15,89 13,68 14,94 17,19 17,43 17,04 19,43 19,36 17,70 18,73 19,43 18,85
En faisant la moyenne des essais, et en calculant les émissions unitaires tel que décrit dans
l’annexe 2, on obtient les résultats représentés dans le tableau 26 :
81
Chapitre V Résultats et Interprétations
Tableau 26: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle urbain pour l’Accent.
Du dernier tableau, on peut déduire les figures suivantes (voir les figures 40 à 42):
Figure 62: Evolution d’emission unitaire CO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en urbain.
Figure 63: Evolution d’emission unitaire CO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en urbain.
Figure 64: Evolution d’emission unitaire HC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en urbain.
82
Chapitre V Résultats et Interprétations
Pour ce qui est du CO 2 et du CO, l’addition d’éthanol ne semble avoir qu’un léger effet sur leur
émissions, de par l’augmentation de l’indice d’octane, la combustion s’améliore, mais en revanche
les teneurs en HC totaux en augmenté fortement, ce qui va dans le sens des résultats trouvé
précédemment.
Il est à noter que les émissions en CO et HC sont largement au dessus de la norme algérienne en
vigueur.
Tableau 27 : Résultats des essais en cycle routier de l’accent avec l’essence super et ses mélanges en
éthanol.
Es. Super Es. S + 5% Ethanol Es. S + 7,5% Ethanol Es. S + 10% Ethanol
Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
HCm (ppm) 6,0 6,9 7,8 7,6 7,6 8,1 10,9 11,8 9,2 10,2 13,2
HCt (ppm) 362 471 408 449 342 380 376 389 398 442 503
CO (ppm) 961 1040 1084 1153 1204 980 1182 989 850 893 1015
CO 2 (%) 0,959 0,999 1,113 1,115 0,963 1,132 1,063 1,246 0,978 1,024 1,198
Durée essai (s) 798 837 778 766 974 710 762 701 790 783 719
Vitesse moy (km/h) 25,7 24,5 26,4 26,8 21,1 28,9 26,9 29,3 26,0 26,2 28,5
Volume (m3) 0,519 0,533 0,516 0,516 0,654 0,473 0,505 0,463 0,526 0,518 0,473
En faisant la moyenne des essais, et en calculant les émissions unitaires tel que décrit dans
l’annexe 2, on obtient les résultats représentés dans le tableau 28:
Tableau 28: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle routier pour l’Accent.
83
Chapitre V Résultats et Interprétations
Les résultats obtenus nous ont permis d’aboutir aux graphes suivants (voir les figures 65-67) :
Figure 65: Evolution d’emission unitaire CO2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en routier.
Figure 66: Evolution d’emission unitaire CO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en routier.
Figure 67: Evolution d’emission unitaire HC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super pour
l’Accent en routier.
84
Chapitre V Résultats et Interprétations
En cycle routier comme en urbain, l’addition d’ethanol à l’essence ne semble guére benefique en
terme d’emission CO et HC, mais une légére amélioration de la combustion est à signaler.
Es. Super Es. S + 5% Ethanol Es. S + 7,5% Ethanol Es. S + 10% Ethanol
Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
HCm (ppm) 12,8 11,8 13,8 12,2 13,8 9,8 14,1 9,2 14,4 12,1 18,5
HCt (ppm) 485 423 484 441 480 364 445 388 418 399 493
CO (ppm) 2250 1970 1810 1860 1940 1461 1920 1198 1509 1478 1570
CO 2 (%) 2,242 2,041 2,310 2,124 2,320 1,850 2,284 1,948 1,740 1,601 1,944
Durée essai (s) 533 525 528 551 540 635 529 605 708 702 627
Vitesse moy (km/h) 75,65 76,80 76,36 73,18 74,67 63,50 76,22 66,64 56,95 57,44 64,31
Volume (m3) 0,339 0,333 0,340 0,362 0,352 0,409 0,331 0,380 0,470 0,449 0,406
Température ambiante moyenne 27,7 27,2 30,6 30,7 29,7 25,8 25,2 23,1 29,0 29,0 28,4
En faisant la moyenne des essais, et en calculant les émissions unitaires tel que décrit dans
l’annexe 2, on obtient les résultats représentés dans le tableau 30:
Tableau 30: Emissions unitaires en fonction de la vitesse et du carburant utilisé en cycle autoroutier pour l’Accent.
