Les intoxications
PAR DR RHEOUANI ABDELHADI
EPIT 2023
Les intoxications
L'intoxication est définie par l'ensemble des manifestations pathologiques consécutives à
la pénétration dans l'organisme - le plus souvent par ingestion, mais aussi par inhalation,
contact cutané... - d'aliments, ou de produits chimiques, végétaux ou de médicaments.
Chez l'enfant, elle est surtout accidentelle, par absorption de produits laissés à leur
portée, ou liée à un surdosage médicamenteux. Parfois méconnue, de découverte fortuite,
elle peut poser de difficiles problèmes (intoxication au plomb ou au mercure, par
exemple). Plus rarement, elle peut être volontaire, dans un but d'infanticide ou d'autolyse.
Epidémiologie Substances responsables
Population la plus touchée : 6 Aliments Médicaments : erreur thérapeutique ou toxicité
mois à 4 ans Prédominance médicamenteuse Produits industriels :
masculine Accident
involontaire, imprévisible dans à usage domestique : acides (détartrants...),
85 % des cas Intoxication basiques (déboucheurs...), savons, potasse
méconnue (mercure, plomb...) combustibles ménagers, solvants
Intoxication volontaire cosmétiques
peintures, alcool...
Plantes Métaux lourds, monoxyde de carbone
I. Les mécanismes caractérises de l'intoxication
1.Deux types d'intoxications
L'intoxication aiguë résulte de la toxicité immédiate et de la quantité de produit
dans l'organisme.
L'intoxication chronique est consécutive à l'exposition répétée ou prolongée à un
toxique. Les manifestations cliniques sont dues à l'accumulation du produit dans
l'organisme ou au contact répété.
2. Les voies de pénétration dans l'organisme
a) La voie pulmonaire
C'est la voie de pénétration du toxique dans les intoxications par dégagement de gaz,
poussière, vapeur toxique... Exemple : C0 (monoxyde de carbone).
Le passage du toxique dans le sang étant très rapide, l'intoxication est souvent
foudroyante.
b) La voie digestive
En cas d'ingestion par voie orale, la vitesse d'absorption dépend du produit, de sa nature -
les solutions sont généralement plus rapidement absorbées que les formes solides - ainsi
que de l'état de réplétion de l'estomac et de la nature des aliments éventuellement
présents.
c) La voie cutanée et muqueuse
Il peut s'agir d'une pénétration percutanée (organophosphorés), d'une lésion cutanée
(brûlure par des bases ou des acides), de morsures d'insectes ou de pénétration
muqueuse (oeil).
II. Conduite à tenir devant une intoxication
1. La reconnaître
Cela peut être facile si elle a été observée par la famille ou avouée. Dans les autres cas,
elle doit être évoquée devant tout symptôme inexpliqué d'apparition brutale : trouble
neurologique (somnolence, démarche ébrieuse, convulsion), respiratoire, digestif ou autre
(fièvre, hypothermie...).
a) L'interrogatoire
L'interrogatoire du malade et de l'entourage, fondamental, chercher à préciser :
la nature du toxique (demander l'emballage),
la quantité absorbée,
s'il s'agit d'un médicament : la forme galénique,
l'heure de survenue,
l'heure du dernier repas,
les gestes pratiqués,
les signes fonctionnels observés.
b) L'appel au Centre Anti Poison (CAP)
S'il est possible, il permet d'interpréter les symptômes et aide à la prise en charge.
c) Examen clinique
La symptomatologie est extrêmement polymorphe, dépendant beaucoup du toxique en
cause, de la quantité ingérée, de la voie de pénétration et du délai écoulé avant le
traitement.
L'examen apprécie les fonctions vitales et recherche, pour chaque appareil, les signes
propres à l'intoxication :
respiratoires : pauses, encombrement, cyanose ;
cardio-vasculaires : signes de choc, TA, pouls ;
digestifs : diarrhée, vomissement, odeur de l'haleine ;
neurologiques : tonus, conscience, réflexes, mouvements anormaux, réactivité ;
oculaires : mydriase, myosis ;
globe vésical, miction récente ;
température.
