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Conscience et Liberté : Perspectives Philosophiques

Le document explore les concepts de conscience et de liberté à travers les philosophies de Descartes, Spinoza, Nietzsche, Freud et Sartre. Descartes défend le libre-arbitre tandis que Spinoza et Freud soutiennent que nos actions sont déterminées par des causes et des mécanismes inconscients. Sartre affirme que la liberté implique une responsabilité totale, soulignant que l'Homme est toujours libre de ses choix, même dans des contextes contraignants.

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Conscience et Liberté : Perspectives Philosophiques

Le document explore les concepts de conscience et de liberté à travers les philosophies de Descartes, Spinoza, Nietzsche, Freud et Sartre. Descartes défend le libre-arbitre tandis que Spinoza et Freud soutiennent que nos actions sont déterminées par des causes et des mécanismes inconscients. Sartre affirme que la liberté implique une responsabilité totale, soulignant que l'Homme est toujours libre de ses choix, même dans des contextes contraignants.

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Conscience et Liberté :

Inconscient = ne pas savoir ce que l’on fait

Être libre = faire ce que l’on veut

L’action se double d’une pensée de l’action

Quand on perd conscience, on perd soi-même pour ensuite revenir à soi

La maîtrise de ses propres actions suppose la conscience de celle-ci

L’oracle de Delphes : “connais-toi toi-même”

Descartes :

Dans Le Discours de la méthode, Descartes veut trouver une base sûre pour toutes les connaissances,
aussi solide que les mathématiques. Il propose quatre règles :

1. Évidence : Accepter seulement ce qui est clair et sûr.


2. Analyse : Découper les problèmes en petites parties pour mieux les comprendre.
3. Synthèse : Reconstruire les connaissances petit à petit, en commençant par ce qui est certain
(je pense, donc je suis).
4. Énumération : Vérifier chaque étape pour ne rien oublier.

Pour Descartes, penser, c'est être conscient. L'âme et le corps sont différents : tout ce qui se passe dans
l'âme est conscient, car "l'âme pense toujours".

La liberté se manifeste par le doute, qui est un choix propre aux humains. Tout ce qui arrive dans le
monde obéit au déterminisme (chaque effet a une cause), mais seuls les humains ont un libre-arbitre,
c’est-à-dire la capacité de décider.

On peut exercer notre liberté de trois façons :

• Liberté d’indifférence : Quand les choix semblent équivalents.


• Choix réfléchi : Quand on choisit ce qui paraît évident.
• Volonté absolue : Choisir le pire même en connaissant le meilleur, pour montrer qu’on est libre
(comme le dit Ovide : "Je vois le meilleur et je fais le pire").

Cependant, la conscience a ses limites : nos choix peuvent être influencés sans qu’on le sache vraiment.

Spinoza :

Le déterminisme affirme que tout ce qui arrive est causé par quelque chose. Cela signifie que tout, y
compris les actions humaines, obéit à des causes, que ce soit au niveau du corps ou de l’âme.
Cela contredit la philosophie de Descartes, qui croit au libre-arbitre. Selon cette vision déterministe, les
humains se trompent en pensant qu’ils sont libres : ils ne sont pas les vrais auteurs de leurs désirs. La
liberté absolue ou le libre-arbitre n’existent donc pas.

Cependant, il existe une autre forme de liberté. Ce n’est pas un état fixe, mais un processus : il s’agit de
comprendre, par la raison, que nous sommes soumis à des causes et d’agir en tenant compte de cette
réalité.

Nietzsche :

Il remet en question l’idée que le "je" soit véritablement à l’origine de la pensée.

Pour lui, la conscience et le langage sont essentiels pour différencier l’Homme de l’animal. Cependant,
pour développer cette conscience, l’Homme a dû "domestiquer" ses instincts vitaux. Ainsi, la
conscience repose sur le langage, qui est bien plus qu’un simple outil :

• Langage et pensée : Nietzsche considère que le langage structure notre pensée par sa
grammaire. Ce que nous pensons dépend en partie de la façon dont le langage organise le
monde.
• Critique de Descartes : Contrairement à Descartes, qui acceptait le langage sans le remettre en
question, Nietzsche voit dans les mots des instruments influencés par des conventions et non
neutres.

Il critique aussi ce qu’il appelle la “superstition des logiciens” : l’idée qu’une pensée nécessite
forcément un sujet ("je"). Pour Nietzsche :

• La pensée surgit de manière autonome, "quand elle veut et non quand je veux".
• Cela montre que le "je" n’est pas maître de ses pensées.

Conclusion : La pensée n’est pas entièrement contrôlée par le sujet, et le langage, loin d’être neutre,
façonne notre manière de penser et de percevoir le monde.