85
Chapitre V Résultats et Interprétations
Les résultats obtenus nous ont permis d’aboutir aux graphes suivants (voir figure 68-70) :
Figure 68: Evolution d’emission unitaire mCO 2 (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super
pour l’Accent en autoroutier.
Figure 69: Evolution d’emission unitaire mCO (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super
pour l’Accent en autoroutier.
Figure 70: Evolution d’emission unitaire mHC (g/km) en fonction du pourcentage d’ethanol dans l’essence super
pour l’Accent en auotoroutier.
86
Chapitre V Résultats et Interprétations
L’addition d’ethanol semble avoir un caractere meme dégradant sur les émissions en CO 2 , CO et
HC en autoroutier, cela stipule que le moteur de l’accent ait une meilleure combustion en essence
super qu’en mélange.
a) par cycle de conduite :
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir figures 71-73) :
87
Chapitre V Résultats et Interprétations
En effet, malgré une diminution sensible des emissions par cycle de conduite, les teneurs restent
en dessus des valeurs limites introduites par la norme algérienne (voir les figures 71-73).
Cela, ne peut s’expliquer que par le fait que l’Accent 2004, qui est un véhicule asiatique non
catalysé, ne répondez pas au départ déjà, aux normes d’emissions en vigueur.
b) en fonction de la vitesse:
Les resultats obtenus sont résumés dans les figures suivantes (voir figures 74-77) :
Figure 75: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 5 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
88
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 76: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 7.5% d’ethanol en fonction de la vitesse.
Figure 77: Evolution d’emission unitaire d’essence super + 10 % d’ethanol en fonction de la vitesse.
L’essence super et ces differents mélanges à l’ethanol, presentent des emissions très fortes qui
dépassent largement la norme algérienne en vigueur, cela meme à des vitesses plus élevé (voir les
figures 74-77).
89
Chapitre V Résultats et Interprétations
Dés résultats obtenues précédemment, on peut déduire les graphiques suivants (voir les figures 78-
83) qui nous permettront de pouvoir comparer les deux véhicules utilisé dans notre campagne.
Figure 78: Evolution des emissions CO 2 pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 79: Evolution des emissions CO 2 pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10%
d’ethanol.
90
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 80: Evolution des emissions CO pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 81: Evolution des emissions CO pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10%
d’ethanol.
En constate que l’Accent est de très loin plus polluantes en CO que la Mégane (voir figure 80-81),
cette difference de taille ne peut s’expliquer que par la difference en technologie des moteurs,
ajouter à cela, le fait que l’Accent ne soit pas un vehicule catalysé.
91
Chapitre V Résultats et Interprétations
Figure 82: Evolution des emissions HC pour les deux véhicules en Essence Super et S/P.
Figure 83: Evolution des emissions HC pour les deux véhicules en Essence Super et S/P avec addition de 10%
d’ethanol.
De même que pour le CO, les emissions de l’Accent en HC totaux sont médiocre, par rapport à
celles de la mégane qui, en moyenne, est en dessous des valeurs limites éxigés par la norme
Algérienne.
92
Chapitre V Résultats et Interprétations
V.2.3 - Conclusion :
De part son amélioration de l’indice d’octane, l’ethanol est un additif bénéfique en termes de
reduction d’emission en CO et HC pour les essences sans plomb, resultat notamment obtenus lors
de nombreuses précedentes études [79 , 81 - 84].
Toutefois, cette caracteristique reste très mitigée, lorsqu’il s’agit d’essence super (plombée), en
effet, la dilution du plomb entrainerait une augmentation des aromatiques dans le mélange globale,
ce qui augmenterait de fait, les emissions en HC totaux, thése notemmant avancée par une étude
précedente [80].
A noter aussi, la très nette differences en terme d’emission en CO et HC, entre un vehicule
catalysé (Renault Megane) et un véhicule non-catalysé (Hyundai Accent), pourtant cette derniere
ayant des emissions en CO 2 moindre, a emis de très forte teneurs en CO et HC, dépassant très
largement les seuils limites imposés par la norme Algérienne en vigueur.