Certains signes sont évocateurs :
digestifs : eau de Javel, soude, produits de lessive ;
neurologiques : insecticides, organophosphorés, alcool, tranquillisants ;
pulmonaires : pétrole, essence, etc.
sanguins : hémorragie avec les anticoagulants et certains raticides.
d) Les examens complémentaires
Bilan standard : NFS, ionogramme...
Recherche du toxique dans les urines, le sang et, le cas échéant, le liquide de
lavage gastrique.
Examens à valeur d'orientation : glycémie, gaz du sang, transaminases,
méthémoglobinémie, anomalies ECG...
2. Apprécier la gravité
Elle est évidente devant un coma, des convulsions, des troubles végétatifs, des pauses
ou une détresse respiratoires, un collapsus, des troubles du rythme cardiaque.
Elle est à redouter devant la nature du toxique : CO, caustiques, antidépresseurs
tricycliques, digitaliques, quinidine, théophylline, salicylés...
Ces situations nécessitent un transfert en Unité de Soins Intensifs.
3. Débuter un traitement d'urgence
a) Mesures générales
Surveillance continue : conscience, pupilles, TA, saturation 0 2, diurèse, coloration
des téguments.
Maintien des fonctions vitales.
Traitement de la fièvre, des convulsions.
Le but du traitement est d'éviter la progression de l'absorption du produit et de favoriser
son élimination. Les moyens associent les mesures symptomatiques, la prévention de
l'absorption du toxique, l'épuration du toxique et l'administration de l'antidote, s'il existe.
Certains produits non dangereux - la plupart des antibiotiques, les corticoïdes, les
contraceptifs, l'eau de Javel si elle est diluée - ou ingérés à des doses non toxiques ne
justifient aucune mesure thérapeutique.
b) Elimination du toxique
Evacuation gastrique
Elle est contre-indiquée dans les cas d'ingestion de produits caustiques, volatils ou
moussants et/ou de troubles de la conscience ou de convulsions.
Elle peut être réalisée de plusieurs façons :
par les vomissements provoqués dans la 1ère heure : soit par attouchement du
pharynx à l'aide du dos d'une cuillère, méthode facile et pouvant être rapidement
mise en oeuvre par l'entourage ; par administration de sirop d'Ipéca : 1 cuillère à
café/10 kg de poids, diluée dans dix fois son volume d'eau (5ml chez le nourrisson
de 6 à 9 mois, 10 ml de 9 à 12 mois, 15 ml de 1 à 12 ans),
à répéter éventuellement 20 minutes après ; par administration d'apomorphine : 0,06 mg
à 0,1 mg/kg de poids par voie sous-cutanée.
Par le lavage gastrique effectué au plus tard dans les 2 ou 3 heures suivant l'ingestion. Il
est réalisé à l'aide d'une sonde bucco-gastrique (tube de Ffaucher) de calibre suffisant
chez un malade conscient en position latérale de sécurité. Il est effectué par cycles de
100 à 200 ml pour un total de 150 ml/kg de sérum physiologique jusqu'à l'obtention d'un
liquide clair. Le contenu de la 1 ère seringue est gardé pour l'analyse toxicologique.
En cas de troubles de la conscience, de convulsions, d'accès de contracture, il est réalisé
après intubation trachéale.
Administration de charbon activé
Quelle que soit l'heure d'ingestion du produit, il facilite l'absorption surtout des substances
liposolubles à la dose renouvelable de 1 à 2 g/kg.
Epuration rénale ou extra-rénale
Elle est réalisée en milieu hospitalier.
Lavage abondant : en cas de projections cutanées ou oculaires
c) Utilisation d'antidotes
L'antidote permet de déplacer le corps toxique de sa liaison avec l'organisme et de
l'éliminer sous forme de complexe neutre, non dangereux. Son action peut être brève
(naloxone pour une intoxication par les morphiniques) ou prolongée (N-acétylcystéine
pour le paracétamol).
d) Traitement symptomatique
Il vise à :
corriger une défaillance vitale,
rétablir ou conserver l'homéostasie du milieu intérieur.
Le traitement symptomatique est sans effet sur la durée de l'intoxication mais, bien
conduit, il est souvent suffisant pour permettre l'évolution favorable de nombreuses
intoxications.
