Bonjour à tous aujourd’hui je vais vous parler de Beethoven
Alors Ludwig van Beethoven est né le 16 décembre 1770 à Bonn en Rhénanie dans une famille
modeste qui perpétue une tradition musicale depuis au moins 2 générations.
Son père, Johann van Beethoven est musicien et ténor, c’est un homme médiocre , brutal et
alcoolique. Sa mère est la fille d’un cuisinier, elle est douce et dépressive, elle est aimée de ses 7
enfants.
Il ne faut pas longtemps à son père pour détecter le don musical de son fils et réaliser le parti
exceptionnel qu’il peut en tirer. Songeant à Mozart, il entreprend l’éducation musicale de son fils et
tente en 1778 de le présenter au piano à travers la Rhénanie. Mais contrairement à Mozart qui a été
enseigné avec une subtile pédagogie , Johann van Beethoven exerçait que de l’autoritarisme et de la
brutalité.
Beethoven est remarqué par le comte Ferdinand bon Waldstein dont le rôle s’avère déterminant pour
le jeune musicien. Il emmène Beethoven une première fois à Vienne en avril 1787, séjour au cours
duquel a eu lieu une rencontre furtive avec Wolfgang Amadeus Mozart : « À la demande de Mozart,
Beethoven lui joua quelque chose que Mozart, le prenant pour un morceau d’apparat appris par
cœur, approuva assez froidement. Beethoven, s’en étant aperçu, le pria alors de lui donner un thème
sur lequel improviser, et, comme il avait l’habitude de jouer admirablement quand il était excité,
inspiré d’ailleurs par la présence du maître pour lequel il professait un respect si grand, il joua de telle
façon que Mozart, se glissant dans la pièce voisine où se tenaient quelques amis, leur dit vivement :
Faites attention à celui-là, il fera parler de lui dans le monde »
En juillet 1787, la mère de Ludwig décède de tuberculose, ce qui le plonge dans le désespoir.
En mai 1789, Beethoven, conscient de ses lacunes culturelles, s’inscrit à l’université de Bonn pour y
suivre des cours de littérature allemande.
En juillet 1792, le comte Waldstein présente le jeune Ludwig à Joseph Haydn qui, revenant d’une
tournée en Angleterre, s’était arrêté à Bonn. Impressionné par la lecture d’une cantate composée par
Beethoven et tout en étant lucide sur les carences de son instruction, Haydn l’invite à faire des études
suivies à Vienne sous sa direction. Conscient de l’opportunité que représente, à Vienne,
l’enseignement d’un musicien du renom de Haydn, et quasiment privé de ses attaches familiales à
Bonn, Beethoven accepte.
Le père de Beethoven meurt en décembre 1792, plus rien ne rattache alors Beethoven à Bonn.
Âgé de vingt-deux ans à son arrivée à Vienne, Beethoven a déjà beaucoup composé, mais pour ainsi
dire rien d’important. Bien qu’il soit arrivé à Vienne moins d’un an après la disparition de Mozart, le
mythe du « passage du flambeau » entre les deux artistes est infondé : encore très loin de sa maturité
artistique, ce n’est pas comme compositeur, mais comme pianiste virtuose que Beethoven forge sa
réputation à Vienne.
Quant à l’enseignement de Haydn, il n’était pas efficace. Haydn le jalousai et Beethoven niera son
influence
En janvier 1794, après le nouveau départ de Haydn pour Londres, Beethoven poursuit des études
épisodiques jusqu’au début de 1795 avec divers autres professeurs. Son apprentissage terminé,
Beethoven se fixe définitivement dans la capitale autrichienne. Ses talents de pianiste et ses dons
d’improvisateur le font connaître et apprécier des personnalités mélomanes de l’aristocratie
viennoise, dont les noms restent aujourd’hui encore attachés aux dédicaces de plusieurs de ses chefs-
d’œuvre.
1796. Beethoven entreprend une tournée de concerts qui le mène de Vienne à Berlin. Si le public
loue sa virtuosité et son inspiration au piano, sa fougue lui vaut le scepticisme des critiques des plus
conservateurs. « Il saisit nos oreilles, non pas nos cœurs ; c’est pourquoi il ne sera jamais pour nous
un Mozart.».
Conforté par les rentes que lui versent ses protecteurs, Beethoven, dont la renommée grandissante
commence à dépasser les frontières de l’Autriche, semble à ce moment de sa vie promis à une
carrière de compositeur et d’interprète glorieuse et aisée grâce à ses chefs d’œuvres comme La
Première Symphonie ou la Grande Sonate pathétique.