A noter aussi, que lors du cycle urbain, les deux vehicules utilisés, en emis des teneurs en CO et
HC en dessus des valeurs limites autorisés par la norme Algérienne, cette derniere, toutefois, reste
très floue quant à la maniére de comparer ces valeurs limites aux valeurs emises réellement.
Dans sa globalité, l’addition de l’ethanol à l’essence sans plomb a eu des resultats satisfaisant,
mais l’addition à l’essence super, a eu des resultats très mitigés : dans la majorité des cas, l’effet
de l’ethanol est soit imperceptible, soit nul.
93
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Vue une demande mondiale de carburants, toujours en forte croissance alliée à une
pollution atmosphérique grandissante qui est, sans conteste, un des problèmes majeur de notre
époque, le besoin à développer des carburants alternatives et propres devient de plus en plus
nécessaire.
C’est dans cette perspective, à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et
de diminuer notre dépendance vis-à-vis des hydrocarbures fossiles que les bioéthanols sujet
de notre étude, ont été développé.
Ce travail, dans sa premiere partie, a abouti aux memes conclusions obtenues lors de
précedantes etudes portant sur la caractérisation d’un bioéthanol [60,63 et 80], qui toutes, ont
souligné que le mélangé éthanol-essence à des proportions ne dépassant pas 10 à 15% en
volume, présentent certaines propriétés intéressantes, en vue de son utilisation comme
carburant automobile, notamment avec un haut indice d’octane qui engendrera une meilleure
combustion et de ce faite ce traduira par une baisse sensible des emissions en CO 2 , plus
encore, elles s’accordent avec notre étude, sur que d’autres propriétés, telle que
l’augmentation de la TVR, tout en restant au-dessus des seuils limites exigés par la norme
algérienne, peuvent posées certains problémes lors de l’utilisation dans des conditions
climatiques extremes.
Dans la seconde partie de notre étude, lors des prelevements en circulation réelles,
nous nous sommes attelés tout d’abord, à démontrer la répetabilité et l’homogéneité entre les
differents cycles de conduite, afin de nous assurer que la comparaison entre les resultats
obtenues entre les differents véhicules, pouvait se faire en toute quiétude, ensuite nous avons
analysés les données obtenues par un echantilloneur embarquée, où il a été constaté, que les
véhicules catalysés émettaient en générale, moins d’émission polluante que les véhicule non
catalysé, et cela, même en utilisant une essence plombé, cette différence est d’autant plus
importante encore, lors que les efforts du pot catalytique sont conjugués avec un bioéthanol
(E15).
94
Conclusion Générale
Les bioéthanols, donc, sont une solution d’appoint à l’essence sans plomb : en effet
leur mode d’utilisation en mélange qui est leurs point fort puisque, contrairement à d’autres
carburants alternatifs (GNC, GPL), ils peuvent bénéficier des réseaux actuels de distribution
de carburants et être utilisés sans adaptation particulière des véhicules à des mélanges ne
dépassant pas 15%.
Aussi, la possibilité de leur production à partir des écarts de dattes en Algérie est
effective, on peut dénombrer plusieurs études optimistes allant dans ce sens [61, 62], malgré
que les investissements financiers dans ce secteur de production tarde à venir, leur futur
production reste quasi assuré, tant les enjeux sont élevés.
94
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103
Annexes
Annexe 1 :
Protocoles expérimentaux des analyses sur les mélanges éthanol/essence.
a) Mesure de densité :
- Appareils utilisés
- une éprouvette de 500ml
- un thermodensimètre à essences [700 - 800] g/L (voir figure 84)
- Mode opératoire :
On commence d’abord par créer le vide dans l’enceinte de l’appareil à l’aide de la pompe.
La pression maximum tolérée au départ de cet essai est de 0.1 kPa et la température
à l’intérieur de l’enceinte est de 37.8°C.
La température le la seringue et de l’essence à l’injection doit être comprise entre 0 et
4°C.
On injecte 3ml d’essence à travers une valve en caoutchouc, et l’appareil indique, une fois
l’équilibre atteint, la valeur de la tension de vapeur.