III. Etude de quelques intoxications
1. Intoxications médicamenteuses
Leur fréquence s'explique par l'accessibilité des médicaments dans nos maisons. Un
certain nombre d'entre eux sont particulièrement en cause, du fait de leur utilisation large
en pédiatrie.
a) Intoxication à l'acide acétylsalicylique (aspirine)
Elle est fréquente (ingestion massive ou absorption répétée de doses quotidiennes
excessives).
La dose toxique est de = 100-120 mg/kg en une journée,
L'acide acétylsalicylique est métabolisé par le foie :
25 % sont oxydés, 75 % sont éliminés sous forme d'acide salicylique dans les urines.
Cette excrétion urinaire dépend beaucoup du pH urinaire (elle est multipliée par 5 si le pH
est < 7,5).
-Trois organes sont atteints : le foie, le rein, le système nerveux.
Clinique
Dépendant du degré d'intoxication, elle est marquée par différents signes :
Troubles digestifs : gastralgies, gastrites, hémorragies, ulcères.
Troubles neurologiques : vertiges, hallucinations, agitation, hyperexcitabilité
neuromuscuiaire, coma.
Troubles respiratoires : hyperapnée ample par acidose.
Sueurs abondantes, fièvre, déshydratation.
Les intoxications, en pratique
Dans les cas où l'on ignore la nature du produit, cinq principes sont à connaître :
1. Toute intoxication potentielle doit être considérée comme une intoxication réelle.
2. On doit considérer que la quantité absorbée est maximale.
3. Le délai entre l'heure de la découverte de l'intoxication et le prernier geste efficace
doit être le plus court possible.
4. Une intoxication par ingestion orale nécessite une évacuation gastrique en
l'absence de contre-indications, une intoxication par voie rectale un lavement
évacuateur.
5. Tout intoxiqué doit être maintenu en observation en milieu hospitalier au moins 24
heures.
L'association coma et hyperapnée dans un contexte fébrile doit faire penser à une
intoxication salicylée. Dans les formes sévères :
Atteinte hépatique avec cytolyse et syndrome hémorragique.
Atteinte pulmonaire avec OAP.
Biologie
Les dosages ne sont pas toujours possibles dans les centres de santé.
Traitement
Evacuation gastrique
Administration de charbon végétal activé.
Traitement symptomatiyue de l'hyperthermie, des convulsions, de la
déshydratation
b) Intoxication au paracétamol
L'intoxication survient pour une close supérieure ou égale à 150 mg/kg en une journée.
Elle devient mortelle à partir du 3 g chez l'enfant et a 9 g chez l’adulte
Clinique
La symptomatologie est essentiellement hépatique. Evoluant en trois phases, elle est
marquée par des signes digestifs précoces puis une insuffisance hépatique aiguë.
Biologie
On observe une augmentation de la bilirubine et des transaminases, une diminution du TP
et parfois une hypoglycémie.
Le diagnostic est confirmé par le dosage sanguin du toxique (réalisé si le patient est
hospitalisé).
Traitement
Lavage gastrique avant la 6ème heure et en cas (le prise supérieure à 150 mg/kg.
Administration de l'antidote spécifique : Nacétylcystéine, avant la 10ème heure :
dose d'attaque 140 mg/kg par voie orale, dose d'entretien : 70 mg/kg/4 heures,
jusqu'à 17 closes.
En cas de troubles de la conscience, l'antidote est administré en perfusion dans du
sérum glucosé à 5% à la dose de :
150 mg/kg pendant 15 minutes.
puis 50 mg/kg en 4 heures
puis 100 mg/ kg en 20 heures.
c) Intoxication aux barbituriques
Clinique
La dose toxique est de 25 mg/kg. L'intensité des symptômes dépend de la quantité
absorbée et du type de barbiturique :
Stade précomateux avec troubles digestifs, état pseudo- ébrieux.
Stade de coma avec troubles neurovégétatifs :
coma barbiturique (coma calme, peu profond avec une résolution musculaire, diminution
ou abolition totale des réflexes ostéo-tendineux).
Traitement
Hospitalisation
Evacuation gastrique
Traitement symptomatique.
2. Intoxication par les produits corrosifs
Ces produits corrosifs ou caustiques, largement utilisés dans de nombreuses activités
ménagères, sont responsables de la majorité des intoxications domestiques.