L’année 1802 marque un premier grand tournant dans la vie du compositeur. Souffrant d’acouphènes,
il commence en effet depuis 1796 à prendre conscience d’une surdité qui devait irrémédiablement
progresser jusqu’à devenir totale avant 1820. Se contraignant à l’isolement par peur de devoir
assumer en public cette terrible vérité, Beethoven gagne dès lors une réputation de misanthrope
dont il souffrira en silence jusqu’à la fin de sa vie. Conscient que son infirmité lui interdirait tôt ou tard
de se produire comme pianiste et peut-être de composer, il songe un moment au suicide, puis
exprime à la fois sa tristesse et sa foi en son art dans une lettre qui nous est restée sous le nom de «
Testament de Heiligenstadt », qui ne fut jamais envoyée et retrouvée seulement après sa mort :
Beethoven, le 6 octobre 1802. « Ô vous, hommes qui pensez que je suis un être haineux, obstiné,
misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, comme vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison
secrète de ce qui vous paraît ainsi. Songez que depuis six ans je suis frappé d’un mal terrible, que des
médecins incompétents ont aggravé. D’année en année, déçu par l’espoir d’une amélioration, j’ai dû
m’isoler de bonne heure, vivre en solitaire, loin du monde. Si jamais vous lisez ceci un jour, alors
pensez que vous n’avez pas été justes avec moi, et que le malheureux se console en trouvant
quelqu’un qui lui ressemble et qui, malgré tous les obstacles de la Nature, a tout fait cependant pour
être admis au rang des artistes et des hommes de valeur. »
Privé de la possibilité d’exprimer tout son talent et de gagner sa vie en tant qu’interprète, il va se
consacrer à la composition avec une grande force de caractère. Au sortir de la crise de 1802
s’annonce l’héroïsme triomphant de la Troisième Symphonie dite « Héroïque ».
La Troisième Symphonie, « Héroïque », marque une étape capitale dans l’œuvre de Beethoven, non
seulement en raison de sa puissance expressive et de sa longueur jusqu’alors inusitée, mais aussi
parce qu’elle inaugure une série d’œuvres brillantes, remarquables dans leur durée et dans leur
énergie, caractéristiques du style de la période médiane de Beethoven dit « style héroïque ». Le
compositeur entend initialement dédier cette symphonie au général Napoléon Bonaparte. La genèse
de la symphonie s’étend de 1802 à 1804 et la création publique, le 7 avril 1805, déchaîne les passions,
tous ou presque la jugeant beaucoup trop longue. Beethoven ne s’en soucie guère, déclarant qu’on
trouverait cette symphonie très courte quand il en aurait composé une de plus d’une heure, et
devant considérer — jusqu’à la composition de la Neuvième — l’Héroïque comme la meilleure de ses
Symphonies.
À trente-cinq ans, Beethoven s’attaque au genre dans lequel Mozart s’était le plus illustré : l’opéra.
Mais l’œuvre donne à son auteur des difficultés imprévues. Mal accueilli au départ, Fidelio ne connaît
pas moins de trois versions remaniées et il faut attendre la dernière pour qu’enfin l’opéra reçoive un
accueil à sa mesure. Bien qu’il ait composé une pièce majeure du répertoire lyrique, cette expérience
provoque l’amertume du compositeur et il ne devait jamais se remettre à ce genre, même s’il étudia
plusieurs autres projets .
S’il se met en difficulté en perdant la rente de son principal mécène, Beethoven est parvenu à
s’affirmer comme artiste indépendant et à s’affranchir symboliquement du mécénat aristocratique.
Désormais le style héroïque peut atteindre son paroxysme. Donnant suite à son souhait de « saisir le
destin à la gorge», exprimé à Wegeler en novembre 1801, Beethoven met en chantier la Cinquième
Symphonie. À travers son célèbre motif rythmique de quatre notes précédées d’un silence, exposé
dès la première mesure et qui irradie toute l’œuvre, le musicien entend exprimer la lutte de l’homme
avec son destin, et son triomphe final. L’ouverture Coriolan, avec laquelle elle partage la tonalité d’ut
mineur, date de cette même époque. Composée en même temps que la Cinquième, la Symphonie
pastorale paraît d’autant plus contrastée. Décrite par Michel Lecompte comme « la plus sereine, la
plus détendue, la plus mélodique des neuf symphonies » en même temps que la plus atypique, elle
est l’hommage à la nature d’un compositeur profondément amoureux de la campagne, dans laquelle
il trouve depuis toujours le calme et la sérénité propices à son inspiration. Véritablement
annonciatrice du romantisme en musique, la Pastorale porte en sous-titre cette phrase de
Beethoven : « Expression du sentiment plutôt que peinture » et chacun de ses mouvements porte
une indication descriptive : la symphonie à programme était née.