Freuid :

Il considère que l’inconscient se manifeste à travers des signes ou des symptômes, qu’il s’agit
d’interpréter pour comprendre leur origine.

1. L’hystérie et le rôle de la parole :


a. En étudiant l’hystérie, Freud remarque que les symptômes ne sont pas liés uniquement
au corps mais à des traumatismes psychiques.
b. Grâce à l’hypnose, il observe que poser des questions permet de faire disparaître
certains symptômes, comme si l’acte de parler permettait d’évacuer un souvenir
traumatique.
c. Il abandonne ensuite l’hypnose pour se concentrer sur la parole seule, qui devient
centrale dans sa méthode (la "cure par la parole").
2. Le rêve, voie royale vers l’inconscient :
a. Freud considère le rêve comme un espace où se révèlent des désirs inconscients
souvent coupables ou inavouables.
b. Ces désirs apparaissent sous une forme déguisée, ce qui nécessite leur interprétation.
3. La théorie de l’appareil psychique (1905) :
a. Freud propose une structure en plusieurs niveaux :
i. Inconscient : Le siège des désirs refoulés et des pulsions.
ii. Préconscient : Une "antichambre" entre l’inconscient et le conscient, où les
contenus inconscients peuvent devenir accessibles.
iii. Conscient : Ce que nous percevons directement.
4. Critique du libre-arbitre :
a. Freud rejoint Spinoza en affirmant que nous ne sommes pas maîtres de nos actions.
Cependant, il va plus loin en montrant que nos désirs, pensées et comportements sont
influencés par l’inconscient, un domaine que nous ne contrôlons pas.
b. Ainsi, le "libre-arbitre" est une illusion, car nos choix sont souvent déterminés par des
mécanismes inconscients que nous ignorons.

Conclusion : Freud révolutionne la compréhension de l’esprit humain en dévoilant le rôle central de


l’inconscient dans nos pensées et nos actions. Il remet en cause l’idée traditionnelle d’un sujet
totalement libre et rationnel.

Sartres :

La responsabilité est une conséquence directe de la liberté. Être responsable signifie que notre
existence aurait pu être différente, car nous sommes libres de nos choix.

1. Sartre et l’existentialisme :
a. Pour Sartre, “l’existence précède l’essence”, ce qui signifie que l’Homme n’a pas de
nature prédéfinie. Il existe d’abord, puis se définit par ses actions et ses choix.
b. Sartre s’oppose à une vision religieuse où l’Homme serait créé par Dieu avec une
essence ou un but préétabli. L’athéisme de Sartre affirme que l’Homme est seul
responsable de ce qu’il devient.
2. La liberté dans l’adversité :
a. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sartre affirme que les résistants étaient
particulièrement libres sous l’occupation, car ils devaient faire des choix authentiques
face à des situations extrêmes.
b. La liberté humaine s’exprime pleinement quand l’Homme prend conscience qu’il doit
décider de lui-même, même dans des contextes contraignants.
3. La situation et la liberté :
a. Selon Sartre, l’Homme agit toujours dans une situation : un contexte concret qui
influence ses choix, mais ne les détermine pas totalement.
b. Chaque acte est un projet, car lorsqu’on agit, on choisit parmi plusieurs possibilités.
Les obstacles rencontrés dans une situation ne suppriment pas la liberté ; au contraire,
ils font partie intégrante du projet et contribuent à sa réalisation.
4. Le "coefficient d’adversité" :
a. Sartre introduit cette idée pour montrer que la liberté humaine ne s’exerce jamais dans
un vide. Elle doit composer avec des résistances (sociales, matérielles, physiques) qui
influencent nos actions sans pour autant les déterminer complètement.
5. “L’Homme est condamné à être libre” :
a. Cette phrase célèbre souligne que l’Homme n’a pas d’autre choix que d’être libre. Il ne
peut échapper à sa liberté, car il est toujours responsable de ce qu’il fait, même en
tentant de fuir cette responsabilité.
Conclusion :

Pour Sartre, la liberté est au cœur de l’existence humaine. Elle implique une responsabilité totale, car
nous définissons nous-mêmes qui nous sommes à travers nos actes, dans une situation donnée, sans
être déterminés par des forces extérieures ou une essence préétablie.

Conclusion :

Descartes : La liberté réside dans le libre-arbitre, exercé par une conscience claire et distincte.

Spinoza : La liberté est une illusion, car tout est déterminé par des causes, même nos pensées.

Freud : La conscience est limitée, et nos choix sont largement influencés par l’inconscient,
remettant en cause le libre-arbitre.

Sartre : L’Homme est condamné à être libre, responsable de ses choix, car l’existence précède
l’essence.

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