Les principaux caustiques rencontrés sont :
Les caustiques majeurs :
Acides : acide chlorhydrique (HCI) ou acide muriatique,
Basiques : soude (NaOH) ou lessive de soude.
Les caustiques faibles :
Acides : acide acétique (CH., COOH). Basiques ammoniaque (NH 4,OH).
Divers : hvpochlorite de soude (NaCIO) ou eau de Javel.
Clinique
Elle est marquée par des lésions digestives, ORL et respiratoires.
Traitement
Il doit être entrepris d'extrême urgence. Il se propose de limiter l'étendue et l'intensité des
lésions dans les formes de gravité moyenne, et d'éviter une perforation dans les formes
sévères.
Intoxication par les produits corrosifs
Ce qu'il faut faire Ce qu'il ne faut pas faire
- Aspiration douce de la - Provoquer des vomissements :
bouche (hypersalivation)
- Intubation si dyspnée ils font repasser la substance corrosive par l'œsophage,
aiguë - Antalgiques +++
ce qui risque d'accentuer l'atteinte oesophagienne.
- Corticothérapie -
Amoxicilline + acide - Effectuer un lavage gastrique :
clavulanique en
prévention d'une action traumatisante sur un oesophage fragilisé.
médiastinite.
Ingestion d'eau de Javel
Les absorptions d'eau de javel sont très fréquentes chez l’enfant : le produit est en effet
souvent transvasé, à tort, dans des bouteilles à usage alimentaire,
Eau de Javel diluée : c'est la seule forme autorisée dans de nombreux pays, elle
n'est pas toxique et ne nécessite pas de surveillance particulière.
Eau de Javel pure, de pH > 12 : elle est parfois disponible sur les marchés (la
publicité vantant son efficacité !). Ingérée, elle entraîne de redoutables lésions
buccales, oesophagiennes ' et gastriques.
Conduite à tenir
Voir le titre de chlore si on dispose du récipient d'origine.
Examiner la cavité buccale à la recherche de brûlures.
Ne pas faire vomir l'enfant.
Ne pas le faire boire.
S'il existe des lésions oro-pharyngées évidentes, diriger vers l'hôpital pour bilan
oesophagien et mise en place d'une sonde gastrique.
3. Intoxication par le pétrole et ses dérivés (essence, white spirit)
Clinique
Elle est marquée par des troubles :
digestifs : douleurs abdominales, vomissements, diarrhées,
respiratoires : toux, dyspnée.
neurologiques.
Traitement
L'évacuation gastrique est formellement contreindiquée.
On réalise une radiographie thoracique initiale, contrôlée à 48 heures.
Le traitement associe oxygénothérapie et antibiothérapie (pneumopathie au pétrole).
4. Intoxication par les insecticides
a) Les organochlorés
Ce sont des insecticides très utilisés : DDT (dichloro-diphényl-trichloroéthane), lindane.
Clinique
En cas d'absorption digestive, les troubles sont précoces :
Signes d'une gastro-entérite aiguë : douleurs, épigastriques, vomissements,
diarrhées.
Troubles neurologiques après quelques heures :
céphalées, vertiges, paresthésies des lèvres, de la langue, fourmillements des extrémités,
convulsions toniques et cloniques.
Traitement
Pas d'administration de lait, d'alcool, de purgatif huileux qui augmentent
l'absorption digestive de l'insecticide.
Elimination du toxique par lavage gastrique.
Traitement symptomatique.
Pas d'antidote.
b) Les organophosphorés
Ils sont d'un usage répandu : parathion, demetron, diazinon, malathion, chlorathion (dose
létale = 1 g). Ces produits, très toxiques, très liposolubles, sont des anticholinestérasiques
: ils inhibent l'acétylcholinestérase, enzyme qui dégrade l'acétylcholine (médiateur du
système nerveux parasympathique) qui va donc s'accumuler. La contamination peut se
faire par voie respiratoire, orale ou cutanée.
Clinique
L'accumulation d'acérylcholine est marquée par des signes muscariniques et nicotiniques
avec :
crampes musculaires, mouvements involontaires et paralysies ;
hypersalivation, vomissements, douleurs abdominales, dyspnée asthmatiforme par
bronchospasme, myosis, céphalées, vertiges, tachycardie ;
hypertension artérielle avec pâleur ;
en phase terminale : dépression du système nerveux central.