Ne parvenant pas à obtenir un poste officiel à Vienne, il avait décidé de quitter la ville et voulait ainsi
lui montrer l’ampleur de ce qu’elle perdait. À la suite d’un concert, des mécènes lui assurèrent une
rente lui permettant de demeurer dans la capitale. Après la mort de Haydn en mai 1809, bien qu’il lui
restât des adversaires déterminés, il ne se trouve plus guère de monde pour contester la place de
Beethoven dans le panthéon des musiciens.
Le mois de juillet 1812 marque un nouveau tournant dans la vie de Beethoven. Séjournant en cure
thermale dans la région de Teplitz et de Carlsbad, il rédige l’énigmatique Lettre à l’immortelle Bien-
aimée et fait la rencontre infructueuse de Goethe par l’entremise de Bettina Brentano. Pour des
raisons qui demeurent mal précisées, c’est aussi le début d’une longue période de stérilité dans la vie
créatrice du musicien. On sait que les années qui suivirent 1812 coïncidèrent avec plusieurs
événements dramatiques dans la vie de Beethoven, événements qu’il dut surmonter seul, tous ses
amis ou presque ayant quitté Vienne pendant la guerre de 1809, mais rien n’explique entièrement
cette rupture après dix années d’une telle fécondité. Son frère est mort et Beethoven souhaite
obtenir la garde de son fils Karl et doit subir des milliers de procès contre sa belle-soeur. De plus,
Vienne était politiquement mal.
Les forces de Beethoven reviennent à la fin de 1817, époque à laquelle il ébauche une nouvelle
sonate qu’il destine au piano-forte le plus récent, et qu’il envisage comme la plus vaste de toutes
celles qu’il a composées jusque-là. Exploitant jusqu’aux limites les possibilités de l’instrument, durant
près de cinquante minutes, la Grande Sonate pour « Hammerklavier » opus 106 laisse indifférents les
contemporains de Beethoven qui la jugent injouable et estiment que, désormais, la surdité du
musicien lui rend impossible l’appréciation correcte des possibilités sonores. À l’exception de la
Neuvième Symphonie, il en est de même pour l’ensemble des dernières œuvres du maître, dont lui-
même a conscience qu’elles sont très en avance sur leur temps.À partir de cette époque, enfermé
dans sa surdité, il doit se résoudre à communiquer avec son entourage par l’intermédiaire de cahiers
de conversation. S’il est avéré qu’il utilisait une baguette en bois entre les dents, appuyée sur la caisse
du piano pour sentir les vibrations, l’anecdote des pieds de piano sciés est historiquement moins
certaine : le compositeur aurait scié ces pieds afin de pouvoir jouer assis par terre pour percevoir les
vibrations des sons transmises par le sol.
Au printemps de 1818 lui vient l’idée d’une grande œuvre religieuse qu’il envisage d’abord comme
une messe d’intronisation pour l’archiduc Rodolphe, qui doit être élevé au rang d’archevêque
d’Olmütz quelques mois plus tard. Mais la colossale Missa solemnis en ré majeur réclame au
musicien quatre années de travail opiniâtre et la messe n’est remise à son dédicataire qu’en 1823.
Beethoven étudie longuement les messes de Bach et Le Messie de Haendel durant la composition de
la Missa solemnis qu’il déclarera à plusieurs reprises être « sa meilleure œuvre, son plus grand
ouvrage ». Parallèlement à ce travail sont composées les trois dernières Sonates pour piano (no 30,
no 31 et no 32) dont la dernière, l’opus 111, s’achève sur une arietta à variations d’une haute
spiritualité qui aurait pu être sa dernière page pour piano. Mais il lui reste à composer un ultime chef-
d’œuvre pianistique : l’éditeur Anton Diabelli invite en 1822 l’ensemble des compositeurs de son
temps à écrire une variation sur une valse très simple de sa composition. Après s’être d’abord moqué
de cette valse, Beethoven dépasse le but proposé et en tire un recueil de 33 Variations que Diabelli
lui-même estime comparable aux célèbres Variations Goldberg de Bach, composées quatre-vingts ans
plus tôt.
De retour à Vienne en décembre 1826, Beethoven contracte une double pneumonie dont il ne peut
se relever : les quatre derniers mois de sa vie sont marqués par des douleurs permanentes et une
terrible détérioration [Link] cause directe de la mort du musicien, selon les observations de son
dernier médecin le docteur Wawruch, semble être une décompensation de cirrhose hépatique[u].
Différentes causes ont depuis été proposées : cirrhose alcoolique, syphilis, hépatite aiguë, sarcoïdose,
maladie de Whipple, maladie de Crohn, prédisposition génétique, infection par le virus de l’hépatite.