105
Annexes
106
Annexes
107
Annexes
Annexe 2 :
Méthode de calcul de la masse des émissions polluantes.
Air de
dilution
Mini CVS
Gaz Gaz
d’échappement dilué
Nomenclature :
i : gaz polluant i T : température
a : air dilution P : pression
e : échappement ρ i : masse volumique du polluant i
V i : volume gaz polluant i M i : masse molaire du polluant i
V e : volume gaz d’échappement V a : volume air de dilution
V : volume total de mélange c ai : concentration volumique du polluant i dans l’air
c i : concentration volumique du polluant i dans le mélange
Indices :
o : Conditions normales de température et de pression (T o =273,15K et P o =101,3 kPa)
1 : Conditions de T et P dans gaz d’échappement
2 : Conditions de T et P dans air de dilution
3 : Conditions de T et P dans mélange après prélèvement.
Equations :
Soit :
m ei : masse de polluant i émise par le véhicule à l’échappement
108
Annexes
Par ailleurs on a :
Vi (T2 , P2 )
m ia = ρ i (T2 , P2 ).Vi (T2 , P2 ) = ρ i (T2 , P2 ). .Va (T2 , P2 ) = ρ i (T2 , P2 ).c ia .Va (T2 , P2 )
Va (T2 , P2 )
A remarquer que la concentration volumique du polluant i, est indépendante des conditions de
température et de pression.
Le gaz polluant i étant très dilué aussi bien dans le mélange que dans l’air de dilution, on peut
l’assimiler à un gaz parfait, soit :
P To P2 T
ρ i ( P, T ) = M i d’où ρ i (P2 , T2 ) = ρ i (Po , To ) = ρ i (Po , To ) o avec (P 2 ≈ P o )
RT T2 Po T2
Finalement on obtient:
To a
m ia = ρ i (To , Po ) .c i .Va (T2 , P2 )
T2
De la même manière on trouve pour masse totale contenue dans le mélange:
To
m i = ρ i (To , Po ) .c i .V(T3 , P3 )
T3
En considérant que :
P 3 ≈P 2 ≈P o et T 3 ≈T 2
Alors la masse de polluant émise à l’échappement devient :
m ie = ρ i (To , Po )
To
T3
[
. c i .V(T3 ) − c ia .Va (T2 ) ]
En posant :
To
K = ρ i (To , Po ) et sachant que V a (T 3 )=V a (T 2 ) puisque T 3 =T 2 et P 3 =P 2
T3
Il vient que :
V (T )
m ie = K.V(T3 ) c i − c ia . a 3
V(T3 )
109
Annexes
Va
Le rapport (à même T et P) correspond à la relation de dilution entre les gaz
V
d’échappement et l’air ambiant. Cette relation de dilution est déterminée à partir des
concentrations de polluants mesurées, par l’intermédiaire d’un facteur de dilution moyen
DF :
V(T3 ) 13,4
DF = =
[
Ve (T3 ) c CO 2 + (c HC + c CO ).10 −4 ]
avec : [CO 2 ] en % ; [HC] et [CO] en ppmv
1
m ie = K.V(T3 ) c i − c ia .1 −
DF
où pratiquement :
• V(T 3 ) représente le volume total de gaz d’échappement dilué comprenant celui mesuré
par le volucompteur au cours de l’essai auquel il faudra ajouter le volume du gaz échantillon
analysé (multiplication du débit de l’échantillon par le temps).
• c i représente la concentration volumique du polluant i mesurée par l’analyseur
correspondant exprimée en valeur absolue pour tous les polluants, exemple :
valeur Yen % correspond à Y x 10-2
et valeur Z en ppm correspond à Z x 10-6
à l’exception du calcul du facteur de dilution DF où il faut exprimer les concentration en %
pour CO 2 et en ppm pour HC et CO.
• c ia représente la concentration du polluant i mesurée dans l’air de dilution (air
ambiant).
• DF : facteur de dilution calculé à l’aide des concentrations volumiques c i par la
formule ci-dessus.
La quantité de polluant émise ainsi calculée devra être à nouveau multipliée par les 112 tubes
de l’embout, soit une masse totale de : m ie ( totale ) = 112* m ie
110