L'évolution est mortelle en l'absence de traitement.
(1) Muscarinique : effets liés à la stimulation des récepteurs muscariniques par
l'acétylcholine (cardiaques, vasculaires, bronchiques, oculaires, centraux)
(2) Nicotinique : effets liés à la stimulation des récepteurs
nicotiniques par l'acétylcholine (transmission neuromusculaire).
Biologie
Signes non spécifiques : troubles du métabolisme glucidique (hypo ou hyperglycémie), de
la coagulation, hypokaliémie, acidose métabolique, protéinurie.
Traitement
Hospitalisation (réanimation).
Lavage cutané ou oculaire en cas de contact avec la peau ou de projection dans
les yeux.
Administration de sulfate d'atropine : 0,5 à 2 mg par voie sous-cutanée ou IV, à
renouveler dans les formes graves toutes les 30 minutes jusqu'à l'apparition de
signes d'atropinisation (bouche sèche, tachycardie, mydriase).
Traitement par antidote :
pralidoxime : 200 à 400 mg par voie IV directe ou en solution dans 250 cc de sérum
glucosé isotonique, renouvelable selon la symptomatologie.
Traitement symptomatique.
INTOXICATION AU MONOXYDE DE CARBONE
Monoxyde de carbone : « gaz incolore, inodore, toxique et potentiellement mortel
qui résulte d'une combustion incomplète, et ce quelque soit le combustible utilisé :
bois butane, charbon,
essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. Il diffuse très vite dans l'environnement » -
Ministère de la solidarité et de la santé, mis à jour le 08/11/17.
→ gaz asphyxiant qui prend la place de l'oxygène dans le sang.
• Épidémiologie
- 75% en période de chauffe, c'est-à-dire en période hivernale
- Entre 2015 et 2016, près de 1000 intoxications accidentelles domestiques
impliquant plus de 3500 personnes ont été déclarés d'après l'Institut de Veille
Sanitaire.
- 4000 intoxication par an d'après les sapeur pompiers
• Symptômes d'intoxication
- Maux de tête,
- Fatigue,
- Vertige,
- Intoxication importante peut conduire au coma, voir la mort en quelques minutes,
- Vomissements
• QUE FAIRE ?
1) Aérez immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres. 2) Arrêtez les
appareils à combustion si possible.
3)Évacuez les locaux et bâtiments.
4)Appelez les secours :
- 15 : Les Sapeurs Pompiers
- 141 : Le Samu
5)Ne réintégrez pas les lieux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel.
• Prévention
• Avant chaque hiver :
Faites vérifier vos installations par un professionnel qualifié :
- chaudières
chauffe-eau et chauffe-bains
- cheminées, inserts, poêles,
- Faites effectuer un ramonage mécanique de vos conduits et cheminées au moins
une fois par an.
• Pendant tout l’hiver :
- Aérez votre logement
- Ne bouchez jamais les entrées d’air.
- Respectez les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées
dans le mode d’emploi par le fabriquant.
• En période de grands froids :
- N’utilisez jamais pour vous chauffer des appareils non destinés à cet usage :
cuisinière, brasero, etc.
- N’utilisez pas les chauffages d’appoint en continu. Ces appareils ne doivent
fonctionner que par intermittence.
- Si vous venez d’acquérir ou d’installer un nouvel appareil de chauffage,
veillez à vous assurer auprès d’un professionnel qualifié de la bonne
installation et du bon fonctionnement de l’appareil avant sa mise en service.
• En cas de coupures d’électricité :
- Installez impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des
bâtiments et jamais dans des lieux clos – Ils ne doivent jamais être utilisés à
l’intérieur.
• En période de redoux:
Si vous disposez d’un appareil dans lequel il est possible de laisser couver
le feu (ex : poêle au charbon) :
- Ne laissez pas couver le feu de votre poêle s’il est annoncé une période de
• Pour plus d’informations, vous pouvez contacter :
- Le centre anti-poison relevant de votre région
- Un professionnel qualifié : plombier-chauffagiste, ramoneur ( L’Agence
régionale de santé de votre région )
- Le Service Communal d’Hygiène et de Santé de votre mairie
• Prise en charge
Priorité au traitement symptomatique
intoxications bénigne : oxygénothérapie, surveillance en réanimation